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Principes du Code des Douanes Tunisien

Le Code des douanes tunisien établit les principes généraux du régime douanier, y compris la définition du territoire douanier et l'application uniforme des lois douanières. Il précise également les droits d'importation et d'exportation, ainsi que les pouvoirs du gouvernement pour modifier les tarifs douaniers et réglementer les importations et exportations. Enfin, le code aborde les conditions d'application de la loi tarifaire, y compris la classification des marchandises et la détermination de leur origine et valeur.
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Principes du Code des Douanes Tunisien

Le Code des douanes tunisien établit les principes généraux du régime douanier, y compris la définition du territoire douanier et l'application uniforme des lois douanières. Il précise également les droits d'importation et d'exportation, ainsi que les pouvoirs du gouvernement pour modifier les tarifs douaniers et réglementer les importations et exportations. Enfin, le code aborde les conditions d'application de la loi tarifaire, y compris la classification des marchandises et la détermination de leur origine et valeur.
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CODE DES DOUANES

TITRE PREMIER
PRINCIPES GENERAUX DU REGIME
DES DOUANES
Chapitre premier
Généralités
Article premier
1- "Le territoire douanier tunisien dénommé ci-après dans le présent code territoire douanier comprend
les territoires de la Tunisie continentale y compris le plateau continental et les îles tunisiennes ainsi que
leurs eaux territoriales". (Modifié par l'article 89 de la loi n° 82-91 du 31 décembre 1982).
2 - Des zones franches, soustraites à tout ou partie du régime des douanes, peuvent être constituées dans les
territoires susvisés.
Article 2
Dans toutes les parties du territoire douanier, on doit se conformer aux mêmes lois et règlements douaniers.
Article 3
1 - Les lois et règlements douaniers doivent être appliqués sans égard à la qualité des personnes.
2 - Les marchandises importées ou exportées par l'Etat ou pour son compte ne sont l'objet d'aucune
immunité ou dérogation.
Article 3 bis (Ajouté par l'article 28 de la loi n° 81-100 du 31 décembre 1981).
1 - Les documents à caractère douanier entraînant des obligations à l'égard de celui qui les a établis ou
pour la personne au nom de laquelle ils ont été établis doivent être authentifiés par la signature manuscrite
du ou des personnes ayant contracté ces obligations ou leurs représentants;
2 - Toutefois, lorsque les dits documents ont été établis aux moyens informatiques à partir d'éléments
d'information transmis à la douane par des moyens électroniques ou d'autres moyens automatiques, leur
authentification pourrait être faite autrement que par la signature manuscrite sous réserve des conditions fixées par
arrêté du ministre du plan et des finances.

Chapitre II
Tarif des douanes
Article 4 (Modifié par le décret du 4 juin 1957).
Les marchandises qui entrent sur le territoire douanier ou qui en sortent, sont passibles, selon le cas,
des droits d'importation ou des droits de sortie, inscrits au tarif des douanes, sauf dérogations expresses
prévues par des accords particuliers.
Article 5
1 - À l'importation, le tarif des douanes comprend le tarif minimum et le tarif général.
2 - Le tarif général est applicable aux marchandises qui ne sont pas admises au bénéfice du tarif
minimum.
3 - Certaines marchandises peuvent être soumises à des droits intermédiaires entre ceux du tarif
général et ceux du tarif minimum.
Article 6
A l'exportation, il n'existe qu'un seul tarif.
Article 7
Les dispositions du présent code concernant les marchandises fortement taxées ne s'appliquent qu'aux
marchandises désignées par arrêtés de notre ministre des finances, parmi celles dont le droit inscrit au
tarif minimum d'importation excède 10 pour 100 s'il s'agit d'un droit ad valorem ou représente plus de 10
pour 100 la valeur, à la date de l'arrêté susvisé, s'il s'agit d'un droit spécifique.
Chapitre III
Pouvoirs généraux du gouvernement
Section I - Droit de douane
§ 1° - Droit d'importation
Article 8 (Modifié par la loi n° 58-85 du 26 août 1958).
Des décrets pris après avis des secrétaires d'Etat aux finances et au commerce et à l'industrie peuvent
modifier le tarif des droits de douane d'importation, suspendre ou rétablir, en tout ou en partie, les droits
de douane d'importation.
§ 2° - Droit d'exportation
Article 9 (Modifié par la loi n° 58-85 du 26 août 1958).
Des arrêtés conjoints du secrétaire d'Etat responsable de la ressource peuvent provisoirement et en cas
d'urgence, déterminer les droits d'exportation auxquels seront assujettis les produits du sol et de l'industrie
nationale.
Section II - Clauses douanières contenues dans les traités
et conventions de commerce
Article 10 (Modifié par la loi n° 58-85 du 26 août 1958).
Les dispositions intéressant les régimes douaniers ou le tarif contenues dans les arrangements,
conventions ou traités de commerce et leurs annexes, sous quelque forme qu'ils aient été rédigés, peuvent
être mises provisoirement en application par arrêtés du secrétaire d'Etat aux finances.
