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Efficacité et calcul des échangeurs thermiques

Le document traite de l'efficacité des échangeurs thermiques, définie comme le rapport entre la puissance thermique échangée et la puissance maximale théorique. Il aborde les méthodes de calcul de l'efficacité, y compris la méthode du nombre d'unités de transfert (NUT), et décrit différents types d'échangeurs, notamment à courants parallèles et contre-courants. Les relations entre NUT, efficacité et les configurations d'écoulement sont également discutées.

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Efficacité et calcul des échangeurs thermiques

Le document traite de l'efficacité des échangeurs thermiques, définie comme le rapport entre la puissance thermique échangée et la puissance maximale théorique. Il aborde les méthodes de calcul de l'efficacité, y compris la méthode du nombre d'unités de transfert (NUT), et décrit différents types d'échangeurs, notamment à courants parallèles et contre-courants. Les relations entre NUT, efficacité et les configurations d'écoulement sont également discutées.

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III.

Efficacité d’un échangeur

1. Définition
2. Calcul de l’efficacité
3. Méthode du nombre d’unités de transfert NUT

45
III.1 Définition

Def. L’efficacité d’un échangeur est le rapport de la puissance


thermique réellement échangée à la puissance d’échange maximum
théoriquement possible, avec les mêmes conditions d’entrées des
fluides( nature, débit,..) dans l’échangeur.

ε = Φreel
Φmax

Φmax : un des deux fluides subit un changement de température égal au gradient de


température maximum existant dans l’appareil. Ce flux de chaleur maximum de
transfert est obtenu lorsqu’un des fluides (capacité thermique la plus faible) sort à
la température d’entrée de l’autre.

46
III.1 Définition

Tce

Tcs  Tfe
∆T1
Tce Tfe Tfs
Tcs
Tfe ∆T2
Cf > Cc
∆T0
Tcs
∆TL
Tfs
Tce
Tfe ∆T1
Tfs Tfe
Tcs

∆T2
Tfs  Tcs
Tfe
Tfs  Tce
Cc > Cf

Distribution des températures


dans un échangeur à courants parallèles Distribution des températures
co-courant dans un échangeur à contre-courant

47
III.1 Définition
Posons Cf > Cc  Le fluide chaud commande le transfert
Cas 1 Cas 2
Tce Tfe Tce

∆T1
∆T1
Tcs
∆T2 Tfs
Tfs
Tcs Tfe
Tfe
Tfe ∆T2
Cf > Cc

Φreel = Cc (Tce − Tcs) = Cf (Tfs - Tfe)


Pour le flux max, le cas 1 n’est pas le bon dispositif : la température de
sortie du fluide chaud ne pouvant pas égaler celle d’entrée du fluide froid:
Pour S ∞ , on obtient: Φmax = Cc (Tce − Tfe)
(Tce − Tcs)
 Efficacité de refroidissement ε= (20)
(Tce − Tfe)

48
III.1 Définition

> En contre-courant, ε peut atteindre 1 ∀ Cc et Cf. Par contre, en courants


parallèles, l’efficacité est limitée par le la valeur relative Cf/Cc

> La température en sortie avec S ∞ vaut:


(CcTce +Cf Tfe ) (Cf )
Ts = ε=
(Cc + Cf ) (Cc + Cf )

Si Cc/Cf=1 ⇒ Ts = T 2+T ce fe


ε= 1
2
Si Cc/Cf  0 ⇒ Ts ≈ Tfs ε= 1

Remarque : Si Cf < Cc le fluide froid commande le transfert


Φreel = Cc (Tce − Tcs) = Cf (Tfs - Tfe) Φmax = Cf (Tce − Tfe)

(Tfs − Tfe)
 Efficacité de chauffage ε=
(Tce − Tfe)

49
III.2 Calcul de l’efficacité

Échangeur à courants parallèles (co-courants) Cf > Cc

Tce Φ = k S ∆TLM avec: ∆TLM = ∆T2 - ∆T1


Log ∆T2
Tfe

∆T1

∆T1
(11)  Φ = k (Tcs - Tfs ) - (Tce - Tfe ) S
Tcs Log Tcs - Tfs
∆T2 Tce - Tfe
Tfs

Tfe  Log ( Tcs - Tfs ) = k


(Tcs - Tfs ) - (Tce - Tfe) S
Cc > Cf Tce - Tfe Φ
(9)  Φ = Cc (Tce − Tcs) = Cf (Tfs - Tfe)
Log ( Tcs - Tfs ) = k
(Tcs - Tfs ) - (Tce - Tfe) S

