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Sujet

Le document présente un concours ATS de mathématiques avec plusieurs exercices portant sur les matrices, les fonctions complexes, les suites récurrentes et les équations différentielles. Chaque exercice aborde des concepts mathématiques avancés, tels que la diagonalisabilité des matrices, l'étude de fonctions complexes, et la résolution d'équations différentielles. Les questions sont structurées pour guider les étudiants à travers des démonstrations et des calculs, tout en explorant des propriétés mathématiques fondamentales.

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CONCOURS ATS

-SESSION 2020-

ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES

CALCULATRICE INTERDITE

CODE ÉPREUVE : 956

DURÉE DE L’ÉPREUVE : 3H
Exercice 1
On note M3 (R) l’ensemble des matrices carrées de taille 3 ◊ 3 à coefficients réels, et M3,1 (R)
l’ensemble des matrices colonnes de taille 3◊1 à coefficients réels. On définit, pour tout réel a œ R,
la matrice Aa par Q R
0 0 a
c d
Aa = a0 2 0b.
1 0 0
Q R Q R
0 1 0 0
c d c d
On pose également U1 = a1b et I3 = a0 1 0b.
0 0 0 1
1. Justifier sans calcul que A1 est diagonalisable.
2. Soit a un réel. Calculer Aa U1 . En déduire que 2 est valeur propre de Aa .
3. Soit a un réel. Déterminer le polynôme caractéristique de Aa .
4. Donner, en discutant selon les valeurs du réel a, les valeurs propres réelles de Aa et leurs
ordres de multiplicité. On recopiera et on complétera le tableau synthétique suivant.
Cas Valeurs propres réelles de Aa et ordres de multiplicité
a<0
a=0
a > 0 et a ”= 4
a=4

5. (a) Justifier que si a > 0 et a ”= 4, alors Aa est diagonalisable.


(b) Déterminer une base du noyau de A0 . La matrice A0 est-elle diagonalisable ? Est-elle
trigonalisable ?
6. Étude de la matrice A4 .
(a) Déterminer une matrice colonne U2 œ M3,1 (R) telle que (U1 , U2 ) soit une base de
l’espace propre de A4 associé à la valeur propre 2.
(b) Déterminer une matrice colonne U3 œ M3,1 (R) telle que (U3 ) soit une base de l’espace
propre de A4 associé à la valeur propre ≠2.
Q R
0 1 1
c d
(c) Calculer la matrice inverse de P = a1 0 0 b.
0 1/2 ≠1/2
(d) Trouver une matrice diagonale D œ M3 (R) telle que A4 = P DP ≠1 .

On définit trois suites (un )nœN , (vn )nœN et (wn )nœN par u0 = 2, v0 = ≠1, w0 = 1 et
Y
_un+1 = 2un + 4wn
_
]
’n œ N, vn+1 = 4v
n
_
_
n+1 = un + 2wn
[w

Q R
un
c d
On pose, pour tout entier naturel n, la matrice colonne Xn = a vn b.
wn
7. Pour tout n œ N, déterminer l’expression de vn en fonction de n.

1/5
8. (a) Déterminer une matrice B œ M3 (R) telle que pour tout n œ N, on a Xn+1 = BXn .
(b) Déterminer deux nombres réels a et b tels que B = Aa + bI3 .
(c) En déduire que X0 est un vecteur propre de la matrice B associé à une valeur propre
que l’on précisera.
(d) En déduire, pour tout n œ N, l’expression de Xn .

Exercice 2
On considère la fonction f : C \ {≠1} æ C définie par
z≠1
’z œ C \ {≠1}, f (z) = .
z+1
On rappelle que iR = {z œ C : Re(z) = 0} désigne l’ensemble des nombres imaginaires purs,
et U = {z œ C : |z| = 1} désigne l’ensemble des nombres complexes de module 1.
Les parties A et B de cet exercice peuvent être traitées de manière indépendante.

