0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
1K vues217 pages

Construction Batiment R+1 Vontovorona

Ce mémoire présente l'étude de la construction d'un bâtiment R+1 à usage d'habitation à Ankadikely-Ilafy, dans la région Analamanga, en vue de l'obtention d'une Licence Professionnelle en Génie des Structures et du Bâtiment. Il comprend une analyse de l'environnement du projet, une étude technique détaillée, une description des matériaux et des méthodes de mise en œuvre, ainsi qu'une évaluation des coûts et du planning d'exécution. Le travail a été soutenu par RAKOTOARISOA Finaritra Judith sous la direction de Monsieur RABENATOANDRO Martin, avec une soutenance prévue le 19 octobre 2023.
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
1K vues217 pages

Construction Batiment R+1 Vontovorona

Ce mémoire présente l'étude de la construction d'un bâtiment R+1 à usage d'habitation à Ankadikely-Ilafy, dans la région Analamanga, en vue de l'obtention d'une Licence Professionnelle en Génie des Structures et du Bâtiment. Il comprend une analyse de l'environnement du projet, une étude technique détaillée, une description des matériaux et des méthodes de mise en œuvre, ainsi qu'une évaluation des coûts et du planning d'exécution. Le travail a été soutenu par RAKOTOARISOA Finaritra Judith sous la direction de Monsieur RABENATOANDRO Martin, avec une soutenance prévue le 19 octobre 2023.
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

UNIVERSITÉ D’ANTANANARIVO

------------------------------
ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE
D’ANTANANARIVO
------------------------------
MENTION : BATIMENT ET TRAVAUX
PUBLICS
------------------------------
PARCOURS : GENIE DES STRUCTURES ET
DU BATIMENT

Mémoire de fin d’études en vue de l’obtention du diplôme de Licence Professionnel

ETUDE DE LA CONSTRUCTION D’UN BÂTIMENT R+1


A USAGE D’HABITATION SIS à ANKADIKELY-ILAFY –
Région Analamanga

Présenté et soutenu par : RAKOTOARISOA Finaritra Judith


Sous la direction de : Monsieur RABENATOANDRO Martin
Date de soutenance : Jeudi 19 Octobre 2023
Année universitaire : 2022-2023
UNIVERSITÉ D’ANTANANARIVO
------------------------------
ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE
D’ANTANANARIVO
------------------------------
MENTION : BATIMENT ET TRAVAUX
PUBLICS
------------------------------
PARCOURS : GENIE DES STRUCTURES
ET DU BATIMENT

Mémoire de fin d’études en vue de l’obtention du diplôme de Licence Professionnel

ETUDE DE LA CONSTRUCTION D’UN BÂTIMENT R+1


A USAGE D’HABITATION SIS à ANKADIKELY-ILAFY –
Région Analamanga

Présenté et soutenu par : RAKOTOARISOA Finaritra Judith


Sous la direction de : Monsieur RABENATOANDRO Martin
Date de soutenance : Jeudi 19 Octobre 2023
Année universitaire : 2022-2023
REMERCIEMENTS
Je souhaiterais, avant toute chose, rendre grâce au Seigneur Tout Puissant de m’avoir
donné sa bénédiction, son amour, la santé, la force, l’intelligence durant la réalisation de ce
présent mémoire.

Je précise que sans l’aide et support de plusieurs collaborateurs, je n’aurais pas pu


accomplir ce mémoire de fin d’étude. Je leur adresse, par l’occasion, mes plus vifs
remerciements, en particulier à:

 Monsieur RAKOTOSAONA Rijalalaina, Maître de Conférences, Directeur de l’Ecole


Supérieure Polytechnique d’Antananarivo, qui n’a pas ménagé son temps pour
promouvoir l’image de cette prestigieuse école ;
 Monsieur RANDRIANTSIMBAZAFY Andrianirina, Chef de la Mention Bâtiments et
Travaux Publics de l’Ecole Supérieure Polytechnique d’Antananarivo pour sa
contribution au bon déroulement de notre formation ;
 Monsieur RABENATOANDRO Martin, Encadreur pédagogique, pour son soutien et
ses conseils constructifs sans oublier sa collaboration remarquable tout au long de ce
mémoire et qui en dépit de son emploi du temps très surchargé, a bien voulu accepter
d’encadrer ce mémoire de fin d’études de licence, m’a guidé et m’a donné de
nombreuses instructions ;
 Tous les membres de Jury, qui ont bien voulu évaluer notre modeste travail ;
 Tous les Enseignants et le personnel de l’Ecole Supérieure Polytechnique
d’Antananarivo pour les enseignements disposés et pour leur disponibilité ;
 Toute la famille et les amis pour leur présence et leur aide.

Vos amples contributions et supports dévoués vont droit au cœur.


SOMMAIRE
REMERCIEMENTS
SOMMAIRE
LISTE DES NOTATIONS / SYMBOLES ET ABREVIATIONS
LISTE DES TABLEAUX
LISTE DES FIGURES
INTRODUCTION

PARTIE I : ENVIRONNEMENT DU PROJET


CHAPITRE 1 : PRESENTATION GENERALE DE LA VILLE D’IMPLANTATION
CHAPITRE 2 : JUSTIFICATION DU PROJET
CHAPITRE 3 : CONCEPTION ARCHITECTURALE

PARTIE II : ETUDE TECHNIQUE


CHAPITRE 4 : PREDIMENSIONNEMENT
CHAPITRE 5 : DESCENTE DES CHARGES
CHAPITRE 6 : CALCUL DES STRUCTURES
CHAPITRE 7 : ETUDE DE LA SUPERSTRUCTURE
CHAPITRE 8 : ETUDE DE L’INFRASTRUCTURE

PARTIE III : EXECUTION


CHAPTIRE 9 : DESCRIPTION DES MATERIAUX DE CONSTRUCTION
CHAPTIRE 10 : TECHNOLOGIE DE MISE ŒUVRE
CHAPITRE 11 : ETUDE DU SECOND ŒUVRE

PARTIE IV : EVALUATION DU PROJET


CHAPTIRE 12 : DEVIS DESCRIPTIF DES TRAVAUX
CHAPITRE 13 : DEVIS QUANTITATIFS ET ESTIMATIFS
CHAPITRE 14 : PLANNING D’EXECUTION
CONCLUSION GENERALE
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXE
TABLE DES MATIERES
LISTE DES NOTATIONS / SYMBOLES ET
ABREVIATIONS

A. Minuscules romaines et abréviations

b : béton

c : compression

f : fissuration ; flambement ou flèche

g : centre de gravité ; granulat

i : initial ou instantané

j : âge de j jours

t : temps

max : maximal

min : minimal

red : réduit

ser : service

s : acier pour armatures de béton armé, scellement

t : transversal (notamment armatures transversales) ou traction

u : ultime

B. Notations en minuscules romaines

a : Plus petite dimension d’une section transversale

b : Dimension transversale (largeur ou épaisseur d'une section).

bo : Epaisseur brute de l'âme d'une poutre.

Cs : Effet de site

Cm : Effet de masque

Ch : Effet de hauteur
i
fbu : Rèsistance de calcul du bèton en compression à l’E.L.U

fcj : Rèsistance caractèristique à la compression du bèton à j jours d’áge

fc28 : Résistance caractéristique à la compression du béton à 28 jours d’áge

fe : Limite d’èlasticitè de l’acier

fed : Rèsistance de calcul des aciers à l’E.L.U

ftj : Rèsistance conventionnelle à la traction du bèton à j jours d’áge

ft28 : Rèsistance conventionnelle à la traction du bèton à 28 jours d’áge

i : Rayon de giration

j : Nombre de jours

k : Raideur de poutre

l : Longueur ou portée

l’ : Portèe fictive d’une travèe

la : Longueur d’ancrage

lf : Longueur de flambement

li : Portée de la travée i

lr : Longueur de recouvrement

ls : Longueur de scellement droit

l’o : Longueur fictive pour rèpartir les armatures d’áme

n : Coefficient d’èquivalence = 15

p : Charge uniformément répartie (E.L.U ou E.L.S)

pser : Charge uniformèment rèpartie à l’E.L.S

pu : Charge uniformèment rèpartie à l’E.L.U

q : Charge variable unitaire.

st : Espacement des armatures transversales

st0 : Espacement initial calculè des cours d’armatures transversales

st1 : Espacement initial retenu des cours d’armatures transversales

ii
t : Temps

z : Bras de levier de la résultante des forces de compression

zb : Bras de levier de l’effort de compression du bèton

h ou ht : Hauteur de section

d (et d’) : Distances du barycentre d'armatures respectivement tendues (et comprimées) à la


fibre extrême la plus comprimée

C. Notations en majuscules romaines

A (ou As) : Aire d'une section d'acier.

Aser : Section d’aciers pour l’ètat limite de service

At : Section droite d’un cours d’armatures transversales

B : Aire d'une section de béton

Br : Section rèduite d’un poteau

B0 : Section homogène totale

F : Force ou action en général.

Fbc : Rèsultante d’efforts de compression du bèton

G : Action permanente

I : Moment d’inertie en gènèral

M : Moment en général

Ma : Moment fléchissant sur appui

Mlu : Moment flèchissant limite à l’E.L.U

Mrb : Moment fléchissant béton

Mser : Moment flèchissant à l’E.L.S

Mt : Moment fléchissant en travée

Mu : Moment de calcul ultime

N : Effort normal

iii
Nser : Effort normal de service

Nu : Effort normal ultime

Pser : Charge concentrèe appliquèe à l’E.L.S

Pu : Charge concentrèe appliquèe à l’E.L.U

Q : Action ou charge d’exploitation variable dans les bátiments

Vu : Effort tranchant à l’E.L.U

W : Action ou effet du vent

D. Notations en minuscules grecques

Χ : Coefficient sans dimension

γb : Coefficient partiel de sécurité pour le béton

γs : Coefficient partiel de sécurité pour les aciers

η : Coefficient de fissuration relatif à une armature

θ : Coefficient prenant en compte la durèe d’application des charges, angle au centre


d’une partie courbe de barre

λ : Lancement mécanique d'une pièce comprimée

μ : Coefficient de frottement acier/béton

μbu : Moment flèchissant agissant rèduit à l’E.L.U

μrb : Moment rèsistant bèton rèduit à l’E.L.S

σ : Contrainte normale en général

σbc : Contrainte de compression du béton

bc : Contrainte limite du bèton comprimè à l’E.L.S

σ sc : Contrainte de compression des aciers

𝜎̅𝑠𝑜𝑙 : Contrainte admissible du sol

τlim : Contrainte tangente limite

τs : Contrainte d’adhérence moyenne

iv
τu : Contrainte tangente conventionnelle

Ψs : Coefficient de scellement relatif à une armature

E. Symboles spéciaux

Δ : Variation

∑ : Sommation.

Ø : Diamètre nominal d'une armature, en général

Ø1 : Diamètre nominal d'une armature longitudinale

Øt : Diamétre d’une barre d’acier transversal

F. Abréviations

BA : Béton Armé

BAEL : Bèton Armè à l’Etat Limite

BDE : Bordereaux-Détail-Estimatif

DTU : Documents Techniques Unifiés

ELS : Etat Limite de Service

ELU : Etat Limite Ultime

EP : Eaux pluviales

EU : Eaux usées

EV : Eaux Vannes

HA : Haute Adhérence

MO : Main d’œuvre

MTRL : Matériel

MTRO : Matériaux

PU : Prix Unitaire

RDC : Rez-de-chaussée

v
SDP : Sous Détail de Prix

TN : Terrain naturel

TRI : Taux de Rentabilité Interne

TTC : Toutes Taxes Comprises

TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée

VAN : Valeur Actuelle Nette

VRD : Voie et Réseaux Divers

vi
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1 : Variation de la température à Antananarivo [°C] ................................................................. 6
Tableau 2 : La pluviomètrie à Antananarivo et le nombre de jour correspondant pendant toute l’annèe 7
Tableau 3: Rèpartition des arrondissements de la Commune Urbaine d’Antananarivo en 2017 ............ 8
Tableau 4 : Les Communes riveraines d’Ankadikely-Ilafy................................................................... 10
Tableau 5: La Pluviométrie en [mm] et la température [°C] à Ankadikely Ilafy en 2018 .................... 10
Tableau 6: Répartition par District de la population de la Région Analamanga ................................... 11
Tableau 7: La population dans la Commune Ankadikely-Ilafy en 2019 ............................................... 12
Tableau 8 : Répartition du Rez-de-chaussée ......................................................................................... 23
Tableau 9 : Répartition du premier étage .............................................................................................. 23
Tableau 10 : Hauteur des poutres(m) .................................................................................................... 32
Tableau 11 : Largeur des poutres(m)..................................................................................................... 32
Tableau 12 : Dimensions de la poutre(m) ............................................................................................. 32
Tableau 13 : Poids spécifique des matériaux de construction en [daN/m3]........................................... 37
Tableau 14 : Valeurs des charges permanentes ..................................................................................... 38
Tableau 15 : Surface d’influence de chaque poteau (m²) ...................................................................... 39
Tableau 16 : Liste des surcharges d’exploitation en [daN/m²] .............................................................. 41
Tableau 17 : Descente de charges permanentes du poteau P1 .............................................................. 44
Tableau 18 : Descente de charges permanentes du poteau P2 .............................................................. 45
Tableau 19 : Descente de charges permanentes du poteau P3 .............................................................. 46
Tableau 20 : Descente de charges permanentes du poteau P4 .............................................................. 47
Tableau 21 : Récapitulation des charges permanentes en [daN] ........................................................... 48
Tableau 22 : Descente de surcharges d’exploitation pour le poteau P1 ................................................ 49
Tableau 23 : Descente de surcharges d’exploitation pour le poteau P2 ................................................ 50
Tableau 24 : Descente de surcharges d’exploitation pour le poteau P3 ................................................ 51
Tableau 25 : Descente de surcharges d’exploitation pour le poteau P4 ................................................ 52
Tableau 26 : Rècapitulation des surcharges d’exploitation en [daN] .................................................... 53
Tableau 27 : Coefficient permettant le calcul de l’effet du vent ........................................................... 53
Tableau 28 : Position des poteaux par rapport à 0 [m] .......................................................................... 54
Tableau 29 : Valeurs de d1..................................................................................................................... 55
Tableau 30 : Valeurs de d2, d3, d4 (m) ................................................................................................... 55
Tableau 31 : Moment d’inertie de chaque poteau (m4) ......................................................................... 55
Tableau 32 : Efforts horizontaux dus au vent ........................................................................................ 56
Tableau 33 : Combinaison d’actions dans le poteau P1 en [daN] ......................................................... 57
Tableau 34 : Combinaison d’actions dans le poteau P2 en [daN] ......................................................... 57
Tableau 35 : Combinaison d’actions dans le poteau P3 en [daN] ......................................................... 58
Tableau 36 : Combinaison d’actions dans le poteau P4 en [daN] ......................................................... 58
Tableau 37 : Evaluation des charges linéaires en [daN/ml] .................................................................. 61
Tableau 38 : Récapitulation des charges linéaires en [kN/ml] .............................................................. 62
Tableau 39 : Les charges dues au vent en [kN/ml]................................................................................ 63
Tableau 40 : Tableau de calcul de dimensionnement des poteaux ........................................................ 69
Tableau 41 : Tableau de type de section sur chaque appui ................................................................... 73
Tableau 42 : Tableau de type de section sur chaque travée................................................................... 74

vii
Tableau 43 : Calcul de Au...................................................................................................................... 74
Tableau 44 : Calcul de Amin ................................................................................................................... 75
Tableau 45 : Tableau des armatures longitudinales convenables .......................................................... 75
Tableau 46 : Tableau des conditions C1, C2, C3 .................................................................................. 76
Tableau 47 : Nècessitè des armatures d’áme ......................................................................................... 76
Tableau 48 : Tableau de 𝑆𝑡0 ................................................................................................................. 78
Tableau 49 : Distribution des armatures d’ámes ................................................................................... 78
Tableau 50 : Tableau de vérification de contrainte de cisaillement ...................................................... 79
Tableau 51 : Tableau de récapitulation de Mt et M0 : ............................................................................ 79
Tableau 52 : Tableau de vérification de la flèche de la poutre CD: ...................................................... 80
Tableau 53 : Tableau de vérification de la flèche de la poutre DI:........................................................ 80
Tableau 54 : Tableau de vérification de la flèche de la poutre IJ: ......................................................... 80
Tableau 55 : Charges permanentes de la dalle ...................................................................................... 82
Tableau 56 : Combinaison d’action de la dalle ..................................................................................... 82
Tableau 57 : Les moments au centre de la dalle .................................................................................... 83
Tableau 58 : Les moments unitaires rèels de la dalle à l’ELU .............................................................. 83
Tableau 59 : Les moments unitaires rèels de la dalle à l’ELS ............................................................... 83
Tableau 60 : Les types de section .......................................................................................................... 84
Tableau 61 : Tableau des armatures principales de la dalle .................................................................. 84
Tableau 62 : Dètermination de la nècessitè des armatures d’áme ......................................................... 85
Tableau 63 : Estimation du taux de travail des sols en fonction de leur constitution............................ 86
Tableau 64 : Dimensions des èlèments de l’escalier ............................................................................. 91
Tableau 65 : Les charges appliquèes sur l’escalier................................................................................ 93
Tableau 66 : Vérification des deux cas.................................................................................................. 94
Tableau 67 : Calcul des sollicitations .................................................................................................... 94
Tableau 68 : Donnèes sur la section de l’acier ...................................................................................... 94
Tableau 69 : Types de section sur les appuis et sur la travée ................................................................ 95
Tableau 70 : Choix des armatures longitudinales.................................................................................. 95
Tableau 71 : Diamétres intèrieurs minimaux des collecteurs d’appareils ............................................. 98
Tableau 72 : Diamétres intèrieurs des tuyaux de chute d’eaux usèes.................................................... 98
Tableau 73 : Débits à évacuer ............................................................................................................... 99
Tableau 74 : Débit de base des appareils............................................................................................. 100
Tableau 75 : Dimensions du filtre ....................................................................................................... 102
Tableau 76 : Caractéristiques des lampes ............................................................................................ 105
Tableau 77 : Nombre de luminaire dans chaque pièce ........................................................................ 106
Tableau 78 : Diamètre des canalisations ............................................................................................. 108
Tableau 79 : Diamètre de la canalisation secondaire .......................................................................... 109
Tableau 80 : Diamètre des canalisations primaires ............................................................................. 109
Tableau 81 : Composition du béton..................................................................................................... 118
Tableau 82 : Quantité des matériaux composant le béton ................................................................... 118
Tableau 83 : Les ètapes de mise en œuvre de maçonnerie en parpaing .............................................. 125
Tableau 84 : Devis descriptif............................................................................................................... 128
Tableau 85 : Coefficient de déboursés ................................................................................................ 137
Tableau 86 : Exemple de Sous-détail de prix du béton dosé à 350kg/m3, R=3m3/j ............................ 138
Tableau 87 : Exemple de Sous-détail des prix Acier à Haute Adhérence E500, R=60kg/j................. 139

viii
Tableau 88 : Devis quantitatif du projet .............................................................................................. 140
Tableau 89 : Tableau récapitulatif du devis ........................................................................................ 143

LISTE DES FIGURES


Figure 1: La région Analamanga ................................................................................................ 4
Figure 2 : Ankadikely et ses Fokontany ..................................................................................... 9
Figure 3 : Localisation du projet (P)-Plan de situation ............................................................ 17
Figure 4 : Organigramme fonctionnel de RDC ........................................................................ 21
Figure 5 : Organigramme fonctionnel de l’ètage ..................................................................... 22
Figure 6 : La plus grande surface d’influence des poteaux ...................................................... 34
Figure 7 : File à étudier ............................................................................................................ 39
Figure 8 : Coupe des niveaux du portique étudié (mm) ........................................................... 40
Figure 9 : Abscisse des poteaux ............................................................................................... 54
Figure 10 : Position des poteaux par rapport au centre de gravité .......................................... 54
Figure 11 : Modèlisation des charges à l’ELU (unité : [kN/ml]) ............................................. 66
Figure 12 : Modèlisation des charges à l’ELS (unité : [kN/ml]) .............................................. 66
Figure 13 : Diagramme des moments fléchissants pour les poutres à l’ELS [kN.m] .............. 67
Figure 14 : Diagramme des moments flèchissants pour les poutres à l’ELU [kN.m].............. 67
Figure 15 : Diagramme des efforts tranchants à l’ELU en kN ................................................. 72
Figure 16 : Diagramme des efforts tranchants à l’ELS en kN ................................................. 72
Figure 17 : Diagramme des moments flèchissants à l’ELU en kN.m ...................................... 72
Figure 18 : Diagramme des moments flèchissants à l’ELS en kN.m ....................................... 73
Figure 19 : Schéma de la semelle isolée (dimensions en mm)................................................. 90
Figure 20 : Charges rèparties sur l’escalier .............................................................................. 93
Figure 21 : Sable pour le béton .............................................................................................. 111
Figure 22 : Matériels collectifs............................................................................................... 113
Figure 23 : Outils de base des maçons ................................................................................... 113
Figure 24 : Outils des ferrailleurs ........................................................................................... 113
Figure 25 : Outil de coffrage .................................................................................................. 114
Figure 26 : Travaux d’implantation ....................................................................................... 116
Figure 27 : Table de façonnage .............................................................................................. 117
Figure 28 : Assemblage des aciers ......................................................................................... 117
Figure 29 : Cale béton ............................................................................................................ 118
Figure 30 : Principe de l’essai d’affaissement ....................................................................... 120
Figure 31 : Vibration du béton ............................................................................................... 121
Figure 32 : Mise en œuvre du poteau ..................................................................................... 123
Figure 33 : Mise en œuvre d’un escalier ................................................................................ 124
Figure 34 : Diagramme de Gantt : Planning d’exècution des travaux ................................... 145

ix
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

INTRODUCTION
Antananarivo Renivohitra, la ville haute placèe dans la hièrarchie urbaine de l’Etat
Malagasy, définie comme centre de toute activité sociale, économique, politique et culturelle,
se caractérise en ce moment par une évolution démographique remarquable. Cet accroissement
se manifeste par le surplus de la population qui vient s’y installer à cause de leurs activités
professionnelles qu’ils exercent au centre de la ville.

Cette surpopulation est constatèe comme un probléme qu’un Ingénieur en Génie Civil
peut résoudre en projetant de construire un nouveau logement. Il se doit d’interposer car il est
nècessaire d’avoir une certaine connaissance dans la construction d’un bâtiment
particulièrement pour garantir sa durabilité, sa stabilité, le confort des occupants et une mise en
œuvre appropriée.

Certaines personnes choisissent d’amènager dans les zones pèriphèriques


d’Antananarivo du fait de la saturation de la capitale et surtout du coût élevé du loyer dans la
capitale. D’où l’idée de ce projet qui s’intitule : «ETUDE DE LA CONSTRUCTION D’UN
BÂTIMENT R+1 A USAGE D’HABITATION SIS A ANKADIKELY-ILAFY – REGION
ANALAMANGA ».

Le contenu de ce livre renferme quatre grandes parties :

- Dans la première partie, nous allons parler de l’environnement du projet,


- Dans la deuxième partie, nous allons effectuer les études techniques,
- Dans la troisième partie, on développera la technologie de mise en œuvre,
- Dans la quatrième partie, on définira l’èvaluation du coût du projet.

1
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
PARTIE I : ENVIRONNEMENT
DU PROJET
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

PRESENTATION GENERALE DE LA VILLE


D’IMPLANTATION

Ce prèsent projet est localisè dans la Commune d’Ankadikely Ilafy, qui se trouve dans la
Règion d’Analamanga ou plus prècisèment dans le Dèpartement Antananarivo Avaradrano,
commune abritant 1951 habitants par km2 en 2019 d’aprés les sources provenant de l’INSTAT
en 2019.

I.1. Historique de la Ville d’implantation :


I.1.1. La Région d’Analamanga :

Antananarivo fût appelé autrefois Analamanga, la belle forêt. La ville était dirigée par
des rois pendant plusieurs années. Le plus connu est ANDRIANAMPOINIMERINA (1787-
1810), qui construisit son empire et son Palais au sommet de la colline Manjakamiadana. Les
villes se bâtirent en descendant des vallons jusque sur les plaines environnantes ; mais ce fût
encore des constructions traditionnelles. Plus tard, grâce à la colonisation ; le domaine a pu
connaître et bénéficier des nouvelles technologies apportées par les étrangers ; et la ville devint
alors la capitale de la République de Madagascar.

I.1.2. Le District d’Antananarivo Avaradrano :


Ilafy, une circonscription gouvernée par Andrianjafy, oncle utérin
d’Andrianampoinimerina et constituant la deuxième capitale du clan TSIMIAMBOHOLAHY
après AMBOHITRABIBY. La colline fût autrefois recouverte par une forêt et dont
l’appellation d’origine ètant AMBOHITRAKANGA.
Le mot ILAFY vient de ce qu’une Famille Royale de l’Imerina (lafy) en Malagasy, ce
qui ne pouvait pas régner, y avait été installée.
L’un des premiers marchès crèè par Andrianampoinimerina fút localisè à Ilafy, où ètaient
formés par ailleurs les troupes de guerre de ce Souverain principalement recrutés dans les
Familles « HOVA ».
La circonscription était formée par deux groupes de villages :
- 1er groupe : AMBOHINIERENANA – MANGARIVOTRA – AMBOHITRINIALA –
ANKADIMALAZA – ANJAKAMIASINANA – ANKADIVORY –
ANTANAMASOANDRO
- 2ème groupe : ANTEHONY – ANKADIMALAZA – ANJAKARIASINA –
ANKADIVORY – ANTANAMASOANDRO
2
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

A signaler qu’Ilafy ètait une ville industrielle pendant la Régne de Ranavalona, et l’ècole
primaire protestante ètait l’une des 12 premiéres existantes.

I.2. Aperçu géographique :


I.2.1. La Région Analamanga :
La Région Analamanga fait partie des Hautes Terres Centrales du pays, située en son
centre et s’ètendant sur une superficie de 17 464 km2, elle est délimitée par 5 régions : Betsiboka
au Nord, Itasy et Bongolava à l’Ouest, Alaotra Mangoro à l’Est et Vakinankaratra au Sud.
Les routes nationales qui la traversent situent son chef-lieu à 356 km de celui
d’Atsinanana (Toamasina), à 588 km de celui du Boeny (Mahajanga), à 160 km de celui du
Vakinankaratra (Antsirabe), puis à 205 km de celui du Bongolava (Tsiroanomandidy).

3
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Source : QGIS

Figure 1: La région Analamanga

4
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

I.2.1.1. Relief :
La règion fait partie de ce que l’on appelle les hautes terres par rapport à l’ensemble de l’île.
Son relief se présente sous plusieurs formes :

- Les Hauts Plateaux, situès au Nord et à l’Ouest et dèpassant l’altitude de 1 500 métres,
sont sèparès par des vastes vallèes drainèes par deux fleuves, la Betsiboka et l’Ikopa.
- Le Centre se caractèrise par l’escarpement de faille de l’Angavo et le paysage de collines
de l’Imerina Est. A l’Ouest, il y a les plaines d’Antananarivo.
- L’Imerina Centrale, couvrant une superficie de 19 081 km2, présente un relief morcelé
dont l’altitude varie de 600 à 1 700 m.
- L’Est prèsente un paysage trés variè ;
- Au Nord-Ouest, elle est dominée par le plateau de Tampoketsa. Les vallées y sont moins
importantes.
- Au Sud et à l’Est, l’altitude diminue et les reliefs deviennent plus accidentès.

I.2.1.2. Climatologie :
Antananarivo jouit d’un climat tropical qui est caractèrisé par deux saisons nettement
distinctes qui sont :

- Une saison pluvieuse et moyennement chaude, de novembre à Mars avec une


température ne dépassant que rarement les 30°C.
- Une autre fraiche et relativement séche, durant le reste de l’annèe, avec une température
ne descendant que rarement les 10°C.

Antananarivo a une température moyenne de 20°C avec une pluviométrie annuelle de 1340 mm
sur 135 jours et la direction de vent le plus dominant est le Nord-Ouest. Le soleil se lève vers
6h 00 et se couche vers 17h 30. Par contre en saison de pluie, le jour se lève vers 5h 00 et le
coucher de soleil a lieu vers 18h. Sur la côte Est, il y a lieu de pluie presque tous les jours le
long de l’annèe. Mais le Sud-ouest ne reçoit que très peu de pluie.

Le résultat des relevés météorologiques concernant la température et la pluviométrie à


Antananarivo est présent ci-après (Il est à noter que chaque Commune a sa spécificité
climatique ou microclimat).

5
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Un jour de pluie est un jour où il tombe au moins une quantité de 0,1 mm de


précipitations (=0,1 litre) par mètre carré. Il peut s'agir de pluie, de neige, de grêle ou encore de
rosée. Il ne doit donc pas nécessairement pleuvoir toute la journée. Avec un total de 14 jours de
pluie, janvier offre la plupart des jours de pluie, août les moins.

L’ensemble de ces facteurs, à savoir le climat, la tempèrature et la pluviomètrie, permet


la culture de spèculations agricoles varièes lesquelles s’y adaptent facilement.

I.[Link]. Température :

La variation de température à Antananarivo pendant 5 années consécutives est


présentée dans le tableau suivant :

Tableau 1 : Variation de la température à Antananarivo [°C]

Tempér
Année ature Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc
[°C]

Max 25,8 26,6 26,1 25,1 23 20,9 19,3 22,1 23,6 28,1 27,7 27,4
2014
Min 17,8 17,6 16,9 15,2 13,3 11,6 11,5 11,4 12 15,9 16,6 17,7

max 25,6 25 27,3 25,9 21,4 21,3 21,5 20,5 21,1 23,2 25,9 27,4
2015
Min 17,3 18,2 17 16,3 13 13 10,7 11,3 11,4 12,7 15 18,2

Max 26,8 27 26,9 25,5 20,7 19,1 18,8 21,4 22,4 27,4 27,4 27,6
2016
Min 18 18,4 18,6 16,3 13,4 11,3 10,2 11,4 11,4 16,6 16,2 17,2

Max 27,3 27,9 26,6 24,7 23,2 21,2 20,8 20,8 24,7 26,7 16,8 26,6
2017
Min 16,9 17,8 17,7 15,9 14,1 12,7 10,9 12,3 13,7 15,8 16,6 17,6

Max 25,9 26,9 26,2 24,8 24,4 22,1 19,9 23,1 24,4 26,3 27,8 27,9
2018
Min 17,3 17,4 17,3 15,7 14,4 11,8 10,6 11,5 12,2 14,4 16,8 17,5

Source : Direction de la météorologie et de l’hydrographie


I.[Link]. Pluviométrie :

Plus de 80 % des précipitations annuelles tombent pendant la saison chaude et pluvieuse.


Le peu de précipitations de la saison fraiche arrivent sous forme de brumes, de brouillards ou
de crachins, qui surviennent surtout dans la partie orientale de la région.

6
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Du fait de ses caractéristiques physiques, la région est moins exposée aux risques de
cyclones. Par contre, l’intensitè de la pluie pendant la saison humide favorise les inondations
dans les parties basses traversèes par le fleuve d’Ikopa.

Tableau 2 : La pluviométrie à Antananarivo et le nombre de jour correspondant pendant toute


l’annèe

Mois
Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc
Année

265,6 221,1 74,9 0,1 2,8 1,1 13 2,2 2,1 26,7 201,7 398,9
2014
21 19 9 1 3 1 8 3 3 4 15 21

308/9 509,2 112,8 0,4 14,2 2,4 2,7 2,7 11,4 1,4 56 399,9
2015
19 24 10 1 2 5 4 4 4 3 6 19

191,6 202,8 198,4 11,2 32,1 12,5 4,6 0,20 0,4 40,2 78 42
2016
18 12 15 5 8 8 10 1 2 3 11 6

93,8 213,3 207,6 63,7 0 13,5 29,3 14 16,9 56,7 56,6 308,5
2017
7 15 9 8 0 7 1 9 2 7 17 21

328,3 2,72 74,8 21 0,1 0,4 5,5 0 0,2 43,4 31 158,5


2108
22 17 7 8 1 2 8 0 1 8 10 15

Notation : Numérateur – Pluie [mm] ; Dénominateur – Nombre de jour [jours]


Source : Direction de la météorologie et de l’hydrographie
I.2.1.3. Milieu humain et social :
- Antananarivo est le Chef-lieu de la Région Analamanga. Administrativement, elle
constitue la « Commune Urbaine d'Antananarivo » (CUA), y siègent le Gouvernement
et les Organismes paraétatiques ainsi que les représentations des pays et agences
techniques étrangères.
- La CUA comprend six Arrondissements (Firaisana) subdivisés eux-mêmes en
Fokontany (quartiers). Chaque Arrondissement a son bureau où sont enregistrés tous les
actes officiels (naissances, mariage, décès, etc.).
o Le premier Arrondissement
Son bureau se trouve à Soarano. Il est composé par 44 quartiers. 18 % de la population
tananarivienne y vivent. Il est délimité au Nord par le quartier d'Antohomadinika, au Sud par
Ambatovinaky, à l'Est par Ampandrana, et à l'Ouest par Andohatapenaka I.
o Le deuxième Arrondissement

7
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Le bureau se situe à Ambanidia. Il est composé par 24 quartiers. 24 % de la population y vivent.


Il est délimité au Nord par le quartier d'Ampasanimalo, au Sud par Androndrakely, à l'Est par
Ambolokandrina, et à l'Ouest par Manjakamiadana.
o Le troisième Arrondissement
Le bureau est à Antaninandro. 4 quartiers composent le 3ème Arrondissement. 10 % de la
population y vivent. Le 3ème Arrondissement est délimité à l'Est par Ankatso ; au Nord par
Andravoahangy ; au Sud par Antanimena ; et à l'Ouest par Ankorondrano.
o Le quatrième Arrondissement
Son bureau se trouve à Anosy. 32 quartiers le composent et 15 % de la population y vivent. Au
Nord, il est délimité par le quartier de Tsimialonjafy Mahamasina ; au Sud par
Anosimahavelona ; à l'Est par Ankaditoho ; et à l'Ouest par Anosipatrana.
o Le cinquième Arrondissement
Son bureau est à Ambatomainty. Au Nord, le 5ème arrondissement, est délimité par le quartier
d'Analamahintsy; au Sud, Ambodivona; à l'Est par Mahazo; et à l'Ouest par le quartier de
Soavimasoandro. Cet arrondissement est composé par 27 quartiers ; et 24 % de la population y
vivent.
o Le sixième Arrondissement
Son bureau se localise à Anosisoa Ambohimanarina. 31 quartiers composent le 6ème
Arrondissement ; et 8 % de la population y vivent. Il est délimité au Nord par le quartier
d'Andraharo ; au Sud par Ankasina Antohomadinika ; à l'Est par Ankazomanga sud ; et à l'Ouest
par le quartier d'Avaratanàna Ambatolampy.

Tableau 3: Rèpartition des arrondissements de la Commune Urbaine d’Antananarivo en 2017

Commune Urbaine d’Antananarivo Superficies (km2)

1er arrondissement 8,91

2ème arrondissement 23,05

3ème arrondissement 6,83

4ème arrondissement 12,95

5ème arrondissement 23,05

6ème arrondissement 16,77

Source : C.U.A

8
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

I.2.2. La Commune d’Ankadikely-Ilafy :

Elle s’ètend sur une superficie de 36,7 km2 et sa distance par rapport à Antananarivo
Renivohitra est de 8 kilomètres. Le nombre de Fokontany situant dans cette Commune est 18
qui sont : Ambohitrarahaba, Ankadikely, Manjaka, Ilafy, Mandrosoa, Andafiavaratra,
Belanitra, Andrononobe, Ambohipanja, Antanetibe, Antanandrano, Masinandriana,
Antsampandrano, Manazary, Ambohibe, Ambohitraina, Antsahamarofoza, Andranovelona.

