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Psycho

Le document présente une thèse sur l'état des lieux des connaissances des adolescents concernant les infections sexuellement transmissibles (IST) dans la région des Mauges. Il inclut des remerciements aux membres du jury, aux enseignants, aux proviseurs, aux élèves et à la famille de l'auteur pour leur soutien dans la réalisation de ce travail. La thèse vise à évaluer et améliorer la sensibilisation des jeunes sur les IST.

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Le document présente une thèse sur l'état des lieux des connaissances des adolescents concernant les infections sexuellement transmissibles (IST) dans la région des Mauges. Il inclut des remerciements aux membres du jury, aux enseignants, aux proviseurs, aux élèves et à la famille de l'auteur pour leur soutien dans la réalisation de ce travail. La thèse vise à évaluer et améliorer la sensibilisation des jeunes sur les IST.

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LES IST : ÉTAT DES LIEUX

DES CONNAISSANCES DES


ADOLESCENTS DANS LA
RÉGION DES MAUGES

Membres du jury
Monsieur le Professeur CAILLIEZ Éric | Président
Madame le Professeur BARON Céline | Directrice
Madame le Docteur DE CASABIANCA Catherine | Membre
Madame le Docteur RABIER Valérie | Membre
Monsieur le Docteur VANDAMME Yves-Marie | Membre
ENGAGEMENT
DE NON PLAGIAT
LISTE DES ENSEIGNANTS DE L’UFR SANTÉ D’ANGERS

Directeur de l'UFR : Pr Nicolas LEROLLE


Directeur adjoint de l'UFR et directeur du département de pharmacie : Pr Frédéric LAGARCE
Directeur du département de médecine : Pr Cédric ANNWEILER

PROFESSEURS DES UNIVERSITÉS


ABRAHAM Pierre Physiologie Médecine
ASFAR Pierre Réanimation Médecine
AUBE Christophe Radiologie et imagerie médicale Médecine
AUDRAN Maurice Rhumatologie Médecine
AZZOUZI Abdel Rahmène Urologie Médecine
BARON-HAURY Céline Médecine générale Médecine
BARTHELAIX Annick Biologie cellulaire Médecine
BATAILLE François-Régis Hématologie ; transfusion Médecine
BAUFRETON Christophe Chirurgie thoracique et cardiovasculaire Médecine
BEAUCHET Olivier Gériatrie et biologie du vieillissement Médecine
BENOIT Jean-Pierre Pharmacotechnie Pharmacie
BEYDON Laurent Anesthésiologie-réanimation Médecine
BIZOT Pascal Chirurgie orthopédique et traumatologique Médecine
BONNEAU Dominique Génétique Médecine
BOUCHARA Jean-Philippe Parasitologie et mycologie Médecine
BRIET Marie Pharmacologie Médecine
CAILLIEZ Éric Médecine générale Médecine
CALES Paul Gastroentérologie ; hépatologie Médecine
CAMPONE Mario Cancérologie ; radiothérapie Médecine
CAROLI-BOSC François-Xavier Gastroentérologie ; hépatologie Médecine
CHABASSE Dominique Parasitologie et mycologie Médecine
CHAPPARD Daniel Cytologie et histologie Médecine
CONNAN Laurent Médecine générale Médecine
COUTANT Régis Pédiatrie Médecine
COUTURIER Olivier Biophysique et médecine nucléaire Médecine
CUSTAUD Marc-Antoine Physiologie Médecine
DARSONVAL Vincent Chirurgie plastique, reconstructrice et Médecine
esthétique
DE BRUX Jean-Louis Chirurgie thoracique et cardiovasculaire Médecine
DESCAMPS Philippe Gynécologie-obstétrique Médecine
DIQUET Bertrand Pharmacologie Médecine
DUVAL Olivier Chimie thérapeutique Pharmacie
DUVERGER Philippe Pédopsychiatrie Médecine
ENON Bernard Chirurgie vasculaire ; médecine vasculaire Médecine
EVEILLARD Mathieu Bactériologie-virologie Pharmacie
FANELLO Serge Épidémiologie ; économie de la santé et Médecine
prévention
FAURE Sébastien Pharmacologie physiologie Pharmacie
FOURNIER Henri-Dominique Anatomie Médecine
FURBER Alain Cardiologie Médecine
GAGNADOUX Frédéric Pneumologie Médecine
GARNIER François Médecine générale Médecine
GARRE Jean-Bernard Psychiatrie d'adultes Médecine
GOHIER Bénédicte Psychiatrie d'adultes Médecine
GRANRY Jean-Claude Anesthésiologie-réanimation Médecine
GUARDIOLA Philippe Hématologie ; transfusion Médecine
GUILET David Chimie analytique Pharmacie
HAMY Antoine Chirurgie générale Médecine
HUEZ Jean-François Médecine générale Médecine
HUNAULT-BERGER Mathilde Hématologie ; transfusion Médecine
IFRAH Norbert Hématologie ; transfusion Médecine
JARDEL Alain Physiologie Pharmacie
JEANNIN Pascale Immunologie Médecine
JOLY-GUILLOU Marie-Laure Bactériologie-virologie ; hygiène hospitalière Médecine
LACCOURREYE Laurent Oto-rhino-laryngologie Médecine
LAGARCE Frédéric Biopharmacie Pharmacie
LARCHER Gérald Biochimie et biologie moléculaires Pharmacie
LASOCKI Sigismond Anesthésiologie-réanimation Médecine
LAUMONIER Frédéric Chirurgie infantile Médecine
LEFTHERIOTIS Georges Physiologie Médecine
LEGRAND Erick Rhumatologie Médecine
LERMITE Emilie Chirurgie générale Médecine
LEROLLE Nicolas Réanimation Médecine
LUNEL-FABIANI Françoise Bactériologie-virologie ; hygiène hospitalière Médecine
MARCHAIS Véronique Bactériologie-virologie Pharmacie
MARTIN Ludovic Dermato-vénéréologie Médecine
MENEI Philippe Neurochirurgie Médecine
MERCAT Alain Réanimation Médecine
MERCIER Philippe Anatomie Médecine
MILEA Dan Ophtalmologie Médecine
PAPON Nicolas Parasitologie et mycologie Pharmacie
PASSIRANI Catherine Chimie générale Pharmacie
PELLIER Isabelle Pédiatrie Médecine
PICHARD Éric Maladies infectieuses ; maladies tropicales Médecine
PICQUET Jean Chirurgie vasculaire ; médecine vasculaire Médecine
PODEVIN Guillaume Chirurgie infantile Médecine
PROCACCIO Vincent Génétique Médecine
PRUNIER Fabrice Cardiologie Médecine
REYNIER Pascal Biochimie et biologie moléculaire Médecine
RICHARD Isabelle Médecine physique et de réadaptation Médecine
RICHOMME Pascal Pharmacognosie Pharmacie
RODIEN Patrice Endocrinologie, diabète et maladies Médecine
métaboliques
ROHMER Vincent Endocrinologie, diabète et maladies Médecine
métaboliques
ROQUELAURE Yves Médecine et santé au travail Médecine
ROUGE-MAILLART Clotilde Médecine légale et droit de la santé Médecine
ROUSSEAU Audrey Anatomie et cytologie pathologiques Médecine
ROUSSEAU Pascal Chirurgie plastique, reconstructrice et Médecine
esthétique
ROUSSELET M.-Christine Anatomie et cytologie pathologiques Médecine
ROY Pierre-Marie Thérapeutique ; médecine d’urgence Médecine
SAINT-ANDRE Jean-Paul Anatomie et cytologie pathologiques Médecine
SAULNIER Patrick Biophysique pharmaceutique et biostatistique Pharmacie
SENTILHES Loïc Gynécologie-obstétrique Médecine
SERAPHIN Denis Chimie organique Pharmacie
SUBRA Jean-François Néphrologie Médecine
UGO Valérie Hématologie ; transfusion Médecine
URBAN Thierry Pneumologie Médecine
VENIER Marie-Claire Pharmacotechnie Pharmacie
VERNY Christophe Neurologie Médecine
WILLOTEAUX Serge Radiologie et imagerie médicale Médecine
ZAHAR Jean-Ralph Bactériologie-virologie ; hygiène hospitalière Médecine
ZANDECKI Marc Hématologie ; transfusion Médecine
MAÎTRES DE CONFÉRENCES
ANNAIX Véronique Biochimie et biologie moléculaires Pharmacie
ANNWEILER Cédric Gériatrie et biologie du vieillissement Médecine
AUGUSTO Jean-François Néphrologie Médecine
BAGLIN Isabelle Pharmaco-chimie Pharmacie
BASTIAT Guillaume Biophysique et biostatistique Pharmacie
BEAUVILLAIN Céline Immunologie Médecine
BELIZNA Cristina Médecine interne Médecine
BELLANGER William Médecine générale Médecine
BENOIT Jacqueline Pharmacologie et pharmacocinétique Pharmacie
BIGOT Pierre Urologie Médecine
BLANCHET Odile Hématologie ; transfusion Médecine
BOISARD Séverine Chimie analytique Pharmacie
BOURSIER Jérôme Gastroentérologie ; hépatologie Médecine
CAPITAIN Olivier Cancérologie ; radiothérapie Médecine
CASSEREAU Julien Neurologie Médecine
CHEVAILLER Alain Immunologie Médecine
CHEVALIER Sylvie Biologie cellulaire Médecine
CLERE Nicolas Pharmacologie Pharmacie
CRONIER Patrick Chirurgie orthopédique et traumatologique Médecine
DE CASABIANCA Catherine Médecine générale Médecine
DERBRE Séverine Pharmacognosie Pharmacie
DESHAYES Caroline Bactériologie virologie Pharmacie
DINOMAIS Mickaël Médecine physique et de réadaptation Médecine
DUCANCELLE Alexandra Bactériologie-virologie ; hygiène hospitalière Médecine
FERRE Marc Biologie moléculaire Médecine
FLEURY Maxime Immunologie Pharmacie
FORTRAT Jacques-Olivier Physiologie Médecine
HELESBEUX Jean-Jacques Chimie organique Pharmacie
HINDRE François Biophysique Médecine
JEANGUILLAUME Christian Biophysique et médecine nucléaire Médecine
JOUSSET-THULLIER Nathalie Médecine légale et droit de la santé Médecine
KEMPF Marie Bactériologie-virologie ; hygiène hospitalière Médecine
LACOEUILLE Franck Biophysique et médecine nucléaire Médecine
LANDREAU Anne Botanique Pharmacie
LE RAY-RICHOMME Anne-Marie Valorisation des substances naturelles Pharmacie
LEPELTIER Elise Chimie générale Nanovectorisation Pharmacie
LETOURNEL Franck Biologie cellulaire Médecine
LIBOUBAN Hélène Histologie Médecine
MALLET Sabine Chimie Analytique et bromatologie Pharmacie
MAROT Agnès Parasitologie et mycologie médicale Pharmacie
MAY-PANLOUP Pascale Biologie et médecine du développement et de Médecine
la reproduction
MESLIER Nicole Physiologie Médecine
MOUILLIE Jean-Marc Philosophie Médecine
NAIL BILLAUD Sandrine Immunologie Pharmacie
PAPON Xavier Anatomie Médecine
PASCO-PAPON Anne Radiologie et imagerie médicale Médecine
PECH Brigitte Pharmacotechnie Pharmacie
PENCHAUD Anne-Laurence Sociologie Médecine
PETIT Audrey Médecine et santé au travail Médecine
PIHET Marc Parasitologie et mycologie Médecine
PRUNIER Delphine Biochimie et biologie moléculaire Médecine
RIOU Jérémie Biostatistique Pharmacie
ROGER Emilie Pharmacotechnie Pharmacie
SCHINKOWITZ Andréas Pharmacognosie Pharmacie
SIMARD Gilles Biochimie et biologie moléculaire Médecine
TANGUY-SCHMIDT Aline Hématologie ; transfusion Médecine
TRICAUD Anne Biologie cellulaire Pharmacie
TURCANT Alain Pharmacologie Médecine

