4a SDP
4a SDP
Jean-Michel Génevaux
Mécanique :
Statique des poutres (résistance des matériaux)
Jean-Michel Génevaux
avec les complicités des étudiant-e-s qui m’ont détecté
les (trop) nombreuses autant qu’originales fautes d’orthographe et de grammaire.
11 juin 2014
Table des matières
1 Méthode de travail 4
2 dictionnaire 7
1
3.10.3 Modèle variationnel en déplacement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
3.10.4 Modèle variationnel mixte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
2
Si vous êtes l’une des 208 personnes qui téléchargent annuellement ce polycopié sur archives-
[Link], et que vous passez par Le Mans, venez m’offrir un café (sans sucre)... et on en profitera
pour parler du contenu afin de l’améliorer.
Jean-Michel
3
Chapitre 1
Méthode de travail
Tous les documents (cours, td, tp , examens, corrigés, qcm) relatifs à ce cours sont disponibles
sous http ://[Link]/course/[Link] ?id=403.
Cet enseignement sera dispensé pendant les séances de CRAIES (”Coopérons à notre Rythme
Individualisé Efficace et Sympathique”). Lorsque plusieurs enseignements sont proposés pendant
les séances de CRAIES, vous choisissez à quelle séance vous vous rendez. Pour que vous puissiez
organiser vos apprentissages, un passeport personnel et pour l’année résume :
– le nombre de séances à priori qu’il vous faut suivre,
– les étapes de formation (brevets),
– les objectifs de formations (ceintures ou examen).
Les séquences d’enseignement en présentiel (CRAIES) sont divisées en quatre parties :
– Lors de votre entrée dans la salle, vous prenez un ”page-up”, et vous y insérez la couleur de
votre ceinture, et les drapeaux des brevets dont vous êtes référent. Vous posez en évidence
sur la table votre ”page-up” et votre plan d’action.
– Lecture silencieuse du polycopié pendant 10 minutes. Vous cochez les lieux où vous avez une
difficulté, au besoin notez votre question. Durant cette phase, vous ne cherchez pas de l’aide
auprès de vos collègues. Pendant ces 10 minutes, l’enseignant vient signer votre plan d’action.
Celui-ci est un document personnel qui vous sert à planifier et suivre votre progression. A
aucun moment, il ne sera ramassé par l’équipe enseignante.
– Lors d’un second temps, il est demandé à chacun s’il a une question. La question est posée à
haute voix, l’enseignant répond à tous. Ce module étant ouvert gratuitement sur le net, nous
souhaitons enregistrer en vidéo les phases de questions-réponses qui seront ensuite indexées
dans le polycopié aux lieux adéquats, ce qui permettra de les consulter en différé. Cela
permettra aux personnes suivant ce cours à distance, de consulter les FAQ (frequently asked
questions). Si vous ne souhaitez pas apparaı̂tre à l’écran, par respect pour votre droit à l’i-
mage ou pour cause mise en plis défectueuse ce matin là car vous aviez tellement travaillé (ou
autre) hier soir, seule votre voix peut être enregistrée en ne vous plaçant pas dans le cadre
de la webcam.
– Une phase d’exercice (brevets) est alors faite, à votre rythme.
– Les deux dernières minutes d’une séquence sont utilisées pour noter plan d’action votre état
d’avancement.
Ce polycopié est divisé en plusieurs parties :
– Pour vérifier de façon individuelle que vous avez acquis les compétences nécessaires, des petits
exercices ciblés, appelés brevets, sont disponibles dans le recueil banque de brevets. Ils ont
été écrits suite aux erreurs rencontrées les plus fréquemment dans les copies d’examen. Cette
banque de brevets concerne l’ensemble des trois années de formation à l’ENSIM. Un arbre
des connaissances vous permet, en grisant les brevets dont vous êtes détenteur-trice de savoir
où vous en êtes dans la formation proposée. Pour un brevet que vous avez bien compris,
vous pouvez en devenir le référent : votre rôle est alors d’aider les autres à l’obtenir. Un
système de drapeau, que vous posez sur votre table lors des séances suivantes, permets aux
étudiants de vous identifier et de venir chercher de l’aide. Vous n’êtes pas obligé de répondre
instantanément à la demande d’aide : finissez ce que vous êtes en train de faire. Néanmoins,
4
bien que le demandeur d’aide puisse commencer un autre brevet en vous attendant, ne le
laissez pas mariner pendant 1/2 h. L’aide de l’enseignant se concentre sur les brevets pour
lequel il n’y a pas encore de référent.
– Pour vous entraı̂ner à manipuler les concepts, à prendre un peu de hauteur et vous approprier
la démarche globale, des sujets de travaux dirigés, des sujets d’examens et leur corrigés sont
disponibles sur le site umtice cité ci-dessus.
– Pour ceux qui le souhaitent, l’examen final classique de 1h15 sur une table n’aura pas lieu. Il
peut être remplacé par le passage de ceintures (de blanche à noire) qui valident chacune une
étape de la formation. Une ceinture est acquise lorsque
– vous trouvez le(s) résultat(s),
– votre copie ne présente pas d’erreur d’homogénéité,
– les écritures de l’ensemble de votre copie sont complètes (vecteurs, bases, points d’expres-
sion d’un torseur, unités pour un résultat chiffré).
Vous pouvez tenter d’obtenir une ceinture lorsque vous vous sentez prêt-e à le faire. Le
chaı̂nage des compétences testées est indiqué sur la figure ??. Vous ne pouvez tenter qu’une
ceinture à la fois. Pour chaque ceinture, vous avez accès à au maximum 3 sessions. Vous
pouvez demander à passer une session 2 ou 3, sans attendre le premier jury de semestre. Si
au bout de 3 sessions, vous ne la détenez pas, vous pouvez tenter la ceinture n + 1 suivante
dans le châinage des compétences (3 fois). L’obtention de la ceinture n + 1 vous attribue alors
les ceintures n + 1 et n. Les sessions de ceintures, s’arrêtent 10 jours avant le jury de fin de
semestre, sauf pour ceux qui préfèrent faire leur session 2 entre le premier jury de semestre
et le second jury de semestre.
Pour tenter d’obtenir une ceinture, vous pouvez le faire lors des séances de CRAIES ou, si elles
sont indiquées ”en autonomie”, par un travail en dehors des séances.
– Sur votre copie (fournie), à coté de la déclaration suivante : ”Je m’engage sur l’honneur à
n’évoquer avec personne le contenu du sujet de passage de cette ceinture. Cependant, dans
le cas où je ne réussirais pas à l’obtenir, j’ai compris pouvoir discuter de mon travail avec
les étudiants ayant acquis cette ceinture. Si l’enseignant à l’intime conviction que je n’ai pas
respecté mon engagement, je ne pourrai plus passer de ceintures dans la matière concernée
pour l’année universitaire en cours, l’enseignant en informera les enseignants ayant mis en
place des ceintures, et je déclare accepter de n’avoir aucun recours vis-à-vis de sa décision.”,
vous écrivez ”lu et approuvé” et vous signez. Cela permet à vos camarades de faire une
mesure ”libre et non faussée” de leurs savoirs scientifiques et non de leur compétence de
mémorisation... ou de recopie (soupir !).
– Le passage d’une ceinture peut alors se faire selon 2 modalités. A chaque ceinture est associée
une modalité :
– ceinture surveillée
– Vous imprimez une feuille de composition de ceinture disponible sur le réseau, vous la
complétez et la déposez dans la boite aux lettre ”pour l’enseignant”. Celui-ci vous donne
le sujet associé dans la boite ”pour les étudiants”
– vous composez immédiatement dans la salle en affichant le drapeau ”ceinture”. La durée
maximale est de 1h.
– Vous rendez le sujet, votre copie et le brouillon en fin de composition dans la boite
”à corriger”.
– Vous pouvez passer une ceinture d’une autre matière que celle de l’enseignant présent
dans la salle, mais il vous faut venir avec le sujet sous plis fermé signé de l’autre ensei-
gnant.
– ceinture en autonomie :
– Vous imprimez le sujet disponible sur le réseau.
– Vous répondez au sujet en respectant votre engagement. Ceci peut être fait chez vous,
dans une autre salle, informatique si nécessaire, au moment qui vous convient.
– Vous apportez votre sujet, copie et brouillons à l’enseignant de la matière concernée
pendant une séance de CRAIES.
– Vous lancez un dé une première fois : s’il indique ”2”, cela signifie que au prochain lancer
5
de dé, ”1” et ”2” impliquent que vous explicitiez immédiatement à l’enseignant comment
vous avez obtenu les résultats de la ceinture, ”3” à ”6” il n’y a pas de justification à
donner autre que votre copie. Vous lancez le dé une seconde fois...