Source : Plan d’Urbanisme Directeur de l’agglomération d’Antananarivo

Figure 2 : Ankadikely et ses Fokontany

I.2.2.1. Relief :
La ville d’Ankadikely-Ilafy est caractérisée, comme toutes les villes se trouvant dans la
règion d’Analamanga, par :

 Sa géographie caractérisée par des hauts plateaux, les collines plus ou moins escarpées
de l’Imerina ainsi que les massifs volcaniques, sans oublier les plaines d’Antananarivo
à l’Ouest, dont l’amènagement commençait au temps de la royauté Merina.

Les communes situant à sa proximité sont inscrits dans le tableau ci-dessous :

9
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Tableau 4 : Les Communes riveraines d’Ankadikely-Ilafy

NORD SUD NORD OUEST NORD EST SUD EST

Sabotsy C.U.A : 5ème et Antehiroka Fieferana Ambohimangakely


Namehana 6ème
Arrondissement

Source : auteur
I.2.2.2. Climatologie :
Du point de vue climatique, la règion fait partie du règime climatique tropical d’altitude
supérieure à 900 mètres. La température annuelle moyenne est inférieure à 20°C et la direction
du vent plus dominant est le Nord-Ouest. L’annèe est divisèe en deux saisons individualisées :
une saison pluvieuse et moyennement chaude du mois de Novembre à Mars et une saison
fraîche et relativement sèche durant le reste de l’annèe.
I.[Link]. Pluviométrie :
Tableau 5: La Pluviométrie en [mm] et la température [°C] à Ankadikely Ilafy en 2018

JAN FEV MAR AVR MAI JUI JUL AOU SEPT OCT NOV DEC

Pluie 29.3 263.0 172.3 42.5 17.5 06.8 08.3 11.7 10.8 58.6 143.9 249.9

Temp. 21.0 21.0 20.6 19.8 17.9 15.6 14.8 15.2 16.9 19.1 20.3 20.8

Source : Direction de la météorologie et de l’hydrographie

I.3. Situation démographique :


I.3.1. La ville d’Antananarivo :
La population est le principal acteur d’un dèveloppement durable. Elle est fortement
concentrée à Antananarivo Renivohitra. Cette pression démographique dans la Capitale de
Madagascar rèsulte du phènoméne d’urbanisation qui attire la population des autres sous-
préfectures. Antananarivo rassemble 3 618 128 habitants pour une densité de 209
habitants/km2. Les facteurs qu’engendre cette inègalitè de la rèpartition de la population sont
humains et économiques. Le tableau ci-après nous montre cette affirmation.

10
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Tableau 6: Répartition par District de la population de la Région Analamanga

NOMBRE TOTAL D’HABITANTS


DISTRICTS
Hommes Femmes Ensemble

AMBOHIDRATRIMO 218 701 222 981 441 682

ANDRAMASINA 82 464 85 697 168 161

ANJOZOROBE 113 785 112 007 225 792

ANKAZOBE 98 775 96 643 195 418

ANTANANARIVO ATSIMONDRANO 328 115 642 364 970 479

ANTANANARIVO AVARADRANO 220 309 229 116 449 425

ANTANANARIVO RENIVOHITRA 616 106 659 101 1 275 207

MANJAKANDRIANA 109 389 110 690 220 079

ANALAMANGA 1 773 778 1 844 350 3 618 128

Source : INSTAT 2019

I.3.2. La Commune d’Ankadikely-Ilafy :


La densité de la population à Ankadikely-Ilafy est de 1951 hab/km2. Depuis des années,
l’accroissement de la population a beaucoup èvoluè notamment le nombre d’habitants s’est
èlevè 5 fois plus depuis l’annèe 1993 à 2015 d’aprés le rèsultat du recensement officiel
pendant ce temps. En effet, cette augmentation est due à l’accroissement naturel de la
population et à l’urbanisation.

11
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Tableau 7: La population dans la Commune Ankadikely-Ilafy en 2019

Nombre de Superficie en Densité


FOKONTANY Habitants Nombre de toit
foyer km² par km²
AMBOHITRARAHABA 15677 2852 1,28 11892
ANKADIKELY 15339 2140 688 2,63 5273
MANJAKA 13755 1402 892 1,58 8200
ILAFY 11982 1609 943 2,16 5413
MANDROSOA 13235 2013 0,8 13500
ANDAFIAVARATRA 11850 2342 950 0,84 12641
BELANITRA 10259 1847 704 6,04 1654
ANDRONONOBE 10799 1989 688 1,58 6193
AMBOHIPANJA 9911 1232 398 1,75 3460
ANTANETIBE 4019 676 0,37 14430
ANTANANDRANO 5597 1207 756 1,58 3359
MASINANDRIANA 3006 388 242 1,75 1574
ANTSAMPANDRANO 2288 469 370 1,62 2023
MANAZARY 1854 377 316 4,15 427
AMBOHIBE 1309 312 274 1,73 742
AMBOHITRAINA 1308 250 234 1,04 1200
ANTSAHAMAROFOZA 913 164 124 3,59 231
ANDRANOVELONA 875 285 175 2,75 301
TOTAL 132935 20654 36,7
Source : Monographie d’Ankadikely en 2019

I.4. Les secteurs économiques :


I.4.1. Les infrastructures économiques :
Les infrastructures routiéres jouent un rôle primordial dans la mesure où d’une part elles
assurent l’acheminement des produits des zones productrices vers les consommateurs et d’autre
part, elles permettent de rompre l’isolement gèographique des communes de la Règion.

Analamanga dispose d’un rèseau routier relativement dense. Ce rèseau comprend en


totalité 3765,2 km, dont 633,8 km bitumés (16,8%), 27448,9 km en terre (73,0%) et 25 km
empierrés (0,7%).

I.4.2. Le Foncier :
L’appropriation fonciére constitue une source de conflit dans la Règion compte tenu de
son caractère complexe. Le pourcentage des ménages ayant des terres titrées ou cadastrées est
généralement faible. Les sous-prèfectures d’Antananarivo Renivohitra, d’Antananarivo
Atsimondrano et d’Antananarivo Avaradrano disposent le plus de terres dèjà titrèes ou
immatriculées. Plus de 50% des ménages ont des terres cadastrées ou titrées dans cette sous-

12
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

préfecture et dans quelques communes aux environs des chefs-lieux des autres sous-préfectures.
Dans l’ensemble, moins de 10% des mènages disposent des terres cadastrèes ou titrèes.

I.4.3. Le secteur primaire


Il concerne le secteur agricole notamment l’agriculture, l’èlevage, la pêche et ressources
halieutiques, la foresterie.

I.4.3.1. L’agriculture
La morphologie générale de la Région laisse peu de place à de grandes plaines. Mises à part
les règions volcaniques de l’Ankaratra et de l’Itasy ainsi que les grandes plaines
d’Antananarivo, les sols ont dans l’ensemble une fertilitè faible.

Trois sous-espaces de production peuvent être distingués :

 les sols du Moyen-Ouest, (Partie ouest de l’Itasy) favorables aux cultures séches ;
 les sols de la zone Centrale (périphérie du Grand Antananarivo et Antananarivo)
réservés à la riziculture irriguée qui occupe la quasi-totalité des espaces disponibles.
 Les sols dans les zones volcaniques de l’Itasy offrent les conditions agro-climatiques
propices à une gamme variée de cultures.

Dans l’ensemble, la superficie cultivable ne représente que le tiers de la superficie de la Région.

Dans les sous-prèfectures d’Antananarivo Avaradrano et Atsimondrano, de


Manjakandriana et d’Ambohidratrimo, la superficie cultivèe est supèrieure à la superficie
cultivable. Cette situation est due essentiellement à l’importance des cultures de contre-saison
pratiquèes dans ces zones. Le secteur productif principal est l’agriculture, cependant la
morphologie générale du faritany laisse peu de place à de grandes plaines et les potentialités en
sol sont limitèes (dans l’ensemble, la règion est constituèe de sols ferralitiques). L’activitè
agricole est dominèe par les cultures vivriéres, mais avec l’èvolution des besoins monètaires,
d’autres cultures de rente, industrielles et de contre saison se sont développées.

I.4.3.2. L’èlevage
De par son climat et sa position charnière entre les autres Régions, la Région
d’Antananarivo est, à tous points de vue, favorable à l’èlevage.
- Le bovin : Deux zones d’èlevage de bovins peuvent être distinguèes dans la région.
La zone Est et Nord :

13
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Cette partie comprenant Anjozorobe, Manjakandriana et Andramasina est réputée pour


l’importance des bœufs de fosse.
La zone laitière :
Elle est constituée par trois points de production qui offrent de bonnes conditions agro-
alimentaires : Est (Manjakandriana), Ouest (Sakay) et sud (Ambatolampy).
- Le Porcin : Dans l’ensemble de la Règion, on distingue deux formes
d’èlevage porcin : l’èlevage de type familial où les animaux sont èlevès dans une
porcherie. Ce type d’èlevage se rencontre surtout dans la partie Est et Centre.
L’èlevage en semi-liberté, où les animaux sont mis en liberté en quête de leurs nourritures.
- L’Ovin – Caprin : C’est un èlevage trés peu pratiquè dans les règions.
Aucune action de vulgarisation n’est entreprise. Les ovins meurent souvent de la
douve.
- L’èlevage de volaille : L’aviculture a connu un dèveloppement palpable dans la
règion en compensation de l’èlevage porcin dècimè par la Peste Porcine Africaine.
Les gros et petits èleveurs s’adonnent à l’aviculture (pondeuse, chair, canard).
Cependant ils doivent faire face au probléme d’approvisionnement en poussins.
En effet, les différents fournisseurs, tels que SOPRAMAD, AVITECH, SOANAVELA,
BEVALALA, n’arrivent pas à satisfaire les commandes.
Au niveau des paysans, la race locale est la plus rèpandue et l’èlevage est du type familial.
- La Sériciculture : On distingue deux types d’èlevage du vers à soie : le vers à soie
murier et le vers à soie sauvage
- L’Apiculture : Les activités en apiculture concernent la vulgarisation de
l’utilisation des ruches amèliorèes (ruches à cadres) et l’encadrement des apiculteurs
dans l’exècution de leur mètier. Dans la province d’Antananarivo, seules les CIREL
d’Antananarivo et de Miarinarivo s’occupe de l’apiculture.

I.4.3.3. La pêche et ressources halieutiques


La pêche est une activité faiblement développée dans la Région. La pêche lacustre couvre
9 426 hectares dans la Province d’Antananarivo.
La pêche est pratiquée essentiellement autour du lac Itasy (3 835 hectares), à Andramasina
(Tsiazompaniry : 2 333 ha), Manjakandriana (Mantasoa : 1 375 ha), ce qui représente 80 % des
plans d’eau totaux de la Province.

14
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

I.4.3.4. La foresterie
La Région est caractérisée par une faible couverture forestière et une dégradation des bassins
versants sujets à de fortes érosions et au tarissement des sources naturelles.
I.4.4. Le secteur secondaire
Premier marchè de consommation de l’île, place financiére et commerciale et nœud de
communications, Antananarivo et ses environs ont attiré les industriels, depuis plus de
cinquante ans. Sous la colonisation, de véritables unités industrielles sont implantées, fondées
sur l’agroalimentaire, le bátiment, en rapport avec l’extension urbaine, la mise en place d’un
rèseau de communication, la fourniture d’ènergie et l’accroissement démographique.

Or, l’implantation des industries dans le milieu rural est trés faible.

Dans le cadre de la libèralisation du nouveau code des investissements et l’institution de


zones franches, Antananarivo a attiré les investisseurs, compte tenu de la convergence des
facteurs favorables mentionnès et de l’existence d’une main d’œuvre qualifièe, formèes dans
les différents centres de formation (Exemples : Espace Métier à Anosimasina, FORMACO dans
la zone industrielle Forello Tanjombato, Ecole des Métiers et des Arts Plastiques sise à la
Maison des Produits au 67 ha­).

A propos des activités de transformation, Analamanga abrite plus de la moitié des


industries et la majorité des entreprises franches de Madagascar.

Une foule de PME d’ateliers artisanaux sont encore dispersès à l’intérieur des quartiers
centraux. Englobant diverses branches d’activitès allant du bátiment et travaux publics au
travail du cuir et de la chaussure, en passant par le textile, l’agroalimentaire, le bois et ses
dérivés, au total plus de 1000 unités, les activités industrielles et artisanales emploient plus de
70 000 personnes, les industries chimiques rèpondant aux besoins locaux et nationaux (l’effectif
de la Savonnerie Tropicale est de 700 emplois), les industries métalliques, mécaniques, et
èlectriques et enfin l’industrie du tabac.

I.4.5. Le secteur tertiaire


Ce secteur concerne le tourisme, le transport et le commerce.

- Concernant le transport, le Faritany d’Antananarivo est celui où la densitè du rèseau


routier est la plus importante du pays. Cette situation facilite relativement les échanges
et intégre une partie du territoire du Faritany à l’èconomie marchande.

15
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Marquè par la prèsence de l’aèroport d’Ivato, le premier de l’île, Antananarivo est le centre du
trafic aérien de Madagascar, tant au niveau international que national.

- Concernant le tourisme, le Faritany d’Antananarivo regorge de potentialitès touristiques


lièes à sa gèographie et à son histoire. A l’intèrieur même de la capitale, il y a les
curiosités de la ville comme le lac Anosy où se trouve la statue d’une victoire
brandissant une couronne de laurier, les vestiges touristiques : palais de la Reine, palais
du premier Ministre, le mausolée de la famille Rainiharo, le parc zoologique et
botanique de Tsimbazaza etc­ A la périphérie, à soixantaine de kilomètre de la capitale
vers l’Est se trouve Mantasoa avec son lac et le tombeau de Jean LABORDE. Dans le
Moyen Ouest, gráce à l’exploitation du lac Itasy ainsi que de nombreux sites
touristiques, Ampefy était, il y a une quinzaine d’annèes un endroit de dètente trés prisè
par les Tananariviens en quête d’èvasion. L’ètat critique de la RNS 43 et la dègradation
flagrante de l’environnement ont fait de cette localitè une destination presque oublièe
aussi bien par les touristes locaux qu’ètrangers.

Les échanges commerciaux figurent parmi les activités économiques dominantes de la Région.

16
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

JUSTIFICATION DU PROJET
II.1. Présentation du projet :
Notre projet consiste à faire une étude de la construction d’un bátiment R+1 à usage
d’habitation sis à Ankadikely-Ilafy dans le District d’Antananarivo Avaradrano de la Règion
Analamanga.

Géographiquement, le site du projet se situe à une altitude de 1266 m, couvre une superficie
de 2252 m2 et a comme coordonnées :

- Latitude : 18°51’54’’ Sud


- Longitude : 47°33’30’’ Est

Source : Google map

Figure 3 : Localisation du projet (P)-Plan de situation

II.2. Rèpartition de la population dans la ville d’Antananarivo :


En générale, le taux de croissance nationale de la population de Madagascar demeure très
èlevè. La plupart des activitès sociales sont concentrès dans la capitale d’Antananarivo. De ce
fait, en espérant avoir une vie plus épanouie, plusieurs habitants des périphéries viennent se
déplacer en ville pour chercher une opportunitè d’emploi, pour continuer ses ètudes ou
seulement pour rechercher un développement instantané de leur activité. Beaucoup de fonctions
urbaines et de population sont sur-concentrèes à l’intèrieur de la CUA. Il en résulte que
l’encombrement de la circulation entrave aux activités socio –économiques d’Antananarivo et
de ses zones environnantes.

17
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

II.3. Choix du quartier d’implantation


En raison de cette densité de population extrêmement élevée au centre de la ville, le cadre
de vie sain n’est pas maintenu dans certaines zones de la Commune Urbaine d’Antananarivo.

Pour résoudre ce problème de manque d’espace à vivre dans l’agglomèration


d’Antananarivo, il est nècessaire de rèpartir les habitants dans d’autre zone du centre-ville. On
a donc choisi l’implantation de notre projet en dehors de la C.U.A. pour accroître la fonction
urbaine des zones périphériques de la Capitale.

On a choisi de bâtir le projet à Ankadikely pour la facilitè de l’accès avec le centre de la


capitale par rapport aux autres régions grâce à la présence des lignes de transport qui arrivent
jusqu’au centre de la ville : Anosy, Analakely, 67ha.

18
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

CONCEPTION ARCHITECTURALE
III.1. Généralités :
L’ètude architecturale est la conception aussi bien extèrieure qu’intèrieure du projet, fondèe
sur la considération pratique et esthétique. Tous les éléments qui interviennent dans cette
construction sont conçus de façon à satisfaire les besoins des usagers mais aussi à leur donner
un maximum de confort, de fonctionnalité et de sécurité.

III.2. Choix de la structure :


III.2.1. La Fondation :
Le rôle essentiel de la fondation c’est d’assurer la stabilitè de l’ensemble du bátiment. Pour
cela le choix du type de fondation nécessite une connaissance de la caractéristique du terrain
sur lequel on implante le bâtiment.

Dans notre cas, on utilisera une fondation superficielle ou plus précisément une fondation
en semelle isolée car le bâtiment se repose sur du très bon sol.

Pour cette construction, il n’y a ni vide sanitaire ni sous-sol, on choisit simplement du


hèrisson, c’est-à-dire que le sol du rez-de-chaussée se pose directement à la fondation.

III.2.2. Les ossatures :


Les ossatures ou structures portantes d’un bátiment sont constituèes gènèralement par les
poutres ainsi que par les poteaux.

Le choix de l’ossature dèpend :

 De l’environnement où se trouve le projet ;


 du site d’implantation c’est-à-dire des conditions climatiques, géotechniques du
terrain ;
 de l’utilisation du bátiment ;
 de la sècuritè procurèe pendant l’exploitation du bátiment en tenant compte des aspects
techniques ;
 du critére èconomique c’est-à-dire le coût.

Dans notre cas, nous avons optè pour le bèton armè comme matèriau pour l’ossature.

19
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

III.2.3. Les murs et les cloisons :


Les matériaux utilisés pour la construction des murs extérieurs du bâtiment seront des
parpaings. Ce choix est justifié par les critères suivants :

 Ils procurent une bonne isolation thermique pour l’habitation,


 Ils isolent phonètiquement l’habitation, empêchent la pènètration des bruits
extérieures et la transmission des bruits de chocs ;
 Ils possèdent une bonne ténacité au feu, ainsi qu’une bonne rèsistance à la
poussée du vent ;
 ils sont très économiques.

III.2.4. Le plancher :
Le plancher constitue une sèparation entre deux niveaux d’une habitation. Il est
ègalement destinè à reprendre les charges d’exploitations ainsi que les charges permanentes
provenant des cloisons, des chapes,­ et les transmettent aux èlèments porteurs qui constituent
l’ossature du bátiment. Le plancher participe aussi à assurer la stabilitè de l’ouvrage.

Dans notre projet, nous allons prendre comme plancher une dalle pleine afin d’assurer
l’isolation phonique de la structure. Le matèriau utilisè sera alors le bèton armè, avec une
épaisseur qui sera déterminée dans la partie suivante, le pré dimensionnement des éléments de
la structure, coulé sur un coffrage plat.

III.2.5. Revêtement du sol et des murs :


Les murs seront enduits au mortier de ciment.

Le sol sera revêtu de parquet dans les salles de séjour, de moquette dans les chambres,
et des carrelages dans les salles d’eaux, les toilettes, et les terrasses.

III.3. Présentation architecturale du projet :


III.3.1. Description du bâtiment :
Le projet ici présent est présenté comme étant une maison moderne notamment un bâtiment
de forme cubique et comprend deux (2) niveaux dont le rez-de-chaussée et le premier étage.
L’accés à l’entrèe principale se trouve du côtè de la façade principale laquelle est orientèe à
l’Ouest face à la circulation publique. La hauteur sous plafond du rez-de-chaussée est de 3 m et
celle du 1er étage est de 2,8m.

Ce bâtiment occupe 132,25 m2, c’est-à-dire 6,5% du terrain.

20
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

La surface développée par le bâtiment au sol a une forme carrée dont le côté mesure 11,5m.

 Le Rez-de-chaussée est constitué par :


- Trois chambres dont l’une est une suite parentale ;
- Deux salles de bain ;
- Les espaces jour qu’on occupera comme cuisine, salle à manger et salle de
séjour.
 Le premier étage est constitué par :
- Trois chambres dont l’une est une suite parentale ;
- Deux salles de bain ;
- Les espaces jour sont considérés comme étant un espace commun, un salon, et
une terrasse.

III.3.2. Organigrammes de fonctionnement de chaque étage :


Avant tous travaux d’architecture, il est nècessaire d’effectuer un organigramme dans
lequel figure les différentes pièces existantes à chaque étage, la liaison de chaque pièce et
leur distribution.

 Au rez-de-chaussée :

Entrée

Couloir

Salle de Chambre Chambre Chambre


Salle à Escalier
bain et 2 3 Cuisine 1
manger
WC
Salle de
bain
Salle de
séjour
W.C

Figure 4 : Organigramme fonctionnel de RDC

21
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

 Au 1er étage :

Escalier

Couloir

Salle de bain W.C

Chambre 1 Séjour Chambre 2 Salle Chambre 3


commune

Cuisine Terrasse

Figure 5 : Organigramme fonctionnel de l’ètage

III.3.3. Orientation et emplacement des pièces :

Les éléments principaux qui guident l’orientation du bátiment sont :

- L’ensoleillement ;
- La climatologie, c’est-à-dire le vent et la pluie ;
- La vue et la situation par rapport à la route ;
- Les coutumes malgaches ;
- Le confort des occupants.

La façade principale sera orientèe à l’Ouest face à la route. L’entrèe principale sera lièe
directement à un couloir menant aux chambres, aux espaces jours ouvertes, c’est-à-dire sans
mur qui les séparent et à la cuisine. Les chambres seront orientées vers le Nord-Ouest, le Nord
et le Nord-Est pour qu’elle reçoive le rayon du soleil le matin. A chaque ètage, les suites
parentales seront èquipèes chacune d’une salle de bain privèe pour le confort des occupants. La
cuisine sera à l’Ouest et aura une liaison juste prés de la salle à manger. En outre, l’espace jour
et l’espace nuit ne sont pas confondues. Un stationnement de vèhicules sera amènagè au rez-
de-chaussée près de la cuisine mais ne disposera pas de liaison avec celle-ci.

III.3.4. Aménagement de l’intèrieur de chaque pièce :


Ici, nous allons décrire les dimensions des différents locaux.

 Le Rez-de-chaussée :

22
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Tableau 8 : Répartition du Rez-de-chaussée


Désignations Longueur [m] Largeur [m] Superficie [m2]

Chambre à coucher 14,35


3,50 4,10
principale
Chambre 2 4,30 3,10 14,33

Chambre 3 3,80 3,10 11,78

Salle de bain 1 2,90 1,70 4,93

Salle de bain 2 2,25 2,00 4,97

Cuisine 3,50 2,40 8,40

Salle à manger 2,66 3,10 8,246

Séjour 5,40 3,20 17,28

Cage d’Escalier 2,97 0,80 3,77

Couloir 7,80 1,00 7,80

Source : auteur
er
 Le 1 étage :
Tableau 9 : Répartition du premier étage

Désignation Longueur [m] Largeur [m] Superficie (m2)

Chambre à coucher 3,50 4,10 14,35


parentale
Chambre 2 4,30 3,10 14,33

Chambre 3 3,8 3,10 11,78

Salle de bain 1 2,90 1,70 4,93

Salle de bain 2 2,25 2,00 4,97

Cuisine 3,5 2,4 10,5

Espace commun 3,66 3,20 11,52

Séjour 5,95 3,20 19,04

Cage d’Escalier 2,97 0,80 3,77

23
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

III.3.5. Conditions de conformabilité du bâtiment :


Pour le bien-être de ses occupants résidant dans ce bâtiment, on doit de vérifier et prêter
attention à certaines conditions qui pourraient apporter de l’inconfort ou une nuisance au
logement si cela n’est pas bien prise en charge. Ces critéres sont :

- Le confort thermique ;
- Le confort acoustique ;
- La sécurité ;
- L’èclairage.
III.3.5.1. Confort thermique :
Conditionner thermiquement l’habitation. Pour ce faire, il est indispensable d’orienter par
rapport au soleil chaque pièce de la maison pour pouvoir utiliser les effets bénéfiques du soleil
ou se protèger d’une chaleur abusive ou d’un vent dominant. A Madagascar, le vent dominant
vient de l’Est et du Sud-Est et les pièces principales ne doivent pas être trop exposées au vent.

En outre, les matériaux utilisés pour la construction des murs participent aussi à la
régulation de la température dans une habitation. Les parpaings permettent une bonne isolation
thermique (conservation de la fraîcheur en été, de la chaleur en hiver). Elles permettent aussi la
régulation d’humiditè.

Pour une atmosphére riche en oxygéne, l’aèration de la pièce doit aussi être étudiée
normalement, ce qui influe sur les dimensions des fenêtres et le volume d’air pour chaque
personne.

III.3.5.2. Confort acoustique :


Isoler phonètiquement l’habitation. Nous devrons veiller à obtenir une masse suffisante du
mur pour empêcher la pènètration des bruits extèrieurs dans l’habitation et la transmission des
bruits des chocs.

Ici, nous allons èdifier l’èpaisseur des murs en 20 cm pour les façades et les murs des
chambres à coucher.

III.3.5.3. Sécurité du bâtiment :


Le choix du Béton Armè comme matèriaux de la dalle, de l’ossature et de la toiture est une
manière de protéger le bâtiment contre les incendies.

24
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

III.3.5.4. Eclairage :
L’èclairage naturel est assuré par les fenêtres qui sont une nécessité pour demeurer à
l’intèrieur avec suffisamment de lumière du jour.

Pour permettre l’ensoleillement, nous allons créer des baies pour les fenêtres c’est à dire,
des ouvertures ayant une surface supérieure à 1/6 de celle de la pièce.

Un èclairage par des sources lumineux est aussi indispensable pour l’usage nocturne.

25
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

CONCLUSION PARTIELLE :

Dans cette première partie, on a mis en exergue la justification du projet, il est dit que
la population est très concentrée dans la Commune Urbaine d’Antananarivo, et c’est la raison
pour laquelle on a choisi d’implanter notre projet dans cette zone périphérique pour étendre la
zone urbanisée et pour que les nouveaux habitants puissent bénéficier des divers avantages
qu’on a mentionnè dans les chapitres prècèdentes. En plus, nous avons pu prèsenter l’aspect
architectural et la description du bâtiment. L’ètude technique sera dèveloppèe dans la
deuxième partie qui montrera que le projet est faisable.

26
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
PARTIE II : ETUDES
TECHNIQUES
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

HYPOTHESES DE CALCUL
Avant d’entrer dans les ètudes techniques proprement dites ; nous allons définir
quelques hypothèses indispensables aux calculs.

IV.1. Béton :
La valeur de la résistance caractéristique à la compression du béton (fc28) dépend du type de
chantier. Soient :
 fc28 = 20 MPa sur les chantiers convenablement outillés ;
 fc28 = 25 MPa sur les chantiers faisant l’objet d’un contrôle règulier ;
 fc28 = 30 MPa et plus sur les chantiers moyennant une sélection rigoureuse des matériaux
utilisés et une étude de la composition du béton.
Nous avons un chantier faisant l’objet d’un contrôle règulier donc la résistance
caractèristique à la compression à 28 jours d’áge : fc28 = 25 MPa et la résistance caractéristique
à la traction à 28 jours d’áge correspondante est : 𝒇𝒕𝟐𝟖 = 𝟎, 𝟔 + 𝟎, 𝟎𝟔𝒇𝒄𝟐𝟖 = 𝟐, 𝟏 𝑴𝑷𝒂
𝒇𝒕𝟐𝟖 = 𝟐, 𝟏 𝑴𝑷𝒂
Un coefficient de sécurité partiel du béton est appliqué selon la nature de la combinaison de
l’ouvrage. Il y a deux types de combinaisons :
- La combinaison fondamentale avec 𝛄b = 1,5 : à considérer dans des situations durables
ou transitoires ;
- La combinaison accidentelle avec 𝛄𝐛 = 1,15 : à considérer pour des actions provenant
de phènoménes se produisant rarement avec une faible durèe d’application.
Nous avons une combinaison fondamentale donc 𝛄𝐛 = 𝟏,5.
Un autre coefficient 𝛉 est appliquè selon la durèe t d’application des combinaisons des
charges tel que :
- 𝛉 = 0,85 Si t ≤ 1 heure ;
- 𝛉 = 0,90 Si 1 heure ≤ t ≤ 24 heures ;
- 𝛉 = 𝟏 si t ≥ 24 heures.
La durèe d’application des charges est supèrieure à 24 heures donc 𝛉 = 𝟏.
La contrainte admissible en compression du bèton à l’ètat limite de service ̅̅̅̅
𝜎𝑏𝑐 est
donnèe par l’èquation : 𝝈𝒃𝒄 = 𝟎,6𝒇𝒄𝟐𝟖.
̅̅̅̅̅
A l’ètat limite ultime, la rèsistance de calcul du bèton en compression à l’ELU est égale
à: 𝟎,𝟖𝟓𝒇𝒄𝟐𝟖
fbu =
𝜽/𝜸𝒃

27
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Où : 𝛾𝑏 = 1,5 et θ = 1 sont respectivement des coefficients qui tiennent compte de la sècuritè


(cas de combinaison fondamentale) et de l’influence de la durèe d’application (cas où t ≥ 24h).
𝜎𝑏𝑐 = 15 MPa et fbu = 14,17 MPa.
Ainsi ̅̅̅̅

IV.2. Acier :
Les diffèrents types d’acier frèquemment utilisès en bèton armè sont :
 Acier rond lisse ;
 Acier haute adhérence ;
 Treillis soudés.
Nous allons utiliser les barres à haute adhérence car celles-ci ont une section sensiblement
circulaire qui prèsente des nervures suivant le diamétre pour amèliorer l’adhèrence entre l’acier
et le bèton. La nuance d’acier est Fe E 500.
La limite d’èlasticitè correspondante : fe = 500 MPa.
Comme dans le cas du béton, nous avons une combinaison fondamentale dont le
coefficient de sécurité est : 𝛄𝐬 = 𝟏,
La contrainte de l’acier, c’est le rapport entre la limite d’èlasticitè et le coefficient de
𝑓𝑒
sécurité : 𝛔s = 𝐟𝐞𝐝 = 𝛾𝑠

σ𝑆 = 𝟒𝟑𝟓 𝐌𝐏𝐚.

IV.3. Contrainte de calcul :


Les charges sont calculèes en partant de l’ètage le plus haut et sont cumulèes jusqu’à la
fondation.
Elles sont constituées par :
- Les charges permanentes ;
- Les surcharges d’exploitation ;
- Les surcharges climatiques.
Les ouvrages en béton armé sont calculés en respectant les règlements, normes et
Documents Techniques Unifiés (DTU) en vigueur. Le règlement Béton Armé aux Etats Limites
(B.A.E.L.) prescrit les règles techniques de :
 Conception ;
 Calcul des différents ouvrages de la structure B.A ;
 Justifications (vérification diverses et disposition constructives minimales).

28
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Un état-limite est l’ètat d’une structure ou d’une partie de cette structure dans lequel une
condition requise de cette structure pour remplir son objet est strictement satisfaite et cesse de
l’être en cas d’augmentation de la sollicitation.
On distingue les états limites ultimes (de résistance, de stabilité de forme) et les états limites
de service (de compression, d’ouverture de fissure, de dèformation).
IV.3.1. Les états limites ultimes (ELU) :
Ils concernent la capacité portante et la limitation des risques de ruine de tous ordres.
On distingue :
 l’ètat limite d’èquilibre statique pour la stabilitè des constructions (non glissement, non
renversement) ;
 L’ètat limite de rèsistance pour la capacitè portante des matèriaux constitutifs (non
rupture par écrasement ou allongement excessif) ;
 L’ètat limite de stabilitè de forme contre l’instabilitè (flambement,­).

IV.3.2. Les états limitent de service (ELS) :


Ils concernent les conditions d’utilisation des ouvrages et la durabilitè.
On distingue :
- L’ètat limite de compression du béton (contrainte de compression bornée par le
règlement BAEL) ;
- L’ètat limite de dèformation pour la limitation des dèsordres (fléches, fissuration,­)
- L’ètat limite d’ouverture de fissure pour la durabilitè des ouvrages (non corrosion
des aciers,­).

29
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

PREDIMENSIONNEMENT
En gènèral, le dimensionnement des èlèments est dèterminè à partir des sollicitations qu’ils
subissent. Par contre, ces sollicitations ne peuvent être évaluées sans avoir les dimensions des
éléments considérés. Alors, on donne des dimensions prèalables à ces èlèments d’où le pré
dimensionnement.

V.1. La toiture en terrasse :


Elle est généralement composée des éléments suivants : un élément porteur, une forme de
pente èventuelle, un revêtement d’ètanchèitè, une protection d’ètanchèitè.

L’èlèment porteur se prèsente sous une forme de dalle pleine en bèton armè entre les poutres
et les murs de façades et dont l’èpaisseur est en fonction de sa portèe.

Prenons le panneau le plus large qui a pour dimensions : lx = 3,80m et ly = 5,40m

𝑙
Le rapport Χ = 𝑙𝑥 = 0,7 est supérieur à 0,4 ; dans ce cas, le panneau de la dalle porte sur deux
𝑦

sens ; son épaisseur sera définie par la relation suivante :

𝒍𝒙 𝒍
≤ e ≤𝟒𝟎𝒙
𝟒𝟓

Tableau 10 : Epaisseur de la dalle(m)

lx lx/45 lx/40

3,80 0,084 0,095


Source : Auteur

L’èpaisseur de la dalle au niveau de la toiture sera alors égale à 10 cm.

V.2. Plancher :
Il y a plusieurs variétés de plancher selon les types de matériaux utilisés comme par
exemple : en bois, en acier-béton, en béton armé, ­
En béton armé seulement, on peut citer :
 Les planchers à corps creux hourdis ;
 Les planchers nervurés ;
 Les planchers à poutres croisées et planchers-caissons ;
 Les planchers en dalles pleines en béton armé coulé sur place avec ou sans prédalle ;
 Les planchers alvéolés.

30
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Dans notre cas, on va choisir les planchers en dalles pleines en béton armé coulé sur
place sans prédalle et pour le calcul, on va considérer le cas le plus défavorable. Soit la
surface de dimensions (lx×ly)= 3,60×5,40[m].
 ly : la plus grande portée de la dalle
 lx : la plus petite portée de la dalle
𝒍𝒙
Le rapport de portée est défini par : α=
𝒍𝒚
3,60
α = 5,40

Si :
 Χ ≤ 0,4 : dalle portant sur 1 sens
 0,4 ≤ Χ : dalle portant sur les 2 sens
Du panneau considèrè, on obtient : Χ = 0,7 > 0,4 donc elle est portée sur les 2 sens.

L’èpaisseur ed de la dalle doit alors satisfaire la condition de résistance à la flexion suivante :


𝒍𝒙 𝒍𝒙
≤ ed ≤
𝟒𝟓 𝟒𝟎

𝟎, 𝟎𝟖 ≤ 𝒆𝒅 ≤0,09

On prendra ed = 0,10 [m]

V.3. Poutre :
Les poutres sont des éléments en béton armé qui travaillent en flexion.

