y +1/1/60+ y
Polytech Paris-Saclay — PeiP2A S4 : Contrôle 2 de Mathématiques 18/03/2024
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et écrivez vos nom et prénom Exemple : encodage correct du numéro
étudiant 21407177 (noircir les cases).
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
1 1 1 1 1 1 1 1
1 1 1 1 1 1 1 1 2 2 2 2 2 2 2 2
2 2 2 2 2 2 2 2 3 3 3 3 3 3 3 3
4 4 4 4 4 4 4 4
3 3 3 3 3 3 3 3 5 5 5 5 5 5 5 5
4 4 4 4 4 4 4 4 6 6 6 6 6 6 6 6
7 7 7 7 7 7 7 7
5 5 5 5 5 5 5 5 8 8 8 8 8 8 8 8
9 9 9 9 9 9 9 9
6 6 6 6 6 6 6 6
7 7 7 7 7 7 7 7
Nom et prénom :
8 8 8 8 8 8 8 8
9 9 9 9 9 9 9 9 ..............................................
Durée de l’épreuve : 1h30 — Ni documents ni calculatrice — Faites vos calculs au brouillon
afin d’anticiper la place prise par votre solution et ne pas déborder des cadres-réponses.
Partie I : Règle d’Abel
On considère deux fonctions continues f et g à valeurs réelles et définies sur un intervalle [a, b[,
avec °1 < aR< b ∑ +1. On suppose que f est de classe C 1 , décroissante et de limite nulle en b. On
X
note G ( X ) = a g( x) d x pour tout X 2 [a, b[, et on suppose que G est une fonction bornée.
Rb
Question 1 Montrer que l’intégrale a f 0 ( x) G ( x) d x est absolument convergente.
0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 reservé au correcteur
RX RX
Question 2 Pour tout X 2 [a, b[, établir une relation entre a f ( x) g( x) d x et a f 0 ( x) G ( x) d x.
0 0,5 1 reservé au correcteur
y y
y +1/2/59+ y
Rb Rb
Question 3 Montrer que les intégrales a f 0 ( x) G ( x) d x et a f ( x) g( x) d x sont convergentes. Établir
une relation entre ces deux intégrales.
0 0,5 1 1,5 2 reservé au correcteur
Question 4 On considère une fonction continue ' : [1, +1[ ! R et on suppose que l’intégrale
R+1 R+1 '( x)
1 '( x ) d x converge. Montrer que pour tout réel Æ > 0, l’intégrale 1 xÆ d x est convergente.
0 0,5 1 1,5 2 reservé au correcteur
Question 5 On considère
R+1une fonction √ : [1R , +1[ ! R de classe C 1 , décroissante et de limite
+1
nulle en +1. Montrer que 1 √( x) cos(∏ x) d x et 1 √( x) sin(∏ x) d x convergent pour tout réel ∏ 6= 0.
0 0,5 1 1,5 2 reservé au correcteur
R+1
Question 6 En déduire que l’intégrale complexe 1 √( x) e i∏ x d x est convergente. Exprimer cette
intégrale en fonction des deux intégrales de la question précédente.
0 0,5 1 reservé au correcteur
y y
y +1/3/58+ y
R+1 i∏x
Question 7 Montrer que l’intégrale 1 exÆ d x est convergente pour tout Æ > 0. Pour quelles
valeurs de Æ est-elle absolument convergente ?
0 0,5 1 1,5 2 reservé au correcteur
R+1
Question 8 Montrer que l’intégrale 1 cos( t2 ) d t est convergente, et que cependant cos( t2 ) n’ad-
met pas de limite quand t ! +1.
0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 reservé au correcteur
Partie II : Comparaison série-intégrale
R+1
On considère une fonction f : [1, +1[ ! C de classe C 1 telle que l’intégrale 1 | f 0 ( x)| d x converge.
Rn+1 Rn+1
Question 9 Pour tout entier n ∏ 1, montrer que n ( n + 1 ° x) f 0 ( x) d x = ° f ( n) + n f ( x) d x.
0 0,5 1 reservé au correcteur
y y
y +1/4/57+ y
Rn+1
Question 10 En déduire que la série de terme général ° f ( n) + n f ( x) d x converge absolument.
