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Microéconomie : Concepts et Applications

Le syllabus du cours de microéconomie à l'Université de Mbandaka présente les concepts fondamentaux de la microéconomie, y compris le comportement des consommateurs et des firmes sur les marchés. Il aborde des thèmes tels que l'utilité marginale, les courbes d'indifférence, et les préférences des consommateurs, tout en expliquant les méthodes d'analyse basées sur l'optimisation. Le cours se concentre sur l'interaction entre agents économiques et le fonctionnement des marchés, en mettant l'accent sur la concurrence parfaite et d'autres structures de marché.

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Microéconomie : Concepts et Applications

Le syllabus du cours de microéconomie à l'Université de Mbandaka présente les concepts fondamentaux de la microéconomie, y compris le comportement des consommateurs et des firmes sur les marchés. Il aborde des thèmes tels que l'utilité marginale, les courbes d'indifférence, et les préférences des consommateurs, tout en expliquant les méthodes d'analyse basées sur l'optimisation. Le cours se concentre sur l'interaction entre agents économiques et le fonctionnement des marchés, en mettant l'accent sur la concurrence parfaite et d'autres structures de marché.

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Syllabus du cours de Microéconomie

Licence 1

Université de Mbandaka

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Table des matières

1. Chapitre 1 La base de la microéconomie 3

2.6 Utilité marginale

2.6 Utilité marginale et TMS

4.3 Le chemin d’expansion du revenu et la Courbe d’Engel

4.4 Effets des variations de prix : Biens ordinaires et biens de Giffen

4.5.1 Chemin d’expansion du prix et la courbe de demande

5.1.1 La contrainte budgétaire et l’optimum du consommateur

5.2 Statique comparative

6.1 La contrainte de budget intertemporel

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Chapitre 1. La base de la microéconomie

La microéconomie (ou micro-économie) est la branche de l'économie qui modélise le


comportement des agents économiques (consommateurs, ménages, entreprises, etc.) et leurs
interactions notamment sur les marchés. Dans ce sens, la microéconomie focalise sur le
comportement des unités spécifiques tel que les consommateurs et les producteurs et leur interaction
dans de différents marchés. En d’autres termes, la microéconomie concerne les comportements
des agents individuels dans l’économie (entreprises et ménages) et de leur actions et
réaction dans des différents marchés (marché des produits, marché du travail…). Donc, il
est clair que l’unité de base de l’analyse microéconomique est donnée par les agents
économiques individuels (d’où le terme microéconomie). Ces agents sont généralement de
deux types : les consommateurs et les firmes (ou producteurs, ou entreprises).

Un consommateur est un individu qui peut posséder un certain stock de marchandises


(sa dotation initiale qui fait partie de sa richesse) et qui choisit une certaine quantité de
chaque bien qu’il décide de consommer. Ces quantités et sa dotation initiale déterminent
alors les quantités de chaque marchandise qu’il désire de vendre ou d’acheter sur les
marchés correspondants. On peut aussi raisonner en considérant que la dotation initiale du
consommateur prend la forme d’un revenu exprimé en termes d’un numéraire ou d’unités
de compte. Mais cette approche exclut l’analyse du comportement du consommateur en
tant qu’offreur de certaines marchandises. Nous allons néanmoins nous en contenter
jusqu’au chapitre 15.

Une firme est un décideur individuel qui procède à la production de marchandises par la
combinaison de différents facteurs de production (inputs) grâce à des procédés techniques.
Ces inputs sont des marchandises que la firme peut posséder en partie dans sa dotation
initiale. Elle doit acheter le reste sur les marchés correspondants. Certains inputs peuvent
ne pas être des marchandises : la lumière du soleil dans l’agriculture, par exemple.

La distinction entre les consommateurs et les firmes réside dans la nature de leur activité
économique : les consommateurs achètent des biens pour consommer et les firmes achètent
des inputs pour produire d’autres biens. Naturellement dans la réalité les choses sont plus
complexes que dans ces simplifications théoriques. En effet une unité de consommation
correspond souvent à une famille qui regroupe plusieurs individus et les décisions sont
souvent des décisions de groupe. Mais si les décisions des ménages respectent un minimum
de rationalité et de cohérence notre approche perd son caractère restrictif. De même, s’il
existe encore des firmes individuelles, la majeure partie de la production des marchandises
est effectuée par des grandes corporations qui peuvent contenir parfois des milliers

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4|Page

d’individus et des structures organisationnelles complexes. De nouveau, notre approche du


processus général d’allocation des ressources est simplificatrice mais elle reste suffisante
tant que nos prédictions et nos résultats ne sont pas infirmés par le comportement des
firmes. On peut aussi se référer à d’autres travaux en économie qui étudie surtout
l’organisation des firmes.
L’interaction entre le consommateur et la firme se passe au niveau du marché. Cela
nous conduira à étudier le comportement de différents marchés avec une attention
particulière à la formation des prix et la détermination des mesures de quantité.

L’analyse du fonctionnement des marchés est le problème central en


microéconomie puisque le processus d’allocation des ressources est un processus de
marché : toute allocation des ressources est le fruit du fonctionnement des marchés.
Par conséquent, pour chaque marchandise, un marché doit exister et toute chose qui ne
peut pas être échangée sur un marché n’est pas une marchandise, du point de vue de la
microéconomie.

On doit aussi distinguer les marchés comptants (spot markets) des marchés à terme
(forward markets). Sur un marché comptant, on passe un accord qui implique que
l’échange de marchandises soit accompli dans la période présente. Sur un marché à
terme, la transaction concerne les marchandises qui seront livrés dans une période
future. Une économie avec un système complet de marché est une économie où il
existe tous les marchés comptants et à terme pour assurer l’échange de toutes les
marchandises qui seront disponibles à tous les lieux et à toutes les dates. Dans une
telle économie, les accords concernant toutes les transactions présentes et futures
seraient conclus dans la première période et toutes les activités de marché seraient
terminées à la fin de cette période. Le reste du temps serait consacré à la réalisation de
tous les engagements de la première période. Les économies réelles ne possèdent
naturellement pas un tel système de marché. A chaque période il existe des marchés
comptants pour effectuer les transactions concernant cette période et quelques
marchés à termes pour les transactions dans le futur. Par conséquent, à chaque période
un sous-ensemble relativement petit de la totalité des marchandises peut être échangé.
On observe donc une suite de systèmes de marché, un à chaque période, et l’activité
de marché a lieu normalement.

Les méthodes d’analyse en microéconomie sont les plus souvent basées sur les principes
d’optimisation. L’approche microéconomique suit une ligne de développement
relativement systématique. On commence avec les modèles des décideurs individuels,
un consommateur type et une firme type. Sous l’hypothèse de rationalité ces modèles
prennent la forme de problèmes d’optimisation sous contraintes : le décideur est sup-

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5|Page

posé à chercher l’alternatif le meilleur parmi un ensemble d’alternatifs disponibles


(vérifiant les contraintes) pour lui. En précisant relativement bien la nature de ces
problèmes d’optimisation et en les résolvant, on est capable d’établir certaines
caractéristiques et propriétés des choix du décideur. De plus, en étudiant comment le
choix optimal se modifie suite à des modifications des paramètres du problème
(surtout des prix) on peut établir certaines relations de comportement comme les
courbes de demande et d’offre (on fait alors ce qui est appelé la statique comparative).

Un des buts principaux des modèles de décision est de nous permettre d’imposer
certaines restrictions sur les comportements des agents, de manière à exclure ceux qui
ne sont pas compatibles avec les hypothèses de la théorie ou, du moins, de clarifier
sous quelles hypothèses on peut imposer des restrictions particulières (des courbes de
demande décroissantes, par exemple).

La prochaine étape de l’analyse consiste à agréger les relations de comportements sur


un groupe d’agents économiques : sur un marché, la demande globale des acheteurs
d’une part et l’offre globale des vendeurs d’autre part. Ces relations agrégées peuvent
ensuite permettre d’analyser le fonctionnement d’un marché pris isolément ou d’un
système de plusieurs marchés interdépendants. Dans le cas le plus général, on
considère le système de marché pour une économie dans sa totalité et on étudie
comment est déterminée l’allocation des ressources par le fonctionnement simultané
de ce système de marché.

Dans ce cours, nous allons plus nous focaliser sur les comportements des agents économiques
(les consommateurs et les firmes), ainsi que de leur interaction dans les marchés. Dans le cadre
des marchés, nous allons aborder des discussions sur des marchés de concurrence
parfaite, ensuite des structures de marché où les firmes possèdent une certaine
capacité à influencer le prix de marché et les profits de leurs concurrents.

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6|Page

Chapitre 2 La représentation des préférences


du consommateur et la fonction d’utilité

La préférence du consommateur dépend du gout qu’il attache à ce produit. Cela veut


simplement dire que quand on lui présente plusieurs paniers de bien, le
consommateur pourra les classer, du point de vue de ses goûts, du plus préféré au
moins préféré. Ce classement va guider les choix du consommateur.

