0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
289 vues190 pages

Memoire 2

Ce mémoire de magister présente l'extraction et la caractérisation des huiles essentielles de l'armoise blanche et du romarin, mettant en évidence leur composition chimique et leurs propriétés biologiques. Les résultats montrent une activité antimicrobienne significative contre plusieurs souches, ainsi qu'une activité biopesticide et antioxydante modérée. Les huiles essentielles ont été obtenues par hydrodistillation, avec des rendements respectifs de 0,8% et 1,2%.

Transféré par

badrww20
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
289 vues190 pages

Memoire 2

Ce mémoire de magister présente l'extraction et la caractérisation des huiles essentielles de l'armoise blanche et du romarin, mettant en évidence leur composition chimique et leurs propriétés biologiques. Les résultats montrent une activité antimicrobienne significative contre plusieurs souches, ainsi qu'une activité biopesticide et antioxydante modérée. Les huiles essentielles ont été obtenues par hydrodistillation, avec des rendements respectifs de 0,8% et 1,2%.

Transféré par

badrww20
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

UNIVERSITE BLIDA 1

Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie

Département des Biotechnologies

MEMOIRE DE MAGISTER
Spécialité : Agro-ressources

EXTRACTION ET CARACTÉRISATION DES COMPOSÉS

SECONDAIRES DE DEUX PLANTES : ARMOISE BLANCHE

(Artemisia herba-alba Asso.) ET ROMARIN (Rosmarinus officinalis L.)

DE LA RÉGION DE DJELFA. EFFETS THÉRAPEUTIQUES

ET BIOPESTICIDES.

Par

Samah LAKEHAL

Devant le jury composé de :

S.A. SNOUSSI Professeur, U. Blida1 Président


A. TOUATI Professeur, E.N.S., Kouba Examinateur
T. HADJ SADOK Maître de conférences A, U. Blida 1 Examinateur
F.Z. BENREBIHA Professeur, U. Blida 1 Promotrice
C. CHAOUIA Maître de conférences A, U. Blida 1 Co-Promotrice

Blida, Juin 2016


RESUME

Les plantes aromatiques et médicinales constituent une source importante


de molécules bioactives notamment dans leurs extraits volatils. Dans ce cadre
et afin d’isoler de nouvelles molécules dotées de propriétés biologiques
puissantes nous nous sommes intéressés à l’extraction des huiles essentielles de
deux espèces de plantes : l’armoise blanche (Artemisia herba-alba Asso.)
et le romarin (Rosmarinus officinalis L.), récoltées dans la région de Djelfa le mois
d’Avril 2012. Le rendement moyen en huiles essentielles obtenues par hydro-
distillation (type Clevenger) est de l’ordre de 0.8 ± 0.05% (ml/100g)
et 1.20 ± 0.01% (ml/100g), respectivement. La composition chimique des huiles
essentielles étudiées a été identifiée par chromatographie en phase gazeuse
couplée à la spectrométrie de masse (CG/SM), dont les composés majoritaires
sont : le camphre (39,5%), le chrysanthénone (10,38%) et le 1,8-cinéole (8,6%)
pour l’huile essentielle de l’armoise blanche. Bien que, l’huile essentielle du
romarin a été caractérisée comme ayant un important contenu de camphre
(39,7%) suivi par le 1,8-cinéole (18,26%), l’α-pinène (13, 19%) et le camphène
(9,51%). L’activité antimicrobienne a été étudiée vis-à-vis de six souches
microbiennes : Klebsiella pneumoniea, Pseudomonas aeruginosa, Escherichia
coli, Bacillus subtilis, Staphylococcus aureus et Candida albicans qui se sont
révélées sensibles aux huiles essentielles étudiées à l’exception de Pseudomonas
aeruginosa qui s’est montrée résistante. La concentration minimale inhibitrice
(CMI) des huiles essentielles a été déterminée selon la méthode de dilution en
gélose. Une bonne activité biopesticide des huiles essentielles testées s’est
évaluée vis-à-vis de deux champignons à savoir : Aspergillus niger et Fusarium
oxysporum. L’activité antioxydante a été mesurée en utilisant trois tests : le test de
piégeage du radical diphénylpicrylhydrazyl (DPPH), le test de blanchissement du
β-carotène et la détermination du pouvoir réducteur (FRAP). Les résultats
montrent que les huiles essentielles testées ont une activité antioxydante
modérée, relativement faible comparées aux antioxydants standards.

Mots clés : Artemisia herba-alba Asso., Rosmarinus officinalis L.,


hydrodistillation, huile essentielle, activité antimicrobienne, activité biopesticide,
activité antioxydante.
ABSTRACT

Aromatic and medicinal plants are an important source of bioactive


molecules, especially in volatile extracts. In this context and in order to isolate new
compounds with potent biological properties we were interested in the extraction of
essential oils of two species: wormwood (Artemisia herba-alba Asso.) and
rosemary (Rosmarinus officinalis L.), harvested in the Djelfa region the month of
April 2012. The yield of essential oils obtained by hydrodisstilation (type
Cleavenger) is about 0.8 ± 0.05 (ml/100g) and 1.20 ± 0.01(ml/100g), respectively.
The chemical composition of essential oils studied was identified by gas
chromatography coupled with mass spectrometry (GC / MS), The majority
compounds are: camphor (39, 5 %), chrysanthenone (10, 38 %) and 1, 8-cineole
(8,6 %)for the essential oil of wormwood. However, the rosemary essential oil was
characterized as having an important camphor content (39, 7%) followed by 1, 8-
cineole (18,26%), the α-pinene (13,19%) and camphene (9,51%).The antimicrobial
activity was studied towards six microbial strains: Klebsiella Pneumonia,
Pseudomonas aeruginosa, Escherichia coli, Bacillus subtilis, Staphylococcus
aureus and Candida albicans, they are revealed sensitive to essential oils studied
except for Pseudomonas aeruginosa has proved resistant. The minimal Inhibitory
Concentration (MIC) was determined using agar dilution method. A good
biopesticide activity of essential oils tested was evaluated towards two fungi:
Aspergillus niger and Fusarium oxysporum. The antioxidant activity was measured
using three tests: the trapping test diphenylpicrylhydrazyl radical (DPPH),
bleaching test of β-carotene and determination of the reducing power (FRAP). The
results show that essential oils tested have moderate antioxidant activity, relatively
low compared with antioxidants standards.

Keywords: Artemisia herba-alba Asso., Rosmarinus officinalis L., hydrodistillation,


essential oil, antimicrobial activity, biopesticide activity, antioxidant activity.
‫الملخص‬

‫تعتبر النباتات العطرية و الطبية مصدرا هاما للمركبات الحيوية خاصة تلك التي تكمن في مستخلصاتها‬
‫الطيارة‪ .‬على هذا االساس و من اجل عزل مركبات جديدة ذات خصائص بيولوجية فعالة وقع اهتمامنا على استخراج‬
‫الزيوت األساسية لنوعين من النباتات‪ :‬الشيح (‪ )Artemisia herba alba Asso.‬وإكليل الجبل‬
‫(‪ .)Rosmarinus officinalis L.‬تم الحصول عليهما من منطقة الجلفة ‪ ،‬شهرأبريل ‪ .2012‬متوسط العائد من‬
‫الزيوت األساسية المتحصل عليها بتقنية التقطير بالبخار ( نوع ‪ ) Clevenger‬حوالي )‪0.8 ± 0.05 (ml/100g‬‬
‫و )‪ ،1.20 ± 0.01(ml/100g‬على التوالي‪ .‬تم التعرف على التركيب الكيميائي للزيوت األساسية بواسطة‬
‫جهاز‪ ،CG/MS‬حيث العناصر الغالبة في زيت نبتة الشيح ‪chrysanthénone ، (39,5%) camphre‬‬
‫)‪ (10,38%‬و ‪ .(8,6%) 1,8- cinéole‬بينما الزيت االساسي ل نبتة اكليل الجبل فهو يحتوي على كمية هامة من‪:‬‬
‫‪ (13, 19%) α- pinène‬و ‪camphène‬‬ ‫‪ (39,7%) camphre‬متبوع ب ‪،(18,29%) 1,8-cinéol‬‬
‫(‪ .(9,51%‬تمت دراسة النشاط المضاد للميكروبات على ستة كائنات مجهرية وهي ‪Klebsiella :‬‬
‫‪، Bacillus subtilis، Escherichia coli، Pseudomonas aeruginosa‬‬ ‫‪،pneumoniea‬‬
‫‪ Staphylococcus aureus‬و‪ ، Candida albicans‬حيث تبينت كلها حساسة للزيوت األساسية المدروسة‬
‫باستثناء ‪ Pseudomonas aeruginosa‬التي أثبتت قدرتها على المقاومة ‪ .‬تم تحديد الحد األدنى للتركيز المثبط‬
‫(‪ ) MIC‬من الزيوت األساسية وفقا لطريقة التخفيف في الوسط آغار‪ .‬أظهرت الزيوت االساسية المختبرة نشاطا جيدا‬
‫كمبيدات حيوية على الفطريات ‪ Aspergillus niger :‬و‪ .Fusarium oxysporum‬تم تقييم النشاط المضاد‬
‫لألكسدة عن طريق ثالثة اختبارات ‪ :‬اختبار محاصرة الراديكال (‪ diphénylpicrylhydrazyl)DPPH‬اختبار‬
‫تبييض ‪ β‬الكاروتين و القوة االرجاعية (‪ .) FRAP‬وأظهرت النتائج ان الزيوت األساسية لها نشاط مضاد لألكسدة‬
‫متوسط‪ ،‬نسبيا ضعيف مقارنة بمضادات االكسدة المرجعية‪.‬‬

‫الكلمات المفتاحية‪ :‬الشيح (‪ ،)Artemisia herba-alba Asso.‬إكليل الجبل )‪،(Rosmarinus officinalis L.‬‬
‫التقطير بالبخار‪ ،‬زيت اساسي‪ ،‬تأثير مضاد للميكروبات‪ ،‬تأثيرالمبيدات الحيوية ‪ ،‬تأثير مضاد األكسدة‪.‬‬
REMERCIEMENTS

Avant tout je remercie Dieu « ALLAH » le tout puissant de m’avoir accordé


la force, le courage et la patience pour terminer ce travail. Je tiens à faire part
de ma reconnaissance particulière et de mon respect profond aux membres
composant le jury :
Ma promotrice Madame BENREBIHA F.Z. Professeur à U. Blida 1 pour tout
son aide, ses orientations et ses conseils judicieux qui m’en éclairé.

Ma Co-promotrice Madame CHAOUIA C. Maître de conférences A à U.


Blida 1 pour l’effort fourni, les conseils prodigués, sa patience et sa persévérance
dans le suivi.

Monsieur SNOUSSI S.A. Professeur à U. Blida 1 qui m’a fait l’honneur


d’assurer la présidence du jury.

Monsieur TOUATI A. Professeur à l’E.N.S.K d’avoir accepté d’examiner


ce travail.

Monsieur HADJ SADOK T. Maître de conférences A à U. Blida 1 qui a bien


voulu examiner ce modeste travail.

J’exprime mes vives gratitudes à la directrice de la filiale antibiotical SAIDAL


de Medéa, à Madame BAKHTI et à Mr CHERIF T., ainsi qu’à tout
le personnel du laboratoire de toxicologie et de physico-chimie.

Je tiens à remercier Monsieur AIT YAHIYA A. et Madame HAMZA K.


du laboratoire de chimie de l’E.N.S - Kouba.

Mes vifs remerciements sont adressés à Messieurs : RAS DJBEL, SOBHI


et BOUKOURCHI du laboratoire de microbiologie de l’hôpital spécialisé militaire
de Bouchaoui. Ainsi qu’à tout le personnel du laboratoire de la police scientifique à
Ben Aknoun en particulier monsieur BEN AYADA T.

Mes remerciements sont adressés, à tous nos enseignants, qui nous ont
donné les bases de la science.

Ma gratitude est exprimée en particulier envers Mr LAKEHAL


et Mr MELIANI.
DEDICACE

Je dédie ce modeste travail :

A mes chers parents qui sont très fières de moi aujourd’hui. Que ce travail soit le
témoignage de ma gratitude pour l’amour et la sollicitude que vous avez su me
prodiguer depuis toujours.

A mon petit frère Abd erraouf.

A mes sœurs Mouna et Manar.

A mes grands-parents.

A toutes les familles : LAKEHAL et CHABANE.

A mes collègues : Imene, Hadjer, Nadjia, Fathia, Nabaouia, Razika, Aicha,


Zahra, Assia et Asma.

A mes adorables amies : Asma et Nadjet selma

A mes meilleurs ami(e)s : Nassima, Sihem, Sarah, Hamza, Zaki, Samih, Red,
Idris, Mokhtar, Mouhamed, Raouf et Ahmed.

Je dédie ce modeste travail...

Samah
TABLE DES MATIERES

RESUME
REMERCIEMENTS
TABLES DES MATIERES
LISTES DES ILLUSTRATIONS, GRAPHIQUES ET TABLEAUX
INTRODUCTION

CHAPITRE 1 : RAPPELS BIBLIOGRAPHIQUES

1.1. ARMOISE BLANCHE (Artemisia herba-alba Asso.) 15


1.1.1. Etymologie 15
1.1.2. Systématique 15
1.1.3. Synonymes botaniques 15
1.1.4. Noms vernaculaires 16
1.1.5. Description botanique de la plante 16
1.1.6. Répartition géographique et écologie 17
1.1.7. Propriétés et utilisation 17

1.2. ROMARIN (Rosmarinus officinalis L.) 19

1.2.1. Etymologie 19

1.2.2. Systématique 19

1.2.3. Synonymes botaniques 19

1.2.4. Noms vernaculaires 20

1.2.5. Description botanique de la plante 20

1.2.6. Répartition géographique et écologie 21

1.2.7. Propriétés et utilisation 21


24
1.3. LES HUILES ESSENTIELLES
24
1.3.1. Répartition et Localisation
25
1.3.2. Fonctions dans la plante
27
1.3.3. Extraction
1.3.4. Caractéristiques physico-chimiques. 32
1.3.5. Conservation. 33
1.3.6. Biosynthèse et composition chimique des huiles essentielles. 33

1.3.7. Toxicité 37
1.3.8. Notion de chémotype. 37
1.3.9. Domaines d’application des huiles essentielles.
38

1.4. Stress oxydant. 41


1.4.1. Les espèces oxygénées réactives. 41
1.4.2. Les antioxydants. 42
CHAPITRE 2 : MATERIEL ET METHODES. 45
2.1. ETUDE DE LA REGION. 45
2.1.1. Localisation géographique. 45
2.1.2. Sol 46
2.1.3. Précipitations. 46
2.1.4. Temperature 47
2.2. MATERIEL UTILISE. 47
2.2.1. Matériel biologique 47
2.2.2. Matériel non-biologique 49
2.3. METHODES D’ETUDE. 49
2.3.1. Taux d’humidité 49
2.3.2. Extraction des huiles essentielles par hydrodistillation 50
2.3.3. Rendement en huiles essentielles. 51
2.3.4. Contrôle physico-chimique. 51
2.3.5. Identification des huiles essentielles par CG/MS. 53
2.3.6. Activité antimicrobienne et biopesticide. 54
2.3.7. Activité antioxyadante. 56
2.3.8. Analyses statistiques 62
CHAPITRE 3 : RESULTATS ET DISCUSSION 63

3.1. Taux d’humidité de la matière végétale 63


3.2. Rendement en huiles essentielles 65
3.3. Caractéristiques organoleptiques 71
3.4. Caractéristiques physico- chimique des huiles essentielles 72
3.5. Identification des huiles essentielles par CG/MS 73
3.6. Etude de l’activité antimicrobienne et biopesticide 84
3.7. Etude de l’activité antioxydante 98

CONCLUSION

APPENDICE

A. Liste des figures


B. Matériel non biologique
C. Liste des graphiques
D. Etude statistique
E. Liste des abréviations
F. Liste des symboles
G. Glossaire

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
LISTE DES ILLUSTRATIONS, GRAPHIQUES ET TABLEAUX

Figure 1.1: Aspect général, feuilles et inflorescences d’Artemisia herba alba Asso.

Figure 1.2: Aspect général, feuilles et inflorescences de Rosmarinus officinalis L.

Figure 1.3: Interactions des plantes avec leur environnement.

Figure 1.4: Dispositif expérimental de l’hydrodistillation type Clevenger.

Figure 1.5: Biosynthèse des terpénoïdes et phénylpropanoïdes.

Figure 1.6: Structure de quelques composés chimiques majoritaires.

Figure 1.7: Mécanisme réactionnel de système enzymatique.

Figure 2.1: Localisation géographique de la zone d’étude (wilaya de Djelfa).

Figure 2.2: Vue générale des touffes à Djelfa.

Figure 2.3: Montage de l’hydrodistillation type Clevenger.

Figure 2.4: Réaction de réduction d’un radical DPPH en présence d’un


antioxydant.

Figure 3.1: Taux d’humidité des feuilles séchées d’armoise blanche.

Figure 3.2: Taux d’humidité des feuilles séchées du romarin.

Figure 3.3: Rendements en Huiles essentielles.

Figure 3.4: Huile essentielle d’armoise blanche.

Figure 3.5: Huile essentielle du romarin.

Figure 3.6: Chromatogramme de l’huile essentielle d’armoise blanche.

Figure 3.7: Chromatogramme de l’huile essentielle du romarin.

Figure 3.8: Variation de pourcentage d’inhibition pour les huiles essentielles.

Figure 3.9: Variation de pourcentage d’inhibition pour les standards


Figure 3.10: Détermination graphique d’EC50 des huiles essentielles.

Figure 3.11: Valeurs d’EC50 pour les antioxydants synthétiques, les huiles
essentielles.

Figure 3.12: Cinétique de réduction du radical libre DPPH obtenue pour


la concentration EC50 des huiles essentielles.

Figure 3.13: Détermination graphique de TEC des huiles essentielles.

Figure 3.14: Les valeurs de TEC50.

Figure 3.15: Cinétique de blanchiment du β-carotène en présence des huiles


essentielles et des antioxydants standards.

Figure 3.16 : Activité antioxydante relative (AAR%) des huiles essentielles et des
antioxydants standards après 48h.

Figure 3.17 : Pouvoir réducteur de l’huile essentielle d’armoise blanche.

Figure 3.18 : Pouvoir réducteur de l’huile essentielle du romarin.

Figure 3.19 : Pouvoir réducteur des antioxydants de référence (BHT, BHA, Vit C).

Tableau 1.1 : Les principales espèces oxygénées réactives.

Tableau 2.1: Répartition des précipitations moyennes mensuelles et annuelles.

Tableau 2.2 : Températures moyennes mensuelles et annuelles.

Tableau 2.3: Micro-organismes testés.

Tableau 3.1: Rendement en huiles essentielles de l’Armoise blanche.

Tableau 3.2 : Rendement en huiles essentielles du romarin.

Tableau 3.3 : Propriétés organoleptiques de l’huile essentielle de l’armoise


blanche.

Tableau 3.4: Propriétés organoleptiques de l’huile essentielle du romarin.

Tableau 3.5: Propriétés physico-chimiques de l’huile essentielle d’armoise blanche.


Tableau 3.6: Propriétés physico-chimiques de l’huile essentielle du romarin.

Tableau 3.7: Identification des principaux composants chimiques de l’huile


essentielle d’armoise blanche analysés par CPG/MS.

Tableau 3.8: Teneur en composés majoritaires (%) des huiles essentielles


d’Artemisia herba alba Asso. de différentes origines géographiques.

Tableau 3.9: Identification des principaux composants chimiques de l’huile


essentielle du romarin par CPG/MS.

Tableau 3.10: Teneur en composés majoritaires (%) des huiles essentielles de


Rosmarinus officinalis L. de différentes origines géographiques.

Tableau 3.11: Résultats de l’activité antibactérienne.

Tableau 3.12: Activité antibactérienne des huiles essentielles de l’armoise


blanche et de romarin.

Tableau 3.13: Résultat de la concentration minimale inhibitrice (CMI) de l’huile


essentielle de l’armoise blanche.
Tableau 3.14: Résultat de la concentration minimale inhibitrice (CMI) de l’huile
essentielle de romarin.

Tableau 3.15 : Résultats de l’activité antifongique des huiles essentielles.

Tableau 3.16: Quelques travaux antérieurs sur l’efficacité antioxydante de


l’armoise blanche et de romarin.

Tableau 3.17 : Paramètres de calcul de l’activité antioxydante.

Tableau 3.8: Teneur en composés majoritaires (%) des huiles essentielles


d’Artemisia herba alba Asso. de différentes origines géographiques.

Tableau 3.9: Identification des principaux composants chimiques de l’huile


essentielle du romarin par CPG/MS.

Tableau 3.10: Teneur en composés majoritaires (%) des huiles essentielles de


Rosmarinus officinalis L. de différentes origines géographiques.

Tableau 3.11: Résultats de l’activité antibactérienne.


Tableau 3.12: Activité antibactérienne des huiles essentielles de l’armoise
blanche et de romarin.

Tableau 3.13: Résultat de la concentration minimale inhibitrice (CMI) de l’huile


essentielle de l’armoise blanche.
Tableau 3.14: Résultat de la concentration minimale inhibitrice (CMI) de l’huile
essentielle de romarin.

Tableau 3.15 : Résultats de l’activité antifongique des huiles essentielles.

Tableau 3.16: Quelques travaux antérieurs sur l’efficacité antioxydante de


l’armoise blanche et de romarin.

Tableau 3.17 : Paramètres de calcul de l’activité antioxydante.


INTRODUCTION

L’histoire des plantes aromatiques et médicinales est associée


à l’évolution des civilisations. Dans toutes les régions du monde, l’histoire
des peuples montre que ces plantes ont toujours occupé une place importante
en médecine, dans la composition des parfums et dans les préparations
culinaires [1].

Actuellement, plusieurs questions se sont soulevées concernant d’une part,


l’efficacité et la sécurité des produits chimiques utilisés en médecine ou dans
l’industrie alimentaire. En effet, en raison des effets secondaires des antioxydants
synthétiques tels que l’hydroxytoluène butylé (BHT), qui peuvent être
responsables des dommages du foie et de la carcinogenèse et de la résistance
que les micro-organismes pathogènes établissent contre les antibiotiques [2-4].
Le développement de nouvelles voies de recherche pour aboutir à des alternatives
apparaît donc indispensable. Par ailleurs, les substances naturelles douées
d’activité antimicrobienne et antioxydante présentent un intérêt socio-économique
très important dans le domaine de la recherche bio-pharmacologique. Plusieurs
laboratoires à travers le monde se sont orientés vers la recherche des substances
bioactives et leur valorisation [1, 5].

Et d’autre part, les enjeux d’avenir de l’agriculture qui s’efforcent de répondre


aux exigences du développement durable. En effet, la lutte chimique quasi
généralisée exerce une pression sur l’environnement et présente ses limites
d’applications avec l’apparition de résistance des bio-agresseurs, de la pollution et
des effets nocifs fortement soupçonnés sur la santé humaine [6, 7].

C’est pourquoi, aujourd’hui il y a nécessité de développer des méthodes de


substitution aux pesticides de synthèse dans la protection des cultures et des
récoltes. Parmi ces méthodes, les biopesticides qui constituent un outil de choix
dans les programmes de gestion de la résistance des ravageurs aux pesticides
[6, 7].
Les substances d'origine naturelle et plus particulièrement les huiles
essentielles détiennent actuellement une place importante dans les systèmes
de lutte, leur rôle dans la recherche phytopharmaceutique dans certains pays
du monde n'est plus à démontrer [8].

L’Algérie, par sa position géographique, jouit de plusieurs facteurs de


pédogenèse (littoral, steppe, montagnes et le désert) et de grandes variations
climatiques (humide, sub-humide, semi-aride et aride) auxquels s’ajoutent les
ressources hydriques [9], offre une végétation riche et diverse. Un grand
nombre de plantes aromatiques y pousse spontanément .L’intérêt porté à ces
plantes n’a pas cessé de croître au cours de ces dernières années [10].

Ce travail a pour objet l’investigation de ces plantes qui représentent une


source potentielle pour la découverte de nouvelles de molécules naturelles
bioactives [11]. La valorisation de ces ressources naturelles végétales passe
essentiellement par l’extraction de leurs huiles essentielles [1]. Ces dernières,
sont d'intérêt croissant pour les industries pharmaceutiques, cosmétiques,
agroalimentaires et la recherche scientifique en raison de leurs activités
antioxydante, antibactérienne et antifongique [12].

Dans ce contexte et afin de valoriser notre richesse floristique algérienne,


nous nous somme intéressé à l’étude de deux espèces : l’aromise blanche
(Artemisia herba-alba Asso.) de la famille des Astereaceae et le romarin
(Rosmarinus officinalis L.) de la famille des Lamiaceae., poussant à l’état
spontané dans les monts de la région de Djelfa. En se servant de données
ethno-pharmacologiques, le choix de ces deux espèces végétales s’est basé sur
leurs applications importantes dans nos traditions locales, par une grande tranche
de population comme moyen incontournable de médication et comme épices pour
l’usage culinaire.

Cette étude est organisée en trois chapitres :

Le premier chapitre est un aperçu bibliographique sur les deux plantes


étudiées à savoir : Artemisia herba alba Asso et Rosmarinus officinalis L. et des
généralités sur les huiles essentielles.
Le matériel et les méthodes utilisées à savoir : les techniques d’extraction, la
caractérisation des huiles essentielles et aussi les protocoles utilisés au cours des
tests biologiques concernant les activités antimicrobienne, biopesticide
et antioxydante, sont présentés dans le second chapitre.
Le troisième chapitre aborde les résultats et la discussion.
Le manuscrit est achevé par une conclusion générale sur l’ensemble des
résultats obtenus ainsi que des perspectives ont été dégagées.
CHAPITRE 1

RAPPELS BIBLIOGRAPHIQUES

1.1. Armoise blanche : Artemisia herba alba Asso.

1.1.1. Etymologie :

Artemisia est le nom de genre des armoises. Il provient de celui de


la déesse vierge grecque d’Artémis, déesse de la lune qui avait pour rôle
de protéger les femmes malades par ses propriétés régulatrices du cycle
menstruel, herba-alba signifie herbe blanche, se réfère à la couleur blanchâtre
des feuilles [13 -15].

1.1.2. Systématique :

D’après QUEZEL et SANTANA [16], Artemisia herba alba Asso appartient :

Règne : Plantae
Sous règne : Tracheobionta
Embranchement : Spermaphyta
Sous embranchement : Angiospermes
Classe : Eudicots
Sous classe : Astéridées
Ordre : Asterales
Famille : Asteracées
Genre : Artemisia
Espèce : Artemisia herba alba Asso.

1.1.3. Synonymes botaniques [17, 18] :

 Artemisia inculta Del.


 Artemisia sieberii Basser.
 Artemisia aragonensis Lam.
 Seriphidium herba Asso (Soják fide).
16

1.1.4. Noms vernaculaires [17-20]:

 Arabe: Chih.
 Anglais: White or desert wormwood, sagebrush.
 Français: Armoise blanche, thym des steppes, absinthe blanche.

1.1.5. Description botanique de la plante :

Les caractéristiques botaniques de la plante correspondent à celles décrites


par QUEZEL et SANTANA [16], HOUMANI et al. [21], LUCIENNE [22], BEZZA
et al. [23], KADRI et al. [24] & BADR et al. [25] : Artemisia herba alba Asso
(Figure 1.1) est une plante herbacée vivace présentant un port buissonnant
ramifie de 20 à 40 cm de haut. Les tiges tomenteuses sont dressées et ligneuses
à la base, elles portent des feuilles sessiles, argentées, pubescentes, divisées
en languettes fines, laineuses recouvert de fines poils qui reflètent la lumière
du soleil, donnant ainsi un aspect grisâtre à la plante. L’inflorescence est un
capitule très petit, ovoïde et sessile de 1,5 à 3 mm de diamètre, portant 2 à 5
fleurs jaunâtres hermaphrodites. Les feuilles sont caractérisées par une forte
odeur aromatique. Les fruits sont des akènes [26].

La croissance végétative de l’Artemisia herba alba Asso. à lieu à l’automne


avec des feuilles de grande taille. A la fin de l’hiver et au printemps les feuilles
sont plus petites et riches en huiles essentielles [24, 27]. La floraison commence
de Septembre à Décembre et se développe essentiellement en fin d'été [24,28].

Figure 1.1: Aspect général, feuilles et inflorescences


d’Artemisia herba alba Asso. [23, 28].
17

1.1.6. Répartition géographique et écologie :

L’armoise blanche (Artemisia herba-alba Asso) est une espèce steppique


de la famille des Astéraceae [29]. Elle présente une vaste répartition
géographique, depuis les îles Canaries et le sud-est de l'Espagne jusqu'aux
steppes d'Asie centrale (Iran, Turkménistan et Ouzbékistan), à travers l’Afrique
du nord (Tunisie, Maroc et l’Algérie), le Moyen-Orient (Egypte, désert de Sinaï
et Palestine occupée) et le nord-ouest Himalaya [30-32].

En Afrique du Nord, l’Armoise blanche est très répandue sur les hauts
plateaux, les pâturages rocailleux et les terreux des plateaux des basses
montagnes [21,33].

Artemisia herba alba Asso. résiste à la sécheresse. Elle est présente sous
les bioclimats arides et semi arides à variante chaude, tempéré et fraiche,
généralement, dans les étages du Thermo-méditerranéen et Méso-méditerranéen
[16, 34].

Cette espèce supporte le gypse et des niveaux de salinité modérément


élevés. Elle est abondante dans des sols, à texture fine, assez bien drainées.
Dans le sud, elle pousse sur des sols bruns steppiques de texture moyenne
et en extrême sud sur des sols sableux [35].

En Algérie, elle couvre environ 4 millions d’hectares et se développe dans les


steppes argileuses et les sols tassés relativement peu perméables. Elle se trouve
sur les dayas, les dépressions et les zones plus ou moins humides. Elle constitue
un moyen de lutte naturel contre l’érosion et la désertification [29].

1.1.7. Propriétés et utilisation :

L’armoise blanche est une des plantes les plus largement utilisés dans
la médecine traditionnelle algérienne [16, 36].

Elle a été utilisée, tout d’abord, comme aromatisant dans le thé et le café,
puis elle est devenue une panacée dans la médecine traditionnelle arabo-
musulmane [23, 37]. Traditionnellement, l’armoise blanche est utilisée pour son
activité antihelminthique [23]. Elle présente aussi un caractère vermifuge très prisé
pour le bétail et pour les nomades du désert [19, 28, 38].
18

Artemisia herba alba Asso. a était connue pour ses vertus thérapeutiques
en tant qu’agent antibactérien, analgésique, antispasmodique, antihémorragique
et emménagogue [39, 40]. KADRI et al. [24], MIGHRI et al. [31] & TAHRAOUI
et al. [41] ont signalé son utilisation en tant que remède pour les rhumes, la toux
et la bronchite.

L’armoise blanche a été utilisée aussi pour le traitement de troubles


gastriques, la gastrite, la diarrhée et les douleurs abdominales [21, 36, 42],
l’inflammation du tractus gastro-intestinal, les convulsions [43, 44], les maladies
infectieuses, les maladies de la peau, la gale et la syphilis [45]. Elle est aussi
employée pour la guérison des blessures externes, les inflammations
et la polyarthrite rhumatoïde [46].

Des études ethno-pharmacologiques ont montré l’intérêt de l’armoise


blanche contre le diabète grâce à son activité hypo-glycémiante et anti-
hyperglycémiante [47- 49], ainsi que contre l’hyper – tension artérielle et les
névralgies [31, 41, 50]. Elle est efficace aussi contre les maladies cardio-
vasculaires [50, 51].

En outre, cette espèce est utilisée en décoction contre la fièvre et dans


le traitement des troubles menstruels et nerveux, les maladies de la peau, la gale
et la syphilis [27, 40, 41, 52]. Elle est considérée comme un nouveau chémotype
préventif contre la progression du cancer [53].

Les extraits aqueux d’armoise blanche ont montré des activités


antileshmaniose, antispasmodique [54-56], Analgésique, hémostatique [28, 56],
antioxydante et anti-inflammatoire [20]. Aussi, la tisane préparée à partir de
l’Artemisia herba alba Asso a été utilisé comme agent antibactérien dans la
médecine populaire algérien [56].

L'huile essentielle d’Artemisia herba alba Asso a été connue par ses
vertus thérapeutique, désinfectante, vermifuge et antispasmodique [21].
Beaucoup de chercheurs ont montré diverses activités biologiques et / ou
pharmacologiques de l'huile essentielle d’Artemisia herba alba Asso. comme
agent antimicrobien, antifongique, antioxydant, [24, 31] et antidiabétique [57].
Elle présente également des activités antileishmaniose et antimutagène [58, 59].
19

1.2. Romarin : (Rosmarinus officinalis L.)

1.2.1. Etymologie :

Le nom latin Rosmarinus est habituellement interprété, comme dérivé "ros"


de la rosée et "marinus" d'appartenir à la mer [60, 61]. Cette nomination de la
plante est due au fait qu’elle se rencontre de plus en plus près de la mer.
Cette interprétation est un produit d'étymologie traditionnelle, mais la plus récente
étude étymologique est inclinée à une origine grecque " rhos " arbuste et " myrinos
" aromatique [62, 63]. Il a également été appelé « antos » par les anciens Grecs,
qui est « la fleur » ou « libanotis » en raison de son odeur d'encens [64].

Le nom d'espèce officinalis indique que la plante a été utilisée à des fins
médicinales [65].

1.2.2. Systématique :

D’après QUEZEL et SANTANA [16], le Rosmarinus officinalis L. appartient :

Règne : Plantae
Sous règne : Tracheobionta
Embranchement : Spermatophyta
Sous embranchement : Magnoliophyta
Classe : Magnoliopsida
Sous classe : Asteridae
Ordre : Lamiales
Famille : Lamiaceae
Genre : Rosmarinus L.
Espèce : Rosmarinus officinalis L.

1.2.3. Synonymes botaniques [66, 67, 68] :

 Rosmarinus latifolius Miller.


 Rosmarinus angustifolius Miller.
 Salvia rosmarinus Schleiden.
 Rosmarinus laxiflorus Noë.
20

1.2.4. Noms vernaculaires [65, 68]:

 Arabe: Iklil el gabal, Klil, Iklil.


 Anglais: Rosemary, moorwort.
 Français: Romarin, Encensier, Herbe-aux-couronnes, rose marine.

1.2.5. Description botanique de la plante :

Le romarin (Figure 1.2), est un arbrisseau vivace, touffu, toujours vert


de 1 m à 1.5 m [69], pouvant atteindre jusqu’à 2 m de hauteur dans les régions
pluvieuses où les conditions écologiques sont favorables [70].

Il est facilement reconnaissable en toute saison par ses feuilles (Figure 1.2)
persistantes, sessiles, opposées, linéaires, coriaces et enroulées sur les bords
[65, 71-73]. Elles sont étroites, pointues, épaisses, luisantes, chagrinées
et verdâtres sur la face supérieure. La face inferieure tomenteuses et blanchâtres,
présente une nervure médiane saillante, avec 1,0-2,5 cm de long et 4 mm
de largeur par 1-3 mm d'épaisseur [61, 64, 72-75].

Les fleurs bilabiées, sont groupées en inflorescences spiciformes


(Figure1.2), leur couleur est d’un bleu pâle ou blanchâtre maculées de taches
violettes. Les fleurs blanches sont rares (ex : Rosmarinus officinalis albiflorus).
Le calice en cloche est bilabié [61, 65, 71, 73]. Les feuilles et les fleurs ont une
odeur caractéristique forte en raison de l'huile essentielle accumulée dans
trichomes glandulaires [64, 76, 77]. Comme pour la plupart des Lamiacées, les
fruits sont des akènes simples de couleur brune [75, 78]. La floraison peut avoir
lieu toute l’année surtout après les grandes pluies de Septembre à Février [70].

Figure 1.2: Aspect général, feuilles et inflorescences de Rosmarinus officinalis L.


[79, 80].
21

1.2.6. Répartition géographique et écologie :

Rosmarinus officinalis L. est une plante médicinale endogène à l'Europe du


sud et à la région du littoral à travers les zones d’Asie mineure, principalement
dans les zones entourant la mer Méditerranée [81-85]. Elle se trouve en particulier
sur les collines rocheuses et sèches [86].

Il est répandu dans les pays européens, en France, en Espagne et au


Portugal. On le retrouve également au Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie
et Libye) où il est abondant. Il devient rare et ne se manifeste que dans quelques
stations isolées en Egypte, en Palestine occupée et au Liban [87]. Cependant,
cette plante aromatique peut également être trouvée dans d'autres pays tels que
l'Argentine, le Brésil et l'Uruguay [70, 88, 89].
Le romarin est cultivé dans plusieurs pays pour ses huiles essentielles.
Il est principalement cultivé en Italie, Espagne, Grèce, Turquie, Egypte, France,
Portugal, l'Inde, l'Afrique du Nord, Afrique du Sud, l'Asie centrale, l'Asie du Sud,
en Australie et aux Etats-Unis [69, 70, 88- 92].

C’est une espèce indigène poussant spontanément dans toute l’Algérie [16],
il se présente dans les zones littorales pas trop loin de la mer, les lieux sec
et même au Sahara [87].

Le romarin résiste à la sécheresse et il est très exigeant en lumière


et en chaleur. Il s’acclimate particulièrement dans les zones arides supérieures,
du subhumide chaud à frais (le thermo-méditerranéen et le méso-méditerranéen).
Il est indifférent aux qualités chimiques du sol. Cependant, il présente une certaine
préférence pour les sols carbonatés et bien drainés [93-95].

1.2.7. Propriétés et utilisation :

Le romarin est une plante aromatique intéressante par son contenu


en composés bioactifs [96 -98].

Depuis l’antiquité, le romarin est employé pour améliorer et stimuler la


mémoire et prévenir la maladie d'Alzheimer. Encore aujourd’hui, les étudiants en
font brûler dans leurs chambres en période d’examens [99 -103].
22

Il est fréquemment utilisé en raison de son goût amer et astringent dans la


cuisine méditerranéenne traditionnelle comme condiment [101, 103, 104].

Le romain a été cité, depuis le 8ème siècle dans la médecine traditionnelle


arabo-musulmane par IBN EL BEITHAR pour ses propriétés diurétiques
et emménagogues [78, 95]. Les herboristes l’utilisent, traditionnellement, comme
sudorifique, diurétique, tonique, astringent, stimulant, digestif, expectorant [105-
108], cholagogue [92], anti-nociceptive, analgésique, cholérétique,
antispasmodique , arthritiques, antirhumatismal, anti-thrombotique
et antidépresseur [109- 116].

Il est également reconnu pour leurs propriétés antimicrobiennes,


antioxydantes et anti-inflammatoires [117- 124].

Le romarin est utilisé aussi pour la prévention et le traitement du diabète,


l’hypertension, le cancer, les maladies cardiovasculaires, l’anémie et l’insomnie
[125-130].

Rosmarinus officinalis L. a été décrit comme étant une plante qui traite les
obstructions du foie et de la rate. Ses parties aériennes sont aussi utilisées pour
soulager la colique rénale, les affections des voies urinaires, les dysménorrhées,
les douleurs et les spasmes musculaires [69, 70, 95, 111, 131, 132].

Il est recommandé comme relaxant, contre les migraines, les maux de tête,
l’épilepsie, la sinusite et contre les maladies neurodégénératives. Ainsi, pour
accélérer le processus de cicatrisation des plaies [69, 112, 133-135].

SASIKUMAR [101], BIESKI et al. [129], HAMZAA et al. [130], ÇAKILCIOGLU


et TÜRKOGLU [136] & UGULU et al. [137] soulignent que le romarin est utilisé
pour traiter et prévenir les problèmes respiratoires comme l'asthme, la bronchite,
la grippe et la toux en tant qu’antiseptiques pulmonaires.

C’est un, stomachique, carminative, utilisé pour traiter les ulcères


et les diarrhées [131, 138, 139]. Il est utile pour stimuler l'appétit et la sécrétion
des sucs gastriques [70].
23

BERNARDES et al. [140], BUBONJA-SONJE et al. [141] & JORDÁN


et al. [142] ont décrit plusieurs activités biologiques de leurs extraits, directement
liés par leur concentration en composés phénoliques, notamment dans l’industrie
alimentaire [143]. Ces dernières sont connus pour leur haute activité anti-
microbienne, utiles pour le contrôle des infections bactériennes des aliments et
antioxydante puissante contre les radicaux libres, permettant de ralentir
efficacement la peroxydation des lipides [131, 144, 145].

Les huiles essentielles de Rosmarinus officinalis L. ont fait l’objet de


plusieurs études, montrant des propriétés antimicrobienne, antioxydante, anti-
inflammatoire, anti-tumorale [146, 160], analgésique [70], anti-nociceptive [109],
Anti-ulcère [161] et anti dépresseur [115, 116].

Elles aident aussi à réduire les inflammations qui contribuent aux maladies
cardiaques et du foie [130, 162].

TSAI et al. [163], SLAMENOVÁ et al. [164] & FERNÁNDEZ et al. [165] ont
décrit ces produits naturels en tant que protecteurs efficaces contre le cancer, les
dommages oxidatifs, le diabète (activité hypoglycémiante), ainsi que contre
l’hypertension. Elles sont également connues pour calmer la toux et soigner les
bronchites en tant que antiseptique pulmonaire [92, 138].

Les huiles essentielles confèrent au romarin ses propriétés digestives


à savoir : cholagogues, cholérétiques, antispasmodiques, carminatives
et stomachiques. Des propriétés toniques, stimulantes, astringentes, sudorifique
et antidiarrhéique ont été également mises en évidence [73, 92, 138].

Il a été prouvé par SANDERS et al. [166] & RAUTER [132] l'action des
huiles essentielles de romarin dans la stimulation du système nerveux résultant
sous contrôle l'amélioration de la mémorisation et de capacités de concentration.

Elles sont utilisées en usage externe (massage sédatif) contre l’arthrite, les
contusions, les douleurs (musculaires, rhumatismales et traumatiques), les
sciatiques et dans la revitalisation des membres paralysés, en augmentant la
circulation sanguine des membres, ainsi que contre l’eczéma et la goutte [90, 138,
167].
24

1.3. Huiles essentielles :

Le terme « huile essentielle » a été inventé au 16ème siècle par


le médecin suisse HOHENHEIM pour désigner le composé actif d’un remède
naturel [168].

Plusieurs définitions de L’huile essentielle existent mais celle retenu par


l’Association Française de Normalisation AFNOR [169], la norme ISO [170]
et adopté par la PHARMACOPÉE EUROPÉENNE [171], est la suivante :
« Les huiles essentielles sont des produits odorantes et volatils généralement
de composition complexe obtenus à partir d’une matière première végétale
botaniquement définie, soit par entrainement à la vapeur d’eau, soit par distillation
sèche, soit par un procédé mécanique sans chauffage. Une huile essentielle est
le plus souvent séparée de la phase aqueuse par un procédé physique
n’entrainant pas de changement significatif de sa composition » [172-176].

Cette définition est cependant restrictive car elle exclut aussi bien les
produits extraits à l’aide de solvants que ceux obtenus par tout autre procédé.
Nous retenons alors que les huiles essentielles sont des mélanges de complexes
aromatiques de plantes, extraits par distillation à la vapeur d’eau ou aux solvants
[8, 176, 177].

Les plantes qui synthétisent les huiles essentielles sont connues sous le nom
de « plantes aromatiques » [178].

1.3.1. Répartition et localisation :

Les huiles essentielles n’existent quasiment que chez les végétaux


supérieurs [71].

Les familles botaniques les plus courants produisant les huiles essentielles
sont: Abiétacées (pins, sapins, cèdres), Apiacées (anis, fenouil)
Astéracées (absinthe, armoise blanche, camomille), Cupressacées (genévrier),
Lamiacées (romarin, lavande, thym, origan), Lauracées (cannelle, laurier),
Myrtacées (eucalyptus, giroflier, myrte), Poacées (citronnelle), Rutacées (citron,
mandarine, pamplemousse) [179-186].
25

Les huiles essentielles sont produites dans le cytoplasme des cellules


sécrétrices spécifiques. Ce sont des structures histologiques spécialisées servent
à leur synthèse et à leur stockage. Ces cellules sont le plus souvent localisées
sur ou à proximité de la surface de la plante recouvertes d’une cuticule [71, 186-
189].