 Pour le pré dimensionnement de la section de la poutre (b, h), la hauteur h de la


poutre est donnée par la relation suivante :
𝒍 𝒍
 𝟐𝟎
≤ h ≤ 𝟏𝟓 pour une poutre continue ;
𝒍 𝒍
 𝟏𝟓
≤ h ≤ 𝟏𝟎 pour une poutre isostatique.

Avec l : portée de la poutre

Pour notre cas, on considére que c’est une poutre continue.


l = √(𝑙𝑥 × 𝑙𝑦 )
Or,

l= √(3,8 ∗ 5,4) = 4,53 m.

𝒍 𝒍
D’où, 𝟐𝟎 ≤ h ≤ 𝟏𝟓 . Après calcul, on obtient, 0,23 ≤ h ≤ 0,30 [m]

31
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

On prendra h = 0,30 [m]

 La largeur b est déduite de sa hauteur h :

0,3h ≤ b ≤ 0,4h

Après calcul, cela nous donne : 0,09 ≤ b ≤ 0,12 [m]

On prend b = 0,22 [m] (pour que sa largeur corresponde à la largeur du mur).

Tableau 10 : Hauteur des poutres(m)


Poutre L L/20 L/15 H
Transversale 3,80 0,19 0,25 0,30
Longitudinale 5,40 0,27 0,36 0,30

Source : Auteur

Tableau 11 : Largeur des poutres(m)

Poutre h 0,3h 0,4h b


Transversale 0,30 0,09 0,12 0,22
Longitudinale 0,30 0,09 0,12 0,22
Source : Auteur

Les dimensions de la poutre sont les suivantes :

Tableau 12 : Dimensions de la poutre(m)

Dimensions Poutre transversale Poutre longitudinale


h 0,30 0,30
b 0,22 0,22
Source : auteur

Pour faciliter la mise en œuvre du bátiment, nous allons prendre les mêmes sections
pour les poutres longitudinales et les poutres transversales.

V.4. Poteau :
Les poteaux sont des èlèments verticaux gènèralement soumis à l’effort de compression. Ils
ont pour rôle de transmettre les efforts ainsi que les moments vers la fondation.

32
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

V.4.1. Condition de non-flambement :


Toutes les sections des poteaux doivent remplir la condition de non-flambement :
𝐥𝐟
≤ 14,4
𝒂

Avec :
- 𝑙f = 0,7𝑙0 désigne la longueur de flambement.
- l0 : Hauteur du poteau
Nous avons l0 = 3,10 m et
- a désignant le plus petit côté du poteau est égale à 0,22m.
𝒍𝒇 𝟑,𝟏𝟎×𝟎,𝟕
D’où, 𝒂
= = 10,85
𝟎,𝟐𝟎
𝒍𝒇
Donc, < 14,4
𝒂

Ainsi, la condition de non-flambement est vérifiée.


V.4.2. Détermination de la section des poteaux :
Pour le pré dimensionnement de la section des poteaux, la plus petite dimension « a » du
poteau a été déduite du non flambement et on fixera la plus grande dimension « c ».
La section est donc : 𝑩 = 𝒂*c
La section B du poteau est donnée par la relation suivante :
𝑵
𝑩 ≥ (𝟎,𝟗×𝝈̆
𝒃𝒄 )

Avec :

- N : effort normal de compression supporté par le poteau


- 𝜎
̅̅̅̅:
𝑏𝑐 Contrainte de compression du béton

- 0,9 : Coefficient de sécurité


 Calcul de N : N = n.q.S
Avec :
- n : nombre de niveau qui est égale à 2 ;
- q : charge moyenne supportèe par un plancher d’ètage souvent comprise entre 1𝑇/𝑚2 et
1,5𝑇/𝑚2. Généralement, on prend 𝑞 = 1,25𝑇/𝑚2 ;
- S : la plus grande surface d’influence du poteau pour le niveau considéré, qui est égale
à 13,87 m2.

33
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Source : Autocad, auteur

Figure 6 : La plus grande surface d’influence des poteaux

D’où : N= 2×1,25×13,87
N= 34,675 T
Soit N = 0,35 MN
 Calcul de 𝒇𝒃𝒖 : 𝟎,𝟖𝟓×𝒇𝒄𝟐𝟖
𝒇𝒃𝒖 =
Sachant que : 𝜽×𝜸𝒃

- fc28 : rèsistance à la compression du bèton à 28 jours d’áge.


fc28 = 25 [MPa]
- θ = 1 : Un coefficient qui dèpend de la durèe probable « t ¬ d’application de la
combinaison d’actions. Comme c’est un bátiment on a t ≥ 24h.
- γb = 1,5 : coefficient de sécurité partiel pour les combinaisons fondamentales.
0,85×25
AN : 𝒇𝒃𝒖 = 1×1,5
= 14,17 MPa

𝒇𝒃𝒖 = 14,17 MPa = 1417 T/m²


D’où : ̅̅̅̅̅=
𝝈𝒃𝒄 15 [MPa]
 La valeur de B :
Soit la valeur : 0,35
B ≥ 0,9 ×15 𝑀𝑃𝑎

34
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

B ≥ 0,0259 m2 √𝐵≥ 0,16 m


Avec a ≤ b, on prendra une section de 22 × 22 [cm2] pour le rez-de-chaussèe et l’ètage.

V.5. Escalier
Pour ce pré dimensionnement, on va dèterminer le giron, l’angle d’inclinaison de l’escalier,
et la hauteur de la contremarche.
Soient :
H : la hauteur à franchir ;
h : la hauteur de la contremarche ;
g : la largeur de la marche ou giron ;
α : L’angle d’inclinaison de l’escalier.
Telle que la hauteur à franchir H est égale à la somme de la hauteur sous-plafond et
l’èpaisseur du plancher tel que H=3,10m.
V.5.1. Détermination de h :
La hauteur h est pratiquement 16,5 ≤ h ≤ 17,5 , prenons h=17cm.
𝐻
Pour h=17cm, le nombre de contremarche sera : n= ℎ =18,23.

310
Si n=18, nous aurons h= 18 = 17,22𝑐𝑚.

310
Si n=17, nous aurons h= 17 = 18,23𝑐𝑚

Alors, on prend h=17,22cm et n=18.

V.5.2. Détermination de g :
D’aprés la formule de Blondel, le giron est 60 ≤ 2h+g ≤ 64 [cm]

. En outre, g doit être entre 27cm et 30cm.

60-34,44 ≤ g ≤ 64-34,44 [cm]

25,56 ≤ g ≤ 29,56 [cm]

Prenons, g = 27cm.

V.5.3. Dètermination de α :
𝒉
L’angle d’inclinaison Χ est obtenu à partir de : tan α = 𝒈
17,22
On a tan Χ = = 0,638
27

D’où α =32,53°.

35
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

V.5.4. Dètermination de l’èpaisseur de la paillasse e :


La paillasse est considérée comme une dalle pleine en béton armé.
𝒍𝒙 𝒍𝒙
On a: ≤e≤
𝟒𝟓 𝟒𝟎
4,6
Avec lx=cos 32,54 lx= 5,46m

0,12m ≤ e ≤ 0,13cm

Pour une meilleure mise en œuvre, prenons aussi ep=10cm.

36
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

DESCENTE DE CHARGES
VI.1. Généralités
La descente des charges est l’èvaluation des actions de pesanteur permanente et variable
que les èlèments porteurs (poteaux, poutres, fondations­) doivent supporter afin de pouvoir
les dimensionner.

VI.1.1. Choix de la file à étudier


Nous allons effectuer le calcul de la descente des charges pour les poteaux de la file D
car c’est la file qui semble être la plus chargée.

VI.1.2. Inventaires des charges :


VI.1.2.1. Les charges permanentes
Les charges permanentes sont représentées par G, dont l’intensitè est constante, ou trés
peu variable dans le temps. Elles sont obtenues à partir du dimensionnement géométrique des
éléments et des ouvrages, déduites des plans et du poids volumique des matériaux les
constituant.

VI.[Link]. Poids spécifique des matériaux de construction


Tableau 13 : Poids spécifique des matériaux de construction en [daN/m3]

Matériaux de constructions Poids unitaires


Béton armé 2500
Béton non armé 2200
Briques pleines 1900
Parpaings creux porteurs 1350
Mortier aux liants hydrauliques/Enduits 1800
Acier 7850
Sable 1700 à 1900
Bois de conifère 600
Source : auteur

 Valeurs des charges permanentes

37
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Tableau 14 : Valeurs des charges permanentes


Eléments de structure Désignations Charges Unités
Dalle pleine en béton armé (10cm) 250

Gravillon pour protection de l’ètanchèitè (3cm) 60


Toiture terrasse Etanchéité multicouche 50 daN/m²
Forme de pente (béton de forme : 6cm) 132
Total 492
Dalle pleine en béton armé (10cm) 250
Carrelage en grès de cérame+ Chape de ciment 77 daN/m²
Plancher (2cm)
Faux-plafonds en Placoplatre 27
Total 354
Maçonnerie d’agglos en parpaings (20cm) 270
daN/m²
Murs Enduit de 1cm sur chaque face 54
Total 324
Cloison de 12cm d'épaisseur 228
Cloison 54 daN/m²
Enduit de 1,5 cm sur chaque face
Total 282
Chéneau en béton armé (7cm) 175
Chéneau Enduit hydraulique pour les 2 faces (3cm) 54 daN/m²
Total 229
Acrotère en béton armé 2500
Acrotère daN/m²
Total 570
Poteaux En BA de section : 22×22(cm²) 110 daN/m
Poutres longitudinales 22×30 en BA 165
Poutres daN/m
Poutres transversales 22×30 en BA 165
Garde-corps Garde-corps (Barrières en bois) 50 daN/m²
Paillasse 250
Garde-corps 50
Escalier Chape et revêtement 100 daN/m²
Marche 183
Total 583
Source : auteur

38
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

VI.[Link]. Descente des charges due aux charges permanentes :


On va déterminer les charges que les poteaux doivent supporter et pour cela il faut
marquer les niveaux pour faire les calculs cumulés des charges en partant du niveau le plus haut
jusqu’à la fondation.

Source : Auteur, Autocad


Figure 7 : File à étudier

Tableau 15 : Surface d’influence de chaque poteau (m²)

Poteaux Longueur (m) Largeur (m) Surface (m²)


P1 4,05 1,75 7,09
P2 3,65 3,40 12,41
P3 3,80 3,65 11,87
P4 3,65 2,15 7,85
Source : auteur

La hauteur plancher-plancher est montrée par la coupe de la partie à étudier de la figure 8 :

39
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Source : Autocad, auteur

Figure 8 : Coupe des niveaux du portique étudié (mm)

La hauteur totale du bâtiment au-dessus du sol est de 7,00m.

 Dimensions des ossatures [cm]


 Poteaux de façades : 22×22[cm²]
 Poteaux intérieurs étages courants et rez-de-chaussée : 22×22[cm²]
 Dimensions des poutres [cm]
 Poutres transversales : 30×22[cm²]
 Poutres longitudinales : 30×22[cm²]

VI.1.2.2. Les surcharges d’exploitation :


Elles rèsultent de l’usage des diffèrents locaux constituant le bátiment. Elles
correspondent au mobilier, au matériel en dépôt et aux personnes pour un mode normal
d’occupation. Elles ne comprennent pas les cloisons, plafonds, sols et revêtements, gaines et
conduits de fumée, ni les appareils lourds. Ces éléments sont pris en compte en fonction de
leurs caractéristiques propres. Selon la Norme Française NF P 06-001 de l’AFNOR, on a :

40
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Tableau 16 : Liste des surcharges d’exploitation en [daN/m²]

Désignation Charges
Poussière 20
Entretien 100
Toiture
Eau pluviale 10
Total 130
Chambre 250
Terrasse 350
Sanitaires 250
Cuisine 275
Escalier 250
Séjour 150
Bureau 250
Dégagement 250
Salle à manger 250
Source : auteur
VI.1.2.3. Les surcharges climatiques :
On peut citer : les effets de la neige Sn et les effets du vent W.
VI.[Link]. Les effets de la neige :

Puisque nous nous situons dans une zone tropicale, la neige n’existe pas. Donc, on peut
négliger cette charge climatique.

VI.[Link]. Les effets du vent :

Madagascar est un pays tropical où chaque année des cyclones y passent en apportant des
vents violents.

- La pression dynamique de base est notée q10,n : c’est la pression qui s’exerce à une
hauteur de 10m au-dessus du sol. Pour Antananarivo :
• q10,n= 124 daN/m2 pour le vent normal ;
• q10,ex= 217 daN/m2 pour le vent extrême.

41
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

- La pression dynamique corrigée qd : Tenant compte de la nature du site


d’implantation, de la hauteur, des dimensions et de l’entourage de l’ouvrage, les
pressions dynamiques de base doivent être corrigées.

Sa formule est : 𝒒d = 𝒒𝟏0,n × 𝑪𝒉 × 𝑪𝒎 × 𝑪𝒔 × δ

Tel que :

- 𝒒𝟏𝟎,n : pression dynamique normale de base ;


- 𝑪𝒉 : effet de hauteur ;
- 𝑪𝒎 : effet de masque ;
- 𝑪𝒔 : effet du site ;
- β : Effet de dimension.
VI.[Link]. L’effet de hauteur 𝑪𝒉 :

La pression du vent augmente en fonction de la hauteur du bâtiment et sa configuration.

Soit H la hauteur au-dessus du sol et l’effet de hauteur s’obtient par :

𝑯+𝟏𝟖
𝑪𝒉 =𝟐,𝟓 × 𝑯+𝟔𝟎

Avec H= 7,00m

D’où 𝑪𝒉 =0,93.

VI.[Link]. L’effet de masque 𝑪𝒎

Aucune construction avoisinante ne masque notre site alors nous allons considérer que 𝑪𝒎=𝟏.

VI.[Link]. L’effet du site 𝑪𝒔:

Selon le site, les coefficients peuvent être :

- 0,80 pour un site abrité ou protégé (exemple : fond de cuvette bordè de collines, ­) ;
- 1 pour un site normal (exemple : plaine, plateau de grande ètendue, ­) ;
- 1,2 pour un site exposè (exemple : en bord de mer, ­).

Dans notre cas, nous choisirons un site normal pour le cas de notre projet.

Donc 𝑪𝒔 =𝟏.

VI.[Link]. L’effet de dimension β :


42
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

VI.[Link]. L’effet de dimension β :

C’est un coefficient qui rèduit les pressions dynamiques de base. Il dépend de la plus
grande dimension de la surface offerte au vent tel que : β=0,71 en moyenne pour Antananarivo.

D’où les valeurs des pressions dynamiques corrigèes :

- qd = 81,88 daN/m² pour un vent normal ;


- qd= 143,28 daN/m² pour vent extrême.
VI.1.2.4. Les actions accidentelles :

Ces actions sont celles issues de phénomènes se produisant rarement et avec une faible
durèe d’application. On peut citer : les charges sismiques, les vibrations des machines, les
vibrations provoquées par les explosions et les effets des incendies.

VI.2. Récapitulation générale de la descente des charges

Nous allons voir ci-dessous sous forme de tableaux les valeurs des charges permanentes
et les charges variables.

VI.2.1. Les charges permanentes


Voyons ci-après les charges permanentes s’appliquant aux poteaux de la file ètudièe :

43
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

- Pour le poteau P1 :

Tableau 17 : Descente de charges permanentes du poteau P1


Charge
Dimension [m] unitaire
Niveau Désignation [daN/m²] G [daN]
Longueur Largeur Hauteur ou
[daN/m]
Toiture 4,05 1,75 492 3 487
Poutre
0,22 0,30 165 44
longitudinale 4,05
Poutre
1,75 0,22 0,30 165 19
N1 transversale
Chéneau 4,05 0,08 229 74

Enduit sur les


4,05 0,08 54 17
deux faces

TOTAL 3 642
Venant N1 3 642
N2 Poteau 0,22 0,22 2,80 110 15
TOTAL 3 657
Venant N2 3 657
Poutre
4,05 0,22 0,30 165 44
longitudinale
N3 Poutre
1,75 0,22 0,30 165 19
transversale
Plancher 4,05 1,75 354 2 509
TOTAL 6 229
Venant N3 6 229
N4 Poteau 0,22 0,22 3,00 110 16
TOTAL 6 245
Venant N4 6 245
N5
TOTAL 6 245

44
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

- Pour le poteau P2 :

Tableau 18 : Descente de charges permanentes du poteau P2

Charge
Dimension [m]
unitaire
Niveau Désignation G [daN]
[daN/m²] ou
Longueur Largeur Hauteur [daN/m3]
Toiture 3,65 3,4 1,00 492 6 106
Poutre
0,22 0,30 165 40
longitudinale 3,65
Poutre
0,22 0,30 165 37
transversale 3,4
N1 TOTAL 6 182
Venant N1 6 182
Poteau 0,22 0,22 2,80 110 15
N2 TOTAL 6 197
Venant N2 6 197
Poutre
3,65 0,22 0,30 165 40
longitudinale
Poutre
3,40 0,22 0,30 165 37
transversale
Plancher 3,65 3,40 1,00 354 4 393
Mur longitudinal 2,05 0,22 2,80 324 409
Mur transversal 1,75 0,22 2,80 324 349
Cloison
1,75 0,15 2,80 282 207
longitudinale
Cloison
1,45 0,15 2,80 282 172
transversale
N3 TOTAL 11 805
Venant N3 11 805
Poteau 0,22 0,22 3,00 110 16
N4 TOTAL 11 821
Venant N4 11 821
Mur longitudinal 3,65 0,22 3,00 324 781
Mur transversal 1,75 0,22 3,00 324 374
Cloison
1,75 0,15 3,00 282 222
longitudinale
Cloison
1,45 0,15 3,00 282 184
transversale
N5 TOTAL 13 382

45
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

- Pour le poteau P3 :

Tableau 19 : Descente de charges permanentes du poteau P3

Charge
Dimension [m]
unitaire
Niveau Désignation G [daN]
[daN/m²] ou
Longueur Largeur Hauteur
[daN/m]
Toiture 3,80 3,65 1,0 492 6 824
Poutre
3,80 0,22 0,3 165 41
longitudinale
N1 Poutre
3,65 0,22 0,3 165 40
transversale
TOTAL 6 905
Venant N1 6 905
Poteau 0,22 0,22 2,8 110 15
N2 TOTAL 6 920
Venant N2 6 920
Poutre
3,80 0,22 0,3 165 41
longitudinale
Poutre
4,43 0,22 0,3 165 48
transversale
Plancher 3,80 3,65 1,0 354 4 910
N3 Mur
3,80 0,22 2,8 324 758
longitudinal
Mur
2,05 0,22 2,8 324 409
transversal
TOTAL 13 087
Venant N3 13 087
Poteau 0,20 0,22 3,0 110 15
N4 TOTAL 13 102
Venant N4 13 102
Mur
3,80 0,22 3,0 324 813
longitudinal
N5 Mur
2,05 0,22 3,0 324 438
transversal
TOTAL 14 353

46
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

- Pour le poteau P4:

Tableau 20 : Descente de charges permanentes du poteau P4

Dimension [m] Charge


unitaire
Niveau Désignation G [daN]
Longueur Largeur Hauteur [daN/m²] ou
[daN/m]
Toiture 3,65 2,15 1,0 492 3 861
Poutre
3,65 0,22 0,3 165 40
longitudinale
N1
Poutre
2,15 0,22 0,3 165 23
transversale
TOTAL 3 924
Venant N1 3 924
N2 Poteau 0,20 0,22 2,8 110 14
TOTAL 3 938
Venant N2 3 938
Poutre
3,65 0,22 0,3 165 40
longitudinale
Poutre
2,15 0,22 0,3 165 23
transversale
N3
Plancher 3,65 2,15 1,0 354 2 778
Mur longitudinal 3,65 0,22 2,8 324 728
Mur transversal 2,15 0,22 2,8 324 429
Cloison 2,15 0,15 2,8 282 255
TOTAL 8 191
Venant N3 8 191
N4 Poteau 0,20 0,22 3,0 110 15
TOTAL 8 206
Venant N4 8 206
Mur longitudinal 3,65 0,22 3,0 324 781
N5 Mur transversal 2,15 0,22 3,0 324 460
Cloison 2,15 0,15 2,8 282 255
TOTAL 9 701

47
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Voici une rècapitulation des charges permanentes s’appliquant sur les poteaux de cette file :

Tableau 21 : Récapitulation des charges permanentes en [daN]

Niveau Poteau P1 Poteau P2 Poteau P3 Poteau P4


N1 3642 6182 6905 3924
N2 3657 6197 6920 3938
N3 6229 11805 13087 8191
N4 6245 11821 13102 8206
N5 6245 13382 14353 9701
Source : auteur

VI.2.2. Les actions variables

Les actions variables sont celles dont l’intensitè varie frèquemment comprenant :

- Les surcharges d’exploitation ;


- Les charges climatiques.

VI.2.2.1. Les surcharges d’exploitation


Comme dit prècèdemment, elles rèsultent de l’utilisation des locaux. Nous verrons alors
ci-dessous les valeurs des surcharges d’exploitation à chaque niveau pour chaque poteau.

48
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

- Pour le poteau P1 :

Tableau 22 : Descente de surcharges d’exploitation pour le poteau P1

Charge
Dimension [m] unitaire en
Niveau Désignation Q [daN]
daN/m² ou
Longueur Largeur Hauteur en daN/m3
Toiture 4,05 1,75 130 921
N1
Total 921
Venant de
921
N2 N1
Total 921
Venant de
921
N2
Chambre 2,05 1,75 250 897
N3
Couloir 1,75 0,50 250 219
Cuisine 1,75 0,63 275 301
Total 2 338
Venant de
2 338
N4 N3
Total 2 338
Venant de
2 338
N4
Chambre 2,75 1,75 250 1 203
N5
Couloir 1,75 1,03 250 448
Cuisine 1,75 0,63 275 301
Total 4 290
Source : auteur

49
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

- Pour le poteau P2 :

Tableau 23 : Descente de surcharges d’exploitation pour le poteau P2

Charge
Dimension [m] unitaire en
Niveau Désignation Q [daN]
daN/m² ou
Longueur Largeur Hauteur en daN/m3
Toiture 3,65 3,40 130 1 613
N1
Total 1 613
Venant de N1 1 613
N2
Total 1 613
Venant de N2 1 613
Chambre 2,05 1,75 250 897
Couloir 1,75 1,03 250 448
N3 Sanitaire 2,05 1,45 250 743
Salle à
1,45 1,40 250 508
manger
Total 4 209
Venant de N3 4 209
N4
Total 4 209
Venant de N4 4 209
Chambre 2,05 1,75 250 897
Couloir 3,40 0,50 250 425
N5 Sanitaire 2,05 1,45 250 743
Salle à
1,45 1,40 250 508
manger
Total 6 782
Source : auteur

50
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

- Pour le poteau P3 :

Tableau 24 : Descente de surcharges d’exploitation pour le poteau P3

Charge
Dimension [m] unitaire en
Niveau Désignation Q [daN]
daN/m² ou
Longueur Largeur Hauteur en daN/m3
Toiture 3,80 3,65 130 1 803
N1
Total 1803
Venant de
1 803
N2 N1
Total 1 803
Venant de
1 803
N2
Chambre 2,15 2,05 250 1 102
N3 Chambre 1,40 0,95 250 333
Couloir 2,65 1,40 250 928
Sanitaire 2,05 1,45 250 743
Total 4 908
Venant de
4 908
N4 N3
Total 4 908
Venant de
4 908
N4
Chambre 2,15 2,05 250 1 102
N5 Chambre 1,40 0,95 250 333
Couloir 2,65 1,40 250 928
Sanitaire 2,05 1,45 250 743
Total 8 013
Source : auteur

51
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

- Pour le poteau P4 :

Tableau 25 : Descente de surcharges d’exploitation pour le poteau P4

Charge
Dimension [m] unitaire en
Niveau Désignation Q [daN]
daN/m² ou
Longueur Largeur Hauteur en daN/m3
Toiture 3,65 2,15 130 1 020
N1
Total 1 020
Venant de
1 020
N2 N1
Total 1 020
Venant de
1 020
N2
N3 Chambre 2,15 2,05 250 1 102
Chambre 2,15 2,05 250 1 102
Total 3 224
Venant de
3 224
N4 N3
Total 3 224
Venant de
3 224
N4
N5 Chambre 2,15 2,05 250 1 102
Chambre 2,15 2,05 250 1 102
Total 5 428

Source : auteur

52
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Voir ci-après le tableau qui résume ces diffèrentes valeurs des surcharges d’exploitation :

Tableau 26 : Rècapitulation des surcharges d’exploitation en [daN]

Niveau Poteau P1 Poteau P2 Poteau P3 Poteau P4


N1 921 1613 1803 1020
N2 921 1613 1803 1020
N3 2338 4209 4908 3224
N4 2338 4209 4908 3224
N5 4290 6782 8013 5428
Source : auteur

VI.2.3. Les surcharges climatiques :

En gènèral, il s’agit des actions du vent, de la neige et du sèisme. Mais à Madagascar


seul le vent peut faire des dègáts considèrables. Il n’y a pas de neige et les secousses sismiques
sont nettement basses ce qui nous améne à ne considèrer que l’action du vent.

L'action du vent dans le portique du bâtiment crée des moments de flexion et des efforts
tranchants. A ces efforts s'ajoutent également des efforts normaux que nous allons déterminer
dans ce paragraphe.

Il nous est nécessaire de connaître les valeurs utiles suivantes afin de déterminer la
charge appliquée par le vent sur les poteaux.

VI.2.3.1. Les valeurs des coefficients calculés auparavant


Tableau 27 : Coefficient permettant le calcul de l’effet du vent

H 7,00m
Ch 0,93
Cs 1
Cm 1
Ψ 0,71

VI.2.3.2. La position du centre de gravité


C’est le centre de gravitè de l’ensemble des poteaux de la file ètudiée.
∑(𝒙𝒊 × 𝑺𝒊 )
xG =
On sait que : ∑ 𝑺𝒊

Avec :

53
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

- xi : La distance cumulée de chaque poteau ;


- Si : La section de chaque poteau.
Tableau 28 : Position des poteaux par rapport à 0 [m]

x1 0 0
x2 0+3,7 3,7
x3 3,7+3,1 6,8
x4 6,8+4,5 11,3
Source : auteur
Figure 9 : Abscisse des poteaux

P4

Source : auteur

(0,04 ×0,0)+(0,04×3,7)+(0,04×6,8)+(0,04×11,3)
XG =
0,04+0,04+0,04+0,04

XG=5,45m

VI.2.3.3. Le moment d’inertie I de chaque poteau par rapport au


centre de gravitè de l’ensemble

Source : Autocad, auteur

Figure 10 : Position des poteaux par rapport au centre de gravité

54
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

 Calcul des distances respectives di des poteaux par rapport au centre de gravité G
∑ 𝑥𝑖 𝑠𝑖
La valeur de d1 est donnée par la relation suivante : d1= ∑ 𝑠𝑖

Tableau 29 : Valeurs de d1
Poteaux d1(m)
RDC 5,45
1ère étage 5,45
Les valeurs de di sont données respectivement dans le tableau suivant :

Tableau 30 : Valeurs de d2, d3, d4 (m)

d2(m) d1-x2 1,75


d3(m) x3-d1 1,35
d4(m) x4-d1 5,85
 Le moment d’inertie IG est donné par la relation suivante :

Soit IG le moment d’inertie des sections des poteaux par rapport au centre de gravitè G :

𝐼𝐺=∑ 𝑆𝑖 × 𝑑𝑖 ²
di : la distance entre les poteaux et le centre de gravité.

Si : section du poteau considéré

Aprés calcul les valeurs des moments d’inertie en m4 de chaque poteau sont montrées dans le
tableau suivant :

Tableau 31 : Moment d’inertie de chaque poteau (m4)

Poteaux d1 d2 d3 d4 𝐼𝐺=∑ 𝑺𝒊 × 𝒅𝒊 ²

RDC 5,59 1,75 1,35 5,85 2,81


1ère étage 5,59 1,75 1,35 5,85 2,81
Source : auteur

55
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

VI.2.3.4. Descente de charges dues au vent

Comme nous l’avons dit auparavant, le vent souffle horizontalement, il crée alors des
efforts horizontaux F, au-dessus du plancher de chaque étage, et ceci engendre
automatiquement des moments M.

Les efforts normaux appliqués à chaque poteau seront ensuite évalués par :

𝑴 × 𝒅𝒊 × 𝑺𝒊
𝑭=
𝑰
Avec : M : moment de renversement dú à l’action horizontale du vent ;

di : distance entre le poteau et le centre de gravitè de l’ensemble ;

Si : Section du poteau considéré ;

I : Moment d’inertie des poteaux par rapport au centre de gravitè de l’ensemble.

Il faut savoir que : 𝑴= 𝑭×𝒛 =𝒉×𝑳×𝒑×𝒛 [daN]

Avec : F : La résultante des efforts horizontaux au-dessus de chaque plancher ;

h : hauteur au-dessus du niveau ;

L : largeur d’impact d’où L=3,65m pour le vent gauche et L=4,05m pour le vent droite;

p : pression dynamique de base pour vent extrême

z : bras de levier tel que z=h/2.

La valeur de p sera ensuite donnée par la relation :

𝒑 = 𝒒𝟏𝟎,𝒏 × 𝑪𝒉 × 𝑪𝒎 × 𝑪𝒔 × 𝜹
𝑝 = 217 × 1 × 1 × 1 × 0,71

𝒑 = 𝟏𝟓𝟒, 𝟎𝟕𝒅𝒂𝑵/𝒎²

D’où, on a le tableau des efforts horizontaux dus au vent :

Tableau 32 : Efforts horizontaux dus au vent

F=h*L*p z=h/2 M=F*z F1 F2 F3 F4


Niveau h(m)
[daN] [m] [daN.m] [daN] [daN] [daN] [daN]
N1 1 562 0,5 281 27 8 7 28
N2 4 2 249 2,0 4 499 433 136 105 453
N3 4 2 249 2,0 4 499 433 136 105 453
N4 7 3 937 3,5 13 778 1 327 415 320 1 388
N5 7 3 937 3,5 13 778 1 327 415 320 1 388
Source : auteur
56
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

VI.3. Les combinaisons d’actions

Selon la règle de calcul BAEL 91 modifiée 99, il faut considérer deux combinaisons
d’actions:

- à l’ELU : 1,35G+ 1,5Q+ W ;


- à l’ELS : G+Q+0,77W

Sachant que :

- G : Charge permanente ;
- Q : Surcharge d’exploitation ;
- W : Effet du vent.

Les tableaux suivants nous résument alors les résultats des charges :

- Pour le poteau de P1 :

Tableau 33 : Combinaison d’actions dans le poteau P1 en [daN]

Niveau G Q W Total ELU ELS 0,9ELU 0,9ELS

N1 3642 921 27 4 590 6 325 4 584 5 693 4 125


N2 3657 921 433 5 011 6 751 4 911 6 076 4 420
N3 6229 2338 433 9 000 12 349 8 900 11 114 8 010
N4 6245 2338 1 327 9 910 13 265 9 605 11 938 8 644
N5 6245 4290 1 327 11 862 16 193 11 557 14 573 10 401

Source : auteur

- Pour le poteau P2 :

Tableau 34 : Combinaison d’actions dans le poteau P2 en [daN]

Niveau G Q W Total ELU ELS 1,15ELU 1,15ELS

N1 6182 1613 8 7 803 10 773 7 801 12 389 8 971


N2 6197 1613 136 7 946 10 921 7 915 12 560 9 102
N3 11805 4209 136 16 150 22 386 16 119 25 744 18 537
N4 11821 4209 415 16 445 22 687 16 350 26 090 18 802
N5 13382 6782 415 20 579 28 654 20 484 32 952 23 556
Source : auteur

57
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

- Pour le poteau P3 :

Tableau 35 : Combinaison d’actions dans le poteau P3 en [daN]

Niveau G Q W Total ELU ELS 1,15ELU 1,15ELS

N1 6905 1803 7 8 715 12 033 8 713 13 838 10 020


N2 6920 1803 105 8 828 12 152 8 804 13 974 10 124
N3 13087 4908 105 18 100 25 134 18 076 28 905 20 787
N4 13102 4908 320 18 330 25 370 18 256 29 175 20 995
N5 14353 8013 320 22 686 31 716 22 612 36 473 26 004

Source : auteur

- Pour le poteau P4 :

Tableau 36 : Combinaison d’actions dans le poteau P4 en [daN]

Niveau G Q W Total ELU ELS 0,9ELU 0,9ELS

N1 3924 1020 28 4 972 6 855 4 966 7 884 5 710


N2 3938 1020 453 5 411 7 299 5 307 8 394 6 103
N3 8191 3224 453 11 868 16 347 11 764 18 799 13 528
N4 8206 3224 1 388 12 818 17 302 12 499 19 897 14 374
N5 9701 5428 1 388 16 517 22 626 16 198 26 020 18 627
Source : auteur

58
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

CALCUL DE STRUCTURES
Cette étude a pour objet de déterminer les sollicitations au niveau des éléments
constituant l’ossature du bátiment afin qu’on puisse dimensionner les sections d’armatures à
utiliser dans les poteaux ainsi que dans les poutres.

VII.1. Choix de la méthode utilisée

Il existe beaucoup de méthodes pour déterminer les efforts dans la structure, comme :

 La méthode des rotations qui conduit à n équations à n inconnues (les rotations des
nœuds)
 L’èquation des trois moments : pour une poutre continue en particulier.
 La méthode de Caquot : initialement conçue pour les poutres continues,
 La méthode de Hardy CROSS qui, par approximations successives, donne des résultats
convergeant vers la valeur exacte.

Dans le cas du présent projet, on a choisi la méthode de « CROSS » pour obtenir des résultats
qui convergent vers la valeur exacte.

VII.2. But de la méthode de CROSS


C’est une mèthode pratique permettant de dèterminer d’une maniére rigoureuse les
efforts s’exerçant dans un systéme hyperstatique à nœuds rigides sous l’action des forces
extérieures. Les éléments constituant le système peuvent être des poutres droites ou courbes de
section constante ou variable, et les charges auxquelles ils sont soumis peuvent être fixes ou
mobiles.

VII.2.1. Principe de la méthode de CROSS


La mèthode de CROSS permet, au moyen d’approximations successives, de rèsoudre
par des calculs simples, des problémes, même dans le cas des systémes complexes, c’est-à dire
la détermination des moments fléchissant aux extrémités des barres.

Précisons que la méthode de CROSS ne donne pas exactement le moment fléchissant


agissant aux extrémités des barres, tel qu’on considére ce moment en RDM, mais le moment
transmis par le nœud à la barre.

VII.2.2. Evaluation des charges


Dans les calculs de superstructure, toutes les charges que les poutres supportent doivent
être èvaluèes pour qu’elles soient bien dimensionnèes. Cette èvaluation utilise les charges

59
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

permanentes et les charges d’exploitation ainsi que l’effet du vent, comme dans la descente des
charges.

Pour évaluer les charges, on considère la file qui présente des charges défavorables qui
est la file « D ».

VII.2.2.1. Les Charges verticales


Les charges verticales sont supportées par les poutres. A part, le poids propre de la
poutre et celui du mur, les charges permanentes et les surcharges d’exploitation des planchers
sont aussi des charges verticales supportées par la poutre.

Les charges verticales qui se sont appliquées dessus ne sont plus linéiques ou
uniformément réparties mais trapézoïdales ou triangulaires. Notre dalle se repose sur 4 côtés,
on est sur un cas d’une dalle rectangulaire.

