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Article SNA30

Cette étude caractérise les états de dégradation des agro-écosystèmes dans le sud-est du Burkina Faso en utilisant des indicateurs écologiques et structuraux. Les résultats montrent que les états dégradés présentent un faible taux de couverture végétale et une dominance de certaines espèces, tandis que les états non dégradés affichent une couverture végétale plus élevée et une diversité spécifique accrue. Une meilleure compréhension de ces états de dégradation est essentielle pour le suivi et la gestion des ressources naturelles dans la région.

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Article SNA30

Cette étude caractérise les états de dégradation des agro-écosystèmes dans le sud-est du Burkina Faso en utilisant des indicateurs écologiques et structuraux. Les résultats montrent que les états dégradés présentent un faible taux de couverture végétale et une dominance de certaines espèces, tandis que les états non dégradés affichent une couverture végétale plus élevée et une diversité spécifique accrue. Une meilleure compréhension de ces états de dégradation est essentielle pour le suivi et la gestion des ressources naturelles dans la région.

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Caractérisation structurale et écologique des états de dégradation des

agro-écosystèmes du sud-est du Burkina Faso

Soungalo SOULAMA 1*, Lassina SANOU 1,


Abel KADÉBA 2; Adjima THIOMBIANO 3

Résumé
Une typologie des états de dégradation des phytocénoses a été effectuée afin d’identifier les indicateurs
écologiques correspondant à chaque faciès de dégradation des agroécosystèmes. Des inventaires
phytosociologiques et des mesures dendrométriques ont été effectuées dans trois différents états de dégradation
des terres. Un échantillonnage stratifié aléatoire, basé sur une image Rapide-eye de grande résolution spatiale, a
permis le choix des 377 placettes selon leur état de dégradation. Une analyse canonique discriminante a été
utilisée pour discriminer les états de dégradation sur la base des paramètres dendrométriques mesurés puis des
tests de comparaison de moyenne ont permis de caractériser écologiquement les états de dégradation. Les
résultats montrent qu’au plan structural, les états dégradés sont caractérisés par un taux de couverture < 25% des
arbustes de petite taille, une faible surface terrière, une faible densité des ligneux et des individus en
régénération. Au plan écologique, les états dégradés sont identifiables par une dominance des Chaméphytes, des
Géophytes, des Thérophytes et des espèces à large distribution. Au contraire, les états non dégradés ont un taux
de couverture végétale > 50%, dominée par des Phanérophytes et des espèces Soudaniennes.
Une bonne caractérisation des faciès de dégradation des agro-ècosystèmes soudaniens est nécessaire pour un
meilleur suivi de ces ressources naturelles.
Mots clés : Agroécosystèmes ; Biodiversité, Indicateurs de dégradation, Sud-Est du Burkina Faso.

Structural and ecological characterization of degradation status of agro-


ecosystems in south-eastern of Burkina Faso, West Africa

Abstract
A typology of degradation status of phytocenoses was carried out in order to identify the ecological indicators
corresponding to each facies of degradation in agro-ecosystems. Phytosociological inventories and tree
measurements were carried out in three different status of land degradation. Stratified random sampling, based
on a high spatial resolution Rapide-eye image permitted to select 377 plots according to their status of
degradation. A canonical discriminant analysis was used to discriminate the status of degradation based on the
measured dendrometric parameters, also the mean comparison tests was made to ecologically characterization of
the status of degradation. The results show that structurally, the three status of degradation are characterized by a
low rate of herbaceous cover, small shrubs, a low basal area, a low density of woody plants and seedlings.
Ecologically, degraded status can be identified by a dominance of Chamaephytes, Geophytes, Therophytes and
widely distributed species. In contrast, non-degraded status have a vegetation cover rate> 50%, dominated by
Phanerophytes and Sudanese species.
A good characterization of the Sudanese agroecosystems is necessary for better monitoring these natural
resources.
Keywords: Agroecosystems; Biodiversity, Indicators of degradation, South-eastern of Burkina Faso