Section III - Mesures particulières
Article 11
1 - "Le Président de la République peut, par décrets pris après avis des secrétaires d'Etat aux finances
et au commerce et à l'industrie"(Modifié par la loi n° 58-85 du 26 août 1958).
a) appliquer des surtaxes pouvant atteindre jusqu'au double des droits inscrits au tarif général ou égales
à la valeur de la marchandise, à tout ou partie des marchandises originaires de pays qui appliquent à des
marchandises tunisiennes des surtaxes ou des droits particulièrement élevés.
Appliquer des surtaxes équivalentes à tout ou partie des marchandises originaires de pays qui traitent
les produits tunisiens moins favorablement que les produits d'autres Etats;
b) dans les cas prévus aux deux alinéas précédents, frapper d'un droit ad valorem, jusqu'à concurrence
de 50 pour cent, tout ou partie des articles exempts d'après le tarif;
c) sauf stipulations conventionnelles contraires, assujettir par réciprocité telles ou telles marchandises
étrangères à des droits, taxes ou formalités de toute nature identique ou analogues, selon le cas, à ceux
qui, dans les pays d'origine sont applicables à telles ou telles marchandises tunisiennes;
d) établir un droit compensateur sur des marchandises taxées ou non, qui bénéficient, dans le pays
d'origine ou de provenance, d'une prime ou d'une subvention directe ou indirecte à l'expiration, quels
qu'en soient la nature, l'origine ou le mode d'attribution, ainsi que sur les marchandises originaires ou en
provenance de certains pays, lorsque les prix de ces marchandises à la frontière tunisienne marqueront
une réduction d'au moins 20 pour cent par rapport aux prix d'importation qui ont servi de base à
l'établissement du tarif minimum applicable. Toutefois, cette dernière disposition ne sera pas applicable
lorsque la réduction des prix des marchandises étrangères à la frontière tunisienne se rattachera à une
baisse générale des prix de revient constatée à la fois en Tunisie et dans les principaux pays producteurs;
e) prendre d'urgence, dans les cas où les mesures arrêtées par des pays étrangers sont de nature à
entraver le commerce tunisien, toutes dispositions appropriées aux circonstances.
2 - Les mesures prises par application des dispositions du paragraphe précédent seront rapportées
suivant la même procédure.
Article 12 (Modifié par la loi n° 58-85 du 26 août 1958).
Lorsque le pavillon tunisien est soumis, dans un pays étranger, à des droits ou à des charges
quelconques, dont les navires de ce pays sont exempts, ou à un traitement moins favorables que celui
accordé aux navires d'autres puissances, les secrétaires d'Etat aux finances et au commerce et à l'industrie,
peuvent, par arrêtés conjoints, établir sur des navires dudit pays et sur leur cargaison, des taxes jugées
nécessaires pour compenser les désavantages dont est frappé le pavillon tunisien;
Section IV - Prohibitions
§ 1 - Dispositions communes à l'importation
et à l'exportation
Article 13
En cas de mobilisation, en cas d'agression manifeste mettant le pays dans la nécessité de pourvoir à sa
défense, en période de tension extérieure ou lorsque les circonstances l'exigent. Notre ministre des
finances et le ministre responsable des produits ou ressources peuvent, par arrêtés conjoints, réglementer
ou suspendre l'importation et l'exportation de certaines marchandises.
§ 2 - Dispositions spéciales à l'exportation
Article 14
Des arrêtés conjoints de notre ministre des finances et du ministre responsable de la ressource peuvent,
provisoirement et en cas d'urgence, permettre ou suspendre l'exportation des produits du sol et de
l'industrie nationale.
Section V - Restriction d'entrée, de sortie, de tonnage
et de conditionnement
Article 15
Des arrêtés de notre ministre des finances peuvent :
1 - Limiter la compétence de certains bureaux de douanes et désigner ceux par lesquels devront
s'effectuer obligatoirement certaines opérations douanières.
2 - décider que certaines marchandises ne pourront être importées que par des navires d'un tonnage
déterminé et fixer ce tonnage (2).
3 - Fixer pour certaines marchandises, les règles particulières de conditionnement.
Section VI - Octroi de la clause transitoire
Article 16
1 - Les marchandises auxquelles s'appliquent les arrêtés pris en vertu de l'article 11 (paragraphe 1er, a,
b, c et d) ci-dessus, que l'on justifie avoir été expédiées directement à destination du territoire douanier
avant la date d'insertion desdits arrêtés au "Journal Officiel", sont admises au régime antérieur plus
favorable lorsqu'elles sont déclarées pour la consommation, sans avoir été placées en entrepôt ou
constituées en dépôt. Les justifications doivent résulter des derniers titres de transport créés avant la date
d'insertion des arrêtés susvisés au "Journal Officiel" à destination directe et exclusive d'une localité du
territoire douanier.
2 - Tout acte instituant ou modifiant des mesures douanières peut, par une disposition expresse,
accorder le bénéfice de la clause transitoire dans les conditions prévues au paragraphe précédent.
Section VII - Règlements généraux des douanes
Article 17
Les règlements généraux relatifs à l'application des droits sont fixés par arrêtés de notre ministre des
finances, publiés au 'Journal Officiel".
Chapitre IV
Conditions de l'application de la loi tarifaire
Section I - Généralités
Article 18
1 - Les produits importés ou exportés sont soumis, à la loi tarifaire dans l'état où ils se trouvent au
moment où celle-ci leur devient applicable.

