Étude phytochimique d'Artemisia herba alba
Étude phytochimique d'Artemisia herba alba
1جــامعة البليدة
Faculté des Sciences de la nature et de la vie
كلية علوم الطبيعية والحياة
Département de biotechnologie
قسم البيوتكنولوجيا
Memoire
Présenté par
LAZEREG Nouha
&
BOUKELLA Amel
Pour l’obtention du diplôme de
Master en sciences agronomiques
Option : SYSTEME DE Production agro-ecologique
Theme
Etude phytochimique de l’Armoise (Artemisia herba
alba) de la région de Sebdou wilaya de Tlemcen
Présenté et soutenu le 09/09/2020
Blida, 2020
Remerciements
travail.
Notre gratitude est exprimée à tous nos enseignants, qui nous ont
Nouha et Amel
Dédicaces
Mes grands remerciements sont pour notre Dieu qui m’a aidé et m’a donné le
pouvoir, la patience et la volonté d’avoir réalisé ce modeste travail.
Je dédie mon travail aux joyaux de ma vie mes parents, ma joie de vivre et
ma source de réussite Lamia et Mohamed. Je ne peux jamais les remercier
assez, c’est difficile d’exprimer mes sentiments envers eux par de simples
mots ; Merci pour votre amour, votre affection, votre attention, vos
encouragements, vos sacrifices merci pour tout. Que Dieu vous garde pour
moi.
LAZEREG Nouha
Dédicaces
Au nom d’Allah, Le Clément, Le Miséricordieux Louange et Gloire à Dieu, le
Tout Puissant, qui nous a permis de mener à bien notre modeste travail.
Prière et bénédictions d’Allah sur le prophète Mohamed Paix et Salut sur lui.
A mes chers adorables frères et sœurs Ouiam la prunelle de mes yeux, mon
petit frère Mohamed Soheib que j’adore et ma petite princesse Nélia que
j’aime profondément. En témoignage de mon affection fraternelle, de ma
profonde tendresse et reconnaissance, je vous souhaite une vie pleine de
bonheur et de succès et que Dieu, vous protège et vous garde.
A la mémoire de nos défunts: Papi et Djeddi, j’aurais tant aimé que vous
soyez présents. Que Dieu ait vos âmes dans sa sainte miséricorde
Une spéciale dédicace à Ouail cette personne qui est la plus chère
assez ma vie.
BOUKELLA AmeL
Résumé
Les plantes médicinales restent toujours la source fiable des principes actifs connus par
leurs propriétés thérapeutiques dues à la présence de centaines, voire des milliers de composés
naturels bioactifs appelés: les métabolites secondaires. L’étude de ces propriété anti
microbienne a concerné la plante Artemisia herba alba de la région de Tlemcen.
Les résultats des auteurs Touil, Meliani, Boudjelal, Azrou et Lakehal montrent que les
souches à Gram+ présentent une sensibilité vis à vis de l’extrait et l’huile essentielle
d’Artemisia herba alba alors que les souches à Gram-se montrent résistantes.
Ces résultats révèlent une bonne activité antimicrobienne d’Atemisia herba alba et ouvrent
des perspectives expérimentales pour explorer l’activité antioxidante, anti-infectieuse et
antifongique de l’extrait aqueux et de l’huile essentielle de cette plante et d’avancer vers une
meilleure connaissance des mécanismes moléculaires intervenant dans les activités biologiques.
Mots clé : Artemisia herba alba , extrait aqueux , extrait méthanolique , activité
antimicrobienne , huile essentielle.
ABSTRACT
Medicinal plants are still the reliable source of active ingredients known for their
therapeutic properties due to the presence of hundreds, even thousands of natural bioactive
compounds called: secondary metabolites. The study of these antimicrobial properties
concerned the plant Artemisia herba alba from the Tlemcen region.
The phytochemical study of Artemisia herba alba revealed the presence of several
chemical compounds (mainly polyphenols, flavonoids, tannins ...), the latter find many
applications in various fields, namely cosmetology, therapy and food processing.
The objective of our work is to demonstrate the antimicrobial power, in vitro, of the aqueous
and methanolic extract of the plant Artemisia herba alba asso.
Through our study we wanted to obtain the aqueous and methanolic extract of the studied
plant, then carry out the diffusion test on Muller Hinton agar, discs soaked with the extract on
four pathogenic strains: Escherichia coli, Staphylococcus aureus, Salmonella typhi, klebsiella
pneumoniae.
Faced with this current situation of the coronavirus pandemic (Covid-19), we did not have
the opportunity to pass our end-of-study internship, given that we were interested in master's
theses that lead to the study of the antimicrobial activity of extracts and essential oils of the
plant studied.
Their results show that the Gram + strains are sensitive to the extract and essential oil of
Artemisia herba alba, while the Gram - strains are resistant.
These results reveal a good antimicrobial activity of Atemisia herba alba and open
experimental perspectives to explore the antioxidant, anti-infectious and antifungal activity of
the aqueous extract and the essential oil of this plant and to advance towards a better knowledge
of molecular mechanisms involved in biological activities.
الهدف من عملنا هو إظهار القوة المضادة للميكروبات ،في المختبر ،للمستخلص المائي
والميثانولي لنبات . Artemisia herba alba asso
من خالل دراستنا ،أردنا الحصول على المستخلص المائي والميثانولي للنبات المدروس ،ثم إجراء اختبار
االنتشار على أجار مولر هينتون ،واألقراص المشبعة بالمستخلص على أربع سالالت ممرضة
في مواجهة هذا الوضع الحالي لوباء فيروس كورونا (كوفيد ، )19-لم تتح لنا الفرصة الجتياز فترة التدر
نظرا ألننا كنا مهتمين بأطروحات الماجستير التي تؤدي إلى دراسة النشاط المضاديب في نهاية الدراسةً ،
للميكروبات للمستخلصات والزيوت األساسية للنبات المدروس.
وأظهرت نتائجهم أن سالالت Gram+حساسة لمستخلص و زيت الشيح العطري في حين أن سالالت
Gram-مقاومة.
تكشف هذه النتائج عن نشاط مضاد للميكروبات جيد ل Artemisia herba albaو هذا يسمح بفتح
آفاق تجريبية الستكشاف النشاط المضاد لألكسدة والمضاد للعدوى والمضاد للفطريات للمستخلص المائي
والزيوت األساسية لهذا النبات والتقدم نحو أفضل معرفة اآلليات الجزيئية المشاركة في األنشطة
البيولوجية.
الكلمات المفتاحية.Artemisia herba alba :مستخلص مائي ،مستخلص ميثانولي ،نشاط مضاد،
للميكروبات ،زيت عطري.
