Exercices de mathématiques avancées
Exercices de mathématiques avancées
ECG1
Geoffrey Deperle
Table des matières
1 Logique, raisonnements et équations 3
1.1 Raisonnement par récurrence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Équations, inéquations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2 Calcul algébrique 4
2.1 Calculs de somme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2 Calcul de produit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.3 Autres calculs algébriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3 Fonctions usuelles 5
3.1 Étude de fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3.2 Fonctions trigonométriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
4 Suites numériques 7
4.1 Suites récurrentes linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
4.2 Calcul de limite de suites explicites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
4.3 Suites définies par récurrence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
4.4 Suites adjacentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
5 Ensembles et applications 10
5.1 Injectivité, Surjectivité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
5.2 Calcul de réciproque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
6 Dénombrement 11
6.1 Dénombrement appliqué . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
6.2 Calcul de cardinal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
9 Limites, continuité, 18
9.1 Calcul de limite de fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
1
11 Intégration sur un segment 21
11.1 Calcul de primitives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
11.2 Suites d’intégrales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
11.3 Fonctions définies par une intégrale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
11.4 Sommes de Riemann . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
11.5 Formules de Taylor . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
13 Calcul matriciel 25
13.1 Inversion de matrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
13.2 Calcul de puissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
13.3 Exercices théoriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
14 Polynomes 26
14.1 Factorisation de polynômes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
14.2 Exercices théoriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
15 Espaces vectoriels 27
15.1 Sous-espaces vectoriels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
15.2 Famille libre / génératrice . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
16 Applications linéaires 28
16.1 Exercices pratiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
16.2 Exercices théoriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
16.3 Projecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
16.4 Matrices d’application linéaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
17 Développements limités 31
17.1 Calcul de développement limité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
17.2 Analyse asymptotique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
17.3 Étude d’asymptotes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
18 Séries numériques 32
18.1 Étude de convergence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
18.2 Séries de Bertrand . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
18.3 Calcul de somme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
2
1 Logique, raisonnements et équations
1.1 Raisonnement par récurrence
1.1.1 Suites définies par récurrence
Exercice 1. Soit a un réel strictement supérieur à 1. On considère la suite (un ) définie
par
1
u0 = a et un+1 = 1 + un +
un − 1
1. Prouver que la suite (un ) est bien définie et que pour tout n ∈ N, on a un > 1.
2. Montrer que ∀n ∈ N, un ≥ n + 1
u0 = u1 = 1
Exercice 2. On considère la suite (un ) définie par
∀n ∈ N∗ , un+1 = un + 2
u
n+1 n−1
Démontrer que ∀n ∈ N∗ , 1 ≤ un ≤ n2 .
3
2 Calcul algébrique
2.1 Calculs de somme
X
n X
n
Exercice 11. Calculer la somme Sn = 22i−j
i=0 j=0
la fonction f : x 7→ (1 + x)
n
Indication : La première méthode pourra consister à étudier
n n−1
et la seconde utilisera l’identité (à démontrer) k k = n k−1
X
n
Exercice 13. Calculer Sn = k4.
k=1
X
n
Indication : On pourra calculer de deux façons différentes (k + 1)5 − k 5 .
k=1
∗
Exercice 14. Soit p ∈ N , montrer que
! ! !
X
p
n n−k n
= 2p
k=0 k p−k p
Exercice 15. Soit n ∈ N∗ , calculer
X
n 2
√
b kc
k=0
√
Indication : On pourra faire des "paquets" sur les différentes valeurs de b kc
Exercice 16. Soit n ∈ N∗ , calculer
X
n X
n
i
Sn =
i=1 j=i j
4
3 Fonctions usuelles
3.1 Étude de fonctions
Exercice 21. Pour x ∈ R, posons u(x) = 13 (2 sin(x) + tan(x)) − x.
1. Indiquer le domaine définition de u.
2. Soit I =] π2 , 3π
2
[, montrons que u est dérivable et montrer que ∀x ∈ I, u0 (x) = P (cos(x))
3 cos2 (x)
où P est une fonction polynomiale à préciser.
3. Étudier les variations de u sur I.
