1
UNIVERSITE SAAD DAHLEB DE BLIDA
Faculté des sciences agronomiques et vétérinaires
Département d’agronomie
MEMOIRE DE MAGISTER
Spécialité : AGRO-RESSOURCES
ETUDE DES CARACTERISTIQUES PHYSIOLOGIQUES
ET BIOCHIMIQUES D’Artemisia herba alba
Par
CHEBAB HADJIRA
Devant le jury composé de :
M. SNOUSSI S.A. Professeur, USD. Blida Président
M. BENMOUSSA M. Professeur, USD. Blida Examinateur
M. HADJ SADOK T. Maître de conférences B, USD. Blida Examinateur
Mme BENREBIHA F.Z. Professeur, USD. Blida Promotrice
Melle CHAOUIA C. Maître de conférences B, USD. Blida Co-promotrice
Blida, Novembre 2012
2
REMERCIEMENTS
Je remercie Dieu tout puissant de m’avoir donné la force et la santé afin
d’accomplir ce modeste travail.
Je tiens à exprimer ma gratitude et mes sincères remerciements à ma
promotrice Professeur BENREBIHA F/Z., ainsi qu’à ma co-promotrice Docteur
CHAOUIA C. d’avoir bien voulu m’encadrer et pour avoir suivi attentivement la
progression de mon travail ainsi que pour leurs conseils et leur patience.
Je remercie vivement Professeur SNOUSSI S.A. qui m’a fait l’honneur de
présider le jury.
Mes remerciements vont aussi au Professeur BENMOUSSA M. et Docteur
HADJ SADOK T. pour avoir accepter d’examiner ce travail.
J’exprime ma reconnaissance à la technicienne du laboratoire de physiologie
végétale,
Je remercie aussi le personnel de la bibliothèque en occurrence Monsieur Kamel.
Je remercie également le personnel d’administration et de la P.G.R.S. du
département d’agronomie pour leur gentillesse.
Qu’il me soit permis également de remercier mes amis BENMIMOUN S.,
ABAD M., BOUZIANI Y., DERFOUL S., EL KERDIM H., pour leurs précieuses
aides.
Enfin, je tiens à remercier toutes les personnes ayant participé de loin ou de
prêt à la réalisation de ce travail.
3
DEDICACES
Je présente ma profonde gratitude et mes chaleureux et vifs remerciements
à mes très chers parents pour leurs encouragements, leur patience et leurs
sacrifices, pour leur soutien moral et financier, pour tout ce qu’ils m’ont offert pour
être enfin ce que je suis.
Ce mémoire de magister est dédié :
Ce mémoire de magister est dédié :
A mes frères et sœurs.
A mon petit frère Taki Eddine.
A mes neveux : Ilyess, Wassim et à ma nièce Alaa.
A la mémoire de mes grands parents qui ne sont plus de ce monde : Ahmed et
Mastoura.
A mes amis Khadidja, Sihem, Zahra, Zahra, Zahia, Yamna, Hanan, Soumia et
Lamia.
Je le dédie aussi à Mohamed et Omar.
Ainsi qu’à toute la promotion 2009/2010.
4
RESUME
L’une des espèces propice à la reconstitution des écosystèmes pastoraux
dégradés en bioclimat méditerranéen est l’armoise : Artemisia herba-alba Asso.
Trois zones d’étude ont été retenues (Djelfa, Ksar Chellala et Bou Saȃda)
et deux saisons (hiver et printemps) afin de cerner l’adaptation de cette espèce
aux conditions environnementales par le changement des paramètres
biochimiques et physiologiques.
L’hiver étant la période rude, il présente un état de stress pour les deux
écotypes Djelfa et Ksar Chellala qui ont réagi par une augmentation de
l’accumulation des ions Na+, de sucres solubles, de la proline et les protéines
solubles et une faible quantité de chlorophylle, des flavonoïdes et une faible
accumulation des ions K+. Cette situation s’inverse au printemps avec une
augmentation de la quantité de chlorophylle (a, b et c) et des ions K+.
Quant à l’écotype Bou Saȃda, la meilleure période est l’hiver où nous
enregistrons des quantités importantes de chlorophylle (a, b et c) et des
flavonoïdes. La période de printemps est la plus rude contrairement aux écotypes
Djelfa et Ksar Chellala avec de fortes accumulations des ions Na +, de sucres
solubles, de la proline et des protéines solubles.
L’extrait aqueux de l’artemisia administré aux lots de souris provoque une
baisse de l’inflammation à la concentration de 0.2g/ml durant la période
printanière.
L’artemisia est une plante non toxique, elle ne présente aucun danger pour
les souris testées. Notons également que c’est une plante très utilisée par la
population locale contre différents maux.
Mots clés : Artemisia herba alba Asso.-chlorophylles- sucres solubles
protéines- ions Na+ et K+ - anti-inflammatoire - toxicité.
5
ABSTRACT
One of suitable species to the reconstruction of degraded pastoral ecosystems in
Mediterranean bioclimate is armoise: Artemisia herba-alba Asso. Three study areas
were selected (Djelfa Ksar Chellala and Bou Saȃda) and two seasons (winter and
spring) to identify the adaptation of this species to environmental conditions by changing
the biochemical and physiological parameters.
The winter is rough period, it presents a state of stress for both ecotypes
Djelfa and Ksar Chellala which have responded by increasing the accumulation of
Na+ ions, soluble sugars, proline and soluble proteins and low amount of
chlorophyll, flavonoids and low accumulation of K+ ions. This situation is reversed
in the spring with an increase in the amount of chlorophyll (a, b and c) and K +
ions.
Regarding the ecotype Bou Saȃda, the best time is winter where we record a
large amounts of chlorophyll (a, b and c) and flavonoids. The period of spring is the
hardest unlike the ecotypes Djelfa and Ksar Chellala with large accumulations of Na +
ions, soluble sugars, proline and soluble proteins.
The aqueous extract of Artemisia given to groups of mice provokes a fall in
inflammation at 0.2g/ml concentration during the spring period.
The artemisia is non-toxic plant and it does not present any danger to the mice
tested. Note also that it is widely used by the local population against various diseases.
Keywords: Artemisia herba alba Asso.- chlorophylls- soluble sugars- protein- Na+ and
K+ - anti-inflammatory- toxicity.
6
الملخص
يعتبر نبات الشيح من بين األنواع المناسبة إلعادة بناء األنظمة االيكولوجية للبيئة
الرعوية المتدهورة في منطقة البحر األبيض المتوسط.
من اجل دراسة تأقلم هذا النبات مع الظروف المناخية و ذلك بتغييره لمكوناته الفيزيولوجية
و البيوكيميائية ،قمنا باختيار ثالث مناطق (جلفة ،قصر الشاللة و بوسعادة) خالل فصلي الشتاء و
الربيع.
تعتبر فترة الشتاء مرحلة قاسية بالنسبة لنباتات الجلفة و قصر الشاللة،حيث الحظنا زيادة
في نسبة تراكم ايونات الصوديوم ،السكريات ،البرولين والبروتينات و انخفاض في نسبة اليخضور،
فالفنويد و البوتاسيوم .تنعكس هذه الوضعية في فصل الربيع وذلك بزيادة نسب تراكم اليخضور و
البوتاسيوم.
أما بالنسبة لمنطقة بوسعادة فيعتبر فصل الشتاء أفضل من فصل الربيع حيت الحظنا
زيادة في نسب كل من اليخضور ،فالفنويد في فصل الشتاء و ارتفاع نسبة الصوديوم ،السكريات،
البرولين و البروتينات في فصل الربيع.
أظهرت نتائج استعمال المستخلص المائي لنبات الشيح لمعالجة الفئران من االلتهاب
انخفاض ملحوظ في نسبة االلتهاب بجرعة 2.0غ مل .
إن نبات الشيح ،نبات غير سام حيث لم نسجل أي خطر على فئران التجارب ،كما انه
نبات كثير االستعمال من قبل السكان المحليين ضد مختلف األوجاع.
الكلمات الدالة ꞉ارطماسيا –اليخضور -السكريات -البروتينات -الصوديوم -البوتاسيوم-مضاد
االلتهاب -السمومة.
7
TABLES DES MATIERES
INTRODUCTION 15
CHAPITRE 1. SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE 17
1. Répartition géographique. 17
1.1. Dans le monde 17
1.2. En Afrique du nord 17
1.3. En Algérie 17
2. Systématique 18
3. Stades phénologiques 19
3.1. Description botanique 19
3.1.1. Système racinaire 20
3.1.2. Feuilles 20
3.1.3. Fleurs 20
3.1.4. Fruits 21
4. Caractéristiques pédoclimatiques des steppes à armoise blanche 21
4.1. Facteurs de dégradation des écosystèmes steppiques 22
4.1.1. Sécheresse 22
4.1.2. Erosion éolienne et hydrique 22
4.1.3. Surpâturage 22
5. Réponses adaptatives des plantes aux conditions climatiques 23
5.1. Adaptation morphologique 23
5.2. Accumulation de la proline 23
5.3. Accumulation des sucres et leurs dérivés, les polyols 24
5.4. Accumulation des protéines 24
5.5. Accumulation des composés inorganiques 24
6. Intérêt de la plante 24
8
6.1. Intérêt thérapeutique 25
6.2. Intérêt pastorale 26
CHAPITRE 2 .SITUATION GEOGRAPHIQUE 27
DES REGIONS D’ETUDE
2.1. Région de Djelfa 27
2.1.1. Géologie et géomorphologie 27
2.1.2. Hydrogéologie 27
2.1.3. Climat 28
[Link]. Précipitations 28
[Link] .Températures 28
2.1.4. Sol 29
2.2. Région de Ksar Chellala 29
2.2.1. Géologie et géomorphologie 29
2.2.2. Climat 30
[Link]. Précipitations 30
[Link] .Températures 30
2.2.3. Sol 31
2.3. Région de Bou Saȃda 31
2.3.1. Géologie et géomorphologie 31
2.3.2. Climat 31
[Link]. Précipitations 32
[Link]. Températures 32
2.3.3. Sol 33
CHAPITRE 3. MATERIEL ET METHODES 34
3.1. Matériel végétal 34
3.2. Dosage des chlorophylles 34
3.4. Dosage des flavonoïdes 35
3.5. Détermination des tanins 35
3.6. Dosage des éléments minéraux 35
9
3.7. Dosage des sucres solubles 35
3.8. Dosage de la proline 36
3.9. Dosage des protéines solubles 37
3.10. Etude de l’activité anti-inflammatoire 38
3.11. Test de toxicité 40
3.12. Mode d’expression des résultats 41
CHAPITRE 4. RESULTATS ET DISCUSSION 42
4.1. Quantité de la chlorophylle 42
4.1.1. Quantité de la chlorophylle (a) 42
4.1.2. Quantité de la chlorophylle (b) 46
4.1.3. Quantité des caroténoïdes 50
4.2. Quantité des flavonoïdes 55
4.3. Identification des tanins 59
4.4. Accumulation de Na+ au niveau des feuilles. 60
4.5. Accumulation de K+ au niveau des feuilles. 64
4.6. Quantité des sucres solubles 68
4.7. Quantité de la proline 73
4.8. Quantité des protéines solubles 76
4.9. Effet Anti-inflammatoire de l’extrait aqueux de l’armoise blanche 80
4.10. Test de toxicité 86
CONCLUSION GENERALE 88
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 92
ANNEXE
10
LISTE DES ILLUSTRATIONS, GRAPHIQUES ET TABLEAUX
LISTE DES FIGURES
Figure 1.1 : Touffe d’armoise blanche (originale)……..…………………………. 19
Figure 1.2 : Système racinaire de l’armoise blanche (originale)……………..…. 20
Figure 1.3 : Steppes à armoise blanche (originale)……………………………… 22
Figure 2.1 : Précipitations mensuelles décennales de la région de Djelfa…….. 28
Figure 2.2 : Précipitations moyennes de la région de Ksar Chellala 30
.........................(Campagne 2008/2009)…………………………………………..
Figure 2.3 : Précipitations moyennes de la région de Bou Saâda 32
…………………(Campagne 2007/2008)………………………………………….
Figure 3.1 : Dosage de la proline………………………………………………….. 36
Figure 3.2 : Extraction des protéines solubles de l’Artemisia herba alba Asso. 31
Figure 4.1 : Effet du facteur écotype sur la quantité de chlorophylle (a)………. 42
Figure 4.2 : Effet du facteur saison sur la quantité de chlorophylle (a)………… 43
Figure 4.3 : Interaction écotype / saison sur la quantité de .chlorophylle (a)…. 44
Figure 4.4 : Effet du facteur écotype sur la quantité de chlorophylle (b)………. 47
Figure 4.5 : Effet du facteur saison sur la quantité de chlorophylle (b)………… 48
Figure 4.6 : Interaction écotype / saison sur la quantité de chlorophylle (b)….. 49
Figure 4.7 : Effet du facteur écotype sur la quantité des caroténoïdes……….. 51
Figure 4.8 : Effet du facteur saison sur la quantité des caroténoïdes………….. 52
Figure 4.9 : Interaction écotype / saison sur la quantité des caroténoïdes……. 53
Figure 4.10 : Effet du facteur écotype sur la quantité des flavonoïdes………… 55
Figure 4.11 : Effet du facteur saison sur la quantité des flavonoïdes………….. 56
Figure 4.12 : Interaction saison / écotype sur la quantité des flavonoïdes……. 57
Figure 4.13 : Détection de la présence des tanins catéchiques………………... 59
Figure 4.14 : Effet du facteur écotype sur l’accumulation de Na+...................... 60
Figure 4.15 : Effet du facteur saison sur l’accumulation de Na+……………….. 61
11
Figure 4.16 : Interaction écotype / saison sur l’accumulation de Na+………….. 62
Figure 4.17 : Effet du facteur écotype sur l’accumulation de K+……………….. 64
Figure 4.18 : Effet du facteur saison sur l’accumulation de K+…………………. 65
Figure 4.19 : Interaction écotype /saison sur l’accumulation de K+…………….. 66
Figure 4.20 : Effet du facteur écotype sur l’accumulation des sucres .solubles. 69
Figure 4.21 : Effet du facteur saison sur l’accumulation des sucres solubles… 70
Figure 4.22 : Interaction écotype / saison sur l’accumulation des sucres 71
………………..solubles…………………………………………………………….
Figure 4.23 : Effet du facteur écotype sur l’accumulation de la proline……….. 73
Figure 4.24 : Effet du facteur saison sur l’accumulation de la proline…………. 74
Figure 4.25 : Interaction écotype / saison sur l’accumulation de la proline……. 75
Figure 4.26 : Effet du facteur écotype sur la quantité des protéines…………… 77
Figure 4.27 : Effet du facteur saison sur la quantité des protéines…………….. 78
Figure 4.28 : Interaction écotype /saison sur la quantité des protéines……….. 79
Figure 4.29 : Evolution de l'œdème des pattes (% de l'inflammation) en 83
………………..fonction du temps et du traitement………………………………
Figure 4.30 : Evolution de l'œdème des pattes (% de l'inflammation) en 84
………………. fonction du temps…………………………………………………
Figure 4.31 : Evolution de l'œdème des pattes (% de l'inflammation) en 85
………………..fonction du temps…………………………………………………
Figure 4.32 : Evolution de l'œdème des pattes (% de l'inflammation) en 85
……………….fonction du temps………………………………………………….
12
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 2.1 : Températures moyennes décennale (1998/2008)……………….. 28
Tableau 2.2 : Températures mensuelles moyennes de la région de Ksar 31
……………… Chellala (Campagne 2008/2009)………………………………..
