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La stratégie de l'Organisation internationale du Travail vise à établir des socles de protection sociale et des systèmes complets de sécurité sociale pour tous, en reconnaissant la sécurité sociale comme un droit humain fondamental. Adoptée lors de la Conférence internationale du Travail en 2012, la Recommandation sur les socles de protection sociale (n° 202) propose des orientations pour garantir un accès universel à des niveaux minimaux de sécurité de revenu et de soins de santé. Cette initiative est le résultat d'une décennie de consultations et d'engagements tripartites entre gouvernements, employeurs et travailleurs, soulignant l'importance de la sécurité sociale pour le développement économique et social.

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La stratégie de l'Organisation internationale du Travail vise à établir des socles de protection sociale et des systèmes complets de sécurité sociale pour tous, en reconnaissant la sécurité sociale comme un droit humain fondamental. Adoptée lors de la Conférence internationale du Travail en 2012, la Recommandation sur les socles de protection sociale (n° 202) propose des orientations pour garantir un accès universel à des niveaux minimaux de sécurité de revenu et de soins de santé. Cette initiative est le résultat d'une décennie de consultations et d'engagements tripartites entre gouvernements, employeurs et travailleurs, soulignant l'importance de la sécurité sociale pour le développement économique et social.

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La stratégie de

l’Organisation internationale du Travail

La sécurité sociale pour tous


Mettre en place des socles de protection sociale
et des systèmes complets de sécurité sociale
Copyright © Organisation internationale du Travail 2012
Première édition 2012

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La sécurité sociale pour tous: la stratégie de l’Organisation internationale du Travail: mettre en


place des socles de protection sociale et des systèmes complets de sécurité sociale / Bureau
international du Travail ; Département de Sécurité Sociale. – Genève: BIT, 2012
vi. 80 p.

ISBN: 978-92-2-226746-0 (print)


ISBN: 978-92-2-226747-7 (web pdf)

International Labour Office. Social Security Dept.


sécurité sociale / protection sociale / soins médicaux / revenu garanti / prestations familiales /
prestations de vieillesse / recommandation de l’OIT / résolution de l’OIT / commentaire
02.03.1
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Imprimé en Suisse SRO
Table des matières
 Page
Avant-propos ............................................................................... v
Remerciements ........................................................................... vii

Introduction ................................................................................ 1

III Résolution et conclusions concernant la discussion


récurrente sur la protection sociale (sécurité sociale)......... 11

III Recommandation concernant les socles nationaux


de protection sociale (Recommandation sur les socles
de protection sociale), 2012 (no 202).............................. 33

III Résolution concernant les mesures visant à faire


des socles de protection sociale une réalité
au niveau national dans le monde entier........................... 43

Annexes .............................................................................. 45

III Ce que les mandants ont dit:


Extraits de discours, 101e session de la Conférence
internationale du Travail, 2012........................................ 47

III Représentants................................................................ 59

Bibliographie ............................................................................... 81

iii
Avant-propos
Le présent document définit la stratégie de l’Organisation internationale
du Travail en matière de sécurité sociale, telle qu’elle a été décidée d’un
commun accord par les gouvernements et les organisations d’employeurs
et de travailleurs des 185 Etat Membres de l’OIT.
La sécurité sociale pour tous: Mettre en place des socles de protection
sociale et des systèmes complets de protection sociale est l’aboutissement
de dix années de recherche, d’études économiques, budgétaires et actua-
rielles, d’analyses juridiques, de consultations tripartites aux niveaux
mondial, régional et national, de consultation et de collaboration avec nos
organisations sœurs du système des Nations-Unies, de dialogue avec les
institutions financières internationales, et de nombreuses organisations
de la société civile, et, surtout, de débat intense durant trois sessions de
la Conférence internationale du Travail (2001, 2011 et 2012).
En juin 2012, ces consultations et discussions ont abouti à l’adoption
d’une nouvelle norme internationale du travail: la Recommandation sur les
socles de protection sociale, 2012 (no 202). Les documents consensuels
adoptés à l’échelle internationale ou, comme dans le présent cas, au
cours d’un processus de décision d’ampleur mondiale, perdent souvent de
leur «mordant». Cependant, le présent document fait figure d’exception.
Dans un monde ébranlé par la crise, où les incertitudes politiques,
environnementales, économiques et budgétaires n’ont jamais été aus-
si importantes, cette recommandation est porteuse de messages forts
destinés aux responsables politiques du monde entier. Les principaux
messages sont:
– La sécurité sociale est un droit de la personne et tous les
hommes et les femmes, où qu’ils vivent, devraient bénéficier
au minimum d’un socle de protection sociale de base.
– La sécurité sociale est une nécessité sociale et économique
pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale, ainsi que
pour promouvoir le développement, l’égalité et l’égalité des
chances.
– Un socle de protection sociale est économiquement abordable
et peut être mis en place, complété ou maintenu dans tous
les pays, en fonction de leur situation nationale.
– Un socle de protection sociale devrait se composer d’au moins
quatre garanties élémentaires de sécurité sociale: l’accès aux
soins de santé essentiels, ainsi que la sécurité élémentaire

v
de revenu pendant l’enfance, l’âge adulte et la vieillesse pour
tous les résidents et les enfants.
– Toutes les sociétés devraient élaborer des stratégies pour amé-
liorer leur niveau de sécurité sociale en s’inspirant des normes
de l’OIT relatives à la sécurité sociale à mesure que leur éco-
nomie et leur marge de manœuvre budgétaire se développent.

Ce que disent ces messages c’est qu’aucune société n’a d’excuse pour
différer la mise en place d’une sécurité sociale pour sa population, et que
cela peut être fait à tous les stades de développement, ne serait-ce que
de manière graduelle. Toutes les sociétés peuvent croître dans l’équité.
Les membres de l’OIT représentés par les gouvernements, les em-
ployeurs et les travailleurs ont adhéré à cette stratégie. Ils se sont engagés
à améliorer la sécurité sociale pour les populations de leurs pays et à
mettre en place des socles nationaux de protection sociale, et progres-
sivement, des systèmes complets de sécurité sociale.
Cette recommandation représente une importante contribution de
l’Organisation internationale du Travail à la réalisation des Objectifs du
Millénaire pour le Développement (OMD) ainsi qu’au débat post-OMD.
Les conclusions de la 100e session de la Conférence internationale
du Travail (2011) et la recommandation adoptée lors de la 101e session
en 2012, parlent d’elles-mêmes. C’est pourquoi nous avons opté pour
une introduction courte qui servira de guide pour mieux comprendre ces
documents.
Le consensus obtenu est remarquable et la notion de socle de protec-
tion sociale a suscité une large adhésion. C’est encourageant. Cependant,
la valeur d’une stratégie est indissociable de sa réalisation et une mise
en œuvre réussie dépendra de l’engagement et de l’action d’un grand
nombre de personnes – à l’intérieur et au-delà des frontières nationales.
Si, dans une dizaine d’années, nous pouvons dire que la stratégie de l’OIT
a été reprise et utilisée pour améliorer les conditions d’existence, cela
signifiera qu’elle aura été un succès. Je vous invite à en faire bon usage.

 Guy Ryder
 Directeur général, Bureau international du Travail

vi
Remerciements
Le présent document est l’aboutissement du travail et de l’engage-
ment de centaines de personnes qui ont contribué à l’élaboration de la
stratégie au sein des gouvernements, d’organisations de travailleurs et
d’employeurs, des universités, d’organisations de la société civile, ainsi
que d’organisations internationales, parmi lesquelles l’Organisation inter-
nationale du Travail. Il est impossible de nommer toutes ces personnes.
Les noms des membres des commissions relatives à la sécurité sociale des
100e et 101e sessions de la Conférence internationale du Travail figurent
à la fin du présent document. Ce sont ces personnes qui ont participé
aux débats finals et qui ont adopté la stratégie et la recommandation, en
tant que représentants de tous ceux ayant contribué à leur élaboration.
Nous les en remercions.

vii
Introduction
L’Organisation internationale du Travail (OIT) a défini, dans la résolution
et les conclusions 1 adoptées par la Conférence internationale du Travail 2
lors de sa 100e session en juin 2011, sa stratégie pour relever le défi de
l’extension de la couverture de la sécurité sociale et du développement
de systèmes complets de sécurité sociale. Se fondant sur l’hypothèse
que la sécurité sociale constitue un droit de la personne, ainsi qu’une
nécessité sociale et économique, la Conférence internationale du Travail
a fait observer que combler les lacunes de la couverture est une priorité
absolue pour assurer une croissance économique équitable, la cohésion
sociale et le travail décent pour l’ensemble des femmes et des hommes,
et a appelé à l’extension de la couverture de la sécurité sociale au moyen
d’une approche bidimensionnelle en vue d’établir des systèmes complets
de sécurité sociale.

Lors de sa 101e session en juin 2012, la Conférence a adopté une


nouvelle norme internationale relative à la sécurité sociale, la Recomman-
dation sur les socles de protection sociale, 2012, (n° 202) 3 qui complète
la stratégie de l’OIT en matière de sécurité sociale. Cette recommandation
vient compléter les normes applicables de l’OIT et fournit des «orienta-
tions souples mais faisant sens, [pour] établir des socles de protection
sociale dans le cadre de systèmes complets de sécurité sociale adaptés
à la situation et au niveau de développement de chaque pays». 4

La stratégie bidimensionnelle de l’OIT fournit des orientations claires


sur les développements futurs de la sécurité sociale dans chaque pays,
quel que soit leur niveau de développement. En accord avec la situation
de chaque pays, des stratégies nationales efficaces pour étendre la
sécurité sociale devraient viser à parvenir à une protection universelle
de la population offrant au moins des niveaux minimaux de sécurité de
revenu et d’accès aux soins de santé essentiels (dimension horizontale)
et à mettre en place progressivement des niveaux de protection plus
élevés, inspirés des normes à jour de l’OIT concernant la sécurité sociale
(dimension verticale). De telles stratégies bidimensionnelles devraient
viser à l’établissement et au maintien de systèmes de sécurité sociale
complets et adéquats en accord avec les priorités, les ressources et la
situation du pays.

La résolution, les conclusions et la recommandation fournissent des


orientations claires en ce qui concerne le contexte politique et insti-
tutionnel pour la sécurité sociale, le rôle et la nécessité de la sécurité

1
sociale, les stratégies d’extension de la sécurité sociale, l’accessibilité
économique et le financement de la sécurité sociale, la gouvernance de
la sécurité sociale et le rôle des normes de l’OIT concernant la sécurité
sociale. Ces textes soulignent aussi les rôles respectifs des gouvernements
et des partenaires sociaux, en mettant l’accent sur le fait que ce sont
les gouvernements qui ont la responsabilité principale d’assurer à tous
un accès effectif à la sécurité sociale et que les processus efficaces de
dialogue social jouent un rôle essentiel en contribuant à l’élaboration,
à la mise en œuvre et au suivi des politiques de sécurité sociale et
en assurant la bonne gouvernance des systèmes nationaux de sécurité
sociale. Le mandat du Bureau international du Travail consistant à aider
les Etats Membres dans tous les aspects de la conception et de la mise
en œuvre de leurs stratégies et politiques nationales de sécurité sociale
est également confirmé et détaillé.

Les orientations stratégiques pour l’Organisation internationale du


Travail qui sont énoncées dans la résolution et les conclusions de 2011,
ainsi que dans la recommandation, font avancer le nouveau consensus
sur la sécurité sociale atteint lors de la 89e session de la Conférence
en 2001. 5 Ces orientations font progresser l’engagement tripartite pour
une extension de la sécurité sociale à tous ceux qui ont besoin d’une
telle protection. Cet engagement est intégré dans la Déclaration de
Philadelphie de 1944, ainsi que dans la Constitution de l’Organisation
internationale du Travail et a été réaffirmé dans la Déclaration de l’OIT
sur la justice sociale pour une mondialisation équitable en 2008. Celle-
ci souligne ainsi la nature des quatre objectifs stratégiques de l’Agenda
du travail décent – l’emploi, la protection sociale, le dialogue social
et les droits au travail – qui sont indissociables, interdépendants et se
renforcent mutuellement.

Au regard de l’importance des orientations stratégiques données par


la Conférence internationale du Travail dans le domaine de l’extension
de la sécurité sociale, la présente publication reprend – pour réfé-
rence – la résolution et les conclusions adoptées en 2011 (Partie I), la
recommandation n° 202 (Partie II), ainsi que la résolution concernant
les mesures visant à faire des socles de protection sociale une réalité au
niveau national dans le monde entier (Partie III), 6 toutes deux adoptées
en 2012. Ces textes représentent un accord mondial entre les mandants
tripartites des 185 Etats Membres de l’OIT sur l’importance, le rôle et
la nature de la sécurité sociale pour le développement social et écono-
mique au niveau national. Les discours prononcés par les mandants à
l’occasion des 100e et 101e sessions de la Conférence internationale du

2
Travail, dont certains extraits sont reproduits dans l’Annexe 1, reflètent
parfaitement l’accord général à ce sujet.

L’élaboration de la stratégie de l’OIT pour l’extension de la sécurité


sociale s’est faite au fil des ans et a largement bénéficié de la contribu-
tion des mandants et des experts en provenance de nombreux pays. De
nombreuses personnes aux profils variés ont partagé leurs expériences
et leurs points de vue, garantissant ainsi l’élaboration d’une stratégie
équilibrée et pertinente au regard des différents contextes nationaux, à
même d’avoir un impact sur la vie de nombreuses personnes à travers le
monde. Dans un souci de mettre en avant ces précieuses contributions,
l’Annexe II du présent document liste les noms des représentants des
gouvernements, des organisations d’employeurs et de travailleurs, ainsi
que des experts, des représentants des organisations internationales et
de toutes les personnes ayant pris part à ce processus, quelle que soit
leur fonction. Y figurent également les noms des personnes qui, au nom
de beaucoup d’autres, ont travaillé sans relâche durant de nombreuses
années pour que la sécurité sociale soit accessible à davantage d’individus.

La stratégie bidimensionnelle pour l’extension


de la sécurité sociale
La stratégie bidimensionnelle pour l’extension de la sécurité sociale,
telle qu’elle est présentée dans la résolution et les conclusions de 2011
et renforcée par la recommandation n° 202, comprend les éléments
suivants: 7

– établir ou maintenir, selon le cas, des socles de protection


sociale en tant qu’élément fondamental de systèmes nationaux
de sécurité sociale (dimension horizontale); et
– mettre en place des stratégies d’extension de la sécurité sociale
qui assurent progressivement des niveaux plus élevés de sécu-
rité sociale au plus grand nombre de personnes possible, selon
les orientations données par les normes de l’OIT relatives à la
sécurité sociale (dimension verticale).
La stratégie bidimensionnelle pour l’extension de la sécurité sociale
devrait viser à l’établissement de systèmes complets de sécurité sociale
en accord avec les priorités, les ressources et la situation de chaque pays.
Elle peut être représentée comme suit:

3
élevé

Assurance facultative
Dimension verticale: réglementée par les pouvoirs
publics
garantir
progressivement des
niveaux de protection
Prestations de sécurité sociale
plus élevés, guidés par niveau de
à des niveaux garantis
la C.102 et les normes protection
plus avancées
Niveau
du socle Garanties élémentaires de sécurité sociale:
Accès à des soins de santé essentiels et sécurité
élémentaire de revenu pour tous
faible
Les résultats faible Revenu individuel / du ménage élevé
peuvent être atteints
par différents moyens.
Dimension horizontale:
Il n’existe pas
de solution unique. garantir l’accès à des soins de santé essentiels
et à une sécurité élémentaire de revenu pour tous, guidés
par la recommandation no 202

Les principes que les Etats Membres doivent appliquer pour étendre
la couverture de la sécurité sociale dans les dimensions horizontale et
verticale sont présentés dans la recommandation no 202. 8 Dans cette
dernière, la responsabilité générale et principale de l’Etat est définie
comme le principe fondamental structurant les autres principes.

Un premier groupe de principes concerne l’élaboration du système


de sécurité sociale et de ses composantes, la définition des droits des
bénéficiaires et de leur couverture, ainsi que la mise en place de cadres
juridiques. La protection sociale devrait être universelle, fondée sur la soli-
darité sociale et devrait viser l’inclusion sociale, y compris des personnes
travaillant dans l’économie informelle. Une telle protection pourrait être
mise en place de manière progressive, y compris moyennant la fixation
d’objectifs et de délais. Elle devrait être fondée sur le principe de non-
discrimination, d’égalité entre hommes et femmes et de prise en compte
des besoins spécifiques. Le droit aux prestations devrait être prescrit par
la législation nationale et les bénéficiaires devraient avoir accès à des
procédures de réclamation et de recours efficaces. Les droits et la dignité
des personnes couvertes par les garanties de sécurité sociale devraient
également être respectés. Les prestations devraient avoir un caractère
adéquat et prévisible.

Un deuxième groupe de principes concerne l’efficacité, le financement,


la gestion, la coordination et le suivi des systèmes de sécurité sociale.
Lorsqu’ils élaborent et mettent en place des socles de protection sociale

4
et des stratégies d’extension de la sécurité sociale, les Membres devraient
prendre en considération la diversité des méthodes et des approches, y
compris des mécanismes de financement et des systèmes de fourniture
des prestations. Ces mesures devraient se fonder sur la solidarité en
matière de financement, allant de pair avec la recherche du meilleur
équilibre possible entre les responsabilités et les intérêts parmi ceux qui
financent et bénéficient des régimes de sécurité sociale. Ces mesures
devraient également garantir:

– une pérennité financière, budgétaire et économique, compte


dûment tenu de la justice sociale et de l’équité;
– une gestion financière et une administration saines, respon-
sables et transparentes;
– une cohérence des politiques de protection sociale avec les
politiques sociales, économiques et de l’emploi;
– une cohérence entre les institutions chargées d’assurer les
services de protection sociale ainsi que des services publics
de qualité améliorant l’efficacité des systèmes de sécurité
sociale;
– un suivi régulier de la mise en œuvre et une évaluation pério-
dique; et
– un plein respect de la négociation collective et de la liberté
syndicale pour tous les travailleurs, ainsi qu’une participation
tripartite avec les organisations représentatives d’employeurs et
de travailleurs ainsi que la consultation d’autres organisations
pertinentes et représentatives de personnes concernées.

La dimension horizontale: les socles nationaux


de protection sociale
La dimension horizontale de la stratégie de l’OIT consiste en «l’éta-
blissement rapide au niveau national d’un socle de protection sociale
comportant des garanties élémentaires de sécurité sociale en vertu des-
quelles, tout au long de la vie, toutes les personnes qui en ont besoin
auront les moyens nécessaires et un accès effectif à des soins de santé
essentiels, et une sécurité du revenu se situant au moins à un niveau
minimal défini à l’échelon national». 9

5
A cet égard, la recommandation no 202 prévoit que les Etats Membres
devraient établir et maintenir des socles nationaux de protection sociale.
Ces derniers sont des ensembles de garanties élémentaires de sécurité
sociale qui assurent une protection visant à prévenir ou à réduire la
pauvreté, la vulnérabilité et l’exclusion sociale. Ces garanties devraient
assurer au minimum à toute personne dans le besoin, tout au long de la
vie, l’accès à des soins de santé essentiels et une sécurité élémentaire de
revenu qui ensemble garantissent un accès effectif aux biens et services
définis comme nécessaires à l’échelle nationale.

Les socles nationaux de protection sociale devraient comporter au


moins les quatre garanties de sécurité sociale qui suivent, tel que défini
à l’échelle nationale: 10
(a) accès à des soins de santé essentiels, y compris les soins de
maternité,
(b) sécurité élémentaire de revenu pour les enfants, assurant l’ac-
cès à l’alimentation, à l’éducation, aux soins et à tout autre
bien ou service nécessaire;
(c) sécurité élémentaire de revenu pour les personnes d’âge actif
qui sont dans l’incapacité de gagner un revenu suffisant, en
particulier dans les cas de maladie, de chômage, de maternité
et d’invalidité;
(d) sécurité élémentaire de revenu pour les personnes âgées.

Ces garanties devraient être fournies au moins à tous les résidents


et enfants, tels que définis par la législation nationale sous réserve des
obligations internationales auxquelles les Etats Membres sont assujettis.11

La recommandation no 202 établit que les garanties élémentaires de


sécurité sociale devraient être instaurées par la loi. La législation nationale
devrait définir la gamme, les conditions d’attribution et le niveau des
prestations qui donnent effet à ces garanties. Elle devrait aussi définir
des procédures de réclamation et de recours efficaces et accessibles.

Les garanties élémentaires de sécurité sociale devraient être fournies


au moyen de la combinaison la plus efficace et efficiente de prestations
et de régimes, compte tenu du contexte national. Ces prestations peuvent
comprendre les prestations à l’enfance et aux familles, les prestations de
maladie et les soins de santé, les prestations de maternité, les prestations
d’invalidité, les prestations de vieillesse, les prestations de survivants, les
prestations de chômage et les garanties d’emploi, les prestations en cas

6
d’accidents du travail et de maladies professionnelles, ainsi que toute
autre prestation sociale en espèces ou en nature. Ces prestations peuvent
être dispensées par des régimes tels que des régimes de prestations uni-
versels, d’assurance sociale, d’assistance sociale, d’impôt négatif sur le
revenu, des régimes publics d’emploi et des régimes d’aide à l’emploi.

Il existe un ensemble varié de méthodes pour mobiliser les ressources


nécessaires afin d’assurer la viabilité financière, budgétaire et économique
des socles nationaux de protection sociale en tenant compte des capaci-
tés contributives des différents groupes de la population. Ces méthodes,
appliquées séparément ou conjointement, pourront consister à veiller
au respect effectif des obligations en matière fiscale et de cotisations
sociales, à redéfinir les priorités de dépenses ou à mettre en place une
assiette de prélèvements plus large et suffisamment progressive.

La dimension verticale: les stratégies nationales


d’extension de la sécurité sociale

Soulignant que le processus d’établissement de systèmes complets


de sécurité sociale ne peut s’arrêter à un niveau de protection de base
de la protection, les Etats Membres de l’OIT ont accepté, en 2011, de
mettre en œuvre des stratégies visant «à fournir des niveaux plus élevés
de sécurité du revenu et d’accès aux soins de santé au plus grand nombre
de personnes possible et dans les meilleurs délais – en tenant compte
avant tout des dispositions relatives à la couverture et aux prestations
de la convention no 102 et en tendant vers leur application –, la condi-
tion préalable étant de se fonder sur des politiques visant à encourager
la participation de ceux qui travaillent dans l’économie informelle et la
formalisation progressive de celle-ci». 12

La recommandation no 202 fournit des orientations supplémentaires


concernant l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies nationales
d’extension de la sécurité sociale basées sur des consultations nationales,
et ce par le biais d’un dialogue social effectif et d’une participation sociale.
Ces stratégies devraient accorder la priorité à l’établissement et au maintien
des socles de protection sociale et chercher à assurer des niveaux plus
élevés de protection au plus grand nombre possible de personnes et aussi
rapidement que possible, reflétant les capacités économiques et budgé-
taires des Membres. Des niveaux plus élevés de protection sociale peuvent
inclure une gamme plus étendue de prestations, un champ d’application
personnel plus large et des niveaux de prestations plus élevés.

7
Lorsqu’ils établissent des systèmes complets de sécurité sociale, les
Etats devraient viser à assurer la gamme et le niveau des prestations
prévus dans la convention (no 102) concernant la sécurité sociale (norme
minimum), 1952, ou dans d’autres conventions et recommandations de
l’OIT relatives à la sécurité sociale comportant des normes plus avancées.

La recommandation no 202 fournit également des orientations quant


au processus que les Membres devraient suivre lorsqu’ils formulent et
mettent en œuvre des stratégies nationales d’extension de la sécurité
sociale. Ce processus devrait débuter par la fixation d’objectifs reflétant
les priorités nationales, l’identification des lacunes et des obstacles en
matière de protection, ainsi que des moyens appropriés pour combler
ces lacunes. Les besoins financiers et les ressources devraient aussi être
précisés, ainsi que les délais et les étapes dans la mise en œuvre de
politiques appropriées. Une emphase particulière est mise sur la sensi-
bilisation de la population, y compris dans le cadre du dialogue social.

Les stratégies d’extension de la sécurité sociale devraient soutenir la


croissance de l’emploi formel et la réduction de l’informalité et devraient
être complétées par des politiques actives du marché du travail, selon
qu'il convient.

Vers des systèmes complets


de sécurité sociale
Les deux dimensions de la stratégie de l’OIT pour l’extension de la
sécurité sociale visent à la mise en place et au maintien de systèmes
complets de sécurité sociale, cohérents avec les objectifs des politiques
nationales. La coordination avec d’autres politiques publiques est essen-
tielle et garantit que les stratégies d’extension de la sécurité sociale
s’inscrivent dans le cadre des plans nationaux de développement social,
économique et environnemental et favorisent leur mise en œuvre.

La stratégie met en avant l’importance d’un suivi des progrès réalisés,


à l’échelle nationale, dans la mise en œuvre des socles de protection
sociale et dans la réalisation des autres objectifs des stratégies nationales
d’extension de la sécurité sociale. Ce suivi devrait être effectué par le
biais de mécanismes appropriés définis à l’échelle nationale, y compris
la participation tripartite avec les organisations représentatives d’em-
ployeurs et de travailleurs ainsi que la consultation d’autres organisations
pertinentes et représentatives des personnes concernées. En outre, les
pays devraient organiser régulièrement des consultations nationales afin

8
d’évaluer les progrès accomplis et d’examiner des politiques en vue de
la poursuite de l’extension horizontale et verticale de la sécurité sociale.
La recommandation no 202 encourage également les pays à échanger
des informations, des expériences et de l’expertise entre eux et avec le
Bureau international du Travail. Dans le cadre de la mise en œuvre de
cette recommandation, les pays pourront solliciter l’assistance technique
de l’Organisation internationale du Travail et d’autres organisations inter-
nationales pertinentes, compte tenu de leurs mandats respectifs.

La stratégie bidimensionnelle de l’OIT ouvre un nouveau chapitre


dans la mise en œuvre de la sécurité sociale. En réaffirmant que la
sécurité sociale est un droit de la personne, elle reconnaît que le droit
à la sécurité sociale est, avec la promotion de l’emploi, une nécessité
économique et sociale pour le développement et le progrès. Elle reconnaît
également l’importance de l’universalisation de la protection fondée sur
la solidarité sociale pour prévenir et réduire la pauvreté, les inégalités,
l’exclusion sociale et l’insécurité sociale, pour promouvoir l’égalité des
chances, l’égalité entre hommes et femmes et l’égalité raciale et pour
soutenir la transition de l’emploi informel à l’emploi formel. En outre, elle
considère que la sécurité sociale est un moyen de donner aux hommes
et aux femmes la capacité de s’adapter aux changements de l’économie
et du marché du travail. Elle reconnaît également que les systèmes de
sécurité sociale agissent en tant qu’amortisseurs sociaux et économiques
automatiques et qu’ils contribuent à stimuler la demande globale en
période de crise et au-delà, ainsi qu’à favoriser la transition vers une
économie plus durable. La stratégie met l’accent sur la responsabilité
générale et principale qui incombe à l’Etat, en accord avec les priorités
nationales, sur l’utilisation la plus rationnelle des ressources nationales,
sur l’importance des prérogatives légales, ainsi que sur une gouvernance
et une administration efficaces. Elle insiste également sur l’importance
d’un processus national de consultation de grande envergure.

Tous ces éléments sont essentiels pour permettre aux hommes et


aux femmes de vivre dignement, pour leur permettre de bénéficier de
leur droit à la sécurité sociale et pour encourager le développement de
sociétés inclusives et d’économies productives.

Cette stratégie constitue une contribution importante de l’OIT au débat


mondial sur les socles de protection sociale et sur le futur de la sécurité
sociale dans un monde ébranlé par la crise, préoccupé par la recherche
d’un nouvel équilibre entre les politiques économiques et sociales qui
permette de réaliser un développement durable.

