CABINET COMPTALIA CONSULTING CG
1
VOTRE CABINET D’EXPERTISE
ET DE CONSEIL
ATELIER DE FORMATION PORTANT
SUR LE METIER DU COMPTABLE
CONFIRME
CABINET COMPTALIA CONSULTING CG VOTRE CABINET D’EXPERTISE ET DE CONSEIL
Conseils, formation, comptabilité, ressources humaines, management, audit,,
NIU : P220000002136439/RCCM : CG-BZV-012023-A10-01480
39, Rue Bandas Poto-Poto/Brazzaville / Tel 06 541 09 61
ANIMATEUR :
Cedrique Hervé BEH
• Conseiller en Gestion
• Consultant-formateur
En Comptabilité, Gestion, fiscalité
Tel : 05 797 96 11
Thème du module :
3
« GESTION FISCALE »
Objectifs
À la fin de la formation les participants seront capables de :
Calculer le montant des différents impôts, droits et taxes ;
Connaître les règles fiscales pour être capable d’opérer des
choix fiscaux en fonction de leur l’incidence sur l’entité.
Préparé par BEH, TEL 05 797 96 11
Module
4 4 : LA GESTION FISCALE
FISCALITE EN AFFAIRE
TENUE ET DECLARATION DE LA TVA
TENU ET DECLARATION IS
CALCUL DES AUTRES IMPOTS ET TAXES
IRPP/TUS/CNSS
TOL/CAMU
PATENTE
DAS1/DAS2
5 IS
Définition
L’impôt sur les sociétés en abrégé (IS) est un impôt qui frappe les bénéfices ou revenus
réalisés par les sociétés et les autres personnes
Classification
L’impôt sur les sociétés (IS) est un impôt d’Etat (classification
budgétaire), un impôt direct (classification administrative) et un
impôt sur le revenu (classification économique).
6 IS
Champ d’application
Personnes imposables
de plein droit : entités dont le CAHT est supérieur à cent (100) millions de F CFA ;
du fait de la loi : professions réglementées, boulangers, entrepreneurs de travaux,
exploitants de quincaillerie, grossistes, importateurs.
l’option
IS
7
Exonérations
Les exonérations de l’IS sont définies par les dispositions contenues dans l’article 107 du CGI, Tome1 ainsi que
dans les conventions d’établissement et la charte des investissements
Sont exonérés de l’IS :
- Les sociétés coopératives de production, de transformation, de conservation et de
vente des produits agricoles ;
- Les syndicats agricoles et les coopératives d’approvisionnement et d’achat ;
- Les caisses de crédit agricole mutuel ;
- Les collectivités locales ainsi que leurs régies de service public ;
- La banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) parce que soumise à un régime fiscal
particulier ;
- Les groupements d’intérêt économique ;
- Les centres de gestion agrées.
IS
8
FAIT GENERATEUR
Le fait générateur de l’IS est traité par les dispositions contenues dans les articles 106 et 126 quater A du CGI,
Tome1.
Le fait générateur de l’IS est constitué par la réalisation des bénéfices ou revenus réalisés par les sociétés et
autres personnes morales.
EXIGIBILTE
L’exigibilité de l’IS est traitée par les dispositions contenues dans l’article 124 b, alinéa 1 du CGI, Tome1.
L’IS est exigible :
- au cours de chaque période d’imposition pour le versement d’acomptes ;
- dès la remise de la déclaration des bénéfices prévus à l’Article 124 A, pour le paiement du solde de l’impôt liquidé
à raison des résultats de la période visée par cette déclaration.
9 IS
REGIMES D’IMPOSITION
Les régimes d’imposition de l’IS sont régis par les dispositions contenues dans les articles 30, 31
quinquiès, 125, 126 du CGI, Tome1 et les conventions d’établissement.
Il y a deux types de régimes :
1- le régime de droit commun (articles 30, 31 quinquiès du CGI, Tome1) ;
2- les régimes particuliers (articles 125 et 126 du CGI, Tome1).
10 IS
REGIMES D’IMPOSITION
2- les régimes particuliers (articles 125 et 126 du CGI, Tome1).
Il existe sept régimes particuliers, à savoir :
1- Le régime des sociétés nouvelles ;
2- Le régime des sociétés mères et des filiales ;
3- Le régime des succursales ;
4- Le régime fiscal des quartiers généraux de sociétés ;
5- Le régime fiscal des holdings ;
6- Le régime d’intégration fiscale des groupes de sociétés ;
7- Le régime des personnes morales étrangères ;
IS
11
Base et taux d’imposition
La base d’imposition de l’IS est traitée par les dispositions contenues dans les articles 109 à
120 et 126 quater A du CGI, Tome1 ainsi que les conventions d’établissement.
