Psycho
Psycho
Membres du jury
Monsieur le Professeur CAILLIEZ Éric | Président
Madame le Professeur BARON Céline | Directrice
Madame le Docteur DE CASABIANCA Catherine | Membre
Madame le Docteur RABIER Valérie | Membre
Monsieur le Docteur VANDAMME Yves-Marie | Membre
ENGAGEMENT
DE NON PLAGIAT
LISTE DES ENSEIGNANTS DE L’UFR SANTÉ D’ANGERS
AUTRES ENSEIGNANTS
AMIARD Stéphane Informatique Médecine
AUTRET Erwan Anglais Médecine
BRUNOIS-DEBU Isabelle Anglais Pharmacie
CAVAILLON Pascal Pharmacie Industrielle Pharmacie
CHIKH Yamina Économie-Gestion Médecine
FISBACH Martine Anglais Médecine
LAFFILHE Jean-Louis Officine Pharmacie
LETERTRE Elisabeth Coordination ingénierie de formation Médecine
O’SULLIVAN Kayleigh Anglais Médecine
À Monsieur le Professeur CAILLIEZ,
REMERCIEMENTS Vous me faites l'honneur d’avoir accepté de présider cette thèse, je vous en suis
reconnaissante et vous en remercie.
À mes parents,
Je vous remercie pour tout. Sans vous, je n'en serais jamais arrivée là. Vous m'avez laissé
le choix de mes études, soutenue tout au long de mon parcours, permis d'accomplir ma
vocation et avez contribué à ma réussite. Merci d'avoir forgé celle que je suis devenue
aujourd'hui.
À mes amis,
Merci pour les bons moments qu’on peut partager ensemble.
RÉSUMÉ
INTRODUCTION
MÉTHODES
1. La population
2. Le questionnaire
3. L’analyse statistique
RÉSULTATS
1. Effectif de la population étudiée
2. Caractéristiques de l’échantillon
3. Connaissances des adolescents des Mauges sur les IST
3.1. Leurs noms
3.2. Leurs symptomatologies
3.2.1. Connaissance des symptômes
3.2.2. Connaissance du caractère asymptomatique possible de l’IST
3.3. Leur contagiosité
3.4. Leurs modes de transmission
3.5. Les moyens de protection
3.6. Comparaison des connaissances entre les groupes fille et garçon
3.6.1. Leurs noms
3.6.2. Leur symptomatologie
3.6.3. Leur contagiosité
3.6.4. Leurs modes de transmission
3.6.5. Les moyens de protection
3.7. Les lieux ressources d’information
3.8. Le dépistage
3.8.1. Son intérêt
3.8.2. Ses modalités
3.8.3. Les lieux où l’on peut se faire dépister
3.8.4. Les centres spécialisés dans l’information et le dépistage des IST
4. Abord des IST avec leur médecin généraliste
4.1. État des lieux
4.2. Lien connaissances des IST et abord avec le médecin généraliste
4.2.1. Connaissance des symptômes
4.2.2. Les moyens de protection
4.2.3. Leurs noms
4.2.4. Connaissance du caractère asymptomatique possible de l’IST
4.2.5. Leur contagiosité
4.2.6. Leurs modes de transmission
4.3. Utilité de parler des IST à leur médecin généraliste selon les adolescents
DISCUSSION ET CONCLUSION
1. Discussion
1.1. Évaluation de la population et biais
1.2. Validité de l’étude
1.3. Les connaissances des IST des adolescents
1.3.1. Leurs noms et symptômes
1.3.2. Le caractère asymptomatique des IST
1.3.3. La contagiosité des IST
1.3.4. Les modes de transmission des IST
1.3.5. Les modes de protection des IST
a) Le préservatif
b) La vaccination
c) Les deux
1.3.6. Les lieux ressources d’information sur les IST
1.3.7. Le dépistage
1.4. L’abord des IST avec le médecin généraliste
1.5. Les attentes des adolescents
1.5.1. Envers leur médecin généraliste
1.5.2. Dans les salles d’attente
2. Conclusion et perspectives
BIBLIOGRAPHIE
LISTE DES FIGURES
LISTE DES TABLEAUX
TABLE DES MATIÈRES
ANNEXES
1. Mail aux directeurs et proviseurs
1.1. Mail
1.2. Lettre jointe au mail
2. Lettre d’information à l’intention des parents d’élève ou de leur
représentant légal
3. Formulaire de consentement
4. Questionnaire distribué aux élèves
5. Lettre d’information accompagnant le questionnaire
LES IST : ÉTAT DES LIEUX DES CONNAISSANCES
DES ADOLESCENTS DANS LA RÉGION DES
MAUGES
CHARRIER-COUTOLLEAU Amélie
Interne de l’UFR Santé de l’université d’Angers
1
RÉSUMÉ
Introduction : Le nombre de contaminations par IST augmente chaque année en France. Les
différentes structures d’information sur ces IST manquent de visibilité et se font rares, surtout
en milieu rural. L’objectif de ce travail est de savoir quelles connaissances sur les IST ont les
mai et juin 2017 à l’aide d’un questionnaire anonyme, construit à partir de la littérature,
Résultats : Au total, 292 questionnaires ont été recueillis. Le VIH est connu pour être une IST
chez 287 adolescents (98,63%). Les autres IST le sont pour moins de 33% d’entre eux. 109
celle oro-génitale et 110 (37,67%) celle anale. 290 (99,32%) nomment le préservatif comme
moyen de protection et 139 (47,60%) la vaccination. 283 (96,92%) savent que le médecin
généraliste est une source d’information. 140 (47,95%) connaissent l’intérêt du dépistage et
urinaire. 277 (95,52%) connaissent au moins un lieu où se faire dépister. 23 (7,90%) ont parlé
des IST avec leur médecin généraliste. 170 (63,67%) disent qu’il serait utile de lui en parler
et 238 (88,81%) de leur mettre à disposition dans la salle d’attente des documents les
Les filles connaissent mieux les IST que les garçons : 20,37% contre 7,75% pour le
chlamydiae, 15,53% contre 7,03% pour le gonocoque et 27,5% contre 14,84% pour l’herpès.
2
Le groupe qui a parlé des IST avec son médecin généraliste connaît mieux comment s’en
Conclusion : Les adolescents des milieux ruraux ne connaissent pas beaucoup les IST. Le
médecin généraliste devrait jouer un rôle majeur dans cette information et sensibiliser les
prescription de contraception sont des opportunités pour les aborder. Utiliser des affiches ou
encore des vidéos en salle d’attente est une alternative pertinente et adaptée pour parler de
prévention à ces adolescents ambivalents qui trouvent utile d’en parler mais ne souhaitent pas
le faire.
