Université Du Québec en Abitibi-Témiscamingue
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MEMOIRE
MAITRISE EN TÉLÉCOMMUNICATIONS
PAR
AOÛT 2017
Il
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permission.
Dédicace
Ill
TABLE DES MATIÈRES
LISTE DES TABLEAUX .... ........... ............ ............ ............ ............ ............ ............... X
RÉSUMÉ .... ............ ............ ............ ............ ............ ............ ............ ............ .............. XI
CHAPITRE 1. ............................................................................................................. 5
1. 2 Principe de l'O FDM .............. ............ ............ ............ ............ ............ ................ 6
1.3. 4 Zero Padding (ZP) ........... ............ ............ ............ ............ ............ .............. 10
1. 4 Bande de garde .......... ............ ............ ............ ............ ............ ............ .............. 10
1. 5 Les pilotes ..... ............ ............ ............ ............ ............ ............ ............ .............. 11
1.8 Conclusion .... ............ ............ ............ ............ ............ ............ ............ .............. 16
IV
CHAPITRE 20 0000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000017
201 Introduction oooo ooooooooooo oooooooooooo oooooooooooo oooooooooooo oooooooooooo oooooooooooo oooooooooooo oooooooooooooo17
202 Capacité d'un canal MIMOOOOOO OOOOOOOOOOOO OOOOOOOOOOOO OOOOOOOOOOOO OOOOOOOOOOOO OOOOOOOOOOOO OOOOOOOOOOOOO 17
20201 Capacité dans le cas déterministe 000000000oo 0000000000oo 0000000000oo 0000000000oo 0000000000Oo 00018
20202 Capacité dans le cas d'un canal aléatoire ooooooooooOooo ooooooooOooo ooooooooOooo ooooooooOoooo 20
intelligentes 0000000 000000000000 000000000000 000000000000 000000000000 000000000000 000000000000 000000000000 00000000000029
204 MIMO-OFDM000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000030
2.40 6 S ch ém a block d ' un syst èm e MIMO - OFDM oooooooo oo oooooooooo oo oooooooooo oo oooooooooooo 30
C HAPITRE 30000000000•• 0000000000•• 0000000000•• 0000000000•• 0000000000•• 0000000000•• 0000000000•• 0000000000•• 00000000000033
PERFO RMANCES D U S Y STÈ M E M I MO-OFDM À 2.4 GHZ 0000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 33
3 01 Intro duction 000000000000000. 00000000000. 00000000000. 00000000000. 00000000000. 00000000000. 00000000000. 00000000000003 3
3.4 Simulation s et résultats 00000000000 000000000000 000000000000 000000000000 000000000000 000000000000 0000000000000 38
3 .401 Partie I: S ISO-OF DM à 2 .4 GHz 000 000 000 000 000000 000 000 000000 000 000 000000 000 000 000000 000 000 000 38
CHAPITRE 40 000000000.. 0000000000.. 0000000000.. 0000000000.. 0000000000.. 0000000000.. 0000000000.. 0000000000.. 00000000000044
v
PERFORMANCES DU SYSTÈME MIMO-OFDM À 60 GHZ ................................ 44
4.1 Introduction ............... ............ ............ ............ ............ ............ ............ .............. 44
4.2 Compagne de mesures ........... ............ ............ ............ ............ ............ .............. 45
4. 7 Conclusion ...................................................................................................... 58
VI
LISTE DES ABRÉVIATIONS, SIGLES ET ACRONYMES
CP Préfixe Cyclique
VIl
LISTE DES FIGURES
Figure 1.1 (a) Système multi-porteuses. (b) Représentation fréquentielle du système [7] ......... 6
Figure 1.2 Représentation spectrale des sous porteuses orthogonales [8] ................................. 7
Figure 1.3 Effet de la dispersion du canal sur les sous-porteuses d'un signal OFDM[7] .......... 9
Figure 1.4 Ajout de l'intervalle de garde [7] ......................................................................... 10
Figure 1.5 Pilotes en bloc [7] ................................................................................................ 11
Figure 1.6 Pilotes en peigne[7] ............................................................................................. 12
Figure 1. 7 Pilotes en treillis[?] ............................................................................................. 12
Figure 1.8 Schéma bloc simplifié d'un émetteur-récepteur OFDM ........................................ 13
Figure 1.9 Insertion des sous-porteuses dans l'IFFT [8] ........................................................ 14
Figure 2.1 Système J\.11MO NR x NT [7] .............................................................................. 18
Figure 2.2 Décomposition DVS de la matrice du canal H [7] ................................................ 19
Figure 2.3 Principe de l'algorithme de remplissage en eau (waterfilling) [7] ......................... 19
Figure 2.4 (a) Diversité temporelle, (b) Diversité fréquentielle (b)[7]. ................................... 22
Figure 2.5 Diversité spatiale [7]. ........................................................................................... 22
Figure 2.6 Codage STBC [11] .............................................................................................. 23
Figure 2.7 Exemple d'un codeur STTC avec NT=2, m=3, v1= v2= v3=2 [7] ........................ 25
Figure 2.8 Schéma simplifié d'un système de multiplexage spatial [7] .................................. 26
Figure 2.9 Principe du détecteur OSIC [7] ............................................................................ 28
Figure 2.10 Principe du décodeur sphérique [7] .................................................................... 29
Figure 2.11 Schéma bloc d'un système J\.11MO-OFDM [10] ................................................. 31
Figure 4.1 Photo de la gall erie prise dans la mine CANMET ................................................ 45
Figure 4.2 Exemple de réponse impulsionnelle du canal minier à 60 GHz.. ........................... 47
Figure 4.3 : Dispersion moyenne du retard (RMS delay spread) ............................................ 48
Figure 4.4 :Bande de cohérence pour une corrélation de 0.9 ou plus ..................................... 50
VIII
Figure 4.5 : SISO-OFDM pour differents intervalles de garde ............................................... 52
Figure 4.6 : Système OFDM pour différentes tailles de la FFT.. ............................................ 53
Figure 4. 7: STBC-OFDM 2x2 vs. SISO-OFDM pour des distances Tx-Rx de 5 rn et 10 rn,
respectivement ..................................................................................................................... 55
Figure 4.8. Performance du STBC-OFDM vs. SISO-OFDM en fonction de la distance T x-Rx
pour un SNR = 20 dB ........................................................................................................... 57
IX
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1.1 Paramètres d'un système OFDM dans le standard IEEE 802.16a ....................... 13
Tableau 3.1 Paramètres du système OFDM et caractéristiques du canal minier ..................... 38
Tableau 3.2 Paramètres du système STBC-OFDM et caractéristiques du canal minier .......... 41
Tableau 4.1 Caractéristiques de l'antenne cornet utilisée[23]. ................................................ 46
Tableau 4.2 Paramètres du canal ainsi que du système STBC-OFDM à 60 GHz ................... 51
x
RÉSUMÉ
Xl
ABSTRACT
Xli
INTRODUCTION GÉNÉRALE
Les communications sans-fil sont devenues une partie intégrante de notre v1e
quotidienne. Cette technologie a contribué à l'augmentation de la production et le
renforcement de la sécurité au travail, dans différentes industries. Il serait donc, injuste
de ne pas profiter de ces avantages dans l'industrie minière. En fait, un système de
communication sans-fil assurera une gestion harmonieuse des travaux dans les mines,
la communication de l'intérieur de la mine vers l'extérieur pour les opérations
quotidiennes, ainsi que pour les opérations rapides de sauvetage en cas de catastrophe.