Les cellules sécrétrices sont rarement à l’état isolé, mais le plus souvent
regroupées dans des poches sécrétrices (Myrtacées, Rutacées), dans des canaux
sécréteurs (Apiacées, Astéracées) ou dans des poils sécréteurs (Lamiacées) [182,
190-194].

Sur le site de stockage, les gouttelettes d’huile essentielle sont


entourées de membranes spéciales constituées d’esters d’acides gras
hydroxylés hautement polymérisés, associés à des groupements peroxydes.
En raison de leur caractère lipophile et donc de leur perméabilité
extrêmement réduite vis-à-vis des gaz, ces membranes limitent fortement
l’évaporation des huiles essentielles ainsi que leur oxydation à l’air [189].

Plusieurs catégories de tissus sécréteurs peuvent coexister simultanément


chez une même espèce et dans un même organe [187-188].

Les huiles essentielles sont issues de la sécrétion naturelle élaborée dans


divers organes végétaux: les sommités fleuries (menthe, lavande), les feuilles
(eucalyptus, laurier) et moins habituellement dans les rhizomes (gingembre),
les fruits (anis), les écorces (agrumes, cannelle) et les graines (muscades) [195-
199].

1.3.2 Fonction dans la plante :

La fonction biologique des huiles essentielles demeure le plus souvent


obscure [71]. Il est toutefois vraisemblable qu’ils ont une fonction écologique
(Figure 1.3) lors des interactions végétales, comme agent allélopathique, afin de
réduire la compétition des autres espèces de plantes par l’inhibition
de la germination des graines. En effet, le 1,8-cinéole et le camphre, libérés dans
l’atmosphère sont absorbés par le sol sec, inhibant la germination des graines des
espèces spontanées [176, 200- 203].
26

Elles interviennent aussi lors des interactions végétal- animal, comme agent
de protection contre les prédateurs : insectes, champignons et bactéries par leurs
propriétés antiseptiques, insecticides, fongicides et bactéricides [54, 174, 204-
206]. Elles sont aussi efficaces contre les herbivores par le gout et les effets
défavorables sur le système nerveux [202, 203].

Par leurs odeurs caractéristiques, les huiles essentielles interviennent


également dans l’attraction des polinisateurs (insectes et oiseaux) qui participent
dans la dispersion du pollen ce qui favorise la pollinisation [54, 204, 207].

Les huiles essentielles protègent aussi, la plante contre le stress photo-


oxydatif [208]. Les constituants des huiles essentielles sont considérés comme
des modérateurs des réactions d’oxydation intramoléculaire, protégeant la plante
contre les facteurs atmosphériques [209].

Figure 1.3: Interactions des plantes avec leur environnement [205].


27

Certains auteurs considèrent que l’huile essentielle est une source


énergétique, facilitant certaines réactions chimiques. D’autre part, elle conserve
l’humidité nécessaire à la vie des plantes exposées à des climats désertiques
[210].

BRUNETON [71] & BALDWIN [211] signalent que l’huile essentielle peut
constituer des supports à une « communication » plante - plante ou plante-
environnement. La variété structurale de ses composés autorise le transfert de
« messages biologiques » sélectifs.

1.3.3. Extraction :

L’extraction des huiles essentielles est une opération capitale qui doit
permettre d’obtenir des produits volatils, particulièrement fragiles, sans altérer la
qualité [212]. Le choix de la méthode d’extraction des huiles essentielles dépendra
de la nature du matériel végétal à traiter (graines, feuilles, rameaux), le rendement
et les caractéristiques physico-chimiques de l'essence à extraire aux températures
élevées.

Les principales méthodes d’extraction des huiles essentielles peuvent être


résumées en :

 Extraction par hydrodistillation :

C’est la méthode la plus simple et de ce fait la plus anciennement utilisée,


elle demeure la technique la plus employée pour extraire les huiles essentielles
[213]. Elle consiste à immerger le matériel végétal directement dans un alambic
rempli d’eau placé sur une source de chaleur. Le tout est ensuite porté
à l’ébullition. Les vapeurs hétérogènes sont condensées dans un réfrigérant
(Figure1.4). L’huile essentielle se sépare de l’hydrolat par simple différence
de densité [213-215].

FERHAT et al. [213], CASSEL et al. [216], ZHANG et al. [217] & MONCADA
et al. [218] soulignent que les avantages de cette technique sont importants.
Ils enregistrent des rendements élevés avec des extraits de haute pureté
et Ils notent également que l’inconvénient principal est l'intensité de l'énergie
et la température élevée affectant la qualité des huiles essentielles extraites.
28

Figure 1.4 : Dispositif expérimental de l’hydrodistillation


(type Clevenger) [71].

BOUKHATEM et al. [219] confirment que le chauffage prolongé


et puissant engendre la dégradation de certaines molécules aromatiques.
L’eau, l’acidité et la température peuvent induire l’hydrolyse des esters mais
aussi des réarrangements, des isomérisations et/ou des oxydations.

 Distillation par entraînement à la vapeur d’eau :

Les parties de plantes utilisées sont déposées sur une grille perforée
au-dessus de la base de l’alambic, sans que le matériel végétal ne soit au contact
avec l’eau [8, 213].

La vapeur d’eau qui s’est volatilisée et entraînée l’huile essentielle, se


condense ensuite dans le serpentin du réfrigérant. L’huile essentielle se sépare de
l’hydrolat par simple différence de densité [212].

Pendant l’entrainement à la vapeur d’eau, la matière végétale est exposée


à une température élevée et à l’action chimique de l’eau, dans ces conditions,
la fragilité thermique des constituants de l’huile ou l’hydrolyse de certains d’entre
eux conduisent à la formation d’artéfacts [213].
29

 Hydrodiffusion :

Cette technique consiste à pulser de la vapeur d'eau à travers la masse


végétale, du haut vers le bas. Ainsi le flux de vapeur traversant la biomasse
végétale est descendant contrairement aux techniques classiques de distillation
dont le flux de vapeur est ascendant [71, 212].

L'avantage de cette technique est traduit par l'amélioration qualitative


et quantitative de l'huile récoltée, l'économie du temps et d'énergie [71, 212].

Ces procédés présentent des inconvénients dus principalement à l’action de


la vapeur d’eau ou de l’eau à l’ébullition. En effet, certains organes végétaux, en
particulier les fleurs, sont trop fragiles et ne supportent pas les traitements
par entraînement à la vapeur d’eau et par hydro-distillation.

 Extraction par enfleurage :

L’industrie des parfums a utilisé l’enfleurage pour les organes fragiles


comme les fleurs. Ce procédé permet d’obtenir des essences dites absolues.
Il consiste à extraire les principes aromatiques des plantes par des corps gras qui
se saturent d’essence. Le corps gras est épuisé par l’alcool absolu et ce solvant
est évaporé sous vide [214, 220].

 Expression à froid :

Elle constitue le plus simple des procédés, mais ne s’applique qu’aux


agrumes dont l’écorce des fruits comporte des poches sécrétrices d’essences.
Elle consiste à exercer sur les fruits une pression pour extraire les huiles
essentielles présentes dans leur écorce [71, 212, 220, 221].

L’essence obtenue est ensuite entrainée par un courant d’eau froide. Une
émulsion constituée d’eau et d’essence se forme, l’essence est alors isolée par
décantation [212, 213].

Cette technique uniquement mécanique limite l’oxydation car elle conserve


les antioxydants naturels contenus dans la fraction non volatile de l’essence, le
produit ainsi obtenu porte le nom d’essence car il n’a subi aucune modification
chimique [212, 213].
30

Cependant l’utilisation de grande quantité d’eau dans ce procédé peut altérer


la qualité des huiles essentielles par dissolution des composés oxygénés, par
hydrolyse et par transport de microorganismes [212, 213].

 Extraction par solvants :

Ce procédé d'extraction ne permet pas d'obtenir des huiles essentielles, mais


des concrètes. Il s'agit d'extraits de plantes obtenus au moyen de solvants non
aqueux. Les solvants généralement utilisés sont des hydrocarbures aliphatiques :
hexane, éther de pétrole, cyclohexane, propane et butane liquide [71].

Ces solvants ont un pouvoir d'extraction plus élevé que l'eau si bien que les
extraits ne contiennent pas uniquement des composés volatils mais également
des composés non volatils tels que les cires, les pigments, les acides gras et bien
d'autres composés [222].

Purifié par l'alcool absolu, le produit obtenu est appelé "absolu" et sa


compositions se rapproche de celle d'une huile essentielle [223, 224].

BRUNETON [71] signale que l’inconvénient majeur de l’extraction par les


solvants est leur manque de sélectivité. En effet, de nombreuses substances
lipophiles peuvent se retrouver dans les concrètes et impose une purification
ultérieure. Un autre inconvénient réside dans la toxicité des solvants (problème
des résidus dans le produit final).

Les inconvénients des techniques précédentes ont attiré l’attention de


plusieurs laboratoires de recherche et ont permis la mise au point des nouvelles
techniques d’extraction des huiles essentielles qui sont beaucoup plus
écologiques, en utilisant des solvants moins toxiques et en petites quantités [213].

Pour raccourcir le temps de traitement, limiter l’altération des constituants de


l’huile essentielle et économiser l’énergie, il est possible de travailler en
surpression modéré [68].

Parmi ces techniques innovantes, figurent : l’extraction assistée par micro-


ondes ou ultrasons, l’extraction par les fluides supercritiques [213, 225].
31

 Extraction par micro-ondes :

C’est une technique récente développée dans le but d’extraire


des produits naturels comparables aux huiles essentielles et aux extraits
aromatiques.

Dans ce procédé, la plante est chauffée sélectivement par un rayonnement


micro-ondes dans une enceinte dont la pression est réduite de façon séquentielle.
Les molécules volatiles sont entrainées dans le mélange azéotropique formé avec
la vapeur d’eau propre à la plante traitée [221, 71, 226].

L’évaporation de l’eau contenue dans les cellules, crée à l’intérieur de ces


dernières une pression qui brise les parois végétales et libère ainsi le contenu
en huile [224]. Un système de refroidissement à l’extérieur permet
la condensation de distillat composé d’eau et d’huile essentielle facilement
séparable par simple décantation [71, 226].

Cette technique présente des avantages notamment : la rapidité, économie


de temps et d’énergie. Le procédé utilisé donne un produit qui, le plus souvent,
est de qualité supérieure à celle de produit d’hydrodistillation traditionnelle
(dégradations thermiques et hydrolytiques minimisées), extrait dépourvu
de solvant résiduel [227-231].

 Extraction assistée par ultra-sons :

Les ultrasons sont des ondes vibrationnelles mécaniques de fréquence allant


de 16 KHz à 1 GHz pouvant se propager dans les solides, les liquides et les gaz.
Dans un milieu liquide la propagation des ondes va générer des cycles successifs
de compression (haute Pression) et de raréfaction (basse pression) [232].

Cette différence de pression va générer des mouvements moléculaires au


sein du milieu. Lors d’un cycle de raréfaction la distance entre molécules
est augmentée et au-dessus d‘une certaine distance, dépendant de chaque
milieu, des bulles de cavitations vont se former. Ces bulles vont croître pendant
les phases de raréfaction et diminuer pendant les phases de compression.
La répétition de ces cycles va conduire à l’implosion des bulles de cavitation,
libérant ainsi une grande quantité de matière [233].
32

 Extraction au CO2 supercritique :

C’est un procédé d’extraction, par fluide supercritique, utilise le CO 2 sous


très haute pression et à basse température pour extraire les huiles essentielles.

Il s'agit d'une énergie efficace, processus respectueux de l'environnement


(méthode verte). Les organes de la plante sont placés dans une cuve en acier
inoxydable et le CO2 est injecté dans le réservoir. Sous haute pression,
il se transforme en CO2 liquide et agit comme un solvant pour extraire l'huile
essentielle de la plante. Lorsque la pression est diminuée, CO 2 retourne à l'état
gazeux ne laissant que l'huile volatile et aucun autre résidu n’est accumulé [213].

Cette technique est aujourd'hui considérée comme la plus prometteuse car


elle fournit des extraits volatils de très haute qualité, de composition très proche
de celle des arômes végétaux naturels [71, 234].

Les extractions au CO2 supercritique, à des températures plus basses, sont


plus douces sur les échantillons de plantes par rapport à distillation à la vapeur
(absence de réarrangements et d’hydrolyse). En outre, elle produit des
rendements plus élevés. De nombreuses molécules qui ne peuvent pas être
extraites par distillation à la vapeur sont obtenues avec extraction du CO 2 [71].

Le CO2 est relativement non toxique, non- inflammable, disponible en haute


pureté, de faible coût et peut être facilement retiré de l'extrait. Le principal
inconvénient de CO2 est son manque de polarité pour l'extraction des analytes
polaires [178, 231].

1.3.4. Caractéristiques physico-chimiques des huiles essentielles :

Les propriétés physiques des huiles essentielles se résument en leurs


indices, pouvoir rotatoire, viscosité, densité, solubilité dans l'alcool, point
d'ébullition et congélation. Généralement incolores ou jaune pâle, les essences
sont liquides à température ambiante. la nature huileuse la rend liposolubles
ainsi elles sont peu solubles dans l’eau mais le sont dans les solvants
organiques apolaires, les huiles grasses et dans les alcools [71, 235, 236].
33

Leur densité est en général inférieure à celle de l’eau (à l’exception


des huiles essentielles de sassafras (Sassafras albidum) , de girofle (Eugenia
caryophyllata) ou de cannelle (Cinnamomum zeylanicum) constituent des
exceptions [71, 235, 236].

Les huiles essentielles sont extrêmement volatiles et sensibles


à l’oxydation. En raison de la structure de leurs molécules (présence de doubles
liaisons et des groupes fonctionnels tels que un groupe hydroxyle, aldéhyde,
ester). Elles sont facilement oxydales par la lumière, la chaleur et l'air [237, 238].

Elles ont tendance à se polymériser en donnant lieu à la formation


de produits résineux ce qui induit à la perte de ses propriétés. Elles ont un
indice de réfraction élevé et la plupart dévient la lumière polarisée [215].

1.3.5. Conservation :

La conservation des huiles essentielles exige certaines précautions


indispensables si l’on veut éviter leur oxydation et leur dépolymérisation.
Aussi convient-il d’utiliser des flacons de verre colorés ou opaques, munis de
bouchons bien adaptés pour les préserver de l’air et de la lumière, principaux
agents de la dégradation [180, 231].

Bien stockées, les huiles essentielles se conservent environ trois ans. Seules
les essences d’agrumes, d’une conservation plus fragile, se renouvellent tous les
ans [212].

1.3.6. Biosynthèse et composition chimique des huiles essentielles :

Les huiles essentielles sont des mélanges très complexes de composés


volatils, beaucoup contiennent environ 20 à 60 composés, même si certains
peuvent contenir plus de 100 différents composants [239-241].

Ces composés peuvent être classés en deux catégories principales: le


groupe des terpénoïdes et le groupe des phénylpropanoïdes [242-244].
34

 Terpénoïdes :

Les composés terpéniques constituent une famille de composés


largement répandue dans le règne végétal et les principaux constituants des
huiles essentielles. Ils sont synthétisés (figure 1.5) à partir d’un précurseur
unique appelé l’isopentenyl pyrophosphate (IPP = C5H8) [176].

Cette unité isoprénique à 5 atomes de carbone peut être synthétisée dans le


cytoplasme via la voie du mévalonate et conduit à la formation de la plupart des
sesquiterpènes ou dans les plastides via la voie non mévalonique (la voie
de déoxy xylulose phosphate) produisant principalement des monoterpènes et
diterpènes [176, 245-247].

La voie du mévalonate (Figure 1.5) consiste en la condensation de trois


molécules d’acetyl CoA pour former l’acetoacétyl CoA qui se transforme
après une chaine des réactions enzymatiques et consommatrices d’énergie en
mévalonate 5-diphosphate, puis une réaction de décarboxylation permet de
transformer ce dernier en IPP [175,176, 247].

Alors que pour la voie non mévalonique (Figure 1.5), la condensation


tête à tête de glyceraldehyde3-phosphate avec le pyruvate conduit à la
formation de 1-deoxy-D-xylulose-5-phosphate (DOXP) qui subit par la suite une
chaine des réactions enzymatiques, aboutissent à la formation du 1-hydroxy-2-
methyl-2(E) butenyl-4PP (HMBPP), qui sous l’action de HMBPP réductase se
transforme en IPP [175, 176, 245, 247].

Après la synthèse de l’unité isoprénique, des réactions


de condensation tête à queue d’un nombre variable d’unités isopréniques
aboutissent à formation des différentes classes terpéniques :
des monoterpènes C10 (issus de la condensation de 2unités isopréniques),
des sesquiterpènes C15 (3 unités isopréniques), des diterpènes C20 (4 unités
isopréniques) et des triterpènes C30 (6 unités isopréniques) [176, 247].

Pour chaque classe de terpène, des différentes réactions chimiques,


cyclisation fonctionnalisation, réarrangement, permettent de former diverses
structures terpéniques à partir d’un précurseur unique [71].
35

 Phénylpropanoïdes :

Ces composés aromatiques dérivés du phénylpropane (C6 - C3) sont


beaucoup moins fréquents que les terpénoïdes [248].

Beaucoup des Phénylpropanoïdes trouvés dans les huiles essentielles sont


des phénols (allylphénols et propénylphénols) ou des éthers de phénols, parfois
des aldéhydes [71, 176, 179]. Ils sont constitués d'une chaine de trois carbones
liée à un noyau aromatique à six carbones (C6 - C3) où la C6 étant un cycle
benzénique [148].

Les phénylpropanoïdes sont synthétisés (Figure 1.5) par la voie de l'acide


shikimique, leurs principaux précurseurs étant l'acide cinnamique provenaient de
l'acide aminé aromatique phénylalanine [176].

L'acide shikimique est synthétisé à partir du phosphoénolpyruvate.


L’élimination de l'un des alcools cycliques de l'acide shikimique et la réaction avec
du pyruvate de phosphoénol donne l'acide chorismique. Ce composé forme le
squelette de l'acide phénylpropionique. L’amination et la réduction de la fonction
cétone de l'acide chorismique produit l'acide aminé phénylalanine. En outre,
l'aromatisation de l'acide shikimique donne des dérivés de l'acide benzoïque,
présents dans plusieurs huiles essentielles [176, 241].

Généralement, L'huile essentielle de romarin contient principalement des


monoterpènes et dérivés monoterpènes (95 - 98 %), le reste (2 - 5 %) étant des
sesquiterpènes, les plus importants sont (Figure 1.6) : le camphre, le 1,8- cinéole
suivi par le bornéole, le verbénone, l’α -pinène et le camphène [76, 104, 249,
250, 251].

En effet, l'huile essentielle d’armoise blanche a été en grande partie


rapportée être composée de monoterpénoïdes, principalement oxygénés, tels que
(Figure 1.6) : le 1,8-cinéole, le chrysanthénone, α/β-thujone et de camphre en tant
que composants majoritaires [28].
36

La voie d’acide shikimique

Phenylpropanoïde

Acide Acide Acide


Phenylalanine
shikimique chorismique cinnamique

Glucose Phosphoenolpyrovate
Glyceraldehyde 3 -phosphate

Acetyl Co-enzyme
Pyruvate

Mevalonate 1-Deoxy-D-xylulose-5-phosphate

Voie Deoxyxylulose
Voie Mevalonate

Isopentenyl pyrophosphate (IPP)

Dimethylallyl diphosphate

Monoterpènes C10 Geranyl diphosphate

Sesquiterpènes C15 Farnesyl diphosphate

Diterpènes C20 Geranyl geranyl diphosphate

Figure 1.5 : Biosynthèse des terpenoïdes et phenylpropanoïdes [176].

Figure 1.6 : Structure de quelques composés chimiques majoritaires [252].


37

1.3.7. Toxicité :

En dépit de leurs effets bénéfiques, les huiles essentielles sont loin d’être
non-toxiques. La majorité des huiles essentielles, causent des effets toxiques
[204]. La toxicité des huiles essentielles est très variable en fonction de leur
composition il est très interessant de connaître que :

 Les huiles essentielles à cétones sont neurotoxiques.


 Les huiles essentielles à terpènes sont irritantes et néphrotoxiques.
 Les huiles essentielles à phénols ont une action caustique sur la peau
et sont hépatotoxiques.

Les huiles essentielles doivent toujours être utilisées diluées. Il est important
de respecter la posologie et la durée de la prise [212].

Les huiles essentielles sont des métabolites secondaires qui ont une
toxicité par voie orale faible ou très faible. La majorité de celles qui sont
couramment utilisées ont une DL50 comprise entre 2 et 5 g/kg (anis, l’eucalyptus et
girofle) ou, ce qui est le plus fréquent, supérieures à 5 g/kg (camomille lavande).

Les mêmes observations peuvent être faites pour les constituants des huiles
essentielles. En effet, rares ceux sont qui ont une DL50 < 2 g/kg (camphre : 1,47
g/kg et thujone : 0,2 g/kg). Ces données, testées chez l’animal, ne fournissent
que des indications relatives. Les observations cliniques chez l’homme montrent
que des intoxications aigües sont possibles, même lorsque la DL50 est élevée [71].

1.3.8. Notion de chémotype :

C’est une classification chimique, biologique et botanique qui désigne


la molécule majoritairement présente dans une huile essentielle [1]. Ce qui
permet de distinguer une huile essentielle extraite d’une même espèce botanique
mais de composition biochimique différente [253].
Basé sur les principaux composés des huiles essentielles de romarin, trois
différentes chémotypes ont été détectés. : Le chemotype eucalyptol,
le chemotype camphre - bornéol et le chemotype α -pinène - verbenone [138,
183, 265, 254].
38

Alors que la composition chimique de l’huile essentielle de l’armoise blanche,


selon TISSERAND et YOUNG [255] a permis l’identification de sept chemotypes,
d'un point de vue chimique : Cis-Chrysanthenyl acétate, β-Thujone, α –thujone,
camphore, verbenone, α –thujone/ camphore, α –thujone / β-Thujone .

1.3.9. Domaines d’application des huiles essentielles :

Actuellement, près de 3000 huiles essentielles sont décrites, parmi


lesquelles environ 300 présentent une importance commerciale dans l’industrie
pharmaceutique et thérapeutique (préparation de matière première), l’industrie
cosmétique (savons, parfums, dentifrices, eaux de toilettes) ainsi que l’industrie
agro-alimentaire (boissons alcoolisées, desserts, bonbons) [95, 256], en raison
d’une part, de leurs activités antioxydantes, antibactériennes et antifongiques
[12,257] et d’autre part, de ce que la plupart des huiles essentielles sont classées
dans la liste des substances GRAS, qui les rendent utiles en tant que
conservateurs naturels dans les industries agroalimentaires [258-261].

Ces activités spécifiques sont liées aux différents composants qu’elles


contiennent. Leur composition chimique est d’une grande complexité, ce qui les
rend inimitables car chaque huile essentielle regroupe en réalité plusieurs
substances aromatiques très élaborées et très différentes [220].

 En industrie pharmaceutique et thérapeutique :

L’usage des huiles essentielles en médecine ne fut jamais abandonné


malgré la découverte de processus de synthèse organique et la naissance de
l’industrie pharmaceutique. Leurs applications dans ce domaine sont vastes. Elles
requièrent de bonnes connaissances de ces substances et du fonctionnement du
corps humain [262]. Elles sont considérées comme un véritable réservoir de
molécules de base qui sont irremplaçables [263].

En phytothérapie, les huiles essentielles sont utilisées pour leurs propriétés


antiseptiques contre les maladies infectieuses d’origine bactérienne et fongique.
Elles présentent également des propriétés cytotoxiques qui les rapprochent donc
des antiseptiques et désinfectants en tant qu’agents antimicrobiens à large
spectre [264].
39

Elles sont connues pour leur activité antimicrobienne et certaines sont


classées comme des substances qui pourraient être employées pour empêcher la
croissance des microorganismes pathogènes et contaminants [259, 261].

MIGHRI et al. [31] ont prouvé que quatre chemotypes des huiles essentielles
d’armoise blanche ont une activité antibactérienne contre Bacillus subtilis
et Staphylococcus aureus, Escherichia coli et Salmonella ser.

De même, IMELOUANE et al. [45] ont trouvé que l’huile essentielle


d’armoise blanche a une activité antibactérienne vis à vis les souches Klebsiella
pneumoniae, Escherichia coli et Staphylococcus aureus.

Bien que, Le romarin est considéré comme l’un des épices avec une forte
activité antimicrobienne. Leur huile essentielle contenant le camphre, identifié
comme l’un des principaux composants chimiques responsables pour exercer une
activité antimicrobienne [265].

Il a été signalé que les huiles essentielles de citron, de géranium, de romarin,


d’orange et de clou de girofle ont une importante activité inhibitrice sur quatre
bactéries Gram négatif (Escherichia coli, klebsiella pneumoniae, Pseudomonas
aeruginosa, Proteus vulgaris) et vis-à-vis deux bactéries Gram positif (Bacillus
subtilis et Staphylococcus aureus) [266].

 En industrie cosmétique :

Les huiles essentielles ont été répandues, pendant des siècles, comme un
des ingrédients en produits de beauté, en raison de leurs activités biologiques
intéressantes.
L’huile essentielle de romarin est largement appliquée dans l'industrie
cosmétique pour produire diverses eaux de Cologne, essences de bain, lotions
capillaires et shampoings et comme une composante du désinfectant [267, 268].

 En industrie agro-alimentaire :

En plus de la saveur contribuée aux aliments, beaucoup de plantes


aromatiques et leurs huiles essentielles montrent une activité antimicrobienne
et pourraient empêcher la croissance des microorganismes pathogènes,
en améliorant de ce fait la sécurité alimentaire [269, 270].
40

Le pouvoir antioxydant des huiles essentielles est développé comme


substitut dans la conservation alimentaire. Quelques travaux ont rapporté que
certaines huiles essentielles sont plus efficaces que les antioxydants synthétiques
[128].

Des études de l’équipe constituant le Laboratoire de Recherche en


Sciences Appliquées à l’Alimentation (RESALA), ont montré que l’incorporation
des huiles essentielles directement dans les aliments (viandes hachées, légumes
hachés, purées de fruit et yaourts) où l’application par vaporisation en surface
de l’aliment (pièce de viande, charcuterie, poulet, fruits et légumes entiers)
contribuent à préserver l’aliment des phénomènes d’oxydation [271].

Le romarin a été récolté depuis longtemps pour une utilisation dans les
denrées alimentaires [133]. Egalement, ses huiles essentielles, et ses extraits
solubles dans l'eau ont été utilisés pour la conservation et l’assaisonnement des
denrées alimentaires [172]. Les activités antioxydantes et antibactériennes des
composants de base de l’huile essentielle de romarin (1,8-cinéole, α -pinène et de
camphre) ont été démontrées [268].

TSAI et al. [163] & SLAMENOVÁ et al. [164] ont décrit ces produits naturels
en tant que protecteurs efficaces contre le cancer, les dommages oxydatifs et des
agents pathogènes d'origine alimentaire.

 En industrie des pesticides :

Dans la recherche d'alternatives aux pesticides de synthèse, les huiles


essentielles de plantes aromatiques ont été largement étudiés et certains d'entre
eux sont commercialisés comme biopesticides [273].

Contrairement aux pesticides de synthèse, généralement basée sur un seul


ingrédient, les huiles essentielles ont un mélange complexe de composants qui les
rendent aptes à éviter la résistance de site cible, puisque leurs composants
peuvent interagir en synergie ou additive [274].
41

Les substances d'origine naturelle et plus particulièrement les huiles


essentielles détiennent actuellement une place importante dans les systèmes
de lutte, leur rôle dans la recherche phytopharmaceutique dans certains pays
du monde n'est plus à démontrer [8].

Les propriétés antimicrobiennes, insecticides, acridicides et larvicides de


l'huile essentielle de l’armoise blanche et du romarin sont bien documentés [63,
275].
En effet, il a été signalé que l’huile essentielle de romarin inhibe la
croissance de Fusarium oxysporum et Aspergillus flavus [276].
De même, Il a été monté que les huiles essentielles extraites de la plante
aromatique Artemisia herba –alba Asso. expriment un effet insecticide sur des
ravageurs des denrées stockés, Ephestia kuehniella [277].
Un insecticide / acaricide contenant de l'huile de romarin en tant
qu'ingrédient actif a été récemment introduit pour une utilisation sur les cultures
horticoles sous le nom EcoTrol TM [8].

1.4. Stress oxydant :

1.4.1. Les espèces oxygénées réactives:

L’appellation espèces oxygénées réactives (EOR) inclut les radicaux libres


de l’oxygène (Tableau 1.1) mais aussi certains dérivés réactifs non radicalaires
dont la toxicité est plus importante tels que le peroxyde d’hydrogène et le
peroxynitrite [278, 279].

Les radicaux libres sont des espèces chimiques, atomiques ou moléculaires,


contenant un ou plusieurs électron(s) libre(s) non apparié(s) sur leurs couches
externes. Du fait de leur caractère très électrophile, les espèces radicalaires vont
tenter de rapparier leurs électrons célibataires en agressant toute molécule
susceptible de se faire arracher un électron [280].

L’espèce agressée devient à son tour radicalaire initiant de cette façon un


processus de réaction en chaîne qui se caractérise par trois étapes ; (i) initiation,
(ii) propagation et (iii) terminaison provoquant enfin une perturbation de la cellule
vivante [281].
42

Tableau 1.1 : Les principales espèces oxygénées réactives [278].

Nom Symbol

Espèces radicalaires

Anion superoxyde O2•¯

Radical hydroxyle OH•

Monoxyde d’azote NO•

Espèces non radicalaires

Peroxyde d’hydrogène H2O2

Acide hypochlorique HOCl

1
Oxygène singulier O2

Peroxynitrite ONOO¯

1.4.2. Les Antioxydants :

Un antioxydant peut être défini comme toute substance capable,


à concentration relativement faible, d’entrer en compétition avec d’autres substrats
oxydables et ainsi retarder ou empêcher l’oxydation de ces substrats [282].

La nature des systèmes antioxydants diffère selon les tissus et les types
cellulaires et selon qu’on se trouve dans le milieu intracellulaire ou extracellulaire.
Les défenses antioxydantes de notre organisme peuvent se diviser en systèmes
enzymatiques et systèmes non enzymatiques

 Systèmes enzymatiques :

Il s’agit principalement de trois enzymes ; (i) la superoxyde dismutase (SOD),


(ii) la catalase (CAT) et (iii) la glutathion peroxydase (GPx). Ces enzymes ont une
action complémentaire sur la cascade radicalaire au niveau du O2● et du H2O2,
conduisant finalement à la formation de l’eau et de l’oxygène moléculaire [280].
43

Le mécanisme réactionnel invoqué dans cette détoxification enzymatique


peut être résumé dans le schéma suivant :

Figure 1.7: Mécanisme réactionnel de système enzymatique.

 La superoxyde dismutase (SOD) accélère la dismutation de l'anion


superoxyde en peroxyde d’hydrogène [283].
 La catalase agit en synergie avec la SOD, son rôle est d'accélérer la
dismutation du peroxyde d'hydrogène en eau et en oxygène
moléculaire [284].
 La glutathion peroxydase (GPx) joue un rôle très important dans la
détoxification du peroxyde d’hydrogène
 La glutathion réductase (GR), quant à elle, a pour rôle de régénérer le
GSH à partir du GSSG tout en utilisant le NADPH comme un
cofacteur [284].

 Systèmes non enzymatiques :

Ce groupe de systèmes anti-oxydants renferme de nombreuses substances


endogènes parmi lesquelles on peut citer le glutathion, l’acide urique, la bilirubine,
la mélanine, la mélatonine, l’acide lipoïque. De tous ces composés endogènes
synthétisés par les cellules, le plus important est sans doute le glutathion réduit
(thiol majeur au niveau intracellulaire) [285].

La bilirubine est, quant à elle, capable de piéger les radicaux peroxyles et


l’oxygène singulier, protégeant ainsi l’albumine et les acides gras liés à l’albumine
des attaques radicalaires [286].
44

Les protéines chélatrices de métaux de transitions comme l’haptoglobine, la


ferritine, l’albumine et la céruloplasmine agissent en diminuant la disponibilité
d’agents pro-oxydants, comme les ions Fe2+ /Fe3+ ou Cu2+/Cu+ permettant par ce
biais de prévenir la production des radicaux libres par la réaction de Fenton [287].

Les oligoéléments Le cuivre, le zinc, le manganèse, le sélénium


et le fer sont des métaux essentiels dans la défense contre le stress
oxydant. Toutes les enzymes ant i oxydantes requièrent un cofacteur pour
maintenir leur activi té catalytique. Ainsi, la SOD mitochondriale a besoin de
manganèse, la SOD cytosolique de cuivre et de zinc, la catalase de fer
et la GPx de sélénium [288].

D’autres substances exogènes apportées par l’alimentation, telles que les


vitamines E (tocophérol), C (acide ascorbique), Q (ubiquinone), ou les
caroténoïdes agissent en piégeant les radicaux et en neutralisant l’électron non
apparié, les transformant ainsi en molécules stables [281, 289].

La vitamine piégeuse devient à son tour un radical qui sera détruit


ou régénéré par un autre système. A titre d’exemple, la vitamine E est régénérée
par la vitamine C, elle-même régénérée par les ascorbates réductases [289].

Des composés comme les alcaloïdes, les polyphénols et huiles essentielles


apportés également par l’alimentation, jouent un rôle similaire de piégeurs de
radicaux libres [281].

 Les antioxydants synthétiques :

Dans l’industrie alimentaire, les antioxydants synthétiques, tel que le


butylhydroxyanisole (BHA), butylhydroxytoluène (BHT) gallate propylée (PG)
et le tétrabutylhydroquinone (TBHQ), sont largement utilisés parce qu’ils sont
efficaces et moins chers que les antioxydants naturels [290]. Cependant,
l’utilisation d’antioxydants de synthèse est remise en question du fait d’effets
négatifs sur la santé du consommateur (effets tératogènes, mutagènes et
cancérigènes) [291].
45

CHAPITRE 2

MATÉRIEL ET MÉTHODES

2.1. Etude de la région :

2.1.1. Localisation géographique :

L’étude a été menée dans la région de Djelfa. Du point de vue géographique,


elle est comprise entre 33˚et 35˚de latitude Nord et entre 2˚ et 5˚ de longitude Est.
Elle est caractérisée par une altitude variant de 150 m à 1613 m.

Elle se situe en pleine zone de steppe, à 300 km au sud d’Alger (dernière


ville avant l’Atlas saharien et le désert), limitée au Nord par la wilaya de Médéa et
de Tissemsilt, à l’Ouest par la wilaya de Laghouat et de Tiaret, à l’Est par la wilaya
de M’sila et de Biskra et au Sud par Ouargla et Ghardaïa (Figure 2.1).

Elle couvre près de 18.175 km2 représentant 1.36% de la superficie totale du


pays [292].

Médea
N

M’sila

Biskra
Tiaret

Laghouat

1/1.250.000 Ghardaia

Figure 2.1 : Localisation géographique de la zone d’étude (wilaya de Djelfa)


[292].
46

2.1.2. Sol :

La répartition des sols steppiques correspond à une mosaïque compliquée


où se mêlent sols anciens, récents, dégradés et évolués. Ces sols sont en général
peu profonds, pauvres en éléments nutritifs et en matières organiques, avec
prédominance des sols minces de couleur grise à cause de la rareté de l’humus.
Certains sols, situés en général au niveau des dépressions, sont en revanche
relativement profonds et riches en éléments nutritifs et en matières organiques
[293].

2.1.3. Précipitations :

Les données fournies (Tableau 2.1) par l’Office National de Météorologie


(O.N.M.) [294] de Djelfa ont montré que le climat est semi-aride, fortement marqué
par la continentalité, l’insuffisance des précipitations et leur irrégularité.

En effet, les précipitations annuelles moyennes oscillent entre 200


et 400 mm. Les pluies tombent le plus souvent sous forme d’averses orageuses et
torrentielles, quelquefois mêlées à la grêle. Le nombre de jours de pluie varie
entre 37 et 80 par an [293].

Tableau 2.1: Répartition des précipitations moyennes mensuelles


(Djelfa : décennie 2003- 2013) [294].

Mois Jan Fév Mar Avr Mai Jui Juit Aou Sep Oct Nov Déc

Djelfa
26.7 23.5 12.5 32.8 30.7 15.6 13.2 04.7 15.0 11.0 20.1 49.0
(mm)

Nombre
12 10 09 08 07 00 05 04 02 04 10 10
de jours

Les valeurs de la moyenne mensuelle des précipitations pour la décennie


(2003- 2013), ont montré que les précipitations les plus importantes sont
enregistrées au cours de la période allant de Novembre à Mai dont le mois le plus
pluvieux est Décembre avec une moyennne de 49 mm. Alors que la période sèche
apparaît à partir du mois de Juin avec un minimum en Aout de 4.7 mm.
47

2.1.4. Temperature :

Les températures maximales des mois les plus froids sont comprises entre
1.8°C et 1.9°C, tandis que les températures maximales du mois le plus chaud
dépassent 37°C. Le nombre de jours de gelée peut atteindre 40. L’amplitude
thermique annuelle est généralement supérieure à 20°C [293].

Tableau 2.2 : Températures moyennes mensuelles (°C)


(Djelfa : décennie 2003- 2013) [294].

Mois Jan Fév Mar Avr Mai Jui Juit Aou Sep Oct Nov Déc

Max 0.17 00.1 04.8 06.4 09.5 13.9 19.1 16.8 15.0 13.6 04.0 0.05

Min 0.97 09.3 14.5 19.5 22.0 29.0 33.8 32.3 27.8 26.1 12.6 09.6

Moy 0.51 04.1 09.4 13.0 15.5 21.8 26.7 24.7 21.4 19.7 08.0 04.6

2.2. Matériel utilisé :

2.2.1. Matériel biologique :

 Matériel végétal :

L’étude a été réalisée sur des feuilles d’armoise blanche Artemisia herba
alba Asso. et du romarin Rosmarinus officinalis L. (Figure 2.2).

a b

Figure 2.2 : Vue générale des touffes à Djelfa.


a: Artemisia herba alba Asso. b: Rosmarinus officinalis L.
48

L’identification des plantes s’est faite par DJAB ALLAH Fatima, botaniste à
INRF (Institut National de Réservation Forestière) à Djelfa et par l’équipe
botanique de l’Institut National d’Agronomie El-Harach-Alger, en se référant à
QUEZEL et SANTA [16].

La récolte s’est effectuée au mois d’Avril 2012 dans la région de Djelfa


(Djebal Gâigâ altitude de 1200 m). Les échantillons ont été séchés dans un
endroit sec, à température ambiante pendant une semaine pour éviter le
développement des microorganismes et à l’abri de la lumière afin de garder
l’aspect biochimique des molécules.

Après la détermination du taux d’humidité, les feuilles de chaque plante ont


été broyées, à l’aide d’un broyeur (type Medicalex). Une poudre verdâtre est
obtenue et conservée soigneusement dans des bocaux bruns et hermétiquement
fermés où ils sont placés dans un endroit sec.

 Micro- organismes

L’activité antimicrobienne et biopesticide des huiles essentielles étudiées a


été réalisée, au niveau de l’hôpital spécialisé militaire à Bouchaoui, sur huit
microorganismes référenciées (Tableau 2.3).

Tableau 2.3: Micro-organismes testés.

Bactéries gram négatif


Escherichia coli ATCC 10536
Pseudomonas aeruginosa ATCC 27853
Klebsiella pneumoniea ATCC 27888
Bactéries gram positif
Staphylococcus aureus ATCC 65388
Bacillus subtilis ATCC 66333
Levure
Candida albicans ATCC 10235
Champignons
Aspergilus niger ATCC 10619
Fusarium oxysporum ATCC 10328
49

 Matériel non biologique :

La verrerie, l’appareillage et les réactifs utilisés sont mentionnés dans


l’Appendice A.

2.3. Méthodes d’étude :

2.3.1. Taux d’humidité :

Le taux d’humidité consiste à une perte de poids par dessiccation [295].


La détermination de taux d’humidité a été effectuée selon la méthode décrite par
BOUKSSAIM [296] et AOAC [297] : Pour cela, des capsules contenant une masse
de 5 g ± 0,01g de feuilles séchées des différents échantillons ont été mises dans
une étuve de type Binder à 105 ± 5°C pendant 24 heures. A la sortie de l’étuve,
les capsules sont refroidies dans un dessiccateur. La pesée est réalisée chaque 3
heures jusqu’à l’obtention d’un poids constant. La moyenne des pertes en poids
est calculée et le taux d’humidité est déterminé par la formule suivante:

(𝑃𝑖 − 𝑃)
𝐻= × 100
𝑃𝑖

H : Taux d’humidité (%).


Pi : Masse de l’échantillon avant séchage en étuve (g).
P : Masse de l’échantillon après séchage en étuve (g).

2.3.2. Extraction des huiles essentielles par hydrodistillation :

L’extraction des huiles essentielles a été effectuée au niveau du Laboratoire


de recherche sur les Produits Bioactifs et Valorisation de la Biomasse, Ecole
Normale Supérieure de Kouba, Alger.

L’obtention des huiles essentielles a été effectuée par hydrodistillation dans


un appareil de type Clevenger (Figure 2.3) [298]. La méthode appliquée est celle
décrite dans la PHARMACOPÉE EUROPÉENNE [299]. Une masse de 100 g de
de matériel végétal sec est immergée dans 500 ml de l’eau distillée dans un ballon
de 2 litres, avec ajout de quelques grains de pierre ponce. Le mélange est ensuite
porte à ébullition. La durée d’extraction est de l’ordre de trois heures en moyenne,
après la récupération de la première goutte de distillat.
50

L’huile essentielle obtenue, moins dense que l’eau, est récupérée dans un
petit flacon opaque et conservée à 4 °C à l’obscurité en présence de sulfate de
magnésium (MgSO4) anhydre, pour éliminer les traces d’eau.

Figure 2.3 : Montage de l’hydrodistillation (type Clevenger).

2.3.3. Rendement en huiles essentielles :

Le rendement en huiles essentielles, est exprimé par le volume de l’huile


essentielle obtenue en millilitre par rapport à 100 g de la matière sèche. Il est
donné par l’équation suivante [300] :

𝑉𝐻𝐸
𝑅𝑑𝑡(%) = [ × 100]
𝑚𝑠

Rdt (%) : rendement en huile essentielle.


VHE : volume d'huile essentielle recueilli (ml).
mS : masse végétale sèche (g).
51

2.3.4. Contrôle physico-chimique :

Selon les recommandations de l’AFSSAPS., les Pharmacopées Européenne


et Française et la norme ISO, les contrôles physico-chimiques des huiles
essentielles sont nécessaires pour évaluer leur qualité à savoir : La densité
relative, l’indice de réfraction, le pouvoir rotatoire et l’indice d’acide.

 Mesure de la densité relative :

La densité relative d’une substance est le rapport entre la masse d’un certain
volume de cette substance à 20 ± 1°C et la masse d’un volume égal d’eau à la
même température [179].

Selon la norme de la PHARMACOPÉE EUROPÉENNE [299], le pycnomètre


est remplit avec de l’eau distillée, puis sa masse est mesurée à l’aide d’une
balance hydrostatique. Une pesée du même volume d’huile essentielle est
effectuée. La densité relative est calculée selon la formule suivante :

𝑚1
𝑑𝐻𝐸 = ⁄𝑚2

dHE : Densité de l’huile essentielle.


m1 : Masse en gramme d’un volume d’huile essentielle.
m2 : Masse en gramme du même volume d’eau distillée.

 Mesure de l’indice de réfraction :

L’indice de réfraction d’un milieu est le rapport de la vitesse de la lumière


dans le vide et de la vitesse de la lumière dans ce milieu. Il détermine les
propriétés optiques d’une substance et se mesure à l’aide d’un réfractomètre
[301].

