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Exercices de mathématiques avancées

Le document présente une série d'exercices de mathématiques couvrant divers sujets tels que la logique, les équations, le calcul algébrique, les fonctions, les suites numériques, et les probabilités. Chaque section contient des exercices pratiques visant à renforcer la compréhension des concepts mathématiques. Les thèmes abordés incluent également des applications linéaires, des intégrations, et des variables aléatoires, parmi d'autres.

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Exercices de colle

ECG1

Geoffrey Deperle
Table des matières
1 Logique, raisonnements et équations 3
1.1 Raisonnement par récurrence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Équations, inéquations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

2 Calcul algébrique 4
2.1 Calculs de somme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2 Calcul de produit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.3 Autres calculs algébriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

3 Fonctions usuelles 5
3.1 Étude de fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3.2 Fonctions trigonométriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

4 Suites numériques 7
4.1 Suites récurrentes linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
4.2 Calcul de limite de suites explicites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
4.3 Suites définies par récurrence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
4.4 Suites adjacentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

5 Ensembles et applications 10
5.1 Injectivité, Surjectivité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
5.2 Calcul de réciproque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

6 Dénombrement 11
6.1 Dénombrement appliqué . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
6.2 Calcul de cardinal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

7 Probabilités avec univers fini 12


7.1 Probabilités par dénombrement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
7.2 Probabilités conditionnelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
7.3 Formule des probabilités totales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
7.4 Exercices théoriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

8 Variables aléatoires finies 15


8.1 Détermination de loi, espérance, variance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
8.2 Loi binomiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

9 Limites, continuité, 18
9.1 Calcul de limite de fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

10 Dérivabilité, accroissements finis 19


10.1 Classe C 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
10.2 Inégalité des accroissements finis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
10.3 Théorème de Rolle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
10.4 Égalité des accroissements finis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

1
11 Intégration sur un segment 21
11.1 Calcul de primitives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
11.2 Suites d’intégrales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
11.3 Fonctions définies par une intégrale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
11.4 Sommes de Riemann . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
11.5 Formules de Taylor . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23

12 Systèmes d’équations linéaires 24

13 Calcul matriciel 25
13.1 Inversion de matrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
13.2 Calcul de puissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
13.3 Exercices théoriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25

14 Polynomes 26
14.1 Factorisation de polynômes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
14.2 Exercices théoriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26

15 Espaces vectoriels 27
15.1 Sous-espaces vectoriels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
15.2 Famille libre / génératrice . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27

16 Applications linéaires 28
16.1 Exercices pratiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
16.2 Exercices théoriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
16.3 Projecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
16.4 Matrices d’application linéaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30

17 Développements limités 31
17.1 Calcul de développement limité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
17.2 Analyse asymptotique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
17.3 Étude d’asymptotes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31

18 Séries numériques 32
18.1 Étude de convergence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
18.2 Séries de Bertrand . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
18.3 Calcul de somme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32

19 Dimension d’un espace vectoriel 33


19.1 Détermination de dimension . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
19.2 Décomposition en somme directe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
19.3 Applications linéaires en dimension finie : théorie . . . . . . . . . . . . . . 33
19.4 Applications linéaires en dimension finie : applications . . . . . . . . . . . . 34

20 Variables aléatoires discrètes 37


20.1 Loi de Poisson . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
20.2 Loi Géométrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
20.3 Autres exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38

2
1 Logique, raisonnements et équations
1.1 Raisonnement par récurrence
1.1.1 Suites définies par récurrence
Exercice 1. Soit a un réel strictement supérieur à 1. On considère la suite (un ) définie
par
1
u0 = a et un+1 = 1 + un +
un − 1
1. Prouver que la suite (un ) est bien définie et que pour tout n ∈ N, on a un > 1.
2. Montrer que ∀n ∈ N, un ≥ n + 1

 u0 = u1 = 1
Exercice 2. On considère la suite (un ) définie par
 ∀n ∈ N∗ , un+1 = un + 2
u
n+1 n−1
Démontrer que ∀n ∈ N∗ , 1 ≤ un ≤ n2 .

Exercice 3. On définit une suite (un )n≥1 par u1 = 1 et un+1 = 1 + n


pour tout n ≥ 1.
√ √ un
Montrer que n < un < n + 1 pour tout n ≥ 2.

1.1.2 Raisonnements théoriques


Exercice 4. Soit f : N → N strictement croissante. Montrer que ∀n ∈ N, f (n) ≥ n.

Exercice 5. On se donne une application f de N dans N telle que f (n + 1) ≥ f (f (n)) + 1


pour tout n de N.
1. Par récurrence sur n, montrer m ≥ n =⇒ f (m) ≥ n (en particulier f (n) ≥ n).
2. En déduire que f est strictement croissante.
3. Montrer que f (n) < n+1 pour tout n, et en déduire l’unique solution f du problème.

1.2 Équations, inéquations


Exercice 6. Résoudre |x2 + 3x − 4| = |x2 + 2x − 1| d’inconnue x ∈ R

Exercice 7. Trouver les réels a, b ∈ R tel que ea+b = ea + eb

Exercice 8. Soit p un paramètre


√ réel. √
Résoudre l’équation (Ep ) : x2 − p + 2 x2 − 1 = x

Exercice 9. Soit m ∈ R, résoudre dans R l’équation


q √ q √
x+ 2x − 1 + x− 2x − 1 = m

Exercice 10. Soit m ∈ R, résoudre dans R l’équation suivante :



x2 + mx − 1 = −x + 3m

3
2 Calcul algébrique
2.1 Calculs de somme
X
n X
n
Exercice 11. Calculer la somme Sn = 22i−j
i=0 j=0

Exercice 12. Soit n ≥ 2, calculer par deux méthodes


!
X
n
n
2
k
k=1 k

la fonction f : x 7→ (1 + x)
n
Indication : La première méthode pourra consister  à étudier

n n−1
et la seconde utilisera l’identité (à démontrer) k k = n k−1
X
n
Exercice 13. Calculer Sn = k4.
k=1
X
n
Indication : On pourra calculer de deux façons différentes (k + 1)5 − k 5 .
k=1

Exercice 14. Soit p ∈ N , montrer que
! ! !
X
p
n n−k n
= 2p
k=0 k p−k p
Exercice 15. Soit n ∈ N∗ , calculer
X
n 2

b kc
k=0

Indication : On pourra faire des "paquets" sur les différentes valeurs de b kc
Exercice 16. Soit n ∈ N∗ , calculer
X
n X
n
i
Sn =
i=1 j=i j

Exercice 17. Soit n ∈ N∗ , calculer


X
Un = |i − j|
1≤i,j≤n

Exercice 18. Soit n ∈ N∗ , calculer


X
Tn = ij
1≤i≤j≤n

2.2 Calcul de produit


Y
n 1
Exercice 19. Calculer Pn = 2 k(k+1)
k=1

2.3 Autres calculs algébriques


Exercice 20. Simplifier q q
3 √ 3 √
7 − 5 2 − −7 − 5 2

4
3 Fonctions usuelles
3.1 Étude de fonctions
Exercice 21. Pour x ∈ R, posons u(x) = 13 (2 sin(x) + tan(x)) − x.
1. Indiquer le domaine définition de u.
2. Soit I =] π2 , 3π
2
[, montrons que u est dérivable et montrer que ∀x ∈ I, u0 (x) = P (cos(x))
3 cos2 (x)
où P est une fonction polynomiale à préciser.
3. Étudier les variations de u sur I.

Exercice 22. Montrer que, pour tout x > 0 (et x 6= 1), on a l’inégalité

x ln(x) 1
<
x −1
2 2

Exercice 23. 1. Étudier (domaine de définition, variations, limites, courbe) la fonc-


7 x1 e− x
1
tion f : x →
2. Montrer que pour tout n ∈ N∗ , l’équation f (x) = 1
n
admet deux solutions un et vn
avec 0 < un < 1 < vn .
3. Calculer lim un et lim vn
n→+∞ n→+∞

x2
Exercice 24. On considère l’application f définie par f (x) = x x2 −1
1. Indiquer le domaine de définition de f . Que dire de la dérivabilité de f sur ce
domaine ? Préciser les limites de f aux bornes de son domaine définition.
2. Étudier le sens de variations de f et dresser son tableau de variations.

Exercice 25. On considère la fonction f définie par f (x) = exp( x2 − 1).
1. Déterminer l’ensemble de définition et de dérivabilité de f .
2. Déterminer la parité de f .
3. Expliciter le sens de variations de f , y compris ses limites aux bornes de son domaine
de définition.
x3 1
Exercice 26. Considérons l’application f : x 7→ ex
x−1
1. Étudier (domaine de définition, de dérivabilité, variations, limites) la fonction f
2. Montrer que f admet une asymptote oblique d’équation y = x−1 lorsque x → +∞.
3. Tracer l’allure de la courbe de f
s
x3
Exercice 27. Considérons l’application f : x 7→
x−1
1. Étudier (domaine de définition, de dérivabilité, variations, limites) la fonction f
2. Montrer que f admet une asymptote oblique d’équation y = x+ 21 lorsque x → +∞.
3. Tracer l’allure de la courbe de f

5
3.2 Fonctions trigonométriques
Exercice 28. Résoudre pour x ∈ R,

cos(x) + cos(3x) + cos(5x) = 0

Exercice 29. Discuter selon les valeurs du paramètre m ∈ R de l’existence de solutions


à l’équation
3 sin(x) + m cos(x) − 5 = 0

Exercice 30. Soit x ∈ R tel que tan(x) = cos(x). Que vaut sin(x) ?