Listes de tableaux
Tableau 1 : Caractéristiques biologiques et écologiques d’A. herba alba. ............................ 14
Tableau 2: Répartition géographique des espèces d’Artemisia dans le monde ...................... 16
Tableau 3 : Propriétés biologiques des quelques composés phénoliques dans l’organisme. .. 32
Tableau 4 : Coordonnées géographiques de la région d’étude. ............................................ 38
Tableau 5: Étage bioclimatique de la région d’étude. ........................................................... 41
Tableau 6: Caractéristiques des souches utilisées et les principales maladies qu’ils peuvent
causer chez l’homme. ...........................................................................................................45
Liste des figures
Figure 1 : Aspect générale d’Artemisia herba alba. ............................................................ 11
Figure 2: Aspect des feuilles ................................................................................................ 11
Figure 3: Aspect de la fleur. ................................................................................................. 11
Figure 4 : Classification des polyphénols. ............................................................................ 21
Figure 5 : Structure des dérivés de l’acide benzoïque et l’acide cinnamique ......................... 22
Figure 6 : Structure des dérivés de coumarines .................................................................... 23
Figure 7 : Structure de lignane (matairesinol) ..................................................................... 23
Figure 8 : Structure de base de xanthone ............................................................................ 24
Figure 9 : Structure de stilbène ........................................................................................... 24
Figure 10 : Structure de base des flavonoïdes...................................................................... 25
Figure 11: Classes des flavonoïdes. .................................................................................... 26
Figure 12 : Structures chimiques des flavanols et des flavan-3,4-diols ................................. 27
Figure 13 : Structures chimiques des anthocyanes. .............................................................. 27
Figure 14: Structure de base des isoflavanes et des isoflavones ............................................ 28
Figure 15 : Structure de l’émodole et l’anthraquinone. ........................................................ 28
Figure 16 : Structure de tanin hydrolysable et tanin condensé .............................................. 29
Figure 17 : Représentation des voies de biosynthèse des polyphénols .................................. 31
Figure 18: Vue générale d’une touffe d’Artemisia herba alba. .............................................34
Figure 19 : Séchage de la plante.......................................................................................... 35
Figure 20 : Artemisia herba alba après séchage. .................................................................. 35
Figure 21 : Localisation géographique de la région d’étude. ................................................ 37
Figure 22: Diagramme représentatif des précipitations mensuelles (1987-2012) .................. 38
Figure 23: Diagramme représentatif des températures moyennes (1987-2012) ..................... 39
Figure 24: Courbe ombrothermique de la région de Tlemcen (1987-2012). .......................... 40
Figure 25: Protocole de préparation de l'extrait méthanolique des plantes étudiées par
macération Motamed et Naghibi (2010). ............................................................................... 42
Figure 26: Protocole de préparation de l'extrait aqueux des plantes étudiées. ...................... 43
REMERCIEMENTS ET DEDICACES
RESUME
LISTE DES FIGURES ET DES TABLEAUX
TABLE DES MATIERES
Introduction............................................................................................................................................1
Chapitre 1 : Plantes médicinales
1.1 Propriétés médicinales des plantes ....................................................................................4
1.2 Principales substances curatives .......................................................................................5
1.3 Principaux métabolites spécialisés.....................................................................................5
1.4 Développement de la phytothérapie en Afrique ................................................................6
Chapitre 2 : Artemisia herba alba
2.1 Généralités .........................................................................................................................8
2.2 Taxonomie .........................................................................................................................9
2.2.1 Noms vernaculaires ....................................................................................................9
2.2.2 Classification de la plante ........................................................................................ 10
2.3 Description botanique...................................................................................................... 10
2.4 Biologie............................................................................................................................. 12
2.5 Écologie ............................................................................................................................ 12
2.6 Phénologie et caractéristiques généraux d’adaptation ................................................... 13
2.7 Répartition géographique ................................................................................................ 14
2.8 Principales espèces d’Artemisia en Algérie..................................................................... 16
2.9 Importance d’Artemisia herba alba ................................................................................ 16
2.9.1 En phytothérapie...................................................................................................... 16
2.9.2 En pastoralisme ........................................................................................................ 17
2.10 Domaines d’utilisation .................................................................................................... 17
2.10.1 Domaine thérapeutique............................................................................................ 17
2.10.2 Domaine alimentaire ................................................................................................ 18
2.10.3 Domaine de la cosmétologie ..................................................................................... 18
2.11 Composition chimique de la plante ................................................................................. 18
2.11.1 Pharmacopée traditionnelle ..................................................................................... 19
Chapitre 3 Les composés phénoliques et leurs classifications
3.1 Classification des composés phénoliques ........................................................................ 21
3.1.1 Acides phénoliques ................................................................................................... 22
[Link] Acides hydroxy benzoïques .................................................................................. 22
[Link] Acides hydroxy cinnamiques ............................................................................... 22
3.1.2 Phénylpropanoides ......................................................................................................... 22
[Link] Coumarines .......................................................................................................... 23
[Link] Phénylpropènes .................................................................................................... 23
[Link] Lignanes ............................................................................................................... 23
[Link] Lignines ................................................................................................................ 23
[Link] Xanthones ............................................................................................................. 24
[Link] Stilbènes................................................................................................................ 24
[Link] Flavonoïdes ........................................................................................................... 25
[Link] Quinones et émodoles ........................................................................................... 28
[Link] Tanins ................................................................................................................... 29
[Link].1 Tanins hydrolysables ...................................................................................... 29
[Link].2 Tanins condensés ............................................................................................ 29
3.2 Biosynthèse des polyphénols ............................................................................................ 30
3.2.1 Voie de l’acide shikimique ....................................................................................... 30
3.2.2 Voie de l’acide malonique ........................................................................................ 30
3.3 Rôle et intérêt des composés phénoliques ....................................................................... 31
Chapitre 4 : Matériel et méthodes
4.1 Objectif du travail ........................................................................................................... 34
4.2 Matériel végétal ............................................................................................................... 34
4.3 Récolte et préparation du matériel végétal ..................................................................... 34
4.4 Région d’étude ................................................................................................................. 36
4.4.1 Présentation de la région d’étude ............................................................................ 36
4.4.2 Étude bioclimatique ................................................................................................. 37
[Link] Précipitation ......................................................................................................... 37
[Link] Température......................................................................................................... 39
[Link] Diagramme ombrothermique de Bagnouls et Gaussen ....................................... 39
[Link] Climagramme d’Emberger .................................................................................. 40
4.5.Méthode d’analyse............................................................................................................... 43
4.5.1. Préparation des extraits ............................................................................................... 41
[Link]. Extrait méthanolique .............................................................................................. 42
[Link]. Extrait aqueux ........................................................................................................ 43
4.5.2.Détermination du rendement ....................................................................................... 44
4.6. Etude de l’activité antibactérienne ..................................................................................... 44
4.6.1. Origine des souches bactériennes testées...................................................................... 44
4.6.2. Caractéristiques des souches microbiennes utilisées ................................................... 44
4.6.3. Méthode de diffusion des disques sur milieu solide ..................................................... 46
Chapitre 5: Les travaux sur l’armoise blanche
5.1. Thèse 01 : COMPOSITION CHIMIQUE ET ACTIVITE ANTIMICROBIENNE DES
HUILES ESSENTIELLES D’ARTEMISIA HERBA ALBA ASSO ET ARTEMISIA
CAMPESTRIS L DE LA REGION ARIDE DE DJELFA. ........................................................50
5.2. Thèse 02 : EXTRACTION ET CARACTERISATION DES COMPOSES
SECONDAIRES DE DEUX PLANTES : ARMOISE BLANCHE (Artemisia herba-alba Asso)
ET ROMARIN (Rosmarinus officinalis L.) DE LA REGION DE M’SILA : EFFETS
THERAPEUTIQUES ET BIOPESTICIDES. ............................................................................51
5.3. Thèse 03 : Extraction, identification et détermination des activités biologiques de quelques
extraits actifs de plantes spontanées (Ajuga iva, Artemisia herba alba et Marrubium vulgare) de
la région de M'Sila, Algérie.........................................................................................................52
5.4. Thèse 04 : Contribution à l’étude comparative des caracteristiques physiologiques et
biochimiques d’Artemisia herba alba Asso. et Artemisia campestris L. ......................................53
5.5. Thèse 05 : EXTRACTION ET CARACTÉRISATION DES COMPOSÉS
SECONDAIRES DE DEUX PLANTES : ARMOISE BLANCHE (Artemisia herba-alba Asso.)