Contexte de l'étude :
Problématique:
Solution proposée :
Une bonne alternative, aux communications filaires, serait le recours à des systèmes
de communications sans-fil. Afin de combattre les deux problèmes majeurs du canal
minier, à savo ir, la propagation à multi-trajets et la sélectivité fréquentielles , en plus de
viser les hauts débits, nous proposons la technologie MIMO-OFDM dans le contexte
des bandes millimétriques.
MIMO-OFDM est une technologie qui a été déjà adoptée par plusieurs standards de
quatrième génération (4G). On cite, par exemple, 3GPP-LTE, le WiMAX, l'IMT-
Advanced ainsi que le WLAN (IEEE 802.11a, IEEE 802.11n). Cette technologie est
en fait, la combinaison de deux technologie s :
La première est la technologie MIMO (Multiple Input Multiple Output). Ce type de
système consiste en l'utilisation de plusieurs antennes à l'émis sion et à la réception.
Un tel système permet de fortifier la liaison radio en adoptant des techniques de
diversité. Il permet également d'augmenter le débit de la communication avec des
techniques de multiplexage. Il a été démontré que la capacité d'un système MIMO, à
NT antennes émettrices et NR antennes réceptrices, augmente par un facteur égal à min
(NT, NR).
La deuxième teclmique est l'OFDM (Orthogonal Frequency Division
Multiplexing). Elle permet d'envoyer plusieurs faisceaux de données en parallèles sur
des sous-porteuses orthogonales. Cette teclmique de modulation est facile à
implémenter avec une simple FFT (Transformée de Fourier Rapide). Outre cela, elle
permet la subdivision d'un canal large bande en plusieurs sous-canaux à bande étroite.
L'OFDM est aussi intéressante car elle permet l'utilisation efficace de la ressource
fréquentielle qui est une ressource de plus en plus rare.
Ainsi, avec la combinaison des deux techniques, MIMO-OFDM offi·e une solution
qui résiste à la fois à la sélectivité fréquentielle et profite des multi-trajets pour
renforcer la liaison radio. Donc, MIMO-OFDM offrira des communications à haut-
débit avec une robustesse accrue.
Plusieurs études ont été effectuées dans le but d'évaluer les performances des
systèmes MIMO dans un environnement minier [2-5]. Dans [2], une comparaison des
performances est faite entre un système MIMO avec des antennes omnidirectionnelles
et MIMO avec des antennes directionnelles pour les communications à 2.4 GHz, dans
un canal minier. Il a été démontré que le s antennes directive s augmentent la
corrélation dans le canal MIMO, par contre, offrent une capacité plus élevée grâce au
gain des antennes. Un autre travail a été présenté dans [3] où l'on suggère des antennes
patch directionnelles pour les communications à 60 GHz. L'étude indique que la
présence des mineurs affecte énormément les performances des communications à 60
GHz. Une autre étude, présentée dans [4], fournit les performances du MIMO lors de
l'incorporation de la teclmique de diversité STBC (Space Time Block code), qui est un
codage spatio-temporel proposé par S.M Alamouti en 1998, ou il a été démontré que le
codage STBC permet d'améliorer la qualité de la liaison radio, grâce au gain de
diversité. De l'autre côté, une étude des performances de l'OFDM pour les
communications à 60 GHz dans les mines, est présentée dans [5]. Cette étude indique
que le taux de dispersion dans le canal minier, la directivité des antennes ainsi que les
dimensions de la galerie affectent considérablement les performances du système.
Cependant, aucune étude des performances de MIMO-OFDM n'a été proposée dans
un environnement minier. Donc, par le présent travail, nous effectuons une étude des
performances de MIMO-OFDM dans un canal minier pour des communications sans-
fil à 2.4 GHz et 60 GHz.
Le présent travail consiste, donc, en une étude des performances du système de
communication MIMO-OFDM opérant dans les bandes de 2.4 GHz et 60 GHz, à
travers un canal minier.
1.1 Introduction
Dans les systèmes à une seule porteuse, pour une transmission à un taux Rs
symboles par seconde, la plus petite bande passante nécessaire est la bande de Nyquist
Rs/2. Ceci implique qu'une transmission à plus haut débit, nécessite une bande
passante plus large. De plus, lorsque la bande passante devient plus large que la bande
de cohérence du canal de communication, la transmission souffre du phénomène de
l'évanouissement causé par la propagation à multi-trajets, ce qui conduit à l'apparition
des interférences inter-symboles (IlS). En général, un égaliseur de canal, adaptatif, est
utilisé pour compenser l' effet causé par l'IlS. Cependant, la complexité d'un tel
égaliseur accroit avec l'augmentation du taux de transmis sion.
Les techniques de transmissions multi-porteuses ont été proposées afin de
combattre la sélectivité fréquentielle dans les systèmes large bande. La figure Fig.l.l
montre le schéma générique d'un tel système. Le principe consiste en la conversion du
signal large bande en plusieurs signaux à bande étroite. En procédant de cette manière,
on transforme le canal sélectif en fréquence en plusieurs sous canaux à
évanouissement plat. Ce type de système peut être vu comme une technique FDMA
(Frequency Division Multiple Access). [6]
5
Xt Xr
Channel
&
noise
(a)
Non selectif
~
~ -~ .
1'-- ,..,.""