6
4 Suites numériques
4.1 Suites récurrentes linéaires
Exercice 31. Soit (Fn ) la suite définie par F0 = 0, F1 = 1 et pour tout n ∈ N, Fn+2 =
Fn+1 + Fn .
— Donner une forme explicite de (Fn )
— Déterminer lim lim FFn+1 n
n→+∞

Exercice 32. Donner l’expression du terme général et la limite de la suite récurrente


réelle (un )n∈N∗ définie par 
 u1 = 12
∀n ∈ N∗ , un+1 = un +1
2

Exercice 33. Donner l’expression du terme général et la limite de la suite récurrente


réelle (un )n∈N définie par

 u0 = 1, u1 = 0
∀n ∈ N, 4un+1 = 4un − un+2

Exercices 34. Donner une forme explicite et la limite de la suite (un ) définie par la relation
u2
un+1 = 8 + n .
2
Indication : On pourra poser vn = u2n .

Exercice 35. Considérons la fonction f : x 7→ 1+x


1
définie sur [0, 2], ainsi que la suite
(un ) définie par 
 u =0
0
 ∀n ∈ N, un+1 = f (un )

1. Montrer qu’il existe deux suites (pn ), (qn ) d’entiers non nuls tel que pour tout
n ∈ N, un = pqnn .
2. Déterminer une expression explicite de (pn ) et (qn ). En déduire une expression ex-
plicite de (un ).
3. Montrer que (un ) est convergente et déterminer sa limite.

4.2 Calcul de limite de suites explicites


Exercice 36. Calculer la limite de (un ) de terme générale :
 1
1 n
∀n ∈ N, un = sin
n
Exercice 37. Calculer la limite de (un ) de terme générale :
√ √
∀n ∈ N, un = n2 + n + 1 − n2 − n + 1

Exercice 38. Soit a > 0 calculer la limite de (un ) de terme générale :


 1

∀n ∈ N, un = ban c n

7
4.3 Suites définies par récurrence
Exercice 39. Soit u la suite définie par u0 > 1 et pour tout n ∈ N, un+1 = 2 + ln(un ).
1. Pour x ∈ R+∗ , soit g(x) = ln(x) + 2 − x.
(a) Dresser le tableau de variation de g.
(b) Montrer que l’équation g(x) = 0 admet deux solutions α < β dans R+∗ .
2. En déduire la monotonie de (un ) en fonction de u0 .
3. Montrer que (un ) converge et calculer lim un .
n→+∞
Exercice 40. Considérons la suite définie par :

 u0 = −1
 ∀n ∈ N, un+1 = 2
− u2n
un

1. Dresser le tableau de variation de la fonction f : x 7→ 2


x
− x2 définie sur R∗ .
2. Justifier que pour tout n ∈ N, un existe et un ≤ −1.
3. Étudier les variations de (un ).
4. Montrer que la suite (un ) diverge.
Exercice 41. Considérons la fonction f : x 7→ 1+x
1
définie sur [0, 2], ainsi que la suite
(un ) définie par 
 u =0
0
 ∀n ∈ N, un+1 = f (un )

1. Démontrer que la suite (un ) est bien définie et bornée par 0 et 1.


2. Montrer que f admet un unique point fixe noté α à déterminer.
3. Démontrer que (u2n+1 ) est décroissante et majorée par α et que la suite (u2n ) est
croissante et minorée par α.
4. En déduire que les suites (u2n ) et (u2n+1 ) sont convergentes et déterminer leurs
limites.
5. Montrer que (un ) est convergente et déterminer sa limite.
Exercice 42. Soit (un ) la suite définie par
u0 ∈ R et ∀n ∈ N, un+1 = eun − 1
1. Étudier la fonction f : x 7→ ex − x − 1.
2. En déduire la monotonie de (un ) en fonction de u0
3. En déduire que la suite (un ) converge et déterminer sa limite.
Exercice 43. Soit (un ) la suite définie par

u0 ∈ R+ et ∀n ∈ N, un+1 = 1 + un

1. Étudier la fonction f : x 7→ x + 1 − x.
2. En déduire la monotonie de (un ) en fonction de u0
3. En déduire que la suite (un ) converge et déterminer sa limite.
Exercice 44. Soit (un ) la suite définie par
un u2n
u0 ∈]0, 1[ et ∀n ∈ N, un+1 = +
2 4
1. Démontrer que pour tout n ∈ N, on a 0 < un < 1.
2. Démontrer que la suite est monotone.
3. En déduire qu’elle est convergente et déterminer sa limite.

8
4.4 Suites adjacentes
Exercice 45. On pose
X
n
1 √ Xn
1 √
un = √ − 2 n et vn = √ −2 n+1
k=1 k k=1 k

X
n
1 √
Montrer que les suites (un ) et (vn ) sont adjacentes. En déduire que √ ∼ 2 n.
k=1 k
Exercice 46. Montrer que les suites (un ) et (vn ) définies par :

 u0 = a, v0 = b
 ∀n ∈ N, un+1 = √un vn et vn+1 = un +vn
2

Montrer que les suites (un ) et (vn ) sont adjacentes.

9
5 Ensembles et applications
5.1 Injectivité, Surjectivité
Exercice 47. Soient E et F deux ensembles et f : E → F .
1. Montrer que pour tout A, B ∈ P(E), f (A ∪ B) = f (A) ∪ f (B).
2. Montrer que pour tout A, B ∈ P(E), f (A ∩ B) ⊂ f (A) ∩ f (B).
3. Montrer que f est injective si et seulement si pour tout A, B ∈ P(E), f (A ∩ B) =
f (A) ∩ f (B).

Exercice 48. Soit E un ensemble et deux parties A, B de E. On définit

f : P(E) → P(A) × P(B)


X 7→ (X ∩ A, X ∩ B)

1. Montrer que f est injective si et seulement si A ∪ B = E.


2. Montrer que f est surjective si et seulement si A ∪ B = ∅.
3. Donner une condition nécessaire et suffisante sur A et B pour que f soit bijective.

Exercice 49. Soit E, F deux ensembles et f : E → F une application.


1. Montrer que f est injective si et seulement si pour tout A ⊂ E, f (A) ⊂ f (A)
2. Montrer que f est surjective si et seulement si pour tout A ⊂ E, f (A) ⊂ f (A)
3. En déduire une condition nécessaire et suffisante pour que f soit bijective.

Exercice 50. Soit E un ensemble f : E → E une application telle que f ◦ f ◦ f = f .


Montrer que f est injective si et seulement si f est surjective.

Exercice 51. Soit f : E → F , montrer que f est surjective si et seulement si pour tout
ensemble G et toute fonction h, g : F → G, g ◦ f = h ◦ f =⇒ g = h.

Indication : Pour le sens réciproque on pourra considérer G = {0, 1}.

5.2 Calcul de réciproque


ex −1
Exercice 52. On considère la fonction f définie sur R par f (x) = ex +1
.
1. Montrer que f est une bijection de R sur un intervalle I à déterminer.
2. Déterminer la réciproque de f .
1−x2
Exercice 53. On considère la fonction f définie sur R par f (x) = 1+x2
.
1. Montrer que f est une bijection de R+ sur un intervalle I à déterminer.
2. Déterminer la réciproque de f .

Exercice 54. On considère la fonction f définie sur R par f (x) = x


1+|x|
.
1. Montrer que f est une bijection de R+ sur un intervalle I à déterminer.
2. Déterminer la réciproque de f .

10
6 Dénombrement
6.1 Dénombrement appliqué
Exercice 55. Soit n ∈ N∗ , combien y a t’il de surjections de {1, . . . , n+1} sur {1, . . . , n} ?
Exercice 56. Soit n ∈ N∗ ,
! !
X
p
n n−k
1. Soit p ∈ [[1, n]], calculer (−1) k
.
k=0 k p−k
2. Soit dn le nombre de
! bijection de [[1, n]] dans [[1, n]] qui n’admet pas de point fixe.
Xn
n
Montrer que dn−k = n! (en posant d0 = 1).
k=0 k
!
X
n
(−1)k
3. Montrer que dn = n! .
k=0 k!
Exercice 57. On dispose de n points disticts dans le plan.
1. Soit p ≤ n. Combien y a t’il de polygone à p cotés que l’on peut construire avec ces
n points.
2. On fixe un polygone convexe à p cotés, combien ce polygone a t’il de diagonale ?
Exercice 58. On part du point de coordonnées (0, 0) pour rejoindre le point de coor-
données (p, q) en se déplaçant à chaque étape d’une unité vers la droite ou vers le haut.
Combien y a-t’il de chemins possibles ?

