SOMMAIRE
INTRODUCTION
I-GENERALITES
II- STUCTURE DE BASES DES COMPOSES
ORGANIQUES
III-PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES DES
COMPOSES
IѴ-PROPRIÉTÉS PHYSICO-CHIMIQUES ET
EXTRACTIONS
Ѵ-TEST CARACTERISTIQUES DES COMPOSES
ORGANIQUES
CONCLUSION
INTRODUCTION
Les alcaloïdes sont des substances organiques azotées généralement
hétérocyclique d’origine végétale (rarement animal) ou synthétique. Ils ont une
puissante action toxique ou thérapeutique (caféine, morphine, quinine, nicotine,
cocaïne, etc.) qui les rendent essentielle en médecine mais aussi potentiellement
dangereux. Découvert au début du XIXe siècle pour la première fois dans les plantes,
les alcaloïdes ont été utilisés pour leurs propre propriétés médicinales et spéciales.
Aujourd’hui nous connaissons plus de 1000 alcaloïdes différents chacun ayant des
effets spécifiques sur l’organisme. Ils jouent un rôle clé dans l’évolution de la
pharmacologie moderne, leur diversité chimique leur confère des propriétés
biologiques variées allant des analgésiques aux stimulants en passant par des
poisons puissants. Dans cette présentation nous allons présenter de façon générale
les alcaloïdes ensuite explorer leur les structures de bases ainsi que les propriétés
pharmacologiques et physico chimiques ainsi que leur méthodes d’extraction et
enfin les tests carateristiques des composés organiques des alcaloïdes.
I-GENERALITES :
1-Definition Générale :
Les alcaloïdes sont des composés d’origine naturelle azotés basiques à forte activités
biologiques, toxiques pour la plupart, qui sont extrait en majorité de plante à fleurs
(8,7% de Phanérogames, Dicotylédones) mais aussi :
-Des champignons ex : Ergine de l’ergot de seigle
-Des mousses ex : Lycopodine de Lycopodium
Complanatum -Des bactéries ex : Pyocyanine de
Pseudomana Aeruginosa.
-Des Animaux supérieurs ex : Adrénaline, Castoramine.
2-Présence dans les plantes :
Les alcaloïdes sont très souvent localisés dans une partie bien définie de la plante :
La racine, pour la RESERPINE du RAUWOLFIA, l’écorce pour la QUININE du
CINCHONA, ou le latex pour la morphine du PAPAVER SOMNI FERUM (Pavot).
Les alcaloïdes du DATURA et du NICOTIANA (Tabac) sont biosynthétisés dans la
racine avant d’être transférés dans les feuilles. Ils apparaissent quelques heures après
le début de la germination de la graine. La quantité d’alcaloïdes dans la plante est
très variable.
Schema1
3-Extraction et séparation :
Les alcaloïdes sont rarement libres dans la plante mais plutôt sous formes de
Glycosides ou de sels d’acide malique, tartrique ou citrique.
Le plus souvent, l’extraction consiste à traiter par l’éthanol la poudre végétale
obtenue après séchage et broyage de la plante. Après filtration de l’alcoolat, le
solvant est séparé ou évaporé.
Le résidu obtenu est repris par l’acide chlorhydrique dilué afin de former les
chlorhydrates des alcaloïdes présents, solubles dans l’eau. Après une nouvelle
filtration qui élimine les résidus insolubles, le filtrat est rendu basique par addition
de carbonate de sodium, ce qui conduit aux bases alcaloïdiques libres, le plus
souvent insolubles dans l’eau. Elles sont filtrées. Celles qui restent en solution sont
extraites par un solvant organique adéquat, lequel est ensuite évaporé. Le mélange
d’alcaloïdes ainsi obtenu est chromatographié, ce qui permet d’isoler chaque
alcaloïde pur du mélange. Certains composés de faibles masses moléculaires comme
la CONIINE ou la NICOTINE, solubles dans l’eau, peuvent être extraits de leurs
solutions aqueuses par entrainement à la vapeur. Les mélanges racémiques sont
résolus par les méthodes classiques faisant intervenir des acides chiraux.