ET ROMARIN (Rosmarinus officinalis L.) DE LA RÉGION DE DJELFA. EFFETS
THÉRAPEUTIQUES ET BIOPESTICIDES. ............................................................................54
5.6. Synthèse ................................................................................................................................ 55
CONCLUSION ............................................................................................................................... 57
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES..............................................................................59
ANNEXES...............................................................................................................................69
Introduction
Introduction
L'Algérie est considérée parmi les pays connus pour leur diversité taxonomique vu sa
position biogéographique privilégiée et son étendu entre la Méditerranée et l'Afrique sub-
saharienne. La flore algérienne est potentiellement riche, beaucoup d'espèces endémiques
peuvent y être (Nabli, 1989).
Parmi les plantes médicinales qui constituent le couvert végétal, se trouve le genre
Artemisia, ce dernier est largement distribué surtout dans les régions semi arides (Joao et al.,
1998 ; Akrout et al., 2001), réparties sur les cinq continents. Celle-ci semble avoir un grand
intérêt économique. Ce dernier détient 90% du marché mondial de l’huile essentielle extraite
de cette plante (USAID 2005).
L’Armoise blanche (Artemisia herba-alba) « Chih » fait partie du genre Artemisia parmi
les plus importantes et les plus largement distribués genres de la famille Asteraceae, composé
de 522 petites herbes et d'arbustes (Baykan Eret et al., 2011).
La valorisation de ces ressources naturelles végétales passe essentiellement par l’extraction (El
amri, 2014).
C'est une plante à différents usages. Elle se caractérise par sa richesse en composés
chimiques qui a conduit à la définition de plusieurs chémotypes ; sa forte valeur fourragère et
son rôle écologique très important contre l’érosion et la désertification. (Bouzidi, 2016).
Le genre Artemisia a constitué le sujet de plusieurs études qui font déterminés leurs
compositions chimiques (De Pascual et al .,1984 ; Rauter et al ., 1989 ; Joao et al.,1998 ;
Akrout et al., 2001), ainsi que les propriétés biologiques (Memmi et al ., 2007 ; Sefi et al.,
2010 ; Akrout et al., 2011).
1
Introduction
Cependant, rares sont les cultures des plantes à parfum qui ont fait l’objet d’études
scientifiques approfondies. Malheureusement, l’Artemisia herba alba est un exemple éloquent
d'espèce qui n’échappe pas à cette règle (Mimouni, 2013)
2
Chapitre 1 : Plantes médicinales
Chapitre 1 : Plantes
+
médicinales
Chapitre 1 : Plantes médicinales
Les plantes médicinales ont toutes des vertus médicamenteuses au sens large, elles sont
utilisées pour prévenir, soigner ou soulager divers maux. Les plantes médicinales sont des
drogues végétales dont au moins une partie possède des propriétés médicamenteuses
(Farnsworth et al., 1986). Environ 35 000 espèces de plantes sont employées par le monde à
des fins médicinales, ce qui constitue le plus large éventail de biodiversité utilisé par les êtres
humains. Les plantes médicinales continuent de répondre à un besoin important malgré
l'influence croissante du système sanitaire moderne (Elqaj et al., 2007). Selon Mokkadem
(1999), l'Algérie comprend plus de 600 espèces de plantes médicinales et aromatiques dont plus
d'un quart ont un usage médicinal traditionnel.
L'Algérie de par son climat (méditerranéen, aride) et la nature de ses sols, possède une flore
Particulièrement riche en plantes médicinales et aromatiques dont la plupart existe à l'état spontané. La
Valorisation des plantes médicinales et aromatiques est un domaine particulièrement intéressant à
développer car c'est une source de produits à haute valeur ajoutée (Felidj et al., 2010). Le Sahara, le
plus vaste et le plus chaud des déserts du monde, possède dans sa partie Nord, le Sahara septentrional,
une végétation diffuse et clairsemée (Ozenda, 1991).
4
Chapitre 1 : Plantes médicinales
Au XXIe siècle, à côté des médicaments fabriqués seulement par synthèse chimique, d'autres
sont obtenus par traitement chimique de substances naturelles, végétales le plus fréquemment
ou animales, mais également des remèdes purement naturels qui sont rarement d'origine
animale (comme le miel) ou minérales (comme la tourbe médicinale) mais qui proviennent
presque exclusivement de plantes. Parmi celles-ci, cependant, seules certaines sont médicinales
et la substance thérapeutique efficace n’est, en outre, logée que dans un certain organe
déterminé, qu'on cueille alors à cet effet. Il arrive particulièrement rarement d'utiliser la plante
entière (Bruneton, 1999).
Parmi les métabolites primaires, les oses entrent dans la préparation des comprimés,
servent de base aux mucilages. Certains acides aminés ne sont pas produits par l'organisme
humain, auquel ils sont néanmoins indispensables et doivent par conséquent être ingérés. Les
métabolites contenant de l'iode assurent le bon fonctionnement de la glande thyroïde. Les plus
composés, comme l'insuline, forment la base des hormones mais aussi des antibiotiques.
Principaux sont les protéines (Bruneton, 1999).
5
Chapitre 1 : Plantes médicinales
saponines (sapo : savon), utilisées comme expectorants et diurétiques, les alcaloïdes à effets
thérapeutiques nombreux mais qui peuvent être aussi des poisons mortels (Bruneton, 1999).
6
2 Chapitre 2: Artemisia
+
herba alba
Chapitre 2: Artemisia herba alba
2.1 Généralités
Le monde méditerranéen représente un véritable puzzle, tant par son modelé fragmenté
et hétérogène à l’extrême que par sa géologie, qui est certainement l’une des plus complexes
du monde (Quézel et Médail, 2003).
Le genre Artemisia appartient à la famille des Astéracées: c’est l’un des genres le plus
répandu et le plus étudié de cette famille; il contient un nombre variable d’espèces allant jusqu’à
400 espèces (Mucciarelli et Maffei, 2002).
Il a été rapporté que le genre Artemisia est riche en métabolites secondaires tels que les
flavonoïdes, les acides cafféoylquinic, les coumarines, les huiles essentielles, les stérols et les
acétylènes (Kundan et Anupam, 2010).
Les steppes d’Armoise blanche (Artemisia herba-alba) ont été et sont toujours considérées
parmi les meilleurs parcours pastoraux steppiques des hautes plaines d’Algérie (Houmani et
al., 2004).
Benjilali (1986), a constaté que dans une même espèce, sur des échantillons
morphologiquement identiques, la composition chimique de leur essence varie énormément
d’une région à l’autre. En revanche, cet auteur a trouvé aussi une similitude entre des huiles
8
Chapitre 2: Artemisia herba alba
L'armoise blanche est une espèce steppique de la famille des Astéracées (Quezel et Santa,
1962.1963), connue depuis des millénaires, l'Artemisia herba-alba (armoise blanche) a été -
décrite par l'historien grec Xénophon, dès le début du IVe siècle av. J.-C, dans les steppes de la
Mésopotamie (Francis, 2001).
Elle a été répertoriée en 1779 par le botaniste espagnol Ignacio Jordán Claudio de Assoy
del Rio. C’est une plante essentiellement fourragère, très appréciée par le bétail comme
pâturage d’hiver. Elle présente une odeur caractéristique d’huile de thymol et un goût amer d’où
son caractère astringent.
