Business Plan
Business Plan
Construction d’un
Business Plan
Sommaire
Traditionnellement, ces documents que sont les Business Plan négligent, par
méconnaissance de leurs porteurs, tous les aspects financiers d’un projet entrepreneurial.
Aussi, ce cours cherche-t-il à apporter aux futurs entrepreneurs la compréhension, la
maîtrise même, des étapes, calculs, variables impliqués dans la construction du Plan de
financement, concrétisation financière essentielles du Business Plan.
Le contrôle des connaissances s'établira à partir d’un dossier qui prendra la forme d’une
étude de cas à travailler à la maison (idéalement sur EXCEL) et à m’envoyer en version
numérique (fichier) ou, en dernier recours, en support papier. Des précisions vous seront
apportées sur IRIS en cours de semestre.
Pour me contacter
roux@[Link]
1
Le Département « Sciences Économiques et Gestion »à l’Université du Mirail
2
Gestion : disciplines associées et options
3
2. Licence Gestion Appliquée aux SHS (Economie, Sociologie,
Informatique, Informatique et Mathématiques appliqués,
Professorat des écoles)
Voir structure ci-dessous
La gestion au SED
4
Semestre 1 Semestre 2
Années Code
Intitulé Objectifs Code UE Intitulé Objectifs
UE
1. Maîtriser les
opérations
Se
d’inventaire
sensibiliser
comptable et
aux grands
l’élaboration
principes
De la des
comptables
Comptabilité comptabilité documents de
GS00101V et au GS00201V
Générale à la Gestion synthèse
traitement
Financière 2. S’initier aux
comptable
premiers
des
éléments
opérations
d’analyse
courantes
financière de
l’activité
L1 1. Etudier les
principes et
outils
financiers
Découvrir
essentiels à la
l’entreprise et
gestion
sa gestion Techniques
Introduction financière
sur les plans quantitatives
GS00102V gestion des GS00202V (actualisation,
historique, de Gestion
Organisations capitalisation,
conceptuel et Financière
emprunts).
fonctionnel
2. S’initier aux
premiers
critères de
décision
financière.
Etudier les
Maîtriser les différentes
principes et méthodes de
Contrôle de outils d’une Contrôle de comptabilité
L2 GS00301V Gestion analyse GS00401V Gestion analytique
Financière financière analytique relativement
statique aux décisions
qu’elles
soutiennent
Combiner les Construire le
différents document de
Construction
Stratégie des concepts, soutien d’une
d’un
L3 GS00503V Ressources méthodes et outils GS00603V
Business
création
Humaines de GRH dans une d’entreprise ou
Plan
logique de gestion de
stratégique projet
5
Semestre 1 Semestre 2
Années Code Code
Intitulé Objectifs Intitulé Objectifs
UE UE
Maîtriser les
Se opérations
sensibiliser d’inventaire
GS00101V aux grands comptable et
principes l’élaboration des
comptables De la comptabilité documents de
Comptabilité
et au GS00201V à la Gestion synthèse
Générale
traitement Financière S’initier aux
comptable premiers
des éléments
opérations d’analyse
courantes financière de
l’activité
Etudier les
principes et
Découvrir
outils financiers
l’entreprise
essentiels à la
et sa
gestion
gestion sur Techniques
Introduction financière
les plans quantitatives de
GS00102V gestion des GS00202V (actualisation,
L1 Organisations
historique, Gestion
capitalisation,
conceptuel Financière
emprunts).
et
S’initier aux
fonctionnel
premiers critères
de décision
financière.
Premières
études du
Accompagnement projet
GS00105V
Projet étudiant 1 Gestion et
SHS de
Etudes
l’étudiant
complémentaires
Analyses Accompagnement
GS00205V du projet Gestion
de textes, Projet étudiant 2
et SHS de
notes de
Méthodologie du l’étudiant
synthèse
GS00107V travail
en lien
universitaire
avec
Gestion et
SHS
6
Semestre 1 Semestre 2
Années Code
Intitulé Objectifs Code UE Intitulé Objectifs
UE
Etudier les
Maîtriser les
différentes
principes et
méthodes de
Contrôle de outils d’une Contrôle de
comptabilité
GS00301V Gestion analyse GS00401V Gestion
analytique
Financière financière analytique
relativement aux
statique
décisions qu’elles
soutiennent
Premières études
Premières
Gestion des sur la Gestion des
études des
GS00302V Stratégie GS00402V Ressources Ressources
Stratégies
L2 d’Organisations
Humaines Humaines dans les
Organisations
Premières
Premières études
études
sur le droit social
GS00303V Marketing politiques GS00403V Droit social
dans les
marketing
Organisations
d’Organisations
Outils
Travailler
Bureautiques Travail sur les
Accompagnement l’élaboration des
GS00305V pour l’aide au GS0405V débouchés
projet étudiant 3 CV et lettres de
projet de professionnels
motivation
l’étudiant
7
Semestre 1 Semestre 2
Années Code
Intitulé Objectifs Code UE Intitulé Objectifs
UE
Maîtriser les
outils d’analyse
financière Découvrir la
statique et procédure budgétaire
Contrôle de
Diagnostic dynamique Construire les
GS00501V GS00601V Gestion
financier Comprendre principaux budgets
Budgétaire
l’architecture fonctionnels d’une
d’un diagnostic Organisation
financier d’une
Organisation
Eléments
Droit fiscal et
juridiques utiles Outils de gestion de
environnement
GS00502V à la création et à GS00602V Gestion de projet projets
juridique des
la gestion d’une d’Organisations
Organisations
Organisation
L3 Combiner les
différents
Construire le
concepts,
Stratégie des document de soutien
méthodes et Construction d’un
GS00503V Ressources GS00603V d’une création
outils de GRH Business Plan
Humaines d’entreprise ou de
dans une
gestion de projet
logique
stratégique
Apprendre les
techniques de
recherche Mettre en pratique
Accompagnement
GS00505V d’emploi et GS00605V Stage obligatoire les apprentissages
projet étudiant 5
finaliser le projet universitaires
Gestion et SHS
de l’étudiant.
8
GS00603V – Construction d’un Business Plan
9
3.1.4 Le Besoin en Fonds de Roulement (BFR) au cœur de la maîtrise de la trésorerie de l’entreprise 46
[Link] Définitions........................................................................................................................... 46
[Link] Le Besoin en Fonds de Roulement bilantiel ................................................................. 47
[Link] Le Besoin en Fonds de Roulement normatif................................................................. 47
3.1.5 Des flux d’exploitation aux flux de trésorerie ............................................................................... 53
3.1.6 Les Cash-Flows ou Flux Nets deLiquidité au cœur de la rentabilité d’un projet .......................... 55
3.2 Planification technique du projet d’entreprise : gestion des investissements nécessaires
au projet ........................................................................................................................................... 55
3.2.1 Choix d’investissements ................................................................................................................ 55
[Link] La règle de la Valeur Actualisée Nette ................................................................................ 55
[Link].1 Introduction à la notion de valeur actualisée ................................................................... 55
[Link].2 Actualisation et choix d'investissement .......................................................................... 56
[Link].3 Le critère de la Valeur Actualisée Nette ......................................................................... 56
[Link] Les étapes d’un choix d’investissement ........................................................................ 56
[Link].1 Détermination du coût de l'investissement ...................................................................... 56
[Link].2 Prévision des cash-flows d'exploitation .......................................................................... 57
[Link].3 Détermination du taux d’actualisation ............................................................................ 57
[Link].4 Le calcul de la Valeur Actualisée Nette (VAN) du projet .............................................. 57
[Link] L'évaluation des flux de liquidité prévisionnels ............................................................. 57
[Link].1 Principe d'évaluation des cash-flows d'exploitation ........................................................ 58
[Link].2 Schéma général de calcul des cash-flows ....................................................................... 58
[Link] Le critère de la VAN et les autres critères de choix des investissements ................ 59
[Link].1 Le taux de rendement interne .......................................................................................... 59
[Link].2 Un exemple de critère empirique : le délai de récupération ............................................ 59
[Link] Le problème d'incohérence entre les critères de la VAN et du TRI et la réponse des
critères intégrés .................................................................................................................................... 60
[Link].1 L'incompatibilité de la VAN et du TRI pour deux projets alternatifs ............................. 60
[Link].2 Les critères de la VAN et du TRI intégrés ...................................................................... 60
3.2.2 Plan d’investissement .................................................................................................................... 65
3.2.3 Ordonnancement des tâches d’un projet d’investissement ............................................................ 65
3.3 Planification financière : gestion des financements du projet d’entreprise .................. 67
3.3.1 Choix de financement.................................................................................................................... 67
[Link] Différents financements possibles .................................................................................. 67
[Link] Etude des modalités de remboursement d’un emprunt ........................................................ 67
[Link].1 Remboursement par amortissements constants ............................................................... 67
[Link].2 Remboursement par annuités constantes ........................................................................ 68
[Link] Coûts des financements .................................................................................................. 69
[Link].1 Coûts réels des financements externes : taux actuariels .................................................. 69
[Link].2 Coûts estimés des capitaux propres : taux requis par les apporteurs de fonds propres ... 71
[Link] Coût Moyen Pondéré des financements (CMP) ........................................................... 72
[Link] Critères de choix de financement ................................................................................... 72
3.3.2 Optimisation financière ................................................................................................................. 73
3.4 Plan de financement ........................................................................................................... 74
3.4.1 Plan de financement provisoire ..................................................................................................... 75
3.4.2 Choix de rééquilibrage .................................................................................................................. 77
3.4.3 Plan de financement définitif ........................................................................................................ 79
3.5 Documents prévisionnels annexes..................................................................................... 81
3.5.1 Compte de résultat prévisionnel .................................................................................................... 81
3.5.2 Bilan de création et bilans prévisionnels ....................................................................................... 81
3.5.3 Budget prévisionnel de trésorerie .................................................................................................. 84
3.6 Plan de développement ou Business Plan ........................................................................ 90
4 Prolongement de la planification opérationnelle : budgétisation et contrôle budgétaire
du projet d’entreprise .............................................................................................................. 91
4.1 Définitions d’un système budgétaire ................................................................................ 91
4.2 Contrôle des performances ............................................................................................... 91
10
4.2.1 Contrôle budgétaire ....................................................................................................................... 91
4.2.2 Contrôle par tableaux de bord ....................................................................................................... 92
[Link] Insuffisance de la procédure budgétaire ....................................................................... 92
[Link] Introduction aux tableaux de bord .................................................................................. 92
5 Questions-réponses essentielles ...................................................................................... 93
6 Bibliographie ................................................................................................................... 96
11
Dans le cadre d’un projet de création d’entreprise, la planification opérationnelle représente
l’étude de la faisabilité et de la viabilité financières de celui-ci.
Dans tous les cas, une fois l’entreprise lancée, il s’agira de mettre en place des modes de
gestion autour des systèmes (Décision/Information, Finalisation, Organisation, Animation),
des procédures (Planifications, Budgets, Contrôles analytiques, budgétaires, Tableaux de
bord, …), des règles et outils (Normes financières, calcul de coûts, techniques quantitatives
de gestion, …).
Mais bien évidemment, avant de penser à ces modes de gestion, il faudra s’assurer de la
faisabilité et de la viabilité financières du projet d’entreprise à partir de la planification
opérationnelle de celui-ci. Cette planification se trouve au cœur du contrôle de gestion de
l’entreprise, qui se définit comme le système d’aide à la décision qui sert à prévoir, mesurer,
contrôler les performances et les risques de cette dernière au sein d’un environnement
soumis à l’incertitude.
Correspondant à une boucle continue de planifications-contrôles, ce contrôle de gestion
enchaîne les phases suivantes :
- la planification stratégique et organisationnelle ;
- la planification opérationnelle ;
- la budgétisation ;
- l’évaluation-contrôle.
12
o les forces concurrentielles visées : gains de productivité, croissance des
volumes produits, optimisation logistique, rationalisation des procédures
administratives, augmentation de la part des activités à valeur ajoutée,
mutualisation des connaissances et apprentissages, différenciation par les
coûts, la qualité, le design, spécialisation, …
Cette double déclinaison permettra ainsi de finaliser le projet du point de vue stratégique
(carte d’identité stratégique), dans ses orientations essentielles sur la durée.
Cas SPORSCO
Cas BNE
Une entreprise représente un système collectif finalisé, et implique ainsi l’existence d’une
structure hiérarchisée et de différents facteurs de coordination.
Dans ce cadre, la carte d’identité organisationnelle du projet d’entreprise doit reprendre
l’architecture hiérarchisée et personnalisée de celui-ci, les liens qui unissent les niveaux ainsi
mis en évidence, les règles et procédures envisagées, les outils de reporting, la fréquence
de leur utilisation, …
Cas SPORSCO
13
o 3 salariés permanents chargés de l’administration de l’activité.
o 10 enseignants vacataires.
o 3 chauffeurs vacataires.
o 5 animateurs sportifs vacataires.
Cas BNE
Le plan opérationnel représente, sur un horizon de deux ou trois ans, les modalités pratiques
de mise en œuvre de la stratégie.
Cette programmation s'articule, pour chaque fonction, en :
- une planification des actions,
- une définition des responsabilités,
- une allocation des moyens financiers, humains et/ou techniques.
Il constitue un passage obligé entre le plan stratégique et les budgets qui organisent l'activité
au présent.
Le plan opérationnel demande de fréquents réajustements par rapport aux prévisions
budgétaires et aux réalisations des exercices. C'est pourquoi certaines entreprises intègrent
les budgets et le plan opérationnel dans un plan "glissant" où les données prévisionnelles
sont de plus en plus précises et détaillées au fur et à mesure que l'on se rapproche de
l'exercice en cours.