Le taux de l’IS est traité par les dispositions contenues dans 122 du CGI, Tome1 et dans les
conventions.
ARTICLE 122. (LF 2010, 2011,2012, 2013 ET 2014).
Le taux de l’impôt sur les sociétés est fixé à 30%.
Pour le calcul de l’impôt, toute fraction du bénéfice imposable inférieure à 1.000 francs est
négligée.
12
CALCUL ET PAIEMENT DE L’IS
13 IS
REGLE DE CALCUL
Les règles de calcul de l’IS sont traitées par les dispositions contenues
dans les articles 109, 109 A, 109 B, 109 C, 122, 122 A, 124 B du CGI,
Tome1.
IS brut = Base imposable x Taux
Base imposable = Bénéfice fiscal déclaré
Bénéfice fiscal = Bénéfice comptable + Réintégrations – Déductions.
IS dû = IS brut – TSS payé - Acomptes payés – IRVM payé
Acomptes payés = Acompte février + Acompte mai + Acompte août +
Acompte novembre
14 IS
Montant des acomptes
b1) 1er acompte de l’année de création de la société
Acompte = capital social libéré x 5% x taux x 1/4
b2) Montant de chaque acompte de l’année
Acompte = IS x 1/5= Bénéfice de (N-1) x taux x 1/5
b3) Solde de liquidation
Solde de liquidation = IS-TSS-∑acomptes-IRVM
15 IS
DETERMINATION DU RESULTAT
Le bénéfice net imposable (bénéfice comptable) est égal à la différence entre les
produits réalisés et les charges engagées par l’entreprise. (cf. Article 109 A du Code
Général des Impôts, tome1).
BÉNÉFICE NET = PRODUITS – CHARGES
IS
16
3. Les produits imposables
Les produits à retenir pour la détermination des résultats soumis à l’impôt (IS ou IRPP-BICA,
BNC) comprennent, qu’ils soient comptabilisés en activité ordinaire ou hors activité ordinaire :
produits d’exploitation (comptes 701 à 706) ;
produits accessoires (compte 707) ;
produits financiers (comptes 771 à 779) ;
produits de consignation d’emballages ;
produits divers et exceptionnels (compte 82, 84, 86, 88).
IS
17
Illustration : incidences comptables des trois étapes d’une opération
1. Acceptation de la commande
• le contrat est conclu et la créance est juridiquement née ;
• le profit est simplement espéré ;
• la créance ne peut être comptabilisée parmi les produits de l’exercice.
2. Réalisation de la prestation
• le contrat est exécuté et la créance est réputée acquise ;
• le profit est réalisé ;
• la créance est enregistrée parmi les produits de l’exercice.
3. Paiement du prix
• en raison du paiement, la créance est éteinte ;
• le profit est encaissé ;
• le paiement n’a aucune incidence sur le résultat comptable de l’exercice.
IS
18
DETERMINATION DES CHARGES DEDUCTIBLES
Le bénéfice net imposable est un revenu net, calculé sous déduction de
toutes les charges nécessitées directement par l’exercice de l’activité
imposable, notamment :
o frais généraux ;
o frais financiers ;
o pertes proprement dites ;
o amortissements ;
o provisions.
IS
19
DETERMINATION DES CHARGES DEDUCTIBLES
CONDITIONS GÉNÉRALES DE DÉDUCTION DES CHARGES
Elles sont comptabilisées dans les comptes de la classe 6, que l’on retrouve
notamment dans le compte de résultat (CR).
Elles sont divisées en plusieurs catégories :
achats de biens consommables et variation de stocks (comptes 60 et 603) ;
comptes de charges liés à l’exploitation générale (comptes 61 à 63) ;
impôts et taxes (compte 64 ) ;
autres charges d’exploitation (compte 65) ;
charges du personnel (compte 66) ;
comptes de charges financières (compte 67) ;
charges exceptionnelles (compte 81) ;
dotations aux amortissements et provisions d’exploitation (comptes 68 et 69).
IS
20
DETERMINATION DES CHARGES DEDUCTIBLES
CONDITIONS GÉNÉRALES DE DÉDUCTION DES CHARGES
Notion de charges
En comptabilité, une charge représente un bien ou un service qui est consommé par
l’entité au cours de son activité. Il disparaît généralement lors du premier usage c'est-
à-dire qu'il n'a plus de substance physique dès lors qu'il est utilisé dans le processus
d'exploitation de l'entreprise.