3
INTRODUCTION
Selon l'OMS, la santé sexuelle est « un état de bien-être physique, mental et social dans le
des relations sexuelles, ainsi que la possibilité d’avoir des expériences sexuelles qui soient
sources de plaisir et sans risque, libres de toute coercition, discrimination ou violence » (1).
Il existe deux principaux risques : une grossesse non désirée et les infections sexuellement
transmissibles (IST).
Ces dernières sont dues à des virus ou bactéries qui se transmettent lors de tous types de
Elles peuvent toutes avoir de graves complications telles que la stérilité pour la gonococcie ou
systémique, les cancers ORL, ano-rectaux, du pénis et du col de l'utérus pour l'infection à
opportunistes comme des tumeurs et des infections entraînant le décès pour le SIDA (2,3).
plus de 1100 cas de syphilis récente (moins d'un an), plus de 1200 nouveaux cas de
séropositivité à VIH (4–9) et 291 nouveaux cas d’hépatite B aiguë en 2013 (10).
Il est donc indispensable pour « avoir des relations sexuelles […] sans risque » de pouvoir se
protéger systématiquement de toutes ces IST et donc de leurs complications graves par le
4
préservatif lors de toute relation sexuelle. Pour certaines d'entre elles comme l'hépatite B et
Les IST passent souvent inaperçues dans un premier temps, le dépistage permet donc de
Il est important de se faire dépister régulièrement par une recherche de ces IST dans les urines
pour le chlamydiae et le gonocoque, dans le sang pour le VIH, l'hépatite B et la syphilis ou par
Ces personnes asymptomatiques pourront alors être prises en charge, recevoir un traitement
Pour cela, une information de toute la population générale avant même les premiers rapports
sexuels afin de mieux connaître les IST et de s'en protéger efficacement est primordiale et
indispensable (6,9).
les Centres de Planification et d'Education Familiale (CPEF), les Centres Gratuits d'Information,
Cependant, il peut être difficile de trouver des réponses à ses propres questions sur la santé
sexuelle car ces différentes structures manquent de visibilité (12,13). De plus, certaines de
celles-ci, notamment les centres spécialisés, se font rares en milieu rural et le médecin
5
Selon l'Observatoire Régional de la Santé des Pays de la Loire, l'âge médian du premier rapport
sexuel est à 17,5 ans chez les Ligériens et le recours au dépistage est moins fréquent dans les
De plus, la pratique du dépistage semble être un facteur prédictif fort de bonnes connaissances
sur les IST et le ministère de la santé, en France, recommande depuis 2011 de faire un test
de dépistage à toute personne de 15 à 70 ans au moins une fois dans sa vie avec un besoin
L’adolescence est un passage, une transition entre l’enfance et l’âge adulte. C’est aussi une
donc eux les adolescents, lycéens et collégiens, âgés entre 10 et 19 ans (17), qu'il faut informer
le plus et mettre à leur disposition des ressources libres d'accès sur le dépistage et les IST.
programme rentre, depuis 2003, dans une politique nationale de prévention et de réduction
des risques dans une période où l'adolescent est particulièrement vulnérable face aux IST
(18,19). Or, l'éducation à la sexualité dans les collèges est très peu mise en place ou est très
L’ensemble de ces constats concernant les informations sur les IST nous interroge sur les
6
L’étude se déroulera auprès des lycéens dans la région rurale des Mauges (21) de ce
L’objectif principal de ce travail est de savoir quelles connaissances sur les IST ont les
Les objectifs secondaires seront de savoir s’ils connaissent les ressources d'information
(CeGIDD, CPEF, CDAG, CIDDIST, médecin généraliste, pharmacien, école, internet), les
moyens de prévention, les modalités de dépistage des IST, si le thème des IST a été abordé
avec leur médecin généraliste, de quelle manière, et s’ils trouveraient utile qu’il le soit.
7
MÉTHODES
Il s’agit d’une étude quantitative, descriptive et transversale réalisée en mai et juin 2017 à
1. La population
Le critère d’inclusion de la population source était être lycéen de seconde dans la région des
Mauges.
Au total, quatorze lycées publics, privés, généraux, professionnels ont été répertoriés au cours
de l’année scolaire 2016-2017 dans la région des Mauges : quatre lycées publics polyvalents,
Le recrutement de tous ces lycées des Mauges s’est fait par téléphone dans un premier temps
en novembre 2016. Le projet d'étude et son protocole ont été présentés par mail aux directeurs
et proviseurs (annexe 1) puis leur accord a été recueilli en décembre 2016 et janvier 2017
Le consentement écrit d'un des parents ou de son représentant légal a été recueilli (annexe
3).
8
L’échantillon sélectionné a été composé des étudiants en classe de seconde dans un des lycées
de la région des Mauges dont le chef d’établissement avait donné son autorisation, volontaires
2. Le questionnaire
Le mode de recueil était un questionnaire (annexe 4) anonyme et construit à partir de la
littérature (23). Il comportait vingt-et-une questions fermées sur la connaissance des IST
concernant leurs noms, leurs symptômes, leurs transmissions, leurs préventions, les lieux
Le questionnaire a été testé, dans le département du Morbihan, sur vingt-huit personnes ayant
les caractéristiques de la population étudiée. Suite à ce test, quelques questions ont été
modifiées en question à choix multiples et des items ont été reformulés pour une meilleure
compréhension.
Le questionnaire anonyme a été imprimé sous format papier de quatre pages verso,
accompagné d’une lettre d’information destinée aux élèves de seconde (annexe 5).
Lors d'une intervention programmée dans leur lieu d'enseignement en mai et juin 2017, le
questionnaire a été distribué directement aux élèves de seconde puis récupéré trente minutes
plus tard, après leur avoir expliqué le projet de thèse et l'importance de répondre le plus
9
Le questionnaire a été ensuite consigné dans une base de données informatique pour pouvoir
Le taux de connaissance sur la symptomatologie a été classifié en trois catégories : fort si plus
de 70% de signes évocateurs cités, moyen entre 30 et 70%, et faible moins de 30%.
Le taux de connaissance sur les lieux ressources d’information a été classifié en trois
catégories : bon si plus de 60% de lieux ou personnes cités, moyen entre 5 et 60%, et nul si
moins de 5%.