L’Artemisia herba alba (Armoise blanche ou Chih) qui pousse à l’état spontané dans la
steppe Algérienne et au Sahara. Elle est fréquemment employée par la population contre de
nombreuses pathologies telles que les aménorrhées, les syndromes neurologiques, les troubles
hépatiques, les troubles gastriques et certains empoisonnements (Valnet, 1984).
2.2 Taxonomie
2.2.1 Noms vernaculaires
Nom en arabe : Chih (Benjilali et Richard, 1980 ; Al-Khazraji et al., 1993 ; Seddiek et
al.,2011).
9
Chapitre 2: Artemisia herba alba
Classe : Dicotylédones
Ordre : Astérales
Famille : Composées
Genre : Artemisia
Nom arabe : Chih, ifsi, Zézzaré (Quezal et Santa, 1963, Deysson, 1976).
10
Chapitre 2: Artemisia herba alba
● Floraison : Blanches à aspect argenté. (Bezza et al., 2010) / Jaunâtres (Pottier, 1981).
11
Chapitre 2: Artemisia herba alba
2.4 Biologie
L'armoise herbe blanche est une plante ligneuse basse et toujours verte. Ses
caractéristiques morphologiques et physiologiques font d'elle une espèce bien adaptée aux
conditions climatiques arides. Le dimorphisme saisonnier de son feuillage lui sert à diminuer
la surface transpirante et d'éviter ainsi les pertes d'eau (Ourcival, 1992).
Grâce à son dispositif racinaire particulièrement dense à la surface, l'armoise herbe blanche est
capable de valoriser toute humidité superficielle occasionnée par des petites pluies (Le Floc’h,
1989).
Cette espèce est aussi capable d'exploiter l'humidité du sol jusqu'à 50 cm de profondeur
(Floret et Pontannier, 1982).Et peut profiter des fractures de la croûte, pour atteindre les
poches d'humidité, surtout dans les sols à encroûtement calcaire (Ourcival, 1992).
Evenari et al., (1976), ont rapporté que chez les plantes âgées d'Artemisia herba alba, la tige
principale se divise en «branches» physiologiquement indépendantes les unes des autres et
susceptibles de mourir sans entraîner la mort de la plante entière. (Evenari M et al., 1980).
La floraison de cette espèce commence le plus fréquemment en juin mais les fleurs se
développent principalement à la fin de l'été. Lors des années pluvieuses et dans les sols qui lui
conviennent, l'armoise herbe blanche présente une forte production de graines et un pouvoir de
régénération élevé (Nabli, 1989).
2.5 Écologie
L'armoise blanche existe dans les bioclimats allant du semi-aride jusqu'au saharien. Elle
est indifférente aux altitudes et peut vivre dans les régions d'hiver chaud à frais. Dans le sud,
cette plante pousse sur les sols bruns steppiques de texture moyenne et en extrême sud sur les
sols sableux. Elle résiste à la sécheresse, supporte le gypse et des niveaux de salinité
modérément élevés (Nabli, 1989)
Dans un biome steppique type, les groupements d'Artemisia herba-alba sont marqués par deux
strates : une strate de ligneux bas (environ 40cm du sol) et une autre constituée d'herbacées
annuelles (hauteur moyenne de 20cm) (Nabli, 1989)
12
Chapitre 2: Artemisia herba alba
Elle peut ainsi appartenir à l'intervalle bioclimatique (au sens d'EMBERGER) allant de
l'étage semi-aride supérieur à l'étage per aride inférieur (ou saharien) avec des hivers chaud à
froids. Il semble toutefois que, dans ce large éventail bioclimatique, l'espèce trouve son
optimum (en tant qu'espèce dominante physionomique), dans l'étage bioclimatique aride (avec
une pluviosité moyenne de 200 à 300 mm) à hiver frais ou froid. Au plan édaphique, les
groupements à armoise blanche colonisent les dépressions non salées et les glacis à sols
généralement limoneux, peu perméables et à ruissellement important (Aidoud, 1988).
Djebaili en 1984, classe les stations représentatives des régions steppiques (Ouest et Est)
selon la période de sécheresse, en quatre catégories : la première avec une période de sécheresse
de 11 à 12 mois (Biskra, Ouled djellal, Laghouat, Ain-Sefra et El- Biodh). . La deuxième avec
une période de sécheresse de 7 à 10 mois (El Kantara), la troisième avec une période de 6 mois
de sécheresse(Mécheria) et la quatrième avec 4 à 5 mois de sécheresse (Djelfa, Aflou et Batna).
13
Chapitre 2: Artemisia herba alba
Biologie Feuille Elle permet de réduire la surface transpirante et d’éviter les pertes
d’eau (Ourcival 1992).
14
Chapitre 2: Artemisia herba alba
Elle est largement répandue depuis les îles Canaries et le Sud Est de l'Espagne
Jusqu’aux steppes d'Asie centrale (Iran, Turkménistan, Ouzbékistan) et à travers l’Arabie et le
Proche-Orient (Nabli, 1989).
Selon Nabli (1989), en Afrique du nord, cette espèce couvre d'immenses territoires
évalués à plus de dix millions d'hectares, A. herba alba est absente des zones littorales nord et
se raréfie dans l'extrême sud.
Sur la plan phyto géographique, Artemisia herba alba est considérée comme une
espèce Irano-Touranienne ( Zohary, 1962 ; Quezel, 1978). L'existence de la flore Irano
Touranienne en Afrique du nord est très discutée, Quezel (1978) parle de «répliques Irano
Touranienne » et Ozenda (1977) de rameau émigré vers les hauts plateaux d'Afrique du nord
».
En Algérie, elle présente une vaste répartition géographique couvrant environ quatre
millions d'hectares et se développe dans les steppes argileuses et les sols tassés relativement
peu perméable (Celles, 1980). Elle se trouve sur les dayas, les dépressions et les secteurs plus
ou moins humides. Elle constitue un moyen de lutte naturelle contre l'érosion et la
désertification. Les steppes à armoise blanche par leur étendue, leur homogénéité et leur intérêt
pastoral, constituent les faciès actuels du sud oranais. De vastes étendues sont recouvertes par
ces faciès au nord des chotts Ech-chergui et Gharbi le long d'une bande 250 Km (Ayad, 2008).
En commun avec plusieurs d’autres espèces de ce genre, l’Artemisia herba alba Asso, plante
caractéristique du moyenne-orient d’Afrique du Nord (Feinbrun et Dothan, 1978), est utilisée
en médecine traditionnelle pour traiter plusieurs maladies.
15
Chapitre 2: Artemisia herba alba
16
Chapitre 2: Artemisia herba alba
Elle a été utilisée, tout d'abord, comme aromatisant dans le thé et le café, puis elle est devenue
une panacée dans la médecine traditionnelle arabo-musulmane. Baba Aissa (2000) ; Beloued
(2005) ; Friedman et al (1986), ont rapportés que l'infusion de l'armoise est assez employée
par les bédouins du Néguev (Palestine) pour soulager les maux gastro-intestinaux (Friedman
et al., 1986).