IS
21
DETERMINATION DES CHARGES DEDUCTIBLES
CONDITIONS GÉNÉRALES DE DÉDUCTION DES CHARGES
Notion de charges déductibles
En fiscalité, une charge déductible est une charge qu'on peut déduire :
du revenu global imposable avant le calcul de l'impôt sur le revenu ;
du résultat imposable d’une entité avant le calcul de l’impôt dû.
Remarque
Toutes les charges ne sont cependant pas déductibles. Pour être déductible,
la charge doit faire partie d'une des catégories énoncées par la loi ou remplir certaines
conditions de formes et de fond s’agissant du résultat des entités.
IS
22
DETERMINATION DES CHARGES DEDUCTIBLES
CONDITIONS GÉNÉRALES DE DÉDUCTION DES CHARGES
être exposées dans l’intérêt direct de l’entité ou se rattacher à une gestion normale de
cette dernière ;
correspondre à une charge effective et être appuyées de justifications suffisantes ;
se traduire par une diminution de l’actif net de l’entreprise ;
être comprises dans les charges de l’exercice au cours duquel elles ont été engagées
par l’entité ;
ne pas être exclues de la déduction par une disposition expresse de la loi.
23 IS
ANALYSE DES CHARGES
1. Frais généraux et charges financières
Conditions générales de déduction :
Se rattacher à la gestion normale de l'entreprise ou être exposés dans l'intérêt de
l'exploitation, ce qui exclut notamment les dépenses personnelles de l'exploitant ou
des associés et, d'une manière générale, les dépenses faites dans le seul intérêt d'un
tiers ;
Se traduire par une diminution de l'actif net de l'entreprise ;
Correspondre à une charge effective et être appuyés de justifications suffisantes
24 IS
ANALYSE DES CHARGES
2– Charges locatives
Les loyers versés par une entreprise sont déductibles à la condition qu’ils ne
soient pas exagérés par rapport aux loyers versés habituellement pour des
immeubles ou installations similaires et les autres matériels d’exploitation.
Par ailleurs, les loyers versés par les entreprises à leurs employés, en termes
d’avantages en nature logement, ne doivent pas dépasser les 20% du plafond des
cotisations de la sécurité sociale.
25 IS
ANALYSE DES CHARGES
ILLUSTRATION :
Un employeur a accordé à son employé un avantage en nature logement à
hauteur de 1 450 000 FCFA par mois.
Lors d’un contrôle fiscal, les agents de l’administration fiscale constatent que le contrat de bail a été bien
enregistré et que le montant dudit avantage a été pris en compte dans le calcul de l’IRPP catégorie
salaire de cet employé.
Mais le comptable de la société a inscrit en charges le montant de 17 400 000 francs qui correspond à 12
mois de loyer.
Au regard de l’article 113 A du CGI, Tome 1, l’inspecteur procède aux
corrections nécessaires : le comptable ne devrait pas prendre toute la somme en
charge bien que la charge soit réelle et effective.
La charge déductible est à limiter à un montant forfaitaire plafonné à 20% de 1 200 000 FCFA.
26 IS
ANALYSE DES CHARGES
Par conséquent l’excédent doit être réintégré.
Montant de l’avantage en nature déductible :
1 200 000 X 20% X 12 mois = 2 880 000
Montant de l’avantage en nature comptabilisé:
1 450 000 X 12 mois = 17 400 000
Montant à réintégrer
17 400 000 – 2 880 000 = 14 520 000
Le montant de 14 520 000 doit donc être réintégré dans la détermination du
résultat fiscal.
27 IS
ANALYSE DES CHARGES
3– Amendes et pénalités
Les transactions, amendes, confiscations et pénalités de toute nature mises à la
charge des contrevenants aux dispositions légales, réglementaires et
administratives ne sont pas admises en déduction des bénéfices soumis à l’impôt.
4 – Dons et libéralités
Les libéralités, dont et subventions ne sont pas en principe déductibles.
Toutefois, lorsqu’ils profitent à des œuvres ou organismes d’intérêt général à
caractère philanthropique, caritatif ou social, ils sont déductibles à condition que
:
28 IS
ANALYSE DES CHARGES
4 – Dons et libéralités
les bénéficiaires soient situés au Congo ;
le montant total n’excède pas 0,5 pour mille du chiffre d'affaires hors taxes
réalisé par l’entreprise, dès lors qu’ils sont justifiés ;
0,5% en ce qui concerne les dons et subventions effectués par l’entreprise
pour
le soutien et le développement du sport;
50% pour la survenance de calamités naturelles ou de catastrophes
accidentelles.