A ces différents biens le consommateur va donc accorder une valeur plus ou


moins importante (voir le dernier exemple).

Nous allons de nouveau nous limiter à deux biens. Un panier de consommation


est donné par un point de l’orthant positif :

Soient deux paniers X et Y . Le consommateur doit pouvoir les classer du point


de vue de la satisfaction qu’ils lui procurent :

X Y≻ : il préfère strictement X à Y . Entre les deux paniers, il choisira


nécessairement X.

Y ≻ X : il préfère strictement Y à X . Entre les deux paniers, il choisira


nécessairement Y.

X~Y : ∼il est indifférent entre les deux paniers. Les deux paniers sont équivalents
pour lui.

2.1 Les courbes d’indifférence


Les courbes d’indifférences permettent une représentation graphique des
préférences, similaire aux isoquants du producteur. Soit un panier X.
Considérons tous les paniers qui sont équivalents au panier X pour le
consommateur

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7|Page

Le lieu géométrique de IX est une courbe d’indifférence

Figure 2.1. Courbe d’indifférence

A partire de figure 1. Les relations ci-dessous peuvent être déduites :

Il est à noter que les courbes d’indifférence correspondant à des niveaux différents de
satisfaction ne peuvent se couper

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Figure 2.2 courbes d’indifférence qui se croisent.

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2.2 Propriétés des préférences


a. La monotonicité : le consommateur préfère toujours un panier qui contient
plus de bien à un panier qui en contient moins.

b. La convexité : les paniers intermédiaires sont préférés aux paniers


extrêmes.

2.3 Le taux marginal de substitution


Le taux marginal de substitution (TMS) est le ratio où la variation de la quantité
consommée d'un bien nécessaire pour maintenir l’utilité d’un consommateur constante,
alors que la quantité consommée d'un bien varie. Le taux marginal de substitution est
donc une mesure de la façon dont on substitue, à la marge, un produit par un autre, de
façon à ce que la satisfaction du consommateur soit identique.

Figure 2.3 le taux marginal de substitution

Variation du TMS

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10 | P a g e

Pour les substituts parfaits le TMS est constants par définition. Pour les
préférences convexes, le TMS est décroissant le long de la courbe
d’indifférence.

Figure 2.4 Les biens substitut

Figure 2.5 TMS décroissant pour la courbe convexe

2.4 La fonction d’utilité


La relation de préférence donne le classement, par l’individu, des différents

1
0
11 | P a g e

paniers, du point de vue de la satisfaction qu’ils lui procurent. Il serait assez


commode si on pouvait attribuer un indice de satisfaction à chaque panier, de
manière à représenter parfaitement le classement établi par le consommateur. La
fonction d’utilité vise justement à apporter cette commodité dans la
représentation des préférences des consommateurs. Cette fonction doit donc
attribuer une valeur plus élevée à un panier qui est plus désirable qu’un autre :

Il convient d’établir la différence entre l’utilité ordinale et l’utilité cardinale. Avec


l’utilité ordinale, On demande uniquement à la fonction d’utilité de représenter
l’ordre des différents paniers et non la satisfaction tirée de chaque panier
individuel.

Tandis qu’avec l’utilité cardinale, on considère que la valeur de la fonction


d’utilité pour un panier mesure la satisfaction que tire le consommateur de ce
panier. Dans ce cas si l’on a

U (X) = 2U (Y) , (avec U (Y) > 0)

Alors cela voudrait dire que le consommateur aime deux fois plus X que Y.
Tandis qu’avec une utilité ordinale tout ce que cela implique est :

X ≻ Y.

A partir d’une fonction d’utilité U (x1, x2) il est aisé de construire les courbes
d’in- différences : ces dernières correspondent à tous les paniers qui donnent le
même niveau de satisfaction et donc la même valeur d’utilité :

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1
12 | P a g e

Figure 2.5 De préférence à l’utilité

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13 | P a g e

2.5 Différentes sortes d’utilité


2.5.1 Substituts parfaits

Dans ce cas les deux biens ont la même valeur pour le consommateur. Ce qui
compte pour lui, c’est la quantité totale de bien contenu dans chaque panier. Par
conséquent la fonction d’utilité

U (x1, x2) = x1 + x2

représente bien ces préférences :

– elle a une valeur constante le long des courbes d’indifférence (formée des
paniers qui contiennent la même quantité totale de biens) ;

– elle donne une valeur plus élevée quand la quantité totale augmente (et
donc quand la satisfaction de l’individu augmente).

Les courbes d’indifférences correspondent à

IU0 = {(x1, x2) | x1 + x2 = U0} .

De manière générale, si le consommateur considère que le bien 1 a une valeur de


a et le bien 2 une valeur de b, du point de vue de leur contribution à sa
satisfaction, ses préférences peuvent être représentées par la fonction d’utilité
suivante :

U (x1, x2) = ax1 + bx2

et les courbes d’indifférences sont données par (Figure 2.6)

avec une pente de −a/b et les ordonnées à l’origine

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14 | P a g e

Figure 2.6 Substitut parfait

2.5.2 Compléments parfaits

Pour la fonction d’utilité représentant le complément parfait, le consommateur


doit combiner deux biens dans des proportions fixes pour pouvoir en tirer une
satisfaction.

Exemple : abat–jour (x1) et ampoules (x2). Pour tirer satisfaction de l’achat d’un
abat-jour, le consommateur doit aussi acheter au moins une ampoule avec. Le
nombre de luminaires qui marchent effectivement est donné par :

min {x1, x2} = U (x1, x2) .

De manière générale, si les deux biens doivent être combiné dans des
proportions fixes (Figure 2.7) :

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4
15 | P a g e

Figure 2.7 biens compléments

2.6 Utilité marginale


L’utilité marginale mesure la variation de l’utilité suite à une modification
infinitésimale de la quantité consommée d’un bien :

Si x1 varie de dx1, la variation de l’utilité peut être approximée par :

1
5
16 | P a g e

dU = Um1dx1.

It est important de noter que la valeur de l’utilité marginale dépend de la forme


particulière de la fonction d’utilité utilisée car c’est une mesure de variation d’utilité
et donc c’est une mesure cardinale.

∂U
Exemple, si U(x1.x2) = 2x1+x2 , Um 1= =2
∂ x1

2.6 Utilité marginale et TMS


Si nous considérons la fonction d’utilité U ( x 1 , x 2), il convient de noter que la dérivée
totale de cette function est écrite comme suit :

∂U ∂U
dU = dx 1+ dx 2
∂x 1 ∂x 2

Comme l’utilité est constante, on peut déduire que :

dx 2 Um 1
=
dx 1 Um 2

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17 | P a g e

Chapitre 3 Choix Optimal de


consommation
Pour connaitre le choix optimal de la consommation, il est impératif d’aborder d’abord le
problème lié à la contrainte budgétaire du consommateur.

3.1 La contrainte budgétaire


Prenons à nouveau le cas simple de deux biens de consommation : x1 et x2. Leur prix
sont respectivement p1 et p2. Le revenu du consommateur est m.

Si le consommateur achète le panier X = (x1, x2), nous pouvons facilement calculer les
dépenses correspondantes :

p1x1 : dépenses en bien 1

P2x2 : dépenses en bien 2

p1x1 + p2x2 ≤ m : Contrainte budgétaire

Tous les paniers vérifiant cette contrainte forment l’ensemble de budget du


consommateur. Mais le plus souvent, On s’intéresse par à la frontière de l’ensemble de
budget :

p1x1 + p2x2 = m : la droite de budget

Exemple :

: p1 = 1, p2 = 2, m = 100 Contrainte de budget (Figure 3.1). : cette figure est construite


basée sur la droite de forme :

X1 + 2X2 =100, il est important de noter que la pente de cette courbe est négative comme
l’indique la figure 3.1

1
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18 | P a g e

Figure 3.1 droite de budget

3.1.1Augmentation de revenu

Nous allons considérer l’effet sur la forme de la contrainte de budget d’une


augmentation du revenu et la modification des prix.

Considérons que le budget augmente : m → m′ > m

La droite de budget devient :

p1x1 + p2x2 = m → p1 x1 + p2 x2 = m′ > m

La pente n’a donc pas été modifiée mais les ordonnées à l’origine augmentent :

Figure 3.2 Effet de l’augmentation de revenu

La pente n’a donc pas été modifiée mais les ordonnées à l’origine augmentent

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19 | P a g e

3.1.2 Augmentation du prix du bien 1

De manière similaire, considérons maintenant une augmentation de prix de p1 à


'
p1

Figure 3.3 Effet de l’augmentation du prix

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20 | P a g e

3.2 Choix optimal


Après avoir introduit la représentation des contraintes du consommateur et celle de
ses préférences, considérons maintenant le problème du choix du consommateur
(Figure 9.1). Il doit choisir le panier qu’il préfère à tous les autres parmi les paniers
qu’il peut acheter avec son revenu :

maxx1,x2 U (x1, x2)

S.a`. p1x1 + p2x2 = m

Si nous considérons la figure 3.4, il convient d’établir que le point E le point d’équilibre

consommateur. Il correspond à l’utilité la plus élevée possible (U∗) qu’il peut


ou la position où s’établit le choix du consommateur. Le point E est l’optimum du

atteindre étant donné son revenu.