Les différentes étapes de construction d’un plan opérationnel constituent l’objet même de ce
module et seront présentées et détaillées plus loin.
14
Le plan de développement (ou Business Plan) représente la synthèse des planifications
stratégique et opérationnelle :
C'est un ensemble de décisions qui déterminent une combinaison de fins (objectifs) que
l'entreprise s'efforce d'atteindre et de moyens qu'elle va mettre en œuvre pour les atteindre.
La stratégie est fortement liée à d'autres variables clés de l'entreprise parmi lesquelles on
peut citer la structure, la technologie ou encore la culture.
15
- le projet du groupe dirigeant, c'est-à-dire son système de valeurs, ses buts et
objectifs,
- l'environnement économique (conditions générales ; structure et dynamique de la
concurrence),
- les compétences et les ressources de l'entreprise,
- les obligations et pressions sociales externes et internes.
"Faire de la stratégie" consiste donc essentiellement à placer l'entreprise dans une position,
notamment à l'égard des forces concurrentielles, telle qu'elle puisse dégager durablement
une performance jugée suffisante par les dirigeants et les autres parties prenantes.
Valeurs, buts,
aspirations des
dirigeants
Ce que l'organisation
veut faire
Obligations légales,
pressions sociales ou
politiques
Ce que l'organisation
est autorisée à faire
* L'analyse stratégique
C'est un préalable indispensable. Cette étape consiste à mettre en évidence les facteurs clés
de réussite ou d'échec des activités de l'entreprise.
* Le diagnostic stratégique
Cette phase consiste, pour chacun des métiers ou activités (domaines d'activité stratégiques
: DAS) de l'entreprise, à donner une image aussi peu déformée que possible de la situation
par rapport aux facteurs clés mis en évidence précédemment, de telle sorte qu'un pronostic
soit envisageable.
16
A partir des diagnostics et par rapport aux objectifs politiques élaborés par les dirigeants, on
peut envisager les manœuvres suivantes :
- modification du positionnement concurrentiel : remonter ou descendre dans la
gamme d'un produit, élargir cette gamme, différencier le produit par la qualité, les
services, ..., dominer par les coûts (en étant moins cher que la concurrence), ...
- recentrage sur certains métiers ou diversification en termes de produits et/ou de
marchés,
- internationalisation,
- développement externe par alliances, fusions, ...
On distingue généralement :
- les orientations stratégiques qui donnent les grands axes du développement de
l'Organisation (diversification, recentrage, domination par les coûts, concentration sur
une niche, …) ;
- des options stratégiques qui indiquent le mode opératoire choisi pour suivre ces axes
(croissance interne par création de potentiels d'activité, croissance externe par
investissement financier dans d'autres organisations, partenariats et alliances).
Il s'agit de gérer les changements nécessités par les manœuvres stratégiques et donc de
revoir tout ou partie du système de gestion.
Les premiers modèles d'analyse stratégique sont venus des Etats-Unis dans les années
soixante. Le plus connu est celui de la Harvard Business School et a été pour la première
fois présenté dans un ouvrage des professeurs Learned, Christensen, Andrews et Guth. Ce
modèle est connu sous le nom de modèle LCAG. Bien qu'il apparaisse aujourd'hui simpliste
et dépassé, il est utile d'en rappeler la logique, qui reste sous jacente aux approches plus
récentes de la stratégie. Il constitue une grille de lecture appréciable pour comprendre et
organiser une réflexion sur la stratégie d'une entreprise, même s'il n'est plus supposé rendre
compte de la manière dont cette stratégie a pu être élaborée. Le modèle LCAG confronte
l'entreprise à son environnement concurrentiel en évaluant la plus ou moins grande
adaptation des compétences et ressources propres de l'entreprise aux contraintes que lui
impose cet environnement. Cette démarche est schématisée dans la figure qui suit.
Forces
Analyse interne
de
L’Organisation
Faiblesses
C'est cette confrontation entre analyse interne (de l'entreprise) et analyse externe (de
l'environnement) qui permet la réalisation du diagnostic stratégique. Ce dernier est
17
en effet issu de la mise en perspective des forces et faiblesses de l'entreprise par
rapport aux opportunités et menaces de l'environnement.
Le business model, ou modèle d’affaires, est la manière dont une organisation peut créer de
la valeur et tirer parti de son environnement.
18
Dans ce chapitre nous introduirons un exemple, très accessible et visuel de formalisation ce
de document, le business model canvas (matrice en anglais).
Un business model décrit la manière, focalisée sur des facteurs clés, dont l’Organisation va
créer de la valeur ; ou plutôt « des » valeurs, quand on sait que cette notion de valeur
pourra prendre des formes diverses mais complémentaires. En effet, selon notre définition
de la performance, nous aurons à satisfaire un ensemble d’objectifs portés par les différents
acteurs de et dans l’Organisation (rentabilité pour les propriétaires/actionnaires, chiffre
d’affaires, portefeuille de commandes, trésorerie pour les dirigeants, productivité pour tous
les acteurs, qualité des produits et prestations pour nos « clients », satisfaction des salariés,
des usagers …). La valeur est ainsi multiforme même si trois variables de performance
semblent, dans tous les cas, communs à tous les projets entrepreneuriaux :
- La rentabilité : capacité à satisfaire les propriétaires (Bénéfice pour actionnaires,
équilibre charges/produits pour une Organisation non marchande).
- L’activité : capacité à vendre, à générer du chiffre d’affaires, à récupérer des
dotations de l’Etat pour une collectivité, des subventions et dons pour une
association.
- La maîtrise de la trésorerie, liée aux deux autres paramètres mais qu’il s’agit de bien
différencier dans ses leviers, ses flux engagés et son suivi. « L’argent » est bien
évidemment « le nerf (principal) des affaires ».
19
20
Cette approche permet d’avoir une vision globale des différentes composantes du modèle
d’affaires. C’est avant tout une aide à la formalisation de notre modèle stratégique. On y
visualise :
Dans la partie centrale, la proposition de valeur, la finalité de notre Organisation.
À droite, les variables principales de la stratégie marketing (segments de clientèle
visés, relation Clients, canaux de distribution.
À gauche, les facteurs clés de la proposition de valeur (activités clés, partenaires
clés, ressources clés.
Dans la partie basse, la traduction financière et analytique des facteurs clés (les
ressources représentent des coûts) et des objectifs de valeurs créées (performance
attendue) avec les flux de revenus attendus.
Tous ces éléments font partie du business model mais ne peuvent être considérés
isolément ; ils sont inter reliés. Un changement de canal, de cible de clientèle ou de modèle
de prix impacte l’ensemble des composantes du modèle. Le canvas permet de prendre en
compte l’ensemble de ces composantes et de révéler les forces et faiblesses de
l’ensemble.
Exemple 1 (d’actualité) : une compagnie aérienne veut créer une nouvelle offre pour
concurrencer les compagnies low cost. Elle envisage pour cela de baisser ses prix en
rognant sur certains coûts. Mais pour réussir elle devra agir sur l’ensemble des composantes
de la matrice : sous-traiter certaines activités (partenariats), rechercher l’optimisation
sociale et fiscale (coûts), modifier ses canaux (web, automates), sa relation-client (niveau
de service réduit à bord), chercher de nouvelles sources de revenus (suppléments payants,
yield management, subventions, ventes à bord,…). Ceci nécessitera peut-être d’adapter ses
activités clés (développement, tarification, gestion de la marque, négociations) et ses
ressources (marketers, data-scientistes, juristes, lobbyistes…). Au final, il sera peut-être
pertinent pour elle de créer une nouvelle marque afin de ne pas faire cohabiter en son sein
des propositions de valeur antagonistes…
21
pouvoir ou de comportement d’achat, d’aspirations économiques et sociales, …) ? Certains
de nos clients requièrent-ils une offre distincte ? Sont-ils servis par des canaux de
distribution différents (voir paramètre suivant) ? Génèrent-ils les mêmes flux de revenus ?
Exemple dans le transport : un opérateur comme SNCF Transilien aura deux grands types
de segments de clientèle, les voyageurs d’une part, et la collectivité STIF avec qui il passe
un contrat de services. Tous les “clients” ne paient pas : Google a comme clients d’un côté
les utilisateurs de ses solutions gratuites (recherche web, mail, Google+,…) et de l’autre les
annonceurs à qui il vend de l’espace et du ciblage publicitaire.
2.3.4 La relation-client
Il s’agit de l’ensemble de moyens mis en œuvre pour capter et fidéliser vos clients.
Quels types de relations vos clients souhaitent-ils ? Individualisée, standardisée, sur la
durée, rapide, “de luxe”, basique,…centrée sur l’acquisition, sur la fidélité, la rétention ?
Quels types de relations avez-vous établi ? A quel prix pour l’utilisateur et à quel coût pour
vous ?
22
partenaires et clients. Dans le cas d’eBay, vendeurs et acheteurs sont des clients. Paypal
(avant d’être rachetée) était un partenaire).
Ces partenariats sont liés à nos choix stratégiques (définition du périmètre de nos activités,
externalisation de certaines d’entre elles, croissance interne ou externe, …) et posent les
bases de nos rapports de force avec les clients, fournisseurs, sous-traitants, selon le degré
de monopole qu’ils présenteront dans le cadre de nos relations, selon leur taille, …). Ils
concrétisent notre niveau de dépendance ou d’autonomie, correspondent à un degré
particulier de risque d’exploitation (plus notre activité est internalisée, plus elle est confrontée
aux aléas de l’environnement), préfigurent de ce que devront être nos dispositifs de contrôle.
23
3 Planification technique et financière du projet
d’entreprise
Remarque : toute la partie quantitative qui suit, tous les calculs, notamment de résultats et
de CAF, sont basés sur le taux d’Impôt sur les Sociétés (taux IS) de 2019/2020, soit 33,1/3 %.
Les procédures restent évidemment totalement identiques avec un autre taux d’IS, comme
celui de 2021, 26,5 %, ou celui à venir de 2022, 25 %.
Les porteurs du projet vont devoir bâtir des prévisions d’activité fiables en passant par les
étapes suivantes :
- prévision des flux d’exploitation (produits et charges)
- prévision de la Capacité d’autofinancement (CAF)
- prévision des délais d’exploitation
- prévision du Besoin en Fonds de Roulement d’Exploitation
Une des premières décisions structurantes des porteurs du projet d’entreprise consiste à
définir les infrastructures de celle-ci, en termes de bâtiments, d’équipements (agencements,
matériels de bureau, de transport, matériels informatiques, …), de brevets, … mais aussi
d’effectif (voir ci-dessus).Cette décision va de pair avec la délimitation de l’activité maximale
possible qui correspond au plafond structurel. Cette activité-plafond s’exprime en nombre
maximum de produits par jours, nombre maximum d’heures de chantiersréalisables, capacité
maximale d’accueil, nombre maximum de couverts par semaine, nombre maximum de
livraisons par heure, …
Il ne s’agit pas encore d’étudier précisément le type d’équipement, d’analyser les alternatives
en matière de machines, d’ordinateurs, mais bien de choisir le dimensionnement de notre
entreprise. Le type de financement (notamment achat ou location) pourra également faire
l’objet d’une première réflexion et d’une première décision, réversible toutefois.
Ces choix d’infrastructures et de financement impacteront la nature comportementale des
charges et le risque inhérent à l’exploitation (voir plus loin).
Pour délimiter le périmètre structurel de l’entreprise, et éviter de ne jouer que le « pari sur
avenir », on pourra utiliser, de façon plus ou moins formelle :
o une veille concurrentielle consistant à étudier les caractéristiques en matière
de taille, structure et activité, des entreprises similaires (ou au moins très
ressemblantes) à la nôtre ;
o des études de marché avec élaboration et administration d’un questionnaire ;
o des extrapolations d’études réalisées par les Chambres de Commerce et de
l’Industrie ou les collectivités territoriales sur les secteurs locaux d’activités ;
o des reconductions ou promesses de commandes s’il s’agit d’une reprise
d’activité ;
o des prospections ciblées sur nos clients potentiels ;
24
o …
Rappel : Le Capital possédé par une Organisation reprend les apports effectués par les
propriétaires de celle-ci lors de sa constitution ou ultérieurement. Le Résultat dégagé par
une entreprise à travers son activité se lit comme l'élément de revalorisation de ce Capital.
Ainsi, un résultat positif (bénéfice) s'interprètera comme une élévation de la valeur apportée
par les propriétaires de l'entreprise, un enrichissement. A l'opposé, un résultat négatif (perte)
représentera une dévalorisation du Capital, un appauvrissement de ses "apporteurs".
Du point de vue comptable, le résultat se construit comme différence entre les produits et
les charges.
Par une même logique :
o Les produits représentent donc les flux d’enrichissement des apporteurs en
capitaux propres (propriétaires de l’entreprise) et ne doivent pas être
confondus avec des recettes encaissées qui sont des flux de trésorerie
enrichissant les disponibilités de l’entreprise ;
o Les charges constituent les flux d’appauvrissement des apporteurs en
capitaux (propriétaires) et ne doivent pas être assimilées à des dépenses
décaissées, flux de trésorerie appauvrissant les disponibilités de l’entreprise ;
La structure juridique choisie pour l’entreprise, ainsi que ses conséquences fiscales, auront
un impact automatique sur certaines charges.
Par exemple, dans une entreprise individuelle, le dirigeant ne sera pas salarié de son
entreprise et les charges de personnelles pourront être nulles.