3. L’analyse statistique
La base de données a été construite avec le logiciel Apache OpenOffice CalcÒ.
Les analyses statistiques ont été réalisées avec le logiciel EpiInfoÒ et le site BiostaTGVÒ.
Les variables qualitatives sont décrites en effectif et pourcentage. Les variables quantitatives
sont décrites en moyenne avec écart-type (σ) si la distribution est normale et en médiane avec
Chaque facteur pouvant influencer les connaissances des adolescents sur les IST (le sexe et
l’abord ou non des IST avec leur médecin généraliste) a été croisé avec le nombre de bonnes
Le test du Chi2 et le test exact de Fisher pour les variables qualitatives ont été appliqués avec
10
RÉSULTATS
Sur les 1191 élèves de seconde des sept lycées participants, 292 questionnaires (24,5%) ont
• 105 au lycée privé général Notre Dame de Bonnes Nouvelles à Beaupréau sur 224
2. Caractéristiques de l’échantillon
Tableau I : Caractéristiques épidémiologiques des participants
11
La catégorie socio-professionnelle prédominante est celle des employés pour chaque parent.
12
3. Connaissances des adolescents des Mauges sur les IST
3.1. Leurs noms
Tableau II : Connaissances du nom des IST chez les adolescents des Mauges
Nom de l’IST Ne connaît pas Ne sait pas si c’est une IST Sait que c’est une IST
L’hépatite B n’est pas connue pour être une IST pour 53,95%.
13
3.2. Leurs symptomatologies
3.2.1. Connaissance des symptômes
Figure 3 : Taux de connaissances des symptômes évocateurs d’IST chez les adolescents des Mauges
(n=292)
(80,48%) la voie vaginale, 109 (37,33%) la voie oro-génitale et 110 (37,67%) la voie anale.
exclusivement ces deux moyens et 102 (34,93%) ne nomment que l’un ou l’autre.
14
65 (22,26%) disent que le retrait protège, 20 (6,85%) notent l’utilisation d’un savon
On ne peut conclure à une différence significative entre les filles et les garçons sur la
(p=0,75).
possible (p=0,49).
15
3.6.5. Les moyens de protection
On ne peut conclure à une différence significative entre les garçons et les filles concernant la
Il existe une différence significative entre les garçons et les filles concernant la vaccination
(p=0,00002).
Figure 4 : Comparaison des connaissances sur la vaccination comme protection des IST entre les
Il existe une différence significative entre les garçons et les filles concernant la connaissance
16
Figure 5 : Comparaison des connaissances sur la protection des IST entre les garçons et les filles
(p=0,0003)
Lieux n (%)
Amis 87 (29,79%)
Laboratoire 87 (29,79%)
Enseignants 66 (22,60%)
Éducateurs 45 (15,41%)
17
Tableau V : Taux de connaissances des lieux ressources d’information sur les IST (n=292)
3.8. Le dépistage
3.8.1. Son intérêt
140 soit 47,95% connaissent les quatre items de l’intérêt du dépistage : savoir si on a contracté
une IST sans signe visible, pouvoir être soigné rapidement, éviter de transmettre le virus et
d’urines, prélèvement vaginal et prélèvement urétral. 167 soit 57,39% connaissent au moins
Modalités n (%)
spécialisés et hôpital et 167 soit 57,59% ne les connaissent pas tous mais au moins un. 13
18
Tableau VII : Connaissances des lieux de dépistage des IST (n=292)
Lieux n (%)
École 0
L’initiative est venue de l’adolescent dans 17,39% des cas, du médecin généraliste dans
L’abord du sujet a été fait lors d’une prescription de contraception dans 30,43% des cas, lors
d’une vaccination dans 30,43% des cas et lors d’un certificat de sport dans 21,74% des cas.
19
Figure 6 : Comparaison des connaissances des symptômes des IST entre le groupe ayant parlé des IST
généraliste et celui qui n’en a pas parlé concernant la connaissance du préservatif comme
Il existe une différence significative entre le groupe qui en a parlé à son médecin généraliste
20
Figure 7 : Comparaison des connaissances sur la vaccination contre les IST entre le groupe ayant parlé
des IST avec leur médecin et le groupe n’ayant pas abordé le sujet (p=0,002)
Il existe une différence significative entre le groupe qui a parlé des IST à son médecin
généraliste et celui qui n’en a pas parlé concernant la connaissance des deux moyens, de l’un
Figure 8 : Comparaison des connaissances sur la protection des IST entre le groupe ayant parlé des
IST avec leur médecin et le groupe n’ayant pas abordé le sujet (p=0,0205)
21
4.2.3. Leurs noms
Tableau VIII : Comparaison des connaissances du nom des IST entre le groupe qui en a parlé à son
Groupe qui n’en a pas parlé (n=267) Groupe qui en a parlé (n=23)
Nom de l’IST
Ne connaît pas Ne sait pas Sait Ne connaît pas Ne sait pas Sait p
Herpès 103 (38,87%) 106 (40%) 56 (21,13%) 8 (36,36%) 8 (36,36%) 6 (27,27%) 0,778
4.3. Utilité de parler des IST à leur médecin généraliste selon les
adolescents
Parmi les 92,1% d’adolescents qui n’ont pas abordé le sujet des IST avec leur médecin
généraliste, 88,81% disent qu’il serait utile que celui-ci mette à disposition dans la salle
d’attente ou dans leur cabinet des documents, des flyers les informant sur les IST, 63,67%
disent qu’il serait utile d’en parler avec leur médecin traitant et 30,38% le souhaiteraient.
22
DISCUSSION ET CONCLUSION
1. Discussion
1.1. Évaluation de la population et biais
Tous les lycées privés, publics, généraux et professionnels de la région des Mauges ont été
contactés car ils représentent la population cible, celle des adolescents ruraux ligériens n'ayant
pas encore eu leur premier rapport sexuel, l’âge moyen des élèves rentrant en seconde étant
de 15 ans et l’âge moyen des premiers rapports sexuels chez les Ligériens étant de 17,5 ans.
Un des biais de recrutement repose sur la participation volontaire des élèves de seconde,
soumis aux accords indispensables d’un de leur parent ou de leur représentant légal et de leur
directeur d’établissement.
En effet, la moitié des établissements ont donné leur accord et, dans chacun, l’accord parental
ou la copie sur son voisin a été limité par l’anonymat des questionnaires et la présence de
l’enquêtrice au recueil.