2 - Toutefois, le service des douanes peut autoriser la séparation des marchandises qui, dans un même
chargement, auraient été détériorées à la suite d'événements survenus avant enregistrement de la
déclaration en détail; les marchandises avariées doivent être soit détruites immédiatement, soit
réexportées ou réexpédiées à l'intérieur, suivant le cas, soit taxées selon leur nouvel état.
3 - Les droits, taxes et surtaxes spécifiques sont perçus sans égard à la valeur relative ou au degré de
conservation des marchandises.
Section II - Espèce des marchandises

§ 1 - Définition, assimilation et classement

Article 19
1 - L'espèce des marchandises est la dénomination qui leur est attribuée par le tarif des douanes.
2 - Les marchandises qui ne figurent pas au tarif des douanes sont assimilées aux projets les plus
analogues par des décisions de notre ministre des finances.
3 - La position du tarif des douanes dans laquelle une marchandise doit être comprise, lorsque cette
marchandise est susceptible d'être rangée dans plusieurs positions tarifaires, est déterminée par une
décision de classement de notre ministre des finances.
4 - "Les décisions par lesquelles notre ministre des finances prononce les assimilations et les
classements, y compris celles par lesquelles il les modifie, sont insérées au "Journal Officiel de la
République Tunisienne" et deviennent exécutoires dans les délais normaux de publication". (Modifié par
la loi n° 58-85 du 26 août 1958).

§ 2 - Réclamation contre les décisions d'assimilation


et de classement
Article 20
En cas de contestations relatives aux décisions visées à l'article 19 ci-dessus, la réclamation est
soumise à une commission administrative, dite comité supérieur du tarif des douanes, qui statue sur cette
réclamation.
Article 21
1 - Le comité supérieur du tarif des douanes siège auprès de notre ministre des finances;
2 - Il est présidé par un haut magistrat désigné par notre ministre de la justice et comprend :
- un représentant de notre ministre des finances;
- un représentant du ministre responsable de la ressource;
- deux représentants des chambres de commerce intéressées;
- deux experts désignés, l'un, par l'administration des douanes, l'autre, par le requérant.
3 - Le Président et les membres du comité supérieur du tarif des douanes, autres que les deux experts,
ainsi que leurs suppléants sont nommés par décret.
4 - Les experts doivent être choisis, pour chaque affaire, sur une liste dressée par notre ministre des
finances, sur la proposition de nos autres ministres intéressés.
Article 22
Les frais occasionnés par le fonctionnement du comité supérieur du tarif des douanes sont à la charge
de l'Etat.
Article 23
La destruction ou la détérioration des marchandises ou documents soumis au comité ne peut donner
lieu à attribution d'aucune indemnité.
Article 24
Les conditions de fonctionnement du comité et les indemnités à attribuer aux experts sont fixés par
arrêtés de notre ministre des finances.
Section III - Origine des marchandises
Article 25
1 - A l'importation, les droits sont perçus suivant l'origine des marchandises.
2 - Le pays d'origine d'un produit est celui où ce produit a été récolté, extrait du sol ou fabriqué.
3 - Des arrêtés de notre ministre des finances fixent les règles à suivre pour déterminer l'origine des
produits récoltés, extraits du sol ou fabriqués dans un pays et travaillés ensuite dans un autre pays.
4 - Les produits importés ne bénéficient du traitement de faveur attribué à leur origine que s'il est
régulièrement justifié de cette origine. Des arrêtés de notre ministre des finances fixent les conditions
dans lesquelles les justifications d'origine doivent être produites et les cas où celles-ci ne sont pas exigées.
Section IV - Valeur des marchandises
§ 1 - A l'importation
Article 26(Modifié par la loi n° 2001-92 du 7 août 2001) (1)
1- Au sens du présent code :
a) l'expression "valeur en douane des marchandises importées" s'entend de la valeur des marchandises
déterminées en vue de la perception des droits de douanes ad valorem sur les marchandises importées.
b) le terme "marchandises produites" signifie cultivées, fabriquées ou extraites.
c) l'expression "marchandises identiques" s'entend des marchandises qui sont les mêmes à tous égards
y compris les caractéristiques physiques, la qualité et la réputation. Des différences d'aspect mineures
n'empêcheraient pas des marchandises conformes par ailleurs à la définition, d'être considérées comme
identiques.
d) l'expression "marchandises similaires" s'entend des marchandises qui, sans être pareilles à tous égards,
présentent des caractéristiques semblables, et sont composées de matières semblables, ce qui leur permet de
remplir les mêmes fonctions et d'être commercialement interchangeables. La qualité des marchandises, leur
réputation et l'existence d'une marque de fabrique ou de commerce sont au nombre des facteurs à prendre en
considération pour déterminer si des marchandises sont similaires.
e) les expressions "marchandises identiques" et "marchandises similaires" ne s'appliquent pas aux
marchandises qui incorporent ou comportent, selon le cas, des travaux d'ingénierie, d'étude, d'art ou de
design, ou des plans et des croquis, pour lesquels aucun ajustement n'a été fait par application des
dispositions de l'article 26 nonies, paragraphe (1) sous (b) quatrième tiret de ce code, du fait que ces
travaux ont été exécutés en Tunisie.