Lorsque ces limites sont dépassées, le contribuable réintégrera la fraction
excédentaire.
29 IS
ANALYSE DES CHARGES
5 – Impôts et taxes
Sont déductibles les impôts professionnels échus ou mis en recouvrement au
cours de l’exercice et qui sont à la charge de l’entreprise (exemple: patente,
contributions foncières, droits d’enregistrement).
Il en est ainsi même si l’imposition ne devient exigible et n’est effectivement
payée qu’après la clôture de l’exercice.
Les impôts suivants ne sont pas déductibles du bénéfice imposable : IS, IRPP,
TVTS.
30 IS
ANALYSE DES CHARGES
6 – Pertes
Sont déductibles du bénéfice imposable, les pertes proprement dites
constatées sur des éléments de l’actif immobilisé ou réalisable.
La déduction des pertes doit obéir aux conditions suivantes :
la perte subie au cours d’un exercice doit être réalisée et définitive ;
la perte doit être bien à la charge de l’entreprise ;
La déduction est limitée à la valeur comptable de l’élément ou partie de
l’élément perdu.
31 IS
ANALYSE DES CHARGES
7 – Dépenses somptuaires
Les dépenses de toute nature ayant trait à l’exercice de la chasse, de la pêche sportive, à
l’utilisation des bateaux de plaisance, d'avions de tourisme ou de résidence d'agrément,
que ce soit sous la forme d'allocations forfaitaires ou de remboursements de frais, ne sont
pas déductibles.
8. Eléments amortissables
Ils comprennent tous les éléments de l'actif soumis à dépréciation du fait de l'usage ou du
temps : immeubles, matériel, outillage, mobilier, etc...
En revanche, les biens non sujets à dépréciation ne sont pas amortissables :
terrains, clientèle, etc.
A cet effet, Il est fait obligation de comptabiliser un amortissement au moins égal
à l'amortissement linéaire.
32 IS
ANALYSE DES CHARGES
09. PROVISIONS (Articles 115 et suivants)
Conditions de fond
La provision doit être destinée à faire face à une charge ou une perte déductible
(une provision pour impôt non déductible n'est donc pas déductible).
La charge ou la perte doit être nettement précisée. Les événements en cours
à la clôture de l'exercice doivent rendre probable la perte ou la charge.
Les événements postérieurs à la clôture de l'exercice sont en principe inopérants
au plan fiscal.
Il s’ensuit que les provisions forfaitaires ou pour risques éventuels ne sont pas
déductibles.
33 IS
ANALYSE DES CHARGES
b. Conditions de forme
Conformément à l'article 115 CGI, Tome 1, aucune provision même
justifiée ne peut être admise si elle n'a pas été à la fois effectivement
passée dans les écritures comptables et inscrite sur le relevé spécial des
provisions prévu par l'article 31 du CGI (le relevé doit être annexé aux
états financiers de fin d'exercice).
34 IS
1. SOCIETES REALISANT DES BENEFICES
b . Crédit d’impôt
Constituent des crédits d'impôt déductibles du montant de l’IS :
Sur justification, l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières acquitté
sur les revenus visés aux articles 50 à 60 du CGI et qui sont inclus dans les
produits déclarés par la société.
L’imputation est toutefois limitée à la fraction de l’IS correspondant au
montant des dividendes
35 IS
1. SOCIETES REALISANT DES BENEFICES
b . Crédit d’impôt
Pour les revenus de valeurs mobilières émises hors du Congo et figurant à
l’actif de l’entreprise, l’imputation est limitée à 15 % de leur montant.
36 IS
2. SOCIETES DEFICITAIRES
Les sociétés dont le résultat est déficitaire ne paient pas l’IS. Elles restent
passibles de la taxe spéciale sur les sociétés (TSS) qui devient un impôt
minimum forfaitaire.
Sont exemptées :
•toutes les sociétés nouvelles au titre du premier exercice ;
•les sociétés exonérées à titre permanent ou temporaire de l'IS;
•les sociétés d'économie mixte
37 IS
2. SOCIETES DEFICITAIRES
La TSS est assise sur le montant du chiffre d'affaires brut hors taxe, y compris
les produits et profits réalisés par la société au cours du dernier exercice clos.