1
Département Environnement et Forêts, INERA/CNRST, Ouagadougou, Burkina Faso ;
2 Université de Dédougou, Institut des Sciences de l’environnement et du Développement Rural, Dédougou,
Burkina Faso ;
3 Laboratoire de Biologie et Écologie Végétales, Université Joseph KI-Zerbo, Ouagadougou, Burkina Faso

*Auteur correspondent: soulsoung@[Link]

1
Introduction

Au cours des dernières décennies, le risque de dégradation des terres est devenu l'un des
problèmes écologiques les plus importants dans le monde (XIE et al., 2020, Yaméogo et al.,
2019). La dégradation des terres augmente fortement en Afrique subsaharienne (FAO, 2015)
et constitue une menace majeure pour le rendement agricole (ALTIERI, 2018). Le
changement climatique et les modes d'utilisation intensive des terres constituent les
principales menaces qui ont eu un impact négatif sur la biodiversité et les biens et services
fournis par les écosystèmes (BRUCKERHOFF et al., 2020, EGHDAMI et al., 2019).
La problématique de la dégradation des terres est particulièrement préoccupante dans les pays
du Sahel dont le Burkina Faso (SOULAMA et al., 2015; KADEBA et al., 2015). Le Burkina
Faso a enregistré une perte considérable de sa superficie boisée qui s’est traduite en 31% de
terres hautement dégradées et 58% de terres modérément dégradées (FAO, 2010). La
dégradation des terres dans le Sahel revêt un caractère complexe où se mêle l’action de la
nature, notamment la sécheresse, et celle de l’Homme (BONTONI et REIJ, 2009). La
pression démographique conjuguée à la pauvreté ainsi qu’au manque d’intensification
agricole seraient des facteurs aggravants de la dégradation des terres (OZER et al., 2007;
BROU, 2010).
La dégradation des terres engendre une perte du potentiel écologique dans les zones affectées
(LI et al., 2004). La désertification est considérée comme un stade ultime de la dégradation
des terres, marqué par un appauvrissement irréversible des ressources naturelles
(THIOMBIANO, 2000). La pression du pâturage, le stress édaphique, hydrique et le stress au
feu caractérisent souvent l’environnement sahélien auxquels les communautés végétales
adoptent une réponse adaptative (DEVINEAU et al., 2010; NACOULMA et al., 2011;
SAWADOGO et al., 2014). La pression du pâturage (broutage et piétinement des sols)
souvent combinée aux effets de l’agriculture (jachères courtes, faible apport de matière
organique), dégradent la couverture végétale du sol et perturbent la régénération de certaines
pousses, occasionnant une succession végétale au profit d’une prolifération d’espèces
buissonnantes et non fourragères. La dégradation du sol est observable par certains indicateurs
visuels des états de surface comme l’encroûtement, les placages sableux et gravillonnaires, les
affleurements résiduels, la sévérité de l’érosion mise en évidence par les nappes, les rigoles,
les ravins et ravines, etc. (FATUNBI et al., 2008; ABESHA, 2014). Elle s’accompagne d’une
altération du potentiel biotique car les communautés végétales qui s’installent sur les milieux
devenus dégradés, développent des adaptations éco-physiologiques aux environnements
``stressés’’. Ces adaptations peuvent concernés les formes de distribution spatiales des
espèces végétales ou des traits fonctionnels communs (MOLINO et SABATIER, 2001;
TRAORE et al., 2015). DEVINEAU et al. (2009) ont montré que les indicateurs biologiques
ou taxons indicateurs sont révélateurs de modifications qualitatives et / ou quantitatives de la
structure et du fonctionnement des écosystèmes en réponse aux pressions et variations de
l’environnement.
En milieu tropical, si la dégradation des terres est un fait indiscutable, elle reste cependant
difficile à cerner avec une précision à petite échelle (FATUNBI et al., 2008; BRABANT et
al., 2010). D’où l’intérêt de la présente étude qui a pour objectif général de caractériser les
différents états de dégradation des phytocénoses à l’aide des indicateurs spatiaux de
distribution de la flore et de la végétation. Spécifiquement, il s’est agi de : (i) identifier les
indicateurs de structure de la végétation qui discriminent les états de dégradation des terres,
(ii) caractériser les états de dégradation des agro-écosystèmes au plan écologique.

