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Étude phytochimique d'Artemisia herba alba

Ce mémoire présente une étude phytochimique de l'Artemisia herba alba de la région de Tlemcen, mettant en évidence la présence de composés bioactifs tels que les polyphénols et flavonoïdes. L'objectif principal est d'évaluer l'activité antimicrobienne in vitro des extraits aqueux et méthanoliques de la plante sur plusieurs souches pathogènes. Les résultats indiquent une bonne activité antimicrobienne contre les souches à Gram positif, ouvrant la voie à de futures recherches sur ses propriétés antioxydantes et antifongiques.

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Étude phytochimique d'Artemisia herba alba

Ce mémoire présente une étude phytochimique de l'Artemisia herba alba de la région de Tlemcen, mettant en évidence la présence de composés bioactifs tels que les polyphénols et flavonoïdes. L'objectif principal est d'évaluer l'activité antimicrobienne in vitro des extraits aqueux et méthanoliques de la plante sur plusieurs souches pathogènes. Les résultats indiquent une bonne activité antimicrobienne contre les souches à Gram positif, ouvrant la voie à de futures recherches sur ses propriétés antioxydantes et antifongiques.

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‫الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية‬

République Algérienne démocratique et populaire


‫وزارة التعليم العالي و البحث العلمي‬
Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique
UNIVERSITE DE BLIDA 1

1‫جــامعة البليدة‬
Faculté des Sciences de la nature et de la vie
‫كلية علوم الطبيعية والحياة‬
Département de biotechnologie
‫قسم البيوتكنولوجيا‬

Memoire
Présenté par

LAZEREG Nouha
&
BOUKELLA Amel
Pour l’obtention du diplôme de
Master en sciences agronomiques
Option : SYSTEME DE Production agro-ecologique

Theme
Etude phytochimique de l’Armoise (Artemisia herba
alba) de la région de Sebdou wilaya de Tlemcen
Présenté et soutenu le 09/09/2020

Devant le Jury composé de :

F.Z BENREBIHA Professeur ,U. Blida1 Présidente


C. CHAOUIA MCA,U .Blida1 Examinatrice
Y. MOUAS MCB ,U.Blida1 Promotrice
Z. MOHAMMEDI Doctorante ,U.Blida1 Co-promotrice

Blida, 2020
Remerciements

Avant tout on remercie Dieu « ALLAH » le tout puissant de nous

avoir accordé la force, le courage et la patience pour terminer ce

travail.

On tient à faire part de notre reconnaissance particulière et de notre

respect profond aux membres composant le jury :

On exprime notre profonde gratitude à Mme BENREBIHA professeur

à l’Université de Blida 1 d’avoir accepté de présider le jury.

On adresse nos sincères remerciements à Mme MOUAS Yamina qui

nous a fait l’honneur d’avoir encadré et dirigé ce travail.

On tient également à adresser nos vifs remerciements à Mme

CHAOUIA d’avoir accepté d’examiner ce mémoire.

Nos vives reconnaissances à notre chère Co-promotrice

MOHAMMEDI Zineb d’avoir veillé et dirigé ce travail.

Ses conseils pertinents nous ont permis de mener à terme ce travail.

Notre gratitude est exprimée à tous nos enseignants, qui nous ont

donné les bases de la science.

Nouha et Amel
Dédicaces
Mes grands remerciements sont pour notre Dieu qui m’a aidé et m’a donné le
pouvoir, la patience et la volonté d’avoir réalisé ce modeste travail.

Je dédie mon travail aux joyaux de ma vie mes parents, ma joie de vivre et
ma source de réussite Lamia et Mohamed. Je ne peux jamais les remercier
assez, c’est difficile d’exprimer mes sentiments envers eux par de simples
mots ; Merci pour votre amour, votre affection, votre attention, vos
encouragements, vos sacrifices merci pour tout. Que Dieu vous garde pour
moi.

Ces dédicaces et remerciement vont également à mes deux petites sœurs


Rania et Kamillia qui représentent tout mon bonheur, merci pour votre
soutient, merci d’être toujours à mes côtés.

À ma famille LAZEREG, en particulier mes oncles Ali et Adnane, mes tantes


Hayette et Nesrine et ma grand-mère Yamina.

À ma grande famille Boussoussou, à mes chers oncles Reda Kamel et Farid, à


mes tantes Atika, Baya, Djahida, Farida, Nadia, Bachira, Wahiba et son
mari ferhat.

À la famille HAMZA en particulier Doria et ses filles.

Je dédie aussi ce modeste travail à mes cousines et soeurs Yasmine et Nesrine


merci du fond du cœur que Dieu les bénisse.

À la mémoire de nos défunts : ma grand-mère KHAOUAS Fatma, mes


grands-pères LAZEREG Benchergui et BOUSSOUSSOU Mohamed que j’ai
tant souhaité qu’ils soient présents aujourd’hui, Dieu ait leurs âmes.

À mes chères et meilleures amies AMOUR Rym, Affef et Zohor ;


MERRAKCHI Amira, ZAOUI Soumia et OUAISSA Amina d’avoir étaient
toujours présentes.

À mes meilleurs amis d’enfance BELKACEMI Chakib et Riadh ; Ainsi que


Seddik, Youcef, Alaadin, Wassim, Ryan et julien.

À ma promotion Master système de production agro-écologique, en


particulier Wissem, Sarah, Nawel, Nesrine, Mira et yasmine.

À tous les enseignants pendant ma carrière pour m’avoir poussé à continuer.

Ainsi que tous ceux qui m’ont aidé de près ou de loin.

LAZEREG Nouha
Dédicaces
Au nom d’Allah, Le Clément, Le Miséricordieux Louange et Gloire à Dieu, le
Tout Puissant, qui nous a permis de mener à bien notre modeste travail.
Prière et bénédictions d’Allah sur le prophète Mohamed Paix et Salut sur lui.

A mes chers parents Djillali et Karima

Aucune dédicace ne saurait exprimer mon respect, mon amour éternel et ma


considération pour les sacrifices que vous avez consenti pour mon
instruction et mon bien être. Je vous remercie pour tout le soutien et l’amour
que vous me portez depuis mon enfance et j’espère que votre bénédiction
m’accompagne toujours, surtout à la femme qui a souffert sans me laisser
souffrir, qui n’a jamais dit non à mes exigences et qui n’a épargné aucun
effort pour me rendre heureuse et satisfaite : mon adorable, mon idole, ma
raison de vivre, ma mamounette . Que ce modeste travail soit l’exaucement
de vos vœux tant formulés, le fruit de vos innombrables sacrifices, bien que je
ne vous en acquitterai jamais assez. Puisse Dieu, le Très Haut, vous accorder
santé, bonheur et longue vie et faire en sorte que jamais je ne vous déçoive.

A mes chers adorables frères et sœurs Ouiam la prunelle de mes yeux, mon
petit frère Mohamed Soheib que j’adore et ma petite princesse Nélia que
j’aime profondément. En témoignage de mon affection fraternelle, de ma
profonde tendresse et reconnaissance, je vous souhaite une vie pleine de
bonheur et de succès et que Dieu, vous protège et vous garde.

A la mémoire de nos défunts: Papi et Djeddi, j’aurais tant aimé que vous
soyez présents. Que Dieu ait vos âmes dans sa sainte miséricorde

A mes grands-mères Zouina et Djidjiga, Qui m’ont accompagné par leurs


prières, leurs douceur, puissent Dieu lui prêter longue vie et beaucoup de
santé et de bonheur dans les deux vies.

A mes tantes Zakia, Arifa, Karima, Fatiha, Ghania, Nacera et surtout ma


tata Samira et sa petite fille Inaya .Que dieu leur donne une longue et
joyeuse vie.

A toutes mes amies : Yasmine, Chaima, Rayane, Lyna et Khadidja Merci


pour leur amour et leur encouragement.

Une spéciale dédicace à Ouail cette personne qui est la plus chère

pour moi et pour qui je porte beaucoup d’amour et de tendresse, à mon

cœur, à ma source de force, ma source d’énergie ... je te remercie jamais

assez ma vie.

BOUKELLA AmeL
Résumé

Les plantes médicinales restent toujours la source fiable des principes actifs connus par
leurs propriétés thérapeutiques dues à la présence de centaines, voire des milliers de composés
naturels bioactifs appelés: les métabolites secondaires. L’étude de ces propriété anti
microbienne a concerné la plante Artemisia herba alba de la région de Tlemcen.

L’étude phytochimique d’ Artemisia herba alba a mis en évidence la présence de


plusieurs composés chimiques essentiellement les polyphenols, flavonoïdes, tanins...), ces
derniers trouvent de nombreuses applications dans divers domaines à savoir cosmétologie ,
thérapeutique et agro-alimentaire.

L’objectif de notre travail est de mettre en évidence le pouvoir antimicrobien, in vitro, de


l’extrait aqueux et méthanolique de la plante Artemisia herba alba Asso.

A travers notre étude on voulait obtenir de l’extrait aqueux et méthanolique de la plante


étudiée, puis réaliser le test de diffusion sur gélose Muller Hinton, des disques imbibés par
l’extrait sur quatres souches pathogènes : Escherichia coli, Staphylococcus aureus, Salmonella
typhi, klebsiella pneumoniae.

Face à cette situation actuelle de la pandémie du couronna virus (Covid-19), on a pas eu


l’occasion de passer notre stage de fin d’étude, vu cela on s’est intéressé de thèses de magister
qui mènent sur l’étude de l’activité antimicrobienne des extraits et des huiles essentielles de la
plante étudiée.

Les résultats des auteurs Touil, Meliani, Boudjelal, Azrou et Lakehal montrent que les
souches à Gram+ présentent une sensibilité vis à vis de l’extrait et l’huile essentielle
d’Artemisia herba alba alors que les souches à Gram-se montrent résistantes.

Ces résultats révèlent une bonne activité antimicrobienne d’Atemisia herba alba et ouvrent
des perspectives expérimentales pour explorer l’activité antioxidante, anti-infectieuse et
antifongique de l’extrait aqueux et de l’huile essentielle de cette plante et d’avancer vers une
meilleure connaissance des mécanismes moléculaires intervenant dans les activités biologiques.

Mots clé : Artemisia herba alba , extrait aqueux , extrait méthanolique , activité
antimicrobienne , huile essentielle.
ABSTRACT

Medicinal plants are still the reliable source of active ingredients known for their
therapeutic properties due to the presence of hundreds, even thousands of natural bioactive
compounds called: secondary metabolites. The study of these antimicrobial properties
concerned the plant Artemisia herba alba from the Tlemcen region.

The phytochemical study of Artemisia herba alba revealed the presence of several
chemical compounds (mainly polyphenols, flavonoids, tannins ...), the latter find many
applications in various fields, namely cosmetology, therapy and food processing.

The objective of our work is to demonstrate the antimicrobial power, in vitro, of the aqueous
and methanolic extract of the plant Artemisia herba alba asso.

Through our study we wanted to obtain the aqueous and methanolic extract of the studied
plant, then carry out the diffusion test on Muller Hinton agar, discs soaked with the extract on
four pathogenic strains: Escherichia coli, Staphylococcus aureus, Salmonella typhi, klebsiella
pneumoniae.

Faced with this current situation of the coronavirus pandemic (Covid-19), we did not have
the opportunity to pass our end-of-study internship, given that we were interested in master's
theses that lead to the study of the antimicrobial activity of extracts and essential oils of the
plant studied.

Their results show that the Gram + strains are sensitive to the extract and essential oil of
Artemisia herba alba, while the Gram - strains are resistant.

These results reveal a good antimicrobial activity of Atemisia herba alba and open
experimental perspectives to explore the antioxidant, anti-infectious and antifungal activity of
the aqueous extract and the essential oil of this plant and to advance towards a better knowledge
of molecular mechanisms involved in biological activities.