f) des marchandises ne sont considérées comme "marchandises identiques" ou "marchandises
similaires" que si elles ont été produites dans le même pays que les marchandises à évaluer.
g) des marchandises produites par une personne différente ne sont prises en considération que s'il
n'existe pas de marchandises identiques ou de marchandises similaires, selon le cas, produites par la
même personne que les marchandises à évaluer.
h) l'expression "marchandises de la même nature ou de la même espèce" s'entend des marchandises
classées dans un groupe ou une gamme de marchandises produites par une branche de production
particulière ou un secteur particulier d'une branche de production et comprend les marchandises
identiques ou similaires.
i) l'expression "commission d'achat" s'entend des sommes versées par un importateur à son agent pour
le service qui a consisté à le représenter à l'étranger en vue de l'achat des marchandises à évaluer.
2- Aux fins du présent code, des personnes ne sont réputées être liées que :
a) si l'une fait partie de la direction ou du conseil d'administration de l'entreprise de l'autre.
b) si elles ont juridiquement la qualité d'associés.
c) si l'une est l'employeur de l'autre.
d) si une personne quelconque possède, contrôle ou détient directement ou indirectement 5% ou plus
des actions ou parts émises avec droit de vote, de l'une et de l'autre.
e) si l'une d'elles contrôle l'autre directement ou indirectement.

(1)
L’article 3 du la loi n°2001-93 dispose que «les dispositions de la présente loi s’appliquent à compter du 29 septembre 2001 ».
f) si toutes deux sont directement ou indirectement contrôlées par une tierce personne.
g) si ensemble, elles contrôlent directement ou indirectement une tierce personne.
h) si elles sont membres de la même famille.
3- Aux fins du présent code, des personnes ne sont réputées être membres de la même famille que si
elles sont liées l'une à l'autre par une quelconque des relations mentionnées ci-après :
- époux et épouse.
- ascendants et descendants, en ligne directe au premier degré.
- frères et sœurs (germains, consanguins ou utérins).
- ascendants et descendants, en ligne directe au deuxième degré.
- oncle ou tante et neveu ou nièce.
- beaux-parents et gendre ou belle-fille.
- beaux-frères et belles-sœurs.
4- Les personnes qui sont associées en affaires entre elles du fait que l'une est l'agent, le distributeur ou
le concessionnaire exclusif de l'autre, quelque soit la désignation employée, seront réputées être liées aux
fins du présent code si elles répondent à l'un des critères énoncés au paragraphe 2 ci-dessus.
5- Aux fins du présent code :
a) on entend par "personnes" tant des personnes physiques que des personnes morales.
b) une personne est réputé en contrôler une autre lorsqu'elle est, en droit ou en fait, en mesure
d'exercer sur celle-ci un pouvoir de contrainte ou d'orientation.
Article 26 bis (Ajouté par la loi n° 2001-92 du 7 août 2001).
1- La valeur en douane des marchandises importées est la valeur transactionnelle, c'est à dire le prix
effectivement payé ou à payer pour les marchandises lorsqu'elles sont vendues pour l'exportation à
destination de la Tunisie, après ajustement conformément aux articles 26 nonies et 26 decies de ce code
pour autant :
a) qu'il n'existe pas de restrictions concernant la cession ou l'utilisation des marchandises par
l'acheteur, autre que des restrictions qui :
- sont imposées ou exigées par la loi ou par la réglementation en vigueur en Tunisie,
- limitent la zone géographique dans la quelle les marchandises peuvent être revendues,
- n'affectent pas substantiellement la valeur des marchandises.
b) que la vente ou le prix n'est pas subordonné à des conditions ou à des prestations dont la valeur n'est
pas déterminable pour ce qui se rapporte aux marchandises à évaluer.
c) qu'aucune partie du produit de toute revente, cession ou utilisation ultérieure des marchandises par
l'acheteur ne revient directement ou indirectement au vendeur, sauf si un ajustement approprié peut être
opéré en vertu de l'article 26 nonies de ce code.
d) que l'acheteur et le vendeur ne sont pas liés ou, s'ils le sont, que la valeur transactionnelle est
acceptable à des fins douanières en vertu des dispositions du paragraphe 2 du présent article.
2- a) pour déterminer si la valeur transactionnelle est acceptable aux fins de l'application du
paragraphe 1 de cet article, le fait que l'acheteur et le vendeur sont liées au sens définis à l'article 26 de ce
code ne constitue pas en soi, un motif suffisant pour considérer la valeur transactionnelle comme
inacceptable. Dans un tel cas, les circonstances propres à la vente sont examinées, et la valeur
transactionnelle admise pour autant que ces liens n'ont pas influencé le prix. Si, compte tenu des
renseignements fournis par l'importateur ou par d'autres sources, l'administration des douanes a des motifs
de considérer que les liens ont influencé le prix, elle communique ses motifs à l'importateur et lui donne
une possibilité de répondre dans un délai raisonnable. Si l'importateur le demande, les motifs lui sont
communiqués par écrit.
b) dans une vente entre personnes liées, la valeur transactionnelle est acceptée et les marchandises sont
évaluées conformément aux dispositions du paragraphe 1 de cet article lorsque l'importateur démontre que
ladite valeur est très proche de l'une des valeurs indiquées ci-après, se situent au même moment ou à peu près
au même moment :
- la valeur transactionnelle lors de ventes, à des acheteurs non liés, de marchandises identiques ou
similaires pour l'exportation à destination de la Tunisie,
- la valeur en douane de marchandises identiques ou similaires, telle qu'elle est déterminée par
application de l'article 26 sexies de ce code,
- la valeur en douane de marchandises identiques ou similaires, telle qu'elle est déterminée par
application de l'article 26 septies de ce code.