Elle été essentiellement utilisée pour les maladies du tractus digestif et comme un
traitement antidiabétique. D'après les cas interrogés elle donne un pourcentage d'amélioration
élevé (Bouraoui et Lafi, 2003). L'Artemisia herba alba Asso est très utilisé au Moyenne-Orient
et en l'Afrique du nord contre plusieurs maladies y compris l'entérite et les troubles intestinales
(Yashphe, 1989). De loin le plus fréquemment cité est l'utilisation de l'Artemisia herba alba
dans le traitement du diabète sucré. Plusieurs auteurs ont rapportés sur l'effet hypoglycémiant
de l'extrait aqueux d'Artemisia herba alba Asso. En plus du diabète, son extrait aqueux est
utilisé traditionnellement en Jordanie comme un antidote contre les venins de plusieurs types
de serpents et de scorpions (Twaij Ha, Al-Badr, 1988), et en Afrique du nord pour soigner la
bronchite, l'abcès, les diarrhées, et comme vermifuge (Gharabi et Sand, 2008).
2.9.2 En pastoralisme
C'est est une plante essentiellement fourragère, très appréciée par le bétail comme
pâturage d'hiver (Nabli, 1989).
Les steppes à armoise blanche sont souvent considérées comme les meilleurs
parcours (là 3 ha/mouton) en raison de sa valeur énergétique (Aidoud, 1989).
17
Chapitre 2: Artemisia herba alba
En chine, elle est utilisée pour régulariser le cycle menstruel et stopper leurs
douleurs. Ses propriétés antispasmodiques la recommandent dans les syndromes neurologiques
et psychiatriques : (hypotension, syncope, épilepsie), dans les affections du foie et de la vésicule
biliaire (Benjilali et al 1984 ; Benmansour, 2001).
Toutefois, elle doit être utilisée avec beaucoup de prudence et à des doses faibles car
des doses trop élevées peuvent causer des intoxications très graves (caractérisées par une
hépatonéphrite à prédominance rénale accompagnée de phénomènes convulsifs) causés par
certains composés cétoniques, l’α-thujone, la β-thujone et le Camphre (Benjilali et al 1984 ;
Dahmani, 2004).
Les études phytochimiques ont montrés que l’ivette contient aussi des ecdystéroides, des
diterpénoides, des iridoïdes et des saponosides acides (Boudjelal, 2013).
Des travaux précédents au Maroc qui montre l'armoise herbe blanche constitue un
fourrage particulièrement intéressant. En effet, la plante présente un taux de cellulose beaucoup
moins élevé que ne laisse préjuger son aspect (17 à 33 %). La matière sèche (MS) apporte entre
18
Chapitre 2: Artemisia herba alba
La valeur énergétique de l’armoise herbe blanche, très faible en hiver (0,2 à 0,4
UF/kg MS), augmente rapidement au printemps (0,92 UF/kg MS) pour diminuer de nouveau
en été (0,6 UF/kg MS). En automne, les pluies de septembre provoquent une nouvelle période
de croissance et la valeur énergétique augmente de nouveau (0,8 UF/kg MS) (Aidoud, 1989).
Les plantes de la famille des Astéracées, à laquelle appartient l'armoise herbe blanche, ont fait
l'objet de plusieurs études phytochimiques par intérêt économique surtout pour leurs huiles
essentielles. Les molécules identifiées sont les sesquiterpènes lactones, les coumarines et les
hydrocarbures acétyléniques (Da Silva, 2004).
Les principaux mono terpènes identifiés dans le « Chih » sont: Le thuyone, le 1,8-
cinéol et le thymol. Le thuyone est certainement l'un des constituants terpéniques les plus
bioactifs de l'armoise, c'est un composé chiral présent à l'état naturel sous deux formes
stéréoisomériques: l'alpha thuyone et le bétathuyone. Les principaux flavonoïdes isolés à partir
de l'armoise herbe blanche sont: l'hispiduline, la cirsimaritine. Des flavonesglycosidiques
comme la 3- rutinoside, quercitine et l'isovitexine sont aussi mis en évidence (Aouadhi, 2010).
19
Chapitre 3 : Les
composés phénoliques et
+
leurs classifications
Chapitre 3 : Les composés phénoliques et leurs classifications
Plusieurs milliers de polyphénols ont été identifiés dans les plantes et dans les aliments
d’origine végétale (Figure 2).
Les composés phénoliques sont classés selon le nombre d’atome de carbone dans le
squelette de base, ces structures peuvent être sous forme libres ou liées à l’ester ou hétérosides
(Bruneton, 1999).
21
Chapitre 33 :: Les
Chapitre Les composés
composésphénoliques
phénoliquesetetleurs classifications
leurs classifications
3.1.1Acides phénoliques
Ces composés sont universellement rencontrés chez les plantes. Deux sous-groupes peuvent
être distingués (Figure 3) (Andersen et Markham, 2006; Bruneton, 2009).
Un acide-phénol (ou acide phénolique) est un composé organique possédant au moins une
fonction carboxylique et un hydroxyle phénolique (Ignat et al., 2011). Ils sont représentés par
deux sous-classes, les acides hydroxy benzoïques et les acides hydroxy cinnamiques.
3.1.2Phénylpropanoides
Ils dérivent de l’acide aminé phénylalanine et peuvent contenir un ou plusieurs résidus
en C6-C3. Parmi les phénylpropanoides, on trouve (Cseke et al., 2006; Bruneton, 2009) :
22
Chapitre
Chapitre
Chapitre
Chapitre
Chapitre 303
0303 ::3Les
:Les
: Les
:LesLes composés
composés
composés phénoliques
phénoliques
phénoliques
composés
composés phénoliques
phénoliquesetetetetleurs
leurs
et leurs
leurs classifications
classifications
classifications
leurs classifications
classifications
3.1.2.1Coumarines
Sont des hétérocycles oxygénés ayant comme structure de base le benzo-2-pyrone (Figure
6). Ils ont été isolés pour la .isolés dans plus de 800 espèces de plantes et dans les
microorganismes. (Juviboonsuk et al., 2005).
3.1.2.2Phénylpropènes
Ces composés répondent à une représentation structurale de type (C6-C3). Ils
contribuent à la saveur parfumée et l’odeur des plantes. (Harbone, 1998).
3.1.2.3Lignanes
Ces composés répondent à une représentation structurale du type (C5-C3)2 (Figure 7). Ce
sont des molécules qui résultent, le plus souvent, de l'établissement d'une liaison entre deux
carbones de la chaine latérale de deux acides hydroxy cinnamiques. Ils interviennent dans les
mécanismes de défence de la plante (Stalikas, 2007). Les lignanes se trouvent
essentiellement dans les graines d'oléagineux.
[Link] Lignines
Ces composés répondent à une représentation structurale de type (C6-C3)n. Ces composés de
haut po ids mo lécula ire co nt r ibuent à for mer, avec la cellu lo se et les dér ivé s
23
Chapitre 3 : Les composés phénoliques et leurs classifications
[Link] Xanthones
C'est une famille constituée des composés polyphénoliques généralement isolés dans les
plantes supérieures répondant à une structure de base en C 6-C1-C6 (Figure 8) (Bruneton,
2009).
[Link] Stilbène
Les stilbènes répondent à une représentation structurale de type (C6-C2-C6) (Figure 9).
Ils se trouvent en petites quantités dans l'a lime nt at io n hu ma ine. Parmis ces composés, on
trouve le résveratol qui est un anticancéreux présent dans certaines plantes médicinales
(Andersen et Markham, 2006; Bruneton, 2009).
24
Chapitre 3 : Les composés phénoliques et leurs classifications
[Link] Flavonoïdes
Les flavonoïdes constituent un groupe de plus de 6000 composés naturels du règne
végétal (Ghedira, 2005), qui sont caractérisés par la présence d'une structure phénolique dans
leur molécule, et même d'une structure flavone ce qui les distingue des autres polyphénols
(Toufektsian et al., 2008).