4-Caractères chimiques généraux :
Les alcaloïdes étant en grande majorité des amines, ils sont très facilement oxydés à
l’air en NOxydes, ce qui facilite leur dégradation, caractérisée par un rapide
jaunissement pour les composés incolores, c’est pourquoi ils sont conservés le plus
souvent sous forme de sels plus stables (tartrates, citrates, sulfates ou chlorhydrates).
Ce sont des solides cristallisés à points de fusion définis sauf la NICOTINE et la
CONIINE qui sont des liquides. Certains se présentent sous forme de gomme.
5-Classification des Alcaloïdes :
Ces composés peuvent être classés comme ALCALOIDES VRAIS,
PROTOALCALOIDES ou PSEUDOALCALOIDES selon la classification
D’HEGENAUER.
Les alcaloïdes vrais qui représentent le plus grand nombre sont toxiques et ont un
large spectre d’activités biologiques. Ils sont tous basiques. Leur basicité est due à
un atome d’azote contenu dans un hétérocycle.
Les Protoalcaloïdes sont des amines simples, l’atome d’azote ne faisant pas partie
d’un hétérocycle. Ils dérivent d’acides aminés et sont souvent appelés : Amines
biologiques, ils sont solubles dans l’eau.
Le pseudo alcaloïdes ne dérivent pas d’acides aminés, ils sont pour la plupart
basiques.
Les alcaloïdes stéroidaux et les purines sont les représentants principaux de cette
classe d’alcaloïdes.
Protoalcaloides :
Schéma 3
II- STUCTURE DE BASES DES COMPOSES ORGANIQUES
Les alcaloïdes sont de structures très variées le plus souvent mono ou
polycycliques.
Le point commun est la présence de l’azote qui confère le caractère
alcalin à la molécule.
L’azote peut être sous forme d’amine primaire, secondaire, tertiaire ou
même quaternaire.
L’azote est le plus souvent intra-cyclique et entre dans la formation
d’un noyau de base déterminant la classification.
Les principaux noyaux de base sont les suivants :
Noyau pyridine et pipéridine :
N N
H H
piperidine ciculine
N
CH3
N N
pyridine nicotine
Noyau tropane :
Noyau quinoléine et iso-quinoléine :
Noyau quinolizidine ;
Noyau pyrrole et pyrrolidine
O
N N N
H H
CH3
pyrrole pyrrolidine hygrine
Noyau indole :
Noyau imidazole :
H3C O
N N
O
N N
Noyau imidazole pilocarpine
III-PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES DES COMPOSES
ORGANIQUES
Les alcaloïdes présentent des activités pharmacologiques très intéressantes
et très variées, Ils agissent à faibles doses et présentent une forte toxicité parfois
même à très faible dose (aconitine) car Attention aux alcaloïdes pyrrolizidiniques
de plantes qui furent considérées comme anodines, les Boraginaceae (pulmonaire
Pulmonaria officinalis, consoude Symphytum officinale), certaines Asteraceae
(pétasite Petasites officinalis, tussilage Tussilago farfara) et Lamiaceae (ballote
Ballota nigra), qui sont potentiellement hépatotoxiques, cancérogènes et dont on
doit se méfier a priori en phytothérapie, même s’ils y sont parfois présents en
quantité minime. Les alcaloïdes et les drogues à alcaloïdes ont une importance
considérable en thérapeutique, ils sont employés soit comme :
Sur le système nerveux central
➢ Dépresseur (morphine du pavot Papaver somniferum, psilocybine du
psilocybe Psilocybe mexicana, bêta-carbolines de l’ayahuasca Banisteriopsis
caapi)
➢ Stimulant (caféine, strychnine)
Sur le système nerveux autonome
➢ Sympathomimétique (éphédrine)
➢ Sympatholytique (yohimbine et certains alcaloïdes de l’ergot de seigle)
➢ Parasympathomimétique (ésérine, pilocarpine)
➢ Parasympatholytique (atropine et hyoscyamine)
➢ Ganglioplégique (spartéine,nicotine)
Sur le système nerveux périphérique (ou végétatif),
➢ Stimulante ou freinatrice des systèmes sympathique et para-sympathique :
alcaloïdes atropiniques (atropine, hyoscyamine, scopolamine), principes actifs
des Solanaceae : jusquiame Hyoscyamus niger, stramoine Datura stramonium.