2
1. Matériel et méthodes

1.1. Zone d’étude


Cette étude a été conduite dans la Réserve partielle de faune de Pama (Sud-Est du Burkina
Faso) et les agrosystèmes connexes dans la région administrative de l’Est (Figure 1). Cette
région est caractérisée par un climat soudano-sahélien à régime pluviométrique strictement
unimodal, contrôlé par la mousson ouest-africaine. Les précipitations moyennes annuelles
oscillent entre 700 et 1000 mm et la température varie entre 25°C et 39°C (FONTES et
GUINKO, 1995). Les savanes arborées et surtout des savanes arbustives y sont les plus
répandues; elles correspondent à des groupements végétaux dominés par les espèces de la
famille des Combretaceae (Thiombiano, 2000). Des savanes herbeuses y sont aussi observées
dans les endroits à haut degré d’anthropisation ou sur des bowé (sols superficiels à cuirasse
latéritique). Ces savanes sont parcourues par des feux de brousse en saison sèche. Elles sont
parsemées de reliques de forêts sèches à Anogeissus leiocarpa, se présentant sous forme
d’îlots de boisement dense ou de bandes étroites de forêts claires. Ce type de boisement est
enregistré le long des cours d’eau (TRAORE, 2008 ; OUEDRAOGO, 2009). Les sols
ferrugineux tropicaux sont les plus dominants. On trouve les sols hydromorphes dans les
abords des cours d’eau (MBAYNGONE et al., 2008).
Créée en 1955, la Réserve partielle de faune de Pama a une superficie de 275 474 ha (DFC,
2006). Elle est destinée au tourisme de chasse et de vision et les activités anthropiques sont
limitées à la collecte de produits forestiers utilisés comme médicaments et de fourrage. Avec
les populations riveraines de la réserve de Pama, des terroirs bordant le parc ont été désignés
comme « zones villageoises d’intérêt cynégétiques » (ZOVIC). Dans ces ZOVIC, des règles
d’usage des ressources ont été définies dans le sens de la préservation de la biodiversité. Ainsi
les activités d’agriculture et les feux de végétation sont interdits ; le pâturage est par contre
permis (KABORE, 2010). A la recherche de terres agricoles, les migrants internes sont de
plus en plus nombreux dans cette zone pourtant confinée entre la réserve partielle de faune de
Pama et le Barrage de la Kompienga (DIPAMA, 1997).

3
Figure 1: Localisation de la zone d’étude

1.2. Échantillonnage
Une image Rapid-eye d’octobre 2011 a été utilisée pour identifier les états de dégradation des
agro-écosystèmes. Sur le terrain, les formations végétales dégradées sont reconnaissables par
la faiblesse du couvert végétal, la présence de plages de sol nu, les indurations ou intrusions
rocheuses (HOUNTONDJI, 2008; FATUNBI et al., 2008 ; ABESHA, 2014). Les photos 1,2
et 3 illustrent les trois états de dégradation. Un échantillonnage stratifié basé sur les trois états
de dégradation a été utilisé pour le choix des placettes d’inventaire (Photos 1, 2 et 3). Ainsi,
107 placettes de mesure ont été placées dans des agroécosystèmes dégradés ; 132 placettes
dans la strate moyennement dégradée et 138 dans celle non dégradée. La dimension des
placettes a été de 50 m x 20 m pour l’inventaire de la composante ligneuse, à ces placettes
sont associées des sous-placettes de 10 m x 10 m pour l’étude de la strate herbacée
(THIOMBIANO et al., 2016).