23
Tableau IX : Caractéristiques sociodémographiques de l’échantillon et de la population ligérienne
Notre échantillon n’est donc pas comparable à la population du Maine-et-Loire mais cette
différence peut être due au choix volontaire d’une population rurale qui n’est pas
24
1.2. Validité de l’étude
La moitié des lycées de la région des Mauges a répondu positivement à l’étude et 292 lycéens
qui avaient leur consentement parental ont rempli le questionnaire sur les 1191 élèves de
Sur les trente items, sept questions ont eu 100% de réponses et toutes ont eu un taux de
pas les IST. En effet, moins d’un adolescent sur trois connaît une autre IST.
Il ressort que ceux qui en ont parlé avec leur médecin généraliste ont tendance à mieux
62,67% d’entre eux connaissent les signes évocateurs d’IST mais le fait d’en avoir parlé à son
connaissance était globalement bon (26) mais cette étude n’incluait que des patients de plus
de 18 ans donc sexuellement actifs et par conséquent plus sensibilisés par la question des IST.
Il ressort également de notre étude que les filles connaissent un peu mieux les IST que les
Cette différence a également été constatée dans l’étude de Vitry-sur-Seine où, dans le groupe
consultant son médecin généraliste, il a été observé une tendance selon laquelle les femmes
seraient mieux informées que les hommes sur les IST (26).
25
1.3.2. Le caractère asymptomatique des IST
Dans notre étude, 87%, soit près de neuf personnes sur dix, savent qu’ils peuvent avoir une
C’est plus que les 77% consultants au centre de Vitry-sur-Seine, en banlieue parisienne, selon
est de 80,48%.
C’est un peu moins que dans l’étude de 2014 en banlieue parisienne avec 98% des répondants
connaissant ce mode (26) ou que l’étude KABP (Knowledge, attitudes, beliefs and practices)
en Ile de France qui répond aux recommandations de l'OMS et permet de suivre l'évolution
des répondants pensent que la pénétration vaginale est à fort risque de transmission du VIH
(27).
Pour la pénétration anale, seulement 37,67% savent qu’elle est à risque de transmission d’une
IST. C’est deux fois moins que les 73% des répondants de Vitry-sur-Seine dans l’étude de
2014 (26) mais ce chiffre va dans le sens des résultats des études KABP (27) d’où il ressort
que la grande majorité des personnes interrogées pensent à tort que la pénétration vaginale
est plus à risque que la pénétration anale alors qu’elle est 18 fois plus à risque que la
26
Pour la transmission oro-génitale, 37,33% savent qu’elle est à risque de transmission d’une
IST. C’est comparable aux 38% des consultants en médecine générale en banlieue parisienne
(26).
Les modes de transmission des IST ne sont pas très bien connus surtout en ce qui concerne
celles oro-génitale et anale, c’est pourtant une information capitale pour se protéger des IST
et rappeler aux adolescents de se protéger avec un préservatif lors des rapports oro-génitaux
et anaux.
a) Le préservatif
Dans notre étude, 99,32% savent que le préservatif est un moyen de protection contre les
IST. Ce savoir est confirmé dans d’autres études comme celle de Nice en 2012 (29), Vitry-sur-
Néanmoins, si le préservatif est toujours utilisé lors des premiers rapports sexuels, son
efficacité est de moins en moins reconnue et il est insuffisamment utilisé lors du dernier rapport
Il convient donc de renforcer les actions à l’égard des jeunes en rappelant les enjeux préventifs
contre les grossesses non désirées mais aussi en soulignant qu’il est le seul moyen efficace
pour se protéger contre la plupart des IST lors d’un rapport sexuel (26,30).
Le VIH n’apparaît plus aujourd’hui comme l’enjeu principal des comportements de prévention,
L’adolescence c’est le temps des risques, où l’on joue avec les interdits, où l’on se cherche et
l’on cherche de nouvelles limites (16). La notion de prévention contre des IST pour ces jeunes
27
est alors très futile dans un monde où l’on note un affrontement symbolique à la mort et des
b) La vaccination
Seulement 47,60% savent que c’est un moyen de protection. On peut supposer que moins
d’un adolescent sur deux ont des connaissances sur les protections induites par les vaccins
C’est beaucoup moins que les 70% des répondants de l’étude de 2014 de Vitry-sur-Seine qui
Cependant, comme un tiers des adolescents n’identifient pas l’hépatite B comme une IST, ils
ne peuvent conclure que son vaccin est un moyen de protection contre une IST.
De plus, la couverture vaccinale contre l’HPV du schéma complet à 16 ans dans le Maine-et-
Loire étant seulement de 26% en 2016 (33), cette vaccination est donc probablement peu
c) Les deux
Notre étude révèle également que les filles connaissent mieux la vaccination comme moyen
de protection contre les IST que les garçons, de même que le groupe qui en a parlé avec son
médecin généraliste. Le fait de proposer la vaccination contre l’HPV seulement aux filles
favorise très probablement cette différence mais les nouvelles recommandations vaccinales
publiées en 2017 étendant la vaccination contre l’HPV aux garçons vont certainement améliorer
leur information.
28
En effet, les médecins généralistes font partie de la communauté médicale identifiée par les
adolescents comme ressource. Ils sont appréciés pour une qualité spécifique de proximité,
d’anonymat ou encore de spécialistes mais sont vus plus comme des ressources de soins que
Pour 57% d’entre eux, l’entourage familial est une source d’information sur les IST, les parents
étant des interlocuteurs privilégiés chez certains adolescents, et même si les relations
interfamiliales, les valeurs et les tabous familiaux peuvent être des freins, la proximité de ces
acteurs avec les adolescents leur donne une place de choix (13).
Seulement un adolescent sur trois trouve une source d’information sur les IST dans leur
entourage amical alors que les adolescents se livrent principalement à leurs amis.
Une étude à Nice en 2012 retrouve des résultats contraires, en effet, dans celle-ci, les parents
étaient cités comme seconde source d’information par les adolescentes après leurs amis (29).
Notre étude révèle que 64,73% des jeunes s’informent sur les IST par les médias. Ce chiffre
concorde avec les résultats de l’étude à Nice en 2012 (29) ou encore à la revue de littérature
de M. Riquet où elle ressort que les médias et les nouvelles technologies sont particulièrement
attirants pour les jeunes générations et leur place dans leur environnement ne cesse de
progresser. Les adolescents souhaitent une aide et une formation pour mieux utiliser ces outils
et éviter les risques. Des efforts sont d’ailleurs menés par les instances publiques à ce sujet.