0 0,5 1 1,5 2 reservé au correcteur
P Rn
Question 11 Conclure que la série n f ( n) est convergente si et seulement si la suite ( 1 f ( x) d x)
est convergente.
0 0,5 1 1,5 2 reservé au correcteur
p
P ei n
Question 12 Application : Montrer que pour tout réel Æ > 1/2, la série n nÆ est convergente.
Pour quelles valeurs de Æ est-elle absolument convergente ?
0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 reservé au correcteur
y y
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Partie I : Règle d’Abel
On considère deux fonctions continues f et g à valeurs réelles et définies sur un intervalle [a, b[, avec °1 < a <
RX
b ∑ +1. On suppose que f est de classe C 1 , décroissante et de limite nulle en b. On note G(X ) = a g(x) dx pour
tout X 2 [a, b[, et on suppose que G est une fonction bornée.
Rb
Question 1. Montrer que l’intégrale a f 0 (x)G(x) dx est absolument convergente.
La fonction G est bornée, donc sa valeur absolue |G | est majorée par un certain réel M ∏ 0. De plus, la fonction
f est décroissante, donc f 0 ∑ 0, ce qui implique que | f 0 | = ° f 0 . Pour tout X 2 [a, b[, on a alors
ZX ZX
Ø 0 Ø ° 0 ¢
Ø f (x)G(x)Ø dx ∑ ° f (x) M dx = ° M [ f (x)]aX = M ( f (a) ° f (X )) °°°! M f (a).
a a X !b
L’intégrale de droite est donc convergente. Par comparaison entre intégrales de fonctions positives, on en
Rb
déduit que l’intégrale de gauche converge aussi. Cela prouve que l’intégrale a f 0 (x)G(x) dx est absolument
convergente.
RX RX
Question 2. Pour tout X 2 [a, b[, établir une relation entre a f (x) g(x) dx et a f 0 (x)G(x) dx.
En intégrant par parties, on peut écrire pour tout X 2 [a, b[,
ZX ZX ZX
f (x) g(x) dx = [ f (x)G(x)]aX ° f 0 (x)G(x) dx = f (X )G(X ) ° f 0 (x)G(x) dx.
a a a
Rb Rb
Question 3. Montrer que les intégrales a f 0 (x)G(x) dx et a f (x) g(x) dx sont convergentes. Établir une relation
entre ces deux intégrales.
L’intégrale dans le membre de droite ci-dessus admet une limite finie quand X ! b car l’intégrale correspon-
dante est absolument convergente. L’autre terme dans le membre de droite admet une limite nulle quand
X ! b, car f admet une limite nulle et G est bornée. On en déduit que l’intégrale dans le membre de gauche
admet une limite finie quand X ! b. Plus précisément, par passage à la limite, on a
Zb Zb
f (x) g(x) dx = ° f 0 (x)G(x) dx.
a a
R+1
Question 4. On considère une fonction continue ' : [1, +1[ ! R et on suppose que l’intégrale 1 '(x) dx
R+1 '( x)
converge. Montrer que pour tout réel Æ > 0, l’intégrale 1 xÆ dx est convergente.
On retrouve la situation précédente en considérant les fonctions f (x) = 1/xÆ et g(x) = '(x) sur l’intervalle
[1, +1[. On vérifie en effet que cette fonction f est de classe C 1 , décroissante et de limite nulle en +1 quand
RX
Æ > 0, et que la fonction G(X ) = 1 '(x) dx est bornée puisqu’elle est continue et admet une limite finie en +1.
R+1 '( x)
La question précédente assure donc que l’intégrale 1 xÆ dx converge.
Question 5. On considère une fonction √ : [1, +1[ ! R de classe C 1 , décroissante et de limite nulle en +1.
R+1 R+1
Montrer que 1 √(x) cos(∏ x) dx et 1 √(x) sin(∏ x) dx convergent pour tout réel ∏ 6= 0.