Dans l'application des critères qui précèdent, il est dûment tenu compte des différences démontrées entre les
niveaux commerciaux, les quantités, les éléments énumérées à l'article 26 nonies de ce code, et les coûts
supportés par le vendeur lors de ventes dans lesquelles le vendeur et l'acheteur ne sont pas liés et qu'il ne
supporte pas lors de ventes dans lesquelles le vendeur et l'acheteur sont liés.
c) les critères énoncés au paragraphe 2 sous b du présent article sont à utiliser à l'initiative de
l'importateur, et à des fins de comparaison seulement. Des valeurs de substitution ne peuvent être établies
en vertu de ces mêmes dispositions.
3- a) le prix effectivement payé ou à payer est le paiement total effectué ou à effectuer par l'acheteur
au vendeur, ou au bénéfice de celui-ci, pour les marchandises importées.
Le paiement ne doit pas nécessairement être fait en argent. Il peut être fait par lettre de crédit ou
instruments négociables. Il peut s'effectuer directement ou indirectement.
b) les activités entreprises par l'acheteur pour son propre compte (y compris celles qui se rapportent à
la commercialisation), autres que celles pour lesquelles un ajustement est prévu à l'article 26 nonies de ce
code, ne sont pas considérées comme un paiement indirect au vendeur, même si l'on peut considérer que
le vendeur en bénéficie, et leur coût n'est pas ajouté au prix effectivement payé ou à payer pour la
détermination de la valeur en douane des marchandises importées.
Article 26 ter (Ajouté par la loi n° 2001-92 du 7 août 2001).
Lorsque la valeur en douane ne peut être déterminée par application de l'article 26 bis de ce code il y a
lieu de passer successivement aux articles 26 quater, 26 quinquies, 26 sexies et 26 septies de ce code
jusqu'au premier de ces articles qui permettra de la déterminer, sauf si l'ordre d'application des articles 26
sexies et 26 septies doit être inversé à la demande de l'importateur, c'est seulement lorsque cette valeur en
douane ne peut être déterminée par application d'un article donné qu'il est loisible d'appliquer l'article qui
vient immédiatement après lui dans l'ordre établi en vertu du présent paragraphe.
Article 26 quater (Ajouté par la loi n° 2001-92 du 7 août 2001).
1- a) La valeur en douane des marchandises importées, déterminée par application du présent article
est la valeur transactionnelle de marchandises identiques, vendues pour l'exportation à destination de la
Tunisie et exportées au même moment ou à peu près au même moment que les marchandises à évaluer.
b) lors de l'application du présent article, la valeur en douane est déterminée en se référant à la valeur
transactionnelle de marchandises identiques, vendues au même niveau commercial et sensiblement en
même quantité que les marchandises à évaluer. En l'absence de telles ventes, il y a lieu de se référer à la
valeur transactionnelle de marchandises identiques, vendues à niveau commercial différent et / ou en
quantité différente, ajustée pour tenir compte des différences que le niveau commercial et / ou la quantité
aurait pu entraîner, à la condition que de tels ajustements qu'ils conduisent à une augmentation ou une
diminution de la valeur, puissent se fonder sur des éléments de preuve produits établissant clairement
qu'ils sont raisonnables et exacts.
2- lorsque les coûts et les frais visés à l'article 26 nonies paragraphe 1 sous e de ce code, sont compris dans
la valeur transactionnelle, cette valeur est ajustée pour tenir compte des différences notables qui peuvent
exister entre les coûts et frais afférents, d'une part, aux marchandises importées et, d'autre part, aux
marchandises identiques considérées par suite de différences dans les distances et les modes de transport.
3- si, lors de l'application du présent article, plus d'une valeur transactionnelle de marchandises
identiques est constatée, il y a lieu de se référer à la valeur transactionnelle la plus basse pour déterminer
la valeur en douane des marchandises importées.
4- lors de l'application du présent article, une valeur transactionnelle de marchandises produites par
une personne différente n'est prise en considération que si aucune valeur transactionnelle de marchandises
identiques, produites par la même personne que les marchandises à évaluer, ne peut être constatée par
application du paragraphe 1 du présent article.
5- aux fins de l'application du présent article, la valeur transactionnelle de marchandises importées
identiques s'entend d'une valeur en douane, préalablement déterminée selon l'article 26 bis de ce code,
ajustée conformément au paragraphe 1 sous b et au paragraphe 2 du présent article.
Article 26 quinquies (Ajouté par la loi n° 2001-92 du 7 août 2001).