Tableau 2.3 : Températures moyennes décennale (Campagne 1999/2009)…. 33
Tableau 3.1 : répartition des lots pour le test anti-inflammatoire………………. 39
Tableau 3.2 : Classes de toxicité : Echelle de Hodge et Sterner (1943)………. 41
Tableau 4.1 : Interaction écotype / saison sur la quantité de chlorophylle (a)… 45
Tableau 4.2 : Interaction écotype / saison sur la quantité de chlorophylle (b)… 49
Tableau 4.3 : Interaction écotype / saison sur la quantité des caroténoïdes..… 54
Tableau 4.4 : Interaction écotype / saison sur la quantité des flavonoïdes…… 58
Tableau 4.5 : Interaction écotype / saison sur la quantité accumulée de Na+... 63
Tableau 4.6 : Interaction écotype / saison sur l’accumulation de K+…………... 67
Tableau 4.7 : Interaction écotype / saison sur la synthèse et l’accumulation 71
………………des sucres solubles…………………………………………………
Tableau 4.8 : Interaction écotype / saison sur la quantité de la proline……….. 75
Tableau 4.9 : Interaction écotype / saison sur la quantité des protéines……… 79
Tableau 4.10 : Evaluation du pourcentage moyen de l’œdème des pattes 82
………………...(% de l’inflammation)……………………………………………
Tableau 4.11 : Application de la méthode de BEHREN et KARBER………….. 87
13
LISTE DES ABRIVIATIONS
% : Pourcentage
µg : Microgramme
B : Bou Saȃda
C° : Celsius
cm : Centimètre
d : Densité
D : Djelfa
Déc : Décembre
DL50 : Dose létale moyenne de 50% de population
E.A : Extrait aqueux
E.P : Eau physiologique
Fe : Fer
Fev : Février
g : Gramme.
H : Heure
ha : Hectare.
H.E : Huile essentielle
HCl : Acide chlorhydrique
Jan : Janvier
Juil : Juillet
K : Ksar Chellala
K+ : Potassium
kg : Kilogramme
km : Kilomètre
m : Mètre
14
max : Maximale
MF : Matière fraîche
mg : Milligramme
min : Minimale
ml : Millilitre
mm : Millimètre
Moy : Moyenne
MS : Matière sèche
n : Nombre de chromosomes
Nov : Novembre
Oct : Octobre
PEG : Hypertoniques de polyéthylène glycol
UF : Unité fourragère
Sept : Septembre
W : Poids de la matière fraiche
15
INTRODUCTION
L’Algérie avec sa diversité de climats et de sols, sa situation géographique
et ses reliefs, présente une flore d’environ 3510 espèces dont 450 espèces sont
répertoriées dans les hauts plateaux et le grand Sud du pays [1]. La flore
médicinale naturelle est relativement abondante et compte plus de 300 espèces
utilisées en médecine traditionnelle [2].
Les hautes plaines steppiques sont des régions à vocation essentiellement
pastorale. Elles connaissent aujourd'hui une forte dégradation qui se traduit par la
réduction du potentiel biologique et la rupture des équilibres écologiques et
socio-économiques [3].
Les sols steppiques sont caractérisés par la présence d’accumulation
calcaire, la faible teneur en matière organique, une forte sensibilité à l’érosion et à
la dégradation [4]. Les ressources hydriques sont faibles, peu renouvelables,
inégalement réparties et anarchiquement exploitées. Les points d’eau sont au
nombre de 6500 dont plus de 50% sont vétustes [5].
Cette situation cause des problèmes environnementaux et écologiques
graves, avec une réduction de la production fourragère.
Afin de préserver et d’améliorer les sols de ces régions, la valorisation des
espèces spontanées (fourragères et médicinales) connues pour leurs tolérances à
la sécheresse et à la salinité telle que l’armoise blanche, s’avère indispensable.
L’Artemisia herba alba Asso. est un sous arbuste buissonnant appartenant
à la famille des Astéracées, c’est une espèce ligneuse à feuilles persistantes.
Il présente un grand polymorphisme méritant d’être exploité dans le cadre
de réhabilitation des zones semi-arides et arides. Il permet d’élargir les
potentialités de sélection de génotype résistant au stress environnemental.
16
Son cycle végétatif, est à tout instant, affecté par une multitude de stress
environnementaux. La plante a mis en place des mécanismes qui lui sont propres
pour percevoir et répondre aux conditions extrêmes tels que la déshydratation, les
basses températures, le surpâturage ou encore des infections par des espèces
qui lui sont pathogènes. Ces stress abiotiques sont donc perçus par la plante
comme des stimuli qui, par un phénomène de transduction du signal au sein de la
cellule végétale, vont à leur tour induire tout un ensemble de réponses
biochimiques et physiologiques.
Pour mieux cerner l’adaptation de l’Artemisia herba alba Asso. aux
conditions climatiques des régions steppiques, nous avons retenu 03 écotypes
pour le prélèvement des échantillons en deux saisons (hiver et printemps) :
- Djelfa
- Ksar Chellala
- Bou Saȃda.
Durant cette étude, nous nous sommes intéressées à l’étude des
paramètres biochimiques et physiologiques de cette espèce qui sont considérés
comme des marqueurs à la réponse à tout changement des conditions
environnementales par la modification de la production des molécules impliquées
dans le rétablissement de l’homéostasie cellulaire, la chlorophylle (a, b et c) et les
molécules d’osmorégulation (proline, sucres solubles et les protéines solubles).
Nous avons également tenté de mettre en lumière l’effet anti-inflammatoire
de l’extrait aqueux de l’armoise blanche.
Parallèlement, un test de toxicité de cet extrait de l’armoise blanche a été
réalisé.
17
CHAPITRE 1
SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
1. Répartition géographique
1.1. Dans le monde
L’Armoise blanche est connue sous le nom d’Absinthe du désert [6], dont
l’aire géographique s’étend depuis les Canaries et l’Espagne à l’ouest, jusqu’au
Turkménistan et l’Ouzbékistan à l’Est. Elle se rencontre à travers tout le Nord de
l’Afrique et le Proche-Orient [7].
1.2. En Afrique du nord
L’armoise blanche est la plante aromatique la plus répandue au Maroc. Elle
occupe environ 2.5 millions d’hectares. Elle est aussi rencontrée dans les régions
de l’Oriental, du Rif oriental, du Moyen Atlas, du Haut Atlas et de l’Anti-Atlas
Saharien [8]. Elle représente pour le pays un grand intérêt socio-économique.
Son l’huile essentielle est destinée essentiellement à l’exportation sur le
marché international et y représente plus de 90% [9].
En Tunisie, l’armoise blanche est présente depuis l’étage bioclimatique
semi-aride jusqu'à l’étage saharien [10].
L’armoise présente une large amplitude altitudinale et se rencontre dans
toutes les conditions de variantes hivernales [10]. Elle se trouve dans les régions
où les précipitations annuelles varient entre 400 mm et 90 mm.
1.3. En Algérie
L’Artemisia herba-alba Asso. fut découverte pour la première fois en Algérie
par le botaniste IGNATION JORDAN DE ASSO [11].
18
L’armoise blanche pousse dans la steppe, zone délimitée par les isohyètes
de 100 à 400 mm/ an [12]. Cette espèce est assez rare dans le Tell algérien, elle
est rencontrée dans les sahels et les plaines du littoral, ainsi que le Tell
constantinois [13].
Dans le sud, l’Artemisia herba alba Asso. est rare au niveau du Sahara
Septentrional ; mais elle a été observée prés de Zousfana à El Goléa et le
Hamada de Tinghert. Elle est rencontrée aussi dans les massifs du Sahara
Central, dans le Hoggar à plus de 1400 m. Elle se retrouve également à
Tamanrasset aux bords des Seguias (petits oueds), les plateaux de Tigharart à
1900 m, prés du oued Amsa dans les pentes pierreuses à 2300 m et jusqu’au
mont Tahat entre 2400 et 2900 d’altitude [14].
2. Systématique
La classification de l’armoise blanche est comme suit [15] :
Règne : Plantae
Sous règne : Tracheobionta
Division : Magnoliopsida
Sous classe : Astéridae
Ordre : Astérales
Famille : Astéraceae (composées)
Genre : Artemisia
Espèce : Artemisia herba alba Asso.
Noms commun : Armoise blanche.
Le genre Artemisia est représenté par environ 280 espèces [16], dont
certains forts abondants, d’autres rares et cantonnées à haute altitude, quelque
fois prés des neiges éternelles. La plupart de ces espèces sont vivaces, souvent
aromatiques [17].
19
En Algérie les plantes du genre Artemisia forment des peuplements
naturelles dans les zones bioclimatiques sub-humide à aride [18]. Les espèces
rencontrées en Algérie sont : Artemisia herba alba Asso., Artemisia campestris,
Artemisia judaica, Artemisia arboriscents L., Artemisia absinthum L., Artemisia
atlantica Coss. et Dur., Artemisia alba turra ssp. kabylica, Artemisia verlotorum
Lamott., Artemisia vulgaris et Artemisia monosperma L. [19].
3. Stades phénologiques
Les pluies d’automne provoquent généralement l’émission de ramifications
différées orthotropes au niveau des nœuds de la partie basale. Mais la période
optimale de croissance est printanière. Les ramifications des tiges produites à
cette période sont de type simultané et acrotoné. La phase de reproduction débute
en fin d’été et se prolonge jusqu'au mois de février, date de maturité des
semences [10].
3.1. Description botanique
L’Armoise blanche est une chaméphyte [15]. C’est un sous arbrisseau
buissonnant [6], ligneux qui se développe en touffe bien individualisée, mesurant
en moyenne entre 20 et 30 cm de hauteur. Elles ont un diamètre de 30 à 40 cm
[20] (figure1.1).
Figure 1.1 Touffe d’armoise blanche (Originale).
20
3.1.1. Système racinaire
Le système racinaire est très dense à la surface, il peut atteindre un
étalement latéral de 50 cm au maximum [21]. Grâce à ce système racinaire,
l’armoise blanche est capable de valoriser toute l’humidité superficielle
occasionnée par les faibles pluies et d’exploiter l’eau du sol jusqu’à 50 cm de
profondeur [22] (figure 1.2).
Figure 1.2 Système racinaire de l’armoise blanche (Originale).
3.1.2. Feuilles
Elles sont veloutés et pubescentes découpées en des petites longuettes
d’un vert argenté. Lors du développement des 1 ères feuilles, leurs tailles est
relativement grande mais au fur et mesure que les rameaux s’allongent les feuilles
deviennent de plus en plus petites à l’extrémité [20].
3.1.3. Fleurs
Ce sont des capitules très petites et ovoïdes de 1.5 à 3 mm de diamètre, de
couleurs jaunes à rougeâtres [6].Elle sont groupées en grappes, celle du rang
extérieur ont la corolle à 3 dents et sont pistillées ; les autres ont la corolle à 5
dents et sont stamino-pistillées soit stériles [23]. La floraison de l’Artemisia herba
alba Asso. débute le plus souvent en juin mais les fleurs se développent
essentiellement à la fin de l’été [24].
21
3.1.4. Fruits
Les fruits sont des akènes oblongs munis d’un pappus (ensemble de soies
plus ou moins dures) qui assurent l’anémochorie et facilitent la dispersion par le
vent [25].
4. Caractéristiques pédoclimatiques des steppes à armoise blanche
L’espèce trouve son optimum dans l’étage bioclimatique aride avec une
pluviométrie moyenne de 200 à 300 mm à hiver frais ou froid. Elle présente une
large amplitude altitudinale comprise entre 400 et 1300 m [26].
Concernant le facteur édaphique, les groupements à Artemisia herba alba
colonisent les dépressions non salées et les glacis à sol généralement limoneux,
peu perméables et à ruissellement important.
La texture la plus répandue de l’armoise blanche est plutôt limono–
sableuse, se trouvant dans les sols superficiels (inferieur à 20 cm de profondeur)
avec un taux très faible d’éléments grossiers en surface et une salure très faible à
nulle [27] (figure 1.3).
Figure 1.3 : Steppes à armoise blanche (Originale).
22
4.1. Facteurs de dégradation des écosystèmes steppiques
4.1.1. Sécheresse
L’Algérie fait partie des zones arides et semi-arides qui sont vulnérables et
souffrent de sécheresses chroniques. Ce qui entraîne de forts déficits hydriques
qui représentent une forte contrainte sur l’environnement [28].
Les régions les plus touchées en Algérie sont les hauts plateaux et la
steppe. Celles-ci constituent des zones de transition entre le Nord et le Sud du
pays et couvrent environ 70 % des terres viables du Nord. Les changements
climatiques peuvent constituer un facteur aggravant la dégradation de ces régions
[28].
Les écosystèmes steppiques sont marqués par une grande variabilité
interannuelle des précipitations. La diminution des précipitations est de l’ordre de
18 à 27% et la durée de la saison sèche aurait augmenté de 2 mois entre 1913-
1938 et 1978-1990 [29].
4.1.2. Erosion éolienne et hydrique
Ces phénomènes ont provoqué d'énormes pertes : près de 600.000 ha de
terres en zone steppique sont totalement désertifiés et près de 6 millions
d’hectares sont menacées par les effets de l’érosion hydrique et éolienne [29].
4.1.3. Surpâturage
Le surpâturage est une conséquence directe d’une augmentation de
l’effectif des petits ruminants car les terres de parcours sont leur principale source
d’alimentation [3].
L’impact du surpâturage sur la végétation est important aussi bien sur le
plan qualitatif que quantitatif. En effet, les meilleures espèces fourragères sont
consommées avant d’avoir eu le temps de fructifier ou de former des repousses
pour les saisons à venir [30].
23
5. Réponses adaptatives des plantes aux conditions climatiques
La plupart des cellules de la plante se trouvent confrontées aux conditions
environnementales (sécheresse et salinité). Afin de subsister, les végétaux
doivent s’adapter en développant des modifications morphologiques,
physiologiques et biochimiques.
5.1. Adaptation morphologique
Grâce à son système racinaire très dense à la surface, l’armoise blanche
peut profiter des fractures de la croûte, pour atteindre les poches d’humidité,
notamment dans les sols à encroûtement calcaire [31].
Le dimorphisme saisonnier de son feuillage lui permet de réduire la surface
transpirante et d’éviter ainsi les pertes d’eau [31, 32].
La division de la touffe en sous individus autonomes pour l’alimentation
hydrique, lui permet de supporter la mort d’une partie de la touffe sans que
l’individu disparaisse complètement [31].
Waisel et al., [33] ont démontré que chez A. herba-alba, le transport de l’eau
des racines aux tiges se fait selon un modèle dit « d’ascension sectorielle en
détour ». L’eau prélevée par une racine est véhiculée jusqu’à une tige (et une
seule) qui n’est pas forcément au dessus de la racine correspondante.
5.2. Accumulation de la proline
La proline (acide pyrrolidine-2 carboxilique) est un acide aminé cyclique,
faisant partie avec l’hydroxyproline de la classe des acides aminés à fonction
amine secondaire. Très répandu dans la nature, il est abondant dans les
prolamines végétales (zéine, gliodine et la gélatine) [34].
L’éclairement [35], le froid [36], les températures élevées [37], la
sécheresse, le stress salin et le stress hydrique induisent l’accumulation de la
proline [38]. Cette accumulation est un moyen pour les plantes de maintenir une
pression osmotique supérieure à celle du sol sans faire appel à une trop grande
quantité d’ions minéraux toxiques [39].
24
5.3. Accumulation des sucres et leurs dérivés, les polyols
Les sucres semblent intervenir dans le contrôle de la régulation de l’état
hydrique des cellules lors des contraintes osmotiques [40].
Les polyols sont des sucres formés de chaines carbonées linéaires ou
fermées. Ils se divisent en polyols acycliques. Ils s’accumulent dans le cytoplasme
et chloroplastes pour réguler le fort potentiel osmotique da la vacuole sous stress
abiotique [41].
5.4. Accumulation des protéines
Nombreuses sont les protéines qui s’accumulent spécialement en réponse
au déficit hydrique [42], aux fortes salinités et aux basses températures [41].