Aussi, pour une société de moins de 10 salariés, le paiement des cotisations sociales aux
organismes sociaux (URSSAF par exemple) se fera au trimestre et non pas au mois comme
pour les sociétés de plus de 10 salariés.
Pour plus d’information, vous vous réfèrerez au module sur le cadre légal et fiscal d’un
projet d’entreprise.
25
comptes comptes débités crédités débités crédités
débités crédités
201 Frais 15000
d’établissement
791 Transfert de charges 15000
d’exploitation
Par cette écriture, le compte de produit 791 vient compenser toutes les charges de 1er
établissement déjà enregistrées dans des comptes de charges (comptes 6). Ces dernières
charges sont donc complètement neutralisées. Par ailleurs, a été créé un compte d’actif
immobilisé (compte 201) que l’on retrouvera au bilan au même titre que tous les autres
« patrimoines » durables de l’entreprise (constructions, équipements, …). Attention, il s’agit
là évidemment d’un « faux » patrimoine, ce que l’on appelle un actif fictif.
Par cette écriture d’amortissement du compte 201 (utilisation du compte 2801), on a fait
apparaître une charge d’amortissement (compte 681) pour un montant (3000 €) représentant
un cinquième de la charge globale réellement supportée.
Cette même écriture sera enregistrée aux inventaires N+1, N+2, N+3 et N+4 pour une
répartition de la charge globale sur 5 exercices comptables.
Attention, si la charge est répartie, la dépense correspondante, elle, reste bien sûr
supportée par le premier exercice comptable ! Encore un exemple pour bien montrer qu’il ne
faut absolument pas confondre charge et décaissement, produit et encaissement, et, partant,
résultat et trésorerie !
26
de fonction, …), les charges de personnel liées au plan Ressources
Humaines (salaires bruts et charges sociales patronales), les autres charges.
o cycle des opérations d’investissement ;on y trouve, de façon récurrente, les
dotations aux amortissements des constructions, équipements dans lesquels on a
investi, et, de façon exceptionnelle, la valeur comptable nette des constructions,
équipements vendus.
o cycle des opérations de financement ; on y trouve prioritairement les charges
d’intérêt sur emprunts.
Cas SPORSCO
Investissement
Propriété + parc + tennis 1000000 € amortis sur 20 ans
Agencements et installation cuisine, dortoirs, … 20000 € amortis sur 10 ans
2 mini-bus de 30 personnes 80000 € amortis sur 5 ans
1 voiture utilitaire 10000 € amortis sur 5 ans
VTT + matériel sportif 10000 € amortis sur 5 ans
Mobilier et matériel "cantine" + dortoir + bureaux + 20000 € amortis sur 5 ans
ordinateurs
Sur ce cycle d’opérations sera déterminé le montant des charges annuelles (annuités)
d’amortissements. On supposera ici un amortissement linéaire.
Financement
Fonds propres associés 650000 €
Subventions collectivités territoriales 200000 € la première année
50000 € la deuxième année
25000 € la troisième année
Emprunt 300000 € à 6 % à remboursements constants
sur 5 ans
Sur ce cycle d’opérations sera déterminé le montant des charges annuelles d’intérêts sur
emprunts (Pas de charges sur fonds propres ni sur subventions). Attention, les
remboursements ou amortissements du capital emprunté ne représentent pas des charges
mais bien des décaissements (flux de trésorerie).
Exploitation
Durant les trois premières années, le centre devrait fonctionner sur 6 mois (25 semaines). Le
reste du temps, il est prévu de louer le site pour des séminaires, stages, classes vertes, …
Cela devrait rapporter en moyenne 20000 € par mois.
27
(Charges patronales incluses) pour une
prévision de 80 heures par mois d'activité
Autres charges 9800 €
Cas BNE
Investissement
Valeur (€) Durée d'amortissement
Matériel industriel 120000 5 ans
Matériel de bureau 15000 10 ans
Eléments incorporels 105000
Sur ce cycle d’opérations sera déterminé le montant des charges annuelles (annuités)
d’amortissements. On supposera ici un amortissement linéaire.
Financement
Les associés apporteront 195000 €, dont 150000 € en capital et 45000 € en comptes
courants bloqués non rémunérés qui, si cela est possible, seront restitués en 3 ans, par
fractions égales, à partir de l'année N+3.
La banque de la BNE a donné son accord sur deux points :
- octroi d'un prêt de 120000 €, au taux bonifié de 8 %, déblocage début janvier de
l'année N+1 ; ce prêt sera remboursable par 5 annuités constantes, la première étant
versée à la fin de l'année N+1 ;
- accord de principe, pour des crédits de trésorerie débloqués en début d'année et
renégociables à la fin de chaque année, à un taux annuel estimé, pour la BNE, à 12
%.
Sur ce cycle d’opérations sera déterminé le montant des charges annuelles d’intérêts sur
emprunts.
Exploitation
On reprend ici le tableau précisant les catégories de salariés et les salaires respectifs
considérés comme fixes.
On se base sur un taux moyen de 50 % des salaires bruts pour les charges sociales
employeur et sur un taux moyen de 20 % pour les cotisations à la charge des employés.
Pour les autres charges une présentation analytique (différenciation des charges par
comportement) vous est donnée ici :
28
o charges administratives fixes décaissables : montant annuel hors taxes :
22500 €
Un coût est une somme de charges qui est calculée pour un poste de travail, un service,
une activité, un processus ou aux différents stades de la production et de la
commercialisation d'un produit, service, projet.
Ces coûts (ou les charges correspondantes) seront alors analysés dans leur comportement,
leur loi de variation avec la distinction charges fixes-charges variables ;
Ce sont des charges qui, comme leur nom l'indique, varient en fonction de l'activité de
l'entreprise de façon directement proportionnelle (matière consommée, main-d'œuvre
directe, sous-traitance...)
Graphiquement.
Soit x les quantités vendues et y le montant des charges variables.
On a l'équation : y = ax
y : charges
variables
0
x : niveau des ventes
Dans la réalité, l'évolution des charges variables n'est pas aussi linéaire que cela sous l'effet
de plusieurs phénomènes :
- des économies d'expérience ou d'apprentissage en début d'activité (phase de
démarrage et de croissance) qui diminuent le coût variable par unité produite (la
pente de la droite précédente : a) et amènent des rendements croissants (avec le la
même quantité de facteur de production, par exemple la main-d'œuvre et donc pour
un même coût variable unitaire, on fabrique plus de produits ou de services) ;
- des effets de saturation dès que l'on s'approche de la capacité structurelle
maximale, sous l'effet de surcoûts (par exemple le coût des heures complémentaires)
et qui entraînent des rendements décroissants ; le coût variable par unité produite
augmente (la pente de la droite : a)
Remarque importante : dans le cadre précédent, le coût variable unitaire aura pour équation
y/x, soit ax/x, soit encore a.
Ceci signifie que le coût unitaire variable est fixe avec l'activité (indépendamment des
effets d'expérience ou de saturation).
29
[Link].2 Charges fixes
y : charges fixes
Capacité structurelle
maximale
10000
0
x : niveau des ventes
Si l'activité de l'entreprise croît de telle façon que les charges fixes franchissent un palier, on
a:
Soit, graphiquement, avec 10000 € de charges fixes pour le premier palier et 15000 € pour le
deuxième.
Capacité structurelle
y : charges fixes maximale
15000
10000
0
x : niveau des ventes
Remarque importante : dans le cadre précédent, le coût fixe unitaire aura pour équation
y/x, soit constante/x.
Ceci signifie que le coût unitaire fixe est variable avec l'activité (!) et plus particulièrement
décroissant. Ce phénomène concrétise les fameuses économies d’échelle.
30
o 2ème cas : l'entreprise fabrique et vend 2000 produits : le coût fixe unitaire est
alors égal à 10000/2000 = 5 €
y : charges semi
variables
10000
Celui-ci reprend les trois catégories de charges et se comporte naturellement comme une
charge semi-variable.
- c : coût variable unitaire, fixe lorsque l’on raisonne hors effets d’apprentissage ou de
saturation ;
- d :coût fixe global, indépendant de l’activité en considérant une structure inchangée.
Cas SPORSCO
Achats non stockés (énergie, essence, 50000 € (dont 35000 € de charges variables)
alimentation, …)
Charges externes (réparations, entretien, 100000 € (dont 20000 € de charges
publicité, frais postaux, …) variables)
Impôts et Taxes 30000 € (dont 5000 € de charges variables)
Charges de personnel - 3 personnes annualisées à 1500 €/mois
avec 50% de taux de charges patronales
- 10 enseignants payés 40 € l'heure et 3
Les heures prévisionnelles d'activité chauffeurs payés 20 € l'heure (Charges
correspondent à un taux de remplissage de patronales incluses) pour une prévision de
31
100 % 120 heures par mois d'activité
- 5 animateurs sportifs payés 20 € l'heure
(Charges patronales incluses) pour une
prévision de 80 heures par mois d'activité
Autres charges 9800 € (dont 4800 € de charges variables)
Remarque : Par simplification, on supposera que les charges de personnel « sur vacations »
sont fonction du nombre d’enfants inscrits au centre. Dans la pratique, elles seraient plutôt
dépendantes du nombre de groupes de soutien et du nombre de bus nécessaires pour les
chauffeurs.
32
Charges Charges
Exploitation fixes variables
Achats non stockés (énergie,
essence, alimentation, …) 15000 35000
- 3 personnes annualisées à
1500 €/mois avec 50% de
taux de charges patronales
- 10 enseignants payés 40 €
l'heure et 3 chauffeurs payés
Charges de personnel (les 20 € l'heure (Charges
heures prévisionnelles patronales incluses) pour
d'activité correspondent à un une prévision de 120 heures 81000 379200
taux de remplissage de 100 par mois d'activité
%) - 5 animateurs sportifs payés
20 € l'heure (Charges
patronales incluses) pour
une prévision de 80 heures
par mois d'activité
206000 444000
Conclusion
33
Cas BNE
Charges de
personnel
Salaire Salaire Cotisations
Cotisations (salaires
Catégories Brut Effectif Net (charges)
salariales bruts +
Mensuel Mensuel patronales
charges
patronales)
34
Charges d'exploitation décaissables
Composantes de coût variable (en % du CA) Charges fixes décaissables
Composants 6% Charges administratives 22500
CV fabrication 9% Charges de personnel 306900
CV distribution 5% 329400
20%
∆Dx/Dx
/∆px/px
(D1x-D0x)/D0x
/(p1x-p0x)/p0x
Exemple
Nous souhaitons caler notre étude de création d’un hôtel par rapport à un hôtel directement
comparable qui, aujourd’hui, offre 20 chambres « standard » à 50 € la nuit et 10 chambres
« luxe » à 80 € la nuit.
L’hôtel est ouvert 330 jours par an avec des taux de remplissages respectifs de 90% pour les
chambres « standard » et 80% pour les chambres « luxe ».
35
Pour notre hôtel, nous souhaitons étudier l’opportunité d’une modification tarifaire, en fixant
le tarif de la chambre « luxe » à 72 € la nuit (10% de baisse).
Une étude du secteur hôtelier dans notre région fait remonter, pour les chambres catégorie
« luxe », une élasticité simple de la demande au prix de – 2 et une élasticité croisée de la
demande de catégorie « standard » au prix catégorie « luxe » de 0,5.
Chiffres d'affaires
Demandes actuelles Prix actuels
actuels
Standard 5940 (330*20*90%) 50 297000
508200
Luxe 2640 (330*10*80%) 80 211200
Demande Luxe/Prix Demande Standard/Prix
Luxe luxe
Elasticités ‐2 0,5
Stratégie Baisse prix "luxe" ‐10%
Chiffres d'affaires
Nouvelles demandes Nouveaux prix
actuels
5643(5940*(1+(0,5*‐
50 282150
Standard 10%)))
510246
3168(2640*(1+(‐2*‐
72 228096
Luxe 10%)))
Conclusion
La politique tarifaire retenue permet de dégager un chiffre d’affaires plus élevé (+2046 €).
Elle est donc pertinente.
Autres possibilités.
- Utilisation du modèle basé sur l’analyse marginale. On démontre que pour une
entreprise se situant sur un marché concurrentiel, le prix de vente permettant de
réaliser un profit global maximum est celui qui est égal au coût marginal (coût de
la dernière unité produite et vendue).
- La tarification de l’électricité par EDF s’appuie plus ou moins rigoureusement sur
cette approche avec des prix proposés différents selon l’heure, la saison, etc..
- Utilisation du prix des concurrents comme référence
- Utilisation du prix de vente en fonction d’un taux de rentabilité des investissements
que l’on s’est donné.
- Utilisation de la courbe de vie du produit avec divers prix : prix de lancement, prix
de développement, prix d’abandon du produit.
- Méthode du prix-cible qui revient à « descendre » d’un prix de marché acceptable
duquel on déduitles marges des sociétés intermédiaires pour déterminer le prix de
notre produit ou prestation.
Exemple
36
Le modèle motorisé "Golfy Intense" est un chariot doté d'un moteur électrique
fonctionnant sur accus et comportant de nombreux aménagements pour plus
d'agrément et aux caractéristiques et design exclusifs.
Le directeur général vous fait part d'une étude de marché publiée dans Golf Magazine. Selon
cette étude, il apparaît que le marché des chariots classiques, fortement concurrencé par la
grande distribution spécialisée, est en stagnation. Le marché des chariots électriques
semble, quant à lui, plus prometteur : l'étude avance une progression des ventes de plus de
20% par an.
Dans un même temps, les résultats de l'étude mercatique réalisée dans Golf Magazine sont
résumés dans les informations suivantes.