Aujourd’hui plus de 9000 flavonoïdes ont été répertoriés et il en reste des milliers
d'autres à découvrir puisque le squelette des f1avonoïdes peut être substitué par différents
groupements comme des groupements hydroxy, méthoxy, méthyl, benzyl et isoprényl
(Beecher, 2003 ; Williams et Grayer, 2004 ; Kueny-Stotz, 2008).
Les flavonoïdes sont des composés qui ont en commun la structure du diphénylpropane
C6-C3-C6 (Figure 10), les trois carbones servant de jonction entre les deux noyaux
benzéniques notés A et B forment généralement un hétérocycle oxygéné C (Harborne, 1988).
Dans la plante, ils sont très souvent liés aux sucres, on parle alors d’hétérosides constitués d’une
partie phénolique aglycone ou génine associée à un sucre (Macheix et al., 2005; Bruneton,
2009).
Structure chimique et classification
Les flavonoïdes possèdent un squelette de base à 15 atomes de carbone constitués de
deux cycles phényles, les cycles A et B, reliés par une chaine à trois carbones (structure en C6-
C3-C6).
La chaine en C3 entre les cycles A et B est communément cyclisé pour former le cycle C
(Bruneton, 1999).
25
Chapitre 3 : Les composés phénoliques et leurs classifications
Ces diverses substances se rencontrent à la fois sous la forme libre (génine) ou sous la
forme de glycoside (C ou O glycosylés). On les retrouve dans toutes les plantes vasculaires où
elles peuvent être localisées dans divers organes : racines, tiges, feuilles et fruits (Bruneton,
1999).
26
Chapitre 3 : Les composés phénoliques et leurs classifications
a. Flavanols
b. Anthocyanes
c. Isoflavonoïdes
27
Chapitre 3 : Les composés phénoliques et leurs classifications
3.1.2.8Quinones et émodoles
Selon Harborne (1998), les quinones sont des pigments naturels, la plupart sont jaunes
pâles, rouges et bruns. Ces couleurs sont masquées par les autres pigments. On distingue 4
groupes :
Benzoquinones (arthropodes), Naphtoquinones (angiospermes), Quinones isopréniques
(photosynthèse et respiration) et Anthraquinones. Ces derniers, les plus repondus sont colorés
en orangé rouge et combinés à des sucres. Les émodoles sont des dérivés
hydroxyanthracéniques (Figure15).
28
Chapitre 3 : Les composés phénoliques et leurs classifications
[Link] Tanins
Les tanins sont une famille complexe de principes actifs qu'on trouve dans l'ensemble
des végétaux, et dans toutes leurs parties (écorces, racines, feuilles, etc.). Ils ont la capacité de
former des complexes avec des macromolécules (les protéines …) et des liaisons entre les fibres
de collagènes, d'où leur viennent la plupart de leurs propriétés (Paolini et al., 2003).
Leur structure chimique est particulièrement variable, mais comporte toujours une partie
polyphénolique ; il existe deux catégories de tanins, d'origine biosynthétiques différentes : les
tanins hydrolysables et les tanins condensés (Paolini et al., 2003).
[Link].2Tanins condensés
Les tanins condensés ou proanthocyanidine, forment le groupe le plus important. Ils ne
possèdent pas de sucre dans leurs molécules et leur structure est voisine de celle des
flavonoïdes (Paris et al., 1981) .Ce sont des produits de la polymérisation de flavan-3-ols
(catéchines) et flavan-3,4-diols (leucoanthocyanidines) (Vermerris et al., 2006) (Figure
16).
29
Chapitre 3 : Les composés phénoliques et leurs classifications
30
Chapitre 3 : Les composés phénoliques et leurs classifications
31
Chapitre 3 : Les composés phénoliques et leurs classifications
Tanins condensés Effets stabilisants sur le collagène, antioxydants, Masquelier et al., 1979
anti tumorales, antifongiques, anti- Zhou et al., 2011
inflammatoires.
32
3 Chapitre 4 : Matériel et
méthodes
Chapitre 4 : Matériel et méthodes
Les échantillons de l’Armoise blanche ont été séchés pendant deux semaines sous abri à la
température ambiante de la chambre (Figure19) pour faciliter leur broyage.
34
Chapitre 4 : Matériel et méthodes
Après le séchage les échantillons ont été récupérés dans des sacs kraft propres et stockés
à l’abri de la lumière et d’humidité (Figure20)
35
Chapitre 4 : Matériel et méthodes
36
Chapitre 4 : Matériel et méthodes
SELTZER (1946) souligne que dans l’Ouest Algérien et plus précisément sur les
piémonts des Monts de Tlemcen et notamment les Monts des Traras, la saison estivale sèche et
chaude dure environ 6 mois, le semestre hivernal est pluvieux et à tendance froide.
[Link] Précipitations
Djebaili (1978) définit la pluviosité comme étant le facteur primordial qui permet de
déterminer le type de climat. En effet, celle-ci conditionne le maintien et la répartition du tapis
végétal d’une part, et la dégradation du milieu naturel par le phénomène d’érosion d’autre part.
.
37
Chapitre 4 : Matériel et méthodes
On constate que le mois de Février est le mois le plus pluvieux de l’année contrairement
au mois d’Aout qui montre la pluviométrie la plus basse.
38
Chapitre 4 : Matériel et méthodes
[Link] Température
L’analyse de la figure 23 montre que les mois Juillet et Aout sont les mois les plus
chauds de l’année, le mois le plus froid de l’année est Janvier avec une température 4,96℃.
La différence entre la température la plus élevée et la plus basse de l’année est 29,96℃.
Selon Bagnouls et Gaussen (1957), la sécheresse s’établit lorsque pour un mois donné
les précipitations mensuelles exprimées en mm sont inférieures ou égal au double le la
température moyenne mensuelle exprimée en degré Celsius (°C) : P ≤ 2T.
39
Chapitre 4 : Matériel et méthodes
Gaussen (1968), estime que si la période délimité par les deux courbes est en été, le
climat est de type méditerranéen.
Tlemcen est marqué par une sècheresse de 7,5 mois durant la période récente de mars à
mi-Octobre.
𝑃
𝑄2=3.43∗ 𝑀−𝑚
Q2 : quotient pluviométrique
40
Chapitre 4 : Matériel et méthodes
Nous avons regroupé l’ensemble de nos calculs sur le Tableau5 qui résume les
paramètres permettant de déterminer l’étage bioclimatique de la zone d’étude.
41
Chapitre 4 : Matériel et méthodes
10g P. aérienne de la
plante
Filtration
extrait
évaporation du Rotavapeur
méthanol
Pression 45C
Extrait sec
Conservé au réfrigérateur
Figure 25: Protocole de préparation de l'extrait méthanolique des plantes étudiées par
macération Motamed et Naghibi (2010).
42
Chapitre 4 : Matériel et méthodes
43
Chapitre 4 : Matériel et méthodes
Le poids de l’extrait sec est déterminé par la différence entre le poids du ballon plein
(après évaporation) et le poids du ballon vide (avant évaporation).
R(%) : rendement en %.
Les souches bactériennes Escherichia coli (E. coli), Staphylococcus aureus (St. Aureus),
Salmonella typhi, Klebsiella pneumoniae nous ont été fournies par le laboratoire d’hygiène de
Blida.
44
Chapitre 4 : Matériel et méthodes
Tableau 6: Caractéristiques des souches utilisées et les principales maladies qu’ils peuvent
causer chez l’homme.