Tce - Tfe Cc(Tce - Tcs )

Log ( Tcs - Tfs ) = k


(Tcs - Tce) + (Tfe - Tfs ) S
Cc(Tce - Tcs )

Tce - Tfe
 Log ( Tcs - Tfs ) = - ( 1 + 1 ) kS (21)
Tce - Tfe Cf Cc

Log ( ∆T2 ) = - ( 1 + 1 ) kS
∆T1 Cf Cc
50
III.2 Calcul de l’efficacité

Échangeur à courants parallèles (co-courants) Cf > Cc

Tce Tfe (21)  Log ( Tcs - Tfs ) = - ( 1 + 1 ) kS


Tce - Tfe Cf Cc

( Tcs - Tfs ) = exp(- ( 1 + 1 ) kS)


∆T1 Tce - Tfe Cf Cc
Tcs
∆T2
(Tce − Tcs)
ε=
Tfs
(20) 
Tfe
(Tce − Tfe)
Cc > Cf
1-exp(- ( 1 + 1 ) kS) =1-( Tcs - Tfs )
Cf Cc Tce - Tfe
(Tce-Tcs)+(Tfs-Tfe)
1-exp(- ( 1 + 1 ) kS) =
Cf Cc Tce - Tfe
(Tce-Tcs)+(Tfs-Tfe)
1-exp(- ( 1 + 1 ) kS) =( )ε
Cf Cc Tce - Tcs

1-exp(- ( 1 + 1 ) kS)
ε= Cf Cc
(22)
(Cf )
S ∞ ε = (Cc + Cf )
(1+ Cc )
Cf

51
III.2 Calcul de l’efficacité

Échangeur à contre-courants Cf > Cc

Φ = k S ∆TLM avec: ∆TLM = ∆T2 - ∆T1


Log ∆T2
Tce
∆T1
∆T1 (23)  Φ = k (Tcs - Tfe ) - (Tce - Tfs ) S
Log Tcs - Tfe
Tfs
Tce - Tfs
Tcs
Tfe ∆T2
Log (Tcs - Tfe ) = k
(Tcs - Tfe) - (Tce - Tfs) S
Φ
Cf > Cc
Tce - Tfs

(9)  Φ =m
& c Cpc (Tce − Tcs) = m
& f Cpf (Tfs - Tfe)
(11) 
 Φ = Cc (Tce − Tcs) = Cf (Tfs - Tfe)
Tfe
(9) et (23)  Log ( Tcs - Tfe ) = ( 1 - 1 ) kS (24)
Tce - Tfs Cf Cc


Log ( ∆T2 ) = ( 1 − 1 ) kS
∆T1 Cf Cc

52
III.2 Calcul de l’efficacité

Échangeur à contre-courants Cf > Cc

Tce (24)  Log ( Tcs - Tfe ) = ( 1 - 1 ) kS


Tce - Tfs Cf Cc

∆T1 (Tcs - Tfe ) = exp(( 1 - 1 ) kS)


Tce - Tfs Cf Cc
Tfs
(Tce − Tcs)
Tcs
(20)  ε=
Tfe ∆T2 (Tce − Tfe)
Cf > Cc

1-exp(-( 1 - 1 ) kS)
ε= Cf Cc
(25)
(11)  (1- Cc (exp(- ( 1 - 1 ) kS))
Cf Cf Cc

Tfe

 S ∞ ε =1

53
III.3 Nombre d’unités de transfert (NUT)

Def. On appelle nombre d’unité de transfert, noté NUT, le rapport


adimensionnel NUT = kS
Cmin

Le NUT est représentatif du pouvoir d’échange de l’échangeur

Relation entre NUT et efficacité

Considérons le cas d’un échangeur tubulaire simple fonctionnant à


contre courant et supposons que le fluide chaud commande le
transfert Cf > Cc (Cmin=Cc) :
(Tce − Tcs)
ε=
(Tce − Tfe)

Posons Z= Cc / Cf <1 et ∆Tmax=Tce-Tcs


 NUT = kS = kS = Tce-Tcs
Cmin Cc ∆T2-∆T1
54
III.3 Nombre d’unités de transfert (NUT)

Relation entre NUT et efficacité

Exprimons ∆T1 et ∆T2 en fonction de ∆Tmax et ε. Nous pouvons écrire :

∆T2 =Tcs-Tfe=(Tcs-Tce)+(Tce-Tfe)= -ε∆Tmax +∆Tmax =∆Tmax(1-ε)