Définition : le seuil de rentabilité, ou point mort, est le niveau d'activité (chiffre d'affaires
du projet, quantités vendues, nombre d'heures de service facturées, nombre de commandes,
etc.) qui permet à une Organisation de couvrir toutes ses charges de structure et d'entrer en
"zone bénéficiaire".
Lorsque le niveau d'activité est exprimé en chiffre d'affaires, le seuil de rentabilité est
également appelé Chiffre d'affaires critique.
Dans ce cas, trois cas sont possibles :
-CA net < seuil de rentabilité (CA critique) : l’Organisation est en perte
-CA net > seuil de rentabilité : L’Organisation réalise un bénéfice
-CA net = seuil de rentabilité : le résultat est nul.
Dans le cas le plus général et donc le plus restrictif où l'activité de l'entreprise (ou du projet)
peut être considérée comme parfaitement continue et où les éléments de coûts restent
constants (charges fixes et taux de coût variable) sur la période concernée, on a l'égalité
suivante :
37
Seuil de Rentabilité (en €) = (CA * Charges fixes)/ Marge sur coût variable
ou
et encore,
Par ailleurs, si en plus de ces conditions restrictives on considère une activité parfaitement
régulière sur la période d'étude, la date à laquelle sera atteint le seuil de rentabilité
sera donnée à partir des formules :
Marge sur coût variable (SR) - Charges fixes = 0, soit Résultat (SR) = 0
Avec y1 variable reprenant la marge sur coût variable, y2 le montant global des charges
fixes, y3 le résultat, on retrouve l'égalité suivante :
Résultat (SR) = MCV (SR) - CF = 0 s'écrit :
y3
- CF
Cas SPORSCO
38
Taux de remplissage 100%
Nombre enfants 100% remplissage 1250
Coût Variable par enfant 355,20 €
Charges fixes globales 300 000,00 €
Loyers fixes à encaisser 120 000 €
Charges fixes à couvrir (nettes de loyers) 180 000,00 €
Coût fixe net de loyer unitaire (180000/1250) 144,00 €
Tarif minimum (335,2+144,0) 499,20 €
Hypothèse 2 : les associés souhaitent proposer 3 sortes de tarif, un prix standard pour
environ 60% des "résidents", un prix minoré de 20 % pour 20 % des "résidents" et un prix
majoré de 10% pour les derniers "résidents". Déterminer la grille tarifaire permettant au
centre de couvrir ses charges sur la base d'un taux de remplissage de 90 %.
1102,5TS = 579600
TS = 579600/1102,5 = 525,71
Cas SPORSCO
Hypothèse 3 : il est prévu un tarif moyen de 535,2 € par séjour. Quel devrait être le taux de
remplissage minimum du centre pour que celui-ci devienne bénéficiaire ?
39
Tarif par enfant 535,20 €
Coût Variable par enfant 355,20 €
Marge sur coût variable enfant (535,20-
180,00 €
355,20)
Charges fixes globales 300 000,00 €
Loyers fixes à encaisser 120 000 €
Charges fixes à couvrir (nettes de loyers) 180 000,00 €
Nombre enfants à accueillir (180000/180) 1000
Taux de remplissage minimum (1000/1250) 80%
Cas BNE
Cas SPORSCO
Chiffre d'affaires enfants 595350
Loyers à encaisser 120000
Total Produits 715350
Charges fixes 300000
Charges variables 90% 399 600
Total Charges 699600
Résultat avant impôt 15750
Charges fixes nettes de loyers 180000
Marge sur coût variable globale pour enfants 195 750
Seuil de rentabilité (en €) (180000*595350/195750) 547448,28
Tarif standard 540
Seuil de rentabilité (en nombre d'enfants payant le tarif standard)
(547448,28/540)
1014
Marge de sécurité = CA enfants - SR(€) (595350-547448,28) 47901,72
Indice de sécurité = Marge de sécurité/CA enfants = % d'activité qui 8,05%
construit des bénéfices (47901,72/595350)
Levier opérationnel = MCV sur enfants/Résultat = élasticité du résultat par
rapport à l'activité = risque de variation forte du résultat si variation 12,43
d'activité (195750/15750)
40
Hypothèse 4 : en supposant un taux de remplissage de 90 %, une grille tarifaire à 3, un prix
standard fixé à 540 € et un taux d'impôt sur les bénéfices de 33 % étudier le risque
d’exploitation du centre.
Conclusion
Sur la base des études précédentes sur le risque d’exploitation généré par les premiers
choix structurels (investissements et financements initiaux, effectifs prévus), les porteurs du
projet d’entreprise devront confirmer leurs premiers choix ou redéfinir la structure technique,
financière et humaine du projet.
Les décisions ainsi prises correspondront à des niveaux d’activité prévisionnels supposés
fiables pour le déroulement de la planification opérationnelle.
Cas SPORSCO
Cas BNE
L’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) représente la différence entre les produits d’exploitation
encaissables et les charges d’exploitation décaissables.
41
Après l’étude comportementale des charges vue ci-dessus, l’EBE se traduit dans l’égalité
suivante :
EBE = CA – (0,2*CA+329400) = 0,8*CA – 329400
Pour l’année N+1, on vise un taux d’EBE de 10%, soit EBE/CA = 0,1
On obtient donc l’équation suivante :
0,1CA = 0,8CA – 329400
D’où 329400 = 0,7CA
Et CA = 329400/0,7 = 470571 €
Dans les charges non décaissables, on trouve en priorité les Dotations aux Amortissements
et aux Provisions (DAP, comptes 681, 686, 687) et les Valeurs Comptables Nettes des actifs
cédés (compte 675).
Dans les produits non encaissables, on retrouve surtout les Reprises sur Amortissements et
Provisions (RAP, comptes 781, 786, 787).
42
CAF = EBE CAF = Résultat Net
+ Autres produits d'exploitation + DAP (D'exploitation, financières et
- Autres charges d'exploitation exceptionnelles)
+ Produits financiers (sauf RAP financières) - RAP (D'exploitation, financières et
- Charges financières (sauf DAP financières) exceptionnelles)
+ Produits exceptionnels (sauf RAP - Produits de cessions
exceptionnelles, quotes-parts des + Valeurs Comptables Nettes
subventions d'investissement virées au
compte de résultat et Produits de cession)
- Charges exceptionnelles (sauf DAP
exceptionnelles et Valeurs Comptables
nettes)
- Participation des salariés aux fruits de
l'expansion
- Impôts sur les bénéfices
Dans une logique prévisionnelle, comme celle qui prévaut pour l’élaboration d’un
plan opérationnel, la capacité d’autofinancement se calculera plus simplement selon
la formule suivante :
Cas SPORSCO
675 540
Structure tarifaire 225 432
225 594
N N+1 N+2
Chiffre d'affaires enfants 595350 595350 595350
Loyers à encaisser 120000 120000 120000
Total Produits 715350 715350 715350
Charges d’intérêt sur
(300000‐ (300000‐
emprunts (seules charges
18000 60000)*6%= 2*60000)*6%=
fixes « variant » sur les 3
14400 10800
exercices.
296 292
300000 400(300000‐ 800(296400‐
Charges fixes 18000+14400) 14400+10800)
Charges variables 90% 399 600 399600 399600
43
Total Charges 699600 696000 692400
Résultat avant impôt 15750 19350 22950
Impôt (33,1/3 %) 5250 6450 7650
Résultat après impôt 10500 12900 15300
Dotations amortissement 76000 76000 76000
CAF 86500 88900 91300
Cas BNE
Pour une entreprise industrielle et donc une activité de production, les porteurs de projet
devront choisir entre deux types de production et de gestion des stocks :
o dans une production sur stocks, l’entreprise doit se doter de stocks suffisants
pour satisfaire l’activité de transformation des matières et composants. Dans
l'entreprise classique, même si la gestion des stocks est très décentralisée et
très bien organisée, chaque service, chaque équipe de travail, a tendance à
constituer une réserve de matière ou de produit semi-fini qui est en quelque
sorte le "mou" qui donne au service ou à l'équipe une certaine flexibilité dans
ses rapports avec les autres services ; mais cette pseudo-flexibilité coûte cher
à l'entreprise car le stock moyen, où qu'il soit constitué, a toujours un coût
pour la firme, et ce coût doit toujours être financé d'une manière ou d'une
autre.
o dans une production « à la demande » en « Juste A Temps (JAT ) on tend à
supprimer les stocks en agissant sur les flux. La méthode KANBAN est une
illustration de cette gestion. Cette méthode est en quelque sorte un système
de gestion des stocks qui vise à supprimer ces stocks, à échéance, en
remplaçant dans l'entreprise les multitudes de réserves accumulées, à
quelque niveau que ce soit, pour se prémunir, en amont ou en aval de leur
stade de production, des multiples aléas de la gestion courante.
44
Les temps de stockage relatifs à cette alternative seront pris en compte dans la formalisation
des conditions d’exploitation de l’entreprise.
Cas SPORSCO
Cas BNE
Conditions de fonctionnement
45
La fabrication et l'installation sont, du point de vue financier, difficiles à analyser séparément.
Cependant, on peut se baser sur un cycle de production court d'environ 10 jours, dans lequel
tous les éléments de coût direct sont incorporés progressivement.
Par ailleurs, compte tenu de la nature de la demande, il n'y a pas de stock de produits finis.
Les composants feront l'objet d'un réapprovisionnement tous les deux mois (avec un premier
stock de 6000 €), en début de mois, de façon à assurer un stock de sécurité de quelques
jours et à faire face à la consommation des deux mois selon la livraison.
Les pratiques observées au niveau du groupe seront reconduites pour les clients. Par contre,
le crédit accordé par les fournisseurs sera un peu réduit.
Concernant les ventes, on prévoit donc :
- 20 % d'entre elles seront réglées à 30 jours de facture ;
- 80 % d'entre elles seront réglées à 90 jours sur relevé de factures à la fin de chaque
mois.
Concernant les achats de composants :
- 50 % d'entres eux seront payés à 30 jours de facture ;
- 50 % d'entre eux seront payés à 90 jours.
Les fournisseurs des autres charges (variables et fixes) seront réglés à 30 jours.
Sur les achats de composants et sur les ventes, la TVA est au taux normal de 20 %. On
admet que sur l'ensemble des autres charges, la TVA sera au taux moyen de 10 %.
Son règlement interviendra le 20 du mois.
Les salaires seront payés le dernier jour du mois ; les charges sociales seront versées le 15
du mois suivant la paye.
Le cycle d'exploitation
C'est la période qui sépare le moment où l'entreprise engage des ressources pour produire
et celui où elle récupère ces ressources pour continuer son activité.
Ce cycle comprend plusieurs séquences dont les durées dépendent de données
commerciales (délais de règlement accordés aux clients et obtenus des fournisseurs),
techniques (durée et organisation de la fabrication, délais de stockage) et financières
(mécanisme de la TVA).
Les besoins cycliques : on constate que pendant la durée du cycle, les sommes
nécessaires à la constitution des stocks, à la fabrication des produits, de même que les
sommes représentant des ventes non encaissées représentent pour l'entreprise des besoins
de financement. Ces besoins existent en permanence dans l'entreprise, étant donné le
46
renouvellement des commandes et des ventes. Ces besoins varient généralement avec le
volume de l'activité.
Inversement, les achats peuvent être payés à crédit ; ils constituent ainsi des ressources
cycliques qui viennent en déduction des besoins cycliques.
Définition du BFR
C'est l'ensemble des valeurs actives et passives engendrées par des opérations
d'exploitation et qui après mutations successives se transforment en monnaie. Il représente
le besoin de trésorerie structurel de l’entreprise sur la base de son cycle d’exploitation
(stocks, créances, dettes dus aux flux et aux délais d’exploitation).
Cette définition du BFR a été vue ci-dessus. Nous en rappelons simplement la définition.
Besoin en fonds de roulement d'exploitation (BFRE) = Emplois cycliques récurrentes
(stocks et créances d'exploitation) – Ressources cycliques récurrentes (dettes d'exploitation)
Besoin en fonds de roulement hors exploitation (BFRHE) = Emplois cycliques instables -
Ressources cycliques instables.
Besoin en fonds de roulement global : BFRG = BFRE + BFRHE
Dans ce cadre, il s'agit de chiffrer les "stocks" de trésorerie retenus pendant un certain
temps et qui sont engendrés par les flux prévus (Achats, charges engagées, Ventes).
Exemple
Soient des ventes moyennes mensuelles de 2000 €. Si les clients règlent à 1 mois, le
"stock" clients se montera à :
2000 (flux mensuel de ventes)* 1 (Durée en mois) = 2000 € ("Stock" : client)
Ce BFR normatif pourra être chiffré directement en unités monétaires, ou bien valorisé en
jours ou mois de chiffre d'affaires hors taxes à partir de la méthode des coefficients.
Voyons ces façons de procéder sur un exemple simple.
47
Exemple
Il s'agit, à partir des données structurelles de l'exploitation (flux et délais moyens supposés
stables dans le temps) de calculer un BFR
Dans une entreprise, le chiffre d'affaires annuel est de 12000 K€
Les clients règlent à 2 mois, les fournisseurs à 1,5 mois. Le délai moyen de stockage des
marchandises est de 3 mois. Les achats de marchandises aux fournisseurs s'élèvent à 8400
K€.
Les flux sont ramenés en mois pour être appliqués à des durées mensuelles.