6.2 Calcul de cardinal


Exercice 59. Soit n ∈ N∗ et un E un ensemble de cardinal n.
1. Déterminer le nombre de couples (A, B) ∈ P(E)2 tels que A ⊂ B.
2. Déterminer le nombre de couples (A, B) ∈ P(E)2 tels que A ∩ B = ∅.
3. Déterminer le nombre de triplets (A, B, C) ∈ P(E)3 tels que A, B et C soient deux
à deux disjoints et vérifient A ∪ B ∪ C = E.
Exercice 60. Soit E un ensemble à n éléments. Montrer que E contient autant de parties
de cardinal pair que de parties de cardinal impair. En déduire l’identité :
n ! n−1 !
X
2
n X2
n
=
k=0 2k k=0 2k + 1

Exercice 61. Soit E un ensemble à n éléments


X
1. Calculer Sn = Card(A ∩ B)
(A,B)∈P(E)2
Indication : On pourra décomposer la somme selon le cardinal de A ∩ B.
2. (a) Montrer que X 7→ X est une bijection.
(b) En déduire une valeur de 4Sn . En déduire la formule trouvé en 1).
3. En déduire en utilisant les formules de De Morgan la valeur de
X
Card(A ∪ B)
(A,B)∈P(E)2

11
7 Probabilités avec univers fini
7.1 Probabilités par dénombrement
Exercice 62. Une colonie de n chauve-souris a élu domicile dans une grotte, et des
scientifiques souhaitent estimer la taille de la colonie. Pour cela, ils en capturent 10, leur
passent une bague de marquage, puis les relâchent. La nuit suivante, ils en capturent à
nouveau 10 au hasard. Trois d’entre elles sont déjà porteuses d’une bague.
1. Calculer la probabilité pn qu’on trouve trois chauve-souris porteuses d’une bague
lorsque l’on en capture 10 au hasard dans une population de n chauve-souris dont
10 déjà marquées.
2. Étudier la monotonie de (pn ). En déduire la valeur de n telle que pn est maximale.

Exercice 63. Soit n ≥ 1. On lance 6n dés équilibrés. Quelle est la probabilité que chaque
numéro de [[1, 6]] apparaisse n fois ?

7.2 Probabilités conditionnelles


Exercice 64. On dispose de 100 dés dont 25 sont pipés. Pour chaque dé pipé, la proba-
bilité d’obtenir le chiffre 6 lors d’un lancer vaut 1/2.
1. On tire un dé au hasard parmi les 100 dés. On lance ce dé et on obtient 6. Quelle
est la probabilité que ce dé soit pipé ?
2. Soit n ∈ N∗ . On tire un dé au hasard parmi 100 dés. On lance ce dé n fois et on
obtenit n fois le chiffre 6. Quelle est la probabilité pn pour ce dé soit pipé. Interpréter
le résultat.

Exercice 65. On considère N coffres. Avec une probabilité p un trésor a été placé dans
l’un de ces coffres, chaque coffre pouvant être choisi de façon équiprobable. On a ouvert
N − 1 coffres sans trouver le trésor. Quelle est la probabilité pour qu’il figure dans le
dernier coffre ?

Exercice 66. On dispose de n urnes numérotées de 1 à n. Dans l’urne numéro k se trouve


k boules blanches et n − k boules rouges. On choisit au hasard (équiprobablement) une
urne, puis on tire deux boules dans cette urne.
1. Quelle est la probabilité d’avoir deux boules blanches ? Quelle est la limite de cette
probabilité lorsque n → +∞.
2. Quelle est la probabilité que l’urne choisit soit l’urne k sachant que les deux boules
sont blanches.

7.3 Formule des probabilités totales


Exercice 67. Un ascenseur en état de marche à l’instant t = 0 peut ensuite tomber en
panne selon les conditions suivantes :
— Si l’ascenseur est en état de marché à l’instant n ∈ N, la probabilité qu’il fonctionne
encore à l’instant n + 1 vaut p ∈]0, 1[
— Si l’ascenseur est en panne à l’instant n ∈ N, la probabilité qu’il soit encore en
panne à l’instant n + 1 vaut q ∈]0, 1[.
Déterminer la probabilité que l’ascenseur fonctionne à l’instant n, et la limite de cette
probabilité lorsque n tend +∞.

12
Exercice 68. Soit N un entier strictement positif et p un réel strictement compris entre 0
et 1. Une particule se deplace sur une droite en faisant des sauts d’une unité vers la gauche
ou vers la droite. A chaque instant, la probabilité qu’elle aille vers la droite est p et celle
qu’elle aille vers la gauche q = 1 − p, tous ces déplacements étant supposés indépendants.
Initialement, la particule est en n ∈ [[0, N ]] et elle s’arrête dès qu’elle atteint l’une des
extrémités de cet intervalle : 0 ou N. On note qn la probabilité que la particule s’arrête
en 0.
1. (a) Justifier que q0 = 1 et qN = 0.
(b) Montrer que pour tout n tel que 1 ≤ n ≤ N − 1, on a

qn = pqn+1 + qqn−1

(c) En déduire une expression de qn en fonction de n, N, p et q. (On distinguera


les cas p = 12 et p 6= 21 ).
2. Calculer de même la probabilité pn que la particule s’arrête en N .
3. Calculer pn + qn et en déduire la probabilité que la particule ne s’arrête jamais.

Exercice 69. On dispose de deux urnes U1 et U2 .


L’urne U1 contient deux boules blanches et trois boules noires. L’urne U2 contient quatre
boules blanches et trois boules noires.
On effectue des tirages successifs dans les conditions suivantes : on choisit une urne au
hasard et on tire une boule dans l’urne choisie. On note sa couleur et on la remet dans
l’urne d’où elle provient.
Si la boule tirée était blanche, le tirage suivant se fait dans l’urne U1 . Sinon le tirage se
fait dans l’urne U2 .
Pour tout n ∈ N∗ , on note Bn l’événement "la boule tirée au n-ième tirage est blanche".
On pose également pn = P(Bn ).
1. Calculer p1 .
2. Exprimer pn+1 en fonction de pn . pour tout n ∈ N∗ .
3. En déduire pour tout entier naturel n non nul, la valeur de pn . Calculer lim pn .
n→+∞

7.4 Exercices théoriques


Exercice 70. Soit A1 , . . . , An des événements d’un espace probabilisé (Ω, P(Ω), P). Mon-
trer que
X
n
P(Ai ) − (n − 1) ≤ P(A1 ∩ . . . An ) ≤ min P(Ai )
1≤i≤n
i=1

Exercice 71. Soit (Ω, P(Ω)) un espace probabilisé, P et Q deux probabilités. On définit
e par
d(P, P)
e = max{|P(A) − P(A)|}
d(P, P) e
A⊂Ω

e =0
1. Montrer que P = P̃ si et seulement si d(P, P)
e
2. Soit B = {ω ∈ Ω, P(A) ≥ P(A)}.
e
(a) Montrer que P(B) − P(B) e
≤ d(P, P).
e
(b) Soit A ∈ Ω, montrer que P(A) − P(A) e
≤ P(B) − P(B) (On pourra décomposer
A avec les événements A ∩ B et A ∩ B).

13
e
(c) Montrer que |P(A) − P(A)| e
≤ P(B) − P(B). e = P(B) −
En déduire que d(P, P)
e
P(B)

Exercice 72. Déterminer une probabilité sur Ω = {1, . . . , n} telle que la probabilité de
l’événement {1, . . . , k} soit proportionnelle à k 2 .

Exercice 73. Soit (Ω, P(Ω), P) un espace probabilisé et A, B ⊂ Ω.