9
1. OIT, 2011: Résolution et conclusions concernant la discussion récurrente sur la protection
sociale (sécurité sociale), Conférence internationale du Travail, 100e session, Genève, 2011,
disponible dans le Compte rendu provisoire (Genève, 2011), no 24: Rapport de la Commission
pour la discussion récurrente sur la protection sociale; et aussi dans la partie I de la présente
publication. La résolution et les conclusions ont été adoptées après les débats sur le rapport
de l’OIT. La sécurité sociale pour la justice sociale et une mondialisation équitable: Discussion
récurrente sur la protection sociale (sécurité sociale) en vertu de la Déclaration de l’OIT sur la
justice sociale pour une mondialisation équitable, Rapport VI, Conférence internationale du
Travail, 100e session, Genève, 2011.
2. Parce qu’elle réunit des représentants des gouvernements, des employeurs et des travail-
leurs des 185 Etats membres de l’OIT, la Conférence internationale du Travail est un organe
de l’Organisation internationale du Travail qui établit les objectifs généraux de cette dernière
et définit et adopte les normes internationales du Travail.
3. Recommandation concernant les socles nationaux de protection sociale (Recommandation sur
les socles de protection sociale), 2012 (no 202); adoptée par 453 voix pour et une abstention.
4. Résolution et conclusions concernant la discussion récurrente sur la protection sociale
(sécurité sociale), 2011, para. 31.
5. Résolution et conclusions concernant la sécurité sociale, Conférence internationale du Tra-
vail, 89e session, Genève, 2001. Voir également OIT: Sécurité sociale: un nouveau consensus
(Genève, 2001).
6. Résolution concernant les mesures visant à faire des socles de protection sociale une réalité
au niveau national dans le monde entier, Conférence internationale du Travail, 101e session,
Genève 2012 disponible dans le Compte rendu provisoire (Genève, 2012), no 14: Rapport de
la Commission sur le socle de protection sociale; et dans la partie III du présent document.
7. Recommandation no 202, paragr. 1 et 2. Se référer également aux Conclusions concernant
la discussion récurrente sur la protection sociale (sécurité sociale), 2011, paragr. 8–14.
8. Recommandation no 202, paragr 3.
9. Conclusions concernant la discussion récurrente sur la protection sociale (sécurité sociale),
2011, paragr. 9.
10. Recommandation no 202, paragr. 4 et 5.
11. Ibid. paragr. 6.
12. Conclusions concernant la discussion récurrente sur la protection sociale (sécurité sociale),
2011, paragr. 11.

10
PARTIE I
Résolution et conclusions concernant
la discussion récurrente sur la protection sociale
(sécurité sociale)
Résolution concernant la discussion récurrente
sur la protection sociale (sécurité sociale) 13

La Conférence générale de l’Organisation internationale du Travail,


réunie à Genève en sa 100e session, 2011,

Ayant engagé, conformément à la Déclaration de l’OIT sur la justice


sociale pour une mondialisation équitable, une discussion récurrente sur
la base du rapport VI La sécurité sociale pour la justice sociale et une
mondialisation équitable,

1. Adopte les conclusions ci-après,

2. Invite le Conseil d’administration du Bureau international du Travail,


au titre du suivi de la discussion récurrente sur la protection sociale
(sécurité sociale) et conformément aux conclusions ci-après qui recon-
naissent la nécessité d’une recommandation, à inscrire à l’ordre du jour
de la 101e session de la Conférence internationale du Travail (2012)
une question normative intitulée: «Elaboration d’une recommandation
autonome sur le socle de protection sociale» devant faire l’objet d’une
simple discussion en vue de l’adoption d’une recommandation, et

3. Invite le Conseil d’administration du Bureau international du Travail


à prendre dûment en considération les conclusions ci-après lors de la
planification des activités futures en matière de protection sociale (sécu-
rité sociale) et demande au Directeur général d’en tenir compte lors de
l’élaboration et de la mise en œuvre du programme et budget pour les
prochains exercices biennaux et lors de l’allocation de toutes autres res-
sources qui seraient disponibles pendant l’exercice 2012-13.

11
Conclusions concernant la discussion récurrente
sur la protection sociale (sécurité sociale) 14

Contexte politique et institutionnel


1. Le nouveau consensus sur la sécurité sociale qui s’est dégagé à la
89e session de la Conférence internationale du Travail, en 2001, a accordé
la plus haute priorité aux politiques et initiatives susceptibles de faire
bénéficier de la sécurité sociale ceux qui ne sont pas couverts par les
systèmes existants. En conséquence, le Bureau international du Travail
a lancé en 2003 la Campagne mondiale sur la sécurité sociale et la cou-
verture pour tous. La Déclaration de l’OIT sur la justice sociale pour une
mondialisation équitable, adoptée par la Conférence internationale du
Travail à sa 97e session, en 2008, réaffirmait une nouvelle fois l’engage-
ment tripartite pris en faveur de l’extension de la sécurité sociale à tous
ceux qui ont besoin d’une telle protection dans le cadre de l’Agenda du
travail décent.

2. A sa 98e session, en 2009, la Conférence internationale du Travail a


reconnu le rôle crucial des politiques de protection sociale dans la riposte
à la crise, et le Pacte mondial pour l’emploi appelait les pays à envisager,
selon les besoins, de «mettre en place une protection sociale adéquate
universelle fondée sur un socle de protection sociale». La Réunion plé-
nière de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur les
objectifs du Millénaire pour le développement (Sommet sur les OMD),
qui s’est tenue en septembre 2010, reconnaissait que «la promotion de
l’accès universel aux services sociaux et l’instauration d’une protection
sociale minimale [pouvaient] véritablement aider à consolider les acquis
du développement et favoriser de nouveaux progrès» et approuvait par
conséquent l’Initiative pour un socle de protection sociale que le Conseil
des chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies pour la coor-
dination avait lancée en 2009.

3. Les participants aux réunions régionales tripartites de l’OIT qui se sont


tenues en Amérique latine, dans des Etats arabes et en Asie-Pacifique
en 2007 et 2008 ont examiné des stratégies d’extension de la sécurité
sociale. Il en est ressorti une stratégie bidimensionnelle générique, alliant
l’extension de la couverture à tous au moyen d’un socle de protection
sociale défini à l’échelon national à la mise en œuvre progressive de
niveaux plus élevés de sécurité sociale par le biais de régimes complets
de protection. Cette stratégie a été avalisée par la Déclaration tripartite
de Yaoundé sur la mise en œuvre du socle de protection sociale (2010)

12
adoptée au deuxième Colloque africain sur le travail décent, qui s’est
tenu à Yaoundé en 2010, et dans le résumé du président de la Réunion
tripartite d’experts sur les stratégies d’extension de la couverture de
sécurité sociale, qui s’est tenue en 2009.

4. Ce consensus concernant la sécurité sociale s’appuie sur l’Agenda


du travail décent et ses quatre piliers: l’emploi, le dialogue social, la
protection sociale, et les normes et principes et droits fondamentaux
au travail. Ces quatre piliers sont indissociables, interdépendants et
se renforcent mutuellement. C’est dans ce cadre que s’inscrivent les
présentes conclusions sur la sécurité sociale. Des systèmes durables de
sécurité sociale constituent un élément fondamental pour promouvoir
avec équité une croissance économique productive. Ils sont étroitement
liés à toutes les composantes de l’Agenda du travail décent et devraient
reposer sur des droits dans un cadre juridique. Le tripartisme et le dia-
logue social, fondés sur la liberté syndicale et la reconnaissance effective
du droit de négociation collective, sont des facteurs clés pour garantir
une rémunération adéquate aux travailleurs et les aider ainsi à accroître
leur capacité contributive. Ils participent également à la pérennité de
systèmes de sécurité sociale plus larges au sein desquels les régimes non
contributifs et les régimes contributifs ont une fonction complémentaire.

Le rôle et la nécessité de la sécurité sociale

5. La Conférence reconnaît et réaffirme que:

a) La sécurité sociale est un droit humain.

Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécu-


rité sociale, en vertu de l’article 22 de la Déclaration universelle
des droits de l’homme. A l’échelle mondiale, la grande majorité des
femmes, des hommes et des enfants n’ont pas accès à une sécu-
rité sociale adéquate, voire à une quelconque protection sociale. En
reconnaissant dans la Déclaration de Philadelphie l’obligation solen-
nelle de l’Organisation internationale du Travail «de seconder la mise
en œuvre, parmi les différentes nations du monde, de programmes
propres à réaliser … l’extension des mesures de sécurité sociale en
vue d’assurer un revenu de base à tous ceux qui ont besoin d’une
telle protection ainsi que des soins médicaux complets», les Etats
Membres ont confirmé la détermination de l’Organisation à assurer
une sécurité sociale adéquate pour tous.

13
b) La sécurité sociale est une nécessité sociale.

Des systèmes nationaux de sécurité sociale efficaces sont des outils


puissants pour assurer la sécurité du revenu, pour prévenir et réduire
la pauvreté et les inégalités, et pour promouvoir l’inclusion sociale
et la dignité. Ils constituent un investissement important dans le
bien-être des travailleurs et de la population en général, notamment
en améliorant l’accès aux soins de santé et en assurant la sécurité
du revenu, et par là même ils facilitent l’accès à l’éducation et font
reculer le travail des enfants, notamment en en éliminant les pires
formes. La sécurité sociale renforce la cohésion sociale et contribue
ainsi à édifier la paix sociale, des sociétés inclusives et une mondia-
lisation équitable assurant des conditions de vie décentes à tous.

c) La sécurité sociale est une nécessité économique.

Le plein emploi productif et le travail décent constituent le facteur


le plus important de sécurité du revenu. La protection sociale est
essentielle pour garantir à tous une juste part des fruits du progrès.
La croissance durable exige une bonne santé ainsi qu’une alimenta-
tion et une éducation appropriées, de nature à favoriser le passage
d’activités faiblement productives et d’activités de subsistance à des
emplois décents très productifs, ainsi que de l’économie informelle
à l’économie formelle. La sécurité sociale, si elle est bien conçue et
liée à d’autres politiques, améliore la productivité et l’employabilité
et contribue au développement économique. Une sécurité sociale
adéquate encourage l’investissement dans le capital humain tant
pour les employeurs que pour les travailleurs, permet aux travailleurs
de s’adapter au changement et facilite la réalisation de change-
ments structurels associés à la mondialisation qui soient équitables
et inclusifs. En faisant fonction de stabilisateur automatique efficace
en période de crise, la sécurité sociale contribue à atténuer l’impact
économique et social des récessions économiques, à renforcer la
résilience et à permettre une reprise plus rapide en vue d’une crois-
sance inclusive.

Les stratégies d’extension de la sécurité sociale


6. De nombreux pays en développement ont fait des progrès importants
en matière d’extension de la couverture de la sécurité sociale au cours
de ces dix dernières années. Ils offrent la meilleure preuve que cette
extension est possible. Malgré ces avancées, d’importantes lacunes de

14
la couverture sociale subsistent dans de nombreux pays du monde. Dans
certaines régions, la grande majorité de la population est exclue de la
sécurité sociale.

7. Certains groupes sont particulièrement exposés au risque d’être exclus


de la couverture sociale, notamment: les travailleurs de l’économie infor-
melle et ceux ayant un emploi atypique, les travailleurs vulnérables des
zones rurales et urbaines, les travailleurs domestiques, les travailleurs
migrants, les travailleurs non qualifiés, les personnes handicapées et celles
souffrant de maladie chronique, y compris les personnes vivant avec le
VIH ou le sida. Les femmes sont généralement davantage victimes de
l’exclusion que les hommes, en raison de la discrimination à laquelle elles
sont exposées tout au long de leur vie et de la charge qu’elles assument
habituellement en matière de responsabilités familiales et de soins à la
famille. Les enfants des populations exclues risquent plus que les autres
de grandir dans un état de santé et de nutrition déficient, compromettant
leur avenir et celui de la société dont ils sont issus.

8. Combler les lacunes de la couverture est une priorité absolue si l’on


veut assurer une croissance économique équitable, la cohésion sociale et le
travail décent pour l’ensemble des femmes et des hommes. Des stratégies
nationales efficaces visant à étendre la sécurité sociale conformément
aux priorités nationales et tenant compte de la faisabilité administrative
et de l’accessibilité économique contribuent à la réalisation de ces objec-
tifs. Ces stratégies nationales devraient viser à parvenir à une couverture
universelle de la population offrant au moins des niveaux minimaux de
protection (dimension horizontale) et à mettre en place progressivement
des niveaux de protection plus élevés inspirés des normes à jour de l’OIT
concernant la sécurité sociale (dimension verticale). Les deux dimen-
sions de l’extension de la couverture sont cohérentes avec la volonté de
se conformer aux dispositions de la convention (no 102) concernant la
sécurité sociale (norme minimum), 1952, sont d’égale importance et
devraient, dans la mesure du possible, être réalisées simultanément.

9. La dimension horizontale devrait tendre à l’établissement rapide au


niveau national d’un socle de protection sociale comportant des garanties
élémentaires de sécurité sociale en vertu desquelles, tout au long de la
vie, toutes les personnes qui en ont besoin auront les moyens nécessaires
et un accès effectif à des soins de santé essentiels, et une sécurité du
revenu se situant au moins à un niveau minimal défini à l’échelon natio-
nal. Les politiques relatives au socle de protection sociale devraient viser
à faciliter un accès effectif aux biens et services essentiels, promouvoir

15
des activités économiques productives et être mises en œuvre en étroite
coordination avec d’autres politiques visant à améliorer l’employabilité,
à réduire l’informalité et la précarité, à créer des emplois décents et à
promouvoir l’esprit d’entreprise.

10. Une approche unique n’étant pas appropriée, chaque Etat Membre
devrait concevoir et mettre en œuvre ses garanties du socle de protection
sociale en fonction de priorités et circonstances nationales définies avec
la participation des partenaires sociaux. Si les résultats attendus de ces
garanties ont un caractère universel, les pays trouvent des façons diffé-
rentes de mettre en œuvre les politiques relatives au socle de protection
sociale, – qui peuvent comprendre des régimes de prestations universelles,
d’assurance sociale, des programmes d’emploi dans le secteur public
et des régimes d’aide à l’emploi, des régimes d’aide sociale servant des
prestations aux personnes à faible revenu, ou une combinaison appropriée
de ces mesures. Pour être efficaces, ces politiques exigent un ensemble
judicieux de mesures préventives, de prestations et de services sociaux.

11. Le processus d’établissement de régimes complets de sécurité sociale


ne peut s’arrêter au niveau plancher de la protection. Par conséquent,
la dimension verticale de la stratégie d’extension de la couverture de la
sécurité sociale dans chaque Etat Membre devrait viser à fournir des
niveaux plus élevés de sécurité du revenu et d’accès aux soins de santé
au plus grand nombre de personnes possible et dans les meilleurs délais
– en tenant compte avant tout des dispositions relatives à la couverture
et aux prestations de la convention n° 102 et en tendant vers leur appli-
cation –, la condition préalable étant de se fonder sur des politiques
visant à encourager la participation de ceux qui travaillent dans l’écono-
mie informelle et la formalisation progressive de celle-ci. A mesure que
les économies nationales se développent et acquièrent une plus grande
résilience, la sécurité du revenu des individus et leur accès aux soins de
santé devraient être renforcés.

12. Les stratégies nationales visant à étendre la sécurité sociale devraient


progresser sur la base des ressources de la nation et d’un ensemble
de principes essentiels, à savoir la couverture universelle, une mise en
œuvre progressive assurant néanmoins une protection immédiate contre
la discrimination, la promotion de l’égalité entre hommes et femmes,
l’adéquation sociale et économique, des prestations fondées sur des droits,
la viabilité financière et budgétaire ainsi que la bonne gouvernance avec
responsabilité globale de l’Etat et participation constante des partenaires
sociaux; et enfin les questions institutionnelles et organisationnelles ne

16
devraient pas empêcher l’obtention de résultats adéquats en matière de
protection. Ces principes devraient orienter les décisions politiques et
stratégiques prises à l’échelon national.

13. Les stratégies d’extension de la couverture de la sécurité sociale sont


étroitement liées aux politiques de l’emploi. Par conséquent, les Etats
Membres devraient veiller avec une attention particulière à instaurer un
cadre économique et social qui soit propice à la création d’entreprises
durables et à la croissance de l’emploi décent et productif. Une écono-
mie informelle importante représente un défi particulier pour l’extension
de la couverture sociale. L’assurance sociale demeure le pilier central
des systèmes de sécurité sociale dans la plupart des Etats Membres,
même si elle a tendance à être axée sur les travailleurs du secteur for-
mel. Cependant, un nombre croissant de pays en développement ont
progressivement étendu la portée de la couverture d’assurance sociale
à d’autres catégories de travailleurs, comme les travailleurs indépen-
dants, les travailleurs domestiques ou les travailleurs des zones rurales
et des petites et microentreprises, en adaptant la portée des prestations,
les cotisations et les procédures administratives. L’intégration de ces
groupes dans les systèmes d’assurance sociale est une composante clé
de la formalisation de l’emploi et peut également réduire le coût des
systèmes de prestations financés par l’impôt pour les travailleurs pauvres
de l’économie informelle.

14. Les Etats Membres devraient être encouragés à déployer des efforts
constants en vue de la transition d’une économie informelle à une écono-
mie formelle. Si les politiques relatives à la sécurité sociale ont un rôle
important à jouer dans la réalisation de cet objectif, elles doivent être
complétées par des politiques budgétaires et des politiques de l’emploi et
par l’élaboration de procédures administratives ayant pour buts de créer
des incitations appropriées à rejoindre l’économie formelle et de réduire
le coût du processus de formalisation. Les Etats Membres devraient être
encouragés à renforcer l’aide à la conformité, ainsi que la promotion et
l’application des cadres juridiques, y compris par le biais d’inspections
adéquates du travail, de la fiscalité et de la sécurité sociale, en vue de
limiter la fraude et l’informalité, notamment l’emploi déguisé ainsi que
les activités commerciales et le travail non déclarés. La formalisation de
l’économie est l’une des conditions préalables essentielles à la croissance
à long terme et permettra d’élargir l’assiette de recettes publiques néces-
saire pour financer des niveaux plus élevés de protection sociale pour les
cotisants et les contribuables, ainsi que des prestations non contributives
destinées aux personnes qui n’ont pas les moyens de cotiser.

17
Garantir l’accessibilité économique et le financement
de la sécurité sociale

15. Les dépenses nécessaires pour financer les systèmes de sécurité


sociale constituent un investissement à long terme dans les hommes et
les femmes. Les sociétés qui n’investissent pas dans la sécurité sociale
s’exposent à des coûts élevés, tels que les coûts liés à un manque de
main-d’œuvre productive et en bonne santé, à l’insécurité économique
et à l’exclusion sociale. Par ailleurs, pour investir dans les hommes et les
femmes grâce à des systèmes de sécurité sociale, il faut des ressources qui
doivent être fournies par les entreprises, les travailleurs, les ménages et
autres acteurs, en tant que cotisants et contribuables. C’est pourquoi il est
essentiel de trouver un équilibre rationnel entre les coûts et les avantages,
à court et à long terme, des systèmes de sécurité sociale pour la société,
les bénéficiaires et les différents groupes finançant ces programmes.

16. Les interventions en matière de sécurité sociale doivent atteindre


leurs objectifs en termes d’adéquation, tant sociale qu’économique, d’une
façon efficace et efficiente au regard des coûts. Le contrôle et l’évaluation
permanents par les partenaires sociaux de l’efficacité et de l’efficience à
court et à long terme de chaque programme et des systèmes de sécurité
sociale, y compris des études actuarielles, constituent des mécanismes
importants et peuvent entraîner des réformes et des ajustements, si
nécessaire. Pour ce qui est de la transparence des régimes publics, il
convient de recourir aux consultations et au dialogue social. Pour les
régimes auxquels participent des organisations de travailleurs et des
organisations d’employeurs, il est généralement approprié d’engager un
dialogue social et de conclure des accords.

17. Un grand nombre d’Etats Membres, à tous les niveaux de dévelop-


pement, ont déjà mis en œuvre des éléments de leur socle de protection
sociale, dans le cadre de leurs efforts pour créer des systèmes complets de
sécurité sociale. Les Etats Membres ont opté pour des formules différentes
pour assurer la marge de manœuvre budgétaire nécessaire, notamment
en réaménageant leurs priorités en matière de dépenses et en élargissant
leur assiette de revenus. Croissance durable, formalisation progressive de
l’économie et niveaux élevés d’emploi productif sont autant de facteurs
essentiels pour assurer les ressources financières nécessaires à l’extension
de la sécurité sociale à tous.

18. Si les socles nationaux de protection sociale doivent être financés


par des sources nationales de revenu pour que leur viabilité soit assurée

18
à long terme, il peut néanmoins exister des cas où ces ressources sont
insuffisantes pour permettre l’extension du socle de protection sociale à
tous à brève échéance. La coopération internationale peut jouer un rôle
important s’agissant d’aider les Etats Membres à lancer le processus et
à créer une base de ressources nationales qui permette d’assurer des
mécanismes de financement viables.

19. L’accessibilité économique des systèmes de sécurité sociale est


une question largement débattue dans le contexte de l’évolution démo-
graphique. L’augmentation attendue des ratios de dépendance écono-
mique dans les prochaines décennies suscite des préoccupations quant
à la pérennité des systèmes de sécurité sociale. Le vieillissement de la
population entraînera une hausse des dépenses consacrées aux retraites,
aux soins de santé et aux soins de longue durée dans les décennies à
venir. Toutefois, l’expérience montre que ce problème peut être géré
dans le cadre de systèmes organisés de façon appropriée. Les processus
de réforme nécessaires peuvent être menés avec succès en équilibrant
équitablement les besoins sociaux et les exigences financières et budgé-
taires, s’ils sont ancrés dans un processus de dialogue social fondé sur
toutes les informations voulues.

20. Il est indispensable de créer des synergies positives entre la pro-


tection sociale et les politiques financières et économiques, si l’on veut
avoir une croissance durable et des niveaux plus élevés d’emploi décent.
Des politiques nationales intégrées qui encouragent l’emploi productif
sont nécessaires pour assurer un financement durable – en remédiant à
d’éventuelles pénuries de personnel qualifié, en favorisant la productivité,
en tirant parti d’une main-d’œuvre plus diversifiée en termes de sexe,
d’âge, de nationalité et d’origine ethnique, et en permettant un meilleur
équilibre entre les responsabilités professionnelles et familiales pour
les femmes et les hommes. Certaines options en matière de politiques
relèvent du domaine de la sécurité sociale à proprement parler, tandis que
d’autres relèvent de sphères différentes. Ces options peuvent consister
notamment à:
a) intégrer les politiques macroéconomiques, les politiques de l’emploi
et les politiques sociales qui donnent la priorité au travail décent;
b) investir les fonds de réserves de la sécurité sociale avec prudence;
c) mettre en place des services publics de qualité à l’appui de systèmes
de sécurité sociale efficaces;
d) promouvoir le dialogue social, la reconnaissance effective du droit
de négociation collective et la liberté syndicale;

19
e) promouvoir et renforcer un environnement propice à des entreprises
durables, prenant en considération la croissance de l’emploi et le
travail décent;
f) investir dans l’éducation, les compétences professionnelles et l’appren-
tissage tout au long de la vie;
g) promouvoir la bonne gouvernance des migrations de main-d’œuvre;
h) faciliter la conciliation des responsabilités professionnelles et fami-
liales pour les femmes et les hommes, et assurer un accès effectif à
des services sociaux complets pour répondre aux besoins en matière
de soins, y compris pour les enfants, les personnes âgées et les
personnes vivant avec le VIH ou le sida, ou qui sont en situation de
handicap. Cela comprend la protection de la maternité, notamment des
soins pré- et postnatals adéquats, ainsi que des garanties de revenu
et autres aides en faveur des femmes durant les dernières semaines
de leur grossesse et les premières semaines après l’accouchement;
i) adopter des politiques permettant à tous les travailleurs, y compris ceux
qui occupent un emploi atypique, de bénéficier de la sécurité sociale;
j) encourager la participation des femmes à la force de travail en leur
assurant un traitement plus équitable, notamment par la création de
meilleures possibilités d’emploi, atténuer la segmentation du marché
du travail fondée sur les sexes, supprimer les écarts de rémunération
entre hommes et femmes, et offrir des possibilités égales de perfec-
tionnement professionnel;
k) faciliter le passage concret de l’école au monde du travail;
l) améliorer la réadaptation des travailleurs ayant une capacité de travail
réduite, y compris au moyen d’une aide et d’une formation individuelles,
le cas échéant, afin de favoriser leur participation au marché du travail;
m) combiner la fonction de substitution du revenu assurée par la sécurité
sociale avec des politiques actives du marché du travail, ainsi que
des aides et des mesures d’incitation favorisant une participation
réelle au marché du travail formel.
21. Il est souvent essentiel d’assurer une participation adéquate des
travailleuses et des travailleurs âgés à la force de travail pour adapter
les systèmes de sécurité sociale à l’évolution démographique. Outre des
politiques en faveur du plein emploi, les mesures visant à promouvoir
l’emploi des travailleurs âgés peuvent notamment consister à:
a) investir dans les technologies et dans les mesures de santé et de
sécurité au travail qui favorisent l’emploi productif des travailleurs

20
âgés et des travailleurs souffrant de problèmes de santé ou de
handicaps;
b) accroître les taux de participation à la force de travail des travailleurs
âgés, en éradiquant la discrimination fondée sur l’âge et en met-
tant en place, à l’intention des travailleurs et des employeurs, des
mesures d’incitation qui permettent de procéder à la restructuration
des entreprises en recourant à des modalités de travail innovantes;
c) adopter, dans le cadre d’un processus transparent reposant notamment
sur le dialogue social et le tripartisme, des règles socialement accep-
tables qui portent sur l’âge auquel les individus quittent le marché du
travail, et qui devraient être l’expression d’un rapport pérenne entre la
durée et les exigences de la vie professionnelle et celles de la retraite,
compte tenu de considérations telles que les conditions de travail et
le nombre d’années de travail, ainsi que du fait que la retraite doit
être reconnue comme étant une étape légitime du cycle de la vie.

La gouvernance de la sécurité sociale


22. Il est nécessaire de bien gérer et de bien administrer les systèmes
de sécurité sociale afin d’assurer la réalisation effective des objectifs
convenus, une utilisation efficace des ressources et la transparence,
et de gagner ainsi la confiance de ceux qui financent ces systèmes et
de ceux qui en bénéficient. La participation active de toutes les parties
prenantes, en particulier des travailleurs et des employeurs, grâce à des
mécanismes de dialogue social et à une supervision tripartite efficaces,
est l’un des moyens importants de garantir la bonne gouvernance des
systèmes de sécurité sociale.

23. C’est à l’Etat qu’il incombe globalement de faire en sorte que le


système de sécurité sociale soit efficace et efficient, et en particulier de
créer une volonté politique et d’établir des cadres stratégiques, juridiques
et réglementaires appropriés ainsi que des mécanismes de supervision
garantissant des niveaux de prestations adéquats, une bonne gouvernance,
une bonne gestion et la protection des droits acquis des bénéficiaires et
autres parties prenantes.

24. La négociation collective et la liberté syndicale jouent un rôle im-


portant en ce qu’elles aident employeurs et travailleurs à négocier des
dispositions en matière de sécurité sociale, y compris pour les régimes
professionnels et autres régimes complémentaires. Ces accords devraient
s’inscrire dans un cadre réglementaire étatique.

21
25. Le dialogue social est essentiel pour identifier et définir les objectifs
stratégiques prioritaires; la définition des prestations, des droits et des
modes d’attribution correspondants; la répartition de la charge financière
entre les générations et entre les cotisants et les contribuables; et la
nécessité de trouver un juste équilibre entre les attentes sociales et les
contraintes financières.

26. Le dialogue social est un moyen important de contribuer au contrôle


permanent de la viabilité financière et de l’adéquation sociale, de l’effi-
cacité et de l’efficience de la gestion et de l’administration du régime.
Il est aussi important pour faire respecter la législation existante sur la
sécurité sociale, de sorte que les cotisations dues soient payées par tous
ceux qui sont tenus de le faire et que les prestations soient servies à tous
ceux qui y ont droit. Il faut pour cela des services publics d’inspection
dotés de ressources suffisantes et bien formés, aptes à promouvoir et à
garantir l’application de la loi et à empêcher l’évasion sociale, la fraude
et la corruption. Toutefois, cela nécessite aussi un contrôle actif de la
part des employeurs, des travailleurs et d’autres parties prenantes.

27. Pour jouer le rôle actif que l’on attend d’eux, à savoir garantir la bonne
gouvernance de la sécurité sociale, tous les travailleurs et les employeurs
doivent connaître, et comprendre, les dispositions existantes en matière
de sécurité sociale et les défis qui se font jour. Les Etats Membres doivent
examiner la possibilité d’intégrer des connaissances de base sur la sécu-
rité sociale dans les programmes de formation théorique et pratique aux
différents niveaux des systèmes d’éducation nationale. Les organisations
d’employeurs et les organisations de travailleurs doivent renforcer leurs
capacités de façon significative pour pouvoir partager les connaissances
en matière de sécurité sociale avec leurs membres et participer active-
ment au dialogue social sur les politiques de sécurité sociale ainsi qu’au
contrôle et à la supervision des régimes de sécurité sociale.

Le rôle des normes de l’OIT

28. Les normes à jour 15 de l’OIT concernant la sécurité sociale, en


particulier la convention no 102, fournissent un ensemble unique de
normes minimales pour les régimes nationaux de sécurité sociale qui sont
acceptées au niveau international. Elles énoncent des principes direc-
teurs pour la conception, le financement, la gouvernance et le contrôle
de ces régimes. La convention no 102 sert toujours de référence pour la
mise en place progressive d’une couverture complète de sécurité sociale

22
au niveau national. Plusieurs pays qui appliquent actuellement avec
succès des politiques d’extension de la sécurité sociale novatrices ont
récemment ratifié la convention no 102, et d’autres ont annoncé leur
intention de le faire.