Être détenteur d’une ceinture, implique qu’en tant qu’expert de celle-ci, vous aidiez vos ca-
marades à l’obtenir, en les orientant sur les brevets afférents, en répondant à leur questions sur
ces brevets, en insistant sur des points qui vous ont éventuellement fait rater la ceinture dans des
tentatives précédentes, en inventant des exercices similaires, sans dévoiler le contenu du sujet de
la ceinture, ni les réponses. C’est pour cette raison, que lors des séances de CRAIES, il vous faut
afficher à l’aide du ”page-up” vos expertises en brevet.
Vous aurez un enseignant référent-CRAIES pour l’année. Pour chaque semestre, à 1/3 et 2/3
des phases où les CRAIES sont actives, vous lui présenterez votre plan d’action afin de discuter de
votre organisation dans les apprentissages de toutes les matières fonctionnant en CRAIES.
L’interfaçage avec les modalités de contrôle des connaissances qui nécessite une note :
– si aucun point n’est indiqué sur les ceintures, la note sera obtenue par la formule n = ncc ∗ 20,
avec n la note, c le nombre de ceintures obtenues et nc le nombre de ceintures disponibles,
sauf indication complémentaire après la liste des ceintures,
– si un nombre de points est indiqué sur une ceinture, le cumul de vos points vous fourni la
note.
Après convocation et discussion en présence du directeur des études et d’un représentant des
étudiant, si l’enseignant a l’intime conviction que vous n’avez pas respecté votre engagement (sujet
ne correspondant pas au sujet présent sur le réseau à la date et heure de téléchargement, réponse
à un autre sujet que celui téléchargé...).
– La ceinture concernée n’est pas validée.
– Le passage de ceintures est fini pour vous pour le reste de votre scolarité avec cet enseignant :
vous ne pourrez faire que des examens pour les modules à venir.
– Pour les enseignement actuels pour lequel le passage de ceintures est interrompu, vous ne
pouvez basculer sur la modalité examen : votre note est figée aux ceintures précédemment
acquises.
– L’enseignant en informe ses collègues qui utilisent aussi une évaluation par ceintures ou
boutons. Chacun de ces enseignants, choisira pour son module, s’il vous autorise ou non une
évaluation par ceinture ou bouton.d
Nous vous souhaitons une bonne découverte, une intéressante confrontation des modèles que
nous développerons lors de cette formation à la réalité des essais effectués en travaux pratiques, et
bien sûr... une bonne coopération entre vous, sauf pendant le passage des ceintures.
6
Chapitre 2
dictionnaire
Il peut vous être utile de connaı̂tre les termes spécifiques à la mécanique en anglais. Voici donc
une sélection de termes.
acéré spiky
appuyé simplement simply supported
coalescer to coalesce
encastré clamped
être à divergence nulle to be divergence-less
isotherme isothermal
l’abaque the chart
la bobine the coil
la dispersion the scatter
la fréquence de pompage the pump frequency
la fréquence de sonde the imaging frequency
la fréquence supérieure the overtone
la fuite the leakage
la ligne nodale the nodal line
la manche, la pochette, l’alésage the sleeve
le moment quadratique d’une section droite the flexural moment of inertia
la poutre the beam
la pulsation the angular frequency
la rainure the groove
la rugosité the ruggedness
la variable muette the dummy variable
le flux entrant the inward flow
le flux sortant the outward flow
le jeu the clearance
le module d’Young the modulus of elasticity
le ventre de vibration the antinode
les conditions aux limites the boundary conditions
libre free edge
se contracter to shrink
serré tight
tendu taut
7
Bibliographie
8
Chapitre 3
3.1 Bibliographie
Voici ci-dessous, quelques auteurs et livres traitant de la théorie des poutres. Vous pouvez
consulter ces ouvrages à la bibliothèque universitaire.
– Albigès Résistance des matériaux
– Courbon
– Feodossiev
– Laroze Résistance des matériaux et structures (tome 2) éd. : Masson-Eyrolle
– Germain Introduction à la mécanique des milieux continus éd. : Masson
– Timoshenko
– Techniques de l’ingénieur, B5 I, 600,601, 5020, 5040 (concentrations de contraintes)
9
Fig. 3.1 – Châinage de progression des ceintures et des brevets.
10
Statique des poutres
De la ceinture
blanche
...
à la ceinture
jaune.
11
Fig. 3.2 – Les différents concepts nécessaires à la théorie des poutres.
12
déplacements déformations contraintes
~u ǭ¯ ¯
σ̄
condition aux limites ~u = ~ud sur Γu
en déplacement
passage + éq. compatibilité + éq. compatibilité
¯ ~u
¯ ~u +T grad
déplacements ǫik,jl − ǫkj,il = ¯ǭ = 1/2 grad (Beltrami)
ǫil,jk − ǫlj,ik (1 + ν)∆σij + ∂ 2 (traceσ̄
¯) ¯ =0
= 0 si gradf
∂xi ∂xj
déformations pour i 6= j et l 6= k
loi de comportement ǭ¯ = 1+ν ¯
E σ̄ − ν ¯ ¯
E trace(σ̄ )Id
¯ = 2µǭ¯ + λtrace(ǭ¯)I¯d
σ̄
~ σ̄
div ¯ + ρf~ = 0
∂σxx ∂σxy ∂σxz
équations éq. de Navier : ∂x + ∂y + ∂z + fx = 0
13
Tab. 3.1 – Equations de la mécanique des solides déformables dans le cas d’une modélisation tridimensionnelle
torseur des torseur des torseur des
déplacements déformations efforts intérieurs
{U }
= {Def } = {τint } =
ω̆ αx x̆ + αy y̆ + αz z̆ N~x + Ty ~y + Tz ~z
~u H ǫx~x + γy ~y + γz ~z H
Mx x̆ + Mf y y̆ + Mf z z̆ H
condition aux limites {U } = {U }d
en déplacement au point Pd
passage
déplacements formules de Bresse
déformations (fonction de ǫx , γy , ...)
αx = Mx /GI0c Mx = αx GI0c
αy = Mf y /EIHy Mf y = αy EIHy
loi de comportement formules de Bresse αz = Mf z /EIHz Mf z = αz EIHz
(fonction de N, Ty , ...) ǫx = N/ES N = ǫx ES
γy = Ty /GSy Ty = γy GSy
γz = Tz /GSy Tz = γz GSz
px + dN
ds = 0
14
dTy
py + ds = 0
équations pz + dTds = 0
z
dMx
d’équilibre cx + ds = 0
dM
(poutre droite) cy + dsf y − Tz = 0
dMf z
cz + ds + Ty = 0
condition aux limites − {τs+ } + {τs− } = {τd }
en chargement au point Pf
Mf y z̃ Mf z ỹ
σxx = N/S − IHy + IHz
T g (ỹ,z̃)
passage σyx = y yS
σzx = Tz gzS(ỹ,z̃)
torseur σyy = 0
contrainte σyz = 0
σzz = 0
σθx = Mx r̃gIθ0 (ỹ,z̃)
Tab. 3.2 – Equations de la mécanique des solides déformables dans le cas d’une modélisation unidimensionnelle.
– Tenseur des déformations. Ces 9 composantes peuvent être ordonnées dans une matrice as-
sociée au tenseur des déformations ǭ¯. Ce tenseur est symétrique de part sa construction. Il y
a donc 6 composantes indépendantes.
– Tenseur des contraintes. Il est associé aux contraintes agissant sur chaque facette d’un cube.
La facette de normale ~x subit les contraintes σxx , σyx , σzx . Nous appellerons E le module de
Young du matériau (en Pa). Nous appellerons ν le coefficient de Poisson du matériau (sans
E
unité). Nous appellerons G = 2(1+ν) le module de Coulomb du matériau (en Pa). La loi de
comportement permettant de passer du tenseur des déformations au tenseur des contraintes
est,
1+ν ν
ǭ¯ = ¯ − trace(σ̄
σ̄ ¯ )I¯d , (3.1)
E E
ou
¯ = 2µǭ¯ + λtrace(ǭ¯)I¯d ,
σ̄ (3.2)
avec les deux coefficients de Lamé donnés par,
E
µ = 2(1+ν) = G, (3.3)
Eν
λ = (1+ν)(1−2ν) . (3.4)
matériau Mod. de Young Coeff. lim. élas. trac. lim. élast. compr. masse vol.