Le travail sur le label HON (Health On the Net) par l’HAS ou les sites tels que « [Link] »
population (13).
29
1.3.7. Le dépistage
Notre étude révèle que globalement les adolescents des Mauges savent comment et pourquoi
se faire dépister.
L’étude montre que plus de 50% d’entre eux savent que le dépistage passe par le médecin
généraliste alors que moins de 50% connaissent les centres spécialisés sur les IST.
Avoir un seul centre à Cholet dans les Mauges est certainement l’explication de ces résultats.
En effet, les centres de planification aux moyens indigents, trop peu nombreux et mal répartis
sur le territoire ne le couvrent pas totalement (31). Le médecin généraliste est alors le
C’est très insuffisant surtout quand on sait que la vaccination contre l’HPV est recommandée
pour toutes les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans avec un rattrapage possible jusqu’à 19 ans
(34). Recommander et prescrire un vaccin contre une IST sans aborder le thème des IST est
fort étonnant.
d’information sur les IST alors que le sujet n’a jamais été abordé pour la plupart d’entre eux.
Ces résultats se rapprochent de ceux d’une étude menée sur les lycéens caennais retrouvant
que les trois premières sources d’information des adolescents en termes de sexualité étaient
les cours de biologie, les médias, et les interventions des CPEF (35) et d’une autre étude de
30
2014 au centre Flora Tristan à Angers où la place du médecin traitant pour parler sexualité est
écartée par les adolescents (36). En effet, pour parler des IST, il faut parler de sexualité.
avec leur médecin généraliste mais moins d’un adolescent sur trois souhaite en parler
Ce paradoxe révèle toute l’ambiguïté que peuvent avoir les adolescents, leurs infinies
modulations et oscillations, souvent marquées chez eux, entre des moments ascétiques et des
pulsions (32,37).
D’après l’étude Socrate, les adolescents qui consultent leur médecin généraliste se sentent
mieux en fin de consultation (47) et selon Choquet, les adolescents se disent satisfaits de la
La place privilégiée que prend le médecin traitant comme coordinateur des soins et de la santé
en général lui permet d’aborder plus facilement le sujet de la sexualité avec ses patients. Il
Mais un véritable tabou règne encore aujourd’hui sur la sexualité des adolescents et l’absence
de paroles des adultes dans l’éducation à la sexualité a des conséquences qui sont loin d’être
Le fait de devoir initier la conversation ou encore de penser à évoquer ce sujet auprès des
31
1.5.2. Dans les salles d’attente
Dans notre étude, près de neuf adolescents sur dix trouveraient utile d’avoir à leur disposition
dans les salles d’attente des documents, des affiches ou des flyers sur les IST.
C’est ce que révèle l’étude anglaise de L. Jacobson (38) où la salle d’attente est entrevue
comme un lieu d’information. Les jeunes souhaitaient plus de magazines et de dépliants les
concernant. Ils sont sensibles au contenu de la salle d’attente : 62% d’entre eux disent attacher
de l’importance aux magazines qu’ils peuvent y trouver. Il est donc nécessaire (…) de faire de
la salle d’attente non plus un lieu de passivité anxiogène mais plutôt un endroit de libre
D’autres études révèlent que les médecins généralistes utilisent fortement leurs salles
d’attente pour diffuser un large éventail d’information (40) et que les supports comme les
Ces constats devraient encourager les médecins généralistes à afficher des posters ou des
vidéos dans les salles d’attente afin de sensibiliser les adolescents aux IST. Des vidéos sont
déjà disponibles que le site « [Link] » (46) mais les médecins généralistes doivent
32
2. Conclusion et perspectives
Les adolescents des milieux ruraux ne connaissent pas beaucoup les IST.
Ils n’ont pas accès facilement au centre spécialisé de dépistage et la majorité des consultations
Le médecin généraliste devrait jouer un rôle majeur dans cette information et sensibiliser les
Utiliser des affiches ou encore des vidéos en salle d’attente est une alternative pertinente et
adaptée pour parler de prévention à ces adolescents ambivalents qui trouvent utile d’en parler
La question de l’ensemble des IST doit être abordée, car n’oublions pas que l’hépatite B, la
facilement que le VIH lors de rapports sexuels non protégés : en France, en 2014, plus de
1100 cas de syphilis récente (moins d'un an), plus de 1200 nouveaux cas de gonococcies, plus
La possibilité du portage asymptomatique des IST doit elle aussi être évoquée afin de lutter
Parler sexualité et prévention avec les patients inclut de parler des pratiques sexuelles en elles-
mêmes (26). En effet, les résultats montrent que les adolescents connaissent peu les modes
33
La vérification des vaccinations est l’occasion d’aborder la vaccination contre l’hépatite B et
contre le papillomavirus et de rappeler que nous ne disposons pas de vaccin contre le VIH à
ce jour. Ces vaccinations contre l’hépatite B et l’HPV doivent être fortement encouragées (26).
De plus, depuis avril 2017, le haut conseil de la santé publique a élargi les recommandations
pour le vaccin contre l’HPV aux hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes jusqu’à
l’âge de 26 ans, en plus de toutes les jeunes filles de 11 à 19 ans (34). Cette nouvelle
recommandation laisse aux médecins généralistes une plus grande possibilité d’aborder le
C’est par une démarche active, en montrant notre intérêt et notre disponibilité, en osant
clairement ses compétences, que nous, médecins traitants, pouvons espérer répondre aux
attentes des jeunes en n’oubliant pas de leur rappeler que la consultation se déroule dans la
plus grande confidentialité, intimité et le secret professionnel (39). Nous sommes les
Qui plus est, au 1er novembre 2017, une revalorisation de la cotation des consultations
sexuellement transmissibles pour les jeunes filles de 15 à 18 ans, réalisée par le médecin
généraliste (51), laisse une énième possibilité d’aborder les IST avec ces jeunes filles par une
des IST.
Ne laissons pas l’éducation nationale se charger toute seule de cette obligation d’information
sur les IST surtout que la loi sur l’information sexuelle à l’école n’est tout simplement pas
34
appliquée (20,31), informons les adolescents sur toutes les IST, expliquons-leur comment s’en
Mettons dans nos salles d’attente des affiches, des vidéos, laissons-leur à disposition des
plaquettes d’information, des flyers, des adresses utiles de sites internet sur les IST, et
n’oublions pas de leur rappeler que nous sommes là pour leur donner des informations mais
aussi que nous sommes à leur écoute et à leur disposition pour poser toute sorte de question.