29. L’augmentation du nombre de ratifications et l’application effective


de la convention no 102 et d’autres conventions relatives à la sécurité
sociale restent une priorité fondamentale pour les Etats Membres. Il est
donc essentiel de faire mieux connaître et comprendre les normes de
l’OIT relatives à la sécurité sociale, d’identifier les lacunes de la cou-
verture qui peuvent encore être un obstacle à de nouvelles ratifications,
et d’élaborer des politiques susceptibles de combler ces lacunes. En
particulier, il faudrait aussi prévoir la diffusion d’informations sur les
prescriptions relatives à la mise en œuvre de ces instruments et accorder
une attention particulière au renforcement des capacités et à la formation
des partenaires sociaux et, par là même, au renforcement du rôle du
dialogue social dans l’application des normes.

30. Comme cela a été par ailleurs indiqué dans le document auquel a
abouti la discussion sur l’étude d’ensemble de 2011 (sécurité sociale)
par la Commission de l’application des normes, le libellé de certaines
dispositions de la convention no 102 est souvent interprété comme ayant
une connotation sexiste. Il faut donc trouver une solution pragmatique qui
permettrait de l’interpréter d’une façon qui tienne compte du principe de
l’égalité entre hommes et femmes sans réviser l’instrument proprement dit,
ni affaiblir les niveaux prescrits de protection et de population à couvrir.
Cela pourrait faciliter d’autres ratifications par un certain nombre de pays.

31. Du fait que la fourniture ne serait-ce que d’une sécurité sociale de


base au moyen d’un socle de protection sociale suscite un regain d’inté-
rêt, le besoin existe d’une recommandation venant compléter les normes
applicables, qui aiderait les pays, en leur fournissant des orientations
souples mais faisant sens, à établir des socles de protection sociale dans
le cadre de systèmes complets de sécurité sociale adaptés à la situation
et au niveau de développement de chaque pays. Cette recommandation
devrait avoir une vocation promotionnelle, être soucieuse de la problé-
matique hommes-femmes et se prêter à une application flexible par tous
les Etats Membres à l’aide de différentes méthodes et en fonction de
leurs propres besoins, ressources et calendriers aux fins d’une mise en
œuvre progressive. Les éléments d’une possible recommandation concer-
nant les socles de protection sociale sont exposés dans l’annexe des
présentes conclusions.

23
Le rôle des gouvernements et des partenaires sociaux
32. Ce sont les gouvernements qui ont la responsabilité au premier chef
de garantir à tous un accès effectif à la sécurité sociale. Des processus
efficaces de dialogue social jouent un rôle essentiel en contribuant à
l’élaboration, à la mise en œuvre et au contrôle des politiques de sécu-
rité sociale et en étant le gage d’une bonne gouvernance des systèmes
nationaux de sécurité sociale.

33. Les gouvernements des Etats Membres devraient envisager ou prendre


les mesures ci-après:
a) assumer pleinement leur responsabilité en matière de sécurité so-
ciale en établissant un cadre stratégique, juridique et institutionnel
approprié et des mécanismes de gouvernance et de gestion efficaces,
notamment un cadre juridique visant à sécuriser et à protéger les
informations personnelles privées enregistrées dans les systèmes de
données de la sécurité sociale;
b) favoriser la cohérence des politiques de la sécurité sociale avec les
politiques de l’emploi, les politiques macroéconomiques et les autres
politiques sociales dans le cadre du travail décent, en particulier
en ce qui concerne la promotion de la formalisation progressive de
l’emploi et l’appui apporté à l’emploi productif;
c) élaborer une stratégie nationale d’extension bidimensionnelle de la
sécurité sociale, dans le cadre d’un processus de consultation repo-
sant sur le dialogue social, qui identifie les lacunes de la couverture
sociale par rapport aux niveaux souhaités et s’efforce de combler
ces lacunes de façon coordonnée et planifiée pendant une période
donnée, en vue de mettre en place des socles de protection sociale
au niveau national et des systèmes complets de sécurité sociale;
d) veiller à ce que les politiques de sécurité sociale tiennent compte de
l’évolution des rôles respectifs des femmes et des hommes en ce qui
concerne les responsabilités professionnelles et familiales, favorisent
l’égalité entre hommes et femmes, prévoient une protection de la
maternité et encouragent l’autonomisation des femmes dans le cadre
de mesures qui leur garantissent une situation équitable;
e) faire en sorte que les politiques de sécurité sociale tiennent compte
des besoins des femmes, des hommes et des enfants à tous les stades
de leur vie et aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural, et des
besoins spécifiques de groupes vulnérables, notamment les peuples
autochtones, les minorités, les travailleurs migrants, les personnes

24
handicapées, les personnes vivant avec le VIH ou le sida, les orphelins
et les enfants vulnérables;
f) renforcer les systèmes d’inspection du travail et de la sécurité sociale
afin d’améliorer le respect des législations relatives respectivement à
la sécurité sociale et à la santé et sécurité au travail, et de renforcer le
potentiel de prévention de cette dernière législation par la promotion
d’une culture de la santé et de la sécurité;
g) conclure des accords bilatéraux, régionaux ou multilatéraux pour garantir
aux travailleurs migrants auxquels ils s’appliquent l’égalité de traitement
en matière de sécurité sociale, ainsi que l’accès à des droits à presta-
tions sociales, la préservation de ces droits et/ou leur transférabilité;
h) garantir la viabilité financière, budgétaire et économique des systèmes
de sécurité sociale par des politiques appropriées et différents méca-
nismes de financement, élaborés en consultation avec les partenaires
sociaux ou par ces derniers, le cas échéant;
i) trouver un équilibre, avec la participation des partenaires sociaux,
entre l’adéquation économique et l’adéquation sociale à long terme
des régimes de sécurité sociale publics ou privés;
j) nouer le dialogue avec les partenaires sociaux et promouvoir un dia-
logue social efficace pour définir les politiques nationales de sécurité
sociale et les calendriers les plus appropriés en vue de leur mise en
œuvre progressive;
k) donner pleinement effet aux dispositions de la convention n° 102 et
d’autres conventions à jour de l’OIT concernant la sécurité sociale,
et prendre des mesures aux fins de leur ratification;
l) contribuer à l’échange d’informations, d’expériences et de connais-
sances spécialisées concernant les politiques et pratiques en matière
de sécurité sociale entre les Etats Membres et avec le BIT.

34. Les organisations d’employeurs et les organisations de travailleurs


devraient envisager ou prendre les mesures ci-après:
a) sensibiliser aussi bien leurs membres que le grand public à la sécurité
sociale et s’assurer leur appui, notamment en ce qui concerne les
normes de l’OIT relatives à la sécurité sociale;
b) participer activement aux processus de dialogue social visant à éla-
borer, mettre en œuvre et contrôler les stratégies et politiques de
sécurité sociale au niveau national pour tenir compte de l’évolution
des besoins et des capacités des travailleurs et des entreprises;

25
c) contribuer à l’élaboration de solutions novatrices, notamment celles
susceptibles de pallier les chocs économiques et les évolutions struc-
turelles et de résoudre la question de la viabilité, y compris dans le
cadre de la négociation collective;
d) participer à un dialogue sur les politiques destiné à établir un socle
de protection sociale au niveau national;
e) élaborer conjointement des initiatives pour appuyer la transition vers
l’emploi formel et les entreprises du secteur formel;
f) appuyer l’élaboration de normes de performance et de responsabi-
lisation pour permettre durablement le fonctionnement efficace et
efficient de l’ensemble des systèmes nationaux de sécurité sociale;
g) participer activement à la gouvernance des institutions de sécurité
sociale afin de garantir la représentation effective des personnes
protégées, des contribuables et des cotisants;
h) aider les travailleurs et les employeurs dans leurs interactions avec
les institutions de sécurité sociale, en veillant à ce que les cotisations
soient dûment encaissées et que les prestations soient dûment versées;
i) collaborer avec le gouvernement et avec l’OIT pour promouvoir la
ratification et l’application effective de la convention no 102.

Le rôle de l’OIT et le suivi


35. La Conférence demande au Bureau international du Travail, dans le
cadre de la Campagne mondiale sur la sécurité sociale et la couverture
pour tous:
a) d’aider les Etats Membres, y compris grâce aux programmes par
pays de promotion du travail décent et à des services consultatifs
techniques appropriés, à appuyer l’élaboration et la mise en œuvre de
stratégies bidimensionnelles nationales visant à étendre la couverture
de la sécurité sociale, notamment sous forme de socles nationaux de
protection sociale, dans le contexte plus large du cadre d’ensemble
des politiques économiques et sociales au niveau national;
b) d’aider les Etats Membres à concevoir et à améliorer la gouvernance
et la gestion des régimes de sécurité sociale ainsi qu’à se doter de
systèmes d’octroi des prestations efficaces, et d’évaluer périodiquement
l’impact, la viabilité et la pérennité des politiques de sécurité sociale;
c) de renforcer davantage les capacités des Etats Membres à concevoir,
appliquer et contrôler des systèmes de sécurité sociale qui soient à

26
la hauteur des enjeux, y compris l’évolution des tendances démogra-
phiques et la migration, et à en assurer le bon fonctionnement;
d) d’appuyer l’établissement d’accords bilatéraux et multilatéraux pour
que les travailleurs migrants et les membres de leur famille aient
accès à la sécurité sociale;
e) de renforcer le rôle de premier plan que joue l’OIT dans la promotion
du socle de protection sociale, aux niveaux national et international,
avec la participation des mandants et en partenariat avec d’autres
organisations internationales;
f) de soutenir l’élaboration de cadres macroéconomiques et de politiques,
y compris des mesures d’activation, qui soient propices à la création
d’emplois de qualité et de systèmes de sécurité sociale durables et
efficaces;
g) d’aider les Etats Membres dans la formulation et la mise en œuvre, en
consultation avec les organisations d’employeurs et les organisations
de travailleurs, de politiques nationales visant à faciliter la transition
progressive de l’économie informelle vers l’économie formelle;
h) de promouvoir, aux niveaux national et international, le dialogue social
et le rôle des partenaires sociaux dans la conception, la gouvernance et
la mise en œuvre d’une sécurité sociale complète et durable pour tous;
i) de consacrer des efforts particuliers au renforcement des capacités et
à la formation des partenaires sociaux en ce qui concerne les normes
de l’OIT relatives à la sécurité sociale, et par là même de renforcer
le rôle du dialogue social dans la façon dont ces normes sont mises
en œuvre;
j) de renforcer les capacités des partenaires sociaux à participer au dia-
logue sur les politiques et à la gouvernance de la sécurité sociale au
niveau national, moyennant l’élaboration plus poussée de programmes
de formation appropriés, l’assistance technique et d’autres moyens;
k) d’élargir l’assistance apportée aux mandants en vue de les aider à
mieux faire connaître et comprendre les normes de l’OIT concernant
la sécurité sociale et leurs modalités de mise en œuvre, à élaborer des
politiques visant à surmonter les obstacles à la ratification et à prendre
des initiatives novatrices pour promouvoir les conventions à jour de
l’OIT concernant la sécurité sociale, notamment la convention no 102;
l) d’élaborer, en coopération avec les mandants de l’OIT, un recueil
de bonnes pratiques en matière de protection sociale dans lequel
les Etats Membres pourront trouver des conseils pratiques et des

27
c­ ritères de référence qui leur permettent d’évaluer et d’améliorer leurs
dispositions nationales régissant la protection sociale, y compris la
gestion générale et financière de la sécurité sociale, la conception
des prestations et la bonne gouvernance;
m) de renforcer les capacités de recherche du Bureau international du
Travail, en particulier en ce qui concerne l’analyse des politiques et
des pratiques nationales de sécurité sociale, l’élaboration d’outils
d’évaluation des résultats et la production de statistiques fiables et
d’en assurer l’excellente qualité et la visibilité, en vue d’aider les
gouvernements et les partenaires sociaux à prendre des décisions en
toute connaissance de cause;
n) de faciliter l’échange d’expériences et de bonnes pratiques, le transfert
de connaissances et, d’un commun accord, le transfert de technolo-
gies entre les pays, notamment les échanges Sud-Sud et triangulaires
d’expériences et d’expertise;
o) de faciliter l’exécution du mandat de l’OIT en améliorant la cohérence,
l’efficacité et l’efficience des politiques au niveau international, y
compris en coordonnant ses programmes et activités et en appro-
fondissant sa collaboration avec le système des Nations Unies, le
FMI, la Banque mondiale, les banques régionales de développement,
l’OCDE, la Commission européenne et autres organisations régionales,
l’AISS et des organisations de la société civile. Cette collaboration
est cruciale au niveau national dans le cadre d’initiatives prises par
les pays;
p) de renforcer la coopération avec l’AISS et d’autres associations natio-
nales et internationales de sécurité sociale, ainsi que leurs organi-
sations membres, en ce qui concerne le partage d’informations et la
mise à disposition d’expertise pour soutenir les activités techniques
du BIT;
q) d’intégrer d’emblée et de façon cohérente les questions sexospéci-
fiques dans toutes les activités susmentionnées, en vue de promouvoir
l’égalité entre hommes et femmes.

36. La Conférence prie le Directeur général de tenir compte des présentes


conclusions lors de l’établissement des Propositions de programme et
de budget futures et de la mobilisation de ressources extrabudgétaires,
y compris le Compte supplémentaire du budget ordinaire.

37. La Conférence invite le Conseil d’administration à inscrire la discussion


concernant la possible recommandation, mentionnée au ­paragraphe 31,

28
à l’ordre du jour de la 101e session de la Conférence internationale du
Travail (2012).

38. La Conférence invite le Conseil d’administration à examiner, à la


lumière de la résolution concernant l’égalité entre les hommes et les
femmes et les formulations à employer dans les textes juridiques de
l’OIT, la question de l’emploi d’un langage non sexiste dans les normes
de l’OIT concernant la sécurité sociale et de faire rapport à la Conférence
à une session ultérieure.

39. La Conférence prie le Directeur général d’élaborer un plan d’action


concernant la suite à donner aux autres recommandations formulées
dans les présentes conclusions ainsi qu’au résultat des discussions de la
Commission de l’application des normes, et demande au Conseil d’admi-
nistration d’examiner ce plan à sa 312e session (novembre 2011).

29
Annexe
Eléments d’une possible recommandation
concernant les socles de protection sociale 16

1. Contexte général
A1. Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la
sécurité sociale en vertu de l’article 22 de la Déclaration universelle
des droits de l’homme. La sécurité sociale est une nécessité sociale et
économique, une condition préalable du développement économique et
social et une composante du travail décent pour toutes les femmes et
tous les hommes. Elle peut grandement contribuer à la réalisation des
objectifs et cibles du Millénaire pour le développement.

2. Objectif
A2. La recommandation serait axée sur l’extension de la couverture à de
plus amples groupes de population (extension horizontale de la couver-
ture), et favoriserait par conséquent l’établissement de socles nationaux
de protection sociale. S’agissant de la garantie progressive de niveaux
plus élevés de protection (extension verticale de la couverture), la re-
commandation encouragerait les Etats Membres à ratifier la convention
(no 102) concernant la sécurité sociale (norme minimum), 1952, et autres
conventions à jour de l’OIT concernant la sécurité sociale, et ceux qui
les ont ratifiées à en assurer l’application effective.

A3. L’objectif de la recommandation serait de fournir des orientations


aux Etats Membres sur l’élaboration d’une stratégie d’extension de la
sécurité sociale qui soit compatible et complémentaire avec des stratégies
nationales plus larges concernant l’emploi et les questions économiques
et sociales, et qui tende en particulier à contribuer à la réduction de la
pauvreté et à la formalisation de l’emploi informel.

3. Principes de mise en œuvre


A4. L’extension de la sécurité sociale devrait être placée sous la direction
des pays et répondre aux priorités, aux ressources et aux besoins natio-
naux. Afin d’aider les Etats Membres dans cette tâche, la recommandation
énoncerait un certain nombre de principes applicables à la conception
et à la mise en œuvre de stratégies nationales d’extension de la sécurité
sociale allant dans le droit fil des conclusions de la commission.

30
4. Champ d’application de l’instrument
A5. La recommandation devrait encourager les Etats Membres à conce-
voir, dans le cadre d’un processus efficace de dialogue social au niveau
national, une stratégie de sécurité sociale qui permette d’identifier les
lacunes dans l’instauration des niveaux de protection voulus à l’échelle
nationale et qui vise à les combler et à créer un système complet de
sécurité sociale selon des modalités coordonnées et planifiées sur une
période donnée, en accordant toute l’attention voulue aux travailleurs
de l’économie informelle.

A6. La dimension horizontale de la stratégie d’extension de la sécurité


sociale devrait accorder la priorité à la mise en œuvre d’un socle national
de protection sociale, qui consisterait en quatre garanties élémentaires
en matière de sécurité sociale, à savoir des seuils minimaux définis à
l’échelle nationale pour garantir la sécurité du revenu durant l’enfance,
la vie active et la vieillesse ainsi qu’un accès financièrement abordable
aux soins de santé essentiels. Ces garanties fixent les niveaux minimaux
de protection auxquels tous les membres d’une société donnée devraient
avoir droit en cas de nécessité. Axées sur les résultats, ces garanties ne
prescrivent pas les caractéristiques des prestations, ni aucun mécanisme
de financement ou mode d’organisation de l’attribution des prestations.

A7. La recommandation pourrait encourager les Etats Membres à combler


les lacunes de la couverture des populations ayant une capacité contri-
butive à l’aide de régimes contributifs. Elle inciterait les Etats Membres
à ratifier les conventions à jour de l’OIT concernant la sécurité sociale
le plus rapidement possible dans le cadre des processus nationaux de
développement économique et social, et à veiller à l’application effective
de celles-ci.

A8. La recommandation devrait encourager les Etats Membres à se do-


ter de mécanismes appropriés pour contrôler l’extension de la sécurité
sociale et la mise en œuvre de leurs garanties nationales élémentaires
en la matière. Elle pourrait aussi inviter les Etats Membres à établir des
dispositifs, fondés sur un dialogue social effectif au niveau national, en
vue de continuer d’étendre la couverture de la sécurité sociale sur la
base de la convention n° 102 et autres conventions à jour, et de créer
des systèmes complets de sécurité sociale en phase avec les besoins
sociaux et les capacités économiques et budgétaires au niveau national.

31
13. OIT. Compte rendu provisoire, op. cit., n° 24. p. 76. Disponible sur: [Link]
wcmsp5/groups/public/---ed_norm/---relconf/documents/meetingdocument/wcms_157828.pdf.
14. Ibid. pp. 77-91.
15. Ces normes sont: la convention (no 102) concernant la sécurité sociale (norme minimum),
1952; la convention (no 118) sur l’égalité de traitement (sécurité sociale), 1962; la convention
(no 121) sur les prestations en cas d’accidents du travail et de maladies professionnelles, 1964
[tableau I modifié en 1980]; la convention (no 128) concernant les prestations d’invalidité, de
vieillesse et de survivants, 1967; la convention (no 130) concernant les soins médicaux et les
indemnités de maladie, 1969; la convention (no 157) sur la conservation des droits en matière
de sécurité sociale, 1982; la convention (no 168) sur la promotion de l’emploi et la protection
contre le chômage, 1988; et la convention (no 183) sur la protection de la maternité, 2000.
16. OIT. Conférence international du Travail, Compte rendu provisoire, no 24, pp. 90-91.
PARTIE II
Recommandation concernant les socles nationaux
de protection sociale (Recommandation sur les socles
de protection sociale), 2012 (no 202) 17

CONFERENCE INTERNATIONALE DU TRAVAIL

Recommandation 202

RECOMMANDATION CONCERNANT
LES SOCLES NATIONAUX DE PROTECTION SOCIALE

La Conférence générale de l’Organisation internationale du Travail,


Convoquée à Genève par le Conseil d’administration du Bureau international
du Travail, et s’y étant réunie le 30 mai 2012, en sa cent unième session;
Réaffirmant que le droit à la sécurité sociale est un droit de la personne;
Reconnaissant que le droit à la sécurité sociale est, avec la promotion de
l’emploi, une nécessité économique et sociale pour le développement
et le progrès;
Reconnaissant que la sécurité sociale est un outil important pour prévenir
et réduire la pauvreté, les inégalités, l’exclusion sociale et l’insécurité
sociale, pour promouvoir l’égalité des chances, l’égalité entre hommes
et femmes et l’égalité raciale et pour soutenir la transition de l’emploi
informel à l’emploi formel;
Considérant que la sécurité sociale est un investissement dans les hommes
et les femmes leur donnant la capacité de s’adapter aux changements de
l’économie et du marché du travail et que les systèmes de sécurité sociale
agissent en tant qu’amortisseurs sociaux et économiques automatiques
et qu’ils contribuent à stimuler la demande globale en période de crise et
au-delà ainsi qu’à favoriser la transition vers une économie plus durable;
Considérant qu’une priorité donnée à des politiques visant à promouvoir
la croissance durable à long terme, associées à l’inclusion sociale,
contribue à surmonter l’extrême pauvreté et à réduire les inégalités
et les différences sociales dans les régions et entre elles;

33
Reconnaissant que la transition vers l’emploi formel et l’établissement
de systèmes de sécurité sociale durables se renforcent mutuellement;
Rappelant que la Déclaration de Philadelphie reconnaît l’obligation
solennelle pour l’Organisation internationale du Travail de contribuer
«à réaliser (…) l’extension des mesures de sécurité sociale en vue
d’assurer un revenu de base à tous ceux qui ont besoin d’une telle
protection, ainsi que des soins médicaux complets»;
Considérant la Déclaration universelle des droits de l’homme, en particulier
les articles 22 et 25, et le Pacte international relatif aux droits
économiques, sociaux et culturels, en particulier les articles 9, 11 et 12;
Considérant en outre les normes de l’OIT relatives à la sécurité sociale,
en particulier la convention (no 102) concernant la sécurité sociale
(norme minimum), 1952, la recommandation (no 67) sur la garantie
des moyens d’existence, 1944, et la recommandation (no 69) sur les
soins médicaux, 1944, et notant que ces normes conservent toute
leur pertinence et continuent d’être des références importantes pour
les systèmes de sécurité sociale;
Rappelant que la Déclaration de l’OIT sur la justice sociale pour une
mondialisation équitable reconnaît que «les engagements et les efforts
des Membres et de l’Organisation visant à mettre en œuvre le mandat
constitutionnel de l’OIT, notamment par l’intermédiaire des normes
internationales du travail, et à placer le plein emploi productif et
le travail décent au cœur des politiques économiques et sociales
devraient se fonder sur [l’objectif pouvant] se décliner comme suit:
(…) ii) prendre et renforcer des mesures de protection sociale (…)
durables et adaptées aux circonstances nationales, en particulier (…)
l’extension de la sécurité sociale à tous»;
Considérant la résolution et les conclusions concernant la discussion
récurrente sur la protection sociale (sécurité sociale), adoptées par la
Conférence internationale du Travail à sa centième session (2011), qui
reconnaissent le besoin d’une recommandation qui viendrait compléter
les normes existantes de l’OIT relatives à la sécurité sociale et fournir
des orientations aux Membres aux fins de l’établissement de socles de
protection sociale adaptés à la situation et au niveau de développement
de chaque pays, dans le cadre de systèmes complets de sécurité sociale;
Après avoir décidé d’adopter diverses propositions relatives aux socles
de protection sociale, question qui fait l’objet du quatrième point à
l’ordre du jour de la session;

34
Après avoir décidé que ces propositions prendraient la forme d’une recom-
mandation,

adopte, ce quatorze juin deux mille douze la recommandation ci-après,


qui sera dénommée Recommandation sur les socles de protection sociale,
2012.

I. Objectifs, Champ d’application et principes

1. La présente recommandation fournit aux Membres des orientations


pour:
a) établir ou maintenir, selon le cas, des socles de protection sociale en
tant qu’élément fondamental de leurs systèmes nationaux de sécurité
sociale;
b) mettre en œuvre les socles de protection sociale dans le cadre de
stratégies d’extension de la sécurité sociale qui assurent progressi-
vement des niveaux plus élevés de sécurité sociale au plus grand
nombre de personnes possible, selon les orientations données par
les normes de l’OIT relatives à la sécurité sociale.

2. Aux fins de la présente recommandation, les socles de protection


sociale sont des ensembles de garanties élémentaires de sécurité sociale
définis à l’échelle nationale qui assurent une protection visant à prévenir
ou à réduire la pauvreté, la vulnérabilité et l’exclusion sociale.

3. Reconnaissant la responsabilité générale et principale qui incombe


à l’Etat de donner effet à la présente recommandation, les Membres
devraient appliquer les principes suivants:
a) universalité de la protection, fondée sur la solidarité sociale;
b) droit aux prestations prescrit par la législation nationale;
c) caractère adéquat et prévisible des prestations;
d) non-discrimination, égalité entre hommes et femmes et prise en
compte des besoins spécifiques;
e) inclusion sociale, y compris des personnes travaillant dans l’économie
informelle;
f) respect des droits et de la dignité des personnes couvertes par les
garanties de sécurité sociale;
g) réalisation progressive, y compris moyennant la fixation d’objectifs
et de délais;

35
h) solidarité en matière de financement, allant de pair avec la recherche
du meilleur équilibre possible entre les responsabilités et les intérêts
parmi ceux qui financent et bénéficient des régimes de sécurité sociale;
i) prise en considération de la diversité des méthodes et approches, y
compris des mécanismes de financement et des systèmes de fourni-
ture des prestations;
j) gestion financière et administration saines, responsables et transparentes;
k) pérennité financière, budgétaire et économique, compte dûment tenu
de la justice sociale et de l’équité;
l) cohérence avec les politiques sociales, économiques et de l’emploi;
m) cohérence entre les institutions chargées d’assurer les services de
protection sociale;
n) services publics de qualité améliorant l’efficacité des systèmes de
sécurité sociale;
o) efficacité et accessibilité des procédures de réclamation et de recours;
p) suivi régulier de la mise en œuvre et évaluation périodique;
q) plein respect de la négociation collective et de la liberté syndicale
pour tous les travailleurs;
r) participation tripartite avec les organisations représentatives d’em-
ployeurs et de travailleurs ainsi que la consultation d’autres organi-
sations pertinentes et représentatives de personnes concernées.

II. Socles nationaux de protection sociale

4. Les Membres devraient, en fonction de leur situation nationale,


établir aussi vite que possible et maintenir leurs socles de protection sociale
qui devraient comporter des garanties élémentaires de sécurité sociale.
Ces garanties devraient assurer au minimum à toute personne dans le
besoin, tout au long de la vie, l’accès à des soins de santé essentiels et une
sécurité élémentaire de revenu qui ensemble garantissent un accès effectif
aux biens et services définis comme nécessaires à l’échelle nationale.

5. Les socles de protection sociale visés au paragraphe 4 devraient


comporter au moins les garanties élémentaires de sécurité sociale suivantes:
a) accès à un ensemble de biens et services définis à l’échelle nationale
comme étant des soins de santé essentiels, y compris les soins de
maternité, qui réponde aux critères de disponibilité, d’accessibilité,
d’acceptabilité et de qualité;

36
b) sécurité élémentaire de revenu pour les enfants, se situant au moins
à un niveau minimal défini à l’échelle nationale, assurant l’accès
à l’alimentation, à l’éducation, aux soins et à tous autres biens et
services nécessaires;

c) sécurité élémentaire de revenu, se situant au moins à un niveau mini-


mal défini à l’échelle nationale, pour les personnes d’âge actif qui
sont dans l’incapacité de gagner un revenu suffisant, en particulier
dans les cas de maladie, de chômage, de maternité et d’invalidité;

d) sécurité élémentaire de revenu pour les personnes âgées, se situant


au moins à un niveau minimal défini à l’échelle nationale.

6. Sous réserve des obligations internationales auxquelles ils sont


assujettis, les Membres devraient fournir les garanties élémentaires de
sécurité sociale mentionnées dans la présente recommandation au moins
à tous les résidents et enfants, tels que définis par la législation nationale.

7. Les garanties élémentaires de sécurité sociale devraient être instaurées


par la loi. La législation nationale devrait définir la gamme, les conditions
d’attribution et le niveau des prestations qui donnent effet à ces garanties.
Des procédures de réclamation et de recours impartiales, transparentes,
efficaces, simples, rapides, accessibles et peu coûteuses devraient aussi
être définies. L’accès aux procédures de réclamation et de recours devrait
être sans frais pour le demandeur. Des systèmes permettant d’améliorer le
respect des cadres juridiques nationaux devraient être en place.