109 Pa de Poisson 106 Pa lim. élas. traction kg/m3
acier 210 0.285 200 à 600 1 7800
aluminium AU4G 75 0.33 300 1 2800
béton 14 à 21 0.3 300 11 1900
bronze 100 0.31 24 30 8400
cuivre 100 0.33 18 13 8900
fonte 100 0.29 18 à 25 33 7100
laiton 92 0.33 20 14 7300
marbre 25 0.3 50 150 2800
plexiglass 2.9 0.4 8 12 1800
titane 100 0.34 20 à 47d 10 4510
verre 60 0.2 à 0.3 3 à 8 100 2530
à l’échelle macroscopique 1D
On doit définir des grandeurs ”équivalentes” au point de la section droite appartenant à la
fibre moyenne. Nous utiliserons des torseurs : torseur de chargement, de mouvement possible à une
liaison, de déplacement, d’inter-effort, de déformation, d’effort intérieur. Un torseur est toujours
composé d’un vecteur appelé résultante R ~ et d’un pseudo-vecteur appelé moment M̆ , et il est
exprimé nécessairement en un point A. Pour ceux qui ne se souviennent plus de ce qu’est un
pseudo-vecteur, consultez le cours sur les tenseurs de 3A. Dans le cas d’un torseur de chargement,
la figure 3.3 illustre que les forces Fi et les couples Ci en un point A ne subissent pas les mêmes
transformations par un plan de symétrie : la force est un vecteur, le couple, un pseudo-vecteur.
Pour changer d’un point A à un point B, la formule de changement de point d’un torseur est à
connaitre, tout comme vous connaissez votre héros de jeunesse “BABAR“.
Pour un torseur de chargement, d’intereffort ou d’effort intérieurs :
~ ~ ~
R R R
{τ } = = = . (3.5)
M˘A A M˘B B M˘A + R ~ ∧ AB~
B
Pour un torseur de déplacement :
ω̆ ω̆ ω̆
{U } = = = ~ . (3.6)
~uA A ~uB B ~uA + ω̆ ∧ AB B
• Erreur classique : Il ne faut pas oublier de préciser, pour tout torseur, en quel point il est
exprimé.
15
Fig. 3.3 – Un vecteur et un pseudo-vecteur ne sont pas transformés de la même façon par un plan
de symétrie.
Assimilation Pour vérifier que vous avez assimilé ce paragraphe, je vous invite à obtenir les
brevets 078, 031.
Si vous avez des difficultés, je vous invite à contacter le référent du brevet correspondant, dont
le mél est disponible sur http ://[Link]/course/[Link] ?id=850.
Question fréquemment posée La vidéo faq002 de réponse à une question fréquemment posée
est disponible sur http ://[Link]/users/jmgenev
• Erreur classique : Il ne faut pas oublier de préciser, pour tout torseur, dans quel repère il
est exprimé.
principes et lois
Nous développerons une théorie linéaire, donc nous vérifirons le principe de superposition : si
un chargement 1 implique un champ de torseurs de déplacement 1, un chargement 2 implique une
champs de torseurs de déplacement 2, alors appliquer la somme des deux chargements implique un
champs de déplacement somme des deux champs précédents.
Le principe de St Venant, exprime que la solution que la théorie des poutres fournie est admis-
sible loin des points de chargement, de liaison, des discontinuité de fibre moyenne et de sa dérivée
et des variations brusques de section.
Le mouvement d’un point M de la poutre sera associé au mouvement du point H de la section
droite à laquelle il appartient. Il est donc nécessaire de définir le type de lien cinématique entre le
point M et le point H. Différentes hypothèses de cinématique de section droite sont possibles :
– de Bernoulli : une section plane reste plane et normale à la fibre moyenne (cinématique
numéro 2)
– de Timoshenko : une section plane reste plane
16
Fig. 3.4 – Les concepts à la description du mouvement de la fibre moyenne.
avec ω̆ l’angle dont à tourné la section droite, ~u le déplacement du point H. Les unités S.I.
de ω est le radiant donc 1, celles de u est le m.
– torseur des déformations entre deux sections
Pour caractériser la déformation entre deux points H(s) et H(s+ds), le torseur des déformations
est défini par :
lim 1
{Def }H = {U }H(s+ds) − {U }H(s) . (3.8)
ds → 0 ds
Tout calculs faits (voir figure 3.5), on obtient,
dω̆
{Def }H = ds . (3.9)
d~u
ds − ω̆ ∧ ~x H
Pour cette démonstration, vous noterez qu’est effectué un développement de Taylor des va-
riable et que seuls les termes d’ordre 2 sont conservés. Si entre deux points H et H ′ , le
mouvement est celui d’un solide rigide, les deux torseurs sont reliés par la formule de chan-
gement de point, alors le torseur des déformations est nul.
Attention ! Dans ce cours,
– ω~ désigne un angle de rotation (en rad), et non une vitesse de rotation (dans le torseur
~ S2/S1 ).
cinématique d’un solide, elle était notée Ω
– ~u désigne un déplacement (en mètre)
– Ils sont donnés par rapport au repère global (O,~i,~j,~k)
17
Fig. 3.5 – Démonstration de l’expression du torseur des déformations.
18
Fig. 3.6 – Les concepts utiles à la détermination du degré d’hyperstatisme et des réactions aux
liaisons.
Assimilation Pour vérifier votre assimilation de ce paragraphe, je vous invite à faire le brevet
012.
Si vous avez des difficultés, je vous invite à contacter le référent du brevet correspondant, dont
le mél est disponible sur http ://[Link]/course/[Link] ?id=850.
~
ω̆ R
⊗ = 0, (3.10)
~uA A M̆A A
qui se développe en
~ = 0.
ω̆.M̆A + ~uA .R (3.11)
Les liaisons associées à un problème tridimensionnel sont normalisées. La symbolique est donc
la même que celle que vous utilisez pendant la formation de Technologie-Mécanique. Utilisez les
dessins associés !
Ri~i + Rj~j + Rk~k
– liaison tridimensionelle encastrement : {τ }A =
Ci ĭ + Cj j̆ + Ck k̆ A
Ri~i + Rj~j + Rk~k
~
– liaison tridimensionelle pivot d’axe Ai : {τ }A =
Cj j̆ + Ck k̆ A
Rj~j + Rk~k
~
– liaison tridimensionelle glissière d’axe Ai : {τ }A =
Ci ĭ + Cj j̆ + Ck k̆ A
( )
− 2πCi~
i + R j
~j + Rk~k
– liaison tridimensionelle hélicoı̈dale d’axe A~i de pas p : {τ }A = p
Ci ĭ + Cj j̆ + Ck k̆
A
~ ~k
R j j + R k
– liaison tridimensionelle pivot glissant d’axe A~i : {τ }A =
Cj j̆ + Ck k̆ A
19
Fig. 3.7 – La symbolique des liaisons 2d utilisée dans ce cours (non normalisée).
• Erreur classique : Il ne faut pas, lorsque le problème est bidimensionnel, utiliser les liaisons
tridimensionnelles (et inversement).
Assimilation Pour vérifier que vous avez assimilé ce paragraphe, je vous invite à obtenir les
brevets 037 et 038.
Si vous avez des difficultés, je vous invite à contacter le référent du brevet correspondant, dont
le mél est disponible sur http ://[Link]/course/[Link] ?id=850.
torseurs de chargement
Dans ce cours, la résultante sera notée F~ , le moment sera noté C̆. Les différents torseurs de
chargements sont :
– force concentrée au point A de direction ~i
F~
{τ1 } = , (3.12)
0̆ A
20
– densité linéique de force p~i sur un segment de longueur ds au point P
p~ids
{dτ3 } = , (3.14)
0̆ P
Attention dans la dernière égalité ci-dessus d’avoir exprimé ~p et c̆ dans une base fixe qui ne
dépend pas de l’abscisse curviligne.
Assimilation Pour vérifier que vous avez assimilé ce paragraphe, je vous invite à obtenir le
brevet 039.
Si vous avez des difficultés, je vous invite à contacter le référent du brevet correspondant, dont
le mél est disponible sur http ://[Link]/course/[Link] ?id=850.
isostaticité - hyperstaticité
Avant de rechercher les efforts intérieurs à une poutre, il est parfois nécessaire de calculer les
réactions qui transitent par les liaisons qui maintiennent cette poutre en contact avec les autres
solides voisins.
21
– Si toutes les inconnues ne peuvent pas être déterminées (deux inconnues sur une même
équation, et qui n’apparaissent pas ailleurs par exemple), le système est hyperstatique vis-
à-vis de ce degré de liberté. Vous choisissez l’une de ces inconnues que nous appellerons
inconnue hyperstatique, vous l’encadrez en vert, et vous la supposez connue (au même titre
que les chargements en rouge) pour recherchez toutes les inconnues qui peuvent de ce fait
être maintenant déterminées (vous les entourez en bleu). Vous pouvez être amené à choisir
plusieurs inconnues hyperstatiques.