Selon la norme de la PHARMACOPÉE EUROPÉENNE [299], l’indice de


réfraction consiste à étalonner le réfractomètre avec de l’eau distillée. Ensuite,
mettre quelques gouttes d’huile essentielle dans l’appareil. Le réfractomètre est
réglé jusqu’à ce qu’il se stabilise et donne des lectures au minimum à la troisième
décimale près.
52

 Mesure du pouvoir rotatoire :

Lorsqu’une solution aqueuse est traversée par un faisceau de lumière


polarisé, le plan de polarisation de la lumière s’oriente vers un angle. La valeur de
cet angle, ajustée à la concentration de la solution et à l’épaisseur de la couche
liquide traversée, définit le pouvoir rotatoire spécifique ou l’activité optique de la
substance.

La solution aqueuse, est positive lorsque le plan de polarisation de la lumière


tourne vers la droite (dextrogyre), et négative (lévogyre) lorsqu’il tourne vers la
gauche [181].

Selon la norme de la PHARMACOPEE EUROPEENNE [291], on détermine


le zéro du polarimètre avec le tube fermé vide et on remplit ensuite le tube avec
l’huile essentielle. Le calcul du pouvoir rotatoire s’effectue selon la formule
suivante :

= 𝛼⁄𝑙 × 𝑃
20
[𝛼 ]𝐷
20

[α]D20 : Pouvoir rotatoire de l’huile essentielle.


α : Angle de rotation en degré lu à 20 ± 0,5°C.
ℓ : Longueur en décimètre du tube polarimétrique.
P20 : Densité relative de l’huile essentielle.

 Mesure de l’indice d’acide :

L’indice d’acide (IA) est la masse en mg d’hydroxyde de potassium (KOH)


nécessaire pour neutraliser les acides gras libres contenus dans un gramme de
substance [179].

Selon la norme de la PHARMACOPÉE EUROPÉENNE [291], on met dans


un bécher 1 gramme d’huile essentielle, auquel est ajouté 5 ml d’un mélange à
volume égal d’éthanol et d’éther avec quelques gouttes de phénolphtaléine. Le
mélange est neutralisé par l’hydroxyde de potassium 0.1 M contenu dans la
burette.
53

La neutralisation est terminée lorsque la couleur rose persiste pendant 15


secondes au moins. L’indice d’acide est calculé selon la formule suivante :

𝐼𝐴 = 5,61 × 𝑛⁄𝑚

IA : Indice d’acide.
n : Volume de KOH 0.1 M consommé au cour de titrage.
m : Masse en gramme de l’huile essentielle

2.3.5. Identification des huiles essentielles par CG/MS :

La CPG/MS, permet de fournir un chromatogramme accompagné d’un


ensemble de spectres de masse (MS) correspondants à chaque pic
chromatographique, ce qui permet l’identification précise de la majorité des
constituants séparés par la chromatographie phase gazeuse (CPG) [298].

 Conditions opératoires :

La chromatographie phase gazeuse est un appareil de type Perkin Elmer


GCMS modèle Clarus 500, équipé d’une colonne capillaire PE, Elite série 5%
phenyl dimethyl polysiloxanne, de longueur : 30 m et de diamètre interne de
0,25 mm, l’épaisseur du film de la phase stationnaire : 0,25 µm. couplé à un
spectromètre de masse (MS) avec un détecteur Scan à impact d’électron.

Les conditions analytiques sont les suivantes :

Le gaz vecteur qui constitue la phase mobile est l’hélium réglé à un débit de
1 ml/mn. Programmation de la température : La température de l’injecteur est de
250°C, et l’injection se fait en mode Split avec un volume de 1 µl des huiles
essentielles diluées dans du méthanol (1% v/v).

La température initiale de la colonne est maintenue à 80°C en isotherme


pendant 3 mn, puis la température augmente graduellement à raison de 4°C/mn
jusqu’à 150°C pendant 3 mn. Pour le spectromètre de masse la température de
détection est de 250°C.
54

La fragmentation est effectuée par impact électronique sous un champ de 70


ev, en mode : Balayage 80-600 µma. Analyseur : quadripôle L’appareil est relié à
un système informatique gérant une bibliothèque de spectre de masse. Le temps
d’analyse est de 40 mn.

La combinaison de ces deux techniques d’analyse CPG/MS permet de


séparer les composants de l’échantillon et d’identifier chaque composant en
comparant leurs temps de rétentions relatifs et leurs spectres de masse avec les
bases de données standards (ADAMS 2007).

2.3.6. Activité antimicrobienne et biopesticide:

L’activité antimicrobienne et biopesticide a été réalisé au niveau de l’hôpital


spécialisé militaire de Bouchaoui.

Les méthodes d’évaluation de l’activité antimicrobienne et biopesticide des


huiles essentielles sont : la méthode de diffusion dans l’agar et la méthode de
contact direct par dilution en milieu gélosé.

 Méthode de diffusion dans l’agar ou Aromatogramme :

Cette méthode consiste en la réalisation d’un aromatogramme dans le but de


déterminer la sensibilité des différentes souches microbiennes vis-à-vis des huiles
essentielles [302].

L’aromatogramme est une méthode inspirée de l’antibiogramme qui permet


déterminer l’activité inhibitrice de croissance des huiles essentielles [264].

Le principe de l’aromatogramme repose sur la compétition entre la


croissance d’une souche microbienne et la diffusion d’une huile essentielle dans
un milieu gélosé à partir d’un support en papier pré-imprégné [303]. Il consiste en
la détermination des diamètres des zones d’inhibition [235].

La méthode utilisée dans cette étude pour évaluer l’activité antimicrobienne


des huiles essentielles, est celle décrite par IMELOUANE et al. [45].
55

Une suspension microbienne de densité équivalente au standard 0,5 de Mac


Farland (106 UFC/ml) est préparée dans une solution saline (0,9% NaCl).
Les boîtes de Pétri contenant le milieu de culture gélosé (Mueller Hinton pour les
bactéries et Sabouraud pour la levure et PDA pour les champignons) sont
ensemencées en strie avec 100µl de l’inoculum. A la surface de chaque boîte, un
disque de papier filtre (Wattman n°4) stérile de 6 mm de diamètre imbibé avec
15 μl des huiles essentielles pures est déposé. Les boîtes sont laissées une heure
à température ambiante pour permettre la diffusion de l’huile essentielle, puis elles
sont incubées à 37 ± 2°C pendant 24 heures pour les bactéries, 48 h pour la
levure et 5 jours pour les champignons à 28 ± 2°C. Après incubation, le diamètre
d’inhibition est mesuré en millimètres, disque inclus.

 Méthode de contact direct par dilution en milieu gélosé :

La méthode de dilution en gélose permet d’évaluer la concentration minimale


inhibitrice (CMI) des agents antimicrobiens. La CMI est définie comme étant la
plus faible concentration d’huile essentielle inhibant toute croissance visible à l’œil
nu après incubation [304-306].

La méthode utilisée est celle proposée par GHAZGHAZ et AOUADHI [307].

Du fait de la non miscibilité des huiles essentielles à l’eau et donc au milieu


de culture, la mise en émulsion a été réalisée grâce à une solution d’agar à 0,2 %
afin de favoriser le contact germe/composé.

Des boîtes de Pétri contenant différentes concentrations d'huile essentielle


allant de 0,003% jusqu’à 2,5 % (v/v) ont été inoculées avec la souche testée.

La culture bactérienne utilisée a été diluée dans une solution saline


(0,9 % NaCl) pour l’obtention d’une densité d’inoculum de 106 UFC (Unités
Formant Colonie) / ml. 100 µl de chaque culture diluée ont été ensemencé sur
la surface de la gélose solidifiée.

Les boites non inoculées contenant de l'huile essentielle ont servi


comme contrôle négatif. Les boites d'essai et de contrôle ont ensuite été
incubées pendant 24 h à 37 ± 2°C. Pour chaque traitement, l'absence de
colonies a été considérée comme un effet inhibiteur.
56

2.3.7. Activité antioxydante :

L’activité antioxydante des huiles essentielles d’armoise blanche et du


romarin a été effectuée au niveau du laboratoire de recherche sur les Produits
Bioactifs et Valorisation de la Biomasse à l’école normale supérieure de Kouba,
(Alger).

Afin d’évaluer l’activité antioxydante des huiles essentielles testées, trois


méthodes basées sur trois principes différents sont réalisées car les résultats
d’une seule méthode ne peuvent pas identifier tous les mécanismes possibles
caractérisant un antioxydant [308].

Comme il n’existe pas de mesure absolue de la capacité antioxydante d’un


composé, les résultats sont souvent portés par rapport à des antioxydants de
référence à savoir : l’acide ascorbique (vitamine C), le BHT (butyl-hydroxy-
toluène) et le BHA (butyl-hydroxy- anisole) [309, 310].

Un contrôle négatif est effectué dans les mêmes conditions pour chaque
méthode.

 Méthode de piégeage du radical libre DPPH :

Le test de piégeage du DPPH est l’un des méthodes les plus utilisées
pour déterminer l’activité antiradicalaire des extraits de plantes [311].

Cette méthode est basée sur la réduction du radical libre DPPH (2,2-
diphényle-1picrylhydrazyle) qui possède un électron non apparié sur un atome du
pont d’azote (Figure 2.4).

Du fait de cette délocalisation, les molécules du radical ne forment pas


des dimères et le DPPH reste dans sa forme monomère relativement stable à
température ordinaire. Cette délocalisation donne également lieu à la couleur
violette foncée, caractérisée par une absorbance dans une solution d'éthanol
centrée à environ 517 nm [312-314].
57

Quand une solution de DPPH (DPPH) est mélangée avec une substance
antioxydante qui peut cédée un atome d'hydrogène, cela donne lieu à la forme
réduite DPPH-H (DPPH), avec perte de cette couleur violette en une adoption
d’une couleur jaune pâle (Figure 2.4) [315, 316].

Le virage vers cette coloration et l'intensité de cette coloration dépend de la


nature, la concentration et la puissance de la substance anti-radicalaire [317].

Figure 2.4 : Réaction de réduction d’un radical DPPH en présence d’un


antioxydant [309,318].

La méthode utilisée pour l’évaluation de l’activité antioxydante des huiles


essentielles d’armoise blanche et du romarin est celle proposée par
SUBRAMANION et al. [319] et SHARMA et al. [320] avec quelques modifications:

La solution de DPPH (2,2-diphényl-di-picrylhydrazyl) est obtenue en


dissolvant 4 mg de la poudre dans 100 ml de l’éthanol (EtOH). Les échantillons
des huiles essentielles ont été préparés par dissolution dans l’éthanol absolu
(EtOH) à raison de 80mg/ml. Ces solutions, dites solutions mères, ont subis
ensuite des dilutions pour arriver à des concentrations allant de 0.04 à 32 mg/ml.

Le test s’effectue en mélangeant 1 ml de la solution précédente de DPPH


(0.04%) avec 1ml de l’huile à tester à différentes concentrations.

Les antioxydants de référence ou le contrôle positif (BHT, BHA et Vit C) ont


été aussi préparé selon la même méthode à raison de 0,2 mg/ml. Le contrôle
négatif est constitué de 1 ml de la solution DPPH et 1 ml de l’éthanol absolu
(EtOH).
58

Après une période d’incubation de 30 minutes, à une température du


laboratoire (22 ± 2°C) et à l’abri de la lumière et de l’O2 atmosphérique, la mesure
de l’absorbance a été effectuée à 517 nm [321, 322].

Les valeurs obtenues sont transformées ensuite en pourcentages


d’inhibition en utilisant la formule suivante [323, 324]:

𝐴 𝑏𝑙𝑎𝑛𝑐 − 𝐴é𝑐ℎ𝑎𝑛𝑡𝑖𝑙𝑙𝑜𝑛
𝐼% = 100 × [ ⁄𝐴 ]
𝑏𝑙𝑎𝑛𝑐

I% : Activité antioxydante.
Ablanc : Absorbance du contrôle négatif.
A échantillon : Absorbance du composé à tester.

Le graphique de la variation du pourcentage d’inhibition en fonction de la


concentration de l’huile essentielle permet de déterminer la EC50 (autrement
appelée IC50), exprimée en mg de substrat/ml de DPPH.

C’est la concentration d’antioxydant requise pour diminuer la concentration


du DPPH• initial de 50% [325-327]. Il peut être aussi défini comme étant la
concentration du substrat qui cause la perte de 50% de l'activité de DPPH
(couleur) [326]

L’activité antioxydante de l’huile essentielle est déduite graphiquement par la


régression linéaire [326, 329]. Cette valeur est comparée à celle trouvée par les
antioxydants standards (BHT, BHA, vitamine C).

En effet, pour mieux caractériser le pouvoir antiradicalaire, des paramètres


cinétiques sont mesurés, tels que le TEC50, la constante de vitesse de la réaction
ou le coefficient directeur de la courbe cinétique [325, 330, 331].

Détermination du temps d’équilibre :

La cinétique des réactions des huiles essentielles testées avec le DPPH• a


été examinée à l’EC50.Le paramètre TEC50 est défini comme le temps atteint à
l'équilibre avec une concentration d'antioxydant égale à l’EC50. Ce temps est
calculé graphiquement [326, 332].
59

L’estimation de TCE50 permet d’introduire la classification suivante [310, 325,


333] :

 TEC50 < 5 min (réaction rapide).


 TEC50 entre 5-30 min (réaction intermédiaire).
 TEC50 > 30 min (réaction lente).

 Détermination de l’efficacité antiradicalaire EAR :

L’indice de l’efficacité antiradicalaire relie la concentration du DPPH•


et le temps TEC50 dans l’essai avec la concentration effective EC50 de
l’échantillon qui résulte dans un paramètre constant pour chaque solution. Il est
déterminé par la formule suivante [328, 334] :

1
𝐸𝐴𝑅 =
𝐸𝐶50 × 𝑇𝐸𝐶50

EAR : Efficacité antiradicalaire.


EC50 : Concentration Effective médiane.
TEC50 : Temps atteint à l'équilibre.

L’activité antiradicalaire des solutions testées a été estimée, en se basant


sur la classification proposée par POPOVICI et al. [310] et SANCHEZ
MORENO et al. [335] comme suit :

 Faible pour EAR<1.10-3.


 Intermédiaire entre 1.10-3 - 5.10-3.

Elevée entre 5.10-3-10.10-3.
 Très élevée pour EAR>10.10-3.

 Méthode de blanchissement de β-carotène :

Cette technique de spectrophotométrie dans l’ultraviolet consiste à mesurer


l'inhibition des composés organiques volatils et les hydro-peroxydes conjugués
diène résultant de l’oxydation de l’acide linoléique, ou à mesurer la décoloration de
β-carotène résultant de son oxydation par les produits de décomposition de l’acide
linoléique à 470 nm [19, 311, 336, 337].
60

Selon LAGUERRE et al. [311], l’oxydation de l’acide linoléique est catalysée


par la chaleur (50 ± 5°C) de manière non spécifique. La dispersion de l’acide
linoléique et du β-carotène dans la phase aqueuse est assurée par du Tween 40.
L’addition d’antioxydants purs ou sous forme d’extraits végétaux induits un retard
de la cinétique de décoloration du β-carotène. Si la couleur jaune persiste, cela
indique la présence de substances antioxydantes [291, 311].

L’activité antioxydante des échantillons testés a été évaluée selon la


méthode décrite par TEPE et al. [336], ATHAMENA et al. [337] & M’HIR et al.
[338]: 2 mg de β- carotène ont été dissous dans 1 ml de chloroforme. La solution
obtenue a été introduite dans un ballon contenant 2 mg d’acide linoléique et 200
mg de Tween 40.

Après évaporation du chloroforme par le rotavapeur sous vide à 40 ± 2°C,


100 ml d’eau distillée saturée en oxygène ont été ajoutés avec agitation
vigoureuse à l’aide d’un vortex.

De cette nouvelle solution 2.5 ml sont transférés dans des tubes à essai,
et 350µl de chaque échantillon (huiles essentielles étudiées, BHA, BHT et Vit C)
à raison de 2g/l sont ajoutés.

Le contrôle négatif contient tous les réactifs à l’exception de l’échantillon à


tester qui est remplacé par un volume égale de l’éthanol (350 µl). L’incubation des
tubes se fait à l’obscurité pendant 48 heures, dans un bain-Marie à 50±5°C.

La cinétique de décoloration de l’émulsion a été suivi à des intervalles de


temps réguliers pendant 48 heures (t 0, 1, 2, 3, 4, 5, 24 et 48 h ), à une longueur
d’onde de 470 nm. L’activité antioxydante relative des échantillons étudiés (AAR)
est calculée selon la formule donnée par HIMED et BARKAT [339] :

𝐴𝑏𝑠é𝑐ℎ𝑎𝑛𝑡𝑖𝑙𝑙𝑜𝑛
𝐴𝐴𝑅 = ( ⁄𝐴𝑏𝑠 ) × 100
𝐵𝐻𝑇

AAR : Activité anti-oxydante relative.


Abs échantillon : Absorbance de l’échantillon après 48 heures.
Abs BHT : Absorbance du BHT après 48 heures.
61

 Méthode FRAP (Ferric reducing antioxydant power) :

La méthode de réduction du fer ferrique est un essai simple, rapide et


reproductible [329]. Elle est universelle, peut être appliquée aussi bien chez les
plantes que les plasmas et dans les extraits organiques et aqueux [329, 340].
Le test sur le pouvoir réducteur est la capacité d'une molécule à réduire un
oxydant en lui cédant un électron [341].

Cette méthode conçue par OYAIZU [342] est basée sur la réduction du fer
ferrique Fe3+ présent dans le complexe ferrocyanure de potassium K3Fe (CN)6
en fer ferreux Fe2+ en présence des réducteurs dans les extraits des plantes [329,
343, 344]. Le Fe3+ participe à la formation du radical hydroxyle par la réaction de
Fenton [344]. Par conséquent, Fe2+ peut être évalué en mesurant et en surveillant
l’augmentation de la densité de la couleur bleu dans le milieu réactionnel à 700
nm [329, 345]. Une augmentation de l’absorbance correspond à une
augmentation du pouvoir réducteur des échantillons testés [344].

Le pouvoir réducteur du fer (Fe3+) dans les échantillons à testés a été


déterminé selon la méthode décrite par BOUGANDOURA et BENDIMERAD [329],
BOURKHIS et al. [291] et DOUKANI & al. [344]:

Dans un tube à essai contenant 1 ml de solution d’échantillon sont ajoutés


2,5 ml de tampon phosphate (0,2M, pH 6,6) puis 2,5 ml de ferrocyanure de
potassium [K3Fe (CN) 6] (10g/l). L’ensemble est chauffé à 50 ± 2 °C au bain Marie
pendant 20 minutes. Un volume de 2,5 ml d’acide trichloracétique (100 g/l) est
ensuite ajouté et le mélange est centrifugé à 3000 tours/min pendant 10 minutes.
Enfin, 2,5 ml du surnageant ont été mélangés avec 2,5 ml d'eau distillée et 0,5 ml
de chlorure ferrique [FeCl3] (1 g / l).

La lecture de l’absorbance du milieu réactionnel se fait à 700 nm contre un


blanc préalablement préparé, en remplaçant l’échantillon par l’eau distillée qui
permet de calibrer l’appareil (UV-VIS spectrophotomètre). Le contrôle positif est
représenté par une solution d’un antioxydant standard (BHT, BHA, vitamine C)
dont l’absorbance a été mesurée dans les mêmes conditions que les échantillons.
Une augmentation de l’absorbance correspond à une augmentation du pouvoir
réducteur des échantillons testés.
62

2.3.9. Analyses statistiques :

Toutes les mesures expérimentales ont été répétées trois fois et sont
exprimées en tant que moyenne ± SD (écart-type de trois mesures) en utilisant le
logiciel Excel 2013. La détermination graphique des EC50 des différents standards
et des huiles essentielles est effectuée par le logiciel (Origin 8).
63

CHAPITRE 3

RESULTATS ET DISCUSSION

3.1. Taux d’humidité de la matière végétale :

La détermination de taux d’humidité des feuilles séchées à l’ombre durant


une semaine de l’armoise blanche et du romarin a révélé un taux respectivement
de 5,44 ± 0,17 % et de 6,12 ± 0,11 %. Ce qui signifie que 94,56 ± 0,17%
et 93,88 ± 0,11%, respectivement, représentent le taux des matières sèches de
nos échantillons ayant servi réellement à l’extraction des huiles essentielles
(Figures 3.1 et 3.2).

5,44% 6,12%

eau eau

matière matière
sèche sèche

93,88%
94,56%

Figure 3.1 : Taux d’humidité des feuilles Figure 3.2 : Taux d’humidité des feuilles
séchées d’armoise blanche. séchées de romarin.

Selon la norme ISO 662 [346], ces taux sont nettement inférieurs à 12%,
cela montre que la matière végétale analysée a été séchée et conservée dans
de bonnes conditions, ce qui rend, par conséquent, les résultats de nos analyses
phytochimiques plus fiables.

Plusieurs recherches bibliographiques ont montré qu’un bon séchage


de plantes aromatiques est fondamental pour l’extraction des huiles essentielles
[83], en raison de son influence significative sur le rendement et la composition
des huiles essentielles [347-350].
64

KHORSHIDI et al. [83] & SINGH [351] ont prouvé que le séchage réduit
l'humidité à un niveau qui empêche leurs détérioration, permettant ainsi un
stockage dans un état stable pour une utilisation ultérieure.
Or, une plante si elle n’est pas séchée dans de bonnes conditions, risque de
se dégrader et perdre la totalité de ses huiles essentielles [352].

Selon les travaux de DABIRÉ et al. [353], le temps de séchage influence


énormément le rendement en huiles essentielles. En effet, au bout de 7 jours
de séchage à l’ombre le rendement est optimum [83, 354, 355] et au-delà du
14ème jour le rendement en huile essentielle est très faible et devient insignifiant
[353].

Dans ce sens BENJILALI et al. [356] ont trouvé que la teneur en huiles
essentielles des feuilles de romarin séchées à l’ombre pendant une semaine est
quatre fois plus importante que celle d’une plante fraiche.

L’augmentation de la teneur en huiles essentielles avec le séchage


s'expliquerait par une activité physiologique (réactions enzymatiques) importante.
La biosynthèse des huiles essentielles continue et s'accélère après la récolte du
matériel végétal en réponse au stress hydrique [300].

Toutefois, lors du séchage, une plante aromatique pourrait perdre une partie
de son huile essentielle par volatilisation. Ces pertes sont d'autant plus
importantes que la durée de séchage est longue [300, 356].

MIGHRI et al. [357] ont signalé que la teneur en huiles essentielles


de l’armoise blanche a diminué le long de la période de séchage de 2,5% à 1,8%.

Le procédé de séchage a également eu un effet significatif sur la proportion


des différents composants des huiles essentielles [83].

Le terme «perte au séchage» est une signification similaire à la teneur en


humidité. Néanmoins, puisque les produits à base de plantes sont un mélange
complexe de substances chimiques, de nombreuses autres substances volatiles
en dehors de l'eau peuvent être présents dans le produit séché. Ainsi, la perte lors
de séchage comprend les pertes d'eau et d'autres composés volatils dans
les échantillons [358].
65

3.2. Rendement en huiles essentielles :

Les rendements moyens en huiles essentielles d’armoise blanche


et de romarin sont exprimés en ml par rapport à 100 g de matière végétale sèche
(Figure 3.3).

1,4
1,2
1,2
1
0,8
Rendement %

0,8
0,6
0,4
0,2
0
Armoise blanche Romarin

Figure 3.3 : Rendements en huiles essentielles.

Le rendement moyen en huiles essentielles d’Artemisia herba -alba Asso,


obtenu par hydrodisstilation (type Cleavenger), est de l’ordre de 0.8 ± 0.05 %
(v/p). En comparaison, avec les résultats de l’étude faite par notre équipe du
laboratoire de biotechnologie des productions végétales, ce rendement est
supérieur à celui de la région de M’sila (0.7 ± 0.12 % v/p).

Cependant, le rendement moyen en huiles essentielles de Rosmarinus


officinalis L. est de l’ordre de 1.2 ± 0.01 % (v/p).

Il est légèrement inférieur au rendement obtenu dans une étude antérieure


faite par notre équipe du laboratoire de biotechnologie des productions végétales,
dans la région de M’sila (1.4 ± 0.13 % v/p).

Les rendements en huiles essentielles enregistrés dans la présente étude


étaient dans les plages décrites dans la littérature [0.16–4.9% (v/p) pour l’armoise
blanche et 0.1–3% (v/p) pour le romarin, (Tableau 3.1 et Tableau 3.2)]
66

Les variabilités de rendement en huiles essentielles est attribuée à plusieurs


facteurs à savoir : l’origine (Tableau 3.1 et 3.2), les conditions pédoclimatiques et
édaphiques de la zone de croissance [34,144, 359].

En effet, Des études antérieures menées par JORDÁN et al. [360] et


JORDÁN et al. [361] ont décrit l'effet de la zone bioclimatique sur le rendement en
huiles essentielles. Les faibles indices de thermicité dans une zone de croissance
accordée favorisent la production de l’huile essentielle.

En Tunisie, des populations d’Artemisia herba-alba Asso. provenant de deux


étages climatiques (semi- aride et aride) ont donné un rendement en huiles
essentielles qui varient entre 1.2 % v/p et 4.9 % v/p [362].

De même, six populations de Rosmarinus officinalis L. (var. typicus et var.


troglodytorum) provenant de trois étages climatiques (sub-humide, semi- aride
et aride) ont donné un rendement en huiles essentielles qui varient entre 1.17%
(v/p) et 2.7% (v/p) [254].

Aussi, le rendement est tributaire de la température, l’humidité relative,


la durée totale d’insolation et le régime des vents exercent une influence directe,
surtout chez les espèces qui possèdent des structures histologiques
superficielles [222].

Les fluctuations et variations constatées dans le rendement peuvent


être attribuées non seulement à l’origine de la plante mais également à la plante
elle-même (le stade phénologique, la période de la récolte et la partie utilisée)
[34, 183, 254].

En effet, pour le rendement en huiles essentielles extraites des feuilles


récoltées à différents stades phénologiques. ÖZCAN et CHALCHAT [152],
WANNES et al. [199], ZAOUALI et al. [254] & HAMROUNI-SELLAMI et al. [363]
ont affirmé que le romarin fourni le rendement le plus élevé en huiles essentielles
au stade de la floraison, tandis que SINGH et GULERIA, [364] ont constaté que la
phase de maturation produit le plus en huiles essentielles. De même pour
l’armoise blanche, MIGHRI et al. [365] ont affirmé que cette dernière fourni le
rendement le plus élevé en huiles essentielles au stade de la floraison.
67

Tableau 3.1: Rendement en huiles essentielles de l’Armoise blanche.

Pays Région Méthodes Période de récolte Organe Rendement Références


d’extraction v/p
Bnifouda Novembre 2008 0.79
Hydrodistillation
Algérie Bougaa Juillet 2008 Partie 0.94 [18]
(Type
(M’sila) Boussaada Octobre 2008 aérienne 0.72
Clevenger)
Boutaleb Novembre 2008 0.16
Entrainement à Sommités
Algérie Biskra Octobre 2009 0.95 [23]
la vapeur fleuries
Gafsa Hydrodistillation
(les montagnes Janvier 2009 Feuilles 1.45 [30]
(Type
de Ayaycha) et fleurs
Clevenger)
Zone semi-aride - Partie 1.2
Hydrodistillation [362]
Tunisie Zone aride aérienne 4.9
18 Provenances - Partie [27]
Hydrodistillation 0.68-1.93
Sud tunisien aérienne
Feuilles,
- Hydrodistillation -
Jordanie fleurs, 1.3 [366]
tiges
Hydrodistillation Septembre 2008 0.56
Partie
Guerçif (Type Mars 2008 0.86 [34]
aérienne
Clevenger) Juin 2008 1.23
Maroc
Hydrodistillation
- partie [275]
Ouarzazate (Type 1.2
aérienne
Clevenger)
68

Tableau 3.2 : Rendement en huiles essentielles du romarin.

Pays Région Méthodes Période de Organe Rendement Références


d’extraction récolte (%) v/p
Kherrata 0.35
Bibans Hydrodistillation 0.30
partie
Boutaleb (Type Clevenger) Octobre 2012 0.20
aérienne
Algérie [367]
Agmeroual 0.10
N’gaous 0.25
Bossaada 0.15
0.5
El Ayat Hydrodistillation partie
- [368, 369]
(Type Clevenger) aérienne
2.9
Debdou
1.29
Rchida partie
Hydrodistillation Mars 2010
aérienne [95]
(Type Clevenger) 1.87
Berkine
Maroc
2.21
Aknoul

Tafersoust Hydrodistillation
Mars 2009 Feuilles 0.54 [85]
région (Type Clevenger)
montagneuse

Meknès- Hydrodistillation Aout 2009 feuilles et 2.68 [370]


Tafilalet (Type Clevenger) bourgeons
69

Sidi Bouzid 1.25


Partie [371]
Zaghouan hydrodistilation Mars 2008 1.27
aérienne
Tunisie Bizerte 1.35
Sub-humide
Hydrodistillation Partie [254]
Semi-aride Varie entre
(Type Clevenger) - aérienne 1.17 et 2.7
Aride

Konya 1.9 [152]


Turquie - - -

Iran Kerman Hydrodistillation


Mai 2008 Les feuilles 3.2 [75]
province (Type Clevenger)
Thermo- Eté 1.9
medetéranéen Printemps partie 1.3
Hydrodistillation [360]
Super- Eté aérienne 3.0
(Type Clevenger)
Espagne mediteranéen Printemps 1.8
(Murcie Thermo- 1.74
medetéranéen
Meso- partie [361]
Entre Juillet et 2.44
medetéranéen Hydrodistillation aérienne
Aout
(Type Clevenger)
Super- 2.58
mediteranéen
70

Dans la région de Guerçif (Maroc), GHANMI et al. [34] ont montré que
le rendement en huiles essentielles de l’espèce d’Artemisia herba-alba varie en
fonction de la période de récolte.

Selon JORDÁN et al. [360] et JORDÁN et al. [361] le meilleur rendement en


huiles essentielles de Rosmarinus officinalis L. est trouvé en été, coïncide avec la
haute température et la plus photopériode. Ces mêmes auteurs révèlent que l'été
est le meilleur moment pour exploiter les huiles de romarin.

L’extraction que nous avons effectuée a été faite au mois d’Avril caractérisé
par une photopériode optimale propice à la biosynthèse des huiles
essentielles.

La méthode d’extraction utilisée [372, 373], la méthode et la durée de


séchage [222] et les pratiques culturelles (le désherbage et les amendements)
[222, 374, 375] peuvent aussi influencer le rendement en huiles essentielles.

En effet, OKOH et al. [412] ont étudié l’effet des différents procédés
d'extraction sur le rendement de l'huile essentielle de romarin (Rosmarinus
officinalis L.) par hydro-distillation et par micro-ondes sans solvant (SFME).
Les rendements totaux des fractions volatiles obtenues par hydro-distillation
et SFME étaient 0,31 % et 0,39 %, respectivement.

Pour les pratiques culturelles, les amendements contribuent à l’augmentation


de la masse végétale et donc celui du rendement en huiles essentielles. C’est ce
qui en ressort d’une étude brésilienne sur l'impact de l'engrais organique sur
Rosmarinus officinalis L. mesurée par le rendement et la qualité de l'huile. Les
traitements en utilisant des engrais organiques à base d'extraits d'algues ont
provoqué une augmentation significative de rendement en huiles essentielles et
de la surface foliaire, indépendamment de la méthode d'application [376].

Aussi, un effet positif sur l’augmentation du rendement pourra être fait


soit en privilégiant une culture intercalaire ou encore l’apport de la paille
[222].
MOUMNI et al. [377] et DUTTA et al. [378] ont attribué la différence en
rendement à un déterminisme génétique au niveau de la plante.
71

En effet, des armoises blanches domestiquées dans les mêmes conditions


climatiques, édaphiques et hydriques, leurs rendements en huile essentielle
varient d’une manière notable d’une accession à une autre.

3.3. Caractéristiques organoleptiques des huiles essentielles :

A l’issue des distillations, les différentes caractéristiques organoleptiques des


huiles essentielles de l’armoise blanche et de romarin sont regroupées
respectivement dans les tableaux (3.3 et 3.4) et les figures (3.4 et 3.5).

Tableau 3.3 : Propriétés organoleptiques de l’huile essentielle de l’armoise


blanche analysée.

Caractéristiques Huile essentielle analysée IMELOUANE et al. [45]

Aspect Liquide fluide liquide

Couleur Jaune foncé jaune.

Caractéristique, fraîche, pénétrante, agréable


Odeur
pénétrante, camphrée. herbacée caractéristique
de la plante.

Tableau 3.4 : Propriétés organoleptiques de l’huile essentielle de romarin


analysée.

Huile Pharmacopée
HILAN et
Caractéristiques essentielle Européenne AFNOR [172]
al. [379]
analysée [302]

Liquide Liquide limpide liquide Liquide mobile


Aspect
limpide. limpide
Incolore à jaune incolore à
Couleur Jaune pâle pâle jaune jaune pâle
pâle
Caractéristique Caractéristique
Odeur , Fraiche, Odeur très , Fraiche, +/-
pénétrante, caractéristique marquée camphrée
Camphrée. selon l’origine

Les paramètres organoleptiques de l’huile essentielle de romarin obtenue


sont en accord avec ceux répertoriés dans les normes PHARMACOPÉE
EUROPÉENNE [302], AFNOR, [172] et les travaux donnés par HILAN et al. [379].
72

Quant à l’huile essentielle d’Armoise blanche obtenue sont en accord avec


ceux donnés par les travaux d’IMELOUANE et al. [45].

Couleur Couleur
jaune jaune pâle
foncé

Figure 3.4 : Huile essentielle de Figure 3.5 : Huile essentielle de


l’armoise blanche romarin

3.4. Caractéristiques physico-chimiques des huiles essentielles :

Les spécificités physico-chimiques des huiles essentielles d’armoise blanche


et de romarin sont consignées dans les tableaux (3.5 et 3.6).

Tableau 3.5 : Propriétés physico-chimiques de l’huile essentielle


de l’Armoise blanche.

Caractéristiques Huile essentielle SHAKHNOZA et al. [380]


analysée
Pouvoir rotatoire +3° -12.2° à + 3.88°
Indice de réfraction 1.4651 1.4653 - 1.4676
Densité relative 0.9272 0.9257-0.9288
Indice d’acide 0.9 2.72

Tableau 3.6 : Propriétés physico-chimiques de l’huile essentielle de romarin.

Huile Pharmacopée Les valeurs


Caractéristiques essentielle Européenne d’ONIPPAM AFNOR [172]
analysée [302] [381]
Pouvoir rotatoire +5° -5° à + 8° -3° à + 25° -
Indice de 1.466 - 1.3356-
1.473 1.464 - 1.473
réfraction 1.475 1.3500
0.894 - 0.9050-
Densité relative 0.913 0.895 - 0.920
0.920 0.9210
Indice d’acide 0.9 Au max 1 Au max 1 0.5-2
73

Malgré les différentes variations, nous remarquons que les paramètres


physico-chimiques des huiles essentielles sont en accord avec ceux mentionnés
par les normes : PHARMACOPÉE EUROPÉENNE [302], O.N.I.P.P.A.M. [381],
AFNOR [172] et les travaux de SHAKHNOZA et al. [380]. Ces fluctuations sont
attribuées à la complexité de la notion de chémotype [222].

Pour les constantes chimiques, l'indice d'acide renseigne sur le taux


d'acides libres. En effet, un indice d’acide élevé (supérieure à deux) trouve une
explication dans la dégradation de l'huile essentielle (hydrolyse des esters)
durant la conservation. Inversement, un indice d'acide inférieur à deux est une
preuve de bonne conservation de l’essence (faible quantité d'acides libres) [222,
382].

Un indice de réfraction variant essentiellement avec la teneur en


monoterpènes et en dérivés oxygénés. Une forte teneur en monoterpènes
donnera un indice élevé [222, 382].

Le faible indice de réfraction de l’huile essentielles indique sa faible


réfraction de la lumière ce qui pourrait favoriser son utilisation dans les produits
cosmétiques [222, 382].

La détermination des propriétés physico-chimiques est une étape


nécessaire mais demeure non suffisante pour caractériser l'huile essentielle.
Il sera donc primordial de déterminer le profil chromatographique de l'essence
aromatique.

3.5. Identification des huiles essentielles par CPG/MS :

3.5.1. L’huile essentielle d’armoise blanche :

Les résultats relatifs à la composition chimique de l’huile essentielle


d’armoise blanche sont regroupés dans le tableau 3.7 en fonction des temps de
rétention par ordre croissant. Les profils chromatographiques sont illustrés par la
figure 1 (Appendice B).
74

Tableau 3.7 : Identification des principaux composants chimiques de l’huile


essentielle d’armoise blanche analysés par CPG/MS.

Numéros de structures IK TR Nom du composant Pourcentage%

1 934 12,78 α-pinene 1,16


2 950 13,01 Camphene 6,00
3 974 13,32 Sabinene 0,90
4 990 13,54 1-octen-3-ol 0,27
5 1017 15,99 α-terpipene 0,26
6 1025 16,12 para-Cymene 0,48
7 1033 16,30 1,8-cineole 8,60
8 1058 16,70 γ-Terpinene 0,30
9 1074 17,03 α-thujone 7,03
10 1091 17,28 α-Terpinolene 0,26
11 1107 17,59 Filifolone 1,04
12 1119 17,86 β-Thujone 1,74
13 1124 18,96 Chrysanthenone 10,38
14 1153 19,60 Camphre 39,50
15 1156 19,67 Sabina ketone 1,07
16 1162 21,83 Pinocarvone 1,79
17 1169 22,65 Borneol 3,35
18 1178 22,65 Terpinene-4-ol 1,07
19 1206 22,76 Verbenone 0,23
20 1229 23,26 Cis-carveol 0,25
21 1237 25,44 E-ocimenone 0,34
22 1244 25,58 Carvone 0,15
23 1275 26,28 Bornyl acetate 2,52
24 1287 27,18 Carvacrol 0,70
25 1298 27,81 γ- Elemene 0,12
26 1313 28,14 Bicycloelemene 0,17
27 1393 30,02 Germacrene D 1,07
28 1418 30,61 Germacrene B 0,55
29 1444 31,19 Bicyclogermacrène 0,33
30 1457 31,51 Delta-cadinene 0,22
31 1465 38,22 Spathulenol 1,31
Les monoterpènes oxygénés 77,78 %
monoterpènes hydrocarbures 11, 29 %
sesquiterpènes hydrocarbures 3,77 %
Total 92,84 %
75

Les résultats de l’analyse de la composition chimique, par chromatographie


gazeuse -Spectrométrie de masse (CPG/MS), de l’huile essentielle d’armoise
blanche ont permis d’identifier 31 composés qui représentent un total de
92,84 %.

Les monoterpènes oxygénés (77,78%) sont les composants prédominants


dont le camphre (39,5%), Chrysanthenone (10,38%), eucalyptol (8,60%), α-
thujone (7,03%), le Bornéol (3,35%) et Bornyl acetate (2,52%), suivis par les
monoterpènes hydrocarbures (11, 29%) représentés par le camphène (6,0%) et
les sesquiterpènes hydrocarbures (3,77%).

Ces résultats sont en accord avec ceux trouvés par ZOUARI et al. [30],
NEFFATI et al. [59], BELHATTAB et al. [18] & MIGHRI et al. [31] qui ont rapporté
que l’huile essentielle d’armoise blanche est composée de monoterpènes,
principalement de monoterpènes oxygénés, tels que le camphre, le 1,8- cinéole ,
chrysanthenone , chrysanthenol et α / ß – thujone comme principaux composants
et de sesquiterpènes hydrocarbures.
L’huile essentielle des parties aérienne d’Artemisia herba alba a été
largement étudiée. Une grande variabilité chimique a été rapportée dans
différents pays, et même dans des localités différentes du même pays (Tableau
3.8) [383, 384].

Les différentes compositions observées ont été caractérisées soit par la


dominance d’un seul composé majeur présent à des teneurs élevées (α-thujone,
β-thujone, 1,8-cinéole, camphre, chrysanthenone, pinocarvone, α-copaène,
limonene ou acétate de trans-sabinyle), soit par une co-dominance de deux ou
plus de ces composés présents à des teneurs assez importantes [30, 31, 59, 362].

En se basant sur ces données de profils chimiques des huiles essentielles,


TISSERAND et YOUNG [255] classent l’armoise blanche en sept chémotypes:
Cis-Chrysanthenyle acétate, β-Thujone, α –thujone, camphore, verbenol, α –
thujone/ camphore, α –thujone / β-Thujone.
76

Tableau 3.8 : Teneur en composés majoritaires (%) des huiles essentielles


d’Artemisia herba alba Asso. de différentes origines
géographiques.

Chrysanthenone
Acétate de cis-
chrysanthényle

Références
1,8 cinéole

α –thujone

β-Thujone

Davanone
Camphre

Verbenol
Région
Pays

Méchrea 22.2 - - 41.2 - - - - [385]


Nord sahara 49.3 13.4 - - - - 3.2 - [386]
33.1 8.6 3.6 6.9 - 0.5 12.2 - [18]
M’sila
19.4 - - 15 - - 15.8 - [387]
Algérie

5.6 5.8 - - - - - 36.1 [388]


Djelfa
39.1 12.3 6.8 4.7 - - 7.0 - [21]
Biskra 1.17 2.36 7.8 1.53 - 25.1 4.98 - [23]
Bejiai 29.6 - 20.3 - 19 - - - [389]
Saida 29.8 6.5 1.4 1.08 - - 8.2 0.7 [390]
Ouarzazate 26.6 - 9.2 5.6 - - 28.1 1.13 [275]
Taforalt 43.0 7.08 - 1.74 - - 0.4 - [45]
Machraa 31.9 - - 25.8 - [384]
Marroc

Er-Rachidia 5.12 2.27 6.14 21.8 [43]


- 28.9 25.9 16.0 [391]
Oujda 8.41 - 21.1 46.7 - - - - [392]
Bir elhfy 10.8 8.91 24.8 8.32 - 3.29 4.73 - [24]
Tunis

Gafsa 1.42 3 8.73 2.57 - 10.6 4.94 - [30]


Iran (Nazlo) 34.9 7.42 4.12 35.6 - - - - [393]
Ouest 34.9 7.42 - 35.6 - - - - [394]
d’Azerbaijan
Jordanie - - 16.2 8.5 - - - - [366]
(Buseirah)
Espagne
- 10.2 - - - 5.6 6.7 18.1 [395]
(Valentina)
Iraq (Karbala 37.3 - - - - - 16.6 - [396]
desert)
77

L'huile essentielle d’Artemisia herba-alba Asso. de la région de Djelfa fait


partie de chemotype à camphre (37,5 %). Ce dernier a été signalé dans
différentes régions d’Algérie : Bou Saada, Batna, Sidi Aissa, Djelfa et Kenchela
(19 –48%) [397], M’sila [387] Benifouda de M’sila [18], Bejaia [389], Djelfa [21],
Saida [390] et au nord du Sahara Algérien [386].

Au Maroc, IMELOUANE et al. [45] dans la région de Taforalt et PAOLINI et


al. [384] dans la région de Machraa, ont révélé la présence du Camphre comme
composé majoritaire de l’huile essentielle d’armoise blanche

De même, HOUBAIRI et al. [391] ont trouvé que l’huile d’Artemisia herba-
alba du Maroc contient un taux de camphre plus faible de 28.96%.

D’après, ABAAS et al. [396], le composé majoritaire de l’huile essentielle


d’armoise blanche d’Iraq est le camphre avec 37.3%.

Toutefois, certains composés chimiques minoritaires dans la présente étude


ont été décrits par d’autres chercheurs comme composés majoritaires des huiles
essentielles d’armoise blanche.

En effet, l’α -thujone qui est peu présent dans notre huiles essentielle avec
un taux de 7,03 %. Il est le composé majoritaire de l’huile essentielle de Tunisie
(Bir Elhfay ) [24] et de Jordanie [366].