1. Montrer que P(A ∩ B) − P(A)P(B) ≤ 41 .
2. Montrer que P(A ∩ B) − P(A)P(B) ≥ −(1 − P(A))(1 − P(B))
3. En déduire |P(A ∩ B) − P(A)P(B)| ≤ 1
4

14
8 Variables aléatoires finies
8.1 Détermination de loi, espérance, variance
Exercice 74. On dispose de n urnes numérotées de 1 à n, l’urne numérotée k comprenant
k boules numérotés de 1 à k indiscernables au toucher. On réalise l’expérience suivante :
on choisir d’abord au hasard et sans préférence une urne, puis on prélève une boule dans
cette urne. On note X le numéro de l’urne choisie et on note Y le numéro de la boule
tirée.
1. Quelle est la loi de la variable aléatoire X ?
2. Pour i, k ∈ [[1, n]], déterminer P(Y = k|X = i). En déduire la loi de Y .
3. Quelle est l’espérance de Y ?
Exercice 75. Soit n ∈ N∗ . Une urne contient n boules blanches numérotées de 1 à n
et deux boules noires numérotées 1 et 2. On effectue le tirage une à une, sans remise de
toutes les boules de l’urne.
On note X la variable aléatoire égale au rang d’apparition de la première boule blanche.
On note Y la variable aléatoire égale au rang d’apparition de la première boule numérotée
1.
1. Déterminer la loi de X.
2. Déterminer la loi de Y . Déterminer E[Y ].
Exercice 76. On dispose de n boules numérotées de 1 à n et d’une boite formée de trois
compartiments identiques également numérotés de 1 à 3.
On lance simultanément les n boules. Elles viennent se ranger aléatoirement dans les 3
compartiments. Chaque compartiment peut éventuellement contenir n boules. On note
X la variable aléatoire qui à chaque expérience aléatoire fait correspondre le nombre de
compartiment restés vide.
1. Déterminer la loi de X.
2. Calculer E[X]. Déterminer lim E[X].
n→+∞

Exercice 77. On se donne une urne avec N boules numérotées de 1 à N . On tire les
boules une à une sans remise et on s’arrête quand la boule tirée porte un numéro supérieur
ou égal à la précédente. Soit X le nombre de tirages effectués.
1. Pour k ∈ [[1, N ]], déterminer P(X ≥ k). En déduire la loi de X.
2. Calculer l’espérance de X.
Exercice 78. Une urne contient N boules numérotées de 1 à N . On tire n boules (n ∈
[[1, N ]]). On note X (respectivement Y) le plus petit (respectivement le plus grand) des
nombres obtenus.
On considère dans cette question que le tirage s’effectue avec remise.
1. Soit x ∈ [[1, N ]]. Calculer P(X ≥ x). En déduire la loi de X.
2. Soit Soit y ∈ [[1, N ]]. Calculer P(Y ≤ x). En déduire la loi de Y .
Exercice 79. Soit n ≥ 3 un entier. Une urne contient 2 boules colorées et n − 2 boules
blanches. On tire successivement sans remise toutes les boules de l’urne.

1. Déterminer la loi de la variable aléatoire T1 égale au numéro du tirage de la première


boule colorée et calculer son espérance.

15
2. Déterminer la loi de la variable aléatoire T2 égale au numéro du tirage de la seconde
boule colorée.

Exercice 80. Soit n un entier naturel non nul. Un archer dispose de n flèches dans son
carquois.
A chaque tir, il atteint sa cible avec une probabilité p ∈]0, 1[. Il arrête de tirer dès qu’il a
atteint sa cible ou qu’il n’a plus de flèche. On note X la variable aléatoire égale au nombre
de flèches utilisées.
1. Déterminer la loi de X ainsi que son espérance.
2. Calculer la probabilité que l’archer tire k ∈ [[1, n]] flèches sachant qu’il a atteint sa
cible.
! !
X
p
k p+1
Exercice 81. 1. Soit n ≤ p, montrer que = .
k=n n n+1
2. Soit n ≥ 1 un entier. Une urne contient n boules blanches et n boules colorées. On
tire toutes les boules successivement et sans remise.
Déterminer l’espérance de la variable aléatoire X indiquant le rang de la dernière
boule colorée tirée.

8.2 Loi binomiale


Exercice 82. Un candidat n’ayant pas révisé répond au hasard à un QCM comportant 20
questions et k réponses possibles à chaque question, un seule étant correcte. Le candidat
obtient un point par bonne réponse et 0 pour une mauvaise.
1. Donner la loi du nombre de points obtenus.
2. Lorsque le candidat donne une mauvaise réponse, le professeur lui permet de choisir
à nouveau une des k − 1 réponses restantes, et le candidat obtient 12 point pour
chaque nouvelle bonne réponse. On note Y2 le nombre de bonnes réponses lors du
second passage.
(a) Soit j ∈ N, déterminer la probabilité que l’élève donne j bonnes réponses lors
du deuxième passage sachant qu’il en a donné i lors du premier.
(b) Pour j ∈ [[1, 20 − i]], montrer que
! ! ! !
20 20 − i 20 20 − j
=
i j j i

(c) En déduire que Y2 suit une loi binomiale dont on déterminera les paramètres.
(d) Calculer l’espérance du nombre de points obtenus. Déterminer k pour que le
candidat puisse espérer avoir une note supérieure ou égale à 5.

Exercice 83. Une urne contient deux boules blanches et huit boules noires.
1. Un joueur tire successivement, avec remise, cinq boules dans cette urne. Pour chaque
boule blanche tirée, il gagne 2 points et pour chaque boule noire tirée, il perd 3
points.
On note X la variable aléatoire représentant le nombre de boules blanches tirées.
On note Y le nombre de points obtenus par le joueur sur une partie.
(a) Déterminer la loi de X, son espérance et sa variance.
(b) Déterminer la loi de Y , son espérance et sa variance.

16
2. Dans cette question, on suppose que les cinq tirages successifs se font sans remise.
(a) Déterminer la loi de X.
(b) Déterminer la loi de Y .

Exercice 84. Soit X ∼ B(n, p). Les résultats de X sont censés être affichés par un
compteur mais celui-ci est détraqué : lorsque X prend une valeur non nulle, le compteur
affiche la bonne valeur de X, mais lorsque X prend la valeur 0, le compteur affiche un
entier au hasard entre 1 et n.
On note Y la variable aléatoire égale au nombre affiché par le compteur.
1. Déterminer la loi de Y .
2. Montrer que E[Y ] ≥ E[X]. Aurait-on pu deviner ce résultat ?

17
9 Limites, continuité,
9.1 Calcul de limite de fonctions
ln(sin2 (x))
Exercice 85. Calculer limπ  2
x→ 2 π
2
− x
!x ln(x)
ln(x + 1)
Exercice 86. Calculer lim
x→+∞ ln(x)
! sin(x)
x x−sin(x)
Exercice 87. Calculer lim
x→0 sin(x)

18
10 Dérivabilité, accroissements finis
10.1 Classe C 1
Exercice 88. Déterminer a et b pour que la fonction f définie sur R+ par
√
 x si 0 ≤ x ≤ 1
x 7→  2
ax + bx + 1 sinon

soit C 1 sur R+∗ .

Exercice 89. La fonction f définie sur R par



arctan(1 + 1 ) si x 6= 0
x 7→ x2
π sinon
2

est-elle C 1 sur R ?

Exercice 90. Déterminer a pour que la fonction f définie sur R par


  
xa sin 1 si x 6= 0
x 7→  x
0 sinon

soit dérivable sur R ? soit C 1 sur R ?

10.2 Inégalité des accroissements finis



Exercice 91. On considère la suite récurrente définie  u0 ∈ R et un+1 = f (un ) pour
 par
tout n ∈ N où f la suite définie par f (x) = 1 + 41 sin x1 .
1. Déterminer I = f (R∗ ) et montrer que I est stable par f .
2. Démontrer qu’il existe γ ∈ I tel que f (γ) = γ.
3. Démontrer que pour tout x ∈ I,
4
|f 0 (x)| ≤
9

4. Démontrer que (un ) converge vers γ.

Exercice 92. On considère la suite récurrente définie par u0 ∈ R∗ et un+1 = f (un ) pour
ex
tout n ∈ N où f la suite définie par f (x) = x+2 .
1. Montrer que [0, 1] est stable par f .
2. Démontrer qu’il existe γ ∈ I tel que f (γ) = γ.
3. Démontrer que pour tout x ∈ I,
2e
|f 0 (x)| ≤
9

4. Démontrer que (un ) converge vers γ.

19
10.3 Théorème de Rolle
Exercice 93. Soit P un polynôme. Montrer que l’équation ex − P (x) = 0 d’inconnue x
n’a qu’un nombre fini de solution.

Exercice 94. Soit f une fonction dérivable sur [0, 1] dans R avec f (0) = f 0 (0) = 0 et
f (1) = 0. Montrer qu’il existe c ∈]0, 1[ tel que la tangente de f au point c passe par
l’origine.

Exercice 95. Soit a ∈ R. Soit f continue sur [a, +∞[, dérivable sur ]a, +∞[ et tendant
vers f (a) en +∞. Montrer qu’il existe c > a tel que f 0 (c) = 0.

Exercice 96. En considérant


F : [arctan(a), π2 ] →  R
f (tan(x)) si a 6= π
x 7→  2
f (a) sinon

re-démontrer le résultat de l’exercice précédent.

10.4 Égalité des accroissements finis


Exercice 97. Soit f continue sur [0, 1] dérivable sur ]0, 1[ vérifiant f (0) = 0 et f (1) = 1.

1. Montrer que pour tout n ∈ N∗ , il existe des éléments distincts 0 < x0 < · · · <
X
n−1
xn−1 < 1 tels que f 0 (xk ) = n.
k=0
X
n−1
1
2. Montrer qu’il existe 0 < y0 < · · · < yn−1 < 1 tels que =n
k=0 f 0 (y k)

20
11 Intégration sur un segment
11.1 Calcul de primitives
11.1.1 Intégration par parties
Exercice 98. Donner l’ensemble des primitives de la fonction x 7→ x2 arctan(x).