– Le degré d’hyperstatisme est le nombre minimal d’inconnues (entourées en
vert) qui ont dues être choisies comme hyperstatiques.
6. Vous écrivez l’expression de chaque inconnue déterminée (en bleu), en fonction du chargement
(en rouge) et des inconnues hypertatiques (en vert). Dans la suite du problème, chaque fois
qu’une inconnue bleu apparaı̂t, elle sera remplacée par son expression rouge et verte.
système isostatique associé On appelle système isostatique associé, le système identique géométriquement,
mais dont les liaisons aux points où des inconnues hyperstatiques ont été choisies, doivent être mo-
difiées :
1. si l’inconnue hyperstatique est une force dans la direction ~i, le degré de liberté associé, la
translation dans la direction ~i, est libérée. La liaison est donc remplacée par la liaison qui
bloque les mêmes degrés de liberté saut ce degré de liberté. Par exemple, si le problème est
tridimensionnel, une liaison encastrement, sera transformée en une liaison glissière d’axe ~i.
Si le problème dans le plan (A,~i,~j), une liaison appuis simple sera remplacée par une liaison
appuis sur rouleau de normale ~j.
2. si l’inconnue hyperstatique est un couple dans la direction ~i, le degré de liberté associé,
la rotation dans la direction ~i, est libérée. La liaison est donc remplacée par la liaison qui
bloque les mêmes degrés de liberté saut ce degré de liberté. Par exemple, si le problème est
tridimensionnel, une liaison encastrement, sera transformée en une liaison pivot d’axe ~i.
Ce système isostatique associé est considé comme chargé par
1. le même chargement extérieur que le système initial,
2. auquel on ajoute les inconnues hyperstatiques, qui sont alors considérée comme un chargement
connu.
equation associée à une inconnue hyperstatique Le problème isostatique associé peut donc
être résolu complètement en fonction des données de chargement et des inconnues hyperstatiques.
Appelons cette solution solution 1.
Pour retrouver le problème initial, l’inconnue hyperstatique assurait que le déplacement associé
à celle-ci était nul. Il faut donc rajouter une équation cinématique par inconnue hyperstatique :
1. si l’inconnue hyperstatique est une force R~i au point B, le déplacement dans cette direction
en ce point doit être nul : ~uB .~i = 0.
2. si l’inconnue hyperstatique est un couple C~i au point B, la rotation dans cette direction en
ce point doit être nul : ω̆B .~i = 0.
Ces équations supplémentaires, fournissent des relations entre les inconnues hyperstatiques et
les chargements. Elle permettent donc de déterminer les inconnues hyperstatiques en fonction du
chargement.
22
Fig. 3.8 – Détermination du degré d’hyperstatisme pour un système 3D.
23
Fig. 3.9 – Détermination du degré d’hyperstatisme pour un système 2D.
24
La solution complète du problème qui vérifie les conditions aux limites du problème de départ,
exprimé en fonction uniquement du chargement du problème de départ, est alors connue en rempla-
cant les inconnues hyperstatiques par leur expression en fonction du chargement dans la solution
1.
Complément vidéo Pour un complément d’information, je vous invite à visionner les vidéos
faq003 et faq006 disponibles sur http ://[Link]/course/[Link] ?id=850.
Assimilation Pour vérifier que vous avez assimilé ce paragraphe, je vous invite à obtenir les
brevets 013, 014, 015 et 016.
Si vous avez des difficultés, je vous invite à contacter le référent du brevet correspondant, dont
le mél est disponible sur http ://[Link]/course/[Link] ?id=850.
25
Statique des poutres
De la ceinture
jaune
...
à la ceinture
orange.
26
Fig. 3.10 – Les concepts utiles à la détermination du degré d’hyperstatisme et des réactions aux
liaisons.
Nous aurions aussi pu isoler le segment seg +. Celui-ci est sollicité par des torseurs extérieurs
(de chargement ou de liaison) sur le segment seg+ et par un torseur qui est l’opposé du torseur des
efforts intérieurs par le principe d’action et de réaction. Nous faisons ici l’hypothèse qu’au point de
coupure H il n’y a pas de force concentrée. Ce segment étant à l’équilibre, la somme des torseurs
doit être nul, donc on obtient l’égalité,
27
X
{τef [Link]. } = {τext−
→seg+ }. (3.18)
seg+
On note donc que nous disposons à chaque fois de deux manières de calculer le torseur des
efforts intérieurs, en utilisant soit la partie seg+ soit la partie seg-. Les deux méthodes donnent le
même résultat, car la poutre, dans sa globalité seg+ U seg- est en équilibre. C’est à vous de choisir
le segment qui implique le moins de calcul. Par exemple, si sur l’un des segments il y a des liaisons
et des chargements, et sur l’autre que des chargements (par définition connus), c’est ce dernier
segment qu’il faut utiliser car cela vous évite d’avoir à calculer les inconnues aux liaisons, et donc
de faire l’équilibre global de la structure, déterminer son degré d’hyperstatisme, and so on....
En général, la connaissance du torseur des efforts intérieurs est nécessaire sur l’ensemble de la
poutre. Plusieurs cas doivent être étudiés en faisant varier le point H, car lorsque s croı̂t, à chaque
passage d’un chargement, le torseur de chargement passe du segment seg+ au segment seg-.
exemple Dans le premier exemple (figure 3.12, le calcul du torseur des efforts intérieurs ne
nécessite pas la détermination des inconnues aux liaisons. On remarquera dans cet exemple que
deux cas sont à étudier en fonction de la position du point H.
~
R N~x + Ty ~y + Tz ~z
{τH } = = , (3.19)
M̆ Mx x̆ + M fy y̆ + M fz z̆ H
avec,
– N : effort normal,
– Ty : effort tranchant suivant la direction ~y,
– Tz : effort tranchant suivant la direction ~z,
– Mx : moment de torsion,
– M fy : moment fléchissant autour de l’axe H y̆,
– M fz : moment fléchissant autour de l’axe H z̆.
On écrira donc le torseur des efforts intérieur, au point H et dans ce repère local, afin de pouvoir
identifier les types de sollicitation que la poutre subit.
exemple Si l’on reprend le cas tridimensionnel précédemment traité, la détermination des com-
posantes en un point
• Erreur classique : Pour déterminer les composantes d’un torseur des efforts intérieurs, il ne
faut pas oublier avant identification, d’exprimer ce torseur dans le repère local au point H.
28
Fig. 3.12 – Exemple de détermination du torseur des efforts intérieurs pour un système 2D.
29
être exprimés dans n’importe quel repère), l’autre des efforts et moments à l’intérieur de la poutre
(qui ne peuvent être exprimés que dans le repère local au point H de cette poutre.)
• Erreur classique : Les composantes du torseur des efforts intérieur doivent être exprimées
en fonction des chargements et des inconnues hyperstatiques. Si vous les laissez en fonction des
inconnues aux liaisons, vous ne trouverez pas les contraintes, déplacements et rotations en fonction
du chargement.
Assimilation Pour vérifier que vous avez assimilé ce paragraphe, je vous invite à obtenir les
brevets 002, 005, 018.
Si vous avez des difficultés, je vous invite à contacter le référent du brevet correspondant, dont
le mél est disponible sur http ://[Link]/course/[Link] ?id=850.
équations d’équilibre
Elles ne sont pas vues dans ce cours bien que figurant dans le second tableau du paragraphe
3.4.1. Elles ne sont pas indispensables à la résolution de problème. Référez-vous à la bibliographie.
30
Statique des poutres
De la ceinture
orange
...
aux ceintures
verte et bleue.
31
Fig. 3.13 – Les concepts utiles à la détermination à venir de la loi de comportement de la fibre
moyenne.
• Erreur classique : Attention aux unités ! Les intégrales sont effectuées sur des surfaces et
non des volumes (comme dans le cas du cours de mécanique générale), et la masse volumique
n’apparaı̂t pas (comme dans le cas du cours de mécanique générale).
barycentre
Si dH est la distance entre le barycentre de la section droite et la droite ∆ appartenant au plan
de la section droite, et S l’aire de la secion droite, alors :
m∆
dH = . (3.21)
S
Le distance est homogène à une longueur (Si ! Si ! N’est-ce pas formidable ?).
Un exemple de calcul du barycentre est fait figure 3.15.
