Projet PF : "Planifier pour un Avenir Meilleur"
I. Diagnostic et collecte des données
1. Recherche documentaire
Sources étudiées :
o Rapports nationaux sur la démographie et la santé reproductive.
o Données de l’OMS : taux de prévalence contraceptive estimé à 35 %, en deçà
de l’objectif global de 65 %.
Résultat :
o 40 % des femmes en âge de procréer déclarent ne pas utiliser de méthode
contraceptive, principalement par manque d’information ou d’accès.
o Forte disparité entre les zones urbaines (60 % de prévalence contraceptive) et
rurales (20 %).
2. Observation
Visites dans les centres de santé :
o Manque de stock régulier de contraceptifs dans les zones rurales.
o Faible implication des hommes dans les discussions autour de la planification
familiale.
3. Entretien individuel
Questions posées aux femmes et aux couples :
o "Avez-vous déjà utilisé une méthode contraceptive ? Si non, pourquoi ?"
o "Connaissez-vous les avantages de la planification familiale ?"
o "Quels sont vos besoins ou préoccupations en matière de contraception ?"
Réponses :
o 50 % des femmes ne comprennent pas bien le fonctionnement des méthodes
contraceptives.
o 30 % ont peur des effets secondaires supposés.
4. Focus group
Participants : 10 femmes en âge de procréer, 3 hommes, 2 sages-femmes, 1 animateur
communautaire.
Discussions :
o Besoins en matière d’accès et d’éducation sur les méthodes contraceptives.
o Comment surmonter les barrières socioculturelles liées à la contraception.
5. Étude CAP
Connaissances :
o 60 % des femmes connaissent au moins une méthode contraceptive, mais
seulement 20 % savent l’utiliser correctement.
Attitudes :
o 35 % des couples sont opposés à la contraception pour des raisons religieuses
ou culturelles.
Pratiques :
o Moins de 30 % des femmes en milieu rural utilisent des contraceptifs.
6. Établir des priorités
1. Augmenter l’accès aux services de planification familiale, en particulier dans les zones
rurales.
2. Sensibiliser les couples à l’importance de la planification familiale pour la santé
maternelle et infantile.
3. Former le personnel de santé pour offrir des services adaptés et confidentiels.
7. Définir la population cible
Principale cible : Femmes en âge de procréer (15 à 49 ans).
Groupes spécifiques :
o Couples mariés ou vivant en union.
o Adolescents et jeunes adultes (15-25 ans).
o Communautés rurales ayant un faible accès aux services.
II. Programmation
1. Objectifs et résultats attendus
Objectifs généraux :
o Réduire les grossesses non désirées et améliorer la santé reproductive.
o Augmenter la prévalence contraceptive nationale à 65 %.
Objectifs spécifiques :
o Doubler le taux d’utilisation des méthodes contraceptives modernes dans les
zones rurales.
o Sensibiliser 70 % des hommes à l’importance de leur rôle dans la planification
familiale.
Résultats attendus :
o 80 % des couples bénéficient d’un conseil en planification familiale dans les
régions cibles.
o Réduction de 40 % des grossesses non désirées en un an.
2. Communication pour le changement de comportement (BCC)
Actions :
o Campagnes médiatiques pour briser les tabous autour de la contraception.
o Ateliers communautaires pour couples, animés par des sages-femmes et des
leaders locaux.
o Développement d’une plateforme numérique pour partager des informations
fiables sur les méthodes contraceptives.
3. Tester des outils
Création de supports éducatifs :
o Brochures et affiches expliquant les différentes méthodes contraceptives et
leurs avantages.
o Vidéos courtes diffusées sur les réseaux sociaux et dans les centres de santé.
Tests pilotes dans deux régions (une urbaine et une rurale) pour évaluer l’efficacité des
outils.
III. Mise en œuvre
1. Déploiement
Phase 1 (1-3 mois) :
o Formation des agents de santé et des éducateurs communautaires sur les
techniques de conseil et les méthodes contraceptives modernes.
o Sensibilisation communautaire par des leaders locaux et religieux pour réduire
les résistances culturelles.
Phase 2 (4-9 mois) :
o Déploiement des cliniques mobiles pour offrir des services de contraception
dans les zones rurales.
o Organisation de journées de sensibilisation dans les marchés, écoles, et centres
de santé.
Phase 3 (10-12 mois) :
o Mise en place de centres permanents de planification familiale dans les
structures de santé existantes.
o Suivi des couples pour assurer une utilisation continue et correcte des
méthodes choisies.
2. Logistique
Approvisionnement régulier en contraceptifs (pilules, injectables, implants,
préservatifs).
Distribution gratuite ou à faible coût des méthodes contraceptives.
IV. Évaluation
1. Suivi des indicateurs
% d’utilisation des méthodes contraceptives par région.
Nombre de femmes ayant accès à des services de planification familiale.
Réduction des grossesses non désirées signalées.
2. Évaluation finale
Analyse des progrès réalisés :
o Augmentation de la prévalence contraceptive dans les zones rurales.
o Amélioration des connaissances des femmes et des hommes sur la planification
familiale.
Identification des défis rencontrés : résistance culturelle, rupture de stock, etc.
3. Rapport final
Résultats partagés avec les parties prenantes (gouvernement, ONG).
Recommandations pour intégrer le programme dans les politiques nationales de santé
reproductive.