Keywords: Artemisia herba alba, aqueous extract, methanolic extract,


antimicrobial activity, essential oil.
‫ملخص‬

‫مصدرا موثوقًا للمكونات النشطة المعروفة بخصائصها العالجية ً‬


‫نظرا لوجود‬ ‫ً‬ ‫ال تزال النباتات الطبية‬
‫المئات ‪ ،‬وحتى اآلالف من المركبات الطبيعية النشطة بيولوجيًا والتي تسمى‪ :‬المستقلبات الثانوية‪ .‬تتعلق‬
‫من منطقة تلمسان‪.‬‬ ‫دراسة هذه الخصائص المضادة للميكروبات بنبتة ‪Artemisia herba‬‬
‫‪alba‬‬
‫كشفت الدراسة الكيميائية النباتية ألرتميسيا هربا ألبا عن وجود العديد من المركبات الكيميائية (بشكل‬
‫رئيسي البوليفينول والفالفونويد والعفص ‪ ، )...‬وجد هذا األخير العديد من التطبيقات في مختلف المجاالت‬
‫‪ ،‬وهي التجميل والعالج ومعالجة الطعام‪.‬‬

‫الهدف من عملنا هو إظهار القوة المضادة للميكروبات ‪ ،‬في المختبر ‪ ،‬للمستخلص المائي‬
‫والميثانولي لنبات ‪. Artemisia herba alba asso‬‬

‫من خالل دراستنا ‪،‬أردنا الحصول على المستخلص المائي والميثانولي للنبات المدروس ‪ ،‬ثم إجراء اختبار‬
‫االنتشار على أجار مولر هينتون ‪ ،‬واألقراص المشبعة بالمستخلص على أربع سالالت ممرضة‬

‫‪Escherichia coli, Staphylococcus aureus, Salmonella typhi, klebsiella pneumoniae.‬‬

‫في مواجهة هذا الوضع الحالي لوباء فيروس كورونا (كوفيد ‪ ، )19-‬لم تتح لنا الفرصة الجتياز فترة التدر‬
‫نظرا ألننا كنا مهتمين بأطروحات الماجستير التي تؤدي إلى دراسة النشاط المضاد‬‫يب في نهاية الدراسة‪ً ،‬‬
‫للميكروبات للمستخلصات والزيوت األساسية للنبات المدروس‪.‬‬

‫وأظهرت نتائجهم أن سالالت ‪ Gram+‬حساسة لمستخلص و زيت الشيح العطري في حين أن سالالت‬
‫‪ Gram-‬مقاومة‪.‬‬

‫تكشف هذه النتائج عن نشاط مضاد للميكروبات جيد ل ‪ Artemisia herba alba‬و هذا يسمح بفتح‬

‫آفاق تجريبية الستكشاف النشاط المضاد لألكسدة والمضاد للعدوى والمضاد للفطريات للمستخلص المائي‬
‫والزيوت األساسية لهذا النبات والتقدم نحو أفضل معرفة اآلليات الجزيئية المشاركة في األنشطة‬
‫البيولوجية‪.‬‬

‫الكلمات المفتاحية‪.Artemisia herba alba :‬مستخلص مائي ‪ ،‬مستخلص ميثانولي ‪ ،‬نشاط مضاد‪،‬‬
‫للميكروبات ‪ ،‬زيت عطري‪.‬‬
Listes de tableaux
Tableau 1 : Caractéristiques biologiques et écologiques d’A. herba alba. ............................ 14
Tableau 2: Répartition géographique des espèces d’Artemisia dans le monde ...................... 16
Tableau 3 : Propriétés biologiques des quelques composés phénoliques dans l’organisme. .. 32
Tableau 4 : Coordonnées géographiques de la région d’étude. ............................................ 38
Tableau 5: Étage bioclimatique de la région d’étude. ........................................................... 41
Tableau 6: Caractéristiques des souches utilisées et les principales maladies qu’ils peuvent
causer chez l’homme. ...........................................................................................................45
Liste des figures
Figure 1 : Aspect générale d’Artemisia herba alba. ............................................................ 11
Figure 2: Aspect des feuilles ................................................................................................ 11
Figure 3: Aspect de la fleur. ................................................................................................. 11
Figure 4 : Classification des polyphénols. ............................................................................ 21
Figure 5 : Structure des dérivés de l’acide benzoïque et l’acide cinnamique ......................... 22
Figure 6 : Structure des dérivés de coumarines .................................................................... 23
Figure 7 : Structure de lignane (matairesinol) ..................................................................... 23
Figure 8 : Structure de base de xanthone ............................................................................ 24
Figure 9 : Structure de stilbène ........................................................................................... 24
Figure 10 : Structure de base des flavonoïdes...................................................................... 25
Figure 11: Classes des flavonoïdes. .................................................................................... 26
Figure 12 : Structures chimiques des flavanols et des flavan-3,4-diols ................................. 27
Figure 13 : Structures chimiques des anthocyanes. .............................................................. 27
Figure 14: Structure de base des isoflavanes et des isoflavones ............................................ 28
Figure 15 : Structure de l’émodole et l’anthraquinone. ........................................................ 28
Figure 16 : Structure de tanin hydrolysable et tanin condensé .............................................. 29
Figure 17 : Représentation des voies de biosynthèse des polyphénols .................................. 31
Figure 18: Vue générale d’une touffe d’Artemisia herba alba. .............................................34
Figure 19 : Séchage de la plante.......................................................................................... 35
Figure 20 : Artemisia herba alba après séchage. .................................................................. 35
Figure 21 : Localisation géographique de la région d’étude. ................................................ 37
Figure 22: Diagramme représentatif des précipitations mensuelles (1987-2012) .................. 38
Figure 23: Diagramme représentatif des températures moyennes (1987-2012) ..................... 39
Figure 24: Courbe ombrothermique de la région de Tlemcen (1987-2012). .......................... 40
Figure 25: Protocole de préparation de l'extrait méthanolique des plantes étudiées par
macération Motamed et Naghibi (2010). ............................................................................... 42
Figure 26: Protocole de préparation de l'extrait aqueux des plantes étudiées. ...................... 43
REMERCIEMENTS ET DEDICACES
RESUME
LISTE DES FIGURES ET DES TABLEAUX
TABLE DES MATIERES
Introduction............................................................................................................................................1
Chapitre 1 : Plantes médicinales
1.1 Propriétés médicinales des plantes ....................................................................................4
1.2 Principales substances curatives .......................................................................................5
1.3 Principaux métabolites spécialisés.....................................................................................5
1.4 Développement de la phytothérapie en Afrique ................................................................6
Chapitre 2 : Artemisia herba alba
2.1 Généralités .........................................................................................................................8
2.2 Taxonomie .........................................................................................................................9
2.2.1 Noms vernaculaires ....................................................................................................9
2.2.2 Classification de la plante ........................................................................................ 10
2.3 Description botanique...................................................................................................... 10
2.4 Biologie............................................................................................................................. 12
2.5 Écologie ............................................................................................................................ 12
2.6 Phénologie et caractéristiques généraux d’adaptation ................................................... 13
2.7 Répartition géographique ................................................................................................ 14
2.8 Principales espèces d’Artemisia en Algérie..................................................................... 16
2.9 Importance d’Artemisia herba alba ................................................................................ 16
2.9.1 En phytothérapie...................................................................................................... 16
2.9.2 En pastoralisme ........................................................................................................ 17
2.10 Domaines d’utilisation .................................................................................................... 17
2.10.1 Domaine thérapeutique............................................................................................ 17
2.10.2 Domaine alimentaire ................................................................................................ 18
2.10.3 Domaine de la cosmétologie ..................................................................................... 18
2.11 Composition chimique de la plante ................................................................................. 18
2.11.1 Pharmacopée traditionnelle ..................................................................................... 19
Chapitre 3 Les composés phénoliques et leurs classifications
3.1 Classification des composés phénoliques ........................................................................ 21
3.1.1 Acides phénoliques ................................................................................................... 22
[Link] Acides hydroxy benzoïques .................................................................................. 22
[Link] Acides hydroxy cinnamiques ............................................................................... 22
3.1.2 Phénylpropanoides ......................................................................................................... 22
[Link] Coumarines .......................................................................................................... 23
[Link] Phénylpropènes .................................................................................................... 23
[Link] Lignanes ............................................................................................................... 23
[Link] Lignines ................................................................................................................ 23
[Link] Xanthones ............................................................................................................. 24
[Link] Stilbènes................................................................................................................ 24
[Link] Flavonoïdes ........................................................................................................... 25
[Link] Quinones et émodoles ........................................................................................... 28
[Link] Tanins ................................................................................................................... 29
[Link].1 Tanins hydrolysables ...................................................................................... 29
[Link].2 Tanins condensés ............................................................................................ 29
3.2 Biosynthèse des polyphénols ............................................................................................ 30
3.2.1 Voie de l’acide shikimique ....................................................................................... 30
3.2.2 Voie de l’acide malonique ........................................................................................ 30
3.3 Rôle et intérêt des composés phénoliques ....................................................................... 31
Chapitre 4 : Matériel et méthodes
4.1 Objectif du travail ........................................................................................................... 34
4.2 Matériel végétal ............................................................................................................... 34
4.3 Récolte et préparation du matériel végétal ..................................................................... 34
4.4 Région d’étude ................................................................................................................. 36
4.4.1 Présentation de la région d’étude ............................................................................ 36
4.4.2 Étude bioclimatique ................................................................................................. 37
[Link] Précipitation ......................................................................................................... 37
[Link] Température......................................................................................................... 39
[Link] Diagramme ombrothermique de Bagnouls et Gaussen ....................................... 39
[Link] Climagramme d’Emberger .................................................................................. 40
4.5.Méthode d’analyse............................................................................................................... 43
4.5.1. Préparation des extraits ............................................................................................... 41
[Link]. Extrait méthanolique .............................................................................................. 42
[Link]. Extrait aqueux ........................................................................................................ 43
4.5.2.Détermination du rendement ....................................................................................... 44
4.6. Etude de l’activité antibactérienne ..................................................................................... 44
4.6.1. Origine des souches bactériennes testées...................................................................... 44
4.6.2. Caractéristiques des souches microbiennes utilisées ................................................... 44
4.6.3. Méthode de diffusion des disques sur milieu solide ..................................................... 46
Chapitre 5: Les travaux sur l’armoise blanche
5.1. Thèse 01 : COMPOSITION CHIMIQUE ET ACTIVITE ANTIMICROBIENNE DES
HUILES ESSENTIELLES D’ARTEMISIA HERBA ALBA ASSO ET ARTEMISIA
CAMPESTRIS L DE LA REGION ARIDE DE DJELFA. ........................................................50
5.2. Thèse 02 : EXTRACTION ET CARACTERISATION DES COMPOSES
SECONDAIRES DE DEUX PLANTES : ARMOISE BLANCHE (Artemisia herba-alba Asso)
ET ROMARIN (Rosmarinus officinalis L.) DE LA REGION DE M’SILA : EFFETS
THERAPEUTIQUES ET BIOPESTICIDES. ............................................................................51
5.3. Thèse 03 : Extraction, identification et détermination des activités biologiques de quelques
extraits actifs de plantes spontanées (Ajuga iva, Artemisia herba alba et Marrubium vulgare) de
la région de M'Sila, Algérie.........................................................................................................52
5.4. Thèse 04 : Contribution à l’étude comparative des caracteristiques physiologiques et
biochimiques d’Artemisia herba alba Asso. et Artemisia campestris L. ......................................53
5.5. Thèse 05 : EXTRACTION ET CARACTÉRISATION DES COMPOSÉS
SECONDAIRES DE DEUX PLANTES : ARMOISE BLANCHE (Artemisia herba-alba Asso.)
ET ROMARIN (Rosmarinus officinalis L.) DE LA RÉGION DE DJELFA. EFFETS
THÉRAPEUTIQUES ET BIOPESTICIDES. ............................................................................54
5.6. Synthèse ................................................................................................................................ 55
CONCLUSION ............................................................................................................................... 57
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES..............................................................................59
ANNEXES...............................................................................................................................69
Introduction

Introduction

L’exploitation et la culture des plantes aromatiques et médicinales sont des secteurs


qui ont pris de l’importance (de l’ascendant) pendant les 20 dernières années aussi bien dans
les pays développés que dans les pays en voie de développement (Benjilali et Zrira, 2005).

L'Algérie est considérée parmi les pays connus pour leur diversité taxonomique vu sa
position biogéographique privilégiée et son étendu entre la Méditerranée et l'Afrique sub-
saharienne. La flore algérienne est potentiellement riche, beaucoup d'espèces endémiques
peuvent y être (Nabli, 1989).

Parmi les plantes médicinales qui constituent le couvert végétal, se trouve le genre
Artemisia, ce dernier est largement distribué surtout dans les régions semi arides (Joao et al.,
1998 ; Akrout et al., 2001), réparties sur les cinq continents. Celle-ci semble avoir un grand
intérêt économique. Ce dernier détient 90% du marché mondial de l’huile essentielle extraite
de cette plante (USAID 2005).

L’Armoise blanche (Artemisia herba-alba) « Chih » fait partie du genre Artemisia parmi
les plus importantes et les plus largement distribués genres de la famille Asteraceae, composé
de 522 petites herbes et d'arbustes (Baykan Eret et al., 2011).

La valorisation de ces ressources naturelles végétales passe essentiellement par l’extraction (El
amri, 2014).

C'est une plante à différents usages. Elle se caractérise par sa richesse en composés
chimiques qui a conduit à la définition de plusieurs chémotypes ; sa forte valeur fourragère et
son rôle écologique très important contre l’érosion et la désertification. (Bouzidi, 2016).

Le genre Artemisia a constitué le sujet de plusieurs études qui font déterminés leurs
compositions chimiques (De Pascual et al .,1984 ; Rauter et al ., 1989 ; Joao et al.,1998 ;
Akrout et al., 2001), ainsi que les propriétés biologiques (Memmi et al ., 2007 ; Sefi et al.,
2010 ; Akrout et al., 2011).

Finalement, la surexploitation de l’Artemisia herba alba sauvage aboutie à une


dégradation et régression redoutable des steppes à armoise blanche (Mahyou et al., 2005) et
risque de faire disparaître les chémotypes de cette espèce.

1
Introduction

Cependant, rares sont les cultures des plantes à parfum qui ont fait l’objet d’études
scientifiques approfondies. Malheureusement, l’Artemisia herba alba est un exemple éloquent
d'espèce qui n’échappe pas à cette règle (Mimouni, 2013)

A cet effet, et dans le cadre de la valorisation de la flore algérienne, on s'est intéressé à


l’espèce Artemisia herba Alba Asso ; Ainsi, de nombreux composés phytochimiques y compris
les extraits qui commencent à avoir beaucoup d’intérêts comme source potentielle de molécules
naturelles bioactives. Elles font l’objet d’étude pour leur éventuelle utilisation comme
antioxydants, antimicrobiens, anti-inflammatoire et anticancéreux.