Commentaires :
- les stocks de marchandises "naissent" des achats fournisseurs. Ils correspondent à une
immobilisation de trésorerie – pendant 3 mois - défavorable à l'entreprise, soit un besoin ;
- les créances-clients "naissent" des ventes à crédit de l'entreprise. Elles s'interprètent
comme un encaissement en attente et représentent de la trésorerie sur laquelle
l'entreprise ne peut compter pour assurer la continuité du financement de son
exploitation (paiement des loyers, salaires, impôts, etc.). Elles représentent elles aussi un
besoin ;
- au contraire, les dettes-fournisseurs, nées des achats aux fournisseurs, se lisent comme
un décaissement à venir. En attendant, l'entreprise peut disposer de la trésorerie
correspondante comme elle le souhaite. Elles constituent donc une ressource qui vient
compenser une partie des besoins précédents.
Dans ce cas, tous les flux sont ramenés au chiffre d'affaires hors taxes.
Coefficient de structure = Flux/Chiffre d'Affaires HT, les deux membres de ce ratios étant
exprimés dans la même unité (le jour, le mois, le produit).
48
"Stocks" mensuels/CA d'écoulement
mensuel HT (en mois)
Stocks de 8400/12000 = 3 2,1
marchandises 0,7
Créances-clients 12000/12000 = 1 2 2
Dettes- 8400/12000 = 1,5 1,05
fournisseurs 0,7
Totaux 4,1 1,05
Dans le cadre d'un calcul a posteriori du Besoin en Fonds de Roulement, sur la base d'un
bilan fonctionnel, gérer le BFR signifie simplement trouver :
- des financements à court terme pour compenser un besoin : utilisation de disponibilités,
"vente" de créances aux banques (escompte), recours aux découverts ou concours
bancaires courants ;
- des placements pour la trésorerie excédentaire dans le cas d'une Ressource en fonds de
roulement.
Par contre, une gestion active du Besoin en Fonds de Roulement consistera à travailler sur
les éléments structurels impliqués dans le calcul du BFR normatif afin de réduire ce dernier :
- négociation de délais fournisseurs plus longs ;
- négociation de délais clients plus courts ;
- réduction des temps de stockage ;
- diminution des délais de fabrication.
Les deux premiers points dépendront des rapports de force entre l'entreprise et ses clients et
fournisseurs. Les deux derniers dépendront du type d'activité, de l'organisation de la
production (sur stock ou en juste à temps).
Application
Nous avons déjà vu le calcul historique du Besoin en Fonds de Roulement à partir d’un bilan
fonctionnel. Etudions désormais la définition prévisionnelle d’une Besoin en Fonds de
Roulement sur des bases normatives, à partir de la méthode des coefficients.
Soit l’entreprise Lambda qui vous fournit les informations suivantes sur la structure de coût
de son produit X :
- prix de vente 1000 €
- Coût de production pour un produit :
o Matière et composants 350 €
o Utilisation machines 250 €
o Salaires 200 €
o Charges sociales 100 €
- durées techniques, financières et commerciales :
o crédit-fournisseur 30 jours
o crédit-client 45 jours
o délai se stockage des matières : 15 jours
o délai de stockage des produits finis : 15 jours
49
o délai de fabrication : 10 jours ; les matières et composants sont incorporés en
intégralité dès le début du processus, les autres charges de production sont intégrées
au fur et à mesure.
o les salaires sont versés le 3 du mois suivant
o les charges sociales sont versées le 15 du mois suivant
o la TVA à 20% sur les ventes et achats de matières et composants est calculée en fin
de mois et reversée à l’Etat le 20 du mois suivant
(*) Les encours (de production) représentent des produits non totalement terminés car ils
n’ont engagé qu’une partie des ressources nécessaires à la fabrication. Ce n’est qu’à la fin
du délai de production (ici 10 jours) qu’ils deviennent produits finis. Les charges engagées
durant ce processus correspondent à un besoin de trésorerie
(1) Les autres charges de production étant intégrées au processus de production au gré des
besoins, on considère qu’un produit encours de fabrication, présent sur ce processus,
incorpore en moyenne 50% des charges totales de fabrication. Le coût de production moyen
d’un encours se monte donc à 350 (matière totalement incorporée dès le premier jour de
fabrication) + 50 (250+200+100) = 625
(2) Le coût de production d’un produit fini = 350+250+200+100=900
(3) La valeur TTC de la vente d’un produit, c’est-à-dire la créance-client sur un produit est de
1000+0,2*1000 = 1200
(4) La TVA déductible sur les achats est de 350*0,2 = 70
50
(5) La TVA à payer à l’Etat est calculée le dernier jour du mois concerné, pour un
reversement effectif le 20 du mois plus tard, soit 20 jours de décalage. Mais la TVA
déductible peut tout aussi bien porter sur des achats de début de mois (30 jours avant le
calcul) que sur des achats du dernier jour du mois (0 jours avant le calcul). Par conséquent,
en moyenne le délai qui sépare la naissance de la TVA déductible de son règlement lors du
reversement à l’Etat est de (30+0)/2 + 20 = 35 jours.
(6) La dette-fournisseur pour la matière consommée par un produit s’élève, en valeur TTC, à
350 + 350*0,2 = 420.
(7) Les salaires sont réglés le 3 du mois suivant le travail effectif des salariés. Sur le premier
jour de travail du mois, le salarié attend 30+3 jours avant d’être payé ; sur le dernier jour de
travail du mois, il n’attend que 0+3 jours. En moyenne, sa créance vis-à-vis de l’entreprise
correspond à (30+0)/2 + 3 = 18 jours.
(8) Même raisonnement que pour les salaires, sauf que le règlement aux organismes
sociaux ne se fait que le 15 du mois suivant, soit une créance moyenne de (30+0)/2 + 15 =
30 jours.
(9) La TVA collectée sur ventes est de 1000*0,2 = 200.
(10) Même calcul que pour la TVA déductible
Le BFR en jours de Chiffre d’affaires Hors Taxes est de 69,3 – 26,2 = 43,1
Le Besoin en trésorerie permanent induit par le cycle d’exploitation de l’entreprise représente
43,1 jours de ventes HT.
Supposons que sur l’année 2017, l’entreprise ait prévu de vendre 3600 produits, son BFR se
chiffre comme suit : 3600*1000/360 (Chiffre d’affaires moyen par jour) * 43,1 = 431000 €.
Supposons désormais qu’à données inchangées, l’entreprise suppose des ventes de 4200
produits, le BFR devient : (4200*1000/360) * 43,1 = 502833 €
Remarque : dans ce cas, l’importante du BFR provient principalement du délai accordé aux
clients, qu’il faudrait donc négocier à la baisse, et accessoirement des temps de stockage
qu’il s’agirait d’essayer de diminuer.
Cas SPORSCO
Cas BNE
51
Calcul du BFRE normatif
a en jours de CAHT
variable
52
Flux (charges fixes) journaliers Temps
d'écoulement Ressources
Composantes BFRE Besoins en €
Flux/jour Montants moyen en €
en jours
359,17 1795,85
Stock d'encours CPEC/j 5
(1)
718,33
Stock de produits finis CPPF/j 0 0
(2)
Etat-TVA déductible sur CF TVAdédsurCF/j 6,25 (3) 35 218,75
Dettes fournisseurs CF CFTTC/j 68,75 (4) 30 (7) 2062,5
454,67
Dettes Salariés Salaires nets/j 15 (8 6820
(5)
397,83
Dettes Organismes sociaux Cotisations pat et sal/j 30 (9) 11935
(6)
2014,583333 20817,5
b 18802,9
Conclusion
Les flux d’exploitation reprennent les produits et charges liés à l’activité de l’entreprise. Ils
construisent le résultat de celle-ci sur une période donnée (généralement un exercice
comptable annuel).
La CAF représente un potentiel de trésorerie généré par les opérations de gestion d'une
entreprise, c'est-à-dire son exploitation "au sens large" du terme.
53
entre les produits encaissables et les charges décaissables et les encaissements et
décaissements effectifs. Pour ce faire, il suffit de prendre en compte les variations de Besoin
en Fonds de Roulement de la période.
Exemple simple
Les ventes de l'année se montent à 10000 €. Les créances-clients au 1er janvier s'élevaient à
2000 €, et l'on retrouve au 31 décembre de cette même année des créances de 4000 €.
Dans ce cas les encaissements sur ventes seront de :
ventes – (créances finales – créances initiales), soit 10000 – (4000 – 2000) = 8000 €.
Application
54
50000 €), elle souffre d’un manque de maîtrise de son cycle d’exploitation (gestion du
BFRE, c’est-à-dire des délais d’exploitation) qui ressort dans un flux négatif de
trésorerie de 10000 €.
Remarque : pour prévoir globalement les flux de trésorerie prévisionnels de l’entreprise sur
l’année à venir, il s'agit de classer ceux-ci en trois catégories :
- les flux de trésorerie générés par les opérations de gestion (le cycle d'exploitation) :
l'ETOG ;
- les flux de trésorerie liés au cycle d'investissement : achat d'actifs immobilisés, produits
de cession des actifs cédés, …
- les flux de trésorerie impliqués par le cycle de financement : augmentations de capital,
nouveaux emprunts, dividendes versés, remboursements d'emprunts, …
Hypothèse : on suppose qu'il n'y a pas de variation du niveau général des prix affectant le
pouvoir d'achat de la monnaie.
Donc :
t = 0 (aujourd'hui) t = 1 (dans un an)
1€ équivaut à (1+i) €
R€ équivalent à R(1+i) €
55
En effet :
- supposons que vous ayez un projet de dépense à financer dans un an. Si on vous donne
1 € aujourd'hui au lieu de (1 + i) € dans un an, en plaçant ce franc pendant un an, vous
pouvez obtenir (1 + i) € dans un an et dépenser cette somme ;
- si on vous donne (1 + i) € dans un an et que vous souhaitiez dépenser 1 € tout de suite,
vous emprunterez 1 €, les dépenserez le jour même et dans un an vous rembourserez (1
+ i) € avec la somme reçue.
Remarque : des flux financiers qui interviennent à des dates différentes ne sont pas
directement comparables. Il faut au préalable les actualiser. Seuls des flux actualisés
(positifs ou négatifs) peuvent être additionnés.
La VAN est égale à la différence entre les "revenus" actualisés d'un investissement et le coût
de celui-ci.
Dans notre exemple, VAN = 357143 - 350000 = 7143 €
Celui-ci additionne des coûts effectivement décaissés à d'éventuels coûts d'opportunité (par
exemple, si l'entreprise est depuis longtemps propriétaire d'un terrain qu'elle envisage
d'utiliser dans le cadre d'un projet de construction d'une usine, la valeur estimée du terrain
56
doit figurer dans le coût du projet ; en effet, l'entreprise pourrait le vendre ; en y faisant
construire une usine, elle se prive d'un encaissement).
En revanche, il ne doit pas inclure des coûts passés irréversibles tels que des coûts d'étude
ou de développement déjà supportés et irrécupérables.
Toutefois, dans la pratique, rien ne nous interdit d’utiliser le Coût Moyen Pondéré des
financements effectivement prévus (CMPr) pour les investissements. Ceci revient à
étudier le projet « financement inclus ».
avec,
i : taux d'actualisation
I0 : coût initial de l'investissement
Rt : Flux nets de liquidité ou cash-flows du projet
T : durée de vie du projet
A titre de simplification, on admet le plus souvent qu'un flux qui se réalise en fait tout au long
d'un exercice est perçu en totalité en fin d'exercice.
57
- les cash-flows d'un projet doivent être estimés par différence par rapport à une situation
de référence où le projet ne serait pas adopté. toute variation de flux positive par rapport
à la situation de référence est donc un encaissement pour le projet.
Toutefois, pour des facilités de prévision (notamment des impôts qui frappent un solde
comptable), on reconstitue le flux de liquidité à parti du résultat dégagé par le projet.
Ce résultat d'exploitation fera l'objet de plusieurs corrections :
- on calcule et on enlève l'impôt théorique sur le résultat d'exploitation,
- on rajoute les dotations aux amortissements qui sont de simples charges calculées et
n'occasionnent aucun décaissement ;
- on corrige des écarts qui apparaissent dans la gestion courante entre les produits et les
charges et les encaissements et les décaissements. ces écarts sont synthétisés à travers
la variation du Besoin en Fonds de Roulement (BFR). Cette variation représente les
produits d'exploitation courants (respectivement charges d'exploitation courantes) non
encaissés (respectivement non décaissées) mais qui demeurent sous la forme de
variations de stocks ou de créances et dettes d'exploitation ;
- sur la dernière période, le cash flow est augmenté du produit de la réalisation de tous les
actifs résiduels (valeur de revente des immobilisations + réalisation des stocks +
recouvrement des créances d'exploitation).
- Eventuels investissements
complémentaires - Ic
+ Produits de cession d'éléments d'actifs
nets d'impôts éventuels (dernière année
seulement) + VR
Remarques :
- on considère que le BFR retombe systématiquement à zéro en fin de période (année T) :
d'où ∆BFRT = - BFRT-1 ;
58
- dans le cas d’un projet dont on n’arrivera pas directement à définir les compléments de
chiffres d’affaires autorisés (exemple de la mise en place d’un PGI), on pourra remplacer
les produits d’exploitation différentiels par des économies de coûts anticipées.
Le TRI est une caractéristique intrinsèque du projet d'investissement. Son calcul n'exige
aucune information "externe".
A l'inverse, le calcul de la VAN suppose la connaissance du taux d'actualisation pertinent.
Si le TRI est unique, le critère du TRI s'énonce d'une manière parfaitement compatible avec
le critère de la VAN. Dans ce cas, l'investissement est rentable dès que le TRI est supérieur
au taux d'actualisation pertinent.
Cependant, dans certains cas, le critère du TRI est soit inapplicable soit inapproprié.