35
BIBLIOGRAPHIE
1. OMS | Santé sexuelle [Internet]. WHO. [cité 23 mai 2016]. Disponible sur:
[Link]
2. Le VIH/SIDA et les autres IST [Internet]. On sexprime. [cité 11 juin 2016]. Disponible
sur: [Link]
thematiques/Maladies-infectieuses/VIH-sida-IST/Infection-a-VIH-et-sida/Actualites/Infection-
par-le-VIH-SIDA-et-les-IST.-Point-epidemiologique-du-23-novembre-2015
thematiques/Maladies-infectieuses/VIH-sida-IST/Infections-sexuellement-transmissibles-
IST/Bulletins-des-reseaux-de-surveillance-des-IST
7. Plan national de lutte contre le SIDA et les IST 2010-2014. 2010 nov.
[Link]
(130):60‑7.
36
10. Brouard C, Pioche C, Léon L, Lot F, Pillonel J, Larsen C. Incidence et modes de
2016;(13-14):237‑43.
Informations et ressources pour les professionnels de santé. [Internet]. p. 11. Disponible sur:
[Link]
13. Riquet M. Les besoins d’éducation à la vie affective et sexuelle exprimés par les
14. Observatoire régional de la santé des Pays de la Loire. Baromètre santé jeunes : Vie
2010.
15. Observatoire régional de la santé des Pays de la Loire. Santé des jeunes de 15 à 24 ans
[Link]
des-jeunes-de-15-a-24-ans
16. Inovagora. Santé mentale et jeunes - Santé mentale et... - Troubles psychiques -
psychiques/Sante-mentale-et/Sante-mentale-et-jeunes
17. OMS | Adolescents: risques sanitaires et solutions [Internet]. WHO. [cité 26 mars
[Link]
37
19. Organisation mondiale de la santé (OMS). Apporter les bases de la santé sexuelle et
[Link]
21. Larousse É. Encyclopédie Larousse en ligne - les Mauges [Internet]. [cité 5 juill 2017].
[Link]
23. Inpes. Le livre des infections sexuellement transmissibles [Internet]. 2016 [cité 24 août
[Link]
des études économiques; 2017 juin [cité 7 juill 2017]. Disponible sur:
[Link]
[Internet]. Institut national de la statistique et des études économiques; 2017 déc [cité 14 oct
26. Steinecker M, Chastang J, Université Pierre et Marie Curie (Paris), UFR de médecine
Pierre et Marie Curie. Connaissances des patients sur les infections sexuellement transmissibles
au centre de santé de Vitry sur Seine: comparaison de la population consultant dans le cadre
2014.
de la Santé d’Ile de France. (O.R.S.I.F.). Paris. FRA, et al. Les connaissances, attitudes,
38
croyances et comportements face au VIH/sida en France. Evolutions 1992 - 1994 - 1998-2001-
2004. Etude ANRS-EN15-KABP 2004. Paris: ORS Ile-de-France; 2005 nov p. 200p. Report No.:
2-7371-1115-3.
28. Baggaley RF, White RG, Boily M-C. HIV transmission risk through anal intercourse:
systematic review, meta-analysis and implications for HIV prevention. Int J Epidemiol. août
2010;39(4):1048‑63.
29. ALBAGLY M, Université de Nice Sophia Antipolis. Nice. FRA. État des lieux des
30. SABONI L, BELTZER N. Vingt ans d’évolution des connaissances, attitudes, croyances
[Link]
à nos ados ? Pour éviter les grossesses non prévues chez les jeunes filles [Internet]. Odile
[Link]
parlait-de-sexe-a-nos-ados-_9782738127563.php
2008;4(8):376‑81.
Couverture vaccinale du schéma complet à 16 ans [Internet]. 2016 avr. Disponible sur:
[Link]
prevention-vaccinale/Couverture-vaccinale/Donnees/Papillomavirus-humains
39
34. Ministère des Affaires sociales et de la Santé, Santé publique France. Calendrier des
un jour donné auprès de 232 lycéens (Caen). Med Med FACTUELLE NOS Prat. févr
2006;2(2):84‑9.
37. Roussillon R. 1. L’adolescent modèle [Internet]. De Boeck Supérieur; 2012 [cité 5 mars
[Link]/[Link]?ID_ARTICLE=DBU_MORHA_2009_01_0017
healthcare providers view each other? An overview of key themes. Br J Gen Pract. oct
2001;51(471):811‑6.
39. Lacotte-Marly E. Les jeunes et leur médecin traitant: pour une meilleure prise en charge
des conduites à risque [Thèse d’exercice]. [France]: Université René Descartes (Paris). Faculté
40. Gignon M, Idris H, Manaouil C, Ganry O. The waiting room: vector for health education?
41. Ward K, Hawthorne K. Do patients read health promotion posters in the waiting room?
Animated Video vs Pamphlet: Comparing the Success of Educating Parents About Proper
40
43. Calderon Y, Cowan E, Nickerson J, Mathew S, Fettig J, Rosenberg M, et al. Educational
44. WICKE D, LORGE R, COPPIN R, JONES K. The Effectiveness of Waiting Room Notice-
46. Onsexprime - Toutes les vidéos [Internet]. On sexprime. [cité 15 oct 2017]. Disponible
sur: [Link]
accompanied by a third party: comparative analysis of representations and how they evolve
(I.N.S.E.R.M.). Paris. FRA. Les adolescents face aux soins. La consultation, l’hospitalisation.
t-il pas baissé en France depuis 30 ans? Popul Sociétés. décembre 2004;(407).
d’Ile de France. (O.R.S.I.F.). Paris. FRA, Société Mutualiste des Etudiants de la Région
Parisienne. (S.M.E.R.E.P.). Paris. FRA. Santé et recours aux soins des étudiants affiliés à la
Smerep. Paris: ORS Ile-de-France; 2002 sept p. 172p. Report No.: 2-7371-1467-5.