E = (x1∗ , x2∗ ) :

– E est sur la droite de budget : p1 x1∗ + p2 x2∗ = m;

– E est le point de tangence entre une courbe d’indifférence et la droite de


budget.

Pour les préférences normales ces deux conditions sont suffisantes pour
déterminer l’optimum du consommateur. Si les préférences sont normales alors
l’optimum doit correspondre à un point de tangence entre la droite de budget et
une courbe d’indifférence.

2
0
21 | P a g e

Figure 3.4 point d’équilibre

La pente de la droite de budget doit alors être égale, en valeur absolue, à la pente de la
tangente à la courbe d’indifférence :

Ce système de deux équations à deux inconnues nous donne le panier optimal,


étant donnés le vecteur de prix et le revenu du consommateur :

Ce sont les fonctions de demande de biens du consommateur. En d’autre termes,


les points d’équilibre déterminent les quantités optimales demandées par les
consommateurs.

Exemple : Assume la courbe d’indifférence représentée par : U (x1,x2)= x1x2

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1
22 | P a g e

2
2
23 | P a g e

Figure 3.5 Equilibre avec une courbe convexe

3.3. Choix optimal pour les substituts parfaits


Dans ce cas nous avons :

U (x1, x2) = ax1 + bx2

Cette fonction représente le substitute parfait. Le consommateur substitue x1 for x2,


vice versa

Pour trouver l’équilibre, nous avons d’abord besoin de TMS. Il est donné par :

Le TMS es constant car le consommateur peut toujours substituer un bien à


l’autre dans les mêmes proportions.

En ce qui concerne l’optimum du consommateur nous avons trois cas possibles :

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3
24 | P a g e

le bien 2 est relativement bon marché et le consommateur ne voudra consommer


que ce bien. L’optimum est donné par

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25 | P a g e

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27 | P a g e

Chapitre 4 Analyse de la demande

Dans ce chapitre, nous allons étudier la variation des demandes suite à des variations
du revenu et des prix. Cette étude sera menée grâce à la statique comparative : Nous
allons partir d’un optimum du consommateur, modifier un paramètre (par exemple, le
prix ou le revenu) et observer comment l’équilibre s’est modifié et en déduire les
conséquences sur les demandes.

4.1 L’effet de variation des revenus


Nous allons d’abord étudier les effets des variations de revenu. Nous savons qu’une
augmentation de revenu fait déplacer la droite de budget vers le haut. Selon la nature
des biens, deux types de situations sont possibles.

Biens normaux

bien : ∆xi∗ /∆R > 0. La quantité demandée évolue dans le même sens que le revenu
L’augmentation du revenu conduit à une augmentation de la demande de ce type de

(Figure 10.1).

Biens inférieurs

revenu : ∆xi∗ /∆R < 0 (Figure 10.2) Par conséquent, il s’agit des biens dont le
Dans ce cas, la variation de la demande se fait en sens inverse de la variation du

consommateur diminue la consommation quand son niveau de vie augmente : des


biens de faible qualité auxquels existent des substituts de meilleure qualité et plus
chers que le consommateur peut acheter s’il a plus de revenu. Beaucoup de biens
alimentaires entrent dans cette catégorie.

2
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28 | P a g e

Figure 4.1. Effet du revenu : biens normaux

Figure 4.1 Effet du revenu : un des biens est inférieur

Pour les variations infinitésimales, nous avons :

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29 | P a g e

4.2. Elasticité de la demande


Nous pouvons aussi caractériser la nature d’un bien en étudiant l’élasticité-
revenu de sa demande.

Les élasticités d’une fonction y = f (x, z) par rapport à ses arguments sont
données par :

Pour des petites variations ∆x → 0 :

Si nous avons :

3% de x1∗ (la demande de bien 1) et donc le bien 1 est normal. Si par contre,
Nous pouvons en déduire qu’une variation de 1% de R implique une variation de

nous avons

ε x1∗ ,R = −3,

Alors le bien 1 est un bien inférieur. De manière générale :

2
9
30 | P a g e

Biens de luxe et biens de nécessité :

Si la demande d’un bien augmente plus que proportionnellement par rapport à


l’augmentation du revenu (si εx,R > 1 ) alors on dit qu’il s’agit d’un bien “de luxe”. Si
la demande augmente mais moins que proportionnellement (si εx,R > 0 et εx,R < 1 ) alors
on dira que c’est un bien “de nécessité” : le consommateur doit consommer une quantité
incompressible de ce bien quelque soit son pouvoir d’achat.

4.3 Le chemin d’expansion du revenu et la Courbe


d’Engel
La courbe d’Engel nous donne le lieu géométrique des quantités optimales du
consommateur qui varient quand on modifie le revenu (Figure 4.2).

Si le bien 1 est un bien normal alors la courbe d’Engel est croissante. Si les
deux biens sont normaux alors le chemin d’expansion du revenu (CER) est
croissant.

3
0
31 | P a g e

Figure 4.2 Courbe d’Engel

4.3.1 Courbe d’Engel pour les substituts parfaits

Etant donné la fonction de production de substitut parfaits : U ( x 1 , x 2 ) =x 1+ x 2 , le TMS pour


cette utilité est égale à 1, TMS=1.

Nous savons que l’optimum dépend de la comparaison p1/p2 avec le TMS=1. Nous
savons que dans le cas de substituts, nous avons :

Si nous supposons dans notre cas que :

P1
P 1> P2 , >1
P2

Dans ce cas, la fonction de demande est donnée par :

On peut prouver que l’élasticité de demande est donnée par :

Et la courbe d’Engel quand P1>P2, est construite comme suit :

3
1
32 | P a g e

Figure 4.3 Courbe d’Engel pour2 substituts parfaits

4.3.2 Courbe d’Engel pour les compléments parfaits

Exemple de compléments parfaits, donné par la fonction : U ( x 1 , x 2 ) =min(x 1 , x 2)

Pour ce type de biens, les optima correspondent nécessairement à des paniers qui
contiennent juste ce qu’il faut des deux biens (l’élimination du gâchis).

A l’optimum (Equilibre), nous devons donc avoir :

3
2
33 | P a g e

Figure 4. 6 courbe d’expansion pour les biens compléments

4.4 Effets des variations de prix : Biens ordinaires et biens


de Giffen
Quelle sera la variation de la demande de bien 1 si le prix de ce bien augmente
tandis que le revenu et les autres prix restent constants ? Intuitivement on
s’attendrait à une baisse de la demande puisque ce bien est devenu plus cher.
C’est bien le résultat que nous aurons dans la majeure partie des cas (Figure 4.7).
La majorité des biens sont des biens ordinaires pour lesquels nous avons :

3
3
34 | P a g e

Figure 4.6 Effets de la variation du prix

Mais nous on n’a pas toujours ce résultat. Un économiste irlandais, Sir Robert
Giffen, a observé, pendant la famine de 1850, une augmentation de la
consommation de pommes de terre par les paysans irlandais, tandis que le prix
des pommes de terre venait d’augmenter (le paradoxe de Giffen).

Donc si la demande d’un bien augmente avec son prix, on parle de bien de
Giffen.

3
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35 | P a g e

4.5.1 Chemin d’expansion du prix et la courbe de


demande
Comme pour le revenu, nous pouvons relier par une courbe les optima qui
correspondent à des niveaux différents du prix d’un bien. Nous obtenons alors le
Chemin d’Expansion du prix (CEP). Si nous reportons ces demandes (pour le
bien 1) dans le plan (x1, p1), nous obtenons alors l’équivalent d’une courbe
d’Engel : la courbe de demande du bien1 (Figure 4.7).