Exercice 22. Montrer que, pour tout x > 0 (et x 6= 1), on a l’inégalité
x ln(x) 1
<
x −1
2 2
x2
Exercice 24. On considère l’application f définie par f (x) = x x2 −1
1. Indiquer le domaine de définition de f . Que dire de la dérivabilité de f sur ce
domaine ? Préciser les limites de f aux bornes de son domaine définition.
2. Étudier le sens de variations de f et dresser son tableau de variations.
√
Exercice 25. On considère la fonction f définie par f (x) = exp( x2 − 1).
1. Déterminer l’ensemble de définition et de dérivabilité de f .
2. Déterminer la parité de f .
3. Expliciter le sens de variations de f , y compris ses limites aux bornes de son domaine
de définition.
x3 1
Exercice 26. Considérons l’application f : x 7→ ex
x−1
1. Étudier (domaine de définition, de dérivabilité, variations, limites) la fonction f
2. Montrer que f admet une asymptote oblique d’équation y = x−1 lorsque x → +∞.
3. Tracer l’allure de la courbe de f
s
x3
Exercice 27. Considérons l’application f : x 7→
x−1
1. Étudier (domaine de définition, de dérivabilité, variations, limites) la fonction f
2. Montrer que f admet une asymptote oblique d’équation y = x+ 21 lorsque x → +∞.
3. Tracer l’allure de la courbe de f
5
3.2 Fonctions trigonométriques
Exercice 28. Résoudre pour x ∈ R,
Exercice 30. Soit x ∈ R tel que tan(x) = cos(x). Que vaut sin(x) ?
6
4 Suites numériques
4.1 Suites récurrentes linéaires
Exercice 31. Soit (Fn ) la suite définie par F0 = 0, F1 = 1 et pour tout n ∈ N, Fn+2 =
Fn+1 + Fn .
— Donner une forme explicite de (Fn )
— Déterminer lim lim FFn+1 n
n→+∞
Exercices 34. Donner une forme explicite et la limite de la suite (un ) définie par la relation
u2
un+1 = 8 + n .
2
Indication : On pourra poser vn = u2n .
1. Montrer qu’il existe deux suites (pn ), (qn ) d’entiers non nuls tel que pour tout
n ∈ N, un = pqnn .
2. Déterminer une expression explicite de (pn ) et (qn ). En déduire une expression ex-
plicite de (un ).
3. Montrer que (un ) est convergente et déterminer sa limite.
7
4.3 Suites définies par récurrence
Exercice 39. Soit u la suite définie par u0 > 1 et pour tout n ∈ N, un+1 = 2 + ln(un ).
1. Pour x ∈ R+∗ , soit g(x) = ln(x) + 2 − x.
(a) Dresser le tableau de variation de g.
(b) Montrer que l’équation g(x) = 0 admet deux solutions α < β dans R+∗ .
2. En déduire la monotonie de (un ) en fonction de u0 .
3. Montrer que (un ) converge et calculer lim un .
n→+∞
Exercice 40. Considérons la suite définie par :
u0 = −1
∀n ∈ N, un+1 = 2
− u2n
un
8
4.4 Suites adjacentes
Exercice 45. On pose
X
n
1 √ Xn
1 √
un = √ − 2 n et vn = √ −2 n+1
k=1 k k=1 k
X
n
1 √
Montrer que les suites (un ) et (vn ) sont adjacentes. En déduire que √ ∼ 2 n.
k=1 k
Exercice 46. Montrer que les suites (un ) et (vn ) définies par :
u0 = a, v0 = b
∀n ∈ N, un+1 = √un vn et vn+1 = un +vn
2
9
5 Ensembles et applications
5.1 Injectivité, Surjectivité
Exercice 47. Soient E et F deux ensembles et f : E → F .
1. Montrer que pour tout A, B ∈ P(E), f (A ∪ B) = f (A) ∪ f (B).
2. Montrer que pour tout A, B ∈ P(E), f (A ∩ B) ⊂ f (A) ∩ f (B).
3. Montrer que f est injective si et seulement si pour tout A, B ∈ P(E), f (A ∩ B) =
f (A) ∩ f (B).
Exercice 51. Soit f : E → F , montrer que f est surjective si et seulement si pour tout
ensemble G et toute fonction h, g : F → G, g ◦ f = h ◦ f =⇒ g = h.
10
6 Dénombrement
6.1 Dénombrement appliqué
Exercice 55. Soit n ∈ N∗ , combien y a t’il de surjections de {1, . . . , n+1} sur {1, . . . , n} ?
