L’Homme est instinctivement attaché à la vie.
Alors, on comprend donc bien
pourquoi le sujet de l’euthanasie suscite tant de polémiques ; entre ceux qui
voient l’euthanasie un moyen d’apaisement, et ceux qui disent qu’elle n’est
qu’un suicide médicalement assisté.
Les partisans d’euthanasie s’accordent à dire que cette dernière est un droit ;
un droit à mourir comparable au droit à vivre.
De prime abord, l’euthanasie est un choix à respecter. En effet, tous les
patients ont le droit d’interrompre ou de refuser un traitement , encore plus
ceux qui sont atteints de maladies incurables. Si un patient veut se débrancher
des appareils qui le maintiennent artificiellement en vie, il a absolument le
droit.
De surcroit, il ne manque pas de rappeler que l’euthanasie est une délivrance.
En d’autres termes, en cas de maladie grave et incurable, le patient souffre
atrocement et vit un véritable calvaire ; c’est là que l’euthanasie peut intervenir
comme un moyen qui sert à abréger les souffrances, à éviter les douleurs
inutiles, et à réduire les délais d'agonie.
Cependant, les détracteurs de ce sujet s’insurgent en affirmant que
l’euthanasie n’est pas du tout une solution humaine.
En premier lieu, ils avancent que l’euthanasie affaiblie les liens de confiance
envers toute la profession médicale. Effectivement, le médecin devient non
seulement celui qui guérit, soulage ou réconforte, mais aussi celui qui donne la
mort. Le médecin est- il devenu donc le bourreau de nos jours ?
En second lieu, la fin de vie reste une vie. Autrement dit, nul ne peut savoir ce
que nos derniers jours nous réservent. Pour illustrer cela, citons le cas du
patient psychiatrique, aux pays bas, qui sur le point d'être euthanasié, guérit
grâce à un deuxième médecin après un mauvais diagnostic qui s'est étendu sur
plusieurs années.
En dernier lieu, le fait de demander la mort n’est pas toujours vouloir mourir ;
dans la mesure où vouloir mourir signifie presque toujours ne pas vouloir vivre
dans des conditions aussi difficiles. Demander la mort parce que l'on souffre,
est-ce vraiment un choix libre ?
Ainsi il ressort de notre réflexion que la vie humaine est inviolable : voilà le
principe absolu. Le droit de vie et de mort n’appartient pas à l’homme, mais à
Dieu. En plus, « Je ne provoquerai jamais la mort délibérément » est une
phrase prononcée par tous les médecins avant de commencer à exercer.
Ajoutons à cela que l’interdit de tuer structure notre civilisation. Exiger une loi
qui obligerait les médecins à donner la mort soulève d'énormes questions.
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