Au niveau vasculaire :
➢ Hypertenseurs (éphédrine, hydrastine),
➢ Hypotenseur (yohimbine),
➢ La vincamine améliore la circulation cérébrale.
Autres actions
➢ Curarisant et anesthésiques locaux (cocaïne),
➢ Anti-fibrillants (quinidine),
➢ Anti-tumoraux (vinblastine, ellipticine),
➢ Antipaludique (quinine),
➢ Anticancéreux : vinblastine et vincristine de la pervenche de Madagascar
Catharanthus roseus.
Irremplaçables en thérapeutique, leur dosage est fondamental, du fait de
propriétés majeures. On retrouve des alcaloïdes expliquant les propriétés de
plantes de phytothérapie plus anodines :
➢ Les pavines (eschscholtzine, californidine) de l’eschscholtzia Eschscholtzia
californica, anxiolytique, sédatif et inducteur du sommeil.
➢ La vincamine de la petite pervenche Vinca minor qui augmente le débit
sanguin cérébral. La centaine d’alcaloïdes (protopine = fumarine, corydaline) de
la fumeterre Fumaria officinalis, actives sur la cholérèse hépatique.
➢ La boldine et ses dérivés dans le boldo Peumus boldus, antispasmodique et
régulateur du flux biliaire.
➢ Les bêta-carbolines de la passiflore Passiflora incarnata, sédative et
anxiolytique.
On en retrouve en quantité minime dans de très nombreuses autres plantes,
contribuant sans aucun doute à la richesse et à la complexité de la réaction
physiologique et à l’individualisation, mais pour l’heure aucune relation n’a été
établie avec certitude.
Préparation galénique (belladone, jusquiame noire et datura)
Matière première pour l’extraction industrielle des alcaloïdes telle que :
➢ Morphine de la paille de Pavot ou de l’opium,
➢ Scopolamine des Duboisia,
➢ Éphédrine de l’Éphédras,
➢ Vincamine de la feuille de pervenche.
➢ Quinine des écorces de quinquina
Hémi-synthèse de médicaments :
➢ Codéine obtenue par méthylation de la morphine
➢ La quinindine par conversion de la quinine
L’industrie peut recourir à la synthèse de certains alcaloïdes : théophylline,
papavérine
NB :
Attention avec les alcaloïdes sympathomimétiques (comme l’éphédrine) ou
parasympatholytiques (type atropine) ou anticholinergiques (comme la protopine
de la fumeterre), qui peuvent aggraver un glaucome à angle étroit, ou entrainer
une rétention urinaire sur hypertrophie prostatique
IѴ-PROPRIÉTÉS PHYSICO-CHIMIQUES ET EXTRACTION
1- Propriétés physiques
➢ État : Solide, liquide ou cristallin ;
➢ Couleur : variable (blanc, jaune, brun, etc.) ;
➢ Odeur : caractéristique (par exemple la nicotine a une odeur forte et
désagréable) ;
➢ Point de fusion : variable (par exemple, la morphine fond à 28oc) ;
➢ Point d’ébullition : variable (par exemple, la nicotine bout à 247oc) ;
➢ Densité : variable (par exemple, la cocaïne a une densité de 1,2g (cm 3) ;
➢ Les alcaloïdes sont des composés de masse moléculaire variant 100 à 900 ;
➢ Leur saveur est amère et en même temps doux à la fois ;
➢ Les alcaloïdes ont un caractère basique, leur basicité dépend de la
disponibilité du doublet de l’azote ;
➢ Les alcaloïdes non oxygénés et de faible masse moléculaire sont des liquides
entraînables à la vapeur d’eau à forte odeur ;
➢ Les alcaloïdes oxygénés et de masse moléculaire élevée sont généralement
des solides cristallins ;
➢ La plupart sont doués de pouvoir rotatoire : les dérivés naturels sont souvent
lévogyres et les plus actifs physiologiquement (par exemple la quinine a une
rotation spécifique de 165o).