Exercice 56. Soit n ∈ N∗ ,
! !
X
p
n n−k
1. Soit p ∈ [[1, n]], calculer (−1) k
.
k=0 k p−k
2. Soit dn le nombre de
! bijection de [[1, n]] dans [[1, n]] qui n’admet pas de point fixe.
Xn
n
Montrer que dn−k = n! (en posant d0 = 1).
k=0 k
!
X
n
(−1)k
3. Montrer que dn = n! .
k=0 k!
Exercice 57. On dispose de n points disticts dans le plan.
1. Soit p ≤ n. Combien y a t’il de polygone à p cotés que l’on peut construire avec ces
n points.
2. On fixe un polygone convexe à p cotés, combien ce polygone a t’il de diagonale ?
Exercice 58. On part du point de coordonnées (0, 0) pour rejoindre le point de coor-
données (p, q) en se déplaçant à chaque étape d’une unité vers la droite ou vers le haut.
Combien y a-t’il de chemins possibles ?
11
7 Probabilités avec univers fini
7.1 Probabilités par dénombrement
Exercice 62. Une colonie de n chauve-souris a élu domicile dans une grotte, et des
scientifiques souhaitent estimer la taille de la colonie. Pour cela, ils en capturent 10, leur
passent une bague de marquage, puis les relâchent. La nuit suivante, ils en capturent à
nouveau 10 au hasard. Trois d’entre elles sont déjà porteuses d’une bague.
1. Calculer la probabilité pn qu’on trouve trois chauve-souris porteuses d’une bague
lorsque l’on en capture 10 au hasard dans une population de n chauve-souris dont
10 déjà marquées.
2. Étudier la monotonie de (pn ). En déduire la valeur de n telle que pn est maximale.
Exercice 63. Soit n ≥ 1. On lance 6n dés équilibrés. Quelle est la probabilité que chaque
numéro de [[1, 6]] apparaisse n fois ?
Exercice 65. On considère N coffres. Avec une probabilité p un trésor a été placé dans
l’un de ces coffres, chaque coffre pouvant être choisi de façon équiprobable. On a ouvert
N − 1 coffres sans trouver le trésor. Quelle est la probabilité pour qu’il figure dans le
dernier coffre ?
12
Exercice 68. Soit N un entier strictement positif et p un réel strictement compris entre 0
et 1. Une particule se deplace sur une droite en faisant des sauts d’une unité vers la gauche
ou vers la droite. A chaque instant, la probabilité qu’elle aille vers la droite est p et celle
qu’elle aille vers la gauche q = 1 − p, tous ces déplacements étant supposés indépendants.
Initialement, la particule est en n ∈ [[0, N ]] et elle s’arrête dès qu’elle atteint l’une des
extrémités de cet intervalle : 0 ou N. On note qn la probabilité que la particule s’arrête
en 0.
1. (a) Justifier que q0 = 1 et qN = 0.
(b) Montrer que pour tout n tel que 1 ≤ n ≤ N − 1, on a
qn = pqn+1 + qqn−1
Exercice 71. Soit (Ω, P(Ω)) un espace probabilisé, P et Q deux probabilités. On définit
e par
d(P, P)
e = max{|P(A) − P(A)|}
d(P, P) e
A⊂Ω
e =0
1. Montrer que P = P̃ si et seulement si d(P, P)
e
2. Soit B = {ω ∈ Ω, P(A) ≥ P(A)}.
e
(a) Montrer que P(B) − P(B) e
≤ d(P, P).
e
(b) Soit A ∈ Ω, montrer que P(A) − P(A) e
≤ P(B) − P(B) (On pourra décomposer
A avec les événements A ∩ B et A ∩ B).
13
e
(c) Montrer que |P(A) − P(A)| e
≤ P(B) − P(B). e = P(B) −
En déduire que d(P, P)
e
P(B)
Exercice 72. Déterminer une probabilité sur Ω = {1, . . . , n} telle que la probabilité de
l’événement {1, . . . , k} soit proportionnelle à k 2 .