De même, BOUKRICH et al. [362] ont montré que l’α -thujone est le
principal composé de l’armoise blanche des zones semi-aride et aride de la
Tunisie.

Des études antérieures ont montré que l’acétate de cis-chrysanthényle est le


principal composé de l’huile essentielle d’Artemisia herba alba Asso. de l’Algérie
(Biskra) et de la Tunisie (Gafsa) [23, 30].

Selon AKROUT et al. [398] &MIGHRI et al. [31], l’huile essentielle d’armoise
blanche provenant de la région de Beni-Khedache (Sud de Tunisie) et de la région
de Kirchaou (sud-est tunisien) est caractérisée par la dominance de β-thujone.
78

Cependant, MIGHRI et al. [31], MIGHRI et al. [357], MIGHRI et al. [365],
MIGHRI et al. [399] & MIGHRI et al. [400] ont indiqué la présence de β-Thujone
dans l’huile essentielle d’armoise blanche.

Des études faites par BOUCHIKHI et al. [385], BOUTKHIL et al. [392],
& AGHAEI et al. [394] montrent que le β-thujone caractérise l’huile essentielle
d’armoise blanche qui se trouve spontanément à Méchria (l’ouest d’Algérie),
Oujda (Maroc) et l’Ouest d’Azerbaijan.

SALIDO et al. [383] & SALIDO et al. [395] ont identifié le davanone comme
constituant major dans l’huile essentielle de certains chemotypes d’Espagne.
De même, DAHMANI-HAMZAOUI et BAALIOUAMER [388] ont identifié
le davanone dans l’huile essentielle d’armoise blanche de Djelfa.

TILAOUI et al. [43] ont montré que l’huile d’armoise blanche de l’Imilchil à Er-
Rachidia (Maroc) contient le verbénol comme composé majoritaire.

D’autre part ZAIM et al. [275] ont montré que l’huile essentielle d’Artemisia
herba-alba Asso. de Sud du Maroc (Ouarzazate) contient de chrysanthenone
comme composé majoritaire.

L’eucalyptol est identifié comme le constituant majoritaire dans l’huile


essentielle d’armoise blanche provenant du sud de l’Espagne (41 % au
maximum) [383] et de l’Egypte [28].

Il est l’un des principaux composés dans les huiles essentielles provenant
d’Algérie [18,21, 386]. Cependant, il n’est pas présent dans celle provenant
d’Algérie (M’Sila) [387].

3.5.2. L’huile essentielle de romarin :

Les résultats de l’identification par chromatographie gazeuse-spectrométrie


de masse (CG/MS) des principaux composants chimiques de l’huile essentielle
de romarin, en fonction des temps de rétention par ordre croissant, présentés par
le chromatogramme de la figure 2 (Appendice A) , ont permis d’identifier 21
composés qui représentent un total de 94,5 % (Tableau 3.9).
79

Tableau 3.9 : Identification des principaux composants chimiques de l’huile


essentielle de romarin analysés par CPG/MS.
Numéros de Pourcentage
IK TR Nom du composant
structures %
1 926 12,64 tricyclène 0,21
2 931 13,1 α-pinène 13,19
3 947 13,73 camphène 9,51
4 972 14,88 β-pinène 1,09
5 992 15,1 myrcène 0,10
6 1005 15,9 α–phéllandrène 0,20
7 1018 16,4 α-terpinène 0,22
8 1026 16,7 para-cymène 1,58
9 1031 16,9 limonène 1,24
10 1030 17,12 1,8 cinéol 18,26
11 1057 18,17 γ-terpinène 0,10
12 1088 18,95 terpinolène 0,17
13 1102 20,1 chrysanthénone 3,83
14 1144 21,84 camphre 39,70
15 1166 22,60 borneéol 3,29
16 1184 23,05 terpinène-4-ol 0,81
17 1196 23,54 α-terpinéol 0,14
18 1287 27,18 bornyl acétate 0,06
19 1423 32,24 β-caryophyllène 0,55
20 1581 38.15 Caryophyllène oxyde 0.15
21 1668 40,29 α-bisabolol 0,20
Les monoterpènes oxygénés 66,2%
monoterpènes hydrocarbures 27,4%
sesquiterpènes hydrocarbures 0,7%
sesquiterpènes oxygénés 0,2%
Total % 94,5%

Les monoterpènes oxygénés (66,2%) sont les composants prédominants


dont le camphre (39,7%), eucalyptol (18,26%), Chrysanthénone (3,83%), le
Bornéol (3,29%) sont les principaux composés, suivis par les monoterpènes
hydrocarbures (27,4%) représentés par l’α-pinène (13,19 %) et le camphène
(9,51%), les sesquiterpènes hydrocarbures (0,7%) et sesquiterpènes oxygénés
(0,2%)
80

Ces résultats sont en accord avec les résultats obtenus par Wang et al.
[154], Szumny et al. [104], Hosni et al. [268] et ALEKSANDAR et al. [401] qui ont
rapporté que l’huile essentielle de romarin contient principalement des
monoterpènes, principalement de monoterpènes oxygénés, suivi par les
monoterpènes hydrocarbures et les sesquiterpènes.

ZAOUALI et al. [153] & JORDÁN et al. [360] ont étudié les changements
dans la composition de l’huile essentielle de Rosmarinus officinalis L. var . typicus
Batt à diffirents stades phénologiques. L’analyse de l’huile essentielle a montré
des concentrations plus élevées de monoterpènes oxygénés et les hydrocarbures
monoterpéniques pendant le stade végétatif et le stade de la floraison Cependant,
les plus grandes quantités de diterpènes et sesquiterpènes oxygénés ont été
détectés dans les plantes récoltées au stade de maturation de fruits.

FERNÁNDEZ et al. [402] ont montré que les principaux composés volatiles
de l’huile essentielle du romarin sont le camphre et le 1,8-cinéole, le bornéol, le
verbenone, l’a-pinène et le camphène.

NAPOLI et al. [63], classe le romarin en trois chemotypes, selon le composé


majoritaire de leurs huiles essentielles : cineoliferum (teneur élevée en 1,8-
cinéole); camphoriferum (camphre> 20%); et verbenoniferum (verbénone> 15%).

Rosmarinus officinalis L. de la région de Djelfa est classé dans le chémotype


cineoliferum car son huile essentielle est caractérisée par la présence de
Camphre comme principal constituant (39,7 %).

En se basant sur la classification de SALIDO et al. [383] trois


chemotypes de Rosmarinus officinalis ont été identifiés de la région Est d’Algérie
[367] :

 Le premier chémotype est le 1,8 cinéol qui caractérise les régions :


Kherrata (35.52%) et Bibbans (42.16%).
 Le deuxième chémotype est le camphre qui caractérise la région de
Boussâada (42.73%), Agmeroual (38.84%) et N'gaous (16.88%).
 Le troisème chemotype est l’α-pinene (25.2%) qui caractérise la région de
Boutaleb (Biskra).
81

BOUSBIA et al. [267], GIORDANI et al. [403] & BEKKARA et al. [404] ont
signalé que le romarin des régions d’Alger, Annaba et Tlemcen (Honaine) est
classé dans le chémotype α-pinene avec des taux de l’ordre de 44,11%, 19,7%
et respectivement.

ZOUBIRI et BAALIOUAMER, [405] & KABOUCHE et al. [406] ont signalé


que le 1,8 cinéol est le composé majoritaire de l’huile essentielle de romarin
provenant de la région de Sétif et de Constantine.

Lors d’une étude sur l’huile essentielle du romarin de la région d’Oued Souf
(Biskra), TOUAFEK et al. [407] ont également identifié le 1,8-cinéole comme
composant principal avec un taux de 29,5% suivi de 2-éthyl-4,5-diméthylphénol
(12,0%), du camphre (11,5%) et de bornéol (9,4%).

Plusieurs études sur la composition chimique des huiles essentielles de


Rosmarinus officinalis L. de différentes origines géographiques ont été réalisées
(Tableau 3.10).

 Le chémotype Camphre a été signalé en Espagne [361], en Tunisie [153],


en France [408]
 Le chémotype 1,8-cinéole a été signalé en Espagne [361], en Italie [63],
au Maroc [408], en Tunisie [153] et en Turquie [183].
 Le chémotype α-pinene a été signalé : en Romanie [410], en Iran [411]
et en Chine [154].

ÖZCAN et al. [152] ont étudié la composition de l’huile essentielle de


Rosmarinus officinalis de la Turquie, ils ont signalé qu’elle est caractérisée par
une teneur élevée de p -cymène (44.02 %).

Le principal composé identifié dans l’huile essentielle de romarin provenant


de Portugal est le myrcène [409].

BOZIN et al. [249] ont signalé que les composants de l’huile de R. officinalis
étaient le limonene (21.7%), camphre (21.6%) and α-pinene (13.5%).
82

Tableau 3.10 : Teneur en composés majoritaires (%) des huiles essentielles de


Rosmarinus officinalis L. de différentes origines géographiques.

Références
pρ-cymene

Verbenone
1,8 cinéole

Limonene
Camphre

α-pinene

β-pinene

Myrcene
Région
Pays

Kherrata 14.4 35.5 11.3 4.02 1.97 - 1.06 -


Bibans 9.13 42.1 13.8 2.82 2.88 - 1.50 -
[367]
Boutaleb 24.0 8.83 25.2 1.61 2.29 4.57 0.78 -
Agmeroual 38.8 5.43 16.9 0.91 1.88 4.45 0.68 13.6
N’gaous 16.8 12.3 13.6 0.91 2.21 3.82 1.11 3.92
Algérie

Boussàada 42.7 6.64 15.1 1.37 1.68 3.16 0. 4 -


Alger 7.8 - 44.1 2.6 1.3 5.5 1.9 6.4 [267]

Annaba 12.6 7.9 19.7 1.6 2.8 5.1 - 1.5 [403]

Tlemcen 15.3 5.0 23.1 12.2 1.9 3.2 4.5 - [404]

Sétif 11.8 13.5 12.6 2.2 - 1.2 1.2 8.3 [405]


Marroc 12.6 49.1 6.2 6.2 1.5 - - - [408]
11.7 37.9 8.7 2.2 0.8 1.2 0.6 -
Tunisie [153]
28 22.7 13.3 0.6 1.6 0.2 0.7 -
Portogal 12.8 10.6 14.1 4 - 0.2 23.7 1.4 [409]
Romanie 3.8 6 61.2 2.8 1.6 2.9 2.7 - [410]
Iran 2.7 13.7 48.7 2 0.5 - 4.5 2.1 [411]
Chine 14.3 - 19.4 6.7 1.7 0.3 - - [154]

Espagne 18.5 22.1 15.6 1.1 2.9 2.9 1.6 5.4


(Murcia) 15 19.1 19.2 1.1 2.5 3.9 3.7 5
20.2 19.7 14.6 1.2 2.3 3.3 2.7 4.8
[361]
17.7 21.1 16.2 1.6 2.3 3.4 3.3 5.1
24 18.9 14.1 2.2 1.5 3.1 3.4 4
Sud d’Afrique 16.6 11.9 11.5 1.1 - - 1.3 17.4 [412]
(Cape)
Italie
19.2 24.5 21 5.5 1.3 3.6 - 1.2 [63]
Sicily
Turquie 5.8 61.4 10.2 1.1 2.3 2.4 1.5 - [183]
83

En analysant la composition chimique de l’huile essentielle de romarin d’Iran


GACHKAR et al. [268] ont constaté qu’elle est dominée par le piperitone (23.7%),
α-pinene (14.9%), linalool (14.9%) et le 1, 8-cineole (7.43%).

ZAOUALI et al. [153], CELIKTAS et al. [183], JORDÁN et al. [360], SINGH &
GULERIA [364] &TIGRINE-KORDJANI et al. [412], ont attribué les variations dans
la composition chimique des huiles essentielles à de nombreux facteurs, y compris
le lieu d’origine géographique des plantes, le stade phénologique des plantes, la
période de la récolte et la partie de la plante utilisée.

En effet, ZAOUALI et al. [153] & JORDÁN et al. [360] ont étudié les
changements dans la composition des huiles essentielles de Rosmarinus
officinalis L. var. typicus Batt . à différents stades phénologiques.

L’analyse des huiles essentielles provenant de la distillation des feuilles et


des tiges entières ont montré des concentrations plus élevées de monoterpènes
oxygénés et les hydrocarbures monoterpéniques pendant le stade végétatif et le
stade de maturation de fruits. Cependant, les plus grandes quantités de
diterpènes et sesquiterpènes oxygénés ont été détectés dans les plantes
récoltées au stade de la floraison.

L’étude de GHANMI et al. [34] sur l’influence de la date de récolte (Avril,


Juin, Septembre) sur la composition chimique des huiles essentielles de l’armoise
blanche de la région de Guerçif (Maroc oriental) montrent une grande différence
entre la collecte du mois de septembre par rapport à celles des mois d’avril et de
juin.

En effet, les collectes d’avril et juin sont caractérisées par la présence de


chrysanthénone comme principal constituant (respectivement 47,71 et 48,45 %)
suivi du camphre (respectivement 21,59 et 24,85 %) et de l’α-thujone
(respectivement 4,06 et 4,40 %).

Ils sont accompagnés d’autres constituants dont les teneurs sont


relativement importantes : l’α-pinène (4,31, 2,16 %), le β-germacrène (3,15, 0,77
%), et le β-elemène (2,86, 1,78 %).
84

Par contre, les échantillons récoltés au mois de septembre se distinguent par


la présence du camphre comme composé majoritaire suivi de l’α-terpin-7-al avec
des taux respectifs de 45 et 22 %.

La collecte de ce mois se caractérise aussi par des pourcentages faibles en


α-thujone et en chrysanthénone (respectivement 0,25 et 0,28 %) et l’absence de
β-thujone par rapport aux autres collectes

Les fluctuations et les variations constatées dans composition chimique


peuvent être attribuées non seulement à l’origine et la plante mais également
aux procédés appliqué pour l'analyse et l’identification des composés de l'huile
essentielle, notamment la colonne et les conditions programmées [413, 414].
L‘indice de rétention d‘un composé A dépend de la phase stationnaire et de la
température [34].

OKOH et al. [415], ont étudié l’effet des différents procédés d'extraction sur
la composition chimique. de l'huile essentielle de romarin (Rosmarinus officinalis
L.) par hydro-distillation (HD) et par micro-ondes sans solvant (SFME). L’huile
essentielle obtenue par HD contient plus d'hydrocarbures monoterpènes (32,95
%) que l’huile essentielle obtenue par SFME (25,77 %), tandis que des taux plus
élevés de monoterpènes oxygénés (28,6%) sont présents dans l'huile extraite par
SFME en comparaison avec HD (26,98 %).

3.6. Etude de l’Activité antimicrobienne et biopesticide:

3.6.1. Activité antibactérienne :

Les résultats de l’étude de l'activité antimicrobienne in vitro des huiles


essentielles d’Artemisia herba-alba Asso. et de Rosmarinus officinalis L., évaluée
par la méthode de diffusion sur gélose (Tableau 3.11) sont exprimé en adoptant
l’estimation de MOREIRA et al. [416] & DJEDDI et al. [417]:

- Souche extrêmement sensible : Diamètre plus de 20 mm.


- Souche très sensible : Diamètre compris entre 15 et 19 mm.
- Souche sensible : Diamètre compris entre 9 et 14 mm.
- Souche non sensible : Diamètre moins de 8 mm.
85

Tableau 3.11 : Résultats de l’activité antibactérienne.

Diamètres des ZI (mm) ±SD

Bactéries Gram (-) Bactéries Gram (+)


Plantes étudiées
K.p. P.a. E.c. B.s. S.a.
Armoise blanche
15±0.54 06±00 19±0.55 21±0.43 33±0.43
(Artemisia herba-alba Asso.)
Romarin
13±0.51 06±00 17±0.25 22±0.54 28±0.46
(Rosmarinus officinalis L.)

Les huiles essentielles d’armoise blanche et de romarin ont une activité


antimicrobienne vis-à-vis des souches testées, dans laquelle certaines souches
semblent se distinguer par une sensibilité élevée par rapport aux autres, sauf pour
Pseudomonas aeruginosa qui s’est montrée résistante. Ainsi, les souches à Gram
positif présentent souvent plus de sensibilité vis-à-vis des huiles essentielles
testées que les souches à Gram négatif.

En effet, pour les bactéries à Gram positif, S. aureus est la souche la plus
sensible avec la zone de plus forte inhibition (33 ± 0.22 – 28 ± 0,11 mm), suivie
par B. subtilis (22 ± 0.15 - 21 ± 0.17 mm).

Selon l’estimation donnée par MOREIRA et al. [416] & DJEDDI et al. [417],
ces deux espèces bactériennes sont considérées comme extrêmement sensibles
envers les huiles essentielles testées.

Cependant, une activité modeste a été observée contre les bactéries à Gram
négatif sur Klebsiella pneumoniae (15 ± 0,2 – 13 ± 0.3 mm) et Escherichia coli à
gram négatif (19 ± 0.57 -17 ± 0.25 mm). Ces deux espèces bactériennes, selon
l’estimation donnée par MOREIRA et al. [416] et DJEDDI et al. [417] sont
considérées comme sensibles à très sensibles envers les huiles essentielles
testées.

L’espèce Pseudomonas aeruginosa reste un cas particulier avec une


résistance plus forte aux huiles essentielles testées.
86

Nos résultats sont en accord avec ceux trouvés par LOGRADA et al. [367];
KAZEMI et al. [418], ZOUARI et al. [30], IMELOUANE et al. [45] , MOUCHEM et
al. [419], AL-SHUNEIGAT et al. [420], SBAYOU et al. [421] qui ont montré que
les huiles essentielles de Rosmarinus officinalis L. et d’Artemisia herba alba Asso.
présentent une activité antibactérienne contre les souches Gram positif et Gram
négatif (Tableau 3. 12).

Tableau 3.12 : Activité antibactérienne des huiles essentielles de l’armoise


blanche et de romarin

Zone d’inhibition (mm)

Références
Huile Bactéries Gram (-) Bactéries Gram (+)
essentielle
K.p. E.c. B.s. S.a.

16 ± 0,1 17,23± 0,25 - 28,17±0,28 [45]


Armoise
banche

11,0 ± 0,3 18,0 ± 1,0 - - [420]


8,7 ± 0,6 11,3 ± 0,6 23± 1,0 - [30]
- 16 ± 0 - 13 ± 0 [421]
- 14,3 ± 0,7 23 ± 0,9 22,0 ± 1,0 [128]
Romarin

11,6± 0 13,5± 0 - 14,0± 0 [422]


9,0± 0 9,0± 0 - 10,0± 0 [423]
12± 0 - 12,0± 0 18,0± 0 [424]
15± 0 - 20± 0 30± 0 [418]

Plusieurs travaux réalisés par DERWICH et al. [85], NEDOROSTOVA


et KLOUCEK [425] & OKOH et al. [415], ont confirmé la grande sensibilité des
bactéries Gram positif par rapport aux Gram négatif. Ceci est dû principalement à
la différence de la structure de la paroi cellulaire. En effet, la paroi des bactéries
Gram (–) est surtout composée en lipopolysaccharides (LPS) et de protiénes. Les
lipopolysaccharides (LPS), grâce à ses charges négatives de surface, empêchent
la diffusion des molécules hydrophobes, alors que les protéines excluent le
passage des molécules hydrophiles de poids moléculaire élevé [426, 427].

Néanmoins, ils permettront la diffusion libre des molécules avec une masse
moléculaire en-dessous de 600 Da, comme le carvacrol qui peut traverser cette
barrière [428, 429].
87

Tandis que les bactéries Gram (+) sont moins protégées contre les agents
antibactériens. Leurs paroi est riche en peptidoglycane (polymère complexe de
sucres et d’acides aminés donnant à la bactérie sa forme et sa rigidité que ce soit
chez les bactéries Gram positif ou négatif), n’entrave que la diffusion des
molécules supérieures à plus de 50 000 Da [430].

De plus, les extrémités lipophiles des acides lipotéichoïque de la membrane


cellulaire des bactéries à Gram positif peuvent faciliter la pénétration des
composés hydrophobes [415, 431].

Par rapport à la résistance de Pseudomonas aeruginosa contre, les résultats


obtenus sur l’huile essentielle d’armoise blanche sont en accord avec ceux trouvé
par IMELOUANE et al. [45] & ZOUARI & al. [30].

Tandis que, AL-SHUNEIGAT et al. [420] ont trouvé que l’huile testée a un
effet sur cette souche avec une zone d’inhibition égale à 09 ± 2 mm.

De même, nos résultats sont en accord avec ceux obtenus par d'autres
auteurs OUIBRAHIM et al. [412], CHAHBOUN et al. [424], KAZEMI et al. [418] &
GACHKAR et al. [259], par rapport à la résistance de Pseudomonas aeruginosa
contre l’huile essentielle du romarin.

Par ailleurs, ces résultats sont très loin à ceux indiqués par CELIKTAS et al.
[183] &

HUSSAIN et al. [128] qui ont montré que l’huile essentielle du romarin
exerce une activité sur la souche Pseudomonas aeroginosa (ZI= 17,0 ± 1,0 mm).

Cette résistance est due à l'imperméabilité de la paroi de cette bactérie [417,


428]. En effet, cette bactérie du fait qu’elle appartient aux bactéries Gram (-), elle
possède une résistance intrinsèque aux agents biocides, en relation avec la
nature de sa membrane externe. Cette dernière est composée de
lipopolysaccharides qui forment une barrière imperméable aux composés
hydrophobes [432, 433].
88

Pseudomonas aeruginosa a la capacité de de former un biofilm


(une organisation complexe composée de différentes strates dans lesquelles
les bactéries se retrouvent en conditions physiologiques spécifiques à leur
situation [434].

De plus, ces micro-organismes sont mobiles, il est probablement possible à


ces bactéries d’être déplacées profondément dans l’agar nutritif de gélose et par
conséquent d’échapper ainsi à l’action des métabolites contenus dans les huiles
essentielles.

En présence d’agents perméabilisants de la membrane externe, des


substances inactives contre Pseudomonas aeruginosa deviennent actives [435].
En effet, l'inhibition de la croissance des bactéries Gram (-) a été rapportée,
particulièrement en combinaison avec les facteurs qui peuvent influencer l’intégrité
de la cellule et/ou la perméabilité de la membrane telle que les pH acides et les
fortes concentrations en NaCl [436].

 Concentration minimale inhibitrice :

La méthode de contact direct par dilution en milieu gélosé a permis de


déterminer la concentration minimale inhibitrice CMI (Tableaux 3.13 et 3.14).

Les résultats, montrent que la bactérie Staphylococcus aureus s’est montré


la plus sensible, elle a été inhibée à partir d’une concentration minimale de 0.1
mg/ml pour l’huile essentielle de l’armoise blanche et de 0.15 mg/ml pour l’huile
essentielle de romarin.

Les concentrations 0.84 mg/ml et de 0.05 mg/ ml de l’huile essentielle


d’armoise blanche ont été suffisantes pour arrêter la croissance d’ Escherichia coli
et de Klebsiella pneumoniae, respectivement.

Tandis que pour l’huile essentielle de romarin, Escherichia coli et Klebsiella


pneumoniae ont été inhibées à partir d’une concentration minimale de 0.62
mg/ml.
89

Tableau 3.13: Résultat de la concentration minimale inhibitrice (CMI)


de l’huile essentielle de l’armoise blanche.

Artemisia herba alba Asso.


Bactéries Gram (-) Bactéries Gram (+)
[C] (%) [C] (mg/ml)
K.p. E.c. S.a.
2.5 13.45 - - -
1.25 6.72 - - -
0.6 3.36 - - -
0.3 1.68 - - -
0.15 0.84 - - -
0.07 0.42 - + -
0.03 0.21 - + -
0.015 0.10 - + -
0.007 0.05 - + +
0.003 0.02 + + +

Tableau 3.14 : Résultat de la concentration minimale inhibitrice (CMI)


de l’huile essentielle de romarin.

Rosmarinus officinalis L.
Bactéries Gram (-) Bactéries Gram (+)
[C] (%) [C] (mg/ml)
K.p. E.c. S.a.
2.5 19.85 - - -
1.25 9.92 - - -
0.6 4.96 - - -
0.3 2.48 - - -
0.15 1.24 - - -
0.07 0.62 - - -
0.03 0.31 + + -
0.015 0.15 + + -
0.007 0.07 + + +
0.003 0.03 + + +

ALIGIANNIS et al. [437] ont proposé une classification de l’huile essentielle


basée sur des résultats des CMI, comme suit:

– forte inhibition : CMI inférieure à 0.5 mg/ml;


– inhibition modérée : CMI varie de 0.6 à 1.5 mg/ml;
– faible inhibition : CMI supérieure à 1.6 mg/ml.

Selon cette classification, nous constatons une très forte inhibition des huiles
essentielles d’armoise blanche et de romarin contre S. aureus et une inhibition
modérée contre les souches Klebsiella pneumoniae et Escherichia coli.
90

Les résultats obtenus sont en accord avec ceux d’ IMELOUANE et al. [45]
qui ont déterminé la CMI des huiles essentielles d’Artemisia herba alba Asso. du
maroc (Chemotype à comphre) sur quatre souches microbiennes, notamment
Staphylococcus aureus (0.16 mg /ml), Klebsiella pneumoniae (0.04 mg /ml) et
Escherichia coli (0.66 mg/ml).

Nous avons également comparé nos résultats à ceux de de HUSSAIN et al.


[41] & OKOH et al. [415], qui ont déterminé la CMI des huiles essentielles de
Rosmarinus officinalis L. du maroc (Chemotype à 1, 8 Cinéole) et de sud d’Afrique
(Chemotype à Verbenone), sur quatre souches microbiennes, notamment
Staphylococcus aureus (0.30 - 3.75 mg /ml), Klebsiella pneumoniae (0.94 mg /ml)
et Escherichia coli (1.52- 7.5 mg/ml) où ils ont enregistré une faible activité par
rapport à nos souches .

CUSHNIE et LAMB [3], LAHLOU et al. [8] & HAMMER et al. [182] ont
attribué les fluctuations dans les résultats de la détermination de l’activité
antimicrobienne à plusieurs paramètres notamment le type des micro-organismes
ciblés, la méthode d’évaluation de l’activité antimicrobienne, la nature de milieux
de culture, les conditions de culture (temps d'incubation, la température,
l'oxygène), la concentration, le type de l’extrait et particulièrement la nature et la
structure des molécules bioactives.

Selon OUSSALAH et al. [188], l’activité biologique d’une huile essentielle est
à mettre en relation avec sa composition chimique, les groupes fonctionnels des
composés majoritaires (alcools, phénols, aldéhydes).

Ainsi les composés chimiques les plus efficaces et qui possèdent un large
spectre d’action antimicrobienne sont dans l’ordre NOWAK & al. [438]: les phénols
(thymol, carvacrol et eugénol), les aldéhydes (géraniol, citral et néral), les cétones
(carvone, pulégone et camphre) et les alcools (α-terpinéol, terpinen-4-ol, menthol,
géraniol, linalol) [183, 188, 428, 439].
91

Du fait de la variabilité quantitative et qualitative des composants des huiles


essentielles, il est probable que leur activité antimicrobienne ne soit pas
attribuable à un mécanisme unique, mais à plusieurs sites d’action au niveau
cellulaire. Etant donné que chaque composé possède son propre mode d’action
[168, 440, 441].

La plupart des mécanismes d’action sont attribués à l’interaction des


composants des huiles essentielles avec la membrane cellulaire [442].

En effet, Le mode d’action des huiles essentielles dépend des


caractéristiques de ses composants actifs, en particulier leur propriété hydrophobe
qui leur permet de pénétrer dans la double couche phospholipidique de la
membrane de la cellule bactérienne. Leur accumulation entre les phospholipides
entraîne une perte de l’intégrité de la membrane cellulaire bactérienne, en
augmente sa perméabilité, ce qui induit la perte des constituants intracellulaires
[443-446].

Les huiles essentielles peuvent aussi provoquer une perturbation chémo-


osmotique en affectant le gradient ionique de part et d’autre de la membrane
cytoplasmique ce qui diminue la stabilité de la membrane ainsi que le transport
membranaire [440, 447].

Dans une étude qui a été réalisée par FREEMAN et CAREL [448], l'huile
essentielle de thé a provoqué des fuites d'ions potassium (K+) au niveau des
membranes cellulaires d'E. coli et S. aureus. Cette fuite de K+ est la toute
première preuve de l'existence de lésions irréversibles au niveau de la membrane
de la bactérie.

Un autre mécanisme d’action proposé implique le groupement hydroxyle des


phénols, comme le carvacrol, qui agirait comme un transporteur
transmembranaire des cations et des protons monovalents, cet effet perturbe
le gradient ionique et le fonctionnement membranaire des cellules microbiennes
[429].

Mais certaines bactéries sont capables de contrebalancer cet effet par


l’utilisation de la pompe ionique, dans ce cas la croissance ralentit grâce à
l’épuisement de l’énergie de la pompe [447].
92

D’autres auteurs pensaient que l’activité inhibitrice de ces composés


serait due à leur affinité avec les groupements SH impliqués dans la division
cellulaire [449].

MAHMOUD et al. [450] & CALSAMIGLIA et al. [451] ont suggéré que l'effet
antimicrobien qu'exercent les huiles essentielles pourrait être expliqué par la
destruction de certains systèmes enzymatiques incluant ceux qui participent dans
la production d'énergie cellulaire et la production des composés structuraux.

En outre, les huiles essentielles peuvent interagir avec les membranes


mitochondriales et à générer des radicaux libres qui oxydent les macromolécules,
ce qui conduit à la mort par nécrose [452].

GUESMI et BOUDABOUS [450] & CALSAMIGLIA et al. [453] quant à eux,


ont avancé l'hypothèse d'inactivation et destruction du matériel génétique.

3..6.2. Activité antifongique :

Les résultats relatifs à `l’activité antifongique des huiles essentielles d’Artemisia


herba alba Asso. et de Rosmarinus officinalis L. sont consignés dans le Tableau
3.15.

Tableau 3.15 : Résultats de l’activité antifongique des huiles essentielles.

Les plantes étudiées Diamètres des ZI (mm)± SD

C. Albicans A. niger F. oxysporum


Armoise blanche
d’Artemisia herba alba Asso. 36±0,43 31±0,49 29± 0.54
Romarin
Rosmarinus officinalis L. 35±0,48 29±0,52 27±0,55

En se basant sur l’estimation donnée par MUTAI et al. [454], les huiles
essentielles d’Artemisia herba alba Asso. et de Rosmarinus officinalis L. se sont
avérées très actives contre toutes les espèces fongiques testées à savoir : la
levure Candida albicans, ainsi que les deux champignons Aspergilus niger
et Fusarium oxysporum, avec des zones d’inhibition comprises entre 27 ± 0,17
et 36 ± 0,2 mm.
93

L’estimation donnée par MOREIRA et al. [416] et DJEDDI et al. [417], nous
a permis de considérer Candida albicans, Aspergilus niger et Fusarium oxysporum
comme des souches extrêmement sensibles aux huiles essentielles étudiées.

.Les champignons montrent généralement une sensibilité supérieure par


rapport aux bactéries [455].

Nos résultats sont en accord avec ceux trouvés par ZOUARI et al. [30] qui
ont montré que l’huile essentielle d’armoise blanche exerce une forte activité
inhibitrice de la croissance de nombreux champignons à savoir Fusarium solani
(ZI= 27.7± 2.5), Fusarium sp (ZI= 27.0 ± 1.6) et Aspergillus oxysporum (ZI= 51.0
± 5.0)

MIGHRI et al. [31] ont constaté que l’huile essentielle d’Artemisia herba alba
Asso. a un fort effet inhibiteur sur la croissance de certaines souches de levure de
Candida (C. albicans ZI=19.0-1.0, C. glabrata ZI=18.7-0.6, C. tropicalis ZI= 22.3-
0.6 et C. saké ZI=17.5-1.0). Ce qui est en accord avec les travaux de
REGNAULT- ROGER [244] qui a montré que les huiles essentielles extraites de
10 plantes provenant de plusieurs sites d’Algérie ; y compris l’armoise blanche,
ont été analysées pour leur activité potentielle contre Candida albicans.

Les études de KOLAI et al. [456] ont trouvé que l’huile essentielle d’Artemisia
herba-alba Asso. s’est avérée un agent antifongique efficace contre le Fusarium
Oxysporum.

En outre, une plus forte activité antifongique des huiles essentielles


d’Artemisia judaica et Artemisia herba-alba a été démontré sur l'inhibition de la
croissance d’Aspergillus niger [457].

PITAROKILI et al. [458] notent que l'huile essentielle d'Artemisia herba-alba


agit de façon active sur Fusarium oxysporum.

Nos résultats sont en accord avec ceux trouvés par SANTOYO et al. [459] &
CELIKTAS et al. [183]. qui ont montré que l’huile essentielle de romarin présente
une activité antifongique importante.
94

KAZEMI et al. [418] ont signalé l’effet antifongique de l’huile essentielle du


romarin sur la levure Candida albicans (ZI= 16 mm), Fusarium oxysporum
(ZI= 16 mm) et Aspergilus niger (ZI= 15 mm).

LIMA et al. [460] ont rapporté l'activité antifongique de l’huile essentielle de


Rosmarinus officinalis L. contre Candida albicans ATCC 76615 qui s’est montrée
sensible.

LA TORRE et al. [461] ont démontré que les huiles essentielles de romarin
ont inhibé la croissance du mycélium et la germination de conidies de F.
oxysporum f. sp. lycopersici et réduire sa gravité.

SANTOYO et al. [459], montrent que l’huile essentielle de romarin présente


une activité contre les levures (Candida albicans) et les moisissures (Aspergillus
niger).

SUPPAKUL et al. [462] ont suggéré que l’activité antifongique des huiles
essentielles, peut se faire selon deux mécanismes différents : certaines
constituants provoquent la fuite des électrolytes et l’épuisement des acides
aminés et des sucres, d’autres peuvent être insérés dans les lipides
membranaires, par conséquent il y’a perte des fonctions membranaires.

En outre, l’activité antifongique des huiles essentielles pourrait également


être liée à l'interférence des composants de l'huile essentielle dans des réactions
enzymatiques de la synthèse de la paroi cellulaire, qui affecte la croissance
fongique [444]. Ces suggestions ont été déjà rapportées par MOUCHEM et al.
[419].

Certains agents antifongiques inhibent la croissance des cellules en


interrompant la biosynthèse d'ergostérol, qui résulte d’une liaison des
antifongiques à l'ergostérol sur la membrane cellulaire [460]. Ce procédé affecte
l'intégrité et de la fonction de certains protéines liées à la membrane et conduit à
des troubles osmotiques (crée un canal dans les membranes fongiques par lequel
s'échappent des ions, principalement K+ et H+), des perturbations de la
croissance et la prolifération cellulaire [463].
95

L’action antifongique des huiles essentielles vis-à-vis C. albicans est due à


une augmentation de la perméabilité de la membrane plasmique suivie d’une
rupture de celle-ci entrainant une fuite du contenu cytoplasmique et donc la mort
de la levure [455].

Les travaux de TEPE et al. [364] montrent que la présence de l’α-pinène, le


β-pinène et le limonène inhibent l’activité respiratoire chez la mitochondrie de la
levure.

Une étude faite par BARRAL et al. [465] a permis de déterminer grâce à la
microscopie électronique, que lorsqu’Aspergillus niger est exposé à l'huile
essentielle du thym, celle-ci provoque des dommages irréversibles sur la
membrane cellulaire ainsi que sur les organites du champignon.

La propriété antifongique de l’huile essentielle de romarin contre Fusarium


verticillioides se fait par la perte de l'intégrité de la membrane (la rupture
apparente de la paroi cellulaire et la fuite du contenu cytoplasmique, les hyphes
semblait aplati et froissé) et donc le blocage de la croissance cellulaire [444,463].

Les variations observées dans les activités antifongiques entre les différents
travaux sont liées à plusieurs paramètres dont : la nature du milieu de
germination, le genre et l’état de l’espèce fongique (utilisée juste après son
isolement ou après plusieurs repiquages), l’âge de la culture, En effet Plus cette
dernière est âgée, plus elle devient sensible à l’action de l’huile essentielle. Mais
ces variations dépendent aussi de la nature de l’huile essentielle et son contenu
en composés volatils ; la concentration et la quantité de l’huile essentielle ; la
concentration de l’inoculum concernant les spores (Une augmentation de la
densité des spores, supérieur à 106 UFC, exige des concentrations élevées d’huile
essentielle pour les éliminer) [466].

La forte activité antimicrobienne de l'huile essentielle contre les micro-


organismes sensibles peuvent être attribués à la présence d'une forte
concentration de monoterpènes [467].
96

DEBA et al. [468] & OKOH et al. [415] ont révélé que l'huile de romarin
obtenue par extraction aux micro-ondes a été plus active contre les micro-
organismes que l'huile obtenue par hydro-distillation. Cela peut être dû en partie
au fait que l’huile extraite par micro-ondes contient des élevé en composés
oxygénés et ces classes de composés ont été révélés posséder de fortes activités
antibactériennes et antifongiques.

À l'inverse, Artemisia campestris qui est composée essentiellement de


monoterpènes hydrocarbonés, a révélé une activité antimicrobienne faible contre
les germes pathogènes [398].

Les monoterpènes oxygénés des huiles essentielles semblent présenter un


degré variable de cytotoxicité. Comme substances lipophiles classiques, ils
passent à travers la paroi cellulaire et la membrane cytoplasmique et perturbent
leur structure. Chez les bactéries, les dommages de la membrane sont liés à la
perte d'ions et la réduction du potentiel de la membrane, l'effondrement de la
pompe à protons et l’épuisement de l'ATP [469].

L’activité antimicrobienne du romarin est attribuée à la présence de camphre,


1-8 cinéole, camphre le bornéol, camphène, α –pinène et β -pinène, connus pour
leurs propriétés antimicrobiennes [468, 415, 459].

WEERAKKODY et al. [470] ont indiqué que le romarin a une forte activité
antimicrobienne. Ils ont signalé que le camphre identifié comme principal
composant chimique de ses huiles essentielles est responsable pour exercer une
activité antimicrobienne.

Tandis que, la présence d’une teneur importante de monoterpènes


oxygénés (thujones, camphre et 1,8-cinéole) dans l'huile essentielle d'Artemisia
herba alba Asso peut être responsable de son activité antimicrobienne
prononcée. En outre, d'autres composants mineurs tels que le bornéol a été
également démontré qu’il avait un potentiel pouvoir antimicrobien [31].

Le camphre composé majoritaire de l’huile essentielle de l’armoise blanche


a été révélé pour inhiber la croissance des bactéries et champignons [31, 471].
97

Il a été suggéré que de tels composés hydrophobes sont capables de


perturber la membrane plasmique et la membrane externe des bactéries gram (-),
ce qui provoque des changements dans la perméabilité de la membrane et la mort
cellulaire [79, 472].

Par ailleurs, les huiles essentielles sont des mélanges très complexes de
composés majoritaires et minoritaires ce qui rend difficile l’explication de leurs
propriétés antimicrobiennes. Il n'y a pas de composant majeur seul responsable
de cette propriété [359, 468, 473].

Les interactions entre ces composants peuvent conduire à des effets


antagonistes, additifs ou synergiques. Certaines études ont démontré que les
huiles essentielles entières ont généralement une activité antimicrobienne plus
élevée que les mélanges de leurs principales composantes, ce qui suggère que
les composants mineurs sont essentiels à l'activité synergique, bien que des effets
antagonistes et additifs ont également été observés [403, 474, 475].

En effet, l'activité antimicrobienne de l’huile essentielle de Rosmarinus


officinalis peut être attribuée à l’interaction complexe entre ses différents
constituants. La plupart des travaux trouvés dans la littérature scientifique ont met
en évidence l'effet des principales composantes qui définissent le chemotype de
romarin sur son activité antimicrobienne [213, 360, 476]. En conséquence,
certains composants terpéniques mineurs jouent un rôle important dans l'activité
antimicrobienne de l’huile essentielle du romarin [360,477].

En outre, ROTA et al. [477] ont décrit un effet de synergie entre les
composants terpéniques et des composés phénoliques qui définissent l’huile
essentielle de chemotype de romarin.

L'efficacité de ces composants mineurs, selon DEBA et al. [468] & JORDÁN
et al. [360], peut être lié au fait qu'ils sont capables de détruire l'intégrité cellulaire
et inhiber ainsi les processus de respiration et de transport d'ions.

JORDÁN et al. [360] & HOSNI et al. [268] ont indiqué que la combinaison
de 1,8-cinéol et α-pinène améliore l'activité antibactérienne de l’huile essentielle
de romarin vers S. typhimurium.
98

En outre, les mêmes auteurs ont également signalé que l’huile de romarin
riche en 1,8-cinéole avait réduit l'activité antibactérienne contre S. aureus. La
présence d'autres composants à savoir α-terpinène-7-al associé à plus grande
proportion de p-cymène peut être efficace contre S. aureus. Cela est également
observé pour E. coli et la levure C. albicans.

3.7. Etude de l’activité antioxydante:

Trois méthodes basées sur trois principes différents sont réalisées pour
évaluer l’activité antioxydante des huiles essentielles d’armoise blanche et du
romarin. Chacune de ces méthodes correspond à un des trois mécanismes de
réaction suivants [478] :

 Mécanisme de réaction HAT « Transfert d’Atome d’Hydrogène »


et SET « Simple Transfert d’Electron » à la fois réalisé par la méthode de
piégeage du radical DPPH « 2,2-diphényle-1picrylhydrazyle ».
 Mécanisme de réaction HAT réalisé par la méthode de blanchiment
de β-carotène.
 Mécanisme de réaction SET réalisé par la méthode de FRAP
« Ferric Reducing Antioxydant Power ».

 Méthode de piégeage du radical libre DPPH :

L’activité antioxydante des huiles essentielles et des antioxydants standards


(Vitamine C, BHT, BHA) par le piégeage du radical libre DPPH a été évaluée
à l’aide d’un spectrophotomètre en suivant la réduction de ce radical qui
s’accompagne par son passage de la couleur violette (DPPH•) à la couleur jaune
(DPPH-H), mesurable à 517nm. Cette capacité de réduction est déterminée par
une diminution de l’absorbance induite par des substances antiradicalaires [329,
323, 334, 479 - 481]

 Pourcentage d’inhibition :

Les résultats obtenus montrent que l’évolution de l’activité antiradicalaire est


dose-dépendante.
99

En effet, le pourcentage d’inhibition du radical libre augmente avec


l’augmentation de la concentration que ce soit des standards (BHT, BHA et vit
C) ou des huiles essentielles des deux plantes étudiées jusqu’à arriver à un
plateau qui correspond à l’épuisement presque total du DPPH présent dans le
milieu réactionnel.

Le taux d’inhibition du radical libre pour l’huile essentielle de romarin est


inférieur à celui de l’armoise blanche pour toutes les concentrations utilisées.
En effet, pour une concentration de 32 mg/ml, l’huile essentielle d’armoise
blanche a révélé un pourcentage d’inhibition de 83,53% tandis que celle de
romarin est inhibée avec 82.60 % de DPPH.

90
80
pourcentage d'inhibition %

70
60
50 Romarin

40
Armoise
30 blanche
20
10
0
0 5 10 15 20 25 30 35

Concentration mg/ml

Figure 3.8: Variation de pourcentage d’inhibition pour les huiles essentielles.

100
Pourcentage d'inhibition %

90
80
70
60 BHT
50
BHA
40
30 Vit C
20
10
0
0 0,01 0,02 0,03 0,04 0,05 0,06
Concentration mg/ml

Figure 3.9: Variation de pourcentage d’inhibition pour les standards.


100

L'effet anti-radicalaire des huiles essentielles sur le DPPH• est dû à leur


pouvoir donneur d’un atome d’hydrogène [482]. L’atome H transférée sur le radical
libre DPPH• permet alors sa transformation en une molécule stable DPPH,
ceci provoque une diminution de la concentration du radical libre et
également l’absorbance au cours du temps de réaction jusqu’à l’épuisement
de la capacité d’antioxydant donneur d’hydrogène [483,332].