Figure 4.7 Chemin d’Expansion du prix

4.5.2 Substitut parfait

Nous connaissons la fonction de demande pour ce type de biens :

3
5
36 | P a g e

La courbe de demande est donc donnée dans Figure 4.8

Figure 4.8 Demande de substitut parfait

L’Elasticité de la demande pour les substituts parfaits est donnée par :

4.5.3 Compléments parfaits

Pour les compléments parfaits la demande de bien1 est donnée par :

L’Elasticité-prix de ce bien est exprimée comme suit :

3
6
37 | P a g e

4.5.4 Elasticité-prix croisée

Cette notion éclaircie bien les concepts des biens substituts et compléments.
Considérons que ces deux biens sont ordinaires. Nous avons alors trois cas
possibles :

- Les deux biens sont indépendants :

∂x 1
=0 → ε xi , pj =0
∂ p2

- les deux biens sont des substituts bruts : si le bien 2 devient


relativement plus cher, sa demande diminue et le consommateur luis substitue le
bien 1,

∂x 1
>0 → ε xi , pj >0
∂ p2

- les deux biens sont des compléments bruts : la baisse de la demande du bien 2 va
obliger le consommateur à baisser sa demande de bien 1 aussi,

∂x 1
<0 → ε xi , pj <0
∂ p2

3
7
38 | P a g e

Chapitre 5 Offre de travail du


consommateur
Nous allons maintenant tenir compte du fait qu’une partie des revenus du
consommateur proviennent du travail qu’il fournit sur le marché, contre un
salaire horaire. Cela va conduire à l’endogénéisation d’une partie de son revenu
et faire apparaître que la décision de consommation va de pair avec celle
concernant l’offre de travail.

5.1.1 La contrainte budgétaire et l’optimum du


consommateur
Supposons maintenant qu’en plus des revenus non–salariaux, M, le
consommateur reçoit aussi un salaire horaire, w, pour chaque heure de travail
qu’il choisit de fournir. Si le consommateur travaille T heures, ses revenus
deviennent :

T → wT → M + wT

Pour simplifier l’analyse, mettons dans un cadre à un seul bien. Si la quantité


consommée du bien est représentée par C et le prix du bien par p, la contrainte
de budget devient alors :

p · C = M + wT (5.1)

où T est donc l’offre de travail du consommateur. Si la durée légale de travail est H

et L représente la demande de loisir du consommateur, nous devons avoir :

H=T+L⇒L=H−T (5.2)

La contrainte de budget peut alors être exprimée en termes de consommation, de


travail et de loisir :

3
8
39 | P a g e

(5.3)

(5.4)

From (5.3) (5.5)

(5.6)

3
9
40 | P a g e

Figure 5.1 Optimum du consommateur (L*,C*)

L’optimum du consommateur correspond alors à la combinaison E (Figure 5.1)

5.2 Statique comparative


Nous pouvons étudier comment le choix optimal du consommateur réagit aux
variations des paramètres de son problème : le revenu non salarial et les prix.

5.2.1 Effet d’une augmentation du revenu non–salarial

Nous remarquons facilement que le loisir est un bien normal (Figure 12.2) :

∆M > 0 ⇒ ∆L > 0 et ∆T < 0.

4
0
41 | P a g e

Figure 5.2 Offre du travail et augmentation du revenu non-salarial

L’optimum du consommateur va alors se déplacer dans la direction nord-est


dans ce cas et impliquer une augmentation des variables.

5.2.2 Effet d’une augmentation du taux de salaire

Figure 5.3 montre que cette augmentation a deux effets :

– modification du “prix” (le coût d’opportunité) du loisir : ES < 0 et ER1 < 0;

4
1
42 | P a g e

Figure 5.3 Offre du travail et augmentation du salaire horaire

Dans le cas (b) l’offre de travail sera croissante avec le salaire, tandis que dans le
cas (a), l’offre de travail sera décroissante. L’effet final n’est donc pas déterminé
a priori et on ne peut affirmer qu’une augmentation de salaire va impliquer une
offre de travail plus importante.

En général, l’effet ER2 est croissant avec w : si w est élevé alors le


consommateur travaille et consomme déjà considérablement et le loisir à une
utilité marginale élevé. Par conséquent une augmentation de salaire va lui

4
2
43 | P a g e

permettre d’augmenter son loisir sans pour autant diminuer nécessairement sa


consommation : à partir d’un taux élevé w¯ , l’offre de travail peut par
conséquent devenir décroissante avec w (Figure 5.4).

Figure 5.4 Possibilité d’une décroissance de l’offre du travail

4
3
44 | P a g e

Chapitre 6 choix intertemporels


Nous allons maintenant nous intéresser aux choix du consommateur dans un
cadre dynamique très simple, à deux périodes : “aujourd’hui” et “demain”. Cela
va faire apparaître un autre arbitrage que le consommateur peut être amené à
établir : celui entre la consommation présente (celle d’aujourd’hui) et la
consommation future (celle de de- main). Les décisions du consommateur vont
être conditionnées par sa contrainte de budget qui relie nécessairement ces deux
périodes.

6.1 La contrainte de budget intertemporel


Soient C1 et C2 les quantités consommées aujourd’hui et demain. p1 est le prix du
bien aujourd’hui et p2 celui qui qui s’appliquera demain. Les revenus pour les
deux périodes sont respectivement R1 et R2 (Tableau 6.1).

TABLE 6.1 – Composantes de la contrainte de budget intertemporel

S’il consomme tout à la première période :

C = R/p1 .

S’il ne consomme pas la totalité son revenu de la première période :

p1C1 < R1 ⇒ R1 − p1C1 = S

ou de manière générale

p1C1 + S = R 1 . (6.1)

où S est l’épargne du consommateur.

4
4
45 | P a g e

Considérons maintenant que le consommateur peut placer cette épargne dans le


système financier, qui lui rapporte des intérêts avec i, le taux d’intérêt dans
l’économie. Il obtiendra alors à la seconde période :

S ⇒ S + i · S = (1 + i) S (6.2)

4
5
46 | P a g e

Exemple : s’il place 100 Francs à 10% pendant 1 an, il obtient :

100 + 0.1 · 100 = 100 + 10 = 1.1 · 100 = 110.

La contrainte de budget de seconde période est donc :

p2C2 = R2 + (1 + i) S (6.3)

et à la première période nous avions (équation (13.1))

p1C1 + S = R 1 .

En isolant S dans ces deux équations :

p2 C2 − R2
S = R1 − p1C1 =
1
+
En partant de la relation (6.2), nous pouvons remarquer qu’il est équivalent pour

(6.4)

4
6
47 | P a g e

(6.5)

(6.6)

(6.7)

(6.8)

La contrainte de budget (6.4) devient alors

(6.9)

4
7
48 | P a g e

(6.10)

(6.11)

(6.12)

4
8
49 | P a g e

Figure 6.1 contrainte de budget intertemporel

Si le consommateur décide de tout consommer à la première période, nous


aurons :

C2 = 0, C1 = R (la richesse de l’individu) .

Nous obtenons donc la représentation graphique de la contrainte de budget,


donnée en Figure 6.1.

Nous pouvons représenter les possibilités d’endettement et d’épargne pour le


consommateur, en fonction des quantités consommées à la première période
(Figure 6.2).

Epargne si p1C1 ≤ R1, endettement sinon.

4
9
50 | P a g e

Figure 6.2 consommation et endettement/Epargne du consommateur

5
0
51 | P a g e

6.2 Optimum du consommateur

L’optimum sera atteint au point de tangence de la courbe d’indifférence la plus


élevée possible du consommateur avec sa contrainte de budget. Figure 6.3
représente une situation où le consommateur est prêteur à l’optimum.

Figure 6.3 optimum intertemporel du consommateur

5
1
52 | P a g e

(6.13)

(6.14)

→ 1+ ρ=1+r → ρ=r (6.15)

(6.16)

5
2
53 | P a g e

(condition 6.15)

6.3 Statistique comparative

6.3.1 Taux d’intérêt et arbitrage consommation-épargne

(6.17)

5
3
54 | P a g e

(6.18)

5
4
55 | P a g e

Figure 6.4 Effet revenu à travers l’épargne et l’endettement

Figure 6.4 résume l’effet revenu qui a lieu à travers le taux d’intérêt et l’épargne.

Etant données ses préférences, le consommateur n’acceptera d’épargner que si le


taux d’intérêt est suffisamment élevé (Figure 6.5) :

5
5
56 | P a g e

Figure 6.5 Effet final du taux d’intérêt sur l’épargne nette

5
6
57 | P a g e

6.3.2 Effet du taux d’inflation

1+ a
Si a augmente σ = augmente et la consommation future devient plus chère (Figure
1+i
6.6)

Figure 6 Effet de a sur la contrainte de budget intertemporelle

5
7
58 | P a g e

Chapitre 7 Production de la firme


La firme se distingue du consommateur par le fait qu’elle achète des facteurs de
production pour les transformer en d’autres biens et services grâce à sa
technologie. Elle est donc du côté de la demande sur les marchés des facteurs
de production et du coté de l’offre sur le marché du bien final qu’elle produit.
On peut représenter le fonctionnement de la firme selon le schéma 7.1.

Figure 7.1 Les opérations de la firme

5
8
59 | P a g e

7.1 Facteur de production et représentation de la technologie


7.1.1 Facteurs de production

7.2 La fonction de production

5
9
60 | P a g e

(7.1)

6
0
61 | P a g e

7.2.1 Exemple

Figure 7.2 Production agricole

Cet exemple nous donne les différentes valeurs (L,Q) observée dans une exploitation
agricole (Figure 7.2). Ici le niveau du facteur fixe (terre) est fixé à 10Ha et on a les

6
1
62 | P a g e

variations de la production maximale en fonction des quantités de facteur variable utilisé


(le travail-L). On observe que sans facteur variables il n’y a pas de production et que la
production totale est croissante avec la quantité de travail utilisé.