4
Photo 1 : État dégradé Photo 2 : État modérément Photo 3 : État non dégradé
Strate ligneuse extrêmement dégradé Strate ligneuse peu ouverte
ouverte (recouvrement entre 0 et Strate ligneuse ouverte (recouvrement > 50 %); sol nu ≤ 10
25 %); sol nu > 30 %. (recouvrement entre 25 et 50 %); %
sol nu: 10-30 %
Figures 1 illustrant les trois états de dégradation

1.3. Collecte des données


Des inventaires phytosociologiques et des mesures dendrométriques ont été effectués dans les
formations végétales savanicoles dans le Sud-Est du pays. La liste de toutes les espèces
végétales est établie et leur coefficient d'abondance-dominance est reporté selon la méthode
de BRAUN-BLANQUET (1932). Les paramètres de structure concernent la hauteur, le
diamètre à hauteur de poitrine, le recouvrement, la surface terrière ; la densité des
peuplements ligneux adultes et en régénération.
1.4. Analyse des données
Paramètres structuraux
Les densités des ligneux adultes (DWOOD) et en régénération (DREGN) ont été calculées par
la formule suivante :

Où « N » est la densité en ha, « n » est le nombre total d’individus dans la placette et « S » est
la surface de la placette.
La surface terrière (STC en m2/ha), est la somme des sections transversales de tous les arbres.
Elle est déterminée par l’équation (2) :

Où: STC= surface terrière (m2 / ha); di = diamètre à hauteur de poitrine de l’arbre i.

Paramètres floristiques
Les paramètres floristiques considérés sont renseignés par la richesse spécifique des ligneux
(RSWOOD), la richesse spécifique des herbacées (RSHERB) et la richesse spécifique des
individus en régénération (RSREGN) ; les indices de biodiversité (indices de Shannon et de
Piélou) ; les types biologiques et phytosociologiques ainsi que les espèces indicatrices.
L’abondance de chaque type biologique est établie utilisant la formule :

Où ni = nombre d’espèces appartenant au type biologique i d’une communauté végétale


donnée et S = le nombre total d’espèces dans ladite communauté.

5
S’agissant des types phytogéographiques, les espèces ont été regroupées en espèces
soudaniennes (S), espèces à distribution continentale (DC) et espèces à large distribution
(LD). Les espèces à distribution continentale correspondant aux afro-malgaches, afro-
tropicales, plurirégionales africaines, soudano-zambéziennes, soudano-guinéennes et guinéo-
congolaises. Quant aux espèces à large distribution, elles regroupent les espèces cosmopolites,
les afro-américaines, les pantropicales et les paléotropicales (HOUESSOU, 2012; INOUSSA
et al., 2013).
Le calcul des indices de diversité est effectué selon les équations suivantes:
Indice de diversité de Shannon

Indice d’équitabilité de Piélou

Où Pi est le quotient du recouvrement de l’espèce i dans le groupement par la somme de tous


les recouvrements de toutes les espèces constitutives du groupement, ln est logarithme
népérien; S représente le nombre total d’espèces constitutives du groupement.
La méthode IndVal (Indicator Value) a été utilisée pour calculer la valeur indicatrice de
chaque espèce (DUFRENE et LEGENDRE, 1997) et identifier numériquement les espèces
caractéristiques de chaque état de dégradation à partir du test de Monte Carlos (P-value <
0,05). Cette méthode combine à la fois la fréquence et l’abondance (ou le recouvrement) pour
évaluer le degré de liaison de ces espèces aux différents groupes floristiques.

1.5. Analyses statistiques


Les données ont été soumises à une régression pas à pas (stepwise regression) a été utilisée
pour effectuer une sélection des variables les plus performantes afin de renseigner les états de
dégradation des terres. Cette régression permet de sélectionner un nombre réduit de variables
qui expliquent pourtant une quantité raisonnable de variation observée dans une analyse
multivariée. Ensuite une analyse canonique discriminante a servi à discriminer les trois états
de dégradation des terres. Ce type d’analyse permet d’effectuer une combinaison linéaire de
toutes les variables quantitatives afin de déterminer statistiquement à quel groupe appartient
chaque sujet. L’analyse canonique discriminante a été utilisée dans des études écologiques et
particulièrement pour étudier la variation écologique et structurale entre des phytocénoses
(HOUNTONDJI, 2008). Enfin, des tests de comparaison de moyenne de Tukey au seuil de
5% ont permis de caractériser les trois états de dégradation.