1- a) La valeur en douane des marchandises importées, déterminée par application du présent article,
est la valeur transactionnelle de marchandises similaires, vendues pour l'exportation à destination de la
Tunisie et exportées au même moment ou à peu près au même moment que les marchandises à évaluer.
b) lors de l'application du présent article, la valeur en douane est déterminée en se référant à la valeur
transactionnelle de marchandises similaires, vendues au même niveau commercial et sensiblement en
même quantité que les marchandises à évaluer. En l'absence de telles ventes, il y a lieu de se référer à la
valeur transactionnelle de marchandises similaires, vendues à un niveau commercial différent et / ou en
quantité différente, ajustée pour tenir compte des différences que le niveau commercial et / ou la quantité
auraient pu entraîner, à la condition que de tels ajustements, qu'ils conduisent à une augmentation ou une
diminution de la valeur, puissent se fonder sur des éléments de preuve produits établissant clairement
qu'ils sont raisonnables et exacts.
2- lorsque les coûts et les frais visés à l'article 26 nonies paragraphe 1 sous e de ce code, sont compris dans
la valeur transactionnelle, cette valeur est ajustée pour tenir compte des différences notables qui peuvent
exister entre les coûts et frais afférents, d'une part, aux marchandises importées et, d'autre part, aux
marchandises similaires considérées par suite de différences dans les distances et les modes de transport.
3- si, lors de l'application du présent article, plus d'une valeur transactionnelle de marchandises
similaires est constatée, il y a lieu de se référer à la valeur transactionnelle la plus basse pour déterminer
la valeur en douane des marchandises importées.
4- lors de l'application du présent article, une valeur transactionnelle de marchandises produites par
une personne différente n'est prise en considération que si aucune valeur transactionnelle de marchandises
similaires, produites par la même personne que les marchandises à évaluer, ne peut être constatée par
application du paragraphe 1 du présent article.
5-aux fins de l'application du présent article, la valeur transactionnelle de marchandises importées
similaires s'entend d'une valeur en douane, préalablement déterminée selon l'article 26 bis de ce code,
ajustée conformément au paragraphe 1 sous b et au paragraphe 2 du présent article.
Article 26 sexies (Ajouté par la loi n° 2001-92 du 7 août 2001).
1- a) Si les marchandises importées ou des marchandises identiques ou similaires importées sont vendues
en Tunisie en l'état où elles sont importées, la valeur en douane des marchandises importées, déterminée par
application du présent article, est fondée sur le prix unitaire correspondant aux ventes des marchandises
importées ou de marchandises identiques ou similaires importées totalisant la quantité la plus élevée, ainsi
faites à des personnes non liées aux vendeurs, au même moment ou à peu près au même moment de
l'importation des marchandises à évaluer, sous réserve de déductions se rapportant aux éléments suivants :
- commissions généralement payées ou convenues, ou marges généralement pratiquées pour bénéfices
et frais généraux y compris les coûts directs ou indirects de la commercialisation des marchandises en
question relatifs aux ventes en Tunisie, de marchandises importées de la même nature ou la même espèce.
- frais habituels de transport et d'assurance, ainsi que les frais connexes encourus en Tunisie.
- les coûts et frais visées à l'article 26 nonies, paragraphe 1 sous e de ce code, le cas échéant.
- droits de douane et autres taxes à payer dans le marché intérieur en raison de l'importation ou de la
vente des marchandises.
b) si ni les marchandises importées, ni des marchandises identiques ou similaires importées, ne sont
vendues au moment ou à peu prés au moment de l'importation des marchandises à évaluer, la valeur en
douane des marchandises importées, déterminée par application du présent article, est fondée, sous
réserve par ailleurs du paragraphe 1 sous a, sur le prix unitaire auquel les marchandises importées, ou des
marchandises identiques ou similaires importées, sont vendues dans le marché intérieur, en l'état où elles
sont importées, à la date la plus proche qui suit l'importation des marchandises à évaluer, mais dans les
quatre-vingt-dix jours qui suivent cette importation.
2- si ni les marchandises importées ni des marchandises identiques ou similaires importées ne sont
vendues dans le marché intérieur, en l'état où elles sont importées, la valeur en douane est fondée, si
l'importateur le demande, sur le prix unitaire correspondant aux ventes de marchandises importées
totalisant la quantité la plus élevée, faites après ouvraison ou transformation ultérieure, à des personnes,
en Tunisie qui ne sont pas liées aux vendeurs, compte dûment tenu de la valeur ajoutée par l'ouvraison ou
la transformation et des déductions prévues au paragraphe 1 sous a du présent article.
Article 26 septies (Ajouté par la loi n° 2001-92 du 7 août 2001).
La valeur en douane des marchandises, déterminée par application du présent article, se fonde sur une
valeur calculée.
La valeur calculée est égale à la somme des éléments suivants :
a) du coût ou de la valeur des matières et des opérations de fabrication ou autres, mises en œuvre pour
produire les marchandises importées.
b) d'un montant pour les bénéfices et les frais généraux égal à celui qui entre généralement dans les
ventes de marchandises de la même nature ou de la même espèce que les marchandises à évaluer, qui sont
faites par des producteurs du pays d'exportation pour l'exportation à destination de la Tunisie.
c) du coût ou de la valeur des éléments énoncés à l'article 26 nonies paragraphe 1 sous e de ce code.