60
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
37 : Evaluation
: Evaluation
Tableau 36Tableau charges
linéaires
des chargesdes [daN/ml]en [daN/ml]
enlinéaires

Poids unitaire
Dimension [daN/m²] ou Poids total [daN] Pondérati Pondérat
Barre Désignation [daN/m3] ELU ion à ELS
on à l'ELU
l'ELS
L(m) l(m) h(m) G Q G Q
CD Toiture terrasse 1 3,7 492 1820 1,35 2458 1 1820
Poutre 1 0,22 0,3 2500 165 1,35 223 1 165
Mémoire de fin d’étude

Surcharge d'exploita 1 3,7 130 481 1,5 722 1 481

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


TOTAL 2466 3402 2466
DI Toiture terrasse 1 3,1 492 1525 1,35 2059 1 1525
Poutre 1 0,22 0,3 2500 165 1,35 223 1 165
Surcharge d'exploita 1 3,1 130 403 1,5 605 1 403
TOTAL 2093 2886 2093
IJ Toiture terrasse 1 4,5 492 2214 1,35 2989 1 2214
Poutre 1 0,22 0,3 2500 165 1,35 223 1 165
Surcharge d'exploita 1 4,5 130 585 1,5 878 1 585
TOTAL 2964 4089 2964
BE Plancher 1 3,7 354 1310 1,35 1768 1 1310
Poutre 1 0,22 0,3 2500 165 1,35 223 1 165
Mur 1 0,22 434 95 1,35 129 1 95
Surcharge d'exploita 1 3,7 275 1018 1,5 1526 1 1018
TOTAL 2588 3646 2588
EH Plancher 1 3,1 354 1097 1,35 1481 1 1097
Poutre 1 0,22 0,3 2500 165 1,35 223 1 165
Mur 1 0,22 434 95 1,35 129 1 95
Surcharge d'exploita 1 3,1 250 775 1,5 1163 1 775
TOTAL 2133 2996 2133
HK Plancher 1 4,5 354 1593 1,35 2151 1 1593
Poutre 1 0,22 0,3 2500 165 1,35 223 1 165
Mur 1 0,2 434 87 1,35 117 1 87
Surcharge d'exploita 1 4,5 250 1125 1,5 1688 1 1125
TOTAL 2970 4178 2970
ESPA BTP

61
Source : auteur
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Voici une récapitulation des charges linéaires appliquées sur chaque poutre :

Tableau 38 : Récapitulation des charges linéaires en [kN/ml]

Travée ELU ELS


CD 34,02 24,66
DI 28,86 20,93
IJ 40,89 29,64
BE 36,46 25,88
EH 29,96 21,33
HK 41,78 29,70
Source : auteur

VII.2.2.2. Les charges horizontales


Pour calculer les charges horizontales sollicitant la superstructure, on se rèfére à l’effet
du vent extrême. A l’ELS, le coefficient de pondèration est ègal à 0,6 et il est ègal à 0,9 pour le
calcul à l’ELU. La charge par mètre linéaire est obtenue par la relation suivante :

𝑾 = 𝒒𝒅 × 𝑳
L : la largeur d’impact du vent

qd : la pression dynamique de base corrigée telle que qd = 1,43 kN/m²

D’où :
𝑘𝑁
 A l’ELU : 𝑞𝑒𝑑 = 1,43 × 0,9 = 1,29
𝑚²
𝑘𝑁
 A l’ELS : 𝑞𝑒𝑑 = 1,43 × 0,6 = 0,86 𝑚²

D’où les calculs des charges par métre linèaire des poteaux :

 Vent Gauche :

Comme L = 4,05m

- A l’ELU : 𝑊 = 1,29 × 4,05 = 5,22 𝑘𝑁/𝑚𝑙


- A l’ELS : 𝑊 = 0,86 × 4,05 = 3,48 𝑘𝑁/𝑚𝑙
 Vent Droite :

Comme L = 3,65m

- A l’ELU : 𝑊 = 1,29 × 3,65 = 4,71 𝑘𝑁/𝑚𝑙


- A l’ELS : 𝑊 = 0,86 × 3,65 = 3,14 𝑘𝑁/𝑚𝑙

62
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Tableau 39 : Les charges dues au vent en [kN/ml]

𝑘𝑁 ELU ELS
W L[m] 𝑞𝑒𝑑 [ ]
𝑚2
Vent gauche 4,05 1,43 5,22 3,48

Vent droite 3,65 1,43 4,71 3,14

VII.3. Calcul des sollicitations


Selon la méthode de CROSS, on suit les étapes suivantes afin d’arriver à la courbe enveloppe.

𝑰𝒊𝒋
VII.3.1. Facteur de rigidité Kij
𝑲𝒊𝒋 =
 𝑳𝒊𝒋 pour les poutres doubles encastrées ;
 𝟑 𝑰𝒊𝒋 pour les poutres articulèes à l’une de ses extrèmitès.
𝑲𝒊𝒋 = 𝟒 ×
𝑳𝒊𝒋

𝑏ℎ3 Avec :
𝐼𝑖𝑗 =
12 : Moment d’inertie pour une section rectangulaire
𝑎4 : Moment d’inertie pour une section carrée
𝐼𝑖𝑗 =
12
VII.3.2. Coefficient de répartition
Ce coefficient permet de répartir la somme des moments en un nœud entre les poteaux
ou les poutres qui en dérivent. Il a pour formule :

𝑲𝒊𝒋
𝑪𝒊𝒋 =
∑ 𝑲𝒊𝒋
Où Kij : raideur de l’èlèment ij en [m3]

VII.3.3. Moment d’encastrement parfait


Cela est en fonction des cas de charges. Dans notre projet, on a des charges réparties
sur les barres. Soit HK la barre à considérer alors :
𝒒𝒍𝟐 𝒒𝒍𝟐
𝑴𝑯 = + et 𝑴𝑲 = ,
𝟏𝟐 𝟏𝟐

Et au cas où il n’y a pas de charge, on a Mi=0.

VII.3.4. Moment réel


Le moment réel est obtenu par la somme du moment d’encastrement parfait et les
diverses corrections obtenues à chaque tour du nœud.

63
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

𝑴𝒋𝒊
Le moment corrigé est égal à 𝑴𝒊𝒋 = ,𝑪𝒊𝒋 × 𝑴 et 𝑴𝒊𝒋 =
𝟐
Avec M : somme des moments d’encastrement parfait et des moments transmis aux nœuds.

VII.3.5. Moment fléchissant en un point x donné


Sachant la valeur des moments aux appuis de la barre considérée BG, le moment au
point x est obtenu par :

𝑴𝑯𝑲 + 𝑴𝑲𝑯
𝑴(𝒙) = 𝝁(𝒙) , 𝑴𝑯𝑲 + ) *𝒙
𝑳
Avec :

- M(x) : Moment flèchissant en un point d’abscisse x ;


- MHK : Moment transmis par le nœud H à la barre HK ;
- MKH : Moment transmis par le nœud K à la barre KH ;
- μ(x) : Moment flèchissant au point d’abscisse x de la poutre isostatique, de même
portée et supportant les mêmes charges, tel que :

𝒑𝒙
𝝁(𝒙) = (𝑳 , 𝒙)
𝟐
VII.3.6. Effort tranchant
L’effort tranchant dans la section d’abscisse x s’obtient par :

𝒅𝑴(𝒙) 𝑴𝑯𝑲 +𝑴𝑲𝑯


𝑻(𝒙) = 𝒅𝒙
=𝜽 , ( 𝒍
)

𝒅𝝁
𝜽=
𝐴𝑣𝑒𝑐 : 𝒅𝒙

Et 𝜃= Effort tranchant dans la barre droite de même portée reposant sur deux appuis simples et
supportant les mêmes charges.

Dans le présent cas, le portique est soumis uniquement à des charges uniformément
réparties. Si cette charge est égale à p alors on a la formule suivante :
- Effort tranchant à droite de A :
𝑝𝑙 (𝑀𝐴𝐵 , 𝑀𝐵𝐴 )
𝑇𝐴𝐵 = ,
2 𝑙
- Effort tranchant à gauche de B :
𝑝𝑙 (𝑀𝐴𝐵 + 𝑀𝐵𝐴 )
𝑇𝐵𝐴 = , +
2 𝑙
64
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Le nombre de nœuds susceptible de se déplacer est donné par la relation suivante :

𝒅 = 𝟐𝒏 , 𝒃
Avec :

n : nombre de nœuds susceptible de tourner

b : nombre de barres

Dans notre cas : 𝑑 = 2 × 8 , 14

𝑑=2

Alors, les nœuds subissent deux déplacements.

VII.4. Procédé de la méthode de Cross :


La méthode de Cross sera plus commode en effectuant le calcul sur un tableau. Ce tableau
comprend :
 1ère ligne : les différents nœuds ;
 2ème ligne : les barres aboutissants à chaque nœud ;
 3ème ligne : le coefficient de répartition ;
 4ème ligne : le moment d’encastrement parfait M aux extrèmitès de chaque barre ;
 5ème ligne : opération de la construction (couple de reprise et couple transmis).

Pour le calcul, il faut considérer trois différents cas :

- Prendre seulement les charges verticales ;


- Prendre les charges verticales et les charges horizontales de gauche vers droite ;
- Prendre les charges verticales et les charges horizontales de droite vers gauche.

La superposition du diagramme de moment de ces trois cas constitue la courbe enveloppe


des moments fléchissant. Entre autre, seule la valeur maximale entre les trois cas sera retenue
pour le calcul de la poutre.

65
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Source : auteur

Figure 11 : Modèlisation des charges à l’ELU (unitè : [kN/ml])

Source : auteur

Figure 12 : Modèlisation des charges à l’ELS (unité : [kN/ml])

66
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

VII.5. Courbes enveloppes

Figure 13 : Diagramme des moments fléchissants pour les poutres à l’ELS [kN.m]

Figure 14 : Diagramme des moments flèchissants pour les poutres à l’ELU [kN.m]
67
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

DIMENSIONNEMENT DES ELEMENTS


EN BETON ARME
VIII.1. Dimensionnement des poteaux
VIII.1.1. Hypothèses de calculs
Le poteau à considérer pour le calcul est le poteau le plus sollicité en superstructure.
Dans notre projet, d’aprés la descente des charges on constate que c’est le poteau P3 au niveau
du rez-de-chaussée qui est le plus sollicité. C’est un poteau intèrieur de 3m de hauteur et de
section (0,22*0,22) m². Son extrémité supérieure est reliée aux poutres du premier étage et
l’extrèmitè inférieure reliée aux semelles de fondation. Les valeurs des charges supportées par
le poteau respectivement à l’ELU et à l’ELS sont les suivantes :

 Nu = 37,19 kN
 Nser = 26,5 kN
VIII.1.2. Caractèristiques du bèton et de l’acier utilisè
VIII.1.2.1. Le Béton :
On prendra à l’ELU la rèsistance à la compression du béton 𝒇𝒄𝒋 = 𝒇𝒄𝟐𝟖 car les charges
sont appliquées à 28 jours. Le ciment utilisé pour le béton est le CEM I 42,5, et dans les
conditions courantes 𝒇𝒄𝟐𝟖 = 𝟐𝟓𝑴𝑷𝒂.

- Le dosage du béton est à 𝟑𝟓𝟎𝒌𝒈/𝒎𝟑 .

Fissuration du béton : comme le poteau est implantè à l’intèrieur du bátiment, c’est un


élément couvert, la fissuration considérée est peu préjudiciable (FPP).

- Coefficient de sécurité partielle : 𝜸𝒃 = 𝟏, 𝟓 pour une combinaison


fondamentale ;
- Durèe d’application des charges : t > 24 h, donc θ =1 ;
- Contrainte de traction : ft28 = 0,6+0,06 fc28 =2,1MPa ;

- Contrainte d’adhèrence : 𝜏𝑠𝑢 = 0,6 × 𝜓𝑠2 𝑓𝑡28

VIII.1.2.2. Acier
- On utilisera des aciers à haute adhérence Fe E 500
- Coefficient de sécurité 𝛾𝑠 = 1,15
- Coefficient d’adhérence Ψs=1,5 pour les barres à haute adhérence

68
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Comme le poteau est sollicitè par une compression simple, on va suivre l’organigramme
de calcul, qui se trouve dans l’annexe D.1, afin de déterminer les armatures longitudinales et
transversales.

VIII.1.4. Tableau de calcul


Le calcul du dimensionnement du poteau P3 du rez-de-chaussée est montré dans le
tableau suivant :

Tableau 40 : Tableau de calcul de dimensionnement des poteaux


Application littérale Application numérique
Désignations Notation Unités Valeurs
Effort normal
Nu MN 0,37
ultime résistant
Effort normal à
Nser MN 0,26
l’ètat de service
Longueur a m 0,22
Largeur b m 0,22
Surface B m² 𝐵 =𝑎×𝑏 𝐵 = 0,22 × 0,22 0,048
𝐵𝑟 = (𝑎 , 0,02) × (𝑏
Surface réduite Br m² 𝐵𝑟 = 0,20 × 0,20 0,04
, 0,02)
Détermination élancement
Longueur libre l0 m 3,10
Longueur
lf m 𝑙𝑓 = 0,7 × 𝑙0 𝑙𝑓 = 0,7 × 3,10 2,17
flambement
34,17
(𝑙𝑓 √12) (2,17√12) =>
Elancement 𝜆 m 𝜆= 𝜆= On
𝑎 0,22
trouve
𝜆 < 50
𝛽
𝜆 2
Coefficient 𝛽 - 𝛽 = 1 + 0,2 × (35) 2,17 2 1,194
= 1 + 0,2 × ) *
35
Contrainte de compression du béton
Coefficient θ - 1
Résistance à la
compression à 28 𝑓𝑐28 MPa 25
jours
Résistance à la 𝑓𝑡28 = 0,6 + 0,06
𝑓𝑡28 MPa 𝑓𝑡28 = 0,6 + 0,06 × 𝑓𝑐28 2,1
traction × 25
Coefficient
partiel de sécurité 𝛾𝑏 - 1,5
de l’acier
Contrainte de 0,85 × 𝑓𝑐28 0,85 × 25
compression du σbc MPa 𝜎𝑏𝑐 = 𝜎𝑏𝑐 = 14,17
béton 𝜃 × 𝛾𝑏 1 × 1,5
69
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP
Application littérale Application numérique
Désignations Notation Unité Valeurs
Contrainte de l’acier
x 3
Nappes
d’armatures de
coutures
Résistance de
fe MPa 500
l’acier
Coefficient
Ψs - 1,5
d’adhèrence
Coefficient de
γs - 1,15
sécurité
Contrainte
τsu MPa 𝜏𝑠𝑢 = 0,6 × 𝜓𝑠2 × 𝑓𝑡28 𝜏𝑠𝑢 = 0,6 × 1,52 × 2,1 2,84
d’adhèrence
Contrainte de 𝑓𝑒 500
fed MPa 𝑓𝑒𝑑 = 𝑓𝑒𝑑 = 435
l’acier 𝛾𝑠 1,15
Détermination des armatures longitudinales
𝑁𝑢 , 𝐵 × 𝑓𝑏𝑢 0,37 , 0,048 × 14,17
𝐴𝑅 ≥ 𝐴𝑅 ≥ -7,087
𝑓𝑒𝑑 435
1 𝐴𝑆𝐹
𝐴𝑆𝐹 ≥ ) * 1
Aire de la 0,85 × 𝑓𝑒𝑑 ≥) *
section A cm² 0,85 × 435
× [𝛽𝑁𝑢
d’armature × [1,194 × 0,37 -5,09
𝐵𝑟 ∗ 𝑓𝑏𝑢
,) *] 0,04 × 14,17
0,9 ,) *]
0,9

𝐴 = max(𝐴𝑅 - 𝐴𝑆𝐹 ) A=max (-7,087;-5,09) -5,09


𝐵
Amin Amin cm² 𝐴𝑚𝑖𝑛 = max )4𝑢- 0,2 × * 𝐴𝑚𝑖𝑛 = max(3,52 - 0,968) 3,52
100
5𝐵 5 × 484
Amax Amax cm² 𝐴𝑚𝑎𝑥 = 𝐴𝑚𝑎𝑥 = 24,2
100 100
Choix de ∅𝑙 mm 4HA12 avec une section de 4,52 4HA12
l’armature S cm² cm² 4,52
Détermination des armatures transversales
6 ≤ ∅𝑡 ≤ 12
Dimension ∅𝑡 mm ∅𝑡 = 0,3×12=0,36 6
∅𝑡 = 0,3 × ∅𝑙
Espacement
𝑠̆𝑡 ≤ 𝑚ℏ𝑛 (15∅𝑙𝑚𝑖𝑛 - 𝑎
hors 𝑠̆𝑡 cm 𝑠̆𝑡 ≤ 𝑚ℏ𝑛 (18 - 32- 40) 18
+ 10- 40)
recouvrement
Longueur de 0,6 × ∅𝑙 × 𝑓𝑒 0,6 × 1,2 × 500
lr’ cm 𝑙𝑟′ = 𝑙𝑟′ = 31,75
recouvrement 4𝜏𝑠𝑢 4 × 2,84
Espacement
𝑙𝑟′ , 4∅𝑙 31,75 , 4 × 1,2
zone de 𝑠𝑡 cm 𝑠𝑡 = 𝑠𝑡 = 13,5
recouvrement 𝑥,1 3,1
Longueur ∅ × 𝑓𝑒 0,4 × 1,2 × 500
la cm 𝑙𝑎 = 0,4 × 𝑙𝑠 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙𝑠 = 𝑙𝑎 = 21,16
d’ancrage 4 × 𝜏𝑠𝑢 4 × 2,835
70
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

VIII.1.5. Récapitulation
Les dimensions des armatures du poteau P3 sont :
- Armatures longitudinales : 4HA12
- Armatures transversales : HA6
Les espacements entre les armatures transversales sont :
- Dans les zones de recouvrement : 13,5cm
- Dans les zones courantes : 18cm
VIII.1.5.1. Vérification de la sécurité :
On doit de vérifier la condition de sécurité suivante : 𝑁𝑢 ≤ 𝑁𝑢,𝑙𝑖𝑚
Nu : Effort normal agissant de calcul
Nu,lim : effort normal résistant tel que :
𝐵𝑟 × 𝑓𝑐28 𝑓𝑒
𝑁𝑢,𝑙𝑖𝑚 = 𝛼 +𝐴
0,9 × 𝛾𝑏 𝛾𝑠
0,85 0,85
𝛼= = = 0,71
𝛽 1,19

 A=4HA12=4,52×10-4m²
0,04 × 25 500
𝐷′ 𝑜ù, 𝑁𝑢,𝑙𝑖𝑚 = 0,71 ∗ + 4,52 × 10,4 ∗
0,9 × 1,5 1,15
Donc, 𝑁𝑢,𝑙𝑖𝑚 = 0,937𝑀𝑁
Et Nu=0,37MN
Alors, la sécurité est vérifiée car 0,37MN≤ 0,937MN.
La disposition constructive des armatures du poteau P3 se trouve dans l’annexe E.

VIII.2. Dimensionnement des poutres


Les poutres sont soumises à la flexion simple puisque les effets des moments fléchissant
et des efforts tranchants dans les poutres sont assez élevés vis-à-vis des efforts normaux.

VIII.2.1. Données de calcul

Sachant que la construction se trouve dans un milieu non agressif, la fissuration sera peu
prèjudiciable et le calcul sera conduit essentiellement à l’ELU et la vèrification à l’ELS. La
poutre a une section rectangulaire telle que :

 b =22 cm : largeur de la poutre


71
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

 h = 30 cm : hauteur de la poutre
 d =0,9h =27 cm : hauteur utile de la poutre

VIII.2.2. Choix de la poutre à étudier


Les valeurs des moments données par la courbe enveloppe nous montrent que c’est la
poutre IJ se trouvant sous la toiture terrasse qui est la plus sollicitée. Voici les diagrammes
correspondants :

Figure 15 : Diagramme des efforts tranchants à l’ELU en kN

Figure 16 : Diagramme des efforts tranchants à l’ELS en kN

Figure 17 : Diagramme des moments flèchissants à l’ELU en kN.m


72
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Figure 18 : Diagramme des moments flèchissants à l’ELS en kN.m

VIII.2.3. Armatures longitudinales


VIII.2.3.1. Type de section
Il est nécessaire de savoir si la section est à simple armature (SSA) ou à double armature
(SDA). Il faut alors connaître les conditions suivantes :

- Si 𝜇𝑏𝑢 ≤ 𝜇𝑙𝑢 : SSA


- Si 𝜇𝑏𝑢 > 𝜇𝑙𝑢 : SDA

Avec :
𝑀𝑢
µ𝑏𝑢 = : Moment réduit
𝑏𝑜 𝑑2 𝑓𝑏𝑢

Or : 𝜇𝑙𝑢=371kN.m pour Fe E 500 : Moment réduit limite


b0=0,22m
d=0,27m
0,85 × 𝑓𝑐28 𝑓𝑏𝑢 =
0,85×25
= 14,17𝑀𝑃𝑎
𝑓𝑏𝑢 = 1×1,5
𝜃 × 𝛾𝑏

Mu : Moment respectif sur chaque appui et chaque travée.


Les valeurs de Mu sont obtenues à partir de la méthode de Cross.
On a alors le tableau suivant :
Tableau 41 : Tableau de type de section sur chaque appui
TRAVEE CD DI IJ
Appuis C Dg Dd Ig Id J
Mu [kN.m] 22,46 63,81 63,60 63,60 69,37 79,97
Mser [kN.m] 16,16 46,27 19,40 46,19 50,29 57,81
μbu [kN.m] 98,86 280,83 279,91 279,91 305,34 351,95
μlu [kN.m] 371
comparaison μbu≤μlu μbu≤μlu μbu≤μlu μbu≤μlu μbu≤μlu μbu≤μlu
SECTION SSA SSA SSA SSA SSA SSA

73
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Tableau 42 : Tableau de type de section sur chaque travée

TRAVEE CD DI IJ
Mu [kN.m] 30,71 1,11 51,38
Mser [kN.m] 22,33 0,85 37,29
µbu [kN.m] 135,15 4,87 226,13
µlu [kN.m] 371
comparaison μbu≤μlu
SECTION SSA SSA SSA

On constate que toutes les sections sont à simple armature alors : il faut prévoir des
armatures de montage dans la partie comprimée pour fixer les armatures transversales lors du
ferraillage.
VIII.2.3.2. Les armatures longitudinales proprement dites
Sachant que, la section des armatures longitudinales A est : A = max (Au ; Amin)

Avec :
𝑴𝒖 ×𝒇𝒆𝒅
 𝑨𝒖 =
𝒛𝒃

500
𝑓𝑒𝑑 =1,15=434,78MPa

zb : bras de levier de l’effort de compression.

Or, 𝑧𝑏 = 𝑑(1 , 0,4𝛼)

si 𝜇𝑏𝑢 ≥ 0,30 (calcul exact)


Avec 𝛼 = 1,25 (1 , √(1 , 2µ𝑏𝑢 ))
Ou 𝑧𝑏 = 𝑑(1 , 0,6𝜇𝑏𝑢 )
si 𝜇𝑏𝑢 < 0,30 (calcul simplifié)
Tableau 43 : Calcul de Au
TRAVEE CD DI IJ
Appuis C Travée Dg Dd Travée Ig Id Travée J
µbu ≤ µbu ≤ µbu ≤ µbu ≤ µbu ≤ µbu ≤ µbu ≥ µbu ≤ µbu ≥
Constatation
0,30 0,30 0,30 0,30 0,30 0,30 0,30 0,30 0,30
α - - - - - - 0,47 - 0,57
zb [cm] 25,40 24,81 22,45 22,47 26,92 22,47 21,92 23,34 20,85
𝑓𝑒
𝑓𝑒𝑑Au=[cm²] 2,03 2,85 6,54 6,51 0,09 6,51 7,28 5,06 8,82
𝛾𝑠
𝒇𝒕𝟐𝟖 ×𝒃𝟎 ×𝒅 𝒃𝟎 ×𝒉
 𝑨𝒎𝒊𝒏 = 𝒎𝒂𝒙 {𝟎, 𝟐𝟑 × 𝒇𝒆
- 𝟏𝟎𝟎𝟎 |

74
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Avec : - ft28=0,6+0,06fc28 avec fc28=25MPa


ft28=2,1MPa
- b0=0,22m
- d=0,27m
- h=0,3m
- fe=500MPa
Tableau 44 : Calcul de Amin

TRAVEE CD DI IJ
Appuis C Travée Dg Dd Travée Ig Id Travée J

𝑏0 × 1000 [cm²] 0,66 0,66 0,66 0,66 0,66 0,66 0,66 0,66 0,66
𝒇𝒕𝟐𝟖 ×𝒃𝟎 ×𝒅
𝟎, 𝟐𝟑 × [cm²] 0,57 0,57 0,57 0,57 0,57 0,57 0,57 0,57 0,57
𝒇𝒆
Amin [cm²] 0,66 0,66 0,66 0,66 0,66 0,66 0,66 0,66 0,66
Source : auteur
Ainsi, on a le tableau suivant :

Tableau 45 : Tableau des armatures longitudinales convenables

TRAVEE CD DI IJ
Appuis C Travée Dg Dd Travée Ig Id Travée J
Au [cm²] 2,03 2,85 6,54 6,51 0,09 6,51 7,28 5,06 8,82
Amin [cm²] 0,66 0,66 0,66 0,66 0,66 0,66 0,66 0,66 0,66
A [cm²] 2,03 2,85 6,54 6,51 0,09 6,51 7,28 5,06 8,82
CHOIX
2HA12 4HA10 6HA12 6HA12 2HA8 6HA12 5HA14 5HA12 6HA14
D'ARMATURES
Section en [cm²] 2,26 3,14 6,79 6,79 1,005 6,79 7,70 5,65 9,24
Source : auteur
VIII.2.4. Armatures d’áme :
Les armatures d’áme ont pour rôle d’èquilibrer les efforts tranchants et leurs
espacements sont en fonction des intensités de ces derniers. Mais leur utilité dépend de la valeur
de la contrainte tangente conventionnelle 𝜏𝑢 de chaque poutre.

Voici les conditions C1, C2, C3 à respecter :

75
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Tableau 46 : Tableau des conditions C1, C2, C3

𝑓𝑐28
𝑓𝑐28 0,07 × [MPa] 1,50 [MPa] C1 [MPa]
𝛾𝑏
𝐶1 = min |0,07 × - 1,50~
𝛾𝑏
1,17 1,50 1,17
𝑓𝑐28
𝑓𝑐28 0,20 × [MPa] 5 [MPa] C2 [MPa]
𝛾𝑏
𝐶2 = min |0,20 × - 5~
𝛾𝑏
3,33 5 3 ,33
𝑓𝑐28 0,27 ×
𝑓𝑐28
[MPa] 7[MPa] C3 [MPa]
𝐶3 = min |0,27 × - 7~ 𝛾𝑏
𝛾𝑏
4,5 7 4,5

Source : auteur
Les conditions ci-dessous vérifient si les armatures d’áme sont nècessaires ou non :
Si 𝐶1 = 𝜏𝑢 : les armatures d’áme ne sont pas nècessaires ;
Si 𝐶1 ≤ 𝜏𝑢 : les armatures d’áme sont nècessaires ;
Si 𝐶1 ≤ 𝜏𝑢 < 𝐶2 : des armatures droites (ou verticales) sont nécessaires et suffisantes ;
Si 𝐶2 ≤ 𝜏𝑢 < 𝐶3 : on fait des armatures d’áme obliques ;
Si 𝐶3 ≤ 𝜏𝑢 ∶ On aura besoin d’armatures mixtes (droite et oblique).
VIII.2.5. Calcul de la contrainte tangentielle conventionnelle :
Elle est définie par la formule suivante :
𝑉𝑢0
𝜏𝑢 =
5ℎ 𝑏0 × 𝑑
𝑉𝑢0 = 𝑉𝑚𝑎𝑥 1 𝑝𝑢 ×
Avec : 6
𝑉𝑢0: Effort tranchant correspondant à la contrainte tangentielle conventionnelle ;
Vmax : effort tranchant maximal au niveau de la poutre ;
pu : la charge appliquée sur la poutre à l’ELU.
On a le tableau suivant :
Tableau 47 : Nécessité des armatures d’áme
Travées CD DI IJ
Appuis C Dg Dd Ig Id J
Vu [kN] 59,66 67,75 38,65 51,16 99,67 85,24
Vu max [kN] 67,75 51,16 99,67
pu [kN] 34,02 28,86 40,89
Vuo [kN] 59,24 43,95 89,45
τuo [MPa] 1,00 0,74 1,51
Constatation τuo ˂C1 τuo ≤ C1 C1 ≤ τuo < C2
Pas nécessaire Pas nécessaire Nécessaire

76
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Armature
d'âme
Source : auteur
Ici 𝐶1 < 𝜏𝑢 < 𝐶2 alors les armatures droites sont nécessaires et suffisantes.
Pour les cas où on n’a pas besoin des armatures d’áme, il faut encore mettre des
armatures transversales pour maintenir les armatures longitudinales en place, tel que :
L’espacement St ≤ 𝑆̆𝑡 = min {b0 + 10 - 40|

au cas où 𝐶1 = 𝜏𝑢0
Avec : b0 = 22 cm
𝐷′ 𝑜ù 𝑆̆𝑡 = 𝑚ℏ𝑛 {32 - 40|
𝑆̆𝑡 = 32 cm
Prenons donc 𝑆𝑡 = 30 cm.
VIII.2.6. Diamétre des armatures d’áme pour la poutre IJ :
𝒉 𝒃
Soit ϕ𝑡 le diamétre des armatures d’áme tel que ∅𝒕 ≤ 𝐦𝐢 𝐧 {∅𝒍 - - |
𝟑𝟓 𝟏𝟎
Avec 𝜙𝑙 : diamètre des armatures
longitudinales.

D’où, ∅𝒕 ≤ 𝐦𝐢𝐧{𝟖 - 𝟖, 𝟓𝟕- 𝟐𝟐}

On obtient : 𝜙𝑡 ≤ 8mm tel que : 6mm ≤ ∅𝑡 ≤ 12mm.

Et on sait que : 𝜙𝑡=0,3𝜙𝑙=0,3×8=2,4mm

On prend alors 𝜙𝑡=6𝑚𝑚.

VIII.2.7. Rèpartition des armatures d’áme pour la poutre IJ :


Pour ce faire, on va employer la méthode de CAQUOT.
D’aprés cette mèthode, les ètapes de calcul à suivre sont les suivants :
- Calculer l’espacement des armatures St0 et correspondre sa valeur avec les espaces
normalisées suivantes : 7-8-9-10-11-13-16-20-25-35-40 tel que :
𝑺𝒕𝟎 = 𝜽𝟎 × 𝑨𝒕
𝒇
Avec : 𝟎, 𝟗 × 𝜸𝒆
𝒔
𝜽𝟎 =
𝒃𝟎 × (𝝉𝒖𝟎 , 𝟎, 𝟑 × 𝒌 × 𝒇𝒕𝟐𝟖 )
𝝅𝝓𝟐𝒕
Et 𝑨𝒕 = 𝟒 × : la section globale des armatures transversales ;
𝟒

Données : - fe=500MPa
77
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

- γs= 1,15
- b0=0,22m
- k=1 pour les fissurations peu préjudiciables.
- ft28=2,1MPa
- h=0,3m
- Vérifier ensuite que 𝑆𝑡0 ≤ 𝑆̆𝑡 avec : S̆t = min ( 0,9d- 40cm)

𝑆̆𝑡 = min ( 0,9 ∗ 27- 40𝑐𝑚) d’où 𝑆̆𝑡 =24,3cm


𝑆𝑡0
- Placer la première armature d’áme à du nu d’appui ;
2
5ℎ 1 5ℎ
- Répéter 𝑆𝑡0 n fois afin de couvrir avec 𝑛≥ ∗ ) , 3*
6 6 𝑆𝑡0

5ℎ 0,3 × 𝑘 × 𝑓𝑡28
- Calculer l0’ avec : 𝑙0′ = )𝑙0 , * × )1 , *
6 𝜏𝑢0

où l0 est la distance où l’effort tranchant s’annule.


Tableau 48 : Tableau de 𝑆𝑡0

𝑆𝑡0 𝑛𝑜𝑟𝑚𝑎𝑙ℏ𝑠é
,1
POUTRES 𝜃0 }𝑐𝑚 ~ 𝐴𝑡 }𝑐𝑚 ~ 𝑆𝑡0 [cm] 2 [cm] 𝑆𝑡̅ }𝑐𝑚] n
n 𝑙0 }𝑚~ 𝑙′0 [m]
retenu

CD 48,42 54,76 20 0,53 1 -1,56 -0,66

DI 161,87 1,131 183,07 20 24 0,53 1 -0,11 -0,05

IJ 20,31 22,97 20 0,53 1 2,26 1,17

Avec 𝑆̆𝑡 = 24,3𝑐𝑚, la condition 𝑆𝑡0 ≤ 𝑆̆𝑡 est vérifiée.


Alors, on prend 𝑺𝒕𝟎 =20cm. Donc, la premiére armature d’áme se posera à 10cm de
l’appui. La répartition des armatures d’áme le long de la poutre IJ jusqu’à mi- portée sera alors
la suivante :
Tableau 49 : Distribution des armatures d’ámes
St St0/2 11 13 16 20
Nombre théorique 2,26 1,17 1,17 1,17
Nombre cumulé 2,26 2,34 3,51 4,68
Nombre arrondi 2 2 3 4
Nombre de répétition 2 0 1 1
Abscisse 10 32 32 48 68
Source : auteur
78
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

VIII.2.8. Vérification vis-à-vis de la contrainte de cisaillement


Il faut que : 𝜏𝑠𝑐 ≤ 𝜏𝑠𝑐𝑢 𝑉𝑢
𝜏𝑠𝑐 =
Telle que : 0/9 × 𝑑 × 𝑢
Et 𝜏𝑠𝑐𝑢 = 𝜓𝑠 × 𝑓𝑡28

Avec : - 𝜏𝑠𝑐𝑢 : contrainte admissible d’adhèrence


- Vu : Effort tranchant sur chaque appui ;
- 𝑢 = 𝑚𝜋𝜙 : périmètre utile ;
- 𝑚 =4 : nombre des armatures longitudinales inférieures aux appuis ;
- 𝜓𝑠 = 1,5 : coefficient de scellement pour les aciers HA.
On a alors le tableau suivant :

Tableau 50 : Tableau de vérification de contrainte de cisaillement


Poutres Appuis Vu [kN] u[m] τsc [MPa] τscu [MPa]
C 59,66 0,15 1,63
CD
Dg 67,75 0,15 1,85
Dd 38,65 0,15 1,05
DI 3,15
Ig 51,16 0,15 1,40
Id 99,67 0,18 2,33
IJ
J 85,24 0,18 1,99
Conclusion La condition τsc≤τscu est ainsi vérifiée.
Source : auteur
VIII.2.9. Vérification de la flèche :
Pour cette vérification, il faut respecter les conditions suivantes :
ℎ 𝑀 𝑝𝑙2 𝐴 4,2
ℎ 1 - ≥ 10𝑀𝑡 avec 𝑀0 = ; - ≤ .
- ≥6 𝑙 0 8 𝑏0 ×𝑑 𝑓𝑒
𝑙

Nous avons alors les tableaux de vérification suivants :


Tableau 51 : Tableau de récapitulation de Mt et M0 :

Poutres CD DI IJ
h[m] 0,30 0,30 0,30
l[m] 3,70 3,10 4,50
Mt [kN.m] 30,71 1,11 51,38
M0 [kN.m] 58,22 34,67 103,50
A [cm²] 2,85 0,66 5,06
b0 [m] 0,22 0,22 0,22
d[m] 0,27 0,27 0,27

79
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Tableau 52 : Tableau de vérification de la flèche de la poutre CD:


CD
1ère condition
ℎ ℎ 1
1/16 ≥
𝑙 𝑙 16
0,081 0,063
2ème condition
ℎ 𝑀𝑡
𝑙 10𝑀0
0,081 0,053
3ème condition
4,2 𝐴
𝐹𝑒 𝑏0 ∗ 𝑑
0,008 0,005

Tableau 53 : Tableau de vérification de la flèche de la poutre DI:


DI
1ère condition
ℎ ℎ 1
1/16 ≥
𝑙 𝑙 16
0,097 0,063
2ème condition
ℎ 𝑀𝑡
𝑙 10𝑀0
0,097 0,003
3ème condition
4,2 𝐴
𝐹𝑒 𝑏0 ∗ 𝑑
0,008 0,001

Tableau 54 : Tableau de vérification de la flèche de la poutre IJ:


IJ
1ère condition
ℎ ℎ 1
1/16 ≥
𝑙 𝑙 16
0,067 0,063
2ème condition
ℎ 𝑀𝑡
𝑙 10𝑀0
0,067 0,050
3ème condition
4,2 𝐴
𝐹𝑒 𝑏0 ∗ 𝑑
0,008 0,008

80
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Où h : hauteur de la poutre
l : distance entre les appuis
𝑀0 : Moment maximale de la travée (pris comme isostatique)
Mt : Moment maximal en travée ;
A : Section des armatures tendues.