2. Résultats

2.1. Caractérisation structurale des états de dégradation


Le tableau I montre les variables sélectionnées à l’aide de la régression « pas à pas ». Les
paramètres qui ne sont pas n’expliquent pas significativement la dégradation sont : la richesse
spécifique des individus en régénération dans les placettes, le taux de recouvrement en
buissons ; la hauteur moyenne des arbres et des herbacées ; le diamètre moyen des ligneux, le
nombre moyen de branches par placette.

6
Tableau I: Sélection des paramètres dendrométriques de discrimination des états de dégradation
lambda de
Étapes Variables Label Wilks F P-value
1 Taux de recouvrement en herbacées TRH 0,60 123,06 8,61 10-42
2 Hauteur moyenne des arbustes HMA 0,42 99,78 4,97 10-68
3 Densité des ligneux DWOOD 0,38 77,85 2,01 10-75
4 Richesse spécifique en herbacées RSHERB 0,36 61,42 7,45 10-77
5 Richesse spécifique en ligneux RSWOOD 0,34 51,81 1,24 10-78
6 Surface terrière STC 0,33 44,62 2,96 10-79
7 Densité des régénérations DREGN 0,33 39,04 3,81 10-79
Les valeurs de probabilité en gras sont significatives.

L’analyse canonique discriminante appliquée aux données dendrométriques mesurées sur 377
placettes inventoriées, a séparé les trois états de dégradation des terres (Figure 2). La première
variable canonique (Can1) explique 96,9 % de la variance tandis que la deuxième variable
canonique (Can 2) explique 3,1% de la variance totale (Tableau II).

RSHERB
4
Can2 (3%)

TRH
2

MD
+
+
0

RSWOOD
DWOOD ND +D
STC DREGN
-2

Hma

-4 -2 0 2 4

Can1 (97%)

D: dégradé (rouge); MD: moyennement dégradé (noir); ND : Non dégradé (vert)

Figure 2: Plan factoriel des trois états de dégradation des agrosystèmes

Tableau II : Résumé des fonctions canoniques discriminantes


Function Eigenvalue Cum. Variance CanRsq. LR [Link]
1 1.869589 96.975 0.651518 0.055111 < 2.2 e-16 ***
2 0.058325 100 0.055111 0.94489 1.462 e-05 ***
Les valeurs de probabilité en gras sont significatives.

7
2.2. Caractérisation écologique des états de dégradation
Le Tableau III donne les caractéristiques écologiques des trois états de dégradation. On
constate que les états moyennement dégradés ont une hétérogénéité spécifique
significativement plus élevée que les autres états de dégradation (non dégradé et très dégradé).
De même, l’indice de Shannon et l’indice de Piélou, sont significativement plus élevés dans
les états moyennement dégradés que dans les deux autres états. La strate herbacée a une
contribution plus grande dans l’enrichissement spécifique des états dégradés.
Tableau III : Caractéristiques écologiques des différents états de dégradation
D MD ND
Total d’espèces 162 232 175
Total d’espèces herbacées 96 144 95
Total d’espèces ligneuses 66 88 80
Total de familles 46 54 47
Total de genres 118 162 121
RSM total 39,83 ± 14,42 44,07 ± 14,19 38,94 ± 11,44
RSM herbacées 18,2 ± 4,7 36,56 ± 7,5 14,86 ± 4,78
RSM ligneux 12,5 ± 3,8 18,5 ±5,7 19,58 ± 3,22
Indice de Shannon 2.9± 0,44 3.0± 0,34 2.8 ± 0,35
Indice de Pielou 0.79± 0,06 0.8± 0,06 0.78± 0,06
RSM : Richesse spécifique moyenne par placette
D : dégradé ; MD : moyennement dégradé ; ND : Non dégradé