On retrouve la situation précédente en considérant les fonctions f (x) = √(x) et g(x) = cos(∏ x) sur l’intervalle
[1, +1[. On vérifie en effet que cette fonction f est de classe C 1 , décroissante et de limite nulle en +1, et que
ZX ∑ ∏
sin(∏ x) X sin(∏ X ) ° sin(∏)
G(X ) = cos(∏ x) dx = =
1 ∏ 1 ∏
R+1
est une fonction bornée par 2/∏. D’après ce qui précède, l’intégrale 1 √(x) cos(∏ x) dx est convergente. Le
R+1
même raisonnement est valable pour l’intégrale 1 √(x) sin(∏ x) dx.
R+1
Question 6. En déduire que l’intégrale complexe 1 √(x) e i∏ x dx est convergente. Exprimer cette intégrale en
fonction des deux intégrales de la question précédente.
La partie réelle et la partie imaginaire de √(x) e i∏ x sont √(x) cos(∏ x) et √(x) sin(∏ x), respectivement. Comme
ces deux fonctions ont des intégrales convergentes sur [1, +1[, il en va de même pour √(x) e i∏ x , et
Z+1 Z+1 Z+1
i∏ x
√(x) e dx = √(x) cos(∏ x) dx + i √(x) sin(∏ x) dx.
1 1 1
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R+1 i∏x
Question 7. Montrer que l’intégrale 1 exÆ dx est convergente pour tout Æ > 0. Pour quelles valeurs de Æ
est-elle absolument convergente ?
On applique le résultat de la question précédente avec √(x) = 1/xÆ , qui est de classe C 1 , décroissante et de
R+1 i∏x
limite nulle en +1 quand Æ > 0. On en déduit que l’intégrale 1 exÆ dx est convergente. De plus,
Z+1 Ø i∏ x Ø Z+1
Øe Ø dx
Ø Ø dx = .
Ø xÆ Ø xÆ
1 1
On reconnaît une intégrale de Riemann, qui converge si et seulement si Æ > 1. Par conséquent, l’intégrale
R+1 ei∏x
1 xÆ dx est absolument convergente si et seulement si Æ > 1.
R+1
Question 8. Montrer que l’intégrale 1 cos(t2 ) dt est convergente, et que cependant cos(t2 ) n’admet pas de
limite quand t ! +1.
p
On procède au changement de variable t = x, qui donne dt = 2dpxx , puis pour tout T ∏ 1,
ZT ZT 2
cos(x)
cos(t2 ) dt = p dx.
1 1 2 x
1
On retrouve le cadre précédent avec ∏ = 1 et √(x) = 2p x
, qui est une fonction de classe C 1 , décroissante et de
limite nulle en +1. L’intégrale de droite admet alors une limite finite quand T ! +1, et donc l’intégrale de
R+1 p
gauche aussi. On en conclut que l’intégrale 1 cos(t2 ) dt est convergente. Cependant, si on pose t n = nº,
on a cos(t2n ) = (°1)n , qui n’admet pas de limite quand n ! +1. Par conséquent, cos(t2 ) n’admet pas de limite
quand t ! +1.
Partie II : Comparaison série-intégrale
R+1
On considère une fonction f : [1, +1[ ! C de classe C 1 telle que l’intégrale 1 | f 0 (x)| dx converge.
Rn+1 Rn+1
Question 9. Pour tout entier n ∏ 1, montrer que n (n + 1 ° x) f 0 (x) dx = ° f (n) + n f (x) dx.
On procède à une intégration par parties pour écrire
Zn+1 Zn+1 Zn+1
(n + 1 ° x) f 0 (x) dx = [(n + 1 ° x) f (x)]nn+1 ° ° f (x) dx = ° f (n) + f (x) dx.
n n n
Rn+1
Question 10. En déduire que la série de terme général ° f (n) + n f (x) dx converge absolument.
L’identité de la question précédente et l’inégalité triangulaire pour les intégrales permettent d’écrire que pour
tout entier n ∏ 1,
Ø Zn+1 Ø ØZn+1 Ø Zn+1 Zn+1
Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø 0 Ø
ذ f (n) + f (x) dx Ø = Ø (n + 1 ° x) f 0
(x) dx Ø∑ Ø(n + 1 ° x) f 0 (x)Ø dx ∑ Ø f (x)Ø dx.