• Erreur classique : Ne pas confondre le barycentre H d’une section avec le centre de gravité
G de la poutre complète. Ils ne sont pas confondus pour une poutre faite en deux matériaux de
masse volumique différentes dans l’épaisseur (par exemple un bilame).
32
Fig. 3.14 – Exemple de détermination du moment statique d’une section droite triangulaire.
33
moment quadratique - rayon de giration - produit quadratique d’une aire plane
Le moment quadratique par rapport à une droite ∆ appartenant au plan de la section droite
Z Z
I∆ = δ 2 dS, (3.22)
S
est homogène à une longueur4 . Ce terme apparaı̂tra dans la loi de comportement en flexion : plus le
point est éloigné de la fibre moyenne, plus il sera sollicité (proportionalité à δ) et plus sa sollicitation
créera un moment (à nouveau proportionalité à δ) : d’où le terme en δ 2 . A Aire de section droite
S constante, plus la matière est loin de la fibre moyenne, plus le moment quadratique est grand.
Si la section droite est notée S, δ la distance entre un point M de cette section droite et une
droite ∆ appartenant au plan de la section droite, et δ ′ la distance entre un point M de cette
section droite et une droite ∆′ appartenant au plan de la section droite, le produit quadratique
Z Z
I∆∆′ = − δ δ ′ dS, (3.23)
S
4
est homogène à une longueur .
A l’aide de ces grandeurs, on peut construire le tenseur quadratique de la section droite, par
exemple, par rapport aux deux droites H~y1 et H~z1 avec ~y1 et ~z1 deux directions orthogonales entre
elles, on obtient,
¯ IH,y1 IH,y1 z1
IH = . (3.24)
IH,y1 z1 IH,z1 (~
y ,~
z )⊗(~
y ,~
z ) 1 1 1 1
Les axes principaux d’une section droite, sont les deux axes H~y et H~z tels que les termes hors
diagonale de ce tenseur sont nuls :
¯ IH,y 0
IH = . (3.25)
0 IH,z (~y,~z)⊗(~y,~z)
Pour la diagonalisation d’une matrice, veuillez consulter vos cours de math.
exemple Les calculs d’un moment quadradratique et d’un produit quadratique d’une section
triangulaire par rapport à deux droites passant par sont barycentre sont détaillés figures 3.16 et
3.17. Le calcul des directions principales et de l’expression du tenseur d’inertie dans cette base est
donnée ci-dessous.
Si l’on prend comme dimensions de la section triangulaire a = 3 et b = 2, le programme scilab
([Link]) suivant donne A la matrice associée au tenseur d’inertie dans la base (~y1 , ~z1 )⊗(~y1 , ~z1 ),
A2 la matrice associée au tenseur d’inertie dans la base (~y , ~z ) ⊗ (~y , ~z ) et X les vecteurs directeurs
(en colonne) des deux directions principales.
34
Fig. 3.16 – Exemple de détermination d’un moment quadratique d’une section droite triangulaire.
Fig. 3.17 – Exemple de détermination d’un produit quadratique d’une section droite triangulaire.
35
Fig. 3.18 – Exemple de détermination d’un moment polaire d’une section droite circulaire.
Assimilation Pour vérifier que vous avez assimilé ce paragraphe, je vous invite à obtenir la partie
du brevet 006 associée au moment quadratique.
Si vous avez des difficultés, je vous invite à contacter le référent du brevet correspondant, dont
le mél est disponible sur http ://[Link]/course/[Link] ?id=850.
moment polaire
Si la section droite est notée S, la normale à cette section ~x (tangent à la fibre moyenne), et δ
la distance entre un point M de cette section droite et la droite H~x, alors le moment polaire par
rapport à l’axe H~x Z Z
I0 = δ 2 dS. (3.30)
S
exemple Le calcul du moment polaire d’une section circulaire est détaillé figure 3.18.
• Erreur classique : Ne pas confondre moment quadratique et moment d’inertie. Ils ne sont
pas homogènes entre eux !
• Erreur classique : Ne pas confondre produit quadratique et produit d’inertie. Ils ne sont
pas homogènes entre eux !
36
Fig. 3.19 – Un exemple de caractéristiques d’une section droite.
37
Fig. 3.20 – Les concepts utiles à la détermination à venir de la loi de comportement de la fibre
moyenne.
3.4.6 Annexe 1
Assimilation Pour vérifier que vous avez assimilé ce paragraphe, nous vous invitons à obtenir
le brevet 040.
Si vous avez des difficultés, je vous invite à contacter le référent du brevet correspondant, dont
le mél est disponible sur http ://[Link]/course/[Link] ?id=850.
3.5.1 Objectif
En l’état actuel, vous savez calculer le torseur des efforts intérieurs en tout point d’une poutre
en fonction du chargement et d’éventuelles inconnues hyperstatiques. Deux types de démarche
peuvent alors vous être demandées :
1. calculer les déplacements et rotations de sections droite en certains points de la poutre
2. calculer les contraintes maximales dans la poutre pour déterminer si les limites d’élasticité
du matériau constitutif de la poutre ne sont pas dépassées.
La première démarche nécessite à partir des torseurs d’efforts intérieurs, de calculer les torseurs
de déformation, puis le champs de déplacement et de rotation des points de la fibre moyenne.
Ces calculs peuvent être fait en restant dans une description 1D si l’on connait la relation entre
les composantes du torseur des déformations et les composantes du torseur des efforts intérieurs.
Pour démontrer ces relations il faut passer (voir figure 3.20) par une description locale 3D des
déformations et contraintes engendrées en un point P de la section droite distant du point H de la
fibre moyenne par un vecteur tel que HP ~ = ỹ~y + z̃~z. Ces relations appelées loi de comportement de
la poutre dépendent des hypothèses de cinématique prises dans la section droite. C’est pourquoi,
nous étudirons 3 cas. Ces trois cas sont illustrés sur une poutre en flexion représentée figure 3.21.
38
Fig. 3.21 – Les trois cinématiques des sections droites envisagées, illustrées dans le cas d’une poutre
de section droite rectangulaire, sollicitée en flexion et effort tranchant.
déformations connu. La section droite passant par H ′ subit un mouvement de corps solide, donc
les torseurs de déplacement sont les mêmes pour tous les points de la section droite.
déformations
On calcule le tenseur des déformations du parallélépipède entre P et P ′ de cotés dỹ, dz̃, ds (voir
figure 3.23). On évalue dans un premier temps le gradient de ~u, en notant que dx = ds, dy = dỹ et
dz = dz̃.
contraintes
On calcule le tenseur des contraintes nécessaire à l’obtention de ce tenseur des déformations
(voir figure 3.24). On utilise pour cela la loi de comportement de l’élasticité tridimensionnelle, qui
utilise les coefficients de Lamé µ et λ.
écriture matricielle
Les 6 équations précédentes peuvent être écrites sous forme matricielles en faisant apparaı̂tre le
module de Young E et le coefficient de poisson ν, grâce aux relations 3.3 les liants aux coefficients
39
Fig. 3.22 – Calcul du déplacement relatif du point P ′ par rapport au point P .
40
Fig. 3.23 – Calcul du tenseur des déformations pour la cinématique 1.
41
Fig. 3.25 – Calcul du composantes du torseur des efforts intérieurs la cinématique 1..
42
de Lamé.
N
Ty
Tz
= ...
(3.31)
Mx
Mf y
Mf z
ES(−1+ν)
(1+ν)(−1+2 ν) 0 0 0 0 0
ES
0 2(1+ν) 0 0 0 0
ǫx
0 0 ES
0 0 0
γy
2(1+ν)
γz
... Ebh(b +h )
2 2
(3.32)
,
0 0 0 0 0
αx
2(1+ν)12
αy
3
Ehb (−1+ν) αz
0 0 0 0 12(1+ν)(−1+2 ν) 0
Ebh3 (−1+ν)
0 0 0 0 0 12(1+ν)(−1+2 ν)
incompatibilité
Cette cinématique implique que les contraintes σyy et σzz ne sont pas nulles dans la section
droite, donc à fortiori sur les surface latérales de la poutre. Or, sur ces surfaces non chargées, les
contraintes exercées par l’air sur la poutre sont nulles. Il y a donc contradiction entre la réalité et le
modèle associé à la cinématique 1. Prenons l’exemple d’un torseur des déformations ne comportant
que le terme ǫx . Tous les petits parrallélépipèdes entre les points P et P ′ s’allongent de la valeur
ǫx ds. De part l’effet Poisson, ils souhaitent se contracter dans les directions ~y et ~z. Or la cinématique
1 choisie, d’un mouvement en bloc rigide d’une section droite les en empêche. Cette cinématique
n’est pas réaliste pour une poutres non bloquée sur toutes ses surfaces latérales.