Notre objectif dans ce travail était de tester le pouvoir antimicrobien de quatre


microorganismes pathogènes (Escherichia coli, Staphylococcus aureus, Salmonella typhi,
Klebsiella pneumoniae) vis-à-vis des extraits aqueux et méthanolique d’Artemisia herba alba.
Malheureusement et suite à l’état de la pandémie du Covid-19 on n’a pas eu l’occasion de passer
notre stage pratique et nous avons réalisé que la première étape du travail qui est la collecte des
échantillons et le séchage du matériel végétal ; Vu cela on s’est intéressé de quelques thèses de
Magister qui mènent sur le même principe avec des extraits et des huiles essentielles
d’Artemisia herba alba testés sur des souches pathogènes, englobés dans une synthèse de leurs
résultats.

2
Chapitre 1 : Plantes médicinales

Chapitre 1 : Plantes
+

médicinales
Chapitre 1 : Plantes médicinales

Les plantes médicinales ont toutes des vertus médicamenteuses au sens large, elles sont
utilisées pour prévenir, soigner ou soulager divers maux. Les plantes médicinales sont des
drogues végétales dont au moins une partie possède des propriétés médicamenteuses
(Farnsworth et al., 1986). Environ 35 000 espèces de plantes sont employées par le monde à
des fins médicinales, ce qui constitue le plus large éventail de biodiversité utilisé par les êtres
humains. Les plantes médicinales continuent de répondre à un besoin important malgré
l'influence croissante du système sanitaire moderne (Elqaj et al., 2007). Selon Mokkadem
(1999), l'Algérie comprend plus de 600 espèces de plantes médicinales et aromatiques dont plus
d'un quart ont un usage médicinal traditionnel.
L'Algérie de par son climat (méditerranéen, aride) et la nature de ses sols, possède une flore
Particulièrement riche en plantes médicinales et aromatiques dont la plupart existe à l'état spontané. La
Valorisation des plantes médicinales et aromatiques est un domaine particulièrement intéressant à
développer car c'est une source de produits à haute valeur ajoutée (Felidj et al., 2010). Le Sahara, le
plus vaste et le plus chaud des déserts du monde, possède dans sa partie Nord, le Sahara septentrional,
une végétation diffuse et clairsemée (Ozenda, 1991).

Étymologiquement, du grec « phyton » qui signifie plante et « therapein » qui signifie


soigner. La phytothérapie est l'utilisation de plantes à des fins thérapeutiques. Ayant
conjointement évoluée avec le développement scientifique et industriel, la phytothérapie revêt
désormais des pratiques variées. La littérature scientifique, de même que la législation des
médicaments à base de plantes distinguent, sans systématiquement les opposer, l'approche
traditionnelle et l'approche scientifique de la phytothérapie (Carillon, 2009).

 Pharmacopée Historiquement, une pharmacopée est un ouvrage encyclopédique


recensant essentiellement des plantes à usage thérapeutique, mais également des
substances d'origine animale ou minérale et, plus il y a peu de temps, des substances
chimiques.

1.1 Propriétés médicinales des plantes


Depuis longtemps, on connaît les vertus curatives ou au contraire la toxicité des plantes :
c'est ainsi que le lin était déjà cultivé en -4000, et que la ciguë servit de moyen d'exécution en
Perse et en Grèce (ainsi mourut le philosophe Socrate en 399 av. J. -C.).

4
Chapitre 1 : Plantes médicinales

Au XXIe siècle, à côté des médicaments fabriqués seulement par synthèse chimique, d'autres
sont obtenus par traitement chimique de substances naturelles, végétales le plus fréquemment
ou animales, mais également des remèdes purement naturels qui sont rarement d'origine
animale (comme le miel) ou minérales (comme la tourbe médicinale) mais qui proviennent
presque exclusivement de plantes. Parmi celles-ci, cependant, seules certaines sont médicinales
et la substance thérapeutique efficace n’est, en outre, logée que dans un certain organe
déterminé, qu'on cueille alors à cet effet. Il arrive particulièrement rarement d'utiliser la plante
entière (Bruneton, 1999).

On sert à désigner sous le nom de «drogue» le produit de la préparation de la partie végétale


cueillie.

1.2 Principales substances curatives


Les plantes synthétisent les éléments du sol et de l'atmosphère qu'elles absorbent par les
racines et par les feuilles : l'eau, l'acide carbonique et les matières minérales et inorganiques.
Le processus de base est l'assimilation photosynthétique du gaz carbonique : la photosynthèse.
Les premiers produits de la photosynthèse sont des substances à basse molécularité nommés
métabolites primaires : les oses (sucres), les acides gras et les acides aminés. Par la suite sont
produits les métabolites spécialisés. Certains possèdent des vertus thérapeutiques (Bruneton,
1999).

Parmi les métabolites primaires, les oses entrent dans la préparation des comprimés,
servent de base aux mucilages. Certains acides aminés ne sont pas produits par l'organisme
humain, auquel ils sont néanmoins indispensables et doivent par conséquent être ingérés. Les
métabolites contenant de l'iode assurent le bon fonctionnement de la glande thyroïde. Les plus
composés, comme l'insuline, forment la base des hormones mais aussi des antibiotiques.
Principaux sont les protéines (Bruneton, 1999).

1.3 Principaux métabolites spécialisés


Les flavonoïdes, la rutoside (ou rutine), qui renforcent les parois des capillaires
sanguins, les corps terpéniques (dérivés du terpène, parmi lesquels le menthol, le camphre, etc.).
Les corps terpéniques forment la base des stéroïdes qu'on retrouve dans de nombreuses
vitamines, les principes amers, donnant la possibilité la digestion des matières grasses, les

5
Chapitre 1 : Plantes médicinales

saponines (sapo : savon), utilisées comme expectorants et diurétiques, les alcaloïdes à effets
thérapeutiques nombreux mais qui peuvent être aussi des poisons mortels (Bruneton, 1999).

D'autres métabolites spécialisés agissent contre les allergies, l'hypertension, les


maladies infectieuses et forment même la base de produits anticonceptionnels.

1.4 Développement de la phytothérapie en Afrique


Les traditions herboristes sont, en Afrique, plus nombreuses que dans n'importe quel autre
continent. Durant la période coloniale, ces pratiques médicinales furent réprimées, mais,
aujourd'hui — revirement spectaculaire — des médecins travaillent souvent en étroite symbiose
avec les guérisseurs (Iserin et al., 2001).

6
2 Chapitre 2: Artemisia
+

herba alba
Chapitre 2: Artemisia herba alba

2.1 Généralités
Le monde méditerranéen représente un véritable puzzle, tant par son modelé fragmenté
et hétérogène à l’extrême que par sa géologie, qui est certainement l’une des plus complexes
du monde (Quézel et Médail, 2003).

Le genre Artemisia appartient à la famille des Astéracées: c’est l’un des genres le plus
répandu et le plus étudié de cette famille; il contient un nombre variable d’espèces allant jusqu’à
400 espèces (Mucciarelli et Maffei, 2002).

Il a été rapporté que le genre Artemisia est riche en métabolites secondaires tels que les
flavonoïdes, les acides cafféoylquinic, les coumarines, les huiles essentielles, les stérols et les
acétylènes (Kundan et Anupam, 2010).

Les espèces qui appartiennent au genre Artemisia possèdent des propriétés


thérapeutiques, elles sont non seulement utilisées dans la médicine traditionnelle, mais aussi
dans l’industrie alimentaire et pharmaceutique (Mirjalili et al., 2007).

Les steppes d’Armoise blanche (Artemisia herba-alba) ont été et sont toujours considérées
parmi les meilleurs parcours pastoraux steppiques des hautes plaines d’Algérie (Houmani et
al., 2004).

L’armoise blanche, A. herba-alba Asso, particulièrement abondante sur les hautes


plaines steppiques du Maghreb, est très connue sous le nom arabe de ššiḥ (azézéré en tamâhaq).
Elle est plus rare dans le Sahara septentrional et se retrouve au Sahara central sur les pentes et
plateaux pierreux de l’étage méditerranéen inférieur jusqu’à la partie supérieure de l’étage
tropical (1 800 m) selon les définitions de R. Maire. Les feuilles et fleurs de cette plante d’un
parfum agréable, considérées comme stomachiques, sont très appréciées en tisanes, en
décoctions contre les indigestions et maux d’estomac, et en aromate accompagnant la
préparation du thé. (Gast, 1989).

Les armoises doivent leurs propriétés aromatiques et médicinales à l’essence qu’elles


synthétisent. Les organes sécréteurs de cette essence sont d’origine épidermique ; ce sont des
poils situés sur les feuilles et sur les organes reproducteurs (Gast, 1989).

Benjilali (1986), a constaté que dans une même espèce, sur des échantillons
morphologiquement identiques, la composition chimique de leur essence varie énormément
d’une région à l’autre. En revanche, cet auteur a trouvé aussi une similitude entre des huiles

8
Chapitre 2: Artemisia herba alba

essentielles de deux espèces d’armoises différentes, par exemple A. herba-alba et A.


atlantica dans le djebel Saghro. Les conditions climatiques et écologiques semblent donc avoir
une grande importance dans la qualité des produits.

L’analyse des huiles essentielles d’armoises par chromatographie en phase gazeuse,


permet d’identifier plus de quinze essences parmi lesquelles le camphre, le bornéol,
l’eucalyptol, la santonine, le terpinéol, reviennent souvent (Sevestre, 1982 ; Ouyahya 1987).

L'armoise blanche est une espèce steppique de la famille des Astéracées (Quezel et Santa,
1962.1963), connue depuis des millénaires, l'Artemisia herba-alba (armoise blanche) a été -
décrite par l'historien grec Xénophon, dès le début du IVe siècle av. J.-C, dans les steppes de la
Mésopotamie (Francis, 2001).

Elle a été répertoriée en 1779 par le botaniste espagnol Ignacio Jordán Claudio de Assoy
del Rio. C’est une plante essentiellement fourragère, très appréciée par le bétail comme
pâturage d’hiver. Elle présente une odeur caractéristique d’huile de thymol et un goût amer d’où
son caractère astringent.

L’Artemisia herba alba (Armoise blanche ou Chih) qui pousse à l’état spontané dans la
steppe Algérienne et au Sahara. Elle est fréquemment employée par la population contre de
nombreuses pathologies telles que les aménorrhées, les syndromes neurologiques, les troubles
hépatiques, les troubles gastriques et certains empoisonnements (Valnet, 1984).

2.2 Taxonomie
2.2.1 Noms vernaculaires
Nom en arabe : Chih (Benjilali et Richard, 1980 ; Al-Khazraji et al., 1993 ; Seddiek et
al.,2011).

 Nom Tamazight: Ifsi (El Rhaffari, 2008).

 Nom en français: Armoise blanche (El Rhaffari, 2008).

 Nom en anglais: Desert wormwood ou white wormwood (Al-Khazraji et al., 1993 ;


Seddiek et al., 2011; Abass, 2012)

9
Chapitre 2: Artemisia herba alba

2.2.2 Classification de la plante


Artemisia est le nom de genre des armoises, il provient de celui de la déesse grec que
de la chasse Artemisa herba-alba signifie herbe blanche (Messai, 2011).
Dans le genre Artemisia, on compte plus de 350 espèces surtout dans l'hémisphère nord
(Emberger, 1971).On compte trois Espèces dans le Sahara et la steppe, Artemisia compestris
L, Artemisia herba alba Asso et Artemisia judaica. Il existe une autre espèce d'Artemisia qui se
trouve généralement au nord du pays appelée Artemisia arborescence (Ozenda, 1958)

La systématique de l'Artemisia herba-alba se présente comme suit

Embranchement : Spermaphyte ou spermatophyte

Sous embranchement : Angiospermes

Classe : Dicotylédones

Sous Classe : gamopétales

Ordre : Astérales

Famille : Composées

Sous famille : radiées

Genre : Artemisia

Espèce : Artemisia Herba Alba Asso.

Nom vulgaire : Armoise blanche.

Nom arabe : Chih, ifsi, Zézzaré (Quezal et Santa, 1963, Deysson, 1976).

2.3 Description botanique


L’armoise blanche (Figure 1.1) est un sous arbrisseau tomenteux blanchâtre, de 30 à
50 cm, à nombreuses tiges dressées, ligneuses à la base (Ozenda, 1983 ; Baba Aissa, 2000).
Les feuilles sont courtes (Figure 1.2), sessiles, pubescentes et argentées (Quezel et Santa
1962). Les fleurs (Figure 1.2) sont groupées en grappes, à capitules très petites (1,5 à 3 mm) et
ovoïdes. L’involucre est à bractées imbriquées, les externes orbiculaires et pubescentes. Le
réceptacle floral est nu avec 2 à 5 fleurs jaunâtres par capitule toutes hermaphrodites (Pottier,
1981).

10
Chapitre 2: Artemisia herba alba

● Période de floraison: Juillet à octobre (Pottier, 1981).

● Floraison : Blanches à aspect argenté. (Bezza et al., 2010) / Jaunâtres (Pottier, 1981).

Figure 1 : Aspect générale d’Artemisia herba alba.