Partie A – Lieux de points


Les trois questions de cette partie peuvent être traitées de manière indépendante.
Ô
≠3 + 2 3 i
1. Soient les nombres complexes a = 1, b = ≠3 et c = . Calculer f (a), f (b) et f (c) et
3
montrer que les points A, B et C d’affixes respectives f (a), f (b) et f (c) forment un triangle
équilatéral.
2. Déterminer le lieu des points M d’affixe z tels que f (z) œ U.
Ô
3. Déterminer le lieu des points M d’affixe z tels que |f (z)| = 2.

Partie B – Étude d’une suite récurrente


1. (a) Montrer que l’équation f (z) = 1 n’a pas de solution, puis que pour tout nombre
complexe Ê ”= 1, l’équation f (z) = Ê admet une unique solution que l’on exprimera en
fonction de Ê.
(b) La fonction f est-elle injective ? Surjective ?
(c) Montrer que pour tout nombre complexe z de C \ {≠1, 0, 1}, on a f (z) œ C \ {≠1, 0, 1}.
On considère une suite (un )nœN définie par
I
u0 œ C \ {≠1, 0, 1}
’n œ N, un+1 = f (un )

2. (a) Résoudre l’équation f (z) = z.


(b) Que dire de la suite (un ) si u0 œ {≠i, i} ?
(c) Montrer que si u0 œ/ {≠i, i} alors pour tout n œ N, un œ
/ {≠i, i}.
On suppose maintenant que u0 œ C \ {≠1, 0, 1, ≠i, i} et on introduit la suite (vn ) définie par
un ≠ i
’n œ N, vn = .
un + i
D’après la question précédente, la suite (vn ) et bien définie puisque u0 ”= ≠i et donc pour tout
entier naturel n, on a un ”= ≠i.

2/5
3. (a) Démontrer que la suite (vn ) est une suite géométrique de raison ≠i.
(b) Montrer que la suite (vn ) est périodique de période 4 et que ses termes sont les affixes
d’un carré.
(c) Montrer que la suite (un ) est également périodique de période 4.

Exercice 3
On considère l’équation différentielle

y ÕÕ (x) + m x y Õ (x) + y(x) = x2 (Em )

d’inconnue une fonction réelle y définie sur un intervalle ouvert de R, où m est un paramètre
réel. On note (Hm ) l’équation homogène associée à (Em ) :

y ÕÕ (x) + m x y Õ (x) + y(x) = 0. (Hm )

Les parties A, B, C et D de cet exercice peuvent être traitées de manière indépen-


dante.

Partie A – Étude du cas m = 0


1. Résoudre l’équation différentielle homogène (H0 ).
2. Trouver une solution particulière de l’équation différentielle (E0 ) définie sur R de la forme
y(x) = x2 + –x + —, où – et — sont des réels à déterminer.
3. En déduire l’ensemble des solutions de (E0 ).
4. Donner l’unique solution y : R æ R de (E0 ) vérifiant les conditions initiales y(0) = 0
et y Õ (0) = 1.

Partie B – Étude du cas m = 1


ÿ
Dans les trois premières questions de cette partie, on cherche les séries entières an xn qui
nœN
sont solutions de l’équation différentielle homogène (H1 ) et pour lesquelles a1 = 0.
1. Montrer que la suite des coefficients (an )nœN vérifie la relation de récurrence
an
’n œ N, an+2 = ≠ .
n+2

(≠1)n
2. Montrer par récurrence que, pour tout n œ N, on a a2n = a0 et a2n+1 = 0.
2n n!
Œ
ÿ
3. Donner une expression simple de la somme an xn en fonction de x et a0 .
n=0