Les protéines de la famille des fibrillines, sont synthétisées spécifiquement
lors de contraintes environnementales. Elles s’accumulent dans les chloroplastes
où elles s’associent aux membranes des thylakoïdes lamellaires et à des globules
lipidiques appelés plastoglobules [43]. La modification de la teneur en lipides des
membranes en condition de stress pourrait être le facteur déterminant de
l’association des protéines de types fibrilline avec les membranes [43].
5.5. Accumulation des composés inorganiques
Les ions sont des solutés osmotiques actifs affectant significativement le
potentiel osmotique tissulaire. Ils sont rencontrés dans la vacuole car leur
présence à des taux élevés dans le cytoplasme peut entraver les processus
métaboliques [44].
L’homéostasie ionique est assuré par le maintien du rapport K+/Na+ qui doit
être élevé. Le sodium (Na+) entre en compétition avec le K+ pour pouvoir pénétrer
dans la cellule a travers des transporteurs Na+- K+ et qui peut bloquer des
transporteurs spécifiques de K+ lors de stress salin [45].
6. Intérêt de la plante
● L’armoise blanche a une importance écologique en raison de son aptitude
à coloniser des zones marginales [46].
25
● Elle est utilisée comme épice, et comme aromatisant dans le thé et le
café [47.48.49].
● Sa teneur en huile essentielle varie de 1 à 1.5% de matière fraiche. Son
essence est destinée à l’industrie de la cosmétologie et de la parfumerie. Deux
pays du maghreb partagent le marché international pour cette huile, le Maroc et la
Tunisie [50].
6.1. Intérêt thérapeutique
Traditionnellement, cette espèce est utilisée pour traiter les problèmes
gastriques. Elle présente un caractère vermifuge très prisé pour le bétail et
possède une activité anti-helminthique, [14].
L’extrait aqueux et l’huile essentielle d’Artemisia herba-alba Asso. ont été
prouvés pour leur activité anti-leishmanienne vis-à-vis deux espèces de
Leishmania (Leishmania tropica et Leishmania major) [51].
La population locale l’utilise comme remède contre les maladies tel que
diabète, les bronchites, diarrhées et aussi comme vermifuge [6].
L’extrait aqueux de cette plante a été testé sur des personnes diabétiques,
en effet, le taux de glycémie a considérablement diminué chez la plupart des
patients après la prise. Il n’a montré aucun effet secondaire [52, 53, 54].
L’huile essentielle de l’armoise blanche présente un effet sur le
développement des champignons humains tels que Aspergillus flavus, Geotrichum
candidum, Aspergillus niger et Candida albicans, elle s’est avérée comme un vrai
inhibiteur de croissance de ces champignons [55].
L’α-thujone est le composé majoritaire de l’huile essentielle (HE) de Tunisie
et de Jordanie avec respectivement 44 et 16%. En revanche, il est peu présent
dans l’HE provenant d’Algérie, le taux est de 1.5 à 2.8% selon les régions. Ce
composé a des activités biologiques telles qu’abortives, antibactériennes,
emménagogues, insecticides et larvicides [11].
26
Une molécule active, l’artémisinine a été isolée a partir de cette plante, c’est
une lactone sesquiterpénique dont la structure possède un groupe peroxyde
nécessaire à l’activité antimalarique [56].
6.2. Intérêt pastorale
Les steppes à armoise blanche recouvrent 3 millions d’hectares
(en aire potentielle) [57]. La phytomasse de cette steppe en bon état de
conservation est de l’ordre de 900 à 1100 Kg /ha [58]. Les steppes à armoise
présentent un fourrage disponible toute l’année [57].
Au Maghreb, l'armoise constitue un fourrage particulièrement intéressant.
En effet, la plante présente un taux de cellulose plus au moins élevé. La matière
sèche (MS) apporte entre 6 et 11% de matière protéique brute dont 72% est
constituée d'acides aminés. Le taux de carotène varie entre 1,3 et 7 mg/Kg selon
les saisons [59].
L’armoise blanche a une valeur fourragère importante de 0,45 à 0,70 UF/Kg
de MS [5]. Ce taux est très faible en hiver (0,2 à 0,4 UF/Kg MS), il augmente
rapidement au printemps avec 0,92 UF/Kg MS pour diminuer de nouveau en été
avec 0,6 UF/Kg MS. En automne les pluies de septembre, provoquent une
nouvelle période de croissance et la valeur énergétique augmente de nouveau où
0,8 UF/Kg MS est enregistré [58].
En générale, l’inflorescence qui est très recherché par les ovins, ces
organes produisent entre 5 et 10% de la phytomasse aérienne, et ont une forte
valeur énergétique due à leur forte teneur en azote protéique [60].
27
CHAPITRE 2
SITUATION GEOGRAPHIQUE DES REGIONS D’ETUDE
2.1. Région de Djelfa
Elle est située sur les hauts plateaux, dans la partie centrale de l’Algérie du
Nord à égale distance de ses frontières Est et Ouest. Elle est située à 300 km au
Sud d’Alger, à 110 Km au Nord de Laghouat et 80 Km au Sud-Ouest de Bou
Saâda [61]. La latitude Nord est à 34°40’ et la longitude est à 03°15’ [62]. Elle
couvre une superficie de 32.256,35 km2. Elle est limitée :
. Au Nord : Médéa et Tissemsilt.
· Au Sud : Ouargla, El Oued et Ghardaïa.
· A l'Est : M'sila et Biskra.
· A l'Ouest : Laghouat et Tiaret.
2.1.1. Géologie et géomorphologie
La région de Djelfa présente un substrat dénonien avec des roches
calcaires du quaternaire, des dépôts d’argile, de graviers et du sable [62].
Elle se caractérise par la présence de trois principales formations : reliefs,
dépressions et surfaces plus ou moins planes.
2.1.2. Hydrogéologie
Les plus importantes nappes d’eau sont localisées à Ain Ouessera, Birine
et Zahrez dans la zone de Messaad. Un réseau d’oueds important draine
l’ensemble de la forêt. Il est une véritable source hydrique qui alimente la nappe
phréatique en hiver [63].
28
2.1.3. Climat
La région de Djelfa est caractérisée par un hiver pluvieux, froid avec une
saison estivale sèche et chaude. Les précipitations se caractérisent par leur
faiblesse en quantité et par leur fluctuation d’une campagne à une autre [63].
[Link]. Précipitations
La répartition mensuelle des précipitations est irrégulière (1998/ 2008). La
période pluvieuse s'étale de septembre à mai, avec un maximum en automne
(44.33 mm Octobre) (figure 2.1).
44,33
45
40
32,7
35
Précipitations )mm(
30 26,59 27,4 27,41 25,76
25 20,7 20,17
18,76
20
13,84
15
8,5
10 5,42
5
0
Sep Oct Nov Déc Jan Fev Mars Avr Mai Juin Juil Août
Mois
Figure 2.1 : Précipitations mensuelles décennale de la région de Djelfa [64].
[Link]. Températures
Le mois de juillet correspond au mois le plus chaud avec 29.92 ± 1 °C. Les
mois de Janvier et février sont les plus froids avec respectivement 6.01, et 7 ± 1°C
(tableau 2.1).
Tableau 2.1 : Températures moyennes décennale (1998/2008) [64].
Sep. Oct. Nov. Déc. Jan. Fév. Mars Avril Mai Juin Juil. Août
T° 22.76 15.8 8.68 7.12 6.01 7 9.25 15.54 21.14 26.58 29.92 28.97
29
2.1.4. Sol
Les sols de la région de Djelfa sont fragiles et pauvres. Les croûtes
calcaires viennent souvent s’installer en surface. La quasi-totalité des sols se
caractérisent par la richesse en calcaire, la pauvreté en matière organique. Le pH
est basique, la salinité se concentre surtout au bord des chotts. Cette fragilité et
sensibilité est due à l’action de l’érosion [63].
2.2. Région de Ksar Chellala
Ksar-Chellala est une région de parcours steppique, située entre la zone
désertique au Sud et les zones côtières céréalières au Nord. Elle est à 116 Km au
Sud-Est de la wilaya de Tiaret [65]. La daïra de Ksar Chellala, s’étant sur
1705.5 ha.
Elle est limitée :
● Au Nord par les communes de Djelfa (El Khemis, Sidi laadjel et Hassi Fdoul) ;
● A l’Est par les communes de Djelfa (Guernini et Zaafrane) ;
● A l’Ouest par les communes de Tiaret (Rechaiga, Nadorah et Faidja) ;
● Au Sud par la commune de Djelfa (Elguedid) ;
Elle comprend 3 communes (Ksar Chellala, Serghine et Zmalet Emir Abdelkader).
2.2.1. Géologie et géomorphologie
Les montagnes de Ksar Chellala sont accidentées et constituent le
prolongement géologique Nord oriental du Djebel Nador (1475 m) formées d’un
ensemble de chaînes sub-parallèles allongés selon une direction
Nord-Est/Sud Ouest et constituent pour le réseau hydrographique locale une ligne
de partages des eaux [65]. La démarcation Nord de la steppe correspond au
Crétacé inférieur du Djebel Rechaiga prolongée à l’Ouest par le Mont du Nador et
l’Ouled Boussalem.
30
2.2.2. Climat
La région de Ksar Chellala a un climat aride. Deux saisons bien distinctes
se rencontrent : l’hiver et l’été.
Les précipitations sont concentrées surtout en automne et au printemps
avec des moyennes comprises entre 38.7 et 31.6 mm. Cependant, la température
moyenne mensuelle en hiver est inferieur à 10 ± 1 °C (Campagne 2008/2009).
[Link]. Précipitations
La période pluvieuse s'étale du mois de Septembre jusqu’au mois de Mai,
avec un maximum de 38.7 mm et une période sèche estivale correspondant au
minimum pluviométrique (figure 2.2).
40
38,7
35 29,7 31,6
Précipitations )mm)
30 25,5 24,8
23,6
25 21,3 23,2
20 18,1
15 12,07
9,2 10,9
10
5
0
Sep Oct Nov Déc Jan Fev Mars Avr Mai Juin Juil Août
Mois
Figure 2.2 : Précipitations moyennes de la région de Ksar Chellala
(Campagne 2008/2009) [66].
[Link]. Températures
La région de Ksar Chellala se caractérise par un hiver froid et un été chaud.
La température la plus faible est obtenue au mois de Janvier avec une moyenne
correspondant à 7.24 ± 1°C, tandis que, la température la plus élevée est
enregistrée au mois de Juillet avec une moyenne de 29.5 ± 1°C (tableau 2.2).
31
Tableau 2.2 : Températures mensuelles moyennes de la région de Ksar Chellala
(Campagne 2008/2009) [66].
mois Sept. Oct. Nov. Déc. Jan. Fev. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août
Température 23.3 18.1 11.5 8.1 7.24 9.09 12.3 14.7 20.1 25.7 29.5 28.7
Moyenne °C
2.2.3. Sol
Les sols de la région de Ksar Chellala sont maigres, moins de 30 cm
d’épaisseur reposant sur une croûte de 10 à 25 cm. La composition chimique des
sols est marquée par une déficience en azote, en phosphore et en matière
organique. La teneur en calcaire actif est très forte [65].
2.3. Région de Bou Saȃda
Bou Saȃda est une région des hauts plateaux algériens. Elle est inscrite en
bordure de steppe, celle de la dépression du Hodna. Elle est située à 150 Km au
Sud-Est d'Alger, à 35°13’ de latitude Nord, 04°11’ de longitude [95] et de 560 m au
dessus du niveau de la mer [67].
2.3.1. Géologie et géomorphologie
La région de Bou Saȃda se caractérise par la présence des reliefs, qui font
partie de l'extrémité septentrionale de l'Atlas saharien. Ils sont composés d'une
alternance de marnes argileuses et de niveaux calcaires relevant du Cénomanien.
Les dépressions sont des zones de concentration des eaux de
ruissellement et de décantation des particules solides, elles correspondent à deux
types selon leur caractère salé « sebkha, chott » ou eau douce « daya ». Tandis
que le R'mel (400 m à 550 m) est formé de dunes de sables, de dépôts alluviaux
récents et de collines rocheuses isolées. C'est un pli constitué de calcaires,
marnes et grès du jurassique et du crétacé [67].
2.3.2. Le climat
La région de Bou Saȃda est caractérisée par un climat semi aride, elle est
située entre 15° et 35° de latitude au nord de l'équateur. C'est une région froide en
32
hiver et chaude en été, avec une forte luminosité et un rayonnement solaire
intense. Le vent de sable est fréquent durant toute l'année.
[Link]. Précipitations
La période pluvieuse s'étale du mois de Septembre jusqu’au mois de Mai.
Un maximum de 33 mm est enregistré au mois Janvier. Tandis que, la période
estivale enregistre un minimum pluviométrique avec une moyenne de 12 mm au
mois de Juillet (figure2.3).
33
35 30
30 27
25
22 23
Précipitations (mm)
25 22
20
20 17 16
12 13
15
10
5
0
Mois
Figure 2.3 : Précipitations moyennes de la région de Bou Saâda
(Campagne 2007/2008) [68].
[Link]. Températures
La région de Bou Saada se caractérise par un hiver froid avec un minimum
de température (14 ± 1°C) enregistré au mois de Janvier. Les fortes températures
sont enregistrées durant la période estivale avec une moyenne de 31 ± 1°C
(tableau 2.3).
33
Tableau 2.3 : Températures moyennes décennale (Campagne 1999/2009) [68].
Mois Jan. Fév. Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sep. Oct. Nov. Déc.
T° 22.1 24.2 28 32 37.5 38.5 39.2 39.3 36.5 34 28.5 24
max
T° 6.1 7.2 7.2 11 15.5 22 22.2 22.3 21.5 18.5 12 8
min
T° 14 15.5 19.5 24 29 30.5 31 31 29 26 21 16
moy
2.3.3. Sol
Les sols sont à texture limono-sableuse, peu évolués sur les glacis à
encroûtement calcaire à gypseux.
34
CHAPITRE 3
MATERIEL ET METHODES
Durant cette expérimentation, nous nous sommes intéressées à l’étude des
paramètres biochimiques et physiologiques de l’Artemisia herba alba Asso. Ces
analyses ont été effectuées au niveau du laboratoire de physiologie végétale au
sein du département d’agronomie de la faculté Agro-vétérinaire à l’université Saad
Dahleb de Blida.
Les paramètres pharmaco-toxicologiques ont été évalués au niveau du
laboratoire de complexe antibiotique de Medéa.
3.1. Matériel végétal
Les échantillons récoltés proviennent l’espèce Artemisia herba alba Asso.
Trois sites ont été retenus : Djelfa, Ksar Chellala et Bou Saȃda. Les échantillons
sont récoltés aléatoirement durant les périodes hivernale et printanière.
3.2. Dosage des chlorophylles
L’extraction de la chlorophylle (a), (b) et caroténoïdes a été réalisée selon la
méthode de Francis et al., (1970) (Annexe 1) [69].
Cette méthode consiste en une macération des feuilles (0,1g) dans 10 ml
d’un mélange de l’acétone et de l’éthanol. La lecture des densités optiques est
faite après 48 heures. L’absorbance est enregistrée au niveau de
spectrophotomètre, à trois longueurs d’ondes : (645, 663 et 470 nm).
Détermination des teneurs en chlorophylles réalisée selon les formules :
Chl (a) (µg / g MF) = 12,7x DO (663) – 2,59x DO (645) x V/ (1000x W).
Chl (b) (µg / g MF) = 22, 9 DO (645) – 4,68x DO (663) x V/ (1000x W).
Caroténoïdes (µg / g MF) = 1000 DO (470) – [1,82 Chl a – 85,02 Chl b] / 198.
V : Volume solution extraite.
W : le poids de matière fraiche de l’échantillon.
35
3.4. Dosage des flavonoïdes
Le dosage des flavonoïdes se fait selon la méthode de Djeridane et al.,
(2006) [70]. Elle consiste à prélever 1,5 ml de l’extrait méthanolique auquel on
ajoute 1,5 ml de chlorure de l’aluminium AlCl3 à 2%. Ce mélange reste en
incubation pendant 10 mn avant la lecture (Annexe 2).