L’analyse des formes de vie et des types phytogéographiques montre que dans les états
dégradés les Chaméphytes, les Géophytes, les Thérophytes et les espèces à large distribution
dominent tandis que dans les états non dégradés, les Phanérophytes et les espèces
Soudaniennes dominent (Tableau IV). Les états moyennement dégradés occupent une position
intermédiaire avec un mélange des traits biologiques.
Tableau IV : Comparaisons des types biologiques et des Chorotypes
Types
D MD ND F P*
biologiques
Ch (%) 2,15b 1,66a 1,33a 3,89 0,021
Ge (%) 1,17a 1,08a 0,69b 3,72 0,025
He (%) 7,19a 5,92a 9,06a 1,65a 0,193
Ph (%) 35,60a 42,72b 41,35b 5,74 0,003
Th (%) 53,89c 48,65b 31,19a 50,14 0,001
Chorotypes D MD ND F P*
S (%) 43,53a 44,45a 48,64b 5,96 0,003
DC (%) 15,93a 13,97a 15,17a 1,63 0,198
LD (%) 40,54b 41,58b 36,18a 7,50 0 ,001
Deux valeurs de la même colonne suivies de la même lettre ne diffèrent pas significativement au seuil de 5% du
test de Tukey.
Légende : D: stades dégradés; MD: stades moyennement dégradés; ND: stades non dégradés; Th= Thérophyte;
Ph = Phanérophytes; Ch = Chaméphyte; He= Hémicryptophyte; Ge = Géophytes; S: espèce Soudanienne, DC:
espèce à distribution continentale; LD: espèce à large distribution.
2.3. Les espèces caractéristiques des différents états de dégradation
Les espèces caractéristiques des trois états de dégradation sont données dans le tableau V. Les
états dégradés sont caractérisés par des espèces telles que Shoenefeldia gracilis Kuntch ;

8
Aristida hordeacea Kunth ; Acacia seyal Del. ; Piliostigma reticulatum (DC.) Hochst. ;
Balanites aegyptiaca (L.) Del. Les états moyennement dégradés sont caractérisés par des
espèces comme : Triumfetta rhomboidea Jacq. ; Schizachyrium exile (Hochst.) Pilger ; Hyptis
suaveolens Poit ; etc. Enfin, les états non dégradés sont reconnaissables par des espèces telles
que : Andropogon gayanus Kunth ; Crossopteryx febrifuga (Afz. ex G. Don) Benth.;
Combretum molle G. Don; etc.
Tableau V: Espèces caractéristiques des états de dégradation

Espèces caractéristiques IV P
Shoenefeldia gracilis Kuntch 84.3 0.001
Aristida hordeacea Kuntch 54.6 0.001
Acacia seyal Del. 47.8 0.001
Piliostigma reticulatum (DC.) Hochst. 40.2 0.001
États dégradés Setaria pumila (Poir.) Roem. Et Schult. 37.9 0.001
Balanites aegyptiaca (L.) Del. 33.8 0.001
Brachiaria distichophylla (Trin.) Stapf) 31.8 0.001
Loudetia togoensis (Pilger) C.E. Hubbard 28 0.001
Triumfetta rhomboidea Jacq. 77.2 0.001
Schizachyrium exile (Hochst.) Pilger 72.1 0.001
Hyptis suaveolens Poit. 60.5 0.001
Sida urens L. 60 0.001
Annona senegalensis Pers. 59.1 0.001
États moyennement Hackelochloa granularis (L.) Kuntze 57.4 0.001
dégradés Aristida kerstingii Pilger 53.4 0.001
Cassia obtusifolia L. 52.9 0.001
Spermacoce radiata (DC.) Sierber ex Hiern 50 0.001
Brachiaria lata (Schumach.) C.E. Hubbard 48.8 0.001
Tephrosia pedicellata Bak. 47.5 0.001
Waltheria indica L. 44.8 0.001
Andropogon gayanus Kuntch 61.3 0.001
Crossopteryx febrifuga (Afz. ex G. Don) Benth. 49.3 0.001
Combretum adenogonium Steud. Ex. A. Rich. 45.1 0.001
Combretum molle G. Don 43.6 0.001
Grewia cissoides Hutch. & Dalz. 43 0.001
Combretum nigricans Lepr. ex Guill. & Perr. 40.1 0.001
États non dégradés Tephrosia bracteolata Guill. & Perr. 39.2 0.001
Grewia bicolor Juss. 32.9 0.001
Acacia dudgeoni Craib. ex Holl. 30.9 0.003
Rottboellia cochinchinensis (Lour.) W.D. C 27.5 0.001
Ziziphus mucronata Willd. 27.4 0.004
Sterospermum kunthianum Cham. 27.3 0.008
IV : valeur indicatrice, test de Monte Carlo au seuil de 0,05 et P : valeur de la probabilité