PEKKARINEN et al. [484] & KOLEVA et al. [485] ont rapporté que la polarité
du substrat n'affecte pas l’activité de balayage du DPPH•, car la méthode de
piégeage du radical libre DPPH• est indépendante de la polarité du substrat [486].

Afin de s’affranchir de l’influence de la concentration, la réactivité est


estimée par la concentration effective EC50 de l’antioxydant [310].

 Détermination de la valeur EC50

L’indice EC50 correspond à une réduction de 50% de l’activité du


DPPH• dans le milieu réactionnel. il est inversement lié à la capacité
antioxydante d'un composé. D’autant elle est plus élevée que son EC 50 est
petite [24, 310].

Les valeurs EC50 des huiles essentielles des deux plantes étudiées
(Rosmarinus officinalis L. & Artemisia herba alba Asso.) et des antioxydants
standards sont déterminées graphiquement à partir des régressions linéaires
(Figure 3.10).

90
pourcentage d'inhibition %

80
70
60
Romarin
50
40 Armoise
EC50 blanche
30
20
10
0
0 5 10 15 20 25 30 35

Concentration mg/ml

Figure 3.10 : Détermination graphique d’EC50 des huiles essentielles.


101

Les valeurs EC50 déterminées en mg/ml des deux huiles essentielles


(Rosmarinus officinalis L. et Artemisia herba alba Asso) et des antioxydants
standards sont représentées dans la figure 3.11.

0,009
3,5
0,008
0,007 3
0,006 2,5

EC 50
EC 50

0,005
2
0,004
1,5
0,003
0,002 1
0,001 0,5
0
0
BHT BHA Vitamine C
HER HEA

Figure 3.11 : Valeurs d’EC50 pour les antioxydants synthétiques


et les huiles essentielles.

Selon les résultats enregistrés, les huiles essentielles testées sont


dotées d’un pouvoir antioxydant modéré relativement faible par rapport aux
antioxydants standards utilisés (Vitamine C, BHT, BHA).

HUSSAIN, [185] a attribué l’activité antioxydante des huiles essentielles à la


présence des groupes d'hydroxyle dans la structure chimique de leurs composés.

L’huile essentielle de l’armoise blanche peut ramener le radical libre 2.2


diphenyl-1-picrylhydrazyl (DPPH) au diphenylpicrylhydrazine (DPPH,H) stable
avec un EC50 de 0.7838 ± 0.08 mg/ml montrant une activité antioxydante et une
capacité à piéger le radical libre DPPH plus élevée que celles de l’huile essentielle
de romarin avec un EC50 de 3.4838 ± 0.42 mg/ml.

L'activité antioxydante d'une huile essentielle est principalement attribuée à


ses composés majoritaires, bien que l'effet synergique ou antagoniste d'un
composé mineur doive être pris en considération [168, 487]. La présence de
carvacrol même à faible concentration (0.7%) peut expliquer l’activité de
piégeage du radical DPPH de l’huile essentielle d’Artemisia herba alba
Asso.[332].
102

Il semble que l’antioxydant le plus efficace est la vitamine C (Acide


ascorbique) avec un EC50 de 0.0046 ± 0.0003 mg/ml. BOUGANDOURA et
BENDIMERAD [329] ont démontré que les molécules antioxydantes telles que
l’acide ascorbique et tocophérol (Vitamine E) réduisent et décolorent le DPPH
en raison de leur capacité à céder l’hydrogène .

Le test au DPPH• n’est pas quantitatif, il permet de comparer différents


extraits entre eux selon leur capacité à piéger le DPPH• et ainsi, d’apprécier les
variations qualitatives des composés phénoliques [310].

Les tests au DPPH• fournis dans la littérature sont basés sur le même
principe que celui décrit par BRAND-WILLIAMS et al. [333], mais les
protocoles analytiques diffèrent dans plusieurs paramètres [310, 334].

Toutefois il est important de noter que l’utilisation de différents protocoles de


mesure et de différents indices d’évaluation de l’activité antioxydante réduit la
fiabilité d’une comparaison des valeurs [310].

Cependant, l'efficacité antioxydante des huiles essentielles de Rosmarinus


officinalis L. et d’Artemisia herba alba Asso a été signalé dans de nombreux
travaux antérieurs (Tableau 3.16).

TEPE et al. [336], SHARIFIRAR et al. [326] et AKROUT et al. [398] ont
attribué cette différence dans les valeurs d’ EC50 à plusieurs facteurs:

 La composition chimique de l’huile essentielle,


 Le protocole expérimental utilisé comprenait:
 Le rapport entre la quantité de l’huile essentielle et la quantité de la
solution DPPH utilisée dans le mélange,
 La concentration de la solution DPPH
 Le temps d'incubation,
 La façon d'exprimer l'unité EC50.

Ce qui ne rend pas fiable la comparaison directe des valeurs EC50 rapportés
dans divers travaux. En effet, même pour les antioxydants de synthèse utilisés,
tels que l'acide ascorbique et le BHT, les valeurs EC50 rapportées sont différents
selon le protocole expérimental utilisé.
103

Tableau 3.16: Quelques travaux antérieurs sur l’efficacité antioxydante de l’armoise blanche et de romarin.

V V λ
T
Equation solvant EC50 Auteurs
Paramètres échantillon DPPH (nm)
(min)

Ethanol
125 µl 242
500µl 517 60 I% [24]
Artemisia herba

99%
0.02%(w :v) = 100 × [A blanc − A échantillon⁄A blanc] µg/ml
alba Asso.

Methanol
125 µl
500µl 517 60 I% 0.14
0.2mM
99% [30]
= 100 × [A blanc − A échantillon⁄A blanc] mg/ml

1ml Ethanol
50µl 517 30 I% 29.56%
[409]
0.1mM 99%
= 100 × [A blanc − A échantillon⁄A blanc]
Rosmarinus officinalis L.

0.34
1ml I% Methanol
1ml 517 mg/ml [150]
30
0.135mM = 100 × [A blanc − A échantillon⁄A blanc] 99%
(SFME)

0.46
1ml Methanol
1ml 517 I% mg/ml [150]
30
0.135mM 99%
= 100 × [A blanc − A échantillon⁄A blanc] (HD)
 Cinétique de la réaction.

Le suivi de la cinétique de la réaction de réduction du DPPH en solution


dans le temps nous renseigne sur l’efficacité et la puissance de l’agent
antioxydant [531].

La cinétique de réduction du radical libre DPPH obtenue pour la


concentration EC50 des huiles essentielles de Rosmarinus officinalis L. et
d’Artemisia herba alba Asso (Figure 3.12).

0,6
Absorbance moyenne à 517 nm

0,5 HER

0,4 HEA

0,3

0,2

0,1

0
0 10 20 30 40 50 60
Temps (minutes)

Figure 3.12 : Cinétique de réduction du radical libre DPPH obtenue pour la


concentration EC50 des huiles essentielles.

Pour les deux échantillons examinés, la réaction est biphasée, avec une
baisse rapide dans l'absorbance dans les premières minutes, suivies d'une
étape plus lente, jusqu'à ce que l'équilibre soit atteint , nous distinguons alors
deux zones :

 Zone à forte cinétique de piégeage du radical observée au bout des


dix premières minutes pour l’huile essentielle de l’armoise blanche et au
bout de 15 minutes pour l’huile essentielle de romarin.
 Zone à faible cinétique de piégeage du radical DPPH ou zone de
tendance vers l’équilibre constatée.
105

Pour l’acide ascorbique, la réaction est rapide et instantanée. Le changement


de couleur, qui exprime le passage du DPPH de forme radical (DPPH•)
à la forme réduite stable non radical (DPPH-H) se fait dans un laps de
temps extrêmement court où l’état d’équilibre est atteint à 2 min et la réduction est
presque complète. Alors pour les huiles essentielles des deux plantes étudiées,
la réaction est lente et nécessite un temps prolongé pour atteindre l’état
d’équilibre (10 min à 15 min respectivement).

D’après HUANG et al. [488] et POPOVICI et al. [310] le piégeage des


radicaux libres par des antioxydants est tributaire de deux types de
mécanismes:

 Cinétique rapide : la libération de l’atome d’hydrogène du groupement


hydroxyle des composés phénoliques de l’huile essentielle.
 Cinétique lente : la libération d’un électron.

Notons que la mobilité de l’atome d’hydrogène du groupement hydroxyle


de carvacrol présent dans l’huile essentielle de l’armoise blanche. En présence
d’un radical libre (DPPH•), l’atome H est transféré sur ce dernier alors transformé
en une molécule stable DPPH, ceci provoque une diminution de la
concentration du radical libre et également l’absorbance au cours du temps
de réaction jusqu’à l’épuisement de la capacité d’antioxydant donneur
d’hydrogène [383,332].

 Détermination de TEC50.

Nous avons choisi l'état d'équilibre comme période de mesure où il s'avère


que la réaction ne progresse pas au-delà. Le temps à l'état d'équilibre dépend
de la réactivité des antioxydants.

Le paramètre TEC50 est défini comme le temps atteint à l'équilibre avec


une concentration d'antioxydant égale à EC 50. Ce temps est déterminé
graphiquement (Figures 3.13, 3.14).
106

80

Pourcentage d'inhibition (%)


60

HE de romarin
40

TEC HE de l'armoise
20 blanche

0
0 50 100 150 200 250
temps (min)

Figure 3.13 : Détermination graphique de TEC des huiles essentielles.

35
HER
30 HEA
Vit C
25 BHT
BHA
Temps (min)

20

15

10

0
HER HEA Vit C BHT BHA

Figure 3.14: Les valeurs de TEC 50

Les résultats obtenus (Figure 3.11) et l’estimation de la TEC50 donnée par


BRAND-WILLIAMS et al. [332], SCHERER et GODOY [323] & POPOVICI et al.
[308] montrent que les antioxydants synthétiques (vitamine C, BHT, BHA)
réagissent d'une façon plus rapide avec DPPH•.

Ils ont besoin seulement de 2 ± 1min, 3 ± 1 min et 3 ± 1 min pour diminuer la


concentration du radical libre de 50%. Alors que les huiles essentielles de
l’armoise blanche et le romarin réagissent d’une façon intermédiaire à lente avec
un TEC50 de 21±1 mn et 35±1 mn respectivement.
107

Pour caractériser l’efficacité de ces antioxydants, on calcule l’EA (paramètre


d’efficacité anti-radicalaire).

 Paramètre d’efficacité antiradicalaire :

Un nouveau paramètre a été défini, l'efficacité antioxydante, qui


combine les deux paramètres (IC50 et TEC50) afin de caractériser facilement le
comportement d'une substance en tant qu'antioxydant.

Les paramètres de calcul de l’activité antioxydante sont résumés dans


le tableau 3.17.

Tableau 3.17 : Paramètres de calcul de l’activité antioxydante.

EC50 (mg/ml) TEC50 (min) AE (ml/mg*min)

HEA 0.7838± 0.08 21±1mn 0.06075±0.001

HER 3.4838±0.42 35±1mn 0.0082±0.0005

BHT 0.0086±0.0005 3±1mn 348.83± 5.87

BHA 0.006±0.0001 3±1mn 500.00± 8.54

Vit C 0.0046±0.0003 2±1mn 108.69± 1.69

L’activité anti-radicalaire suivant la classification proposée par SANCHEZ


MORENO et al. [335] et POPOVICI et al. [310] est élevée pour l’huile essentielle
de romarin et très élevée pour l’huile essentielle de l’armoise blanche et les
antioxydants synthétiques testés

En comparant les résultats obtenus, on classe l’activité antioxydante suivant


l’ordre :

Acide ascorbique ˃BHA˃ BHT˃ HE de l’Armoise blanche ˃ HE de Romarin.

De nombreuses recherches ont montré une corrélation positive entre les


activités antiradicalaires et les composés phénoliques [489-493].
108

L’activité antioxydante attribuée aux polyphénols s’expliquent en partie par


leur capacité à capturer des radicaux libres [489].

LOPEZ - LUTZ et al. [494], MIGHRI et al. [31], RIAHI et al. [495], KADRI et
al. [24] & ABOU EL-HAMD et al. [28] ont signalé que l’activité antioxydante faible
des huiles essentielles d’Artemisia herba alba Asso peut être liée à la domination
de composés non- phénolique.

Des résultats similaires ont été trouvés avec des huiles essentielles d'autres
espèces d'Artemisia comme A. absinthium , A. biennis , A. Cana , A. dracunculus ,
A. frigida , A. et A. ludoviciana longifolia , qui sont dominées par des composants
non – phénoliques [31, 494].

L’activité antioxydante faible de l’huile essentielle de romarin Rosmarinus


officinalis L. comparativement à d'autres huiles connus par leur activité
antioxydante importante telles que les huiles essentielles d’Aragon, le thym et de
girofle, est due à l'absence des composés phénoliques tels que le thymol, le
carvacrol et l'eugénol [486, 496, 497, 398].

Selon RUBERTO et BARATTA [498], OKOH et al. [150], ERDOGAN-ORHAN


et al. [499], GHEDADBA et al. [500] & KADRI et al. [24], les monoterpènes
oxygénés et le mélange de monoterpènes et des sesquiterpènes hydrocarbures
sont principalement responsables de potentiel antioxydant des huiles essentielles
par leur capacité d’agir comme donneurs d’atomes d’hydrogènes ou d’électrons,
d’où la transformation réductive de DPPH• en DPPH-H, et par conséquent la
formation de la coloration jaune.

La capacité de balayage de radical libre DPPH par l’huile essentielle de


romarin et d’armoise blanche peut être attribuée à la présence de certaines
composants qui ont une activité anti-oxydante, notamment le 1,8-cinéole,
l’α -pinène, le β -pinène, le camphre et l’ α/β - thujone [249, 268, 501, 24, 360].

Dans des études antérieures, GACHKAR et al. [259] et RUBERTO


et BARATTA [498] ont démontré que les huiles avec une prédominance
monoterpènique ont montré une activité assez modeste.
109

Les principaux composants contenus dans les huiles essentielles d’armoise


blanche et de romarin (1,8-cinéole, le camphre, la verbénone, le bornéol, le α-
pinène, le camphène) sont connus pour présenter une faible activité anti-oxydante
[496, 398, 498].

Cette constatation est en contradiction avec les travaux de TEPE et al.


[336], où ils ont démontré une grande activité antioxydante des huiles
essentielles contenant des monoterpènes et / ou des sesquiterpènes
oxygénés . Ainsi une corrélation existe entre l’activité antioxydante des
essences et la teneur de monoterpènes oxygénés [502, 503].

BOZIN et al. [249] et KADRI et al. [24] ont signalé que la forte activité de
l’huile essentielle de l’armoise blanche est essentiellement accordée à la présence
de teneurs élevées de monoterpènes oxygénés et des mélanges de
monoterpènes et / ou des sesquiterpènes hydrocarbonés.

Les monoterpènes oxygénés, probablement monoterpènes cétones


(camphre) peuvent avoir la plus grande contribution à la capacité antioxydante
des huiles essentielles de romarin [504].

ZAOUALI et al. [153] et EL- MASSRY et al. [505] ont attribué la forte activité de
balayage observée chez deux variétés de Rosmarinus officinalis L. (typicus &
troglodytorum) et une espèce d’armoise Artemisia judaica en partie à la teneur
élevée en camphre enregistrée dans leurs huiles essentielles qui est selon
BOURKHISS et al. [291] et BARKAT et LAIB [332] doté d’un pouvoir antioxydant
considérable.

1. Méthode de Blanchiment du β-carotène :

Les activités inhibitrices de peroxydation des lipides par les huiles


essentielles ont été évaluées par l’essai du blanchiment du β-carotène, fondé sur
la perte de la couleur jaune de β-carotène, due à sa réaction aux radicaux qui sont
constitués par oxydation d’acide linoléique dans une émulsion [24, 500].
Cependant, la présence d’un antioxydant pourrait neutraliser les radicaux libres
dérivés de l’acide linoléique et donc prévenir l’oxydation et le blanchiment du β-
carotène [486, 482, 506, 507]. Plus l'efficacité d'un antioxydant est grande, plus
la décoloration du β-carotène sera lente [469, 508]
110

Cette méthode est employée couramment parce que le β-carotène montre


une activité biologique forte et est un composé physiologique important [24]. De ce
fait, il est employé dans l’évaluation de l’activité antioxydante des des huiles
essentielles des feuilles de Romarin (Rosmarinus officinalis L.) et d’Armoise
blanche (Artemisia herba alba Asso.).

Les résultats de l’étude de la cinétique de blanchiment du β-carotène en


absence et en présence des huiles essentielles de Romarin (Rosmarinus
officinalis L.), d’Armoise blanche (Artemisia herba alba Asso) et des antioxydants
synthétiques (BHA, BHT et vit C) montrent que les courbes ont la même allure, ce
qui implique la même interprétation (Figure 3.15):

 au temps (t0) : la densité optique des huiles essentielles, les standards et le


contrôle négatif, étant presque la même et présentant un seuil
d’absorbance d’environ (0.75). Nous pouvons l’expliquer par le fait qu’à ce
moment-là il n’y a aucun radical libre qui a été formé dans le milieu
réactionnel, par conséquent le β-carotène reste hautement insaturé, la
couleur jaune confère alors une absorbance maximale, ce temps peut être
nommé « temps de repos ».
 au temps (t : 2 h): l’absorbance commence à diminuer progressivement
pour les deux huiles essentielles étudiées, les standards et le contrôle (–),
ce qui indique sans doute le début de la formation des radicaux libres dans
le milieu réactionnel généré par l’acide linoléique, on nomme ce temps
« temps de génération »
 Au-delà de 2h (2h< t ≤ 48h) : l’étude de cinétique de blanchiment du β-
carotène montre que celui-ci diminue graduellement avec le temps, pour
atteindre un état stationnaire au bout de 48 heures, étant donné que
le nombre des radicaux libres devient important. Après ce temps-là, il reste
constant, ce qui montre que toutes les doubles liaisons présentes dans le
β-carotène sont dégradées, ce qui s’achève à l’épuisement irréversible de
la coloration jaune par la transformation en une couleur blanche, c’est donc
le blanchiment total du β-carotène, ce temps est dit« temps d’épuisement ».
111

Par ailleurs, on remarque que la courbe (Figure 3.15) qui correspond au


contrôle (–) diminue d’une façon rapide, car il n’y a aucun antioxydant qui puisse
inhiber ou diminuer l’oxydation du β-carotène, ce qui facilite l’action des radicaux
libres et que les huiles essentielles semblent inhiber d’une manière efficace
(AARHER= 82.23% et AARHEA= 80.32%) l’oxydation couplée de l’acide linoléique et
du β-carotène par rapport au contrôle négatif et le BHT (Figures 3.15 et 3.16),.

La Vitamine C (un composé polaire) est avérée un antioxydant modeste


(79.21%), ce résultat est probablement dû à la haute spécificité de l’essai du
blanchissement du β- carotène pour les composés lipophiles [259].

Ce phénomène pourrait s’expliquer par le paradoxe des phénomènes


polaires comme il est décrit par FRANKEL et al. [509 et KOLEVA et al. [485] Etant
donné que le test de blanchissement du β-carotène est similaire à un système
d’émulsion de lipides dans l’eau.

FRANKEL et MEYER [510] et BOUZID et al. [511] ont supposé que les
antioxydants apolaires (Les huiles essentielles étudiées) exercent des propriétés
antioxydantes plus importantes car ils sont concentrés au sein de l'interface lipide-
eau, permettant ainsi de prévenir la formation de radicaux lipidiques et l’oxydation
du β-carotène. Alors que les antioxydants polaires (vitamine C) restent dilués dans
la phase aqueuse et sont ainsi moins efficaces dans la protection des lipides.

Un extrait qui retarde ou inhibe le blanchissement du β-carotène peut être


décrit comme un antioxydant primaire [511, 512].

Un antioxydant primaire est défini comme étant un composé chimique qui


retarde ou empêche l'étape d’initiation et interrompe l'étape de propagation de la
réaction d’oxydation des lipides [513, 514].

L’antioxydant cède un radical hydrogène, qui peut être un transfert


d’électrons suivi, plus ou moins rapidement, par un transfert de protons, pour
donner un intermédiaire radical stabilisé de par ses structures mésomères
conjuguées, arrêtant de ce fait la réaction en chaîne de propagation pendant le
processus d'oxydation des lipides [335]. De ce fait, les huiles essentielles de
romarin et d’armoise blanche sont considérées comme antioxydants primaires.
112

0,8
Vit C BHA
0,75 BHT HER
HEA CONTRÔLE -
0,7

0,65
Abs moyenne
0,6

0,55

0,5

0,45

0,4
0 10 20 30 40 50

Temps (h)

Figure 3.15 : Cinétique de blanchiment du β-carotène en présence des huiles


essentielles et des antioxydants standards.

Vit C
100
BHA
80
EHA
60
AAR%

EHR
40

20

0
Vit C BHA EHA EHR

Figure 3.16 : Activité antioxydante relative (AAR%) des huiles essentielles et des
antioxydants standards après 48h.

Nous pouvons déduire que la méthode de blanchissement du β-carotène


serait particulièrement utile pour des investigations des antioxydants lipophiles et
serait appropriée pour étudier l'activité antioxydante des huiles essentielles.

En revanche, si des composés polaires (acide ascorbique) sont examinés


seulement par cette méthode, ils seraient considérés en tant qu'antioxydants
faibles.
113

La plupart des activités antioxydantes non enzymatiques telles que le


piégeage du radical libre et l’inhibition de la peroxydation est mis en place
par la réaction rédox [515].

 Méthode FRAP (Ferric reducing antioxidant power) :

La présence des antioxydants dans les huiles essentielles de romarin et


d’armoise blanche a été évaluée par le test FRAP dont la puissance de réduction
est l’un des mécanismes antioxydants [344, 334, 516].

L’activité antioxydante est développée par la mesure de la capacité des


antioxydants à réduire le fer ferrique (Fe3+) présent dans le complexe K3Fe (CN) 6

en fer ferreux (Fe2+). En effet, le Fe3+participe à la formation du radical hydroxyle


par la réaction de Fenton. Par conséquent, Fe2+ peut être évalué en mesurant
et en surveillant l’augmentation de la densité de la couleur bleu dans le milieu
réactionnel à 700nm [489, 334, 344, 329].

Une augmentation de l’absorbance correspond à une augmentation du pouvoir


réducteur des extraits testés et par conséquent l’activité antioxydante [344].
En d’autre terme, le système FeCl3/K3Fe(CN) 6 confère à la méthode la sensibilité
pour la détermination « semiquantitaive » des concentrations des polyphénols,
qui participent à la réaction rédox [329, 517]. Les résultats de l’activité
antioxydante dosée par le test de FRAP des huiles essentielles et des
antioxydants de synthèse (BHT, BHA, Vit C) sont représentés dans les figures
3.17, 3.18 et 3.19 :

1
0,9
0,8
0,7
Abs moy HEA

0,6
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1
0
0 0,5 1 1,5 2 2,5 3
Concentration mg\ml

Figure 3.17 : Pouvoir réducteur de l’huile essentielle de l’armoise blanche


114

Abs moyenne HER


0,8

0,6

0,4

0,2

0
0 5 10 15 20 25 30 35

Concentration mg\ml

Figure 3.18 : Pouvoir réducteur de l’huile essentielle de romarin.

0,6
ABS Moy

0,4 BHA
BHT
Vit C
0,2

0
0 0,01 0,02 0,03 0,04 0,05

Concentrations (mg/mL)

Figure 3.19 : Pouvoir réducteur des antioxydants de référence.

Le pouvoir réducteur des huiles essentielles des plantes étudiées est dose
dépendante (concentration dépendante). A la concentration de 0,5 mg/ml, le
pouvoir réducteur de l’huile essentielle de l’Artemisia herba alba Asso est
largement supérieur (DO=0,3304) par rapport à l’huile essentielle de
Rosmarinus officinalis L. (DO=0,1262), mais nettement inférieur à celui de
l’acide ascorbique qui présente une densité optique de 0,7484 à la concentration
0,04 mg/ml seulement.

En générale, le potentiel réducteur des extraits végétaux est dû à la


présence de molécules capables de donner des électrons qui peuvent réagir avec
les radicaux libres et les convertir en produits stables, terminant de ce fait les
réaction en chaines parmi lesquelles les polyphénols [518].
115

En outre, une forte corrélation entre la teneur totale en composés


phénoliques et l'activité antioxydante déterminée par le test FRAP [519].

Le pouvoir réducteur des deux espèces étudiées est probablement dû à la


présence de groupement hydroxyle dans les composés phénoliques (la
présence de carvacrol même à faible concentration dans l’huile essentielle de
l’armoise blanche) qui peuvent servir comme donneur d’électron. Par
conséquent, les antioxydants sont considérés comme des réducteurs et
inactivateurs des oxydants [329, 520].

Quelques études antérieures ont également montré que le pouvoir réducteur


d’un composé peut servir comme un indicateur significatif de son activité
antioxydante potentielle [329, 497].

Beaucoup de travaux ont indiqué qu’il y a une corrélation directe entre


les activités antioxydantes et la puissance de réduction de quelques
composants de plantes [522].

Les composés phénoliques et terpéniques contenus dans les huiles


essentielles sont associés avec leur activité antioxydante, principalement en
raison de leurs propriétés redox exercées par différents mécanismes : piégeage
du radical libre, des donneurs d'hydrogène ou d’électrons, chélation des métaux
de transition [559, 575].

Les propriétés redox, principales raison de l'activité antioxydante des huiles


essentielles, jouent un rôle important dans la neutralisation des radicaux libres ou
en décomposition des peroxydes [512].

Les résultats basés sur les trois méthodes de mesure de la capacité


antioxydante montrent que les huiles essentielles testées possèdent des
propriétés de piégeage de radicaux libres, Notons que l’huile essentielle de
l'armoise est plus efficace que celle de romarin. Ce qui est confirmé par AOUADI
et al. [523]. Nous pouvons expliquer ce résultat par la présence de carvacrol
même à faible concentration dans l’huile essentielle de l’armoise blanche.
116

Il semble qu'il y avait une très forte corrélation positive entre l'activité
antioxydante des huiles et leur contenu du carvacrol. Ces résultats sont cohérents
avec l'étroite relation entre la teneur en carvacrol et le potentiel antioxydant élevé
rapporté par de nombreux auteurs [486, 524, 525].

KARADAG et al. [526], TABART et al. [527], GHIABA et al. [528] & GACHKAR
et al. [259] ont attribué la variation de l'activité antioxydante des huiles essentielles
à la méthode d’évaluation.

En effet la complexité chimique des huiles essentielles, souvent un mélange


de composés avec des groupes fonctionnels différents ; la polarité et le
comportement de produits chimiques peuvent mener aux résultats dispersés, selon
la méthode utilisée [409, 529].

PUKALSKAS et al. [530] & KADRI et al. [531] soulignent que L’activité
antioxydante dépend de la nature hydrosoluble ou liposoluble de l’antioxydant.
Ce qui explique le fait que les huiles essentielles de Rosmarinus officinalis L. et
d’Artemisia herba alba Assso ont une activité antioxydante modérée dans le
test de piégeage de radical libre DPPH et le test FRAP, en comparaison avec le
test de blanchissement de β-carotène, où elles ont montré des activités
antioxydantes importantes.

Aussi, les différences enregistrées de l’activité antioxydante peuvent être en


rapport avec la méthode utilisée pour extraire les composés antioxydants. En
effet, l'huile essentielle de romarin extraite par micro-ondes a montré une activité
supérieure à celle obtenue par hydrodistillation classique. Cela est probablement
dû à des proportions plus élevées de composés oxygénés dans l’huile extraite par
micro-ondes [150].
Selon DERWICH et al. [85] & BARRA et al. [465], l'activité antioxydante peut
aussi varier en fonction de la composition chimique des huiles essentielles.

Selon WANG et al. [154], Il est très difficile d'attribuer les activités
biologiques (Activité antioxydante) d'une huile essentielle total à un ou quelques
composés actifs, car une huile essentielle contient toujours un mélange de
différents composés chimiques. En Outre les composés majeurs et même mineurs
peuvent apporter une contribution significative à l'activité de l'huile [472, 495, 30].
117

Parallèlement d’autres travaux, ont montré que ce n’est pas uniquement


les composés majoritaires des huiles essentielles qui sont responsables de
cette activité antioxydante, mais il peut y avoir aussi d’autres composés
minoritaires qui peuvent interagir d’une façon synergique ou antagoniste pour
créer un système efficace vis à-vis des radicaux libres [532, 533].

La comparaison in vitro de l’activité antioxydante d’huile essentielle du


romarin avec celles de ses principaux composants (1,8-cinéole, α - pinène et
β-pinène) au moyen de l’essai au DPPH et l’essai de blanchissement du
β-carotène, a montré que l’huile essentielle était plus active que ses composants
dans les deux modèles d’essai [154].

L'activité antioxydante des antioxydants naturels peut être due à divers


mécanismes, tels que l’inhibition de la peroxydation lipidique en un stade
précoce par l’activité scavenger des radicaux peroxydes et de l’interruption
d’une chaine de réactions radicalaires par le don d'atomes d'hydrogène ou
d'électrons, le piégeage des radicaux libres et la capacité de réduction, qui
convertissent les radicaux libres à des produits finaux plus stables [184].
CONCLUSION

L’Algérie, de part sa position géographique, présente une large gamme


d’étages bioclimatiques, induisant une biodiversité immense de plantes
aromatiques et médicinales qui demandent d’être exploitées, afin de déterminer
de nouvelles substances bioactives naturelles pourront répondre aux différents
problèmes de la santé et d’être une alternative des pesticides synthétiques.

Dans ce cadre, deux plantes ont fait l’objet de notre étude phytochimique
et des activités biologiques : l’armoise blanche (Artemisia herba-alba Asso.) et le
romarin (Rosmarinus officinalis L.), dont les feuilles ont été récoltées dans la
région de Djelfa (zone semi_aride), le mois d’Avril 2013. Le rendement moyen en
huiles essentielles exprimé en millilitre par rapport à 100 g de la matière sèche est
de l’ordre de 0,80±0,15% et de 1,20±0,12%, respectivement, ce dernier peut être
rentable à l’échelle industrielle.

La composition chimique des huiles essentielles étudiées a été identifiée par


chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse
(CG/SM), dont les composés majoritaires sont : le camphre (39,5%), le
chrysanthénone (10,38%) et le 1,8-cinéole (8,6%) pour l’huile essentielle de
l’armoise blanche. Bien que, l’huile essentielle du romarin a été caractérisée
comme ayant un important contenu de camphre (39,7%) suivi par le 1,8-cinéole
(18,26%), l’α-pinène (13, 19%) et le camphène (9,51%).

Quant au contrôle physico-chimique des différents paramètres à savoir :


l’indice de réfraction, l’indice d’acide, la densité relative et le pouvoir rotatoire a
montré que les huiles essentielles des deux espèces étudiées répondent aux
normes internationales.

L’activité antimicrobienne vis-à-vis des souches testées : Klebsiella


pneumoniea, Pseudomonas aeruginosa, Escherichia coli, Bacillus subtilis,
Staphylococcus aureus, et Candida albicans révèle une sensiblité marquée
aux huiles essentielles à l’exception de Pseudomonas aeruginosa qui s’est
montrée plus résistante.
Une bonne activité biopesticide des huiles essentielles testées s’est évaluée
vis-à-vis de deux champignons à savoir : Aspergillus niger et Fusarium
oxysporum.

L’activité antioxydante a été évaluée par trois tests : le test de piègeage du


radical diphénylpicrylhydrazyl (DPPH), le test de blanchissement du β-carotène et
la détermination du pouvoir réducteur (FRAP). Les résultats montrent que les
huiles essentielles testées ont activité antioxydante modérée comparées aux
antioxydants standards : butylhydroxytoluène (BHT), butylhydroxyanisole (BHA) et
vitamine C.
Parallèlement aux travaux, ce n’est pas uniquement les composés
majoritaires des huiles essentielles qui sont responsables de ces activité
biologiques, mais il peut y avoir aussi d’autres composés minoritaires qui
peuvent interagir d’une façon synergique ou antagoniste pour créer un
système efficace.

En effet, il ressort du présent travail que l’Artemisia herba-alba Asso.


et Rosmarinus officinalis L. de la région de Djelfa sont des plantes très
intéressantes et riches en composés secondaires. Les résultats obtenus sont
remarquables, car ils ouvrent dans le futur des perspectives, en orientant les
recherches scientifiques vers la réalisation des études approfondies et
complémentaires des activités biologiques des plantes étudiées.

A cet effet, on propose de réaliser des tests en synergie avec des


antibiotiques de synthèse ou d’autres huiles essentielles afin d’inhiber l’espèce
Pseudomonas aeruginosa qui semblait résistante a l’action des huiles
essentielles, d’ouvrir des pistes pour l’isolement et la caractérisation des principes
actifs responsables de ses activités , la mise en évidence de leur mécanisme
d’action in vivo et de montrer aussi leur importance et la possibilité de leur
exploitation dans certains domaines : pharmaceutique, cosmétique, insecticide
et alimentaire.
APPENDICE A

LISTE DES FIGURES

K. pneumoniae P. aeruginosa. E. coli. B.subtilis.

ZI

S. aureus. C.albicans. F.oxysporum. A. niger

Figure A.1 : Résultats de l’effet antimicrobien de l’huile essentielle de


l’armoise blanche et du Romarin.

Figure A.2 : Virage de la couleur en présence de DPPH.


APPENDICE B

MATERIEL NON BIOLOGIQUE

VERRERIES APPAREILS Réactifs


Bocaux. Broyeur. Mg So4.
Capsules. Balance analytique. NaCl.
Ballon. Etuve. NaOH (0.1 M).
Flacons. Dessiccateur. Ethanol.
Entonnoir. Clevenger. Ether.
Flacons teintés. Chauffe ballon. H2O2.
Béchers. Réfractomètre. DMSO.
Burette. Pycnomètre. DPPH.
Tubes à essai. Balance hydrostatique. BHA.
Boites de pétri. Polarimètre. BHT.
Seringue. CPG/MS. Vitamine C.
Spectrophotomètre ß-carotène.
(UV-visible). Chloroforme.
Rotavapeur sous vide. Acide linoléique.
Bain-Marie. Tween 40.
Centrifugeuse. Méthanol.
Vortex. Tampon phosphate 0.2M, PH=6.6).
Acide trichloracétique.
APPENDICE C
LISTE DES GRAPHIQUE

Figure 3.7 : Chromatogramme de l’huile essentielle d’armoise blanche.

Figure 3.8 : Chromatogramme de l’huile essentielle du romarin.


APPENDICE D

ETUDES STATISTIQUES

Calcul de la moyenne :
𝑛
𝑋 = 1⁄𝑛 ∑ 𝑥𝑖
1

n : Nombre de répitions.
xi : Valeurs observées.

Calcul de l’écart type :

𝑛
𝑆 = √1⁄𝑛 − 1 ∑ (𝑥𝑖 − 𝑋)2
𝑖
APPENDICE E

LISTE DES ABREVIATIONS

HE : Huile essentielle.

HEA : Huile essentielle d’armoise blanche.

ZI : Zone d’lnhibition.

E.c. : Escherichia coli.

P.a.: Pseudomonas aeruginosa.

K.p. : Klebsiella pneumonia.

S.a. : Staphylococcus aureus.

B.s. : Bacillus subtilis.

C.a. : Candida albicans.

A.f. : Aspergilus flavus.

F.o.: Fusarium oxysporum.

ATCC : American Type Culture Collection.

PDA: Potato Dextrose Agar

DMSO : Diméthylsulfoxide.

ISO : Organisation Internationale de Normalisation.

AFNOR : Association Française de Normalisation.

AFSSPS : Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé.

CPG/SM : Chromatographie en Phase Gazeuse couplée à la Spectrométrie de


Masse.

ATP : adénosine-5'-triphosphate.
DPPH : 2,2-diphényle-1picrylhydrazyle.

BHT : Butylhydroxytoluène.

BHA : Butylhydroxyanisole.

Vit C : Vitamine C.

FRAP : Ferric Reducing Antioxidant Power.

EC50 : Concentration requise pour diminuer la concentration du DPPH de 50%.

APR : Pouvoir antiradicalaire.

TEC50 : Temps nécessaire pour atteindre l’équilibre à EC50.

AER : Activité antiradicalaire.

AAR : Activité antioxydante relative.

Abs : Absorbance.

Max : Moyenne des températures maximales.

Min : Moyenne des températures minimales.

Moy : (M+m)/2.
APPENDICE F

LISTE DES SYMBOLES

v/v : volume par volume.

p/v : poids par volume.

°C : degré Celsius.

h : heure.

t : temps.

t0 : temps initial.

g : gramme.

% : pourcentage.

ml : millilitre.

µl : microlitre.

M : Molaire.

m : mètre.

mm : millimètre.

µm : micromètre.

min : minute.

ev : électro volt.

CFU : Unité Formant des Colonies.

nm : nano mètre.

mg : milligramme.

< : Inferieur.

> : Supérieur.

+ : Positif.

- : Négatif.
TR : Temps de rétention.

IK : Indice de Kovats.

ɑ : Alpha.

ß : Béta.

Ƴ : Gama.

± : Plus au moins.
APPENDICE G

GLOSSAIRE

Pubescente : Se dit des plantes garnies de poils très fins et courts.

Capitule : Il s'agit de fleurs sans pédoncules regroupées sur un réceptacle,


entourées de bractées.

Akène : Un fruit sec indéhiscent, à graine unique.

Antidiabétique : Protège contre le diabète.

Antiseptique : Détruit les microbes et empêche leur développement.

Vermifuge : Se dit d’un remède qui a la propriété d’expulser les vers intestinaux.

Antispasmodique : Fait baisser la tension et soulage les spasmes musculaires.

polyarthrite rhumatoïde : Une maladie dégénérative inflammatoire chronique,


caractérisée par une atteinte articulaire souvent bilatérale et symétrique.

Analgésique : Supprime la douleur.

Antibactérien : Inhibe et détruit les bactéries.

Hémostatique : Qui a la propriété d’arrêter les hémorragies.

Arthrite : Désigne l’inflammation d’une articulation.

Antimutagène : S’oppose aux substances susceptibles d’introduire des


mutations.

Digestif : Remède concourant à la digestion.

Tonique : purifie, rafraîchit et « tonifie » la peau.

Diurétique : Stimule la production d’urines.

Sudorifique : qui provoque la sueur (provoque la transpiration).

Carminatif : Facilite l’évacuation des gaz intestinaux.


Stomachique : Soulage des maux d’estomac ou facilite la digestion.

Caustique : Il signifie qui est brûlant, corrosif en parlant des substances qui ont
la propriété de brûler ou de désorganiser, par leur action chimique, les matières
animales.

Hypertention : une pathologie cardiovasculaire définie par une pression


artérielle trop élevée.

Labyrinthite : (otite interne) est une affection d'équilibre suite à une infection ou
inflammation de l'oreille interne

Antivirale : qui perturbe le cycle de réplication d'un ou de plusieurs virus,


permettant ainsi de ralentir mais rarement d'arrêter une infection virale.
Anti-inflammatoire : qui combat les inflammations.

Névralgie : définit la présence de douleurs sur le trajet d'un nerf.

Cholérétique : , c'est-à-dire la production de bile par le foie.

Hépatoprotecteur : qui protège le foie.

Anti-tumorigène : s’oppose aux cellules susceptibles de dégénérer en tumeurs

Antiparasitaire : qui détruit les parasites.

Antiproliférative : empêche la prolifération d’un phénomène.

Cholagogue : facilite l'évacuation de la bile vers l'intestin

Inseticide : qui a la propriété de tuer les insectes, leurs larves et/ou leurs œufs.
Biopesticide : pesticide biologique, lutte contre les organismes considérés
comme nuisibles.

Cytotoxique : qui a la propriété d'altérer des cellules, éventuellement jusqu'à les


détruire.
Hépatotoxique : nocif pour le foie.

Neurotoxique : Qui agit habituellement en perturbant ou en paralysant l'influx


nerveux.
Antifongique : Actif contre les champignons et les levures.

Antimicrobien : Inhibe et détruit les microbes.