8. Lorsqu’ils définissent les garanties élémentaires de sécurité sociale,


les Membres devraient dûment tenir compte de ce qui suit:

a) les personnes ayant besoin de soins de santé ne devraient pas être


confrontées à une charge trop lourde ni à un risque accru de pauvreté
résultant des conséquences financières de l’accès aux soins de santé
essentiels. La gratuité des soins médicaux prénatals et postnatals devrait
également être envisagée pour les personnes les plus vulnérables;

b) la sécurité élémentaire de revenu devrait permettre de vivre digne-


ment. Les niveaux minimaux de revenu définis à l’échelle nationale
peuvent correspondre à la valeur monétaire d’un ensemble de biens
et services nécessaires, aux seuils nationaux de pauvreté, à des seuils
de revenu définis pour l’octroi de l’assistance sociale ou à d’autres
seuils comparables établis par la législation ou la pratique nationales,
et peuvent tenir compte des différences régionales;

37
c) les niveaux des garanties élémentaires de sécurité sociale devraient
être régulièrement réexaminés dans le cadre d’une procédure trans-
parente établie par la législation ou la pratique nationales, selon qu’il
convient;
d) s’agissant de la fixation et du réexamen des niveaux de ces garan-
ties, la participation tripartite avec les organisations représentatives
d’employeurs et de travailleurs ainsi que la consultation d’autres
organisations pertinentes et représentatives de personnes concernées
devraient être garanties.

9. (1) Lorsqu’ils fournissent les garanties élémentaires de sécurité


sociale, les Membres devraient envisager différentes approches en vue de
mettre en œuvre la combinaison la plus efficace et efficiente de prestations
et de régimes, compte tenu du contexte national.

(2) Ces prestations peuvent comprendre les prestations à l’enfance


et aux familles, les prestations de maladie et les soins de santé, les
prestations de maternité, les prestations d’invalidité, les prestations de
vieillesse, les prestations de survivants, les prestations de chômage et
les garanties d’emploi, les prestations en cas d’accidents du travail et
de maladies professionnelles, ainsi que toute autre prestation sociale en
espèces ou en nature.

(3) Ces prestations peuvent être dispensées par des régimes tels que
des régimes de prestations universels, d’assurance sociale, d’assistance
sociale, d’impôt négatif sur le revenu, des régimes publics d’emploi et
des régimes d’aide à l’emploi.

10. Lors de la conception et de la mise en œuvre des socles nationaux


de protection sociale, les Membres devraient:
a) combiner mesures préventives, promotionnelles et actives, prestations
et services sociaux;
b) promouvoir l’activité économique productive et l’emploi formel en envi-
sageant des politiques qui incluent la passation de marchés publics,
l’affectation de crédits budgétaires publics, l’inspection du travail,
des politiques du marché du travail et des incitations fiscales et
qui favorisent l’éducation, la formation professionnelle, les aptitudes
productives et l’employabilité;
c) assurer la coordination avec d’autres politiques favorisant l’emploi
formel, la création de revenu, l’éducation, l’alphabétisation, la for-
mation professionnelle, les qualifications et l’employabilité, réduisant

38
la précarité et promouvant l’emploi stable, l’esprit d’entreprise et les
entreprises durables dans le cadre du travail décent.

11. (1) Les Membres devraient envisager de recourir à un ensemble


varié de méthodes pour mobiliser les ressources nécessaires afin d’assurer
la viabilité financière, budgétaire et économique des socles nationaux
de protection sociale, en tenant compte des capacités contributives des
différents groupes de la population. Ces méthodes, appliquées séparément
ou conjointement, pourront consister à veiller au respect effectif des
obligations en matière fiscale et de cotisations sociales, à redéfinir les
priorités de dépenses ou à mettre en place une assiette de prélèvements
plus large et suffisamment progressive.

(2) Aux fins de l’application de ces méthodes, les Membres devraient


examiner la nécessité d’adopter des mesures pour prévenir la fraude ainsi
que l’évasion fiscale et le non-paiement des cotisations sociales.

12. Les socles nationaux de protection sociale devraient être


financés par des ressources nationales. Les Membres dont les capacités
économiques et budgétaires sont insuffisantes pour mettre en œuvre les
garanties pourront rechercher une coopération et un appui au niveau
international en complément de leurs propres efforts.

III. Stratégies nationales d’extension


de la sécurité sociale

13. (1) Les Membres devraient formuler et mettre en œuvre des


stratégies nationales d’extension de la sécurité sociale basées sur des
consultations nationales, et ce par le biais d’un dialogue social effectif
et d’une participation sociale. Les stratégies nationales devraient:
a) accorder la priorité à la mise en œuvre des socles de protection sociale
en tant que point de départ pour les pays qui n’ont pas un niveau
minimal de garanties de sécurité sociale et qu’élément fondamental
de leurs systèmes nationaux de sécurité sociale;
b) chercher à assurer des niveaux plus élevés de protection au plus grand
nombre possible de personnes et aussi rapidement que possible,
reflétant les capacités économiques et budgétaires des Membres.

(2) A cette fin, les Membres devraient progressivement édifier et


maintenir des systèmes de sécurité sociale complets et adéquats, cohérents
avec les objectifs des politiques nationales et chercher à articuler les
politiques de sécurité sociale avec les autres politiques publiques.

39
14. Lorsqu’ils formulent et mettent en œuvre les stratégies nationales
d’extension de la sécurité sociale, les Membres devraient:
a) fixer des objectifs reflétant les priorités nationales;
b) identifier les lacunes et les obstacles en matière de protection;
c) chercher à combler ces lacunes par le biais de régimes appropriés et
coordonnés de manière efficace, à caractère contributif, non contributif
ou les deux, y compris en étendant les régimes contributifs existants
à toutes les personnes concernées ayant une capacité contributive;
d) compléter la sécurité sociale par des politiques actives du marché
du travail, y compris par la formation professionnelle ou d’autres
mesures, selon qu’il convient;
e) préciser les besoins financiers et les ressources, ainsi que les délais
et les étapes pour la réalisation progressive des objectifs;
f) mieux faire connaître leurs socles de protection sociale et leurs stra-
tégies d’extension et lancer des programmes d’information, y compris
dans le cadre du dialogue social.

15. Les stratégies d’extension de la sécurité sociale devraient s’appliquer


aux personnes relevant tant de l’économie formelle que de l’économie
informelle, soutenir la croissance de l’emploi formel et la réduction de
l’informalité, s’inscrire dans les plans de développement économique,
social et environnemental des Membres et favoriser leur mise en œuvre.

16. Les stratégies d’extension de la sécurité sociale devraient assurer


un appui aux groupes défavorisés et aux personnes ayant des besoins
spécifiques.

17. Lorsqu’ils établissent des systèmes complets de sécurité sociale


qui reflètent les objectifs, les priorités et les capacités économiques et
budgétaires au plan national, les Membres devraient viser à assurer la
gamme et le niveau des prestations prévus dans la convention (n° 102)
concernant la sécurité sociale (norme minimum), 1952, ou dans d’autres
conventions et recommandations de l’OIT relatives à la sécurité sociale
comportant des normes plus avancées.

18. Les Membres devraient envisager de ratifier la convention


(n 102) concernant la sécurité sociale (norme minimum), 1952, dès
o

que la situation nationale le permet. Les Membres devraient en outre


envisager, selon le cas, de ratifier ou de donner effet à d’autres conventions
et recommandations de l’OIT relatives à la sécurité sociale comportant
des normes plus avancées.

40
IV. Suivi
19. Les Membres devraient effectuer un suivi des progrès réalisés dans
la mise en œuvre des socles de protection sociale et dans la réalisation
des autres objectifs des stratégies nationales d’extension de la sécurité
sociale, par le biais de mécanismes appropriés définis à l’échelle nationale,
y compris la participation tripartite avec les organisations représentatives
d’employeurs et de travailleurs ainsi que la consultation d’autres
organisations pertinentes et représentatives de personnes concernées.
20. Les Membres devraient organiser régulièrement des consultations
nationales afin d’évaluer les progrès accomplis et d’examiner des politiques
en vue de la poursuite de l’extension horizontale et verticale de la sécurité
sociale.
21. Pour les besoins du paragraphe 19, les Membres devraient
régulièrement collecter, compiler, analyser et publier un ensemble adéquat
de données, de statistiques et d’indicateurs de sécurité sociale ventilés,
en particulier par sexe.
22. Lorsqu’ils formulent ou révisent les concepts, les définitions
et la méthodologie utilisés pour produire des données, des statistiques
et des indicateurs de sécurité sociale, les Membres devraient prendre
en considération les orientations pertinentes fournies par l’Organisation
internationale du Travail, en particulier la résolution concernant l’élaboration
des statistiques de la sécurité sociale adoptée par la neuvième Conférence
internationale des statisticiens du travail, selon qu’il convient.
23. Les Membres devraient mettre en place un cadre juridique visant
à sécuriser et à protéger les informations personnelles privées enregistrées
dans les systèmes de données de la sécurité sociale.
24. (1) Les Membres sont encouragés à échanger des informations,
des expériences et de l’expertise concernant les stratégies, les politiques
et les pratiques en matière de sécurité sociale, entre eux et avec le Bureau
international du Travail.
(2) Dans le cadre de la mise en œuvre de la présente recommandation,
les Membres pourront solliciter l’assistance technique de l’Organisation
internationale du Travail et d’autres organisations internationales
pertinentes, compte tenu de leurs mandats respectifs.

17. Disponible sur: [Link]

41
PARTIE III
Résolution concernant les mesures visant à faire
des socles de protection sociale une réalité au niveau
national dans le monde entier 18

La Conférence générale de l’Organisation internationale du Travail, réunie


à Genève en sa cent unième session, 2012,

Ayant adopté la recommandation sur les socles de protection sociale,


2012,

Reconnaissant le rôle essentiel de la protection sociale dans le


développement économique et social, notamment dans la lutte contre
la pauvreté, la vulnérabilité et l’exclusion sociale, ainsi que dans la
concrétisation du travail décent pour tous,

1. Invite les gouvernements, les employeurs et les travailleurs à donner


ensemble plein effet à la recommandation sur les socles de protection
sociale dès que la situation nationale le permet;

2. Invite en outre le Conseil d’administration du Bureau international


du Travail à demander au Directeur général de prendre, sous réserve des
ressources disponibles, des mesures efficaces au regard des coûts, à
l’effet:
a) de promouvoir, dans le cadre d’actions de sensibilisation appropriées,
une large mise en œuvre de la recommandation;
b) de renforcer la capacité des gouvernements et des organisations
d’employeurs et de travailleurs pour leur permettre de concevoir et
d’appliquer des politiques et programmes relatifs aux socles nationaux
de protection sociale et d’en assurer le suivi et l’évaluation;
c) d’apporter un appui aux gouvernements ainsi qu’aux organisations
d’employeurs et de travailleurs dans les efforts qu’ils déploient pour
mettre en œuvre les socles nationaux de protection sociale par:
– des moyens propres à faciliter le partage des connaissances, de
l’information et des bonnes pratiques en matière de protection
sociale parmi les Membres; et
– la coopération technique et des services consultatifs;

43
d) de soutenir les processus de dialogue au niveau national sur la ques-
tion de la conception et de la mise en œuvre des socles nationaux de
protection sociale;
e) de renforcer la coopération et la coordination du soutien aux Membres
avec d’autres organisations internationales concernées, les organisa-
tions d’employeurs et de travailleurs ainsi qu’avec d’autres organi-
sations pertinentes et représentatives de personnes concernées aux
fins de l’élaboration de stratégies nationales de protection sociale.

18. OIT: Compte rendu provisoire, Conférence internationale du Travail, 101e session, 2012,
vol. 14, p. 120. Disponible sur: [Link]
documents/meetingdocument/wcms_182964.pdf.

44
ANNEXES

45
ANNEXE I
Ce que les mandants ont dit:
Extraits de discours, 101e session de la Conférence
internationale du Travail, 2012 19
M. Trevor Kaunda (membre gouvernemental, Zambie)
(…) Au cours des dix dernières années, un constat est devenu de plus
en plus patent: la majorité de la population mondiale vit dans l’insécurité
sociale et cette situation est lourde de conséquences pour les personnes
privées de l’accès aux soins de santé, même les plus essentiels, et d’une
sécurité élémentaire de revenu. Cette prise de conscience s’est traduite en
actes dans de nombreux pays qui ont mis en œuvre des politiques et des
programmes prévoyant des socles de protection sociale pour l’ensemble
des personnes dans le besoin.

Ici même, à l’OIT, au cours de la dernière session de la Conférence


internationale du Travail en 2011, nous étions parvenus à un consensus
sur la nécessité de compléter les normes existantes en matière de sécurité
sociale à l’échelle internationale au moyen d’un instrument nouveau qui
guiderait l’ensemble des Etats Membres dans leurs efforts visant à mettre
en place des socles de protection sociale. La commission s’est efforcée
de répondre au mieux de ses capacités aux attentes des mandants de
l’OIT et de la société internationale. Elle s’était donc vu confier une tâche
d’une grande ampleur. Je crois que nous pouvons aujourd’hui tous être
fiers, tant du résultat auquel nous sommes parvenus que de la manière
dont nous y sommes parvenus.

«Reconnaissance du besoin de mettre en place des niveaux


minimums de sécurité sociale par le biais de socles nationaux de
protection sociale est indispensable à un développement inclusif.»
M. John Kiyong’a Munyes (ministre du Travail, Kenya)
«Nous, employeurs, nous pensons que son contenu est l’une des
contributions les plus importantes qui aient été obtenues à ce jour
dans ce domaine. En effet, dans cette recommandation, on reconnaît
les difficultés et on essaie d’y faire face, avec gouvernance efficace
et transparente, et un financement approprié.» M. Héctor Humeres
(employeur, Chili)

47
Nous avons réussi à débattre et à adopter le texte du projet de recom-
mandation. La tâche était ambitieuse, étant donné que nous devions y
parvenir en un an seulement. Trouver un équilibre entre la protection
minimale nécessaire et la souplesse indispensable dans sa mise en œuvre
n’a pas été chose facile. Il a été tout aussi difficile de se mettre d’accord
sur une formulation qui puisse convenir aux divers régimes juridiques ou
pratiques nationales ainsi qu’aux contextes socio-économiques différents
dans le monde entier. La commission a travaillé de façon extrêmement
constructive, avec beaucoup de détermination face à cette tâche difficile.
Elle s’est montrée résolument décidée à atteindre un consensus, à remplir
la tâche qui lui avait été confiée en rédigeant un instrument solide offrant
des orientations avisées aux pays pour leur permettre de mettre en place
des socles de protection sociale qui garantissent à toute personne dans le
besoin l’accès aux soins de santé essentiels et à une sécurité élémentaire
de revenu dans le cadre de systèmes de sécurité sociale globaux adaptés
au contexte national et au niveau de développement des pays. (…)
L’objectif de ce projet de recommandation est d’offrir des orientations,
des lignes directrices aux membres pour leur permettre d’établir et de
maintenir des socles de protection sociale en tant que composante fon-
damentale de systèmes complets de sécurité sociale. Il s’agit également
de leur permettre d’élaborer des stratégies d’extension qui permettent
d’assurer progressivement des niveaux plus élevés de sécurité sociale au
plus grand nombre de personnes possible et dans les délais les plus brefs
possibles, tout ceci dans le cadre des objectifs nationaux, des capacités
économiques et budgétaires de chaque pays et conformément aux normes
de l’OIT relatives à la sécurité sociale.
Les socles de protection sociale doivent être compris comme des en-
sembles de garanties élémentaires de sécurité sociale, définis à l’échelle
nationale, qui visent à prévenir ou à réduire la pauvreté, la vulnérabilité et
l’exclusion sociale, l’objet étant d’assurer au minimum à toute personne
dans le besoin, tout au long de la vie, l’accès à des soins de santé essentiels
et à une sécurité élémentaire de revenu. Ces garanties doivent être établies
par la loi et fournies au minimum à l’ensemble des résidents et des enfants.

«Notre gouvernement soutient l’engagement de l’OIT à adopter une


recommandation sur le socle de protection sociale, visant à garantir la
protection sociale par l’élimination et la prévention de la pauvreté et de
l’exclusion sociale à l’échelle nationale.» M. Urgamal ­Byambasuren (se-
crétaire d’Etat, ministère du Bien-être social et du Travail, Mongolie).

48
«Cette recommandation met l’accent sur le principe de
l’universalité d’une protection fondée sur la solidarité sociale et
préconise la mise en place d’une assiette de prélèvements fiscaux
suffisamment large et progressive pour que les pauvres puissent
avoir accès à une protection. Cela facilitera de surcroît l’abandon
d’activités informelles peu productives au profit de l’emploi formel.
Aucun développement économique durable n’est possible sans un
investissement dans la population, dans son éducation, sa santé
et sa sécurité de revenu.» M. Robert Mkwezalamba (travailleur,
Malawi)

Le projet de recommandation reconnaît que la responsabilité première


incombe à l’Etat pour ce qui est de donner effet à ses dispositions et elle
fixe un certain nombre de principes qui doivent être appliqués, à cette
fin, par les membres.

Le progrès des stratégies nationales d’extension doit faire l’objet d’un


suivi au moyen de mécanismes définis au plan national, lesquels doivent
aussi inclure des consultations nationales régulières. (…)

M. Kris de Meester (membre employeur, Belgique)


(…) Nous sommes conscients que ce projet de recommandation n’est
qu’un élément des travaux de l’OIT dans le domaine de la protection
sociale. Il existe bien d’autres recherches, informations et demandes de
soutien technique dans ce domaine, et il sera encore plus nécessaire à
l’avenir d’aider les Etats Membres à suivre les orientations qui figurent
dans le projet de recommandation. Cependant, pour les employeurs, cette
recommandation est l’une des principales contributions aux travaux de
l’OIT dans le domaine de la protection sociale, en ce qu’elle reconnaît
les difficultés que rencontrent de nombreux Etats Membres lors de la
ratification de normes et en tient compte.

«Ceux qui ont le regard fixé sur le passé ou sur le présent manqueront
à coup sûr l’avenir», disait John F. Kennedy. Avec cette recommandation,
nous regardons décidément vers l’avenir. C’est une solution pragmatique
pour répondre aux besoins des pays, qui varient en fonction de l’état
d’avancement de leur système de protection sociale. Le choix du système
et des moyens incombe aux Etats au niveau national. La recommandation

49
insiste seulement pour que les systèmes soient solides, responsables
et bien gérés. Elle recense les nécessités absolues tout en laissant aux
pays suffisamment de latitude pour adapter les orientations données à
leur propre situation. Elle s’inscrit dans le droit fil d’aspirations plus
ambitieuses qui doivent se concrétiser dans le cadre des objectifs du
Millénaire pour le développement.

Ce qui sera fait au-delà des socles de protection sociale peut également
être adapté en fonction de la situation nationale. Certains pourront prendre
l’escalier tandis que d’autres prendront l’ascenseur pour atteindre rapide-
ment le niveau supérieur de protection sociale. Dans un esprit de coopé-
ration tripartite, ce qui fait le caractère unique de l’OIT, les employeurs
soutiennent le texte dans son libellé actuel et le recommandent à la
Conférence et aux autres employeurs partout dans le monde. Nous avons
bien travaillé dans notre commission car nous avions un noble objectif
commun: améliorer la vie de ceux qui sont le plus dans le besoin. Une
des motivations des employeurs est que nous pensons qu’investir dans la
sécurité sociale, c’est investir dans les gens, dans les êtres humains pour
leur permettre de s’adapter aux changements de l’économie et du marché
du travail. La recommandation vise à promouvoir l’activité économique
productive, la formation professionnelle, les compétences productives et
l’employabilité, autant d’éléments indispensables aux entreprises durables
et à un environnement propice aux entreprises et à l’entrepreneuriat.

Nous sommes également très satisfaits de ce qu’avec d’autres, les


organisations d’employeurs seront associées au niveau national à la
conception ou à la modernisation des socles de protection sociale, aux
accords portant sur l’extension de leur portée et de leur couverture, ainsi
qu’au suivi et à l’évaluation. Il importe que les représentants de ceux qui
font partie de la solution soient associés aux systèmes mis en place. Ils
veilleront à ce que ce qui est mis en place soit adapté et durable. Il s’agit
d’un texte consensuel, ce qui signifie que tout le monde ne peut pas tout
obtenir. De ce fait, dans certains domaines, d’après nous, la recherche
du consensus nous a quelque peu éloignés du bon sens.

La sécurité sociale est bien sûr un droit de l’homme mais elle doit
être soutenue par des responsabilités personnelles. Répéter que certaines
normes ne sont pas ratifiables pour bon nombre de pays ne les rendra pas
plus faciles à ratifier. Lorsque les budgets et les ressources sont limités,
le principe d’universalité de la protection sociale peut venir perturber
l’ordre de priorité, empêchant qu’il soit venu en aide à ceux qui en ont
le plus besoin. Nous préférerions également ne pas faire intervenir les

50
relations professionnelles dans cet instrument de protection sociale. Mais
ce n’est qu’une petite liste, et je suis sûr que mes collègues employeurs
parviendront à surmonter ces défis. Les employeurs sont convaincus que
les bonnes intentions du texte dépassent largement les éléments préoc-
cupants. Soyez assurés que les organisations d’employeurs joueront leur
rôle pour que ces objectifs soient atteints. Nous sommes très fiers de
faire partie de cette mesure, une mesure qui pourrait véritablement faire
la différence dans la vie de ceux qui en ont besoin.

Nous travaillerons de concert avec les gouvernements et d’autres


partenaires au niveau national afin de respecter les engagements pris
ces dernières semaines. Nous ferons partager notre expérience là où
nous le pourrons. (…)

«Nous pensons que c’est là le premier grand pas vers l’universali-


sation de la sécurité sociale. Que l’on y voie un embryon de sécurité
sociale là où elle n’existe pas encore ou l’occasion de renforcer cette
sécurité sociale là où elle existe déjà, le socle de protection sociale
est un élément contribuant à la dignité de l’être humain.» M. Carlos
Brizola Neto (ministre du Travail et de l’Emploi, Brésil)
«La crise, qui n’est pas finie, a montré que les pays qui ont une
solide protection sociale ont mieux résisté que les autres. Ainsi,
investir dans la protection sociale, c’est aussi mieux s’armer contre
la crise.» M   me Monica De Coninck (ministre de l’Emploi, Belgique)
«Nous pensons que l’extension de la couverture est possible avec
cet instrument si important dont la mise en pratique est progressive
et souple et qui a encore tout son sens, comme le rappelle la recom-
mandation.» M. Walter Ariel Ferrari (travailleur, Uruguay)

Mme Helen Kelly (membre travailleuse, Nouvelle-Zélande)


(…) La recommandation no 202 est porteuse d’un message clair et
audacieux: un socle de protection sociale comportant des garanties essen-
tielles en matière d’accès aux soins de santé essentiels et de sécurité
élémentaire de revenu, devra exister dans tous les pays sur la base des
principes d’universalité et de solidarité.

Il est grand temps de faire des progrès décisifs à cet égard et d’offrir,
au minimum, une sécurité sociale de base à tous – femmes, hommes

51
et enfants. Une telle avancée transformera fondamentalement la vie de
milliards de gens.

Après des décennies de croissance économique, la question de l’acces-


sibilité économique ne se pose plus: le monde est assez riche pour que
tous puissent bénéficier d’un socle de protection sociale. Dans la plupart
des pays, le problème principal n’est pas le manque de ressources, mais
plutôt la distribution des ressources. Les pays qui n’ont véritablement
pas les moyens devraient et, devrais-je même dire, doivent solliciter
l’aide internationale dans le but d’établir un socle de protection sociale.

Le projet de recommandation définit les principes et donne des orienta-


tions pour la mise en place des socles de protection sociale dans le cadre
des politiques de sécurité sociale nationales. A présent, nous avons besoin
de volonté politique afin d’aller rapidement de l’avant, de collecter les
impôts et les recettes nécessaires, de créer un système de gestion de la
sécurité sociale qui soit transparent, efficace et responsable et de mettre
en place un système de sécurité sociale pour les gens et avec les gens.

Cette nouvelle recommandation confère à l’Etat la responsabilité géné-


rale et principale de lui donner effet, et il ne s’agit pas là d’une déclara-
tion idéologique, mais d’une déclaration pratique: l’expérience montre
qu’il est impossible de couvrir l’ensemble des pauvres, des enfants et
des personnes âgées par le biais de régimes volontaires ou de régimes
d’assurances privées. La solidarité avec les pauvres et les personnes vul-
nérables et défavorisées suppose des politiques publiques déterminées,
sans quoi elle n’est pas envisageable.
La recommandation no 202 définit les socles de protection sociale
comme étant une base et tremplin vers des systèmes de sécurité sociale
plus complets. Elle souligne la pertinence de la convention (no 102)
concernant la sécurité sociale (norme minimum), 1952, ainsi que d’autres
instruments de l’OIT qui seront nécessaires pour instaurer ces systèmes de

«La protection sociale doit être renforcée, et les pays devraient être
encouragés à mettre en place un socle de protection sociale qui soit
compatible avec leur réalité nationale et qui leur permette d’atteindre
l’objectif de protection sociale de base pour tous.» M. Xiaochu Wang
(vice-ministre, ministère des Ressources humaines et de la Sécurité
sociale, Chine)

52
sécurité sociale. Ainsi, les débats que nous menons depuis deux ans nous
ont amenés à étudier d’un œil neuf les conventions en vigueur concernant
la sécurité sociale. Les articles 17 et 18 du projet de cette recomman-
dation réaffirment le consensus qui s’est dégagé à la Commission, selon
lequel les conventions sont à jour et pertinentes et invitent les Membres
à ratifier la convention no 102 dès que la situation nationale le permet.

L’appel lancé en faveur de socles de protection sociale ne vise rien


d’autre, justement, que l’établissement d’un socle, et ce serait mal
interpréter notre volonté collective que de concevoir ce socle comme
un plafond. Nous savons que la crise actuelle sert d’argument pour
affaiblir les acquis de longue date en matière de sécurité sociale. Revoir
à la baisse les dispositions existantes en matière de sécurité sociale
va tout à fait à l’encontre des intentions et de l’esprit de ce projet de
recommandation.

La Commission a été le théâtre d’un débat intéressant et constructif. Le


rapport, dans sa version définitive, a été adopté à l’unanimité et nous sommes
également convenus que cette recommandation n’est pas simplement celle
des gouvernements, des employeurs et des travailleurs; elle s’adresse à
toutes les organisations compétentes qui représentent des personnes prêtes
à contribuer à l’édification de systèmes de sécurité sociale satisfaisants
pour tous. Nous invitons également les autres organisations internationales
à utiliser le texte de cette recommandation dans leurs travaux.

La sécurité sociale doit faire l’objet d’un consensus et elle suppose un


appui politique aussi large que possible. Cette condition ne peut pas être
remplie lorsque les gouvernements et les employeurs privent les travailleurs
de leurs droits essentiels à s’organiser ou à négocier collectivement. Il
s’agit là d’une question de démocratie et de droits humains, mais aussi
de viabilité économique. La représentation des pauvres et la négociation
collective sont des aspects essentiels pour la distribution équitable des
richesses. Le recours fréquent à la négociation collective est la meilleure
façon de garantir des niveaux de rémunération suffisants pour que les
travailleurs puissent contribuer aux systèmes de sécurité sociale.

«Dans ce contexte de crise, il est important que cette Conférence


adopte la recommandation en matière de socle de protection so-
ciale.» M. Nicolas Schmit (ministre du Travail, de l’Emploi et de
l’Immigration, Luxembourg)

53
Nous avons eu du mal à établir ce point dans le projet de recom-
mandation, mais nous ne voulons pas croire que la volonté d’adhérer à
la recommandation sur le socle de protection sociale tient au fait que
certains la considèrent comme un dispositif de transferts qui ne donne-
rait aux individus ni la possibilité de faire entendre leur voix ni un droit
de regard sur la question. Le peuple doit avoir son mot à dire dans la
détermination de son propre destin et doit être représenté et se faire
entendre. L’Organisation fait face à un véritable défi: au moment où nous
adoptons le projet de recommandation sur le socle de protection sociale,
des travailleurs qui luttent pour le respect de leurs droits élémentaires se
voient refuser la possibilité d’être entendus à la Commission de l’appli-
cation des normes.

Ce projet de recommandation est un instrument inclusif qui touchera


des milliards de familles qui survivent aujourd’hui grâce à l’économie
informelle. Parvenir à fournir des garanties élémentaires à tous repré-
senterait une étape fondamentale dans la protection des travailleurs,
notamment ceux qui relèvent de l’économie informelle, contre les pires
formes d’exploitation et la pauvreté extrême. La recommandation favo-
risera également la transition des activités économiques informelles et
de l’emploi précaire vers le travail décent.

Le projet de recommandation préconise la mise en place rapide de ces


socles, assortie d’objectifs et de délais aux fins de leur mise en œuvre, ainsi
qu’une assiette de prélèvements plus large et suffisamment progressive pour
assurer la pérennité financière du système. Elle prévoit également la tenue
de consultations nationales régulières afin d’évaluer les progrès accomplis.