Figure 2: Aspect des feuilles Figure 3: Aspect de la fleur.

11
Chapitre 2: Artemisia herba alba

2.4 Biologie
L'armoise herbe blanche est une plante ligneuse basse et toujours verte. Ses
caractéristiques morphologiques et physiologiques font d'elle une espèce bien adaptée aux
conditions climatiques arides. Le dimorphisme saisonnier de son feuillage lui sert à diminuer
la surface transpirante et d'éviter ainsi les pertes d'eau (Ourcival, 1992).
Grâce à son dispositif racinaire particulièrement dense à la surface, l'armoise herbe blanche est
capable de valoriser toute humidité superficielle occasionnée par des petites pluies (Le Floc’h,
1989).
Cette espèce est aussi capable d'exploiter l'humidité du sol jusqu'à 50 cm de profondeur
(Floret et Pontannier, 1982).Et peut profiter des fractures de la croûte, pour atteindre les
poches d'humidité, surtout dans les sols à encroûtement calcaire (Ourcival, 1992).
Evenari et al., (1976), ont rapporté que chez les plantes âgées d'Artemisia herba alba, la tige
principale se divise en «branches» physiologiquement indépendantes les unes des autres et
susceptibles de mourir sans entraîner la mort de la plante entière. (Evenari M et al., 1980).
La floraison de cette espèce commence le plus fréquemment en juin mais les fleurs se
développent principalement à la fin de l'été. Lors des années pluvieuses et dans les sols qui lui
conviennent, l'armoise herbe blanche présente une forte production de graines et un pouvoir de
régénération élevé (Nabli, 1989).

2.5 Écologie
L'armoise blanche existe dans les bioclimats allant du semi-aride jusqu'au saharien. Elle
est indifférente aux altitudes et peut vivre dans les régions d'hiver chaud à frais. Dans le sud,
cette plante pousse sur les sols bruns steppiques de texture moyenne et en extrême sud sur les
sols sableux. Elle résiste à la sécheresse, supporte le gypse et des niveaux de salinité
modérément élevés (Nabli, 1989)

Dans un biome steppique type, les groupements d'Artemisia herba-alba sont marqués par deux
strates : une strate de ligneux bas (environ 40cm du sol) et une autre constituée d'herbacées
annuelles (hauteur moyenne de 20cm) (Nabli, 1989)

Au plan climatique général (en considérant essentiellement la pluie et la température),


l'armoise blanche présente une plasticité relativement grande. Elle est citée dans la tranche de
20 à 600mm de pluviosité annuelle moyenne (Le Houerou, 1969).

12
Chapitre 2: Artemisia herba alba

Elle peut ainsi appartenir à l'intervalle bioclimatique (au sens d'EMBERGER) allant de
l'étage semi-aride supérieur à l'étage per aride inférieur (ou saharien) avec des hivers chaud à
froids. Il semble toutefois que, dans ce large éventail bioclimatique, l'espèce trouve son
optimum (en tant qu'espèce dominante physionomique), dans l'étage bioclimatique aride (avec
une pluviosité moyenne de 200 à 300 mm) à hiver frais ou froid. Au plan édaphique, les
groupements à armoise blanche colonisent les dépressions non salées et les glacis à sols
généralement limoneux, peu perméables et à ruissellement important (Aidoud, 1988).

Djebaili en 1984, classe les stations représentatives des régions steppiques (Ouest et Est)
selon la période de sécheresse, en quatre catégories : la première avec une période de sécheresse
de 11 à 12 mois (Biskra, Ouled djellal, Laghouat, Ain-Sefra et El- Biodh). . La deuxième avec
une période de sécheresse de 7 à 10 mois (El Kantara), la troisième avec une période de 6 mois
de sécheresse(Mécheria) et la quatrième avec 4 à 5 mois de sécheresse (Djelfa, Aflou et Batna).

2.6 Phénologie et caractéristiques généraux d’adaptation


Les variations phrénologiques observées sur l'armoise blanche montrent une
adaptation très poussée de l'espèce vis à vis du milieu et en particulier la sécheresse du climat.
Les pousses qui proviennent des bourgeons latéraux de la base des rameaux lignifiés,
apparaissent en général en hivers (Rodin et al., 1970 ; Aidoud, 1983) Pendant la période d'été
la plante réduit ces feuilles et par conséquence, la diminution de la surface transpirante due à la
température élevée constitue l'une des adaptations morphologique les plus efficaces chez les
espèces végétales des régions aride et désertiques .Ce phénomène a été décrit chez l'armoise
par Evenari et al. (1971) et chez d'autres espèces telles que Helianthemum virgatum, Noaea
mucronata (Orshan ,1954). Une indication d'adaptation à la sécheresse de l'armoise blanche
est fournie par son système racinaire aussi bien dans sa forme, son mode d'extension et sa
biomasse. Par ailleurs, il semble que les racines soient d'autant plus superficielles que la texture
est fine (Barbour et al., 1981 ; Zohary ,1973) ce qui est bien le cas les sols à texture limoneuse.

Les Caractéristiques biologiques et écologiques de l’armoise blanche sont mentionnées dans le


Tableau 1.

13
Chapitre 2: Artemisia herba alba

Tableau 1 : Caractéristiques biologiques et écologiques d’A. herba alba.

Biologie Feuille Elle permet de réduire la surface transpirante et d’éviter les pertes
d’eau (Ourcival 1992).

Tige La tige principale se divise en «branches» indépendantes et


susceptibles de mourir sans entrainer la mort de la plante entière
(Evenari et al., 1980).

Racine Très dense à la surface (Le floc’he, 1989).

Fleurs La floraison débute en juin mais les fleurs se développent à la fin


de l’été (Nabli, 1989).

Écologie (Nabli, Bio-climats Semi-aride, saharien, régions d’hiver chaud à frais


1989)

Sols Centre texture fine, assez bien drainées (marnes, marno-


calcaires en pente).

Sud bruns steppiques de texture moyenne et en extrême sud


sur des sols sableux

2.7 Répartition géographique


Le genre Artemisia est un membre d'une grande variété de plantes appartenant à la
famille des Asteraceae (Compositae). Plus de 300 différentes espèces de ce genre se trouvent
principalement dans les zones arides et semi arides d'Europe, d'Amérique, l'Afrique du Nord
ainsi qu'en Asie (Proksch et al., 1992).L’armoise blanche se développe dans les zones
bioclimatique qui vont de la partie supérieure semi-arides à la partie inférieur Subsaharienne
(Gharbi et Sand, 2008).

14
Chapitre 2: Artemisia herba alba

Elle est largement répandue depuis les îles Canaries et le Sud Est de l'Espagne
Jusqu’aux steppes d'Asie centrale (Iran, Turkménistan, Ouzbékistan) et à travers l’Arabie et le
Proche-Orient (Nabli, 1989).

Selon Nabli (1989), en Afrique du nord, cette espèce couvre d'immenses territoires
évalués à plus de dix millions d'hectares, A. herba alba est absente des zones littorales nord et
se raréfie dans l'extrême sud.

Sur la plan phyto géographique, Artemisia herba alba est considérée comme une
espèce Irano-Touranienne ( Zohary, 1962 ; Quezel, 1978). L'existence de la flore Irano
Touranienne en Afrique du nord est très discutée, Quezel (1978) parle de «répliques Irano
Touranienne » et Ozenda (1977) de rameau émigré vers les hauts plateaux d'Afrique du nord
».

En Algérie, elle présente une vaste répartition géographique couvrant environ quatre
millions d'hectares et se développe dans les steppes argileuses et les sols tassés relativement
peu perméable (Celles, 1980). Elle se trouve sur les dayas, les dépressions et les secteurs plus
ou moins humides. Elle constitue un moyen de lutte naturelle contre l'érosion et la
désertification. Les steppes à armoise blanche par leur étendue, leur homogénéité et leur intérêt
pastoral, constituent les faciès actuels du sud oranais. De vastes étendues sont recouvertes par
ces faciès au nord des chotts Ech-chergui et Gharbi le long d'une bande 250 Km (Ayad, 2008).

En commun avec plusieurs d’autres espèces de ce genre, l’Artemisia herba alba Asso, plante
caractéristique du moyenne-orient d’Afrique du Nord (Feinbrun et Dothan, 1978), est utilisée
en médecine traditionnelle pour traiter plusieurs maladies.

15
Chapitre 2: Artemisia herba alba

Tableau 2: Répartition géographique des espèces d’Artemisia dans le monde

Espèces Origine Description géographique

Artemisia mesatlantica Maroc Haut Atlas (sol limoneux pauvre et


(Ouyahya1982) caillouteux), Moyen Atlas et l’Anti Atlas.

Artemisi campetris Originaire de Hauts plateaux, plus rares dans la region


l’Asie presahariennes, manque au sahara
Kyeong et al(2007)
septentrional, reparait dans les Montagnes
du sahara central.

[Link] Berg ( Badhwar.1934) Iran, Turkistan

Cultivée avec succés auxétats-Unis à


Washington.

[Link] Nord de l’Asie, l’Afghanistan et se


(soijwanT.A.1948; prolonge vers l’Ouest jusqu’à l’Atlantique
Canada.
Wehmer, C C. 1950)
Cultivée aux Etats- Unis

[Link] Willd (Anon,1934) Allemagne, France, Angleterre et en


Ecosse

2.8 Principales espèces d’Artemisia en Algérie


Les espèces d’Artemisia rencontrées en Algérie sont : Artemisia herba alba asso,
Artemisia campestris L, Artemisia atlantica coss et dur, Artemisia judaica L, Artemisia
arborescens L, Artemisia absinthium L, Artemisia alba turra, Artemisia verlotorumlatnott,
Artemisia vulgaris L , et Artemisia monosperma L (Benmokadem, 2003).

2.9 Importance d’Artemisia herba alba


2.9.1 En phytothérapie
Historiquement, l'armoise a été un genre productif dans la recherche de nouveaux
composés biologiquement actifs. Les investigations phytochimiques ont montré que ce genre
est riche en sesquiterpènes, monotèrpenes, flavonoïdes et coumarines. (Sanz et Marco, 1991).

16
Chapitre 2: Artemisia herba alba

Elle a été utilisée, tout d'abord, comme aromatisant dans le thé et le café, puis elle est devenue
une panacée dans la médecine traditionnelle arabo-musulmane. Baba Aissa (2000) ; Beloued
(2005) ; Friedman et al (1986), ont rapportés que l'infusion de l'armoise est assez employée
par les bédouins du Néguev (Palestine) pour soulager les maux gastro-intestinaux (Friedman
et al., 1986).

Elle été essentiellement utilisée pour les maladies du tractus digestif et comme un
traitement antidiabétique. D'après les cas interrogés elle donne un pourcentage d'amélioration
élevé (Bouraoui et Lafi, 2003). L'Artemisia herba alba Asso est très utilisé au Moyenne-Orient
et en l'Afrique du nord contre plusieurs maladies y compris l'entérite et les troubles intestinales
(Yashphe, 1989). De loin le plus fréquemment cité est l'utilisation de l'Artemisia herba alba
dans le traitement du diabète sucré. Plusieurs auteurs ont rapportés sur l'effet hypoglycémiant
de l'extrait aqueux d'Artemisia herba alba Asso. En plus du diabète, son extrait aqueux est
utilisé traditionnellement en Jordanie comme un antidote contre les venins de plusieurs types
de serpents et de scorpions (Twaij Ha, Al-Badr, 1988), et en Afrique du nord pour soigner la
bronchite, l'abcès, les diarrhées, et comme vermifuge (Gharabi et Sand, 2008).

2.9.2 En pastoralisme
C'est est une plante essentiellement fourragère, très appréciée par le bétail comme
pâturage d'hiver (Nabli, 1989).

Les steppes à armoise blanche sont souvent considérées comme les meilleurs
parcours (là 3 ha/mouton) en raison de sa valeur énergétique (Aidoud, 1989).

2.10 Domaines d’utilisation


L’Armoise blanche est une plante médicinale et surtout aromatique, largement
exploitée pour son huile essentielle. Son pouvoir antibactérien, antiseptique et antifongique lui
a conféré une application dans de nombreux domaines : en thérapeutique, en cosmétologie et
en industrie agro-alimentaire (Benjilali, 1984).

2.10.1 Domaine thérapeutique


L’Armoise est utilisée en médecine traditionnelle depuis l’antiquité. Très recherchée
pour ses propriétés pharmacologiques, elle est utilisée pour traiter les maux les plus divers :
ulcères, dyspepsies, troubles hépatiques, aphtes, mycoses, contre les piqûres d’insectes et de
scorpions et toutes les formes d’empoisonnements (Bendjilali, 1980).

17
Chapitre 2: Artemisia herba alba

En chine, elle est utilisée pour régulariser le cycle menstruel et stopper leurs
douleurs. Ses propriétés antispasmodiques la recommandent dans les syndromes neurologiques
et psychiatriques : (hypotension, syncope, épilepsie), dans les affections du foie et de la vésicule
biliaire (Benjilali et al 1984 ; Benmansour, 2001).

Toutefois, elle doit être utilisée avec beaucoup de prudence et à des doses faibles car
des doses trop élevées peuvent causer des intoxications très graves (caractérisées par une
hépatonéphrite à prédominance rénale accompagnée de phénomènes convulsifs) causés par
certains composés cétoniques, l’α-thujone, la β-thujone et le Camphre (Benjilali et al 1984 ;
Dahmani, 2004).