... ,.. ...... "' r"' <::
foi
r<
'
1
'
Frequence
(b)
Outre cela, si les sous-bandes sont limitées en spectre, on l'appelle une transmission
FMT (Filtred Multi Tone). Bien que cette technique puisse combattre l'effet de la
sélectivité fréquentielle, son implémentation devient complexe vu qu'elle implique
l'utilisation de plus de codeurs/décodeurs, oscillateurs et filtres de plus haute qualité ,
lorsqu'on augmente le débit de transmission.
6
divise le canal large bande en plusieurs sous canaux à évanouissement plat. Par contre,
l' OFDM se distingue par le fait qu' elle permet la transmission de l' information via des
sous-porteuses dont les spectres se chevauchent sans, pour autant, perdre
l' information, et ce grâce au principe de l' orthogonalité. En outre, les sous-porteuses
orthogonales sont générées avec une simple FFT (Fast Fourier Transform), ce qui
implique une implémentation plus simple comparée à la technique FMT.
1.2.1 Orthogonalité
La famille des signaux ~/Z7if"kt } forme une base orthonormée pour des
fréquences fk =le 1TSym, avec 0 ~ t ~ T--lYm. Dans le domaine fréquentiel, ces signaux
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
F reque n ce
Prenant maintenant, le cas qui nous intéresse le plus, à savoir le cas discret. Soit Ts la
période d'échantillonnage des signaux de la base orthonormée. Soit N le nombre de
7
T.
points représentants chaque signal de la base tel que N = sym , Tsym étant la durée totale
r:
de chaque signal.
orthonormée s'écrira sous la forme discrète : e 12"'k 1N avec n = 0, ... , N -1. Le principe
d'orthogonalité dans le cas discret peut être exprimé donc, comme suit [7]
1'""'
N-1
-~e
j27111k / N
.e
-}211111 / N
=
{1 . k -f
... Sl ... -
( 1.1)
N n=O O... si ...k -=F l
( 1.2) [7]
A noter que les x(n) s'avèrent être les points de la IDFT (Inverse Discret Fourier
Transform). Donc, la modulation OFDM peut être implémentée de façon efficace par
une simple IFFT. À la réception, les symboles Xk sont récupérés en appliquant
l'opération Inverse, qui est la FFT, comme dans l'équation (1.3) [7]
8
1.3 Intervalle de garde
Le signal se propageant entre 1' émetteur et le récepteur subit des réflexions, des
diffractions et des diffusions. Ainsi, plusieurs versions du même signal arrivent au
niveau du récepteur avec des délais différents. C'est ce qu'on appelle communément la
propagation multi-trajets. La figure 1.3 illustre l'effet de dispersion, causé par les
multi-trajets, sur les différentes sous-porteuses d'un signal OFDM. De cette figure, on
constate que la dispersion entraine l'apparition de l'interférence inter-symboles (IlS),
ce qui peut provoquer la perte d'orthogonalité entre les sous porteuses. Ceci réduirait
énormément les performances du système de transmission OFDM. L'ajout d'un
intervalle de garde, dans ce cas, est la solution qui a été prônée, pour éliminer cet effet
indésirable du canal.
· -----:---+~
fo :
--+ ?-' ·?'~
·-. .
----:<'-.._. - - + -·.... 1
•. ---+---:---+• '
..._ _---'t-_....,
!~····/ 1 ················( /
, Çr Ds- l2r
1 1
a~
1
..
~)
1
(
Figure 1.3 Effet de la dispersion du canal sur les sous-porteuses d'un signal
OFDM[7]
9
maximale causée par le canal, permet de maintenir l'orthogonalité entre les différentes
sous porteuses.
t:emps
1· Symbole OFDIVI
a) L'utilisation d'un filtre passe-bande : Ceci induit une complexité plus élevée
pour avoir un filtrage acceptable. Une alternative à cela est l'utilisation d'une fenêtre
dans le domaine temporaire, comme la fenêtre en cosinus surélevé.
b) L'utilisation de porteuses virtuelles : Ce sont des sous-porteuses qui ne sont pas
utilisées. Elles sont ajoutées sur les deux bords de la bande du signal OFDM,
réduisant, ainsi, le débordement du spectre. Cependant, ceci a pour effet latéral de
dégrader l'efficacité spectrale d'un taux égale à N u.sed 1N FFT , N FFT étant le nombre
10
total de sous-porteuses, et Nused le nombre de sous-porteuses utilisées pour la
transmission de l' information utile.
Les pilotes sont utilisés dans les systèmes OFDM pour estimer le canal radio. Ils
peuvent être classés, selon leurs arrangements, en trois catégories :
1 OFDM symbol 1• S, •1
00000000000000000000
00000000000000000000
00000000000000000000
00000000000000000000
00000000000000000000
~ 00000000000000000000
~ 00000000000000000000
rr 00000000000000000000
~ 00000000000000000000
00000000000000000000
00000000000000000000
00000000000000000000
00000000000000000000
00000000000000000000
T i me
11
1 O FDM symbol
00000000000000000000
00000000000000000000
00000000000000000000
00000000000000000000}
00000000000000000000
~
:::J
gggggggggggggggggggg ~
rr 00000000000000000000
~ 00000000000000000000
00000000000000000000
00000000000000000000
00000000000000000000
00000000000000000000
00000000000000000000
T ime
s,
1 O FDM symbol 1+---- - - - - ----1
cooooooooooooooooooo
COOOQOOOOOOOOOOOOOOO
coooooooooooooooocoo
0000000000000000000
cooooooooooooooooooo
i gggggggggggggggggggg
~ coaooooooooooooooooo
~ 0000000000000000000}
coooooooooooooooocoo
gggggggggggggggggggg ~
co 00000000000000000
0000000000000000000
Time
Ce type de pilote est utile dans le cas d'un canal sélectif en fréquence et variant dans le
temps. Ceci reste vrai tant que, la période d' insertion des pilotes dans le temps est
inférieure ou égale au temps de cohérence. De même, la période d' insertion des pilotes
dans le domaine fréquent ielle devrait être inférieure ou égale à la bande de cohérence.
12
,
S ou rce M od Ajout Aj out
d ' lnfo ..... QAM ..... sou s-
,... IFFT ..... C P / ZP ..... Fen êtrage
po rteuses
virtuelles
,,
Demod Egalisa- Ô t er sou s- Ô ter
QAM ..... tion du f+- porteuses ~ FFT ..... CP / ZP 1+ Fenêt rage
Canal virtuelles
Tableau 1.1 Pa ramètres d 'llll système OFDM dans le standard IEEE 802.16a.