La lecture est faite à une longueur d’onde de 430 nm.
3.5. Détermination des tanins
Les tanins sont détectés selon la méthode de Sarker, (2007) [71]. Cette
opération consiste à prélever 1.5 g de poudre d’armoise blanche, 10ml méthanol à
80% et 1ml d’une solution aqueuse de FeCl3 à 1%. Le Trichlorure ferrique permet
de détecter la présence ou non des tanins (Annexe 3).
3.6. Dosage des éléments minéraux
Minéralisation de l’échantillon végétal
Pour le dosage du potassium et du sodium, on a adopté la technique de
minéralisation par calcination de la poudre végétale décrite par AFNOR, (1988)
(Annexe 4). Le principe est d’éliminer toute la matière organique par dégradation
thermique et de mettre en solution l’élément à doser [72].
Le dosage a été effectué suivant la méthode d’analyse
spectrophotométrique par flux continu. Les résultats sont traités directement par
un ordinateur relié à l’appareillage.
2.7. Dosage des sucres solubles
Le dosage des sucres solubles a été réalisé selon la méthode de
Dubois, (1956) [73].
L’extraction des sucres solubles a été faite après macération du
matériel végétal. 100 mg de tissus foliaires frais sont prélevés et mis dans
2ml d’éthanol à 80% (Annexe 5).
36
L’absorbance est lue à la spectrophotométrie à une longueur
d’onde de 490 nm.
La détermination de la teneur des sucres solubles est réalisée selon la
formule :
Sucres Solubles (µg / g MF) = DO490 × 1,657.
3.8. Dosage de la proline
La technique utilisée pour le dosage de la proline est celle de Troll et
Linsley, (1955) simplifiée et modifiée par Monneveux et Nemmar, (1986) [74]
(Annexe 6).
Le principe de cette méthode est la quantification de la réaction proline-
ninhydrine par mesure spectrophotomètrique. La proline se couple avec la
ninhydrine en formant un complexe coloré. L’intensité de la coloration est
proportionnelle à la quantité de la proline dans l’échantillon (figure 3.1).
La détermination des densités optiques des différents échantillons a été
faite à l’aide d’un spectrophotomètre à une longueur d’onde de 528 nm. La
détermination de la teneur de la proline est réalisée selon la formule :
Proline (µg/g MF) = DO528 x 0.62
Complexe coloré
(proline, ninhydrine)
Phase
inférieure
Figure 3.1 : Dosage de la proline.
37
3.9. Dosage des protéines solubles
Le dosage des protéines solubles se fait par spectrophotomètre. Le but est
de quantifier l’évolution des protéines cytoplasmiques et les protéines pariétales.
Pour notre étude, nous avons retenu la méthode de Bradford,
(1975) [75] (figure 3.2).
3g de MF broyée au froid dans 5ml de solution tampon phosphate
Centrifugation (15mn à 4500 tr/mn à -4°C)
Culot 1
Lavage
Avec 5ml d’eau distillé
Centrifugation
Surnageant 2 Culot 2
(à éliminer)
Culot 2+5ml de
Tampon phosphate + KCL à pH=7
Centrifugation
Surnageant 1 Surnageant 3 Culot 3
Dosage au spectrophotomètre a 630nm
Figure 3.2 : Extraction des protéines solubles de l’Artemisia herba alba Asso.
38
La teneur en protéine en mg/g de matière fraîche est exprimée selon la formule
suivante :
Quantité des protéines (g) x 200
Teneur en protéines (mg/g MF) =
Poids de l’échantillon
200 : coefficient de dilution.
3.10. Etude de l’activité anti-inflammatoire
3.10.1. Choix des doses de l’extrait aqueux
L’extrait aqueux a été préparé par une infusion à base de la poudre
végétale (1 ou 2 g en fonction de la dose) dans 10 ml d’eau distillée bouillante.
Cette infusion est laissée au repos pendant 15 à 20 minutes (jusqu’au
refroidissement). Une première filtration est effectuée à l’aide d’un papier filtre
stérilisé et une deuxième filtration à l’aide de micro-filtre stérilisé.
Pour chaque écotype nous avons testé deux doses. L’une faible à 0,1 g/ml
et l’autre maximale à 0,2 g/ml. Le test anti-inflammatoire consiste à prendre 150
souris blanches réparties en 15 lots de 10 (tableau 3.1).
3.10.2. Principe du test anti-inflammatoire
La mise en évidence de l’effet anti-inflammatoire a été réalisée selon la
méthode de Levy (1969) [76]. Le principe est d’administrer la dose appropriée de
la substance à contrôler à un groupe de souris. L’inflammation de la patte de la
souris est provoquée par injection locale de carraghénine à 1%.
La comparaison de l’évolution de l’inflammation à travers le volume ou
l’épaisseur de la patte, chez les souris testées et le témoin nous renseigne sur la
propriété anti-inflammatoire du produit.
39
Tableau 3.1 : Répartition des lots pour le test anti-inflammatoire.
Lot 12 6 9 3 11 5 8 2 10 4 7 1 14 13
Nature Extrait aqueux E.P. Diclofenac
de de Na
produit
écotypes Djelfa Ksar Chellala Bou Saâda - -
Saison H- P H- P H- P H- P H- P H- P
Dose 0 ,1 0,2 0,1 0,2 0,1 0,2 - 0,1mg/ml
g/ml g/ml g/ml g/ml g/ml g/ml
E.P. : Eau physiologique
H : Hiver.
P : Printemps.
Une demi-heure après administration de 0.5 ml du traitement, une injection
de 0.05 ml de la carraghénine à 1%, ou l’eau physiologique est réalisée au niveau
de la patte postérieure de la souris. Les souris sont gardées dans des conditions
de stabulation habituelles au cours de l’expérience.
La mesure de volume de la patte avant, pendant et à l’issue de
l’inflammation locale se fait à l’aide d’un pied à coulisse précis au 1/50 ème de
millimètre.
Les mesures sont faites au niveau de l’articulation tarso-métatarsienne des
pattes postérieures des souris, dans le sens antéro-postérieur. Elles sont faites
dans l’ordre suivant :
Epaisseur initiale des pattes.
Une mesure immédiatement après injection de carraghénine ou eau
physiologique est pratiquée pour tenir compte du renflement dû au volume injecté.
Des mesures toutes les 30 minutes sont réalisées pour suivre
l’évolution de l’inflammation jusqu’à 210 minutes.
40
Calcul du pourcentage de l’œdème des pattes :
E f Ei1
PO x100
Ei1
P0 : Pourcentage de l’œdème des pattes.
Ef : Epaisseur finale de la patte (mesurée chaque demi heure).
Ei1 : Epaisseur initiale de la patte avant injection de la carraghénine ou de l’eau
physiologique.
3.11. Test de toxicité
La méthode de Berhens et Karber, (1935) [77] consiste à administrer à
chaque fois à un nombre d’animaux constant, soit 160 souris blanches réparties
en 16 lots de 10. Nous avons administré des doses croissantes de la substance à
tester de façon à avoir un pourcentage de mortalité variant entre 0 et 100%. Ainsi,
nous pouvons déterminer statistiquement la dose moyenne qui provoque la
mortalité de la moitié des animaux testés.
Sur le plan expérimental, nous avons pris 16 lots de souris du même sexe
ayant un poids moyen de 23 ± 1 g. 15 lots ont subit 0.5 ml de l’extrait aqueux de
l’armoise blanche par voie orale et le groupe témoin a reçu 1 ml d’eau
physiologique. L’expression numérique de la toxicité aiguée est la DL 50 , c’est le
pourcentage de mortalité de la moitié de la population noté après 1H, 4H, 24H
jusqu’au 8ème jour .Elle est exprimée en mg/kg de poids corporel.
Le but de ce test est de déterminer la dose létale DL50. En plus de la
mortalité, d’autres signes de toxicité, peuvent apparaitre tel que les vomissements,
la diarrhée ainsi que l’irritation. Ces paramètres sont à enregistrer pour évaluer la
DL50 [78].
41
Lecture des résultats
Le calcul de la DL50 se fait selon la méthode de Berhens et Karber, (1935) :
∑ab
DL50 = DL100 -
n
n : Nombre moyen d’animaux par lot.
b : Nombre moyen des morts de deux doses successives.
a : Différence entre deux doses successives.
Les valeurs obtenues vont être comparées a l’echelle de Hodge et Sterner
[79,80,81] (tableau 3.2).
Tableau 3.2 : Test de toxicité : Echelle de Hodge et Sterner, (1943).
Dl50 (orale) Indice de Toxicité
Jusqu'à 1 mg / kg 1 : Extrêmement toxique
De 1 à 50 mg / kg 2 : Hautement toxique
De 50 à 500 mg / kg 3 : Modérément toxique
De 500 à 5000 mg / kg 4 : Légèrement toxique
De 5000 à 15000 mg / kg 5 : Presque pas toxique
Plus de 15000 mg /kg 6 : Relativement inoffensif
2.12. Mode d’expression des résultats :
Les données ont fait l’objet d’une analyse de la variance simple réalisée
avec le logiciel STATITCF. Ces résultats sont suivis par le test de Newman et
Keuls au seuil de 5% (risque 0.05).Ce test permet de distinguer les groupes
homogènes en comparant les probabilités de la manière suivante :
P>0.05 : résultat non significatif.
P<0.05 : résultat significatif.
P<0.01 : résultat très significatif.
P<0.001 : résultat très hautement significatif.
Le logiciel STATITCF nous a permis d’effectuer la corrélation entre les différents
paramètres étudiés.
42
CHAPITRE 4
RESULTATS ET DISCUSSION
4.1. Quantité de la chlorophylle
Chez les organismes photosynthétiques, l'utilisation de l'énergie lumineuse
est rendue possible par l'existence de pigments, molécules capables d'interagir
spécifiquement avec certaines longueurs d'onde de la lumière.
Parmi les pigments impliqués dans la photosynthèse se trouvent les
chlorophylles (a) et (b) ainsi que les caroténoïdes. Ce sont des molécules
lipophiles qui absorbent spécifiquement la lumière à certaines longueurs d'onde.
4.1.1. Quantité de la chlorophylle (a)
[Link]. Effet du facteur écotype
Les résultats obtenus montrent que l’écotype Ksar Chellala synthétise la
plus grande quantité de fluorescence chlorophyllienne (a) par rapport aux deux
écotypes Bou Saâda et Djelfa (figure 4.1).
Quantité de chlorophylle )a( µg/g MF
1,4
1,2
1
0,8
0,6
0,4
0,2
0
Djelfa Ksar Chellala Bou Saȃda Ecotypes
Figure 4.1 : Effet du facteur écotype sur la quantité de chlorophylle (a).
43
Le test de Newman et Keuls au seuil de 5%, révèle l’existence de trois
groupes distincts. L’écotype Ksar Chellala classé dans le premier groupe
synthétise une quantité plus importante en chlorophylle (a) avec une moyenne de
1.16 ± 0.13 µg/g de matière fraîche.
Le deuxième groupe est représenté par l’écotype Bou Saâda avec une
moyenne respective de chlorophylle (a) de 0.90 ± 0.08 µg/g de matière fraîche.
L’écotype Djelfa se classe dans le troisième groupe avec une moyenne
respective de la chlorophylle (a) de 0.74 ± 0.09 µg/g de matière fraîche.
[Link]. Effet du facteur saison
Les résultats obtenus montrent que la quantité de chlorophylle (a) varie
selon les saisons. Les quantités les plus faibles ont été obtenues en hiver
(figure 4.2).
Quantité de chlorophylle )a( µg/g MF
1,2
0,8
0,6
0,4
0,2
0
Hiver Printemps Saisons
Figure 4.2 : Effet du facteur saison sur la quantité de chlorophylle (a).
Le test de Newman et Keuls au seuil de 5 %, fait ressortir deux groupes
homogènes. Une quantité importante de chlorophylle (a) a été enregistrée
pendant la période printanière avec une moyenne de 1.07 ± 0.12 µg/g de matière
fraîche. Cependant la plus faible quantité de chlorophylle (a) est enregistrée
44
pendant la période hivernale avec une moyenne de 0.80 ± 0.08 µg/g de matière
fraîche.
[Link]. Interaction écotype / saison
L’analyse de la variance montre un effet très hautement significatif de
l’interaction des deux facteurs sur la quantité de chlorophylle (a) de l’Artemisia
herba alba Asso. (figure 4.3). Les résultats obtenus sont confirmés par le test de
Newman et Keuls au seuil de 5%.
1,8
1,6
1,4
1,2
0,8
Hiver
Printemps
0,6
0,4
0,2
0
Djelfa Ksar Chellala Bou Saȃda Ecotypes
Figure 4.3 : interaction écotype / saison sur la quantité de chlorophylle (a).
Quatre groupes homogènes se distinguent. La quantité la plus élevée en
chlorophylle (a) est enregistrée au niveau de l’écotype Ksar Chellala pendant la
période printanière, suivi par l’écotype Bou Saȃda pendant la période hivernale.
Le groupe C regroupe les trois écotypes Djelfa, Bou Saȃda pendant la
période printanière et Ksar Chellala pendant la période hivernale. L’écotype Djelfa
durant la saison hivernale présente la plus faible quantité de chlorophylle (a), il est
classé dans le dernier groupe (D) (tableau 4.1).
45
Tableau 4.1 : Interaction écotype / saison sur la quantité de chlorophylle (a).
Interactions Teneur en chlorophylle (a) Groupes homogènes
(µg/g de MF)
Ksar Chellala / printemps 1.51 ± 0.17 A
Bou Saâda / hiver 0.96 ± 0.09 B
Djelfa / printemps 0.87± 0.10 C
Bou Saâda / printemps 0.85 ± 0.08 C
Ksar Chellala / hiver 0.82 ± 0.08 C
Djelfa / hiver 0.61 ± 0.08 D
Les résultats obtenus montrent que, l’écotype Djelfa synthétise la plus faible
quantité de chlorophylle (a) avec une moyenne de 0.61 ± 0.08 µg/g de matière
fraîche pendant la période hivernale. Cependant, la synthèse de cette chlorophylle
augmente au printemps pour atteindre une valeur moyenne de 0.87 ± 0.1 µg/g de
matière fraîche.
La quantité synthétisée au printemps par l’écotype Djelfa reste plus faible
par rapport a celle synthétisée par l’écotype Ksar Chellala où nous enregistrons
une quantité importante de fluorescence chlorophyllienne (a) avec une moyenne
de 1.50 ± 0.17µg/g de matière fraîche. Tandis qu’une faible quantité a été
enregistrée par le même écotype en hiver avec une moyenne de 0.82 ± 0.08µg/g
de matière fraîche. L’ensemble des résultats montre qu’il existe une grande
variabilité concernant le comportement des deux écotypes.
En effet, la saison d’hiver présente une période de stress pour l’armoise
blanche qui se traduit par une diminution importante de la taille et de la surface
foliaire. Cette réduction diminue la surface évaporatoire de la plante et limite
considérablement la photosynthèse qui se déduit par une réduction de la teneur
en chlorophylle (a). L’augmentation de la quantité de chlorophylle (a) au printemps
46
peut s’expliquer par le photopériodisme qui joue un rôle prépondérant sur les
végétaux [82]. En effet, le changement de la durée du jour au cours de l’année
influe sur plusieurs paramètres biologiques notamment la photosynthèse.
Contrairement aux deux écotypes Djelfa et Ksar Chellala, l’écotype Bou
Saȃda présente une valeur importante de la chlorophylle (a) pendant la période
hivernale avec une moyenne de 0.96 ± 0.09 μg/g de MF. Cette quantité diminue
au printemps pour atteindre une valeur moyenne de 0.85 ± 0.08 μg/g de MF. En
générale, la sécheresse tout comme la salinité a pour conséquence de réduire la
photosynthèse par la réduction des échanges gazeux mais aussi de l’activité
photochimique [82].