2.10.2 Domaine alimentaire


Par ses caractères organoleptiques l’Armoise blanche peut être utilisée pour
aromatiser certaines boissons comme le café dans le sud des pays du Maghreb. Son emploi reste
cependant limité à cause de la toxicité de l’α-thujone et de la β-thujone contenus dans les huiles
essentielles. Le code des bons usages pour l’industrie des arômes préconise que le taux de la
thujone ne doit pas dépasser 5 mg/kg dans les aliments et les boissons (Benjilali et al., 1984).

2.10.3 Domaine de la cosmétologie


Exploitée industriellement, les huiles essentielles de l’Artemisia herba alba sont
utilisées en parfumerie et en cosmétologie à cause de leur pouvoir antiseptique, et aromatique,
elles servent à augmenter la durée de conservation des produits cosmétiques tout en leur
assurant une odeur agréable (Benjilali, 1984 ; Dahmani, 2004).

2.11 Composition chimique de la plante


Sa composition chimique est complètement dépourvue d'alcaloïdes (Gseryra,
2011), la plante est riche en composés polyphénoliques, qui sont les meilleurs antioxydants,
flavonoïdes et tanins. Elle contient aussi des anthocyanes, des acides phénoliques et d’autres
substances.

Les études phytochimiques ont montrés que l’ivette contient aussi des ecdystéroides, des
diterpénoides, des iridoïdes et des saponosides acides (Boudjelal, 2013).

Des travaux précédents au Maroc qui montre l'armoise herbe blanche constitue un
fourrage particulièrement intéressant. En effet, la plante présente un taux de cellulose beaucoup
moins élevé que ne laisse préjuger son aspect (17 à 33 %). La matière sèche (MS) apporte entre

18
Chapitre 2: Artemisia herba alba

6 et 11 % de matière protéique brute dont 72 % est constituée d'acides aminés. Le taux de β-


carotène varie entre 1,3 et 7 mg/kg selon les saisons (Fenardji et al., 1974).

La valeur énergétique de l’armoise herbe blanche, très faible en hiver (0,2 à 0,4
UF/kg MS), augmente rapidement au printemps (0,92 UF/kg MS) pour diminuer de nouveau
en été (0,6 UF/kg MS). En automne, les pluies de septembre provoquent une nouvelle période
de croissance et la valeur énergétique augmente de nouveau (0,8 UF/kg MS) (Aidoud, 1989).
Les plantes de la famille des Astéracées, à laquelle appartient l'armoise herbe blanche, ont fait
l'objet de plusieurs études phytochimiques par intérêt économique surtout pour leurs huiles
essentielles. Les molécules identifiées sont les sesquiterpènes lactones, les coumarines et les
hydrocarbures acétyléniques (Da Silva, 2004).

Historiquement, l’armoise a été un genre productif dans la recherche de nouveaux


composés biologiquement actifs, les investigations phytochimiques ont montré que ce genre est
riche en sesquiterpène, mono terpène, flavonoïdes, et coumarines (Khireddine, 2013).

Les principaux mono terpènes identifiés dans le « Chih » sont: Le thuyone, le 1,8-
cinéol et le thymol. Le thuyone est certainement l'un des constituants terpéniques les plus
bioactifs de l'armoise, c'est un composé chiral présent à l'état naturel sous deux formes
stéréoisomériques: l'alpha thuyone et le bétathuyone. Les principaux flavonoïdes isolés à partir
de l'armoise herbe blanche sont: l'hispiduline, la cirsimaritine. Des flavonesglycosidiques
comme la 3- rutinoside, quercitine et l'isovitexine sont aussi mis en évidence (Aouadhi, 2010).

2.11.1 Pharmacopée traditionnelle


Depuis longtemps, l'armoise herbe blanche a été reconnue par les populations pastorales
et nomades pour ses vertus purgatives. On l'utilise surtout comme vermifuge chez les ovins
(Nabli, 1989).
Friedman et al. (1986), ont rapportés que l'infusion de l'armoise est assez employée par
les bédouins du Néguev (Israël) pour soulager les maux gastro-intestinaux.

19
Chapitre 3 : Les
composés phénoliques et
+

leurs classifications
Chapitre 3 : Les composés phénoliques et leurs classifications

3.1 Classification des composés phénoliques


Ce sont des dérivés non azotés dont le ou les cycles aromatiques sont issus de deux grandes
voies métaboliques : la voie du shikimate et celle de l’acétate (Bruneton, 1999).

Plusieurs milliers de polyphénols ont été identifiés dans les plantes et dans les aliments
d’origine végétale (Figure 2).

Les composés phénoliques sont classés selon le nombre d’atome de carbone dans le
squelette de base, ces structures peuvent être sous forme libres ou liées à l’ester ou hétérosides
(Bruneton, 1999).

Figure 4 : Classification des polyphénols.

21
Chapitre 33 :: Les
Chapitre Les composés
composésphénoliques
phénoliquesetetleurs classifications
leurs classifications

3.1.1Acides phénoliques
Ces composés sont universellement rencontrés chez les plantes. Deux sous-groupes peuvent
être distingués (Figure 3) (Andersen et Markham, 2006; Bruneton, 2009).
Un acide-phénol (ou acide phénolique) est un composé organique possédant au moins une
fonction carboxylique et un hydroxyle phénolique (Ignat et al., 2011). Ils sont représentés par
deux sous-classes, les acides hydroxy benzoïques et les acides hydroxy cinnamiques.

[Link] Acides hydroxy benzoïques


Ils dérivent de l’acide benzoïque et ont une structure de base de type C6-C1 (Ignat et al.,
2011). Ces acides hydroxy benzoïques sont très communs, aussi bien sous forme libre que sous
forme d’esters ou d’hétérosides (Bruneton, 2015).

[Link] Acides hydroxy cinnamiques


Ils ont une structure de base de type C6-C3 (Ignat et al., 2011). Les fonctions phénols (OH) de
ces dérivés peuvent aussi être méthylés (-O-CH3), dont les plus abondants sont les acides
caféiques et coumariques. Ils sont à l’origine des voies de biosynthèse de nombreuses
substances telles que les lignines, les flavonoïdes et les stilbènes.

Figure 5 : Structure des dérivés de l’acide benzoïque et l’acide cinnamique

3.1.2Phénylpropanoides
Ils dérivent de l’acide aminé phénylalanine et peuvent contenir un ou plusieurs résidus
en C6-C3. Parmi les phénylpropanoides, on trouve (Cseke et al., 2006; Bruneton, 2009) :

22
Chapitre
Chapitre
Chapitre
Chapitre
Chapitre 303
0303 ::3Les
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composés
composés phénoliques
phénoliques
phénoliques
composés
composés phénoliques
phénoliquesetetetetleurs
leurs
et leurs
leurs classifications
classifications
classifications
leurs classifications
classifications

3.1.2.1Coumarines
Sont des hétérocycles oxygénés ayant comme structure de base le benzo-2-pyrone (Figure
6). Ils ont été isolés pour la .isolés dans plus de 800 espèces de plantes et dans les
microorganismes. (Juviboonsuk et al., 2005).

Figure 6 : Structure des dérivés de coumarines

3.1.2.2Phénylpropènes
Ces composés répondent à une représentation structurale de type (C6-C3). Ils
contribuent à la saveur parfumée et l’odeur des plantes. (Harbone, 1998).

3.1.2.3Lignanes
Ces composés répondent à une représentation structurale du type (C5-C3)2 (Figure 7). Ce
sont des molécules qui résultent, le plus souvent, de l'établissement d'une liaison entre deux
carbones de la chaine latérale de deux acides hydroxy cinnamiques. Ils interviennent dans les
mécanismes de défence de la plante (Stalikas, 2007). Les lignanes se trouvent
essentiellement dans les graines d'oléagineux.

Figure 7 : Structure de lignane (matairesinol)

[Link] Lignines
Ces composés répondent à une représentation structurale de type (C6-C3)n. Ces composés de
haut po ids mo lécula ire co nt r ibuent à for mer, avec la cellu lo se et les dér ivé s

23
Chapitre 3 : Les composés phénoliques et leurs classifications

hémicellulosiques, la paroi des cellules végétales. Ce sont des polymères tridimensionnels


résultant de la condensation de trois alcools phénylpropéniques (Chaouche, 2020).

[Link] Xanthones
C'est une famille constituée des composés polyphénoliques généralement isolés dans les
plantes supérieures répondant à une structure de base en C 6-C1-C6 (Figure 8) (Bruneton,
2009).

Figure 8 : Structure de base de xanthone

[Link] Stilbène
Les stilbènes répondent à une représentation structurale de type (C6-C2-C6) (Figure 9).
Ils se trouvent en petites quantités dans l'a lime nt at io n hu ma ine. Parmis ces composés, on
trouve le résveratol qui est un anticancéreux présent dans certaines plantes médicinales
(Andersen et Markham, 2006; Bruneton, 2009).

Figure 9 : Structure de stilbène

24
Chapitre 3 : Les composés phénoliques et leurs classifications

[Link] Flavonoïdes
Les flavonoïdes constituent un groupe de plus de 6000 composés naturels du règne
végétal (Ghedira, 2005), qui sont caractérisés par la présence d'une structure phénolique dans
leur molécule, et même d'une structure flavone ce qui les distingue des autres polyphénols
(Toufektsian et al., 2008).

Aujourd’hui plus de 9000 flavonoïdes ont été répertoriés et il en reste des milliers
d'autres à découvrir puisque le squelette des f1avonoïdes peut être substitué par différents
groupements comme des groupements hydroxy, méthoxy, méthyl, benzyl et isoprényl
(Beecher, 2003 ; Williams et Grayer, 2004 ; Kueny-Stotz, 2008).

Les flavonoïdes sont des composés qui ont en commun la structure du diphénylpropane
C6-C3-C6 (Figure 10), les trois carbones servant de jonction entre les deux noyaux
benzéniques notés A et B forment généralement un hétérocycle oxygéné C (Harborne, 1988).
Dans la plante, ils sont très souvent liés aux sucres, on parle alors d’hétérosides constitués d’une
partie phénolique aglycone ou génine associée à un sucre (Macheix et al., 2005; Bruneton,
2009).
 Structure chimique et classification
Les flavonoïdes possèdent un squelette de base à 15 atomes de carbone constitués de
deux cycles phényles, les cycles A et B, reliés par une chaine à trois carbones (structure en C6-
C3-C6).

La chaine en C3 entre les cycles A et B est communément cyclisé pour former le cycle C
(Bruneton, 1999).

Figure 10 : structure de base des flavonoïdes.

25
Chapitre 3 : Les composés phénoliques et leurs classifications

Structuralement, les flavonoïdes se répartissent en plusieurs classes de molécules


(Harbone, 1988) dont les plus importantes sont : les flavones, les flavonols, les flavanones,
les isoflavones et les anthocyanidines (Figure 11).

Ces diverses substances se rencontrent à la fois sous la forme libre (génine) ou sous la
forme de glycoside (C ou O glycosylés). On les retrouve dans toutes les plantes vasculaires où
elles peuvent être localisées dans divers organes : racines, tiges, feuilles et fruits (Bruneton,
1999).

Figure 11: Les classes des flavonoïdes.

26
Chapitre 3 : Les composés phénoliques et leurs classifications

a. Flavanols

Ce groupe est toujours hydroxylé en position 3 et se caractérise par l’absence du groupe


carbonyle en C4 (Figure 12). Les flavan-3-ols (appelés aussi les catéchines) possèdent deux
atomes asymétriques en C2 et [Link] flavan-3,4-diols se distinguent des catéchines par la
présence du OH en position 4 (Andersen et Markham, 2006).

Figure 12 : Structures chimiques des flavanols et des flavan-3,4-diols

b. Anthocyanes

Les anthocyanes sont des dérivés du cation 2-phényl-1-benzopyrylium (flavylium)


porteur de 3 cycles aromatiques conjugués (Figure 13) (Andersen et Markham, 2006).

Ces molécules faisant partie de la famille des flavonoïdes et capable d’absorber la


lumière visible, sont des pigments qui colorent les plantes en bleu, rouge, mauve, rose ou orange
(Harbone, 1967 ; Brouillar, 1986).

Figure 13 : Structures chimiques des anthocyanes.

c. Isoflavonoïdes

27
Chapitre 3 : Les composés phénoliques et leurs classifications

Selon Andersen et Markham (2006), ce sont des composés presque spécifiques de la


famille des Fabacées. Cette spécificité est probablement due à la présence dans cette famille
de l’enzyme responsable du réarrangement du 2-phénylchromone (flavanone) au 3-
phénylchromone (isoflavone) (Figure 14).

Figure 14: Structure de base des isoflavanes et des isoflavones.

3.1.2.8Quinones et émodoles
Selon Harborne (1998), les quinones sont des pigments naturels, la plupart sont jaunes
pâles, rouges et bruns. Ces couleurs sont masquées par les autres pigments. On distingue 4
groupes :
Benzoquinones (arthropodes), Naphtoquinones (angiospermes), Quinones isopréniques
(photosynthèse et respiration) et Anthraquinones. Ces derniers, les plus repondus sont colorés
en orangé rouge et combinés à des sucres. Les émodoles sont des dérivés
hydroxyanthracéniques (Figure15).