Ces espèces bactériennes ont été choisi parce qu’elles représentent les espèces à Gram
positif et à Gram négatif les plus communes, responsables d’infections nosocomiales et
résistantes aux antibiotiques.
45
Chapitre 4 : Matériel et méthodes
Les boites de Pétri sont fermées et incubées à température ambiante pendant 20 minutes,
ensuite mises dans une étuve à 37 °C pendant 24 heures.
La lecture des résultats est effectuée en fonction de l’existence ou non des zones
d’inhibition. La sensibilité des espèces est estimée par la mesure du diamètre de zone
d’inhibition autour des disques imprégné de différentes concentrations d’extrait aqueux.
46
Chapitre 5: Les
travaux sur l’armoise
+
blanche
Chapitre 5 : Les travaux sur l’armoise blanche
5.1. Thèse 01
Activité antibactérienne de l’huile essentielle d’A. herba alba
L'étude qualitative de l'activité antimicrobienne des HE d’[Link] alba été faite sur 3
bactéries. L'évaluation a été faite par la méthode des aromatogrammes. Le pouvoir
antimicrobien de ces extraits est obtenu par la mesure des diamètres des zones d'inhibition (mm)
(Touil, 2012).
Les observations effectuées sur l’effet de l’H.E testée sur la croissance des souches
bactériennes sont représentées dans le tableau 02 et la Figure 02 (Annexe B).
L’HE d’[Link] alba Asso pure a une forte activité sur toutes les souches bactériennes
testées (D>12mm). Elle diminue la masse bactérienne de Micrococcus luteus, de Bacillus
subtilis, et d’Escherichia coli. Les diamètres d’inhibition varient de12 mm à 18 mm. Le plus
grand diamètre d’inhibition est obtenu avec M. luteus (18 mm) et le plus petit avec Escherichia
coli (12 mm). Donc, les résultats obtenus montrent que les Gram (+) M. luteus et B. subtilis
sont les plus sensibles. En effet E. coli Gram (-) représente la bactérie la plus résistante (Touil,
2012).
En comparant les données obtenues des différentes études, la plupart des auteurs font
état d’une généralisation de l’activité antibactérienne d’une H.E, ou d’un extrait de plante contre
les bactéries à Gram (+) et à Gram (-) (Touil, 2012). D’après Kalemba et Kunicka (2003), la
sensibilité d’un microorganisme aux [Link] dépend des propriétés de l’H.E et le microorganisme
lui-même.
La majorité des huiles essentielles testées pour leurs propriétés antibactériennes ont
montré un effet plus prononcé contre les bactéries Gram (+) (Guignard et al., 1985). La
résistance des bactéries à Gram (-) aux huiles essentielles a été attribué à leur membrane externe
hydrophile qui peut bloquer la pénétration des composés hydrophobes dans la membrane de la
cellule cible.
50
Chapitre 5 : Les travaux sur l’armoise blanche
Dorman (2000) a rapporté que l'activité antibactérienne des huiles essentielles est liée
à leur composition, la structure et les groupes fonctionnels de leurs constituants et les
interactions synergiques possibles entre les composants.
5.2. Thèse 02
L’étude de l'effet antimicrobien in vitro des huiles essentielles d’armoise blanche sur les
micro-organismes testés (Klebsiella pneumoniae, Escherichia coli, Bacillus subtilis,
Pseudomonas aeruginosa et Staphylococcus aureus) a été évaluée par la méthode de
l’aromatogramme. La sensibilité des souches se traduit par l’apparition d’une zone d’inhibition
autour des disques (Meliani, 2016).
Effet antibactérien :
Les résultats de l’activité antibactérienne des huiles essentielles testées sont regroupés dans
le tableau 03 (Annexe B).
L’examen des résultats révèle que les échantillons étudiés ont montré une activité
antibactérienne contre la plupart des bactéries testées à l’exception de Pseudomonas aeruginosa
qui s’est montrée résistante.
Selon Moreira et al. (2005) et Djeddi et al. (2007), les germes bactériens sont
considérés comme sensibles à partir d’un diamètre de zone d’inhibition de 9 mm, ce qui
correspond à une concentration de 80% pour Klebsiella pneumoniae et Escherichia coli, 40%
et 50% pour Bacillus subtilis et 30% pour Staphylococcus aureus pour les échantillons testés.
51
Chapitre 5 : Les travaux sur l’armoise blanche
Meliani (2016), a remarqué que les souches bactériennes Gram (+) paraissent plus sensibles
aux huiles essentielles testées que les bactéries Gram (-). En effet, le développement des
bactéries Gram (+) est inhibé par des concentrations en huiles essentielles d’armoise blanche
moins importantes (allant de 30% à 50%) que celle inhibant le développement des bactéries
Gram (-) qui ne deviennent sensible qu’à partir d’une concentration de 80% pour l’armoise
blanche.
Meliani (2016), a noté également que l’activité antibactérienne est proportionnelle à la
concentration. Plus l’huile essentielle est concentrée, plus la zone d’inhibition est étendue ce
qui indique la diminution de la croissance bactérienne.
5.3. Thèse 03
Cette étude nous a permis de déterminer les activités antimicrobiennes des extraits
methanoliques d’Artemisia herba alba vis à vis trois souches bactériennes qui sont
Staphylococcus aureus, Pseudomonas aeruginosa et Escherichia coli (Boudjelal, 2013)
Activité antimicrobienne:
Les activités antibactériennes des extraits sont estimées par le diamètre de la zone
d'inhibition autour des disques, exprimée en mm. Les résultats obtenus sont présentés dans le
tableau 04 (Annexe B).
52
Chapitre 5 : Les travaux sur l’armoise blanche
bactériennes (Les souches les plus résistantes leurs diamètres est de - 9mm et les souches les
plus sensibles de 9mm au plus).
Les diamètres d’inhibition varient de13 mm à 18 mm. Le plus grand diamètre
d’inhibition est obtenu avec Staphylococcus aureus (18 mm) et le plus petit avec Escherichia
coli (13 mm). Donc, les résultats obtenus par Boudjelal (2013) révèlent que les souches à
Gram(+) est la souche la plus sensible Staphylococcus aureus ), contrairement aux souches à
Gram (-) qui sont résistantes. En effet E. coli représente la bactérie la plus résistante.
5.4. Thèse 04
53
Chapitre 5 : Les travaux sur l’armoise blanche
5.5. Thèse 05
Les huiles essentielles d’armoise blanche a une activité antimicrobienne vis-à-vis des souches
testées, dans laquelle certaines souches semblent se distinguer par une sensibilité élevée par
rapport aux autres, sauf pour Pseudomonas aeruginosa qui s’est montrée résistante. Ainsi, les
souches à Gram positif présentent souvent plus de sensibilité vis-à-vis des huiles essentielles
testées que les souches à Gram négatif (Lakehal, 2016).
En effet, pour les bactéries à Gram positif, S. aureus est la souche la plus sensible avec la zone
de plus forte inhibition (33 ± 0.22 mm), suivie par B. subtilis (22 ± 0.15 mm) (Lakehal, 2016).
Selon l’estimation donnée par Moreira et al. (2005) et Djeddi et al. (2007), ces deux
espèces bactériennes sont considérées comme extrêmement sensibles envers les huiles
essentielles testées.
Cependant, une activité modeste a été observée contre les bactéries à Gram négatif sur
Klebsiella pneumoniae (15 ± 0,2 mm) et Escherichia coli à gram négatif (19 ± 0.57 mm)
(Lakehal, 2016).