L’intensité de la photosynthèse est contrôlée simultanément par divers
facteurs de l’environnement (température, éclairement, teneur de l’air en CO2 et
en O2) [83].
Des études effectués montrent que quelque soit le type de stress, il
provoque une diminution de la teneur en chlorophylle. Nieves et al., [84] ont
montré que la réduction de la teneur foliaire en chlorophylle est liée à la forte
concentration du chlore et /ou du sodium.
D’une façon générale, la salinité et la sécheresse réduisent le mécanisme
de la photosynthèse et par conséquent des échanges gazeux qui se traduisent par
la diminution de l’activité photochimique [85, 86, 87, 88].
4.1.2. Quantité de la chlorophylle (b)
[Link]. Effet du facteur écotype
Les résultats obtenus montrent que la plus grande quantité de fluorescence
chlorophyllienne (b) a été synthétisée par l’écotype Ksar Chellala (figure 4.4).
47
0,7
0,6
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1
0
Djelfa Ksar Chellala Bou Saȃda Ecotypes
Figure 4.4 : Effet du facteur écotype sur la quantité de chlorophylle (b).
Le test de Newman et Keuls révèle qu’au seuil de 5% l’existence de deux
groupes homogènes.
L’écotype Ksar Chellala est classé dans le premier groupe. Les plantes
synthétisent la plus grande quantité de fluorescence chlorophyllienne (b) avec une
valeur moyenne de 0.60± 0.12 µg/g de matière fraîche.
Le deuxième groupe est représenté par les deux écotypes Bou Saâda et
Djelfa avec des moyennes respectives de chlorophylle (b) de 0.42 ± 0.08 et
0.38 ± 0.08 µg/g de matière fraîche.
[Link]. Effet du facteur saison
La quantité de chlorophylle (b) varie selon la saison. Les résultats montrent
que les quantités les plus faibles ont été obtenues en hiver (figure 4.5).
48
0,7
0,6
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1
0
Hiver Printemps Saisons
Figure 4.5 : Effet du facteur saison sur la quantité de chlorophylle (b).
Le test Newman et Keuls au seuil de 5 %, fait ressortir deux groupes
distincts. Durant la période printanière nous enregistrons une quantité importante
de la chlorophylle (b) avec une moyenne de 0.55 ± 0.11 µg/g de matière fraîche,
comparée à la saison hivernale où la quantité de chlorophylle (b) est plus faible
avec 0.39 ± 0.07 µg/g de matière fraîche.
[Link]. Interaction écotype / saison
L’étude de l’interaction des facteurs entre les saisons (hiver et printemps) et
les écotypes (Djelfa, Ksar Chellala et Bou Saâda) sur la synthèse de chlorophylle
(b), révèle un effet très hautement significatif.
49
0,9
0,8
0,7
0,6
0,5
Hiver
0,4
Printemps
0,3
0,2
0,1
0
Djelfa Ksar Chellala Bou Saȃda Ecotypes
Figure 4.6 : Interaction écotype / saison sur la quantité de chlorophylle (b).
Les résultats illustrés dans la figure 4.6 ont été confirmés par le test de
Newman et Keuls au seuil de 5 %. Le tableau 4.2 fait ressortir trois groupes
distincts.
Tableau 4.2 : Interaction écotype / saison sur la quantité de chlorophylle (b).
Interactions Teneur en chlorophylle (b) Groupes homogènes
(µg/g de MF)
Ksar Chellala / printemps 0.78 ± 0.16 A
Djelfa / printemps 0.47 ± 0.09 B
Bou Saâda / hiver 0.46 ± 0.07 B
Ksar Chellala / hiver 0.42 ± 0.08 B
Bou Saâda / printemps 0.39 ± 0.08 B
Djelfa / hiver 0.30 ± 0.06 C
L’étude de l’interaction inter-factorielle révèle que durant la période
hivernale, les deux écotypes Djelfa et Ksar Chellala synthétisent des faibles
50
quantités de chlorophylle (b) avec des moyennes respectives de 0.30 ± 0.06 et
0.42 ± 0.08 µg/g de matière fraîche. La synthèse devient plus importante au
printemps pour atteindre une moyenne de 0.47 ± 0.09 µg/g de matière fraîche
pour l’écotype Djelfa et de 0.78 ± 0.16 µg/g de matière fraîche pour l’écotype Ksar
Chellala. Nous pouvons expliquer ces résultats par le dimorphisme saisonnier de
l’Artemisia herba alba Asso. En effet, ce phénomène est accentué au niveau du
feuillage permettant de réduire la surface transpirante et d’éviter ainsi les pertes
d’eau en hiver [10].
Ces résultats montrent que la variation d’éclairement entre les saisons peut
être la cause de cette différence. Aux très faibles éclairements, la photosynthèse
est très peu active et les échanges gazeux respiratoires l’emportent sur les
échanges photosynthétiques [89].
Contrairement à l’écotype Bou Saâda qui lui, synthétise une quantité
importante de chlorophylle (b) durant la période hivernale avec une moyenne de
0.46 ± 0.07 µg/g de matière fraîche, et une faible quantité au printemps avec une
moyenne de 0.39 ± 0.08 µg/g de matière fraîche. Nous pouvons expliquer ce
phénomène par l’oxydation des pigments chlorophylliens à cause des conditions
défavorables du milieu au printemps.
En effet, la réduction de la photosynthèse est liée à la diminution du
potentiel hydrique foliaire, celui-ci est conditionné par la fermeture des stomates.
Cette situation à pour conséquence une diminution de la conductance à la
diffusion du CO2 et d’une limitation biochimique du chloroplaste à fixer le CO2 [90].
4.1.3. Quantité des caroténoïdes
[Link]. Effet du facteur écotype
Les quantités les plus élevées en caroténoïdes sont enregistrées chez les
deux écotypes Ksar Chellala et Bou Saâda. Cependant l’écotype Djelfa présente
la quantité la plus faible (figure 4.7).
51
Qantité des caroténoïdes)µg/g(de MF
4
3,5
3
2,5
2
1,5
1
0,5
0
Djelfa Ksar Chellala Bou saȃda Ecotypes
Figure4.7 : Effet du facteur écotype sur la quantité des caroténoïdes.
Le test de Newman et Keuls au seuil α = 5%, révèle l’existence de deux
groupes homogènes.
Le premier groupe est représenté par les des deux écotypes Ksar Chellala
et Bou Saâda avec des moyennes respectives de 3.40 ± 0.24 et 3.36 ± 0.36 µg/g
de matière fraîche.
Le deuxième groupe représente la quantité la plus faible en caroténoïde,
synthétisée par l’écotype Djelfa avec une moyenne de 2.88 ± 0.36 µg/g de matière
fraîche.
4.2.2. Effet du facteur saison sur la quantité des caroténoïdes
La saison printanière a permis une synthèse plus importante de
caroténoïdes par rapport à la période hivernale (figure4.8).
52
Quantité des caroténoïdes µg/g de MF
3,5
3
2,5
2
1,5
1
0,5
0
Hiver Printemps Saisons
Figure 4.8 : Effet du facteur saison sur la quantité des caroténoïdes.
L'analyse de la variance montre qu'il existe une différence très hautement
significative du facteur saison sur la quantité des caroténoïdes dans les feuilles.
Le test de Newman et Keuls au seuil α = 5%, fait ressortir deux groupes
homogènes. Le printemps est classé dans le groupe A, il enregistre un maximum
de la quantité des caroténoïdes synthétisée avec une moyenne de 3.46 ± 0.27
µg/g de matière fraîche, suivi par la période hivernale avec une moyenne de 2.97±
0.28 µg/g de matière fraîche.
4.1.3. Interaction écotype / saison
L’interaction entre les deux facteurs révèle que la quantité la plus faible est
obtenue en hiver chez l’écotype Djelfa avec une moyenne de 2.25 µg/g de matière
fraîche.
Cette quantité augmente au printemps pour atteindre une moyenne de
3.52 µg/g de matière fraîche (figure 4.9).
53
4,5
Quantité des carotenoïdes µg/g MF
4
3,5
3
2,5
Hiver
2
Printemps
1,5
1
0,5
0
Djelfa Ksar Chellala Bou Saȃda Ecotypes
Figure 4.9 : Interaction écotype / saison sur la quantité des caroténoïdes.
L’analyse de la variance inter-factorielle révèle une action très hautement
significative sur la teneur en caroténoïdes.
L’écotype Ksar Chellala présente une valeur importante de la quantité des
caroténoïdes synthétisée au printemps avec une moyenne respective de 3.81 µg/g
de matière fraîche et une faible quantité en hiver avec une moyenne de 3.00 µg/g
de matière fraîche.
Contrairement à l’écotype Bou Saâda qui lui, présente une valeur
importante de la quantité des caroténoïdes synthétisée pendant la période
hivernale, avec une moyenne correspond à 3.67 µg/g de matière fraîche. Cette
quantité diminue graduellement au printemps pour atteindre une valeur moyenne
de 3.05 µg/g de matière fraîche.
Les résultats du test de Newman et Keuls au seuil α = 5 %, confirme ces
résultats. 5 groupes distincts sont mentionnés (tableau 4.3).
54
Tableau 4.3 : Interaction écotype/saison sur la quantité des caroténoïdes.
Interactions Teneur en caroténoïdes Groupes homogènes
(µg/g de MF)
Ksar Chellala / printemps 3.81 ± 0.13 A
Bou Saâda / hiver 3.67 ± 0.18 A-B
Djelfa / printemps 3.52 ± 0.40 B
Bou Saâda / printemps 3.05 ± 0.24 C
Ksar Chellala / hiver 3.00 ± 0.32 C
Djelfa / hiver 2.25 ± 0.33 D
Les résultats mentionnés dans le tableau 4.3, sont similaires à ceux trouvés
pour les deux facteurs précédents (chlorophylles (a et b)). Ce sont toujours les
deux écotypes Djelfa et Ksar Chellala qui synthétisent de faibles quantités de
caroténoïdes pendant la période hivernale et qui augmentent durant la période
printanière. Notons que l’armoise blanche présente un cycle annuel de
développement qui ce caractérise par une période de repos hivernale d’où cette
réduction et une période de végétation active printanière avec augmentation des
caroténoïdes [10].
Par contre, la quantité des caroténoïdes synthétisée par l’écotype Bou
Saȃda présente son maximum pendant la période hivernale avec une moyenne de
3.67 µg/g de MF. Cette situation s’inverse pendant la période printanière et la
quantité diminue pour atteindre une valeur de 3.05 µg/g de MF. Ceci peut
s’expliquer par l’effet dépressif d’un déficit hydrique sur la photosynthèse et qui se
traduit par une baisse de la conductance stomatique, d’une altération de l’appareil
photosynthétique et /ou une diminution de la surface foliaire [90]. En effet, la
fermeture des stomates se traduit par un échauffement important des tissus
foliaires provoquant une altération de l’appareil photosynthétique et des
nombreuses perturbations du métabolisme [86].
55
4.2. Quantité des flavonoïdes
4.2.1. Effet du facteur écotype
Les écotypes Bou Saâda et Djelfa présentent des valeurs importantes en
flavonoïdes par rapport à l’écotype Ksar Chellala (figure 4.10).
4,03
Quantitédes flavonoїdes mg/g de MS
4,02
4,01
4
3,99
3,98
3,97
3,96
3,95
3,94
3,93
Djelfa Ksar Chellala Bou saȃda Ecotypes
Figure 4.10 : Effet du facteur écotype sur la quantité des flavonoïdes.
Le test de Newman et Keuls au seuil de 5%, révèle l’existence de deux
groupes distincts :
Le premier groupe représente les deux écotypes Bou Saâda et Djelfa avec
des moyennes respectives de flavonoïdes synthétisés correspondent a
4.02 ± 0.03 et 4.01 ± 0.06 mg/g de matière sèche.
Cependant, le deuxième groupe présente la quantité la plus faible en
flavonoïdes, synthétisée par l’écotype Ksar Chellala avec une moyenne de
3.97± 0.1 mg/g de matière sèche.
4.2.2. Effet du facteur saison
Le printemps a permis une synthèse plus importante de flavonoïdes de tous
les écotypes par rapport à la période hivernale où la quantité est réduite
(figure 4.11).
56
4,06
Quantité des flavonoїdes mg/g de MS
4,04
4,02
4
3,98
3,96
3,94
3,92
3,9
Hiver Printemps Saisons
Figure 4.11 : Effet du facteur saison sur la quantité des flavonoïdes.
Le test Newman et Keuls au seuil de 5 %, fait ressortir deux groupes
homogènes. Le printemps faisant partie du groupe A, enregistre le maximum de la
quantité des flavonoïdes synthétisée par les plantes avec une moyenne de 4.04 ±
0.05 mg/g de matière sèche comparé à la saison hivernale classée dans le groupe
B avec une moyenne de 3.96 ± 0.09 mg/g de matière sèche.
4.2.3. Interaction écotype / saison
L’interaction des deux facteurs, révèle que l’écotype Ksar Chellala
synthétise la plus faible quantité de flavonoïdes pendant la période hivernale avec
une moyenne de 3.88 mg/g de matière sèche. Cette quantité augmente au
printemps pour atteindre une moyenne de 4.06 mg/g de matière sèche
(figure 4.12).
57
4,1
Quantité des flavonoїdes mg/g MS
4,05
3,95
Hiver
3,9
Printemps
3,85
3,8
3,75
Djelfa Ksar Chellala Bou Saȃda Ecotypes
Figure 4.12 : Interaction saison / écotype sur la quantité des flavonoïdes.
L’analyse de la variance inter-factorielle révèle une action très hautement
significative sur la teneur en flavonoïdes de l’Artemisia heba alba Asso.
La quantité des flavonoïdes synthétisée par l’écotype Djelfa pendant la
période hivernale est de l’ordre de 3.98 mg/g de matière sèche. Cette quantité
augmente au printemps pour atteindre une moyenne de 4.04 mg/g de matière
sèche.
L’écotype de Bou Saâda présente des valeurs importantes de flavonoïdes
en hiver, avec une moyenne de 4.01mg/g de matière sèche. Cette teneur
augmente au printemps pour atteindre une valeur moyenne de 4.03 mg/g de
matière sèche.
Le test Newman et Keuls au seuil de 5 %, fait ressortir quatre groupes
distincts (tableau 4.4).
58
Tableau 4.4 : Interaction écotype / saison sur la quantité des flavonoïdes.
Interactions Teneur en flavonoïdes Groupes homogènes
(mg/g de MF)
Ksar Chellala / printemps 4.06± 0.07 A
Djelfa / printemps 4.04± 0.03 A-B
Bou Saâda / printemps 4.03± 0.02 A-B
Bou Saâda / hiver 4.01± 0.05 A-B
Djelfa / hiver 3.98± 0.08 B
Ksar Chellala / hiver 3.88± 0.013 C
A l’issu de notre étude, nous constatons qu’il n y a pas une grande
différence entre les quantités des flavonoïdes synthétisées par les trois écotypes
Ksar Chellala, Djelfa et Bou Saâda. Les faibles quantités ont été obtenues en
hiver avec des moyennes respectives de 3.88, 3.98 et 4.01 mg/g. Ces valeurs
augmentent légèrement au printemps pour atteindre des moyennes de 4.06, 4.04
et 4.03 mg/g de matière sèche respectivement pour les écotypes Ksar Chellala,
Djelfa et Bou Saâda. En effet, les flavonoïdes, présents dans la plupart des
plantes, sont des pigments polyphénoliques qui contribuent, entre autre, à colorer
les fleurs et les fruits en jaune. Ils participent aussi au processus de pollinisation et
de dispersion [82].
Un taux d’environ 2 % de tous les composés carbonés produits par les
plantes par photosynthèse sont convertis en flavonoïdes ou des composés
apparentés [93]. Cet état physiologique s’explique par l’augmentation de la teneur
des flavonoïdes au printemps pour les trois écotypes étudiés Djelfa et Ksar
Chellala et Bou Saâda.