AUTRES ENSEIGNANTS
AMIARD Stéphane Informatique Médecine
AUTRET Erwan Anglais Médecine
BRUNOIS-DEBU Isabelle Anglais Pharmacie
CAVAILLON Pascal Pharmacie Industrielle Pharmacie
CHIKH Yamina Économie-Gestion Médecine
FISBACH Martine Anglais Médecine
LAFFILHE Jean-Louis Officine Pharmacie
LETERTRE Elisabeth Coordination ingénierie de formation Médecine
O’SULLIVAN Kayleigh Anglais Médecine
À Monsieur le Professeur CAILLIEZ,

REMERCIEMENTS Vous me faites l'honneur d’avoir accepté de présider cette thèse, je vous en suis
reconnaissante et vous en remercie.

À ma directrice de thèse Madame le Professeur BARON Céline,


Je vous remercie d'avoir accepté de diriger ma thèse, de m'avoir aidée et éclairée pour sa
rédaction et d'avoir été tant disponible. Je vous remercie pour vos précieux conseils et
votre rigueur qui m'ont guidée dans ce travail et pour vos relectures et corrections.

Aux Docteur DE CASABIANCA, Docteur RABIER et Docteur VANDAMME,


Je vous remercie d'avoir accepté de faire partie de mon jury de thèse.

Aux membres du Département de Médecine Générale de la Faculté d'Angers,


Je vous remercie de vos conseils lors d'échanges de mails, lors d'entrevues ou lors des
ateliers thèse.

Aux proviseurs et directeurs des lycées, M. CHERBONNNIER, Mme DELGERY, M.


PIAZZA, M. RIBOUX et M. TRICOIRE,
Aux infirmières scolaires, Mme BIRET, Mme CHIRON, Mme SUZINEAU et Mme
VALLÉE,
Aux conseillers principaux d'éducation et responsables de vie scolaire, M.
BRECHET, Mme GUILLEUX, Mme RAGNEAU et M. THIOT,
Vous avez pris le temps de vous intéresser à mon travail et avez permis la distribution des
questionnaires au sein de votre établissement. Sans votre aide, mon projet n'aurait pas
pu se concrétiser.

Aux élèves de seconde,


Je vous remercie d'avoir consacré du temps pour remplir mon questionnaire et d'avoir été
le plus honnête possible.

Aux parents d’élèves,


Je vous remercie de m’avoir donné votre accord pour que votre enfant remplisse mon
questionnaire et participe à mon étude.

À mes parents,
Je vous remercie pour tout. Sans vous, je n'en serais jamais arrivée là. Vous m'avez laissé
le choix de mes études, soutenue tout au long de mon parcours, permis d'accomplir ma
vocation et avez contribué à ma réussite. Merci d'avoir forgé celle que je suis devenue
aujourd'hui.

À mon époux François,


Je te remercie pour le bonheur que tu m'apportes et l'amour que tu me donnes depuis huit
années. Ta présence, ton soutien, ton écoute et ta patience dans les moments les plus
difficiles m'ont beaucoup aidée et fait avancer. Aujourd'hui, une page se tourne vers une
nouvelle étape de notre vie. Je t'aime de tout mon cœur.

À notre adorable fils Loën,


Qui émerveille notre vie depuis le 28 août 2015. Tu es ma raison d’être. Je t'aime.

À mes meilleures amies : Amélie, Charlotte, Laëtitia, Ludivine, Marion et


Mélissa,
Je vous remercie d'être toujours présentes à mes côtés. Que nos « soirées filles »
perdurent éternellement.
REMERCIEMENTS À mes deux frères : Maxime et Valentin,
Je vous remercie de m’avoir aidée à grandir entre vous et de m’avoir laissé une place de
grande et petite sœur. Merci pour ces moments conviviaux passés et à venir.

À mes grands-mères, mes oncles et tantes, mes cousins et cousines, ma belle-


famille,
Merci pour votre présence, votre soutien et tous vos mots d'encouragement. Tous les
moments que je peux partager avec vous sont précieux.

À mes amis,
Merci pour les bons moments qu’on peut partager ensemble.

À mes maîtres de stage,


Dr AUBE-BOUREAU, Dr BICKERT, Dr GABARD, Dr GUÉRIN et Dr NIVAULT, merci de m'avoir
confortée dans mon choix de la médecine générale. Merci de m'avoir fait partager votre
expérience et votre amour de cette spécialité. Vous avez édifié le médecin généraliste que
je deviendrai.

À tous ceux qui ont croisé ma route,


Merci d'avoir fait de moi ce que je suis aujourd'hui.
Liste des abréviations

CDAG Centre de dépistage anonyme et gratuit


CeGIDD Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic
CIDDIST Centre d’information, de dépistage et de diagnostic des IST
CPEF Centre de planification et d’éducation familiale
HAS Haute Autorité de Santé
HIV Human Immunodeficiency Virus
HON Health On the Net
HPV Human Papillomavirus
INPES Institut National de Prévention et d’Éducation pour la Santé
INSEE Institut National de la Statistique et des Études Économiques
InVS Institut de Veille Sanitaire
IST Infection Sexuellement Transmissible
KABP Knowledge, Attitudes, Beliefs and Practices
OMS Organisation mondiale de la santé
ORL Oto-rhino-laryngologie
SIDA Syndrome de l’immunodéficience acquise
STI Sexually Transmitted Infection
TV Télévision
VHB Virus de l’hépatite B
VIH Virus de l’immunodéficience humaine
Plan

RÉSUMÉ
INTRODUCTION
MÉTHODES
1. La population
2. Le questionnaire
3. L’analyse statistique
RÉSULTATS
1. Effectif de la population étudiée
2. Caractéristiques de l’échantillon
3. Connaissances des adolescents des Mauges sur les IST
3.1. Leurs noms
3.2. Leurs symptomatologies
3.2.1. Connaissance des symptômes
3.2.2. Connaissance du caractère asymptomatique possible de l’IST
3.3. Leur contagiosité
3.4. Leurs modes de transmission
3.5. Les moyens de protection
3.6. Comparaison des connaissances entre les groupes fille et garçon
3.6.1. Leurs noms
3.6.2. Leur symptomatologie
3.6.3. Leur contagiosité
3.6.4. Leurs modes de transmission
3.6.5. Les moyens de protection
3.7. Les lieux ressources d’information
3.8. Le dépistage
3.8.1. Son intérêt
3.8.2. Ses modalités
3.8.3. Les lieux où l’on peut se faire dépister
3.8.4. Les centres spécialisés dans l’information et le dépistage des IST
4. Abord des IST avec leur médecin généraliste
4.1. État des lieux
4.2. Lien connaissances des IST et abord avec le médecin généraliste
4.2.1. Connaissance des symptômes
4.2.2. Les moyens de protection
4.2.3. Leurs noms
4.2.4. Connaissance du caractère asymptomatique possible de l’IST
4.2.5. Leur contagiosité
4.2.6. Leurs modes de transmission
4.3. Utilité de parler des IST à leur médecin généraliste selon les adolescents
DISCUSSION ET CONCLUSION
1. Discussion
1.1. Évaluation de la population et biais
1.2. Validité de l’étude
1.3. Les connaissances des IST des adolescents
1.3.1. Leurs noms et symptômes
1.3.2. Le caractère asymptomatique des IST
1.3.3. La contagiosité des IST
1.3.4. Les modes de transmission des IST
1.3.5. Les modes de protection des IST
a) Le préservatif
b) La vaccination
c) Les deux
1.3.6. Les lieux ressources d’information sur les IST
1.3.7. Le dépistage
1.4. L’abord des IST avec le médecin généraliste
1.5. Les attentes des adolescents
1.5.1. Envers leur médecin généraliste
1.5.2. Dans les salles d’attente
2. Conclusion et perspectives
BIBLIOGRAPHIE
LISTE DES FIGURES
LISTE DES TABLEAUX
TABLE DES MATIÈRES
ANNEXES
1. Mail aux directeurs et proviseurs
1.1. Mail
1.2. Lettre jointe au mail
2. Lettre d’information à l’intention des parents d’élève ou de leur
représentant légal
3. Formulaire de consentement
4. Questionnaire distribué aux élèves
5. Lettre d’information accompagnant le questionnaire
LES IST : ÉTAT DES LIEUX DES CONNAISSANCES
DES ADOLESCENTS DANS LA RÉGION DES
MAUGES
CHARRIER-COUTOLLEAU Amélie
Interne de l’UFR Santé de l’université d’Angers

DES de médecine générale

1
RÉSUMÉ

Introduction : Le nombre de contaminations par IST augmente chaque année en France. Les

différentes structures d’information sur ces IST manquent de visibilité et se font rares, surtout

en milieu rural. L’objectif de ce travail est de savoir quelles connaissances sur les IST ont les

adolescents d’un milieu rural.

Sujets et Méthodes : Il s’agit d’une étude quantitative, descriptive et transversale réalisée en

mai et juin 2017 à l’aide d’un questionnaire anonyme, construit à partir de la littérature,

comportant 21 questions fermées et distribué aux lycéens volontaires de seconde de la région

des Mauges ayant eu l’accord parental et celui du chef de leur établissement.