6
2
63 | P a g e

(7.2)

(7.3)

Nous observons que la productivité marginale croit au début mais elle commence à
décroitre très rapidement (voir Figure 7.3 : chaque unité supplémentaire d’input implique
une augmentation de plus en plus faible de la production. En fait on constate ce résultat
directement en regardant la pente de chaque segment de la courbe de la fonction de
production. Cette pente augmente d’abord pour diminuer ensuite. En effet, elle est
exactement égale à la productivité marginale.

6
3
64 | P a g e

Figure 7.3 Pente de la fonction de production et Pm

6
4
65 | P a g e

7.2.2. Une formulation plus générale

(7.4)

6
5
66 | P a g e

(7.5)

6
6
67 | P a g e

Table 7.1 Evolution de la productivité totale du facteur 1

Figure 7.4 Evolution de la productivité totale du facteur 1

7.2.3 Productivité moyenne d’un facteur de production

6
7
68 | P a g e

La productivité moyenne est mesure la quantité d’output qu’on peut attribuer en


moyenne à chaque unité d’un facteur de production. La productivité moyenne de facteur
h s’exprime comme suit :

(7.6)

7.2.4 Productivité marginale d’un facteur de production

Elle exprime le changement d’output causé par le changement d’output :

(7.7)

6
8
69 | P a g e

La productivité marginale est décroissante (voir la tangente à la pente de la production


totale)

6
9
70 | P a g e

7.3 Rendement d’échelle

(7.11)

7
0
71 | P a g e

7
1
72 | P a g e

7.4 Isoquants et le taux marginal de substitution technique


Dans cette section nous allons étudier plus en détail la relation entre les inputs dans un processus de
production. Plus que sur l’impact des variations des quantités d’inputs sur le niveau de la production,
notre intérêt sera fixé sur la relation entre les combinaisons d’inputs qui permettent de produire le
même niveau de production. Ces combinaisons seront représentées par le concept d’isoquant et la
relation entre elles sera spécifiée par le taux marginal de substitution technique (TMST).

7.4.1 Les isoquants


Prenons une technologie qui permet de produire un output à partir de deux inputs,
1 et 2. La fonction de production correspondante associe donc à chaque panier d’input un niveau maximal
d’output :

(7.12)
Nous nous intéressons maintenant à tous les paniers d’inputs qui permettent de produire
un même niveau d’output q0. Ces paniers forment un ensemble qui est défini
par

(7.13)
Cet ensemble s’appelle une isoquant (iso=égalité, quante=quantité). Nous pouvons représenter
graphiquement la construction d’une isoquante (Figure 7.10).
Il s’agit donc de toutes les combinaisons de facteurs qui correspondent au même
niveau de production. Il y a naturellement autant d’isoquantes que de niveaux de production
possibles. Il y en a donc une infinité puisque q est une variable continue. Pour représenter une isoquante,
nous adopterons le repères à deux dimensions (Figure 7.11).

Les combinaisons M et N permettent à la firme de produire exactement le même


niveau de production de même que toutes les autres combinaisons qui appartiennent
à cette isoquante. La forme de cette isoquante a son importance. En effet on observe
que si l’on dessine une corde entre M et N, tous les points appartenant à cette corde
sont strictement au-dessus de l’isoquante. On dira alors que l’isoquante est strictement
convexe. Cette propriété doit être valable pour n’importe quelle corde que nous pouvons
dessiner sur l’isoquante (Figure 2.12).

Une fonction de production dont les isoquantes sont strictement convexes sera dite
une fonction strictement quasi-concave. En fait, comme vous allez le voir en mathématiques,

7
2
73 | P a g e

les isoquantes ne sont rien d’autre que les courbes de niveau d’une fonction de production, courbes de
niveau comme celles que vous avez sûrement déjà vues sur une carte topographique et qui signalent
les différents points de même altitude sur la carte.
Voici deux types d’isoquantes où la stricte convexité n’est pas vérifiée (Figure 2.13).

Figure 7.10 Une Isoquante

7.11 Représentation plus commode d’une isoquante

7
3
74 | P a g e

Figure 7.12 convexité d’une isoquante

Figure 7.13 Isoquantes sans strict convexité

Dans cette figure nous avons deux cas d’isoquantes qui ne vérifient pas la stricte convexité. Dans le cas
(a), l’isoquante est convexe mais entre M et N, la corde et l’isoquante se confondent. Par conséquent
la corde ne peut être strictement au-dessus de la courbe. Dans le cas (b), on a la convexité sur les
portions LM et NP de l’isoquante mais entre M et N on a la propriété inverse : la corde est en
dessous de la courbe ; l’isoquante est concave sur cette portion. Nous allons voir plus loin
l’importance de la stricte convexité des isoquantes (et donc de la stricte quasi-concavité de la
fonction de production).

L’utilisation des isoquantes nous permet aussi de représenter les différentes combinaisons
qui conduisent à des niveaux différents de la production. Si l’on reprend la
construction graphique d’une isoquante (Figure 7.14).

7
4
75 | P a g e

Figure 7.14 Niveau de production et isoquantes

On observe donc que passer d’un niveau de production q0 à un niveau de production


q1, plus élevé, conduit à se placer sur une isoquante plus éloignée de l’origine.
Par conséquent pour les niveaux de production q0 < q1 < q2, nous devons avoir la
configuration suivante entre les isoquantes (Figure 7.15).

Par conséquent, plus on s’éloigne de l’origine, plus le niveau de production correspondant


est élevé. Nous avons alors :

7
5
76 | P a g e

Figure 7.15 Isoquantes et niveau de production dans l’espace des facteurs

Exemple : Avec notre fonction de production, une isoquante correspondant à un niveau


de production q est définie par la relation suivante :

Il s’agit des courbes de type hyperbolique (1/x) et donc décroissantes et convexes.


Nous pouvons établir deux autres propriétés des isoquantes. Premièrement, une
isoquante est nécessairement décroissante. La raison de cette nécessité apparaît dans
Figure 7.16.

7
6
77 | P a g e

Figure 2.16 Deux propriétés impossibles

Dans le cadran (a) nous avons deux paniers M et N qui appartiennent à la même
isoquante et donc qui correspondent au même niveau de production. Or si l’isoquante
est croissante comme dans cette figure, nous avons un panier (N) qui contient à la fois
plus d’input 1 et plus d’input 2 qu’un autre (M) et qui ne permet pas de produire
plus. Or à partir du moment où l’on augmente les quantités de tous les inputs on doit
normalement avoir une croissance de la production. Donc ce type de situations ne peut
apparaître et les isoquantes doivent être nécessairement décroissantes.
De même, deux isoquantes ne peuvent se couper. Regardons le cadran (b) dans
Figure 7.16. Nous avons deux paniers qui permettent de produire q0 : N et P. D’autre
part les paniers M et P permettent de produire le même niveau d’output, q1. Or si
les isoquantes se coupent comme c’est le cas dans la figure alors le panier M permet
de produire le même niveau que le panier N qui permet, à son tour, de produire le
même niveau que le panier P. Par conséquent les paniers M, N et P correspondent au
même niveau de production et donc ils devraient appartenir à la même isoquante. Donc
contradiction, M et P ne peuvent pas appartenir à deux isoquantes qui se coupent.
Les technologies que nous avons représentées dans ces figures correspondent à des
technologies à facteurs substituables. En effet si on regarde la Figure 7.11, nous avons
deux paniers M et N qui permettent de produire le même niveau d’output. Or, le passage
du panier N vers le panier M correspond à une réduction de l’input 1 et à une augmentation de l’input 2.
Par conséquent, en compensant la diminution des quantités d’input 1, par une augmentation des
quantités d’input 2 on peut garder le même niveau de production. On dit alors que l’on substitue
l’input 2 à l’input 1. Nous allons considérer cette possibilité plus en détail dans le paragraphe
suivant.

7.4.2 Le taux marginal de substitution technique (TMST)

7
7
78 | P a g e

Pour étudier les possibilités de substitution entre les facteurs de production partons
du panier N à la Figure 7.11. Si la firme veut passer de ce panier au panier M, elle
doit diminuer l’utilisation du facteur 1 et augmenter celle du facteur 2. Elle doit donc
remplacer une variation ∆ x1 par une variation ∆ x2, tout en gardant le même niveau de
production, donc tout en restant sur la même isoquante. Nous pouvons alors définir un taux de
substitution technique (TST) qui nous donne la quantité de facteur 2 qu’il faut substituer à chaque
unité de facteur 1 dans le passage de N vers M :

(7.14)

Comme l’isoquante est décroissante, les variations des facteurs 1 et 2 seront nécessairement
de signes opposés (sinon on se placerait sur une isoquante plus élevée ou plus
basse). Comme le TST mesure une quantité de bien, on doit prendre la valeur absolue
de ∆ x1/∆ x2, d’où le signe négatif devant le rapport des deux variations. Or si l’on reprend
la Figure 2.11, on observe que la TST n’est rien d’autre que la pente de la corde
NM (Figure 7.17).