14
8 Variables aléatoires finies
8.1 Détermination de loi, espérance, variance
Exercice 74. On dispose de n urnes numérotées de 1 à n, l’urne numérotée k comprenant
k boules numérotés de 1 à k indiscernables au toucher. On réalise l’expérience suivante :
on choisir d’abord au hasard et sans préférence une urne, puis on prélève une boule dans
cette urne. On note X le numéro de l’urne choisie et on note Y le numéro de la boule
tirée.
1. Quelle est la loi de la variable aléatoire X ?
2. Pour i, k ∈ [[1, n]], déterminer P(Y = k|X = i). En déduire la loi de Y .
3. Quelle est l’espérance de Y ?
Exercice 75. Soit n ∈ N∗ . Une urne contient n boules blanches numérotées de 1 à n
et deux boules noires numérotées 1 et 2. On effectue le tirage une à une, sans remise de
toutes les boules de l’urne.
On note X la variable aléatoire égale au rang d’apparition de la première boule blanche.
On note Y la variable aléatoire égale au rang d’apparition de la première boule numérotée
1.
1. Déterminer la loi de X.
2. Déterminer la loi de Y . Déterminer E[Y ].
Exercice 76. On dispose de n boules numérotées de 1 à n et d’une boite formée de trois
compartiments identiques également numérotés de 1 à 3.
On lance simultanément les n boules. Elles viennent se ranger aléatoirement dans les 3
compartiments. Chaque compartiment peut éventuellement contenir n boules. On note
X la variable aléatoire qui à chaque expérience aléatoire fait correspondre le nombre de
compartiment restés vide.
1. Déterminer la loi de X.
2. Calculer E[X]. Déterminer lim E[X].
n→+∞
Exercice 77. On se donne une urne avec N boules numérotées de 1 à N . On tire les
boules une à une sans remise et on s’arrête quand la boule tirée porte un numéro supérieur
ou égal à la précédente. Soit X le nombre de tirages effectués.
1. Pour k ∈ [[1, N ]], déterminer P(X ≥ k). En déduire la loi de X.
2. Calculer l’espérance de X.
Exercice 78. Une urne contient N boules numérotées de 1 à N . On tire n boules (n ∈
[[1, N ]]). On note X (respectivement Y) le plus petit (respectivement le plus grand) des
nombres obtenus.
On considère dans cette question que le tirage s’effectue avec remise.
1. Soit x ∈ [[1, N ]]. Calculer P(X ≥ x). En déduire la loi de X.
2. Soit Soit y ∈ [[1, N ]]. Calculer P(Y ≤ x). En déduire la loi de Y .
Exercice 79. Soit n ≥ 3 un entier. Une urne contient 2 boules colorées et n − 2 boules
blanches. On tire successivement sans remise toutes les boules de l’urne.
15
2. Déterminer la loi de la variable aléatoire T2 égale au numéro du tirage de la seconde
boule colorée.
Exercice 80. Soit n un entier naturel non nul. Un archer dispose de n flèches dans son
carquois.
A chaque tir, il atteint sa cible avec une probabilité p ∈]0, 1[. Il arrête de tirer dès qu’il a
atteint sa cible ou qu’il n’a plus de flèche. On note X la variable aléatoire égale au nombre
de flèches utilisées.
1. Déterminer la loi de X ainsi que son espérance.
2. Calculer la probabilité que l’archer tire k ∈ [[1, n]] flèches sachant qu’il a atteint sa
cible.
! !
X
p
k p+1
Exercice 81. 1. Soit n ≤ p, montrer que = .
k=n n n+1
2. Soit n ≥ 1 un entier. Une urne contient n boules blanches et n boules colorées. On
tire toutes les boules successivement et sans remise.
Déterminer l’espérance de la variable aléatoire X indiquant le rang de la dernière
boule colorée tirée.
(c) En déduire que Y2 suit une loi binomiale dont on déterminera les paramètres.
(d) Calculer l’espérance du nombre de points obtenus. Déterminer k pour que le
candidat puisse espérer avoir une note supérieure ou égale à 5.
Exercice 83. Une urne contient deux boules blanches et huit boules noires.
1. Un joueur tire successivement, avec remise, cinq boules dans cette urne. Pour chaque
boule blanche tirée, il gagne 2 points et pour chaque boule noire tirée, il perd 3
points.
On note X la variable aléatoire représentant le nombre de boules blanches tirées.
On note Y le nombre de points obtenus par le joueur sur une partie.
(a) Déterminer la loi de X, son espérance et sa variance.