Résultats : Au total, 292 questionnaires ont été recueillis. Le VIH est connu pour être une IST

chez 287 adolescents (98,63%). Les autres IST le sont pour moins de 33% d’entre eux. 109

(37,33%) connaissent fortement les symptômes évocateurs d’IST, 159 (54,45%)

moyennement. 235 (80,48%) connaissent la voie de transmission vaginale, 109 (37,33%)

celle oro-génitale et 110 (37,67%) celle anale. 290 (99,32%) nomment le préservatif comme

moyen de protection et 139 (47,60%) la vaccination. 283 (96,92%) savent que le médecin

généraliste est une source d’information. 140 (47,95%) connaissent l’intérêt du dépistage et

48 (16,49%) connaissent les quatre méthodes : prélèvements sanguin, urétral, vaginal et

urinaire. 277 (95,52%) connaissent au moins un lieu où se faire dépister. 23 (7,90%) ont parlé

des IST avec leur médecin généraliste. 170 (63,67%) disent qu’il serait utile de lui en parler

et 238 (88,81%) de leur mettre à disposition dans la salle d’attente des documents les

informant sur les IST.

Les filles connaissent mieux les IST que les garçons : 20,37% contre 7,75% pour le

chlamydiae, 15,53% contre 7,03% pour le gonocoque et 27,5% contre 14,84% pour l’herpès.

Elles connaissent mieux comment s’en protéger : 46,3% contre 23,85%.

2
Le groupe qui a parlé des IST avec son médecin généraliste connaît mieux comment s’en

protéger : 60,87% contre 33,96%.

Conclusion : Les adolescents des milieux ruraux ne connaissent pas beaucoup les IST. Le

médecin généraliste devrait jouer un rôle majeur dans cette information et sensibiliser les

adolescents à la prévention contre les IST. La vérification des vaccinations ou la première

prescription de contraception sont des opportunités pour les aborder. Utiliser des affiches ou

encore des vidéos en salle d’attente est une alternative pertinente et adaptée pour parler de

prévention à ces adolescents ambivalents qui trouvent utile d’en parler mais ne souhaitent pas

le faire.

3
INTRODUCTION

Selon l'OMS, la santé sexuelle est « un état de bien-être physique, mental et social dans le

domaine de la sexualité qui requiert une approche positive et respectueuse de la sexualité et

des relations sexuelles, ainsi que la possibilité d’avoir des expériences sexuelles qui soient

sources de plaisir et sans risque, libres de toute coercition, discrimination ou violence » (1).

Il existe deux principaux risques : une grossesse non désirée et les infections sexuellement

transmissibles (IST).

Ces dernières sont dues à des virus ou bactéries qui se transmettent lors de tous types de

relations sexuelles non ou mal protégées. Le syndrome de l'immunodéficience acquise (SIDA),

l'hépatite B, les infections à papillomavirus humains, l'herpès génital, les infections à

chlamydiae, les gonococcies, la trichomonase et la syphilis font partie de ces IST.

Elles peuvent toutes avoir de graves complications telles que la stérilité pour la gonococcie ou

la chlamydiose, le cancer du foie pour l'hépatite B, l'herpès néonatal neurologique ou

systémique, les cancers ORL, ano-rectaux, du pénis et du col de l'utérus pour l'infection à

papillomavirus humain, une atteinte neurologique pour la syphilis, des pathologies

opportunistes comme des tumeurs et des infections entraînant le décès pour le SIDA (2,3).

Malheureusement, le nombre de contaminations augmente chaque année en France : en 2014,

plus de 1100 cas de syphilis récente (moins d'un an), plus de 1200 nouveaux cas de

gonococcies, plus de 14000 nouveaux cas de chlamydioses, près de 6600 découvertes de

séropositivité à VIH (4–9) et 291 nouveaux cas d’hépatite B aiguë en 2013 (10).

Il est donc indispensable pour « avoir des relations sexuelles […] sans risque » de pouvoir se

protéger systématiquement de toutes ces IST et donc de leurs complications graves par le

4
préservatif lors de toute relation sexuelle. Pour certaines d'entre elles comme l'hépatite B et

les infections à papillomavirus humains, une prévention par la vaccination existe.

Les IST passent souvent inaperçues dans un premier temps, le dépistage permet donc de

savoir si on est porteur d'une IST.

Il est important de se faire dépister régulièrement par une recherche de ces IST dans les urines

pour le chlamydiae et le gonocoque, dans le sang pour le VIH, l'hépatite B et la syphilis ou par

un frottis cervico-utérin pour les papillomavirus humains.

Ces personnes asymptomatiques pourront alors être prises en charge, recevoir un traitement

ainsi que leurs partenaires ce qui réduira le risque de transmission (2,3,5,6,8,9,11).

Pour cela, une information de toute la population générale avant même les premiers rapports

sexuels afin de mieux connaître les IST et de s'en protéger efficacement est primordiale et

indispensable (6,9).

On peut retrouver cette information auprès de plusieurs ressources : le médecin généraliste,

les Centres de Planification et d'Education Familiale (CPEF), les Centres Gratuits d'Information,

de Dépistage et de Diagnostic (CeGIDD) constitués de la fusion des Centres de Dépistages

Anonymes et Gratuits (CDAG) et des Centres d'Information, de Dépistage et de Diagnostics

des IST (CIDDIST), internet, l'entourage, l'école, les pharmacies (12)…

Cependant, il peut être difficile de trouver des réponses à ses propres questions sur la santé

sexuelle car ces différentes structures manquent de visibilité (12,13). De plus, certaines de

celles-ci, notamment les centres spécialisés, se font rares en milieu rural et le médecin

généraliste est souvent le professionnel de santé de premier recours.

5
Selon l'Observatoire Régional de la Santé des Pays de la Loire, l'âge médian du premier rapport

sexuel est à 17,5 ans chez les Ligériens et le recours au dépistage est moins fréquent dans les

communes rurales (14,15).

De plus, la pratique du dépistage semble être un facteur prédictif fort de bonnes connaissances

sur les IST et le ministère de la santé, en France, recommande depuis 2011 de faire un test

de dépistage à toute personne de 15 à 70 ans au moins une fois dans sa vie avec un besoin

de le promouvoir le plus précocement possible (6,9,11).

L’adolescence est un passage, une transition entre l’enfance et l’âge adulte. C’est aussi une

construction sociale de relations amicales ou amoureuses avec des personnes extérieures à sa

famille, de découverte d’une sexualité adulte hétérosexuelle ou homosexuelle (16). Ce sont

donc eux les adolescents, lycéens et collégiens, âgés entre 10 et 19 ans (17), qu'il faut informer

le plus et mettre à leur disposition des ressources libres d'accès sur le dépistage et les IST.

L’évolution des mentalités, des comportements, du contexte social, juridique et médiatique

ainsi que celle de la contraception ont conduit le ministère de la jeunesse, de l'éducation

nationale et de la recherche à développer l'éducation à la sexualité en milieu scolaire comme

une composante essentielle de la construction de la personne et de l'éducation du citoyen. Ce

programme rentre, depuis 2003, dans une politique nationale de prévention et de réduction

des risques dans une période où l'adolescent est particulièrement vulnérable face aux IST

(18,19). Or, l'éducation à la sexualité dans les collèges est très peu mise en place ou est très

insuffisante du fait de la non obligation réelle de ce programme (18,20).

L’ensemble de ces constats concernant les informations sur les IST nous interroge sur les

connaissances qu’ont actuellement les adolescents des milieux ruraux en Maine-et-Loire.

6
L’étude se déroulera auprès des lycéens dans la région rurale des Mauges (21) de ce

département où il existe un seul CDAG-CPEF.

L’objectif principal de ce travail est de savoir quelles connaissances sur les IST ont les

adolescents d’un milieu rural.

Les objectifs secondaires seront de savoir s’ils connaissent les ressources d'information

(CeGIDD, CPEF, CDAG, CIDDIST, médecin généraliste, pharmacien, école, internet), les

moyens de prévention, les modalités de dépistage des IST, si le thème des IST a été abordé

avec leur médecin généraliste, de quelle manière, et s’ils trouveraient utile qu’il le soit.

7
MÉTHODES

Il s’agit d’une étude quantitative, descriptive et transversale réalisée en mai et juin 2017 à

l’aide d’un questionnaire distribué en main propre à la population cible.

1. La population
Le critère d’inclusion de la population source était être lycéen de seconde dans la région des

Mauges.

Les critères d’exclusion étaient le désaccord du chef d’établissement, l’opposition de

l’adolescent interrogé et l’absence de consentement parental de participer à cette étude.

Au total, quatorze lycées publics, privés, généraux, professionnels ont été répertoriés au cours

de l’année scolaire 2016-2017 dans la région des Mauges : quatre lycées publics polyvalents,

cinq lycées privés professionnels et cinq lycées privés généraux (22).

Le recrutement de tous ces lycées des Mauges s’est fait par téléphone dans un premier temps

en novembre 2016. Le projet d'étude et son protocole ont été présentés par mail aux directeurs

et proviseurs (annexe 1) puis leur accord a été recueilli en décembre 2016 et janvier 2017

pour la réalisation de l’étude.

Une information écrite a été distribuée aux parents (annexe 2).

Le consentement écrit d'un des parents ou de son représentant légal a été recueilli (annexe

3).

8
L’échantillon sélectionné a été composé des étudiants en classe de seconde dans un des lycées

de la région des Mauges dont le chef d’établissement avait donné son autorisation, volontaires

et ayant obtenu le consentement d’un de leur parent ou représentant légal.

2. Le questionnaire
Le mode de recueil était un questionnaire (annexe 4) anonyme et construit à partir de la

littérature (23). Il comportait vingt-et-une questions fermées sur la connaissance des IST

concernant leurs noms, leurs symptômes, leurs transmissions, leurs préventions, les lieux

d'information, le dépistage et leur abord avec le médecin généraliste.

Le questionnaire a été testé, dans le département du Morbihan, sur vingt-huit personnes ayant

les caractéristiques de la population étudiée. Suite à ce test, quelques questions ont été

modifiées en question à choix multiples et des items ont été reformulés pour une meilleure

compréhension.

Le questionnaire anonyme a été imprimé sous format papier de quatre pages verso,

accompagné d’une lettre d’information destinée aux élèves de seconde (annexe 5).

Lors d'une intervention programmée dans leur lieu d'enseignement en mai et juin 2017, le

questionnaire a été distribué directement aux élèves de seconde puis récupéré trente minutes

plus tard, après leur avoir expliqué le projet de thèse et l'importance de répondre le plus

sincèrement possible au questionnaire. Selon l’établissement, il a été distribué par la thésarde

ou par les professeurs principaux dans le même cadre.

9
Le questionnaire a été ensuite consigné dans une base de données informatique pour pouvoir

l’analyser par la suite.

Le taux de connaissance sur la symptomatologie a été classifié en trois catégories : fort si plus

de 70% de signes évocateurs cités, moyen entre 30 et 70%, et faible moins de 30%.