Il nous faut chercher une cinématique telles que sur les surfaces latérales les contraintes σyy et
σzz soients nulles. C’est l’objet de la seconde cinématique.
Assimilation Pour vérifier que vous avez assimilé ce paragraphe, je vous invite à obtenir le
brevet 041.
Si vous avez des difficultés, je vous invite à contacter le référent du brevet correspondant, dont
le mél est disponible sur http ://[Link]/course/[Link] ?id=850.
description de la cinématique
Le torseur des déformations est choisi identique à celui de la cinématique 1, mais un mouvement
du point P ′ dans le plan ũy (ỹ, z̃)~y + ũz (ỹ, z̃)~z, mouvement pour l’instant inconnu, est rajouté (voir
figure 3.26.
déformations
Le tenseur des déformations est aussi modifié par la présence de ces deux fonctions (voir figure
3.27).
contraintes
On peut donc en déduire par la loi de l’élasticité, le tenseur des contraintes (voir figure 3.28). Si
la poutre n’est pas chargée sur ses faces de normale ~y et ~z, les σyy , σzz , et σyz doivent être nulles
sur ces faces. Recherchons une solution telles qu’elle soient nulles dans toute la poutre, cela impose
43
Fig. 3.26 – Calcul du déplacement relatif du point P ′ par rapport au point P pour la cinématique
2.
une relation sur les fonction inconnues. Si l’on réécrit ces conditions en terme de déformation, le
coefficient de poisson ν entre les déformations apparaı̂t (voir figure 3.29). On peut alors en déduire
les champs de déplacement complémentaires pour assurer que les contraintes soient nulles sur les
faces latérales de la poutre. On remarquera que cela implique en tout point de la section droite,
que les contraintes σyy , σzz , et σyz sont toutes nulles.
écriture matricielle
Les 6 équations précédentes peuvent être écrites sous forme matricielles.
N ES 0 0 0 0 0 ǫx
Ty 0 GS 0 0 0 0 γy
Tz 0 0 GS 0 0 0 γz
Mx = 0
, (3.33)
0 0 GI0 0 0
αx
Mf y 0 0 0 0 EIHy 0 αy
Mf z 0 0 0 0 0 EIHz αz
incompatibilité
Cette cinématique implique que les contraintes σyx et σzx sont constantes dans l’épaisseur de la
poutre, donc sur les surfaces extérieures latérales. Du fait de la symétrie du tenseur des contraintes,
cela implique sur la surface de normale ~y que la contrainte σyx soit non nulle. Or elle doit être égale
à la contrainte exercée par l’extérieur sur cette surface. Si cette surface est libre, cette contrainte
extérieure est nulle. Il y a donc contradiction entre la réalité et le modèle.
Il nous faut chercher une cinématique telles que la répartition des contraintes σyx et σzx soient
des fontions de ỹ et z̃ et nulles sur les bords de la section droite. C’est l’objet de la troisième
cinématique qui implique un voilement de la section en présence d’un effort tranchant.
44
Fig. 3.28 – Calcul du tenseur des contraintes pour la cinématique 2 et des conditions de surfaces
libres de contrainte.
Fig. 3.29 – Relation entre les déformations pour la cinématique 2 et les champs de déplacement
complémentaires.
45
Fig. 3.30 – Expression des composantes du torseur des efforts intérieurs pour la cinématique 2.
46
Fig. 3.31 – Répartition des contraintes de cisaillement dues à une sollicitation de torsion, en
fonction de la forme de la section droite et de la cinématique choisie.
Assimilation Pour vérifier que vous avez assimilé ce paragraphe, je vous invite à obtenir le
brevet 042.
Si vous avez des difficultés, je vous invite à contacter le référent du brevet correspondant, dont
le mél est disponible sur http ://[Link]/course/[Link] ?id=850.
Assimilation Pour vérifier que vous avez assimilé ce paragraphe, je vous invite à obtenir le
brevet 049.
Si vous avez des difficultés, je vous invite à contacter le référent du brevet correspondant, dont
le mél est disponible sur http ://[Link]/course/[Link] ?id=850.
47
Fig. 3.32 – Effet du cisaillement p1
48
Fig. 3.33 – Effet du cisaillement p2
49
Fig. 3.34 – Les concepts utiles au passage direct du torseur des efforts intérieurs au torseur de
déplacement.
• Erreur classique : Certains d’entre vous ont utilisés les années précédentes des formules du
d2 y
type EIHz dx 2 = Mf z . Ces formules ne sont pas valables dans les deux cas ci-dessus.
Elles peuvent être construite par approche successive. Soit une poutre reliant un point A à un
point B, orientée de A vers B, le point courant étant noté H.
– Supponsons que cette poutre est infiniment rigide. Si le point A subit un torseur de déplacement
composé d’un angle de rotation ~ωA et d’une translation ~uA , alors le torseur de déplacement
au point B est obtenu par la formule de changement de point.
~
~uB = ~uA + ω̆A ∧ AB. (3.37)
– Supposons cette fois que le point A est immobile mais que seul se déforme un petit tronçon
HH’de longueur ds à partir du point H. Le torseur de déplacement de H’ est composé de
ω̆H ′ = (αx x̆ + αy y̆ + αz z̆)ds et d’une translation ~uH ′ = (ǫx ~x + γy ~y + γz ~z)ds. La déformation
de ce petit segment implique un torseur de déplacement au point B :
~
~uB = (ǫx ~x + γy ~y + γz ~z)ds + (αx x̆ + αy y̆ + αz z̆)ds ∧ HB. (3.39)
– Supposons cette fois que le point A est mobile et que toute la poutre se déforme. Il suffit de
faire la somme des torseurs : du premier et du second que l’on aura intégré le long de toute
la poutre AB. On obtient les formules de Bresse ci-dessous.
Soit une poutre dont l’orientation de la fibre moyenne est de Pdeb à Pf in , si le torseur des
déformations est noté,
50
alors le torseur de déplacement au point Pf in par rapport au torseur de déplacement du point Pdeb
est,
ω̆P f in
{UP f in } =
~uP f in P f in
R sP f in
ω̆P deb + sP deb (αx x̆ + αy y̆ + αz z̆)ds
= R s f in
~uP deb + ωP˘deb ∧ Pdeb~Pf in + sPPdeb (ǫ ~x + γy ~y + γz ~z)ds
R sP f in x
+ sP deb (αx x̆ + αy y̆ + αz z̆) ∧ HP~ f in ds
P f in
R sP f in c
ω̆P deb + sP deb (Mx /GI0 x̆ + M fy /EIHy y̆ + M fz /EIHz z̆)ds
= s (3.41)
~uP deb + ω̆P deb ∧ Pdeb~Pf in + sP deb (N/ES ~x + Ty /GSy ~y + Tz /GSz ~z)ds
R P f in
s
+ P f in (Mx /GI0c x̆ + M fy /EIHy y̆ + M fz /EIHz z̆) ∧ HP ~ f in ds
R
sP deb P f in
Les formules de Bresse ci-dessus sont relatifs à la cinématique 3. Nous rappelons ci-dessous, les
formules de Bresse pour la cinématique 2, qui ne diffèrent que par 3 termes :
ω̆P f in
{UP f in } =
~uP f in
R sP f in
ω̆P deb + sP deb
(Mx /GI0 x̆ + M fy /EIHy y̆ + M fz /EIHz z̆)ds
= R s f in (3.42)
~uP deb + ω̆P deb ∧ Pdeb~Pf in + sPPdeb (N/ES ~x + Ty /GS ~y + Tz /GS ~z)ds
s
~ f in ds
R
+ sPPdeb
f in
(Mx /GI0 x̆ + M fy /EIHy y̆ + M fz /EIHz z̆) ∧ HP
P f in
• Erreur classique : Une fois les formules de Bresse utilisées, votre résultat ne doit plus faire
apparaı̂tre les coordonnées du point H. Si c’est le cas, c’est que vous n’avez pas effectué l’intégration
entre les abscisses sP deb et sP f in .
• Erreur classique : Si vous utilisez les formules de Bresse entre un point sP deb et sP f in et
que vous devez couper l’intégrale en deux en passant par un point sP int (comme ”intermédiaire”,
la formule de bresse en déplacement s’écrit :
+ ~ f in ds
(Mx /GI0c x̆ + M fy /EIHy y̆ + M fz /EIHz z̆) ∧ HP
sP deb
Z sP f in
+ (N/ES ~x + Ty /GSy ~y + Tz /GSz ~z)ds
sP int
Z sP f in
+ ~ f in ds.