Les conditions sont alors vérifiées et les flèches sont admissibles.


Le plan de ferraillage se trouve dans l’annexe E.

VIII.3. Dimensionnement de la dalle


Les planchers d’une construction doivent remplir diffèrentes fonctions relatives à la
stabilitè de l’ouvrage et à la fonction de sèparation entre deux niveaux. Nous allons étudier ci-
après le plancher en dalle pleine.

Une dalle pleine est un élément horizontal généralement de forme rectangulaire, dont
l’èpaisseur ℎ est petite par rapport à la petite portée 𝑙𝑥 et la grande portée 𝑙𝑦. Ici, nous allons
étudier la dalle pour la terrasse.

VIII.3.1. Principe de calcul


La fissuration est peu préjudiciable et pour le calcul on ne va considérer que la dalle la
plus sollicitée dont :

- la petite portée : lx=3,00m ;


- la grande portée : ly=5,50m ;
- l’èpaisseur de la dalle : e=0,12cm ;
𝑙
- le coefficient 𝛼=𝑙𝑥 =0,55.
𝑦

Et puisque 𝛼>0,4 alors la dalle porte dans deux sens.


Les armatures de la dalle seront déterminées à partir des moments isostatiques au centre
de la dalle M0x et M0y correspondant respectivement aux sens lx et ly.

VIII.3.2. Calcul des sollicitations


Soit p la charge uniformément répartie par unité de surface et couvrant entièrement la dalle.
VIII.3.2.1. Calcul de la charge appliquée sur la dalle

81
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Le calcul de la dalle se fait comme une poutre de 1m de base. Le calcul de la charge


appliquèe sur la dalle se fait à l’ELU et la vèrification à l’ELS.
Il s’agit ici de la terrasse ayant pour valeur de surcharge : 3,50kN/m² et les charges
permanentes de la dalle sont données dans le tableau suivant :

Tableau 55 : Charges permanentes de la dalle


Désignations Dimensions [cm] Charges [kN/m²]
Chape de ciment+ Revêtement 2 0,77
Dalle en béton armé 10 2,50
Faux-plafonds en Placoplatre 0,27
TOTAL 3,54

Par conséquent, on a : G=3,54kN/m².


Soient :
- pu : la charge du plancher à l’ELU ;
- pser : la charge du plancher à l’ELS.
Tableau 56 : Combinaison d’action de la dalle
G [kN/m²] Q [kN/m²] pu [kN/m²] pser [kN/m²]
3,54 3,50 10,03 7,04
Source : auteur
VIII.3.2.2. Moment au centre de la dalle
Selon les règles de BAEL 91 modifiées 99 :

Pour une dalle de dimension lx et ly reposant librement sur son pourtour et supportant
une charge p uniformément répartie, les moments au centre M0x et M0y par bande de largeur
unité sont donnés par :

- suivant le sens de la petite portée : 𝑀0𝑥 = 𝜇𝑥 × 𝑝 × 𝑙𝑥2

- suivant le sens de la grande portée : 𝑀0𝑦 = 𝜇𝑦 × 𝑀0𝑥

Avec :

- 𝑀0𝑥 : le moment de flexion au centre de la petite portée ;


- 𝑀0𝑦 : le moment de flexion au centre de la plaque dans le sens de la grande portée ;

Les valeurs des coefficients μx et μy sont données en fonction du rapport 𝛼 d’aprés le


tableau selon les abaques de Pigeaud.
82
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Comme 𝛼=0,55 les valeurs de ces coefficients sont dèterminès par interpolation d’où :

μx =0,091 et μy =0,377. Alors on a :

Tableau 57 : Les moments au centre de la dalle


A l’ELU (kN.m) A l’ELS (kN.m)
lx [m] ly[m] 𝜇𝑥 𝜇𝑦
𝑀𝑜𝑥 𝑀𝑜𝑦 𝑀𝑜𝑥 𝑀𝑜𝑦
3 5,5 0,091 0,377 8,319 2,661 5,840 2,276
Source : auteur
VIII.3.2.3. Moment réel sur la dalle
Les moments dans les panneaux réels sont égaux aux moments isostatiques multipliés par
des coefficients forfaitaires et soient :

- Max, May : les moments aux appuis ;


- Mtx et Mty : les moments en travée.

Et on a :
Suivant la petite portée lx :
Max=-0,75×Mox
Mtx=0,60×Mox
Suivant la grande portée ly :
May=-0,75Moy
Mty=0,60Moy
Voici les moments unitaires rèels de la dalle à l’ELU :
Tableau 58 : Les moments unitaires rèels de la dalle à l’ELU
Portée Suivant 𝑙𝑥 Suivant 𝑙𝑦
Moment 𝑀𝑎𝑥 𝑀𝑡𝑥 𝑀𝑎𝑦 𝑀𝑡𝑦
[kN.m] -6,239 4,991 -1,996 1,597
Source : auteur

Voici les moments unitaires réels de la dalle à l’ELS :

Tableau 59 : Les moments unitaires rèels de la dalle à l’ELS


Portée Suivant 𝑙𝑥 Suivant 𝑙𝑦
Moment 𝑀𝑎𝑥 𝑀𝑡𝑥 𝑀𝑎𝑦 𝑀𝑡𝑦
[kN.m] -4,380 3,504 -1,707 1,366

Source : auteur
VIII.3.2.4. Les armatures principales de la dalle
VIII.[Link]. Type de section
En sachant que :
83
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

- Si μbu ≤ μlu on a une Section à Simple Armature (SSA) ;


- Si μbu > μlu on a une Section à Double Armature (SDA).
𝑀𝑢
𝜇𝑏𝑢 =
𝑏0 × 𝑑 2 × 𝑓𝑏𝑢
Avec :
ètant le moment rèel rèduit et μlu le moment réduit limite tel que μlu=371kN.m pour les aciers
Fe E 500.
On note : - d=0,9h=0,11m.
- b0=1m
- 𝑓𝑏𝑢 =14,167MPa
Les valeurs de ces moments sont inscrites dans le tableau 60 :
Tableau 60 : Les types de section
Suivant la petite portée 𝑙𝑥 Suivant la petite portée 𝑙y
Dalle Appui Appui
Travée Appui droite Travée Appui droite
gauche gauche
𝑀𝑢 [kN.m] 6,24 4,99 6,24 2,00 1,60 2,00
𝑀𝑢𝑚𝑎𝑥
6,24 2,00
[kN.m]
𝜇𝑏𝑢 [kN.m] 37,76 12,08
𝜇𝑙𝑢 [kN.m] 371 371
Sections 𝜇𝑏𝑢 < 𝜇𝑙𝑢: SSA
Source : auteur
Par comparaison, 𝜇𝑏𝑢 < 𝜇𝑙𝑢, nous avons donc une section à simple armature.
VIII.[Link]. Armatures principales de la dalle
La section d’armature est dèterminèe par la formule suivante : 𝐴 = 𝑚𝑎𝑥 (𝐴𝑢 - 𝐴𝑚𝑖𝑛 )
𝑀𝑢
 𝐴𝑢 =
𝑓𝑒𝑑 ∗ 𝑧𝑏
Avec 𝑧𝑏 = 𝑑(1 , 0,6 𝜇) car 𝜇𝑏𝑢<0,3MN.m
𝐵 0,23 × 𝑏0 × 𝑑 × 𝑓𝑡28
 𝐴𝑚𝑖𝑛 = 𝑚𝑎𝑥 ) - *
100 𝑓𝑒

Tableau 61 : Tableau des armatures principales de la dalle

Dalle Suivant la petite portée 𝑙𝑥 Suivant la petite portée 𝑙y


𝑧𝑏 [m] 0,11 0,11
𝐴𝑢 [cm2] 1,36 0,43
𝐴𝑚ℏ𝑛 [cm2] 1,20 1,20
𝐴 [cm2] 1,36 1,20
Choix d’armatures 3HA8 3HA8
Source : auteur

84
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

VIII.[Link]. Disposition constructive des armatures


Lorsque la fissuration est considérée peu préjudiciable, l’ècartement St maximal des
armatures d’une même nappe est donnè par :

 St𝒙 ≤ min (3h ; 33cm) : direction la plus sollicitée (sens x) ;


 St𝒚 ≤ min (4h ; 45cm) : direction la moins sollicitée (sens y).

Comme h = 12 cm, nous avons :

 St𝒙 ≤ 33 cm ;
 St𝒚 ≤ 45 cm.

Nous allons alors adopter un espacement de 30cm.

VIII.3.2.5. Les armatures d’ámes


Comme nous l’avons dèjà vu pour le cas des poutres :

- Si C1 > τu : les armatures d’áme ne sont pas nècessaires ;


- Si C1 ≤ τu : les armatures d’áme sont nècessaires.

Et on sait déjà aussi que :


𝑉𝑢0
𝜏𝑢 =
𝑏0 × 𝑑 : Contrainte tangentielle conventionnelle ;
𝑝
Au milieu de lx : 𝑉𝑢 =
3 × 𝑙𝑦
𝑝
Au milieu de ly : 𝑉𝑢 =
2𝑙𝑥 + 𝑙𝑦

Avec p : la charge uniformément répartie sur la plaque


0,07 × 𝑓𝑡28
On a aussi : 𝐶1 = min | - 1,50~
𝛾𝑏

𝐴𝑙𝑜𝑟𝑠, 𝐶1 = 𝑚ℏ𝑛{1,17- 1,5|


D’où C1=1,17MPa.
Tableau 62 : Dètermination de la nècessitè des armatures d’áme
Suivant la petite portée 𝑙𝑥 Suivant la petite portée 𝑙y
𝑃 [kN/m²] 10,03
𝑉𝑢 [kN] 0,61 0,87
𝜏𝑢 [kPa] 5,63 8,07
Conclusion 𝜏𝑢<𝐶1 : donc les armatures d’âme ne sont Ŕas nécessaires
Source : auteur

Le plan de ferraillage de la dalle se trouve dans l’annexe E.

85
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

VIII.4. Dimensionnement de l’infrastructure


VIII.4.1. Généralité
L’infrastructure, sous-entend l’ensemble de fondation, a pour rôle de transmettre au sol
les charges permanentes, les surcharges d’exploitations et les actions climatiques. En revanche,
elle reçoit les actions ascendantes du sol par le principe d’ « Action – réaction ».

Le but recherchè est d’assurer la stabilitè et l’èquilibre de la construction. Pour cela, la


force supportant doit correspondre à la charge supportée, elle dépend de la dimension de la
semelle, de la nature du sol et des armatures éventuelles.

Autrement dit : 𝜎 ≤ 𝜎
̅̅̅̅̅
𝑠𝑜𝑙 où :

σ – Contrainte de compression du sol

̅̅̅̅̅
𝜎𝑠𝑜𝑙 ,Contrainte admissible du sol au poinçonnement

Tout en assurant que la teneur en eau est admissible : 𝛥𝐻 ≤ 0𝛥𝐻0

Où : 𝛥𝐻 , teneur des sols de fondation

0𝛥𝐻0 – teneur admissible, tel que : - 0𝛥𝐻0 = 15𝑚𝑚 – semelle isolé

- 0𝛥𝐻0 = 16𝑚𝑚 , semelle filante

Les surcharges qu’elle transmettra au sol, ont été évaluées par un calcul de descente de
charges. La mècanique de sol permettra d’èvaluer la contrainte et la déformation que le sol
pourra supporter.

Dans le cas présent, aucun prèlévement n’a ètè fait au laboratoire mais la contrainte
admissible du sol peut être déduite grâce au DTU 13.1 Mars 1988, à savoir :

Tableau 63 : Estimation du taux de travail des sols en fonction de leur constitution


NATURE DU SOL 𝝈𝒔𝒐𝒍
̅̅̅̅̅(𝑴𝑷𝒂)
Roches peu fissurées saines non désagrégées
0,75 à 4,5
et de stratification favorable
Terrains non cohérents à bonne compacité 0,36 à 0,75
Terrains non cohérents à compacité
0,2 à 0,4
moyenne
Argile 0,1 à 0,3

86
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Dans le cas présent, le sol est moyennement cohérent et à bonne compacité. Par
conséquent, prenons 2bars comme contrainte admissible au poinçonnement pour le bâtiment à
usage d’habitation de R+1. On va adopter une fondation superficielle.

On désigne par fondation superficielle, une fondation qui repose directement sur le sol
ou enfoncée légèrement. Il s’agit des fondations à faible profondeur sans ou avec peu
d’armature. Il existe trois types de fondation superficielle :

 Semelle filante, le long d’un mur ;


 Semelle isolée, sous poteau ;
 Radier.

Par conséquent, utilisons des semelles isolées sous poteau à base carrée avec des aciers
formant un quadrillage régulier.

Hypothèses :

• Les calculs s’effectuent sur la base des recommandations stipulées par le BAEL 91
modifiées 99 ;
• le dimensionnement des armatures se fait à l’ELS sous la combinaison d’actions G+Q,
il en est de même pour les vérifications relatives au béton.

Eléments connus :

• ̅̅̅̅̅
Contrainte de calcul admise sur le sol : 𝜎 𝑠𝑜𝑙 = 2bars=200kPa

• Charges appliquées au niveau supérieur de la semelle:


𝑁𝑠𝑒𝑟 = 𝐺 + 𝑄 = 265,15 𝑘𝑁
• Section du poteau : a x b = 0,22 x 0,22 m²

Éléments inconnus :

• Dimensions de la semelle isolée : A = B x h


• Poids propre de la semelle

VIII.4.2. Dimensionnement de l’ouvrage


La semelle à étudier est la semelle S3 supportant la descente des charges du poteau P3 qui
est le plus chargé. Il s’agit de dèterminer les dimensions d’une semelle isolèe de fondation sous
poteau de section carrée.

87
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

VIII.4.2.1. Calcul de l’aire approche S1 :

𝑁𝑠𝑒𝑟
𝑆1 = ̅̅̅̅̅̅
𝜎 𝑠𝑜𝑙

𝑆1 : Aire approche

𝑁𝑠𝑒𝑟 . Charge à l’ELS calculèe

𝜎𝑠𝑜𝑙 : Contrainte admissible du sol


̅̅̅̅̅

265,15
On trouve 𝑆1 = => 𝑆1 =1,326 m²
200

VIII.4.2.2. Calcul des dimensions approchées


• Section de la semelle S3 :

Avec :

 a et b : la petite dimension du poteau


 A et B : les côtes de la semelle

𝑎
𝐴1 = 𝐵1 = √𝑆1 ×
𝑏
Avec a=b

D’où 𝐴1 = 𝐵1 = √𝑆1 × 1

On trouve 𝐴1 = 𝐵1 = √1,326 × 1= 1,15m

Or, 𝐴 ≥ 𝐴1 𝑒𝑡 𝐵 ≥ 𝐵1

Ainsi prenons A=B=1,2m

• Hauteur utile H de S3 :

Par la méthode de bielles, on détermine la hauteur utile de fondation d.

𝐴,𝑎 𝐵,𝑏
𝑑 ≥ max ) - *
4 4
1,2 , 0,22 1,2 , 0,22
𝑑 ≥ max ) - *
4 4

𝑑 ≥ max(0,245- 0,245)

88
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Ainsi, prenons d= 0,245m

n admettant un enrobage de 5cm (pour le cas de fondation) et sachant H=d+0,05

On a H=0,30m.

VIII.4.2.3. Contrôle de la contrainte sur le sol


• Aire de la surface portante S

S=AxB S= 1,20×1,20

S=1,44m²

• Poids propre de la semelle Pp

Pp=A×B×H×25 Pp=1,2×1,2×0,30×25=10,8 daN

• Charge totale sur le sol N

𝑁 = 𝑁𝑠𝑒𝑟 + 𝑃𝑝 N= 26515+10,8= 26525,8 daN

• Contrainte de travail sur le sol σsol


𝑁
𝜎𝑠𝑜𝑙 = 𝜎𝑠𝑜𝑙 =
26525,8
= 1,84 𝑑𝑎𝑁/𝑐𝑚²
𝑆 14400

𝜎𝑠𝑜𝑙 =1,84bars

D’où 𝜎𝑠𝑜𝑙 ≤ ̅̅̅̅̅


𝜎𝑠𝑜𝑙 = 2𝑏𝑎𝑟𝑠

On peut donc en conclure que la semelle est en équilibre.

VIII.4.3. Détermination des armatures


 Caractéristiques du béton : fc28= 25MPa, fe=500MPa, condition de fissuration peu
préjudiciable, enrobage e=5cm
𝑓𝑒
 Caractèristique de l’acier : Acier à haute adhérence Fe E 500, fe= 500MPa, σs= , avec
𝛾𝑠
500
γs=1,15 pour la combinaison fondamentale ; ainsi, σs=1,15 = 435𝑀𝑃𝑎

Soit Pu la charge transmise au pied du poteau à l’ELU.

Pu=36 473daN (pour le poteau P3)

Par la méthode des bielles, on obtient les formules suivantes :

89
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Et
𝑃𝑢 (𝐴 , 𝑎) 𝑢𝑃 (𝐵,𝑏)
𝐴𝑆3𝐴 = 𝐴𝑆3𝐵 = 8×𝑑
8 × 𝑑𝐴 × 𝜎𝑠 𝐵 ×𝜎𝑠

AS3A : section d’armature paralléle au côtè A

AS3B : section d’armature parallèle au côté B

36473∗(1,20,0,22)
𝐴𝑆3𝐴 = 8×0,245×4350
=4,19cm²

Alors, AS3A = AS3B =4,19cm²

On prendra comme sections d’armatures rèelles : A=4,71cm² qui correspond à 6HA10.

Les armatures seront espacées de 22cm.


VIII.4.4. Calcul de la hauteur de rive a’
Soit H= a’ + b’

Avec a’ ≥ max (15cm ; 6cm+6Ø)

Ø= 12 mm, le diamètre des aciers principaux de traction.

Alors, a’ ≥ 6 + (6×1,2) = 13,2 cm, soit a’ ≥ 13,2cmAinsi, on a : a’=15cm et b’=15cm

Figure 19 : Schéma de la semelle isolée (dimensions en mm)

VIII.4.5. Ancrage des barres

𝐴
Une comparaison s’impose. Si 𝑙𝑠 = 4
, toutes les barres doivent être prolongèes jusqu’aux

extrémités de la semelle et doivent comportées des ancrages courbes.

Soit ls la longueur de scellement tel que :

90
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

∅ ∗ 𝑓𝑒
Avec : - τsu : la contrainte d’adhérence tel 𝑙𝑠 = que
4 ∗ 𝜏𝑠𝑢
𝜏𝑠𝑢 = 0,6 × 𝜓𝑠2 × 𝑓𝑡28
𝜏𝑠𝑢 =0,6 × 1,52 × 2,1= 2,84MPa
- fe=500MPa
D’où : ls=0,528m=52,8cm
𝐴 1,20
On a :
4
= = 25mm
4

𝐴
Ainsi, 𝑙𝑠 = 4

Alors, les barres sont munies de crochet.

Le plan de ferraillage de la semelle de fondation se trouve dans l’annexe E.

VIII.5. Dimensionnement de l’escalier


L’escalier est un ouvrage constituè d’une suite règuliére de marches et permet de passer
à pied un étage à un autre.

Les dimensions des èlèments de l’escalier sont les suivantes :

Tableau 64 : Dimensions des èlèments de l’escalier


Désignations Données
Hauteur à franchir H[m] 3,1
Giron g [cm] 27
Hauteur contre marche h [cm] 17
Angle d’inclinaison Χ [°] 32
Epaisseur paillasse e [cm] 10
Emmarchement E [m] 1
VIII.5.1. Détermination des charges
La surcharge d’exploitation est celle qui figure dans la norme NFP 06-001 pour les
circulations, c’est-à-dire 25kN/m² pour un bátiment à usage d’habitation.
Les charges permanentes seront déterminées par les calculs suivants :

VIII.5.1.1. Charges sur la volée

Soient : - h=17cm et g=27cm

On sait que
91
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Χ=32°
𝑒 ℎ
Soit : * g1 : ℎ le poids du béton armé sur g1=𝜔 (𝑐𝑜𝑠𝛼 + 2 ) la partie en
𝛼 = 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑔
pente : 𝑔

Avec ω=25kN/m3
0,1 0,17
g1=25 (𝑐𝑜𝑠32° + )=5,08kN/m²
2

g2 : le revêtement sur marche (p1 kN par m² horizontal), contremarche (p2 kN par m² vertical)
et en sous-face de la paillasse (p3 kN par m² suivant la pente).
Les marches et les contremarches sont revêtues de carrelage de 20mm sur une couche
de mortier de pose de 15mm, et 15mm de plâtre en sous-face de la paillasse.
* par m² horizontal

• p1=0,70kN/m²
• p2=0,70kN/m²
• p3=10kN/m3*0,015=0,15kN/m²
0,17 0,15
𝑔2 = 0,70 + 0,70 0,27 + 𝑐𝑜𝑠32° =1,32kN/m²

g=g1+g2=6,4kN/m²
ℎ 𝑝3
𝑔2 = 𝑝1 + 𝑝2 +
𝑔 𝑐𝑜𝑠𝛼

VIII.5.1.2. Charges sur le palier


Pour la zone de palier, on a g0=25*0,1+g2=3,82kN/m²
Et q la charge d’exploitation par m² horizontal.

La figure 20 illustre les charges permanentes et les charges d’exploitation.

92
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Figure 20 : Charges réparties sur l’escalier

Notons a=4,86m, b=0,8m.

VIII.5.2. Combinaison d’action

ELU : 1,35G + 1,5Q

ELS : G+Q

Tableau 65 : Les charges appliquèes sur l’escalier


G [kN/m] Q [kN/m] ELU [kN/m] ELS [kN/m]
q1 (Volée) 6,40 2,5 12,39 8,90
q2 (palier) 3,82 2,5 8,90 6,32

VIII.5.3. Détermination des sollicitations

Les sollicitations sont calculées par la théorie des poutres. Ainsi, les notes de calculs se
feront à l’ELU et la vèrification à l’ELS.

VIII.5.3.1. Moments et efforts tranchants

Notre poutre présente deux charges uniformément réparties. Selon Henry Thonier, les
sollicitations sont calculées par :

- 1er cas : q1a² > q2b²

93
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

- 2ème cas : q1a² > q2b²

Après les calculs nous avons les valeurs suivantes :


Tableau 66 : Vérification des deux cas
q1a² [kN.m] 134,89 96,89
q2b² [kN.m] 5,70 4,04

Nous nous trouvons donc dans le premier cas car q1a² > q2b² d’où :

Tableau 67 : Calcul des sollicitations

ELS ELU
q1 [kN/m] 8,9 12,4
q2 [kN/m] 6,3 8,9
VA [kN] 18 25,1
VB [kN] -16,4 -22,9
X0 [m] 2,0 2,0
Mmax [kN.m] 18,28 25,47
MA=MB=0,15Mmax [kN.m] 2,74 3,82

VIII.5.4. Armatures de l’escalier


Nous avons d’abord comme donnèes :

Tableau 68 : Donnèes sur la section de l’acier


fbu [MPa] 14,17
fed [MPa] 434,78
ft28 [MPa] 2,1
fc28 [MPa] 25
σbc [MPa] 15
Fe [MPa] 500
bo [m] 1
h [m] 0,17
d [m] 0,15
VIII.5.4.1. Armatures longitudinales

- Si 𝜇𝑏𝑢 ≤ 𝜇𝑙𝑢 : SSA


- Si 𝜇𝑏𝑢 > 𝜇𝑙𝑢 : SDA

94
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

𝑀𝑢
Avec : µ𝑏𝑢 =
𝑏𝑜 𝑑2 𝑓𝑏𝑢

𝜇𝑙𝑢=371kN.m pour Fe E 500

Tableau 69 : Types de section sur les appuis et sur la travée


Appuis A Travée B
Mu [kN.m] 3,821 25,473 3,821
Mser [kN.m] 2,743 18,285 2,743
µ bu [kN.m] 12 77 12
µ lu [kN.m] 371
µ bu<µ lu
Conclusion
SSA SSA SSA
On remarque que toutes les sections sont à simple armature mais il faut prévoir des
armatures de montage dans la partie comprimée pour fixer les armatures transversales lors du
ferraillage.
En outre, les formules à suivre avant de choisir les armatures longitudinales sont les
suivantes :
𝑴𝒖
A = max (Au ; Amin) avec : 𝑨𝒖 =
𝒛𝒃 × 𝒇𝒆𝒅

et 𝒇𝒕𝟐𝟖 × 𝒃𝟎 × 𝒅 𝒃𝟎 × 𝒉
𝑨𝒎𝒊𝒏 = 𝒎𝒂𝒙 |𝟎, 𝟐𝟑 × - ~
𝒇𝒆 𝟏𝟎𝟎𝟎

𝑧𝑏 = 𝑑(1 , 0,4𝛼) si 𝜇𝑏𝑢 ≥ 0,30 Or, 𝛼 = 1,25(1 , √(1 , 2µ𝑏𝑢 ))

𝑧𝑏 = 𝑑 (1 , 0,6𝜇𝑏𝑢 )
si 𝜇𝑏𝑢 < 0,30.
Les résultats de calculs nous amènent à ce tableau 70.
Tableau 70 : Choix des armatures longitudinales
Poutre AB
Appuis A Travée B
zb=d (1-0,6µ) [m] 0,15 0,15 0,15
Au [cm²] 0,58 4,01 0,58
Amin [cm²] 1,70 1,70 1,70
A [cm²] 1,70 4,01 1,70
4HA8 4HA12 4HA8
Choix d'armature
2,01 cm² 4,52 cm² 2,01 cm²
VIII.5.4.2. Armatures de répartition
∅𝑙
L’armature de rèpartition est donnée par : ∅𝑡 =
3
et 6mm ≤ ∅𝑡 ≤ 12mm
95
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

D’où on a: 𝜙𝑡=6𝑚𝑚

St ≤ min (4h; 45) St = min (68; 45)

St ≤ 45 cm. On prend: St = 40cm.

VIII.5.4.3. Armatures d’áme :

On a vu que :

- Si 𝜏𝑢 < 𝐶1: les armatures d’áme ne sont pas nècessaires ;

- Si 𝜏𝑢 ≥ 𝐶1 : les armatures d’áme sont nècessaires,


𝑓𝑐28
Tel que : 𝐶1 = 𝑚ℏ𝑛 |0,07 ∗ - 1,5~
𝛾𝑏
𝐶1 = 1,17 𝑀𝑃𝑎
𝑉𝑢 25,1∗10−3
𝜏𝑢 = == 𝜏𝑢 = = 0,167𝑀𝑃𝑎
0,15
𝑑
De ce fait, 𝜏𝑢 < 𝐶1
Les armatures d’áme ne sont pas nècessaires.

Le plan de ferraillage de l’escalier est confèrè à l’Annexe E.

96
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

ETUDE DES ELEMENTS DU SECOND


ŒUVRE
Aprés avoir terminè l'ètude de gros œuvre, nous allons maintenant procèder à l'ètude du
second œuvre du projet qui dèsigne l'ensemble des ouvrages d'achévement de la construction
ou bien le secteur de finition. Dans ce chapitre, nous allons étudier successivement :

 L’assainissement ;
 L’èlectrification du bátiment ;
 L’alimentation en eau portable.

IX.1. Assainissement :
Les études des éléments constituant les réseaux d'assainissement d'un projet de
construction ont pour but d'assurer l'évacuation des eaux vannes (EV), les eaux usées (EU) et
les eaux pluviales (EP) vers les canalisations publiques ou des ouvrages permettant de les
absorber avec des conditions favorables qui ne risquent pas de nuire à la santé publique.
IX.1.1. Rèseau d’èvacuation intèrieur :
Ce rèseau intèresse l’èvacuation de l’ensemble eaux usèes et eaux vannes.
 D’abord, les eaux usèes dèsignent l'ensemble des eaux domestiques rèsiduelles
provenant des appareils sanitaires et des cuisines ;
 Ensuite, les eaux vannes sont des liquides chargés ou non de matières solides provenant
des cuvettes des W.C et des urinoirs, qui nécessitent un traitement d'épuration avant
d'être rejetées dans le milieu naturel.
A partir des appareils sanitaires, le réseau se compose des éléments suivants :
- Les siphons indispensables pour chaque appareil sanitaire et destinés à empêcher la
pènètration de l’air viciè des canalisations dans et au voisinage des locaux où les
appareils se trouvent ;
- Les collecteurs d’appareils sur lesquels sont branchés les siphons : ils recueillent les
eaux provenant de ces derniers et les acheminent vers les tuyaux de chute auxquels ils
sont raccordés ;
- Les tuyaux de chute qui, selon un systéme sèparatif, servent de conduits d’èvacuation
indépendants pour les deux eaux ci-dessus jusqu’au branchement à l’ègout à travers
lequel ils rejoignent le réseau public ;
- Des ventilations primaires dans le prolongement des tuyaux de chute formées par des
tubes pour mettre ces derniers en communication avec l’air libre au niveau de la toiture.
97
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

IX.1.1.1. Matériau de la tuyauterie :


La tuyauterie du réseau est en PVC et les principaux avantages sont :

- La rèsistance à la corrosion et à l’abrasion ;


- La tenue au choc ;
- La facilitè de mise en œuvre ;
- Un coût plus abordable.
IX.1.1.2. Diamétre des collecteurs d’appareils :
La pente recommandée est de 1 cm/m et les diamètres minimaux des collecteurs sont :

Tableau 71 : Diamétres intèrieurs minimaux des collecteurs d’appareils


Appareils Φ intérieur minimal [mm]
Lavabo 30
Evier, douche 33
Baignoire 38
WC 80

IX.1.1.3. Diamètre des tuyaux de chute :


IX.[Link]. Chute des eaux usées :
Les diamètres intérieurs des tuyaux de chute d’eaux usèes sont choisis dans le tableau ci-
dessous.

Tableau 72 : Diamétres intèrieurs des tuyaux de chute d’eaux usèes

Appareils Nombre d’appareils Φ intérieur minimal


Lavabo 6 50

Evier 2 50
Douche, baignoire 4 50
WC 4 100
Pour assurer l'évacuation des eaux usées convenablement, nous allons prendre le
diamétre des tuyaux supèrieur à 90 mm soit un diamétre commercial de 100mm. D’où les
tuyaux de chute d’eaux usèes seront en PVC 100 et ils doivent être les mêmes sur toute la
hauteur des colonnes.

98
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

X.[Link]. Chute d’eau vanne :


Le diamètre intérieur minimal des chutes d'eaux vannes est de 90 mm quel que soit le
nombre de W.C. Dans ce projet, nous allons utiliser des tuyaux en PVC 100.

X.1.1.4. Évacuation des eaux pluviales :


Grâce à la forme pente sur la toiture terrasse, les eaux pluviales sont directement
évacuées vers les tuyaux de descente à partir de moignons cylindrique en plomb de 2,5 mm
d'épaisseur. Et après elles sont recueillies par les collecteurs principaux qui les transporteront
vers un égout d'eau pluviale.

X.[Link]. Débits à évacuer provenant de la toiture :


Le dèbit à èvacuer provenant de la toiture s’èvalue à l’aide de la mèthode rationnelle par
la relation :
𝑄 = 𝐶/ 𝐼/ 𝐴

C : coefficient de ruissellement égale à 1 pour une toiture étanche ;

A : la surface de la toiture desservie. Pour notre projet, A = 115,82m²

I : débit de base par mètre carré de projection horizontale de la toiture, égal à 0,05 l/s/m².

Tableau 73 : Débits à évacuer


C I [l/s/m²] A [m²] Q [l/s]
1,00 0,05 115,82 5,79

X.1.1.5. Collecteurs principaux :


Ils reçoivent les eaux recueillies par les descentes et les renvoient au rèseau d’ègouts.

 Pente minimale :

Leur pente minimale est, selon chaque cas :

- 1 cm/m pour les canalisations ne collectant que des eaux pluviales ;


- 2 cm/m pour les canalisations collectant des EU ou des EV
 Débit de base des vidanges :

Chaque appareil a un débit de base établi par le tableau.

99
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Tableau 74 : Débit de base des appareils


Appareils Nombre Débit Nominal [l/s] Débit total [l/s]
WC 4 1,50 6,00
Douche 4 0,50 2,00
Evier 2 0,75 1,50
Lavabo 6 0,75 4,50
TOTAL 16 - 14
 Débit probable :
𝑄𝑝 = 𝐾/ 𝑄𝑡

Le calcul du débit probable des collecteurs principaux tient compte de la probabilité des
simultanéités de vidange qui introduit un coefficient de simultanèitè dèterminè à l’aide de
l’abaque dans l’Annexe.

Avec : 𝑄𝑝 : débit probable ;

K : coefficient de simultanéité ; pour 16 appareils : K = 0,2

𝑄𝑡 : débit total.

AN: 𝑄𝑝 = 0,2 ∗ 14

𝑄𝑝 = 2,8 l/s

 Diamètre :

D’aprés le conseil de la JIRAMA, la vitesse est prise égale à 1,5m/s. Connaissant la vitesse et
le débit probable, l’abaque de Daries (confèrè à l’annexe) donne 48mm de diamètres de
canalisation. Nous prendrons donc le diamètre commercial de 100mm.

X.1.1.6. Fosse septique :


La fosse septique est un ouvrage fréquemment rencontré dans un projet de construction
d'un bâtiment. Elle a pour objectif de liquéfier les matières polluantes contenues dans les
effluents de W.C et à désodoriser les matières organiques ramenés par les collecteurs des eaux
usées. La fosse septique comprend un réservoir en béton armé fortement étanche qui contient
en général trois (3) compartiments :

- Le comportement de chute : occupant le 2/3 du volume ;

100
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

- Le comportement décantation : occupant le 1/3 du volume ;


- Le comportement d’èpuration ou simplement le filtre (qui est constituè par de couches
superposées de matière filtrante : mâchefer).
X.[Link]. Dimensionnement :

Le dimensionnement de la fosse septique dépend du nombre des usagers. Le volume de


fosse par personne est de 250 litres par usager. Sa profondeur utile doit être supérieure à 1 m.
Le nombre d’usager est fixè à 8 personnes et le nombre des visiteurs est estimé à 4 personnes.