Figure 7.17 Substitution entre deux facteurs

7
8
79 | P a g e

Mais ce taux de substitution ne dépend pas uniquement de la technologie mais aussi


des variations de facteurs (∆ x1) considérés, nous avons donc un TST pour chaque panier
sur la courbe et pour chaque variation spécifique de facteurs. On voudrait avoir
un taux qui est unique pour chaque panier sur l’isoquante et donc qui dépend uniquement
de la technologie et du panier considéré. Ce taux unique doit être indépendant de l’ampleur des variations
des facteurs. Pour l’obtenir il suffit de raisonner à la marge et donc considérer le taux correspondant
à une variation infinitésimale du facteur 1 :

(7.15)

Ce taux s’appelle le taux marginal de substitution technique (TMST) et comme nous pouvons le montrer
dans la figure suivante, il correspond à la valeur absolue de la pente de la tangente à l’isoquante au
point considéré (Figure 2.18).

Figure 7.18 La pente de la tangente et le TMST

Cette figure montre que quand on considère les variations infinitésimales, le point
M tend vers le point N et la corde NM tend vers la tangente à l’isoquante au point N.
Par conséquent le TMST correspond à la valeur absolue de la pente de cette tangente.
On a donc un taux unique à chaque point de la courbe qui correspond à la pente de la
tangente en ce point. Le TMST nous fournit une valorisation relative d’un input par rapport à un autre
dans la technologie de la firme. En effet il nous indique, pour chaque panier, combien d’unités de
facteur 2 sont équivalentes, à la marge, à une unité de facteur 1. Cela est exactement la valeur
relative du facteur 1 par rapport au facteur 2. Il est évident que

7
9
80 | P a g e

cette valeur relative dépend étroitement de la contribution de chaque input à la production


et des productivités marginales. En effet, nous pouvons montrer qu’il existe
une relation étroite entre le TMST et le rapport des productivités marginales. Considérons
la variation de la production suite aux variations des deux facteurs (il suffit de
reprendre equation (2.9)) :

Si les variations considérées correspondent à une substitution, la production ne doit


pas varier :

Le TMST correspond donc aux rapport des productivités marginales. Nous observons
aussi que les variations des facteurs sont en rapport inverse par rapport aux productivités
marginales car plus un facteur à une productivité marginale élevée, moins il en
faut pour compenser une variation de production due à la variation de l’autre facteur.
Les deux variations ne se compensent que si :

8
0
81 | P a g e

Chapitre 8 Firme concurrentielle et la


combinaison optimale des facteurs
Nous avons introduit jusqu’à ce point un certain nombre de concepts qui permettent
de caractériser les propriétés de la technologie et de l’organisation de la firme. Nous allons
maintenant nous intéresser au comportement de la firme et plus précisément aux choix que la firme doit
effectuer de manière optimale. Comme nous l’avons montré dans la figure 2, l’activité de la firme
correspond à l’achat des inputs en vue de produire une certaine quantité de son output. Par
conséquent, les choix que la firme doit effectuer concernent la quantité de sa production et la
combinaison d’input à acheter pour réaliser cette production. Naturellement, la firme ne va pas
choisir de produire n’importe quelle quantité. Sa décision va être guidée par le choix d’une décision
qui est optimale par rapport à son objectif et donc qui correspond à la meilleure réalisation possible
pour son objectif. Nous supposerons dans cet ouvrage que l’objectif de la firme est la
maximisation de son profit.

Le profit est défini comme la différence entre les recettes de la firme (ou chiffre d’affaires) et ses coûts de
production. Les recettes de la firme proviennent de la vente de sa production au prix unitaire p. Les
coûts de la firme correspondent à ses dépenses en vue d’acheter les facteurs variables et fixes
nécessaires à sa production. Pour chaque input h, si la firme l’achète en quantité xh et si le prix
unitaire est de ph, la dépense correspondant est de phxh. Le profit de la firme s’écrit alors :

8.1

où l = m + n. La firme va essayer de rendre ce profit le plus élevé possible (le maximiser)


en choisissant un niveau d’output adéquat et un panier d’input qui lui permet
de le produire. Les prix des inputs et celui de l’output vont directement influencer sa
décision car ses recettes et ses coûts dépendent directement de ces prix.
Dans cette partie nous allons considérer le cas d’une firme qui est sur un marché
Concurrentiel (concurrence parfaite). Un tel marché se caractérise par l’existence d’une
multitude (en fait une infinité) d’acheteurs et d’une multitude de vendeurs de sorte que les conséquences
au niveau du marché des décisions de chaque individu soient négligeables. Par conséquent, la firme
va considérer que quelles que soient les quantités qu’elle vend ou qu’elle achète elle aura toujours
affaire auxmêmes prix sur lesmarchés : les prix de marché sont des données pour elle. De même
comme les quantités qu’elle peut fournir sont très petites par rapport aux quantités totales échangées
sur le marché (il y a unemultitude de firmes qui vendent comme lui sur cemarché), elle va considérer
qu’elle trouvera toujours des acheteurs pour son produit au prix de marché (même si elles sont
élevées par rapport à sa capacité de production, elles restent très petites par rapport aux quantités
totales de marché et donc par rapport à la demande totale). Par conséquent elle ne considérera pas les
situations où elle ne pourra pas vendre une partie de sa production. Ces hypothèses vont caractériser

8
1
82 | P a g e

le comportement de la firme en concurrence pure et parfaite. Le second semestre sera surtout


consacré à l’étude des situations de concurrence imparfaite où il existe un petit nombre de firmes sur
le marché et où les décisions de chaque firme ont un poids non-négligeable dans la détermination de
l’équilibre. Le programme de la firme concurrentielle peut alors s’écrire sous la forme suivante :

(8.2)

La firme doit donc maximiser son profit étant donnés les prix de marché et sa technologie.
La combinaison d’input qu’elle choisit doit lui permettre de produire la quantité désirée. Dans un premier
temps nous allons surtout nous intéresser au choix optimal du panier d’inputs étant donné un niveau
de production. Le niveau du produit sera donc une donnée. Dans ce cas, les recettes totales de la
firme sont constantes et le seul moyen dont la firme dispose pour améliorer son profit est la baisse
des coûts du panier d’inputs :moins le panier d’input est coûteux, plus son profit sera élevé. Le
paragraphe suivant sera consacré à ce problème.

8.1 Choix de la combinaison optimale des facteurs


Etant donné le niveau de production qu’elle veut réaliser, la firme cherche à utiliser le panier d’input le
moins cher possible qui lui permet d’atteindre cette production. Nous allons maintenant caractériser
plus en détail ce choix. Le problème que nous allons étudier correspond à la recherche de la
combinaison la moins chère qui permet de produire un niveau de production donné avec la
technologie de la firme :

(8.3)

où la première ligne correspond à la minimisation des coûts et la deuxième ligne correspond à la


contrainte technologique de la firme. Les prix sont naturellement donnés pour une firme
concurrentielle. Nous allons d’abord étudier graphiquement ce problème. Ensuite une résolution
analytique sera introduite.

8.1.1 La solution géométrique


Pour cette étude nous allons nous placer de nouveau dans un cadre à deux facteurs
de production. Dans ce cas notre problème devient :

(8.4)

8
2
83 | P a g e

Etudions d’abord l’objectif de la firme (la première ligne du problème). Regardons les combinaisons de
production qui correspondent un coût C pour la firme. Elles sont définies par l’équation :

(8.5)

Dans l’espace (x1, x2), ces équations définissent une droite qui est décroissante avec x1
et dont les intersections avec les axes sont croissantes avec C (Figure 8.1).