Ø Ø Ø Ø
n n n n
On en déduit grâce à la relation de Chasles que pour tout entier N ∏ 1,
XN ØØ Zn+1 Ø Z N +1
Ø Ø 0 Ø
Z+1
Ø 0 Ø
ذ f (n) + f (x) dx Ø∑ Ø f (x)Ø dx ∑ Ø f (x)Ø dx.
Ø Ø
n=1 n 1 1
Les sommes partielles dans le membre de gauche sont croissantes et majorées, donc la série correspondante
Rn+1
converge. Ainsi, la série de terme général ° f (n) + n f (x) dx est absolument convergente.
P Rn
Question 11. Conclure que la série n f (n) est convergente si et seulement si la suite ( 1 f (x) dx) est conver-
gente.
Rn+1
La série de terme général ° f (n) + n f (x) dx est convergente, car elle est absolument convergente. On en
déduit que les sommes partielles
N µ Zn+1 ∂ N Z N +1
X X
° f (n) + f (x) dx = ° f (n) + f (x) dx
n=1 n n=1 1
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admettent une limite finie quand N ! +1. Par conséquent, l’un des deux termes dans le membre de droite
admet une limite finite quand N ! +1 si et seulement si l’autre admet une limite finie.
P ipn
Question 12. Application : Montrer que pour tout réel Æ > 1/2, la série n enÆ est convergente. Pour quelles
valeurs de Æ est-elle absolument convergente ? p
i x
On applique ce qui précède avec la fonction f (x) = exÆ . Il s’agit d’une fonction de classe C 1 sur l’intervalle
R+1
[1, +1[. Pour vérifier que l’intégrale 1 | f 0 (x)| dx converge, on observe que
Ø p p Ø
Ø 0 Ø ØØ i e i x Æ e i xØ
Ø 1 Æ
Ø f (x)Ø = Ø ° Æ+1 Ø ∑ + Æ+1 .
Ø 2 xÆ+1/2 x Ø 2x Æ+1/2 x
Comme Æ > 1/2, on a dans le membre de droite deux fonctions dont les intégrales sur l’intervalle [1, +1[ sont
R+1
des intégrales de Riemann convergentes. On en déduit par comparaison que l’intégrale 1 | f 0 (x)| dx converge.
On s’intéresse maintenant à la convergence de la suite d’intégrales
Zn Zn p Zpn
ei x 2 e it
f (x) dx = dx = dt.
1 1 xÆ 1 t2ư1
On a effectué dans le calcul ci-dessus le changement de variable x = t2 , qui donne dx = 2t dt. Comme 2Æ ° 1 > 0,
R+1 it
l’intégrale 1 t2eư1 dt est convergente d’après une question précédente. On en déduit que la suite d’intégrales
P ipn
ci-dessus est convergente. On en conclut que la série n enÆ est convergente aussi. De plus,
Ø p Ø
X1 Ø ei n Ø
Ø X 1
1
Ø
Ø Æ Ø= .
n=1 n
Ø Ø n=1 nÆ
p
P ei n
On reconnaît une série de Riemann, qui converge si et seulement si Æ > 1. Par conséquent, la série n nÆ est
absolument convergente si et seulement si Æ > 1.
Quelques erreurs fréquemment rencontrées dans les copies
On ne peut pas appliquer les critères de comparaison à des intégrales de fonctions dont le signe n’est pas
connu ou pas constant au voisinage des bornes de l’intervalle d’intégration, ni à des fonctions complexes. Pour
le cas des fonctions complexes, cela conduirait à écrire des inégalités entre nombres complexes qui n’ont au-
cun sens. Les critères de comparaison vus en cours ne s’appliquent qu’aux intégrales de fonctions
positives, ou plus généralement aux intégrales de fonctions de signe constant au voisinage des bornes pro-
blématiques de l’intervalle d’intégration. Pour une fonction quelconque f , on peut en revanche appliquer les
critères de comparaison à la valeur absolue ou au module | f |, et donc s’intéresser à la convergence absolue, qui
implique la convergence. Ces remarques sont aussi valables pour les séries : les critères de comparaison
ne s’appliquent qu’aux séries à termes positifs, ou plus généralement aux séries dont les termes sont de
signe constant à partir d’un certain rang.