(b) Déterminer la loi de Y , son espérance et sa variance.
16
2. Dans cette question, on suppose que les cinq tirages successifs se font sans remise.
(a) Déterminer la loi de X.
(b) Déterminer la loi de Y .
Exercice 84. Soit X ∼ B(n, p). Les résultats de X sont censés être affichés par un
compteur mais celui-ci est détraqué : lorsque X prend une valeur non nulle, le compteur
affiche la bonne valeur de X, mais lorsque X prend la valeur 0, le compteur affiche un
entier au hasard entre 1 et n.
On note Y la variable aléatoire égale au nombre affiché par le compteur.
1. Déterminer la loi de Y .
2. Montrer que E[Y ] ≥ E[X]. Aurait-on pu deviner ce résultat ?
17
9 Limites, continuité,
9.1 Calcul de limite de fonctions
ln(sin2 (x))
Exercice 85. Calculer limπ 2
x→ 2 π
2
− x
!x ln(x)
ln(x + 1)
Exercice 86. Calculer lim
x→+∞ ln(x)
! sin(x)
x x−sin(x)
Exercice 87. Calculer lim
x→0 sin(x)
18
10 Dérivabilité, accroissements finis
10.1 Classe C 1
Exercice 88. Déterminer a et b pour que la fonction f définie sur R+ par
√
x si 0 ≤ x ≤ 1
x 7→ 2
ax + bx + 1 sinon
est-elle C 1 sur R ?
Exercice 92. On considère la suite récurrente définie par u0 ∈ R∗ et un+1 = f (un ) pour
ex
tout n ∈ N où f la suite définie par f (x) = x+2 .
1. Montrer que [0, 1] est stable par f .
2. Démontrer qu’il existe γ ∈ I tel que f (γ) = γ.
3. Démontrer que pour tout x ∈ I,
2e
|f 0 (x)| ≤
9
19
10.3 Théorème de Rolle
Exercice 93. Soit P un polynôme. Montrer que l’équation ex − P (x) = 0 d’inconnue x
n’a qu’un nombre fini de solution.
Exercice 94. Soit f une fonction dérivable sur [0, 1] dans R avec f (0) = f 0 (0) = 0 et
f (1) = 0. Montrer qu’il existe c ∈]0, 1[ tel que la tangente de f au point c passe par
l’origine.
Exercice 95. Soit a ∈ R. Soit f continue sur [a, +∞[, dérivable sur ]a, +∞[ et tendant
vers f (a) en +∞. Montrer qu’il existe c > a tel que f 0 (c) = 0.
1. Montrer que pour tout n ∈ N∗ , il existe des éléments distincts 0 < x0 < · · · <
X
n−1
xn−1 < 1 tels que f 0 (xk ) = n.
k=0
X
n−1
1
2. Montrer qu’il existe 0 < y0 < · · · < yn−1 < 1 tels que =n
k=0 f 0 (y k)
20
11 Intégration sur un segment
11.1 Calcul de primitives
11.1.1 Intégration par parties
Exercice 98. Donner l’ensemble des primitives de la fonction x 7→ x2 arctan(x).
2e3x
x 7→
1 + e2x
(On pourra effectuer le changement de variable u = ex )
21
3. En déduire que
X
n
1
−−−−→ e
k=0 k!
n→+∞
X
n
(−1)k−1 Xn
(−1)2k−1
un = et vn =
k=1 k k=1 k
Z e
Exercice 107. Pour n ≥ 1, on définit In = x2 ln(x)n dx
1
1. Calculer I1 .
2. Étudier la monotonie de (In ). En déduire que (In ) est convergente.
3. Montrer que ∀x ∈ [1, e], ln(x) ≤ xe . En déduire lim In .
n→+∞
4. Montrer que
∗ e3 n + 1
∀n ∈ N , In+1 = − In
3 3
En déduire lim nIn
n→+∞
22
2. Étudier la parité de f .