Nombre de pilotes 8
La figure 1. 9 illustre la manière dont les différentes sous porteuses sont insérées.
Apres l'IFFT, un intervalle de garde est ajouté pour combattre l'effet de dispersion
causée par la propagation à multi-trajets dans le canal radio. La longueur utilisée
généralement est NFn/4. Cependant, il faut vérifier toujours que la longueur de
l'intervalle de garde est plus grande que la dispersion maximale causée par le canal de
telle sorte à éviter l'apparition de l'IlS. Ensuite, le fenêtrage utilisant la fenêtre en
cosinus surélevé est utilisé dans le but de réduire le débordement du spectre du signal
OFDM en dehors de la bande de transmission, afm d'éviter l' apparition des IICs. La
13
modulation RF est, ensuite, appliquée pom transmettre le signal SlU' la bande radio qui
lui est réservée. Exemple, dans le standard IEEE 802.16a, le spectre du signal est
centré au tom de la fréquence 2.56 GHz, 3.5 GHz ou 5.8 GHz.
k n x[n + L]
X[k]
-
.j, .j,
0 0
12
- 13 .
24
..
- 38
24
- 63
24
- 88
12 100
... pilotes :::: 101
:::::
... zeros IFFT
::;
...information utile
12
24
-
-
::::
155
56
168
- 193
24
- 218
24 .
- ..
243
12
255 255
14
1.7 Avantages et inconvénients de l'OFDM
La technique OFDM est désormais une technique populaire qui est adoptée par
plusieurs standards. Cette technique, à l'instar de toute technique de communication, a
ses avantages et ses inconvénients.
15
1.8 Conclusion
L'OFDM est une technique de communication qui est désormais populaire. Elle
est adoptée par les standards de communications sans-fil de la 4G. Son succès repose
sur son efficacité spectrale, comparée aux techniques de 3G et la simplicité de son
implémentation avec la FFT.
16
CHAPITRE2
2.1 Introduction
La figure 2.1 illustre les éléments de la matrice du canal, dans le cas d'un système
de communication MIMO utilisant NT antennes émettrices et NR antennes réceptrices.
Les hu sont des nombres complexes dans le cas d 'un canal à évanouissement plat [7].
Cependant, ils deviennent des vecteurs de nombres complexes dans le cas d'un canal
sélectif en fréquences [7].
17
Fïgure 2.1 Système MIMO NR x NT [7]
y= ~H.x+z
~N;·
(2.1)
Nxl
Avec zEC r est le vecteur du bmit blanc Gaussien additif
(2.2)
Lorsque l'information sur le canal est disponible à l'émetteur, la capacité du canal est
exprimée parl'équation 2.3 [7] :
18
Ou T,(RxJ= Nr (avec Tr dénotant la trace de la matrice), lorsque la puissance du signal
transmis sur chaque antenne est égale à 1, et Ex est l'énergie du signal transmis.
v H
x L-------lx y y
~OCQ!>Utii~~
/ ! ~ t
y ~Pl y ~Pl NrNo
~~pl
NrNo Ex"-r
Ex"-r·l
NrNo • • •
Nr No NrNo ExÀ3
Ex"-2
ExÀ I
Le principe de cette méthode consiste à alimenter les modes qui présentent le SNR le
plus élevé et vice-versa. D 'autre part, les modes qui présentent un SNR inferieur à un
certain seuil, ne sont pas du tout alimentés.
19
b) Etat du canal inconnu a 1' émetteur :
(2.4)
La capacité du canal MIMO est liée à la corrélation entre les antennes émettrice ainsi
que la corrélation entre les antelllles réceptrices.
Soit, Rt et Rr les matrices formées des coefficients de corrélation entre les antennes
émettrices et les antennes réceptrices, respectivement. La capacité du canal est réduite
dans ce cas par le taux suivant [7]:
Donc, le seul cas où il n' y a pas de réduction de la capacité est lorsqu' il n' y a pas de
corrélation entre les antennes émettrices et entre les antennes réceptrices.
20
2.3 Les techniques MIMO
Les techniques utilisées dans les systèmes MIMO peuvent être classées en trois
grandes familles : Les techniques de diversité, les techniques de multiplexage et les
techniques de formation de faisceaux [10]. Dans cette section, plus de détails, sur
chacune des techniques, seront donnés.
Types de diversité
a) Diversité temporelle : La même information est transmise en redondance sur
deux instants différents séparés par un intervalle de temps qui soit supérieur au temps
de cohér ence du canal.
b) Diversité fréquentielle : La même information est transmise en redondance sur
deux bandes de fréquences différentes séparées par une plage de fréquence supérieure
à la bande de cohérence.
c) Diversité Angulaire : Plusieurs antennes r éceptrices avec différentes
directivités permettent de recevoir différentes versions du même signal.
d) Diversité spatiale : Des antennes séparées par une distance suffisamment
grande, permettent de créer des sous canaux indépendants. La même information peut
ainsi être envoyée sur les différents sous canaux.
21
Fre que ncy
Spa ce
(c) Space-t ime clivers ity (cl) S pace- freq ue ncy cl i vers i ty
Soit T la période avec laquelle les signaux sont transmis. L'espacement entre les
antennes doit être suffisamment grand afin d 'assurer un certain taux de de-corrélations
entre les sous canaux du canal MIMO. Ceci assure la diversité spatiale.
22
Soit S 0 et Si deux symboles transmis à l'instant t, sur l'antenne 0 et l'antenne 1,
respectivement. hO, hl, h2 et h3 sont les différents sous-canaux entre l'émetteur et le
récepteur, comme indiqué sur la figure 2.6.
À l'instant t+T, le -s;est transmis sur l'antenne 0 et le symbole S~ est transmis sur
l'antenne 1.
Les signaux reçus à l' instant tet t+T sont donnés par les équations 2.6 suivantes:
r0 = h 0 S 0 + h 1S 1 + n 0
'î = -h0 S 1* + h 1 S~ + n 1
(2.6)
r2 = h2So + h 3St + n2
r 3 = -h2 S; + h3 S~ + n 3
so
T,...,. . ,
St
rxantenno 0
..l rxam mno 1
23
Après avoir estimé les coefficients du canal MIMO, les symboles transmis sont
récupérés à la réception comme montré dans l'équation 2. 7.
À noter que les hi sont considérés comme des nombres complexes (évanouissement
plat) dont les valeurs ne varient pas durant la transmission des deux symboles
consécutifs.