Article 26 octies (Ajouté par la loi n° 2001-92 du 7 août 2001).
1- Si la valeur en douane des marchandises importées ne peut être déterminée par application des
articles 26 bis et 26 quater à 26 septies de ce code, elle est déterminée sur la base des données disponibles
en Tunisie par des moyens raisonnables compatibles avec les principes et les dispositions générales de
"l'accord sur la mise en œuvre de l'article VII de l'accord général sur les tarifs douaniers et le commerce".
2- la valeur en douane déterminée par application du présent article ne se fonde pas :
a) sur le prix de vente, dans le marché intérieur, de marchandises produites en Tunisie.
b) sur un système prévoyant l'acceptation, à des fins douanières, de la plus élevée de deux valeurs
possibles.
c) sur le prix de marchandises sur le marché intérieur du pays d'exportation.
d) sur le coût de production, autre que les valeurs calculées qui auront été déterminées pour des
marchandises identiques ou similaires conformément à l'article 26 septies de ce code.
e) sur le prix de marchandises vendues pour l'exportation à destination d'un pays autre que la Tunisie.
f) sur des valeurs en douane minimales.
g) sur des valeurs arbitraires ou fictives.
3- s'il en fait la demande, l'importateur est informé par écrit de la valeur en douane déterminée par
application des dispositions du présent article et de la méthode utilisée pour la déterminer.
Article 26 nonies (Ajouté par la loi n° 2001-92 du 7 août 2001).
1- Pour déterminer la valeur en douane par application de l'article 26 bis de ce code, on ajoute au prix
effectivement payé ou à payer pour les marchandises importées :
a) les éléments suivants, dans la mesure où ils sont supportés par l'acheteur mais n'ont pas été inclus
dans le prix effectivement payé ou à payer pour les marchandises :
- commissions et frais de courtage, à l'exception des commissions d'achat,
- coût des contenants traités, à des fins douanières, comme ne faisant qu'un avec la marchandise,
- coût de l'emballage, comprenant aussi bien la main-d'œuvre que les matériaux.
b) la valeur, amputée de façon appropriée, des produits et services indiqués ci-après lorsqu'ils sont
fournis directement ou indirectement par l'acheteur, sans frais ou à coût réduit, et utilisés lors de la
production et de la vente pour l'exportation des marchandises importées, dans la mesure où cette valeur
n'a pas été incluse dans le prix effectivement payés ou à payer :
- matières, composants, parties et éléments similaires incorporés dans les marchandises importées,
- outils, matrices, moules et objets similaires utilisés pour la production des marchandises importées,
- matières consommées dans la production des marchandises importées,
- travaux d'ingénierie, d'étude, d'art et de design, plans et croquis exécutés ailleurs qu'en Tunisie et
nécessaires pour la production des marchandises importées.
c) les redevances et les droits de licence relatifs aux marchandises à évaluer, que l'acheteur est tenu
d'acquitter, soit directement, soit indirectement, en tant que condition de la vente des marchandises à
évaluer, dans la mesure où ces redevances et droits de licence n'ont pas été inclus dans le prix
effectivement payé ou à payer.
d) la valeur de toute partie du produit de toute revente, cession ou utilisation ultérieure des
marchandises importées qui revient directement ou indirectement au vendeur.
e) - les frais de transport et d'assurance des marchandises importées,
- les frais de chargement, de déchargement et de manutention connexes au transport des marchandises
importées, jusqu'au lieu d'introduction des marchandises dans le territoire douanier tunisien.
2- tout élément ajouté par application des dispositions du présent article, au prix effectivement payé ou
à payer sera fondé exclusivement sur des données objectives et quantifiables.
3- pour la détermination de la valeur en douane, aucun élément n'est ajouté aux prix effectivement
payé ou à payer, à l'exception de ceux qui sont prévus par le présent article.
4- nonobstant le paragraphe 1 sous c du présent article, lors de la détermination de la valeur en douane,
ne sont pas ajoutés au prix effectivement payé ou à payer pour les marchandises importées :
a) les frais relatifs au droit de reproduire les marchandises importées en Tunisie.
b) les paiements effectués par l'acheteur en contrepartie du droit de distribuer ou de revendre les
marchandises importées si ces paiements ne sont pas une condition de la vente, pour l'exportation, des
marchandises importées à destination de la Tunisie.
Article 26 decies (Ajouté par la loi n° 2001-92 du 7 août 2001).
La valeur en douane ne comprend pas les frais ou coûts, indiqués ci-après, à la condition qu'ils soient
distincts du prix effectivement payé ou à payer pour les marchandises importées :
a) frais de transport des marchandises, après l'arrivée au lieu d'introduction dans le territoire douanier
de la Tunisie.
b) frais relatifs à des travaux de construction, d'installation, de montage, d'entretien ou d'assistance
technique entrepris après l'importation.
c) frais relatifs au droit de reproduire les marchandises importées en Tunisie.
d) commissions d'achat.
e) droits et taxes à l'importation en Tunisie.