3. Montrer que f est dérivable sur R∗ et donner les variations de f .
x2 x4 x5 0
0 ≤ ch(x) − 1 − − ≤ ch (x)
2 24 120
Exercice 115. Montrer que pour tout x ∈ R+ ,
23
12 Systèmes d’équations linéaires
Exercice 116. Résoudre le système suivant d’inconnue (x, y, z, t ∈ R) :
3x + 2z =0
3y + z + 3t =0
x+y+z+t =0
2x − y + z − t = 0
24
13 Calcul matriciel
13.1 Inversion de matrices
1 0 1
Exercice 119. Soit M = −2 3 4 Montrer que M est inversible et calculer M −1 . En
0 1 1
x − z
=m
déduire les solutions du système −2x + 3y + 4z = 1 d’inconnue (x, y, z) ∈ R3 .
y+z = 2m
1 2 1
Exercice 120. Soit M = 1 2 −1 . Montrer que M est inversible et calculer
−2 −2 −1
x + 2y + z
=1
−1
M .En déduire les solutions du système x + 2y − z = 2m d’inconnue (x, y, z) ∈
−2x − 2y − z =m
R.
3
1 −1 2
Exercice 121. Soit M =
−1 2 −1. Montrer que M est inversible et calculer M −1 .
−1 1 −1
x − y + 2z
= 2m
En déduire les solutions du système −x + 2y − z = m d’inconnue (x, y, z) ∈ R3 .
−x + y − z =1
25
14 Polynomes
14.1 Factorisation de polynômes
Exercice 125. Factoriser le polynôme X 5 − 3X 4 − 5X 3 + 27X 2 − 32X + 12.
26
15 Espaces vectoriels
15.1 Sous-espaces vectoriels
Exercice 130. Soit F = {y ∈ C 1 (R, R)|∀x ∈ R, y 00 (x) + xy 0 (x) − x2 y(x) = 0}.
Montrer que F est un espace vectoriel.
Application : Montrer que (X 2 , X(X − 4), (X − 4)2 ) est une base de R2 [X] et calculer
les coordonnées de 2X 2 + 32 dans cette base.
Exercice 135. Soit P ∈ R[X], on appelle valuation de P noté val(P ) le plus petit
exposant apparaissant dans la forme réduite de P . Par exemple : val(X 2 + 4X) = 1
1. Montrer que toute famille de polynômes non nuls de valuation deux à deux distinctes
est libre.
2. Montrer que (X 2 , X 2 + X, X 2 + X + 1) est une base de R2 [X] et décomposer X 2 +
2X + 2 dans cette base.
Exercice 136. Soit (v1 , . . . , vn ) une famille libre d’un R-espace vectoriel E. Pour k =
1, . . . , n − 1, on pose wk = vk + vk+1 et wn = vn + v1 . Étudier l’indépendance linéaire de
la famille (w1 , . . . , wn ).
Indication : On pourra commencer par le cas n = 2 et n = 3.
Application : Montrer que (X 2 + X, X 2 + 1, X + 1) est une base de R2 [X] et déterminer
les coordonnées de X 2 + 2X + 2 dans cette base.
27
16 Applications linéaires
16.1 Exercices pratiques
Exercice 139. Pour tout polynôme Q de R[X], on considère le polynôme ∆(Q) défini
par :
∆(Q) = Q(X + 1) − Q(X).
1. Montrer que l’application ∆ est un endomorphisme de R[X].
2. Déterminer, pour tout polynôme Q de R[X], le degré de ∆(Q) en fonction du degré
de Q.
3. Déterminer le noyau de ∆.
4. Soit P ∈ R[X] et n ∈ N. Montrer
!
X
n
n
n n k
∆ (P ) = (−1) (−1) P (X + k)
k=0 k
.
5. En déduire que si deg P < n, alors
!
X
n
n
(−1)k P (k) = 0
k=0 k
Exercice 143. Montrer que φ : R[X] → R[X], P 7→ P −XP 0 est une application linéaire.
Déterminer son noyau et son image.
Exercice 144. On considère l’application T définie sur R[X] par
T (P ) = 3XP + X 2 P 0 − X 3 P 00
28
16.2 Exercices théoriques
Exercice 145. Soit E, F deux espaces vectoriels et G un sous-espace vectoriel de E. On
pose
A = {u ∈ L(E, F ) | G ⊂ Keru}
Montrer que A est un espace vectoriel.
Exercice 149. Soit E un espace vectoriel, u ∈ L(E). Montrer que les assertions suivantes
sont équivalentes :
1. Keru = Imu
2. u2 = 0 et il existe v ∈ L(E) tel que u ◦ v + v ◦ u = id
16.3 Projecteurs
Exercice 152. Soit E un espace vectoriel et u ∈ L(E) et p un projecteur de E. Démontrer
que u commute avec p si et seulement si u(Im(p)) ⊂ Im(p) et u(Ker(p)) ⊂ Ker(p).