2- Propriétés chimiques
La Solubilité :
➢ Eau : variable (par exemple, la morphine est soluble dans l’eau) ;
➢ Alcool : variable (par exemple, la nicotine est soluble dans l’alcool) ;
➢ Autres solvants : variables ;
➢ Les alcaloïdes sont des composés à caractères basiques ; ils forment des sels
avec les acides (organiques et minéraux) ;
➢ Leur solubilité varie en fonction du pH :
R1 R 1
H+ X- +
2 2
NI N
-
3 OH 3
R
-
RRH X
R
\ alcaloïdes bases alcaloïdes sels
Slv org apolaire Très Solubles +++ insolubles - - -
(benzène,
chloroforme, éther)
Slv org polaire +/- solubles (sert les
Solubles + (à titre élevé)
(alcools) alcools dilués)
Insolubles - - -
Eau Très Solubles +++
Stabilité en solution Instables Stables et se conservent
Sensible à la chaleur, bien
lumière et
oxygène
Stabilité
o Thermique : sensible à la chaleur (par exemple, la morphine se décompose à
haute température) ;
o Chimique : sensible aux réactifs (par exemple, la nicotine réagit avec les
acides).
Réactivité
o Alcalinité : réagit avec les acides pour former des sels ;
o Oxydation : réagit avec les oxydants pour former des composés oxydés.
Spectroscopie
o Spectre CIV : caractéristique (par exemple, la nicotine a un pic à 260 mm) ;
o Spectre IR : caractéristiques (par exemple, la morphine a un pic à 1730 cm -1) ;
o Spectre RMN : Caractéristiques (par exemple, la cocaïne a un signal a 3,5
pm) ;
o Spectre de Masse : possèdent lui aussi des caractéristiques variables.
3-Extraction des alcaloïdes :
L’extraction est basée sur la différence de solubilité des alcaloïdes en milieu acide
et en milieu alcalin. Il faudra préalablement pulvériser la drogue pour la rendre
perméable aux liquides d’extraction et procédé à une délipidation en milieu neutre
Trois procédés d’extraction :
a. Extraction par les solvants organiques apolaires en milieu alcalin
b. Extraction par les solvants organiques polaires
c. Extraction par l’eau acide
A) Extraction par les solvants organiques apolaires
Schéma d’extraction des alcaloïdes par solvant organique apolaire
B) Extraction par les solvants organiques polaires
C) Extraction par l’eau acide :
Ѵ-TEST CARACTERISTIQUESDES COMPOSES ORGANIQUES
Réaction de précipitation
Les alcaloïdes précipitent sous l’action de certains réactifs appelés « les réactifs
généraux des alcaloïdes ».
Cette réaction est fondée sur la capacité des alcaloïdes à se combiner aux métaux
lourds (Bismuth, Mercure, Iode…) en milieu aqueux légèrement acide, Il en existe
plusieurs types :
➢ Réactif de Valser-Meyer (tétra-iodomercurate de potassium): précipité blanc
jaunâtre
➢ Réactif de Dragendorff (tétra iodobismuthate de potassium): précipité rouge
orangé
➢ Réactif de Bouchardat (Iodoiodurée de potassium): précipité brun
➢ Réactif de Bertrand (réactif Silicotungustique) : précipité blanc jaunâtre
➢ Solutions d’iodo-platinates alcalins
➢ Acide picrique et les tanins
CONCLUSION
Parvenu au terme de notre devoir, il était question pour nous de produire un
devoir portant sur les alcaloïdes (explorer leur les structures de bases ainsi que les
propriétés pharmacologiques et physico-chimiques ainsi que leur méthodes
d’extraction et enfin les tests caractéristiques des composés organiques des
alcaloïdes). De nombreux chercheur ont été intéressés par les composés
biologiquement actifs isoles des extraits de plantes, cette matière végétale contient
un grand nombre métabolite qui ont des intérêts multiples mis à profit dans
l’industrie, en cosmétiques, et en pharmacie et bien d’autres. Ceci étant, ces
composés bien qu’étant bénéfique est aussi une source de danger pour les
utilisateurs.