Partie C – Résolution approchée d’un problème de Cauchy


Soit N un entier naturel non nul. Dans cette partie, on cherche à résoudre l’équation (E0 ), avec
les conditions initiales y(0) = 0 et y Õ (0) = 1 par la méthode d’Euler, en prenant un pas égal
à 1/N . On admet que cela revient à calculer les termes de la suite (un )nœN définie par u0 = 0,
u1 = 1/N et la relation de récurrence
n2
’n œ N, N 2 (un+2 ≠ 2un+1 + un ) + un = .
N2

3/5
1. Pour tout n œ N, exprimer un+2 en fonction de N , n, un et un+1 .
2. Écrire une fonction cauchy, en Scilab ou bien en pseudo-code, qui prend en entrée un entier
naturel non nul N et renvoie le vecteur [u0 , u1 , . . . , uN ].
Sur la figure suivante, on représente le graphe de la solution théorique du problème de Cauchy
sur l’intervalle [0 , 1], ainsi que les points de coordonnées (k/N, uk ) avec k œ {0, 1, . . . , N } (ici,
on a choisi N = 10).










◊ x
0 1

3. Comment agir sur le paramètre N pour améliorer la solution approchée ? Quel est l’impact
sur le temps de calcul ?

Partie D – Existence d’une solution polynomiale non nulle


L’objectif de cette partie est de trouver les valeurs de m pour lesquelles l’équation différentielle
homogène (Hm ) admet au moins une solution polynomiale non nulle.
1. Soit m œ R. On suppose, dans cette question, qu’il existe un polynôme P non nul de degré d
solution de (Hm ). Montrer que d ”= 0 et que m = ≠1/d.

Dans les questions qui suivent, nous allons étudier le résultat réciproque. On fixe un entier
naturel non nul d œ Nú et on souhaite montrer que (H≠1/d ) admet une solution polynomiale non
nulle.
On note Rd [X] l’espace vectoriel réel des polynômes de degré inférieur à d, et on considère
l’application h : Rd [X] æ Rd [X] définie par
1
’P œ Rd [X], h(P ) = P ÕÕ ≠ XP Õ + P.
d

2. (a) Donner sans justification la dimension de Rd [X].


(b) Montrer que, pour tout P œ Rd [X], on a deg h(P ) 6 d ≠ 1.
(c) Montrer que h est un endomorphisme de Rd [X].
3. Montrer que l’application linéaire h n’est pas surjective.
4. En déduire l’existence d’une solution polynomiale non nulle de l’équation différentielle
homogène (H≠1/d ).

Exercice 4
On rappelle que la partie entière d’un nombre réel x, notée ÂxÊ, est l’unique entier relatif n œ Z
tel que
n 6 x < n + 1.

4/5
On considère la fonction f : R æ R définie par f (x) = x ≠ ÂxÊ pour tout réel x œ R.
1. (a) Pour tout réel x œ R, exprimer Âx + 1Ê en fonction de ÂxÊ.
(b) Montrer que la fonction f est périodique de période 1.
(c) Exprimer f (x) pour x œ [0 , 1[ et préciser la valeur de f (1).
(d) Représenter graphiquement la fonction f sur l’intervalle [≠2 , 2].
(e) La fonction f est-elle continue sur R ? Justifier.

On note

ÿ
Sf (x) = a0 + (an cos(2finx) + bn sin(2finx))
n=1

la série de Fourier de la fonction f .


2. (a) Calculer le coefficient a0 .
(b) Montrer que pour tout n > 1, on a an = 0.
(c) Calculer les coefficients bn .
(d) Montrer que la série de Fourier de f est convergente. Énoncer le théorème utilisé et
préciser la fonction vers laquelle elle converge.
ÿ (≠1)n
3. (a) Justifier la convergence de la série numérique U = un de terme général un = .
nœN
2n + 1
(b) Trouver une relation entre U et Sf (1/4).
(c) Montrer que U = fi/4.
4. (a) Énoncer le théorème de Parseval.

ÿ 1
(b) Calculer la somme V = 2
.
n=1
n

5/5

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