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Chapitre 1

L'eau est une ressource géologique essentielle pour la vie sur Terre, mais sa gestion est cruciale, notamment en République de Djibouti où la surexploitation des nappes phréatiques entraîne une dégradation de la qualité de l'eau. La gestion quantitative et qualitative de l'eau douce est nécessaire pour répondre à la demande croissante, surtout dans un pays sans cours d'eau permanent. Des solutions comme l'adoption de techniques d'irrigation modernes et la rénovation des réseaux d'approvisionnement en eau sont indispensables pour éviter la pénurie et la pollution de l'eau.
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Chapitre 1

L'eau est une ressource géologique essentielle pour la vie sur Terre, mais sa gestion est cruciale, notamment en République de Djibouti où la surexploitation des nappes phréatiques entraîne une dégradation de la qualité de l'eau. La gestion quantitative et qualitative de l'eau douce est nécessaire pour répondre à la demande croissante, surtout dans un pays sans cours d'eau permanent. Des solutions comme l'adoption de techniques d'irrigation modernes et la rénovation des réseaux d'approvisionnement en eau sont indispensables pour éviter la pénurie et la pollution de l'eau.
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PARTIE I : PLANETE TERRE ET ENVIRONNEMENT

Chapitre 1: L’eau, une ressource géologique


INTRODUCTION
L’eau est indispensable à la vie: la présence d’eau liquide est une des caractéristiques de la
planète Terre qui ont permis que s’y développe la biosphère que nous connaissons aujourd’hui.
L’eau est donc nécessaire aussi biens pour les organismes humaines que tous ceux, animaux et
végétaux, que nous utilisons. Elle est également à la base d’une part importante de nos
technologies, comme moyen de transport, source d’énergie, solvant, fluide de refroidissement,
etc. Cependant, en république de Djibouti, on exploite les eaux souterraines des nappes
phréatiques pour satisfaire les besoins en eau. Les nappes phréatiques sont rechargées par les
eaux qui s’infiltrent, dans les sédiments perméables (graviers et sable) et les fissures des roches
compactes. La surexploitation de la nappe de Djibouti provoque une dégradation de sa qualité
par augmentation de la salinité.

PROBLEMATIQUE : Comment satisfaire une demande en croissante dans un pays sans


cours d’eau permanent ?
A. La gestion quantitative de l’eau douce.

L’eau est l’une des ressources géologiques les plus abondantes sur la Terre. Pourtant, l’eau
douce économiquement exploitable par l’homme ne représente que 1% pour l’eau souterraine et
une très faible quantité (0,3%) d’eau de surface par rapport au volume total d’eau présent sur la
terre qui est de 1,4 milliards de km3. En effet, l’utilisation mondiale de l’eau s’est accélérée à
partir de 1950: le prélèvement de l’agriculture, de l’industrie et de la consommation
domestique se sont multipliés par 3 durant les années 2000. Depuis 1900, la population
mondiale a doublé alors que sa consommation d’eau a été multipliée par 5. Cette forte
consommation d’eau est devenue un des principaux indices du niveau d’activités et de
développement d’un pays. D’autre part, une part importante de la population mondiale vit dans
des bassins hydrographiques partagés entre plusieurs pays (le bassin du Nil est partagée par
huit autres pays africains) et cela crée des conflits liés à l’eau. D’ailleurs, le problème de la
pénurie dans la république de Djibouti est du surtout dû à une forte démographie centrée
sur la capitale, une raréfaction de la fréquence des pluies, une baisse progressive du
niveau d’eau des puits à cause de la faible recharge. De plus, dans la république de Djibouti
non seulement un secteur de l’agriculture a une grande consommation d’eau, en volume, mais
elle n’assure pas aussi une sécurité alimentaire à notre pays, c’est pourquoi il faut se tourner
vers des cultures et des techniques d’irrigation modernes qui consomment moins d’eau.

B. La gestion qualitative de l’eau douce

En outre, selon l’OMS, on doit contrôler trois paramètres qui permettent de définir la qualité de
l’eau potable, ce sont des indicateurs organoleptiques (gout, odeur…), physico-chimique et
biologique. Cependant, les valeurs TDS (solides totaux dissous) et ceux des chlorures et de
sodium (qui s’associe pour former de Nacl) sont les éléments chimiques les plus marquantes
dans l’eau potable de l’ensemble de la République de Djibouti. Ces valeurs dépassent largement
les valeurs admissibles par l’OMS. Il est fort probable que l’eau de la mer a surement du
pénétrer par les fissures du basalte.