∆T1 =Tce-Tfs=(Tce-Tcs)+(Tcs-Tfs)= ∆Tmax −Z(Tce −Tcs)=∆Tmax(1-Zε)

Nous en déduisons l’expression du NUT en fonction de ∆Tmax et ε

∆Tmaxε ∆Tmax(1−ε)
NUT = Tce-Tcs = log( )
∆T2-∆T1 ∆Tmax(1−ε)−∆Tmax(1−Zε) ∆Tmax(1−Zε)

(1−Zε)
NUT = 1 log( )
1− Z (1−ε)

55
III.3 Nombre d’unités de transfert (NUT)

Relation entre NUT et efficacité - Généralité

Co-courant Contre-courant

log(1−(1+ Z)ε) NUTmax = 1 log( ε −1 )


NUTmax =− Z −1 Zε −1
1+ Z

1−exp[− NUTmax(1+ Z)] 1−exp[− NUTmax(1−Z)]


ε= ε=
1+ Z 1−Z exp[− NUTmax(1−Z)]

Avec: NUTmax = kS et Z = Cmin


Cmin Cmax
Cas particuliers :
 pour tout les types d’échangeurs: si Z=0 ε =1−exp[− NUTmax ] et NUTmax =−log[1−ε ]

Pour l’échangeur à contre courant: si Z=1 ε = NUTmax et NUTmax = ε


NUTmax +1 1−ε

56
III.3 Nombre d’unités de transfert (NUT)

Relation entre NUT et efficacité - Généralité

Z Z

ε
ε

ε= ε(NUT,Cmin/Cmax, configuration de l’écoulement)

On connaît : Tce et Tcs K, S , Cmin et Cmax ⇒ NUT ⇒ ε ⇒ Φ = εCmin (Tce − Tcs)

57
IV. Les échangeurs à faisceaux complexes

1. Échangeurs tubulaires
2. Échangeurs à plaques
3. Échangeurs frigorifiques

58
IV. 1 Échangeurs tubulaires

59
IV. 1 Échangeurs tubulaires

Échangeurs à tubes ailetés

 Ces tubes permettent d'améliorer le coefficient d'échange thermique

60
IV. 1 Échangeurs tubulaires

Échangeurs à tubes ailetés

 Ces tubes permettent d'améliorer le coefficient d'échange thermique

61
IV. 1 Échangeurs tubulaires

Échangeurs à tubes et calandre

l'échangeur actuellement le plus répandu

62
IV. 1 Échangeurs tubulaires

Échangeurs à tubes et calandre

l'échangeur actuellement le plus répandu

63
IV.1 Généralités

Échangeurs à plaques

Échangeurs à surface primaire Échangeurs à plaques et joints


64
IV.1 Généralités

Échangeurs à plaques

Échangeurs à plaques soudées ou brasées


65
IV. 1 Échangeurs tubulaires

Échangeurs tubulaires 1-2


1 passage en enveloppe

2 passages en tube

 1er passage en tube à co-courant


2nd passage en tube à contre-courant

66
IV. 1 Échangeurs tubulaires

Échangeurs tubulaires 1-2


 Efficacité comprise entre un échangeur tubulaire à co-courant et un échangeur
tubulaire à contre - courant
1+exp[− NUTmax(1+ Z²)1/2] 
2 −1−Z −(1+ Z²)1/ 2 −1

NUTmax =−(1+ Z²) −1/2 log( ε ε =21+ Z +(1+ Z²) (
[ max(1+ Z²) ]
)
1/ 2 
1/ 2 )
2 −1−Z +(1+ Z²)1/ 2
 1−exp − NUT 
ε

NUTmax = kS
Z Cmin

Z = Cmin
Cmax
ε

67
IV. 1 Échangeurs tubulaires

Échangeurs tubulaires 2-4

 2 (ou plus) passages en calandre


 l’échangeur 2-4 comporte une chicane longitudinale = 2 passages
Le fluide dans le tube effectue 4 passages

68
IV.3 Échangeurs 2-4

si efficacité de l’échangeur 1-2 < 75%


se rapprocher de l’échangeur à contre courant

69
IV.4 Échangeurs à courants croisés

 2 fluides s’écoulent perpendiculairement l’un à l’autre


- non brassé : fluide circule dans des canaux parallèles distincts et
de faible section
- brassé : fluide ne circule pas dans des canaux parallèles
distincts et de faible section