Volume de la fosse septique :

V = 250N où N est le nombre des usagers ; avec N=12 personnes

V = 250 × 12 = 3 000 [litres]

Volume du compartiment de chute :

2
𝑉1 = 3 𝑉

𝑉1 = 2000 [Litres]

Volume du compartiment décantation :

1
𝑉2 = 3 𝑉

𝑉2 = 1000 [Litres]

Longueur de chaque compartiment :

Prenons comme dimension de la fosse septique : h = 1,50 m et l = 1,50 m d’où on obtient


la longueur de chaque compartiment :

𝑉1 𝑉2
𝐿1 = Et 𝐿2 =
ℎ∗𝑙 ℎ∗𝑙

D’où, 𝐿1=0,89m soit L1=1,00m

𝐿2=0,44m soit L2=0,50𝑚

Dimensions du compartiment filtre :

101
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Pour le filtre, la surface du lit bactèrien S en m² pour un nombre d’usagers N est


donnée par la formule : 𝑁
𝑆=
10 ∗ 𝐻 2

Avec H : la hauteur du lit bactérien. Pennons H= 1,50m

D’où S=0,53m²

Or, 𝑆 Et 𝑉3 = 𝐿3 / 𝐻/ 𝑙
𝐿3 =
𝑙

Ainsi, L3=0,35m et V3=0,80m3=800Litres

Tableau 75 : Dimensions du filtre

Compartiment Chute (V1,L1) Décantation (V2,l2) Filtre (V3,L3)


Volume [l] 2000 1000 800
Hauteur [m] 1,50 1,50 1,50
Longueur [m] 1,00 0,50 0,35

X.1.1.7. Regards :
Dans le rèseau d’assainissement, les regards assurent de multiples fonctions, du simple accés
pour entretien au rôle de siphon.

 Regards de branchement :

Les regards de branchements de dimensions 50 x 50 cm² pour une profondeur de 50 cm sont


placés :

- Au pied de chaque chute d’eau pluviale ;


- A chaque changement de direction ou de pente des canalisations ;
- A chaque intersection des canalisations.
 Puisard :

Ils sont utilisés pour isoler une partie du réseau des odeurs provenant notamment des EU et des
EV.

102
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

X.2. Electricité du bâtiment :


L’alimentation en èlectricitè d’un bátiment est en gènèral, à Madagascar, fait par
l’intermèdiaire de l’ènergie produite par la Jiro sy Rano Malagasy (JIRAMA). Le branchement
des installations externes venant des poteaux est assurè par cette derniére tandis que l’intèrieur
doit être fait par le propriétaire.

X.2.1. Objectifs généraux :


L’èlectrification d’un bátiment doit respecter impèrativement les points suivants :

- la protection contre la foudre ;


- la protection des usagers contre les chocs électriques ;
- la protection des appareils contre l’irrègularitè de la tension du courant ;
- le bon fonctionnement en gènèral de l’installation électrique.

X.2.2. Principe d’installation :


Il est principalement composé :
 D’un tableau de commande et de répartition permettant la répartition des circuits
d'utilisation et leur protection en groupant :
- Le disjoncteur gènèral avec ou sans dispositif diffèrentiel à l'origine de l’installation
- Les dispositifs de protection et de distribution des différents circuits d'utilisation de
l'installation issus de ce tableau de commande.
 D’une mise à la terre associèe à un dispositif diffèrentiel (interrupteur pour une prise,
un disjoncteur pour un circuit) afin d’assurer :
- L’ècoulement sans danger d'un courant de fuite
- La mise hors tension de l'installation défectueuse.
 De conducteur de protection en cuivre ou en fer reliant tous les éléments métalliques
que sont :
- Les corps des appareils sanitaires
- Les canalisations
- Les contacts de terre des prises de courant.

X.2.3. Dispositifs de protection :


X.3.3.1. Protection des circuits :
Pour cela, nous choisirons les dispositifs suivants :

103
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

- Disjoncteurs principaux différentiels de 30 mA qui sont sensibles aux variations


brusques de courant et placès à l’origine du circuit ;
- Fusibles
X.3.3.2. Protection du bâtiment :
Elle consiste à placer un système de protection extérieure ayant pour fonction de capter
les coups de foudre. Ainsi les éléments suivants seront mis en place :

- Un paratonnerre à tige installé sur la toiture ;


- Des conducteurs de toiture et de descente en cuivre ou en acier galvanisé et inoxydable.
- Une prise de terre capable de transmettre le plus vite possible un courant de foudre dans
le sol.
X.3.3.3. Protection de personne :
Elle est assurée par une autre prise de terre différente que celle de celle du paratonnerre
à laquelle seront reliées les différentes prises de courants de la maison. Elle servira à évacuer
les fuites de courant dans le sol.

Ainsi, le choix se porte sur une prise de terre à conducteur posé en boucle à fond de fouille.
X.3.3.4. Projet d’èclairage :
L’èclairage remplit plusieurs fonctions :
- Donner une perception de l’environnement (Éclairage d’ambiance) ;
- Mettre en valeur une partie d’une construction ;
- Permettre d’accomplir une táche (èclairage de travail).
Il est essentiel alors de mener une ètude du projet d’èclairage ayant pour but de
déterminer le nombre de sources lumineuses nécessaires pour chaque local, conformément à sa
destination et à son niveau d’èclairement souhaitè.

X.[Link]. Éclairements moyens recommandés


L’èclairage d’une piéce rèpond à sa destination. Le tableau à l’Annexe D donne les
valeurs des éclairements moyens recommandés.

X.[Link]. Choix des luminaires


Les caractéristiques de ce type de lampe sont données dans le tableau ci-après :

104
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Tableau 76 : Caractéristiques des lampes

Types de lampe Longueur[m] Puissance [Watts] Flux lumineux [lumen]


Tubes 1,20 x 0,05 40 2500
fluorescents 1,50 x 0,05 65 4000

X.[Link]. Calcul du flux lumineux et nombre de luminaire :


 Indice du local K :
𝑎𝑏
L’indice du local est donné par la relation suivante : 𝐾=
ℎ(𝑎 + 𝑏)
Avec :
a : largeur de la pièce [m]
b : longueur de la pièce [m]
h : hauteur des luminaires au-dessus du plan utile [m]
 Rapport de suspension J :
𝐻,ℎ
Le rapport de suspension est donné par : 𝐽=
𝐻
Où H : hauteur sous-plafond
Il est à noter que nous avons pris également aux valeurs suivantes :
- J=0 lorsque le luminaire est contre le plafond
- J = 1/3 lorsque le luminaire est suspendu.
Pour notre projet, on choisit le luminaire en contre plafond.
D’où : J=0.
 Facteur de réflexion :
C’est un facteur qui tient compte des couleurs des pièces dont les valeurs sont données
dans le tableau de l’Annexe D. Pour le présent projet, les teintes choisies sont claires pour le
plafond, les murs et le sol.

 Facteur d’utilisation U :
U est en fonction de J, K, des facteurs de réflexion et de la classe photométrique des
Luminaires. La valeur est donnèe par le tableau à l’Annexe D.

 Facteur de dépréciation d :
Ce facteur tient compte de la baisse d’efficacitè de l’installation d’èclairage lièe à la
poussière régnant dans la pièce. Soit d = 1,25 (empoussièrement faible).
 Flux lumineux total F :

105
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

C’est à partir du flux lumineux total que le nombre de luminaire nècessaire pour le local
étudié est obtenu par : 𝐸∗𝑑∗𝑆
𝐹=
𝜂𝑈

Avec :

E : Éclairement moyen du local considéré en [lux]


S : Surface de la pièce [m²]
Ƞ : Rendement tel que Ƞ=100% pour un tube fluorescent.
 Nombre de luminaire :
𝐹
Ainsi, f ètant le flux lumineux d’une unitè de luminaire, le nombre de luminaires est : 𝑁 =
𝑓

 Application :
Les calculs sont résumés dans le tableau suivant :
Tableau 77 : Nombre de luminaire dans chaque pièce

106
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Niveau LOCAUX a [m] b [m] h [m] K E [lx] S [m²] U F [lm] f [lm] N [unité] N [unité]
Chambre parent 3,50 4,10 2,80 0,67 200 14,35 0,42 8 542 2 500 3,4 3
Chambre enfant 3,10 4,30 2,80 0,64 200 13,33 0,42 7 935 2 500 3,2 3
chambre enfant 3,10 4,00 2,80 0,62 200 12,40 0,42 7 381 2 500 3,0 3
Salle d'eau 1 1,70 2,90 2,80 0,38 200 4,93 0,32 3 852 2 500 1,5 1
R+1 Salle d'eau 2 2,25 2,90 2,80 0,45 200 6,53 0,32 5 098 2 500 2,0 2
Salon 3,60 7,80 2,80 0,88 200 28,08 0,51 13 765 4 000 2,4 2
dégagement 2,60 5,40 2,80 0,63 100 14,04 0,42 4 179 2 500 1,4 1
Cuisine 2,4 3,5 2,80 0,51 300 8,4 0,32 9 844 2 500 1,9 2
Terrasse 3 5,7 2,80 0,70 100 17,1 0,42 5 089 2 500 1,4 1
garage 3 5,5 3,00 0,6 100 16,50 0,42 4 911 2 500 2,0 2
Séjour 2,6 5,4 3,00 0,59 200 14,04 0,51 6 882 4 000 1,7 2
Cuisine 2,4 3,5 3,00 0,47 300 8,4 0,32 9 844 2 500 1,4 1
cage d'escalier 1,00 5,10 3,00 0,28 100 5,1 0,32 1 992 2 500 0,8 1
Couloir 1,00 3,50 3,00 0,26 100 3,5 0,32 1 367 2 500 0,5 1
RDC
Chambre parent 3,50 4,10 3,00 0,63 200 14,35 0,42 8 542 2 500 3,4 3
Chambre enfant 3,10 4,30 3,00 0,60 200 13,33 0,42 7 935 2 500 3,2 3
chambre enfant 3,10 4,00 3,00 0,58 200 12,40 0,32 9 688 2 500 3,3 3
Salle d'eau 1 1,70 2,90 3,00 0,36 200 4,93 0,32 3 852 2 500 1,5 1
Salle d'eau 2 2,25 2,90 3,00 0,42 200 6,53 0,32 5 098 2 500 2,0 2
Salle à manger 3,60 4,30 3,00 0,65 300 15,48 0,42 13 821 4 000 2,3 2

TOTAL=39 lampes

107
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

X.4. Alimentation du bâtiment en eau potable :


L’eau est un des principaux besoins de tout homme. Se laver, boire, cuisiner et jardiner
se font tous avec l’eau. Ainsi un rèseau de distribution d’eau est indispensable à chaque niveau
du bâtiment.
Dans cette ètude, nous verrons alors les diffèrentes sections de conduite d’eau. Il faut
aussi savoir qu’il existe trois types de branche de canalisations d’eau :
- Une canalisation principale qui provient du branchement général de distribution
jusqu’au compteur de la nouvelle construction. Elle est composèe d’une tuyauterie
horizontale partant du compteur général,
- Une canalisation primaire (à la charge de la JIRAMA) qui dessert chaque niveau ;
- Des canalisations secondaires qui assurent l’ècoulement de l’eau de la conduite primaire
vers les appareils sanitaires.
X.4.1. Calcul de débit :
X.5.1.1. Qb le débit brut :
Le débit minimal de base et le diamètre intérieur de la conduite d’eau sont règis par la norme
NFP 41-204 montré dans le tableau suivant :
Tableau 78 : Diamètre des canalisations
Appareils Débit de base [l/s] Diamètre intérieur
minimal [mm]
Baignoire 0,33 13
Evier de cuisine 0,20 12
Lavabo 0,20 10
Douche 0,20 12
WC 0,12 10

X.5.1.2. Qp le débit probable :


En partant du fait que les appareils ne fonctionnent pas tous en même temps, on applique
un coefficient rèducteur aux dèbits bruts afin d’avoir les dèbits probables. Le dèbit probable est
déterminé par la formule suivante : 𝑄𝑝 = 𝐾 ∗ 𝑄𝑏 /
Avec : 0,8
𝐾=
√𝑁 , 1

Qb : le débit de base ;
K : le coefficient de simultanéité ;
N : nombre d’appareil alimentè.

108
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Il faut aussi savoir que :


 La JIRAMA impose une vitesse de 1,5 m/s pour éviter le coup de bélier qui entraînera
une fermeture brusque des robinets ;
 La détermination des diamètres de canalisation ainsi que les pertes de charge se fait à
l’aide de l’abaque de Daries. Ce dernier est en fonction du dèbit probable et de la vitesse
d’ècoulement dans les canalisations.
Dans les tableaux suivants, nous verrons les diamètres des canalisations secondaires et
primaires :
Tableau 79 : Diamètre de la canalisation secondaire

Débit de base [l/s]


Nombre V Diamètre
Niveau Désignations K Qp [l/s]
appareils Par [m/s] [mm]
Entière Cumulés
robinet
WC 2 0,15 0,30
Lavabo 3 0,20 0,60
R+1 1,50 0,30 0,45 1,5 20
Baignoire, douche 2 0,20 0,40
Evier 1 0,20 0,20
WC 2 0,15 0,30
Evier 1 0,20 0,20
RDC 1,50 0,30 0,45 1,5 20
Baignoire, douche 2 0,20 0,40
Lavabo 3 0,20 0,60

Tableau 80 : Diamètre des canalisations primaires

Nombre Débit de base [l/s] Diamètre


Désignations K Qp [l/s] V [m/s]
appareils Par robinet Entière Cumulés [mm]
WC 4 0,30 1,20
Lavabo 6 0,40 2,40
6,00 0,21 1,24 1,5 30
Evier 2 0,40 0,80
Baignoire 4 0,40 1,60

109
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

CONCLUSION PARTIELLE

Nous venons d’èvaluer dans cette deuxiéme partie le dimensionnement des ouvrages
du bâtiment, plus précisément l’ètude des èlèments du second œuvre et les éléments porteurs.
Ce dernier a été régi à partir de la règle B.A.E.L 91 modifié 99 et différentes méthodes ont été
utilisées pour modéliser la structure, à savoir : la méthode de Cross, la méthode de Caquot et
des règles selon Henry Thonier. On peut conclure que cette étude technique met en valeur la
réalisation du projet. Par la suite, la prochaine partie nous renseignera sur la technologie de
mise en œuvre et les matèriaux nècessaires pour la construction.

109
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
PARTIE III :

TECHNOLOGIE DE MISE EN
ŒUVRE
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

DESCRIPTION DES MATERIAUX DE


CONSTRUCTION
X.1. Le ciment
Les ciments d’aujourd’hui ou liants sont classès en fonction de leur qualitè technique et
en fonction de l’usage que l’on peut en faire.
Le ciment utilisé sera le CEM II 32,5 pour les ouvrages tels que les enduits, les joints,
les chapes, et du CEM I 42,5 pour les ouvrages en béton armé.

X.2. Les granulats


Trois grandes familles de granulats sont définies, selon la norme NF P 18 - 545 :
- les sables où d = 0 et D ≤ 4 mm ;
- les gravillons où d ≥ 4 mm et D ≥ 12 mm ;
- les graves où d = 0 et D > 4 mm, mélange de sable et de gravillons, voire de fillers.
La dimension maximale des granulats est égale à D=25mm.

Les granulats employés pour le béton doivent être propres parce que les impuretés
perturbent l’hydratation du ciment et entrainent des adhèrences entre les granulats et la páte.
Pendant le bètonnage dans tous les cas, l’Entrepreneur tracera la courbe
granulomètrique de sable et de gravillons qu’il compte utiliser ; cette courbe devra être
approuvèe par le contrôle avant l’emploi des matèriaux.

X.2.1. Le sable
Le sable provenant d’une riviére sera utilisè dans la prèparation des mortiers, du bèton
et du béton armé. Son rôle est de réduire le retrait et la fragilité du mortier causée par le liant ;
il améliore aussi sa densité et facilite le travail. Les qualités du sable utilisé doivent répondre
aux exigences suivantes :
 Le sable ne peut pas contenir des impuretès comme l’argile, le limon, l’humus ainsi que
des éléments végétaux et toutes autres particules nocives.
 Les essais auxquelles sera soumis le sable sont définis dans la norme NFP 18-301 à 18-
304 :
- Equivalent de sable visuel ≥ 75 ;
- Elèments trés fins obtenus par la dècantation (argile, vase­) <2% ;
- Module de finesse compris entre 2,20 et 2,80 ;
- Plus grande dimension des grains < 5mm.

110
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Figure 21 : Sable pour le béton

X.2.2. Les Gravillons :


Les gravillons proviendront de préférence du concassage de granite extrait de carrière
agrée et dont le Los Angeles devra être < 35. Les gravillons devront être propre, dur et exempt
des corps étrangers, de matières organiques, de poussières, vases et argiles adhérents ou non
aux grains.

Afin d’avoir une bonne rèsistance et une bonne ouvrabilitè du bèton, on va utiliser des
gravillons de calibre 5/15 et 15/25.

X.3. L’eau de gáchage


L’eau a comme objet d’hydrater le liant et de mouiller les granulats. Tout comme les
autres composants du mèlange, elle doit être propre. Le dosage doit faire preuve d’une attention
particulière car trop d'eau dans le béton entraîne la naissance de fissures et une perte de
résistance au moment du séchage.

X.4. Les adjuvants


Ce sont des produits chimiques, liquides ou en poudre, incorporés en faible quantité
dans le béton et destinés à leur conférer des propriétés particulières.

Parmi eux, il y a :

- Les modificateurs de prise (accélérateur, retardateur) ;


- Les plastifiants ;
- Les entraîneurs d’air ;
- Les hydrofuges.

X.5. Les aciers


Les aciers utilisés pour armer le béton seront des barres à haute adhérence et auront les
qualifications suivantes :

 Fe E500 ;

111
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

 Coefficient de scellement égal à 1,5 ;


 Coefficient de fissuration égal à 1,6.

Les caractéristiques, ainsi que les conditions de réception sont celles fixées par les normes
NFP 35-015. Les aciers devront être propres et sans rouilles. Toutes barres présentant un défaut
d’homogènèitè apparent seront refusèes. Les aciers d’armatures seront comme précisés dans les
plans. Les fils de ligature seront en fil de fer souple ou en acier doux recuit.

X.6. Les parpaings


Ce sont des matériaux fabriqués à partir de ciment et de sable. En général, on distingue 2
dimensions :

 10*10*50 cm3
 20*20*50 cm3

Ils sont utilisés pour le mur de remplissage et se montrent très efficace par leurs propriétés à
rèduire les bruits venant de l’extèrieur et même intèrieur.

112
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

MISE EN ŒUVRE DU CHANTIER


XI.1. Les matèriels pour l’exècution
XI.1.1. Matériels collectifs :
Bétonnière, pervibrateurs, brouette, bêche, pelles, pioches, masse, barre à mine, dame, râteau,
arrosoir, ­

Figure 22 : Matériels collectifs

XI.1.2. Outils de base des maçons


Double mètre pliant, crayon, fil à plomb, cordeau, niveau à bulle, taloche, truelle, gratte joints,
marteau, arrache clous, massette, burin, auge, sceau, houe, hachette, balai ou brousse­

Figure 23 : Outils de base des maçons


XI.1.3. Outils pour les ferrailleurs :
Cisaille (à main ou à levier), griffe, tenaille, cintreuse à main, ­

Figure 24 : Outils des ferrailleurs

113
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

XI.1.4. Outils de coffrage :


Scie, serre joints, chevillettes, pince à décoffrer, marteau, tiges filetés et écrous.

Figure 25 : Outil de coffrage

XI.2. Gestion du personnel


Il est à noter que l’accomplissement des travaux ou non dèpend 90% des personnels. Il est
alors indispensable de savoir les diriger. Dans le chantier, il y a une hiérarchie qui indique les
propres tâches de chaque personnel :

 L’ingènieur conducteur des travaux ;


 le(s) chef(s) de chantier ;
 Le magasinier ;
 Les ouvriers spécialisés ;
 Les manœuvres.
XI.2.1. L’ingènieur conducteur de travaux
Ses rôles sont de :

- assurer la gestion technique et administrative du chantier ;


- résoudre les problèmes techniques ;
- planifier chaque jour les programmes sur chantier ;
- organiser la réunion de chantier ;
- avoir le contact direct avec le bureau d’ètude et les maîtres de l’ouvrage.
XI.2.2. Le chef de chantier
Il a pour rôle de :

- être responsable et garantir les qualités des travaux accomplis ;


- appliquer les plannings et plans d’exècution ;
- rédiger le journal du chantier ;

114
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

- être responsable total des matériaux et matériels utilisés ;


- gérer directement les personnels ;
- faire le pointage des personnels chaque jour.

XI.2.3. Le magasinier
Ses rôles directs sont de ranger, stocker et faire les inventaires des matériaux entrées et sorties
du magasin de stockage.

XI.2.4. Les ouvriers spécialisés


Ce sont les maçons, les ferrailleurs, les charpentiers. Ils s’occupent de l’exècution manuelle des
travaux.

XI.2.5. Les manœuvres


Ils ont pour rôles d’aider les ouvriers spècialisès ; dans le domaine de batelage par exemple.

XI.3. Travaux de terrassement et d’implantation


 Décapage et débroussaillage : Ceux-ci consistent à libèrer le terrain où l’on fait la
construction ; plus précisément le décapage, débroussaillage et défrichage des
vègètations à l’intèrieur de l’emprise ;
 Terrassement : On effectue les remblais et les déblais nécessaires selon les repères (finis
au préalable avec des appareils de niveau et des théodolites) servant à déterminer les
côtes d’altitude. Le but est de mettre le terrain à un même niveau afin de procèder à la
confection de la fondation. Ensuite, on procède à un compactage du fond de fouille.
 L’implantation a pour but de matérialiser sur le terrain les axes principaux de l’ouvrage
afin de déterminer son orientation et son emplacement et ainsi positionner les semelles
et les façades.
 Le piquetage : On matèrialise l’emprise du bátiment par des piquetages en dehors de la
zone de construction. Ceci afin de maintenir au moins deux (2) axes perpendiculaires
appelés lignes directrices qui sont les bases de toutes les mesures suivantes.
Cette opération consiste à :
- Mettre en place les jalons sur les angles ;
- Joindre les jalons par des cordeaux ;
- Placer les chaises à 1,50 m des jalons, les chaises doivent être solides et bien ancrées
pour éviter tout risque de déplacement des chaises ;
- Repèrer d’une pointe sur les planches les axes de la construction ;

115
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

- Relier les pointes avec des cordeaux ;


- Vérifier les angles et les équerrages, il faut que les diagonales soient égales pour éviter
que le bâtiment ne soit pas équerré.
- Les chaises d’implantations sont constituèes de planches de bois horizontales
maintenues par des piquets verticaux. Elles sont placées autour de l’emprise du
bâtiment. Elles vont servir de repères de terrassement.

Figure 26 : Travaux d’implantation

XI.4. Mise en œuvre des armatures :


-Les aciers sont déchargés et posés sur une surface plane et propre. Ils sont rangés par
nuances dans des zones différentes selon leurs diamètres.

-Il faut, avant de façonner les armatures, prendre connaissance du travail à réaliser qui
est dessiné sur le plan de ferraillage et détaillé sur la nomenclature

-Coupe des aciers : Pour couper les barres on utilise le banc de coupe, composé de deux
tables équipées d'une cornière de guidage des barres, munie d'une butée, et d'une cisaille à
levier, qui coupe les aciers jusqu'au 20mm. Pour les aciers de diamètre inférieur à 12 mm, on
peut utiliser une cisaille à main.

-Façonnage des aciers : Pour façonner les barres selon la forme demandée, on utilise
une cintreuse à main. Plus pratiquement, on utilise souvent une table en madrier sur laquelle
sont fixées des petites barres en acier Ø12 ou Ø14 appelé goujons. On trace des marques pour
obtenir les dimensions voulues. Le pliage se fait au moyen de griffe à couder.

116
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Figure 27 : Table de façonnage

- Assemblage des aciers : Pour monter l'armature, il faut successivement :

1) Marquer sur les filants la position des cadres et des épingles conformément au plan de
ferraillage

2) Placer les cadres en alternant la position de leur fermetures (toujours en haut, à droite puis à
gauche) et les lier aux filants avec du fil d'attache (fil d'acier doux de 1 à 2 mm de diamètre) à
l'aide d'une pince à ferraille ;

3) suspendre le montage sur des chevalets ;

4) placer les épingles et les attacher.

Figure 28 : Assemblage des aciers

- Les cales béton : Ils permettent d’assurer l’enrobage des aciers afin de les protèger
contre le phènoméne d’oxydation. Or, cet enrobage est en fonction du type du site
de l’ouvrage, il doit être au moins égal à :
 4 cm pour le cas de la fissuration très préjudiciable ;
 3 cm pour les parements non coffrés soumis à des actions agressives, ou à des
intempéries, ou à des condensations (cas exceptionnel) ;
 2 cm pour le cas de fissuration préjudiciable ;
 1 cm pour le cas de fissuration peu préjudiciable.
117
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Pour ce faire :

 Construire un moule de profondeur « e ¬ selon l’èpaisseur de la cale nècessaire ;


 Remplir le moule de mortier ;
 Introduire des boucles de fil à ligaturer.
 Couper le mortier en blocs avant que le mortier ne durcisse trop.

Figure 29 : Cale béton

XI.5. Mise en œuvre du bèton


XI.5.1. Composition du béton :
XI.5.1.1. En théorie :
Un béton avec du ciment CEM I 42,5 donne les compositions suivantes selon le dosage en
ciment.

Tableau 81 : Composition du béton


Ciment [kg/m3] Sables [L] Gravillon [L] Eau [L] fc28 [MPa]
200 400 800 110 12-16
300 400 800 175 16-20
350 450 850 180 20-25
400 450 850 210 25-30
XI.5.1.2. En pratique
En pratique, on utilise une brouette pour ramasser et quantifier le sable ainsi que le
gravillon. Une brouette remplie à ras bord 50L. Mais on utilise aussi en général un sceau
métallique de 10L.
Tableau 82 : Quantité des matériaux composant le béton
Quantité de Quantité de gravier Quantitè d’eau
3
Désignation Dosage [kg/m ] sable (par (par brouette de (par sceau de
brouette de 50L) 50L) 10L)
400 175
Béton armé 350 8 800 [L] 16 17,5
[L] [L]
Béton de 400 175
150 8 800 [L] 16 17,5
propreté [L] [L]
118
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

XI.5.2. Bétonnage
XI.5.2.1. Préparer une petite quantité de béton
1) Préparer une surface plane et propre ;
2) Verser le gravier puis le sable ;
3) Mèlanger jusqu’à obtenir un mèlange homogéne ;

4) Reconstituer le tas et verser le ciment au milieu

5) Mélanger

6) Creuser au centre un cratère ;

7) Verser un peu d’eau dans le cratére ;

8) Ramener le mélange dans le cratère avec la pelle ;

9) Mélanger en ajoutant peu à peu de l’eau jusqu’à obtenir une páte èpaisse ;

10) Tout le mélange doit avoir la même consistance de pâte épaisse et le même aspect
homogène, huileux, brillant.

XI.5.2.2. Préparer une grande quantité de béton


1) Faire tourner la bétonnière orienter la cuve à 45° avec la verticale et verser une partie de
l’eau nècessaire et une partie du gravier dans la cuve.

2) Verser le ciment, de l’eau et le sable ;

3) Verser tous les graviers qui restent ;

4) Ajouter le reste de l’eau jusqu’à obtenir une pâte homogène et épaisse.

5) Laisser tourner 2 à 3 minutes. Ensuite vider le béton dans la brouette en basculant la cuve
avec le volant.

La teneur en eau doit être strictement limitée au minimum compatible avec les exigences
d’ouvrabilitè et d’hydratation du ciment. La grandeur qui caractèrise l’ouvrabilitè est la
consistance ; sa mesure peut être effectuée facilement sur chantier avec la méthode du cône
d’Abrams ou « Slump test ¬, qui est un essai d’affaissement d’un volume de bèton de forme
tronconique.

119
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Figure 30 : Principe de l’essai d’affaissement

XI.5.3. Mise en œuvre des mortiers :


Les mortiers sont utilisés comme mortier de montage des maçonneries ainsi que pour la
réalisation des enduits et chapes. Leurs caractéristiques sont différentes suivant leur destination.

XI.5.3.1. Mortier de montage :


L’adhèrence sera obtenue par l’utilisation de mortier retenti ne cèdant que difficilement
son eau de gâchage. Ce mortier sera constitué de :

- Sable 0/5 : 20 % d'éléments fins, (< 0,5 mm) 30 % d'éléments moyens, (< 1,5 mm)
et 45 % de gros éléments, (1,5 < ø < 5 mm).
- Liant de performance mécanique pas trop élevé : CEM II 22,5 à 300Kg/m3.

XI.5.3.2. Enduits sur murs de maçonnerie :


Les enduits au mortier de ciment destinés à revêtir les maçonneries devront posséder les
qualités suivantes : adhérence, souplesse, imperméabilité et esthétique. On utilise alors du
ciment de performance mécanique moyenne : CEM II 32,5.

XI.5.3.3. Mortier de pose de revêtement de sol :


Avant la pose des carrelages, on rèalise une chape de 4 à 5cm. C’est un mortier de forme
dont le rôle est d’assurer la mise à niveau de la dalle et la règularitè de sa surface. Elle doit aussi
prèsenter une rèsistance suffisante pour assurer la transmission des charges au support. C’est
un mortier dosé à 350 kg de ciment de classe CEM II 32,5 par mètre cube de sable.

XI.5.4. Vibration :
A part les granulats, le liant, l’eau et èventuellement les adjuvants, le bèton frais est
composè aussi des bulles d’air. En effet, la vibration de bèton a pour objectif non seulement
d’èliminer les bulles d’air, mais aussi d’obtenir un parement de qualitè et une rèsistance
mècanique optimale en favorisant l’adhèrence des matèriaux sur les armatures et la soliditè du

120
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

bèton. Le bèton doit être vibrè dés sa mise en œuvre. Cette action se fait à l’aide d’une aiguille
vibrante dont les ètapes d’exècution sont :

- Plonger rapidement le pervibrateur dans le béton et le remonter lentement ;

- Pour les éléments verticaux (poteaux), vibrer par couches de 50 à 60 cm en faisant


pénétrer le pervibrateur de 10 à 15 cm dans la couche de béton précédente ;

- Refaire cette action jusqu’où le bèton ne se tasse plus, les bulles cessent de se dègager,
la laitance commence à apparaitre en surface et le bruit émis par le pervibrateur se stabilise.

Figure 31 : Vibration du béton

XI.6. Les travaux de gros œuvres:


XI.6.1. Les fondations
Ce sont l’ensemble des ouvrages enterrès qui assurent la stabilitè en rèpartissant les
larges d’un ouvrage au sol porteur. Ce bátiment se reposera sur une fondation superficielle en
semelles isolèes. La mise en œuvre des fondations suit les ètapes suivantes :

 Aprés l’exècutions des fouilles, on coule le béton de propreté ;


 Puis on procède à la mise en place des coffrages des semelles ;
 On met en place les armatures de la semelle avec l’enrobage voulu (= 5 cm) par
l’intermèdiaire des cales de bèton ;
 Après on coule le béton qui est déjà préparé ;
 La vibration du bèton sera faite à l’aide du pervibrateur à travers les armatures du bèton
 Enfin on fait la cure du béton.

XI.6.2. Poteaux :
Pour construire un poteau il faut successivement :

121
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

1) Tracer l’emplacement du poteau à l’aide du cordon sur la surface dèjà prèparèe en reprenant
les alignements du bâtiment, puis vérifier la position correcte des aciers verticaux en attente :
ils doivent être à 3 cm à l’intèrieur du tracè ;

2) Vérifier que la longueur des attentes est suffisante : au minimum 24 fois le diamètre des
barres pour que le recouvrement soit assuré ;

3) Coffrer et couler le talon : On coffre avec des chevrons sur une hauteur de quelques
centimètres. Avant le coulage, préparer soigneusement la surface de reprise : elle doit être
rugueuse, propre et humidifiée ;

4) Préparer l'armature du poteau ;

5) Préparer le coffrage : chaque panneau est constituée de planches longues, reliées par des
raclettes, il est renforcé par un basting filant, de la même longueur ; les panneaux de coffrage
seront assemblés après huilage des planches de coffrage ;

6) Décoffrer le talon lorsque le béton est dur ;

7) Mettre en place I 'armature, la lier aux attentes et attacher les cales sur toute la hauteur

8) Lever les panneaux de coffrage, caler leurs pieds contre le talon et les positionner à peu près
verticalement d’ètais et de quelques serre-joints ;

9) Monter un échafaudage ;

10) régler la verticalité de I 'ensemble à l'aide du fil à plomb ;

11) Placer et serrer à fond les serre-joints, sur tous les 40 cm à partir du cadre en bois qui serre
le pied du coffrage ;

12) Vèrifier enfin que le coffrage n ' a pas bougè, qu’il est toujours vertical et que le calage des
armatures est correct ;

13) Couler le bèton, puis vibrer couche par couche à l’aide d’une aiguille vibrante ;

14) Décoffrer le lendemain en faisant attention aux arrête des angles.

122
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Figure 32 : Mise en œuvre du poteau

XI.6.3. Les poutres :


Après avoir réalisé les poteaux principaux du bâtiment, il nous faut maintenant
construire les poutres qui les relient.
On procède de la façon suivante :
1) Tracer le niveau de fond de la poutre sur le poteau ;
2) Poser le fond de coffrage de la poutre coupé à la longueur correspondant à la distance entre
les poteaux (mesurer sur place la distance exacte). Ce fond doit être très rigide ;
3) Mettre en place des étais en forme de T tous les mètre en les calant juste sous le fond de
poutre. Au pied, placer un patin et des cales ;
4) Mettre en place les armatures après les avoir calés et huiler le fond du coffrage. Il faut aussi
prendre soins de bien disposer les armatures selon le plan de ferraillage.
5) Coffrer la poutre en laissant une attente pour recevoir les poutrelles. Règler l’alignement, la
verticalitè et serrer à l’aide d’un serre-joint en maintenant l’ècartement,
6) Couler jusqu’au niveau du dessous du plancher en tassant bien le bèton puis griffer sa surface
qui doit rester rugueuse.
7) Décoffrer les joues le lendemain. Le fond doit rester en place 28 jours.
XI.6.4. Les planchers en BA :
La réalisation de ce type de plancher se fait en deux étapes :
1) mise en place des étais
2) pose du fond de coffrage
3) mise en place des armatures
4) utiliser des cales en béton
5) coulage du béton
6) régalage du béton
7) utiliser un pervibrateur pour rendre le béton homogène

123
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

8) décoffrage

XI.7. Mise en œuvre de l’escalier


L’escalier n’est autre qu’une dalle en bèton armè inclinèe. Il s’appuie, en haut, sur un
chevêtre encastrè dans le plancher. Le procèdè de mise en œuvre est classique :

1) Repèrer l’emplacement de l’escalier conformèment au plan d’exècution :

2) Prèparer l'armature de l’escalier ;

3) Préparer et installer le coffrage : le coffrage est constitué de planches longues,


renforcé par un basting filant, de la même longueur après huilage des planches de coffrage ;

4) Mettre en place les armatures, la lier au chevêtre et attacher les cales ;

5) coffrer les nez de marche avec des planches ou des bastings dont le niveau supérieur
est réglé à l'arase souhaitée

6) Couler le béton : Remplir le coffrage d'un béton assez sec et bien le tasser, en
commençant par le haut de I 'escalier, puis lisser la surface à la taloche ;

7) Étayer : Soutenir le coffrage par des étais tous les 1,50 m pour éviter la flexion.

Figure 33 : Mise en œuvre d’un escalier

XI.8. Coffrage et décoffrage


XI.8.1. Le coffrage

Les coffrages servent de moules lors du coulage du béton. Le coffrage a pour but de
donner la forme souhaitée au béton ; il maintient aussi le béton pendant la période de séchage
ainsi que de donner un état de surface du béton. Les coffrages sont généralement en bois, en
mètaux­
Dans notre projet, on a utilisé des planches en bois, des panneaux de contre-plaqués, des
bois ronds, des bois carrés pour la réalisation du coffrage.