C. Les propriétés des aquifères.


Une pluie efficace est une pluie qui ne s’évapore pas mais qui s’infiltre pour alimenter les vides
(pores et fissures) des roches réservoirs ou aquifères pour former des nappes. Ces aquifères
reposent sur une couche imperméable qui permet l’accumulation de l’eau. En effet, un aquifères
possède deux fonctions:

La porosité est la fonction d’accumulation de l’aquifère. Cette fonction correspond à l’ensemble


des vides, appelées interstices, d’une roche. Plus la porosité est élevée plus sa capacité de
stockage est l’importante.

La perméabilité est la fonction de conduction de l’aquifère. Une roche est dite perméable
lorsqu’elle laisse circuler de l’eau dans ses pores ou ses fissures: plus les vides sont gros et
connectés, plus la perméabilité est élevée.

Le gravier et le sable ont une très bonne perméabilité alors que l’argile a une mauvaise
perméabilité parce que les pores ne sont pas reliés entre eux. Le basalte est une roche poreuse
et perméable parce qu’il possède des failles (fissures) plus ou moins ouvertes dans lesquelles
s’accumulent l’eau et on considère que ces nombreux fractures rendent ce basalte un milieu
poreux.

L’aquifère de basalte à l’échelle de la république de Djibouti est rechargée par les nappes
inféroflux (nappes alluviales de sous-écoulement constitués du sable et du gravier) sous-
jacentes à travers les failles qui assurent la connectivité entre ces deux systèmes aquifères. La
présence des couches d’argiles dans la nappe inféroflux de diminuer la recharge de l’acquière
basaltique. D’ailleurs, la nappe phréatique remplit l’aquifère jusqu’à un niveau qu’on appelle le
niveau piézométrique. Les courbes isopièzes sont des courbes qui joignent les points d’égal
niveau piézométrique, ils forment la surface piézométrique et ils sont gros et ils sont représentés
sur des cartes piézométriques.

D. Les nappes d’eau.

Il existe deux types de nappes, les nappes libres et les nappes captives.

Les nappes libres sont les nappes superficielles qui reposent sur une couche perméable qu’on
appelle le mur, le niveau supérieur de l’eau est le toit de la nappe. Ces genres de nappes sont
alimentés par l’eau de pluie qui s’infiltre.

Les nappes captives sont profondes, en général, leurs caractéristiques générales sont: le mur
et le toit de la nappe qui sont des couches imperméables. Parfois, la surface piézométrique se
trouve au-dessus du niveau du sol (puits artésiens ou l’eau jaillit sous pression).

Les aires d’alimentation d’une nappe correspondent aux bombements de la surface


piézométrique. Les exutoires correspondent aux points bas de la surface
piézométrique.

En général ce sont les sources qui vont rejoindre les eaux de surface. Dans le cas d’une nappe
alluviale, les lacs et les rivières correspondent à des endroits où l’affleure à l’air libre: la surface
de l’eau y est en continuité avec la surface piézométrique: une rivière peut ainsi constituer un
exutoire d’une nappe. Une nappe peut également perdre de l’eau vers une autre nappe par
mouvement vertical à travers un mur.
E. La gestion quantitative des nappes d’eau souterraines.

La gestion quantitative d’une nappe d’eau souterraine est liée à l’exploitation de la nappe. Une
nappe est un système en équilibre, en absence d’exploitation, le volume d’une nappe sur une
période de plusieurs années reste à peu près constant: le volume d’eau qui sort par les exutoires
est très proche du volume qui entre dans les aires d’alimentation, la nappe est en équilibre. La
recharge des nappes est courte pour les nappes libres mais elle est très longue pour la nappe
captive.

Lorsqu’on commence à exploiter cette napper, pour alimenter une ville en eau potable par
exemple, l’addition d’un exutoire supplémentaire aux exutoires naturelles augmente les sorties
alors que les entrés n’ont pas changés. Le rabattement de la surface piézométrique résulte en
fait de ce déstockage de la nappe.

Il y a surexploitation de la nappe lorsque les prélèvements excèdent les apports (recharge), cela
provoque un rabattement très important de la surface piézométrique qui modifie le sens
d’écoulement de la nappe.

Cette activité accentue la diminution de l’eau de la nappe et l’entrée de l’eau de la mer et ainsi
favorisant la pollution de l’eau de la nappe (exemple : à Djibouti le taux de salinité est supérieur
à celle proposé par l’OMS « taux actuel est 1,9 g/l par rapport à la valeur usuelle de 0,2g/l ».

Les pertes d’eau dues aux fissures dans le réseau d’alimentation en eau potable ont atteint
presque 50 % du volume d’eau produit en 2009. La rénovation du réseau d’alimentation de l’eau
potable de la capitale serait une solution économiquement moins chère et en même temps la
perte d’eau serait négligeable. L’exploitation d’une nappe au niveau d’un forage provoque un
rabattement inévitable de la surface piézométrique et cela modifie les relations de la nappe avec
son environnement. L’eau de la mer peut se déverser dans la nappe et ainsi polluer la nappe.

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