Brassage : homogénéiser les températures dans la section droite de


l’échangeur
Échangeur à courants croisés : utilisés pour des échanges entre gaz
circulant en calandre et liquide circulant dans les tubes
70
IV.4 Échangeurs à courants croisés

 deux fluides non brassés

exp(ZNUTmax0,78)−1
ε =1−exp −0,22 
 ZNUTmax 

71
IV.4 Échangeurs à courants croisés

 deux fluides brassés


−1
 1 
ε = 1 + Z − 
1−exp(−NUTmax) 1−exp(−NUTmax Z) NUTmax 

NUTmax =−log(1+ 1 log(1−εZ))


Z

 un fluide non brassé : fluide commandant le transfert (Cmin) non brassé

[
ε = 1 {1−exp −Z(1−e− NUT ) }
Z
max
]

NUTmax =−log(1+ 1 log(1−εZ))


Z

72
IV.4 Échangeurs à courants croisés

 un fluide non brassé : fluide commandant le transfert (Cmin) brassé

{ }
ε =1−exp −( 1 )[1−exp(−ZNUTmax)]
Z

NUTmax =−log(1+ 1 log(1−εZ))


Z

73
IV.5 Échangeurs à plaques

Il est constitué par un empilage de plaques écartées les unes des autres par des
entretoises pour former un ensemble de conduits plats. Un fluide circule dans les
conduits pairs, l’autre dans les conduits impairs selon le schéma ci-dessous:

L’épaisseur des plaques est de 1 à 1,5 mm


pour le verre et de l’ordre de 0,5 mm pour
les métaux (aluminium, acier inox),
l’écartement varie entre 5 et 10 mm. Ces
échangeurs permettent d’obtenir un ratio
surface d’échange / volume très élevé, ils
sont utilisés pour des échanges entre deux
fluides de même nature : gaz/gaz ou
liquide/liquide.
La longueur caractéristique utilisée pour
le calcul de Re et de Pr est égale à deux
fois l’écartement entre les plaques.

74
IV.6 Échangeurs frigorifiques

Une installation frigorifique comporte au moins deux échangeurs de chaleur


:

- Un condenseur dont le but est d’assurer le transfert de chaleur du


fluide frigorigène au milieu extérieur,

- Un évaporateur dont le rôle est d’assurer le transfert de chaleur


du milieu à refroidir au fluide frigorigène

Ces deux échangeurs se caractérisent par un écoulement diphasique du


fluide frigorigène.

75
IV.6 Échangeurs frigorifiques
 Condenseurs
Dans un condenseur, la phase liquide du fluide frigorigène apparaît dès que la
température de la surface de refroidissement devient inférieure à la température de
saturation du fluide frigorigène sous la pression de condensation. Ceci se produit à
une distance très faible de l’entrée du condenseur, pratiquement dès le début s’il s’agit
d’un condenseur à eau. On peut ainsi observer, quasiment dès l’entrée de
l’échangeur, la présence contre la paroi froide d’une mince couche de liquide sur la
surface de laquelle un film de vapeur saturée se condense.
On peut dès lors considérer que la température du fluide frigorigène est constante et
égale à la température de condensation. Si l’on admet que le coefficient global de
transfert h est constant, le profil des températures a l’allure suivante :

76
IV.6 Échangeurs frigorifiques
 Évaporateur - Noyés :
Si la perte de charge due à la circulation du fluide frigorigène est négligeable, la
température de ce fluide est constante tout au long de l’évaporateur et égale à la
température d’évaporation :

Comme dans ces échangeurs le titre de vapeur reste en deçà de 75%, le


coefficient d’échange est relativement élevé et peut être considéré comme
constant. La surface d’échange nécessaire se calcule de la même manière que
pour une autre type d’échangeur.

77
IV.6 Échangeurs frigorifiques
 Évaporateur - A détente sèche :

Dans ce type d’échangeur, le fluide frigorigène circule à l’intérieur des tubes. Du point
de vue des transferts thermiques, deux points différencient ces évaporateurs des
précédents :
-Pour éviter tout risque que du fluide liquide pénètre dans le compresseur, les vapeurs
sont légèrement surchauffées ce qui entraîne une variation de la température du fluide
frigorigène dans la partie terminale de l’échangeur.

- Pour les titres de vapeur supérieurs à 75%, le coefficient de transfert côté fluide
frigorigène chute brutalement ce qui ne permet plus de considérer le coefficient global
de transfert h comme constant.
Pour dimensionner ces échangeurs, il faut les scinder en plusieurs parties telles que le
coefficient global de transfert h soit constant ou varie linéairement sur chacune d’elles.

78
IV.6 Échangeurs frigorifiques
 Évaporateur - A détente sèche :

79
IV.6 Échangeurs frigorifiques

80

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