124
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

XIV.8.2. Le décoffrage
Le dècoffrage n’est effectuè qu’aprés que le bèton ait atteint une rèsistance suffisante
de 21 jours au moins. Les coffrages devront être enlevés de manière à ne pas affecter la sécurité
de l’ouvrage et à ne pas endommager le bèton.
Les surfaces après le décoffrage devront présenter un aspect parfaitement plan et net.

XIV.9. Mur de remplissage


Tableau 83 : Les ètapes de mise en œuvre de maçonnerie en parpaing

N° Opérations Renseignements Croquis

Un mur repose sur une dalle en


béton ou sur une semelle de
Tracer l’implantation
1 fondation. Un tracé au sol au fil
du mur au sol
bleu marque les passages de porte
et matérialise le calepinage.

Une épaisseur suffisante permet de


caler les èlèments mis en œuvre : 3
Étalez un lit de
2 à 4 cm pour des blocs hauts de
mortier
20cm, 1,5 à 2 cm pour des briques
pleines hautes de 6 à 7 cm.

® l’extrèmitè de chaque mur,


placez un élément. Ajustez son
horizontalité selon les deux
Calez le premier
3 directions : longueur et largeur du
rang
mur. Sur la face externe du mur,
tendez fermement une ficelle entre
ces deux éléments.

Étalez un lit de mortier d’un bout à


l’autre. Placez les èlèments en les
alignant le long de la ficelle tendue.
Tapotez avec vos mains gantées ou
à l’aide d’une massette.
Réalisez le premier
4 Continuez les rangs en posant
rang
les éléments «pied-sur-joint »,
c’est-à-dire en faisant reposer
chaque élément du rang supérieur à
cheval sur deux éléments du rang
inférieur.
125
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Récupérez le mortier dépassant les


Réalisez des parois
5 joints au fur et à mesure du calage
de mur propres
des éléments.

Dans le cas d’une maçonnerie


apparente, lissez les joints à la
Lissez les joints à la langue de chat, affleurant
6
langue de chat (obligatoire en climat humide) ou
en creux (envisageable sous climat
sec), un creux léger et régulier.

Une taloche empêche le mortier de


tomber d’un côtè. Remplissez et
Bourrez les joints
7 bourrez les joints verticaux par des
verticaux
mouvements de la truelle de haut
en bas.

Un mur en cours d’èlèvation pése


sur les joints qui ne durcissent
Limitez le nombre de
8 qu’en plusieurs heures. Il convient
rangs
de limiter le nombre de rangs
élevés chaque jour à 5 ou 6.

Chaque élément est calé avec soin


: aligné à la ficelle, ajusté
verticalement sur la façade
Dressez des abouts
9 principale et sur le petit côté. Ceci
de mur «droits»
s’applique ègalement aux passages
de portes, de fenêtres,
etc­

Dans les angles, les éléments se


Harpez dans les superposent d’une maniére
10
angles particulière et avec bon sens
harpage. La tendance consiste à
126
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

employer des éléments creux


permettant de réaliser des
chaînages verticaux.

Au fur et à mesure de l’èlèvation


des murs, vérifiez de temps en
Vérifiez
temps que les èlèments d’un même
11 l’horizontalitè
rang sont au même niveau. C’est
des linteaux
essentiel pour le rang supportant le
linteau.

Les éléments constituant les


Placez l’èlèment de linteaux sont parfois constitués
12
linteau d’un seul bloc, comme les coffres
de volet roulant.

Sur le mur existant, on réalise un


tracé vertical comme en 1. Il guide
Sachez raccorder à l’èlèvation à accomplir. On insére
13
un mur existant un rang sur trois du mur nouveau
partiellement dans la profondeur
du mur existant.

127
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

CONCLUSION PARTIELLE :

L’ètude de la technologie est achevèe. Elle nous a permis de connaitre les matèriaux
essentiels pour la construction du bâtiment et les différentes démarches à suivre pour la
réalisation des éléments qui constituent le bâtiment. Ainsi, nous terminerons notre étude avec
l’èvaluation financière du projet.

128
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
PARTIE IV :
EVALUATION DU COÛT DE LA
CONSTRUCTION
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

DEVIS DESCRIPTIF
Le devis descriptif est un document qui comporte la description des différents ouvrages
; il prècise leur mode d’exècution et les matèriaux utilisès. Il est ètabli par le maitre d’œuvre et
destinè à l’entreprise titulaire des travaux. Nous exposerons alors ce document dans un tableau
ci-après :

Tableau 84 : Devis descriptif

N° DESIGNATION DES TRAVAUX CONCERNE UNITE


I. TRAVAUX PREPARATOIRES ET DE MOBILISATION
I.01 - Amènagement à l’accés au chantier
- Amenée des personnes
- Clôture du chantier ;
- Panneaux de chantier ;
- Amenée des matériels ; Installation du chantier fft
- Base vie (vestiaire, sanitaire, cantine,
bureaux du chantier­)
- Réseaux du chantier (eaux usées, eaux
potable, électricité)
I.02 - Nettoyage général du chantier Repli de chantier fft
II. TERRASSEMENT
II.01 Décapage et débroussaillage :
Décapage et nettoyage préalable de site y
compris l’enlévement des dèchets,
Surface recevant la
broussailles et autres ordures, puis évacuation m²
construction
et transport des remblais indésirables
jusqu’au lieu de dèpôt quelle que soit la
distance ;
II.02 Exécution des fouilles en tranchée :
Fouille en rigole, en terre franche avec jet de
pelle, dressage des parois et compactage des Canalisation m3
fonds, chargement et transport au lieu de
dépôt.

128
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

II.03 Exécution des fouilles en excavation :


- Extraction des terres, chargement et Regard m3
transport au lieu de dépôt
- Remblai avec de la terre saine, avec reprise
- Épandage et compactage par couche de Site de construction m3
0,20m maximum, arrosage et toutes sujétions

III. OUVRAGE EN INFRASTRUCTURE


III.01 Béton de propreté dosée à 150kg/m3 :
Béton de propreté sous
Fourniture et mise en œuvre du béton
3
semelle de fondation, m3
ordinaire dosé à 200kg/m de CEM II 32,5 ; y
sous départ escalier
compris toutes les sujètions de mise en œuvre
III.02 Béton dosé à 350 kg/m3 :
Mise en œuvre du bèton dosè à 350 Kg/m3 de
ciment CEM I 42,5 et fabrication par Semelle isolée, amorce
m3
malaxage mécanique (bétonnière), poteau
pervibration et y compris toutes sujétions de
mise en œuvre.

III.03 Coffrage :
Tous les ouvrages en
Coffrage en bois ordinaire, étaiement, y m3
BA de l’infrastructure
compris toutes sujétions de mise en œuvre.
III.04 Armatures en acier haute adhérence :
Armature de béton en acier à haute adhérence Fondation Kg
Fe E 500
III.05 Joint de dilatation Dallage RDC m3
III.06 Forme de dallage Dallage RDC m3

IV. OUVRAGE EN SUPERSTRUCTURE


IV.01 Béton dosé à 350 Kg/m3 :
Béton armé de 350 kg/m3 avec le ciment CEM Poteaux, poutres,
m3
II 42,5 y compris toutes sujétions de mise en escaliers, dalles
œuvre (vibration­)
IV.02 Armatures :
Tous les ouvrages en
Armatures en acier haute adhérence Fe E 500, kg
béton
de diamètre différent, y compris coupe
129
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

façonnage, ceintrage, mise en place, ligature


en fils recuits et toutes sujétions
IV.03 Coffrage :
Tous les ouvrages en
Coffrage en bois ordinaire y compris m²
béton
étaiement buttage et la mise en œuvre
IV.04 Maçonnerie d’agglos :
Mise en œuvre de maçonnerie d’agglos au Tous les murs de
mortier de ciment CEM II 32,5 dosé à 300 remplissage ayant une m²
kg/m3 y compris toutes sujétions de mise en épaisseur de 22cm.
œuvre
V TOITURE, PLAFONNAGE, ETANCHEITE
V.01 Étanchéité pour terrasse et chéneaux :
- Systéme d’ètanchèitè bicouche en
membrane élastomère sur support BA-Pente
2%.
Toiture m²
- Étanchéité pour chêneaux avec finition
aluminium systéme d’ètanchèité monocouche
en membrane élastomère sur support BA +
Crapaudine en PVC.

V.02 Plafond en placo-plâtre ou faux


Plafonnage de chaque
plafond : Fourniture et pose de plafond en m²
local
placo-plâtre, y compris toutes sujétions

VI. ASSAINISSEMENT
VI.01 Fourniture et pose de tuyaux PVC de différents
Canalisation des eaux
diamètres, y compris accessoires et toutes ml
pluviales
sujétions.
V1.02 Tuyaux de chute pour eau vanne et
eau usée :
Canalisations entre les
- Fourniture et pose des tuyaux en
regards et la fosse ml
PVC de diamètre pour
septique
eaux vannes et eaux usées ;
-Coudes, colliers et toutes sujétions

130
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

VI.03 Fosse septique :


Fosse septique en béton armé dosé à 350
kg/m3, y compris toutes les accessoires : les
Fosse septique U
tuyaux droits d'aération ou tuyaux coudés de
distribution, l'élément épurateur (Mâchefer)
etc. et toutes sujétions de mise en œuvre.
VI.04 Regard :
Fourniture et mise en œuvre du regard de
visite en béton armé dosé à 350 kg/m3, d’une Regards pour les EP
épaisseur de 10 cm, y compris la dalle de et U
couverture en béton armé de 2 cm d'épaisseur EU
posée en feuillure, avec anneau de levage
scellé au coulage.
VI.05 Confection puisard, y compris toutes sujétions
Collecte d’eau U
de mise en œuvre.
VII. CHAPE ET ENDUIT
VII.01 Enduits : Face intérieures et
Enduit en mortier de ciment : Fourniture et extérieures de la
mise en œuvre d’enduit et chape au mortier de maçonnerie, faces m²
ciment dosé à 350 kg/m3, dressé, taloché, 15 apparentes des
mm d’èpaisseur y compris toutes sujétions bétons
VII.02 Chape au mortier du ciment :
Chape lissée et tintée au mortier de ciment Le sol tout entier et
dosé à 350kg, dressée sur repère, de 3cm les parois inférieures m²
d’èpaisseur, y compris toutes sujètions de de la dalle.
mise en œuvre.
VIII. PEINTURE
VIII.01 Badigeonnage : Badigeonnage à la Toutes les surfaces
chaux grasse alunée à 2 couches enduites du mur à

avant la peinture définitive, y peindre
compris toutes sujétions.
VIII.02 Peinture acrylique pour intérieur : Murs intérieurs et

Peinture plastique de première plafonds

131
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

qualité, appliquée en 2 couches


croisées, y compris les travaux de
préparations et toutes sujétions
VIII.03 Peinture vinylique pour extérieur :
Peinture plastique de première
qualité, appliquée en 2 couches Murs extérieurs m²
croisées, y compris les travaux de
préparations et toutes sujétions
IX. REVETEMENT SOLS ET MURAUX
IX.01 Fourniture et pose de carrelage grès cérame
Revêtement du sol de
pour sol de dimensions 30 * 30 y compris m²
tous niveaux
toute sujétion de mise en œuvre.
IX.02 Fourniture et pose de moquette grès cérame
de même type que le carrelage pour sol y Chambre m²
compris toute sujètion de mise en œuvre
IX.03 Fourniture et pose de carrelage grès-cérame Carrelage muraux des
pour les carrelages muraux de dimensions 20* salles d’eaux dans m²
20 y compris toute sujètion de mise en œuvre. tous niveaux.
IX.04 Plinthe en bois palissandre : Plinthe
Tout sauf douche et
de 10 cm de hauteur, y compris m²
toilettes
toutes sujétions.
X. MENUISERIE ET VITRERIE
X.01 Porte 210 × 90 cm :
Fourniture et pose de porte vitrée en alu y Porte du RDC au R+1 U
compris toutes sujétions de fixation.
X.02 Fenêtre vitrée coulissante 150×135 :
Fenêtre dans les
Fourniture et pose de châssis vitrés en alu y U
chambres
compris toutes sujétions de fixation.
X.03 Fenêtre vitrée coulissante 160×80:
Fourniture et pose de châssis vitrés en alu Fenêtre dans les salles
U
coulissante y compris toutes sujétions de de séjour.
fixation.
X.04 - Fenêtre en aluminium avec vitre Toilette U

132
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

de dimension 0,5*0,5 m

X.05 Garde-corps métallique :


Garde-corps métallique en tube circulaire de Escalier ml
hauteur 1m
XI. MENUISERIE EN BOIS
XI.01 Porte pleine 210*90 cm: Porte d’entrée
Fourniture et pose de porte en bois y compris principale et porte
U
toutes sujétions de fixation. intérieure dans
certaines pièces.
XII. PLOMBERIE - SANITAIRE
XII.01 WC à l’anglaise :
Fourniture et pose de WC à l’anglaise
comprenant cuvette en céramique émaillée, à
chasse directe, un abattant double en matière Les toilettes et les
U
plastique , un réservoir de chasse en céramique salles d’eau
de capacité 13 litres, complet et muni de tous
ses accessoires, avec robinet d’arrêt, y compris
toutes sujétions.
XII.02 Receveur de douche :
Fourniture et pose de receveur de douche
Les salles d’eau U
carrée 90×90cmE en céramique, y compris
toutes sujétions.
XII.03 Lavabo en céramique :
Fourniture et pose de lavabo en céramique
émaillé blanc de 0,60*0,48 m, y compris
robinet, vidange à bouchon avec chaînette, Les salles d’eaux U
siphon et tuyau en PVC pour raccord vers la
canalisation des eaux usées, coudes et toutes
sujétions.
XII.04 Évier à double bacs en inox :
Fourniture et pose d’èvier à double bacs en Cuisine U
inox 116×50×17, y compris toutes sujétions.

133
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

XII.05 Fourniture et pose accessoire :


- Miroir 60*80 :
Fourniture et pose miroir 60*80, y compris
toutes sujétions.
- Distributeur de papier hygiénique :
Fourniture et pose de distributeur de papier
Salles d’eau U
hygiénique en céramique, y compris toutes
sujétions.
- Porte serviette 2 branches fixes chrome
toutes sujétions.
- Porte serviette 2 branches fixes chrome
Fourniture et pose, y compris toutes sujétions.
XIII. ELECTRICITE
XIII.01 Tableau de distribution : Tableau compteur U
Fourniture et pose de tableau général de
distribution, y compris toutes sujétions.
XIII.02 Tableau secondaire de distribution : La distribution de U
Fourniture et pose de tableau secondaire de l’èlectricitè à chaque
distribution, y compris disjoncteur, fusibles et niveau, à chaque
toutes sujétions. appartement.
XIII.03 Câblage : Toutes installations ml
Fourniture et pose de cáble d’installation électriques
principale et secondaire.
XIII.04 Prise : Prise U
Fourniture et pose des prises de courant, y
compris branchement et toutes sujétions.
XIII.05 Point lumineux : Toutes pièces U
Fourniture et pose d’un point lumineux, y
compris fil tertiaire, interrupteur et toutes
sujétions.
XIII.06 Paratonnerre : Mise à la terre U
Fourniture et pose de paratonnerre,
y compris mise à la terre et toutes
sujétions
134
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

XIV. AMENAGEMENT EXTERIEUR ET CLOTURE


XIV.01 Clôture en maçonnerie de briques artisanales
épaisseur 0,22 m, hauteur 2,50 m hourdée au
mortier de ciment, y compris enduit, poteaux
Clôture m²
en BA tous les 4,00 m, chaperon en BA,
fondation en maçonnerie de moellons hauteur
0,80m.
XIV.02 Fourniture et pose de portail à 2 vantaux, de
dimension 4700×2500 mm, y compris Entrée voiture U
fixations et toutes sujétions.
XIV.03 Fourniture et pose portail à 1 vantail, de
dimension 1000×2100 mm, y compris Entrée personnel U
fixations et toutes sujétions.
XIV.04 Pavés autobloquant :
Fourniture et pose de pavés autobloquants de
Cour m²
dimensions 12×20×16,5cm y compris lits de
sable et toutes sujétions.
XIV.05 Bordure de jardin en béton :
Fourniture et pose de bordure de jardin en
Bordure pour espaces
béton, y compris garnissage des joints au ml
verts
mortier dosé à 300kg de ciment CEMII/A
42,5N et toutes sujétions.

135
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

SOUS-DETAIL DES PRIX


XVI.1. Sous détails des prix

XVI.1.1. Généralités
Un sous-détail de prix est un ensemble de calcul conduisant à la détermination de vente
unitaire pour un travail ou pour un ouvrage afin d’ètablir le devis estimatif.
Pour les marchés et travaux, le sous-dètail d’un prix unitaire donne le contenu du prix en
indiquant :
 Les déboursés ou frais directs, décomposés en dépenses de salaires et indemnités du
personnel, charges salariales, dépenses de matériaux et de matières consommables,
dépenses de matériel ;
 Les frais gènèraux, d’une part, les impôts et taxes, d’autre part, exprimès par des
pourcentages des déboursés ;
 La marge pour risques et bènèfices, exprimès par un de l’ensemble des deux postes
précédents.
Pour èvaluer le prix unitaire PU d’une tâche quelconque, on doit considérer trois
paramètres, à savoir :
 Matériels ;
 Matériaux ;
 Main d’œuvre.
On établit le sous détail de prix en prenant en compte les coûts de ces trois paramètres afin
d’avoir un total des sommes dèboursèes D. On en dèduit ensuite les prix unitaires en fonction
du rendement journalier R et du coefficient de déboursés K en appliquant la formule suivante :
𝐷
𝑃𝑈 = 𝐾 ×
𝑅
Avec : PU : Prix unitaire
K : coefficient de déboursés ;
D : somme des déboursés ;
R : rendement journalier.
XVI.1.2. Coefficient de majoration de déboursé K
Ce coefficient est défini par la relation :

𝐴1 𝐴2
(1 + 100 ) × (1 + 100 )
𝐾 =
𝐴3 𝑇𝑉𝐴
(1 , 100 ) × (1 , 100 )
136
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

 A1 : Frais généraux proportionnels aux déboursés, tel que :

A1 = a1 + a2 + a3 + a4

 A2 : Bènèfices bruts et frais financiers proportionnels aux prix de revient de l’entreprise,


telles que :

A2 = a5 + a6 + a7 + a8

 A3 : Frais proportionnels aux TVA, tel que A3 = a9 ;

T : le TVA tel que TVA = 20%.

Le tableau suivant donne les valeurs minimales et maximales de chaque coefficient à prendre.

On va présenter dans le tableau ci-contre la valeur de ce coefficient de déboursés :

Tableau 85 : Coefficient de déboursés

Dècomposition à l’intèrieur de chaque Indice de


Origine des frais Ai
catégorie de frais composition
Frais d’agence et patente a1 3
Frais généraux proportionnels Frais de chantier a2 4,2
11,2
aux déboursés Frais d’ètudes et de laboratoire a3 2
Assurances a4 2
Bénéfice net et impôt sur les bénéfices a5 13
Bénéfices bruts et frais
Aléas techniques a6 1,5
financiers proportionnels aux 24,5
Aléas de révision des prix a7 0
prix de revient
Frais financiers a8 10
Frais proportionnel au prix
Frais de siège a9 0 0
règlement avec TVA
D’où : le coefficient de dèboursè K = 1,38.
Dans le tableau suivant se trouve les détails ainsi que les coûts de chaque ouvrage y
compris les matériaux utiles et les mains-d’œuvre.

137
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Tableau 86 : Exemple de Sous-détail de prix du béton dosé à 350kg/m3, R=3m3/j

- Désignation : Béton dosé à 350 kg/m3


- Rendement R : 2m3/ j
- Coefficient de déboursé K=1,38

Composante des prix Coût directs Dépenses directes [Ar] Total [Ar]
Main
Désignations Unité Quantité Unité Quantité PU [Ar] Matériels Matériaux
d'œuvre
Matériels:
Bétonnière U 1 h 8 20 833 166 667
Pervibrateur U 1 h 8 10 417 83 333
Outillages fft 1 fft 8 10 000 80 000
TOTAL MATERIELS 330 000
Main d'œuvre:
Chef de chantier Hj 1 h 4 15 539 62 157
Ouvriers
Hj 1 h 8 8 600 68 797
spécialisés
Manœuvres Hj 2 h 8 6 306 100 898
TOT!L M!IN D'ŒUVRE 231 852
Matériaux:
Gravillons m3 2 m 3 0,85 90 000 153 000
Sable m3 2 m 3 0,45 50 000 45 000
Ciment CEM II
kg 2 kg 350 820 574 000
42,5
TOTAL MATERIAUX 772 000
Total des déboursés 1 333 852
PU= (K*D)/R 666 926

138
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Tableau 87 : Exemple de Sous-détail des prix Acier à Haute Adhérence E500, R=60kg/j

- Désignation : Ferraillage E 500


- Rendement R : 75kg/ j
- Coefficient de déboursé K=1,38

Composant des prix Coût directs Dépenses directes [Ar] Total [Ar]
Main
Désignations Unité Nombre Unité Quantité PU [Ar] Matériels Matériaux
d'œuvre
Matériels:
Lot de petits
fft 1 fft 1 70 000 70 000
matériels
TOTAL MATERIEL 70 000
Main d'œuvre:
Chef de chantier Hj 1 h 1 15 539,22 15 539,22
Manœuvres GC Hj 1 h 8 6 306,16 50 449,28
TOT!L M!IN D'ŒUVRE 65 988,50
Matériaux:
Acier kg 75 kg 1,05 7 356,56 579 328,97
Fil recuit kg 75 kg 0,15 1 680,00 18 900,00
TOTAL MATERIAUX 598 228,97
Total des déboursés
734 217,47
D
PU= (K*D)/R 9 789,57

139
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

DEVIS QUANTITATIF ET ESTIMATIF


Le tableau ci-dessous présentera le devis quantitatif et estimatif du projet dont la finalité est le
cout total du projet et le cout par mètre carré bâti.

Tableau 88 : Devis quantitatif du projet

N° Désignation Unité Quantité PU en Ar Montant en Ar


I Installation et repli de chantier
I.01 Installation de chantier fft 1 30 105 673,47 20 661 991,49
I.02 Repli de chantier fft 1 14 859 574,34 13 774 660,99
SOUS-TOTAL 34 436 652,48
II Terrassement
Décapage et nettoyage du
II.01 sol : m² 400 4 012,75 1 605 100,00
Exécution des fouilles en
II.02 excavation m3 26 5 000,00 129 600,00
Evacuation des terres
II.03 excédentaires m3 64 120 000,00 7 680 000,00
SOUS-TOTAL 9 414 700,00
III Infrastructure
Béton de propreté dosée à
III.01 150kg/m3 m3 2 357 085,00 714 170,00
III.02 Béton dosé à 350 kg/m3 m3 9 595 125,00 5 356 125,00
III.03 Coffrage en bois m2 57 7 548,50 430 264,50
III.04 Armature de béton kg 175 10 039,50 1 756 912,50
III.05 Forme de dallage m3 132 595 125,00 78 705 281,25
SOUS-TOTAL 86 962 753,25
IV Superstructure
Ouvrages en Béton dosé à
IV.01 350kg de CEM II 42,5 m3 41 595 125,00 24 102 562,50
IV.02 Armature de béton kg 2 810 10 039,50 28 210 995,00
IV.03 Coffrage en bois m² 1 482 49 566,00 73 456 812,00
IV.04 Maçonnerie en parpaing m² 104 18 198,00 1 897 869,42
SOUS-TOTAL 127 668 238,92
V Toiture, plafonnage et étanchéité
Etanchéité pour terrasse
V.01 et chéneaux m² 132 18 500,00 2 446 625,00
Plafond en placo plâtre ou
V.02 faux plafond m² 265 36 500,00 9 654 250,00
SOUS-TOTAL 12 100 875,00

140
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP
VI Assainissement
Canalisation des eaux
VI.01 pluviales ml 32 26 000,00 832 000,00
Canalisations entre les
VI.02 regards et la fosse septique ml 15 43 600,00 654 000,00
VI.03 Fosse septique U 1 3 750 000,00 3 750 000,00
VI.04 Regard U 3 350 000,00 1 050 000,00
VI.05 Puisard U 1 1 250 000,00 1 250 000,00
SOUS-TOTAL 7 536 000,00
VII Chape et enduit
Enduit en mortier de
VII.01 ciment m² 2 837 2 947,27 8 361 257,63
SOUS-TOTAL 8 361 257,63
VIII Peinture
Badigeonnage à la chaux
VIII.01 grasse m² 1 502 3 000,00 4 506 000,00
Peinture acrylique pour
VIII.02 intérieur m² 1 001 10 200,00 10 210 200,00
Peinture vinylique pour
VIII.03 extérieur m² 501 10 200,00 5 110 200,00
SOUS-TOTAL 19 826 400,00
IX Revêtement sols et muraux
Fourniture et pose de
carrelage grès cérame
IX.01 30*30 m² 258 90 000,00 23 256 000,00
Fourniture et pose de
IX.02 moquette grès cérame m² 81 35 000,00 2 846 200,00
Fourniture et pose de
carrelage grès cérame pour
IX.03 le carrelage muraux 20*20 m² 13 42 500,00 543 150,00
Plinthe en bois palissandre
IX.04 de 10cm de hauteur m² 71 42 500,00 3 031 950,00
SOUS-TOTAL 29 677 300,00
X Menuiserie et Vitrerie
Porte à panneau bois et
avec vitre de dimension
X.01 210*90cm U 13 170 000,00 2 210 000,00
Fenêtre vitrée coulissante
X.02 150*135cm U 12 80 000,00 960 000,00
Fenêtre vitrée coulissante
X.03 160*80cm U 7 70 000,00 490 000,00
Fenêtre en aluminium
avec vitre de dimension
X.04 50*50cm U 2 50 000,00 100 000,00
Porte vitrée terrasse
X.05 2,4*1,9 U 1 2 300 000,00 2 300 000,00
X.06 Porte garage 2,5*2,0 U 1 1 500 000,00 1 500 000,00
X.07 Garde-corps métallique ml 9 75 000,00 637 500,00
SOUS-TOTAL 8 197 500,00
141
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

XI Menuiserie en bois
XI.01 Porte pleine 210*90cm U 2 170 000,00 340 000,00
SOUS-TOTAL 340 000,00
XII Plomberie-sanitaire
Fourniture et pose de WC
XII.01 à l'anglaise U 4 265 000,00 1 060 000,00
Fourniture et pose de
receveur de douche carrée
XII.02 90*90cm U 2 460 000,00 920 000,00
Fourniture et pose de
lavabo en céramique
XII.03 émaillé blanc de 60*48cm U 6 260 000,00 1 560 000,00
Fourniture et pose d'évier
XII.04 à double bacs en inox U 2 302 000,00 604 000,00
Fourniture et pose
accessoire : miroir, pose
serviette, distributeur
XII.05 papier hygiénique U 6 160 000,00 960 000,00
SOUS-TOTAL 5 104 000,00
XIII Électricité
Fourniture et pose de
tableau général de
XIII.01 distribution U 1 250 000,00 250 000,00
Fourniture et pose de
tableau secondaire:
disjoncteur, fusibles et
XIII.02 toutes sujétions U 2 220 000,00 440 000,00
Fourniture et pose de
câble d'installation
XIII.03 principale et secondaire ml 21 210 000,00 4 410 000,00
Fourniture et pose de prise
XIII.04 de courant U 34 40 000,00 1 360 000,00
Fourniture et pose de
XIII.05 point lumineux U 39 42 500,00 1 657 500,00
Fourniture et pose de
XIII.06 paratonnerre U 1 1 500 000,00 1 500 000,00
SOUS-TOTAL 9 617 500,00
XIV Aménagement extérieur et clôture
Clôture en maçonnerie de
briques artisanales 0,22m
d'épaisseur et 2,5m de
hauteur, fondation en
maçonnerie de moellons
XIV.01 de hauteur 0,8m m² 228 32 500,00 7 410 000,00
Portail à 2 vantaux
XIV.02 4,7*2,5m U 1 4 500 000,00 4 500 000,00

142
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Portail à 1 vantail
XIV.03 1,0*2,1m U 1 1 000 000,00 4 500 000,00
Bordure de jardin en
béton, y compris
garnissage des joints au
mortier de ciment dosé à
300kg de ciment CEM II
XIV.04 42,5N ml 9 350 000,00 3 150 000,00
SOUS-TOTAL 19 560 000,00

Pour récapituler ce devis, voici un tableau raccourci mais comprenant tous les travaux :

Tableau 89 : Tableau récapitulatif du devis

DESIGNATION Montant
I. INSTALLATION ET REPLI DE CHANTIER 34 436 652,48
II. TERRASSEMENT 9 414 700,00
III OUVRAGE EN INFRASTRUCTURE 86 962 753,25
IV OUVRAGE EN SUPERSTRUCTURE 127 668 238,92
V TOITURE, PLAFONNAGE, ETANCHEITE 12 100 875,00
VI ASSAINISSEMENT 7 536 000,00
VII CHAPE ET ENDUIT 8 361 257,63
VIII PEINTURE 19 826 400,00
IX REVETEMENT SOLS ET MURAUX 29 677 300,00
X MENUISERIE EN ALUMINIUM ET METALLIQUE 8 197 500,00
XI MENUISERIE EN BOIS 340 000,00
XII PLOMBERIE - SANITAIRE 5 104 000,00
XIII ELECTRICITE 9 617 500,00
XIV AMENAGEMENT EXTERIEUR ET CLOTURE 19 560 000,00
TOTAL HT 378 803 177,28
TVA 20% 94 700 794,32
TOTAL TTC 473 503 971,60

143
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

Arrêté le présent devis à la somme de QUATRE CENT SOIXANTE-TREIZE


MILLIONS CINQ CENT TROIS MILLE NEUF CENT SOIXANTE ONZE ARIARY
SOIXANTE (473 503 971,60 ARIARY), y compris la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) au taux
de vingt pour cent (20%) pour un montant de QUATRE-VINGT QUATORZE MILLIONS
SEPT CENT MILLE SEPT CENT QUATRE-VINGT QUATORZE ARIARY TRENTE-
DEUX (94 700 794,32 ARIARY).

Le prix du métre carrè pour ce projet sera alors d’UN MILLION SEPT CENT
QUATRE-VINGT DIX MILLE CENT QUATRE-VINGT CINQ ARIARY QUINZE
PAR METRE CARRE (1 790 185,15 Ariary/m²)

144
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

CHAPITRE XV: PLANNING D’EXECUTION

C’est un document indispensable pour une construction quelle que soit son envergure.

Celui-ci comporte :

• Le plan d’exècution ;

• Le plan de charge de l’entreprise : effectif, mode de travail, personnel, matèriel,


planning d’approvisionnement ;

• Le délai d’exècution des travaux ;

• La date de début et fin des travaux : notons que ces dates sont à réviser ou modifier
tous les 15 jours si des anomalies se présentent.

Figure 34 : Diagramme de Gantt : Planning d’exècution des travaux

Source : MS Project, auteur

145
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

CONCLUSION GENERALE
Au terme de ce mèmoire de fin d’ètude, intitulè « ETUDE DE CONSTRUCTION
D’UN BÂTIMENT R+1 A USAGE D’HABITATION SIS A ANKADIKELY-ILAFY –
REGION ANALAMANGA – DISTRICT ANTANANARIVO AVARADRANO », l’ètude
nous a donnè l’occasion de mettre en application plusieurs connaissances acquises en classe et
de faire des recherches en particulier sur l’ètude de la faisabilitè du projet et sa conception
architecturale moderne. Nous avons pu proposer une esquisse détaillée du bâtiment, tout en
respectant ses avantages en termes de confort et de sècuritè et l’ètude nous a aussi permis
d’approfondir notre connaissance sur l’èvaluation du coút du projet notamment le devis
descriptif, quantitatif et estimatif.

Par la suite, nous nous sommes occupés de la structure du bâtiment où nous avons
procédé à la modélisation et le dimensionnement des ouvrages élémentaires par la méthode de
Cross et par les règles BAEL 91 modifié 99 ; ensuite la descente des charges, ainsi que la phase
de construction lors de la réalisation.

De ce fait, la rèalisation de ce mèmoire de fin d’ètude met en èvidence que construire


un bâtiment nécessite une connaissance antérieure des règles en vigueur qui régissent la
construction proprement dite.

Or, la réalisation de ce projet résoudra donc les problèmes de logement dans le centre-
ville.

En fait, l’accomplissement de ce projet nous a permis d’apprendre plusieurs mèthodes


et procèdures en termes d’ètude du bátiment et d’enrichir davantage nos connaissances et
expèriences sur l’utilisation des logiciels.

En bref, ce mèmoire contribue à l’obtention du diplôme de Licence Professionnelle en


BTP, et me donne accès par la suite à poursuivre mes études à un niveau supérieur assurant le
perfectionnement de mes compétences, qui convoite dans l’avenir à maîtriser de façon qualifièe
et performante ma carrière professionnelle dans le domaine des bâtiments et travaux publics.