Figure 8.1 Droite d’isocoût

Une augmentation du niveau des coûts de C à C′ correspond à un déplacement


vers la gauche de la droite d’isocoût. Quel que soit le niveau du coût, la pente de toutes
les droites d’isocoût est la même et elle est donnée, en valeur absolue, par le rapport des
prix des facteurs. Nous pouvons observer ce résultat en étudiant toutes les substitutions
entre les deux facteurs qui gardent constant le niveau de la dépense :

(8.6)

La pente de la droite d’isocoût nous donne donc le rapport dans lequel on peut substituer le facteur 2 au
facteur 1 tout en gardant constant le niveau de la dépense.
Par définition toutes les combinaisons de facteurs qui appartiennent à la même droite correspondent au
même niveau de dépense (les paniers M et N coûtent tous les deux C tandis que les paniers P et Q
coûtent C′). Plus on s’éloigne de l’origine, plus
les dépenses augmentent car on a des paniers qui contiennent plus des deux facteurs
et le coût supplémentaire de la hausse des quantités d’un facteur n’est pas compensé

8
3
84 | P a g e

par la baisse des quantités de l’autre facteur. Par conséquent, étant donné un niveau de
production, la firme va essayer d’utiliser un panier d’inputs qui se trouve sur la droite
d’isocoût la plus proche possible de l’origine.
La contrainte de la firme est plus habituelle. En effet, cette contrainte nous dit que
la firme doit choisir parmi les paniers qui permettent de produire exactement le niveau
d’output q. Or l’ensemble qui contient ces paniers n’est rien d’autre que l’isoquante qui
correspond à ce niveau de production : Il suffit donc de reprendre Figure 3.1 pour représenter
cette contrainte pour le niveau de production q (si les facteurs sont substituables
– Figure 8.2).

FIGURE 8.2 – Contraintes technologiques et isoquantes

Cette isoquante représente donc tous les paniers qui permettent de produire q, en
particulier S et T. Parmi ces paniers la firme doit retenir celui qui appartient à la droite
d’isocoût la plus basse possible (Figure 8.3).

8
4
85 | P a g e

FIGURE 8.3 – L’optimum de la firme

Le point T appartient à la droite d’isocoût la plus basse dans cette figure. Malheureusement,
il est en dessous de l’isoquante et donc il ne permet pas d’atteindre un
niveau d’output q. D’autre part, le panier S est sur l’isoquante et donc il permet de
produire le niveau q au coût C0. Or on observe que n’importe quel panier qui est sous l’isocoût C0 et qui
appartient à l’isoquante, permet de produire q moins cher que S donc
S n’est pas optimal. En particulier le panier E permet de produire q moins cher que S
et si l’on essaye de choisir un panier qui coûte moins cher que E, on ne peut plus produire
cette quantité (on est en dessous de l’isoquante). Le panier E est donc le panier le
moins cher possible qui permet d’atteindre le niveau de production q : c’est l’optimum
de la firme. Il correspond au choix des quantités (x∗1 , x∗2) pour les deux facteurs : c’est
la combinaison optimale des deux facteurs de production.
Nous observons qu’au point E, la droite d’isocoût correspondante est tangente à
l’isoquante. C’est pour cela que nous ne pouvons pas trouver un panier moins cher
qui permettrait de produire q. Cette tangence implique que la tangente à l’isoquante au
point E et la droite d’isocoût ont la même pente en valeurs absolues. Or nous savons
que la valeur absolue de la tangente à l’isoquante au point E est exactement égale à la
valeur du TMST à ce point. Le point E est donc caractérisé par les conditions suivantes :

(8.7)

Il faut bien comprendre l’intuition qui est derrière la condition (3.4). Comme nous
avons déjà vu, le TMST fournit une valeur relative du bien 1 par rapport au bien 2
dans le cadre de la technologie de la firme donc au niveau individuel. Le rapport des
prix correspond à une valeur relative des deux biens au niveau du système de marché
et donc au niveau global. La firme atteint son optimum quand sa valorisation privée
correspond exactement à la valorisation sociale, autrement dit, quand le rapport des contributions des
deux facteurs à sa production correspond exactement à leur valeur relative au niveau du système de
marché. A tout point où l’on n’a pas cette égalité, la firme peut augmenter l’utilisation du facteur
dont la valeur relative privée est supérieure à la valeur relative globale et réduire l’utilisation de
l’autre facteur de manière à produire moins cher son output.N’oublions pas que le TMST nous
indique dans quelle mesure on peut diminuer l’utilisation d’un facteur et augmenter celle de l’autre
et garder la production constante, tandis que le rapport des prix nous indique dans quelle mesure on
peut substituer un facteur à l’autre tout en gardant le même niveau des dépenses.

8
5
86 | P a g e

Nous pouvons illustrer ce raisonnement grâce à Figure 8.4. Regardons le panier S. Ce panier permet de
produire l’output q mais pour ce panier le TMST (la pente de la tangente) est inférieur au rapport des
prix (la valeur absolue de la pente de la droite isocoût). Par conséquent, la valorisation dans la firme
du facteur 1 est inférieure à la valorisation sociale de ce bien (on a naturellement le résultat inverse
pour le facteur 2).

La firme peut donc substituer du facteur 2 au facteur 1 de manière à garder le même niveau de production
et réduire ses dépenses, puisque le facteur 2 contribue mieux à la production et il coûte relativement
moins cher. On observe en effet qu’au point T on a ce résultat : la firme a substitué du facteur 2 au
facteur 1 et elle a baissé ses dépenses (C0 > C1). On observe néanmoins que le TMST est toujours
inférieur au rapport des prix, donc la substitution doit continuer si la firme veut réduire ses dépenses.
C’est seulement quand les deux éléments deviennent égaux (point E) que la substitution n’est plus
intéressante. Pour des paniers de l’autre côté du point E on a naturellement le résultat inverse (on
doit substituer du facteur 1 au facteur 2).

FIGURE 8.4 – TMST et rapports des prix

Les conditions (8.7) nous donnent un système de deux équations à deux inconnus
(x∗1 , x∗2 ). En résolvant ce système on peut déterminer la combinaison optimale d’inputs nécessaire à
la production de l’output q :

(8.9)

8
6
87 | P a g e

Ce raisonnement géométrique nous permet donc de caractériser complètement la combinaison


optimale des facteurs de production pour chaque niveau de production.
Cette méthode de calcul basée sur la tangence n’est valable que pour les technologies
à facteurs substituables. Pour les technologies à facteurs complémentaires, on ne
peut l’utiliser directement. Néanmoins le principe reste le même : la firme essaye de se
placer sur la courbe d’isocoût la plus basse possible. Figure 8.5 permet d’illustrer cela.
Dans ce cas, la recherche du coût le plus faible conduit la firme à utiliser nécessairement
une combinaison efficace des facteurs. Quels que soient les rapports de prix, la firme se
place au point E. Tout autre point sur les branches correspond à un gâchis puisque la
firme paye pour une quantité de facteurs qui ne contribue pas à la production.
La forme des isoquantes influence donc fondamentalement la détermination de
l’optimum de la firme. En effet la règle de la tangence que nous avons utilisée dans
le cas de deux facteurs substituables n’est valable que si les isoquantes sont convexe.
Nous avions dit que la convexité des isoquantes était importante et cela va apparaître
clairement dans la détermination de l’optimum de la firme. Nous avions exposé une
isoquante seulement convexe et une isoquante qui n’était pas convexe. Nous pouvons
reprendre ces cas et étudier quels résultats la règle de la tangence nous donne dans ces
cas.

8
7
88 | P a g e

FIGURE 8.5 – Combinaison optimale des facteurs complémentaires

Pour le premier cas nous allons prendre une isoquante entièrement linéaire (notre
exemple était linéaire sur une portion seulement). Ce type d’isoquante appartient à une
fonction de production de type linéaire :

(8.8)

On observe que le TMST reste constant le long de chaque isoquante, quel que soit le
panier de facteurs considéré. La règle de la tangence implique l’égalité entre le TMST
et le rapport des prix or a priori il n’y a aucune raison que l’on ait cette égalité. Le
rapport a/b est donné par la technologie et le rapport des prix par les marchés, il n’y
a aucune raison que ces deux mécanismes donnent le même résultat. En effet même si
l’on a l’égalité, la détermination de l’optimum de la firme reste problématique comme
nous pouvons le voir dans Figure 8.6.

8
8
89 | P a g e

FIGURE 8.6 – Problèmes d’optimisation liés à la linéarité de l’isoquante

La droite d’isocoût C correspond à l’égalité du rapport des prix du TMST. Cette


relation devrait nous permettre de déterminer l’optimum de la firme (E). Or nous observons
que dans ce cas, n’importe quel point sur l’isoquante est un optimum et donc
la minimisation des dépenses n’a pas de solution unique.
La droite C′ correspond à une pente plus élevée (en valeur absolue). Dans ce cas
nous avons :

et donc la firme a toujours intérêt à substituer le facteur 2 au facteur 1 (le facteur 1 est
relativement trop cher par rapport à sa contribution à la production). Cette substitution doit continuer
jusqu’à ce que la firme ne puisse plus diminuer la quantité de 1 et augmenter
celle de 2. On a donc une solution en coin : le point E′. L’optimum de la firme
est bien déterminé mais il ne vérifie pas la règle de la tangence. C’est le raisonnement
graphique qui permet de le déterminer.
Nous avons la situation symétrique pour la droite C′′ :

la firme a donc intérêt à substituer le facteur 1 au facteur 2. On a la solution en coin :


E′′. De nouveau l’optimum est unique mais la règle de la tangence ne peut pas nous
conduire à cette solution. La stricte convexité est donc nécessaire pour l’application de

8
9
90 | P a g e

cette règle.
L’autre cas de figure nous montre que la règle de la tangence peut même conduire
à des solutions sous-optimales. Rappelons que dans ce cas l’isoquante a une portion
concave. Nous pouvons voir les implications de cette configuration dans Figure 3.7.
Nous observons que pour un rapport de prix donné, la règle de la tangence conduit
à une solution E′ correspondant à un niveau de dépenses C′. Or il s’agit d’une solution
sous-optimale car au lieu d’un minimum, on a en ce point un maximum local pour
les dépenses. Si l’on essaye de minimiser encore les dépenses, on peut atteindre un
autre point E qui correspond à un niveau de dépenses C < C′. Observons qu’en E′ l’isoquante est concave,
tandis qu’en E, elle est convexe. Par conséquent la règle de la
tangence ne nous conduit à un minimum unique pour les dépenses que si et seulement
si l’isoquante est strictement convexe.