(Mx /GI0c x̆ + M fy /EIHy y̆ + M fz /EIHz z̆) ∧ HP (3.43)
sP int
51
Complément vidéo Pour un complément d’information, je vous invite à visionner la vidéo
faq008 disponible sur http ://[Link]/course/[Link] ?id=850.
σxx = N/S,
σyy = 0,
σzz = 0,
(3.46)
σxy = 0,
σyz = 0,
σzx = 0.
On note dans ce cas particulier que les tenseurs des contraintes et des déformations ne dépendent
pas de la position du point P par rapport au point H.
Assimilation Pour vérifier que vous avez assimilé ce paragraphe, je vous invite à obtenir les
brevets 050, 054 et 089.
Si vous avez des difficultés, je vous invite à contacter le référent du brevet correspondant, dont
le mél est disponible sur http ://[Link]/course/[Link] ?id=850.
52
moyenne, sont alors données par,
Mfz
ǫxx (y1 , z1 ) = − EI Hz
y1 ,
ǫyy (y1 , z1 ) = −νǫxx ,
ǫzz (y1 , z1 ) = −νǫxx ,
Ty (3.48)
ǫxy (y1 , z1 ) = GS g(y1 ),
ǫyz = 0,
ǫzx = 0.
La répartition des déformations dans l’épaisseur de la poutre n’est pas constante (cinématique
3). La fonction g(y1 ) peut être calculée (voir cours de 2ième année à venir). C’est la raison pour
laquelle il faut corriger la section en cisaillement (Sy ) dans la loi de comportement. Des exemples
de ces fonctions sont fournies dans les tableaux joints (figures 3.32 3.33).
Les composantes du tenseur des contraintes σ̄ ¯ sont alors données par,
σxx (y1 , z1 ) = − Mf
IHz y1 ,
z
σyy = 0,
σzz = 0,
T (3.49)
σxy (y1 , z1 ) = Sy g(y1 ),
σyz = 0,
σzx = 0.
On note dans ce cas particulier que les tenseurs des contraintes et des déformations dépendent
de la position du point P par rapport au point H.
Assimilation Pour vérifier que vous avez assimilé ce paragraphe, je vous invite à obtenir le
brevet 051, 052, 053 et 055.
Si vous avez des difficultés, je vous invite à contacter le référent du brevet correspondant, dont
le mél est disponible sur http ://[Link]/course/[Link] ?id=850.
53
Statique des poutres
De la ceinture
verte
...
à la ceinture
marron.
54
3.6 Résolutions de problèmes
Si l’objectif est de calculer un déplacement (ou une rotation) d’un point de la poutre, il faut :
– choisir un point de départ où le déplacement et/ou la rotation est connue
– orienter la poutre du point de départ au point où s’effectue la recherche de déplacement
– écrire la ou les formules de Bresse nécessaires
– identifier les composantes du torseur des efforts intérieurs qui doivent être calculées, et sur
quel segment,
– calculer ces composantes en fonction du chargement (et des éventuelles inconnues hypersta-
tiques (en vert)). Le choix judicieux du secteur aval ou amont peut parfois permettre d’éviter
de calculer les réactions aux liaisons.
– deux cas sont possibles :
– le système est hypertatique
– il faut écrire une équation supplémentaire : elle concerne le degré de liberté dual de
l’inconnue hyperstatique (en vert).
– Si c’est une force dans une direction, c’est le déplacement dans cette direction. Si c’est
un moment autour d’un axe, c’est la rotation autour de cet axe.
– Calculer (comme ci-dessus par les formules de Bresse ou une méthode énergétique)
le déplacement recherché (ou la rotation recherchée). Ceci vous donne une équation
supplémentaire qui lie l’inconnue hyperstatique (en vert) aux chargements (en rouge).
– Remplacer dans les expressions des composantes d’effort intérieur, l’inconnue hypersta-
tique (en vert) par son expression en fonction du chargement,
– si le système est isostatique, les composantes du torseur des efforts intérieurs sont alors
connues en fonction uniquement des chargements (en rouge).
– injecter ces expressions dans les formules de Bresse,
– faire les intégrales
Assimilation Pour vérifier que vous avez assimilé ce paragraphe, je vous invite à obtenir les
brevets 075 et 077.
Si vous avez des difficultés, je vous invite à contacter le référent du brevet correspondant, dont
le mél est disponible sur http ://[Link]/course/[Link] ?id=850.
énoncé
Soit une structure élastique linéaire, sous un ensemble de chargements {τ1 } cette structure subit
un champs de déplacement {U1 }, sous un ensemble de chargements {τ2 } cette structure subit un
champs de déplacement {U2 }, alors si elle est chargée simultanément par {τ1 } + {τ2 }, son champs
de déplacement est {U1 } + {U2 }.
exemple
Soit une poutre droite de longueur l = 1 m, de moment quadratique IHz = 1 10−8 m4 autour
~ = l~i et que le point A est encastré.
de l’axe H~z, reliant les points A et B, tel que AP
– Cette poutre sous une charge en B F~ = 100~j N, subit un déplacement en B qui vaut ~uB =
0.0159~j m.
– Cette poutre sous un couple C̆ = 100k̆ Nm en D, milieu de [AB], subit un déplacement en B
qui vaut ~uB = 0.0179~j.
55
Sous les deux chargements, le déplacement du point B vaut ~uB = 0.0337~j.
Assimilation Pour vérifier que vous avez assimilé ce paragraphe, je vous invite à obtenir les
brevets 056 074.
Si vous avez des difficultés, je vous invite à contacter le référent du brevet correspondant, dont
le mél est disponible sur http ://[Link]/course/[Link] ?id=850.
Energie de Déformation
Par définition l’énergie de déformation dans une structure composée de poutres est :
!
1 N2 Ty2 Tz2 Mx2 M fy2 M fz2
Z
Wint = + + + + + ds. (3.50)
2 structure ES GSy GSz GI0c EIHy EIHz
Elle correspond à la somme sur toute la poutre de l’énergie de déformation dans une section droite.
Cette dernière est le comoment du torseur des déformations de la section droite et du torseur des
efforts intérieurs. Le fait que la structure soit élastique, fait apparaı̂tre le coefficient 1/2 de part la
proportionalité de ces deux torseurs. En utilisant la loi de comportement de la cinématique 3, on
peut remplacer le torseur des déformations par son expression du torseur des efforts intérieurs. On
obtient ainsi la formule 3.50.
Assimilation Pour vérifier que vous avez assimilé ce paragraphe, je vous invite à obtenir le
brevet 057.
Si vous avez des difficultés, je vous invite à contacter le référent du brevet correspondant, dont
le mél est disponible sur http ://[Link]/course/[Link] ?id=850.
travail d’un chargement constant lors d’un mouvement dû à une autre charge
Supposons qu’un torseur de chargement {τA } soit appliqué à un point A et que ce point A
subisse un torseur de déplacment {UA } dû à un autre chargement. Le travail de {τA } dans le
mouvement {UA } est,
Wext = F~ .~uA + C̆.ω̆ , (3.52)
qui diffère de l’équation 3.51 simplement par l’absence du coefficient 21 .
56
théorème de réciprocité de Maxwell-Betti
Supposons maintenant qu’un système subisse :
– un premier chargement {τ1 } en un point A qui implique un champs de déplacement {U1 }
en tout point de la poutre. Ce premier chargement est suivi d’un second {τ2 } en un point
B, qui implique un champs de déplacement supplémentaire
{U2 }. Dans la première phase, le
1 ~
travail extérieur est W11 = 2 FA .~u1A + C̆A .ω̆1A . Dans la seconde phase il est W12 + W22 =
F~A .~u2A + C̆A .ω̆2A + 12 F~B .~u2B + C̆B .ω̆2B .
– un premier chargement {τ2 } en un point B qui implique un champs de déplacement {U2 }
en tout point de la poutre. Ce premier chargement est suivi d’un second {τ1 } en un point
A, qui implique un champs de déplacement supplémentaire
{U1 }. Dans la première phase, le
1 ~
travail extérieur est W22 = 2 FB .~u2B + C̆B .ω̆2B . Dans la seconde phase il est W21 + W11 =
F~B .~u1B + C̆B .ω̆1B + 21 F~A .~u1A + C̆A .ω̆1A .
Le champ de déplacement total ne dépend pas de l’ordre dans lequel les chargements ont été
appliqués. Le travail des forces extérieures n’en dépend donc pas. Egaler ces travaux ammène à
l’égalité W12 = W21 : le travail du chargement 1 dans le déplacement 2 est égal au travail du
chargement 2 dans le déplacement 1.