29
17 Développements limités
17.1 Calcul de développement limité
Exercice 154. Donner un développement limité à l’ordre 5 de x 7→ cos(x) ln(1 − x2 )
Exercice 155. Donner un développement limité à l’ordre 3 de x 7→ exp(x − x2 )
Exercice 156. Donner un développement limité à l’ordre 4 de x 7→ sin(x)ex cos(x).
30
18 Séries numériques
18.1 Étude de convergence
X n4
1
Exercice 163. Donner la nature de la série cos
n
X 1 1
Exercice 164. Donner la nature de la série √ −√
n−2 n+3
X
Exercice 165. Donner la nature de la série 2 ln(n3 + 1) − 3 ln(n2 + 1)
X n3
Exercice 170. Donner la nature et calculer la somme de la série
n≥0 n!
X 1
Exercice 171. Montrer que la série uk converge et calculer sa somme avec un = X
n .
k≥1 2
k
k=1
1 a b
Indication : On pourra commencer par déterminer a, b, c tel que n(n+1)(2n+1) = n
+ n+1
+
X 1
n
c
2n+1
et utiliser le développement asymptotique = ln(n) + γ + o(1)
k=1 k
X
x
Exercice 172. Soit x ∈]− π2 , π2 [.
Montrer que la série ln(cos k ) converge et calculer
k 2
sa somme. Indication : On pourra utiliser la formule sin(2a) = 2 cos(a) sin(a).
X n2
Exercice 173. Donner la nature et calculer la somme de la série
n≥1 (n − 1)!
31
19 Dimension d’un espace vectoriel
19.1 Détermination de dimension
Z 4
Exercice 174. Soit n ≥ 1, on pose H = {P ∈ R2n [X] | P (x) dx = 0}. Montrer que H
1
est un espace vectoriel. Déterminer sa dimension et donner une base de H.
Exercice 175. Déterminer une base et la dimension du sous-espace vectoriel
F = Vect((1, 2, −1, 1), (−3, −2, 3, 2), (−1, 0, 1, 1), (2, 3, −2, 1))
32
Exercice 182. Soit E un espace vectoriel de dimension 3 et f ∈ L(E) tel que f 3 + f = 0
et f 6= 0. Supposons que f n’est pas injective.
1. Montrer que E = Ker(f ) ⊕ Ker(f 2 + id)
2. Montrer que Ker(f 2 + id) est distinct de {0}.
Soit x tel que f 2 (x) 6= 0. Montrer l’existence d’un tel vecteur x et montrer que
(f (x), f 2 (x)) est une famille libre de Ker(f 2 + id).
3. Montrer que dim(Ker(f 2 + id)) = 2.
4. Écrire la matrice de f dans une base bien choisie.
33
2. f est-il surjectif ?
3. Trouver une base de Ker(f ) et une base de Im(f ).
Exercice 188. On considère la fonction f : R3 → R3 définie par
f (P ) = P + (1 − X)P 0
34
1. Soit u1 = (1, 0, −2). Montrer que u1 ∈ Ker(f ).
2. Déterminer une base (u2 , u3 ) de Ker(f − idR3 )
3. Montrer que B = (u1 , u2 , u3 ) est une base de R3 .
4. Déterminer la matrice D de f dans la base B.
5. Calculer D2 . Que peut-on en déduire sur f ◦ f ? Sur A2 ?
Exercice 194. Soit f l’application de Rn [X] dans Rn [X] définie par f : P ∈ Rn [X] 7→
P (X + 1) + P (X − 1) − 2P (X).
1. Justifier que f est un endomorphisme de Rn [X].
2. Dans le cas n = 3, donner la matrice de f dans la base canonique de R3 [X]. Géné-
raliser dans le cas n quelconque.
3. Déterminer le noyau et l’image de f . Calculer leurs dimensions respectives.
4. Soit Q un élément de l’image de f . Montrer qu’il existe un unique polynôme P ∈
Rn [X] tel que f (P ) = Q et P (0) = P 0 (0) = 0.