La figure 2.7 décrit une partie d'un codeur en tr eillis pour un système à Nr
v+k-I
(2.8)
Où v est la taille de la mémoire totale requise par le code STTC, qui est :
m
v-'""'v
-~ k (2. 9)
k =l
24
(2.10)
8o_.-<><>-~-----...._
x 1'
Les polynômes générateurs gJ.i sont les symboles M-PSK avec k=l, .. , m, j =l, ... , Vk et
i =l, 2, ... , Nr: Les symbole s transmis sur les antennes i=l, 2, ..., Nr, x; sont calculés
selon l'équation (2.11) :
(2. 11)
L'algorithme de décodage de Viterbi peut être utilisé au récepteur, pour décoder les
signaux codés en STTC.
25
2.3.4 Techniques de Multiplexage
Contrairement aux techniques de diversité, le but d' utiliser les techniques de
multiplexage est l'augmentation du débit [10]. Cela consiste à diviser le flux de
données, qui arrive à l'émetteur, en plusieurs flux secondaires, chacun envoyé sur une
des antennes disponibles à l'émetteur en utilisant la bande de fréquence . Il a été
démontré que la capacité, d 'un système à M antennes émettrices et N antennes
réceptrices, augmente de façon presque linéaire avec min(M, N) [13]. Cependant, le
grand défi dans les techniques de multiplexage est la détection au niveau du récepteur.
La figure 2.8 présente le schéma de base d'un système utilisant le multiplexage spatial
[7].
Channel
x x x x
x x x x esti mator
x x x x x,
x x x x
x x x x
x x x x x2
x x x x
x x x x
Spatial " XzXJ
XNr' " XzXJ S.tgna1 XNr'
stream
detector
generator x x x x
x x xx
xx xx
xx xx
Soit H la matrice du canal J\.1IMO Mx N représentée dans la figure 2.8, où hJi est
le coefficient du canal entre la i eme antenne émettrice et la/me antenne réceptrice avec
i =l,2, ... , M et ) =1,2, ... , N. Les vecteurs x = (x1,x2,... ,xM) ,y = (y1,y2,... ,yN )et
z = (z1,z2, ... ,zN) sont, respectivement, les signaux transmis, reçus et le bruit blanc
gaussien additif centré de variance a;.Le système peut être décrit par 1'équation 2.12.
y= H.x +z (2.12)
26
Détection Linéaire
Dans ce type de détection, on détecte un signal désiré par une superposition
linéaire de tous les signaux reçus. Ceci se fait en inversant l'effet du canal. Il existe
principalement deux méthodes de détection linéaire connues : le forçage à zéro (ZF) et
à erreur quadratique minimale (MMSE) [7].
a) Zero Forcing :
L'annulation de l'effet du canal est faite en multipliant le vecteur des signaux reçus
par la matrice suivante :
wZF = (HH H)- 1 HH (2.13)
Où ()H désigne l'opérateur de la transposée hermitienne.
Le signal détecté est donc:
(2.14)
À noter que, dans ce cas, les performances du système sont directement liées à la
puissance du terme (H H Hr H1
H .z.
La différence donc, par rapport à la technique ZF, est l'ajout du terme a~] contenant
de l' information statistique sur le bruit additif, ce qui permet de réduire son effet sur le
signal détecté.
Détection Non-Linéaire
1) OSIC (Ordered Successive Interference Cancellation):
Les méthodes linéaires ont, généralement, une faible performance par rapport aux
techniques non-linéaires. Cependant, ceux-là requièrent une complexité plus élevée
[7]. La t echnique OSIC permet d'améliorer la performance avec une légère
augmentation dans la complexité. Cette technique consiste en une banque de
récepteurs linéaires placés en série. À chaque étage, un seul signal est détecté, soustrait
27
du signal total reçu puis passé à l'étage d'après. Le principe de cette technique est
illustré dans la figure 2. 9.
~
_____, _ - - A 1 y(1) (2) nd stream x (2l
Y(1) - Y h ( J)x (l)l estimation
1
_____, _ _ _
l ~ I Y (2) (3) rd stream '\3)
y <2> - y n>- 11(2) x(2) 1
estimation
1
~
_____, _ - - - l A 1 y(3) ( 4) th stream ~4)
Y(3J - Y(2J 1<3Jx(3JI estimation
La performance du détecteur :ML est nettement meilleure que celle des détecteurs
linéaires et OSIC. Cependant, sa complexité augmente de façon exponentielle [7]
28
0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0
li ~
0 0 0 0 0
~~'ML solu~n
R""""'"~
vector C
50
0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0
(a) Original s phere (b) New sphere with the reduced radius
29
Gain du réseau
Un signal transmis suit plusieurs chemins avant d'arriver au récepteur. Les
principaux trajets sont généralement le trajet direct ou line of sight (LOS), et les trajets
indirects issus des réflexions au niveau des grands obstacles, comme les bâtiments et
les montagnes. Si la position des grands objets est connue au récepteur, un maximum
de puissance peut être collecté en orientant le diagramme de rayonnement du réseau
vers les directions de provenance des trajets dominants. Dans la pratique, les directions
des trajets dominants sont estimées de façon continue et le diagramme de rayonnement
est mis à jour de façon continue. [ 13]
2.4 MIMO-OFDM
Nous avons présenté, dans les deux chapitres précédents, les techniques MIMO
et la modulation OFDM. Dans le présent chapitre, nous présentons une architecture
hybride englobant ces deux dernières pour former un système MIMO-OFDM, qui
permet d'augmenter à la fois la vitesse de transmission, la portée et la robustesse du
liaison radio [14]. En fait, le système MIMO est connu pour sa capacité à délivrer des
communications à haut débit. Cependant, dans ce cas-ci le canal MIMO deviendrait
sé lectif en fréquence. L' OFDM transforme le canal sélectif en fréquence en plusieurs
sous canaux à évanouissement plat. Son intégration dans les MIMO a permis donc, de
réduire la complexité du récepteur [10].
30
Codeur
MIMO
(a)
(b)
2.4. 7 Capacité
Il a été démontré que la capacité d'un canal MIMO utilisant l'OFDM est, en fait,
la moyenne des capacités à travers chaque sous porteuse. Sachant que le canal à
travers chaque sous porteuse est considéré comme plat, la capacité dans le cas d'un
système MIMO-OFDM est donnée par l' expression suivant[15].
bpsjHz (2.17)
31
Avec N étant la taille de la FFT, NR et Mr le nombre d'antennes réceptrices et
émettrices, respectivement, Hk la matrice du canal MIMO à travers la léme sous
porteuse OFDM.