A titre d’illustration, si le chargement 1 est une force F~1A en A qui implique un déplacement
~u1B en B, le chargement 2 est une force F~2B en B qui implique un déplacement ~u2A en A, alors,
Si les modules des forces et leurs directions sont les mêmes, et que les déplacements sont mesurés
dans les directions de ces forces,
u2A = u1B . (3.54)
Si l’on appelle c12 = Fu1B 1A
, le coefficient d’influence d’une force en A sur le déplacement en B, on a
alors l’égalité des coefficients d’influence,
Le coefficient d’influence n’est rien d’autre que la fonction de réponse en fréquence entre le point
A et le point B à fréquence nulle.
Assimilation Pour vérifier que vous avez assimilé ce paragraphe, je vous invite à obtenir le
brevet 058.
Si vous avez des difficultés, je vous invite à contacter le référent du brevet correspondant, dont
le mél est disponible sur http ://[Link]/course/[Link] ?id=850.
théorème de Castigliano
Sur l’exemple du ressort de raideur k, montrons que le déplacement u et relié à la force F par
u = ∂W 1 1 2
∂F . Wext = 2 uF , or u = F/k, donc Wext = 2 F /k, d’où ∂F
ext ∂Wext
= F/k et ∂W ∂F
ext
= u.
Si le système est conservatif, le travail des chargements extérieurs est stoqué sous la forme
d’énergie interne. On a donc l’égalité Wint = Wext .
On peut donc énoncer de façon plus générale, le théorème de Castigliano comme : Pour un
effort F ~n en un point A,
∂Wint
~uA . ~n = . (3.56)
∂F
Pour un couple C~n en un point A,
∂Wint
~ωA . ~n = , (3.57)
∂C
57
pour faire la dérivation en premier. En effet, si une composante ne dépend pas du paramètre de
N2
dérivation (par exemple N ), le terme 2N ∂N 1
R
∂q = 0, cela n’aurait servi à rien de calculer 2 poutre ES .
• utilisation en un point non chargé : Ajout au chargement réel d’un chargement fictif dual du
déplacement recherché, puis utilisation du théorème de Castigliano, pour enfin annuler le charge-
ment fictif.
Assimilation Pour vérifier que vous avez assimilé ce paragraphe, je vous invite à obtenir le
brevet 059.
Si vous avez des difficultés, je vous invite à contacter le référent du brevet correspondant, dont
le mél est disponible sur http ://[Link]/course/[Link] ?id=850.
58
Statique des poutres
De la ceinture
marron
...
aux ceintures
noire et noire 1ière dan.
59
Fig. 3.35 – Un système hyperstatique intérieurement nécessite d’effectuer une coupure en un point
arbitraire C.
intérieurement
Un système est hyperstatique intérieurement, lorsque pour la fibre moyenne est fermée.
En effet, si l’on effectue une étude du torseur des efforts intérieurs en un point H, il est nécessaire
de définir les segments seg+ et seg -. Or, ces segements sont reliés entre eux par la fibre moyenne
sans passer par H, car cette fibre moyenne est fermée. Il est alors impossible de définir le torseur
des efforts intérieurs.
Le démarche à suivre est donc la suivante :
– on choisit un point de coupure C sur la fibre moyenne fermé.
– on coupe par la pensée la fibre moyenne en C
– on charge les deux faces de la coupure avec deux torseurs {τ1 } et {τ2 } sont les 6 composantes
sont inconnues. Nous avons donc à priori 12 inconnues hyperstatiques. Dans le cas d’un
problème plan, les deux torseurs n’auront que 3 inconnues chacun : deux de résultantes et
une de moment.
– Des relations existent entre ces 12 composantes. Pour les trouver, on isole un petit tronçon
de fibre moyenne de longueur 2ds autour du point C ce qui définit les point C’ et C”, puis on
écrit l’équilibre de ce petit tronçon qui est chargé par − {τ1 }C ′ , − {τ2 }C“ et éventuellement un
chargement concentré connu en C {τC }. L’équilibre fournit 6 équations reliant les composantes
de {τ2 } à celles de {τ1 } et {τC }. On fera tendre ds vers 0, afin de simplifier les relations.
– La fibre moyenne de la structure n’est alors plus fermée, le torseur des efforts intérieurs en
un point H peut être calculé classiquement en fonction des chargements extérieurs et des
composantes de {τ1 }
– pour déterminer les valeurs des inconnues hyperstatiques, on agira classiquement en utilisant
Castigliano : ceci traduit que les déplacements et rotations relatifs de C’ et C” sont nuls.
Assimilation Pour vérifier que vous avez assimilé ce paragraphe, je vous invite à obtenir le
brevet 077.
Si vous avez des difficultés, je vous invite à contacter le référent du brevet correspondant, dont
le mél est disponible sur http ://[Link]/course/[Link] ?id=850.
60
Fig. 3.36 – Les concepts utiles au passage direct du torseur des efforts intérieurs au torseur de
déplacement.
N~i
{τH } = , (3.58)
0̆ H
déformations
calcul de la section corrigée
section corrigée : section rectangulaire Sy = 5/6S autres section : (voir tableau en fin de
chapitre)
négligence
3.7.2 Torsion
3.8 Dimensionnement
Ce paragraphe concerne les étapes mises en gras dans le synopsis figure 3.36.
61
3.8.1 Cercle de Mohr des contraintes
Voir le cours de Mécanique des solides déformables.
Critère de Von-Mises
−I2 (d) < g 2 ↔ (σxx − σyy )2 + (σyy − σzz )2 + (σzz − σxx )2 + 6(σxy + σyz + σzx )2 < g 2 . (3.63)
Critère de Tresca
Le vecteur contrainte tangentielle a un module inférieur à une valeur τ
Représentations
quelques matériaux usuels
62
– effort tranchant dans la direction ~y : Ty (s) =
– effort tranchant dans la direction ~z : Tz (s) =
– moment de torsion : Mx (s) =
– moment de flexion autour de l’axe H y̆ : Mf y (s) =
– moment de flexion autour de l’axe H z̆ : Mf z (s) =
– recherche du point le plus sollicité : Les critères de limite d’élasticité s’écrivant en élasticité,
il faudrait calculer le tenseur des contraintes en tout point P est lui appliquer un critère (par
exemple de Von Mises pour de l’acier). Nous garderons cette démarche pour la deuxième
année. On peut simplifier le critère dans quelques cas particuliers :
dans le cas où en un point est présent une contrainte normale σxx et une contrainte
de cisaillement σxθ , alors on calculera une contrainte équivalente (de Tresca),
q
σequiv = σxx2 + 4σ 2 . (3.66)
xθ
63
– bilan des actions :
R~1
une liaison encastrement en A ;
M̆
1 A
F ~j
un torseur de chargement
0̆ B
– calcul du torseur des efforts intérieurs : on oriente la poutre de A vers B. Le torseur des
efforts intérieurs en H(s) tel que AH ~ = s~i, se calcule en fonction de la partie aval :
F ~j F ~j
F ~y
{τH } = = = , (3.67)
0̆ B
F (l − s)k̆ H F (l − s)z̆ H
avec (H, ~x, ~y , ~z) le repère local en H.
– détermination des évolutions de ses composantes le long de la poutre (avec l’abscisse s) :
– effort normal : N (s) = 0
– effort tranchant dans la direction ~y : Ty (s) = F
– effort tranchant dans la direction ~z : Tz (s) = 0
– moment de torsion : Mx (s) = 0
– moment de flexion autour de l’axe H y̆ : Mf y (s) = 0
– moment de flexion autour de l’axe H z̆ : Mf z (s) = F (l − s)
– recherche du point le plus sollicité :
La poutre est soumise à de la flexion Mf z de l’effort tranchant Ty , la contrainte en un point
P de la section droite tel que HP ~ = ŷ~y + ẑ~z est donnée par :
F (l − s)ŷ
σxx (s, ŷ) = − . (3.68)
πr4 /4
d’où,
240106πr3
F < . (3.70)
4l
Soit pour une poutre de rayon r = 0.005m et une longueur de l = 0.2m, une force maximale
admissible de F = 118 N .
Assimilation Pour vérifier que vous avez assimilé ce paragraphe, je vous invite à obtenir le
brevet 076.
Si vous avez des difficultés, je vous invite à contacter le référent du brevet correspondant, dont
le mél est disponible sur http ://[Link]/course/[Link] ?id=850.
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3.9 Non linéarités géométriques (grands déplacements)
3.9.1 Exemple
3.9.2 équation
3.9.3 méthode incrémentale
3.9.4 flambement
65