Nous exhortons donc les gouvernements à organiser dès que pos-


sible des consultations au niveau national, pour identifier les lacunes et
les obstacles qui empêchent l’extension de la sécurité sociale et pour
mettre en place un calendrier qui spécifie les objectifs et les délais visant
une mise en œuvre progressive. Ces consultations nationales devraient
constituer une base pour mesurer les progrès politiques. Nous suggé-
rons également que les informations issues de ces consultations soient
communiquées au BIT afin d’élaborer une vue d’ensemble des objectifs
nationaux visant à mettre en place les socles de protection sociale et à
instaurer des niveaux de protection plus élevés.

En 2019, nous allons célébrer le centième anniversaire de l’OIT, et


la meilleure façon de célébrer cet anniversaire serait d’avoir concrétisé
nos aspirations en matière de socles sociaux. Nous proposons que tous
les pays se fixent des objectifs réalistes mais ambitieux, pour 2019, et

54
nous demandons au BIT d’élaborer un rapport détaillé sur les progrès
accomplis en la matière à cette date.

Les socles sociaux et les stratégies de mise en œuvre seront différentes


d’un pays à l’autre, mais tous les pays, quel que soit leur niveau de déve-
loppement, doivent s’engager en faveur des mêmes objectifs généraux,
à savoir, accorder la priorité à la mise en œuvre des socles de protection
sociale et chercher à assurer des niveaux plus élevés de protection au
plus grand nombre possible de personnes. Nous souhaitons lire dans
le rapport d’évaluation du BIT en 2019 que des millions de personnes
auront pu bénéficier de l’extension de la sécurité sociale que sollicite
cette recommandation. (…)

«Nous sommes confiants et pensons que cette recommandation


est le cadre le plus approprié pour lutter contre la pauvreté et les
conséquences négatives du chômage et, par ce biais, concrétiser
les objectifs du Millénaire pour le développement.» M. Thabo K. C.
Makeka (employeur, Lesotho)
«L’Indonésie salue le travail normatif qui a débouché sur l’élaboration
de la recommandation sur le socle de protection sociale. Une
telle initiative est particulièrement opportune dans le contexte du
processus de reprise engagé pour sortir de la récession économique
mondiale. Nous devons nous attacher en priorité à élaborer des
stratégies parfaitement fiables, à coordonner au mieux les politiques
de l’emploi et les politiques de protection sociale, et à instaurer pour
la population une reprise et une croissance qui puissent bénéficier
à tous.» M. Muhaimin Iskandar (ministre de la Main-d’œuvre et des
Migrations, Indonésie)

M. Jean Feyder (membre gouvernemental, Luxembourg)


(…) Le projet de recommandation (…) apportera des orientations
claires, cohérentes et substantielles à tous les Etats Membres dans les
efforts qu’ils déploieront pour faire des socles nationaux de protection
sociale une composante fondamentale de leur système de sécurité sociale
et, au-delà, de leur lutte contre la pauvreté. Il reflète la stratégie bidi-
mensionnelle d’extension de la sécurité sociale adoptée l’année dernière
par la Conférence et lui donne une envergure nouvelle. Je pense pouvoir
dire en toute modestie que nous nous sommes montrés à la hauteur
de la tâche que nous nous étions fixée l’année dernière, à savoir, et je

55
cite: «aider les pays en leur fournissant des orientations souples mais
faisant sens, à établir des socles de protection sociale dans le cadre de
systèmes complets de sécurité sociale adaptés à la situation et au niveau
de développement de chaque pays».

Le projet de recommandation tient parfaitement compte de ce mandat.


Nous l’avons élaborée en l’espace d’une année ce qui, sans nul doute,
peut être un motif de grande fierté pour nous tous.

L’année dernière, la Conférence a lancé un appel en faveur de la mise en


œuvre rapide des socles de protection sociale. Le projet de recommandation
définit maintenant clairement le champ d’application des socles nationaux
de protection sociale. Elle dispose que ces socles sont: «des ensembles
de garanties élémentaires de sécurité sociale définies à l’échelle nationale
qui assurent une protection visant à prévenir ou à réduire la pauvreté, la
vulnérabilité et l’exclusion sociale». C’est exactement ce dont le monde a
besoin. Les socles nationaux de protection sociale garantissent aux individus
un accès aux soins de santé essentiels, en particulier en cas de maternité.
Ils assurent également une sécurité élémentaire de revenu pour les enfants,
ce qui signifie un accès à l’alimentation, à l’éducation, aux soins et aux
autres biens et services nécessaires pour permettre aux enfants de grandir
dans des conditions décentes. De la même façon, une sécurité élémentaire
de revenu devrait être garantie aux personnes âgées ainsi qu’aux personnes
d’âge actif qui ne sont pas en mesure de gagner un revenu suffisant.

Par ailleurs, la Conférence a clairement indiqué l’année dernière que


les socles de protection sociale ne devraient pas constituer un plafond.
Le projet de recommandation proposée établit donc avec clarté un cadre
qui aidera les pays à définir leurs stratégies d’extension de la sécurité
sociale en s’appuyant sur un dialogue national pour s’assurer que ces
stratégies tiendront compte des priorités et de la situation des pays.
Les Etats Membres sont ainsi encouragés à tendre progressivement vers
des niveaux de protection conformes à la norme minimale établie par la
convention (no 102) concernant la sécurité sociale (norme minimum),
1952, et d’autres conventions et recommandations de l’Organisation
internationale du Travail.

«…cette recommandation est un pas en avant vers davantage


de justice et de justice sociale dans le monde.» M me Ellen Nygren
(­travailleur, Suède)

56
«La recommandation concernant les socles de protection sociale est un
bon exemple de la façon dont l’OIT répond avec souplesse et moder-
nité aux nouveaux problèmes qui se posent. … Les Etats Membres
peuvent créer des systèmes de protection sociale qui se fondent sur
les évolutions nationales en mettant à profit l’assistance technique de
l’OIT et d’autres organisations internationales compétentes. C’est ainsi
que l’on pourrait créer un avenir meilleur pour les milliards d’êtres
humains.» M. Lauris Beets (délégué gouvernemental, Pays-Bas)

Le projet de recommandation fournit aux Membres des orientations sur


la dimension verticale de l’extension de la sécurité sociale dans sa partie
consacrée aux stratégies nationales d’extension de la sécurité sociale.
La Constitution de notre Organisation souligne qu’une paix universelle
et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale. La
Déclaration de Philadelphie approfondit encore cette notion de justice
sociale en établissant que: «tous les êtres humains, quels que soient leur
race, leur croyance ou leur sexe, ont le droit de poursuivre leur progrès
matériel et leur développement spirituel dans la liberté et la dignité,
dans la sécurité économique et avec des chances égales». En tant que
membres de la commission et de la Conférence, nous pouvons être fiers
d’avoir fait un pas de plus, modeste peut-être, mais essentiel, sur la voie
qui mène à la réalisation de ce noble objectif.

La commission a élaboré un instrument qui peut contribuer à chan-


ger l’existence de millions d’hommes, de femmes et d’enfants dans nos
pays. Je trouve encourageantes les expériences dont nous ont fait part
les membres gouvernementaux, les membres employeurs et les membres
travailleurs lorsqu’ils ont évoqué et décrit les progrès déjà accomplis dans
leur pays en matière d’extension de la protection sociale pour tous. Je
suis également heureux de constater que gouvernements, employeurs
et travailleurs sont fermement résolus à œuvrer ensemble pour faire en
sorte que l’accès universel à la protection sociale devienne une réalité
partout dans le monde, pour faire en sorte que les enfants mangent à leur
faim et aillent à l’école, que les individus puissent accéder aux soins de
santé essentiels sans craindre de se trouver dans le dénuement, eux et
les membres de leur famille, faute de pouvoir payer les frais médicaux
et, enfin, pour faire en sorte que les personnes âgées touchent une pen-
sion après toute une vie de travail. C’est tout cela qui fait le tissu d’une
société équitable et d’une économie productive, c’est tout cela aussi qui
garantit la cohésion sociale indispensable de nos sociétés.

57
«Dans un contexte international où persistent le chômage, la
pauvreté et l’exclusion sociale, de sorte que les plus vulnérables
sont gravement touchés, les socles de protection sociale revêtent une
importance fondamentale. … [La] recommandation sur les socles
nationaux de protection sociale [est] une bonne réponse à la situation
d’exclusion que nous sommes en train de vivre.» M. Francisco
Domínguez Brito (ministre du Travail, République Dominicaine)
«L’adoption d’une recommandation sur le socle de protection
sociale est d’une importance capitale. J’espère que la nouvelle
recommandation permettra notamment de répondre aux besoins
des pays en développement qui mettent en place leurs systèmes de
sécurité dans les conditions initiales qui leur sont propres. Comme
nous avons pu le constater pendant la crise financière, les systèmes
de sécurité sociale ont exercé dans les pays qui en sont dotés un
effet tampon qui leur a permis de se redresser généralement plus
rapidement.» M. Lauri Ihalainen (ministre du Travail, ministère de
l’Emploi et de l’Economie, Finlande)

Le projet de recommandation aidera les Etats Membres à progresser


vers cet objectif et à promouvoir les droits et la dignité des peuples, ainsi
que les possibilités qui s’offrent à eux. A cette fin, elle doit prendre corps
sous forme de politiques, de législations, d’institutions, de ressources et
de programmes, en vue d’induire un véritable changement. A l’heure où
notre travail à la présente Conférence touche à sa fin, notre véritable tâche
ne fait que commencer à domicile. Il nous faut, de retour dans nos pays,
veiller à ce que les résultats de la Conférence soient dûment transposés
dans des politiques et des législations nationales qui soient de nature à
améliorer les conditions d’existence des populations. (…)

19. Le texte intégral de ces discours est disponible dans: OIT, 2012, Compte rendu pro-
visoire, 101e session, 2012, vols. 16, 21 et 24. Disponible sur: [Link]
ILCSessions/101stSession/reports/provisional-records/lang--fr/[Link].

58
ANNEXE II
Représentants
La liste ci-dessous énumère les noms des membres de la commission
qui, lors des 100e et 101e sessions de la Conférence internationale du
Travail, ont représenté toutes les personnes ayant contribué à l’élaboration,
au fil des années, de la stratégie de l’OIT en matière de sécurité sociale.
Suite à des débats, les membres de la commission ont rédigé et adopté
les documents constitutifs de la stratégie de l’OIT en matière de sécurité
sociale, dans le cadre d’un effort tripartite mondial.

Cette liste a pour but de mettre en avant la contribution de toutes les


personnes qui y figurent, mais également de celles qui ont travaillé sans
relâche à l’extension de la sécurité sociale dans leur organisation et sur
le terrain, afin que la sécurité sociale devienne une réalité pour tous.

59
Membres de la Commission à l’occasion
des 100e et 101e sessions de la Conférence
internationale du Travail, 2011 et 2012.

Bureau de la Commission 2011: M. Jean Feyder (Président, membre


gouvernemental, Luxembourg); M. Michel Barde (Vice-président, membre
employeur, Suisse) et Mme Helen Kelly (Vice-présidente, membre travailleuse,
Nouvelle-Zélande); M. James Matiza (Rapporteur, membre gouvernemental,
Zimbabwe).
Bureau de la Commission 2012: M. Jean Feyder (Président, membre
gouvernemental, Luxembourg); M. Kris De Meester (Vice-président, membre
employeur, Belgique) et Mme Helen Kelly (Vice-présidente, membre travailleuse,
Nouvelle-Zélande); M. Trevor Kaunda (Rapporteur, membre gouvernemental,
Zambie).
Membres de la commission 2011 et/ou 2012: Mr Kesavan A S Karuppiah
(Malaisie, gouvernement), Mr Asri Ab Rahman (Malaisie, gouvernement),
Mr Gholam-Reza Abassi Vazifehkhoran (République islamique d’Iran,
travailleurs), Mr Hadi Abavi Torghabe (République islamique d’Iran, travailleurs),
Mr Elfatih Abbas Elgurashi Ahmed (Soudan, employeurs), Ms Aumuo Abdallah
(Libéria, employeurs), M. Maigandi Abdou (Niger, travailleurs), Ms Asha
A. Abdulla (République-Unie de Tanzanie, gouvernement), Sr. Rafael Abréu
(République dominicaine, travailleurs), Mr Mariwa Osman Abu (Ghana,
employeurs), Mr Khaled Moussa Abu Marjoub (Jordanie, travailleurs), Mr Kwesi
Opoku Acheampong (Ghana, gouvernement), Mr Nana Opoku Acheampong
(Ghana, gouvernement), Ms Iruthisham Adam (Maldives, gouvernement), M. Idé

© M. CROZET / BIT, 2012

60
Adamou Sanda (Niger, gouvernement), Mr Worthy Jerry Addo (Ghana,
travailleurs), Mr Rasheed Adhil (Maldives, travailleurs), Mr Adikari Appuhamilage
Janaka Adikari (Sri Lanka, travailleurs), Mme Bernadette Adnet (Belgique,
employeurs), M. Sagbo Adolphe (Niger, employeurs), Mme Akossiwa Sépopo
Afanoukoe (Togo, gouvernement), M. Belgacem Afaya Bzeouich (Tunisie,
travailleurs), Ms Ernestina Afrani (Ghana, employeurs), Mme Thérèse Agbo-
Dagba (Bénin, travailleurs), Mr Géza Agg (Hongrie, travailleurs), Mr Behrouz
Aghaei Hajagha (République islamique d’Iran, gouvernement), Mr Huseen
Ahmad (République arabe syrienne, travailleurs), Mr El-Fatih Abbas Elgureshi
Ahmed (Soudan, employeurs), Mr Farooq Ahmed (Bangladesh, employeurs),
Mr Kurshid Ahmed (Pakistan, travailleurs), M. Mohamed Ahmed Zayed
(Mauritanie, travailleurs), M. Akilou Ahmet Baringaye (Niger, gouvernement),
Sr. Manuel Aizpurúa Velázquez (Panama, employeurs), Mr Edmund Siaw
Akugbey (Ghana, gouvernement), Mr Abduldhim Al Bahrani (Oman, employeurs),
Mr Nabhan Al Batashi (Oman, travailleurs), Mr Ahmed Al Busaidi (Oman,
gouvernement), Mr Mubarak Al Dhahiri (Emirats arabes unis, gouvernement),
Mr Ahmed Al Gaizi (Emirats arabes unis, employeurs), Ms Aida Al Hashmi
(Oman, travailleurs), Mr Alwaleed Al Kharousi (Oman, travailleurs), Ms Salma
Saeed Al Memari (Emirats arabes unis, travailleurs), Mr Khamis Al Saadi (Oman,
gouvernement), Mr Khamis Al Sadi (Oman, gouvernement), Mr Rashed Al
Shamsi (Emirats arabes unis, gouvernement), Ms Aaesha Al Teneiji (Emirats
arabes unis, travailleurs), Mr Saleh Al Zakwani (Oman, employeurs), Mr Mahmoud
Alaaedin (Egypte, gouvernement), Mr Adel Alaali (Bahreïn, employeurs), Mr Najib
Esmail Al-Ahlasi (Yémen, employeurs), Mr Fadhl Abdullah Saleh Al-Akel (Yémen,
travailleurs), Mr Khaled Alameen (Bahreïn, employeurs),Mr Mohammed Alamer
(Bahreïn, employeurs), Ms Katriina Alaviuhkola (Finlande, gouvernement),
Mr Faleh Al-Azemi (Koweït, travailleurs), Mr Fahad Adnan Albaker (Bahreïn,
gouvernement), Mr Ahmad Suliman A. Albattah (Arabie saoudite, travailleurs),
Ms Sandi Albert (Nouvelle-Zélande, gouvernement), Mr Mounir Al-Bsat (Liban,
employeurs), M. Ion Albu (Roumanie, travailleurs), Sr. Silvio José Albuquerque

61
E Silva (Brésil, gouvernement), Ms Haritha Albusaidi (Oman, employeurs),
Sr. Carlos Aldao Zapiola (Argentine, employeurs), Mr Subah Aldoseri (Bahreïn,
gouvernement), Ms Ceclia Alexander (Zimbabwe, travailleurs), Mr Abdullah
Al-Hajji (Koweït, gouvernement), Mr Ali Alhossayan (Koweït, employeurs),
Mr Saleh A. Alhumaidan (Arabie saoudite, employeurs), Mr Ahmed Ali Ahmed
Alhussen (Soudan, gouvernement), M. Hassan Moussa Ali (Tchad, gouvernement),
Ms Sahla Yusuf Ali (Qatar, gouvernement), , M. Seitchi Ali Abbas (Tchad,
employeurs), Mr Elsadig Ali Seed Ahmed (Soudan, travailleurs), M. Ahamada
Aliabdou (Comores, travailleurs), Mr Ibrahim Saleh Alkernass (Arabie saoudite,
employeurs), Mr Khalil Alkhunji (Oman, employeurs), Mr Samuel John Allotey
(Ghana, employeurs), Mr Ali Saeed Al-Mansori (Qatar, employeurs), Mr Nasser
Ahmed Al-Meer (Qatar, employeurs), Mr Ghaniem Abdulla Al-Merri (Qatar,
gouvernement), Ms Layla Ali Al-Monfaradi (Qatar, employeurs), Mr Faiez Al-
Mutairi (Koweït, travailleurs), Mr Nawaf Al-Mutairi (Koweït, travailleurs),
Mr Abdullah Al-Mutotah (Koweït, gouvernement), Mr Abdulatif Ahmad Al-Naemi
(Qatar, travailleurs), Mr Ali Mohamed Al-Nassiri (Yémen, gouvernement),
Mr Mohamed Hassan Al-Obeidly (Qatar, gouvernement), Mr Ahmed M. S. Alomari
(Arabie saoudite, gouvernement), Ms Suaad Al-Qadri (Yémen, gouvernement),
Mr Rabah Al-Rabah (Koweït, employeurs), Mr Othman Alrayes (Bahreïn,
employeurs), Mr Fares Al-Sawagh (Koweït, travailleurs), Ms Lama Abdulaziz
Alsulaiman (Arabie saoudite, employeurs), Sr. Giampaolo Rizzo Alvarado
(Honduras, gouvernement), Srta. Sara Alvarado Salamanca (Pérou,
gouvernement), Sr. Mariano Alvarez Wagner (Argentine, gouvernement),
Sr. Fernando Alvear (Chili, employeurs), Mr Nader Ibrahim Alwehibi (Arabie
saoudite, gouvernement), Mme Rosina Amady (Madagascar, gouvernement),
Mr Makaea Amara (Kiribati, travailleurs), Ms Tsenddavaa Amartugs (Mongolie,
gouvernement), Sr. Dagoberto Amaya Ramírez (El Salvador, travailleurs),
M. Renzo Ambrosetti (Suisse, travailleurs), Mr Kadhum Amer (Iraq,
gouvernement), Sra. Cecilia Amero Coutigno (Mexique, gouvernement), Mr Joyce
Amo-Ampofo (Ghana, travailleurs), M. Ekoué Amoussou-Kouetete (Togo,
gouvernement), Mr Avner Amrani (Israël, gouvernement), Ms Karunapikai
Anantharasa (Malaisie, travailleurs), Ms Maja Bejbro Andersen (Danemark,
employeurs), Mr Peter Anderson (Australie, employeurs), Ms Natalia Andreou
Panayiotou (Chypre, gouvernement), M. François Andrieu (France, employeurs),
Sra. Diana Angeles Santander (Pérou, gouvernement), Mr Prince William Ankrah
(Ghana, travailleurs), Mr Michael Annisette (Trinité-et-Tobago, travailleurs),
Mr Ahmad Ansyori (Indonésie, gouvernement), M. Fabio Antonilli (Italie,
employeurs), Mme Georgia Antonopoulou (Grèce, gouvernement), Mr Clensy
Appavoo (Maurice, employeurs), Sr. Roberto Aravena (Chili, travailleurs),
Sra. Isabel Arce (Chili, travailleurs), Sr. Francisco Javier Argueta (El Salvador,
employeurs), Mr Muthumeregngna Indika Ranga Ariyasena Jayathilake
(Sri Lanka, gouvernement), Mr Gylfi Arnbjornsson (Islande, travailleurs),
Sr. Sergio Arnoud (Brésil, travailleurs), Sr. Guillermo Arthur (Chili, employeurs),
Mr Ramadass Arumugam (Malaisie, employeurs), Ms Vivian Kafui Akua
Asempapa (Ghana, gouvernement), M. Marc Atibu Saleh Mwekee (République
démocratique du Congo, employeurs), M. Guillaume Attigbe (Bénin, travailleurs),
Mr Francis Atwoli (Kenya, travailleurs), Mr Muhammad Zahoor Awan (Pakistan,
travailleurs), Mme Félicité Awassi Atsimadja (Gabon, employeurs), M. Protais
Ayangma (Cameroun, employeurs), Ms Rahel Ayele (Ethiopie, travailleurs),

62
Mr Makoye M. Ayub (République-Unie de Tanzanie, gouvernement), Mr Rozan
Justin Teo Haji Azlan (Brunéi Darussalam, gouvernement), Mr Anthony Azzopardi
(Malte, gouvernement), Ms Gereltsetseg Baatarsuren (Mongolie, gouvernement),
Mr Ramesh Badal (Népal, travailleurs), Mme Laetitia Bagamboula Yola (Congo,
employeurs), Mr Fazel Ahmad Bahrami (Afghanistan, gouvernement), Mr Charles
Bakkabulindi (Ouganda, travailleurs), Mme Chantal Marie Laure Bako (Burkina
Faso, gouvernement), Mr Victorino Balais (Philippines, travailleurs), M. Ivan
Baleno Brito (Cap-Vert, gouvernement), Ms Aysha Balharfia (Emirats arabes
unis, gouvernement), Mr Ali Ahmed Balkdr (Yémen, travailleurs), Sr. José Roberto
Ballesteros Coca (Etat plurinational de Bolivie, gouvernement), M. Jefferson
Balossa Moukala (Congo, travailleurs), M. Karim Bamba (Côte d’Ivoire,
gouvernement), Mr Fred Bamwesigye (Ouganda, employeurs), Ms Stella Banawis
(Philippines, gouvernement), Ms Sengdavone Bang Onesengdet (République
démocratique populaire lao, employeurs), Ms Ivana Banković (Serbie,
gouvernement), Sr. José Luis Baquedano (Honduras, travailleurs), Sr. Bruno
Baranda (Chili, gouvernement), Sr. Héctor Barba García (Mexique, travailleurs),
Mr Samsuddin Bardan (Malaisie, employeurs), M. Michel Barde (Suisse,
employeurs), Sra. Adela Barona Sánchez Mejorada (Mexique, employeurs),
Sr. Julio Barrenechea-Calderón (Pérou, employeurs), Sr. Cristiano Barreto
Zaranza (Brésil, employeurs), Ms Joan Barrett (Etats-Unis, gouvernement),
Sr. Hugo Barretto (Uruguay, gouvernement), M. Alcides Barros (Cap-Vert,
gouvernement), Mr Adil Mohamed Salih Bashir (Soudan, travailleurs), Mr Laxman
Bahadur Basnet (Népal, travailleurs), Sr. Roberto Baz (Uruguay, gouvernement),
Mr Niklas Beckman (Suède, employeurs), M. Jean Claude Bekale (Gabon,
travailleurs), M. Moise Beke Bihege (Cameroun, employeurs), Mr Wim Bel
(Pays-Bas, gouvernement), Mlle Amal Belaid (Maroc, gouvernement), Mr Grant
Belchamber (Australie, travailleurs), Sra. Ana Esperanza Beltrán Blásquez
(Espagne, employeurs), M. Hamza Benakezzouh (Algérie, gouvernement),
Ms Monika Benedeková (Slovaquie, travailleurs), Mr Lars Bengtsson (Suède,
travailleurs), M. El Hachemi Benmouhoub (Algérie, travailleurs), Sra. María
Bennaton (Honduras, gouvernement), Mr Deepak Benydin (Maurice, travailleurs),
Mr Toolsyraj Benydin (Maurice, travailleurs), Sra. Elisete Berchiol Da Silva Iwai
(Brésil, gouvernement), Mr Robby V. Berenstein (Suriname, travailleurs),
Ms Anna Bergsten (Suède, employeurs), Sr. Jorge Luis Bernis (Paraguay,
gouvernement), Mme Yolande Biboussi (Congo, gouvernement), M. Guy Roger
Bickaï (Gabon, gouvernement), Mr Theng Bieng (Cambodge, gouvernement),
Mr Kwaku Osei Bimpong (Ghana, employeurs), Mr Ghazi Faisal S. Binzagr
(Arabie saoudite, employeurs), M. Francesco Biordi (Saint-Marin, travailleurs),
M. Isaac Bissala (Cameroun, travailleurs), Mr Audrius Bitinas (Lituanie,
gouvernement), Mr Bitso Bitso (Lesotho, gouvernement), Mr Albert Biwa
(Namibie, gouvernement), Sr. Freddy José Blandón Argeñal (Nicaragua,
employeurs), M. Blé David Bli (Côte d’Ivoire, travailleurs), Mr Rafael Boasman
(Pays-Bas, gouvernement), Sr. Pablo Bobic (Chili, employeurs), Ms Ildikó Bodgál
(Hongrie, gouvernement), Ms Johanna Bögner (Autriche, travailleurs),
Sr. Benjamín Bogran (Honduras, employeurs), Mr Aliaksandr Boika (Bélarus,
travailleurs), M Octavian Bojan (Roumanie, employeurs), Ms Chantana Boon-
Arj (Thaïlande, gouvernement), Ms Nawarat Boonpiam (Thaïlande,
gouvernement), Ms Klara Boonstra (Pays-Bas, travailleurs), M. Abderrahmane
Boubou (Mauritanie, travailleurs), Mme Nicoles Bouende Née Bongo (Congo,

63
travailleurs), M. Ali Boufous (Maroc, employeurs), Mme Thérèse Boutsen
(Belgique, gouvernement), M. Ridha Bouzriba (Tunisie, travailleurs), Mr Mark
Bradley Mathews (Fidji, employeurs), M. Ben Seid Brahim (Tchad, travailleurs),
Mr Dimiter Brankov (Bulgarie, employeurs), Ms Raluca Braun (Allemagne,
gouvernement), Mr Heinrich Brauner (Autriche, employeurs), Sr. Mariano Brener
(Argentine, gouvernement), Sr. Patricio Brickle (Chili, travailleurs), Mme Cecilia
Brighi (Italie, travailleurs), Sra. Mildred Jeaneth Bu Figueroa (Honduras,
gouvernement), Sr. Raúl Búcaro (Guatemala, gouvernement), Mr Gerhard
Buczolich (Autriche, gouvernement), Mr Agung Rahmat Budiyono (Indonésie,
employeurs), Mr Yousif Mohamed Buhindi (Qatar, travailleurs), Ms Akweley
Adoley Bulley (Ghana, employeurs), Sr. Julio Burgueño (Uruguay, travailleurs),
Mr Vincent Burnett (Barbade, gouvernement), Mr Alexander Burz (Autriche,
employeurs), Ms Barbara Byers (Canada, travailleurs), M. Abdoulaye Camara
(Guinée, gouvernement), Mr Joerg Capellen (Allemagne, gouvernement), Mme
Silvana Cappuccio (Italie, travailleurs), Mr Monie R. Captan (Libéria, employeurs),
Mr Victor Carachi (Malte, travailleurs), Sr. Octavio Carvajal Bustamante (Mexique,
employeurs), M. João Osvaldo Carvalho (Cap-Vert, gouvernement), Mme Maria
Fernanda Carvalho Francisco (Angola, travailleurs), Sra. Susana Casado García
(Mexique, gouvernement), Ms Lucy Cassels (Nouvelle-Zélande, gouvernement),
Sra. Laura Castañeda (Guatemala, employeurs), Sra. Nuria Castañer Carrasco
(Espagne, employeurs), Mme Maria Grazia Cataldi (Italie, gouvernement), Sra.
Ofelia Mabel Cedola (Argentine, gouvernement), Sr. Alberto Carlos Cejas
(Argentine, travailleurs), Mme Estelle Ceulemans (Belgique, travailleurs),
M. Farouk Chahir (Maroc, travailleurs), Mr Prapas Chaiwatanayon (Thaïlande,
employeurs), Mme Andriani Charilogi (Grèce, employeurs), Mr S. Chatterjee
(Inde, gouvernement), Sr. Witney Chavez Sanchez (Colombie, travailleurs), Mr Ka
Fatt Chen (Malaisie, travailleurs), Mr Lantong Chen (Chine, employeurs),
Mr Wayne Chen (Jamaïque, employeurs), Mr Duosheng Cheng (Chine,
employeurs), Mme Aissata Aidra Cherif (Côte d’Ivoire, employeurs), Ms Choong
Yeen Chia (Singapour, gouvernement), Mr Harrington Chibanda (Zambie,
employeurs), Mr Henry Chikova (Zimbabwe, gouvernement), Ms Tendai
Chikowore (Zimbabwe, travailleurs), Sr. Olman Chinchilla (Costa Rica, travailleurs),
Sra. Juana Maria Chireno (République bolivarienne du Venezuela, travailleurs),
Mr Kakoma Chivunda (Zambie, gouvernement), Ms Kyung Sun Cho (République
de Corée, gouvernement), Ms Sun-Kyung Choi (République de Corée,
employeurs), Mr Hugh Christie (Canada, employeurs), Ms Christiana Christou
(Chypre, gouvernement), Ms Lay Khim Chua (Singapour, travailleurs), Mr Zeev
Chushinsky (Israël, travailleurs), Mr Jerzy Ciechanski (Pologne, gouvernement),
Ms Tanya Cohen (Afrique du Sud, employeurs), M. Eric Cole (Guinée,
employeurs), M. Bénogo Conde (Guinée, employeurs), Mme Lacramioara
Corches (Roumanie, gouvernement), Ms Wanda Olavo Corrèa D’Azevedo
Guimarães (Portugal, travailleurs), Mr. António Luís Correia (Portugal, travailleurs),
M. Florian Costache (Roumanie, employeurs), Ms Sarah Costelloe (Australie,
gouvernement), M. Djimé Coulibaly (Mali, gouvernement), M. Pierre Coutaz
(France, travailleurs), Mr Pablo Alcides Cova (Pays-Bas, travailleurs), Mr Andrew
Cox (Barbade, gouvernement), Mr Martin Cox (Barbade, gouvernement),
Sr. Néstor Cruz Toruño (Nicaragua, gouvernement), Sr. Néstor Abraham Cruz
Toruño (Nicaragua, gouvernement), Srta. María Graciela Cuervo Franco
(République dominicaine, gouvernement), Mr Štefan Č  ulík (République tchèque,