2.5 Conclusion
Les systèmes MIMO ont gagné un grand intérêt et sont devenus populaires. Ils
ont été adoptés dans plusieurs standards de communications sans fils de la 4G. La
capacité d'un canal MIMO augmente proportionnellement avec le mm1mum
d'antennes à l'émetteur et le récepteur. Les techniques MIMO sont employées pour,
soit, créer de la redondance, ce qui engendre un gain de diversité améliorant ainsi, la
qualité du lien radio, soit pour augmenter le débit de transmission grâce au
multiplexage spatial. Le réseau d'antennes MIMO peut, également, être utilisé pour
varier la direction et la forme du diagramme de rayonnement. Ceci permet de récolter
le maximum de la puissance du signal, à la réception, et d'améliorer ainsi le SNR.
Tous le s avantages qu 'apportent les MIMO font d'eux un objet de recherches intenses
pour leur intégration dans les systèmes de communication sans fil de la 5G.
32
CHAPITRE3
3.1 Introduction
33
La compagne des mesures a été effectuée dans une ancienne mine d'or nommée
CANMET située au nord de la province du Québec au CANADA Elle est située à une
profondeur de 40 rn en dessous de la surface de la terre. La galerie principale s'étale
sur une longueur de 75m avec une hauteur de 3m et une largeur d'environ Sm Le taux
d'humidité à l'intérieur de la mine est très élevé et la température varie entre 6 et 15°c
tout au long de l'année.
c 3 x 108
c = Jo.f-=:::;, A=-= = 0.125m (3.1)
f 2.4xlc1
L'analyse du canal est faite dans le domaine fréquentiel. Un analyseur de réseau a été
utilisé (Agilent E8363B) pour déterminer le coefficient de transmission S 21- Le
système de mesure est illustré dans la figure 3.1.
TX RX
VNA
L...---~ Agilent E8363B ~---'
34
Le système est constitué de deux antennes émettrices et de deux antennes
réceptrices qui forment un système MIMO 2x2, des commutateurs pour permettre de
sélectionner l'antenne à alimenter et un amplificateur de puissance en émission ainsi
qu'un amplificateur à faible bruit en réception. Enfin, tous ces éléments sont reliés par
des câbles coaxiaux vers l'analyseur de réseau. Les antennes sont maintenues à la
même hauteur à 1 rn du sol. La puissance du signal émis est fixée à 10 dBm. Un
calibrage du système a été fait, avant l'entame des mesures, afin d'éliminer toute
atténuation ou distorsion due au système de mesure lui-même, à savoir, le câblage, les
commutateurs et les amplificateurs.
U ne fois les Hij sont calculés, les réponses impulsionnelles hij sont dét erminées
en appliquant simplem ent la Transformé e de Fourier Inverse (IFFT). Un exemple
d'une r éponse impulsionnelle h 11 , à la dist ance Tx-Rx = 20 rn, est illustrée dans la
figure 3.2.
-10
iii' -20
:5!.
E
0
N
-30
;;;
~ -40
:c
m
1·~
-50
&:::
8.
v
~
-60
~
-70
~o.
§
"C
-80 ~~
' lr11')' .....
~ -90
""
"'
:g -100
'Il ' "'
:::E
-110 L..__..___ _,___......__ _.___ _.___ __.__ ___.__ ___J._ ___J'-------'
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
Delay [ns]
35
De cette façon, nous avons maintenant, à chaque distance Tx-Rx, la matrice H
du canal corrnne dans l'équation suivante :
Txl
IFFT CP
[~m ~,(t)]
r
STBC
~
QAM
Bits Coder ~ l(t) ~it)
Mod
Tx2
IFFT CP
Rxl
CP
Rem ove
QAM
Rx2 Demod 1 BER 1
CP
Rem ove
Nous expliquons, dans ce qui suit, un peu plus en détail, chaque partie du
programme.
Bits: les bits sont générés d' une source pseudo-aléatoire en utilisant la commande
randi.
36
QAM Mod: les bits sont modulés selon une modulation QAM. Cette opération est
exécutée avec la commande qammod.
STBC Coder: le codeur STBC prend en entrée, un vecteur X de longueur 2 x Nffi. Il
le divise en deux sous vecteurs X 1 et X2 chacun de longueur Nffi. Ensuite, ces vecteurs
sont codés par le schéma STBC. Donc, à la sortie du Codeur STBC, nous avons deux
branches séparées :
11 Branche 1 : nous avons les vecteurs X 1 et -X2 *
2/ Branche2 : nous avons les vecteurs X 2 et X 1 *
IFFT : Cette partie applique l'IFFT sur chaque vecteur pour former le signal OFDM.
CP : cette partie ajoute l'intervalle de garde à chaque signal OFDM.
Les signaux sont ensuite convolués avec la matrice du canal, puis, le bruit blanc
Gaussien A WGN est ajouté aux signaux.
À la réception, l'intervalle de garde est supprimé de chaque signal OFDM puis la FFT
appliquée.
Estimation du canal (Channel Estimation) : Dans cette partie, les deux premiers
vecteurs transmis xl et x2 sont utilisées pour estimer les paramètres de la matrice du
canal MIMO. L' estimation est basée sur la méthode du Least Square (LS) comme
suit:
Soit X 1 le vecteur modulé par l'OFDM puis transmis à travers le sous canal hll, et Y ll
(3.3)
Une fois l 'estimation du canal est faite, les signaux sont récupérés en appliquant
le décodage d' Alamouti (Voir 1' équation 2. 7). Enfin, les signaux sont démodulés selon
la QAM et les bits résultants seront comparés aux bits transmis pour calculer le taux
de bits erronés.
37
3.4 Simulations et résultats
Nous présentons, dans cette partie, les résultats de simulation sont subdivisés en
deux parties. La première partie consiste en la présentation des performances du
système SISO-OFDM. Dans la deuxième partie, nous présentons les performances de
l'architecture STBC-OFDM pour un système à deux antennes émettrices et deux
antennes réceptrices, sont fournies et discutés.