Antioxydant : Permet aux aliments de résister à l’oxydation et à une détérioration


graduelle.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

1. Amarti F., El Ajjouri M., Ghanmi M., Satrani B., Aafi A., Farah A., Khia
A., Guedira A., Rahouti M. & Chaouch A., “Composition chimique,
activité antimicrobiennne et antioxydante de l’huile essentielle de Thymus
zygis du Maroc”, Phytothérapie, V.9, n° 3 , (2011), 149-157.
2. Djeridane A., Yousfi M., Brunel J.M. & Stocker P.,“Isolation and
characterization of a new steroid derivative as a powerful antioxidant from
Cleome arabica in screening the in vitro antioxidant capacity of 18 Algerian
medicinal plants”, Food Chem. Toxicol., V. 48, (2010), 2599–2606.
3. Cushnie T.P.T. & Lamb A.J.,“Recent advances in understanding the
antibacterial properties of flavonoids”, Int. J. Antimicrob. Agents, V.38,
(2011), 99-107.
4. Yakhlef G., Laroui S., Hambaba L., Aberkane M.C. & Ayachi A.,
“Évaluation de l’activité antimicrobienne de Thymus vulgaris et de Laurus
nobilis, plantes utilisées en médecine traditionnelle”, Phytothérapie, (2011),
V.9, 209-218.
5. Aouni M., Pelen F. & Soulimani R., “Étude de l’activité antimicrobienne d’un
mélange de 41 huiles essentielles et domaines d’application”,
Phytothérapie, V. 11, (2013), 225-236.
6. Koul O., Walia S. & Dhaliwal G. S., “Essential Oils as Green Pesticides:
Potential and Constraints”, Biopestic. Int., V. 4, n°1, (2008), 63–84.
7. Deravel J, Krier F. & Jacques P., “Les biopesticides, compléments et
alternatives aux produits phytosanitaires chimiques (synthèse
bibliographique) ”, Biotechnol. Agron. Soc. Environ., (2014), V.18, n°2,
220-232.
8. Lahlou M., “Methods to Study the Phytochemistry and Bioactivity of
Essential Oils”, phytotherapy Research, V.18, (2004), 435-448.
9. Belouad A., “Plantes médicinales d'Algérie’’. Office des Publications
Universitaires, (Alger, 2001), 5-10.
10. LAIB I., “Etude des activités antioxydante et antifongique de l’huile
essentielle des fleurs sèches de Lavandula officinalis: application aux
moisissures des légumes secs’’, Revue Nature & Technologie, n° 07, (Juin
2012), 44-52.
11. Teuscher E., Anton R. & Lobstein A., “Plantes aromatiques épices,
aromates, condiments et huiles essentielles’’, Lavoisier, Edition TEC and
DOC, V. 6, (2005), 266-272.
12. Dung N.T., Kim J.M. & Kang S.C., “Chemical composition, antimicrobial
and antioxidant activities of the essential oil and the ethanol extract of
Cleistocalyx operculatus (Roxb). Merr and Perry buds”, Food and Chemical
Toxicology, V. 46, (2008), 3632-3639.
13. Jeanneney J.N., “Concordance des temps: dialogues radiophoniques”,
Nouveau Monde Editions, (2005), 960 p.
14. Singh R.J., “Genetic Resources, Chromosome Engineering, and Crop
Improvement: Medicinal Plants, Genetic Resources Chromosome”
Engineering & Crop Improvement, CRC Press, V. 6, (2011), 1098 p.
15. Bencheqroun H.K., Ghanmi M., Satrani B., Aafi A. & Chaouch A., “Activité
antimicrobienne des huiles essentielles d’Artemisia mesatlantica, plante
endémique du Maroc”, Bulettin de la société royale des sciences de liège,
V. 81, (Décembre 2012), 4-21.
16. Quezel P. & Santana S., “ Nouvelle Flore de l’Algérie et des Régions
Désertique Méridionales”, Editions Centre National de la Recherche
Scientifique, V. II, Paris, (1963), 977p.
17. Duke J.A., “Duke’s handbook of medicinal plants of bible”, CRC press,
(2007), 552 p.
18. Belhattab R., Loubna A., José G., Barroso L.G., Pedro A. & Figueiredo C.,
“Essential oil from Artemisia herba-alba Asso grown wild in Algeria:
Variability assessment and comparison with an updated literature survey”,
Arabian Journal of Chemistry, V.7, n° 2, (April 2014), 243-251.
19. Seddiek S.A., Ali M.M., Hanem F., Khater & Mohamed M., “ El-Shorbagy
Anthelmintic activity of the white wormwood, Artemisia herba-alba against
Heterakis gallinarum infecting turkey poults”, Journal of Medicinal Plants
Research, V. 5, n°16 , (August 2011), 3946-3957.
20. Lupidi G., Bramucci M., Quassinti L. & Enzo F., Luca A., Hala K. & Hala
G.M., “ Antiproliferative activities of Artemisia herba-alba ethanolic extract
in human colon cancer cell line (HCT116) ”, Alternative Medicine Studies,
V.1, n°1. (2011), 55-59.
21. Houmani M., Houmani Z. & Melpomeni S., “ Intérêt de Artemisia herba
alba Asso dans l'alimentation du bétail des steppes algériennes”, Acta
Botanica Gallica, V. 151, n°2, (2004), 165-172.
22. Lucienne D., “ Les Plantes Médicinales de l’Algérie”, Edition Berti, (2008),
240 p.
23. Bezza L., Mannarino A., Fattarsi K., Mikail C., Abou L., Hadji-Minaglou F. &
Kaloustian J., “ Chemical composition of the essential oil of Artemisia
herba-alba issued from the district of Biskra (Algeria) ” V. 8, n°5, (2010),
277-281.
24. Kadri A., Ben Chobba I., Zarai Z., Békir A., Néji G., Damak M. & Gdoura
R., “ Chemical constituents and antioxidant activity of the essential oil from
aerial parts of Artemisia herba-alba grown in Tunisian semi-arid region,
African Journal of Biotechnology” V.10, n°15, (April 2011), 2923-2929.
25. Badr A., Hanaa H., El-Shazly N.S. & Helail W. E-G., “ Genetic diversity of
Artemisia populations in central and north Saudi Arabia based on
morphological variation and RAPD polymorphism”, Plant Syst Evol, (2012)
V. 298, 871-886.
26. Ghrabi Z.S., “Artemisia herba alba Asso in A Guide to Medicinal Plants in
North Africa : Centre for Mediterranean Cooperation, International Union
for Conservation of Nature and Natural Resources, Union internationale
pour la conservation de la nature et de ses ressources IUCN”, (2005), 256
p.
27. Haouari M. & Ferchichi A., “Study of genetic polymorphism of Artemisia
herba-alba from Tunisia using ISSR markers African Journal of
Biotechnology”, V. 7, n°1, (January 2008), 44-50.
28. Abou El Hamd M., El-Sayed M.A., Hegazy M. E., Helaly Soleiman E.,
ABEER E.M. & NAGLAA M.S., “ Chemical Constituents and Biological
Activities of Artemisia herba-alba Asso”, records of naturel products, V.4,
n°1, (2010), 1-25.
29. Ayad N., Benchaben H. & Maatoug M., “ Dynamique des peuplements
d’Artemisia herba-alba Asso dans la steppe du Sud oranais (Algérie
occidentale”, Sécheresse,V.18, n° 3, (2007), 193-198.
30. Zouari S., Zouari N., Fakhfakh N., Bougatef A., M. A. Ayadi & Mohamed
Neffati “ Chemical composition and biological activities of a new essential
oil chemotype of Tunisian Artemisia herba alba Asso”, Journal of Medicinal
Plants Research, V. 4, n° 10, (May 2010), 871-880.
31. Mighri H., Hajlaoui H., Akrout A., Najjaa H. & Neffati M.,
“Antimicrobial and antioxidant activities of Artemisia herba-alba essential
oil cultivated in Tunisian arid zone”, Chimie, n°13, (2010), 380-386.
32. Messaoudene D., Belguendouz H., Ahmedi M-L., Ben abdekader T.,
Otmani F., Terahi M., Youinou P. & Touil-boukoffal C., “ Exvivo effects of
flavonoïds extracted from Artemisia herba alba on cytokines and nitricoxide
production in Algerian patients with Adamantiades - Behçet’s disease”,
Journal of inflammation, (2011), V.8, 35p.
33. Aafi A., Taleb M-S. & Fechtal M., “Espèces remarquables de la Flore du
Maroc”, CNRF, (2002), 146p.
34. Ghanmi M., Satrani B., Aafi A., Isamili M.R., Houti H., El Monfalouti H.,
Bencheqroun K.H., Aberchane M., Harki L., Boukir A., Chaouch A. &
Charrouf Z., “ Effet de la date de récolte sur le rendement, la composition
chimique et la bioactivité des huiles essentielles de l’armoise blanche
(Artemisia herba-alba) de la région de Guerçif (Maroc oriental)”,
Phytothérapie, V.8, (2010), 295-301.

35. Nabli M.A., “Essai de synthèse sur la végétation et la phyto-écologie


tunisiennes”, tomeI, Edition MAB (Faculté des sciences de Tunis), (1989),
186-188.
36. Khennouf S., Iratni N., Baghiani A., Harzallah D. & Arrar L.,
“Antioxidant and antibacterial activities of extracts from Artemisia herba
albaAsso. leaves and some phenolic compounds”, Journal of Medicinal
Plants Research,V. 4, n°13, (July 2010), 273-280.
37. Abu-Irmailehand B. & Afifi F., “Herbal medicine in Jordan with special
emphasis on commonly used herbes”, J. Ethnopharmacol, (2003), 89-193.
38. Mobarak M.G., Seddiek S.H.A., Soliman A.S. & Mobarak A.A.,“The effect
of Artemisia on chickens fed ration contaminated with aflatoxin-B1”,
Mansura Vet. Med. J., (2008), V.10, 1-13.
39. Sharaf S. A., Shibli R.A., Kasrawi M.A. & Baghdadi S.H., “ Slow-growth
preservation of wild shih (Artemisia herba-alba Asso.) microshoots from
Jordan”, Journal of Food, Agriculture & Environment, V.10, n°2, (2012),
1359-1364.
40. Al-Qura’n S., “Taxonomical and pharmacological survey of therapeutic
plants in Jordan”, J. Nat. Prod., V.1, (2008), 10-26.
41. Tahraoui A., El-Hilaly J., Israili Z.H. & Lyoussi B., “
Ethnopharmacological survey of plants used in the traditional treatment of
hypertension and diabetes in south-eastern Morocco (Errachidia
province) ”, J. of Ethnopharmacol, V. 110, n°1, (2007), 105-107.
42. Awad N.E., Seida A.A., El-Khayat Z., Shaffie N. & Abd El-Aziz
A.M., “hypoglycemic Activity of Artemisia herba-alba (Asso) used in
Egyptian Traditional Medicine as Hypoglycemic Remedy”, Journal of
Applied Pharmaceutical Science, V. 2, n°3, (2012), 30-39.
43. Tilaoui M., Ait Mouse H., Jaafari A., Aboufatima R., Chait A. &
Zyad A-M., “Chemical composition and antiproliferative activity of essential
oil from aerial parts of a medicinal herb Artemisia herba-alba”, Revista
Brasileira de Farmacognosia, Brazilian Journal of Pharmacognosy, V.21,
n°4, (2011), 781-785.
44. Baba Aissa F., “Encyclopedie des plantes utiles”, Edition Librairie
moderne, Rouiba, (2000), 368p.
45. Imelouane B., El Bachiri A., Ankit M., Khedid K., Wathelet J.P. &
Amhamdi H., “Eessential oil Composition and antimicrobial Activity of
Artemisia Herba-Alba Asso Grown in Morroco”, Banat’s Journal of
Biotechnology, V. I, n°2, (November 2010), 48 -55.
46. Abdul Latief A. G., Khloud A. J. & Ibrahim M. R., “Genetic and chemical
variations among wild populations of a medicinal plant (Artemisia herba-
alba Asso.) collected from different regions in Jordan’’, Journal of Food,
Agriculture & Environmen, V. 10, n°3 & 4, (2012), 26-31.
47. Stefkov G., Miova B., Dinevska-Kjovkarovska S., Stanoeva J.P., Stefova
M., Petrusevska G. & Kulevanova S., “Chemical characterization
of Centaurium erythrea L. and its effects on carbohydrate and lipid
metabolism in experimental diabetes”, J. Ethnopharmacol,V. 152,
(2014), 71-77.
48. Hamza N., Berke B., Cheze C., Le Garrec R., Lassalle R., Agli A.N.,
Robinson P., Gin H. & Moore N., “ Treatment of high fat diet induced type 2
diabetes in C57BL/6J mice by two medicinal plants used in traditional
treatment of diabetes in the east of Algeria”, J. Ethnopharmacol,V.133,
(2011), 931-933.
49. Hamza N., Berke B., Cheze C., Marais S., Lorrain S., Abdouelfath A.,
Lassalle R., Carles D., Gin H. & Moore N., “Effect of Centaurium
erythraea Rafn, Artemisia herba-alba Asso and Trigonella foenum-
graecum L. on liver fat accumulation in C57BL/6J mice with high-fat diet-
induced type 2 diabetes”, Journal of Ethnopharmacology,V. 171, (Aout
2015), 4-11.
50. Ali Zeggwagh N., Jean Baptiste M. & Eddouks M., “Acute hypotensive and
diuretic activities of Artemisia herba alba aqueous extract in normal rats,
Asian Pacific”, Journal of Tropical Biomedicine, V. 4, Supplement 2,
(juillet 2014), S644-S648.
51. Moufid A. & Eddouks M.,“Artemisia herba alba: a popular plant with
potential medicinal properties, Pak J Biol Sci. ” V.15, (2012), 1152-1159.
52. Alzweiri A. M., Sarhan A.A., Mansi K., Hudaib M. & Abuijai T.,
“Ethnopharmacological survey of medicinal herbs in Jordan, the Northern
Badia region”, J. Ethnopharmacol., V.137, (2011), 27–35.
53. Khlifi D., Sghaier R.M., Amouri S., Laouini D., Hamdi M. & Bouajila J.,
“Composition and anti-oxidant, anti-cancer and anti-inflammatory activities
of Artemisia herba-alba, Ruta chalpensis L. andPeganum harmala L.Food
and Chemical Toxicology”, V. 55, (May 2013), 202-208.
54. Bakkali F., Averbeck S., Averbeck D., et al. “ Antigenotoxics effects of
three essential oils in diploid yeast (Saccharomyces cerevisiae) after
treatment with UVC radiation, 8-MOP plus UVA and MMS”, Mut. Res., V.
606, n°1–2, (2006), 27-38.
55. Hatimi S., Boudouma M., Bichichi M., Chaib N. & Idrissi N.G., “In vitro
evaluation of antileishmania activity of Artemisia herba-alba Asso’’, Bull.
Soc. Pathol. Exot., V. 94, (2001), 29-31.
56. Laid M., Hegazy F. & Ahmed A.A., “Sesquiterpene lactones from Algerian
Artemisia herba alba ”, Phytochemistry lett.,V. 1, (2008), 85-88.
57. Iriadam M.D., Musa G.M., Hatice H. & Sun Baba F., “Effects of two Turkish
medicinal plants Artemisia herba-alba and Teucrium polium on blood
glucose levels and other biochemical parameters in rabbits”, J. Cell. Mol.
Biol., V. 5, (2006), 19-24.
58. Essid R., Rahali F-Z., Msaada K., Sghair I., Hammami M., Bouratbine A.,
Aoun K. & Limam F., “ Antileishmanial and cytotoxic potential of essential
oils from medicinal plants in Northern Tunisia”, Industrial Crops and
Products, V. 77, (Décembre 2015), 795-802.
59. Neffati A., Skandrani I., Ben Sghaier M., Bouhlel I., Kilani S., Ghedira K.,
Neffati M., Chraief I., Hammami M. & Chekir-Ghedira L. “Chemical
Composition, Mutagenic and Antimutagenic Activities of Essential Oils from
(Tunisian) Artemisia campestris and Artemisia herba-alba’’, J. Essenl. Oil
Res., V. 20, n°5, (2008), 471-477.
60. Aggarwal B. B. & Ajaikumar B. K., “Molecular targets and therapeutic
uses of spices’’, Modern Uses for Ancient Medicine, Ed. word scientific,
(2009), 430p.
61. Begum A., Sandhya S., Shaffath A. S., Vinod K. R., Reddy S. & Banji D.,
“An in-depth review on the medicinal flora Rosmarinus officinalis
(Lamiaceae)’’. Acta Sci. Pol. Technol. Aliment., V. 12, n°1, (2013), 61-73.
62. Heinrich M., Kufer J., Leonti M. & Pardo-de-Santayana M., “Ethnobotany
and ethnopharmacology–interdisciplinary links with the historical sciences”,
J. Ethnopharm., V. 107, (2007), 157-160.
63. Napoli E.M., Curcuruto G. & Giuseppe R., “Screening of the essential oil
composition of wild Sicilian rosemary”, Biochemical Systematics and
Ecology, V. 38, (2010), 659-670.
64. Ribeiro-Santos R., Carvalho-Costa D., Cavaleiro C., Costa H.S.,
Albuquerque T.G., Conceição Castilho M., Ramos F., Melo N.R. &
Sanches-Silva A., “A novel insight on an ancient aromatic plant: The
rosemary (Rosmarinus officinalis L.)”, Trends in Food Science &
Technology, V. 45, n°2, (October 2015), 355-368.
65. Rameau J-C., Dominique M. & Dumé G., “Flore forestière française région
méditerranéenne”, foret privée française, (2008), 2426p.
66. Rudolf H., Konstantin K., Horst R. & Georg S., “Hagers Handbuch der
Pharmazeutischen Praxis: Drogen P-Z Folgeband 2’’, Hagers Handbuch
der Pharmazeutischen Praxis Series, 5ème Edition, Springer-Verlag, (2013),
1195 p.
67. Ong H.C., “Rempah-ratus, khasiat makanan & ubatan’’, Utusan
Publications, 2008, 255 p.
68. Quattrocchi U., “CRC World Dictionary of Medicinal and Poisonous
Plants: Common Names, Scientific Names, Eponyms, Synonyms, and
Etymology’’V.5, CRC Press, (mai 2012), 3960 p.
69. Heidari-Valaa H., Ebrahimi Hariry R., Sadeghi M. & Akhondia M.M.,
Ghaffari Novind M. & Mahnaz Heidari “Evaluation of an Aqueous-Ethanolic
Extract from Rosmarinus officinalis (Rosemary) for its Activity on the
Hormonal and Cellular Function of Testes in Adult Male Rat’’, Iranian
Journal of Pharmaceutical Research, , V. 12, n°2, (2013), 445-451.

70. Kesatebrhan H.A. & Tesfahun K.T., “chemical and antimicrobial


investigations on essential oil of rosmarinus officinalis leaves grown in
ethiopia and comparison with other countries’’. J. app. Pharm., V. 6, n°2,
(2014), 132-142.
71. Bruneton J., “Pharmacognosie, phytochimie et plantes médicinales’’, Tec &
Doc, Paris, 4ème Edition, (2009), 1292 p.
72. Damerdji A. & ladjmi I. “Contribution à l’étude bio-écologique de la faune
de Rosmarinus officinalis L. (romarin) (labiées) dans la région de Tlemcen
(N.O. Algérien)’’,rev. Ivoir. Sci. Technol., V. 23, (2014), 224 – 243.
73. Goetz P. & Kamel G., “Phytothérapie anti-infectieuse Collection
Phytothérapie pratique’’, Springer Science & Business Media, (2012), 340
p.
74. Polese J.M., “La culture des plantes aromatiques”, Ed. Artemis, (2006),93
p.
75. Moghtader M., Salari H., & Farahmand A., “Evaluation of the antifungal
effects of rosemary oil and comparison with synthetic borneol and fungicide
on the growth of Aspergillus flavus”, Journal of Ecology and the Natural
Environment, V. 3, n°6, (2011), 210-214.
76. Díaz-Maroto M.C., Pérez-Coello M.S., Sánchez-Palomo E. &
González-Viñas M.A.,“Impact of drying and storage time on sensory
characteristics of rosemary (Rosmarinus officinalis L.)”, Journal of Sensory
Studies, V.22, (2007), 34-48.
77. Marìn M., Koko V., Duletić-Laušević A., Marin P.D., Rančić D. & Dajic-
Stevanovic Z.,“Glandular trichomes on the leaves of Rosmarinus officinalis:
morphology,stereology and histochemistry”, South African Journal of
Botany, V.72, (2006), 378–382.
78. Khiari D. & Boussaid M., “Diversité phynotypique de quelques populations
de romarin (Rosmarinus officinalis L.) en Tunisie”, Tropicultura, V.18,n°4,
(2000), 203 -207.

79. Humberto M.B., Silva Filho E.C., Edeltrudes D.O. L., Coutinho
H.D.M., Morais-Braga M.F.B., Tavares C. C.A., Tintino S.R., Rego
J.V., De Abreu A.P.L., Lustosa M.d. C.G., Oliveira R.W.G., Citó A.M.G.L.
& Lopes J.A. D., “Chemical composition and possible use as adjuvant of
the antibiotic therapy of the essential oil of Rosmarinus officinalis L.”,
Industrial Crops and Products, V. 59, (August 2014), 290-294.
80. Babar A., Al-Wabel N.A., Saiba S., Aftab A., Khan S.A. & Anwar
F.,“Essential oils used in aromatherapy: A systemic review, Asian Pacific”
Journal of Tropical Biomedicine, V. 5, n° 8, (August 2015), 601- 611.
81. Miguel M.G., Guerrero C., Rodrigues H. & BritoJ., “Essential oils of
Rosmarinus officinalisL., effect of harvesting dates, growing media and
fertilizers”,Proc. of the 3rd Int. Conf. on Energy, Environment, Ecosystems
and Sustainable Development, Agios Nikolaos, Greece, (2007).
82. Iserin P., “Encyclopédie des plantes médicinales”, Tome 2, Ed. Larousse,
Londres,(2001), 143-226.
83. Khorshidi J., Mohammadi R., Fakhr Tabatabaei M. & Nourbakhsh H.,
“Influence of Drying Methods, Extraction Time, and Organ Type on
Essential Oil Content of Rosemary (Rosmarinus officinalis L.)”, Nature and
Science, V.7, n°11, (2009), 42‐44.
84. Bicchi C., Binello A. & Rubliolo P., “Determination of phenolic diterpene
antioxidants in rosemary (Rosmarinus officinalis) with different methods of
extraction and analysis, phytochemical analysis” P.C.A,(2000),V.11,236.
85. Derwich E., Benziane Z., Chabir R. & Taouil R., “In vitro antibacterial
activity and GC/MS analysis of the essential oil Extract of leaves of
Rosmarinus officinalis L. grown in morocco, International Journal of
Pharmacy and Pharmaceutical Sciences, V. 3, n° 3, (2011), 8995.
86. Sanchetti G. & Goyal P.K., “Prevention of radiation induced hematological
alterations by medicinal plant Rosmarinus officinalis L.,in mice”, Afr. J. Trad.
Cam.,V.4, n° 2, (2007), 165 - 172.
87. Helal Y., “Etude e biomasse du romarin (Rosmarinus officinalis L.) dans le
massif des beni-imloul-Aurès-Algérie”, Forest Science, n° 3, (2010), 25-42.
88. Porte A., Godoy R.L.O., LopesD, Koketsu M., Gonçalves S. L. &
Torquilho H.S., “Essential oil of Rosmarinus officinalis L. (rosemary) from
Rio de Janeiro, Brazil”, Journal of Essential Oil Research, V.12, (2000),
577-580.
89. Dellacassa E., Lorenzo D., Moyna P., Frizzo C.D., Serafini L. A. &
Dugo P., “Rosmarinus officinalisL. (Labiatae) essential oils from the South
of Brazil and Uruguay”, Journal of Essential Oil Research, V.11, (1999), 27-
30.
90. Gruenwald J., Brendler T., Jaenicke C. & Mehta M. : “PDR for Herbal
Medicines”, Medical Economics Company, (2000), 645-646.
91. Atti-Santos A.C., Rossato M., Pauletti G.F., Duarte Rota L., Ciro Rech J.,
Pansera M.R., Agostini F., Atti Serafini L. & Moyna P ., “Physico-chemical
Evaluation of Rosmarinus officinalis L. Essential Oils”, Brazilian Archives
of Biology and Technology, V. 48, n°6, (2005), 1035–1039.
92. Verma R.S., Laiqur R., Sunita M., Rajesh K., Amit C. & Anand S., “Changes
in essential oil content and composition of leaf and leaf powder of
Rosmarinus officinalis cv. CIM-Hariyali during storage”, Maejo Int. J. Sci.
Technol, V. 5, n°2, (2011), 181-190.
93. Benabid A., “Flore et écosystèmes du Maroc. Evaluation et
préservation de la biodiversité”, Edition Ibis press, Paris, France, (2000),
159-161.
94. Ghanmi M., Satrani B., Aberchane M., et al., “Plantes Aromatiques et
Médicinales du Maroc : Les milles et une vertus. Collection Maroc Nature”,
Edition du Centre de Recherche Forestière, V. 7, (2011), 128p.
95. Khia A., Ghanmi M., Satrani B., Aafi A., Aberchane M., Quaboul B.,
Chaouch A., Amusant N. & Charrouf Z., “Effet de la provenance sur la
qualité chimique et microbiologique des huiles essentielles de Rosmarinus
officinalis L. du Maroc”, Phytothérapie, (2014),V.12, 341-347.
96. Arranz E. , Mes J., Wichers H.J., Jaime L., Mendiola J.A., Reglero G. &
Santoyo S., “Anti-inflammatory activity of the basolateral fraction of Caco-2
cells exposed to a rosemary supercritical extract”, Journal of Functional
Foods, V. 13, (March 2015), 384-390.
97. Teixeira B., Marques A., Ramos C., Neng N.R., Nogueira J.M.F., Saraiva
J.A., et al., “Chemical composition and antibacterial and antioxidant
properties of commercial essential oils”, Industrial Crops and Products, V.
43, (2013), 587–595.
98. Babovic N., Djilas S., Jadranin M., Vajs V., Ivanovic J., Petrovic S., et al.,
“Supercritical carbon dioxide extraction of antioxidant fractions from
selected Lamiaceae herbs and their antioxidant capacity Innovative”, Food
Science & Emerging Technologies, V.11,n°1, (2010), 98–107.
99. Yi W. & Wetzstein H.Y., “Biochemical, biological, and histological
evaluation of some culinary and medicinal herbs grown under greenhouse
and field conditions”, J. Sci. Food Agr., V.90, (2010), 1063-1070.
100. Stefanovits-Bányai E., Tulok M.H., Hegedus A., Renner C. & Varga
I.S.,“Antioxidant effect of various rosemary (Rosmarinus officinalis L.)
clones”, Acta Biologica Szegediensis,V. 47, (2003), 111–113.
101. Sasikumar B., “Handbook of herbs and spices: Rosemary”, Ed. K.V. Peter,
(2012), 452–468.
102. Ahmad H.H., hamza A.H., hassan A.Z. & sayed A.H., “promising
therapeutic role of Rosmarinus officinalis successive methanolic fraction
against colorectal cancer’’, international journal of pharmacy and
pharmaceutical sciences, V. 5, n°4, (2013),164-170.
103. Peter K.V., “Handbook of herbs and spices: Introduction to herbs and
spices, medicinal uses and sustainable production”, K.V. Ed. Peter, (2012),
1–15.
104. Szumny A., Figiel A., Gutiérrez-Ortíz A. & Carbonell-Barrachina Á.A.
“Composition of rosemary essential oil (Rosmarinus officinalis) as affected
by drying method”, Journal of Food Engineering, V. 97, n°2, (2010), pp.
253–260.
105. Tavassoli S. & Emam Djomeh Z., “Total Phenols, Antioxidant Potential
and Antimicrobial Activity of Methanol Extract of Rosemary (Rosmarinus
officinalis L.)”, Global Veterinaria, V. 7, n° 4,(2011),337-341.
106. Najafian S., Rowshan V. & Tarakemeh A.,“Comparing essential oil
composition and essential oil yield of Rosmarinus officinalis and lavandula
angustifoliabefore and full flowering stages”, International Journal of
Applied Biology and Pharmaceutical Technology, V.3,n°1,(Jan- Mar 2012),
212-218.
107. Kiran S. & Bhanu P., “Toxicity and biochemical efficacy of chemically
characterized Rosmarinus officinalis L. essential oil against Sitophilus
oryzae and Oryzaephilus surinamensis”, Industrial Crops and Products, V.
74, (November 2015), 817–823.
108. Vahid R., Farzaneh F., Sharareh N., “The essential oil of Dodonaea
viscosa leaves is allelopathic to rosemary (Rosmarinus officinalis L.)”,
Industrial Crops and Products, V. 56, (May 2014), 241–245.
109. Takaki I., Bersani-Amado L.E., Vendruscolo A., Sartoretto S.M., Diniz S.P.,
Bersani-Amado C.A. & Cuman R.K.N., “Anti-inflammatory and
antinociceptive effects of Rosmarinus officinalis L. essential oils in
experimental animal models”. J. Med. Food,V.11, (2008),741–746.
110. Martínez A.L., González-Trujano M.E., Chávez M. & Pellicer F.,
“Antinociceptive effectiveness of triterpenes from rosemary in visceral
nociception”, Journal of Ethnopharmacology, V.142, n°1, (2012), 28-34.
111. Gonzalez–Trujano M.E., Pena E.L., Martinez A.L.,Morenol J., Guevara-
Fefer P. & DécigaCampos M., “Evaluation of the antinociceptive effect
of Rosmarinus officinalis L, using three different experimental models
in rodents”, J. Ethnopharmacol., V.111,(2007),476-82.
112. Karakurum Göskel B., Coskun O., Ucler S., Karatas M., Ozge A. &
Ozkan S., “Use of complementary and alternative medicine by a sample of
Turkish primary headache patients”, Revista de Agricultura, V.26, n°1,
(2014), 1–7.
113. Naemura A., Ura M., Yamshita T., Arai R. & Yamamoto J., “Long-term
intake of rosemary and common thyme herbs inhibits experimental
thrombosis without prolongation of bleeding time”, Thrombosis Res,V.122,
(2008), 517–522.
114. Sasaki K., El Omri A., Kondo S., Han J. & Isoda H.,
“Rosmarinus officinalis polyphenols produce anti-depressant like effect
through monoaminergic and cholinergic functions modulation”, Behavioural
Brain Research, V. 238, (February 2013), 86-94.
115. Machado D.G., Bettio L.E.B., Cunha M.P., Capra J.C., Dalmarco J.B.,
Pizzolatti M.G., et al., “Antidepressant-like effect of the extract
of Rosmarinus officinalis in mice: involvement of the monoaminergic
system”, Progress in Neuro-Psycho Pharmacology & Biological Psychiatry,
V. 33, n° 4, (2009), 642–650.
116. Machado D.G., Cunha M.P., Neis V.B., Balen G.O., Colla A., Bettio
L.E.B., et al., “Antidepressant-like effects of fractions, essential oil,
carnosol and betulinic acid isolated from Rosmarinus officinalis L.”, Food
Chemistry, V.136, n° 2, (2013), 999–1005.
117. Posadas S.J., Caz V., Largo C., De la Gándara B., Matallanas B., Reglero
G. & De Miguel E., “Protective effect of supercritical rosemary extract
Rosmarinus officinalis, on antioxidants of major organs of aged rats”. Exp.
Geront., V. 44, (2009), 383–389.
118. Botsoglou N.A., Taitzoglou I.A., Botsoglou E., Zervos I., Kokoli A.,
Christakia E. & Nikolaidisc E., “Effect of long-term dietary administration of
oregano and rosemary on the antioxidant status of rat serum, liver, kidney
and heart after carbon tetrachloride-induced oxidative stress”, J. Sci. Food
Agric,V. 89, (2009),1397–1406.
119. Pérez-Fons L., Garzón M.T. & Micol V.,“Relationship between the
antioxidant capacity and effect of rosemary (Rosmarinus officinalis L.)
polyphenols on membrane phospholipid order”, Journal of Agricultural and
Food Chemistry, V.58, (2010), 161–171.

120. Hernández-Hernández E., Ponce-Alquicira E., Jaramillo-Flores M.E. &


Guerrero Legarreta I., “Antioxidant effect rosemary (Rosmarinus
officinalisL.) and oregano (Origanum vulgareL.) extracts on TBARS and
colour of model raw pork batters”, Meat Sci, V. 81, (2009), 410–417.
121. Askun T., Tumen G., Satil F. & Ates M., “In vitro activity of methanol
extracts of plants used as spices againstMycobacterium tuberculosisand
other bacteria”, Food Chem., V.116, (2009),289–294.
122. Rozman T. & Jersek B.,“Antimicrobial activity of rosemary extracts
(Rosmarinus officinalis L.) against different species of Listeria”,
Actaagricultura Slovenica, V. 93, (2009), 51–58.
123. Juhás Š., Bukovská A., Čikoš S., Czikková S., Fabian D. & Koppel J.,
“Anti-inflammatory effects of Rosmarinus officinalis essential oil in mice”,
Acta Vet. Brno, V.78, (2009), 121–127.
124. Benincá J.P., Dalmarco J.B., Pizzolatti M.G. & Fröde T.S., “Analysis of the
anti-inflammatory properties of Rosmarinus officinalis L. in mice”, Food
Chem., V.124, (2011), 468–475.
125. Tai J., Cheung S., Wu M. & Hasman D.H., “Antiproliferation effect of
Rosemary (Rosmarinus officinalis) on human ovariancancer cells in vitro”,
Phytomedicine, V. 19, (2012), 436-443.
126. Afonso M.S., de O Silva A.M., Carvalho E.B., Rivelli D.P., Barros S.B.,
Rogero M.M.,et al., “Phenolic compounds from rosemary (Rosmarinus
officinalis L.) attenuate oxidative stress and reduce blood cholesterol
concentrations in diet-induced hypercholesterolemic rats”, Nutrition &
Metabolism, V.10, n°1, (2013), 19 p.
127. Bakirel, T., Bakirel, U., Keles, O.U., Ulgen, S.G. & Yardibi, H., “In vivo
assessment of antidiabetic and antioxidant activities of rosemary
(Rosmarinus officinalis) in alloxan- diabetic rabbits. J. Ethnopharmacol.,
V.116, (2008),64-73.
128. Hussain A.I., Anwar F., Chatha S.A.S., Jabbar A., Mahboob S. &
Nigam P.S., “Rosmarinus officinalis essential oil: antiproliferative,
antioxidant and antibacterial activities”, Braz. J. Microbiol., V. 41, (2010),
1070–1078.

129. Bieski I.G., Rios Santos F., de Oliveira R.M., Espinosa M.M.,
Macedo M., et al., “Ethnopharmacology of medicinal plants of the
pantanal region (mato grosso, Brazil)”, V. 2012, (2012), 36 p.
130. Hamzaa R. G., El Shahat A. N. & Mekawey H.M.S., “Modulating Efficiency
of γ-Irradiated Rosemary in Improving the Hepatic Antioxidant Status of
Ethanol Administrated Rats”, Biochemistry & Analytical Biochemistry, V. 1,
n°8, (2012), 1-6 p.
131. Saber A., S. & Hawazen A.L., “Protective Effect of Rosemary (Rosmarinus
Officinalis) Leaves Extract on Carbon Tetrachloride -Induced
Nephrotoxicity in Albino Rats”. Life Science Journal, V. 9, n° 1, (2012),
779-785 p.
132. Rauter A.P., “Natural products in the new millennium : prospects and
Industrial application”, Edition Dordrecht ; Boston ; London : Kluwer
Academic Publishers, (2002), 47 p.
133. El Omri A., Han J.P., Kawada K., Abdrabbah M.B. & Isoda H., “Rosmarinus
officinalis polyphenols activate cholinergic activitie sin PC12 cells through
phosphorylation of ERK1/2”, J. Ethnopharmacol., v.131, (2010), 451–458.
134. Soyal D., Jindal A., Singh I. & Goyal P.K., “Modulation of radiation-induced
biochemical alterations in mice by rosemary ( Rosemarinus officinalis)
extract”, Phytomedicine, V. 14, (2007), 701 -705.
135. Sienkiewicz M., Lysakowska M., Pastuszka M., Bienias W. &
Kowalczyk E., “The Potential of Use Basil and Rosemary Essential Oils as
Effective Antibacterial Agents”, Molecules, V. 18, (2013), 9334-9351.
136. Çakilcioglu U. & Türkoglu I., “Plants used to lower blood sugar in
Elazig Central District, In: I. International Medicinal and Aromatic Plants
Conference on Culinary Herbs”. Acta Horticulturae, V.826, (2007), 97-104.
137. Ugulu I., Baslar S., Yorek N. & Dogan Y., “The investigation and
quantitative ethnobotanical evaluation of medicinal plants used around
Izmir province”, Turkey J. Med. Plants. Res., V.3, (2009) , 345-367.
138. Pintore G., Usai M., Bradesi P., Juliano C., Boatto G. & Tomi F., “Chemical
composition and antimicrobial activity of Rosmarinus officinalis L. oils from
Sardinia and Corsica”, Flav. Frag. J., V. 17, (2002), 15–19.
139. Amaral G.P., Carvalho N.R., Barcelos R.P., Dobrachinski F., Portella
R.D.L., Silva M.H., et al., “Protective action of ethanolic extract
of Rosmarinus officinalis L. in gastric ulcer prevention induced by ethanol
in rats”, An International Journal Published for the British Industrial
Biological Research Association Food and Chemical Toxicology, V.55,
(2013), 48–55.
140. Bernardes W.A., Lucarini R., Tozatti M.G., Souza M.G, Silva M., M.L.A.,
da Silva Filho A.A., Martins C.H.G., Crotti A.E.M., Pauletti P.M.,
Groppo M. & Cunha W.R., “Antimicrobial activity of Rosmarinus
officinalis against oral pathogens: relevance of carnosic acid and
carnosol”, Chem. Biodivers., (2010), 7 p.
141. Bubonja-Sonje M., Giacometti J. & Abram M., “Antioxidant and antilisterial
activity of olive oil, cocoa and rosemary extract polyphenols”. Food
Chem., V.127, (2011), 1821–1827.
142. Jordán M.J., Lax V., Rota M.C., Lorán S. & Sotomayor J.A., “Relevance of
carnosic acid, carnosol and rosmarinic acid concentrations in the in
vitro antioxidant and antimicrobial activities of Rosmarinus officinalis
(L.) methanolic extracts”. J. Agric. Food Chem., V. 60, n° 38, (2012),
9603–9608.
143. Romano C.S., Abadi K., Repetto V., Vojnov A.A. & Moreno S., “Synergistic
antioxidant and antibacterial activity of rosemary plus butylated
derivatives”, Food Chem., V.115 (2009), 456–461.
144. Jamshidi R., Afzali Z., & Afzali D., “Chemical Composition of
Hydrodistillation Essential Oil of Rosemary in Different Origins in Iran and
Comparison with Other Countries”, American-Eurasian J. Agric. & Environ.
Sci., V.5, n°1, (2009), 78-81.
145. Silva Ribeiro D., Felix Siqueira G., Eudes da Silva V. & Guimarães A.
G., “Evaluation rosemary essential oil in the control of multidrug-
resistant Escherichia coli in Coalho cheese”. Vol. 4, n°.1, (February 2013),
1-9.

146. Van Vuuren S.F., Suliman S. & Viljoen A.M., “The antimicrobial activity of
four commercial essential oils in combination with conventional
antimicrobials”, Lett. Appl. Microbiol., V.48, (2009), 440–446.
147. Issabeagloo E., Kermanizadeh P., Taghizadieh M. & Forughi R.,
“Antimicrobial effects of rosemary (Rosmarinus officinalis L.) essential oils
against Staphylococcus spp”, Afr. J. Microbiol. Res., V.6, (2012), 5039–
5042.
148. Ntzimani A.G., Giatrakou V.I. & Savvaidis I.N., “Combined natural
antimicrobial treatments (EDTA, lysozyme, rosemary and oregano oil) on
semi cooked coated chicken meat stored in vacuum packages at
4 °C:Microbiological and sensory evaluation Innovative”, Food Sci. Emerg.
Technol., V.11, (2010), 187–196.
149. Khosravi A.R., Shokri H., Farahnejat Z., Chalangari R. & Katalin M.,
“Antimycotic efficacy of Iranian medicinal plants towards dermatophytes
obtained from patients with dermatophytosis”, Chin. J. Nat. Med., V.11
(2013), 43–48.
150. Okoh O., Sadimenko A. P. & Afolayan A. J., “Antioxidant activities of
Rosmarinus officinalis L. essential oil obtained by hydro-distillation and
solvent free microwave extraction”, African Journal of Biotechnology, V. 10,
n°20, (May 2011), 4207-4211.
151. Hussain A.I., Anwar B.F., Nigam P.S., Sarker S.D., Moore J.E. & Rao J.R.,
“Antibacterial activity of some Lamiaceae essential oils using resazurin as
an indicator of cell growth”, LWT Food Sci. Technol., V.44, (2011), 1199–
1206.
152. Özcan M.M. & Chalchat J., “Chemical composition and antifungal activity of
rosemary (Rosmarinus officinalis L.) oil from Turkey”. Internat. J. Food Sci.
Nutr., V. 59, (2008), 691–698.
153. Zaouali Y., Bouzaine T. & Boussaid M., “Essential oils composition in
two Rosmarinus officinalis L. varieties and incidence for antimicrobial and
antioxidant activities”, Food and Chemical Toxicology, V.48, (2010), 3144–
3152.

154. Wang W., Wu N., Zu Y. & Fu Y., “Antioxidative activity of Rosmarinus


officinalis L. essential oil compared to its main components”. Food
Chemistry, V.108, (2008), 1019–1022.
155. Noqueira de Melo G.A., Grespan R., Fonseca T.O., Silva E.L., Romero
A.L., Bersani-Amado C.A. & Cuman R.K., “Rosmarinus officinalis L.
essential oil inhibits in vivo and in vitro leukocyte migration”. J. Med. Food,
V.14, n°9, (2011), 944-946.
156. Ehrnhöfer –Ressler M.M., Fricke K., Pignitter M., Walker J.M., Walker J.,
Rychlik M., et al., “Identification of 1,8-cineole, borneol, camphor, and
thujone as anti-inflammatory compounds in a Salvia officinalis L. infusion
using human gingival fibroblasts”, Journal of Agricultural and Food
Chemitry, V.61, (2013), 3451–3459.
157. Mengoni E.S., Vichera G., Rigano L.A., Rodriguez-Puebla M.L., Galliano
S.R., Cafferata E.E., Pivetta O.H., Moreno S. & Vojnov A.A., “Suppression
of COX-2, IL-1βand TNF-α expression and leukocyte infiltration in inflamed
skin by bioactive compounds from Rosmarinus officinalis L.”, Fitoterapia,
V.82, n°3, (2011), 414–421.
158. Degner S. C., Papoutsis A. J., & Romagnolo D. F., “ Health benefits of
traditional culinary and medicinal Mediterranean plants. In R. Ross Watson
(Ed.), Complementary and alternative therapies and the aging population”,
New York: E-Publishing Inc, (2009), 541-562.
159. Peng C.H., Su J.D., Chyau C.C., Sung T.Y., Ho S. S., Peng C.C., et al.,
“ Supercritical fluid extracts of rosemary leaves exhibit potent anti-
inflammation and anti-tumor effects”, Bioscience Biotechnology and
Biochemistry, V.71, n°9, (2007), 2223–2232.
160. Bai N., He K., Roller M., Lai C.S., Shao X., Pan M.H. & Ho C.T.,
“Flavonoids and phenolic compounds from Rosmarinus officinalis”, J.
Agric. Food Chem., V.58, n°9, 5363–5367.
161. Dias P.C., Foglio M.A., Possenti A. & Carvalho J.E., “Antiulcerogenic
activity of crude hydroalcoholic extracts of Rosmarinus officinalis L”, J.
Ethnopharmacol., V.69, 57-62.