Le taux de connaissance sur les lieux ressources d’information a été classifié en trois

catégories : bon si plus de 60% de lieux ou personnes cités, moyen entre 5 et 60%, et nul si

moins de 5%.

3. L’analyse statistique
La base de données a été construite avec le logiciel Apache OpenOffice CalcÒ.

Les analyses statistiques ont été réalisées avec le logiciel EpiInfoÒ et le site BiostaTGVÒ.

Une analyse descriptive et univariée des résultats a été effectuée.

Les variables qualitatives sont décrites en effectif et pourcentage. Les variables quantitatives

sont décrites en moyenne avec écart-type (σ) si la distribution est normale et en médiane avec

intervalle interquartile [Q1 ; Q3] si la distribution n'est pas normale.

Chaque facteur pouvant influencer les connaissances des adolescents sur les IST (le sexe et

l’abord ou non des IST avec leur médecin généraliste) a été croisé avec le nombre de bonnes

réponses sur les IST.

Le test du Chi2 et le test exact de Fisher pour les variables qualitatives ont été appliqués avec

un seuil de significativité p fixé à 0,05.

10
RÉSULTATS

1. Effectif de la population étudiée


Sur quatorze lycées, sept ont participé à l’étude sur les huit dont le chef d’établissement avait

donné son accord.

Sur les 1191 élèves de seconde des sept lycées participants, 292 questionnaires (24,5%) ont

été distribués aux lycéens ayant le consentement parental puis recueillis :

• 16 au lycée public polyvalent De L’Hyrôme à Chemillé sur 36

• 27 au lycée public polyvalent Fernand Renaudeau – La Mode à Cholet sur 510

• 14 au lycée privé professionnel Formaliss à Cholet sur 22

• 53 au lycée privé professionnel Jeanne Delanoue à Cholet sur 236

• 36 au lycée privé professionnel Le Pinier Neuf à Beaupréau sur 101

• 105 au lycée privé général Notre Dame de Bonnes Nouvelles à Beaupréau sur 224

• 41 au lycée privé professionnel Robert d’Arbrissel à Chemillé sur 62.

2. Caractéristiques de l’échantillon
Tableau I : Caractéristiques épidémiologiques des participants

Taille échantillon, n 292

Garçons, n (%) 130 (44,52%)

Âge, médiane, années 16 [15 ; 16]

Étudiants dans un lycée privé, n (%) 249 (85,27%)

11
La catégorie socio-professionnelle prédominante est celle des employés pour chaque parent.

Figure 1 : Répartition selon la catégorie socio-professionnelle de la mère (n=289)

Figure 2 : Répartition selon la catégorie socio-professionnelle du père (n=290)

12
3. Connaissances des adolescents des Mauges sur les IST
3.1. Leurs noms
Tableau II : Connaissances du nom des IST chez les adolescents des Mauges

Nom de l’IST Ne connaît pas Ne sait pas si c’est une IST Sait que c’est une IST

SIDA / VIH (n=291) 0 (0%) 4 (1,37%) 287 (98,63%)

Herpès (n=288) 111 (38,54%) 114 (39,58%) 63 (21,88%)

Syphilis (n=291) 122 (41,92%) 90 (30,93%) 79 (27,15%)

Chlamydiae (n=291) 186 (63,92%) 62 (21,31%) 43 (14,78%)

Gonocoque (n=289) 186 (64,36%) 69 (23,88%) 34 (11,76%)

Trichomonase (n=289) 202 (69,9%) 84 (29,07%) 3 (1,04%)

Infection à HPV (n=289) 113 (39,1%) 86 (29,76%) 90 (31,14%)

Hépatite B (n=291) 39 (13,4%) 157 (53,95%) 95 (32,65%)

Le VIH est connu pour être une IST chez 98,63%.

La trichomonase, le chlamydiae et le gonocoque ne sont pas connus pour 66,06% en moyenne.

L’hépatite B n’est pas connue pour être une IST pour 53,95%.

13
3.2. Leurs symptomatologies
3.2.1. Connaissance des symptômes

Figure 3 : Taux de connaissances des symptômes évocateurs d’IST chez les adolescents des Mauges

(n=292)

3.2.2. Connaissance du caractère asymptomatique possible de l’IST


86,99% soit 254 sur 292 savent que les IST n’ont pas toujours de signes visibles.

3.3. Leur contagiosité


89,35% soit 260 sur 291 savent que les IST sont des maladies contagieuses.

3.4. Leurs modes de transmission


60 (20,55%) ont noté les trois voies de transmission : oro-génitale, vaginale et anale, 235

(80,48%) la voie vaginale, 109 (37,33%) la voie oro-génitale et 110 (37,67%) la voie anale.

48 (16,44%) ont précisé qu’ils ne savaient pas.

3.5. Les moyens de protection


290 (99,32%) nomment le préservatif, 139 (47,60%) la vaccination, 106 (36,30%) précisent

exclusivement ces deux moyens et 102 (34,93%) ne nomment que l’un ou l’autre.

14
65 (22,26%) disent que le retrait protège, 20 (6,85%) notent l’utilisation d’un savon

antiseptique et 84 (28,77%) nomment l’un, l’autre ou les deux.

3.6. Comparaison des connaissances entre les groupes fille et garçon


3.6.1. Leurs noms
Tableau III : Comparaison des connaissances du nom des IST entre les filles et les garçons

Filles (n=162) Garçons (n=130)


Nom de l’IST
Ne connaît pas Ne sait pas Sait Ne connaît pas Ne sait pas Sait p

VIH 0 3 (1,86%) 158 (98,14%) 0 1 (0,77%) 129 (99,23%) 0,63

Chlamydiae 105 (64,81%) 24 (14,81%) 33 (20,37%) 81 (62,79%) 38 (29,46%) 10 (7,75%) 0,0006

Gonocoque 110 (68,32%) 26 (16,15%) 25 (15,53%) 76 (59,38%) 43 (33,59%) 9 (7,03%) 0 ,0008

Herpès 60 (37,5%) 56 (35%) 44 (27,5%) 51 (39,84%) 58 (45,31%) 19 (14,84%) 0,0271

HPV 62 (38,51%) 46 (28,57%) 53 (32,92%) 51 (39,84%) 40 (31,25%) 37 (28,91%) 0,7487

Syphilis 70 (43,48%) 45 (27,95%) 46 (28,57%) 52 (40%) 45 (34,62%) 33 (25,38%) 0,4692

Trichomonase 122 (75,78%) 38 (23,6%) 1 (0,62%) 80 (62,5%) 46 (35,94%) 2 (1,56%) 0,0279

VHB 22 (13,66%) 91 (56,52%) 48 (29,81%) 17 (13,08%) 66 (50,77%) 47 (36,15%) 0,5094

On ne peut conclure à une différence significative entre les filles et les garçons sur la

connaissance du VIH (p=0,63), de la syphilis (p=0,47), de l’hépatite B (p=0,51) et de l’HPV

(p=0,75).

3.6.2. Leur symptomatologie


On ne peut conclure à une différence significative entre les filles et les garçons concernant la

connaissance des signes évocateurs d’une IST (p=0,27) et le caractère asymptomatique

possible (p=0,49).

3.6.3. Leur contagiosité


On ne peut conclure à une différence significative (p=0,45).

3.6.4. Leurs modes de transmission


On ne peut conclure à une différence significative entre les garçons et les filles (p=0,08).

15
3.6.5. Les moyens de protection
On ne peut conclure à une différence significative entre les garçons et les filles concernant la

connaissance du préservatif comme moyen de protection contre les IST (p=0,504).

Il existe une différence significative entre les garçons et les filles concernant la vaccination

(p=0,00002).

Figure 4 : Comparaison des connaissances sur la vaccination comme protection des IST entre les

garçons et les filles (p=0,00002)

Il existe une différence significative entre les garçons et les filles concernant la connaissance

des deux moyens, de l’un ou l’autre et d’aucun (p=0,0003).

16
Figure 5 : Comparaison des connaissances sur la protection des IST entre les garçons et les filles

(p=0,0003)

3.7. Les lieux ressources d’information


Tableau IV : Connaissances des lieux d’information sur les IST (n=292)

Lieux n (%)

Médecin généraliste 283 (96,92%)


CIDDIST 252 (86,30%)
Infirmiers scolaires 227 (77,74%)

CeGIDD 215 (73,63%)


Pharmaciens 195 (66,78%)

Médias (TV, internet) 189 (64,73%)

Famille 167 (57,19%)


École 163 (55,82%)

Infirmiers libéraux 136 (46,58%)


CPEF 101 (34,59%)

Amis 87 (29,79%)
Laboratoire 87 (29,79%)

Enseignants 66 (22,60%)
Éducateurs 45 (15,41%)

17
Tableau V : Taux de connaissances des lieux ressources d’information sur les IST (n=292)

Bon Moyen Nul

132 (45,21%) 152 (52,05%) 8 (2,74%)

3.8. Le dépistage
3.8.1. Son intérêt
140 soit 47,95% connaissent les quatre items de l’intérêt du dépistage : savoir si on a contracté

une IST sans signe visible, pouvoir être soigné rapidement, éviter de transmettre le virus et

informer ses partenaires pour qu'ils se soignent.

139 soit 47,6% en connaissent au moins un et 13 soit 4,45% ne savent pas.

3.8.2. Ses modalités


48 soit 16,49% connaissent les quatre méthodes de dépistage : prélèvement sanguin, analyse

d’urines, prélèvement vaginal et prélèvement urétral. 167 soit 57,39% connaissent au moins

une méthode et 76 soit 26,12% ne savent pas.

Tableau VI : Connaissances des modalités de dépistage

Modalités n (%)

Prise de sang (n=290) 220 (75,86%)

Analyse d’urine (n=289) 217 (75,09%)

Prélèvement urétral (n=286) 135 (47,2%)

Prélèvement vaginal (n=288) 135 (46,88%)

Prélèvement de salive (n=285) 53 (18,6%)

3.8.3. Les lieux où l’on peut se faire dépister


110 soit 37,93% connaissent tous les lieux de dépistage : médecin généraliste, centres

spécialisés et hôpital et 167 soit 57,59% ne les connaissent pas tous mais au moins un. 13

soit 4,48% ne savent pas où aller pour se faire dépister.

18
Tableau VII : Connaissances des lieux de dépistage des IST (n=292)

Lieux n (%)

Centres spécialisés 248 (85,52%)

Hôpital 210 (72,41%)

Médecin généraliste 159 (54,82%)

École 0

3.8.4. Les centres spécialisés dans l’information et le dépistage des IST


34,60% connaissent les CeGIDD, 36,21% les CIDDIST, 41,18% les CDAG et 36,81% les CPEF.