Parameter Value
Constellation 4-QAM
38
-* Cp Nlft/2
- - Cp Nlft/4
=
=
- - Cp Nlft/18 =
Cp= Nlft/84
-Cp=O
:· .. : .: ..· :: ·.::.
a::
w
ID
10-4
0 5 10 15 20 25 30
SNR (dB)
39
SISO-QFDM, Cp = 0, Nom ber of Subcarriers Variable
10°
-+- NIII=512
......... Nfft=1024
-+- NIII=2048
10-1
10-2
0:::
w
m
10~
10-4
0 5 10 15 20 25 30
SNR(dB}
40
Nous présentons dans cette partie les performances du système STBC-OFDM
comparées à celles des alternatives : MISO-OFDM et SISO-OFDM. Le tableau
suivant donne les différents paramètres du système STBC-OFDM ainsi que les
caractéristiques du canal minier.
Encore mieux, avec l'ajout d'une autre antenne à la réception pour former
l'architecture MIMO-OFDM, nous constatons un gain d'environ 4dB par rapport au
MISO-OFDM et de plus de 10 dB comparé au SISO-OFDM, toujours pour un BER =
w-4.
Ces résultats confirment donc la robustesse apportée par l'ajout d'antennes à
l'émiss ion et à la réception, et sa capacité à combattre l' effet dispersif et la sé lectivité
fréquentielle du canal minier.
Parameter Value
41
""'*- 2x2 4-QAM
- 2x14-QAM
-&- 1x1 4-QAM
- 2x216-QAM
_._ 2x116-QAM
- + - 1x1 16-QAM
1o· 6 L------L------~----L-L-~---LL-----~----~
0 5 10 15 20 25 30
SNR (dB)
3.5 Conclusion
42
l'OFDM et aux multi-trajets grâce à la diversité spatiale perm1se par la présence
d'antennes multiples en émission et en réception.
43
CHAPITRE4
4.1 Introduction
Un signal radio qui se propage le long des galeries d'une mine souterraine est sujet
à des réflexions, diffractions ainsi qu'à des diffusions [ 18] . Ces phénomènes, dus à la
nature de l'environnement minier très complexe et dense, font des mines souterraines
un environnement particulier, très diffèrent des environnements indoor conventionnels
[2]. Par conséquence, les systèmes de communications utilisés en surface ne peuvent
pas être implémentés dans les mines de manière directe [2].
44
multiples pour créer de la redondance de 1'information, augmentant ainsi, la robustesse
du système de transmission, et étendant la couverture radio du système de
communication sans-fil à 60 GHz. Dans le présent chapitre, nous présentons les
performances du système de communication MIMO-OFDM opérant dans la bande de
60 GHz, à travers un canal minier.
La compagne de mesure est effectuée dans une ancienne mine d ' or située dans le
nord du Québec, au CANADA. La mine s'appelle le Centre canadien de la technologie
des minéraux et de l'énergie (CANMET).
CANMET '
CM\Icl~at~Cetwelot ~etltlldltndtll
'''
(m)
M~Mr.. •nd
(lllfi'ITeclvlotc:cv
ttcl'ltlokltîtOts lftlnêfu'-1)
ttde r4ntrp
... _........ _,
L'analyse du canal est faite à l'aide d'un analyseur de réseau (VNA, Anritsu
VectorStar MS4640B). Le système de mesure est composé des éléments suivants :
a) Deux antennes émettrices et deux antennes réceptrices : les antennes utilisées sont
de type antenne cornet, dont les principales caractéristiques sont données dans le
tableau 4.1
45
Tableau 4.1 Caractéristiques de l'antenne comet utilisée[23]
Paramètre Valeur
Polarisation Verticale
Ouverture du faisceau 24.3
Durant la compagne des mesures, les antennes sont maintenues à une hauteur fixe
de 1.5 m. La puissance d' émission est réglée à 10 dBm. L'émetteur reste en position
fixe tandis que le récepteur est déplacé, à chaque fois, loin du récepteur, avec un pas
de 1 m. Les mesures sont effectuées à des distances émetteur-récepteur, allant de 1 rn à
10 m. Un scenario de visibilité directe (LOS) est considéré dans notre travail. Un laser
est utilisé durant les mesures pour assurer la présence permanente d'une visibilité
directe entre l'émetteur et le récepteur.
L' analyse du canal s' est faite dans le domaine fréquentiel. Pour ce faire, à chaque
distance émetteur-récepteur donnée, l'analyseur de réseau balaye la bande de
fréquences 57-64 GHz avec un pas de 0.5 MHz. Ainsi, la matrice de transfert du canal
mesurée peut être représentée comme suit :
46
H ,;(k,d) étant le keme élément de la fonction de transfert mesurée à la distance (dTx-Rx)
-80
-90
-100
!g -110
-g -120
""
"" -130
:il'
:::;;;
-140
-150
-160
47
La dispersion moyenne du retard est calculée à partir de la réponse impulsionnelle
du canal minier par la formule suivante [25] :
TRMS (4.2)
Avant d'appliquer la formule (4.2), nous avons effectué un prétraitement sur les
réponses impulsionnelles. D'abord, le niveau moyen du bruit est estimé à -133 dB.
Ensuite, cette valeur est choisie comme seuil. Les valeurs de la réponse impulsionnelle
inferieures à cette valeur sont éliminées et ne sont pas prises en compte lors du calcul
de la dispersion moyenne du retard. De cette manière, nous minimisons les erreurs
introduites par le bruit dans nos calculs tel qu'indiqué dans [25].
Les valeurs de la dispersion moyenne du retard dans le canal minier à 60 GHz pour
des distances, émetteur-récepteur allant de 1 rn à 10 rn, sont données dans Fig. 4. 3.
0~--~--~--~--~~--~--~--~--~--~
1 2 3 4 5 8 7 8 9 10
Distance Tx-Rx (m)
48
directives. En générale, ces valeurs tendent à croitre avec l'accroissement de la
distance émetteur-récepteur.
B - 1 (4.3.a)
coh,0 .9 - SOrRMS
49
9
a~--~---L--~--~~--~--~--~--~--~
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Distance Tx-Rx (m)
Nous avons choisi la bande de la corrélation supérieure à 0.9, afm de déterminer, à une
étape ultérieure, le nombre de sous-porteuses nécessaires dans le système OFDM pour
avoir une sous-bande la plus plate possible à travers chaque sous canal.
50
GHz. Le tableau 4.2 donne les nouveaux paramètres utilisés pour le cas du système
STBC-OFDM à 60 GHz, ainsi que les caractéristiques du canal minier.