41
LISTE DES FIGURES
Figure 3 : Taux de connaissances des symptômes évocateurs d’IST chez les adolescents des
Figure 4 : Comparaison des connaissances sur la vaccination comme protection des IST entre
Figure 5 : Comparaison des connaissances sur la protection des IST entre les garçons et les
Figure 6 : Comparaison des connaissances des symptômes des IST entre le groupe ayant parlé
des IST avec leur médecin et le groupe n’ayant pas abordé le sujet (p=0,0078) ............... 20
Figure 7 : Comparaison des connaissances sur la vaccination contre les IST entre le groupe
ayant parlé des IST avec leur médecin et le groupe n’ayant pas abordé le sujet (p=0,002) . 21
Figure 8 : Comparaison des connaissances sur la protection des IST entre le groupe ayant
parlé des IST avec leur médecin et le groupe n’ayant pas abordé le sujet (p=0,0205) ........ 21
42
LISTE DES TABLEAUX
Tableau II : Connaissances du nom des IST chez les adolescents des Mauges ................... 13
Tableau III : Comparaison des connaissances du nom des IST entre les filles et les garçons15
Tableau IV : Connaissances des lieux d’information sur les IST (n=292) .......................... 17
Tableau V : Taux de connaissances des lieux ressources d’information sur les IST (n=292) 18
Tableau VII : Connaissances des lieux de dépistage des IST (n=292) .............................. 19
Tableau VIII : Comparaison des connaissances du nom des IST entre le groupe qui en a parlé
ligérienne ................................................................................................................ 24
43
TABLE DES MATIÈRES
RÉSUMÉ ................................................................................................................... 2
INTRODUCTION ....................................................................................................... 4
MÉTHODES .............................................................................................................. 8
1. La population ............................................................................................... 8
2. Le questionnaire .......................................................................................... 9
3. L’analyse statistique .................................................................................. 10
RÉSULTATS ............................................................................................................ 11
1. Effectif de la population étudiée ................................................................ 11
2. Caractéristiques de l’échantillon ................................................................ 11
3. Connaissances des adolescents des Mauges sur les IST ............................. 13
3.1. Leurs noms .................................................................................................. 13
3.2. Leurs symptomatologies ................................................................................ 14
3.2.1. Connaissance des symptômes ......................................................................... 14
3.2.2. Connaissance du caractère asymptomatique possible de l’IST ............................. 14
3.3. Leur contagiosité .......................................................................................... 14
3.4. Leurs modes de transmission .......................................................................... 14
3.5. Les moyens de protection .............................................................................. 14
3.6. Comparaison des connaissances entre les groupes fille et garçon ......................... 15
3.6.1. Leurs noms .................................................................................................. 15
3.6.2. Leur symptomatologie ................................................................................... 15
3.6.3. Leur contagiosité .......................................................................................... 15
3.6.4. Leurs modes de transmission .......................................................................... 15
3.6.5. Les moyens de protection .............................................................................. 16
3.7. Les lieux ressources d’information ................................................................... 17
3.8. Le dépistage................................................................................................. 18
3.8.1. Son intérêt ................................................................................................... 18
3.8.2. Ses modalités ............................................................................................... 18
3.8.3. Les lieux où l’on peut se faire dépister ............................................................. 18
3.8.4. Les centres spécialisés dans l’information et le dépistage des IST ........................ 19
4. Abord des IST avec leur médecin généraliste ............................................ 19
4.1. État des lieux ............................................................................................... 19
4.2. Lien connaissances des IST et abord avec le médecin généraliste ........................ 19
4.2.1. Connaissance des symptômes ......................................................................... 19
4.2.2. Les moyens de protection .............................................................................. 20
4.2.3. Leurs noms .................................................................................................. 22
4.2.4. Connaissance du caractère asymptomatique possible de l’IST ............................. 22
4.2.5. Leur contagiosité .......................................................................................... 22
4.2.6. Leurs modes de transmission .......................................................................... 22
4.3. Utilité de parler des IST à leur médecin généraliste selon les adolescents ............. 22
DISCUSSION ET CONCLUSION ............................................................................... 23
1. Discussion ................................................................................................. 23
1.1. Évaluation de la population et biais.................................................................. 23
44
1.2. Validité de l’étude ......................................................................................... 25
1.3. Les connaissances des IST des adolescents ...................................................... 25
1.3.1. Leurs noms et symptômes ............................................................................. 25
1.3.2. Le caractère asymptomatique des IST.............................................................. 26
1.3.3. La contagiosité des IST .................................................................................. 26
1.3.4. Les modes de transmission des IST ................................................................. 26
1.3.5. Les modes de protection des IST ..................................................................... 27
a) Le préservatif.......................................................................................... 27
b) La vaccination ......................................................................................... 28
c) Les deux ................................................................................................ 28
1.3.6. Les lieux ressources d’information sur les IST ................................................... 28
1.3.7. Le dépistage................................................................................................. 30
1.4. L’abord des IST avec le médecin généraliste ..................................................... 30
1.5. Les attentes des adolescents .......................................................................... 31
1.5.1. Envers leur médecin généraliste ...................................................................... 31
1.5.2. Dans les salles d’attente ................................................................................ 32
2. Conclusion et perspectives ........................................................................ 33
BIBLIOGRAPHIE .................................................................................................... 36
LISTE DES FIGURES ............................................................................................... 42
LISTE DES TABLEAUX ............................................................................................ 43
TABLE DES MATIÈRES ............................................................................................ 44
ANNEXES .................................................................................................................. I
1. Mail aux directeurs et proviseurs .................................................................. I
1.1. Mail.............................................................................................................. I
1.2. Lettre jointe au mail ....................................................................................... II
2. Lettre d’information à l’intention des parents d’élève ou de leur représentant
légal III
3. Formulaire de consentement ...................................................................... IV
4. Questionnaire distribué aux élèves .............................................................. V
5. Lettre d’information accompagnant le questionnaire .................................. XI
45
ANNEXES
Je vous sollicite donc à ce jour afin que vous me donniez votre accord pour que je puisse
intervenir dans votre établissement expliquer mon projet et remettre mes questionnaires aux
élèves de seconde dont nous aurons récupéré l’accord parental.
Je vous joins ma justification de projet de thèse afin d’expliquer le contexte qui me mène à
me poser cette question ainsi que le questionnaire que je souhaite distribuer.
Ma directrice de thèse, Pr BARON Céline, vous a également adressé un courrier que je vous
joins.