11.1.2 Changement de variables


Exercice 99. Donner l’ensemble des primitives de

2e3x
x 7→
1 + e2x
(On pourra effectuer le changement de variable u = ex )

Exercice 100. Donner l’ensemble des primitives de


1
x 7→ √
x+ x

(On pourra effectuer le changement de variable u = x)

11.1.3 Intégration de fonctions rationnelles


x+2
Exercice 101. Déterminer l’ensemble des primitives de x 7→
x2 +x+1
Exercice 102. Trouver a, b, c trois réels tels que pour tout x distincts de 2, 3, 4 on ait
2x + 1 a b c
= + +
(x − 2)(x − 3)(x − 4) x−2 x−3 x−4

et en déduire une primitive de la fonction


2x + 1
f : x 7→
(x − 2)(x − 3)(x − 4)

11.1.4 Calcul astucieux


Exercice 103. Calculer Z π
4
ln(1 + tan(x)) dx
0

11.2 Suites d’intégrales


Exercice 104. Pour tout n ∈ N on pose
Z 1
(1 − x)n ex
In = dx
0 n!
1. Montrer que In −−−−→ 0.
n→+∞
2. Donner une relation de récurrence entre In et In+1 .

21
3. En déduire que
X
n
1
−−−−→ e
k=0 k!
n→+∞

Exercice 105. Soit p, q ∈ N, on pose


Z b
Ip,q = (t − a)p (b − t)q dt
a

1. Former une relation de récurrence liant Ip,q et Ip+1,q−1 .


2. Donner une expression explicite de Ip,q .
Exercice 106. Soit n un entier naturel, on pose
Z π
4
In = tann (x) dx
0

1. Calculer I0 , I1 . Trouver une relation entre In et In+2 . En déduire In en fonction de


n.
2. Montrer que lim In = 0 et en déduire les limites de (un ) et (vn ) définies par :
n→+∞

X
n
(−1)k−1 Xn
(−1)2k−1
un = et vn =
k=1 k k=1 k
Z e
Exercice 107. Pour n ≥ 1, on définit In = x2 ln(x)n dx
1
1. Calculer I1 .
2. Étudier la monotonie de (In ). En déduire que (In ) est convergente.
3. Montrer que ∀x ∈ [1, e], ln(x) ≤ xe . En déduire lim In .
n→+∞
4. Montrer que
∗ e3 n + 1
∀n ∈ N , In+1 = − In
3 3
En déduire lim nIn
n→+∞

11.3 Fonctions définies par une intégrale


Exercice 108. Soit φ : R → R la fonction définie par
et − e−t
φ(t) = pour t 6= 0 et φ(0) = 1
2t
Soit f : R → R définie par Z 2x
f (x) = φ(t) dt
x
1. Montrer que f est bien définie et étudier la parité de f .
2. Justifier que f est dérivable et calculer f 0 (x).
3. Dresser le tableau de variation de f . (Pour les limites, on pourra montrer d’abord
que ∀t ∈ R, φ(t) ≥ 1)
R 2x
Exercice 109. Pour x 6= 0, on pose f (x) = x
1
ln(1+t2 )
dt
1. Justifier que f est définie sur R∗ .

22
2. Étudier la parité de f .
3. Montrer que f est dérivable sur R∗ et donner les variations de f .

Exercice 110. On définit la fonction f sur [0, 1] par


Z x2
dt
f (0) = 0, f (1) = ln(2) et ∀x ∈]0, 1[, f (x) =
x ln(t)

1. Montrer que f est bien définie sur [0, 1].


Z x2
dt
2. Pour tout x ∈]0, 1[, calculer
x t ln(t)
3. En déduire que pour tout x ∈]0, 1[, x2 ln(2) ≤ f (x) ≤ x ln(2).
4. En déduire que f est continue sur [0, 1].
5. Montrer que f est de classe C 1 sur [0, 1] et déterminer ses variations.

11.4 Sommes de Riemann


Exercice 111. Déterminer !1
Y
n
k2 n
lim 1+ 2
n→+∞
k=1 n
!
1 Xn

Exercice 112. Calculer lim 3 k 2 cos
n→+∞ n n
k=1

11.5 Formules de Taylor


Exercice 113. En utilisant la formule de Taylor-Lagrange à la fonction x 7→ ln(1 + x) à
l’ordre 3. Déterminer une valeur approchée de ln(1, 003) à 10−8 près.
ex +e−x
Exercice 114. Pour x ∈ R, on pose ch(x) = 2
. Montrer que pour tout x ∈ R,

x2 x4 x5 0
0 ≤ ch(x) − 1 − − ≤ ch (x)
2 24 120
Exercice 115. Montrer que pour tout x ∈ R+ ,

x 2x2 14x3 1 x 2x2


1− + − ≤ √
3
≤ 1 − +
3 9 81 1+x 3 9

23
12 Systèmes d’équations linéaires
Exercice 116. Résoudre le système suivant d’inconnue (x, y, z, t ∈ R) :


 3x + 2z =0



3y + z + 3t =0

 x+y+z+t =0




2x − y + z − t = 0

Exercice 117. Résoudre le système suivant d’inconnue (x, y, z, t ∈ R) :




 x+y+z+t =0



x + 3y − 2z + 2t =0

 −2y + 3z − t =0




2x + 5z + t =0

Exercice 118. Résoudre le système suivant d’inconnue (x, y, z) ∈ R3 :



x − 3y = −4

 + 7z

x + 2y − 3z =6


7x + 4y − z = 22

24
13 Calcul matriciel
13.1 Inversion de matrices
 
1 0 1
 
Exercice 119. Soit M = −2 3 4 Montrer que M est inversible et calculer M −1 . En
0 1 1

x − z

 =m
déduire les solutions du système −2x + 3y + 4z = 1 d’inconnue (x, y, z) ∈ R3 .



y+z = 2m
 
1 2 1

Exercice 120. Soit M =  1 2 −1 . Montrer que M est inversible et calculer
−2 −2 −1


x + 2y + z
 =1
−1
M .En déduire les solutions du système x + 2y − z = 2m d’inconnue (x, y, z) ∈


−2x − 2y − z =m
R.
3

 
1 −1 2
Exercice 121. Soit M =  
−1 2 −1. Montrer que M est inversible et calculer M −1 .
−1 1 −1

x − y + 2z

 = 2m
En déduire les solutions du système −x + 2y − z = m d’inconnue (x, y, z) ∈ R3 .


−x + y − z =1

13.2 Calcul de puissance


 
0 a a2

Exercice 122. Soit a 6= 0. Soit A =  a1 0 a .
1 1
a2 a
0
Calculer A pour tout n ∈ N.
n

La formule fonctionne-t-elle pour n négatif ?

13.3 Exercices théoriques


Exercice 123. Soit T ∈ Mn (R) une matrice triangulaire supérieure. Montrer que T
commute avec sa transposée si et seulement si la matrice T est diagonale.

Exercice 124. 1. Trouver toutes les matrices A ∈ M2 (R) telles que A2 = I2 .


2. Trouver toutes les matrices B ∈ M2 (R) telles que B 2 = B.

25
14 Polynomes
14.1 Factorisation de polynômes
Exercice 125. Factoriser le polynôme X 5 − 3X 4 − 5X 3 + 27X 2 − 32X + 12.

Exercice 126. Factoriser le polynôme 2X 5 − 8X 4 + 8X 3 − 2X 2 + 8X − 8

Exercice 127. Factoriser le polynôme X 5 − 2X 4 − X 3 + 5X 2 − 3

14.2 Exercices théoriques


Exercice 128. Déterminer tous les polynômes P ∈ R[X] vérifiant P (0) = 0 et P (X 2 +
1) = P (X)2 + 1.

Exercice 129. Soit E l’ensemble E = {P ∈ R4 [X] | P (0) = P (4) = 0} et le polynôme


W = X(X − 4).
Montrer que l’application ψ : R2 [X] → E tel que ∀Q ∈ R2 [X], ψ(Q) = W Q est une
bijection.

26
15 Espaces vectoriels
15.1 Sous-espaces vectoriels
Exercice 130. Soit F = {y ∈ C 1 (R, R)|∀x ∈ R, y 00 (x) + xy 0 (x) − x2 y(x) = 0}.
Montrer que F est un espace vectoriel.

15.2 Famille libre / génératrice


Exercice 131. Soit u = (1, 3, 4, 5), v = (2, 1, 5, 6), w = (4, 7, 0, 1) ∈ R4 .
Montrer que la famille (u, v, w) forme une famille libre.

Exercice 132. Soit u = (1, 2, 3) et v = (2, −1, 1) ∈ R3 . Déterminer a, b, c ∈ R tel que


Vect(u, v) = {(x, y, z) ∈ R3 | ax + by + cz = 0}.