4. Abord des IST avec leur médecin généraliste


4.1. État des lieux
23 soit 7,90% ont parlé des IST avec leur médecin généraliste.

L’initiative est venue de l’adolescent dans 17,39% des cas, du médecin généraliste dans

52,17% des cas.

L’abord du sujet a été fait lors d’une prescription de contraception dans 30,43% des cas, lors

d’une vaccination dans 30,43% des cas et lors d’un certificat de sport dans 21,74% des cas.

4.2. Lien connaissances des IST et abord avec le médecin généraliste


4.2.1. Connaissance des symptômes
Il existe une différence significative entre le groupe qui en a parlé à son médecin généraliste

et celui qui n’en a pas parlé (p=0,0078).

19
Figure 6 : Comparaison des connaissances des symptômes des IST entre le groupe ayant parlé des IST

avec leur médecin et le groupe n’ayant pas abordé le sujet (p=0,0078)

4.2.2. Les moyens de protection


On ne peut conclure à une différence significative entre le groupe qui en a parlé à son médecin

généraliste et celui qui n’en a pas parlé concernant la connaissance du préservatif comme

moyen de protection contre les IST (p=1).

Il existe une différence significative entre le groupe qui en a parlé à son médecin généraliste

et celui qui n’en a pas parlé concernant la vaccination (p=0,002).

20
Figure 7 : Comparaison des connaissances sur la vaccination contre les IST entre le groupe ayant parlé

des IST avec leur médecin et le groupe n’ayant pas abordé le sujet (p=0,002)

Il existe une différence significative entre le groupe qui a parlé des IST à son médecin

généraliste et celui qui n’en a pas parlé concernant la connaissance des deux moyens, de l’un

ou l’autre et d’aucun (p=0,0205).

Figure 8 : Comparaison des connaissances sur la protection des IST entre le groupe ayant parlé des

IST avec leur médecin et le groupe n’ayant pas abordé le sujet (p=0,0205)

21
4.2.3. Leurs noms
Tableau VIII : Comparaison des connaissances du nom des IST entre le groupe qui en a parlé à son

médecin généraliste et celui qui n’en a pas parlé

Groupe qui n’en a pas parlé (n=267) Groupe qui en a parlé (n=23)
Nom de l’IST
Ne connaît pas Ne sait pas Sait Ne connaît pas Ne sait pas Sait p

VIH 0 4 (1,5%) 263 (98,5%) 0 0 23 (100%) 1

Chlamydiae 169 (63,3%) 56 (20,97%) 42 (15,73%) 17 (73,91%) 5 (21,74%) 1 (4,35%) 0,3678

Gonocoque 170 (64,15%) 64 (24,25%) 31 (11,7%) 15 (65,22%) 5 (21,74%) 3 (13,04%) 0,9999

Herpès 103 (38,87%) 106 (40%) 56 (21,13%) 8 (36,36%) 8 (36,36%) 6 (27,27%) 0,778

HPV 107 (40,38%) 80 (30,19%) 78 (29,43%) 5 (21,74%) 6 (26,09%) 12 (52,17%) 0,0618

Syphilis 112 (41,95%) 81 (30,34%) 74 (27,72%) 10 (43,48%) 8 (34,78%) 5 (21,74%) 0,8076

Trichomonase 184 (69,17%) 79 (29,7%) 3 (1,13%) 17 (77,27%) 5 (22,73%) 0 0,7071

VHB 36 (13,48%) 145 (54,31%) 86 (32,21%) 3 (13,04%) 12 (52,17%) 8 (34,78%) 0,9534

On ne peut donc pas conclure à une différence significative.

4.2.4. Connaissance du caractère asymptomatique possible de l’IST


On ne peut conclure à de différence significative (p=1).

4.2.5. Leur contagiosité


On ne peut conclure à une différence significative (p=0,72).

4.2.6. Leurs modes de transmission


On ne peut conclure à une différence significative (p=0,28).

4.3. Utilité de parler des IST à leur médecin généraliste selon les
adolescents
Parmi les 92,1% d’adolescents qui n’ont pas abordé le sujet des IST avec leur médecin

généraliste, 88,81% disent qu’il serait utile que celui-ci mette à disposition dans la salle

d’attente ou dans leur cabinet des documents, des flyers les informant sur les IST, 63,67%

disent qu’il serait utile d’en parler avec leur médecin traitant et 30,38% le souhaiteraient.

22
DISCUSSION ET CONCLUSION

1. Discussion
1.1. Évaluation de la population et biais
Tous les lycées privés, publics, généraux et professionnels de la région des Mauges ont été

contactés car ils représentent la population cible, celle des adolescents ruraux ligériens n'ayant

pas encore eu leur premier rapport sexuel, l’âge moyen des élèves rentrant en seconde étant

de 15 ans et l’âge moyen des premiers rapports sexuels chez les Ligériens étant de 17,5 ans.

Un des biais de recrutement repose sur la participation volontaire des élèves de seconde,

soumis aux accords indispensables d’un de leur parent ou de leur représentant légal et de leur

directeur d’établissement.

En effet, la moitié des établissements ont donné leur accord et, dans chacun, l’accord parental

a été obtenu pour moins de la moitié de leurs élèves.

Le biais d’information lié à un possible remplissage aléatoire ou avec l’utilisation de smartphone

ou la copie sur son voisin a été limité par l’anonymat des questionnaires et la présence de

l’enquêtrice au recueil.

Le codage des renseignements écrits a pu parfois être erroné.

Les caractéristiques sociodémographiques de l’échantillon ont été comparées aux données de

l’INSEE de la population dans le Maine-et-Loire (24,25).

23
Tableau IX : Caractéristiques sociodémographiques de l’échantillon et de la population ligérienne

Échantillon, n Ligériens >15 ans, n

Catégories socioprofessionnelles 579 647 139

Agriculteurs exploitants 26 9 707

Artisans, commerçants, chefs d’entreprise 82 20 708

Cadres, professions intellectuelles supérieures 38 44 005

Professions intermédiaires 113 89 952

Employés 192 103 542

Ouvriers 85 108 072

Autres, Ne sait pas 43 271 151

Échantillon, n Ligériens 15-29 ans, n

Sexe 292 147 368

Garçons 130 73 831

Filles 162 73 537

Il existe une différence significative entre l’échantillon et la population du département du

Maine-et-Loire où se trouve la région des Mauges concernant la catégorie socio-professionnelle

des parents (p=1,354x10-112) et concernant le sexe des participants (p=0,0568).

Notre échantillon n’est donc pas comparable à la population du Maine-et-Loire mais cette

différence peut être due au choix volontaire d’une population rurale qui n’est pas

représentative de l’ensemble de la population ligérienne.

24
1.2. Validité de l’étude
La moitié des lycées de la région des Mauges a répondu positivement à l’étude et 292 lycéens

qui avaient leur consentement parental ont rempli le questionnaire sur les 1191 élèves de

seconde de ces lycées soit 25% de réponses recueillies.

Sur les trente items, sept questions ont eu 100% de réponses et toutes ont eu un taux de

réponse à plus de 90%.

1.3. Les connaissances des IST des adolescents


1.3.1. Leurs noms et symptômes
Notre étude révèle que, hormis le VIH, les adolescents des Mauges ne connaissent globalement

pas les IST. En effet, moins d’un adolescent sur trois connaît une autre IST.

Il ressort que ceux qui en ont parlé avec leur médecin généraliste ont tendance à mieux

connaître l’HPV : 52,17% contre 29,43% (p=0,0618).

62,67% d’entre eux connaissent les signes évocateurs d’IST mais le fait d’en avoir parlé à son

médecin généraliste n’améliore pas ce taux.

Ce n’est pas ce qui est ressorti de l’étude de 2014 à Vitry-sur-Seine où le niveau de

connaissance était globalement bon (26) mais cette étude n’incluait que des patients de plus

de 18 ans donc sexuellement actifs et par conséquent plus sensibilisés par la question des IST.

Il ressort également de notre étude que les filles connaissent un peu mieux les IST que les

garçons notamment pour le gonocoque, le chlamydiae et l’herpès.

Cette différence a également été constatée dans l’étude de Vitry-sur-Seine où, dans le groupe

consultant son médecin généraliste, il a été observé une tendance selon laquelle les femmes

seraient mieux informées que les hommes sur les IST (26).

25
1.3.2. Le caractère asymptomatique des IST
Dans notre étude, 87%, soit près de neuf personnes sur dix, savent qu’ils peuvent avoir une

IST même en l’absence de symptôme.

C’est plus que les 77% consultants au centre de Vitry-sur-Seine, en banlieue parisienne, selon

une étude de 2014 (26).

1.3.3. La contagiosité des IST


Près de 90% des adolescents connaissent le caractère contagieux des IST, ce qui est un très

bon score mais peut-être dû au nom qu’elle porte : « sexuellement transmissible ».

1.3.4. Les modes de transmission des IST


Le risque de transmission d’une IST lors d’un rapport vaginal est bien connu. En effet, ce taux

est de 80,48%.

C’est un peu moins que dans l’étude de 2014 en banlieue parisienne avec 98% des répondants

connaissant ce mode (26) ou que l’étude KABP (Knowledge, attitudes, beliefs and practices)

en Ile de France qui répond aux recommandations de l'OMS et permet de suivre l'évolution

des connaissances et de la perception du sida par la population, réalisée en 2004, où 93,8%

des répondants pensent que la pénétration vaginale est à fort risque de transmission du VIH

(27).

Pour la pénétration anale, seulement 37,67% savent qu’elle est à risque de transmission d’une

IST. C’est deux fois moins que les 73% des répondants de Vitry-sur-Seine dans l’étude de

2014 (26) mais ce chiffre va dans le sens des résultats des études KABP (27) d’où il ressort

que la grande majorité des personnes interrogées pensent à tort que la pénétration vaginale

est plus à risque que la pénétration anale alors qu’elle est 18 fois plus à risque que la

pénétration vaginale pour la transmission du VIH (28).

26
Pour la transmission oro-génitale, 37,33% savent qu’elle est à risque de transmission d’une

IST. C’est comparable aux 38% des consultants en médecine générale en banlieue parisienne

(26).

Les modes de transmission des IST ne sont pas très bien connus surtout en ce qui concerne

celles oro-génitale et anale, c’est pourtant une information capitale pour se protéger des IST

et rappeler aux adolescents de se protéger avec un préservatif lors des rapports oro-génitaux

et anaux.

1.3.5. Les modes de protection des IST

a) Le préservatif

Dans notre étude, 99,32% savent que le préservatif est un moyen de protection contre les

IST. Ce savoir est confirmé dans d’autres études comme celle de Nice en 2012 (29), Vitry-sur-

Seine en 2014 (26) et l’étude KABP réalisée en 2010 (30).