Figure 15 : Structure de l’émodole et l’anthraquinone.

28
Chapitre 3 : Les composés phénoliques et leurs classifications

[Link] Tanins

Les tanins sont une famille complexe de principes actifs qu'on trouve dans l'ensemble
des végétaux, et dans toutes leurs parties (écorces, racines, feuilles, etc.). Ils ont la capacité de
former des complexes avec des macromolécules (les protéines …) et des liaisons entre les fibres
de collagènes, d'où leur viennent la plupart de leurs propriétés (Paolini et al., 2003).

Leur structure chimique est particulièrement variable, mais comporte toujours une partie
polyphénolique ; il existe deux catégories de tanins, d'origine biosynthétiques différentes : les
tanins hydrolysables et les tanins condensés (Paolini et al., 2003).

[Link].1 Tanins hydrolysables


Les tanins hydrolysés, essentiellement localisés dans les dicotylédones des
angiospermes, sont des oligo-éléments ou des polyesters d’un sucre (le glucose) et d’un
nombre variable de molécules d’acide phénol (Harborne, 1998).
Ce sont des esters d’oses et d’acides phénols (acide gallique ou ellagique) (Bruneton,
1999).

[Link].2Tanins condensés
Les tanins condensés ou proanthocyanidine, forment le groupe le plus important. Ils ne
possèdent pas de sucre dans leurs molécules et leur structure est voisine de celle des
flavonoïdes (Paris et al., 1981) .Ce sont des produits de la polymérisation de flavan-3-ols
(catéchines) et flavan-3,4-diols (leucoanthocyanidines) (Vermerris et al., 2006) (Figure
16).

Figure 16 : Structure de tanin hydrolysable et tanin condensé.

29
Chapitre 3 : Les composés phénoliques et leurs classifications

3.2Biosynthèse des polyphénols

Les composés phénoliques constituent un groupe important de métabolites secondaires.


La plupart des molécules phénoliques sont formées à partir de deux acides aminés aromatiques,
tyrosine et phénylalanine. Ces acides aminés sont formés de façons variables suivant les
végétaux, à partir de la voie de l’acide shikimique (Macheix et al., 2005). La biosynthèse des
polyphénols se fait par deux voies principales qui sont :

3.2.1Voie de l’acide shikimique


Dans cette voie, l’érythrose 4-phosphate et le phosphoénol pyruvate sont respectivement
produits par les hydrates de carbones lors de leur dégradation par la voie des pentoses
phosphate et la glycolyse. Ces derniers sont à l’origine des composés phénoliques (C6-C1)
formant les tanins hydrolysables et de la chalcone qui est la molécule de base de tous les
flavonoïdes et tanins condensés (Dewick, 1995).

3.2.2Voie de l’acide malonique


La glycolyse et la β-oxydation aboutissent à la formation de l’acétyl CoA donnant le
malonate. C’est à travers cette voie que s’effectue la cyclisation des chaînes polycétoniques,
obtenues par condensation répétée d’unités « Acétate » qui se fait par carboxylation de
l’acétyl-CoA. Cette réaction est catalysée par l’enzyme acétyl-CoA carboxylase (Richter,
1993) (Figure 17).

30
Chapitre 3 : Les composés phénoliques et leurs classifications

Figure 17 : Représentation des voies de biosynthèse des polyphénols.

3.3Rôle et intérêt des composés phénoliques


La capacité d’une espèce végétale à résister à l’attaque des insectes et des
microorganismes est souvent corrélée avec la teneur en composés phénoliques (Bahorun,
1997).

Ces composés montrent des activités anticancérigènes, antiinflammatoires,


antiathérogènes, antithrombotiques analgésiques, antibactériens, antiviraux, anticancéreux
(Babar Ali et al., 2007), antiallergènes, vasodilatateurs (Falleh et al., 2008), et antioxydats.
(Gomez-Caravaca et al., 2006) Les exemples de quelques composés phénoliques et de leurs
activités biologiques sont consignés dans le Tableau 3.

31
Chapitre 3 : Les composés phénoliques et leurs classifications

Tabeau 3 : Propriétés biologiques des quelques composés phénoliques dans l’organisme.

C. phénoliques Activités biologiques Références

Acides phénols Antiparasitaires, antifongiques, anti oxydantes, Flores et al., 2009 ;


antibactériennes, antiulcéreuses. Kim et al., 2010

Coumarines Analgésiques, anti-inflammatoires, protectrices Ito et al., 2005 ;


vasculaires, antiparasitaires, antiœdémateuses, Smyth et al., 2009
anti-tumorales.

Flavonoïdes Anti tumorales, antiparasitaires, anti oxydantes, Friedman et al., 2006 ;


anti-inflammatoires, antiallergiques, Cushnie et al.,2007 ;
hypotenseur, antivirales, antibactériennes. Batovska et al., 2009

Anthocyanes Protectrices capillaro-veineux, anti oxydantes. Bruneton et al., 2009

Tanins condensés Effets stabilisants sur le collagène, antioxydants, Masquelier et al., 1979
anti tumorales, antifongiques, anti- Zhou et al., 2011
inflammatoires.

Tanins galliques et Antioxydants, antimicrobiens, antiviraux, anti- Okamura et al., 1993


catéchiques inflammatoires, hypoglycémiants. Kubata et al., 2005

Lignanes Anti-inflammatoires, analgésiques. Kim et al., 2009

32
3 Chapitre 4 : Matériel et
méthodes
Chapitre 4 : Matériel et méthodes

Ce travail a été réalisé dans :


 Le laboratoire de l’amélioration des plantes du département de biotechnologie de
l’université Blida1 pour l’extraction des extraits d’Artemisia herba alba
 Laboratoire de l’établissement hospitalier spécialisé de transplantation d’organes et de
tissus.

3.1 Objectif du travail


Le présent travail consiste à l’étude de l’activité antibactérienne des extraits méthanoliques
et aqueux de l’armoise blanche (Artemisia herba alba ) de la région de Tlemcen.

3.2 Matériel végétal


Le matériel végétal qui devait faire l’objet de notre travail est une plante spontanée
l’Armoise blanche: Artemisia herba alba appartenant à la famille des composées (Figure18).

Figure 18: Vue générale d’une touffe d’Artemisia herba alba.

3.3 Récolte et préparation du matériel végétal


Les plantes ont été récoltées dans un site de la région de Sebdou (Tlemcen) durant la
période estivale (juin 2020).

Les échantillons de l’Armoise blanche ont été séchés pendant deux semaines sous abri à la
température ambiante de la chambre (Figure19) pour faciliter leur broyage.

34
Chapitre 4 : Matériel et méthodes

Figure 19 : Séchage de la plante.

Après le séchage les échantillons ont été récupérés dans des sacs kraft propres et stockés
à l’abri de la lumière et d’humidité (Figure20)

Figure 20 : Artemisia herba alba après séchage.


(MOHAMMEDI, 2020)

35
Chapitre 4 : Matériel et méthodes

3.4 Région d’étude


3.4.1 Présentation de la région d’étude
La Wilaya de Tlemcen occupe une position de choix au sein de l’ensemble national
(Figure 19 et Figure 01 en Annexe A). Elle est située sur le littoral Nord-ouest du pays et
dispose d’une façade maritime de 120 km. C’est une wilaya frontalière avec le Maroc, Avec
une superficie de 9017,69 Km². Le Chef-lieu de la wilaya est située à 432 km à l’Ouest de la
capitale, Alger (Anonyme, 2013).
La wilaya est limitée par:
 La mer méditerranée au Nord ;
 La wilaya d’Ain Témouchent à l’Est ;
 la wilaya de Sidi Bel Abbes à l’Est- Sud –Est ;
 La wilaya de Saida au Sud ;
 Le Maroc à l’Ouest.
Le relief de la wilaya de Tlemcen :
Quatre zones distinguent le relief de la Wilaya de Tlemcen (Anonyme, 2013) :
 Chaîne des Traras : Chaîne côtière à relief faible et tourmenté. Elle comprend deux
chaînons orientés Sud-Ouest et Nord Est (Djebel Zendal 600m Djebel Fillaoucene 1136
m).
 Zone hétérogène : Une zone hétérogène de plaines et plateaux entaillés par les vallées
de la Tafna et l'Isser (plaines de Maghnia, de Sidi Abdelli, et de la région de Ain Tellout)
 Monts de Tlemcen : C'est une chaîne de massif calcaire orientée du Sud vers l'Ouest et
du Nord vers l'Est (Djebel Dar Cheikh 1616 m, Djebel Tenouchfi 1843 m, Djebel
Kenouch 1526 m, Djebel Rass Asfour 1502 m, Djbel Ouragla 1717 m, Djebel Nador
1579 m).
 Zone steppique : Située au Sud de la Wilaya, elle s'étend sur le 1/3 de la superficie de
la Wilaya et constituée d'une nappe alfatière estimée à plus de 154000 ha.

36
Chapitre 4 : Matériel et méthodes

Figure 21 : Localisation géographique de la région d’étude.

3.4.2 Étude bioclimatique


Le climat méditerranéen est un climat de transition entre la zone tempérée et la zone
tropicale avec un été très sec, tempéré seulement en bordure de la mer, l’hiver est très frais et
plus humide (Figure1 Annexe A). Ce climat qualifie de xérothermique (Benabadji et
Bouazza, 2000).

SELTZER (1946) souligne que dans l’Ouest Algérien et plus précisément sur les
piémonts des Monts de Tlemcen et notamment les Monts des Traras, la saison estivale sèche et
chaude dure environ 6 mois, le semestre hivernal est pluvieux et à tendance froide.

[Link] Précipitations

Djebaili (1978) définit la pluviosité comme étant le facteur primordial qui permet de
déterminer le type de climat. En effet, celle-ci conditionne le maintien et la répartition du tapis
végétal d’une part, et la dégradation du milieu naturel par le phénomène d’érosion d’autre part.
.

37
Chapitre 4 : Matériel et méthodes

L’altitude, la longitude et la latitude, sont les principaux gradients définissants la


variation de la pluviosité (Tableau 4). En effet, la quantité de pluie diminue du Nord au Sud,
de l’Est à l’Ouest, et devient importante au niveau des montagnes.

Tableau 4 : Coordonnées géographiques de la région d’étude.

Caractères /zone Longitude Latitude Altitude

Tlemcen -1° 18' 54 O 34° 52' 41 N 811 m

Figure 22: Diagramme représentatif des précipitations mensuelles (1987-2012)


L’analyse de la figure 22 montre que les précipitations varient entre 78,15mm et 2,3mm
entre le mois le plus humide et le mois le plus sec, avec une différence de 75,93mm.

On constate que le mois de Février est le mois le plus pluvieux de l’année contrairement
au mois d’Aout qui montre la pluviométrie la plus basse.

38
Chapitre 4 : Matériel et méthodes

[Link] Température

L’analyse de la figure 23 montre que les mois Juillet et Aout sont les mois les plus
chauds de l’année, le mois le plus froid de l’année est Janvier avec une température 4,96℃.

La différence entre la température la plus élevée et la plus basse de l’année est 29,96℃.

Figure 23: Diagramme représentatif des températures moyennes (1987-


2012)

[Link] Diagramme ombrothermique de Bagnouls et Gaussen

Selon Bagnouls et Gaussen (1957), la sécheresse s’établit lorsque pour un mois donné
les précipitations mensuelles exprimées en mm sont inférieures ou égal au double le la
température moyenne mensuelle exprimée en degré Celsius (°C) : P ≤ 2T.

39
Chapitre 4 : Matériel et méthodes

Gaussen (1968), estime que si la période délimité par les deux courbes est en été, le
climat est de type méditerranéen.

Tlemcen est marqué par une sècheresse de 7,5 mois durant la période récente de mars à
mi-Octobre.

Figure 24: Courbe ombrothermique de la région de Tlemcen (1987-2012).

[Link] Climagramme d’Emberger


Emberger (1955) a élaboré un quotient climatique (Q2), celui-ci comporte les éléments
du climat qui sont prépondérants pour la végétation (températures et précipitations).

𝑃
𝑄2=3.43∗ 𝑀−𝑚

Q2 : quotient pluviométrique

P : pluviosité moyenne annuelle en mm

M: moyenne des maxima du mois le plus chaud (T+273°K).

40
Chapitre 4 : Matériel et méthodes

m: moyenne des minima du mois le plus froid (T+273°K).

Nous avons regroupé l’ensemble de nos calculs sur le Tableau5 qui résume les
paramètres permettant de déterminer l’étage bioclimatique de la zone d’étude.

Tableau 5: Étage bioclimatique de la région d’étude.

Région M (°C) m (°C) P (mm) Q2 Bioclimat


Tlemcen 34.92 4.96 352.85 40.39 Semi-aride à
hiver
tempéré

Après avoir calculé le quotient pluviométrique (Q2) de la station considérée ;

Le climagramme d’Emberger a permis de déterminer l’étage bioclimatique de notre


région d’étude (Figure 23) (Tableau 01 ANNEXE A).

Le climagramme précise que :

• La région de Tlemcen appartient à l’étage bioclimatique semi-aride à hiver tempéré, c’est un


étage typique de l’Afrique du Nord, caractérisé par une légère augmentation de précipitation.