Exercice 133. Soit E un espace vectoriel et (e1 , e2 , e3 , ) une famille libre de E.


Montrer que (e1 , 2e1 + e3 , e2 + e3 ) est libre.

Exercice 134. Soit α 6= β ∈ R. On pose pour k ∈ [[0, n]], Pk = (X − α)k (X − β)n−k .


Montrer que (Pk )k∈[[0,n]] est une famille libre de Rn [X].
Indication : On pourra raisonner par l’absurde.

Application : Montrer que (X 2 , X(X − 4), (X − 4)2 ) est une base de R2 [X] et calculer
les coordonnées de 2X 2 + 32 dans cette base.

Exercice 135. Soit P ∈ R[X], on appelle valuation de P noté val(P ) le plus petit
exposant apparaissant dans la forme réduite de P . Par exemple : val(X 2 + 4X) = 1
1. Montrer que toute famille de polynômes non nuls de valuation deux à deux distinctes
est libre.
2. Montrer que (X 2 , X 2 + X, X 2 + X + 1) est une base de R2 [X] et décomposer X 2 +
2X + 2 dans cette base.

Exercice 136. Soit (v1 , . . . , vn ) une famille libre d’un R-espace vectoriel E. Pour k =
1, . . . , n − 1, on pose wk = vk + vk+1 et wn = vn + v1 . Étudier l’indépendance linéaire de
la famille (w1 , . . . , wn ).
Indication : On pourra commencer par le cas n = 2 et n = 3.
Application : Montrer que (X 2 + X, X 2 + 1, X + 1) est une base de R2 [X] et déterminer
les coordonnées de X 2 + 2X + 2 dans cette base.

15.2.1 Sommes d’espaces vectoriels


Exercice 137. Soient F = {P ∈ R3 [X] | P (0) = P (1) = P (2) = 0}, G = {P ∈
R3 [X] | P (1) = P (2) = P (3) = 0}, H = {P ∈ R3 [X], P (X) = P (−X)}.
Montrer que R3 [X] = F ⊕ G ⊕ H.

Exercice 138. Soit A ∈ R[X] un polynôme non constant et F = {P ∈ R[X], A|P }.


Montrer que F est un sous-espace vectoriel de R[X] et trouver un supplémentaire de F .

27
16 Applications linéaires
16.1 Exercices pratiques
Exercice 139. Pour tout polynôme Q de R[X], on considère le polynôme ∆(Q) défini
par :
∆(Q) = Q(X + 1) − Q(X).
1. Montrer que l’application ∆ est un endomorphisme de R[X].
2. Déterminer, pour tout polynôme Q de R[X], le degré de ∆(Q) en fonction du degré
de Q.
3. Déterminer le noyau de ∆.
4. Soit P ∈ R[X] et n ∈ N. Montrer
!
X
n
n
n n k
∆ (P ) = (−1) (−1) P (X + k)
k=0 k
.
5. En déduire que si deg P < n, alors
!
X
n
n
(−1)k P (k) = 0
k=0 k

Exercice 140. On définit l’ensemble E = {P ∈ R4 [X]|P (0) = P (4) = 0} et le polynôme


W = X(X − 4).
1. Montrer que E est un sous-espace vectoriel de l’espace vectoriel R4 [X].
Pour tout polynôme Q de R2 [X], on note ϕ(Q) = W Q.
2. Montrer que l’application ϕ : Q 7→ W Q est un isomoprhisme de R2 [X] de E.
3. En déduire une base de E.
Exercice 141. Montrer que φ : R[X] → R[X], P 7→ P + P 0 est un automorphisme de
R[X].
Exercice 142. Soit P un polynôme de degré n. Soit φ l’application

φ : Rn−1 [X] → Rn−1 [X]


Q 7→ R

où R est le reste de la division euclidienne de X 2 Q par P .


Montrer que φ est linéaire.

Exercice 143. Montrer que φ : R[X] → R[X], P 7→ P −XP 0 est une application linéaire.
Déterminer son noyau et son image.
Exercice 144. On considère l’application T définie sur R[X] par

T (P ) = 3XP + X 2 P 0 − X 3 P 00

1. Montrer que T est linéaire.


2. Soit P ∈ R[X]. Donner le degré de T (P ) en fonction du degré de P .
3. T est-elle injective ? surjective ?

28
16.2 Exercices théoriques
Exercice 145. Soit E, F deux espaces vectoriels et G un sous-espace vectoriel de E. On
pose
A = {u ∈ L(E, F ) | G ⊂ Keru}
Montrer que A est un espace vectoriel.

Exercice 146. Soit u un endomorphisme de E. Soit x1 , . . . , xn des vecteurs non nuls de


E tel que pour tout i ∈ [[1, n]] il existe λi tel que u(xi ) = λi xi .
Montrer que si les λi sont deux à deux distincts alors la famille (x1 , . . . , xn ) est libre.
Indication : On pourra raisonner par récurrence.

Exercice 147. Soit E, F et G trois espaces vectoriels et g ∈ L(F, G).


Posons
φ : L(E, F ) → L(F, G)
f 7→ g ◦ f
Montrer que φ est linéaire.
Supposons que g est injective. Que peut-on dire φ ?

Exercice 148. Soit E un espace vectoriel et u ∈ L(E) tel que u2 = −u.


Montrer que E = Ker(u) ⊕ Im(u) et expliciter les projections associées.

Exercice 149. Soit E un espace vectoriel, u ∈ L(E). Montrer que les assertions suivantes
sont équivalentes :
1. Keru = Imu
2. u2 = 0 et il existe v ∈ L(E) tel que u ◦ v + v ◦ u = id

Exercice 150. Soit E un espace vectoriel et u un endomorphisme de E vérifiant u3 = idE .


Montrer que
E = Ker(u − idE ) ⊕ Im(u − idE )

Exercice 151. Soit E un espace vectoriel et u un endomorphisme de E vérifiant u2 −


5u + 6id = 0.
1. Montrer que u est un automorphisme et exprimer u−1 en fonction de u.
2. Montrer que E = Ker(u − 2id) ⊕ Ker(u − 3id).
Indication : On pourra remarquer que (u − 2id) − (u − 3id) = id

16.3 Projecteurs
Exercice 152. Soit E un espace vectoriel et u ∈ L(E) et p un projecteur de E. Démontrer
que u commute avec p si et seulement si u(Im(p)) ⊂ Im(p) et u(Ker(p)) ⊂ Ker(p).

Exercice 153. Soit E un espace vectoriel et p un projecteur de E. On pose q = id − p et


on considère

L = {f ∈ L(E), ∃u ∈ L(E), f = u ◦ p} et M = {g ∈ L(E), ∃v ∈ L(E), g = v ◦ q}

Montrons que L et M sont supplémentaires dans L(E).

29
17 Développements limités
17.1 Calcul de développement limité
Exercice 154. Donner un développement limité à l’ordre 5 de x 7→ cos(x) ln(1 − x2 )
Exercice 155. Donner un développement limité à l’ordre 3 de x 7→ exp(x − x2 )
Exercice 156. Donner un développement limité à l’ordre 4 de x 7→ sin(x)ex cos(x).

17.2 Analyse asymptotique


Exercice 157. Soit n ≥ 1,
1. Montrer que l’équation x + ln(x) = n admet une unique solution xn sur R+∗ .
2. Montrer que xn −−−−→ +∞. En déduire que ln(xn ) = o(xn ).
n→+∞
3. Montrer que xn ∼ n.
4. En étudiant αn = xn − n. Montrer que xn admet le développement asymptotique à
deux termes :
xn = n − ln(n) + o(ln(n))
5. En étudiant βn = xn − n + ln(n). Montrer que xn admet un développement asymp-
totique à trois termes :
!
ln(n) ln(n)
xn = n − ln(n) + +o
n n

Exercice 158. On considère pour tout n ∈ N∗ , l’équation ex + x − n = 0.


1. Montrer que l’équation admet une unique solution que l’on note un .
2. Montrer que la suite (un ) tend vers +∞
3. Montrer que un ∼ ln(n)
4. En étudiant vn = un − ln(n), montrer que
!
ln(n) ln(n)
un = ln(n) − +o
n n

Exercice 159. Montrer que l’équation tan(x) = x possède une unique solution xn sur
chaque intervalle In =] − π2 , π2 [+nπ.
Donner un développement asymptotique à quatre termes de xn .

17.3 Étude d’asymptotes


   x −x

Exercice 160. Montrer que la fonction f : x 7→ x2 sin x1 + ln(e x+e 2
)
admet une
asymptote dont on donnera l’équation en +∞. (On précisera les positions relatives).
1
Exercice 161. Montrer que la fonction f : x 7→ (x2 + 5x + 4)e x+3 admet une asymptote
dont on donnera l’équation en +∞. (On précisera les positions relatives).
2
5 x
Exercice 162. Montrer que la fonction f : x 7→ (x+1) e
(x−1)4
admet une asymptote dont on
donnera l’équation en +∞. (On précisera les positions relatives).