Article 26 undecies (Ajouté par la loi n° 2001-92 du 7 août 2001).
1- Nonobstant les dispositions des articles de 26 bis à 26 octies de ce code, pour déterminer la valeur
en douane de supports informatiques importés destinés à des équipements de traitement des données et
comportant des données ou des instructions, il n'est tenu compte que du coût ou de la valeur du support
informatique proprement dit. La valeur en douane de supports informatiques importés comportant des
données ou des instructions ne comprend donc pas le coût ou la valeur des données ou des instructions, à
condition que ce coût ou cette valeur soient distingués du coût ou de la valeur du support informatique
considéré.
2- aux fins du présent article :
a) l'expression "support informatique" ne désigne pas les circuits intégrés, les semi-conducteurs et les
dispositifs similaires ou les articles comportant de tels circuits ou dispositifs.
b) l'expression "données ou instructions" ne comprend pas les enregistrements du son, les
enregistrements cinématographiques, ou les enregistrements vidéo.
Article 26 duodecies (Ajouté par la loi n° 2001-92 du 7 août 2001).
Lorsque des éléments servant à déterminer la valeur en douane d'une marchandise sont exprimés dans
une monnaie étrangère, la conversion se fait par l'application du taux de change en vigueur à la date
d'enregistrement de la déclaration en détail.
Article 26 terdecies (Ajouté par la loi n° 2001-92 du 7 août 2001).
1- Aux fins de la détermination de la valeur en douane, toute personne directement ou indirectement
intéressée aux opérations d'importation concernées fournit au service des douanes, les factures et tous
documents ou toutes informations nécessaires.
2- tout renseignement de nature confidentielle, ou fourni à titre confidentiel aux fins de l'évaluation en
douane, doit être traité comme strictement confidentiel par les autorités douanières qui ne doivent pas le
divulguer sans l'autorisation expresse de la personne ou du gouvernement qui l'a fourni, ou sauf dans la
mesure où elles pourraient être tenues de le faire dans le cadre des procédures judiciaires.
Article 26 quaterdecies (Ajouté par la loi n° 2001-92 du 7 août 2001).
Les modalités d'application des articles 26 à 26 terdecies de ce code sont fixées par arrêté du ministre
des finances.
§ 2 - A l'exportation
Article 27
A l'exportation, la valeur à déclarer est celle de la marchandise au point de sortie majorée, le cas
échéant, des frais de transport jusqu'à la frontière, mais non compris le montant :
a) des droits de sortie;
b) des taxes intérieures et des charges similaires dont il a été donné décharge à l'exportateur;

Section V - Poids des marchandises


Article 28
Des arrêtés de notre ministre des finances fixent les conditions dans lesquelles doit être effectuée la
vérification des marchandises taxées au poids et le régime des emballages importés pleins. Le poids
imposable des marchandises taxées au poids net peut être déterminé par l'application d'une tare forfaitaire.
Chapitre V
Prohibitions

Section I - Généralités
Article 29
Pour l'application du présent code, sont considérées comme prohibées, toutes marchandises dont
l'importation ou l'exportation est interdite à quelque titre que ce soit, ou soumise à des restrictions, à des
règles de qualité ou de conditionnement ou à des formalités particulières.
2 - Lorsque l'importation ou l'exportation n'est permise que sur présentation d'une autorisation, licence,
certificat etc… la marchandise est prohibée si elle n'est pas accompagnée d'un titre régulier ou si elle est
présentée sous le couvert d’un titre non applicable.
3 - Tous titres portant autorisation d'importation ou d'exportation (licences ou autres titres analogues)
ne peuvent, en aucun cas, faire l'objet d'un prêt, d'une vente, d'une cession et d'une manière générale,
d'une transaction quelconque de la part des titulaires auxquels ils ont été nominativement accordés.
Section II - Prohibitions relatives à la protection
de marques et des indications d'origine
Article 30
1 - Sont prohibés à l'entrée, exclus de l'entrepôt du transit et de la circulation, tous produits étrangers,
naturels ou fabriqués, portant soit sur eux-mêmes, soit sur des emballages, caisses, ballots, enveloppes,
bandes ou étiquettes, etc… une marque de fabrique ou de commerce, un nom, un signe ou une indication
quelconque de nature à faire croire qu'ils ont été produits ou fabriqués en Tunisie ou sur un territoire
constitué en union douanière avec la Tunisie;
2 - Cette disposition s'applique également aux produits étrangers fabriqués ou naturels obtenus dans
une localité de même nom qu'une localité de Tunisie ou d’un territoire constitué en union douanière avec
la Tunisie qui ne portent pas en même temps que le nom de cette localité, le nom du pays d'origine et la
mention "Importé" en caractère manifestement apparents.
Article 31
Sont prohibés à l'entrée et exclus de l'entrepôt, tous produits étrangers qui ne satisfont pas aux
obligations imposées, en matière d'indication d'origine, par le décret du 1er décembre 1936 et les arrêtés
pris pour son exécution.
Chapitre VI
Contrôle du commerce extérieur et des changes
Article 32
Indépendamment des obligations prévues par le présent code, les importateurs et les exportateurs
doivent se conformer à la réglementation du contrôle du commerce extérieur et des changes.

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