Il faut se méfier des intuitions trompeuses qui lient les limites d’une fonction aux bornes d’un
intervalle, la monotonie de cette fonction au voisinage des bornes, et la convergence de son inté-
grale sur cet intervalle. Les propriétés suivantes sont vraies :
— Si une fonction continue f : [a, b[ ! C, avec a, b 2 R, admet une limite finie au point b, alors l’intégrale
Rb
a f (x) dx est convergente, car f se prolonge par continuité au segment [a, b]. C’est le cas en particulier
si f est une fonction réelle croissante et majorée, ou décroissante et minorée, au voisinage de b.
— Si une fonction continue f : [a, +1[ ! R, avec a 2 R, admet en +1 une limite ` 6= 0, alors l’intégrale
R+1
a f (x) dx est divergente. En effet, si par exemple ` > 0, il existe x0 ∏ a tel que f (x) ∏ `/2 pour tout
x ∏ x0 , de sorte que
ZX Z x0 ZX Z x0
`
f (x) dx = f (x) dx + f (x) dx ∏ f (x) dx + (X ° x0 ) °°°°°! +1.
a a x0 a 2 X !+1
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— Si une fonction continue f : [a, +1[ ! R a une intégrale convergente sur [a, +1[, et si au voisinage de
+1, la fonction f est décroissante et minorée, ou croissante et majorée, alors f tend vers 0 en +1. En
effet, f admet alors une limite finie en +1, et le point ci-dessus implique que cette limite est nulle.
On méditera en revanche sur les exemples suivants :
— Si une fonction continue f : [a, +1[ ! R admet une limite nulle en +1, éventuellement en étant mono-
tone, son intégrale sur l’intervalle [a, +1[ peut selon les exemples converger ou diverger. Par exemple,
R+1 d x R+1 d x
1 x diverge, tandis que 1 x2
converge.
— Si une fonction continue f : ]a, b] ! R admet une limite infinie en a, éventuellement en étant monotone,
R1
son intégrale sur l’intervalle ]a, b] peut selon les exemples converger ou diverger. Par exemple, 0 dxx
R1 d x
diverge, tandis que 0 p x converge.
— Si une fonction continue f : [a, +1[ ! R a une intégrale convergente sur [a, +1[, la limite de f en
+1 n’est pas forcément nulle, et peut même ne pas exister. On peut même construire un exemple de
fonction non majorée dont l’intégrale converge. En effet, pour tout entier n ∏ 1, considérons un réel
a n 2 ]0, 1/2] et un réel b n > 0. On note f la fonction affine par morceaux définie sur l’intervalle [0, +1[
qui est nulle en dehors des intervalles de la forme ]n ° a n , n + a n [ et qui vérifie f (n) = b n pour tout
entier n ∏ 1. On la représente sur la figure 1 ci-dessous. La fonction f est continue et positive. Si on
choisit une suite (b n )n∏1 qui diverge vers +1, alors la fonction f n’est pas majorée, et n’admet pas de
limite en +1, puisque f (n) = b n °°! +1 et f (n + a n ) = 0 °°! 0. Enfin, pour tout réel X ∏ 0, en notant
n1 n1
N un entier tel que X ∑ N + a N , on a
ZX Z N +a N XN 2a b XN
n n
f (x) dx ∑ f (x) dx = = an bn.
0 0 n=1 2 n=1
P
Si on choisit les suites (a n )n∏1 et (b n )n∏1 telles que la série n a n b n converge, on en déduit que la
RX R+1
fonction X 7! 0 f (x) dx est croissante et majorée, ce qui prouve que l’intégrale 0 f (x) dx converge.
Concrètement, on peut choisir b n = n et a n = 21n3 pour se retrouver dans cette situation.
bn
b2
··· ···
b1
a1 b1 a2 b2 an bn
n
x
0 1 2
1 ° a1 1 + a1
n ° an
2 ° a2 2 + a2 n + an
F IGURE 1 – Une fonction positive non majorée dont l’intégrale converge