Les flavonoïdes agissent dans les systèmes de défense des cellules
végétales en réponse à certains stress tels que les radiations ultraviolettes. Ce
sont également des inhibiteurs d’enzymes, des agents chélatants des métaux
59
nocifs aux plantes. De plus, ils sont impliqués dans la photo-sensibilisation et les
transferts d’énergie, la morphogenèse, la photosynthèse et la régulation des
hormones de croissance des plantes [94].
4.3. Identification des tanins
L’apparition de la couleur brune verdâtre indique la présence des tanins
catéchiques qui se rencontrent chez l’ensemble des végétaux. Leur faible degré
de polymérisation leur permet de former, dans les vacuoles, des solutions
pseudo-colloïdales, mais ils peuvent aussi se fixer au niveau des lignines dont ils
renforcent l’imputrescibilité (figure 4.13).
Couleur brune verdâtre
Figure 4.13 : Détection de la présence des tanins catéchiques.
Les tanins donnent un goût amer à l'écorce ou aux feuilles [95,96]. Cet état
physiologique explique l’amertume de l’Artemisia herba alba Asso. Les tanins se
trouvent dans le cytoplasme de la cellule végétale, ou concentrés dans des
poches spéciales ou dans les vacuoles [81]. Les plantes riches en tanins sont
utilisées pour ramollir les tissus tendus, contribuent à soigner les tissus atteint d’un
eczéma ou une brûlure [95]. Les tanins permettent de stopper les hémorragies et
de lutter contre les infections [95].
60
4.4. Accumulation de Na+ au niveau des feuilles
4.4.1. Effet du facteur écotype
Les résultats obtenus montrent qu’il ya une importante accumulation des
ions Na+ pour les deux écotypes Djelfa et Ksar Chellala suivis par l’écotype
Bou Saâda (figure 4.14).
25
20
Na+ µmol/g MS
15
10
0
Djelfa Ksar Chellala Bou Saȃda Ecotypes
Figure 4.14 : Effet du facteur écotype sur l’accumulation de Na+.
Le test de Newman et Keuls au seuil de 5%, montre l’existence de deux
groupes homogènes. Les deux écotypes Djelfa et Ksar Chellala sont classés dans
le groupe (A), les plantes accumulent le sodium (Na+) en quantité importante avec
des moyennes respectives de 22.53±1.83 µmol/g de matière sèche et
22.47±2.15 µmol/g de matière sèche. Ils sont suivis par l’écotype Bou Saâda avec
une moyenne plus faible de 16.90 ± 1.38 µmol/g de matière sèche.
61
4.4.2. Effet du facteur saison
La période hivernale a permis une l’accumulation plus importante en Na+
(figure 4.15).
25
20
15
10
0
Hiver Printemps Saisons
Figure 4.15 : Effet du facteur saison sur l’accumulation de Na+.
Le test de Newman et Keuls au seuil de 5 %, fait ressortir deux groupes
distincts : L’hiver fait partie du groupe A, il enregistre le maximum de la quantité de
Na+ accumulée au niveau des feuilles avec une moyenne de 21.78 ± 1.59 µmol/g
de matière sèche. Le printemps est classé dans le groupe B avec une moyenne
de 19.49 ± 1.99µmol/g de matière sèche.
4.4.3. Interaction écotype / saison
L’interaction des deux facteurs sur l’accumulation de Na+ révèle que
l’écotype Bou Saâda enregistre une faible accumulation des ions Na+ avec une
moyenne de 14.40 µmol/g de matière sèche pendant la période hivernale.
L’accumulation devient plus importante au printemps pour atteindre une
moyenne de 19.40 µmol/g de matière sèche (figure 4.16).
62
30
25
20
Na+ µmol/g MS
15 Hiver
Printemps
10
0
.Ecotypes
Djelfa Ksar Chellala Bou Saȃda
Figure 4.16 : Interaction écotype / saison sur l’accumulation de Na+.
L’analyse de la variance inter-factorielle révèle une action très hautement
significative sur l’accumulation de Na+ au niveau des feuilles.
En hiver, l’écotype Ksar Chellala accumule une quantité importante de Na+
avec une moyenne de 23.93 µmol/g de matière sèche. Cette accumulation
diminue au printemps pour atteindre une moyenne de 21 µmol/g de matière
sèche.
Pendant la période hivernale, l’écotype Djelfa présente une accumulation
importante de l’ion Na+, avec une moyenne de 27 µmol/g de matière sèche. Cette
quantité accumulée diminue durant la période printanière pour atteindre une
moyenne correspondant à 18.07 µmol/g de matière sèche.
Le test Newman et Keuls au seuil de 5 %, fait ressortir cinq groupes
homogènes (tableau 4.5).
63
Tableau 4.5 : Interaction écotype / saison sur le la quantité accumulée de Na+.
Interactions Teneur en Na+ (µmol/g) Groupes homogènes
Djelfa / hiver 27.00 ± 2.01 A
Ksar Chellala / hiver 23.93 ± 2.52 B
Ksar Chellala / printemps 21.00 ± 1.80 C
Bou Saâda / printemps 19.40 ± 1.38 D
Djelfa / printemps 18.07 ± 1.69 D
Bou Saâda / hiver 14.04 ± 1.42 E
Les résultats enregistrés montrent qu’il y a une forte accumulation de l’ion
Na+ pendant la période hivernale pour les deux écotypes Ksar Chellala et Djelfa.
Cette accumulation diminue au printemps. Ces résultats nous permettent
de déduire que les caractéristiques ioniques des feuilles de l’armoise blanche
dépendent de la saison et de l’écotype (tableau 4.5).
Haouala et al., [ 97], montrent que le stress salin provoque l’augmentation
de Na+ durant la période hivernale chez le ray-grass anglais.
Le Na+ s’entoure d’un film d’eau particulièrement large et perturbe la
structure moléculaire de l’eau dans le cytoplasme. Les vacuoles sont compensées
par les effets osmotiques d’autres substances dans le cytoplasme. Il s’agit d’une
adaptation qui se repose sur la biosynthèse de différentes substances organiques
[98].
Contrairement aux deux écotypes précédents, l’écotype Bou Saâda
présente une accumulation de l’ion Na+ plus importante au moment de la période
printanière qui correspond à une moyenne 19.40 µmol/g de MS. En hiver, Cette
accumulation est faible, elle est de 14.4 µmol/g de MS. Les résultats obtenus
64
peuvent être expliqués par les conditions climatiques variant d’un écotype à un
autre.
Ces résultats restent faibles par rapport aux résultats obtenus dans une
étude effectué sur la même plante pour deux écotypes Djelfa et Sétif durant la
période printanière avec des teneurs respectives de 25.50 et 23.25 µmol/g de MS
[99].
4.5. Accumulation de K+ au niveau des feuilles
4.5.1. Effet du facteur écotype
Les deux écotypes Djelfa et Ksar Chellala accumulent l’ion K+ en quantité
importante par rapport à l’écotype Bou Saâda (figure 4.17).
80
K+ µmol/g MS
60
40
20
0
Djelfa Ksar Chellala Bou Saȃda Ecotypes
Figure 4.17 : Effet du facteur écotype sur l’accumulation de K+.
Nous constatons l’existence de trois groupes homogènes (Test de Newman
et Keuls au seuil de 5%).
Groupe A : représenté par l’écotype Djelfa avec une moyenne de 57.07 ±
2.72 µmol/g de matière sèche.
Groupe B : renferme l’écotype de Ksar Chellala avec une moyenne de
52.93 ± 2.37 µmol/g de matière sèche.
65
Groupe C : représenté par l’écotype Bou Saâda avec une moyenne de
47.17± 7.88 µmol/g de matière sèche.
4.5.2. Effet du facteur saison
Le printemps a permis une accumulation plus importante en K+ par rapport
à l’hiver par les trois écotypes (figure 4.18).
80
K+ µmol/g MS
60
40
20
0
Hiver Printemps Saisons
Figure 4.18 : Effet du facteur saison sur l’accumulation de K+.
Le test de Newman et Keuls au seuil de 5 %, fait ressortir deux groupes
homogènes. Le printemps fait partie du groupe A, il enregistre une accumulation
importante de l’ion K+ avec une moyenne de 60.53 ± 6.66 µmol/g de matière
sèche. L’hiver quant à lui est classé dans le groupe B avec une moyenne de
44.24± 2.17 µmol/g de matière sèche.
4.5.3. Interaction écotype / saison
L’étude de l’interaction des deux facteurs : saisons (hiver et printemps) et
écotypes (Djelfa, Ksar Chellala et Bou Saȃda) sur l’accumulation de K+, révèle que
la quantité la plus élevée est obtenue au printemps chez l’écotype Ksar Chellala
avec une moyenne de 64.40 µmol/g de matière sèche. Cette teneur est faible en
hiver avec une moyenne respective de 41.47 µmol/g de matière sèche (figure
4.19).
66
80
70
60
K+ µmol/g MS
50
40 Hiver
30 Printemps
20
10
0
Djelfa Ksar Chellala Bou Saȃda Ecotypes
Figure 4.19 : Interaction écotype / saison sur l’accumulation de K+.
L’analyse de la variance inter-factorielle révèle une action très hautement
significative sur l’accumulation de K+ au niveau des feuilles.
L’écotype Djelfa présente une faible accumulation en K+ au niveau des
feuilles en hiver avec une moyenne de 51.47 µmol/g de matière sèche.
L’accumulation de K+ augmente au printemps pour atteindre une moyenne
de 62.47 µmol/g de matière sèche.
L’écotype Bou Saâda présente une faible accumulation en K+ au niveau
des feuilles en hiver, avec une moyenne de 39.60 µmol/g de matière sèche. Cette
accumulation de K+ augmente au printemps pour atteindre une valeur moyenne de
54.73 µmol/g de matière sèche.
Les résultats du test Newman et Keuls au seuil de 5 %, font ressortir trois groupes
homogènes (tableau 4.6).
67
Tableau 4.6 : Interaction écotype / saison sur l’accumulation de K+.
Interactions Teneur en K+ (µmol/g) Groupes homogènes
Ksar Chellala/printemps 64.40± 2.70 A
Djelfa/printemps 62.47± 3.15 A
Bou Saâda/printemps 54.73± 11.05 B
Djelfa/ hiver 51.67± 2.32 B
Ksar Chellala/hiver 41.47± 2.08 C
Bou Saâda/hiver 39.60± 2.24 C
Les résultats montrent que pendant la période hivernale, les quantités
accumulées en K+ des feuilles des trois écotypes (Bou Saâda, Ksar Chellala et
Djelfa) sont faibles avec des moyennes respectives de 39.60, 41.47 et 51.67
µmol/g de MS. La situation sʼinverse pendant la période printanière et les teneurs
en cet ion deviennent plus élevées dans les feuilles des trois écotypes avec des
moyennes respectives de 54.73, 64.4 et 62.47 µmol/g de MS. Lʼaccumulation des
ions Na+ affecte lʼabsorption de K+ en fonction de sa concentration. En effet, la
présence de Na+ en faible concentration peut augmenter lʼabsorption de K +, tandis
qu’une concentration élevée en Na+ diminue lʼabsorption de K+. Ces effets sont
confirmés chez le riz et la canne à sucre [100, 101].
Le potassium est indispensable aux divisions cellulaires. Il intervient
directement dans les synthèses organiques supérieures notamment dans la
formation ou l’utilisation des phosphates riches en énergie. L’ion potassium exerce
un rôle d’activation de nombreuses enzymes, en particulier celles impliquées dans
la photosynthèse et la respiration. Ce qui explique les teneurs élevés en
chlorophylles de l’écotype Ksar Chellala.
Le potassium est un des éléments les plus actifs de la respiration. Il facilite
aussi le gonflement des colloïdes et contribue au maintien des structures
68
cellulaires. Il diminue la transpiration des plantes et tend à empêcher leur
flétrissement en cas de sécheresse [102].
Des plantes de chiendent et de ray-grass anglais ont été cultivées en
plaques de végétation et arrosées à l’eau courante additionnée de différentes
doses de NaCl (50 à 150 mM). Une culture a été menée pendant la période
estivale et une autre pendant la période hivernale, montrent que la salinité a
entraîné des modifications des teneurs en K+ selon lʼespèce et la saison [103].
Les ions K+ se rencontre généralement combiné à des anions inorganiques
dans les liquides cellulaires ; assez souvent, également, cet ion vient équilibrer les
charges des macromolécules biologiques ou de certains anions organiques. Le
rôle principal de potassium semble être catalytique puisque la carence en
potassium entraine notamment des déficiences dans la synthèse des protéines ou
la photosynthèse. L’ion K+ intervient aussi directement dans les mécanismes de
perméabilité cellulaire. La mitose exige du potassium pour dérouler
normalement [83].
4.6. Synthèse et accumulation des sucres solubles
Les composés carbonés tels que les sucres solubles jouent un rôle capital
dans le développement et le fonctionnement des cellules vivantes. Ils sont utilisés
par les plantes pour s’adapter à un stress environnemental.
4.6.1. Effet du facteur écotype
Les deux écotypes Ksar Chellala et Djelfa accumulent les sucres solubles
en quantité importante par rapport à l’écotype Bou Saâda (figure 4.20).
69
5,6
5,58
5,56
5,54
5,52
5,5
5,48
5,46
5,44
5,42
Djelfa Ksar Chellala Bou Saȃda Ecotypes
Figure 3.20 : Effet du facteur écotype sur l’accumulation des sucres solubles.
L’analyse de variance pour le facteur écotype ne révèle aucune différence
significative sur l’accumulation des sucres solubles. Les moyennes respectives
pour les trois écotypes Djelfa, Ksar Chellala et Bou Saâda sont de 5.57 ± 0.15,
5.48 ± 0.24 et 5.53 ± 0.16 µg/g de matière fraîche.
4.6.2. Effet du facteur saison
Une quantité importante des sucres solubles a été accumulée pendant la
période hivernale (figure 4.21).
70
5,7
5,65
5,6
5,55
5,5
5,45
5,4
5,35
Hiver Printemps Saisons
Figure 4.21 : Effet du facteur saison sur l’accumulation des sucres solubles.
Le test de Newman et Keuls au seuil de 5 %, fait ressortir deux groupes
homogènes. L’hiver enregistre un maximum de la quantité des sucres solubles
accumulée avec une moyenne de 5.63 ± 0.17 µg/g de matière fraîche, alors que le
printemps se classé dans le groupe B avec une moyenne de 5.48 ± 0.20 µg/g de
matière fraîche.
4.6.3. Interaction écotype / saison
Un effet très hautement significatif de l’interaction inter-factorielle sur la
quantité des sucres solubles accumulées a été décelé par l‘analyse de variance,
avec une faible variabilité entre les écotypes (figure 4.22).
71
Quantité des sucres solubles µg/g MF
6
4
Hiver
3
Printemps
2
0
Djelfa Ksar Chellala Bou Saȃda Ecotypes
Figure 4.22 : Interaction écotype / saison sur l’accumulation des sucres solubles.
Le test de Newman et Keuls au seuil de 5 %, fait ressortir deux groupes
distincts (tableau 4.7).
Tableau 4.7 : Interaction écotype / saison sur la synthèse et l’accumulation des
sucres solubles.
Interactions Teneur en sucres solubles Groupes homogènes
(µg/g de MF)
Djelfa/ hiver 5.89 ± 0.11 A
Bou Saâda /printemps 5.88 ± 0.13 A
Ksar Chellala/hiver 5.83 ± 0.19 A
Djelfa/printemps 5.26 ± 0.18 B
Bou Saâda/ hiver 5.18 ± 0.20 B
Ksar Chellala/printemps 5.13 ± 0.28 B
Les résultats mentionnés dans le tableau 4.7 montrent que pendant la
période hivernale, les deux écotypes Ksar Chellala et Djelfa ont réagi par
72
l‘augmentation de la quantité accumulée en sucres solubles avec des moyennes
respectives de 5.83 et 5.89 µg/g de matière fraiche. Cependant, l’accumulation
diminue pendant la période printanière pour atteindre des moyennes de 5.13 et
5.26 µg/g de matière fraiche respectivement pour les deux écotypes Ksar Chellala
et Djelfa. Il est connu que le taux des sucres augmente considérablement chez les
plantes soumises aux différents types de stress. Cette constatation a été vérifiée
par Chunyang [105] chez des arbres adultes d’eucalyptus soumis à différents
stress hydriques. Même constatation a été faite par Noiraud et al., [106] sur le
céleri soumis a un stress salin.