Exercice 195. Soit E un espace vectoriel muni d’une base B = (i, j, k). Soit f l’endo-
morphisme de E dont la matrice dans B est
2 −1 −1
A = 1 0 −1
1 −1 0
35
20 Variables aléatoires discrètes
20.1 Loi de Poisson
Exercice 198. Le nombre de visiteurs quotidiens d’un parc d’attractions suit une loi de
Poisson de paramètre 1000. Le parc dispose de dix entrées choisies par chaque visiteurs de
manière équiprobable. Donner la loi du nombre de visiteurs prenant la première entrée,
son espérance et variance.
Exercice 199. Le nombre N de blessés arrivant aux urgences médicales un jour donné
suit une loi de Poisson de paramètre 6, où l’on suppose les victimes réparties uniformé-
ment entre les deux genres.
On note X la variable aléatoire égale au nombre de femmes qui figurent parmi les blessés
ce jour là, et Y le nombre d’homme.
Déterminer les lois de probabilités de X et Y . Préciser ensuite les espérances mathéma-
tiques et les variances.
Exercice 200. On suppose que dans une population d’insectes, le nombre d’oeufs pondus
par un insecte au cours d’une ponte est une variable aléatoire X de loi de Poisson de
paramètre λ avec λ > 0. On suppose que chacun de ces oeufs, indépendamment des
autres, éclot avec une probabilité égale à p ∈]0, 1[. Soit Y la variable aléatoire égale au
nombre d’insectes issus de cette ponte.
1. Déterminer la loi de probabilité de Y .
2. Au bout de la seconde génération, combien il y a t’il en moyenne d’insectes (en
comptant ceux la population initiale et le nombre d’insectes issus de la ponte).
Exercice 201. Le joueur A et le joueur B jouent au jeu suivant. On tire un nombre entier
naturel X au hasard en supposant que X suit une loi de Poisson de paramètre a > 0. Si
X est impair, alors le joueur A gagne et reçoit X euros de la part du joueur B. Si X est
pair, alors le joueur B gagne et reçoit X euros de la part du joueur A.
Si X = 0 alors la partie est nulle. On note p la probabilité que le joueur A gagne, ainsi
que q que le joueur B gagne.
1. En calculant p + q et p − q, déterminer la valeur de p et de q.
2. Déterminer l’espérance des gains de chacun.
Exercice 203. Soit X une variable aléatoire à valeurs dans N∗ de loi donnée par ∀k ∈
N∗ , P(X = k) = p(1 − p)k−1 où p ∈]0, 1[. On pose Y = (−1)X .
36
1. Déterminer la loi de Y .
2. Calculer E[Y ] et E[XY ].
Exercice 204. Soient A1 , A2 , A3 trois personnes venant dans cet ordre déposer une lettre
à la poste dans laquelle il y a deux guichets. A3 doit attendre que A1 et A2 aient fini.
Soient X1 , X2 et X3 les temps d’attente respectives au guichet des visiteurs et elles suivent
toutes une loi géométrique de paramètre p.
Soit Y le temps d’attente de A3 avant d’accéder au guichet.
Soit Z le temps total passé par A3 (le temps d’attente pour accéder au guichet et le temps
passé au guichet).
1. Déterminer la loi de Y (on calculera d’abord P(Y > k)).
2. Écrire Z en fonction de Y et X3 puis déterminer la loi de Z.
3. Déterminer le temps moyen passé par A3 à la poste.
Exercice 205. Soit n ≥ 3, n personnes jettent simultanément une pièce équilibré. Une
personne gagne si elle obtient le contraire de toutes les autres. On note X le nombre de
parties nécessaire à l’obtention d’un vainqueur. Déterminer la loi de X, en déduire que X
admet une variance et une espérance que l’on déterminera.
Exercice 206. Un concierge rentre d’une soirée. Il dispose de n clefs dont une seule ouvre
la porte de son domicile, mais il ne sait plus laquelle.
1. Il essaie les clefs les unes après les autres en éliminant après chaque essai la clef
qui n’a pas convenu. Trouver le nombre moyen d’essais nécessaires pour trouver la
bonne clef.
2. En réalité, la soirée était bien aroosée, et après chaque essai, le concierge remet la
clef essayée dans le trousseau. Trouver le nombre moyen d’essais nécessaires pour
trouver la bonne clef.
37