3.5 Méthode d’analyse


4.5.1. Préparation des extraits
Le matériel végétal (tiges + feuilles) broyé à l’aide d’un broyeur avec un tamis de 2
mm. Cette poudre est conservée à température ambiante, à l’abri de la lumière et de l’humidité.
Le broyat va constituer la matière sèche qui va servir à l’extraction.
Le solvant d’extraction est choisi de manière à solubiliser .
Le solvant d’extraction qui est ainsi testé est : le Méthanol (MtOH) qui possède la polarité et
qui permet d’obtenir des extraits polaires et l’eau.

41
Chapitre 4 : Matériel et méthodes

[Link]. Extrait méthanolique

L’extrait méthanolique de la partie aérienne de la plante est préparé selon la méthode de


Motamed et Naghibi (2010) (Figure25). Une quantité de 10 g de la partie aérienne d’Artemisia
herba alba est mis à macérer dans 100 ml méthanol sous agitation pendant 24 heures, à l’ombre
et à température ambiante. L’extrait récupéré par filtration est soumis à une évaporation du
methanol sous pression réduite à 45°C dans un rotavapeur (BÜCHI). L’extrait sec est conservé
au réfrigérateur.

10g P. aérienne de la
plante

100ml méthanol Macération avec agitation


24h ;à l’ombre;T ambiante

Filtration

extrait

évaporation du Rotavapeur
méthanol
Pression 45C

Extrait sec
Conservé au réfrigérateur

Figure 25: Protocole de préparation de l'extrait méthanolique des plantes étudiées par
macération Motamed et Naghibi (2010).

42
Chapitre 4 : Matériel et méthodes

[Link]. Extrait aqueux


L'extrait aqueux de la partie aérienne d’Artemisia herba alba est préparé selon la méthode
de Ljubuncic et ses collaborateurs (2005) avec légères modifications (Figure26). Brièvement,
30 g de la partie aérienne de la plante sont mis à bouillir dans 300 ml d’eau distillée pendant 20
min. Après filtration, l’extrait récupéré est soumis à une centrifugation. La solution obtenue est
lyophilisée (lyophilisateur PHYWE chrisa) pour obtenir une poudre jaune qui est conservée à -
32°C jusqu’à son utilisation.

Figure 26 : Protocole de préparation de l'extrait aqueux des plantes étudiées.

43
Chapitre 4 : Matériel et méthodes

4.5.2. Détermination du rendement

Le poids de l’extrait sec est déterminé par la différence entre le poids du ballon plein
(après évaporation) et le poids du ballon vide (avant évaporation).

Le rendement d’extraction (%) est calculé par la formule ci-dessous :

R(%) = 100 MEXT/MVEG

R(%) : rendement en %.

MEXT : Masse de l’extrait sec

MVEG : Masse du Matériel végétal

4.6. Etude de l’activité antibactérienne


4.6.1. Origine des souches bactériennes testées

Les souches bactériennes Escherichia coli (E. coli), Staphylococcus aureus (St. Aureus),
Salmonella typhi, Klebsiella pneumoniae nous ont été fournies par le laboratoire d’hygiène de
Blida.

4.6.2. Les caractéristiques des souches microbiennes utilisées


Les caractéristiques de souches utilisées sont représentées dans le tableau suivant :

44
Chapitre 4 : Matériel et méthodes

Tableau 6: Caractéristiques des souches utilisées et les principales maladies qu’ils peuvent
causer chez l’homme.

Espèce Co Caractéristiques Maladies provoquées Auteurs


microbienne de
Escherichia coli S1 Bacille, mobile, gram Diarrhées,infection Avril et al., 1992
négatif, pathogéne. urinaire,méningite,septicémi Donnenberg,
es... 2002

Staphyylococcus S2 Cocci, immobile,gram Infections cutanées Avril et al., 1992


aureus positif,disposés en suppurées (furoncles,abcés Donnenberg,
amas ou en grappe de àlocalisation variées...), toxi- 2002
raisin infection alimentaire.

Salmonella typhi S3 Bacille, mobile, gram Fièvre typhoïde, gastro- Robert-Dernet,


négatif. entérite d’origine 1995
alimentaire, méningite.

Klebsiella S4 Bacille, Infections des voies Robert-Dernet,


pnemoniae immobile,gram negatif respiratoires (pneumonies, 1995
,capsulée abcès pulmonaire, pleurésie),
infections et nosocomiales.

Ces espèces bactériennes ont été choisi parce qu’elles représentent les espèces à Gram
positif et à Gram négatif les plus communes, responsables d’infections nosocomiales et
résistantes aux antibiotiques.

45
Chapitre 4 : Matériel et méthodes

4.6.3. Méthode de diffusion des disques sur milieu solide


Pour mettre en évidence le pouvoir antimicrobien de l’extrait de l’armoise blanche, nous
avons utilisé des disques préparés avec du papier Whatman n°1. Les disques doivent posséder
un contour et un diamètre régulier pour donner une zone d'inhibition que l'on peut mesurer
facilement. Ces disques sont stérilisés dans un autoclave pendant 20 minutes à 120 ± 5°C. Ils
sont ensuite disposés sur la surface de la gélose à l'aide d'une pince stérilisée au bec bunzen. À
l'aide d'une micropipette on imbibe chaque disque par 20μl.

Les boites de Pétri sont fermées et incubées à température ambiante pendant 20 minutes,
ensuite mises dans une étuve à 37 °C pendant 24 heures.

La lecture des résultats est effectuée en fonction de l’existence ou non des zones
d’inhibition. La sensibilité des espèces est estimée par la mesure du diamètre de zone
d’inhibition autour des disques imprégné de différentes concentrations d’extrait aqueux.

Trois cas sont possibles :

 Souche résistante : absence de zone d’inhibition.


 Souche sensible : la dimension du diamètre de la zone d’inhibition est égale ou
supérieure à 10mm.
 Souche (intermédiaire) : la dimension du diamètre de la zone d’inhibition est
inférieure à 10mm (Robert-Dernet, 1995).

46
Chapitre 5: Les
travaux sur l’armoise
+

blanche
Chapitre 5 : Les travaux sur l’armoise blanche

5.1. Thèse 01
 Activité antibactérienne de l’huile essentielle d’A. herba alba

L'étude qualitative de l'activité antimicrobienne des HE d’[Link] alba été faite sur 3
bactéries. L'évaluation a été faite par la méthode des aromatogrammes. Le pouvoir
antimicrobien de ces extraits est obtenu par la mesure des diamètres des zones d'inhibition (mm)
(Touil, 2012).

Les observations effectuées sur l’effet de l’H.E testée sur la croissance des souches
bactériennes sont représentées dans le tableau 02 et la Figure 02 (Annexe B).

L’HE d’[Link] alba Asso pure a une forte activité sur toutes les souches bactériennes
testées (D>12mm). Elle diminue la masse bactérienne de Micrococcus luteus, de Bacillus
subtilis, et d’Escherichia coli. Les diamètres d’inhibition varient de12 mm à 18 mm. Le plus
grand diamètre d’inhibition est obtenu avec M. luteus (18 mm) et le plus petit avec Escherichia
coli (12 mm). Donc, les résultats obtenus montrent que les Gram (+) M. luteus et B. subtilis
sont les plus sensibles. En effet E. coli Gram (-) représente la bactérie la plus résistante (Touil,
2012).

En comparant les données obtenues des différentes études, la plupart des auteurs font
état d’une généralisation de l’activité antibactérienne d’une H.E, ou d’un extrait de plante contre
les bactéries à Gram (+) et à Gram (-) (Touil, 2012). D’après Kalemba et Kunicka (2003), la
sensibilité d’un microorganisme aux [Link] dépend des propriétés de l’H.E et le microorganisme
lui-même.

La majorité des huiles essentielles testées pour leurs propriétés antibactériennes ont
montré un effet plus prononcé contre les bactéries Gram (+) (Guignard et al., 1985). La
résistance des bactéries à Gram (-) aux huiles essentielles a été attribué à leur membrane externe
hydrophile qui peut bloquer la pénétration des composés hydrophobes dans la membrane de la
cellule cible.

L’activité antimicrobienne « in vitro » obtenue à l’aide de la méthode de diffusion sur


gélose (aromatogramme) montre que l’activité antibactérienne est en fonction de deux
paramètres la bactérie cible et l’huile testée (Touil, 2012).

50
Chapitre 5 : Les travaux sur l’armoise blanche

Dorman (2000) a rapporté que l'activité antibactérienne des huiles essentielles est liée
à leur composition, la structure et les groupes fonctionnels de leurs constituants et les
interactions synergiques possibles entre les composants.

5.2. Thèse 02

L’étude de l'effet antimicrobien in vitro des huiles essentielles d’armoise blanche sur les
micro-organismes testés (Klebsiella pneumoniae, Escherichia coli, Bacillus subtilis,
Pseudomonas aeruginosa et Staphylococcus aureus) a été évaluée par la méthode de
l’aromatogramme. La sensibilité des souches se traduit par l’apparition d’une zone d’inhibition
autour des disques (Meliani, 2016).

 Effet antibactérien :

Les résultats de l’activité antibactérienne des huiles essentielles testées sont regroupés dans
le tableau 03 (Annexe B).

Le diamètre des zones d’inhibitions nous permet d’estimer la résistance ou la sensibilité


des différentes souches testées à l’huile essentielle en adoptant la méthode de Moreira et al.
(2005) et Djeddi et al. (2007) :

- Souche extrêmement sensible : Diamètre plus de 20 mm.

- Souche très sensible : Diamètre compris entre 15 et 19 mm.

- Souche sensible : Diamètre compris entre 9 et 14 mm.

- Souche non sensible : Diamètre moins de 8 mm.

L’examen des résultats révèle que les échantillons étudiés ont montré une activité
antibactérienne contre la plupart des bactéries testées à l’exception de Pseudomonas aeruginosa
qui s’est montrée résistante.

Selon Moreira et al. (2005) et Djeddi et al. (2007), les germes bactériens sont
considérés comme sensibles à partir d’un diamètre de zone d’inhibition de 9 mm, ce qui
correspond à une concentration de 80% pour Klebsiella pneumoniae et Escherichia coli, 40%
et 50% pour Bacillus subtilis et 30% pour Staphylococcus aureus pour les échantillons testés.

51
Chapitre 5 : Les travaux sur l’armoise blanche

En effet, Staphylococcus aureus est extrêmement sensible à partir d’une concentration


de 90% avec une zone d’inhibition de (22,00 ± 3,9 mm), suivie par Bacillus subtilis (22,00 ±
4,03 mm) avec une concentration de 100%. En ce qui concerne les souches Escherichia coli et
Klebsiella pneumoniae se sont montrées sensibles (11,00 ± 0,6 mm et 10,00 ± 0,31 mm) avec
une concentration de 80% pour l’huile essentielle d’armoise blanche (Meliani, 2016).

Meliani (2016), a remarqué que les souches bactériennes Gram (+) paraissent plus sensibles
aux huiles essentielles testées que les bactéries Gram (-). En effet, le développement des
bactéries Gram (+) est inhibé par des concentrations en huiles essentielles d’armoise blanche
moins importantes (allant de 30% à 50%) que celle inhibant le développement des bactéries
Gram (-) qui ne deviennent sensible qu’à partir d’une concentration de 80% pour l’armoise
blanche.
Meliani (2016), a noté également que l’activité antibactérienne est proportionnelle à la
concentration. Plus l’huile essentielle est concentrée, plus la zone d’inhibition est étendue ce
qui indique la diminution de la croissance bactérienne.

5.3. Thèse 03

Cette étude nous a permis de déterminer les activités antimicrobiennes des extraits
methanoliques d’Artemisia herba alba vis à vis trois souches bactériennes qui sont
Staphylococcus aureus, Pseudomonas aeruginosa et Escherichia coli (Boudjelal, 2013)

 Activité antimicrobienne:

Les activités antibactériennes des extraits sont estimées par le diamètre de la zone
d'inhibition autour des disques, exprimée en mm. Les résultats obtenus sont présentés dans le
tableau 04 (Annexe B).

On peut considérer une activité antimicrobienne si le diamètre de la zone d’inhibition


observé autour du disque de papier Wattman est supérieur ou égal à 9 mm. Généralement les
diamètres des zones d’inhibition obtenues avec les bactéries gram positifs sont plus importants
que ceux obtenus avec les bactéries gram négatifs (Al-Bakri et Afifi, 2007).
L’étude antimicrobienne des H.E sur les souches bactériennes a été évalué par la méthode de
l’aromatogramme .L’activité antimicrobienne dépend de deux paramètres essentiels : Bactérie
et l’H.E ou l’extrait de la plante étudiée.
La concentration d’H.E de la plante Artemisia herba alba influe sur l’activité anti
bactérienne pour cela le diamètre de la zone d’inhibition diffère selon le gram des souches

52
Chapitre 5 : Les travaux sur l’armoise blanche

bactériennes (Les souches les plus résistantes leurs diamètres est de - 9mm et les souches les
plus sensibles de 9mm au plus).
Les diamètres d’inhibition varient de13 mm à 18 mm. Le plus grand diamètre
d’inhibition est obtenu avec Staphylococcus aureus (18 mm) et le plus petit avec Escherichia
coli (13 mm). Donc, les résultats obtenus par Boudjelal (2013) révèlent que les souches à
Gram(+) est la souche la plus sensible Staphylococcus aureus ), contrairement aux souches à
Gram (-) qui sont résistantes. En effet E. coli représente la bactérie la plus résistante.