30
18 Séries numériques
18.1 Étude de convergence
X  n4
1
Exercice 163. Donner la nature de la série cos
n
X 1 1
Exercice 164. Donner la nature de la série √ −√
n−2 n+3
X
Exercice 165. Donner la nature de la série 2 ln(n3 + 1) − 3 ln(n2 + 1)

18.2 Séries de Bertrand


 
X 1 − cos √
4
1
k3 ln(k)
Exercice 166. Déterminer la nature de la série  
1
k≥1 sin k
n
Exercice 167. 1. Montrer que pour tout n ∈ N, n 2 ≤ n!.
X 1
2. Déterminer la nature de la série q
n≥2
3
(n ln(n!))2
  n 
X e− 1+ 1
n
sin( n1 )
Exercice 168. Déterminer la nature de la série
n≥2 (ln(n2 + n))2

18.3 Calcul de somme


P  
2
Exercice 169. Montrer que la série k≥0 ln 1 + n(n+3)
converge et calculer sa somme.

X n3
Exercice 170. Donner la nature et calculer la somme de la série
n≥0 n!

X 1
Exercice 171. Montrer que la série uk converge et calculer sa somme avec un = X
n .
k≥1 2
k
k=1
1 a b
Indication : On pourra commencer par déterminer a, b, c tel que n(n+1)(2n+1) = n
+ n+1
+
X 1
n
c
2n+1
et utiliser le développement asymptotique = ln(n) + γ + o(1)
k=1 k

X  
x
Exercice 172. Soit x ∈]− π2 , π2 [.
Montrer que la série ln(cos k ) converge et calculer
k 2
sa somme. Indication : On pourra utiliser la formule sin(2a) = 2 cos(a) sin(a).
X n2
Exercice 173. Donner la nature et calculer la somme de la série
n≥1 (n − 1)!

31
19 Dimension d’un espace vectoriel
19.1 Détermination de dimension
Z 4
Exercice 174. Soit n ≥ 1, on pose H = {P ∈ R2n [X] | P (x) dx = 0}. Montrer que H
1
est un espace vectoriel. Déterminer sa dimension et donner une base de H.
Exercice 175. Déterminer une base et la dimension du sous-espace vectoriel

F = Vect((1, 2, −1, 1), (−3, −2, 3, 2), (−1, 0, 1, 1), (2, 3, −2, 1))

Déterminer un supplémentaire de F dans R4 .


Exercice 176. Soit 0 = x0 < x1 < · · · < xn = 1 une subdivision du segment [0, 1]. On
note E l’ensemble des fonctions continues de [0, 1] dans R dont la restriction à chaque
intervalle à [xi , xi+1 ] est affine. Montrer que E est un sous-espace vectoriel de dimension
finie de C([0, 1], R) et calculer sa dimension. On pourra commencer par faire un dessin.
Exercice 177. Une matrice M ∈ Mn (R) est dite magique si toutes les sommes des
termes de ses lignes et de ses colonnes sont égales. Montrer que l’ensemble des matrices
magiques est un sous-espace vectoriel de Mn (R) et donner sa dimension.

19.2 Décomposition en somme directe


Exercice 178. Soient F et G deux espaces vectoriels de R5 de dimension 3. Montrer que
F ∩ G 6= {0}.
Exercice 179. Soient E et F deux espaces vectoriels de dimension finie. Soit W un
sous-espace vectoriel de E. On note A = {u ∈ L(E) | W ⊂ Ker(u)}.
1. Montrer que A est un sous-espace vectoriel de L(E, F ).
2. Exprimer la dimension de A en fonctions des dimensions de E, F, W .
Exercice 180. Soit
( ! ) ( ! )
a 2a + b a 3a + b
F = , (a, b) ∈ R2 et G = , (a, b) ∈ R2
−b −a −b −2a + b

Montrer que M2 (R) = F ⊕ G. Expliciter les projections associées.

19.3 Applications linéaires en dimension finie : théorie


Exercice 181. Soit f un endomorphisme non nul d’un espace vectoriel E de dimension
3 vérifiant f 3 + f = 0.
1. Montrer que E = Ker(f ) ⊕ Ker(f 2 + id).
2. Montrer que dim(Ker(f 2 + id)) ≥ 1 et montrer que si x ∈ Ker(f 2 + id) \ {0} alors
(x, f (x)) est une famille libre de Ker(f 2 + id).
3. Supposons que dim(Ker(f 2 + id)) = 2, déterminer une base de E dans laquelle la
matrice de f est  
0 0 0

0 0 −1

0 1 0

32
Exercice 182. Soit E un espace vectoriel de dimension 3 et f ∈ L(E) tel que f 3 + f = 0
et f 6= 0. Supposons que f n’est pas injective.
1. Montrer que E = Ker(f ) ⊕ Ker(f 2 + id)
2. Montrer que Ker(f 2 + id) est distinct de {0}.
Soit x tel que f 2 (x) 6= 0. Montrer l’existence d’un tel vecteur x et montrer que
(f (x), f 2 (x)) est une famille libre de Ker(f 2 + id).
3. Montrer que dim(Ker(f 2 + id)) = 2.
4. Écrire la matrice de f dans une base bien choisie.

Exercice 183. Soit u ∈ L(R4 ) une application linéaire vérifiant u2 + u + id = 0.


1. Montrer que u est bijectif et déterminer u−1 en fonction de u.
2. Montrer que pour tout vecteur non nul x, Vect(x, u(x)) est de dimension 2.
 
0 −1 0 0
1 −1 0 0 
 
3. Prouver l’existence d’une base dans laquelle la matrice de u est  
0 0 0 −1
0 0 1 −1

Exercice 184. Soit E un espace vectoriel de dimension n ∈ N{0, 1} et f un endomor-


phisme de E tel que
f 2 − 2f + idE = 0
1. Montrer que f est bijectif et calculer f −1 .
2. Montrer que Im(f − idE ) ⊂ Ker(f − idE ).
3. Dans cette question, on suppose que dim(Ker(f − idE )) = n − 1
(a) Justifier l’existence d’un x de Im(f − idE ) non nul.
On se donne alors a ∈ E tel que f (a) − a = x.
(b) Montrer qu’il existe des vecteurs e2 , . . . , en−1 tels que la famille (x, e2 , . . . , en−1 )
soit une base de Ker(f − idE ).
(c) Montrer que B = (x, e2 , . . . , en−1 , a) est une base de E et donner MatB (f ).

Exercice 185. Soit f ∈ L(R3 ) tel que f 6= 0 et f 2 = 0


1. Démontrer que dim(Ker(f )) = 2.
 
0 0 1
 
2. En déduire qu’il existe une base B de R3 dans laquelle la matrice de f est 0 0 0
0 0 0
 
i−1
Exercice 186. Soit A = (ai,j )1≤i,j≤n+1 définie par aij = 0 si i > j et ai,j = j−1 si i ≤ j.
Montrer que A est inversible et déterminer son inverse.
Indication : Considérer l’endomorphisme de Rn [X] qui à un polynôme P associe le poly-
nôme P (X + 1).

19.4 Applications linéaires en dimension finie : applications


!
1 2
Exercice 187. Soit la matrice A = et f l’endomorphisme sur M2 (R) défini par
2 4
f (M ) = AM .
1. Déterminer Ker(f ).

33
2. f est-il surjectif ?
3. Trouver une base de Ker(f ) et une base de Im(f ).
Exercice 188. On considère la fonction f : R3 → R3 définie par

f (x, y, z) = (−3x − y + z, 8x + 3y − 2z, −4x − y + 2z)

1. Déterminer une base de Kerf et calculer sa dimension.


2. L’application f est-elle injective ?
3. Donner le rang de f . L’application f est-elle surjective ?
4. Déterminer une base de Imf .
Exercice 189. Soit E = R3 [X]. On définit f l’application linéaire de E dans E par

f (P ) = P + (1 − X)P 0

1. Montrer que f est un endomorphisme de E et déterminer sa matrice dans la base


canonique de E.
2. Déterminer une base de Ker(f ) et une base de Im(f ).
3. Montrer que Ker(f ) et Im(f ) sont deux sous-espaces vectoriels supplémentaires de
E.
Exercice 190. Soit f l’application linéaire de R4 dans R3 canoniquement associé à la
matrice  
−11 7 0 3

A= 0 1 11 2

1 0 7 1
Déterminer le rang de f , ainsi qu’une base de son noyau et son image. Donner une équation
de l’image.
Exercice 191. Soit (e1 , e2 , e3 ) la base canonique de R3 et

f1 = (1, −2, 0), f2 = (−1, 2, 0), f3 = (0, 0, 2)

Soit u l’endomorphisme de R3 telle que ∀i ∈ [[1, 3]], u(ei ) = fi .