Amélie CHARRIER-COUTOLLEAU
interne de 6ème semestre de médecine générale
I
1.2. Lettre jointe au mail
Madame, Monsieur,
Vous avez été sollicités par Amélie CHARRIER, interne de Médecine Générale, qui
souhaite faire sa thèse sur les connaissances des adolescents concernant les Infections
Sexuellement Transmissibles (IST) et je vous remercie de l’accueil que vous lui avait fait.
Directrice de sa thèse, je souhaite vous préciser le cadre de cette étude et ses modalités afin
que vous puissiez comprendre notre démarche auprès de vous.
La population cible de cette recherche est celle des lycéens en seconde et le mode de recueil
des informations auprès d’eux dans leur lieu d’enseignement parait le plus faisable.
Pour cela nous sollicitons votre accord pour que la distribution du questionnaire puisse se
réaliser selon vos disponibilités dans le respect du fonctionnement de votre établissement.
L’interne vous proposera de venir sur place pour transmettre et recueillir elle-même les
questionnaires.
Auparavant il sera nécessaire de recueillir le consentement des parents pour que leur enfant
puisse participer à l’étude. (Ci-joint le document)
Comme convenu, nous vous transmettons le questionnaire que devront remplir les élèves
ainsi que la lettre d’information et la demande de consentement destinées aux parents.
En espérant vous avoir fourni les renseignements nécessaires qui vous permettront de
répondre à notre demande de réalisation de l’étude dans votre établissement, nous vous
remercions de votre attention.
Céline BARON
24 novembre 2016
II
2. Lettre d’information à l’intention des parents d’élève ou de
leur représentant légal
Angers, le 28/11/2016
Madame, monsieur,
Les résultats de cette étude pourront vous être adressés, si vous le souhaitez.
En vous remerciant par avance pour votre aide,
Amélie CHARRIER.
III
3. Formulaire de consentement
Titre du travail : Les IST : Etat des lieux des connaissances des adolescents de
la région des Mauges.
Je soussigné(e) ___________________________________
Né(e) le______________________
Je donne mon consentement pour que mon fils/ ma fille participe à cette étude
Je consens à ce que les données du questionnaire soient utilisées pour la formation et la re-
cherche au sein de l’UFR Santé de l’Université d'Angers.
A __________________, le__________________
Signature:
*Déclaration de révocation:
Signature:
!1
IV
4. Questionnaire distribué aux élèves
1/ Etes-vous : un garçon □ une fille □
5/ Parmi ces maladies, quelles sont celles qui sont des infections sexuellement transmissibles
(IST) ?
SIDA / VIH : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
Herpès : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
Mycose génitale / vaginale : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
Tétanos : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
Syphilis : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
Chlamydiae : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
Gonocoque : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
Mononucléose : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
V
Infections à papillomavirus humains : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
Infections urinaires : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
Trichomonase : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
Hépatite B : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
Varicelle : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
Gale : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
6/ Quels signes sont beaucoup, un peu ou pas du tout évocateurs d'une IST ?
Brûlures urinaires :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Présence au niveau des organes génitaux (pénis, vulve, vagin) de :
Vésicules (bulles/cloques) :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Boutons :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Verrues :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Fièvre :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Douleurs musculaires :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Ganglions (boules dans le cou, les aisselles...) :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Eruption (plaques, tâches, boutons) de la peau :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Ecoulement urétral (au niveau du pénis) :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Pertes vaginales :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Ictère / Teint jaune / Jaunisse :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Maux de tête :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
VI
Douleurs abdominales :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Douleurs/gène lors des rapports sexuels :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Fatigue :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Angine :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Diarrhées :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Ecoulement et/ou boutons anaux :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Démangeaisons des organes génitaux :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
10/ Comment pouvez-vous vous protéger des IST (plusieurs choix possibles) ?
Par le préservatif □
Par la vaccination □
Par l'utilisation d'un savon antiseptique □
Par le retrait du pénis avant l'éjaculation □
VII
11/ Où pouvez-vous trouver des informations sur les IST (plusieurs choix possibles) ?
Chez votre médecin généraliste □
Dans un Centre Gratuit d'Information, de Dépistage et de Diagnostic (CeGIDD) □
Dans un Centre de Planification et d'Education Familial (CPEF) □
Dans un Centre d'Information, de Dépistage et de Diagnostics des IST (CIDDIST) □
Dans votre pharmacie □
A l'école □
Dans les médias (TV, internet) □
Ne sait pas □
12/ Auprès de qui pouvez-vous trouver des informations sur les IST (plusieurs choix
possibles) ?
De votre médecin généraliste □
Des infirmières scolaires □
Des pharmaciens □
Des infirmiers libéraux □
Du personnel de laboratoires □
Des éducateurs □
Des enseignants □
De votre entourage familial □
De votre entourage amical □
Ne sait pas □
13/ Quel est l'intérêt du dépistage des IST (plusieurs choix possibles) ?
Savoir si on a contracté une IST sans signe visible □
Pouvoir être soigné rapidement □
Eviter de transmettre le virus □
Informer mes partenaires pour qu'ils se soignent □
Ne sait pas □
VIII
14/ Comment se fait-on dépister des IST (plusieurs choix possibles) ?
Une prise de sang Oui □ Non □ Ne sait pas □
Une analyse d'urine Oui □ Non □ Ne sait pas □
Un prélèvement de salive Oui □ Non □ Ne sait pas □
Un auto-prélèvement vaginal Oui □ Non □ Ne sait pas □
Un prélèvement d'écoulements du pénis Oui □ Non □ Ne sait pas □
15/ Où pouvez-vous vous faire dépister des IST (plusieurs choix possibles) ?
Chez votre médecin généraliste puis au laboratoire de votre choix □
Dans des centres spécialisés □
A l'hôpital □
A l'école □
Ne sait pas □
IX
19/ Si non, pensez-vous qu'il serait utile qu'il parle des IST avec vous ?
Oui □ Non □
20/ Pensez-vous qu'il serait utile qu'il mette à disposition des sources d'information sur les IST
telles que flyers, affiches dans son bureau et/ou sa salle d'attente ?
Oui □ Non □
21/ Souhaiteriez-vous en parler avec votre médecin généraliste ?
Oui □ Non □
X
5. Lettre d’information accompagnant le questionnaire
En vous remerciant par avance pour le temps que vous y consacrerez, soyez assuré de toute
ma reconnaissance.
Cordialement,
Amélie CHARRIER-COUTOLLEAU
1/5
XI
CHARRIER-COUTOLLEAU Amélie
Les IST : État des lieux des connaissances des adolescents de la région des Mauges
RÉSUMÉ