64
gouvernement), Mlle Dinastela elias Curado (Cap-Vert, employeurs), Ms Brenda
Cuthbert (Jamaïque, employeurs), Mr Erik Dæhli (Norvège, gouvernement),
M. Versir Jean Daga (Bénin, gouvernement), M. Ringo Damureanu (Roumanie,
travailleurs), Mr Bojidar Danev (Bulgarie, employeurs), Mr Quang Vinh Dao
(Viet Nam, gouvernement), Mr Terry Darko (Ghana, employeurs), Mr Seyyed
Hamzeh Darvari (République islamique d’Iran, employeurs), Mr Ramadhan
K. Dau (République-Unie de Tanzanie, employeurs), Mme Wanda Olavo Corrêa
D’Azevedo Guimarães (Portugal, travailleurs), M. Carlos António De Carvalho
(Portugal, travailleurs), Sr. Gerardo Roberto De La Torre González (Mexique,
gouvernement), M. Kris De Meester (Belgique, employeurs), Sr. José Ignacio
De Mendiguren (Argentine, employeurs), Sr. Rafael Souza Campos De Moraes
Leme (Brésil, gouvernement), Mme Martina De Paola (Suisse, gouvernement),
Sr. Jorge A. De Regil Gómez (Mexique, employeurs), M. Mohamed Aly Dedew
(Mauritanie, gouvernement), Mr Tavee Deeying (Thaïlande, travailleurs),
Sr. Eduardo Del Pueyo Pérez (Espagne, employeurs), Sr. Gabriel Del Río
(République dominicaine, travailleurs), M. Eric Delabriere (France, employeurs),
Sr. Juan Ángel Delgadillo (Paraguay, gouvernement), Ms Iris Dembsher (Autriche,
gouvernement), Mr Ahmet Tunç Demirtaş (Turquie, gouvernement), Mr Solomon
Demisie (Ethiopie, gouvernement), Mr Juvenal Arcanjo Dengo (Mozambique,
gouvernement), Sr. Luis Destefani (Chili, travailleurs), Mr Leslie Shelton Devendra
(Sri Lanka, travailleurs), Mr K. L. Dhingra (Inde, employeurs), M. Kacou Jean
Diagou (Côte d’Ivoire, employeurs), Mme Kadiatou Diakite (Guinée,
gouvernement), M. Alpha Mamadou Ninguélandé Diallo (Guinée, employeurs),
M. Bréhima Noumoussa Diallo (Mali, gouvernement), M. Mamadou Saliou
Diallo (Guinée, travailleurs), M. Yao Igneza Diapena (Togo, gouvernement),
Sra Gabriela Diaz (Costa Rica, employeurs), Sr. Frank Díaz (Cuba, gouvernement),
Sra. Ruth Díaz (République dominicaine, travailleurs), Mr Tom Dibley (Nouvelle-
Zélande, gouvernement), Mr Rajiv Dimri (Inde, travailleurs), Ms Thi Thu Ha
Dinh (Viet Nam, travailleurs), M. Yaya Diomande (Côte d’Ivoire, gouvernement),
Mr Diomides Diomidous (Chypre, travailleurs), M. Cheikh Diop (Sénégal,
travailleurs), M. Hamidou Diop (Sénégal, employeurs), M. Mamadou Diouf
(Sénégal, travailleurs), M. Adja François Djondang (Tchad, travailleurs),
Mme Cécile G. Djukam Fonkwa (Cameroun, gouvernement), Ms Jelisaveta
Djurič   ković -Tuvić (Serbie, gouvernement), Mr Ambrose Dlamini (Swaziland,
employeurs), Mr Lonkhokhela Dlamini (Swaziland, gouvernement), M. André
Dodo Balu Makenka (République démocratique du Congo, employeurs),
Ms Helen R. Doelwijt (Suriname, employeurs), Mr Yingshen Dong (Chine,
gouvernement), M. Jacques Donis (Belgique, gouvernement), M. Frantz
Dorsainville (Haïti, gouvernement), M. Abdou Dounama (Niger, gouvernement),
Mr Ivan Dovganych (Ukraine, employeurs), M. C. Christophe Dovonon (Bénin,
travailleurs), M. Firozali Dramsi (Comores, employeurs), Mr Flemming Dreesen
(Danemark, employeurs), Mr Edo Driessen (Pays-Bas, gouvernement), Mr Lawal
Dustinma (Nigéria, travailleurs), Mr Paul Dzviti (Zimbabwe, gouvernement),
M. Jean Mathurin Ebata (Congo, travailleurs), M. N’Dede Eboule (Côte d’Ivoire,
travailleurs), Sr. Alberto Echavarría (Colombie, employeurs), Sr. José Echeandía
Sotomayor (Pérou, employeurs), Sr. Ricardo Andrés Echeverri (Colombie,
gouvernement), Sr. Hugo Leon Echeverry Garcia (Colombie, travailleurs),
Sr. Carlos Echezarreta (Argentine, employeurs), M. Emmanuel Edon (Bénin,
gouvernement), Mr Daniel Edralin (Philippines, travailleurs), Ms Gerd Egede-

65
Nissen (Norvège, employeurs), M. Abdelkarim El Aziz (Maroc, travailleurs),
M. El Moustapha El Ghazwany (Mauritanie, gouvernement), Ms Eman El Nahas
(Egypte, gouvernement), Mr Mohamed Helal El Sharkawi (Egypte, travailleurs),
M. Mohammed El Wafy (Maroc, travailleurs), Mr John Elijah (Papouasie-
Nouvelle-Guinée, employeurs), M. François Engels (Luxembourg, employeurs),
Sr. Santiago Enriquez (Equateur, gouvernement), Mr Nicos Epistithiou (Chypre,
travailleurs), Mr William Erio (République-Unie de Tanzanie, employeurs), Mr Igor
Ermakov (Bélarus, gouvernement), Sra. Maria Luisa Escorel De Moraes (Brésil,
gouvernement), Mr John Esiape (Ghana, travailleurs), Sr. José Maria Esperanza
Amaya (El Salvador, travailleurs), Sr. Jorge Faustino Espinosa López (Mexique,
travailleurs), M. Kamel Essoussi (Tunisie, gouvernement), Sr. Jorge Hernan
Estrada Gutierrez (Colombie, employeurs), Sr. Juan José Etala (Argentine,
employeurs), Sr. Pedro Eusse (République bolivarienne du Venezuela,
travailleurs), M. Claude Ewen (Luxembourg, gouvernement), Mr Richard Exell
(Royaume-Uni, travailleurs), Mr Adel Fadel (Egypte, gouvernement), M. Victor
Fakeye (Bénin, employeurs), Mr Mahmoud Abdulla Falamarzy (Qatar,
gouvernement), Mme Boutaina Falsi (Maroc, gouvernement), Mme Moussa
Farahati (Comores, employeurs), Mr Ahmad Fawad Farzad (Afghanistan,
travailleurs), Sr. Aurelio Fernández López (Espagne, gouvernement), Sr. Ignacio
Fernandez Zurita (Espagne, employeurs), Sr. Walter Ariel Ferrari (Uruguay,
travailleurs), Sr. Lourenço Ferreira Do Prado (Brésil, travailleurs), Sr. Javier
Ferrer Dufol (Espagne, employeurs), Ms Vesna Filipović      -Nikolić (Serbie,
gouvernement), Mr Dmytro Firtash (Ukraine, employeurs), Sra. Rosa Elena
Flerez Gonzalez (Colombie, travailleurs), Sr. Roberto Flores Bermúdez (Honduras,
gouvernement), Sra. Mariela Fogante (Argentine, gouvernement), Ms Liisa
Folkersma (Finlande, travailleurs), Mme Leonesa Fortes (Cap-Vert, gouvernement),
Sr. Andrés Fostik (Uruguay, employeurs), Sr. Jaime Frades Pernas (Espagne,
travailleurs), Srta. Mónica Francia Taedo (Pérou, gouvernement), Mme Maria
Francisco F. C. (Angola, travailleurs), Mme Alexandra Freire (Portugal,
employeurs), Mr Alexander Frimpong (Ghana, employeurs), Sr. Freddy Fritz
(Chili, travailleurs), Mr David Fromayan (Libéria, employeurs), Ms Linda Froston
(Pays-Bas, gouvernement), Sr. Daniel Funes De Rioja (Argentine, employeurs),
Sr. Francisco J. Funtanet Mange (Mexique, employeurs), Sr. Alexandre Furlan
(Brésil, employeurs), Ms Yuko Furukawa (Japon, travailleurs), Sr. Laurent
Gaberell (Etat plurinational de Bolivie, gouvernement), Mr Henning Gade
(Danemark, employeurs), Mr Artuˉ   ras Gailiuˉ  
nas (Lituanie, gouvernement),
M. Jean Galessamy-Ibombot (Congo, employeurs), Sra. Grace Gamboa (Costa
Rica, gouvernement), Mr Roel Gans (Pays-Bas, gouvernement), Sr. Iván Gantes
Castillo (Panama, gouvernement), Mr Suzhong Gao (Chine, gouvernement),
M. Seyni Garanké (Niger, gouvernement), Sr. Miguel Ángel García (Espagne,
travailleurs), Mr David Garner (Australie, gouvernement), Sr. Rubén Garrido
(Argentine, travailleurs), Sra. Gloria Beatriz Gaviria (Colombie, gouvernement),
M. Eric Gazon (Grèce, gouvernement), M. Tétévi Gbikpi-Benissan (Togo,
travailleurs), Mr Dennis George (Afrique du Sud, travailleurs), Ms Seema Ghani
(Afghanistan, gouvernement), Ms Sussan Gholamrezaei (République islamique
d’Iran, gouvernement), M. Ghassan Ghosn (Liban, travailleurs), M. Michel Gili
(France, employeurs), Mr Mduduzi Gina (Swaziland, travailleurs), Mme Myrto
Gkouva (Grèce, gouvernement), Ms Monika Gladoch (Pologne, employeurs),
Sra. Maria Aparecida Godoi De Faria (Brésil, travailleurs), Mme Viviane Goergen

66
(Luxembourg, travailleurs), M. Atchiladi Gogue (Tchad, gouvernement),
Ms Ronnie L. Goldberg (Etats-Unis, employeurs), Mr Valerii Golodivskyi (Ukraine,
employeurs), Mr João Gomes Esteves (Portugal, employeurs), Mr Dmitry Gonchar
(Fédération de Russie, gouvernement), Ms Assia Goneva (Bulgarie, travailleurs),
Sr. Jaime Gonzalez (République dominicaine, employeurs), Sr. Federico González
(Paraguay, gouvernement), Sr. Roberto José González Gaitán (Nicaragua,
travailleurs), Mr Keyvan Gorji (République islamique d’Iran, gouvernement),
Mr Stéphane Goudreault (Canada, gouvernement), Mr Hans-Dieter Grahl (Suède,
travailleurs), Mr Adam B. Greene (Etats-Unis, employeurs), M. Gilbert Gresenguet
(République centrafricaine, employeurs), Mr Nicos Grigoriou (Chypre,
travailleurs), Ms Polona Grobelnik (Slovénie, gouvernement), M. Mohamed
Gueddouh (Algérie, gouvernement), M. Ismail Guigma (Burkina Faso,
employeurs), Sr. Christian Guillermet (Costa Rica, gouvernement), M. Mody
Guiro (Sénégal, travailleurs), Mr Sibusiso Gumede (Afrique du Sud, travailleurs),
Sr. Gerardo Gutiérrez Candiani (Mexique, employeurs), Ms Christine Guwatudde
Kintu (Ouganda, gouvernement), Mr Jan Guz (Pologne, travailleurs), Mr Khalil
H.E Alkhanji (Oman, employeurs), M. Said Haddid (Algérie, travailleurs),
Mr Azarakhsh Hafizi (Afghanistan, employeurs), Mr Abebe Haile (Ethiopie,
gouvernement), Mr Volodymyr Halytskyi (Ukraine, gouvernement), M. Said
Hamadeh (Liban, employeurs), Mr Maqboul Hamid (Oman, employeurs),
M. Saadeddine Hamidi Sakr (Liban, travailleurs), Mr Qasim Hammood (Iraq,
travailleurs), Mr Hazmin Hatta Haji Hamzah (Brunéi Darussalam, gouvernement),
Ms Monica Hanga (Zimbabwe, gouvernement), Mr William Hapipai (Papouasie-
Nouvelle-Guinée, gouvernement), Mr David Hargraves (Australie, employeurs),
Mr Azman Shah Haron (Malaisie, employeurs), Mr Ehsanollah Hashemi Nezhad
(République islamique d’Iran, gouvernement), Ms Salma Hassen (Erythrée,
gouvernement), Ms Carolyn Hayle (Jamaïque, gouvernement), Mr Veasna Heang
(Cambodge, gouvernement), Mr Torben Hede (Danemark, gouvernement),
Ms Liisa Heinonen (Finlande, gouvernement), Ms Jitka Hejduková (République
tchèque, employeurs), Ms Kandikuppa Hemalata (Inde, travailleurs), Ms Winletta
Aynn Henries-Reeves (Libéria, employeurs), Sr. Andrés Valentín Herrera
(République dominicaine, gouvernement), Ms Dell Higgie (Nouvelle-Zélande,
gouvernement), Mr Peter Higgins (Australie, gouvernement), Mr Leonard
Hikaumba (Zambie, travailleurs), Ms Jetta Hikuroa (Nouvelle-Zélande,
gouvernement), Ms Wendy Hinton (Nouvelle-Zélande, gouvernement), M. Kokou
Dodzi Hlomador (Togo, travailleurs), Mr Michael Hobby (Nouvelle-Zélande,
gouvernement), M. Nicolas Hoffmann (Luxembourg, travailleurs), Mr Lars
Holmer-Hoven (Norvège, travailleurs), Mr Reuben Holmes (Royaume-Uni,
gouvernement), Mr Jorgen Holst (Danemark, travailleurs), Ms Christine Holzer
(Autriche, gouvernement), M. François Hommeril (France, travailleurs), Mr Md.
Fazlul Hoque (Bangladesh, employeurs), Mr Martijn Hordijk (Pays-Bas,
travailleurs), Ms Renate Hornung-Draus (Allemagne, employeurs), Ms. Lidija
Horvatić (Croatie, employeurs), Mr. Irfan Hosein (Trinité-et-Tobago, gouvernement),
Mr Khondaker Mostan Hossain (Bangladesh, gouvernement), Mr Vudthy Hou
(Cambodge, gouvernement), M. Gratien C. Hounsinou (Bénin, travailleurs),
Mr Daniel Hrdina (Slovaquie, employeurs), Mme Naïma Hrouch (Maroc,
gouvernement), Mr Long Huang (Chine, travailleurs), Mr Leigh Hubbard
(Australie, travailleurs), Sr. Héctor Humeres (Chili, employeurs), Ms Gretchen
Humphries (Afrique du Sud, travailleurs), Sr. Ruben Dario Hurtado Gomez

67
(Colombie, travailleurs), Sr. Augusto Iglesias (Chili, gouvernement), Mr Roland
Ignacio (Pays-Bas, travailleurs), Mr Onubuogo Clement Illoh (Nigéria,
gouvernement), Mr Manuel Imson (Philippines, gouvernement), Ms Wahyu
Indrawati (Indonésie, gouvernement), Mr Jamil Abdelrahim Ismail (Jordanie,
travailleurs), M. Insa Issoufou Safiétou (Niger, employeurs), Mr Akihisa Ito (Japon,
travailleurs), Mme Pascaline Itoua Née Kibangou (Congo, employeurs),
M. Christian Itsoua (Congo, travailleurs), Ms Elena Ivanova (Fédération de Russie,
gouvernement), M. Vincent Jacquet (Luxembourg, travailleurs), Mr Bin Abdul
Jamil Jalaludeen (Malaisie, travailleurs), Mr Mohamed Ali Janah (Maldives,
employeurs), Mr Salleh Jasni (Brunéi Darussalam, travailleurs), Mr Muhammad
Javed (Pakistan, employeurs), Mr Hussein Jawad (Oman, employeurs),
Mr Maxwell Sylvester Jayakody (Sri Lanka, travailleurs), Mr Azad Jeetun (Maurice,
employeurs), M. Mouldi Jendoubi (Tunisie, travailleurs), Sra. Mariela Jimenez
Peralta (Panama, gouvernement), Ms Shiu-Fung Jong (Kiribati, employeurs),
Mr Jonathan Joo-Thomson (Royaume-Uni, gouvernement), M. Abdelkrim Jrad
(Tunisie, travailleurs), M. Emmanuel Julien (France, employeurs), Mr Binod K.
C. (Népal, gouvernement), Mr Evilastus Kaaronda (Namibie, travailleurs),
M. Nobila Paul Kabore (Burkina Faso, travailleurs), Mr Mohammed Kadhem
(Bahreïn, travailleurs), M. André Kalala Mutombo (République démocratique
du Congo, gouvernement), Mme Fatima Kamauddine Fatima (Comores,
gouvernement), Ms Raila Kangasperko (Finlande, gouvernement), Mr Yossef
Kara (Israël, travailleurs), Mr Mohamad Karaki (Liban, gouvernement),
Mr Cornelius K. Kariwa (République-Unie de Tanzanie, employeurs), Mr Martin
Kasekende (Ouganda, employeurs), Mr Trevor Kaunda (Zambie, gouvernement),
Mr Wezi Kayira (Malawi, gouvernement), Mr Alphonse Kayitayire (Rwanda,
gouvernement), Ms Faiyaz M. Kazi (Bangladesh, gouvernement), Mr Faiyaz
Murshid Kazi (Bangladesh, gouvernement), Mr Mustafain Kazmi (Pakistan,
gouvernement), Mr Alex Kazongo (Kenya, gouvernement), Ms Anne C. R. Keah
(Kenya, gouvernement), Ms Gerardine Kearney (Australie, travailleurs),
Mr Zerihun Kebede (Ethiopie, gouvernement), M. Lambert Kegba-Nzeng
(République centrafricaine, gouvernement), Mr Allan S. Keitseng (Botswana,
travailleurs), Ms Helen Kelly (Nouvelle-Zélande, travailleurs), Ms Ross Kelly
(Etats-Unis, travailleurs), Mr Gholam-Reza Khademizadeh (République islamique
d’Iran, travailleurs), Mr K. M. S. Khalsa (Inde, gouvernement), Mr Saeed Ali
Khammas (Emirats arabes unis, employeurs), Mr S. A. Khan (Inde, employeurs),
Mr David Khumalo (Afrique du Sud, gouvernement), Ms Sara Irene Kibuka
Walusimbi (Ouganda, employeurs), M. Marc Kieffer (Luxembourg, employeurs),
Mr Jong-Cheol Kim (République de Corée, gouvernement), Ms Tae Eun Kim
(République de Corée, gouvernement), Mr Young-Vae Kim (République de
Corée, employeurs), Mrs Evanelia Kini (Papouasie-Nouvelle-Guinée,
gouvernement), Ms Beatrice Kituyi (Kenya, gouvernement), Mr Vitaly Kniazev
(Bélarus, gouvernement), Mme Mariana Kniesner (Roumanie, travailleurs),
Ms Jelena Kocmur (Croatie, employeurs), M. Patrick Koehnen (Luxembourg,
employeurs), Mr Simopekka Koivu (Finlande, employeurs), Mr John Kolawole
(Nigéria, travailleurs), Ms Eeva Kolehmainen (Finlande, employeurs), Mr István
Komoróczki (Hongrie, employeurs), M. Kouadio Alphonse Konan (Côte d’Ivoire,
gouvernement), Ms Hyun Kyung Koo (République de Corée, gouvernement),
Ms Olga Korchemkina (Fédération de Russie, gouvernement), Mr Oldř  ich Körner
(République tchèque, employeurs), Ms Sviatlana Kotava (Bélarus, travailleurs),

68
Mr Solomon Kotei (Ghana, travailleurs), M. Kossounou Edouard Kouakou (Côte
d’Ivoire, travailleurs), M. Yao Kouakou (Côte d’Ivoire, employeurs), M. Samir
Koubaa (Tunisie, gouvernement), M. Abdérémane Koudra (Comores,
employeurs), Ms Eva Kovar (Suède, employeurs), M. Niankoye Bèn Kpoghomou
(Guinée, gouvernement), M. Sabin Kpokolo (République centrafricaine,
travailleurs), Mr Boris Kravchenko (Fédération de Russie, travailleurs), Ms Apsorn
Krissanasmit (Thaïlande, travailleurs), Mr Gylfi Kristinsson (Islande,
gouvernement), Mr Tuğ  rul Kudatgobilik (Turquie, employeurs), M. Guy Kuku
Gedila (République démocratique du Congo, travailleurs), Mr Mana Kumkrathok
(Thaïlande, travailleurs), Mr Wojciech Kuraszyk (Pologne, gouvernement),
Mr Stepan Kuzmenkov (Fédération de Russie, gouvernement), Mr Christopher
Jada Kwajok (Soudan du Sud, gouvernement), M. Charitos Kyriazis (Grèce,
employeurs), Mme Christiane Labalme (France, gouvernement), Ms Michelle
Labrosse (Seychelles, employeurs), Mr Ville Lahelma (Finlande, gouvernement),
M. Elhassan Lahyani (Maroc, travailleurs), Mr Owei Lakemfa (Nigéria, travailleurs),
M. Hassane Kaou Laouel Kader (Niger, employeurs), Sr. Humberto Lara
Enamorado (Honduras, travailleurs), Sra. Graciela Larios Rivas (Mexique,
travailleurs), Mr Robert Larsson (Suède, gouvernement), Mr Alberta Aku Laryea-
Djan (Ghana, travailleurs), Mme Souzana Laskaridou (Grèce, gouvernement),
Mr Hassan Latheef (Maldives, gouvernement), Sra. Miriam Lau (Cuba,
gouvernement), Ms Lenka Laubová (République tchèque, gouvernement),
M. Nadou Lawson O. (Togo, gouvernement), Ms Cheryl Lee (Singapour,
gouvernement), Ms Seo Jin Lee (République de Corée, gouvernement),
Mr Seung-Yong Lee (République de Corée, employeurs), Mr Anthony Lee-
Riviears (Pays-Bas, gouvernement), Mme Candide Leguede (Togo, employeurs),
Sr. José Leje (République bolivarienne du Venezuela, travailleurs), M. Frank
Lentz (Luxembourg, employeurs), Ms Lebohang Letsie (Botswana, travailleurs),
Ms Kristen Letts (Australie, gouvernement), Sr. Francisco Leturia (Chili,
gouvernement), Mr Matthew Levin (Etats-Unis, gouvernement), M. Moustapha
Leye (Sénégal, gouvernement), Ms Linda L’Heureux (Canada, gouvernement),
Mr Decheng Li (Chine, employeurs), Mme Claire Libizangomo (Gabon,
gouvernement), M. Baoubon Jean Mathias Liliou (Burkina Faso, travailleurs),
Ms Zenia Liljeqvist (Danemark, gouvernement), Sr. Vinicio Limón Rivera
(Mexique, travailleurs), Ms Carin Lindqvist-Virtanen (Finlande, gouvernement),
Sr. Aurelio Linero Mendoza (Panama, employeurs), Ms Kristin Lipke (Etats-Unis,
gouvernement), Mr Yevgen Lisuchenko (Ukraine, gouvernement), Mr Andrew
Little (Nouvelle-Zélande, travailleurs), Ms Hansong Liu (Chine, employeurs),
Sr. Juan José Llona Barrenechea (Espagne, employeurs), Sra. Paulina Lobos
(Chili, gouvernement), Mr David Lomidze (Géorgie, gouvernement), Mr Erald
Laryea Lomo (Ghana, employeurs), Mr Alf Åge Lønne (Norvège, employeurs),
Sra. Verónica López (Paraguay, gouvernement), Sr. Jorge José López Bonilla
(République dominicaine, travailleurs), Sr. Mario López Carrillo (Mexique,
employeurs), Mr Torben Lorentzen (Danemark, gouvernement), Sr. Nelson
Loustaunau (Uruguay, gouvernement), M. Luciano Luis (Angola, employeurs),
Ms Elizabeth Lungu Nkumbula (Zambie, employeurs), Mr Wolfgang Lutterbach
(Allemagne, travailleurs), Mr Orgil Luvsantseren (Mongolie, gouvernement),
Ms Salome Luwaga (Ouganda, employeurs), M. Jules Mabiala Mpoto (République
démocratique du Congo, gouvernement), Ms Zodwa Mabuza (Swaziland,
employeurs), Ms Maria G. Machailo-Ellis (Botswana, employeurs), Mr Paul

69
Mackay (Nouvelle-Zélande, employeurs), M. Beremadji Madengar (Tchad,
employeurs), Ms Portia Magnus (Jamaïque, gouvernement), M. Abou
Mahamadou (Niger, gouvernement), M. Bichara Mahamat (Tchad, gouvernement),
M. Nassour Abdoulaye Mahamat (Tchad, gouvernement), M. Nour Mbodou
Mahamat (Tchad, gouvernement), Mrs Mageda Mohamed Mahmoud (Soudan,
gouvernement), Mr Ahad Mahmoudi (République islamique d’Iran, travailleurs),
Mr Abdalrahman M. A. Mahmud (Jamahiriya arabe libyenne, travailleurs),
M. Ousmane Allassane Maiga (Mali, gouvernement), Sr. Juan Mailhos (Uruguay,
employeurs), Mr Cleopa Mailu (Kenya, employeurs), Mr Davor Majetić (Croatie,
employeurs), Mr Thabo Makeka K.C. (Lesotho, employeurs), M. Kidianga Malala
(République démocratique du Congo, employeurs), M. Salifou Malam Soffo
(Niger, travailleurs), Mr Krzysztof Malecki (Pologne, travailleurs), Ms Merle Malvet
(Estonie, gouvernement), M. Sako Mamadou (Niger, travailleurs), M. Doulla
Mamadou Talata (Niger, employeurs), M. Tordita Mamira (Tchad, gouvernement),
Mr Lyson Mando (Zambie, travailleurs), Ms Alena Mankevich (Bélarus,
travailleurs), Mr Abdul Halim Mansor (Malaisie, travailleurs), Sr. Lorenzo Luis
Marchese (Argentine, employeurs), Emalene Marcus-Burnett (Barbade,
gouvernement), Mr Adil Marghani Ali (Soudan, employeurs), Mme Salamatou
Mariko (Niger, travailleurs), M. Marco Marino (Italie, gouvernement), M. Mustafa
Marjaa (Maroc, gouvernement), Sra. Nélsida Marmolejos (République
dominicaine, gouvernement), Sra. Elena Martínez Carqués (Espagne,
gouvernement), Sr. Edson Martins Areias (Brésil, travailleurs), Sra. Junéia Martins
Batista (Brésil, travailleurs), Mr Sri Martono (Indonésie, employeurs), M. Jean
Masasu Lufutu (République démocratique du Congo, gouvernement), Mme
Claudina Mascetta (Suisse, gouvernement), Mr Alfred Masupha (Zambie,
employeurs), Mr Mohd Rosdi Mat Yasin (Malaisie, gouvernement), Sra. Marinella
Mata (République bolivarienne du Venezuela, employeurs), Mr Ravi Mathur
(Inde, gouvernement), Mr James Matiza (Zimbabwe, gouvernement), Mr Abbas
Matooq (Bahreïn, gouvernement), Mr Andreas Matsas (Chypre, travailleurs),
Mr Hiroyuki Matsui (Japon, employeurs), M. Blaise Matthey (Suisse, employeurs),
M. Emídio Vicente Mavila (Mozambique, gouvernement), Mr. Lajos Mayer
(Hongrie, travailleurs), Mr Francisco Feliciano Mazoio (Mozambique, travailleurs),
M. Béate Mbani (Congo, travailleurs), Mr Peter Mbewe (Zambie, employeurs),
M. El Moctar M’Beyrick (Mauritanie, travailleurs), M. Aloïse Mbou Mbine (Gabon,
travailleurs), Mr G. Kent Mc Vay (Etats-Unis, employeurs), Mr Kent Mcvay
(Etats-Unis, employeurs), Mr Mthunzi Mdwaba (Afrique du Sud, employeurs),
Mr Mthunzi-Perry Mason Mdwaba (Afrique du Sud, employeurs), Sr. Pablo
Medina (République dominicaine, gouvernement), Sra. Ruth Medrano
(République dominicaine, travailleurs), Ms Supatcharee Meekrut (Thaïlande,
gouvernement), M. El Mahfoudh Megateli (Algérie, employeurs), M. Rabeh
Megdiche (Tunisie, gouvernement), Mr Shafique Alam Mehdi (Bangladesh,
gouvernement), Sr. Rodrigo Mejia Duncan (Panama, gouvernement), M. Alain
N. O. Mekoulou Akam Mvondo (Cameroun, gouvernement), M. Noël Alain
Olivier Mekulu Mvondo Akame (Cameroun, gouvernement), Sra. Rosa Méndez
Tandaypan (Pérou, travailleurs), Mme Elise Mendomo Eya’ Ane (Cameroun,
gouvernement), Mme Helena Mendonça (Cap-Vert, gouvernement), Sr. Alejandro
Mendoza Gantes (Panama, gouvernement), M. Antonios Mengoulis (Grèce,
employeurs), M. Kouassi Wenyemawua Mensah (Togo, employeurs), Ms Marika
Merilai (Estonie, employeurs), Sr. Fermín Mesa (Cuba, employeurs),