Néanmoins, si le préservatif est toujours utilisé lors des premiers rapports sexuels, son

efficacité est de moins en moins reconnue et il est insuffisamment utilisé lors du dernier rapport

sexuel, en particulier chez les jeunes (30,31).

Il convient donc de renforcer les actions à l’égard des jeunes en rappelant les enjeux préventifs

contre les grossesses non désirées mais aussi en soulignant qu’il est le seul moyen efficace

pour se protéger contre la plupart des IST lors d’un rapport sexuel (26,30).

Le VIH n’apparaît plus aujourd’hui comme l’enjeu principal des comportements de prévention,

notamment chez les plus jeunes (30).

L’adolescence c’est le temps des risques, où l’on joue avec les interdits, où l’on se cherche et

l’on cherche de nouvelles limites (16). La notion de prévention contre des IST pour ces jeunes

27
est alors très futile dans un monde où l’on note un affrontement symbolique à la mort et des

conduites à risque (32).

b) La vaccination

Seulement 47,60% savent que c’est un moyen de protection. On peut supposer que moins

d’un adolescent sur deux ont des connaissances sur les protections induites par les vaccins

contre l’hépatite B ou l’HPV.

C’est beaucoup moins que les 70% des répondants de l’étude de 2014 de Vitry-sur-Seine qui

connaissent le vaccin contre l’hépatite B. (26)

Cependant, comme un tiers des adolescents n’identifient pas l’hépatite B comme une IST, ils

ne peuvent conclure que son vaccin est un moyen de protection contre une IST.

De plus, la couverture vaccinale contre l’HPV du schéma complet à 16 ans dans le Maine-et-

Loire étant seulement de 26% en 2016 (33), cette vaccination est donc probablement peu

connue des adolescents comme protectrice contre une IST.

c) Les deux

Notre étude révèle également que les filles connaissent mieux la vaccination comme moyen

de protection contre les IST que les garçons, de même que le groupe qui en a parlé avec son

médecin généraliste. Le fait de proposer la vaccination contre l’HPV seulement aux filles

favorise très probablement cette différence mais les nouvelles recommandations vaccinales

publiées en 2017 étendant la vaccination contre l’HPV aux garçons vont certainement améliorer

leur information.

1.3.6. Les lieux ressources d’information sur les IST


Dans notre étude, il ressort que pour près de 97%, le médecin généraliste est la principale

source d’information sur les IST.

28
En effet, les médecins généralistes font partie de la communauté médicale identifiée par les

adolescents comme ressource. Ils sont appréciés pour une qualité spécifique de proximité,

d’anonymat ou encore de spécialistes mais sont vus plus comme des ressources de soins que

comme des recours informatifs (13).

Pour 57% d’entre eux, l’entourage familial est une source d’information sur les IST, les parents

étant des interlocuteurs privilégiés chez certains adolescents, et même si les relations

interfamiliales, les valeurs et les tabous familiaux peuvent être des freins, la proximité de ces

acteurs avec les adolescents leur donne une place de choix (13).

Seulement un adolescent sur trois trouve une source d’information sur les IST dans leur

entourage amical alors que les adolescents se livrent principalement à leurs amis.

Une étude à Nice en 2012 retrouve des résultats contraires, en effet, dans celle-ci, les parents

étaient cités comme seconde source d’information par les adolescentes après leurs amis (29).

Notre étude révèle que 64,73% des jeunes s’informent sur les IST par les médias. Ce chiffre

concorde avec les résultats de l’étude à Nice en 2012 (29) ou encore à la revue de littérature

de M. Riquet où elle ressort que les médias et les nouvelles technologies sont particulièrement

attirants pour les jeunes générations et leur place dans leur environnement ne cesse de

progresser. Les adolescents souhaitent une aide et une formation pour mieux utiliser ces outils

et éviter les risques. Des efforts sont d’ailleurs menés par les instances publiques à ce sujet.

Le travail sur le label HON (Health On the Net) par l’HAS ou les sites tels que « [Link] »

sont des exemples intéressants de programmes émanant en partie d’une demande de la

population (13).

29
1.3.7. Le dépistage
Notre étude révèle que globalement les adolescents des Mauges savent comment et pourquoi

se faire dépister.

L’étude montre que plus de 50% d’entre eux savent que le dépistage passe par le médecin

généraliste alors que moins de 50% connaissent les centres spécialisés sur les IST.

Avoir un seul centre à Cholet dans les Mauges est certainement l’explication de ces résultats.

En effet, les centres de planification aux moyens indigents, trop peu nombreux et mal répartis

sur le territoire ne le couvrent pas totalement (31). Le médecin généraliste est alors le

professionnel de santé de premier recours.

1.4. L’abord des IST avec le médecin généraliste


Moins d’un adolescent sur dix a abordé le sujet des IST avec son médecin traitant lors d’une

prescription de contraception, d’une vaccination ou de l’établissement d’un certificat de sport.

C’est très insuffisant surtout quand on sait que la vaccination contre l’HPV est recommandée

pour toutes les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans avec un rattrapage possible jusqu’à 19 ans

(34). Recommander et prescrire un vaccin contre une IST sans aborder le thème des IST est

fort étonnant.

Paradoxalement, les adolescents citent le médecin généraliste comme principale source

d’information sur les IST alors que le sujet n’a jamais été abordé pour la plupart d’entre eux.

Ces résultats se rapprochent de ceux d’une étude menée sur les lycéens caennais retrouvant

que les trois premières sources d’information des adolescents en termes de sexualité étaient

les cours de biologie, les médias, et les interventions des CPEF (35) et d’une autre étude de

30
2014 au centre Flora Tristan à Angers où la place du médecin traitant pour parler sexualité est

écartée par les adolescents (36). En effet, pour parler des IST, il faut parler de sexualité.

1.5. Les attentes des adolescents


1.5.1. Envers leur médecin généraliste
Dans cette étude, près de deux adolescents sur trois pensent qu’il est utile de parler des IST

avec leur médecin généraliste mais moins d’un adolescent sur trois souhaite en parler

réellement à leur médecin généraliste.

Ce paradoxe révèle toute l’ambiguïté que peuvent avoir les adolescents, leurs infinies

modulations et oscillations, souvent marquées chez eux, entre des moments ascétiques et des

pulsions (32,37).

D’après l’étude Socrate, les adolescents qui consultent leur médecin généraliste se sentent

mieux en fin de consultation (47) et selon Choquet, les adolescents se disent satisfaits de la

consultation ou de la qualité de contact de leur médecin généraliste (48).

La place privilégiée que prend le médecin traitant comme coordinateur des soins et de la santé

en général lui permet d’aborder plus facilement le sujet de la sexualité avec ses patients. Il

s’agit de délivrer un message de prévention en renforçant la perception du risque des IST

auprès de la population générale (26).

Mais un véritable tabou règne encore aujourd’hui sur la sexualité des adolescents et l’absence

de paroles des adultes dans l’éducation à la sexualité a des conséquences qui sont loin d’être

correctement explorées (49).

Le fait de devoir initier la conversation ou encore de penser à évoquer ce sujet auprès des

jeunes sont des limites que le médecin met en avant (13).

31
1.5.2. Dans les salles d’attente
Dans notre étude, près de neuf adolescents sur dix trouveraient utile d’avoir à leur disposition

dans les salles d’attente des documents, des affiches ou des flyers sur les IST.

C’est ce que révèle l’étude anglaise de L. Jacobson (38) où la salle d’attente est entrevue

comme un lieu d’information. Les jeunes souhaitaient plus de magazines et de dépliants les

concernant. Ils sont sensibles au contenu de la salle d’attente : 62% d’entre eux disent attacher

de l’importance aux magazines qu’ils peuvent y trouver. Il est donc nécessaire (…) de faire de

la salle d’attente non plus un lieu de passivité anxiogène mais plutôt un endroit de libre

information (39) tout en laissant la possibilité d’en parler lors de la consultation.

D’autres études révèlent que les médecins généralistes utilisent fortement leurs salles

d’attente pour diffuser un large éventail d’information (40) et que les supports comme les

affiches ou vidéos accroissent la sensibilisation aux problèmes de promotion de la santé et

entraînent à long terme le maintien des connaissances (41–45).

Ces constats devraient encourager les médecins généralistes à afficher des posters ou des

vidéos dans les salles d’attente afin de sensibiliser les adolescents aux IST. Des vidéos sont

déjà disponibles que le site « [Link] » (46) mais les médecins généralistes doivent

continuer à promouvoir et élargir cette méthode d’information.

32
2. Conclusion et perspectives
Les adolescents des milieux ruraux ne connaissent pas beaucoup les IST.

Ils n’ont pas accès facilement au centre spécialisé de dépistage et la majorité des consultations

des jeunes ont lieu chez un médecin généraliste (50).

Le médecin généraliste devrait jouer un rôle majeur dans cette information et sensibiliser les

adolescents à la prévention contre les IST.

Utiliser des affiches ou encore des vidéos en salle d’attente est une alternative pertinente et

adaptée pour parler de prévention à ces adolescents ambivalents qui trouvent utile d’en parler

mais ne souhaitent pas le faire (41–45).

La question de l’ensemble des IST doit être abordée, car n’oublions pas que l’hépatite B, la

syphilis, la gonococcie ou encore l’infection à chlamydia se transmettent beaucoup plus

facilement que le VIH lors de rapports sexuels non protégés : en France, en 2014, plus de

1100 cas de syphilis récente (moins d'un an), plus de 1200 nouveaux cas de gonococcies, plus

de 14000 nouveaux cas de chlamydioses, près de 6600 découvertes de séropositivité à VIH

(4–9) et 291 nouveaux cas d’hépatite B aiguë en 2013 (10).

La possibilité du portage asymptomatique des IST doit elle aussi être évoquée afin de lutter

contre la contamination involontaire et les fausses réassurances.

Parler sexualité et prévention avec les patients inclut de parler des pratiques sexuelles en elles-

mêmes (26). En effet, les résultats montrent que les adolescents connaissent peu les modes

de contamination par voies oro-génitale et anale.

33
La vérification des vaccinations est l’occasion d’aborder la vaccination contre l’hépatite B et

contre le papillomavirus et de rappeler que nous ne disposons pas de vaccin contre le VIH à

ce jour. Ces vaccinations contre l’hépatite B et l’HPV doivent être fortement encouragées (26).

De plus, depuis avril 2017, le haut conseil de la santé publique a élargi les recommandations

pour le vaccin contre l’HPV aux hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes jusqu’à

l’âge de 26 ans, en plus de toutes les jeunes filles de 11 à 19 ans (34). Cette nouvelle

recommandation laisse aux médecins généralistes une plus grande possibilité d’aborder le

sujet des IST avec tous les adolescents garçons ou filles.