En effet, les sucres contribuent à eux seuls à près de 95 % de l’ajustement
osmotique du blé dur [107]. Les sucres solubles sont considérés comme les
composés carbonés métaboliquement actifs, qui participent aux processus de
biosynthèse et de maintenance des cellules/tissus.
Les sucres solubles contribuent jusqu’à 50 % de l’ajustement osmotique
chez les glycophytes en condition salin [108].
La quantité des sucres accumulée par l’écotype Bou Saȃda présente son
minimum pendant la période hivernale avec une moyenne de 5.18 µg/g de MF.
Cette situation s’inverse pendant la période printanière où la quantité
augmente pour atteindre une valeur de 5.88 µg/g de MF.
Cette augmentation est en réalité un paramètre d‘adaptation aux conditions
environnementales permettant de constituer une garantie pour le maintien d‘une
intégrité cellulaire élevée [109]. De plus, des situations de stress, telles que la
sécheresse, les fortes salinités, les basses températures ou un excès d’énergie
conduisent à une forte accumulation de sucres solubles. Ce phénomène est
interprété comme une réponse adaptative [110], où les sucres jouent un rôle de
soluté compatible, intervenant dans la stabilisation des protéines et des
membranes [111].
73
4.7. Synthèse et accumulation de la proline
4.7.1. Effet du facteur écotype sur la synthèse et l’accumulation de la proline
L’analyse de la variance du facteur écotype ne révèle aucune différence
significative sur l’accumulation de la proline. Les moyennes pour les trois écotypes
Djelfa, Ksar Chellala et Bou Saâda respectivement sont de 1.34 ± 0.13, 1.32 ±
0.15 et 1.29 ± 0.12 µg/g de matière fraîche (figure 4.23).
1,35
1,34
Quantité de la proline µg/g MF
1,33
1,32
1,31
1,3
1,29
1,28
1,27
1,26
1,25
Djelfa Ksar Chellala Bou Saȃda Ecotypes
Figure 4.23 : Effet du facteur écotype sur l’accumulation de la proline.
4.7.2. Effet du facteur saison sur l’accumulation de la proline
Une accumulation plus importante de la proline est quantifiée dans les
plantes durant la période hivernale comparées aux plantes de la période
printanière où nous enregistrons une quantité de proline plus faible.
Ces résultats se confirment par le test Newman et Keuls (figure 4.24).
74
1,6
Quantité de la proline µg/g MF
1,4
1,2
1
0,8
0,6
0,4
0,2
0
Hiver Printemps Saisons
Figure 4.24 : Effet du facteur saisons sur l’accumulation de la proline.
Le test de Newman et Keuls au seuil de 5 %, fait ressortir deux groupes
homogènes. L’hiver est représenté dans le groupe A, avec une quantité de proline
maximum accumulée par les plantes, elle est de 1.38 ± 0.13 µg/g de matière
fraîche, alors que le printemps est classé dans le groupe B avec une moyenne de
1.26 ± 0.14 µg/g de matière fraîche.
4.7.3. Interaction écotype / saison
L’analyse de la variance inter-factorielle révèle une action très hautement
significative sur l’accumulation de la proline (figure 4.25).
75
1,8
1,6
1,4
1,2
1
Hiver
0,8
Printemps
0,6
0,4
0,2
0
Ecotypes
Djelfa Ksar Chellala Bou Saȃda
Figure 4.25 : Interaction saison / écotype sur l’accumulation de la proline.
Le test Newman et Keuls au seuil de 5 %, fait ressortir trois groupes
homogènes (tableau 4.8).
Tableau 4.8 : Interaction écotype / saison sur la quantité de la proline.
Interactions Teneur en proline Groupes homogènes
(µg/g de MF)
Djelfa / hiver 1.61 ± 0.14 A
Bou Saâda / printemps 1.55 ± 0.14 A-B
Ksar Chellala / hiver 1.49 ± 0.13 B
Ksar Chellala / printemps 1.15 ± 0.17 C
Djelfa / printemps 1.07 ± 0.13 C
Bou Saâda / hiver 1.03 ± 0.11 D
L’accumulation de la proline chez les deux écotypes Ksar Chellala et Djelfa
en période hivernale est nettement plus élevée avec des moyennes qui
correspondent à 1.49 et 1.61 µg/g de matière fraiche. En effet, cette augmentation
induit la régulation de la pression osmotique interne [112].
76
Pendant la période printanière nous remarquons que la quantité accumulée
devient faible avec des moyennes de 1.15 µg/g de matière fraiche pour l’écotype
Ksar Chellala et 1.07 µg/g de matière fraiche pour l’écotype Djelfa.
Ces résultats permettent de déduire que le comportement de la plante varie
en fonction de la saison. Ce mécanisme est dû à des stimuli déterminant l’état
physiologique de la plante notamment la température, les précipitations, la nature
du sol ainsi que l’humidité de l’air.
Pendant la période hivernale, la quantité de la proline accumulée chez
l’écotype Bou Saȃda est plus faible avec une moyenne de 1.03 µg/g de matière
fraiche. Les conditions climatiques au printemps provoquent une augmentation de
l’accumulation de la proline avec une moyenne de 1.55 µg/g de matière fraiche.
En effet, plusieurs facteurs induisent l’accumulation de la proline parmi eux
l’éclairement [35], le froid [36], les fortes températures [37] et le stress hydrique
[39]. Cette accumulation des solutés organiques (sucre, proline) n’est autre qu’un
phénomène d’adaptation à la sécheresse, permettant à la plante de maintenir la
turgescence par la diminution de potentiel hydrique, c’est une forme d’ajustement
osmotique [113]. Ce type de tolérance permet à la plante d‘assurer normalement
ses fonctions physiologiques malgré une dégradation de son état hydrique interne
conséquente à la sécheresse [113,114].
Plusieurs sélectionneurs et physiologistes ont utilisé la capacité de la plante
à accumuler la proline dans le criblage de génotypes résistants au déficit hydrique
sur le blé dur [113], au froid sur le maïs [114], et à la salinité chez l’Artemisia
herba alba Asso. [115].
4.8. Quantité des protéines solubles
4.8.1. Effet du facteur écotype
L’écotype Djelfa synthétise une quantité importante de protéines solubles
par rapport aux deux autres écotypes Bou Saâda et Ksar Chellala (figure 4.26).
77
30
Quntité des protéines )mg/g) MF 25
20
15
10
0
Djelfa Bou Saȃda Ksar Chellala Ecoytpes
Figure 4.26 : Effet du facteur écotypes sur la quantité des protéines.
Le test de Newman et Keuls au seuil de 5%, révèle l’existence de trois
groupes homogènes.
L’écotype Djelfa synthétise une quantité importante de la proline avec une
moyenne de 24.82 ± 1.2 mg/g de matière fraîche, suivi par l’écotype Bou Saâda
avec une moyenne de 24.42 ± 1.3 mg/g de matière fraîche.
Cependant, une faible synthèse de la proline est enregistrée chez l’écotype
Ksar Chellala, classé dans le troisième groupe avec une moyenne de
19.50 ± 1 mg/g de matière fraîche.
3.8.2. Effet du facteur saison
Une synthèse plus importante des protéines solubles est enregistrée
pendant la période hivernale (figure 4.27).
78
30
Quantité des protéines mg/g MF 25
20
15
10
0
Hiver Printemps Saisons
Figure 4.27 : Effet du facteur saison sur la quantité des protéines.
Le test de Newman et Keuls au seuil de 5 %, révèle l’existence de deux
groupes homogènes. L’hiver montre que les plantes enregistrent une quantité
importante de protéine avec une moyenne de 24.64 ± 2.80 mg/g de matière
fraîche, alors que le printemps classé dans le groupe B où les plantes accumulent
une quantité légèrement plus faible avec 21.19 ± 1.05 mg/g de matière fraîche.
4.8.3. Interaction écotype / saison
L’analyse de la variance inter-factorielle révèle une action très hautement
significative sur la quantité des protéines (figure 4.28).
79
35
30
Quantité des protéines mg/g
25
20
Hiver
15
Printemps
10
0
MF
Djelfa Ksar Chellala Bou Saȃda Ecotypes
Figure 4.28 : Interaction écotype / saison sur la quantité des protéines.
Le test Newman et Keuls au seuil de 5 %, fait ressortir six groupes
homogènes (tableau 4.9).
Tableau 4.9 : Interaction écotype / saison sur la quantité des protéines.
Interactions Teneur en protéines Groupes homogènes
(mg/g de MF)
Djelfa / hiver 29.66 ± 2.49 A
Bou Saâda / printemps 25.82± 1.13 B
Bou Saâda / hiver 23.01 ± 2.22 C
Ksar Chellala / hiver 21.24 ± 2.54 D
Djelfa / printemps 19.98 ± 1.76 E
Ksar Chellala / printemps 17.76 ± 1.41 F
L’étude de l’interaction des deux facteurs, révèle que la quantité des
protéines synthétisée par l’écotype Djelfa en période hivernale est nettement plus
élevée avec une moyenne de 29.66 mg/g de matière fraîche. Cette quantité
80
diminue au printemps pour atteindre une moyenne de 19.98 mg/g de matière
fraîche.
Durant la période hivernale, l’écotype de Ksar Chellala synthétise une
quantité importante des protéines avec une moyenne de 21.24 mg/g de matière
fraîche. Cette quantité diminue au printemps pour atteindre une moyenne de
17.76 mg/g de matière fraîche.
Nombreuses sont les protéines qui s’accumulent spécialement en réponse
au déficit hydrique, aux fortes salinités et aux basses températures. La plupart ont
des séquences communes, de similitudes de conformation et abondance en
certains acides aminés, comme la proline. Schulze et al., [116] signalent qu’une
partie des protéines induites ont une fonction directe dans l’augmentation de la
tolérance au stress, d’autres ont une fonction dans la chaine de transduction qui
aboutiront à la production de protéines fonctionnelles.
Contrairement aux deux écotypes Djelfa et Ksar Chellala, l’écotype Bou
Saȃda synthétise une quantité plus faible de protéines pendant la période
hivernale avec une moyenne de 23.01 mg/g de MF. Cette quantité augmente au
printemps pour atteindre une valeur moyenne de 25.82 mg/g de MF.
La synthèse des protéines est une forme de résistance à la salinité, cette
résistance est une caractéristique génétique, elle varie selon l’espèce [42].
La protéine CDSP34 s’accumule en conditions de stress hydrique, de
forte lumière, de forte température et de stress salin. Son rôle principal est donc
de protéger l’appareil photosynthétique des différents stress [117].
4.9. Effet Anti-inflammatoire de l’extrait aqueux de l’armoise blanche
4.9.1. Effet phlogogène de la carraghénine
Le lot de souris ayant reçu une injection de carraghénine en sous plantaire
sans avoir reçu de traitement préalable (Lot n° 15) a montré une évolution
continue et presque linéaire du pourcentage moyen de l’œdème en fonction du
temps.
81
La carraghénine est donc un produit pro-inflammatoire, d’autant plus que le
lot témoin qui a reçu de l’eau physiologique (Lot n° 14) n’a donné aucune
évolution de l’œdème (il s’agit du témoin négatif de l’effet phlogogène de la
carraghénine).
4.9.2. Effet anti-inflammatoire
L’extrait aqueux de l’armoise blanche a provoquée une baisse sensible du
pourcentage moyen de l’œdème des pattes, surtout à la dose 0.2g/ml pour
l’écotype de Ksar Chellala pendant la période printanière (Lot n° 2), le gonflement
de l’œdème a complètement disparu au bout de 120 minutes. Cet extrait aqueux
est plus efficace que le diclofenac sodique (lot n° 10).
Les lots de souris traités par l’extrait aqueux de l’armoise blanche récoltée
au printemps pour les trois écotypes Bou Saâda, Ksar Chellala et Djelfa (lots n° 1,
2, 3, 4, 5 et 6) ont réagit plus rapidement et de façon plus importante au traitement
par rapport à ceux ayant été traités par l’extrait aqueux de l’armoise blanche
récoltée en hiver (lots n° 7, 8, 9, 10, 11 et 12).
Les lots de souris 3 et 5 qui ont reçu par voie orale les doses de 0.2 g/ml et
0.1 g/ml d’extrait aqueux appartenant aux écotypes de Djelfa et Ksar Chellala ont
réagi globalement d’une manière semblable (tableau 4.10).
82
Tableau 4.10 : Evaluation du pourcentage moyen de l’œdème des pattes
(% d’inflammation).
Temps mn
30 60 90 120 150 180 210
Lot
1 BP2 11.061 8.04 3.687 1.199 0 0 0
2 KP2 13.224 5.711 0.263 0 0 0 0
3 DP2 18.949 13.741 8.665 4.551 0.919 0 0
4 BP1 22.389 18.584 13.982 9.773 5.973 2.92 0.619
5 KP1 20.759 13.869 7.906 4.151 0.883 0 0
6 DP1 21.308 16.489 14.677 10.963 6.1 2.961 0
7 BH2 25.805 23.441 20.931 19.06 17.188 15.143 11.749
8 KH2 26.052 22.773 19.096 16.57 13.867 11.696 10.057
9 DH2 28.198 26.427 24.745 23.063 21.513 20.362 18.813
10 B H 1 29.845 28.741 27.505 25.651 24.459 23.929 22.663
11 K H 1 30.288 29.09 27.671 26.341 25.277 24.523 23.902
12 D H 1 28.407 27.743 27.035 26.194 25.663 25.088 24.336
13 Diclofenac
25.356 19.61 14.608 9.694 4.869 0.929 0
de Na
14 E.P. 17.691 1.503 0 0 0 0 0
15 carraghénine 31.294 30.848 29.91 30.357 30.357 30.803 30.803
B : Bou Saȃda ; P : Printemps ;
K : Ksar Chellala ; H : Hiver ;
D : Djelfa Doses : (1 : 0.1g/ml et 2 : 0.2 et g/ml) de l’extrait aqueux ;
E.P. : Eau physiologique.
La comparaison des lots de souris ayant reçu les différentes doses de
l’extrait aqueux a montré que l’effet anti-inflammatoire est plus important à partir
de 0.1 g/ml.
83
35 Lot n°1
Lot n°2
Pourcentage moyen de l’œdème des pattes )%(
30 Lot n°3
Lot n°4
Lot n°5
25
Lot n°6
Lot n°7
20
Lot n°8
Lot n°9
15 Lot n°10
Lot n°11
10 Lot n°12
Lot n°13
5 Lot n°14
Lot n°15
0 Temps (mn)
30 60 90 120 150 180 210
Figure 4.29 : Evolution de l'œdème des pattes (% de l'inflammation) en fonction du
temps et du traitement.
[Link]. Effet anti-inflammatoire de l’écotype Bou Saâda
La comparaison des lots de souris ayant reçu les différentes doses de
l’extrait aqueux de l’écotype Bou Saâda a montré que l’effet anti-inflammatoire est
plus important à partir de 0.1g/ml pour l’armoise blanche récoltée en printemps
mais il est moins rapide pour de l’extrait aqueux de l’armoise blanche récoltée en
hiver (figure 4.30).
84
35
Pourcentage moyen de l'oedème des pattes (%) 30 Lot n°1
Lot n°4
25
Lot n°7
20 Lot n°10
Lot n°13
15
Lot n°14
10 Lot n°15
0 Temps (mn)
30 60 90 120 150 180 210
Figure 4.30 : Evolution de l'œdème des pattes (% de l'inflammation) en fonction du
temps.