1. Déterminer la matrice de u dans la base canonique.
2. Trouver une base de Ker(u) et une base de Im(u).
3. Montrer que u − id est un automorphisme de R3 .
Exercice 192. Soit φ défini sur R2 [X] par P 7→ (X 2 + 2)P 00 + (X + 1)P 0 + P .
1. Vérifier que φ est un endomorphisme de R2 [X].
2. Déterminer la matrice φ dans la base canonique de R2 [X].
3. Déterminer Ker(φ − 5id). Calculer φ(1) et φ(X + 1).
4. En déduire une base de R2 [X] dans laquelle la matrice de φ est diagonale.
Exercice 193. On considère l’endomorphisme canoniquement associé à la matrice
 
2 1 1

A= 0 1 0
−2 −2 −1

34
1. Soit u1 = (1, 0, −2). Montrer que u1 ∈ Ker(f ).
2. Déterminer une base (u2 , u3 ) de Ker(f − idR3 )
3. Montrer que B = (u1 , u2 , u3 ) est une base de R3 .
4. Déterminer la matrice D de f dans la base B.
5. Calculer D2 . Que peut-on en déduire sur f ◦ f ? Sur A2 ?
Exercice 194. Soit f l’application de Rn [X] dans Rn [X] définie par f : P ∈ Rn [X] 7→
P (X + 1) + P (X − 1) − 2P (X).
1. Justifier que f est un endomorphisme de Rn [X].
2. Dans le cas n = 3, donner la matrice de f dans la base canonique de R3 [X]. Géné-
raliser dans le cas n quelconque.
3. Déterminer le noyau et l’image de f . Calculer leurs dimensions respectives.
4. Soit Q un élément de l’image de f . Montrer qu’il existe un unique polynôme P ∈
Rn [X] tel que f (P ) = Q et P (0) = P 0 (0) = 0.
Exercice 195. Soit E un espace vectoriel muni d’une base B = (i, j, k). Soit f l’endo-
morphisme de E dont la matrice dans B est
 
2 −1 −1
 
A = 1 0 −1
1 −1 0

1. Calculer A2 . Qu’en déduire sur f ?


2. Déterminer une base de Im(f ) et Ker(f ).
3. Quelle est la matrice de f relativement à une base adaptée à la supplémentarité de
Im(f ) et Ker(f ) ?
Exercice 196. Considérons l’endomorphisme de R3 [X], φ : P 7→ P + P 0 .
1. Donner la matrice de l’endomorphisme de φ dans la base canonique de R3 [X].
2. En déduire le rang de l’endomorphisme. Existe-t’il un endomorphisme ψ de R3 [X]
tel que φ◦ψ = id ? L’expliciter dans la base canonique de R3 [X] et calculer φ−1 (X 3 +
X + 2)
3. En observant φ2 , φ3 , . . . trouver une expression polynômiale annulant φ et retrouver
les résultats ci-dessus.
4. Donner l’expression de la matrice de φ dans la base (1, X − 1, (X − 1)2 , (X − 1)3 ).
Exercice 197. Soit (Pk )k∈N une suite de polynôme définie par P0 = 1 et pour k ≥
1, Pk (X) = k!1 X(X − k)k−1 .
1. Montrer que B = (P0 , . . . , Pn ) est une base de Rn [X].
2. (a) Montrer que pour k ≥ 1, Pk0 (X) = Pk−1 (X − 1).
(n)
(b) Montrer que pour 0 ≤ n ≤ k, Pk (X) = Pk−n (X − n).
3. Notons un l’application définie pour Q ∈ Rn [X] par ∀n ∈ N∗ , un (Q) = Q − Q0 .
(a) Montrer que un est un endomorphisme de Rn [X] et préciser la matrice de un
dans B.
(b) Montrer que un est un automorphisme de Rn [X].
4. Déterminer u−1
n .

35
20 Variables aléatoires discrètes
20.1 Loi de Poisson
Exercice 198. Le nombre de visiteurs quotidiens d’un parc d’attractions suit une loi de
Poisson de paramètre 1000. Le parc dispose de dix entrées choisies par chaque visiteurs de
manière équiprobable. Donner la loi du nombre de visiteurs prenant la première entrée,
son espérance et variance.

Exercice 199. Le nombre N de blessés arrivant aux urgences médicales un jour donné
suit une loi de Poisson de paramètre 6, où l’on suppose les victimes réparties uniformé-
ment entre les deux genres.
On note X la variable aléatoire égale au nombre de femmes qui figurent parmi les blessés
ce jour là, et Y le nombre d’homme.
Déterminer les lois de probabilités de X et Y . Préciser ensuite les espérances mathéma-
tiques et les variances.

Exercice 200. On suppose que dans une population d’insectes, le nombre d’oeufs pondus
par un insecte au cours d’une ponte est une variable aléatoire X de loi de Poisson de
paramètre λ avec λ > 0. On suppose que chacun de ces oeufs, indépendamment des
autres, éclot avec une probabilité égale à p ∈]0, 1[. Soit Y la variable aléatoire égale au
nombre d’insectes issus de cette ponte.
1. Déterminer la loi de probabilité de Y .
2. Au bout de la seconde génération, combien il y a t’il en moyenne d’insectes (en
comptant ceux la population initiale et le nombre d’insectes issus de la ponte).

Exercice 201. Le joueur A et le joueur B jouent au jeu suivant. On tire un nombre entier
naturel X au hasard en supposant que X suit une loi de Poisson de paramètre a > 0. Si
X est impair, alors le joueur A gagne et reçoit X euros de la part du joueur B. Si X est
pair, alors le joueur B gagne et reçoit X euros de la part du joueur A.
Si X = 0 alors la partie est nulle. On note p la probabilité que le joueur A gagne, ainsi
que q que le joueur B gagne.
1. En calculant p + q et p − q, déterminer la valeur de p et de q.
2. Déterminer l’espérance des gains de chacun.

20.2 Loi Géométrique


Exercice 202. Soit p ∈]0, 1[. On dispose d’une pièce amenant pile avec probabilité p. On
lance cette pièce jusqu’à obtenir pour la deuxième fois "pile". Soit X le nombre de "face"
obtenus au cours de cette expérience.
1. Déterminer la loi de X.
2. Montrer que X admet une espérance et la calculer.
3. On procède à l’expérience suivante : Si X prend la valeur n, on place n + 1 boules
numérotés de 0 à n dans une urne, et on tire ensuite une boule dans cette urne. On
note alors Y le numéro obtenu. Déterminer la loi de Y . Calculer l’espérance de Y

Exercice 203. Soit X une variable aléatoire à valeurs dans N∗ de loi donnée par ∀k ∈
N∗ , P(X = k) = p(1 − p)k−1 où p ∈]0, 1[. On pose Y = (−1)X .

36
1. Déterminer la loi de Y .
2. Calculer E[Y ] et E[XY ].

Exercice 204. Soient A1 , A2 , A3 trois personnes venant dans cet ordre déposer une lettre
à la poste dans laquelle il y a deux guichets. A3 doit attendre que A1 et A2 aient fini.
Soient X1 , X2 et X3 les temps d’attente respectives au guichet des visiteurs et elles suivent
toutes une loi géométrique de paramètre p.
Soit Y le temps d’attente de A3 avant d’accéder au guichet.
Soit Z le temps total passé par A3 (le temps d’attente pour accéder au guichet et le temps
passé au guichet).
1. Déterminer la loi de Y (on calculera d’abord P(Y > k)).
2. Écrire Z en fonction de Y et X3 puis déterminer la loi de Z.
3. Déterminer le temps moyen passé par A3 à la poste.

Exercice 205. Soit n ≥ 3, n personnes jettent simultanément une pièce équilibré. Une
personne gagne si elle obtient le contraire de toutes les autres. On note X le nombre de
parties nécessaire à l’obtention d’un vainqueur. Déterminer la loi de X, en déduire que X
admet une variance et une espérance que l’on déterminera.

Exercice 206. Un concierge rentre d’une soirée. Il dispose de n clefs dont une seule ouvre
la porte de son domicile, mais il ne sait plus laquelle.
1. Il essaie les clefs les unes après les autres en éliminant après chaque essai la clef
qui n’a pas convenu. Trouver le nombre moyen d’essais nécessaires pour trouver la
bonne clef.
2. En réalité, la soirée était bien aroosée, et après chaque essai, le concierge remet la
clef essayée dans le trousseau. Trouver le nombre moyen d’essais nécessaires pour
trouver la bonne clef.

20.3 Autres exercices


Exercice 207. Soient X et Y deux variables aléatoires indépendantes!suivant chacune
X Y
loi géométrique de paramètre respectifs p1 et p2 . Soit M = . Déterminer la
Y X
probabilité que M soit inversible.

Exercice 208. Soient X, Y deux variables aléatoires discrètes indépendantes.


! On suppose
X X +Y −1
X ∼ P(λ) et Y ∼ G(p). On considère la matrice A = .
0 Y −1
Déterminer la loi rg(A).

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