Le taux de la taxe est fixé à 1 % avec un minimum de perception de 1.000.000
FCFA. Le minimum de perception est ramené à 500.000 FCFA pour les
sociétés dont le chiffre d'affaires annuel est inférieur à 10.000.000 FCFA.
Il n'y a pas de minimum de perception pour les cercles et clubs privés
passibles de l'IS.
Les contribuables dont le résultat est resté déficitaire durant deux exercices
consécutifs supportent la taxe au taux de 2 %
38 IS
Obligations des redevables
Les obligations du redevable de l’IS sont contenues dans les dispositions des articles 30, 31, 120 D, 124, 126
E2, 126 ter, 126 quater, 126 quinquiès du CGI, Tome1.
3. DEPOT DE LA DECLARATION DE RESULTATS
Toutes les entreprises soumises au régime du réel normal d'imposition doivent déposer la déclaration des résultats au plus tard
le 20 mai de chaque année.
4. PAIEMENT DE L’IS OU DE LA TSS
Chaque acompte est égal au quart de l’impôt calculé sur les 4/5 du bénéfice imposable de l'exercice précédent.
Pour les sociétés nouvelles, les acomptes sont fixés au ¼ de l’impôt calculé sur le produit évalué à 5 % du capital appelé.
Les acomptes provisionnels sont payables comme suit:
1er acompte : 20 février ;
2ème acompte : 20 mai ;
3ème acompte : 25 août ;
4ème acompte : 20 novembre
39 IS
Sanctions
Les sanctions de l’IS sont traitées par les dispositions contenues dans l’ article 518 ter du CGI,
Tome1.
1er acompte :
Délai de paiement : 20 février (articles 518 ter et 460 bis)
Sanctions applicables : majoration de 50% à compter du 1er mars ;
2eme acompte sanction applicable à compter du 1er juin ;
Délai de paiement : 20 mai (articles 518 ter et 460 bis)
Sanctions applicables : majoration de 50% à compter du 1er juin ;
3ème acompte sanction applicable du 1er septembre ;
Délai de paiement : 20 février (articles 518 ter et 460 bis)
Sanctions applicables : majoration de 50% à compter du 1er mars ;
4 ème acompte sanction applicable du 1er décembre.
Délai de paiement : 20 février (articles 518 ter et 460 bis)
Sanctions applicables : majoration de 50% à compter du 1er mars
40 IS
ILLUSTRATION de suivi d’un historique de la liquidation des droits
Le 15 janvier 2014 : création d’une société S au capital appelé de 1000 000 000
Le 20 février 2014: paiement du 1er acompte de 2014
Acompte = Capital appelé x 5% x taux de l’IS x 1/4
Acompte de 2014 = 1 000 000 000 x 5% x 30% x 1/4= 3 750 000
Le 20 mai 2014: paiement du 2ème acompte de 2014
Acompte = montant de l’acompte de 2014 = 3 750 000
Le 25 août 2014: paiement du 3ème acompte de 2014
Acompte = montant de l’acompte de 2014 = 3 750 000
Le 20 novembre 2014: paiement du 4ème acompte de 2014
Acompte = montant de l’acompte de 2014 = 3 750 000
Le 20 février 2015: paiement du 1eracompte de 2015
Acompte = montant de l’acompte de novembre 2014 = 3 750 000
Le 20 mars 2015: paiement de la TSS de l’année 2015
Chiffre d’affaires provisoire de 2014 = 20 000 000 000
TSS de 2015 = 20 000 000 000 x 1 % = 200 000 000
41 IS
Exemple de suivi d’un historique de la liquidation des droits
Le 20 mai 2015: dépôt de la liasse fiscale 2014 et paiement du solde de liquidation de l’IS 2014
Chiffre d’affaire définitif : 22 000 000 000
Résultat déclaré : Bénéfice : 2 500 000 000
Régularisation de la TSS de 2015
TSS due = 22 000 000 000 x1% = 220 000 000
TSS payee = 200 000 000
Complément à payer = 220 000 000 - 200 000 000 = 20 000 000
Solde de liquidation de l’IS de 2014 :
IS dû = bénéfice fiscal déclaré x taux
= 2 500 000 000 x 30% = 750 000 000
Imputation de la TSS : Il n’y a pas d’imputation de la TSS car au titre du
premier exercice, une société nouvelle est exonérée de la TSS.
Acomptes payés : 3 750 000 x 4 = 15 000 000
Solde de liquidation de l’IS de 2014
= IS dû –TSS de 2014 – Acomptes payés de 2014 – IRVM – Autres = 750 000000 -15 000000 =735 000000