L’espèce Pseudomonas aeruginosa reste un cas particulier avec une résistance plus forte
à l’huile essentielle testée (Lakehal, 2016).
Leurs résultats sont en accord avec ceux trouvés par Lograda et al. 2014 ; Kazemi et
al. 2012 ; Zouari et al. 2010 ; Imelouane et al. 2010 ; Mouchem et al. 2015 ; Al-Shuneigat
et al. 2015 ; Sbayou et al. 2014 qui ont montré que l’huile essentielle d’Artemisia herba alba
Asso. présente une activité antibactérienne contre les souches Gram positif et Gram négatif.
54
Chapitre 5 : Les travaux sur l’armoise blanche
5.6. Synthèse
L’étude antimicrobienne des H.E sur les souches bactériennes a été évaluée par la
méthode de l’aromatogramme.
Les résultats obtenus révèlent que les souches à Gram(+) sont les plus sensibles,
contrairement aux souches à Gram (-) qui sont résistantes.
L’activité antimicrobienne dépend de trois paramètres essentiels : la bactérie et l’H.E ou
l’extrait de la plante étudiée et la région de la plante étudiée.
La concentration d’H.E de la plante Artemisia herba alba influe sur l’activité anti
bactérienne pour cela le diamètre de la zone d’inhibition diffère selon le gram des souches
bactériennes. (Les souches les plus résistantes leurs diamètres est de - 9mm et les souches les
plus sensibles de 9mm au plus).
Selon les thèses analysées Escherichia coli était la bactérie la plus résistante aux
huiles essentielles de la région de M’sila à une concentration de 40%avec un diamètre de zone
d’inhibition de 11 mm (thèse 1). Et concernant les extraits Escherichia coli s’est montré
résistante avec un diamètre de 13 mm (thèse 3) ainsi qu’elle est résistante aux ATB extraites
aux différentes saisons de la même région.
Pseudomonas aeruginosa est une souche résistante aux huiles essentielles avec le
plus faible diamètre de la zone d’inhibition 6 mm (thèse 5) contrairement au extrait ou la souche
était sensible à tous les ATB (14 mm thèse 4).
Staphylococcus aureus était la bactérie la plus sensible aux huiles essentielles de
la région de M’sila à une concentration de 90% avec un diamètre de zone d’inhibition de 22
mm (thèse 2) ainsi pour les extraits ou elle s’est montré sensible à tous les ATB.
La zone d’inhibition la plus élevée pour Klebsiella pneumoniae de la région de
Djelfa est de 15 mm (thèse 5), la bactérie est extrêmement sensible aux huiles essentielles.
Pour Micrococcus luteus est la bactérie la plus sensible aux huiles essentielles
(thèses 2 et 5) avec un diamètre le plus élevé 22 mm dans les deux régions M’sila et Djelfa.
Ainsi pour la bactérie Bacillus subtilis est sensible aux huiles essentielles avec un
diamètre de 18mm (thèse 2) dans la région de Djelfa
En dernier, tous les extraits ont réagi positivement au moins sur une des souches
microbiennes testées. Les meilleurs résultats sont obtenus par les extraits d’Eté et de Printemps,
ce qui confirme que la plante d’Artemisia herba alba Asso. Possède des propriétés
antimicrobiennes, cependant les résultats obtenus par les antibiotiques ont montré une meilleure
réaction que ceux obtenus par les extraits méthanoliques d’Artemisia testés.
55
Conclusion
Conclusion
L’Algérie possède une flore végétale riche et diversifiée. Parmi les plantes médicinales
qui constituent le couvert végétal, se trouve le genre Artemisia, ce dernier est largement
distribué surtout dans les régions semi arides, parmi les espèces les plus connues se trouve
Artemisia herba alba qui représente une source inépuisable de substances et de composés
naturels bioactifs et d’autre part du besoin de la recherche d’une meilleure médication par une
thérapie plus douce sans effets secondaires.
Notre objectif dans ce travail est de faire une recherche synthétique de travaux d’auteurs
concernant l’étude de l’activité antimicrobienne des extraits aqueux et méthanoliques de la
plante Artemisia herba alba de la région de Tlemcen vis-à-vis un certain nombre de bactéries.
Les résultats obtenus par ces auteurs montrent que l’extrait et l’huile essentielle
d’Artemisa herba alba possèdent un effet inhibiteur sur les souches à Gram+par contre aucun
effet inhibiteur s’est avéré sur les souches à Gram-.
A la lumière de tous ces résultats, nous pouvons dire que les effets antibactériens obtenus
seraient dus à la composition chimique de la plante Artemisia herba alba en premier lieu et
cette composition peut se différencie selon l’origine géographique de la plante ainsi que par la
date de récolte.
Sachant que notre pays possède une biodiversité immense dont chaque plante se
caractérise par un réservoir assez important de métabolites secondaires avec des caractéristiques
thérapeutiques et pharmacologiques particulières qui demandent d’être exploités par les
recherches, de cet effet , et comme perspectives on propose de :
• Déterminer des nouvelles substances bioactives naturelles pourront répondre aux différents
problèmes de la santé et d’être un alternatif de médicaments synthétiques.
• Orienter les recherches scientifiques vers la réalisation des études approfondies et
complémentaires de l’activité antioxydante et antibactérienne des composés poly phénoliques
en générale et des flavonoïdes en particulier.
• Confirmer par des tests in vivo l’intérêt thérapeutiques.
Et finalement il serait intéressant de continuer ces travaux notamment sur d’autres
espèces végétales et d’autres microorganismes pathogènes, afin de confirmer l’efficacité ou
non des extraits et des huiles essentielles qui pourraient également faire l’objet d’une
démarche exploratoire systématiquement similaire.
56
Références bibliographiques
Références bibliographiques
1. ABASS O.A. (2012). Therapeutic effect of Artemisia herba-alba aqueous extract
added to classical therapy of acquired hyperlipidemia. Iraqi Journal of community
Medicine 4: 320-323.
2. AIDOUD A., 1983.- Contribution à l’étude des écosystèmes steppiques du Sud-
Oranais. Phytomasse, Productivité Primaire et applications pastorales. Thèse 3ème
cycle. Univ. Sci. Tech. H. Boumediène. 245p. + ann
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66
ANNEXE A
67
ANNEXE A
Tableau 1: Paramètres bioclimatiques de la région de Tlemcen (1987-2012).
Cumul
Moyenne T Moy H: 71,1 Moy V: 2,7
352,85
68
ANNEXE B
Figure 2 : Effet de l’H.E d’A. Herba alba sur : E. coli, B. subtilis et M. luteus.
Diamètres des zones (mm) d’inhibitions (moyenne ± écart type) de l’H.E d’Artemisia
69
ANNEXE B
70
ANNEXE B
Contrimoxazole 26 - -
(SXT)
Oxacialline1( OX1) 19 - -
Téicoplanine (TE) 24 - -
Vancomycine (VAN) 23 - -
Ciprofloxacine (CIP) 29 - -
Amoxicilline(AMC) - - 20
Ticarcilline (TIC) - - Résistance
Ampicilline (AMP) - - Résistance
Amikacine (AKN) - - 21
Cotrimoxazole (SXT) - - Résistance
Amoxicilline (AMC) - Résistance -
Gentamicine (CN) - 18 -
Amikacine (AKN) - 22 -
Piperacilline (PIP) - 20 -
Cotrimoxazole (SXT) - Résistance -
73 71
ANNEXE B
72