Paramètre Valeur
Distance Tx-Rx [rn] 5
Dispersion moyenne du retard [ns] 3.02
Dispersion maximale du retard [ns] 67
Bande de cohérence [MHz] 6.6
Bande passante du signal OFDM [GHz] 7
Plage des fréquences [GHz] 57-64
Fréquence centrale [GHz] 60
Nombre de sous-porteuses 1024, 2048, 4096
Intervalle de garde 1116, 118, 114
Constellation 4-QAM
Nous présentons dans cette section les résultats de simulation pour l'évaluation des
performances du système STBC-OFDM, opérant à 60 GHz, à travers un canal minier.
L'évaluation des performances a été effectuée en trois étapes : la première consiste à
déterminer la longueur optimale de l'intervalle de garde qui donne la meilleure
performance possible du SISO-OFDM. La deuxième a pour but la détermination du
nombre de sous-porteuses du signal OFDM, nécessaires pour combattre la sélectivité
du canal minier. Dans la troisième partie, nous présentons une comparaison des
performances entre les systèmes SISO-OFDM et STBC-OFDM avec deux antennes
émettrices et deux antennes réceptrices.
51
Le nombre de sous-porteuses de l'OFDM est fixé à 2048. Les données envoyées sur
les sous-porteuses sont modulés par la 4-QAM. Les mesures du canal sont disponibles
pour les distances allant de lm à 10 m. Afm d'alléger les figures , nous avons choisie
pour les deux simulations qui suivent, une seule distance émetteur-récepteur qui est la
distance moyenne de Sm. Les résultats de simulation sont donnés dans figure 4. 5
10°r----.,----.-----.-----.-----.-----.-----.----~
----*-- CP = FFT/4
-----"*- CP = FFT/8
---8---- CP= FFT/16
10" 4 ~--~~--~----~----~----~----~----~----~
0 5 10 15 20 25 30 35 40
SNR (dB)
52
4.6.3 Simulation 2 : Variation de la taille de la FFT
Dans cette simulation, nous présentons les performances du système SISO-OFDM
pour différentes valeurs du nombre de sous-porteuses. L'intervalle de garde est fixé à
FFT/4, la constellation est la 4-QAM et la distance émetteur-récepteur est de 5 m.
10°r----.,----.----~-----.-----.-----.-----.----~
10 4 ~--~~--~----~----~----~----~----~----~
0 5 10 15 20 25 30 35 40
SNR (dB)
53
porteuses jusqu'à 2048 apporte une nette amélioration de la performance du système
OFDM. Cependant, une augmentation supplémentaire du nombre des sous porteuses
n'entraîne aucune amélioration, bien que permettant d'atteindre la même performance
que 2048 avec un intervalle de garde de longueur plus réduite et, donc, améliorant
l'efficacité spectrale du système. Un exemple de cela est représenté dans la Fig. 4.6,
où le système avec 4096 sous-porteuses et un intervalle de garde de seulement FFT 1 8,
donne la même performance que celui avec FFT = 2048 avec un intervalle de garde de
FFT 1 4.
Il est important de souligner que, puisque le canal est invariant dans le temps et que
la détection du signal est effectuée avec une synchronisation parfaite, aucune
interférence inter-canaux n'est introduite par le canal minier. Dans un système réel,
1' augmentation du nombre de sous-porteuses résulterait en une amélioration de
l'efficacité spectrale, mais, au détriment d'une complexité matérielle accrue [17].
54
10°.------.------.-------r------.------.-----~
10 4 ~----~------~----~~----~--~--~~~~
0 5 10 15 20 25 30
SNR (dB)
(a)
distance Tx-Rx =10 m
-+- STBC-OFDM 2x2 4QAM
---e- STBC-OFDM 2x2 16QAM
--+-- SISO-OFDM 1x1 4QAM
---8- SISO-OFDM 1x1 1BQAM
. . ..
••••• 1 • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
10 4 ~----~------~------L---X-~------~----~
0 5 10 15 20 25 30
SNR (dB)
(b)
Figure 4.7: STBC-OFDM 2x2 vs. SISO-OFDM pour des distances Tx-Rx de 5 rn et
10 rn, respectivement
Il est à not er que les résultats, illustrés dans la figure 4.7, donnent les performances
en t ermes du rapport signal sur bruit ( SNR) au niveau du r écepteur. Autrement dit, le
55
mveau du bruit blanc ajouté est calculé par rapport à la puissance du signal au
récepteur. Par conséquence, l'effet de l'évanouissement à grande échelle n'est pas pris
en compte dans cette étude.
Plus nous ajoutons d'antennes à la fois à l'émetteur et le récepteur, plus grand est le
gain de diversité que nous obtenons. Il est à rappeler que l'ajout d'un nombre
supplémentaire d'antennes en émission et en réception, est une solution très faisable
pour les systèmes opérant à 60 GHz, par sa courte longueur d'onde qui permet la
conception de systèmes MIMO compacts [19].
b) Les résultats illustrés dans la figure 4.8 montrent les performances de STBC-
OFDM et SISO-OFDM pour les distances émetteur-récepteur allant de 2m jusqu'à
lûm. De plus, dans cette simulation le niveau du bruit blanc ajouté au signal, est
déterminé par rapport au signal émis, selon la formule suivante [26]
(4.4)
56
Où a est le coefficient de perte par trajet, d la distance émetteur-récepteur, et SNRd le
SNR moyen à la distance de référence do = lm. De la sorte, les pertes par trajets sont
prises en compte dans l'évaluation des performances des SISO-OFDM et STBC-
OFDM. Les résultats sont montrés à la figure Fig.4. 8.
. .!
10
0:: :--- -- -------.--~--- --~
w
a:l ,/
10-4
·---·-·--·-·"*- -- -------- ---fi/ /
/
.a------·B'
10-6
---- · -EJ....
' ·
• :: t
/
.er~ ' ......
10"7
2 3 4 5 6 7 8 9 10
Distance Tx-Rx (m}
57
4. 7 Conclusion
58
CONCLUSION GÉNÉRALE
En conclusion, nous pouvons dire que l'intégration des MIMO-OFDM dans les
communications sans-fil souterraines, ouvnra la porte à une vaste gamme
59
d'applications, tels que; le suivi et localisation des mineurs, la vidéo-surveillance à
haute résolution. Toutes ces applications sont destinées à faciliter le travail et
augmenter davantage la productivité et, le plus important, de renforcer la sécurité, dans
les mines souterraines et rendre ainsi le travail dans les mines une expérience plus
agréable.
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