70
Ms Thanaporn Methawikul (Thaïlande, gouvernement), M. Dragos Mihalache
(Roumanie, employeurs), Ms Elena Mikhailova (Fédération de Russie,
gouvernement), Ms Anita Mishra (Royaume-Uni, employeurs), M. Alphonse
Missengui (Congo, employeurs), M. Sebastiao Mixinge A. (Angola, gouvernement),
Mr Robert Mkwezalamba (Malawi, travailleurs), Mr Aggrey Mlimuka (République-
Unie de Tanzanie, employeurs), M. Kane Moctar (Mauritanie, travailleurs),
Mr Adan Daud Mohamed (Kenya, gouvernement), Mr Ali Mohamed Ahmed
Osman (Soudan, gouvernement), M. Mabrouk Mohamed Ben (Niger,
gouvernement), Mr Adil Mohamed Salih (Soudan, travailleurs), Mr Vladimir
Mojš (Slovaquie, travailleurs), Mme Marie Mokoko (Congo, gouvernement),
M. Charles Mokouabeka (Congo, gouvernement), Mme Malika Mokrani (Algérie,
travailleurs), Sr. Mario Molino García (Panama, gouvernement), Mr Balázs Molnár
(Hongrie, gouvernement), Mr Peter Molnár (Slovaquie, employeurs), Mme Abla
Déla Mondedji (Togo, travailleurs), M. Jose carlos Moniz (Cap-Vert, gouvernement),
Mr Abdul Halim Monsor (Malaisie, travailleurs), Sra. Gladys Montenegro
(République bolivarienne du Venezuela, travailleurs), Sr. Manuel Montero (Cuba,
travailleurs), Sra. Victoria Montero (Espagne, travailleurs), Ms Toni Moore
(Barbade, travailleurs), Mr Murthala Moosa (Maldives, gouvernement), Sr. Javier
Morales Gauzín (Mexique, gouvernement), Sr. Miguel Morazan (Honduras,
gouvernement), Sr. Jorge Antonio Moreno Mereles (Paraguay, employeurs), Sr.
Javier Moreno Padilla (Mexique, employeurs), Mr Kiyotaka Morita (Japon,
employeurs), Ms Mary Morola (Papouasie-Nouvelle-Guinée, gouvernement),
M. Marc Morsa (Belgique, gouvernement), Ms Marijke Morsink-Dannenberg
(Pays-Bas, travailleurs), Ms Mapulumo Mosisili (Lesotho, gouvernement),
Ms Marina Moskvina (Fédération de Russie, employeurs), Sra. Denise Motta
Dau (Brésil, gouvernement), M. Pierre Louis Mouangue (Cameroun, travailleurs),
M. Mustapha Mouhoubi (Algérie, gouvernement), M. Etienne Moussavou (Gabon,
travailleurs), Mr Kaizer Moyane (Afrique du Sud, employeurs), Mr Charles
Mpundu (Zambie, employeurs), Mr Daud Msangi (République-Unie de Tanzanie,
employeurs), Mr Bongani Mtshali (Swaziland, employeurs), M. Bernard Muambo
Mbonde (Cameroun, gouvernement), Ms Anna Mugabo (Rwanda, gouvernement),
Ms Jacqueline Arwa Mugo (Kenya, employeurs), Mr Basílio Zefanias Muhate
(Mozambique, travailleurs), Mme Rogéria Muianga (Mozambique, gouvernement),
Ms Rogéria Da Conçeicão Muianga (Mozambique, gouvernement), Mr Ahmed
Mujuthaba (Maldives, employeurs), Mme Naomie Mukengela Katompa
(République démocratique du Congo, gouvernement), Sra. Albis Muñoz
(République bolivarienne du Venezuela, employeurs), Mr Beyani Munthali
(Malawi, employeurs), Mr Henrik Munthe (Norvège, employeurs), Mr Anastase
Murezei (Rwanda, gouvernement), Mr Doug Murphy (Canada, gouvernement),
M. Alfred Musimba Munkuti -Kunti Satala (République démocratique du Congo,
gouvernement), M. Emmanuel Mve Mba (Gabon, travailleurs), M. Jean Mve
Ollomo Asseko (Gabon, travailleurs), Mr Roy Mwaba (Zambie, travailleurs),
Mme Agnès Mwad Nawej Katang (République démocratique du Congo,
gouvernement), M. Birahima Nacoulma (Burkina Faso, employeurs), Sr. Pedro
Jamil Nadaf (Brésil, employeurs), Ms Mária Nadaždyová (Slovaquie,
gouvernement), Mr Ernest Nadome (Kenya, travailleurs), Mr Vasyl Nadraha
(Ukraine, gouvernement), Mme Chistina Nagy Morais (Portugal, employeurs),
Mr Akihiro Nakajima (Japon, gouvernement), Ms Keiko Nakajima (Japon,
travailleurs), Mr Yoshio Nakamura (Japon, employeurs), Mr Satoshi Nakata

71
(Japon, travailleurs), M. Kossivi Naku D. (Togo, employeurs), M. Mamadou
Nama (Burkina Faso, travailleurs), Ms Wanjiku Gatuku Nancy (Kenya,
gouvernement), Mr Hussein Nasher (Yémen, travailleurs), Mr Abdul Rahim
Nasrey (Afghanistan, gouvernement), Mr Austin S. Natee (Libéria, travailleurs),
Mr J. Nyema Natt (Libéria, travailleurs), Mr Suranga Silva Naullage (Sri Lanka,
travailleurs), Sr. Raymundo Navarro (Cuba, travailleurs), Sra. Angélica Navarro
Llanos (Etat plurinational de Bolivie, gouvernement), M. Fortunat Ndambo
Mandjwandju (République démocratique du Congo, travailleurs), M. Alpha
Ndiaye (Sénégal, gouvernement), M. Martin Ndikum Foncha (Cameroun,
employeurs), M. Bernard N’Doumi (Côte d’Ivoire, employeurs), Ms Julia Ng
(Singapour, gouvernement), Mr Brain Ng’ Oma (Malawi, gouvernement),
M. Ousmanou Ngam (Cameroun, employeurs), M. Francis Ngantcha (Cameroun,
gouvernement), Mr Francois Ngoboka (Rwanda, gouvernement), M. Jean
Ngouama (Congo, travailleurs), M. Albert Ngoubili-Tsiba (Congo, gouvernement),
Mr Dung Tien Nguyen (Viet Nam, gouvernement), Mr Kim Phuong Nguyen
(Viet Nam, gouvernement), Ms Thi Thu Hong Nguyen (Viet Nam, travailleurs),
M. Ovidiu Nicolescu (Roumanie, employeurs), Mrs Agnes Nikolova (Bulgarie,
gouvernement), M. Jean-Paul Nitiema (Burkina Faso, gouvernement), Mr Ibrahim
Nizam (Maldives, employeurs), M. Jean Marie Nkian (Congo, gouvernement),
Mr George Nkiwane (Zimbabwe, travailleurs), Mr Magnus M. Norddahl (Islande,
travailleurs), Mr Mark A. Nordstrom (Etats-Unis, employeurs), Mr Mohammed
Nore-Alam (Bangladesh, gouvernement), Mr Ross J. Nova (Etats-Unis,
employeurs), Ms Myriam Ntashamaje (Rwanda, gouvernement), Ms Lisanne
Ntayombya (Rwanda, gouvernement), M. Frédéric Ntimarubusa (Burundi,
gouvernement), M. Gabriel Charly Ntonga (Cameroun, gouvernement), M. Claude
Bernard Ntoughe (Gabon, travailleurs), Ms Khine Khine Nwe (Myanmar,
employeurs), Mr Sammy Nyambari (Kenya, gouvernement), Ms Ellen Nygren
(Suède, travailleurs), Mme Anne Marie Nzila (Congo, travailleurs), M. Ama Kafui
Obim (Togo, travailleurs), Mr Hari Odari (Népal, gouvernement), Mr Tom Odongo
(Kenya, gouvernement), M. Fidele Ogbami (République centrafricaine,
gouvernement), Ms Eun Kyoung Oh (République de Corée, gouvernement),
Sra. María del Rosario Oiz (Uruguay, gouvernement), Sra. Diana Margarita
Ojeda Visbal (Colombie, gouvernement), Ms Jesse Uche Okpunoh (Nigéria,
gouvernement), Mr David Okropiridze (Géorgie, gouvernement), Sra. Beatriz
Olaguibel Moret (Espagne, gouvernement), Mr Timothy Olawale (Nigéria,
employeurs), Mr Ola Oluwafemi (Nigéria, gouvernement), Mr Ayoub Juma Omari
(République-Unie de Tanzanie, travailleurs), Ms Elizabeth Faith Onuko (Kenya,
gouvernement), Ms Izabela Opechowska (Pologne, employeurs), Mr Phil O’Reilly
(Nouvelle-Zélande, employeurs), Ms Anna Orosz (Hongrie, gouvernement),
Ms Eva Oscarsson (Suède, travailleurs), Mr Akosua Frema Osei-Opare (Ghana,
gouvernement), Mr Olusegun Oshinowo (Nigéria, employeurs), Mr Elsheikh
Osman Mustafa (Soudan, employeurs), Mr Grygorii Osovyi (Ukraine, travailleurs),
Ms Margaret Osure (Kenya, employeurs), Mr Mohammad Otaredian (République
islamique d’Iran, employeurs), M. A. Jacques Ouandaogo (Burkina Faso,
employeurs), M. Seide Ould Abdellahi (Mauritanie, employeurs), M. Mohamedou
Ould Bowah (Mauritanie, travailleurs), M. Moustapha Ould Cheikh Mohamed
Ahmed (Mauritanie, gouvernement), M. Khaled Ould Cheikhna (Mauritanie,
gouvernement), M. Mohamed Aly Ould Dedew (Mauritanie, gouvernement),
M. Brahim Ould Sidaty El Hadrami (Mauritanie, gouvernement), M. Amadou

72
Ousmane (Niger, employeurs), Sr. Miguel Ovalles (République bolivarienne du
Venezuela, gouvernement), Mr Wilson Usher Owere (Ouganda, travailleurs),
Mr Marie Owoniyi (Nigéria, employeurs), Ms Eve Päärendson (Estonie,
employeurs), Mr Joram Bruno Pajobo (Ouganda, travailleurs), M. Agui Yves
Palanga (Togo, travailleurs), M. Paul Palsterman (Belgique, travailleurs), Mr A. C.
Pandey (Inde, gouvernement), Mr Anup Chandra Pandey (Inde, gouvernement),
Mr Steven Chee Wee Pang (Singapour, gouvernement), Mr B. P. Pant (Inde,
employeurs), Mr Hubert Pantophlet (Pays-Bas, employeurs), Ms Karin Pape
(Allemagne, travailleurs), Mrs Stanimira Parapunova (Bulgarie, gouvernement),
M. Etienne Pare (Burkina Faso, gouvernement), Mr Jung Hwan Park (République
de Corée, gouvernement), Mr Timothy Parkhouse (Namibie, employeurs),
M. Yasaman Parpinchee (Italie, employeurs), Sr. Rodolfo A. Parra (Cuba,
employeurs), Mr Sarathchandra Pathirathna Pathirannehelage (Sri Lanka,
gouvernement), Mr Sharad Patil (Inde, employeurs), Mr Natthaphat Pattayako
(Thaïlande, travailleurs), Mr Ivan Pavić   ević (Serbie, travailleurs), Mr Ranulfo
Payos (Philippines, employeurs), M. Fabio Pazzini (Saint-Marin, travailleurs),
M. Vasco Pedrina (Suisse, travailleurs), M. Manuel Marcelino Pena Costa
(Portugal, employeurs), Sr. Nelson Penino (Uruguay, employeurs), Sra. María
Amalia Pereira (Chili, travailleurs), Sr. Expedito Pereira De Magalhães (Brésil,
travailleurs), Sr. Mauricio Pérez (Honduras, gouvernement), Sr. Miguel Perez
Garcia (Colombie, employeurs), Sr. Rafael Pérez Modesto (République
dominicaine, gouvernement), Mr Petro Petrashko (Ukraine, gouvernement),
Mme Ioulia Petropoulou (Grèce, travailleurs), Ms Huong Pham Thi Lan (Viet
Nam, gouvernement), Mr Giang Pham Truong (Viet Nam, gouvernement),
Mr Prajuab Phikul (Thaïlande, travailleurs), M. Josly Piette (Belgique,
gouvernement), M. Mathieu Piguet (Suisse, employeurs), Mr Michael Pilikos
(Chypre, employeurs), Ms Anne Pineau (Canada, travailleurs), Sr. Roberto
Eduardo Piñeiro (Argentine, employeurs), M. Rui Pedro Pinheiro Da Fonseca
(Portugal, gouvernement), Mr Simo Pinomaa (Finlande, employeurs), M. René
Pizzaferri (Luxembourg, travailleurs), Mme Agnès Plassart (France,
gouvernement), Mr Polyvios Polyviou (Chypre, employeurs), Mr Kauve Pomat
(Papouasie-Nouvelle-Guinée, travailleurs), Mr Aleksandr Ponomarev (Bélarus,
gouvernement), Ms Hana Popelková (République tchèque, travailleurs),
Mr Andrei Popov (Bélarus, gouvernement), Mr Edward E. Potter (Etats-Unis,
employeurs), Ms Udaya Sharma Poudyal (Népal, travailleurs), M. Christian
Pout (Cameroun, employeurs), Mr Pavel Prior (République tchèque, employeurs),
Mr Kumarage Don Manoj Priyantha (Sri Lanka, gouvernement), Sr. Roberto
Proença De Macêdo (Brésil, employeurs), Mr Manit Promkareekul (Thaïlande,
travailleurs), Ms Shirley Pryce (Jamaïque, travailleurs), Mme Kyriaki Psarogianni
(Grèce, travailleurs), Mme Ghislaine Psimhis (République centrafricaine,
employeurs), Sr. Yusnier Romero Puentes (Cuba, gouvernement), Sra. Marta
Pujadas (Argentine, travailleurs), Sra. Gloria Pujol De Pablo Blanco (Espagne,
gouvernement), Ms Heli Puura (Finlande, travailleurs), Mr Daebum Pyo
(République de Corée, gouvernement), Mr Abdulrahman A. S. Qadhi (Arabie
saoudite, gouvernement), Sra. Miriam Quijano (Argentine, travailleurs), Sr. Juan
A. Quintanilla (Cuba, gouvernement), Sr. Edgar Quispe Remon (Pérou,
gouvernement), Mr Maarten Quivooy (Nouvelle-Zélande, gouvernement),
Mr Hasanuddin Rachman (Indonésie, employeurs), Mr Nedhal Mohammedrashed
M. Radhwan (Arabie saoudite, travailleurs), Mr Tjipto Rahadi (Indonésie,

73
gouvernement), Mr Kamran T. Rahman (Bangladesh, employeurs), Mr Kamran
Tanvirur Rahman (Bangladesh, employeurs), Ms Preeti Rahman (Bangladesh,
gouvernement), Mr Baijnath Rai (Inde, travailleurs), Mr Moonsamy Ramasamy
(Maurice, gouvernement), Mr Haji Jamudin Ramlee (Brunéi Darussalam,
gouvernement), Mr Elliot Ramochela (Lesotho, travailleurs), Sra. Fátima
Aparecida Rampim (Brésil, gouvernement), Mr Isaac Ramputa (Afrique du
Sud, travailleurs), Mr Ramotshudi Ramputa (Afrique du Sud, travailleurs),
Mme Soafara Randriamiarisoa (Madagascar, gouvernement), Mr Uffe Rasmussen
(Danemark, gouvernement), Mr Asha Singh Rathour (Népal, travailleurs),
M. Philippe Reau (France, travailleurs), Sr. Roberto Recalde (Paraguay,
gouvernement), Ms Sonia Regenbogen (Canada, employeurs), Mme Mamane
Rékiatou Bako (Niger, gouvernement), Mr Steven S. Relyveld (Suriname,
gouvernement), M. Adelino Remi Sachambula (Angola, employeurs), Mr Chiel
Renique (Pays-Bas, employeurs), Mr Bol Andrew Wieu Riak (Soudan du Sud,
employeurs), Sr. Guido Ricci (Guatemala, employeurs), Mr Stephen Richards
(Royaume-Uni, gouvernement), Ms Toril Riddervold (Norvège, employeurs),
Sr. Juan Andrés Roballo (Uruguay, gouvernement), Sr. Carlos Robelo Raffone
(Nicaragua, gouvernement), Ms Elizabeth Roberson (Etats-Unis, travailleurs),
Mr Tom Roberts (Australie, travailleurs), Mr Antoine Robinson (Seychelles,
travailleurs), M. Paul Roche (France, travailleurs), Sra. Mariângela Rodrigues
Coelho (Brésil, gouvernement), Mme Monica Rodrigues Ramos (Cap-Vert,
gouvernement), Sr. Roberto Rojas (Chili, travailleurs), Mr Ferenc Rolek (Hongrie,
employeurs), Sra. Janet Román (Cuba, gouvernement), Ms Siriwan Romchatthong
(Thaïlande, employeurs), Sra. Caridad Rondón (République bolivarienne du
Venezuela, travailleurs), Mr Thaveekiat Rongsawadi (Thaïlande, employeurs),
Mr Jørgen Rønnest (Danemark, employeurs), Mr Francis Roodt (Royaume-Uni,
gouvernement), M. André Miguel Rosa Nzau (Angola, employeurs), Sr. Fernando
Rosales (Etat plurinational de Bolivie, gouvernement), Sr. Julio Guillermo Rosales
(Argentine, gouvernement), Sr. Luis Fernando Rosales Lozada (Etat plurinational
de Bolivie, gouvernement), Sr. Antonio Rosas Rodríguez (Mexique, gouvernement),
Mme Stefania Rossi (Italie, employeurs), M. Amadou Rouamba (Mali,
gouvernement), Ms Halyani Rumondang (Indonésie, gouvernement), Mr Paul
Russell (Royaume-Uni, gouvernement), Mr John Ryall (Nouvelle-Zélande,
travailleurs), Mr John Ryall (Etats-Unis, travailleurs), Mr Karel Rychtář
(République tchèque, employeurs), Mr Kee-Jung Ryu (République de Corée,
employeurs), Mrs Ibtihaj Saad El Town (Soudan, travailleurs), Sra. Shirley Saborio
(Costa Rica, employeurs), Mr Naim Sadat (Afghanistan, gouvernement), Mr Ali
Ahmed Saeed Baamhyasawn (Yémen, travailleurs), Ms Martina Šagiová
(Slovaquie, gouvernement), Ms Porntip Sahavejjabhand (Thaïlande, employeurs),
Ms Anu Sajavaara (Finlande, employeurs), M. Seybou Salay (Niger, employeurs),
Mr Helmy Salim (Indonésie, travailleurs), M. Soulaimana Salim (Comores,
travailleurs), Ms Wahida Samad (Afghanistan, gouvernement), Mme Mame
Coumba Samba (Sénégal, travailleurs), Sra. Laura San Martín (Chili, travailleurs),
Sra. Eglée Sánchez (République bolivarienne du Venezuela, travailleurs),
Sr. Gilberto Sánchez (République bolivarienne du Venezuela, employeurs),
Mr Eliud Sanga (République-Unie de Tanzanie, employeurs), Mr Solomon Joseph
Ptichay Sangaran (Malaisie, travailleurs), Ms Vijitsri Sanguanwongse (Thaïlande,
gouvernement), M. Malick Sankhon (Guinée, gouvernement), M. Tidiane Sanogo
(Congo, employeurs), Sr. Renato Francisco de Santos Paula (Brésil,

74
gouvernement), Mr Piotr Sarnecki (Pologne, employeurs), Mr Saeed Sarwar
(Pakistan, gouvernement), Mr Jaffer Yusuf Almahfood Sayed Salman (Bahreïn,
travailleurs), Sr. Federico Schaer (Argentine, employeurs), Sr. Juan José Schaer
(Argentine, employeurs), Ms Penny B. Schantz (Etats-Unis, travailleurs),
Mr Henrik Schilder (Danemark, employeurs), M. Romain Schmit (Luxembourg,
employeurs), Mme Erika Schnyder (Suisse, gouvernement), Mr Ton
Schoenmaeckers (Pays-Bas, employeurs), Ms Anne Scholz (Allemagne,
employeurs), Mr Wolfgang Scholz (Allemagne, gouvernement), Sr. Álvaro
Schweinfurth (Espagne, employeurs), Sr. Pelayo Scremini (Uruguay, employeurs),
Ms Sissy V. Seemule (Botswana, gouvernement), Mr Nenad Seifert (Croatie,
employeurs), Mr Anton Sekum (Papouasie-Nouvelle-Guinée, travailleurs),
Mr Mehmet Selvi (Turquie, gouvernement), M. Mamadou Racine Senghor
(Sénégal, gouvernement), Ms Rose P. N. Sennanyana (Botswana, gouvernement),
Ms Katayoun Sepehri (République islamique d’Iran, employeurs), Mr Boas
Seruwe (Afrique du Sud, gouvernement), M. Jean-Daniel Setho (Togo,
employeurs), Ms Elena Shalashnaya (Fédération de Russie, gouvernement),
Mme Nazha Shallita (Liban, gouvernement), Mr Igor Shanin (Fédération de
Russie, travailleurs), Ms Fawzeya Shehab (Bahreïn, gouvernement), Mr Robert
B. Shepard (Etats-Unis, gouvernement), Mr Mikhail Shmakov (Fédération de
Russie, travailleurs), Ms Vera Shmakova (Fédération de Russie, travailleurs),
Mr Alexander Shokhin (Fédération de Russie, employeurs), Mr Gambhir Lal
Shrestha (Népal, travailleurs), M. Moncef Siala (Tunisie, gouvernement),
M. Hamadou Siddo (Niger, gouvernement), M. Mamadou Sidibe (Mali,
employeurs), Sra. Carmela Asunción Sifuentes De Holguín (Pérou, travailleurs),
Sr. Alejandro Silva (Chili, gouvernement), Sr. Josías Silva De Albuquerque (Brésil,
employeurs), Mr Ruslan Irianto Simbolon (Indonésie, gouvernement),
Ms Tianggur Sinaga (Indonésie, gouvernement), M. Pierre Lebrun Siovene
(République centrafricaine, travailleurs), Ms Malin Skäringer (Suède,
gouvernement), Ms Kaja Škerjanc (Slovénie, gouvernement), Mr Mahlomola
Skhosana (Afrique du Sud, gouvernement), Mr Zdzislaw Sladowski (Pologne,
employeurs), Mr Fredrik Sletbakk (Norvège, travailleurs), Ms Eugenija Šniutienė
(Lituanie, travailleurs), Ms Yeon-Joo Sohn (République de Corée, employeurs),
Ms Anna Solomon (Papouasie-Nouvelle-Guinée, gouvernement), M. Louis
Sombes (Cameroun, travailleurs), Mlle B. Stella Sylviane Some (Burkina Faso,
gouvernement), Mr Harry Sooknanan (Trinité-et-Tobago, gouvernement),
Mr Vanna Soth (Cambodge, gouvernement), M. Louis M’Bemba Soumah
(Guinée, travailleurs), Mme Filomena Sousa Cunha (Angola, gouvernement),
Mr Vong Sovann (Cambodge, travailleurs), M. Bayla Sow (Sénégal, travailleurs),
Mme Alexandra Spânu (Roumanie, gouvernement), Mlle Alexandra Spânu
(Roumanie, gouvernement), Ms Myrianthi Spathi (Chypre, gouvernement),
Mr William E. Spriggs (Etats-Unis, gouvernement), Ms Rosemary Ssenabulya
(Ouganda, employeurs), Ms Rosemary Ssenabulya N. (Ouganda, employeurs),
M. Sorin Stan (Roumanie, travailleurs), Mr Teddy Stapleton (Trinité-et-Tobago,
travailleurs), Mr Veturlidi Thor Stefansson (Islande, gouvernement), Mr Martin
Ště  pánek (République tchèque, gouvernement), Mr Viktor Stepanov (Fédération
de Russie, gouvernement), Ms Karmen Šterbenc (Slovénie, gouvernement),
Mlle Adriana Stoinea (Roumanie, gouvernement), Mr Ingomar Stupar (Autriche,
employeurs), Sr. Roberto Suárez García (Espagne, employeurs), Mr Don
Wimalasiri Subasinghe (Sri Lanka, travailleurs), Sra. Silvana Suero (République

75
dominicaine, travailleurs), Mr Hariyadi Sukamdani (Indonésie, employeurs),
Mr Kevin J. Sullivan (Etats-Unis, employeurs), Mr Suon Sun (Cambodge,
gouvernement), Ms Usa Suwanchatchai (Thaïlande, employeurs), Mr Christopher
Syder (Royaume-Uni, employeurs), Mr Edmund Szynaka (Pologne, travailleurs),
Ms Batetaake Taatoa (Kiribati, gouvernement), Sr. René Tabilo (Chili, travailleurs),
Mr Hamdl Taha (Egypte, travailleurs), Ms Li Lian Tai (Singapour, gouvernement),
Mme Astou Tall (Guinée, gouvernement), Ms Tiia-Edith Tammeleht (Estonie,
travailleurs), Mr Eng Hong Tan (Malaisie, travailleurs), Mr Gabriel Tan (Singapour,
gouvernement), Mr Kazuo Tanigawa (Japon, employeurs), Mr Joseph K. Tarnue
(Libéria, travailleurs), M. Solomon Enoma Tatah (Cameroun, gouvernement),
Ms Catarina Tavares (Portugal, travailleurs), M. Tarek Koffi Tchankoni (Togo,
gouvernement), M. Jean Claude Tchibinda (Congo, travailleurs), M. Jean-Pierre
Tchoua (Gabon, employeurs), Ms Kanata Tebebeku (Kiribati, travailleurs),
Ms Eskedar Tefera (Ethiopie, gouvernement), Ms Olga Temnova (Fédération de
Russie, gouvernement), Mr Kees Terwan (Pays-Bas, gouvernement), M. Ayikoé
Tevi (Togo, travailleurs), Mr Panus Thailuan (Thaïlande, travailleurs), M. Babacar
Thiam (Sénégal, gouvernement), M. Birane Thiam (Sénégal, gouvernement),
M. Gora Thiao (Sénégal, employeurs), Mr Lars Thøgersen (Danemark,
gouvernement), Mr Thampan Thomas (Inde, travailleurs), Ms Deborah Thomas-
Felix (Trinité-et-Tobago, gouvernement), Mr Matthias Thorns (Allemagne,
employeurs), M. António Tiago Gomes (Angola, employeurs), Mr Joseph Kutiti
Tiampati (Kenya, gouvernement), M. Lallé Joseph Tiendrebeogo (Burkina Faso,
travailleurs), Mr Jeremias Duzenta Timana (Mozambique, travailleurs), Sra.
Roxana Tinoco (Costa Rica, gouvernement), Sra. Mónica Titze (Chili,
gouvernement), Mr Musa Hammad Kafi Tiya (Soudan, travailleurs), Mr Kenandei
Tjivikua (Namibie, gouvernement), M. Pascal Todjinou (Bénin, travailleurs),
Ms Elka Todorova (Bulgarie, employeurs), M. José Tondela P.M. (Angola,
employeurs), Sr. Juan Torales (Paraguay, travailleurs), Sr. Víctor Manuel Torres
(Panama, travailleurs), Mr Attila Tóth (Hongrie, travailleurs), M. Yamodou Toure
(Guinée, travailleurs), Sr. Domingo Tovar (Colombie, travailleurs), Mme Aïssat
Gnouma Traore (Guinée, employeurs), Mme Lassina Traore (Mali, employeurs),
Mme Somkinda Traore-Ouedraogo (Burkina Faso, gouvernement), Ms Marianna
Traustadottir (Islande, travailleurs), Sra. Miryam Luz Triana Alvis (Colombie,
travailleurs), Sr. Juan Carlos Trujillo Toco (Etat plurinational de Bolivie, travailleurs),
M. Anicet Tshovu (République démocratique du Congo, gouvernement),
M. Martin Tsika (Congo, travailleurs), Ms Riita Työläjärvi (Finlande, travailleurs),
Mr R. U. Uche (Nigéria, employeurs), Mr Umesh Upadhyaya (Népal, travailleurs),
Mr Wallaba Jayatissa Liyanage Upali Wijayaweera (Sri Lanka, gouvernement),
Sr. Silvio Ureña (République dominicaine, travailleurs), Sr. Armando Urtecho
López (Honduras, employeurs), Mme Espérance Uwimana (Burundi,
gouvernement), Mr Antonio Valadas Da Silva (Portugal, gouvernement),
M. António Luís Valadas Da Silva (Portugal, gouvernement), Ms Mariëlle Van
Der Linden (Pays-Bas, gouvernement), Mr Johannes Cornelius Van Der Velden
(Pays-Bas, gouvernement), Ms Loes Van Embden Andres (Pays-Bas, employeurs),
M. Jan Van Holm (Belgique, gouvernement), Ms Annie Van Wezel (Pays-Bas,
travailleurs), Mme Elli Varchalama (Grèce, travailleurs), M. Stamatis Vardaros
(Grèce, employeurs), Mr Miguel Varela (Philippines, employeurs), Ms Julianna
Varga (Hongrie, employeurs), Sra. Luz Stella Veira De Silva (Colombie,
gouvernement), Mr Karuppiah Velayudam (Sri Lanka, travailleurs), Sra. Beatriz