C’est par une démarche active, en montrant notre intérêt et notre disponibilité, en osant

aborder les sujets intimes, en délivrant spontanément des informations et en exposant

clairement ses compétences, que nous, médecins traitants, pouvons espérer répondre aux

attentes des jeunes en n’oubliant pas de leur rappeler que la consultation se déroule dans la

plus grande confidentialité, intimité et le secret professionnel (39). Nous sommes les

interlocuteurs privilégiés de ces jeunes (13).

Qui plus est, au 1er novembre 2017, une revalorisation de la cotation des consultations

complexes et donc de la première consultation de contraception et de prévention des maladies

sexuellement transmissibles pour les jeunes filles de 15 à 18 ans, réalisée par le médecin

généraliste (51), laisse une énième possibilité d’aborder les IST avec ces jeunes filles par une

consultation plus longue totalement dédiée à la contraception, à la sexualité et la prévention

des IST.

Ne laissons pas l’éducation nationale se charger toute seule de cette obligation d’information

sur les IST surtout que la loi sur l’information sexuelle à l’école n’est tout simplement pas

34
appliquée (20,31), informons les adolescents sur toutes les IST, expliquons-leur comment s’en

protéger, dans quelles conditions et à quoi sert de se faire dépister.

Mettons dans nos salles d’attente des affiches, des vidéos, laissons-leur à disposition des

plaquettes d’information, des flyers, des adresses utiles de sites internet sur les IST, et

n’oublions pas de leur rappeler que nous sommes là pour leur donner des informations mais

aussi que nous sommes à leur écoute et à leur disposition pour poser toute sorte de question.

35
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41
LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Répartition selon la catégorie socio-professionnelle de la mère (n=289) ............ 12

Figure 2 : Répartition selon la catégorie socio-professionnelle du père (n=290) ................ 12

Figure 3 : Taux de connaissances des symptômes évocateurs d’IST chez les adolescents des

Mauges (n=292) ...................................................................................................... 14

Figure 4 : Comparaison des connaissances sur la vaccination comme protection des IST entre

les garçons et les filles (p=0,00002) ........................................................................... 16

Figure 5 : Comparaison des connaissances sur la protection des IST entre les garçons et les

filles (p=0,0003) ...................................................................................................... 17

Figure 6 : Comparaison des connaissances des symptômes des IST entre le groupe ayant parlé

des IST avec leur médecin et le groupe n’ayant pas abordé le sujet (p=0,0078) ............... 20

Figure 7 : Comparaison des connaissances sur la vaccination contre les IST entre le groupe

ayant parlé des IST avec leur médecin et le groupe n’ayant pas abordé le sujet (p=0,002) . 21

Figure 8 : Comparaison des connaissances sur la protection des IST entre le groupe ayant

parlé des IST avec leur médecin et le groupe n’ayant pas abordé le sujet (p=0,0205) ........ 21

42
LISTE DES TABLEAUX

Tableau I : Caractéristiques épidémiologiques des participants ....................................... 11

Tableau II : Connaissances du nom des IST chez les adolescents des Mauges ................... 13

Tableau III : Comparaison des connaissances du nom des IST entre les filles et les garçons15

Tableau IV : Connaissances des lieux d’information sur les IST (n=292) .......................... 17

Tableau V : Taux de connaissances des lieux ressources d’information sur les IST (n=292) 18

Tableau VI : Connaissances des modalités de dépistage ................................................. 18

Tableau VII : Connaissances des lieux de dépistage des IST (n=292) .............................. 19

Tableau VIII : Comparaison des connaissances du nom des IST entre le groupe qui en a parlé

à son médecin généraliste et celui qui n’en a pas parlé .................................................. 22

Tableau IX : Caractéristiques sociodémographiques de l’échantillon et de la population

ligérienne ................................................................................................................ 24

43
TABLE DES MATIÈRES

RÉSUMÉ ................................................................................................................... 2
INTRODUCTION ....................................................................................................... 4
MÉTHODES .............................................................................................................. 8
1. La population ............................................................................................... 8
2. Le questionnaire .......................................................................................... 9
3. L’analyse statistique .................................................................................. 10
RÉSULTATS ............................................................................................................ 11
1. Effectif de la population étudiée ................................................................ 11
2. Caractéristiques de l’échantillon ................................................................ 11
3. Connaissances des adolescents des Mauges sur les IST ............................. 13
3.1. Leurs noms .................................................................................................. 13
3.2. Leurs symptomatologies ................................................................................ 14
3.2.1. Connaissance des symptômes ......................................................................... 14
3.2.2. Connaissance du caractère asymptomatique possible de l’IST ............................. 14
3.3. Leur contagiosité .......................................................................................... 14
3.4. Leurs modes de transmission .......................................................................... 14
3.5. Les moyens de protection .............................................................................. 14
3.6. Comparaison des connaissances entre les groupes fille et garçon ......................... 15
3.6.1. Leurs noms .................................................................................................. 15
3.6.2. Leur symptomatologie ................................................................................... 15
3.6.3. Leur contagiosité .......................................................................................... 15
3.6.4. Leurs modes de transmission .......................................................................... 15
3.6.5. Les moyens de protection .............................................................................. 16
3.7. Les lieux ressources d’information ................................................................... 17
3.8. Le dépistage................................................................................................. 18
3.8.1. Son intérêt ................................................................................................... 18
3.8.2. Ses modalités ............................................................................................... 18
3.8.3. Les lieux où l’on peut se faire dépister ............................................................. 18
3.8.4. Les centres spécialisés dans l’information et le dépistage des IST ........................ 19
4. Abord des IST avec leur médecin généraliste ............................................ 19
4.1. État des lieux ............................................................................................... 19
4.2. Lien connaissances des IST et abord avec le médecin généraliste ........................ 19
4.2.1. Connaissance des symptômes ......................................................................... 19
4.2.2. Les moyens de protection .............................................................................. 20
4.2.3. Leurs noms .................................................................................................. 22
4.2.4. Connaissance du caractère asymptomatique possible de l’IST ............................. 22
4.2.5. Leur contagiosité .......................................................................................... 22
4.2.6. Leurs modes de transmission .......................................................................... 22
4.3. Utilité de parler des IST à leur médecin généraliste selon les adolescents ............. 22
DISCUSSION ET CONCLUSION ............................................................................... 23
1. Discussion ................................................................................................. 23
1.1. Évaluation de la population et biais.................................................................. 23

44
1.2. Validité de l’étude ......................................................................................... 25
1.3. Les connaissances des IST des adolescents ...................................................... 25
1.3.1. Leurs noms et symptômes ............................................................................. 25
1.3.2. Le caractère asymptomatique des IST.............................................................. 26
1.3.3. La contagiosité des IST .................................................................................. 26
1.3.4. Les modes de transmission des IST ................................................................. 26
1.3.5. Les modes de protection des IST ..................................................................... 27
a) Le préservatif.......................................................................................... 27
b) La vaccination ......................................................................................... 28
c) Les deux ................................................................................................ 28
1.3.6. Les lieux ressources d’information sur les IST ................................................... 28
1.3.7. Le dépistage................................................................................................. 30
1.4. L’abord des IST avec le médecin généraliste ..................................................... 30
1.5. Les attentes des adolescents .......................................................................... 31
1.5.1. Envers leur médecin généraliste ...................................................................... 31
1.5.2. Dans les salles d’attente ................................................................................ 32
2. Conclusion et perspectives ........................................................................ 33
BIBLIOGRAPHIE .................................................................................................... 36
LISTE DES FIGURES ............................................................................................... 42
LISTE DES TABLEAUX ............................................................................................ 43
TABLE DES MATIÈRES ............................................................................................ 44
ANNEXES .................................................................................................................. I
1. Mail aux directeurs et proviseurs .................................................................. I
1.1. Mail.............................................................................................................. I
1.2. Lettre jointe au mail ....................................................................................... II
2. Lettre d’information à l’intention des parents d’élève ou de leur représentant
légal III
3. Formulaire de consentement ...................................................................... IV
4. Questionnaire distribué aux élèves .............................................................. V
5. Lettre d’information accompagnant le questionnaire .................................. XI

45
ANNEXES

1. Mail aux directeurs et proviseurs


1.1. Mail
Madame la directrice, Monsieur le directeur, Monsieur le proviseur,

Actuellement en dernière année d’internat de médecine générale à la faculté de


médecine d'Angers, je prépare ma thèse pour le diplôme de docteur en médecine sur l’état des
connaissances actuelles des adolescents sur les infections sexuellement transmissibles. Mon
étude se portera chez tous les élèves de seconde de la région des Mauges. Un accord préalable
des parents d’élève et du comité d’éthique du CHU d’Angers me sera nécessaire.

Je vous sollicite donc à ce jour afin que vous me donniez votre accord pour que je puisse
intervenir dans votre établissement expliquer mon projet et remettre mes questionnaires aux
élèves de seconde dont nous aurons récupéré l’accord parental.

Je vous joins ma justification de projet de thèse afin d’expliquer le contexte qui me mène à
me poser cette question ainsi que le questionnaire que je souhaite distribuer.

Ma directrice de thèse, Pr BARON Céline, vous a également adressé un courrier que je vous
joins.

Je vous prie d’agréer, Madame la directrice, Monsieur le directeur, Monsieur le


proviseur, mes salutations distinguées.

Amélie CHARRIER-COUTOLLEAU
interne de 6ème semestre de médecine générale

I
1.2. Lettre jointe au mail

Aux directeurs des lycées

Madame, Monsieur,

Vous avez été sollicités par Amélie CHARRIER, interne de Médecine Générale, qui
souhaite faire sa thèse sur les connaissances des adolescents concernant les Infections
Sexuellement Transmissibles (IST) et je vous remercie de l’accueil que vous lui avait fait.

Directrice de sa thèse, je souhaite vous préciser le cadre de cette étude et ses modalités afin
que vous puissiez comprendre notre démarche auprès de vous.
La population cible de cette recherche est celle des lycéens en seconde et le mode de recueil
des informations auprès d’eux dans leur lieu d’enseignement parait le plus faisable.

Pour cela nous sollicitons votre accord pour que la distribution du questionnaire puisse se
réaliser selon vos disponibilités dans le respect du fonctionnement de votre établissement.
L’interne vous proposera de venir sur place pour transmettre et recueillir elle-même les
questionnaires.

Auparavant il sera nécessaire de recueillir le consentement des parents pour que leur enfant
puisse participer à l’étude. (Ci-joint le document)

Comme convenu, nous vous transmettons le questionnaire que devront remplir les élèves
ainsi que la lettre d’information et la demande de consentement destinées aux parents.