5.4. Thèse 04

L’activité antimicrobienne des extraits méthanoliques d’Artemisia herba alba Asso. se


traduit par l’apparition d’une zone d’inhibition autour du disque de papier préalablement
imprégné d’extrait de la plante prélevée durant les trois saisons d’étude (Hiver, Printemps, Eté).
L’absence de la zone d’inhibition révèle la résistance de la souche à l’extrait testé.
Il est à remarquer selon la figure 03 (Annexe B), qu’il y a un faible effet sur les souches
bactériennes utilisées. Le meilleur résultat est enregistré durant la période estivale et ceux pour
l’espèce d’Artemisia étudiée. D’une autre part, nous avons testé 15 antibiotiques standards sur
les trois souches précédentes ; les résultats sont inscrits dans le tableau 05 (Annexe B).
On observe que les différents types de souches réagissent différemment aux antibiotiques
étudiés. La souche Staphylococcus aureus a montré une sensibilité vis-à-vis de tous les
antibiotiques, sauf à l’oxacilline (1). Concernant Escherichia coli, cette dernière est résistante
aux antibiotiques notamment : Ticarcilline, Ampicilline et Cotrimoxazole. Elle est néanmoins
plus sensible à l’Amoxicilline et l’Amikacine.
Pseudomonas aeruginosa est sensible aux antibiotiques utilisés sauf à l’Amoxiciline et la
Cotrimoxazole où elle est résistante (Tableau 05 ; Annexe B).
Tous les extraits ont réagi positivement au moins sur une des souches microbiennes
testées. Les meilleurs résultats sont obtenus pour les extraits de la plante récoltée en Eté. Nous
pouvons confirmer que l’Artemisia herba alba a des propriétés antimicrobiennes.
Suite à cet essai, nous avons constaté que les résultats obtenus par les antibiotiques synthétiques
commercialisables testés sont plus élevés et plus efficaces que ceux obtenus avec les extraits
méthanoliques de la plante d’Artemisia et ce quel que soit le prélèvement du végétal et la saison
de prélèvement (Azrou, 2018).

53
Chapitre 5 : Les travaux sur l’armoise blanche

5.5. Thèse 05

Dans cette thèse LAKEHAL (2016) a réalisé l’étude de l’activité antimicrobienne de


l’huile essentielle d’Artemisia herba-alba Asso. Vis-à-vis de cinq souches bactériennes
évaluées par la méthode de diffusion sur gélose

Les résultats de l’étude de l'activité antimicrobienne in vitro de l’huile essentielle


d’Artemisia herba-alba Asso. Sont répartis dans le (tableau 06, annexe B).

Les huiles essentielles d’armoise blanche a une activité antimicrobienne vis-à-vis des souches
testées, dans laquelle certaines souches semblent se distinguer par une sensibilité élevée par
rapport aux autres, sauf pour Pseudomonas aeruginosa qui s’est montrée résistante. Ainsi, les
souches à Gram positif présentent souvent plus de sensibilité vis-à-vis des huiles essentielles
testées que les souches à Gram négatif (Lakehal, 2016).

En effet, pour les bactéries à Gram positif, S. aureus est la souche la plus sensible avec la zone
de plus forte inhibition (33 ± 0.22 mm), suivie par B. subtilis (22 ± 0.15 mm) (Lakehal, 2016).

Selon l’estimation donnée par Moreira et al. (2005) et Djeddi et al. (2007), ces deux
espèces bactériennes sont considérées comme extrêmement sensibles envers les huiles
essentielles testées.

Cependant, une activité modeste a été observée contre les bactéries à Gram négatif sur
Klebsiella pneumoniae (15 ± 0,2 mm) et Escherichia coli à gram négatif (19 ± 0.57 mm)
(Lakehal, 2016).

L’espèce Pseudomonas aeruginosa reste un cas particulier avec une résistance plus forte
à l’huile essentielle testée (Lakehal, 2016).

Leurs résultats sont en accord avec ceux trouvés par Lograda et al. 2014 ; Kazemi et
al. 2012 ; Zouari et al. 2010 ; Imelouane et al. 2010 ; Mouchem et al. 2015 ; Al-Shuneigat
et al. 2015 ; Sbayou et al. 2014 qui ont montré que l’huile essentielle d’Artemisia herba alba
Asso. présente une activité antibactérienne contre les souches Gram positif et Gram négatif.

54
Chapitre 5 : Les travaux sur l’armoise blanche

5.6. Synthèse
L’étude antimicrobienne des H.E sur les souches bactériennes a été évaluée par la
méthode de l’aromatogramme.
Les résultats obtenus révèlent que les souches à Gram(+) sont les plus sensibles,
contrairement aux souches à Gram (-) qui sont résistantes.
L’activité antimicrobienne dépend de trois paramètres essentiels : la bactérie et l’H.E ou
l’extrait de la plante étudiée et la région de la plante étudiée.
La concentration d’H.E de la plante Artemisia herba alba influe sur l’activité anti
bactérienne pour cela le diamètre de la zone d’inhibition diffère selon le gram des souches
bactériennes. (Les souches les plus résistantes leurs diamètres est de - 9mm et les souches les
plus sensibles de 9mm au plus).
Selon les thèses analysées Escherichia coli était la bactérie la plus résistante aux
huiles essentielles de la région de M’sila à une concentration de 40%avec un diamètre de zone
d’inhibition de 11 mm (thèse 1). Et concernant les extraits Escherichia coli s’est montré
résistante avec un diamètre de 13 mm (thèse 3) ainsi qu’elle est résistante aux ATB extraites
aux différentes saisons de la même région.
Pseudomonas aeruginosa est une souche résistante aux huiles essentielles avec le
plus faible diamètre de la zone d’inhibition 6 mm (thèse 5) contrairement au extrait ou la souche
était sensible à tous les ATB (14 mm thèse 4).
Staphylococcus aureus était la bactérie la plus sensible aux huiles essentielles de
la région de M’sila à une concentration de 90% avec un diamètre de zone d’inhibition de 22
mm (thèse 2) ainsi pour les extraits ou elle s’est montré sensible à tous les ATB.
La zone d’inhibition la plus élevée pour Klebsiella pneumoniae de la région de
Djelfa est de 15 mm (thèse 5), la bactérie est extrêmement sensible aux huiles essentielles.
Pour Micrococcus luteus est la bactérie la plus sensible aux huiles essentielles
(thèses 2 et 5) avec un diamètre le plus élevé 22 mm dans les deux régions M’sila et Djelfa.
Ainsi pour la bactérie Bacillus subtilis est sensible aux huiles essentielles avec un
diamètre de 18mm (thèse 2) dans la région de Djelfa
En dernier, tous les extraits ont réagi positivement au moins sur une des souches
microbiennes testées. Les meilleurs résultats sont obtenus par les extraits d’Eté et de Printemps,
ce qui confirme que la plante d’Artemisia herba alba Asso. Possède des propriétés
antimicrobiennes, cependant les résultats obtenus par les antibiotiques ont montré une meilleure
réaction que ceux obtenus par les extraits méthanoliques d’Artemisia testés.

55
Conclusion

Conclusion

L’Algérie possède une flore végétale riche et diversifiée. Parmi les plantes médicinales
qui constituent le couvert végétal, se trouve le genre Artemisia, ce dernier est largement
distribué surtout dans les régions semi arides, parmi les espèces les plus connues se trouve
Artemisia herba alba qui représente une source inépuisable de substances et de composés
naturels bioactifs et d’autre part du besoin de la recherche d’une meilleure médication par une
thérapie plus douce sans effets secondaires.
Notre objectif dans ce travail est de faire une recherche synthétique de travaux d’auteurs
concernant l’étude de l’activité antimicrobienne des extraits aqueux et méthanoliques de la
plante Artemisia herba alba de la région de Tlemcen vis-à-vis un certain nombre de bactéries.
Les résultats obtenus par ces auteurs montrent que l’extrait et l’huile essentielle
d’Artemisa herba alba possèdent un effet inhibiteur sur les souches à Gram+par contre aucun
effet inhibiteur s’est avéré sur les souches à Gram-.
A la lumière de tous ces résultats, nous pouvons dire que les effets antibactériens obtenus
seraient dus à la composition chimique de la plante Artemisia herba alba en premier lieu et
cette composition peut se différencie selon l’origine géographique de la plante ainsi que par la
date de récolte.
Sachant que notre pays possède une biodiversité immense dont chaque plante se
caractérise par un réservoir assez important de métabolites secondaires avec des caractéristiques
thérapeutiques et pharmacologiques particulières qui demandent d’être exploités par les
recherches, de cet effet , et comme perspectives on propose de :
• Déterminer des nouvelles substances bioactives naturelles pourront répondre aux différents
problèmes de la santé et d’être un alternatif de médicaments synthétiques.
• Orienter les recherches scientifiques vers la réalisation des études approfondies et
complémentaires de l’activité antioxydante et antibactérienne des composés poly phénoliques
en générale et des flavonoïdes en particulier.
• Confirmer par des tests in vivo l’intérêt thérapeutiques.
Et finalement il serait intéressant de continuer ces travaux notamment sur d’autres
espèces végétales et d’autres microorganismes pathogènes, afin de confirmer l’efficacité ou
non des extraits et des huiles essentielles qui pourraient également faire l’objet d’une
démarche exploratoire systématiquement similaire.

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66
ANNEXE A

Figure 1: Etages bioclimatiques du nord algérien (ANAT, 2004).

67
ANNEXE A
Tableau 1: Paramètres bioclimatiques de la région de Tlemcen (1987-2012).

Mois T min(℃) T max (℃) P (mm) Humidité(%) V (m/sec)


Janvier 4,96 16,12 34,53 78,7 1,2
Fevrier 5,36 16,16 78,15 74,5 2,3
Mars 7,36 19,56 39,46 73,8 2,1
1987-2012 Avril 9,8 22,22 31,53 74,2 3,2
Tlemcen
Zenata Mai 12,38 25,6 17,59 69,2 2,3
Juin 16,4 29,5 5,68 66,2 1,7
Juillet 19,26 32,68 10,31 63,3 2,5
Aout 20,84 34,92 2,3 66,3 2,3
Septembre 17,58 30,4 18,96 65,7 2,0
Octobre 14,32 26,32 23,25 73,2 9,7
Novembre 10,74 20,12 56,75 72,7 1,2
Décembre 6,84 17,3 34,34 75,7 1,9

Cumul
Moyenne T Moy H: 71,1 Moy V: 2,7
352,85

68
ANNEXE B

Figure 2 : Effet de l’H.E d’A. Herba alba sur : E. coli, B. subtilis et M. luteus.

Tableau 2 : l’effet de l’H.E testée sur la croissance des souches bactériennes.

Espèces A. herba alba Asso


E. coli 12±0.1
M. luteus 18±0.6
B. subtilis 16±1.5

 Diamètres des zones (mm) d’inhibitions (moyenne ± écart type) de l’H.E d’Artemisia

Tableau 3 : Inhibition du développement des souches bactériennes testées.

Diamètres des ZI (mm)


Gram (-) Gram (+)
Concen K.p P.a E. c B. s S. a
trations
de l’HE
(%)
100 15 - 16 22 25
90 13 - 13 19 22
80 10 - 11 18 19
70 - - - 15 18
60 - - - 13 15
50 - - - 11 14
40 - - - 10 12
30 - - - - 11
20 - - - - -
10 - - - - -

69
ANNEXE B

Tableau 4 : Activité antimicrobienne des extraits méthanoliques.

Souches Diametres de zones d’inhibition (mm)

Staphylococcus aureus 18±0,7


ATCC 6538
Pseudomonas aeruginosa 14±0,2
ATCC 25853
Escherichia coli 13±0,6
ATCC 25922

Figure 3 : Variation de l’activité antimicrobienne des extraits méthanoliques.

70
ANNEXE B

Tableau 5 : Antibiogramme des germes étudiés en comparaison avec certains antibiotiques :


Antibiogramme des germes étudiés en comparaison avec certains antibiotiques (Diamètre de
la zone d’inhibition en mm).

Staphylococcus aureus Pseudomonas Esherichia coli


(Gram+) aeruginosa (Gram-) (Gram-)

Contrimoxazole 26 - -
(SXT)
Oxacialline1( OX1) 19 - -
Téicoplanine (TE) 24 - -
Vancomycine (VAN) 23 - -
Ciprofloxacine (CIP) 29 - -
Amoxicilline(AMC) - - 20
Ticarcilline (TIC) - - Résistance
Ampicilline (AMP) - - Résistance
Amikacine (AKN) - - 21
Cotrimoxazole (SXT) - - Résistance
Amoxicilline (AMC) - Résistance -
Gentamicine (CN) - 18 -
Amikacine (AKN) - 22 -
Piperacilline (PIP) - 20 -
Cotrimoxazole (SXT) - Résistance -

73 71
ANNEXE B

Tableau 6 : Résultats de l’activité antibactérienne.

Espèces K.p. P.a. E.c. B.s. S.a.


Artemisia 15±0.54 06±00 19±0.55 21±0.43 33±0.43
herba-alba
Asso

72

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