[Link]. Effet anti-inflammatoire de l’écotype Ksar Chellala
La comparaison des lots de souris ayant reçu les différentes doses de
l’extrait aqueux de l’écotype Ksar Chellala a montré que l’effet anti-inflammatoire
est plus important à partir de 0.1g/ml pour l’armoise blanche récoltée en printemps
mais il est moins rapide pour de l’extrait aqueux de l’armoise blanche récoltée en
hiver (figure 3.31).
L’effet le plus rapide et le plus intense a été observé chez le lot n°2
(0.2g/ml) comparé au lot traité par le diclofenac.
85
35
30 Lot n°2
Lot n°5
25
Lot n°8
20
Lot n°11
15 Lot n°13
Lot n°14
10
Lot n°15
5
0 Temps (mn)
30 60 90 120 150 180 210
Figure 4.31 : Evolution de l'œdème des pattes (% de l'inflammation) en fonction du
temps.
[Link]. Effet anti-inflammatoire de l’extrait aqueux de l’écotype Djelfa
La comparaison des lots de souris ayant reçu les différentes doses de
l’extrait aqueux de l’écotype Djelfa a montré que l’effet anti-inflammatoire est plus
important à partir de 0.1g/ml pour l’armoise blanche récoltée en printemps mais il
est moins rapide pour de l’extrait aqueux de l’armoise blanche récoltée en hiver
(figure n°4.32).
35
30 Lot n°3
Lot n°6
25
Lot n°9
20 Lot n°12
15 Lot n°13
Lot n°14
10
Lot n°15
5
0
30 60 90 120 150 180 210 Temps (mn)
Figure 4.32 : Evolution de l'œdème des pattes (% de l'inflammation) en fonction du
temps.
86
Les résultats obtenus montrent que l’effet anti-inflammatoire de l’extrait aqueux de
l’Artemisia herba alba Asso. est influencé par la saison. Les plantes récoltées au
printemps ont montré un effet plus rapide et plus intense que celle récoltées en
l’hiver.
L’effet anti-inflammatoire de l’extrait aqueux de l’Artemisia herba alba Asso.
est plus rapide et plus intense par rapport a l’effet anti-inflammatoire du thym
[118].
Ainsi, leur propriété de piégeurs de radicaux implique les flavonoïdes dans
la prévention des dommages oxydatifs causés par les ROS sur les molécules
cellulaires. De nombreuses études in vitro ont montré des activités des
flavonoïdes contre les maladies inflammatoires chroniques et l’arthrose [119].
Selon Salvador et Chisvert [120], les flavonoïdes seront à l’origine de l’effet
anti-inflammatoire. L’étude phytochimique montre que les extraits végétaux (EA)
contiennent une proportion non négligeable de flavonoïdes.
L’huile essentielle de Thym semble inhiber la synthèse des prostaglandines
(médiateurs de l’inflammation). Cette activité est principalement attribuée au
thymol [121].
L’effet anti-inflammatoire de l’extrait aqueux est attribué à sa teneur en
composants capables de réduire les processus de l’inflammation tel que
l’apigenine [122], le kaempferol [123], et l’acide cafeique [124].
4.10. Test de toxicité
Après une semaine de gavage par voie orale, l’extrait aqueux de l’armoise
blanche sur les souris testées donne les résultats enregistrés dans le tableau
4.11.
87
Tableau 4.11 : Application de la méthode de BEHREN et KARBER [77].
Concentration
150 200 250 300 350
mg/ml
Dose g/kg 3.75 5 6.25 7.5 8,75
Nbre d’animaux 10 10 10 10 10
Nbre de mort 0 0 0 0 0
%de mortalité 0 0 0 0 0
Différence entre
deux doses 1.25 1.25 1.25 1.25
successives (A)
Moyenne de
mortalité de deux 0 0 0 0
doses successives
(B)
A+B 0 0 0 0
Somme
d’A+ B 0
DL50 = DL100 - (n : étant le nombre de souris par lots).
DL50 = 0 g/Kg
Au regard des résultats obtenus, nous constatons que l’extrait aqueux
administré par gavage aux souris est inoffensif pour les doses testées.
88
CONCLUSION
L’armoise blanche est une espèce à large distribution dans les zones arides
et semi-arides. Son utilisation est préconisée pour la sauvegarde du potentiel
pastoral et la restauration des écosystèmes dégradés. Dans ce cadre des travaux
entrepris au cours de cette étude mettent en valeur les mécanismes biochimiques
et physiologiques impliqués par l’Artemisia herba alba Asso.
En effet, le dosage des paramètres physiologiques et biochimiques des
trois écotypes (Djelfa, Ksar Chellala et Bou Saȃda) durant les deux saisons (hiver
et printemps) a révélé l’existence d’une corrélation entres la variation saisonnière
et la réponse des écotypes.
● Notons que durant la période hivernale les deux écotypes Djelfa et Ksar
Chellala ont réagi par une faible synthèse de fluorescences chlorophylliennes (a, b
et c) jouant un rôle biologique primordial dans la photosynthèse, phénomène
essentiel dans la croissance des plantes. Les valeurs obtenues correspondent à
0.61 et 0.82 µg/g de MF de chlorophylle (a), 0.30 et 0.42 µg/g de MF de
chlorophylle (b) et 2.25 et 3.00 µg/g de MF de caroténoïde.
Une faible accumulation des ions K+ est enregistrée, ces derniers jouent un
rôle dans l’activation de nombreuses enzymes, en particulier celles impliquées
dans la photosynthèse et la respiration avec des valeurs variant selon les
écotypes à 51.67 et 41.47 µmol/g de MS.
Cependant, une accumulation importante des paramètres indicateurs d’un
état de stress a été enregistrée notamment le Na+ avec des moyennes respectives
de 27 et 23.93 µmol/g de MS.
Parallèlement, une accumulation des sucres solubles variant de 5.89
(Djelfa) à 5.83 µg/g de MF pour l’écotype Ksar Chellala.
Nous avons enregistré des valeurs correspondant à 1.61 et 1.49 µg/g de
MF pour la proline et 29.66 et 21.2 mg/g de MF pour les protéines solubles selon
les deux écotypes.
89
● La situation s’inverse durant la période printanière qui est considéré
comme étant un état actif de la végétation par une augmentation des quantités
synthétisées de fluorescences chlorophylliennes avec des moyennes respectives
de 0.87 et 1.51 µg/g de MF de chlorophylle (a), 0.47 et 0.78 µg/g de MF de
chlorophylle (b) et de 3.52 et 3.81 µg/g de MF de caroténoïde pour les deux
écotypes Djelfa et Ksar Chellala.
Une accumulation importante des ions K+ avec des moyennes respectives
de 62.47 et 64.40 µmol/g de MS. Ces derniers sont en antagonisme avec les ions
Na+ où nous enregistrons une diminution de cette accumulation avec des
moyennes allant de 18.07 à 21 µmol/g de MS.
Nous avons noté aussi une réduction de la synthèse et de l’accumulation
des sucres solubles, proline et protéines solubles avec des moyennes évaluées à
5.26 et 5.13 µg/g de MF, 1.07 et 1.15 µg/g de MF et 19.98 et 17.76 mg/g de MF
selon les écotypes.
● Contrairement aux deux écotypes Djelfa et Ksar Chellala, l’écotype Bou
Saȃda a réagi différemment par la synthèse des quantités importantes de
fluorescences chlorophylliennes (a, b et c) pendant la période hivernale avec des
valeurs respectives allant de 0.96, 0.46 à 3.52 µg/g de MF. La situation s’inverse
au printemps pour atteindre des valeurs plus faibles de 0.85, 0.39 et 3.05 µg/g de
MF.
Nous avons enregistré une faible accumulation des deux ions Na+ et K+
pendant la période hivernale avec respectivement des valeurs de 14.04 et 39.60
µmol/g de MS. Cette accumulation augmente au printemps pour atteindre des
valeurs correspondant à 19.40 et 62.47 µmol/g de MS.
En outre, une faible accumulation des sucres solubles a été marquée
pendant la période hivernale avec une moyenne de 5.18 µg/g de MF, de la proline
avec une moyenne de 1.03 µg/g de MF et des protéines solubles avec une
moyenne de 23.01 mg/g de MF. La situation s’inverse pendant le printemps et les
valeurs augmentent pour assurer l’ajustement osmotique et atteindre des
moyennes respectives de 5.88 µg/g de MF de sucres solubles, 1.55 µg/g de MF
de la proline et 25.82 mg/g de MF des protéines solubles.
90
● Une faible variation de la quantité des flavonoïdes synthétisée a été
enregistrée pour les trois écotypes avec un intervalle de production entre 4.02 et
3.97 mg/g de matière sèche. En effet, les flavonoïdes donnent la couleur aux
fleurs et aux fruits, ils participent aussi au processus de la pollinisation.
Les paramètres étudiés nous ont permis de vérifier que les teneurs en
proline, sucres solubles et protéines solubles accumulés permettent d’ajuster
l’osmolarité interne. Ce phénomène permet d’éviter une déshydratation rapide des
tissus végétaux qui entraine par la suite la mort des plantes.
Qualitativement les analyses effectuées ont montré la présence des tannins
catéchiques.
Pour le test anti-inflammatoire, l’extrait aqueux de l’Artemisia herba alba
Asso. a provoquée une baisse sensible de l’inflammation jusqu’à disparition
complète de l’œdème des pattes avec la dose de 0.2 g/ml pour les plantes
récoltées au printemps.
La plus forte dose d’extrait aqueux testés (0.2 g/ml) s’est révélée avoir plus
d’effet que le Diclofenac à 0.1 mg/ml (dose suffisante pour réduire l’inflammation).
Globalement l’extrait aqueux administré par voie orale a agit contre l’évolution de
l’inflammation.
La comparaison entre les lots montre un effet plus efficace de l’extrait
aqueux de l’écotype Ksar Chellala à 0.2 g/ml.
Ces résultats nous permettent de déduire qu’il y a une corrélation positive
entre les paramètres biochimiques et physiologiques de la plante et leurs activités
anti-inflammatoire. Signalons que l’influence des conditions environnementales
sur les propriétés médicinales de l’Artemisia herba alba Asso. est très marqué.
Les résultats de la toxicité aiguë ont permis de classer l’extrait aqueux de
l’Artemisia herba alba Asso. parmi les produits inoffensifs pour les doses étudiées
(0.1 et 0.2 g/ml).
91
A l’issu de ce travail, nous pouvons recommander l’Artemisia herba alba
Asso. car c’est une plante très intéressante du point de vue agronomique et
médicinale.
Il serait souhaitable que cette étude soit complétée et approfondie par
d’autres expérimentations afin de mieux connaitre les gènes responsables du
mécanisme de tolérance aux conditions environnementales dans les zones semi-
arides et arides, et de mieux comprendre ses effets thérapeutiques.
92
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ANNEXES
ANNEXE 1. Dosage des chlorophylles :
L’extraction de la chlorophylle (a), (b) et (c) consiste en une macération des
feuilles (0,1g) dans 10ml d’un mélange de l’acétone et de l’éthanol (75% et 25%)
de volume et de (80% et 40%) de concentration. Les feuilles sont coupées en
petits morceaux et mises dans des boites ambrées afin d’éviter l’oxydation de la
chlorophylle par la lumière. Nous procédons à la lecture des densités optiques 48
heures plus tard. L’absorbance est enregistrée au niveau de spectrophotomètre, à
des longueurs d’ondes de 645 et 663 nm.
ANNEXE 2. Préparation de l’extrait méthanolique :
1,5 g de la poudre végétale est introduite dans des tubes à essai contenant
10 ml de méthanol à 80%, après agitation pendant 15 minutes les extraits sont
filtrés. Le filtrat obtenu est l’extrait méthanolique.
ANNEXE 3. Détermination des tanins :
1.5 g de poudre d’armoise blanche est placé dans 10ml de méthanol à
80%, après 15mn d’agitation, les extraits sont filtrés. Dans un tube à essai
contenant 1ml de cet extrait, on a ajouté 1ml d’une solution aqueuse de FeCl3 à
1%. Cette dernière permettra de détecter la présence ou non des tanins. La
couleur vire au bleu noire en présence des tanins galliques et au brun verdâtre en
présence des tanins catéchiques [108].
ANNEXE 4. Technique de minéralisation par calcination (AFNOR, 1988) :
La poudre végétale finement broyée a été séchée pendant 16 heures à 70°
– 80°C et refroidi durant 30 minutes au dessiccateur. 2 g de poudre végétale sont
mis dans une capsule en silice et introduit dans un four à moufle froid, avant
d’élever progressivement la température à 450°C pendant deux heures et la
laisser refroidir pendant 2 heures. Les cendres ainsi obtenues ont été humectées
par 2 à 3 ml d’eau distillée et on ajoute lentement et mises 1 ml d’HCl concentré
sur plaque chauffante jusqu’à l’apparition des premières vapeurs, on a ajouté
quelques ml d’eau distillée et filtré sur filtre sans cendre, dans une fiole jaugée de
100 ml, la capsule a été rincée 3 ou 4 fois à l’eau tiède (30° à 40° C).
103
Le papier filtre et son contenu ont été incinérés dans la capsule pendant
une demi-heure à 550° C. Après refroidissement, 5 ml d’acide fluorhydrique (HF)
ont été ajoutés et portés à sec sur plaque chauffante douce sans dépasser 100°C.
Ensuite 1 ml d’HCl concentré a été additionné. La capsule a été lavée à
l’eau tiède, puis filtrées dans des fioles jaugées de 100 ml. Après refroidissement
les fioles ont été ajustées avec de l’eau distillée.
Le dosage a été effectué suivant la méthode d’analyse
spectrophotométrique par flux continu. Les résultats sont traités directement par
un ordinateur relié à l’appareillage.
ANNEXE 5. Dosage des sucres solubles (DUBOIS, 1956) :
L’extraction des sucres solubles a été faite après macération du matériel
végétal prélevé (100 mg de matière fraiche de tissus foliaires) dans 2ml d’éthanol
à 80%. Les tubes sont laissés fermés au repos pendant 48heures.
Pour évaporer l’alcool, les tubes à essais sont mis dans un bain Marie à
70 ± 3°C pendant 30 mn. Après refroidissement, nous ajoutons 20 ml d’eau
distillée dans chaque tube à essai. 1 ml de la solution a été prélevé auquel nous
ajoutons 1 ml de phénol à 5%, après une agitation. 5 ml d’acide sulfurique (H2SO4)
concentré ont été additionnés. Les tubes ont été passés au vortex puis laissés au
repos pendant 10 mn. Ils ont été placés au bain Marie pendant 15 mn a 30 ± 2°C.
ANNEXE 6. Dosage de la proline :
100 mg de tissus foliaires prélevés ont été introduit respectivement dans
des tubes à essais auquel nous ajoutons 2 ml de méthanol à 40% qui ont été
chauffés au bain- Marie à 85 ± 5°C pendant 60 minutes pour éviter la volatilisation
de l’alcool. Après refroidissement, 1ml de la solution a été prélevé de chaque tube
et mis dans de nouveaux tubes auxquels, nous ajoutons 1ml d’acide acétique et
25mg de ninhydrine. En suite nous additionnons dans chaque tube, 1 ml du réactif
(120 ml d’eau distillée + 300 ml d’acide acétique + 80 ml d’acide
orthophosphorique). Le mélange (extrait et réactif) a été porté à ébullition durant
30 minutes.
104
Après refroidissement des solutions, nous ajoutons 5 ml de toluène dans
chaque tube. Après agitation au vortex deux phases apparaissent, la phase
supérieure à laquelle nous ajoutons 5 mg du sulfate de sodium (figure 2.2). La
détermination des densités optiques des différents échantillons a été faite à l’aide
d’un spectrophotomètre à une longueur d’onde de 528 nm.
ANNEXE 7.