En effet, l'équation VAN0(r*) = 0 n'a pas toujours de solution unique. Elle peut comporter
jusqu'à T solutions.
Dans ce cas, quel TRI retenir pour choisir de la rentabilité d'un projet ?
C'est le délai à partir duquel les cash-flows cumulés du projet permettent la récupération de
l'investissement initial.
Ce critère fait prédominer une préoccupation de liquidité : rentrer dans ses fonds le plus
rapidement possible.
Il conduit à additionner dans précaution des flux de liquidité interviennent à des dates
différentes.
Il privilégie le court terme au détriment de la véritable rentabilité.
Exemple
Soient deux projets d'investissement A et B de même coût 100 000 €.
A génère un cash-flow unique l'année 1 de 100000 €.
B génère 3 cash-flows de 50 000 € sur les trois ans qui suivent la réalisation de
l'investissement.
Délai de récupération de A : 1 an
59
Délai de récupération de B : 2 ans
Retenir le projet A serait absurde. Il n'est en aucun cas rentable. Seul le projet B est
susceptible d'être rentable en dépit d'un délai de récupération plus long.
Dans la comparaison de deux projets, les deux critères de la VAN et du TRI peuvent amener
des conclusions opposées.
En effet, en supposant des projets à cash-flows positifs, la VAN se présente comme une
fonction décroissante du taux d'actualisation : i.
Sur le schéma suivant, sur lequel sont représentées les Valeurs Actualisées Nettes de deux
projets alternatifs A et B, on remarque :
- que le TRI de A est toujours supérieur au TRI de B,
- que pourtant, lorsque i<i*, la VAN de B est supérieure à la VAN de A.
Cette dernière zone, pour tous les taux d'actualisation inférieurs à i*, est donc caractérisée
par une incohérence entre les deux critères de choix d'investissement.
- le critère du TRI nous amène à choisir A
- le critère de la VAN nous fait préférer B
VAN TRI
A
i*
A i : taux
TRI d'actualisation
B
B
Le critère de la VAN fait l'hypothèse implicite d'un replacement des cash flows annuels
générés par le projet à un taux qui est le taux d'actualisation. Or, dans la logique du choix
d'investissement, ces cash flows sont censés alimenter le financement de projets futurs qui
ne seront choisis que si leur taux de rentabilité interne (leur TRI) se trouve être justement
supérieur au taux d'actualisation.
Pour déterminer les critères intégrés de la VAN et du TRI, on retiendra donc une autre
hypothèse : un replacement de ces cash flows à un taux k supérieur au taux d'actualisation i.
Soit k : taux de replacement des cash flows, k>i
60
- détermination du facteur d'accumulation à la fin du projet (date T) :
KT = ∑(t=1 à T) Rt(1+k)
- calcul de la VAN intégrée en t=0 : VAN0Intégrée = KT/(1+i)T – I0
Le TRI intégré se définit alors simplement comme le taux d'actualisation qui annule la VAN
intégrée.
VAN0Intégrée(r*) = - I0 + KT/(1+i)T = 0
Remarque : Ces critères intégrés éliminent toute éventualité de conflit entre les critères de la
VAN et du TRI
Applications
CAS I. La société SOFRALEC produit des plaques à crêpes. L'essor commercial de cette
entreprise est freiné actuellement par sa capacité de production qui est limitée à 20000
appareils par an. Les coûts de production compromettront, à terme, la compétitivité des
produits.
Le marché potentiel du produit est estimé à 30000 appareils par an, niveau qui devrait se
stabiliser les années suivantes.
L'achat d'une nouvelle chaîne de fabrication est envisagé par les services techniques et
financiers qui ont le choix entre deux équipements.
Le prix de vente prévisionnel des plaques à crêpes est de 40 € et il ne devrait pas varier
sensiblement au cours des prochaines années.
Les chaînes de fabrication sont amorties selon le système linéaire.
Le coût du capital qui sert de taux d'actualisation est de 11%.
On appliquera un taux d'Impôt de 40 %.
Les variations de Besoin en Fonds de Roulement et la valeur résiduelle des deux matériels à
la fin de leur vie, sont supposées nulles.
Travail à faire
Corrigé
61
1. VAN des deux projets
Si le capital n'est pas rationné, on retient tous les projets dont la VAN est positive. Or
l'investissement différentiel B – A, lié à la réalisation du projet B, d'une valeur de 500000 –
440000 = 60000 €, a, au taux de 11%, une VAN positive égale à la différence des deux VAN
précédentes, soit 46993 – 22276 = 24267 €. L'investissement différentiel semble donc
rentable et B est à choisir.
TRI de A = r* tel que 125200*[1-(1+r*)-5]/r* – 440000 = 0, soit r* = 13,03% (obtenu grâce aux
tables financières ou par tâtonnement avec la machine)
Les deux investissements sont rentables puisque leurs TRI sont supérieurs au coût du
capital (11%), mais B est préférable à A.
4. TRI intégrés
5. Délais de récupération
62
Projet B : dB = 500000/148000 = 3,37 soit 3 ans et 4 mois
B est le projet le moins risqué, celui avec le délai de récupération le plus court.
6. Conclusion
Ici, tous les critères conduisent au même choix d'investissement, ce qui n'est pas toujours le
cas. Les différents critères conduisent parfois à des choix contradictoires car ils ne sont pas
l'expression d'objectifs identiques de l'entreprise. Ainsi, le critère de la VAN mesure-t-il la
rentabilité alors que le critère du délai de récupération mesure la liquidité du projet.
Il est donc conseillé d'utiliser conjointement plusieurs critères de façon à détecter ces conflits
et à leur donner un sen par référence aux objectifs généraux de l'entreprise et aux objectifs
particuliers de chaque projet d'investissement.
- Charges d'exploitation
63
- Mise en place de l'investissement
On admettra que l'acquisition et la mise en place des deux chaînes ont lieu au début de
l'exercice N+1.
On retiendra un taux d'impôt de 40%. Le coût du capital est de 12%.
Travail à faire
Corrigé
1. Volume de production
2. VAN
64
3. TRI
Soit r* = 24,22%
Cas SPORSCO
Plan d’Investissement
Propriété + parc + tennis 1000000 € amortis sur 20 ans
Agencements et installation cuisine, dortoirs, … 20000 € amortis sur 10 ans
2 mini-bus de 30 personnes 80000 € amortis sur 5 ans
1 voiture utilitaire 10000 € amortis sur 5 ans
VTT + matériel sportif 10000 € amortis sur 5 ans
Mobilier et matériel "cantine" + dortoir + bureaux + 20000 € amortis sur 5 ans
ordinateurs
Cas BNE
Plan d’Investissement
Valeur (€) Durée d'amortissement
Matériel industriel 120000 5 ans
Matériel de bureau 15000 10 ans
Eléments incorporels 105000
À partir du cahier des charges, le responsable du projet pourra découper celui-ci en phases,
elles-mêmes dissociables en tâches.
Ces phases et tâches répondent à des contraintes techniques :
- règles d’antériorité : par exemple la tâche conception précèdera nécessairement la
tâche prototypage ;
- durées prévues : en jours, semaines, mois ;
- heures-hommes affectées
Sur la base de ces caractéristiques - en particulier les deux premières - devra être
déterminé l’ordonnancement optimal du projet, c’est-à-dire l’agencement technique des
tâches permettant de finir celui-ci au plus tôt.
De façon corollaire pourront être définies :
- les différentes marges de manœuvre au niveau de chaque tâche en termes de
retards possibles sans contrarier le délai optimum du projet ;
- les goulots d’étranglement qui reprennent les tâches qui contraignent l’avancement
du projet en entraînant d’autres tâches dans la sous-activité.
65
Pour travailler cet ordonnancement des tâches, on utilisera différentes méthodes
graphiques :
- diagramme de Gantt ;
- méthode PERT ;
- méthode MPM.
Remarque : ces méthodes pourront être également utilisées dans une logique de
minimisation des coûts financiers générés par un emprunt ou tout autre endettement. Dans
ce cadre, le déblocage des fonds devra suivre l’ordonnancement du projet ainsi que la
politique de « facturation » des sommes engagées sur chaque tâche ou phase de celui-ci
(Voir plus loin).
Exemple
La société TIC SA a en charge la mise en place d'une Cyberbase, à Toulouse, sur le site
d'une ancienne unité de production d'un sous-traitant d'Airbus.
Vous êtes chargé de suivre le projet, qui souffre d'un retard certain dans sa mise en œuvre.
Vous avez pu constater un gros retard au niveau du démontage de l'ancienne ligne de
production et de la préparation du bâtiment, faute d'encadrement suffisant. Il a été alors
nécessaire de faire appel à du personnel d'encadrement avec un taux horaire supérieur. En
effet, il est indispensable de tenir les délais, sous peine de rater le lancement de la
Cyberbase qui doit jouer un rôle moteur dans la revalorisation d'un quartier de la ville.
Avec cette nouvelle organisation, tout nouveau retard semble à exclure. Vous avez
rassemblé un certain nombre de renseignements relatifs à ce projet (Annexe).
Etablir le planning des travaux sur un diagramme de Gantt. En déduire la date
prévisionnelle de fin des travaux.
Semaines 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
A
B
C
D
E
F
G
66
sans remise en cause de la durée optimale du
projet
Cas SPORSCO
67
Conditions de l'emprunt
VO 300000
Durée 5
Taux 6%
Cas BNE
68
La banque de la BNE a donné son accord pour l’octroi d'un prêt de 120000 €, au taux bonifié
de 8 %, déblocage début janvier de l'année N+1 ; ce prêt sera remboursable par 5 annuités
constantes, la première étant versée à la fin de l'année N+1 ;
Conditions de l'emprunt
VO 120000
Durée 5
Taux 8%
Annuité constante 30 054,77 €
Dans la détermination du coût des financements impliqués dans un projet, il est nécessaire
de distinguer les capitaux propres des capitaux externes.
Dans le cas d’un financement par capitaux externes, on peut suivre en comptabilité, les
incidences de ces financements : annuités d’emprunts, assurances et services bancaires sur
emprunts, redevances ou loyers de crédit-bail, dépôts de garantie sur crédit-bail, option
d’achat sur crédit-bail, perte d’amortissement sur crédit-bail. Il est donc aisé, en retenant
toutes ces implications comptables, de déterminer les coûts réels de ces financements
externes, exprimés dans des taux actuariels.
Définition
Pour un financement externe donné, le taux actuariel correspond au taux d’actualisation qui
égalise les flux de trésorerie générés sur toute la durée de vie de ce financement, actualisés
à ce taux, et le montant de financement récupéré.
69
Ke : taux actuariel de l’emprunt
Exemple
Exemple
70
Montant du contrat de crédit-bail (valeur des équipements loués) 46000
Durée du contrat (et d'amortissement des équipements) 4
Loyer (redevance) de fin d'année 12000
Dépôt de garantie 10000
Option d'achat 4000
Frais constitution dossier (€) 800
Taux d'impôt sur les bénéfices 33,33%
Kd = (E/E+CB)Ke + (CB/E+CB)Kcb
[Link].2 Coûts estimés des capitaux propres : taux requis par les apporteurs de
fonds propres
Contrairement aux capitaux externes, les capitaux propres ne laissent que peu de « traces »
comptables, hormis les dividendes éventuellement distribués.
L’évaluation d’un coût réel de ces capitaux propres est donc proprement impossible. Il
s’agira donc d’exprimer un coût estimé de ceux-ci en se plaçant du côté des apporteurs en
fonds propres. En effet, on considèrera que le coût des capitaux propres est assimilable au
taux de rémunération requis par les apporteurs. Ce dernier devra inclure une « prime » de
risque pour tenir compte du risque spécifique du projet.
Soit Kc le coût estimé des capitaux propres pour l’Organisation et le taux de rémunération
requis par les apporteurs en capitaux propres. Il peut être approché plus ou moins
formellement par la relation du Modèle d’Équilibre Des Actifs Financiers (MEDAF) :
Kc = rf + ß[E(Rm) – rf]
Avec, rf : taux de rentabilité des actifs sans risque (bons du trésor ou Livret A par exemple) ;
E(Rm) : espérance de rentabilité du marché financier (rentabilité espérée sur le marché
financier de référence, par exemple progression attendue de l’indice CAC40) ; ß : Béta de
l’actif financier = coefficient de volatilité de la rentabilité de l’actif par rapport à la rentabilité
du marché, mesure du risque relatif du projet par rapport au marché financier de référence
(marché boursier des 40 principales valeurs cotées par exemple).
71
Exemple
Ceci signifie que le porteur du projet doit récupérer ce taux minimum de rentabilité des
apports dans l’entreprise pour accepter de sacrifier une rentabilité sans risque de 4% ou un
placement sur le marché financier à 10% espérés. Et cette rentabilité minimale pour lui
correspondra au coût de ses apports pour l’entreprise.
72
o les cash-flows d’exploitation sont complétés des flux de liquidité générés par
les financements alternatifs (Annuités ou Redevances nettes d’économies
d’impôt, …)
o Actualisés au coût des capitaux propres, ils sont ainsi rapportés au montant
des apports en fonds propres
Unilor est une société appartenant au secteur de la construction mécanique. Pour faire face
aux besoins de son développement, elle projette l’implantation d’une nouvelle usine à
Hayange dans la région est de la France.
Le financement serait assuré pour totalité par un emprunt sur 5 ans remboursable in fine au
taux de 6 %. La décision de l’investissement a été arrêtée fin mars.
Un accord a été conclu avec l’ensemble des fournisseurs pour un échelonnement des
paiements selon l’échéancier suivant :
- 10 % à l’engagement,
- 20 % au début,
- Le solde à la réception de chaque opération.