162. Alnahdi H.S., “Effect of Rosmarinus officinalis extract on some Cardiac


Enzymes of Streptozotocin-induced Diabetic Rats”, J of Health Sci V.2,
(2012), 33-37.
163. Tsai C.W., Lin C.Y. & Wang Y.J., “Carnosic acid induces the NAD(P)H:
quinone oxidoreductase expression in rat clone cells through the
p38/nuclear factor erythroid-2 related factor pathway”, J. Nutr., V.141,
n°12, (2010), 2119–2125.
164. Slamenová D., Horváthová E., Kovacikova Z., Kozics K. & Hunakova L.,
“Administration of rosemary essential oil enhances resistance of rat
hepatocytes against DNA-damaging oxidative agents”, Food Chem.,
V.129, (2010), 64–70.
165. Fernández L.F., Palomino O.M. & Frutos G., “Effectiveness
of Rosmarinus officinalis essential oil as antihypotensive agent in primary
hypotensive patients and its influence on health-related quality of life”,
Journal of Ethnopharmacology, V. 151, n° 1, (January 2014), 509–516.
166. Sanders C., Diego M., Fernandez M., Field T., Hernandez-Reif M. &
Roca A., “EEG asymmetry responses to lavender and rosemary aromas
in adults and infants”. Int. J. Neurosci., V. 112, (2002), 1305-1032.
167. Heinrich, M., Kufer J., Leonti M. & Pardo-Santayana M., “Ethnobotany
and Ethnopharmacology interdisciplinary links with the historical
sciences”, J. Ethnopharmacol., V. 26, (2006), 565-73.
168. Burt S., “Essential oils: their antibacterial properties and potential
applications in foods a review”. Int. J. Food Microbiol., V.94, (2004), 223-
253 p.
169. AFNOR (Association Française de Normalisation), “ Recueil de normes :
les huiles essentielles ”. Tome 1. Echantillonnage et méthodes
d’analyse. AFNOR, Paris, (2000), 440 p.
170. NORME ISO 9235 , “Matières premières d’origine naturelle- vocabulaire”,
(2013).
171. PHARMACOPÉE EUROPEENNE, “Huile essentielle Aetherolea” (2008),
2098.01.
172. NICOLAS J. F., “Progrès en Dermato-Allergologie- Lyon”, John Libby
Eurotext, (2013), 391p.
173. GAZENGEL J.M. & ORECCHIONI A.M., “ le préparateur en pharmacie –
Guide théorique et pratique” 2 Ed. , Lavoisier, (2013),1761 p.
174. VIGAN M., “les huiles essentielles « leur retour et leur toxicité » in : progrés
en dermato-allergologie”, bordeaux, John Libbey Eurotext, (2009), 391 p.
175. Baser K.H.C. & Demirci F., “Chemistry of essential oils. In: Flavours and
fragrances—chemistry, bioprocessing and sustainability”. Springer, Berlin,
(2007) 43–86.
176. Zuzarte M. & Lígia S., “Essential Oils Chemistry In: Damião Pergentino de
Sousa : Bioactive Essential Oils and Cancer”, Springer, (octobre
2015), 292 p.
177. Prabuseeninivasan S., Jajakumar M. & ignacimuthu S., “In vitro
antibacterialactivity of some plant essential oils”, Bio Med Central
Complementart and Alternative Medicine, (2006), V. 6, N° 39.
178. Pourmortazavi S.M. & Hajimirsadeghi S.S., “Supercritical fluid extraction in plant
essential and volatile oil analysis”. Journal of Chromatography, (2007), V.1163, 2–
24.
179. Kaloustian J. & Hadji-Minaglou F., “ la connaissance des huiles
essentielles : qualitologie et aromathérapie : entre science et tradition, une
application médicale raisonnée”, Springer Science & Business Media,
(2013), 226 p.
180. Bardeau F., “Les huiles essentielles”, Fernand Lanore, (2009), 315 p.
181. Teixeira da Silva J.A., “Mining the essential oils of the Anthemideae”,
African Journal of Biotechnology, Vol.3, (2004), 706-720.
182. Hammer K.A., Carson C.F., Dunstan J.A., Hale J., Lehmann H., Robinson
C.J., Prescott S.L., & Riley T.V., “Antimicrobial and anti-inflammatory
activity of five Taxandria fragransoils in vitro”. Microbiology and
immunology, V. 52, (2008). 522-530.
183. Celiktas O. Y., Kocabas E. E. H., Bedir E. , Sukan F. V., Ozek T., & Baser
K.H.C., “Antimicrobial activities of methanolextracts and essential oils of
Rosmarinus officinalis, depending on location and seasonal variations”,
Food Chemistry, V.100, (2007), 553-559.
184. Hussain A.I., Anwar F., Sherazi S.T.H., Przybylski R., “Chemical
composition, antioxidant and antimicrobial activities of basil (Ocimum
basilicum) essential oils depends on seasonal variations”, Food Chem.,
V.108, (2008), 986-995.
185. Anwar F., Ali M., Hussain A.I., & Shahid M., “Antioxidant and antimicrobial
activities of essential oils and extracts of fennel (Foeniculum vulgare Mill.)
seeds from Pakistan”, Flavour Fragr. J., V.24, (2009), 170-176.
186. Maffei M.E., “Sites of synthesis, biochemistry and functional role of plant
volatiles”, South African Journal of Botany, V.76, (2010), 612-63.
187. Karray-Bouraoui N., Rabhi M., Neffati M., Baldan B., Ranieri A., Marzouk
B. et al., “Salt effect on yield and composition of shoot essential oil
and trichome morphology and density on leaves of Mentha pulegium”
Industrial Crops and Products, V.30, (2009), 338–343.
188. Oussalah M., Caillet S., Saicier L., Lacroix M., “Antimicrobial effects of
selected plant essential oils on the growth of a pseudomonas putida strain
isolated from meat ”, eat Science, V. 73, (2006), 236-244.
189. Anton R. & Lobstein A., “ Plantes aromatiques. Epices, aromates,
condiments et huiles essentielles ”, Tec & Doc, Paris, (2005), 522 p.
190. Ahmadi L., Mirza M., & Shahmir F., “The volatile constituents of Artemisia
marschaliana Sprengel and its secretory elements”. Flavour Fragr J.,
(2002). V.17, 141-143.
191. Bezić N., Šamanić I., Dunkić V., Besendorfer V., & Puizina J., “Essential
Oil Composition and Internal Transcribed Spacer (ITS) Sequence
Variability of Four South-Croatian SaturejaSpecies (Lamiaceae)”.
Molecules, V.14, (2009), 925-938.
192. Ciccarelli D., Garbari F., & Pagni A.M., “The flower of Myrtus
communis(Myrtaceae): Secretory structures, unicellular papillae, and their
ecological role”, Flora, V.203, (2008), 85-93.
193. Liolios C.C., Graikou K., Skaltsa E., & Chinou I., “Dittany of Crete: A
botanical and ethnopharmacological”, Journal of Ethnopharmacology,
V.131, (2010), 229-241.
194. Morone-Fortunato I., Montemurro C., Ruta C., Perrini R., Sabetta W.,
Blanco A., Lorusso E., & Avato P., “Essential oils, genetic relationships and
in vitro establishment of Helichrysum italicum (Roth) G. Don ssp. Italicum
from wild Mediterranean germplasm”, Industrial Crops and Products, V.32,
(2010), 639-649.
195. Cava R., Nowak E., Taboada A. & Marin-Iniesta F., “Antimicrobial activity
of clove and cinnamon essential oils against Listeria monocytogenes in
pasteurized milk”, J. Food Prot., V.70, (2007) , 2757–2763.
196. Dvaranauskaite A., Venskutonis P., Raynaud C., Talou T., Viskelis P. &
Sasnauskas A., “Variations in the essential oil composition in buds of six
black currant (Ribesnigrum L.) cultivars at various development phases”,
Food Chemistry, V.114, n°2, (2009), 671–679 p.
197. Hill L.E., Gomes C. & Taylor T.M., “LWT – food science and technology
characterization of beta-cyclodextrin inclusion complexes containing
essential oils (trans -cinnamaldehyde, eugenol, cinnamon bark, and clove
bud extracts) for antimicrobial delivery applications”, LWT – Food Science
and Technology, V.51, (2013), 86-93.
198. Lv., Huang H., L Yu., Whent M., Niu Y., Shi H., et al., “Phenolic
composition and nutraceutical properties of organic and conventional
cinnamon and peppermint”, Food Chemistry, V.132, n°3, (2012), 1442-
1450.
199. Wannes W. A., Mhamdi B., Sriti J., Ben Jemia M., Ouchikh O., Hamdaoui
G., et al., “Antioxidant activities of the essential oils and methanol extracts
from myrtle (Myrtus communisvar. italica L.) leaf, stem and flower”, An
International Journal Published for the British Industrial Biological
Research Association Food and Chemical Toxicology, V.48, n°5, (2010),
1362-1370.
200. Thompson J D., Chalchat J C., Michet A. & Linhart Y B., “EHLERS B-
Qualitative and quantitative variation in monoterpene co-occurrence and
composition in the essential oil of Thymus vulgaris chemotypes”, Journal of
chemical ecology, V.29, n°4, (2003).
201. Ormeno E., Fernandez C. & Mévy J P.,” Plant coexistence alters terpene
emission and content of Mediterranean species”, Phytochemistry, V.68,
(2007), 840-852.
202. Porter N., “Essential oils and their production”, Crop & Food Research, n°
39, (2001).
203. Guignard J. L. & Dupont F., “Botanique systématique moléculaire”, Ed.
Masson.13eme Edition.
204. Carson C F. & Hammer K A., “Chemistry and Bioactivity of Essential Oils.
In Thormar H.Lipids and Essential Oils as Antimicrobial Agents”, United
Kingdom, John Wiley & Sons Ltd, (2011), 204-238.
205. Dudareva N., Krzyzanowska J., Oleszek W. & Pistelli L., “Plant Volatiles:
Recent Advances and Future Perspectives”, Critical Rev. Plant Sci.,
(2006), V.25, n° 5, 417-440.
206. Unsicker S.B., Kunert G. & Gershenzon J., “Protective perfumes: the role
of vegetative volatiles in plant defense against herbivores Curr Opin”, Plant
Biol., V.12, n°4, (2009), 479-485.
207. Csekea L.J., Kaufmanb P.B. & Kirakosyan A., “The Biology of Essential
Oils in the Pollination of Flowers”, Natural product communications, V.2,
n°12, (2007), 1317-1336.
208. Pichersky E., Gershenzon J., “The formation and function of plant volatiles:
perfumes for pollinator attraction and defense”, Curr Opin Plant Biol., V.5,
(2002), 237-243.
209. Yan X. &Chen S., “Regulation of plant glucosinolate metabolism”, Planta,
V.226, (2007), 1343-1352.
210. Bekhechi C., Boti J.B., Bekkara Abdelouahid D.E., Casanova J. &
Toni F., “Isothymol in ajowan essential oil, Nat Prod Commun”, V.5, n°7,
(2010), 1107-1110.
211. Baldwin I.T., “Volatile Signaling in Plant-Plant Interactions: ‘Talking Trees’
in the Genomics Era”, Science, V.311, (2006), 812-815.
212. Roux D., Chaumont J.P., Cieur C., Millet J., Morel J.M. & Tallec D.,
“Conseil en aromathérapie’’, Pro-Officina, 2ème Edition, (2008), 13-31.
213. Ferhat M A., Meklati B Y. & Chemat F., ”Citrus d’Algérie : les huiles
essentielles et leurs procédés d’extractions”, Ed, Office des publications
universitaires, Alger, (2010), 157 p.
214. Boukhobza F. & Goetz P., “Phytothérapie en odontology”, Editions CdP
Initiatives Santé, (février 2014), 226 p.
215. Baser K.H.C., Buchbauer G., “Handbook of essential oils: Science,
Technology, and Applications”, CRC Press NW, (2010).
216. Cassel E., Vargas R.M.F., Martinez N., Lorenzo D., Dellacassa E.,
“Steam distillation modeling for essential oil extraction process”, Ind. Crops
Prod., V.29, (2009), 171–176.
217. Zhang X., Gao H., Zhang L., Liu D., Ye X., “Extraction of essential oil
from discarded tobacco leaves by solvent extraction and steam distillation,
and identification of its chemical composition”, Ind. Crops Prod., V.39,
(2012), 162-169 p.
218. Moncada J., Tamayo J. A. & Cardona C A., “Techno-economic and
environmental assessment of essential oil extraction from Oregano
(Origanum vulgare) and Rosemary (Rosmarinus officinalis) in Colombia”,
Journal of Cleaner Production, (September 2015).
219. Boukhatem M. N., Hamaidi M .S., Saidi F. & Hakim Y., “Extraction,
composition et propriétés physico-chimiques de l'huile essentielle du
Géranium Rosat (Pelargonium graveolens L.) cultivé dans la plaine de
Mitidja (Algérie)”, Revue Nature et Technologie, n° 03, (2010), 37-45.
220. Aboughe Angone S., Aworet Samseny C. & Eyele Mve M., “Quelques
propriétés des huiles essentielles des plantes médicinales du Gabon”,
Phytothérapie, V.13, (2015), 283-287.
221. Marrouf A. & Tremblin G., “Abrégé de biochimie appliqué”, Ed EDP
science”, (2009), 485 p.
222. Robert G., “Les Sens du Parfum.Osman”, Eroylles Multimedia Paris,
(2000), 224 p.
223. Proust B., “Petite Géométrie des Parfums”, Éditions du Seuil Paris, (2006),
126 p.
224. Duraffourd C. & Lapraz J C., “Traité de phytothérapie clinique, médecine
et endobiogenie”, Edition masson, (2002), 7-139 p.
225. Hemwimon S., Pavasant P. & Shotiprux A., “Microware-assisted extraction
of antioxidative anthraquinones from roots of Morinda Citrofolia”,
Separation and Purification Technology, (2007), 44-50.
226. Hattab M E., CulioliG., Piovetti L., Chitour S E. & Valls R., “Comparison
of various extraction methods for identification and determination of volatile
metabolites from the brown alga Dictyopteris membranacea”, Journal of
Chromatography, V.1143, (2007), 1–7.
227. Chiasson H., Bélanger A., Bostanian N., “Acaricidal properties of
Artemisia absinthium and Tanacetum vulgare (Asteraceae) essential oils
obtained by three methods of extraction”, J. Econ. Entomol, (2001), 167-
171.
228. Kaufmann B. & Christen P., “Recent extraction techniques for natural
products: Microwave-assisted extraction and pressurised solvent
extraction”, Phytochem. Anal, V.13, (2002), 105-113.
229. Olivero-Verbel J., González-Cervera T., Güette-Fernandez J., Jaramillo-
Colorado B. & Stashenko E., ”Chemical composition and antioxid activity of
essential oils isolated from Colombian plants”, Brazilian Journal of
Pharmacognosy, V.20, n°4, (2010), 568-574.
230. Lucchesi M.E., Chemat F. & Smadja J., “Solvent free microwave
extraction of essential oil from aromatic herbs. Comparison with
conventional hydro-distillation”, J Chromatogr A, V.1043, (2004), 323-327.
231. Preema Devi M., Chakrabarty S., Ghosh S K. & Bhowmick N., “Essential
Oil: Its Economic Aspect, Extraction, Importance, Uses, Hazards and
Quality in : Amit Baran Sharangi,Suchand Datta; Value Addition of
Horticultural Crops”, Recent Trends and Future Directions Springer, (février
2015), 342 p.
232. Wang L. & Weller C.L., “Recent advances in extraction of nutraceuticals
from plants”. Trends in Food Science & Technology, -V.17, n°6, (2006),
300-312.
233. Petrier C., Gondrexon N. & Boldo P., “Ultrasons et sonochimie.
Techniques de l'ingénieur ”, V. AF6310, (2008), 1-14.

234. Wenqiang G., Shufen L., Ruixiang Y., Shaokun T. & Can Q., “Comparison
of essential oils of clove buds extracted with supercritical carbon dioxide
and other three traditional extraction methods”. Food Chem .V.1001,
(2007), 1558-1564.
235. Gupta V., Mittal P., Bansal P., Khokra S.L. & Kaushik D., “Pharmacological
Potential of Matricaria recutita”, International Journal of Pharmaceutical
Sciences and Drug Research, V. 2, (2010) 12-16.
236. Martín A., Varona S., Navarrete A. & Cocero M.J., “Encapsulation and
CoPrecipitation Processes with Supercritical Fluids: Applications with
Essential Oils”, The Open Chemical Engineering Journal, V. 4, (2010), 31-
41.
237. Skold M., Karlberg A.T., Matura M. & Borje A., “The fragrance chemical β-
caryophyllene—air oxidation and skin sensitization”, Food and Chemical
Toxicology, V.44, (2006), 538–545.
238. Skold M., Hagvall L. & Karlberg A.T., “Autoxidation of linalyl acetate, the
main compound of lavender oil, creates potent contact allergens”, Contact
Dermatitis,V.58, (2008), 9-14.
239. Miguel, M.G., “Antioxidant and Anti-Inflammatory Activities of Essential
Oils”. Molecules, V.15, (2010), 9252-9287.
240. Thormar, H., “Lipids and Essential Oilsas Antimicrobial Agents”, John
Wiley & Sons Chichester, (2011).
241. Sell, C.S. (2006). “The Chemistry of Fragrance.From Perfumer to
Consumer”, 2eme edition,The Royal Society of Chemistry. Cambridge. 329
p.
242. Andrade E.H.A., Alves C.N., Guimarães E.F., Carreira, L.M.M. & Maia,
J.G.S., “Variability in essential oil composition of Piper dilatatum L.C.
Rich”. Biochem. Syst. Ecol., V.39, (2011), 669-675.
243. De Sousa D.P. Júnior G.A.S. Andrade L.N. & Batista J.S., “Spasmolytic
Activity of Chiral Monoterpene Esters”, Rec. Nat. Prod., V.5, (2011), 117-
122.
244. Regnault- Roger C., Philogène Bernard J.R. & Vincent C. “
biopesticides d’origine végétale”, 2eme Ed., Lavoisier, (2008), 576 p.
245. Eisenreich W., Rohdich F. & Bacher A., “Deoxyxylulose phosphate
pathway to terpenoids”, TRENDS in Plant Science, V. 6, n°2, (200), 78-84.
246. Bouwmeester H.J. (2006) “Engineering the essence of plants”, Nat.
Biotech.V. 24, 1359–1361.
247. Dubey V.S., Bhalla R. & Luthra R. “An overview of the non -mevalonate
pathway for terpenoid biosynthesis in plants”. J. Biosci. V.28, n°5, (2003),
637–646.
248. Brigitte-Milpied H., “Progrès en dermato-allergologie: Bordeaux 2009”,
John Libbey Eurotext, (2009), 391 p.
249. Bozin B., Mimica-Dukic N., Samojlik I. & Jovin E. “Antimicrobial and
antioxidant properties of rosemary and sage (Rosmarinus officinalis L. and
Salvia officinalis L., Lamiaceae essential oils”, Journal of Agricultural and
Food Chemistry, V.55, (2007), 7879–7885.
250. Calin-Sanchez A., Antoni S., Figiel A., Klaudiusz J., Maciej A., Angel A &
Carbonell-Barrachin, “Effects of vacuum level and microwave power on
rosemary volatile composition during vacuum–microwave drying”, Journal
of Food Engineering, V.103, (2011), 219–227.
251. Apostolides N. A. , El Beyrouthy M., Dhifi W. ,Najm S., Cazier F., Najem
W., Labaki M. & AbouKaïs A., “Chemical Composition of Aerial Parts of
Rosmarinus officinalis L. Essential Oil Growing Wild in Lebanon”, Journal
of Essential Oil Bearing Plants, V. 16, n° 2, (2013), 274-282.
252. Koul O., Suresh W. & Dhaliwal G.S., “Essential Oils as Green Pesticides:
Potential and Constraints”, Biopestic. Int. V.4, n°1, (2008), 63–84.
253. Silvant C., “L'Aromathérapie : La nature au service de l'humanité’’, (2015),
208 p.
254. Zaouali Y., Bouzaine T. & Boussaid M., “Essential oils composition in
two Rosmarinus officinalis L. varieties and incidence for antimicrobial and
antioxidant activities’’, Food Chem. Toxicol., V.48, (2010), 3144–3152.
255. Tisserand R. & Young R., “Essential Oil Safety: A Guide for Health Care
Professionals”, 2ème Edition, (2013), 784.
256. Djilani A. & Dicko A., The therapeutic benefits of essential oils. In:
Bouayed, J. Bohn T., Nutrition, Well-being and Health. Tech. Croatia,
(2012), 155–178.
257. Alitonou G.A., Tchobo F.P., Sessou P., et al., “Chemical composition,
antiradical and anti-inflammatory activities of four annonaceae from Benin”,
IJPCBS, V. 3, (2013), 914–23.
258. Eyele Mve Mba C., Menut C., Lamaty G., et al. “Aromatic plants of tropical
central Africa. Part XIX. Volatile components from leaves of two lamiaceae
from Cameroon: leucas deflexa hook and Solenostemon monostachyus (P.
Beauv) ” Briq. Flav. Fragr. J.,V.9, (1994), 315 p.
259. Gachkar L., Yadegari D., Rezaei M.B., et al., “Chemical and biological
characteristics of Cuminum cyminum and Rosmarinus officinalis essential
oils”. Food Chem.,V. 102, (2007), 898–904.
260. Obame LC, Bongui JB, Andzi BT, et al. “Antifungal and antibacterial
activities of Aucoumea klaineana Pierre Essential Oil From Gabon”, VRI
Phytomed, V. 2, (2014), 17–21.
261. Rasooli I., Fakoor M.H., Yadegarinia D., et al. “Antimycotoxigenic
characteristics of Rosmarinus officinalis and Trachyspermun copticum L.
essential oils”. Int J. Food Microbiol., V.122, (2008) 135–9
262. Soto-Mendivil E.A., Moreno-Rodriguez J.F., Estarron-Espinosa M., Garcia-
Fajardo J.A. & Obledo-Vazquez E.N., “Chemical composition and
fungicidal activity of the essential oil of Thymus vulgaris against Alternaria
citri-E-Gnosis”, V.4, n°16, (2006).
263. Ouraini D., Agoumi A., Alaoui M.I., Alaoui K., Cherrah Y., Alaoui M.A. &
Belabbas M.A., “Activité antifongique de l’acide oléique et des huiles
essentielles de Thymus saturejoides L. et de Mentha pulegium L., comparé
aux antifongiques dans les dermatoses mycosiques”, Phytothérapie, V.1,
(2007), 6-14.
264. De Billerbeck G., “Huiles essentielles et bactéries résistantes aux
antibiotiques”. Springer, Phytothérapie , V.5, (2007), 249–253.
265. Mahmoodi A., Roomiani L., Soltani M., Basti A. A., Kamali A. & Taheri
S., “Chemical Composition and Antibacterial Activity of Essential Oils and
Extracts from Rosmarinus officinalis, Zataria multiflora, Anethum
graveolens and Eucalyptus globulus”, Global Veterinaria, V. 9, n°1, (2012),
73-79.
266. Prabuseenivasan S., Jayakumar M. & Ignacimuthu S., “In vitro antibacterial
activity of some plant essential oils”, BMC Complement Altern. Med., V.6,
n°39, (2006), 1-8.
267. Bousbia N., Vian M.A., Ferhat M.A., Petitcolas E., Meklati B.Y. & Chemat
F., “Comparison of two isolation methods for essential oil from rosemary
leaves: Hydrodistillation and microwave hydrodiffusion and gravity’’, Food
Chem., V. 14, (2009), 355-362.
268. Hosni K., Hassen I., Chaâbane H., Jemli M., Dallali S. & Sebei H.,
“Enzyme-assisted extraction of essential oils from thyme (Thymus
capitatus L.) and rosemary (Rosmarinus officinalis L.), impact on yield,
chemical composition and antimicrobial activity’’, Ind. Crop Prod., V.
47, (2013), 291-299.
269. Piyo A., Udomsilp J., Khang-Khun P. & Thobunluepop P., “Antifungal
activity of essential oils from basil (Ocimum basilicum Linn.) and sweet
fennel (Ocimum gratissimum Linn.): Alternative strategies to control
pathogenic fungi in organic rice”, As. J. Food Ag-Ind. Special Issue, (2009),
S2-S9.
270. Hadizadeh I., Peivastegan B. & Hamzehzarghani H., “Antifungal activity of
essential oils from some medicinal plants of Iran against Alternaria
alternate”, American Journal of Applied Sciences V.6, n°5, (2009), 857-
861.
271. Caillet S. & Lacroix M., “Les huiles essentielles : leurs propriétés
antimicrobiennes et leurs applications potentielles en alimentaire. INRS-
Institut Armand-Frappier, (RESALA), (2007), 1-8.
272. Castano P., Hader I., Ciro G., Zapata J.E. & Jimenez S.L., “Bactericidal
activity of ethanolic leaf extract and leaf essential oil of Rosmarinus
officinalis L. on some foodborne bacteria Vitae”, J. Pharm. Chem.
Faculty, V.17,n° 2, (2010), 149–154.
273. Cantrell C.L., Dayan F.E. & Duke S.O., “Natural products as sources for
new pesticides”, J. Nat. Prod.,V. 75, (2012), 1231–1242.
274. Isman M.B., Miresmailli S. & Machial C., “Commercial opportunities for
pesticides based on plant essentials oils in agriculture, industry and
consumer products” Phytochem. Rev., V.10, (2011), 197–204.
275. ZAIM A., Lahsen E. & Abdellah F., “Effets des huiles essentielles
d’Artemisia herba-alba sur la survie des criquets adultes d’Euchorthippus
albolineatus (Lucas, 1849)’’, Bulletin de l’Institut Scientifique, Rabat,
section Sciences de la Vie, V. 34, n°2, (2012), 127-133.
276. Pawar V.V. & Thaker V.S., “Evaluation of the anti- Fusariumoxysporum f.
sp cicer and anti-Alternaria porri effects of some essential oils”, World J.
Microb. Biot., V.23, (2007), 1099-1106.
277. Delimi A., Taibi F., Fissah A., Gherib S., Bouhkari M. & Cheffrour A., “Bio-
activité des huiles essentielles de l’Armoise blanche Artemessia herba alba
: effet sur la reproduction et la mortalité des adultes d’un ravageur des
denrées stockées Ephestia kuehniella(Lepidoptera)”, Afrique SCIENCE, V.
09, n°3, (2013), 82 – 90.
278. Bartosz G., “Generation of reactive oxygen species in biological systems”,
Comments on Toxicology,V. 9, (2003), 5-21.
279. Halliwell B. & Whiteman M., “Measuring reactive species and oxidative
damage in vivoand in cell culture: how should you do it and what do the
results mean?”, British journal of pharmacology, V.142, (2004), 31-2.
280. Lehucher-Michel M.P., Lesgard, J.F., Delubac O. & Stocker P., “Durand,
P., Prost, M. Stress oxydant et pathologies humaines”, La Presse
médicale, V. 30, (2001), 1076-1081.
281. Koechlin-Ramonatxo C., “Oxygène, stress oxydant et supplémentations
antioxydantes ou un aspect différent de la nutrition dans les
maladies respiratoires”. Nutrition clinique et métabolisme, V. 20,
(2006),165–177.
282. Berger M.M., “Manipulations nutritionnelles du stress oxydant : état des
connaissances”, Nutrition Clinique et Métabolisme, V. 20, (2006), 48-53
283. Zelko I.N., Marian T.J. & Folz R.J., “Superoxide dismutase multigene family
: a comparison of the CuZn-SOD (SOD1), Mn-SOD (SOD2), and EC-SOD
(SOD3) gene structures, evolution, and expression”, Free radical biology &
medicine,V. 33, (2002), 337-349.
284. Sorg O., “Oxidative stress: a theoretical model or a biological reality”,
Comptes Rendus Biologies,V. 327, (2004), 649-662.
285. Favier A., “Intérêt conceptuel et expérimental dans la compréhension des
mécanismes des maladies et potentiel thérapeutique”, L’actualité
Chimique, (2003),108-115.
286. Neuzil J. & Stocker R., “Bilirubin attenuates radical-mediated damage to
serum albumin”, FEBS Letters, V. 331, (1993), 281-284.
287. Martinez-Cayuela M., “Oxygen free radicals and human disease”,
Biochimie,V. 77, n°3, (1995),147-61.
288. Garait B., “Le stress oxydant induit par voie métabolique (régimes
alimentaires) ou par voie gazeuse (hyperoxie) et effet de la Glisodin”,
Thèse pour obtenir le grade de docteur de l’université Joseph Fourier-
Grenoble, (2006).
289. Pincemail J., Bonjean K., Cayeux K. & Defraigne J.O., “Physiological
action of antioxidant defences”, Nutrition Clinique et Métabolisme, V.
16, (2002), 233-239.
290. Lisu W., Jui-Hung Y., Hsiao-Ling L. & Ming-Jiuan W., “Antioxydant
effect of methanol extracts from Lotus Plumule and Blossom
(Nelumbo nucifeca Gertn)”, Journal of food and drug analysis, V.11, n°1,
(2003), 60-66.
291. Bourkhiss M., Hnach M.P., Costa J., Farah A. & Satrani B., “propriétés
antioxydantes et anti-inflammatoires des huiles essentielles des différentes
parties de tetraclinis articulata (vahl) masters du maroc“, bulletin de la
société royale des sciences de liège, V. 79, (2010), 141-154.
292. Anonyme., DPTA., “Monographie de la Wilaya de Djelfa”. Direction de la
Pacification et de l’Aménagement du Territoire (DPTA), (2003), 6-22.
293. Nadia Brague-Bouragba., Ahmed Brague., Saliha Dellouli., François
Lieutier., “Comparaison des peuplements de Coléoptères et d’Araignées
en zone reboisée et en zone steppique dans une région présaharienne
d’Algérie”, C. R. Biologies V.330, (2007), 923-939 p.
294. O.N.M., « Office National de la Météorologie », 2003-2013.
295. Lazouni H.A., Benmansour A., Taleb-bendiab S.A. & Chabane S.D.,
“Composition des constituants des huiles essentielles et valeurs nutritives
du Foeniculum vulgare Mill”, Journal of Sciences & Technologie, V.25,
(2007), 7-12.
296. Boukssaim H., Ghanmi M., Satrani B., Aafi A., Aberchane M., Khia, A.
Alaoui M. S. B., Chaouch A. & Farah A., “Caractérisation chimique et
microbiologique des huiles essentielles des rameaux, des cônes et du bois
de Cupressus atlantica , arbre forestier endémique du Maroc ”,
Phytothérapie, V. 11, n° 5, (October 2013), 294-300.
297. Official Methods of Analysis (A.O.A.C), 17th Ed, Maryland, U.S.A., (2000),
360 pages.
298. Clevenger J.F., “Apparatus for the determination of volatile oil”, J. Am.
Pharm. Assoc., 17, (1928), 341–346.
299. PHARMACOPEE EUROPEENNE, 2005. 6ème Edition : Tome 1 et 2.
300. Bourkhiss M., Hnach M., Bourkhiss B., Ouhssine M., Chaouch A. &
Satrani B., “Effet de séchage sur la teneur et la composition chimique des
huiles essentielles de Tetraclinis articulata (Vahl) Masters’’, Agro-solutions,
V.20, n°1, (2009), 45.
301. Seguin M. Tardif B., Deschenea J., “Physique XXI - Tome C - Ondes et
physique moderne’’, De Boeck, (2010), 572p.
302. Wilkinson J.M., “Methods for testing the antimicrobial activity of extracts”,
Chapiter VIII, (2006), 157-165.
303. Denis F., Ploy M.C., Martin C., Bingen E. & Quentin R., “Bactériologie
médicale. Techniques usuelles”, Edition MASSON, (2007), 546 p.
304. Oussou K.R., Yolou S., Boti J.B., Guessennd K.N., Kanko C., Ahibo C. &
Casanovad J., “Etude chimique et activité anti-diarrheique des huiles
essentielles de deux plantes aromatiques de la pharmacopée ivoirienne”.
European Journal of Scientific Research, V.24, n°1, (2008), 94-103.
305. Kaya T. & Koser H., “Direct Upstream Motility in Escherichia Coli”,
Biophysical Journal, V.102, n°7, (2012), 1514-1525.
306. Yang J., Nan .u, Yu-Jie F., Wei W., Meng L., Chun-Jian Z., Yuan-Gang Z.
& Xiao-Lei L., “Chemical composition and antimicrobial activity of the
essential oil of Rosemary”, Environmental Toxicology and Pharmacology,
V.32, (2011), 63–68.
307. Ghazghazi H., Aouadhi C. , Weslati M., Trakhna F., Sebei H., Maaroufi A.
& Hasnaoui B., “Chemical Composition and in vitro Antimicrobial Activities
of Mentha pulegium Leaves Extracts against Foodborne Pathogens”,
Journal of Food Safety, V.33, n°3, (Aout 2013), 239–246.
308. Nikolić M., Glamočlija J., Ferreira I.C.F.R., Calhelha R. C., Fernandes Â.,
Marković T., Marković D., Giweli A. & Soković M., “Chemical composition,
antimicrobial, antioxidant and antitumor activity of Thymus
serpyllum L., Thymus algeriensis Boiss. and Thymus
vulgaris L. essential oils”, Industrial Crops and Products, V. 52, (January
2014),183-190.
309. Molyneux P., “The use of the stable free radical diphenylpicrylhydrazyl
(DPPH) for estimating antioxidant activity Songklanakarin”, J. Sci.
Technol., V.26, n°2, (2004), 211-219.
310. Popovici C., Ilonka S. & Bartek T., “Evaluation de l’activité antioxydant
des composés phénoliques par la réactivité avec le radical libre DPPH”,
Revue de génie industriel, V.4, (2009), 25-39.
311. Laguerre M., López-Giraldo L.J., Lecomte J., Pina M. & Villeneuve P.,
“Outils d’évaluationin vitro de la capacité antioxydante”, Oilseeds & fats
Crops and Lipids, V. 14, n° 5, (Septembre-Octobre 2007), 278-292.
312. Szabo M.R., Iditoiu C., Chambre D. & Lupea A.X., “Improved DPPH
determination of antioxidant activity spectrophotometric assay”, Chem.
Pap., V.61, n°3, (2007), 214-216.
313. Meléndez N.P., Nevárez-Moorillón V., Rodríguez-Herrera R., Espinoza
J.C. & Aguilar C. N., “A microassay for quantification of 2,2-diphenyl-1-
picrylhydracyl (DPPH) free radical scavenging”, African Journal of
Biochemistry Research, V. 8, n°1, (January 2014), 14-18.
314. Asghar Z. & Masood Z., “Evaluation of antioxidant properties of silymarin
and its potential to inhibit peroxyl radicals in vitro”. Pak. J. Pharm. Sci., V.
3, (2008), 249-254.
315. Martysiak-Żurowska D. & Wenta W., “A comparison of ABTS and DPPH
methods for assessing the total antioxidant capacity of human milk”. Acta
Sci. Pol. Technol. Aliment.,V. 1, n°11, (2012), 83-89.
316. Li W., Hosseinian F.S., Tsopmo A., Friel J.K. & Beta T., “Evaluation of
antioxidant capacity and aroma quality of breast milk”, Nutrition,V. 25, n°1,
(2009), 105-114
317. Rolland Y., “Antioxydants naturels végétaux”, OCL. V.11, n°6, (2004), 419-
424.
318. Talbi H., Boumaza A., El-mostafa K., Talbi J. & Hilali A., “Evaluation de
l’activité antioxydante et la composition physico-chimique des extraits
méthanolique et aqueux de la Nigella sativa L. ”, Environ. Sci., V. 6, n°4,
(2015), 1111-1117.
319. Subramanion L.J., Zuraini Z. & Sasidharan S., “Phytochemicals screening,
DPPH free radical scavenging and xanthine oxidase inhibitiory activities of
Cassia fistula seeds extract”, Journal of Medicinal Plants Research, V. 5,
n°10, (May 2011), 1941-1947.
320. Sharma R. K., Sharma N., Samant S. S., Nandi S. K. & Palni L. M. S.,
“Antioxidant Activities in Methanolic Extracts of Olea Ferruginea Royle
Fruits” International Journal of Bioscience, Biochemistry and
Bioinformatics, V. 3, n° 2, (March 2013).
321. Sharma O.P. & Bhat T.K., “DPPHantioxidant assay revisited“, Food Chem.,
V.113, (2009), 1202–1205.
322. Santos C., Goreti B., Ilda C., Amílcar T., Fernanda M. & Ferreira,
“Antioxidant activity assessment in fruit liquors and spirits: methods
comparison“, Ciência Téc. Vitiv. V.29, n°1, (2014), 28-34.
323. Kamkar A., Javan A.J., Asadi F. & Kamalinejad M., “The antioxidative
effect of Iranian Mentha pulegiumextracts and essential oil in sunflower oil”,
Food and Chemical Toxicology, V.48, (2010),1796-1800.

324. Meddour A., Yahia M., Benkiki N. & Ayachi A., “Etude de l'activité
antioxydante et antibactérienne des extraits d'un ensemble des parties de
la fleur du capparis spinosa L. ” Lebanese Science Journal, V.14, n°1,
(2013).
325. Scherer R. & Godoy H. T., “Antioxidant activity index (AAI) by the 2,2
diphenyl-1-picrylhydrazyl method”, Food Chemistry, V.112, (2009), 654-
658.
326. Sharififar F., Moshafi M.H., Mansouri S.H., Khodashenas M. &
Khoshnoodi M., “In vitro evaluation of antibacterial and antioxidant
activities of the essential oil and methanol extract of endemic Zataria
multiflora Boiss Food Control”, V.18, (2007), 800–805.
327. Tirzitis G. & Bartosz G., “Determination of antiradical and antioxidant
activity: basic principles and new insights”, ACTA ABP Biochimica Polonica
, V. 57, n° 1, (2010), 139–142.
328. Pérez-Jiménez, J. & Saura-Calixto F., “Antioxidant capacity of dietary
polyphenols determined by ABTS assay: a kinetic expression of the
results. International”, Journal of Food Science and Technology,V. 43,
(2008),185-191.
329. Bougandoura N. & Bendimerad N., “Evaluation de l’activité antioxydante
des extraitsaqueux et méthanolique de Satureja calamintha ssp.Nepeta
(L.) Briq“, Revue « Nature & Technologie ». B- Sciences Agronomi ques et
Biologiques, n°09, (2013), 14-19.
330. Nenadis N. & Tsimido M., “Observations on the estimation of scavenging
activity of phenolic compounds using rapid 1,1-diphenyl-2-
picrylhydrazyl(DPPH•) tests”, Journal of the American Oil Chemists'
Society, V.79, n° 12, (2002), 1191-1195.
331. Villano D., Fernandez-Pachon M.S., Moya M.L., Troncoso A.M. &
Garcia Parilla M.C., “Radical scavenging ability of phenolic compounds
towards DPPH free radical”, Talanta, V. 71, (2007), 230–235.
332. Barkat M. & Laib I., “Antioxidant activity of the essential oil from the flowers
of Lavandula stoechas“, Journal of Pharmacognosy and Phytotherapy, V.4,
n°7, (2012), 96-101.
333. Brand-Williams W., Cuvelier M.E. & Berset C., “Useof a free radical
method to evaluate antioxidant activity”, Lebensmitel–Wissenschauft und
Technologie, V.28, (1995), 25-30.
334. Marinova G. & Batchvarov V., “Evaluation of the methods for
determinationof the free radical scavenging activity by DPPH “, Bulgarian
Journal of Agricultural Science, V.17, n°1, (2011), 11-24 Agricultural
Academy.
335. Sanchez-Moreno C., Larrauri Jose A. & Saura-Calixto F.A., “Procedure to
Measure the Antiradical Efficiency of Polyphenols”, Journal of the Science
of Food and Agriculture, V.76, n°2, (1998), 270-276.
336. Tepe B., Sokmen M., Akpulat H.A. & Sokmen A., “Screening of the
antioxidant potentials of six Salvia species from Turkey”, Food Chem.,
V.95, (2006), 200-204.
337. Athamena S., Chalghem I., A. Kassah-Laouar S., Laroui & Khebri S.,
“Activite anti-oxydante et antimicrobienne d’extraits de Cuminum cyminum
L.’’, Lebanese Science Journal, V. 11, n°1, (2010), 69-81.
338. M’hir S., Sifi S., Chammem N., Sifaoui I. , Mejri A., Moktar H. &
Abderrabba M., “Antioxidant effect of essential oils of Thymus, Salvia and
Rosemarinus on the stability to auxidation of refined oils”, Annals of
Biological Research, 2012, V.3, n°9, 2012, 4259-4263.
339. Himed L. & Barkat M., “Élaboration d’une nouvelle margarine additionnée
des huiles essentielles de Citrus limon “, Oilseeds & fats Crops and Lipids
, OCL ,V.21, n°1, (2014), A102.
340. Li H.B., Wong C-C., Cheng K-W. & Feng C., “Antioxidant properties in vitro
and total Phenolic contents in methanol extracts from medicinal plants”,
Lebensmittel- Wissenschaft and Technology, V. 41, n°3, (2008), 385–390.
341. Jayaprakasha G. K. & Singh R.P., "Antioxidant activity ofgrape seed (Vitis
vinifera) extracts on peroxidation models in vitro." Food Chemistiy, V.73,
n°3, (2001), 285-290.
342. Oyaizu M., “Studies on products of browning reaction : antioxydative
activity of products of browning reaction”, J Nutr. Japon, V.44, (1986), 307-
315.
343. Karagozler A., Erdag B. & Calmaz Emek Y., “Antioxydant activity and
proline contentof leaf extracts from Dorystoechas hastate”, Food Chem ,
V.111, (2008), 400-407.
344. Doukani K., Tabak S., Derrriche A. & Hacini Z., “Etude physicochimique et
phytochimique de quelques types de miels Algériens“, Revue Ecologie-
Environnement, V. 10, (2014), 37-49.
345. Chung Y.C., Chang C.T., Chao W.W., Lin C.F. & Chou S.T., “Antioxidative
activity and safety of the 50% ethanolic extract from red bean fermented by
Bacillus subtilis IMR-NK1”. Journal of Agricultural and Food Chemistry, V.
50, (2002), 2454–2458.
346. Organisation Internationale de Normalisation (ISO 662), “Corps gras
d'origines animale et végétale, Détermination de la teneur en eau et en
matières volatiles’’, (1998), 7p.
347. Okoh O.O., Sadimenko A.P., Asekun O.T., et al. “The effects of drying on
the chemical components of essential oils of Calendula officinalis L.’’,
African J. of Biotech., V. 7, n°10, (2008), 1500-1502.
348. Ahmadi K., Sefidkon F. & Osareh M.H., “Effect of drying methods on
quantity and quality of essential oil three genotype of Rosa damascene
Mill.’’, Iranian Journal of Medicinal and Aromatic Plants, V. 24, n°2, (2008),
162-176.
349. Ronicely R., Evandro M., Lauril R., Luiz B. & Jose M., “Effect of drying air
temperature upon the essential oil content from Guaco’’. International
Conference of Agricultural Engineering, Brazil, (2008), 1-4.
350. Diana L., Ronicely R., Evandro M., Evan V. & Antonio P., “Influence of
drying air temperature on the essential oil content from Melaleuca
alternifolia Cheel’’, International Conference of Agricultural Engineering,
(2008), 1-4.
351. Singh B.P., “Germplasm introduction, exchange, collection and
conservation of medicinal and aromatic plants-Their export potential’’, 2nd
Edition, Aavishkar Publishers, Rajasthan, (2009), 1-26.

352. Aghfir M., Kouhila M., Jamali A. & Ait Mohamed L., “Séchage solaire
convectif pour la conservation des feuilles de romarin (Rosmarinus
officinalis)’’, J.I.T.H., Albi, France. ENSTIMAC, (2007), 5p.
353. Dabiré C.M., Eloi P., Roger H.Ch.N., Abdoul D.S., Jeanne M.R. &
Mouhoussine N., “L’huile essentielle de Grangea maderaspatana (L.) poir.
du Burkina Faso : rendement d’extraction et composition chimique’’, J.
Soc. Ouest-Afr. Chim., V. 28, (2009), 81-86.
354. Dabiré C., Roger H.C.N., André B., Mouhousine N. & Faustin S.S., “Effet
du séchage de la matière végétale sur la composition chimique de l’huile
essentielle et l’activité antioxydante d’extraits de Ocimum basilicum L.’’, Int.
J. Biol. Chem. Sci., V. 5, n°3, (2011), 1082-1095.
355. Szumny A., Figiel A., Gutiérrez-Ortíz A. & Carbonell-Barrachina A.A.,
“Composition of rosemary essential oil (Rosmarinus officinalis) as affected
by drying method”, Journal of Food Engineering, V. 97, n°2, (2010),253-
260.
356. Benjilali B. & Zrira S., “Plantes Aromatiques & médicinales. Atouts du
secteur et exigences pour une valorisation durable “, Actes Edition, Rabat,
(2005), 346 p.
357. Mighri H., Ahmed A , Casanova J. & Felix T., “Influence of Drying Time
and Process on Artemisia herba-alba Asso Essential Oil Yield and
Composition”, Journal of essential oil-bearing plants JEOP, V.12, n°3,
(2009), 358-364.
358. Souza C. R. F., Schiavetto I. A., Thomazini F. C. F. & Olivieira W. P. 2008.
“Processing of Rosmarinus officinalis linne extract on spray and sponted
bed dryers”, Brazilian journal of chemical ingineering., V.25, n°1, (2008),
59-69.
359. Moghtader M. & Afzali D., “Study of the antibacterial properties of the
essential oil of Rosemary”. American‐ Eurasian J. Agric. Environ Sci.,V. 5,
n°3, (2009), 393-397.

360. Jordán M.J., Lax V., Rota M.C., Lorán S. & Sotomayor J. A., “Effect of
the phenological stage on the chemical composition, and antimicrobial
and antioxidant properties of Rosmarinus officinalis L. essential oil
and its polyphenolic extract”, Industrial Crops and Products, V.48,
(2013 a), 144– 152.
361. Jordán M.J., Lax V., Rota M.C., Lorán S. & Sotomayor J. A., “Effect of
bioclimatic area on the essential oil composition and antibacterial activity of
Rosmarinus officinalis L.” Food Control, V. 30, (2013b) 463-468.
362. Boukrich F., Zouari S., Neffati M., Abdelly C., Liu K., Casanova J. &
Tomi F., “Chemical variability of Artemisia herba-alba Asso growing wild in
Semi-arid and Arid Land (Tunisia)”, J. Essent. Oil Res., V. 22, (2010), 331-
335.
363. Hamrouni-Sellami I., Maamouri E., Chahed T., Aidi Wannes W., Elyes
Kchouka M. & Marzouk B., “Effect of growth stage on the content
and composition of the essential oil and phenolic fraction of sweet
marjoram (Origanum majorana L.)”, Ind. Crops Prod. V. 30, (2009),
395–402.
364. Singh M. & Guleria N., “Influence of harvesting stage and inorganic and
organic fertilizers on yield and oil composition of rosemary (Rosmarinus
officinalis L.) in: a semi-arid tropical climate”, Industrial Crops and
Products, V. 42,(2013), 37-40.
365. Mighri H., Akrout A., Casanova J., Tomi F. & Neffati M., ”Impact of season
and harvest frequency on biomass and essential oil yields of Artemisia
herba-alba cultivated in southern Tunisian”, Exp. Agric., V. 4 & 5, (2009),
499-508.
366. Hudaiba M. & Aburjai T., “Composition of the essential oil from Artemisia
herba-alba grown in Jordan”, J. Essential Oil Res., V. 18, n°3, (2006), 301-
304.
367. Lograda T., Ramdani M., Chalard P. & Figueredo G., “Characteristics of
essential oils of Rosmarinus officinalis from eastern Algeria”, Global
Journal of Research on Medicinal Plants & Indigenous Medicine, V.2,
(2014), 794-807.
368. Fechtal M., Ismaili R. & Zine el Abidine A., “Effet de la transplantation sur
la qualité et le rendement en huiles essentielles du romarin (Rosmarinus
officinalis L.)”, Annales de la recherche forestière au Maroc, V. 34, (2001),
94-102.
369. Fechtal M., Zine el Abidine A., Hachmi M., Sesbou A. & Karkouzi R.,
“Variabilité infraspecifique du rendement et de la composition chimique des
huiles essentielles du Romarin (Rosmarinus officinalis L.) ”, Annales
de la recherche forestière au Maroc, V. 36 (2005), 98-106
370. Douiri L. F., Boughdad A., Moulay H. A. & Moumni M., “Biological Activity
of Rosmarinus Officinalis Essential Oils against Callosobruchus Maculatus,
(Coleoptera, Bruchinae)”, Journal of Biology, Agriculture and Healthcare,
V. 4, n°2, (2014), 5-14.
371. Ayadi S., Jerribi C. & Abderrebba M., “Extraction et étude des huiles
essentielles de Rosmarinus Officinalis L. cueillie dans trois régions
différentes de la tunisie”. J Soc Alger Chim., V. 21, n°1, (2011), 25–33.
372. Van Vuuren S.F., Suliman S., Viljoen A.M., “The antimicrobial activity of
four commercial essential oils in combination with conventional
antimicrobials” Lett. Appl. Microbiol., V. 48, (2009), 440–446.
373. Fellah M. R. & Abderraba M., “Extraction et étude des huiles essentielles
de la Salvia officinalis L. cueillie dans deux régions différentes de la
Tunisie”, journal de la société algérienne de chimie, V.16, n°2, (2006),
193-202.
374. Silano V. & Delbò M., “Assessment report on Foeniculum vulgare Miller ”,
European Medicines Agency, London, (2008), 23 p.
375. Marzoukia H., Elaissib A., Khaldic A., Bouzidd S., Falconierie D., Marongiu
B., Pirasa A. & Porcedda S., “Seasonal and geographical variation of
Laurus nobilis L. essential oil from Tunisia”. The Open Natural Products
Journal, V. 2, (2009), 86-91.
376. Tawfeeq A., Culham A., Davis F., Reeves M., “Does fertilizer type and
method of application cause significant differences in essential oil yield and
composition in rosemary (Rosmarinus officinalis L.)?”,
Industrial Crops and Products, V. 17, (2016), 88 p.