76
Velez (Colombie, employeurs), Mr Noel Vella (Malte, gouvernement), M. Yves
Veyrier (France, travailleurs), Mr Vikas (Inde, gouvernement), Sra. Verónica
Villacréses (Equateur, gouvernement), Sr. Fernando Villalobos (Chili,
gouvernement), Sr. Mario David Villanueva (Honduras, gouvernement), Sr. Luis
Carlos Villegas Echeverri (Colombie, employeurs), Mr Greg Vines (Australie,
gouvernement), Ms Gintare Vizbaraite (Lituanie, gouvernement), Mr Duško
Vuković (Serbie, travailleurs), Mme Awa Wade (Sénégal, travailleurs), M. Raymond
Wagener (Luxembourg, gouvernement), Ms Carla Walcott (Trinité-et-Tobago,
travailleurs), Mr Colin Walcott (Barbade, employeurs), Mr Upall Wijayaweera
Wallaba Jayatissa Liyanage (Sri Lanka, gouvernement), Mr Baryou W. Wallace
(Libéria, travailleurs), Ms Sarah Walusimbi (Ouganda, employeurs), Mr Wentian
Wang (Chine, gouvernement), Mr Nathaniel Wapshere (Royaume-Uni,
gouvernement), Ms Annette Warrick (Royaume-Uni, gouvernement),
Ms Dayawathie Wediwela Mudiyanselage (Sri Lanka, gouvernement), Ms Pearl
Kanthie Weerasinghe (Sri Lanka, gouvernement), Mr Gerald Weldon (Royaume-
Uni, gouvernement), Mr Ferdinand Welzijn (Suriname, employeurs), Mr Peter
Christopher Werikhe (Ouganda, travailleurs), Ms Muzaninn Wever (Pays-Bas,
gouvernement), Ms Ghislaine Widera (Pays-Bas, gouvernement), Mr Ravi Wig
(Inde, employeurs), Ms Tara Williams (Australie, gouvernement), Ms Florence
Willie (Papouasie-Nouvelle-Guinée, employeurs), Mr Rajapaksa Pallegedera
Ananda Wimalaweera (Sri Lanka, gouvernement), Sr. Gabriel Winter (Uruguay,
gouvernement), Ms Lis Witsø-Lund (Danemark, gouvernement), Mr Tomasz
Wojcik (Pologne, travailleurs), Ms Elisa Woldeyesus (Erythrée, gouvernement),
Mr Somphour Wongthonglua (Thaïlande, employeurs), Mr Peter Woolford
(Canada, employeurs), Ms Ramona Woop (Allemagne, travailleurs), Mr Derek
Wright (Namibie, employeurs), Mr Yanjun Xu (Chine, gouvernement), Ms Vicki
Ya Toivo (Namibie, gouvernement), Mme Fatou Bintou Yafa (Sénégal, travailleurs),
M. Ahmed Mohamed Yahya (Mali, gouvernement), Mr Shohei Yamada (Japon,
gouvernement), Mme Joséphine Yamboa (Congo, travailleurs), Ms Iftida Yasar
(Indonésie, employeurs), Mr Ali Taher Yassine (Liban, travailleurs), Mr Richard
K. Yeboah (Ghana, travailleurs), M. Brou Kouame Yeboue (Côte d’Ivoire,
gouvernement), Mr Ulaş Yildiz (Turquie, employeurs), Mr Tadele Yimer (Ethiopie,
employeurs), Mr Neville Ying (Jamaïque, gouvernement), M. Pierrot Yoele
(République centrafricaine, gouvernement), M. Albert Yuma Mulimbi (République
démocratique du Congo, employeurs), Sr. Rubén Zabaleta Verástegui (Etat
plurinational de Bolivie, gouvernement), Mr Frank Zach (Allemagne, travailleurs),
Ms Alenka Žagar (Slovénie, gouvernement), M. Fodil Zaidi (Algérie, gouvernement),
Ms Asnath Zamuee (Namibie, travailleurs), M. Angelo Zanon (Luxembourg,
travailleurs), M. Pierre Zanou (Bénin, employeurs), Sr. José Luis Zapata
(Argentine, employeurs), Sr. Cristiano Zaranza (Brésil, employeurs), Mr Alexander
Zavolokin (Fédération de Russie, gouvernement), Mr Adil Marghani Ali Zayad
(Soudan, employeurs), Sr. Rodrigo Zegers (Chili, gouvernement), Ms Christina
Zenieri (Chypre, gouvernement), Sr. José Antonio Zepeda López (Nicaragua,
travailleurs), M. Abdou Zerbo (Burkina Faso, gouvernement), Sr. Inti Zevallos
Aguilar (Pérou, gouvernement), Ms Yali Zhang (Chine, gouvernement), Ms Hui
Zhao (Chine, gouvernement), Mme Lamia Ziani (Algérie, employeurs), M. Rolf
Zimmermann (Suisse, travailleurs), Ms Natalia Zinkevych (Ukraine,
gouvernement), Mr Zhen Zou (Chine, travailleurs), M. Hicham Zouanat (Maroc,
employeurs), M. Georges Emmanuel Zoula (Congo, employeurs), M. Emmanuel

77
Zounon (Bénin, travailleurs), Sr. Guillermo Zucotti (Argentine, travailleurs),
Ms Danijela Žunec-Brandt (Croatie, gouvernement), Mr Uglješa Zvekić (Serbie,
gouvernement), Mr Georg Zwerenz (Autriche, gouvernement).

Organisations internationales non gouvernementales représentées dans


la commission: Anti-Slavery International, Association de volontaires pour
le service international, Association européenne des institutions paritaires,
Association internationale de la mutualité, Association internationale de
médecine maritime, Caritas Internationalis, Commission africaine des
promoteurs de la santé et des droits de l’homme, Commission syndicale
consultative auprès de l’Organisation de coopération et de développe-
ment économiques, Confederación de Trabajadores y Trabajadoras de las
Universidades de las Américas, Confédération européenne des syndicats,
Confédération européenne des syndicats indépendants, Confédération
générale des syndicats, Confédération internationale des cadres, Conseil
de coordination syndicale d’Afrique australe, Conseil international de
l’action sociale, Conseil international des infirmières, Coordination inter-
nationale de la jeunesse ouvrière chrétienne, Fédération des associations
de fonctionnaires internationaux, Fédération internationale des femmes de
carrières libérales et commerciales, Fédération internationale des femmes
diplômées des universités, Fédération internationale des organisations
de travailleurs de la métallurgie, Fédération internationale des syndicats
des travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries
diverses, Fédération internationale syndicale de l’enseignement, Fédéra-
tion syndicale mondiale, Forum européen de la jeunesse, Forum européen
des personnes handicapées, HelpAge International, Institut panafricain
pour le développement, Internationale de l’éducation, Internationale des
services publics, Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois,
Jeunesse ouvrière chrétienne internationale, Mouvement international
ATD quart monde, Mouvement mondial des travailleurs chrétiens, Orga-
nisation africaine des syndicats des mines, métaux, énergie, chimie et
assimilés, Organisation internationale de l’énergie et des mines, Orga-
nisation mondiale des travailleurs, Organización de Entidades Mutuales
de las Américas, Secrétariat international des ingénieurs, des agronomes
et des cadres économiques catholiques, Service social international,
Solidar, StreetNet International, Union internationale chrétienne des diri-
geants d’entreprise, Union internationale des syndicats des travailleurs
de l’agriculture, de l’alimentation, du commerce, de l’industrie textile et
similaires, Union internationale des syndicats des travailleurs de l’énergie,
Union internationale des travailleurs de l’alimentation, de l’agriculture, de
l’hôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes, Union latino-
américaine des travailleurs municipaux, Union Network International.

78
Initiative du socle de protection sociale

Le Comité de haut niveau chargé des programmes (HLCP) du Conseil


des chefs de secrétariat des Nations Unies a adopté, en avril 2009, l’ini-
tiative du socle de protection sociale comme l’une des neuf initiatives
conjointes visant à faire face aux effets de la crise économique. L’initia-
tive a été lancée pour servir de cadre de coordination aux activités de
tous les acteurs qui travaillent dans le domaine de la protection sociale,
afin d’assurer la cohérence des diverses approches et d’apporter des
conseils intersectoriels. Une coalition de 19 organismes des Nations
Unies, d’institutions financières internationales et de 14 partenaires pour
le développement, y compris donateurs bilatéraux, banques de déve-
loppement et ONG internationales, qui coopèrent et coordonnent leurs
activités au niveau national, régional et mondial a ainsi été constituée.
Le groupe consultatif de haut niveau sur le socle de protection sociale a
été mis en place en 2010 pour renforcer le plaidoyer mondial et fournir
des orientations sur les aspects conceptuels et politiques du socle de
protection sociale.

Agences responsables au niveau mondial: OIT et OMS

Autres membres de la coalition du socle de protection sociale: Banque


asiatique de développement, Banque mondiale, CEPALC, Comité des ONG
sur le développement social, Commission européenne, Concern, Conseil
international d’action sociale, Coopération allemande pour le dévelop-
pement, ESCAP, FAO, FMI, France, GIP SPSI, HCDH, HCR, HelpAge
International, Luxembourg, ministère des Affaires étrangères finlandais,
OCDE, OMM, ONU FEMMES, ONU-Habitat, ONUSIDA, PAM, les Pays-Bas,
PNUD, Réseau éducation et solidarité, Save the Children, SIDA (Agence
suédoise de coopération internationale au développement), UNDESA,
UNESCO, UNFPA, UNICEF, UNODC et UNRWA.

Groupe consultatif de haut niveau: Mme Michelle Bachelet (Présidente,


Chili); M. Aurelio Fernández López (Espagne); M. Ebrahim Patel (Afrique
du Sud), Mme Eveline Herfkens (Pays-Bas); Mr. Kemal Derviş (Turquie);
Mme. Margaret Wilson (Nouvelle-Zélande); M. Martin Hirsch (France);
Mme Sudha Pillai (Inde); M. Zheng Silin (Chine); M. Juan Somavía, OIT
(membre ès qualités); Dr Margaret Chan, OMS (membre ès qualités).

79
Références
Rapports soumis à la Conférence internationale
du Travail et documents adoptés par celle-ci
Résolution et conclusions concernant la sécurité sociale, 89e session de
la Conférence internationale du Travail, Genève, 2001, disponible dans le
Compte rendu provisoire no 16: Rapport de la Commission sur la sécurité
sociale (Genève, 2001). Disponible sur:
[Link]

La sécurité sociale: un nouveau consensus (Genève, 2001). Disponible sur:


[Link]

La sécurité sociale pour la justice sociale et une mondialisation équitable:


discussion récurrente sur la protection sociale (sécurité sociale) en vertu
de la Déclaration de la OIT sur la justice sociale et pour une globalisation
équitable, 2011, Rapport VI, 100e session de la Conférence internationale
du Travail, Genève, 2011. Disponible sur:
[Link]
documents/meetingdocument/wcms_154234.pdf

Résolution et conclusions concernant la discussion récurrente sur la


protection sociale (sécurité sociale), 100e Conférence internationale du
Travail, Genève, 2011, disponible dans le Compte rendu provisoire no 24:
Rapport de la Commission pour la discussion récurrente sur la protection
sociale. Disponible sur:
[Link]
documents/meetingdocument/wcms_157828.pdf

Socles de protection sociale pour la justice sociale et une mondialisation


équitable, Rapport IV (1), 101e session de la Conférence internationale
du Travail, Genève, 2012. Disponible sur:
[Link]
documents/meetingdocument/wcms_160403.pdf

Socles de protection sociale pour la justice sociale et une mondialisation


équitable, Rapport IV (2A), 101e session de la Conférence internationale
du Travail, Genève, 2012. Disponible sur:
[Link]
documents/meetingdocument/wcms_174695.pdf

81
Socles de protection sociale pour la justice sociale et une mondialisation
équitable, Rapport IV (2B), 101e session de la Conférence internationale
du Travail, Genève, 2012. Disponible sur:
[Link]
documents/meetingdocument/wcms_174638.pdf

Recommandation no 202 concernant les socles nationaux de protection


sociale (Recommandation sur les socles de protection sociale), 2012.
Disponible sur:
[Link]
INSTRUMENT_ID:3065524

Résolution concernant les mesures visant à faire des socles de protec-


tion sociale une réalité au niveau national dans le monde entier, 101e
Conférence internationale du Travail, Genève, 2012, disponible dans le
Compte rendu provisoire no 14: Rapport de la Commission sur le socle
de protection sociale (Genève, 2012), p. 108. Disponible sur:
[Link]
documents/meetingdocument/wcms_182964.pdf

Lectures complémentaires: autres publications pertinentes


du Bureau international du Travail 2007–2012 (sélection)
Los trabajadores independientes y la seguridad social en el Perú, Casalí,
P.; Pena, H. (Lima, Bureau international du Travail, 2012)
The political economy of pension reforms in times of global crisis. State
unilateralism or social dialogue?, Social Security Policy Briefings, Paper 9.
Sarfati, H.; Ghellab, Y. (Genève, Bureau international du Travail, 2012)
Analysis of the Viet Nam national social protection strategy (2011-2020)
in the context of the social protection floor objectives. ESS Paper 32,
Cichon, M.; Schmitt, V.; Bonnet, F.; Galian, C.; Mazelkaite, G. (Genève,
Bureau international du Travail, 2012)
Can the European elderly afford the financial burden of health and long-term
care? Assessing impacts and policy implications. ESS Paper 31, Scheil-
Adlung, X.; Bonan, J. (Genève, Bureau international du Travail, 2012)
Social security and food security. Successful policy experiences in Brazil.
ESS Paper 30, Delgado, G. (Genève, Bureau international du Travail, 2012)

82
Social protection and minimum wages responses to the 2008 financial
and economic crisis. Findings from the ILO/World Bank Inventory, Employ-
ment Working Paper No. 113, Bonnet, F.; Saget, C.; Weber, A. (Genève,
Bureau international du Travail, 2012)
Employment injury protection in Serbia. Issues and options, K. Hirose
(Budapest, Bureau international du Travail, 2012)
Evidence on gender inequities in social health protection. The case of
women living in rural areas. ESS Paper 29, Scheil-Adlung, X.; Kuhl, C.
(Genève, Bureau international du Travail, 2012)
The concept of fiscal space and its applicability to the development of
social protection policy in Zambia, ESS Paper 28, Aguzzoni, L. (Genève,
Bureau international du Travail, 2012)
Socle de protection sociale pour une mondialisation juste et inclusive.
Rapport du groupe consultatif présidé par Michelle Bachelet (Genève,
Bureau international du Travail, 2011)
Semi-conditional cash transfers in the form of family allowances for child-
ren and adolescents in the informal economy in Argentina, Bertranou,
F.; Maurizio, R. (Publié dans: Revue internationale de sécurité sociale,
Vol. 65, 1/2012/ Wiley-Blackwell)
Encrucijadas en la seguridad social en Argentina. Reforma, cobertura y
desafíos para el sistema de pensiones, Bertranou, F. et al. (Buenos Aires,
Bureau international du Travail, CEPALC, 2011)
Pension Reform in Central and Eastern Europe in times of crisis, aus-
terity and beyond, ed. by K. Hirose (Budapest, Bureau international du
Travail, 2011)
Addressing inequities in access to health care for vulnerable groups in
countries of Europe and Central Asia. Social Security Policy Briefings,
Paper 8 (Genève, Bureau international du Travail, 2011)
Social security for migrant workers. A rights-based approach, K. Hirose,
M. Nikac; E. Tamagno (Budapest, Bureau international du Travail, 2011)
Envejecimiento con dignidad por una pensión no contributiva (Lima,
Bureau international du Travail, 2011)
Sharing innovative experiences. Successful social protection floor ex-
periences (New York, Bureau international du Travail, Programme des
Nations Unies pour le développement, Global South-South Development
Academy, 2011)

83
La sécurité sociale et la primauté du droit. Etude d’ensemble concernant
les instruments relatifs à la sécurité sociale à la lumière de la Déclara-
tion de 2008 sur la justice sociale pour une mondialisation équitable.
(Conférence internationale du Travail, 100e session, 2011)
Está LatinoAmérica alejándose de las cuentas individuales de pensiones?,
Bertranou, F., et al. (Buenos Aires, Bureau international du travail, 2011)
Trabajadores independientes, Mercado laboral e informalidad en A
­ rgentina,
Bertranou, F.; Maurizio, R. Eds. (Buenos Aires, Bureau international du
Travail, 2011)
Coordination of social security. Supplementary training modules (II)
(Budapest, Bureau international du Travail, 2011)
World Social Security Report 2010. Providing coverage in the times of
crisis and beyond (Genève, Bureau international du Travail, 2010)
Extending social security to all. A guide through challenges and options
(Genève, Bureau international du Travail, 2010)
Construire un socle de protection sociale avec le Pacte mondial pour l’em-
ploi. Deuxième Colloque africain sur le travail décent, Yaoundé (­Cameroun),
6-8 octobre 2010 (Genève, Bureau international du Travail, 2010)
Independent evaluation of the ILO’s strategy to extend the coverage of
social security (two volumes) (Genève, Bureau international du Travail,
2010)
La gouvernance des systèmes de sécurité sociale. Un guide pour les
membres des conseils d’administration en Afrique. (Genève, Bureau
international du Travail, 2010)
Emploi et protection sociale dans le nouveau contexte démographique
(Genève, Bureau international du Travail, 2010)
Coordination of social security. Training modules (I) (Budapest, Bureau
international du Travail, 2010)
Assessment of the social security system in Ukraine 2008-09. Crisis
response and future reforms, Baranova, N.; Hirose, K. (Budapest, Bureau
international du Travail, 2010)
Are old-age pension system reforms moving away from individual reti-
rement accounts in Latin America? Calvo, E.; Bertranou, F.; Bertranou,
E. (Publié dans: Journal of Social Policy, 2010, Vol. 39, pp. 223-234/
Cambridge University Press, 2010)

84
Trabajadores independientes y protección social en América Latina. Argen-
tina, Brasil, Chile, Colombia, Costa Rica, Uruguay (Montevideo, Bureau
international du Travail, Banco de Previsión Social, Centro de Estudios
de Seguridad Social, Salud y Administración de Uruguay, 2010)
La historia de la reforma previsional chilena. Una experiencia exitosa de
política pública, Arenas de Mesa, A. (Santiago, Bureau international du
Travail, 2010)
Reforma previsional en Chile. Protección social para todos, Délano, M.
(Santiago, Bureau international du Travail, Ministerio de Trabajo y Pre-
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Paid sick leave. Incidence, patterns and expenditure in times of crisis.
ESS Paper 27, Scheil-Adlung, X.; Sander, L. (Genève, Bureau interna-
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Voluntary insurance provisions in national social security schemes. Uni-
lateral actions of the countries of origin. Contribution to the MIGSEC
project Extending the social security rights of African migrant workers.
ESS Paper 26, Hempel, F. (Genève, Bureau international du Travail, 2010)
Building decent societies. Rethinking the role of social security in deve-
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2009).
Social health insurance. A guidebook for planning (Bad Homburg, Banque
asiatique de Développement, German Technical Cooperation, Bureau
international du Travail, Organisation mondiale de la Santé, 2009)
Reflexiones y propuestas para mejorar la distribución del ingreso en
Argentina (Buenos Aires, Bureau international du Travail, 2009)
Pension Reform in Serbia. From international and regional perspectives.
Proceedings of the Conference on Pension Reform in Serbia. 24-25 Sep-
tember 2009, Belgrade (Budapest, Bureau international du Travail, 2009)
Report on the Pension Reform in Bosnia and Herzegovina. First assess-
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Bolsa Família in Brazil. Context, concept and impacts, (Genève, Bureau
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Can low-income countries afford basic social security? Hagemejer, K.
(Publié dans: Promoting Pro-Poor Growth: Social Protection, OCDE, 2009)
Rights-based Approach to Social Security Coverage Expansion, Hagemejer,
K., in Robert Holzmann, David A. Robalino and Noriyuki Takayama (eds.):

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Income Transfers (Washington D.C., Banque mondiale, 2009), pp. 57-72.
European social policy. An interim assessment, Scholz, W. (Publié dans:
European Social Policy, Internationale Politik und Gesellschaft, 2009,
Issue 3, Friedrich-Ebert-Stiftung, 2009)
How can we maintain pension levels in pay-as-you-go schemes? Maintai-
ning pension levels in PAYG schemes in ageing societies. Rules versus
discretion, Woodall, J.; Hagemejer, K. (Association internationale de la
Sécurité sociale, Bureau international du Travail, Technical Seminar on
pensions, Paris, 1-2 octobre 2009)
Is Latin America retreating from individual retirement accounts? ­Bertranou,
F.; Calvo, E.; Bertranou, E. (Publié par le Center for Retirement Research
at Boston College, N° 9-14, mars 2009)
Optimal financing and self-adjusting mechanisms for sustainable reti-
rement systems. The social stabilisation of pensions in times of crises
and beyond. A critical review of three decades of pension reform and
their outcomes, Drouin, A.; Cichon, M. (Association internationale de
la Sécurité sociale, Bureau international du Travail, Conférence inter-
nationale des actuaires et statisticiens de la sécurité sociale, Ottawa,
16-18 septembre 2009)
Extending health care coverage. Potential linkages between statutory social
security and community-based social protection, Coheur, A.; Jacquier, C.;
Schmitt-Diabaté, V.; Schremmer, J. (Publié dans: Revue internationale
de sécurité sociale, Vol. 62, 1/2009, pp. 25-43, 2009, Wiley-Blackwell)
Etendre la sécurité sociale à tous. Tour d’horizon des difficultés, des
pratiques actuelles et des options stratégiques. (Document préliminaire
pour discussion lors de la «Réunion tripartie d’experts sur les stratégies
d’extension de la couverture de la sécurité sociale», 2-4 septembre 2009
à Genève) (Genève, Bureau international du Travail)
Building adequate social protection systems and protecting people in the
Arab region, Rapport thématique préparé à l’occasion du Arab Employment
Forum (19-21 octobre 2009) (Beyrouth, Organisation internationale du
Travail).
The impact of the financial and economic crisis on Arab States: Conside-
rations on employment and social protection policy responses, Behrendt,
C.; Haq, T., and Kamel, N. (Beyrouth: bureau régional de l’OIT pour les
Etats arabes, 2009).

86
La sécurité sociale pour tous. Un investissement dans la justice sociale
et le développement économique. Document de politique de sécurité
sociale 7. (Genève, Bureau international du Travail, 2008)

Asia-Pacific Regional High-level Meeting on Socially-Inclusive Strategies


to Extend Social Security Coverage, New Delhi, Inde, 19-20 mai 2008 /
Social security Policy Briefings, Paper 6 (Genève, Bureau international
du Travail, 2008)

Interregional Tripartite Meeting on the Future of Social Security in Arab


States, Amman, 6-8 May 2008. Social security Policy Briefings, Paper 5
(Genève, Bureau international du Travail, 2008)

Reunión regional tripartita sobre el futuro de la protección social en


América Latina: Santiago, Chile, 12-14 de diciembre de 2007. Docu-
mentos de política de seguridad social, Documento 4 (Genève, Bureau
international du Travail, 2008)

Can low-income countries afford basic social security? Social Security


Policy Briefings, Paper 3 (Genève, Bureau international du Travail, 2008)

Integrating local economic development and social protection. Experiences


from South Africa, Lund, F. (Genève, Bureau international du Travail;
STEP; DEL, 2008)

Local development and social protection in Europe, Estivill, J. (Genève,


Bureau international du Travail, 2008)

Social Dialogue on Pension Reform in South Eastern Europe: A Survey


of the Social Partners (Budapest, Bureau international du Travail, 2008)

Local development, social protection and inclusion. Typology of selec-


ted initiatives in Brazil, Pochman, M. (Genève, Bureau international du
Travail, 2008)

Etablir des normes de sécurité sociale dans une société mondialisée.


Une analyse de la situation et de la pratique présentes, ainsi que des
options futures pour l’établissement par l’Organisation internationale
du Travail d’une norme de sécurité sociale globale. Documents de poli-
tique de sécurité sociale. Document 2 (Genève, Bureau international
du Travail, 2008)

La protection sociale de la santé. Stratégie de l’OIT pour un accès uni-


versel aux soins de santé. Documents de politique de Sécurité Sociale.
Document 1 (Genève, Bureau international du Travail, 2008)

87
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Integrating local economic development and social protection. Expe-
riences from South Africa, Lund, F. (Genève, Bureau international du
Travail, 2008)
Can Low Income Countries in Sub-Saharan Africa Afford Basic Social
Protection? First Results of a Modelling Exercise, Behrendt, C., publié
dans: Armando Barrientos et David Hulme (eds.): Social Protection for
the Poor and Poorest: Risks, Needs and Rights (Hampshire: Palgrave
Macmillan), pp. 282-299.
Sistema previsional y equidad, Bertranou, F. (Genève, Bureau interna-
tional du Travail, 2008)
Pension reform in Chile and the role of the ILO (Santiago, Bureau inter-
national du Travail, 2008)
La protection sociale de la santé. Stratégie de l’OIT pour un accès uni-
versel aux soins de santé. Document de nature consultative. Questions
de Protection sociale, Document de Réflexion 19 (Genève, Bureau inter-
national du Travail, 2007)
Asignaciones familiares en Uruguay. Evaluación y propuestas de reforma
(Santiago, Bureau international du Travail, 2007)
Extending social protection in health. Developing countries’ experiences,
lessons learnt and recommendations (Eschborn, OIT, GTZ, OMS, VAS, 2007)
Health micro-insurance schemes. Monitoring and evaluation Guide. Vo-
lume 1: Methodology, Volume 2: Practical indications (Genève, Bureau
international du Travail, STEP, 2007)
Los trabajadores independientes y la seguridad social, Coordinadores
Bertranou, F.; Casalí, P. (Buenos Aires, Ministerio de Trabajo, Empleo y
Seguridad Social, 2007)
Políticas y programas de protección al desempleo en Argentina, Bertranou,
F.; Paz, J. (Buenos Aires, Bureau international du Travail, 2007)
Social Security in Indonesia. Advancing the Development Agenda (Jakarta,
OIT, novembre 2007)
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(Genève, Bureau international du Travail, 2007)

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and Policies, pp. 421-446 (Aldershot: Ashgate, 2007).
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The present and future role of ILO standards in realizing the right to
social security, Kulke, U. (Publié dans: Revue internationale de sécurité
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The social protection perspective on micro-insurance, Jacquier, C.; Ramm,
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Protecting the poor: A microinsurance compendium, p. 45-62 / Genève,
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international du Travail, 2007)

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