3. Discussion

3.1. Structure des états de dégradation


L’analyse des structures canoniques indique que l’axe 1 de la figure 2 est un gradient de
dégradation. En effet, la première variable canonique est négativement corrélée avec la
hauteur des arbustes, le taux de couverture herbacée, la surface terrière, la densité ligneuse, la
richesse spécifique en ligneux et la densité en individus en regénération. Les états dégradées
présentent des grandes valeurs pour ces paramètres cités. Ces resultats corroborent ceux de
HOUNTONDJI (2008) dans les agro-écosystèmes du Bénin.

9
Par contre la deuxième variable canonique est fortement corrélée avec la richesse spécifique
en herbacées. Cela se confirme au niveau de l’analyse des caractéristiques écologiques
(Tableau 3). Les états de dégradation intermédiaire présentent une hétérogénéité grande
surtout au niveau de la strate herbacée due à l’intensité modérée des facteurs de perturbation.
3.2. Composition floristique des états de dégradation

La modification de l'environnement induite par la pression anthropique a un impact sur la


composition floristique et les traits biologiques des plantes. Les peuplements des écosystèmes
dégradés sont dominés par les espèces annuelles (Thérophytes) qui ont tendance à remplacer
les graminées pérennes endémiques de savane qui caractérisent les terres non dégradées. Par
ailleurs on y note une dominance des espèces à large distribution. Une forte proportion
d'espèces à large distribution indique une dégradation des terres car la flore d'origine perd sa
spécialité (ADOU et al., 2011, HOUESSOU, 2012).
Dans le contexte de l’étude, le surpâturage est un des grands facteurs de dégradation des
écosystèmes (SOULAMA et al., 2015). Les auteurs précédents ont montré que lorsque la
pression de pâture devient très importante, il se produit une succession au détriment des
espèces pérennes appétées qui sont remplacées par des espèces annuelles, à faible valeur
pastorale (les phorbes), généralement des ubiquistes. Le prélèvement orienté par le bétail,
favorise l’abondance relative des espèces non attrayantes occasionnant une colonisation des
milieux pâturés par celles-ci au détriment des graminées pérennes (BANGIRINAMA, 2010 ;
KIMA et al., 2016). Par ailleurs, la pression sur l'utilisation des terres a conduit à l'émergence
de nouvelles espèces envahissantes, qui peuvent gravement affecter la diversité végétale et la
structure communautaire (AHMEDA et al., 2015).
Bien que le bétail joue un grand rôle dans la modification des paysages savanicoles, il n’est
pas souvent le seul responsable des changements constatés. En général, il se produit une
interférence des effets modificateurs des paysages où l’impact du bétail est associé à ceux du
feu et des activités agricoles (BARTOLOME et al., 2000 ; BOTONI, 2003). L’effet des feux
est fonction des paramètres comme leur intensité, leur fréquence, la période (saison), le type
de végétation et de la nature du sol. Tout comme la pâture, les feux modérés et précoces ont
un effet régulateur sur la flore des savanes (LAVOREL et al., 2007). Mais les feux intenses et
répétés homogénéisent la végétation en réduisant la richesse spécifique. Son effet est bien
plus grand chez les ligneux que chez les herbacées qui disposent de bourgeons basilaires
(hémicryptophytes) ou de semences enfouies dans le sol (géophytes), qui peuvent repousser
ou rejeter après le passage du feu (FOURNIER, 1991). Dans le contexte soudanien, le feu est
effectivement un facteur de dégradation des agroécosystèmes. En effet, la diversité spécifique
est plus faible dans les états dégradés que dans les états moyennement dégradés, preuve de