377. Moumni M., Elwatik L., Kassimi A. & Homrani B.A., “Insecticidal activity of
the essential oil from seven accessions of Artemisia herba-alba asso
domesticated in Errachidia (south-east of Morocco) against Tribolium
castaneum”, Int. Journal of Engineering Research and Applications, V. 4,
n°6, (2014), 33-36.
378. Dutta A., Batra J., Pandey-Rai S., Singh D., Kumar S. & Sen J.,
“Expression of terpenoid indole alkaloid biosynthetic pathway genes
corresponds to accumulation of related alkaloids in Catharanthus roseus
Planta”, V.83, (2005), 220–376
379. Hilan C., Sfeir R., Jawish D. & Aitour S., “Huiles essentielles de certaines
plantes médicinales libanaises de la famille des Lamiaceae “, Libanaise
Science Journal, V.7, n°2, (2006), 13-22.
380. Shakhnoza S.A., Anna I.G. & Valentina I.V., “Lipids, Lipophilic Components
and Essential Oils from Plant Sources’’, Springer Science & Business
Media”, (2011), 992.
381. Office National Interprofessionnel des Plantes à Parfum, Aromatiques et
Médicinale, ONIPPAM, “Filière Plantes Aromatiques et à Parfum, Synthèse
régionale : Alternatives Agricoles à l’arrachage de la vigne’’, (2008), 1-8.
382. Kanko C., Sawaliho B.E., Kone S., Koukoua G. & N’guessan Y.T., “Etude
des propriétés physico-chimiques des huiles essentielles de Lippia
multiflora, Cymbopogon citratus, Cymbopogon nardus, Cymbopogon
giganteus’’, Comptes rendus Chimie, V. 7, (2004) ,1039-1042.
383. Salido S., Valenzuela L.R., Altarejos J., Nogueras M., Sanchez A. & Cano
E. “Composition and infraspecific variability of Artemisia herba-alba from
southern Spain’’, Biochem. Syst. Ecol., V. 32, (2004), 265-277.
384. Paolini J., El Ouariachi, E.M., Bouyanzer A., Hammouti B., Desjobert J.M.,
Costa J.& Muselli A., “Chemical variability of Artemisia herba-alba Asso
essential oils from East Morocco’’, Chemical Papers, V. 64, (2010), 550-
556.

385. Bouchikhi T., Z., Bendahou M. & Khelil M.A. “Lutte contre la bruche
acanthoscelides obtectus et la mite tineola bisselliella par les huiles
essentielles extraites de deux plantes aromatiques d’Algerie’, Lebanese
Sci. J., V. 11, n°1, (2010), 55-68.
386. Dahmani-Hamzaoui N. & Baaliouamer A., “Chemical composition of
Algerian Artemisia herba-alba essential oils isolated by microwave and
hydrodistillation”, J. Essential Oil Res., V. 22, n°6, (2010), 514-517.
387. Dob T. & Ben Abdelkader T., “Chemical composition of the essential oil of
Artemisia herba-alba asso grown in Algeria”, J. Essen. Oil Res., V.18,
(2006), 685-690.
388. Dahmani-Hamzani N. & Baaliouamer A., “Chemical composition of the
Algerian essential oil of Artemisia herba-alba native to Dejelfa”, Riv. Ital.
EPPOS., V. 40, (2005).
389. Maiza-Benabdesselam F., Bekka F., Touati A., Ceyhan Gören A. &
Benallaoua S.,“Antibacterial activity of essential oils of two Algerian
medicinal plants: origanum glandulosum desf. and artemisia herba alba
asso“,Life Sciences Leaflets,V. 16, 583-594.
390. Bouzidi N., Mederbal K. & Raho G. B., “Antioxidant Activity of Essential Oil
of Artemisia herba alba”, J. Appl. Environ. Biol. Sci., V.6, n°5, (2016), 59-
65.
391. Houbairi S., Elmiziani I., Lamiri A. & Essahli M., “Comparison of the
Antioxidant Activity of Aromatic Medicinal Plants of Moroccan Origin”,
European Journal of Medicinal Plants, V.10, (2015), 1-10.
392. Boutkhil S., El Idrissi M., Amechrouq A., Lakhlifi T. & Chakir S. “Chemical
composition of the essential oil of Artemisia herba Alba (Asso)
populations”, Phys. & Chem. News, V. 47, (2009), 133-137.
393. Sharifian I., Hashemi S.M., Aghaei M. & Alizadeh M., “Insecticidal activity
of Artemisia herba-alba Asso against three stored product beetles”,
Biharean Biologist, V. 6, (2012), 90-93.
394. Aghaei M., Alizadeh M. & Sharifian I. “Chemical composition of essential
oil of Artemisia herba-alba from West Azerbaijan, Iran”, E.J. Env. Agric. &
Food Chem., V. 10, n°6, (2011), 2413-2416.
395. Salido S., Altarejos J., Nogueras M. & Sánchez A. “Chemical composition
of the essential oil of Artemisia herba-alba Asso ssp. valentina (Lam.)
Marcl”, J. Essential Oil Res., V. 13, n° 4, (2001), 221-224.
396. Abaas I.S., Hamzah J. M. & Ali H.M., “Analysis with evaluation of drying
temperature on essential oil content of Achillea frayrantissima L. and
Artemisia herb-alba L.”, Int. J. Pharm. Pharm. Sci., V. 5, n°3, (2013), 913-
914.
397. Vernin, G., Merad, O., Vernin, G.M.F., Zamkotsian, R.M., Pa´rka ´nyi, C.,
“GC–MS analysis of Artemisia herba-albaAsso essential oils from Algeria.
In: Charalambous, G. (Ed.), Food Flavors: Generation, Analysis and
Process Influence”, Elsevier Science BV, Amsterdam, (1995), 147–205.
398. Akrout A., AL Jani H., Amouri S. & Neffati M. “Screening of antiradical and
antibacterial activities of essential oils of Artemisia campestris L., Artemisia
herba-alba Asso, & Thymus capitatus Hoff. Et Link. Growing wild in the
southern of Tunisia”, Recent Research in Science and Technology, V. 2,
n°1, (2010), 29-39.
399. Mighri, H., Akrout, A., Neffati, M., Tomi, F. & Casanova, J., “The essential
oil from Artemisia herba-alba Asso cultivated in Arid Land (South Tunisia)”,
J. Essent. Oil Res. 21, (2009c), 453–456.
400. Mighri, H., Akrout, A., El-jeni, H., Zaidi, S., Tomi, F., Casanova, J. &
Neffati, M., “Composition and intraspecific chemical variability of the
essential oil from Artemisia herba alba growing wild in a Tunisian arid
zone”, Chem. Biodivers., V. 7, (2010), 2709–2717.
401. Aleksandar R., Isidora M., Nebojša P., Tatjana Ć., Saša V. & Momir M.,
“Antioxidant activity of rosemary (Rosmarinus officinalis L.) essential oil
and its hepatoprotective Potential”, BMC Complementary and Alternative
Medicine, V. 14, (2014), 1-9.
402. Fernández L.F., Palomino O.M., Frutos G., “Effectiveness of Rosmarinus
officinalis essential oil as antihypotensive agent in primary hypotensive
patients and its influence on health-related quality of lifeJournal of
Ethnopharmacology, V. 151, n° 1, (January 2014), 509–516.
403. Giordani R., Hadef Y., Kaloustian J., “Compositions and antifungal
activities of essential oils of some Algerian aromatic plants’’, Fitoterapia,
V.79, n°3, (2008), 199-203.
404. Bekkara A.F., Bousmaha L., Taleb B.S.A., BOTI J.B., CASANOV J.,
“Composition chimique de l’huile essentielle de Rosmarinus officinalis L.
poussant à l’état spontané et cultivé de la région de Tlemcen’’, Biologie et
santé, V. 7, n°1, (2007), 5-10.
405. Zoubiri S. & Baaliouamer A. , “Chemical composition and insecticidal
properties of some aromatic herbs essential oils from Algeria”, Food
Chemistry, V. 29,n° 1, (2011),179–182.
406. Kabouche Z., Boutaghane N., Laggoune S., Kabouche A., Aitkaki Z. &
Benlabed K., “Comparative antibacterial activity of five Lamiaceae
essential oils from Algeria”, The international J. of Aromatherapy, V.
15, (2005), 129-133.
407. Touafek O., Nacer A., Kabouche A., Kabouche Z., & Bruneau C.,
“Chemical composition of the essential oil of Rosmarinus officinalis
cultivated in the Algerian Sahara”, Chemistry of Natural Compounds, V. 40,
n°1, (2004), 28-29.
408. Matsuzaki Y., Toshiyuki T., Tatsuji N., Mari N. & Yasuaki K.,
“Antifungal activity of chemotype essential oils from rosemary against
Candida albicans”, Open Journal of Stomatology, V. 3, (2013), 176-182.
409. Martins M.R., Tinoco M.T., Almeida A.S., & CRUZ-MORAIS J., “chemical
composition, antioxidant and antimicrobial properties of three essential oils
from portuguese flora’’, Journal of Pharmacognosy, V 3, n° 1, (2012), 39-
44.
410. Socaci Sonia A., Tofană M. & Socaciu C., “The Evaluation of
Rosemary Essential Oil Variability Compared with that of Rosemary
Leaves”, Journal of Agroalimentary Processes and Technologies,V. 16,
n°2, (2010), 117–122.
411. Salehi P., Fakhari A. R., Ebrahimi S. N., Heydari R., “Rapid essential oil
screening of Rosmarinus officinalis L. by hydrodistillation–headspace
solvent microextraction”, Flavour and Fragrance journal, V. 22, n°4, (2007),
280–285.
412. Tigrine-Kordjani N., Chemat F., Meklati B.Y., Tuduri L., Giraudel J.L. &
Montury M., “Relative characterization of rosemary samples according to
their geographical origins using microwave-accelerated distillation, solid-
phase microextraction and kohonen self-organizing maps”, Anal. Bioanal.
Chem., (2007), 389-631
413. Tantry, M. A., Akbar, S., Dar, J. A., Irtiza, S., Galal, A., Khuroo, M. A.&
Ghazanfar, K., “Acylated flavonol glycoside from Platanus orientalis”
Fitoterapia, V.83, (2012), 281-285.
414. Kutbay I.& Akfırat F.Ş., “Mapping of Biochemical Constituents in Platanus
acerifolia Leaves By Analytical Techniques Procedia”, Social and
Behavioral Sciences,V. 195 (2015), 1719 – 1727
415. Okoh O.O., Sadimenko A.P. & Sadimenko A.J.A. “Comparative evaluation
of the antibacterial activities of the essential oils of Rosmarinus officinalis L.
obtained by hydrodistillation and solvent free microwave extraction
methods’’, Food Chem., V. 120, (2010), 308-312.
416. Moreira M. R., Ponce A. G., Del Valle C. E. & Roura S. I., “Inhibitory
parameters of essential oils to reduce a foodborne pathogen”, LWT, V .38,
(2005), 565-570.
417. Djeddi S., Bouchenah N., Settar I. & Skaltsa HD., “Composition and
antimicrobial activity of the essential oil of Rosmarinus officinalis from
Algeria”, Chem. Natural Comp, V. 43, n° 4, (2007), 487-490.
418. Kazemi M., Rostami H., & Ameri A., “The study of compositions and
AntimicrobialProperties of Essential oil of Origanum vulgare and
Rosmarinus officinalis on Human Pathogens’’. C.R.B., V. 5 , n°1, (2012), 1-
12.
419. Mouchem F.Z., Hellal B., Ayad N. & Ayache A., “The antibacterial effect of
the sagebrush essential oil (Artemisia herba-alba Asso.) of Western
Algeria’’, Journal of Chemical and Pharmaceutical Research, V. 7, n°5,
(2015), 1305-1309.
420. Al-Shuneigat J., Al- Sarayreh S., Al-Qudah M., Al-Tarawneh I., Al–Saraireh
Y. & Al-Qtaitat A., “GC-MS Analysis and Antibacterial Activity of the
Essential Oil Isolated from Wild Artemisia herba-alba Grown in South
Jordan”, Article no.BJMMR, V. 5, n°3, (2015), 297-302.
421. Sbayou H., Ababou B., Boukachabine K., Angeles M., Zerouali K. &
Amghar S., “Chemical Composition and Antibacterial Activity of Artemisia
herba-alba and Mentha pulegium Essential Oils”, Journal of Life Sciences,
V. 8, n° 1, (2014), 35-41.
422. Ouibrahim A., Tlili-Ait-kaki Y., Bennadja S., Amrouni S., Djahoudi A.G., &
Djebar M. R., “ Evaluation of antibacterial activity of Laurus nobilis L.,
Rosmarinus officinalis L. and Ocimum basilicum L. from Northeast of
Algeria’’, African Journal of Microbiology, V. 7 n° 42, (2013), 4968-4973.
423. Tahri M., Bouchra I., Hassan A., Marie-Laure F. & Elbachiri A., “The
Chemical compositions and the Antioxidant and Antimicrobial Activities of
the Essential Oil of Rosemary Leaves from Eastern Morocco’’, J. Mater.
Environ. Sci. V.6, n°3, (2015), 666- 672.
424. Chahboun N., Esmail A., Rhaiem N., Abed H., Amiyare R., Barrahi M.,
Berrabeh M., Oudda H. & Ouhssine M., “Extraction and study of the
essential oil Rosmarinus Officinalis Cuellie in the Region of Taza’’,
Morocco, Scholars Research Library, Der Pharma Chemica, V.6,n°3,
(2014), 367-372.
425. Nedorostova L. & Kloucek P., “Antimicrobial properties of selected
essential oils in vapour phase against foodborne bacteria”, Food Control,
V. 20, (2009),157–60.
426. Basli A. & Chibane M., “Activité antibactérienne des polyphénols extraits
d’une plante médicinale de la flore d’Algérie : Origanum glandulosum
Desf”, Phytothérapie, V. 10, (2012), 2–9.
427. Barchan A., Bakkali M., Arakrak A. & Laglaou A., “Effet antibactérien et
anti-biofilm de trois espèces deMentha: Mentha spicata, Mentha
pulegiumet Mentha piperita”, Phytothérapie, (2015).
428. Dorman H.J.D., Deans S.G., “Antimicrobial agents from plants:
antibacterial activity of plant volatile oils’’, Journal of Applied Microbiology,
V. 88, (2000), 308-316.
429. Ultee A., Bennik M.H.J., Moezelaar R., “The phenolic hydroxyl group of
carvacrol is essential for action against the food-borne pathogen Bacillus
cereus’’. Applied and Environmental Microbiology. V. 68, (2002), 1561–
1568.
430. Hogan D. & Kolter R., “Why are bacteria referactory to antimicrobials”, Curr
Op Microbiol,V. 5, (2002), 272–4.
431. Karakaya S., El Sedef N., Karagozlu N., Sahin S. & Sumnu G., “Beste
Bayramoglu Microwave-assisted hydrodistillation of essential oil from
rosemary” , J Food Sci Technol, V. 51, n°6, (June 2014) 1056–1065.
432. Nikaido H., “Multidrug resistance in bacteria”, Annu. Rev. Biochem., V.78,
(2009), 119–146.
433. Humberto M.B., Silva Filho E.C., Edeltrudes D.O. L., Coutinho
H.D.M., Morais-Braga M.F.B., Tavares C. C.A., Tintino S.R., Rego
J.V., De Abreu A.P.L., Lustosa M.d. C.G., Oliveira R.W.G., Citó A.M.G.L.
& Lopes J.A. D., “Chemical composition and possible use as adjuvant of
the antibiotic therapy of the essential oil of Rosmarinus officinalis L.”,
Industrial Crops and Products, V. 59, (August 2014), 290-294.
434. Abi-Ayad, S.-M. E.-A., Bensahla, T. A., Ali Mehidi, S., Dalouche, F. and
Meliani, F. M., “Some aspects on the reproductive cycle of European
conger eel, Conger conger (Linnaeus, 1758) (Osteichthyes,
Anguilliformes, Congridae) captured from Western Algerian coasts: a
histological description of spermatogenesis”, Biodiversity Journal, V. 2,
n°3, (2011), 107-114.
435. Mann C.M., Cox S.D., Markham J.L., “The outer membrane of
Pseudomonas aeruginosa NCTC 6749 contributes to its tolerance to the
essential oil Melaleuca alternifolia (tea tree oil)’’, Lett. Appl. Microbiol,. V.
30, (2000), 294-297.
436. Georgantelis D., Ambrosiadis I., Katikou P., Blekas G., & Georgakis S.A.,
“Effect of rosemary extract, chitosan and α-tocopherol on microbiological
parameters and lipid oxidation of fresh pork sausages stored at 4°C’’, Meat
Science, V. 76, (2007), 172-181
437. Aligiannis N., Kalpoutzakis E., Mitaku S. & Chinou I. B. “Composition and
Antimicrobial Activity of the Essential Oils of TwoOriganumSpecies”, J.
Agric. Food Chem, V. 49, (2001), 4168−4170.
438. Nowak A., Kalemba D., Krala L., Piotrowska M., Czyzowska A.. “The
effects of thyme (Thymus vulgaris) and rosemary (Rosmarinus officinalis)
essential oils onBrochothrix thermosphacta and on the shelf life of beef
packaged in high-oxygen modified atmosphere’’. Food Microbiology, V.32,
(2012), 212–216.
439. Vimal V. & Aarathi John S.B., “Superdisintegrants in Fast Disintegrating
Drug Delivery Systems’’, International Journal of Pharmacy, V.3, n°2,
(2013), 380-385.
440. Souza E.L., Guerr N.B., Stamford T.L.M. & Lima E.O., “Spices: alternative
sources of antimicrobial compounds to use in food conservation’’. Rev.
Bras. Farm., V.87 ,n°1, (2006), 22-25
441. Bajpai V.K., & Kang S.C., “Antifungal activity of leaf essential oil and
extracts ofMetasequoia glyptostroboides Miki ex Hu’’. J. Am. Oil. Chem.
Soc. V.87, (2010), 327-336.
442. Benchaar C., Calsamiglia S., Chaves A.V., Fraser G.R., Colombatto D.,
McAllister T.A., “Plant-derived essential oils in ruminant nutrition and
production’’. Animal Feed Science and Technology. V.145, (2008), 209–
228.
443. Pinto E., Pina-Vaz C., Salgueiro L., Goncalves M.J., Costa-de-Oliverira S.,
Cavaleiro C., Pinto G., Usai M., Bradesi P., Juliano C., Boatto G., Tomi F.,
Chessa M., Cerri R. & Casanova J., “Chemical composition and
antimicrobial activity of Rosmarinus officinalis L. oils from Sardinia and
corsical’’, J. Flavor Fragrance, V. 17, (2002), 15-19
444. Carmo E.S., Lima E.D.O., & De Souza E.L., “The potential of Origanum
vulgare L. (Lamiaceae) essential oil in inhibiting the growth of some food-
related Aspergillus species’’. Brazilian Journal of Microbiology. V.39,
(2008), 362-367.
445. Bajpai V.K., Shukla S., & Kang S.C., “Chemical composition and antifungal
activity of essential oil and various extract of Silene armeria L’’.
Bioresource Technology V.99, (2008), 8903-8908.
446. Yen T-B., & Chang S-T., “Synergistic effects of cinnamaldehyde in
combination with eugenol against wood decay fungi’’. Bioresource
Technology. V.99, (2008), 232-236.
447. Cox S.D., Mann C.M., Markam J.L., “Interaction between components of
the essential oil of Melaleuca alternifolia’’. Journal of Applied Microbiology.
V.91, (2001), 492–497.
448. Freeman L., & Carel Y., “Aromathérapie’’. Nutra News Science, Nutrition,
Prévention et Santé (2006).
449. Kurita N., Miyaji M., Kurane R., Takahara Y & Ichimura K. -Antifungal
activity and molecular orbital energies of aldehyde compounds from oils of
higher plants. Agric. Bil. Chem. 1979, 43 : 2365-2371.
450. Mahmoud B. S. M., Yamazaki K., Miyashita K., Il-Shik S., Dong-Suk C. &
Suzuki T., “Bacterial microflora of carp ( Cyprius carpio) and its shelf-life
extension by essential oil compounds’’. Food Microbiology. V.21,
(2004), 657-666.
451. Calsamiglia S., Busquet M., Cardozo P.W., Castillejos L. & Ferret A.,
“Essential oils as modifiers of rumen microbial fermentation”, Journal of
Dairy Science, V.90, (2007), 2580-2595.
452. Tariku Y., Hymete A., Hailu A. & Rohloff J., “In vitro evaluation
ofantileishmanial activity and toxicity of essential oils ofArtemisia
absinthium and Echinops kebericho”. Chemistry Biodiversity, V.8 2011,
614–623.
453. Guesmi A., Boudabous A., “Activité antimicrobienne de cinq huiles
essentielles associées dans les produits de thalassothérapie’’. Revue des
Régions Arides, numéro spécial, (2006), 224-230.
454. Mutai, C., C. Bii, C. Vagias, D. Abatis and V. Roussis, 2009. Antimicrobial
activity of Acacia mellifera extracts and lupane triterpenes. J.
Ethnopharmacol., 123: 143-148.
455. Cox S.D., Mann C.M., Markham J.L., Bell H.C., Gustafson J.E.,
Warmington J.R., & Wyllie S.G., “The mode of antimicrobial action of the
essential oil of Melaleuca alternifolia (tea tree oil)’’, Journal of Applied
Microbiology, V. 88, (2000), 170-175.
456. Kolai N., Saiah F. & Boudia A., “Effet inhibiteur in vitro de l’huile
essentielle D’Artimesia herba alba sur deux souches de Fusarium
oxysporum f. sp. radicis-lycopersici’’, Algerian journal of arid environment,.
V. 2, n°1, (2012), 71-76.
457. Janaćković P., Novaković J., Soković M., Ljubodrag V., Abdulhmid A.,
Giweli Z. D. S. & Petar D. M., “Composition and antimicrobial activity of
essential oils of Artemisia judaica, herba-alba and a. arborescens from
libya”, Arch. Biol. Sci., Belgrade, V. 67, n°2,(2015), 455-466.
458. Pitarokili D., Tzakou O., Loukis A., Harvala C.,“ Métabolites volatils à partir
de Salvia frucicosa comme agents antifongiques dans soilborne agents
pathogènes’’. J. de l'agriculture et de chimie des aliments, V. 51, n° 11,
(2003), 3294-3301.
459. Santoyo S., Caveros S., Jaime L., Ibanez E., Senoran F. J. & Reglero G.,
“Chemical composition andantimicrobial activity of Rosmarinus officinalis L.
essential oil obtained via supercritical fluid extraction”, J. Food Prot., V. 68,
n°4, (2005), 790-795.
460. Lima I.O., Oliveira R.A.G., Lima E.O., Farias N.M.P. & Souza E.L.,
“Atividade antifúngica de óleos essenciais sobre espécies de Candida. Rev
Bras Farmacogn’’. V.16, n°2, (2006), 197-201.
461. La Torre A., Caradonia F., Matere A., & Battaglia V., “Using plant essential
oils to control Fusarium wilt in tomato plants”, Eur J Plant Pathol, (2015).
462. Suppakul P., Miltz J., Sonneveld K., & Bigger S. W., “Antimicrobial
properties of Basil and its possible application in food packaging’', J.Agric.
Food Chem., V.51, (2003), 3197-3207
463. Natalia da Silva Bomfim, Lydiana Polis Nakassugi, Jessica Faggion
Pinheiro Oliveira, Cassia Yumie Kohiyama, Simone Aparecida Galerani
Mossini, Renata Grespan, Samuel Botião Nerilo, Carlos Augusto
Mallmann, Benicio Alves Abreu Filho, Miguel Machinski Jr. Antifungal
activity and inhibition of fumonisin production
by Rosmarinus officinalis L. essential oil in Fusarium verticillioides (Sacc.)
Nirenberg Food Chemistry, Volume 166, 1 January 2015, Pages 330-336
464. Tepe B., Donmez E., Unlu M., Candan F., Daferera D., Vardar-Unlu G.,
Polissioud M. & Sokmen A., “Antimicrobial and antioxidative activities of
the essential oils and methanol extracts of Salvia cryptantha (Montbret et
Aucher ex Benth.) and Salvia multicaulis (Vahl)’’, Food Chem., V.84, n°4,
(2004), 519-525.
465. Barra A., Coroneo V., Dessi S., Cabras P. & Angioni A., “Chemical
variability, antifungal and antioxidant activity of Eucalyptus camaldulensis
essential oil from Sardinia’’, Nat. Prod. Commun., V. 5, (2010), 329-335.
466. Ouraini D., Agoumi A., Alaoui M.I., Alaoui K., Cherrah Y., Alaoui M.A. &
Belabbas M.A., “Activité antifongique de l’acide oléique et des huiles
essentielles de Thymus saturejoides L. et de Mentha pulegium L., comparé
aux antifongiques dans les dermatoses mycosiques- Phytothérapie “, V.1,
(2007), 6-14.
467. Sepahvand R., Delfan B., Ghanbarzadeh S., Rashidipour M., Veiskarami
H. G., Ghasemian-Yadegari J., “Chemical composition, antioxidant activity
and antibacterial effect of essential oil of the aerial parts of Salvia
sclareoides” Asian Pac J Trop Med, V.7, n°1, (2014), S491-S496
468. Deba F., Xuan T.D., Yasuda M. & Tawata S., “Chemical composition and
antioxidant, antibacterial and antifungal activities of the essential oils
from Bidens pilosa Linn.”, Var Radiata. Food Control, V.19 (2008), pp.
346–352.
469. Moon T., Wilkinson J. M., & Cavanagh H. M., “Antiparasitic activity of two
Lavandula essential oils against Giardia duodenalis, Trichomonas vaginalis
and Hexamita inflata’’. Parasitol. Res. V. 99, (2006), 722-728.
470. Weerakkody N.S., Caffin N., Turner M. S., & Dykes G. A., “In vitro
antimicrobial activity of less-utilized spice and herb extracts against
selected food-borne bacteria’’, Food Control, V.21, (2010), 1408-1414.
471. Tabanca N., Kirimer N., Demirci B., Demirci F., Baser K.H.C., “Composition
and antimicrobial activity of the essential oils of Micromeria cristata subsp.
phrygia and the enantiomeric distribution of borneol”, J. Agric. Food Chem
49 (2001) 4300-3.
472. Wang W ., Nan L ., Meng L ., Yuangang., & Thomas E., “Antibacterial
Activity and Anticancer Activity of Rosmarinus officinalis L. Essential Oil
Compared to That of Its Main Components’’, Molecules, V.17, (2012),
2704-2713.
473. Faleiro M.L., Miguel M.G., Ladeiro F., Vanancio F., Tavarses R., Brito J.C.,
Figueiredo A.C., Barrosa J.G., & Pedro L.G., “Antimicrobial activity of
essential oils isolated from Portuguese endemic species of Thymus’’, Lett.
Appl. Microbiol., V.36, (2003), 35-40.
474. Bassolé I.H.N., & Juliani H.R., “Essential oils in combination and their
antimicrobial properties’’, Molecules, V. 17, (2012), 3989-4006.
475. Regnier T., Plooy W.D., Combrinck S. & Botha B., “Fungitoxicity of Lippia
scaberrima essential oil and selected terpenoid components on two mango
postharvest spoilage pathogens. Postharvest Biology and Technology’’,
V.48, (2008), 254-258.
476. Ivanovic J., Misic D., Zizovic I. & Ristic M., “In vitro control of multiplication
of some food-associated bacteria by thyme, rosemary and sage isolates’’.
Food Control.V. 25,n°1, (2012), 110-116.
477. Rota M.C., Herrera A., Martínez R.M., Sotomayor J.A. & Jordán M.J.,
“Antimicrobial activity and chemical composition of Thymus vulgaris,
Thymus zygis and Thymus hyemalis essential oils”, Food Control, V.19,
(2008), 681-687.
478. Ronald L. P., Wu X. & Schaich K., “Standardized Methods for the
Determination of Antioxidant Capacity and Phenolics in Foods and Dietary
Supplements”, Journal of Agricultural and Food Chemistry, V. 53, n° 10,
(2005).
479. Meléndez Norma P., Nevárez-Moorillón V., Raúl Rodríguez-Herrera J.C.,
Espinoza & Cristóbal N., Aguilar, “A microassay for quantification of 2,2-
diphenyl-1-picrylhydracyl (DPPH) free radical scavenging”, African Journal
of Biochemistry Research V.8, n°1,(2014), 14-18.
480. Singh, R., Singh N., Saini B. S. & Rao H., “In vitro antioxidant activity of pet
ether extract of black pepper”. Indian Journal of Pharmacology, V. 40, n°4,
(2008),147-151.
481. Tabart, J., Kevers C., Pincenmail J., Defraigne J. O. & Dommes J., (2009).
Comparative antioxidant capacities of phenolic compounds measured by
various tests, Food Chemistry, 113(4): 1226-1233.
482. Conforti F., Statti G., Uzunov D. & Menichini F., “Comparative chemical
composition and antioxidant activities of wild and cultivated Laurus nobilis
L. leaves and Foeniculum vulgare subsp. Piperitum (Ucria) coutinho
seeds’’. Biological and Pharmaceutical Bulletin, V.29 ,n°10, (2006), 2056-
2064.
483. Villano D., Fernandez-Pachon M.S., Moya M.L., Troncoso A.M. &
GarciaParilla M.C., “Radical scavenging ability of phenolic compounds
towards DPPH free radical”, Talanta, V.71, (2007), 230–235.
484. Pekkarinen S.S., Heinonen I.M. & Hopia A.I., “Flavonoids quercetin,
myricetin, kaempferol and (+)-catechin as antioxidants in methyl linoleate”,
J Sci Food Agric, V. 79, (1999), 499-506.
485. Koleva I.I., van Beek T.A., Linssen J.P.H., de Groot A. & Evstatieva L.N.,
“Screening of plant extracts for antioxidant activity: a comparative study on
three testing methods”, Phytochem. Analysis. V. 13, (2001), 8–17.
486. Kulisic T., Radonic A., Katalinic V., Milos M., “Use of different methods for
testing antioxidative activity of oregano essential oil’’. Food Chem. V.85,
(2004), 633–640.
487. Wu C.F., Jing-Yu Y., Fang W. & Xiao-Xiao W., “Resveratrol: botanical
origin, pharmacological activity and applications’’, Chinese Journal of
Natural Medicines, V. 11, n°1, (2013), 1-15.
488. Huang D., Ou B. & Prior R. L., “The chemistry behind antioxidant capacity
assays”, Journal of Agricultural and Food Chemistry,V. 53, (2005), 1841-
1856.
489. Ladoh Yemeda C.F., Dibong S.D., Nyegue M.A. & Djembissi Talla R.P.,
Lenta Ndjakou B., Mpondo, Mpondo E., Yinyang J., Wansi J.D., “Activité
antioxydante des extraits méthanoliques de Phragmanthera capitata
(Loranthaceae) récoltée sur Citrus sinensis’’, Journal of Applied
Biosciences. V.84, (2014), 7636– 7643.
490. Jasna M., Posavec S., Kazazic S., Stanzer D.& Stehlik-Tomas A., “Spirit
drinks: a source of dietary polyphenols’’, Croat. J. Food Sci. Technol., V. 4,
n°2, (2012), 102-111.
491. Katsarou A., Rhizopoulou S., & P. Kefalas., “Antioxidant Potential of the
Aerial Tissues of the Mistletoe Loranthus europaeus Jacq. Records of
Natural Products’’, V.6, n°4, (2012), 394–397.
492. Bidié A., N’Guessan B.B., Yapo A.F., N’Guessan J.D & Djaman A.J.,
“Activités antioxydantes de dix plantes médicinales de la pharmac
pharmacopée ivoirienne’’. Sciences et Nature, V. 8 , n°1, (2011), 1-11.
493. Santos-Sanchez N.F., Flores-Parra A., Valadez-Blanco R., Fernandez-
Rojas B., Martinez-Vasquez J.B. & Salas-Coronado R.,“ Polyphenolic
content, free radical scavenging activity and isolation of Tiliroside from
Heliocarpus terebinthinaceus (Tiliaceae) Seeds’’, Journal of Biological
Sciences, V. 14, n°5, (2014), 376-380.
494. Lopez-Lutz D., Alviano D.S., Alviano C.S. & Kolodziejczyk P.P., “Screening
of chemical composition, antimicrobial and antioxidant activities of
Artemisia essential oils’’, Phytochem., V .69, (2008), 1732-1738.
495. Riahi L.,Chograni H., Elferchichi M., Zaouali Y., Zoghlami N. & Mliki A.,
“Variations in Tunisian wormwood essential oil profiles and phenolic
contents between leaves and flowers and their effects on antioxidant
activities’’, Ind. Crop. Prod., V .46, (2013), 290-296.
496. Politeo O., Jukié M. & Milos M., “Chemical Composition and Antioxidant
Activity of Essential Oils of Twelve Spice Plants’’, Croatica Chemica, V.79,
n°4, (2006), 545-552.
497. Bounatirou S., Smiti S., Miguel M. G., Faleiro L., Rejeb M. N., Neffati M.,.
“Chemical composition, antioxidant and antibacterial activities of the
essential oils isolated from Tunisian Thymus capitatus Hoff. et link’’, Food
Chemistry, V.105, (2007) 146-155.
498. Ruberto G., Baratta MT., “Antioxidant activity of selected essential oil
components in two lipid model systems’’. Food Chem.V. 69, (2000), 167-
174.
499. Erdogan-Orhan I., Baki E., Senol S., Yilmaz G., “Sage-called plant species
sold in Turkey and their antioxidant activities’’. J Serb Chem Soc.V. 75,
(2010), 1491–1501.
500. Ghedadba N., Bousselsela H., Hambaba L., Benbia S., Mouloud Y.,
“Évaluation de l’activité antioxydante et antimicrobienne des feuilles et des
sommités fleuries de Marrubium vulgare L’’, Phytothérapie, V.12,(2014),
15-24.
501. Kadri A., Zarai Z., Chobba B., Bekir A., Gharsallah N., Damak M. &
Gadoura R., “Chemical constituents and antioxidant properties of
Rosmarinus officinalis L. essential oil cultivated from south-western of
Tunisia’’. J. Med. Plants Res. V.5, n°29, (2011), 6502-6508.
502. Miladi H., Ben Slama R., Mili D., Zouari S., Bakhrouf A. & Ammar E.,
“Chemical composition and cytotoxic and antioxidant activities of Satureja
montana L. essential oil and its antibacterial potential against Salmonella
spp. Strains’’. Journal of Chemistry, (2013), 9p.
503. Bourgou S., Ksouri R., Bellila A., Skandrani I., Falleh H. & Marzouk B.,
“Phenolic composition and biological activities of Tunisian Nigella sativa L.
shoots and roots’’.C. R. Biologies, V.331,(2008), 48–55.
504. Rašković A., Milanović I., Pavlović N., Ćebović T., Vukmirović S.&
Mikov M., “Antioxidant activity of rosemary (Rosmarinus officinalis L.)
essential oil and its hepatoprotective potential”, BMC Complementary and
Alternative Medicine, V.14, (2014),225- 234.
505. El-Massry K. F., El-Ghorab A. H.& Farouk A., “Antioxydant activity and
volatile components of Egyptian Artemisia judaica L.”, food Chemistry, V.
79, (2002), 331–336.
506. Wang B., Zhang W., Duan X. & Li X., “In vitro antioxidative activities of
extract and semi-purified fractions of the marine red alga, Rhodomela
confervoids(Rhodomelaceae)”, Food Chem, V.113, (2009) 1101-
1105.Zhang D. Y., Yao X.H., Duan M.H., Wei F.Y., Wu G.H. & Li L.,
“Variation of essential oil content and antioxidant activity
ofLonicera species in different sites of China”, Industrial Crops and
Products, V. 77, (December 2015), 772–779.
507. Hussain A., “Characterization and biological activities of essential oils of
some species of Lamiaceae”, Thése de Doctorat. Pakistan, (2009), 257.
508. FRANKEL 1994
509. Frankel E.N., & Meyer A.S., “Theproblemsofusingone-dimensional
methods to evaluate multifunctional food and biological antioxidants’’.
Journal of the Science of Food and Agriculture,V. 80n°13, (2000),1925–
1941
510. Bouzid W., Yahia M., Abdeddaim M., Aberkane M.C., & Ayachi A.,
“evaluation de l’activite antioxydante et antimicrobienne des extraits de
l’aubepine monogyne’’, Lebanese Science Journal, V.12, n° 1, (2011)
511. Liyana-Pathirana C. M., & Shahidi F.,“Antioxidant properties of commercial
soft and hard winter wheats (Triticum aestivum L.) and their milling
fractions’’. Journal of the Science of Food and Agriculture, V.86, (2006),
477–485.
512. Miliauskas G., Venskutonis P.R., & van Beek T.A., “creening of radical
scavenging activity of some medicinal and aromatic plant extracts’’, Food
Chem. V.85, (2004), 231-237.
513. Multon J.L., “Additifs et auxiliaires de fabrication dans les industries
agroalimentaires’’, Paris, Lavoisier, (2002), 207 – 231.
514. Zhu, Q.Y., Hackman R.M., Ensunsa J.L., Holt R.R. & Keen C.L.,
“Antioxidative activities of oolong tea’’, J. Agric. Food Chem., V.50, (2002),
6929-6934.
515. Khalil I., Moniruzzaman M., Boukraâ L., Benhanifia M., Islam A., Islam N.,
Sulaiman S.A. & Gan S.H., Physicochemical and antioxidant properties of
Algerian honey. Molecules. V. 17, (2012), 11199-11215.
516. Amarowicz R., Pegg R., Rahimi-Moghaddam P., Barl B., Weil J., “Free-
radical scavenging capacity antioxidant activity of selected plant species
from the Canadian prairies’’. Food Chem. V.84, (2004), 551-562.
517. Ferreira, I.C.F.R., Baptista P., Vilas-Boas M., & Barros L., “Free radical
scavenging capacity and reducing power of wild edible mushrooms from
northeast Portugal:Individual cap and stipe activity’’. Food Chem. V.100,
(2007), 1511-1516.
518. Gardner P.T., White T.A.C., McPhail D.B., Duthie G.G., “The relative
contributions of vitamin C, carotenoids and phenolics to the antioxidant
potential of fruit juices’’. Food Chemistry .V.68,(2000), 471-74.
519. Siddhuraju P., & Becker K., “The antioxidant and free radical scavenging
activities of processed cowpea (Vigna unguiculata (L.) Walp.) seed
extracts’’, Food Chemistry, V.101, (2007), 10-19.
520. Jeong S.M., So-Young K., Dong-Ryul K., Seong-Chun J., Nam K.C., Ahn
D.U. & Seung-Cheol L., “Effect of Heat Treatment on the Antioxidant
Activity of Extracts from Citrus Peels’’, J. Agric. Food Chem., V.52, (2004),
3389-3393
521. Yildirim A., Mavi A., Kara A.A., “Determination of antioxidant and
antimicrobial activities of Rumex crispus L. extracts’’. Journal of Agricultural
and Food Chemistry V.9, (2001), 4083-4089.

522. Aouadi D., Giuseppe L., Valentina V., Nasri S., Daniela M.R.B., Abidi S.,
Priolo A., Ben Salem H., “The antioxidant status and oxidative stability of
muscle from lambs receiving oral administration of Artemisia herba alba
and Rosmarinus officinalis essential oils’’, Meat Science, V.97, (2014),
237-243.
523. Kasrati A., Alaoui JC., Fadli M., Bekkouche K., Hassani L., Wohlmuth H. et
al. “Antioxidative activity and synergistic effect of Thymus saturejoides
Coss. essential oils with cefixime against selected food-borne bacteria’’,
Industrial Crops and Products, V. 61, (2014), 338-344.
524. Dandien, S.A., Lima, A.S., Mendes, M.D., Miguel, M.G., Faleiro, M.L.,
Sousa, M.J., Pedro,L.G., Barroso, J.G., Figueiredo, A.C., “Antioxidant
activity of six Portuguese thyme species essential oils’’, Flavour and
Fragrance Journal, V.25, n°3, (2010), 150-155.
525. Karadag A., Beraat O., Samim S., “Methods to Determine Antioxidant
Capacities’’, Food Anal. Methods, V.2, (2009), 41-60.
526. Tabart J., Claire K., Joël P., Jean-Olivier D., Jacques D., “Evaluation of
spectrophotometric methods for antioxidant compound measurement in
relation to total antioxidant capacity in beverages’’, Food Chemistry, V.
120, n°2, (2010), 607-614.
527. Ghiaba Z., Boukouada M., Saidi M., Yousfi M., Ghiaba N., Kendour Z.,
“Comparison of antioxidant activity and phenolic content of three varieties
of algerian dates’’, Algerian journal of arid environment, V. 2, n°1, (2012),
42-48.
528. Sacchetti G., Maietti S., Muzzoli M., Scaglianti M., Manfredini S., Radice M.
& Bruni R., “Comparative evaluation of 11 essential oils of different origin
as functional antioxidants, antiradicals and antimicrobials in foods“, Food
Chem., V.91, (2005), 621-632.
529. Pukalskas A., Venskutonis P.R., Salido S., et al., “Isolation, identification
and activity of natural antioxidants from horehound (Marrubium vulgare L.)
cultivated in Lithuania”. Food Chem, V. 130, (2012), 695–701.
530. Kadri A., Zarai A., Békir A., et al., “Chemical composition and antioxidant
activity of Marrubium vulgare L. essential oil from Tunisia”, Afr J
Biotechnol, V. 10, (2011), 3908–14.
531. Barkat M. & Laib I., “Composition chimique et activité antioxydante de
l’huile essentielle des fleurs sèches de Lavandula officinalis, Revue de
génie industriel, V. 6, (2011), 46-54.
532. Lu F & Foo L.Y., “Antioxidant activity of polyphenols from sage
(Salvia officinalis)”, Food Chemistry, 75, 2001, p: 197-202

Vous aimerez peut-être aussi