La société UNILOR a négocié avec son banquier la possibilité d’avoir des déblocages
partiels de son prêt en fonction des besoins pour le paiement des fournisseurs.
On prendra comme démarrage du projet (mois 0) la date au plus tôt de la première tâche A.
73
Date
Date Coût coût Fin Coût
au +
engagement engagé engagé tâche engagé
Tâches Coût tôt
A 10000 -3 1000 0 2000 8 7000
B 200 6 20 8 40 10 140
C 300 6 30 8 60 11 210
D 400 10 40 11 80 12 280
E 200 10 20 12 40 15 140
F 5000 6 500 8 1000 10 3500
G 700 8 70 10 140 12 490
H 500 8 50 11 100 12 350
I 600 10 60 12 120 13 420
J 100 14 10 15 20 16 70
K 100 13 10 15 20 17 70
L 100 15 10 17 20 18 70
1820 3640 12740
Conclusion
En débloquant les fonds empruntés au gré des besoins, la société économise 959000 € de
charges d’intérêt.
74
Il détermine pour chaque année du plan :
- Le solde de trésorerie prévisionnel
- Le solde de trésorerie cumulé prévisionnel
N N+1 N+2
Ressources
Investissements ; remboursements
capitaux propres, apports associés et
emprunts ; dividendes ; ∆BFRE si
défavorables, …
Solde Trésorerie
Solde Trésorerie
Cumulé
Cas SPORSCO
N N+1 N+2
CAF prévisionnelles
86500 88900 91300
provisoires
PLAN DE
FINANCEMENT N N+1 N+2
RESSOURCES
CAF 86500 88900 91300
APPORTS EN CAPITAL 650000
75
SUBVENTIONS 200000 50000 25000
EMPRUNTS 300000
TOTAL RESSOURCES 1236500 138900 116300
BESOINS
INVESTISSEMENTS 1140000
AUGMENTATIONS DE 49535 0 0
BFRE
REMBOURSEMENTS 60000 60000 60000
EMPRUNTS
TOTAL BESOINS 1249535 60000 60000
SOLDES TRESORERIE
SOLDE TRESORERIE -13035 78900 56300
SOLDE TRESORERIE
CUMULEE -13035 65965 122265
Cas BNE
76
Remboursements d'emprunts 20 455 22 091 23 858 25 767 27 828
Remboursements apports associés 15000 15000 15000
Dividendes 3986 9237 14532 18305
Remboursements Crédits de trésorerie
Totaux besoins 366020 30741 52759 58408 64242
SOLDES DE TRESORERIE
-17549 13233 1804 3702 5517
PREVISIONNELS
SOLDES DE TRESORERIE PREV.
-17549 -4316 -2512 1190 6707
CUMULES
Cas SPORSCO
Il s’agit d’éliminer le déficit de trésorerie de la 1ère année. Les porteurs du projet d’entreprise
décident de revenir à leur idée initiale concernant les minibus. Dans leur première réflexion,
en effet, ils avaient pensé louer ceux-ci, au besoin, avant de préférer l’investissement par
souci de maîtrise des moyens. La location de ces minibus à d’autres sociétés devait leur
rapporter des recettes, dont le montant, difficilement prévisible, n’a pas été pris en compte
dans les prévisions précédentes.
Ils décident ainsi de retenir la location de ces minibus au tarif hebdomadaire de 400 €. Cette
solution diminuera mécaniquement le montant des investissements (- 80000 €) et les sorties
de trésorerie correspondantes.
Par ailleurs, l’investissement diminuera du montant des deux minibus, soit 80000 €. Il
s’élèvera ainsi à 1140000 – 80000 = 1060000 €.
Cas BNE
77
Une fois rééquilibrés les ressources et besoins de trésorerie de la 1ère année, il deviendra
possible de considérer la volonté des associésde distribuer un dividende dont l'ordre de
grandeur pourrait être de 50 % du résultat net.
Soit, les modifications suivantes pour les deux premières années du plan de financement.
Avec ces nouvelles valeurs, il est possible, en respectant l’équilibre de la deuxième année,
de rembourser 12470 € des crédits de trésorerie, pour un solde dû à la banque de 19075 –
12470 = 6605 €.
PLAN DE FINANCEMENT N+1 N+2
RESSOURCES
Apports en capital 150000
Apports associés 45000
Nouveaux emprunts 120000
CAFs 31945 42448
Totaux ressources 346945 42448
BESOINS
Investissements 240000
Augmentations de BFRE 105565 4664
Remboursements d'emprunts 20 455 22 091
Remboursements apports associés
Dividendes 0 3223
Remboursements Crédits de trésorerie 12470
Totaux besoins 366020 42448
SOLDES DE TRESORERIE
PREVISIONNELS -19075 0
78
Nouveaux Crédits de trésorerie 19075 0
SOLDES DE TRESORERIE PREV.
CUMULES 0 0
Pour l’année N+3, la société pourra rembourser, en fin d’année, le solde des crédits de
trésorerie, soit 6605 €. En outre, il est possible, en respectant l’équilibre cette année, de
rembourser 10422 € d’apports associés, pour un solde de 45000 – 10422 = 34578 €.
Pour l’année N+4, il n’y a plus de crédits de trésorerie. Tout en assurant l’équilibre de N+4, la
société peut rembourser 18702 € des prêts associés. Enfin, en N+5, le solde de ces prêts,
soit 15876 €, sera remboursé.
79
Cas SPORSCO
PLAN DE
FINANCEMENT N N+1 N+2
RESSOURCES
CAF 67833 70233 72633
APPORTS EN CAPITAL 650000
SUBVENTIONS 200000 50000 25000
EMPRUNTS 300000
TOTAL RESSOURCES 1217833 120233 97633
BESOINS
INVESTISSEMENTS 1060000
AUGMENTATIONS DE BFRE 49535 0 0
REMBOURSEMENTS 60000 60000 60000
EMPRUNTS
TOTAL BESOINS 1169535 60000 60000
SOLDES TRESORERIE
SOLDE TRESORERIE 48298 60233 37633
SOLDE TRESORERIE
CUMULEE 48298 108531 146164
Cas BNE
PLAN DE FINANCEMENT N+1 N+2 N+3 N+4 N+5
RESSOURCES
Apports en capital 150000
Apports associés 45000
Nouveaux emprunts 120000
CAFs 31945 42448 54023 62110 69759
Totaux ressources 346945 42448 54023 62110 69759
BESOINS
Investissements 240000
Augmentations de BFRE 105565 4664 4664 3109 3109
Remboursements d'emprunts 20 455 22 091 23 858 25 767 27 828
Remboursements apports associés 10422 18702 15876
Dividendes 0 3223 8474 14532 18305
Remboursements Crédits de trésorerie 12470 6605
Totaux besoins 366020 29978 54023 62110 65118
SOLDES DE TRESORERIE PREVISIONNELS -19075 0 0 0 4641
Nouveaux Crédits de trésorerie 19075 0 0 0 0
SOLDES DE TRESORERIE PREV. CUMULES 0 0 0 0 4641
80
3.5 Documents prévisionnels annexes
Charges Produits
60 Achats et variations de 46500 70 Ventes 595350
stocks (15000 + 90%*35000)
61/62 Charges externes (98000 + 118000 71 Productions stockées
20000 loyers sur minibus)
63 Impôts et Taxes 29500 72 Productions immobilisées
64 Charges de personnel 422280
65 Autres charges d’exploitation 9320 75 Autres produits annexes 120000
681 Dotations aux 60000 781 Reprises sur Amortissements et
Amortissements et Provisions Provisions d'exploitation
d'exploitation (76000 – 16000
éliminés sur minibus
66 Charges d'Intérêts 18000 76 Intérêts et produits financiers perçus
686 Dotations aux Amortissements 786 Reprises sur Amortissements et
et Provisions financières Provisions financières
67 Charges exceptionnelles 77 Produits exceptionnels
687 Dotations aux Amortissements 787 Reprises sur Amortissements et
et Provisions exceptionnelles Provisions exceptionnelles
691 Participation
695 Impôts sur les bénéfices 3917
12 Résultat (si bénéfice) 7833 12 Résultat (si perte)
81
amortissements, dettes financières et dettes non financières) et les besoins de
trésorerie à l’Actif (actif immobilisé brut, c’est-à-dire avant amortissements, actif
circulant, soit stocks et créances en valeurs brutes de provisions, et solde de
trésorerie.
82
Bilan fonctionnel de création de la société SPORSCO au 01/01/N
Postes du Passif
Postes de l'Actif
Montants bruts (Ressources de Montants
(Emplois de Trésorerie)
Trésorerie)
Valeurs Immobilisées
Capitaux propres
Brutes (Emplois 1 060 000 (Ressources durables) 850000
durables)
213 Propriété + parc + 101/106 Capital,
1 000000 850000
tennis Réserves, subventions
214 Agencements et
installation cuisine, dortoirs, 20 000 12 Résultat 0
…
28 Amortissements
218 1 voiture utilitaire 10 000 0
cumulés
Dettes Financières à
long et moyen
218 VTT + matériel sportif 10 000
termes(Ressources 300000
durables)
218 Mobilier et matériel
"cantine" + dortoir + bureaux 20 000 16 Emprunt 300000
+ ordinateurs
Besoin en Fonds de
Roulement (stocks +
créances – dettes non 0
financières)
Trésorerie 90000
512 Disponibilités 90 000
1 150 000 1150000
Sur ces bases, la société dispose d’un Fonds de Roulement, différence entre les
ressources et les besoins de trésorerie durables, de 90000 €, correspondant, en l’absence
de stocks, créances et dettes non financières et donc de Besoin en Fonds de Roulement, au
montant initial de trésorerie.
Postes du Passif
Postes de l'Actif (Emplois de Montants
(Ressources de Montants
Trésorerie) bruts
Trésorerie)
Capitaux propres
Valeurs Immobilisées
Brutes (Emplois durables) 1 060 000 (Ressources 917833
durables)
101/106 Capital,
213 Propriété + parc + tennis 1 000000 850000
Réserves,
83
subventions
28 Amortissements
218 1 voiture utilitaire 10 000 60000
cumulés
Dettes Financières à
long et moyen
218 VTT + matériel sportif 10 000
termes(Ressources 240000
durables)
218 Mobilier et matériel "cantine"
+ dortoir + bureaux + ordinateurs
20 000 16 Emprunt 240000
Besoin en Fonds de
Roulement (stocks +
créances – dettes non 49535
financières)(Besoin
cyclique)
Trésorerie 48298
512 Disponibilités 48 298
1 157 833 1157833
Après une année d’activité, la société dispose d’un Fonds de Roulement, différence entre
les ressources et les besoins de trésorerie durables, de 97833 €, mais doit supporter un
Besoin en Fonds de Roulement de 49535 € pour unsoldefinal de trésorerie de 48298 €. On
retrouve l’égalité fonctionnelle fondamentale : Fonds de Roulement - Besoin en Fonds de
Roulement = Solde de trésorerie (97833 – 49535 = 48298).
Cas SPORSCO
84
- Les 120000 € prévus pour la location du centre se répartiraient sur l'hypothèse d'un
loyer hebdomadaire de 5000 € sur les périodes pour lesquelles l'activité de soutien
scolaire ne serait pas assurée (3 semaines en janvier, mars, octobre, décembre ; 2
semaines en mai, juin, septembre, novembre ; une semaine en février,avril, juillet,
août). Le centre sera fermé une semaine en octobre, novembre et décembre.
- Les achats non stockés seraient réalisés pour 10000 € HTen janvier et juin, le reste
se répartissant par parts égales sur les autres mois. Ils seraient réglés avec un délai
moyen de 1 mois.
- Les charges externes seraient engagées pour 20000 € HTen janvier et juin, le reste
se répartissant par parts égales sur les autres mois. Elles seraient réglées avec un
délai moyen de 1 mois.
- Les autres charges seraient engagées pour moitié en avril, pour moitié en octobre.
Elles seraient réglées au comptant
- Les impôts et taxes seraient supportés en novembre.
- Les salaires des enseignants non permanents, chauffeurs et animateurs sportifs
seraient versés au gré de leurs interventions, le 30 du mois, sur la base de 26 heures
hebdomadaires pour les enseignants et chauffeurs, de 17 heures hebdomadaires
pour les animateurs. Les versements aux organismes sociaux interviendraient le 15
du mois suivant chaque trimestre échu. On retiendra un taux moyen de retenues
salariales de 20 % et un taux moyen de charges patronales de 50 %.
- Le règlement des séjours de soutien scolaire se ferait sur les bases suivantes :
o 25 % d'acompte, en moyenne 1 mois avant le séjour
o un solde versé, en moyenne, 30 jours après le séjour
- Le délai moyen de règlement des locations du centre serait de 1 mois.
- La première annuité de l'emprunt, débloqué dès le mois de janvier, serait versée le
30 décembre.
- Les investissements seraient tous réalisés au début du mois de janvier avec un délai
de règlement de 2 mois pour 50 % de ceux-ci, hors propriété et agencements.