l’homogénéisation induite par les feux. De plus, l’abondance des géophytes et des
Chaméphytes dans ces états dégradés est une adaptation aux feux. Les Géophytes s’adaptent à
la pression des feux par leur tige souterraine (HOUESSOU, 2012).
La richesse spécifique moyenne, l’indice de Shannon et de Piélou sont plus élevés dans les
unités moyennement dégradées que dans les phytocénoses non dégradées ou dégradées. La
forte hétérogénéité spécifique des états moyennement perturbés peut être expliquée par
‘’l’hypothèse de la perturbation intermédiaire’’ qui prédit que dans la succession végétale, la
richesse spécifique est plus élevée dans l’état intermédiaire que dans l’état final (GRIME,
2001). D’autres auteurs ont mis en évidence une augmentation de la biodiversité avec
l’augmentation de la pression anthropique (LIEHOUN et al., 2006). Une pâture régulière et
raisonnable en zone de savane enrichit les milieux (HATFIELD et DAVIES, 2006 ;
BANGIRINAMA 2010). L’enrichissement spécifique suite à une pâture modérée s’explique
par l’apport de nutriments au sol par les fèces, l’importation des graines principalement
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d’adventices et d’espèces ligneuses du groupe des légumineuses par endozoochorie ou
épizoochorie. Par ailleurs, il est reconnu que la pâture en zone de savane stimule la
productivité primaire en éliminant, par une défoliation partielle, les tissus les plus anciens qui
freinent la photosynthèse (DEVINEAU, 1999 ; KIEMA, 2007).
Les états non dégradés sont caractérisés par une occurrence des plantes pérennes, notamment
les phanérophytes et une abondance des espèces Soudaniennes. BANGIRINAMA et al.
(2010) ; HOUESSOU (2012) et HAVYARIMANA et al. (2013) ont noté une augmentation
des espèces pérennes et soudaniennes dans les zones de conservation. Les espèces
caractéristiques de ces états non dégradés sont dominées par des graminées pérennes telles
que le genre Andropogon. Ces espèces Andropogon spp. ont été identifiées pour caractériser
des terres fertiles et un bon état de conservation des communautés végétales (HOUESSOU,
2012, SOULAMA, 2016). Le MIRE-PECHEUX et al. (2000) ont noté que la fréquence des
espèces du genre Andropogon, est caractéristique des anciennes jachères reconstituées.
L'environnement présentait les conditions biologiques les plus favorables pour le retour des
savanes proches ou reconstituées. Leur faible représentation dans les états dégradés traduit la
pression exercée sur les terres qui connaissent des temps de jachère de plus en plus court. Ces
plantes sont de bons indicateurs biologiques de fertilité des sols, bien connus par les paysans
(SOULAMA, 2016).

Conclusion

Cette étude a caractérisé différents états de dégradation à l’aide des changements dans les
traits de végétation, d’indicateurs de structure de la végétation ou des indicateurs écologiques.
Au plan structural, une sélection de variables dendrométriques pertinentes a permis de
discriminer trois faciès de dégradation des agroécosystèmes soudaniens. Sur le plan
écologique, cette étude a montré les types biologiques, les chorotypes ainsi que les espèces
indicatrices sont des outils pertinents pour suivre l’état de santé des agroécosystèmes
soudaniens. Elle fournit ainsi des indicateurs d’état des écosystèmes et d’alerte sur leur niveau
de dégradation.

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Remerciements
Cette étude a été conduite grâce au soutien financier du projet UNDESERT (Understanding and
Combating desertification to mitigate its impact on Ecosystem services), financé par l’Union
Européenne (EU FP7 243906).

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