8.1.2 La solution analytique : le Lagrangien

Nous allons introduire maintenant une méthode de calcul qui va nous permettre
de calculer directement la (ou les) combinaison(s) de facteurs qui minimise(nt) les dépenses
de la firme. Si nous reprenons le problème de la firme :

(8.9)

il s’agit d’un problème de minimisation d’une fonction sous une contrainte d’égalité.
On cherche donc le minimum de dépenses, parmi les combinaisons qui vérifient la
contrainte technologique (celles qui nous permettent de produire la quantité q). Si on a
une fonction de production strictement quasi-concave (si les isoquantes sont convexes
donc si les facteurs sont substituables) et si cette fonction est différentiable alors on peut
utiliser une nouvelle fonction –le Lagrangien, L– pour calculer les solutions optimales
de ce problème. En fait, en utilisant le Lagrangien, on aura un nouveau problème de
maximisation sans contraintes où les conditions d’optimalité vont automatiquement
tenir compte de la contrainte du problème initial (3.9). On va en réalité remplacer une
contrainte par une variable de décision supplémentaire : le multiplicateur de Lagrange.

On va donc associer une variable supplémentaire, l, à la contrainte du problème (8.9).


Le programme de la firme va alors devenir :

9
0
91 | P a g e

(8.11)

Il s’agit des conditions nécessaires pour un minimum local (la solution du système
n’est pas nécessairement unique). Si les isoquantes sont strictement convexes alors ces
conditions sont suffisantes pour déterminer le minimum global. En utilisant l’expression
détaillée du Lagrangien ces conditions deviennent :

(8.12)

On observe que la dernière condition est exactement la contrainte de notre problème


initial. Par conséquent la minimisation sans contraintes du Lagrangien tient nécessairement
compte de cette contrainte. A partir du rapport des deux premières conditions nous obtenons :

9
1
92 | P a g e

(8.13)

Nous obtenons donc les deux conditions qui correspondent respectivement à la règle
de la tangence et à la contrainte technologique. Malgré la facilité et la fiabilité du raisonnement
graphique il est important de connaître la méthode du Lagrangien car elle
généralise le raisonnement graphique au cas de plus de deux inputs car cette méthode
est valable pour l inputs aussi ; dans ce cas on a l +1 dérivées partielles à annuler (on a
un système de l + 1 équations et l + 1 inconnues).
Exemple : Pour notre fonction de production nous avons de nouveau

A partir des deux premières conditions on obtient :

C’est exactement la condition que nous avons déjà obtenue par la méthode graphique.
Ces méthodes nous permettent donc de déterminer le panier optimal de facteurs de
production que la firme doit utiliser pour chaque niveau de production.Mais rappelonsnous
que l’objectif de la firme est de maximiser le profit. Comment la firme doit-elle
procéder pour atteindre cet objectif ?

8.2 Maximisation de profit et les décisions de la firme


La firme va acheter les facteurs de production sur des marchés concurrentiels mais
nous allons aussi supposer qu’elle peut vendre sa production sur un marché de même
type, sur lequel le prix (p) est donné pour elle : elle est preneuse de prix sur ce marché
aussi. Elle va alors choisir le niveau de production qui va maximiser son profit et
réaliser cette production en utilisant un panier optimal d’input (sinon, elle aurait pu

9
2
93 | P a g e

augmenter son profit en choisissant un panier d’input qui coûte moins cher).

8.2.1 Profit de la firme

Nous avons défini le profit dans l’équation (8.1)

8.2.2 Horizon temporel de la firme

Quand la firme cherche à réagir de manière optimale aux changements de son environnement
(variation du prix d’un input, par exemple), sa réaction ne sera pas de
même nature selon l’horizon temporel considéré.
Dans un premier temps, la firme ne pourra ajuster que l’utilisation de certains facteurs
de production (il s’agira alors de facteurs variables), tandis que le niveau d’autres
facteurs ne pourra être modifié par elle (on parle alors de facteurs fixes). Si la firme veut
augmenter son niveau de production pour répondre à une augmentation du prix de son
produit, elle pourra, par exemple, faire appel au travail intérimaire mais elle ne pourra
augmenter rapidement les locaux qu’elle utilise pour la production. On parle alors de
court terme (CT) et le court terme est caractérisé par le fait que certains facteurs seront
fixes.
Par la suite, si la hausse du prix de son produit persiste, la firme va finir par avoir
la possibilité d’ajuster tous les facteurs de production (trouver de nouveaux locaux à
louer par exemple, et y installer de nouvelles machines qu’elle a pu faire réaliser à
ses fournisseurs. Le laps de temps nécessaire pour que tous les facteurs de production
deviennent ajustable est appelé le long terme (LT). A long terme tous les facteurs de
production sont variables.
Le problème de maximisation de profit de la firme n’est pas tout-à-fait de même
nature dans ces deux horizons temporels.

8.2.3 Maximisation de profit à court terme

Considérons que la firme utilise deux facteurs de production et qu’elle n’ait pas le
moyen d’ajuster le niveau de second facteur à court terme (le second facteur est donc
un facteur fixe dans ce cas). Notons par x2 le niveau fixe de ce facteur. La firme doit
donc réaliser sa production en utilisant des paniers du type (x1, x2) où seul x1 peut être

9
3
94 | P a g e

ajusté. Son problème de maximisation de profit devient alors

(8.14)

En substituant la seconde condition dans la première, nous obtenons un problème


assez simple

car le profit ne dépend plus que d’une seule variable maintenant, étant donné que x2 et
tous les prix sont des constantes pour la firme

où x2 n’est plus qu’un paramètre du problème de maximisation de profit.


La solution de ce problème peut être établi simplement avec une approche graphique.
Dans l’espace (x1, q) nous pouvons représenter à la fois la fonction de production de
la firme q = f (x1; x2) et les droites d’isoprofit qui, de manière similaire aux isoquantes,
nous donnent toutes le combinaison de q et de x1 qui permettent à la firme d’atteindre
un même niveau de profit π 0

9
4
95 | P a g e

Type equation here .

FIGURE 8.8 – Maximisation de profit à CT

Dans Figure 3.8, le profit optimal est atteint au point M et il correspond au niveau
de profit P2. Le profit P3 est plus intéressant pour la firme mais sa technologie et le
niveau donné du facteur 2 ne lui permettent pas d’atteindre ce niveau de profit.
Cette solution graphique montre que deux conditions doivent être remplies à l’optimum
de la firme (x∗1 , q∗) :
1. La pente de la tangente à la fonction de production (dq/dx1) en x∗1 et celle de la droite
d’isoprofit doivent être égales

(8.15)
¿
2. La production q∗ doit être réalisable avec x 1
¿
q∗ = f ( x 1; x2)

9
5
96 | P a g e

8.2.4 Statique comparative à court terme

Nous pouvons étudier graphiquement comment l’optimum de la firme réagit face


aux variations des deux (en fait un seul) principaux paramètres de ce problème : les prix
p1 et p. En effet ce qui compte pour l’établissement du point de tangence entre la droite
d’isoprofit la plus élevée et la fonction de production à CT est le prix relatif w = p1/p.
¿
Figure 8.9 montre comment les quantités optimales (q∗, x 1) se modifie quand ce prix
relatif augmente à cause d’une baisse de p ou d’une augmentation de p1 (le passage de
M à N). Le passage de N vers M correspond bien sûr à une baisse de ce prix relatif.
Une augmentation de x2 correspondrait bien sûr à déformation vers le haut de la courbe de la fonction de
production, sans que cela modifie le prix relatif w.

9
6
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FIGURE 8.9 – Statique comparative à CT

9
7
98 | P a g e

8.2.5 Maximisation du profit à long terme

8.2.6 Maximisation du profit concurrentiel et rendements d’échelle

La nature des rendements d’échelle influence de manière importante la maximisation de profit par une
firme concurrentielle.

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