Grille tarifaire
Tarif moyen hebdomadaire (595350/25) 23814
Loyer hebdomadaire 5000
Séjours facturés
Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre TOTAUX
CA HT 23814 71442 23814 71442 71442 47628 95256 95256 47628 23814 23814 0 595350
TVA à 4763 14288 4763 14288 14288 9526 19051 19051 9526 4763 4763 0 119070
20%
CA TTC 28577 85730 28577 85730 85730 57154 114307 114307 57154 28577 28577 0 714420
Loyers facturés
Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre TOTAUX
Loyers HT 15000 5000 15000 5000 10000 10000 5000 5000 10000 15000 10000 15000 120000
TVA à 3000 1000 3000 1000 2000 2000 1000 1000 2000 3000 2000 3000 24000
20%
CA TTC 18000 6000 18000 6000 12000 12000 6000 6000 12000 18000 12000 18000 144000
85
TVA à
CA HT
20%
CA TTC Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet
Janvier 23814 4763 28577 7144 21433
Décembre 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
TOTAUX 595350 119070 714420 28482 28482 85445 42722 78324 92565 71204
TVA à
CA HT CA TTC Août Septembre Octobre Novembre Décembre Bilan fin N+1
20%
Janvier 23814 4763 28577
86
Octobre 18000 0 0 0 0 0 0 0
Novembre 12000 0 0 0 0 0 0 0
Décembre 18000 0 0 0 0 0 0 0
TOTAUX 144000 0 18000 6000 18000 6000 12000 12000
Budget des achats non stockés, des charges externes et autres charges
Achats HT 10000 2650 2650 2650 2650 10000 2650 2650 2650 2650 2650 2650 46500
TVA à 20% 2000 530 530 530 530 2000 530 530 530 530 530 530 9300
Achats TTC 12000 3180 3180 3180 3180 12000 3180 3180 3180 3180 3180 3180 55800
87
Charges externes (avec 20000 € HT annuels, soit 1667 € HT
mensuels, de loyers)
Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre TOTAUX
Charges HT 21667 7467 7467 7467 7467 21667 7467 7467 7467 7467 7467 7467 118004
TVA à 20%% 3467 1195 1195 1195 1195 3467 1195 1195 1195 1195 1195 1195 18881
Charges TTC 25134 8662 8662 8662 8662 25134 8662 8662 8662 8662 8662 8662 136885
Autres charges
Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre TOTAUX
Budget de TVA
88
Budget des décaissements sur charges, financement, investissement et TVA
DECAISSEMENTS SUR
CHARGES TTC, Totaux Janvier Février Mars Avril Mai Juin
INVESTISSEMENT,
FINANCEMENT et TVA
Achats non stockés 55800 0 12000 3180 3180 3180 3180
Charges externes 136885 0 25134 8662 8662 8662 8662
Impôts et Taxes 29500
Autres charges 10811 5406
Salaires Nets 225332 10885 25456 10885 25456 25456 18171
Cotisations sociales
197166 41323
(sal+pat)
Total Exploitation (1) 655494 10885 62590 22727 84026 37298 30013
Intérêts sur emprunt 18000 0 0 0 0 0 0
Remboursements 60000 0 0 0 0 0 0
Total Financement (2) 78000 0 0 0 0 0 0
Investissement (TTC) 1272000 1248000 0 24000 0 0 0
Total Investissement (3) 1272000 1248000 0 24000 0 0 0
TVA (4) -209704 0 0 19602 0 0
TOTAUX (1)+(2)+(3)+(4) 2005494 1049181 62590 46727 103628 37298 30013
DECAISSEMENTS
SUR Juille Aoû Septembr Octobr Novembr Décembr Bilan fin
CHARGES TTC, t t e e e e N+1
INVESTISSEMENT,
FINANCEMENT et TVA
Achats non stockés 12000 3180 3180 3180 3180 3180 3180
Charges externes 25134 8662 8662 8662 8662 8662 8662
Impôts et Taxes 29500
Autres charges 5406
Salaires Nets 32741 32741 18171 10885 10885 3600
Cotisations sociales 60447 73197 22199
(sal+pat)
Total Exploitation (1) 130322 44583 30013 101329 52227 15442 34041
Intérêts sur emprunt 18000
Remboursements 60000
Total Financement (2) 0 0 0 0 0 78000 0
Investissement
Total Investissement 0 0 0 0 0 0 0
(3)
TVA (4) 33441 0 0 46454 0 0 11606
TOTAUX 163762 44583 30013 147783 52227 93442 45647
(1)+(2)+(3)+(4)
89
Budget de trésorerie prévisionnelle
ENCAISSEMENTS
DECAISSEMENTS ET SOLDES Janvier Février Mars Avril Mai Juin
DE TRESORERIE
ENCAISSEMENTS 1178482 46482 91445 60722 84324 104565
Sur prestations 28482 28482 85445 42722 78324 92565
Sur loyers 0 18000 6000 18000 6000 12000
Sur apports capital 650000
Sur subventions 200000
Sur emprunt 300000
DECAISSEMENTS 1049181 62590 46727 103628 37298 30013
SOLDE TRESORERIE 129301 -16108 44718 -42906 47026 74552
SOLDE TRESORERIE CUMULE 129301 113193 157911 115005 162032 236584
ENCAISSEMENTS
DECAISSEMENTS ET SOLDES Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre
DE TRESORERIE
ENCAISSEMENTS 83204 106019 98875 62009 39433 33433
Sur prestations 71204 100019 92875 50009 21433 21433
Sur loyers 12000 6000 6000 12000 18000 12000
Sur apports capital
Sur subventions
Sur emprunt
DECAISSEMENTS 163762 44583 30013 147783 52227 93442
SOLDE TRESORERIE -80558 61436 68862 -85774 -12794 -60009
SOLDE TRESORERIE CUMULE 156026 217462 286324 200550 187756 127747
Remarque : la trésorerie finale est largement supérieure à celle affichée la première année
du plan de financement en raison, marginalement, des hypothèses concernant les charges
de personnel (calculées à la semaine), de l’introduction de la TVA, mais surtout de
l’introduction de délais de règlement effectifs qui remplacent une expression de calcul dans
la prise en compte du Besoin en Fonds de Roulement. On passe ainsi d’un Besoin en Fonds
de Roulement de 49535 € (plan de financement) à une Ressource en Fonds de Roulement
de 27647 € (budget de trésorerie : 45647 de dettes au bilan N+1– 18000 de créances au
bilan N+1).
Soit une différence favorable pour la présentation du budget de trésorerie de 27647 - (-
49535) = 77182 €. Et une trésorerie, qui compte tenu des disponibilités trouvées dans le plan
de financement (48298) s’établirait à 77182 + 48298 = 125480 €, soit, à peu de choses prés,
le solde de la trésorerie cumulée de décembre du budget prévisionnel (127747 €).
90
o il précise les choix d’investissement et de financement ;
o il se termine par la présentation du plan de financement et des documents
prévisionnels annexes.
Le plan comptable définit le système budgétaire comme "un mode de gestion consistant à
traduire en programmes d'actions chiffrés appelés "budgets" les décisions prises par la
direction avec la participation des responsables". Il s'agit d'ajouter à cette définition un
aspect supplémentaire, celui du contrôle a posteriori des réalisations avec ces prévisions,
par la mise en évidence d'écarts significatifs qui doivent entraîner des actions correctives.
Cette phase du contrôle de gestion du projet consiste à récupérer toutes les données qui
devront être impliquées dans la détermination des performances réelles « du » projet,
exprimées pour l’essentiel en coûts, marges et résultats réels - dans le cadre du contrôle
budgétaire - mais qui peuvent également se retrouver dans d’autres indicateurs regroupés
dans des tableaux de bord.
Le contrôle budgétaire correspond à une comparaison permanente des résultats réels et des
prévisions chiffrées figurant aux budgets afin de :
91
- rechercher la ou les causes d'écarts,
- informer les différents niveaux hiérarchiques,
- prendre les mesures correctives éventuellement nécessaires,
- apprécier l'activité des responsables hiérarchiques.
Il se définit comme «la comparaison permanent des résultats réels et des prévisions
chiffrées figurant aux budgets afin :
- de rechercher les causes d'écarts,
- d'informer les différents niveaux hiérarchiques,
- de prendre les mesures correctives éventuellement nécessaires,
- d'apprécier l'activité des responsables budgétaires.»
92
• Synthétiques dans leur présentation ; centrés sur un nombre restreint
d’indicateurs, de « résultats » et de « moyens »
Dans ces tableaux seront intégrés des indicateurs de suivi de la performance multi facettes
du projet. On y retrouvera, outre les indicateurs analytiques et budgétaires étudiés ci-
dessus :
- des indicateurs financiers sur la valeur créée (EVA), la profitabilité, la rentabilité,
l’activité,
- des indicateurs techniques reprenant des retards, des écarts de productivité, des
retours pour non qualité, …
- des indicateurs sociaux comme le taux d’absentéisme, les temps de « non
production, …
- des indicateurs qualitatifs approchant la qualité des réalisations ou encore la
motivation, la satisfaction des acteurs du projet, …
5 Questions-réponses essentielles
9. La mise en place de stocks de sécurité dans le cadre d’une activité industrielle limite-
t-elle les risques de l’entreprise ?
10. La sélection d’un seul fournisseur pour les approvisionnements de l’entreprise
bénéficie-t-elle à cette dernière ?
11. La concentration de l’activité de l’entreprise sur un seul client est-elle bénéfique à
celle-ci ?
12. Le besoin en fonds de roulement de l’entreprise correspond-il au volant de trésorerie
dont celle-ci peut disposer de façon récurrente ?
93
20. Le résultat de l’entreprise est-il absent du plan de financement ?
21. Pourquoi retrouve-t-on sur une même année d’un plan de financement la CAF, qui se
calcule en fin d’année, et les investissements, de début d’année alors que ces deux
grandeurs sont décalées d’un an dans l’étude d’un choix d’investissement ou de
financement ?
22. Le rééquilibrage d’un plan de financement rend-t-il forcément nécessaire un nouveau
calcul de la CAF ?
23. En quoi le plan de financement est-il l’élément moteur de la recherche de
financements auprès des investisseurs ?
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1. Oui et Non. Oui, car l’entreprise maîtrise alors son outil commercial ou de production.
Non, car de lourdes infrastructures génèrent des charges fixes importantes qui
augmentent d’autant le risque d’exploitation (élévation du seuil de rentabilité).
2. Non. Contrairement à ce que laisse croire son intitulé, cet indicateur mesure le risque
d’exploitation d’une activité, c’est-à-dire la dépendance de celle-ci par rapport à
l’environnement et à ses aléas et les implications dans la couverture les charges
fixes.
3. Oui. Une activité de service nécessite moins d’infrastructures et implique donc
beaucoup moins de charges fixes, « pénalisantes » en termes de risque
d’exploitation.
4. Oui. Une externalisation entraîne des charges variables de sous-traitance moins
« risquées » que les charges fixes liées à l’acquisition d’infrastructures.
9. Oui et Non. Oui, ils limitent évidemment le risque de pénurie pour les chaînes de
production. Non, car ils génèrent un besoin de trésorerie (trésorerie dépensée et
« immobilisée » en stock) pris en compte dans le Besoin en Fonds de Roulement
d’Exploitation (BFRE).
10. Oui et Non. Oui, car cela facilité la relation entreprise-fournisseur en réduisant les
coûts de négociation, de suivi, … Non, car l’entreprise, en étant dépendant d’un seul
fournisseur peut avoir à subir des conditions de règlement défavorables (paiement
comptant) qui jouent négativement sur la maîtrise des flux de trésorerie (augmentent
le BFRE).
11. Oui et Non. Oui, car cela facilité la relation entreprise-client en réduisant les coûts de
suivi, … Non, car l’entreprise, en étant dépendant d’un seul client peut avoir à subir
des conditions de règlement défavorables (délai de paiement important) qui jouent
négativement sur la maîtrise des flux de trésorerie (augmentent le BFRE).
12. Non, ce volant de trésorerie « récurrent » correspond au Fonds de Roulement,
différence entre les ressources stables de trésorerie (capitaux propres, emprunts à
long terme) et les besoins stables (actifs immobilisés). Le Besoin en Fonds de
Roulement représente, lui, le besoin de trésorerie (ou la ressource) généré par le
cycle d’exploitation de l’entreprise (stocks, créances, dettes non financières).
13. Non. Elle se mesure au regard des flux nets de liquidité (cash-flows) différentiels
générés par cet investissement, avec prise en compte, au travers du taux
d’actualisation, du coût moyen de son financement.
14. Oui. Il reprend le coût moyen des financements par capitaux propres et des
financements par capitaux externes (emprunts, crédit-bail) pondérés par les poids
respectifs de ces financements.
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15. Non. Au contraire, il est souvent bien plus élevé car il comprend une prime de risque
voulue par les propriétaires (apporteurs en fonds propres) qui dépend du risque
spécifique du projet d’entreprise. Le coût de l’emprunt est naturellement plus bas (les
banques prennent beaucoup moins de risque que les associés ; dans tous les cas, ils
seront remboursés) et dans de nombreux cas, l’Etat « subventionne » l’entreprise en
prenant en charge une partie de ce coût au travers des économies d’impôt sur
intérêts sur emprunts.
16. Oui. Les charges d’intérêt baissent mécaniquement le « bénéfice » (si celui-ci existe)
et donc l’impôt qui s’en déduit. Ces économies d’impôt diminuent donc le coût réel
net (taux actuariel) de l’emprunt.
17. Non. La bonification par l’impôt dépasse souvent les frais bancaires et assurances
sur prêts corolaires à l’emprunt, pour un coût réel net inférieur au taux nominal.
18. Oui. En louant les équipements concernés par le contrat crédit-bail, l’entreprise perd
la possibilité d’amortir ces équipements et avec elle les économies d’impôt sur
dotations aux amortissements. Ces dernières constituent donc des coûts
d’opportunité.
6 Bibliographie
Construire son business plan - 2ème édition - Georges Kalousis, Catherine Léger-Jarniou -
Dunod - janvier 2013.
Réussir son business plan - 2e édition - David Brault Dunod - janvier 2014.
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