Les données recueillies du questionnaire seront analysées par informatique.


Le comité d’éthique du CHU d’Angers donnera son avis pour la mise en œuvre de l’étude.

En espérant vous avoir fourni les renseignements nécessaires qui vous permettront de
répondre à notre demande de réalisation de l’étude dans votre établissement, nous vous
remercions de votre attention.

Soyez assuré de toute notre considération.

Céline BARON

Pr. associé de Médecine Générale à la faculté de médecine d’Angers

24 novembre 2016

II
2. Lettre d’information à l’intention des parents d’élève ou de
leur représentant légal

Travaux de recherche Département de Médecine Générale d’Angers.


Lettre d’information

Département de Médecine Générale


UFR Santé d’Angers
Rue Haute de Reculée
49045 Angers CEDEX 01

Lettre d’information destinée aux parents

Angers, le 28/11/2016

Madame, monsieur,

je suis interne en médecine générale à la faculté de médecine d’Angers.


Dans le cadre de mon travail de thèse, je mène une étude qui s’intéresse à l’état
des lieux des connaissances actuelles des adolescents sur les infections sexuelle-
ment transmissibles.
L’objectif de ce travail est de mieux connaître les besoins d’information des ado-
lescents des milieux ruraux pour envisager d’y apporter des réponses adaptées.

Pour cela, je propose à votre enfant de remplir un questionnaire que je re-


mettrai lors d’une intervention dans l’établissement d’enseignement.

Je vous invite à signer un consentement permettant l’utilisation des données à des


fins de recherche. (voir le document joint)
Avant utilisation, les données seront anonymisées.

La participation à ce travail n’entraîne aucune contrepartie financière de


votre part.

En cas de question à propos de ce projet, vous pouvez me contacter :


- Par email : [Link]@[Link]
- Ou par courrier directement au département de médecine générale de l’UFR
Santé d’Angers. (Adresse dans l’entête)

Les résultats de cette étude pourront vous être adressés, si vous le souhaitez.
En vous remerciant par avance pour votre aide,

Amélie CHARRIER.

III
3. Formulaire de consentement

Travaux de recherche Département de Médecine Générale d’Angers


Formulaire de consentement

Département de Médecine Générale


UFR Santé d’Angers
Rue Haute de Reculée
49045 Angers CEDEX 01

Titre du travail : Les IST : Etat des lieux des connaissances des adolescents de
la région des Mauges.

Nom du thésard : CHARRIER Amélie

DECLARATION DE CONSENTEMENT POUR RECUEIL DE DONNEES A DES FINS


D'ENSEIGNEMENT ET DE RECHERCHE

Je soussigné(e) ___________________________________
Né(e) le______________________

Confirme avoir été informé(e) des éléments suivants :


- les réponses données aux questionnaires resteront anonymes
- les objectifs de l'étude et de son utilisation m'ont été expliqués

Je donne mon consentement pour que mon fils/ ma fille participe à cette étude

Je consens à ce que les données du questionnaire soient utilisées pour la formation et la re-
cherche au sein de l’UFR Santé de l’Université d'Angers.

A __________________, le__________________

Signature:

*Déclaration de révocation:

M., Mme, Melle _________________________________________________


Déclare révoquer le consentement susmentionné
A ______________, le____________________

Signature:

!1

IV
4. Questionnaire distribué aux élèves
1/ Etes-vous : un garçon □ une fille □

2/ Quel âge avez-vous ?

3/ Dans quelle catégorie socioprofessionnelle est/était votre père ?


Agriculteurs exploitants □
Artisans, commerçants et chefs d'entreprise □
Cadre et professions intellectuelles supérieures □
Professions intermédiaires (instituteurs, infirmiers, techniciens, etc...) □
Employés □
Ouvriers □
Ne sait pas □

4/ Dans quelle catégorie socioprofessionnelle est/était votre mère ?


Agriculteurs exploitants □
Artisans, commerçants et chefs d'entreprise □
Cadre et professions intellectuelles supérieures □
Professions intermédiaires (instituteurs, infirmiers, techniciens, etc...) □
Employés □
Ouvriers □
Ne sait pas □

5/ Parmi ces maladies, quelles sont celles qui sont des infections sexuellement transmissibles
(IST) ?
SIDA / VIH : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
Herpès : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
Mycose génitale / vaginale : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
Tétanos : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
Syphilis : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
Chlamydiae : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
Gonocoque : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
Mononucléose : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □

V
Infections à papillomavirus humains : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
Infections urinaires : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
Trichomonase : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
Hépatite B : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
Varicelle : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □
Gale : Oui □ Non □ Ne sait pas □ Ne connaît pas □

6/ Quels signes sont beaucoup, un peu ou pas du tout évocateurs d'une IST ?
Brûlures urinaires :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Présence au niveau des organes génitaux (pénis, vulve, vagin) de :
Vésicules (bulles/cloques) :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Boutons :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Verrues :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Fièvre :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Douleurs musculaires :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Ganglions (boules dans le cou, les aisselles...) :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Eruption (plaques, tâches, boutons) de la peau :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Ecoulement urétral (au niveau du pénis) :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Pertes vaginales :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Ictère / Teint jaune / Jaunisse :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Maux de tête :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □

VI
Douleurs abdominales :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Douleurs/gène lors des rapports sexuels :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Fatigue :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Angine :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Diarrhées :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Ecoulement et/ou boutons anaux :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □
Démangeaisons des organes génitaux :
Beaucoup □ Un peu □ Pas du tout □ Ne sait pas □

Ne sait pas / ne connait pas les signes des IST □

7/ Les IST ont-elles toujours des signes visibles ? Oui □ Non □

8/ Les IST sont-elles contagieuses ? Oui □ Non □

9/ Les IST se transmettent principalement lors de rapports sexuels, précisez le(s)quel(s) :


Oro-génital (fellation) □
Anal □
Vaginal □
Ne sait pas □

10/ Comment pouvez-vous vous protéger des IST (plusieurs choix possibles) ?
Par le préservatif □
Par la vaccination □
Par l'utilisation d'un savon antiseptique □
Par le retrait du pénis avant l'éjaculation □

VII
11/ Où pouvez-vous trouver des informations sur les IST (plusieurs choix possibles) ?
Chez votre médecin généraliste □
Dans un Centre Gratuit d'Information, de Dépistage et de Diagnostic (CeGIDD) □
Dans un Centre de Planification et d'Education Familial (CPEF) □
Dans un Centre d'Information, de Dépistage et de Diagnostics des IST (CIDDIST) □
Dans votre pharmacie □
A l'école □
Dans les médias (TV, internet) □
Ne sait pas □

12/ Auprès de qui pouvez-vous trouver des informations sur les IST (plusieurs choix
possibles) ?
De votre médecin généraliste □
Des infirmières scolaires □
Des pharmaciens □
Des infirmiers libéraux □
Du personnel de laboratoires □
Des éducateurs □
Des enseignants □
De votre entourage familial □
De votre entourage amical □
Ne sait pas □

13/ Quel est l'intérêt du dépistage des IST (plusieurs choix possibles) ?
Savoir si on a contracté une IST sans signe visible □
Pouvoir être soigné rapidement □
Eviter de transmettre le virus □
Informer mes partenaires pour qu'ils se soignent □
Ne sait pas □

VIII
14/ Comment se fait-on dépister des IST (plusieurs choix possibles) ?
Une prise de sang Oui □ Non □ Ne sait pas □
Une analyse d'urine Oui □ Non □ Ne sait pas □
Un prélèvement de salive Oui □ Non □ Ne sait pas □
Un auto-prélèvement vaginal Oui □ Non □ Ne sait pas □
Un prélèvement d'écoulements du pénis Oui □ Non □ Ne sait pas □

15/ Où pouvez-vous vous faire dépister des IST (plusieurs choix possibles) ?
Chez votre médecin généraliste puis au laboratoire de votre choix □
Dans des centres spécialisés □
A l'hôpital □
A l'école □
Ne sait pas □

16/ Connaissez-vous ces différentes structures ?


Centre Gratuit d'Information, de Dépistage et de Diagnostic (CeGIDD) Oui □ Non □
Centre de Planification et d'Education Familial (CPEF) Oui □ Non □
Centre de Dépistages Anonymes et Gratuits (CDAG) Oui □ Non □
Centre d'Information, de Dépistage et de Diagnostics des IST (CIDDIST) Oui □ Non □

17/ Avez-vous parlé des IST avec votre médecin généraliste ?


Si Oui □, répondez à la question n°18
Si Non □, répondez à la question n°19, 20, 21

18/ Si oui, comment (plusieurs choix possibles) ?


Votre médecin généraliste a amené le sujet lors d'une consultation □
Vous avez abordé le sujet □
Lors d'une prescription de contraception (pilule etc...) □
Lors d'une vaccination □
Lors d'un certificat de sport □

IX
19/ Si non, pensez-vous qu'il serait utile qu'il parle des IST avec vous ?
Oui □ Non □
20/ Pensez-vous qu'il serait utile qu'il mette à disposition des sources d'information sur les IST
telles que flyers, affiches dans son bureau et/ou sa salle d'attente ?
Oui □ Non □
21/ Souhaiteriez-vous en parler avec votre médecin généraliste ?
Oui □ Non □

X
5. Lettre d’information accompagnant le questionnaire

Chers lycéens, lycéennes,

Je suis en troisième année d'internat de médecine générale à la faculté de médecine d'Angers


et je réalise ma thèse pour le diplôme d'état de docteur en médecine sur l'état des lieux des
connaissances actuelles sur les infections sexuellement transmissibles (IST) des adolescents de la
région des Mauges.
Pour avoir des réponses à ma question, je souhaiterais vous remettre un questionnaire très
bref (21 questions) afin de me permettre de réaliser mon projet de thèse.
Ces questionnaires resteront anonymes. Ce n'est pas un examen, ce sont vos réponses
spontanées qui sont utiles pour mon étude.
Je vous rappelle qu'il est important que vous répondiez à toutes les questions pour que mon
travail soit valide. Soyez le plus sincère possible pour que mon travail soit le plus représentatif.

En vous remerciant par avance pour le temps que vous y consacrerez, soyez assuré de toute
ma reconnaissance.

Cordialement,

Amélie CHARRIER-COUTOLLEAU

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XI
CHARRIER-COUTOLLEAU Amélie
Les IST : État des lieux des connaissances des adolescents de la région des Mauges
RÉSUMÉ

Mots-clés : IST, adolescents, milieu rural, prévention, dépistage, médecin généraliste

STI : Inventories of knowledge of teenagers in the Mauges region


ABSTRACT

Keywords : STI, teenagers, rural area, prevention, screening, general practitioner

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