146
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

BIBLIOGRAPHIE
[1] Ernst NEUFERT, Les éléments de projet de construction 8ème EDITION Dunod, 2002

[2] « Règles BAEL 91 révisées 99 (DTU P 18-702), (Mars 1992) Février 2000_ (Fascicule 62,
titre 1er du CCTG - Travaux section 1 : béton armé) _Edition 150
[3] « Monographie 2019 » de la Commune Rurale Ankadikely-Ilafy
[4] « Plan d’urbanisme Directeur de l’Agglomèration d’Antananarivo », MAHTP et JICA,
2019
[5] « Conception et calcul des Structures de bâtiment », Henry Thonier, Tome 4
[6] Cours au sein de l’ESPA
N° Auteur Titre Année
01 Mr Victor RAZAFINJATO Cours de Résistance des matériaux 2021
Mme Lalatiana
02 Cours de Béton Armé 2022
RAVAOHARISOA
Technologie de Bâtiment, 2021
Mr Richard
03 Management de construction, 2022
ANDRIANARIMANANA
Elément de Projet 2023
Mr ANDRIVONIRINA 2022
04
Fanilo
Cours de Calcul de structure 2023

WEBOGRAPHIE
[Link]

[Link]

[Link]

[Link]

[Link]

[Link]

[Link]

147
RAKOTOARISOA Finaritra Judith
ANNEXES

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

ANNEXE A : EFFET DU VENT

A.1. Zonage de la pression dynamique à Madagascar

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


Mémoire de fin d’étude ESPA BTP
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

ANNEXE B : CALCULS DE STRUCTURE

 CALCUL A L’ELS :
B.1. Valeur des sollicitations pour les charges verticales sans effet du vent :
B.2. Valeur des sollicitations pour les charges verticales avec effet du vent gauche:
B.3. Valeur des sollicitations pour les charges verticales avec effet du vent droit:
 CALCUL A L’ELU :
B.4. Valeur des sollicitations pour les charges verticales sans effet du vent :
B.5. Valeur des sollicitations pour les charges verticales avec effet du vent gauche:
B.6. Valeur des sollicitations pour les charges verticales avec effet du vent gauche:

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


Mémoire de fin d’étude GENIE DES STRUCTURES ET DU BÂTIMENT

 CALCUL A L’ELS :
B.1. Valeur des sollicitations pour les charges verticales sans effet du vent :
Nœuds A B C D E
barres AB BA BC BE CB CD DC DE DI EB ED EF EH
Cij 1,000 0,242 0,260 0,498 0,343 0,657 0,368 0,192 0,440 0,312 0,163 0,152 0,373
Mi 0,000 0,000 0,000 29,525 0,000 28,133 -28,133 0,000 16,761 -29,525 0,000 0,000 17,082
Mij0 -3,452 -6,904 -12,572 19,477 -14,048 14,048 -26,512 8,181 18,331 -28,328 7,332 3,026 17,971
Mij1 -0,612 -1,224 3,657 -2,432 0,281 -0,281 -0,381 0,877 -0,496 -1,089 1,005 0,062 0,022
Mij2 0,357 -0,286 2,752 -2,466 -0,429 0,429 0,108 0,019 -0,127 -0,966 0,148 0,630 0,188
Mr -0,589 -4,175 -15,035 19,211 -16,156 16,156 -25,072 5,668 19,404 -28,035 4,833 4,731 18,471
T0 -3,452 -3,452 -9,507 45,486 -9,507 42,252 -48,990 5,540 27,290 -50,270 5,540 1,009 29,132
T1 -0,612 -0,612 1,406 46,926 1,406 45,442 -45,800 0,672 32,147 -48,830 0,672 0,021 32,985
T2 0,024 0,024 0,830 46,950 0,830 45,766 -45,476 0,060 32,401 -48,806 0,060 0,210 33,038
Tr -1,588 -1,588 -11,140 48,729 -11,140 46,295 -51,114 3,750 30,224 -53,499 3,750 1,577 31,522

Nœuds F G H I J K L
barres FE GH HE ID IH IJ JI JK KH KJ KL LK
Cij 1,000 1,000 0,395 0,470 0,205 0,324 0,612 0,388 0,449 0,285 0,266 1,000
Mi 0,000 0,000 -17,082 -16,761 0,000 50,018 -50,018 0,000 -50,119 0,000 0,000 0,000
Mij0 0,000 0,000 -30,153 -34,301 -14,602 48,904 -26,997 26,997 -34,009 24,107 9,901 0,000
Mij1 0,000 0,000 -0,260 -0,418 0,822 -0,405 -0,575 0,575 -0,470 0,623 -0,153 0,000
Mij2 0,000 0,000 -0,260 0,000 -0,066 0,066 0,043 -0,043 -0,327 -0,100 0,427 0,000
Mr 0,000 0,000 -30,170 -33,077 -17,208 50,285 -25,182 25,183 -33,612 21,982 11,630 0,000
T0 1,009 -1,836 -36,991 -37,593 -9,930 71,558 -61,822 18,252 -63,524 18,252 3,300 3,300
T1 0,021 -0,037 -33,138 -32,736 0,577 66,472 -66,908 0,428 -67,023 0,428 -0,051 -0,051
T2 0,210 0,285 -33,085 -32,482 -0,091 66,714 -66,666 -0,051 -66,988 -0,051 0,142 0,142
Tr 1,577 -0,873 -39,070 -39,044 -11,891 76,776 -65,619 16,845 -67,949 16,845 3,877 3,877

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


Mémoire de fin d’étude GENIE DES STRUCTURES ET DU BÂTIMENT

B.2. Valeur des sollicitations pour les charges verticales avec effet du vent gauche:
Nœuds A B C D E
barres AB BA BC BE CB CD DC DE DI EB ED EF EH
Mi 2,610 -2,610 2,274 29,525 -2,274 28,133 -28,133 0,000 16,761 -29,525 0,000 0,000 17,082
Mij0 -0,854 -9,539 -9,906 19,445 -15,497 15,497 -26,026 8,025 18,001 -28,315 7,269 3,039 18,007
Mij1 -0,612 -1,224 3,657 -2,432 0,281 -0,281 -0,381 0,877 -0,496 -1,089 1,005 0,062 0,022
Mij2 0,357 -0,286 2,752 -2,466 -0,429 0,429 0,108 0,019 -0,127 -0,966 0,148 0,630 0,188
Mr 0,202 -7,732 -14,725 22,457 -16,063 16,063 -25,403 6,674 18,729 -26,925 5,760 3,136 18,030
T0 -3,464 -3,464 -9,073 45,481 -9,073 42,775 -48,467 5,462 27,153 -50,275 5,462 1,013 29,144
T1 -0,612 -0,612 1,406 46,926 1,406 45,442 -45,800 0,672 32,147 -48,830 0,672 0,021 32,985
T2 0,024 0,024 0,830 46,950 0,830 45,766 -45,476 0,060 32,401 -48,806 0,060 0,210 33,038
Tr -2,510 -2,510 -10,996 -12,812 -10,996 -13,582 8,533 4,440 -12,708 10,397 4,440 1,045 -11,818

Nœuds F G H I J K L
barres FE GH HE HG HI HK ID IH IJ JI JK KH KJ KL LK
Mi 0,000 0,000 -17,082 0,000 0,000 50,119 -16,761 0,000 50,018 -50,018 0,000 -50,119 0,000 0,000 0,000
Mij0 0,000 0,000 -30,149 -5,514 -13,190 48,853 -34,395 -14,565 48,959 -26,985 26,986 -34,009 24,105 9,904 0,000
Mij1 0,000 0,000 -0,260 -0,111 0,793 -0,422 -0,418 0,822 -0,405 -0,575 0,575 -0,470 0,623 -0,153 0,000
Mij2 0,000 0,000 -0,260 0,856 -0,188 -0,408 0,000 -0,066 0,066 0,043 -0,043 -0,327 -0,100 0,427 0,000
Mr 0,000 0,000 -29,826 -5,082 -14,474 49,382 -33,748 -15,857 49,605 -26,082 26,082 -33,381 23,109 10,272 0,000
T0 1,013 -1,838 -36,979 -1,838 -9,912 70,124 -37,730 -9,912 71,573 -61,807 18,246 -63,526 18,246 3,301 3,301
T1 0,021 -0,037 -33,138 -0,037 0,577 66,627 -32,736 0,577 66,472 -66,908 0,428 -67,023 0,428 -0,051 -0,051
T2 0,210 0,285 -33,085 0,285 -0,091 66,662 -32,482 -0,091 66,714 -66,666 -0,051 -66,988 -0,051 0,142 0,142
Tr 1,045 -1,694 4,208 -1,694 -10,832 -12,641 3,018 -10,832 -10,936 21,391 17,568 19,752 17,568 3,424 3,424

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


Mémoire de fin d’étude GENIE DES STRUCTURES ET DU BÂTIMENT

B.3. Valeur des sollicitations pour les charges verticales avec effet du vent droit:
Nœuds A B C D E
barres AB BA BC BE CB CD DC DE DI EB ED EF EH
Mi 0,000 0,000 0,000 29,525 0,000 28,133 -28,133 0,000 16,761 -29,525 0,000 0,000 17,082
Mij0 -3,452 -6,904 -12,568 19,472 -14,039 14,039 -26,559 8,149 18,410 -28,338 7,312 3,022 18,003
Mij1 -0,612 -1,224 3,657 -2,432 0,281 -0,281 -0,381 0,877 -0,496 -1,089 1,005 0,062 0,022
Mij2 0,357 -0,286 2,752 -2,466 -0,429 0,429 0,108 0,019 -0,127 -0,966 0,148 0,630 0,188
Mr -2,955 -5,578 -17,159 22,737 -14,179 14,179 -26,211 7,260 18,951 -26,922 6,252 2,751 17,919
T0 -3,452 -3,452 -9,502 45,482 -9,502 42,237 -49,005 5,522 27,399 -50,274 5,522 1,007 29,169
T1 -0,612 -0,612 1,406 46,926 1,406 45,442 -45,800 0,672 32,147 -48,830 0,672 0,021 32,985
T2 0,024 0,024 0,830 46,950 0,830 45,766 -45,476 0,060 32,401 -48,806 0,060 0,210 33,038
Tr -2,844 -2,844 -11,192 -17,296 -11,192 -18,655 12,151 4,826 -15,686 15,033 4,826 0,917 -14,970

Nœuds F G H I J K L
barres FE GH HE HG HI HK ID IH IJ JI JK KH KJ KL LK
Mi 0,000 0,000 -17,082 0,000 0,000 50,119 -16,761 0,000 50,018 -50,018 2,051 -50,119 -2,051 2,355 -2,355
Mij0 0,000 0,000 -30,071 -5,481 -13,100 48,652 -34,043 -14,456 48,499 -28,108 28,108 -34,521 21,328 13,193 0,000
Mij1 0,000 0,000 -0,260 -0,111 0,793 -0,422 -0,418 0,822 -0,405 -0,575 0,575 -0,470 0,623 -0,153 0,000
Mij2 0,000 0,000 -0,260 0,856 -0,188 -0,408 0,000 -0,066 0,066 0,043 -0,043 -0,327 -0,100 0,427 0,000
Mr 0,000 0,000 -29,723 -5,654 -13,836 49,212 -33,623 -15,261 48,884 -27,544 27,544 -33,940 20,734 13,206 0,000
T0 1,007 -1,827 -36,954 -1,827 -9,841 69,965 -37,484 -9,841 71,221 -62,159 17,656 -63,685 17,656 4,398 4,398
T1 0,021 -0,037 -33,138 -0,037 0,577 66,627 -32,736 0,577 66,472 -66,908 0,428 -67,023 0,428 -0,051 -0,051
T2 0,210 0,285 -33,085 0,285 -0,091 66,662 -32,482 -0,091 66,714 -66,666 -0,051 -66,988 -0,051 0,142 0,142
Tr 0,917 -1,885 7,355 -1,885 -10,392 -19,168 6,220 -10,392 -17,774 27,258 17,242 25,955 17,242 4,402 4,402

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


Mémoire de fin d’étude GENIE DES STRUCTURES ET DU BÂTIMENT

 CALCUL A L’ELU :
B.4. Valeur des sollicitations pour les charges verticales sans effet du vent :
Nœuds A B C D E F
barres AB BA BC BE CB CD DC DE DI EB ED EF EH FE
Cij 1,000 0,242 0,260 0,498 0,343 0,657 0,368 0,192 0,440 0,312 0,163 0,152 0,373 1,000
Mi 0,000 0,000 0,000 41,595 0,000 38,811 -38,811 0,000 23,112 -41,595 0,000 0,000 23,993 0,000
Mij0 -4,891 -9,782 -17,590 27,373 -19,459 19,459 -36,590 11,336 25,254 -39,871 10,272 4,297 25,302 0,000
Mij1 -0,612 -1,224 3,657 -2,432 0,281 -0,281 -0,381 0,877 -0,496 -1,089 1,005 0,062 0,022 0,000
Mij2 0,357 -0,286 2,752 -2,466 -0,429 0,429 0,108 0,019 -0,127 -0,966 0,148 0,630 0,188 0,000
Mr -0,870 -6,104 -20,291 26,396 -22,461 22,461 -34,585 7,889 26,696 -39,708 6,876 6,796 26,035 0,000
T0 -4,891 -4,891 -13,232 64,073 -13,232 58,307 -67,567 7,717 37,644 -70,829 7,717 1,432 40,902 1,432
T1 -0,612 -0,612 1,406 66,499 1,406 62,758 -63,116 0,672 44,438 -68,403 0,672 0,021 46,361 0,021
T2 0,024 0,024 0,830 66,523 0,830 63,082 -62,792 0,060 44,692 -68,379 0,060 0,210 46,415 0,210
Tr -2,324 -2,324 -15,269 86,854 -15,269 81,122 -87,676 5,273 53,906 -94,050 5,273 2,265 56,945 2,265

Nœuds G H I J K L
barres GH HE HG HI HK ID IH IJ JI JK KH KJ KL LK
Cij 1,000 0,395 0,161 0,172 0,272 0,470 0,205 0,324 0,612 0,388 0,449 0,285 0,266 1,000
Mi 0,000 -23,993 0,000 0,000 70,504 -23,112 0,000 69,002 -69,002 0,000 -70,504 0,000 0,000 0,000
Mij0 0,000 -42,464 -7,794 -18,466 68,725 -47,230 -20,231 67,461 -37,381 37,381 -47,710 33,701 14,010 0,000
Mij1 0,000 -0,260 -0,111 0,793 -0,422 -0,418 0,822 -0,405 -0,575 0,575 -0,470 0,623 -0,153 0,000
Mij2 0,000 -0,260 0,856 -0,188 -0,408 0,000 -0,066 0,066 0,043 -0,043 -0,327 -0,100 0,427 0,000
Mr 0,000 -42,553 -3,615 -22,475 68,643 -45,547 -23,828 69,375 -34,877 34,877 -47,247 30,757 16,490 0,000
T0 -2,598 -51,974 -2,598 -13,820 98,675 -51,822 -13,820 98,687 -85,318 25,386 -89,335 25,386 4,670 4,670
T1 -0,037 -46,515 -0,037 0,577 93,807 -45,028 0,577 91,785 -92,220 0,428 -94,203 0,428 -0,051 -0,051
T2 0,285 -46,461 0,285 -0,091 93,842 -44,774 -0,091 92,027 -91,978 -0,051 -94,168 -0,051 0,142 0,142
Tr -1,205 -67,602 -1,205 -16,537 130,816 -66,068 -16,537 131,042 -115,710 23,441 -121,307 23,441 5,497 5,497

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


Mémoire de fin d’étude GENIE DES STRUCTURES ET DU BÂTIMENT

B.5. Valeur des sollicitations pour les charges verticales avec effet du vent gauche:
Nœuds A B C D E F
barres AB BA BC BE CB CD DC DE DI EB ED EF EH FE
Mi 3,915 -3,915 3,410 41,595 -3,410 38,811 -38,811 0,000 23,112 -41,595 0,000 0,000 23,993 0,000
Mij0 -0,995 -13,734 -13,591 27,326 -21,633 21,632 -35,860 11,103 24,757 -39,852 10,178 4,318 25,356 0,000
Mij1 -0,612 -1,224 3,657 -2,432 0,281 -0,281 -0,381 0,877 -0,496 -1,089 1,005 0,062 0,022 0,000
Mij2 0,357 -0,286 2,752 -2,466 -0,429 0,429 0,108 0,019 -0,127 -0,966 0,148 0,630 0,188 0,000
Mr 0,683 -11,340 -18,918 30,259 -22,657 22,657 -34,926 9,209 25,717 -38,407 8,130 4,788 25,489 0,000
T0 -4,910 -4,910 -12,580 64,066 -12,580 59,092 -66,782 7,600 37,439 -70,836 7,600 1,439 40,921 1,439
T1 -0,612 -0,612 1,406 66,499 1,406 62,758 -63,116 0,672 44,438 -68,403 0,672 0,021 46,361 0,021
T2 0,024 0,024 0,830 66,523 0,830 63,082 -62,792 0,060 44,692 -68,379 0,060 0,210 46,415 0,210
Tr -3,552 -3,552 -14,848 -16,990 -14,848 -17,114 10,482 6,192 -16,498 12,585 6,192 1,596 -15,553 1,596

Nœuds G H I J K L
barres GH HE HG HI HK ID IH IJ JI JK KH KJ KL LK
Mi 0,000 -23,993 0,000 0,000 70,504 -23,112 0,000 69,002 -69,002 0,000 -70,504 0,000 0,000 0,000
Mij0 0,000 -42,459 -7,803 -18,447 68,710 -47,370 -20,174 67,544 -37,363 37,363 -47,711 33,697 14,014 0,000
Mij1 0,000 -0,260 -0,111 0,793 -0,422 -0,418 0,822 -0,405 -0,575 0,575 -0,470 0,623 -0,153 0,000
Mij2 0,000 -0,260 0,856 -0,188 -0,408 0,000 -0,066 0,066 0,043 -0,043 -0,327 -0,100 0,427 0,000
Mr 0,000 -42,142 -6,740 -20,356 69,238 -46,459 -22,030 68,489 -36,068 36,068 -47,000 32,242 14,758 0,000
T0 -2,601 -51,955 -2,601 -13,793 98,671 -52,027 -13,793 98,709 -85,296 25,379 -89,339 25,379 4,671 4,671
T1 -0,037 -46,515 -0,037 0,577 93,807 -45,028 0,577 91,785 -92,220 0,428 -94,203 0,428 -0,051 -0,051
T2 0,285 -46,461 0,285 -0,091 93,842 -44,774 -0,091 92,027 -91,978 -0,051 -94,168 -0,051 0,142 0,142
Tr -2,247 4,809 -2,247 -15,138 -15,667 3,116 -15,138 -12,965 27,375 24,396 25,551 24,396 4,919 4,919

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


Mémoire de fin d’étude GENIE DES STRUCTURES ET DU BÂTIMENT

B.6. Valeur des sollicitations pour les charges verticales avec effet du vent droit:

Nœuds A B C D E F
barres AB BA BC BE CB CD DC DE DI EB ED EF EH FE
Mi 0,000 0,000 0,000 41,595 0,000 38,811 -38,811 0,000 23,112 -41,595 0,000 0,000 23,993 0,000
Mij0 -4,891 -9,782 -17,583 27,366 -19,445 19,444 -36,660 11,289 25,372 -39,885 10,243 4,292 25,351 0,000
Mij1 -0,612 -1,224 3,657 -2,432 0,281 -0,281 -0,381 0,877 -0,496 -1,089 1,005 0,062 0,022 0,000
Mij2 0,357 -0,286 2,752 -2,466 -0,429 0,429 0,108 0,019 -0,127 -0,966 0,148 0,630 0,188 0,000
Mr -4,034 -8,120 -22,445 30,566 -19,852 19,852 -36,132 10,088 26,044 -38,445 8,874 4,240 25,331 0,000
T0 -4,891 -4,891 -13,224 64,067 -13,224 58,284 -67,590 7,690 37,807 -70,835 7,690 1,431 40,957 1,431
T1 -0,612 -0,612 1,406 66,499 1,406 62,758 -63,116 0,672 44,438 -68,403 0,672 0,021 46,361 0,021
T2 0,024 0,024 0,830 66,523 0,830 63,082 -62,792 0,060 44,692 -68,379 0,060 0,210 46,415 0,210
Tr -4,051 -4,051 -15,106 -23,482 -15,106 -24,323 15,523 6,772 -20,685 19,222 6,772 1,413 -20,077 1,413

Nœuds G H I J K L
barres GH HE HG HI HK ID IH IJ JI JK KH KJ KL LK
Mi 0,000 -23,993 0,000 0,000 70,504 -23,112 0,000 69,002 -69,002 3,077 -70,504 -3,077 3,533 -3,533
Mij0 0,000 -42,341 -7,754 -18,313 68,409 -46,842 -20,011 66,853 -39,048 39,048 -48,479 29,532 18,947 0,000
Mij1 0,000 -0,260 -0,111 0,793 -0,422 -0,418 0,822 -0,405 -0,575 0,575 -0,470 0,623 -0,153 0,000
Mij2 0,000 -0,260 0,856 -0,188 -0,408 0,000 -0,066 0,066 0,043 -0,043 -0,327 -0,100 0,427 0,000
Mr 0,000 -41,999 -7,557 -19,409 68,965 -46,270 -21,141 67,411 -38,257 38,257 -47,852 28,672 19,180 0,000
T0 -2,585 -51,919 -2,585 -13,687 98,434 -51,659 -13,687 98,181 -85,824 24,493 -89,576 24,493 6,316 6,316
T1 -0,037 -46,515 -0,037 0,577 93,807 -45,028 0,577 91,785 -92,220 0,428 -94,203 0,428 -0,051 -0,051
T2 0,285 -46,461 0,285 -0,091 93,842 -44,774 -0,091 92,027 -91,978 -0,051 -94,168 -0,051 0,142 0,142
Tr -2,519 9,323 -2,519 -14,482 -25,066 7,636 -14,482 -22,645 35,602 23,904 34,449 23,904 6,393 6,393

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

ANNEXE C : DIAGRAMMES ET COURBES ENVELOPPES

C.1. COURBE ENVELOPPE DES MOMENTS FLECHISSANTS DES POTEAUX A L’ELU

C.2. COURBE ENVELOPPE DES MOMENTS FLECHISSANTS DES POTEAUX A L’ELS

C.3. COURBE ENVELOPPE DES EFFORTS TRANCHANTS DES POTEAUX A L’ELU

C.4. COURBE ENVELOPPE DES EFFORTS TRANCHANTS DES POTEAUX A L’ELS

C.5. COURBE ENVELOPPE DES EFFORTS TRANCHANTS DES POUTRES A L’ELU

C.6. COURBE ENVELOPPE DES EFFORTS TRANCHANTS DES POUTRES A L’ELS

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


Courbe enveloppe des moments fléchissant des poteaux à l'ELU

9,34 -21,90 37,47


-22,46
-18,61 7,89 -23,83 34,88
-20,48 9,99 -21,86 36,30

C I J
D

-6,88 6,80 -6,60 14,51


-5,45 20,29 -8,84 -7,21 15,56 -33,42
4,70
-7,30 23,17 -8,11 4,73 16,49
-6,104 B 21,99 20,16 -3,61
K -32,50
-30,76
E
20,12
22,47 H

A
0,87
3,17 0 F 0
0 G 0
0 L
0,52 0 0 0
0

Vent gauche
Vent droit
Sans vent

Courbe enveloppe des moments fléchissant des poteaux à l'ELS

-16,16
-13,34 5,67 -17,21 25,18
-14,60 7,20 -15,74 26,24
6,76 -15,77 27,02
C J
D I

17,62 4,73 -5,01


-4,83
-3,79 15,03 -6,23 3,04 -5,44 10,09 -23,9
-5,03 16,90 -5,74 3,08 14,34 -2,62 11,63 -23,29
-4,17 14,30 10,80 -21,98
B E 16,09 H K

0
0 0 0
0,59 0 0
2,4 0
0,62 A 0
F 0 G L

Vent gauche
Vent droit
Sans vent
Courbe enveloppe des efforts tranchants des poteaux à l'ELU

6,19 24,40
-15,14
6,77 -14,48 17,31
-15,27 5,27 -16,54 23,44
-15,11
-22,16 D I J
C

-15,11 6,19 -16,54 24,40


-15,27 6,77 -14,48 30,50
-7,54 5,27 -15,14 23,44
2,26 -7,94 K
-2,32
-11,38 B 1,60 E -2,25 H -0,67
1,41 -2,52 11,63
-4,05 4,92

4,28
2,26 -2,25
-4,05 -2,52 13,46
1,41 11,63
-7,94
-2,32
A 1,60
F G 4,92
L

Vent gauche
Vent droit
Sans vent
Courbe enveloppe des efforts tranchants des poteaux à l'ELS
4,44 17,57
-10,83
4,83 -10,39 12,85
-11,14 3,75 -11,89 16,84
-11,19
-15,87 C D I J

-11,19 4,4 -11,89 17,57


-11,14 4,83 -10,39 21,64
-6,12 3,75
1,58
-10,83
-5,74
16,84
K
-1,59 -1,69 -0,31
-7,73 1,04
-1,88 8,39
-2,84 B 0,92
E H
3,42

2,71
1,58 9,11
-2,84 0,92 -1,88 8,39
-1,59 -5,74
1,04 -1,69 3,42
A F G L

Vent gauche
Vent droit
Sans vent
Courbe enveloppe des efforts tranchants des poutres à l'ELU

99,95
98,48
99,67

59,66 38,04
58,54 38,21
59,62
C
38,65
D I -50,81
-51,26
J
-51,42
-66,25
-67,34 -85,52
-66,21 98,76 -84,34
63,85 98,95 -84,80
98,70
65,32
41,11
65,25 41,07
41,06

B E H K
-51,81
-71,05 -51,77
-51,81
-69,58 -89,31
-69,65 -89,25
-89,06

A F G L

Vent gauche
Vent droit
Sans vent

Courbe enveloppe des efforts tranchants des poutres à l'ELS


71,92
71,43
72,27

43,21 27,60
42,37 27,71
43,10 28,03

C D I J
-48,14
-48,87 -36,85 -61,43
-48,03 -37,17 -61,11
-37,29 -61,46

70,22
29,29 70,38
46,67 29,26 70,22
29,25
45,49
46,75

B E H K
-36,87
-50,26 -36,84
-36,87
-49,01 -63,43
-49,09 -63,43
-63,27

A F G L

Vent gauche
Vent droit
Sans vent
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

ANNEXE D : BETON ARME


D.1. Organigramme de calcul d’un Poteau soumis à la compression simple.

D.2. Organigramme de Calcul d’armature longitudinale d’une poutre

D.3. Tableau des sections d’armature

D.4. Valeurs de 𝜇𝑥 𝑒𝑡 𝜇𝑦 pour le dimensionnement de la dalle

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

D.1. Organigramme de calcul d’un Poteau soumis à la compression simple.

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

D.2. Organigramme de Calcul d’armature longitudinale d’une poutre

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

D.3. Tableau des sections d’armature

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

D.4. Valeurs de 𝜇𝑥 𝑒𝑡 𝜇𝑦 pour le dimensionnement de la dalle

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

D.5. Organigramme de Calcul de la semelle isolée

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

ANNEXE E : SECOND ŒUVRE

E.1. Coefficient de simultanéité K


E.2. Éclairement moyens recommandés
E.3. Facteur d’utilisation

E.4. Abaque pour calculer les conduites – Adduction d’eau

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

E.1. Coefficient de simultanéité K

E.2. Éclairement moyens recommandés


Local et activité Éclairement moyen [lx]
Séjour/salon
Zone de repos (fauteuil,­) 150
Lecture 300
Salle à manger
Éclairage général 100
Éclairage de la table 300
Cuisine
Éclairage ambiant 300
Éclairage du plan de travail 500
Chambres
Éclairage général 200
Zone de lecture (tête de lit) 300
Dèbarras, Buanderies,…
Éclairage général 100
Zone de lecture (repassage, 300
bricolage,...)
Hall d'entrée et couloirs
Hall d'entrée 100
Couloir et circulation 100
Escalier 100
Sanitaires
Éclairage ambiant 200
Éclairage du miroir et lavabo 400
Toilettes 100

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

E.3. Facteur d’utilisation

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

E.4. Abaque pour calculer les conduites – Adduction d’eau

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

ANNEXE F : PLAN DE FERRAILLAGE

F.1. PLAN DE FERRAILLAGE – POTEAU

F.2. PLAN DE FERRAILLAGE – POUTRE

F.3. PLAN DE FERRAILLAGE – DALLE

F.4. PLAN DE FERRAILLAGE – FONDATION

F.5. PLAN DE FERRAILLAGE – ESCALIER

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


180
220

4HA12
220

Cadre HA6 e=2cm

CONCEPTION ET ETUDE D'UN BATIMENT R+1 A E=1/50 ESPA


USAGE D'HABITATION SIS A ANKADIKELY-ILAFY
RAKOTOARISOA
Finaritra Judith

PLAN DE FERRAILLAGE - POTEAU 18 - 09 - 23 P-01


Longueur totale
N° Nuance d'acier Diamètre Nombre Longueur (m) Schéma
(m)
8 3 10
1 5 11 7
3-3 0,51
3 4-4 5 6
1 HA 500 12 2 0,70 1,40
7
0,1
1 2 4
8
1 3 4
2,56
2 5 6 7 2 HA 500 10 4 2,80 11,20 0,1
1
1-1 2-2 5-5 6-6 7-7
10 4
14 2 11 6
1,42
3 HA 500 12 6 1,70 10,20 0,1
3
0,99
4 HA 500 8 1 1,25 1,25 0,1
2
1-1 2-2 3-3 4-4 5-5 6-6 7-7 5 HA 500 14 5 2,40 12,00 0,2
0

1,97
13
13 13 13 13
13
0,21

0,22

13
0,13 2,78
6 HA 500 12 5 3,16 15,80 0,1
8
0,78
7 HA 500 14 6 1,02 6,12
3
0,2
3,86
8 HA 500 12 1 3,86 3,86
3,16
10 HA 500 12 2 3,16 6,32
4,66
11 HA 500 12 2 4,66 9,32
0,08

0,25
13 HA 500 6 10 0,96 9,60
0,17
CONCEPTION ET ETUDE D'UN BATIMENT R+1 A E=1/50 ESPA
USAGE D'HABITATION SIS A ANKADIKELY-ILAFY
RAKOTOARISOA
Finaritra Judith
PLAN DE FERRAILLAGE - POUTRE 18 - 09 - 23 P-02
A-A
300

17
1
9

A A

5280

2780

CONCEPTION ET ETUDE D'UN BATIMENT R+1 A E=1/50 ESPA


USAGE D'HABITATION SIS A ANKADIKELY-ILAFY
RAKOTOARISOA
Finaritra Judith

PLAN DE FERRAILLAGE - DALLE 18 - 09 - 23 P - 03


2
A-A
A 1 A
3
1

CONCEPTION ET ETUDE D'UN BATIMENT R+1 A E=1/50 ESPA


USAGE D'HABITATION SIS A ANKADIKELY-ILAFY
RAKOTOARISOA
Finaritra Judith
PLAN DE FERRAILLAGE - SEMELLE DE 18 - 09 - 23 P-04
FONDATION
Longueur totale
N° Nuance d'acier Diamètre Nombre Longueur (m) Schéma
(m)

6
1

12
0,
3,70
4 1 HA 500 12 4 5,18 20,72 1,
23

1 0,16

0,17
2 HA 500 12 4 0,78 3,12
1-1

2,
83
3

50
3 HA 500 12 4 2,21 8,84

0,
1,58
0,
12

51
4 HA 500 8 4 2,06 8,24 0,
5

12
0,
1,42

2
0,13

1,95
5 HA 500 6 13 1,95 25.35

1
2 6 HA 500 6 4 1,95 7.8
1,95

CONCEPTION ET ETUDE D'UN BATIMENT R+1 A E=1/40 ESPA


USAGE D'HABITATION SIS A ANKADIKELY-ILAFY
RAKOTOARISOA
Finaritra Judith

PLAN DE FERRAILLAGE - ESCALIER 18 - 09 - 23 P-05


Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

ANNEXE G : PLAN DU PROJET

G.1. PLAN DU REZ-DE-CHAUSSEE

G.2. PLAN DU R+1

G.3. PLAN DE LA TOITURE

G.4. PLAN DE FONDATION

G.5. PLAN DE COUPE A-A

G.6. PLAN DE COUPE B-B

G.7. PLAN DE COUPE C-C

G.8. PLAN DE COUPE D-D

G.9. FACADE PRINCIPALE

G.10. FACADE POSTERIEURE

G.11. FACADE LATERALE DROITE

G.12. FACADE LATERALE GAUCHE

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


A
B
1 150

195 175 20 145 145 20 215 215 20

120 150 220 90 260 150 160

20

20
100
70
150
Salle de

155
C
bain 1

205

90
S=4,93m² Chambre 2

150
15 10
C S=14,33m²

150

15 90
Chambre 1
S=14,35 m²

255
Salle de
205

155
bain 2

230
S=4,97m²

90
155
20

D Chambre 3
D

105 20
110 35
Couloir
50

-0,15 S=12,4m²
S=7,8m²
90 370 100 210 100 20 310 20

150

1 150
-0,25
70
190

85
D Salle à manger

195
Cuisine S=11,16m²
150

S=8,4m²

90
350 20 410 20 310
120

295
75

20
10
1
2
3
4

9
B
90

100
18 x 17 = 310
11
20

20
230 100
Garage S=16,5m² 12

230
13
150

1285
14

15
250

300

16

150
17

515
18
150

130
Séjour
S=19,44m²

75
A
45
20

20

20
570 20 120 80 140 80 140

20 550 20 160 50 20 150 160 20

1 2 3 4 5 6
A
E=1/75 ESPA
B

CONCEPTION ET ETUDE D'UN BÂTIMENT R+1 A USAGE


D'HABITATION SIS A ANKADIKELY ILAFY RAKOTOARISOA
Finaritra Judith

Rez-de-chaussée PLAN DU REZ-DE-CHAUSSEE 22-09-2023 P-06


GSPublisherVersion [Link]
A
B
350 20 145 145 20 215 235

20 100 150 220 90 260 150 160

20
20

100
90
150
Salle de

155
C

25 90
bain 1

205
S=4,93m² Chambre 2

310

150
C S=14,33m²

150

15 90
Chambre 1 Salle de
bain 2

255
S=14,35 m²

205
S=4,97m² 100

90 15

227
20
155

100
20
D
D
Chambre 3

100 20
345
50
S=12,4m²

90
20 350 20 100 190 20 100 20 310 20

150
400

1 150
100
205

D Salon

360

200
S=13,89m²
120

Cuisine
C
105

S=12,6m²

298
+3,10

100 20

20
10
1
2
3
4

9
65

B 18 x 17 = 310
11
20

50

12

30

230
13

14

180
15
Terrasse
210
320

240
16

150
S=18,24m² 17
18

130
80

75
60

A 30

20
570 140 80 140 80 140

60 460 50 20 160 50 20 150 160 20

1 2 3
1 150 4 5 6

A
B

Etage 1er (2)

CONCEPTION ET ETUDE D'UN BÂTIMENT R+1 A USAGE E=1/75 ESPA


D'HABITATION SIS A ANKADIKELY ILAFY RAKOTOARISOA
Finaritra Judith

PLAN DU R+1 22-09-2023 P-07


GSPublisherVersion [Link]
A
B
E

C
C

D
D

D
C
B

1 2 3 4 5 6

A
B

CONCEPTION ET ETUDE D'UN BÂTIMENT R+1 A USAGE E=1/75 ESPA


D'HABITATION SIS A ANKADIKELY ILAFY RAKOTOARISOA
Finaritra Judith

PLAN DE LA TOITURE 22-09-2023 P-08


GSPublisherVersion [Link]
A
B
1 2505

120 2505 120 310 120 210 120

120
120
E

22
22
C
C

310
430

310
190

120

120
D
D

1995
320

260

D 250 120 80 120 110 120 210

120
C
60

120

260
200
320

120

120
A
3705 200 110 120 330
1 2 3 4 5
A 6
B

CONCEPTION ET ETUDE D'UN BÂTIMENT R+1 A USAGE E=1/110 ESPA


D'HABITATION SIS A ANKADIKELY ILAFY RAKOTOARISOA
Finaritra Judith

PLAN DE FONDATION 22-09-2023 P-09


GSPublisherVersion [Link]
6,90

6,20
+6,20
2 Toiture

138
97
3,10
+3,10
1 1er Etage

65
138
97
0,00
±0,00 -0,30
0 RDC
-1,00
-1 Fondation

CONCEPTION ET ETUDE D'UN BÂTIMENT R+1 A USAGE E=1/100 ESPA


D'HABITATION SIS A ANKADIKELY ILAFY RAKOTOARISOA
Finaritra Judith

PLAN DE COUPE A-A 22-09-2023 P-10


GSPublisherVersion [Link]
6,90

6,20
+6,20

12
2 Toiture

63
88

63
210

172
110
3,10
+3,10

10
1 1er Etage

90 10
10

65
63
325

210

172
0,00
±0,00 -0,25
-0,30
0 RDC
-1,00

CONCEPTION ET ETUDE D'UN BÂTIMENT R+1 A USAGE E=1/100 ESPA


D'HABITATION SIS A ANKADIKELY ILAFY RAKOTOARISOA
Finaritra Judith

PLAN DE COUPE B-B 22-09-2023 P-11


GSPublisherVersion [Link]
6,20
+6,20

12
2 Toiture

88 12

63
138
210

97
3,10
+3,10

10
1 1er Etage

90 10

65
138
210

97
±0,00 -0,30 -0,25
0 RDC
-1,00
-1 Fondation

1 2 3 4 5 6

CONCEPTION ET ETUDE D'UN BÂTIMENT R+1 A USAGE E=1/100 ESPA


D'HABITATION SIS A ANKADIKELY ILAFY RAKOTOARISOA
Finaritra Judith

PLAN DE COUPE C-C 22-09-2023 P-12


GSPublisherVersion [Link]
6,20

12
88 12

63
138
210

97
3,10

10
90 10

65
138
210

97
0,00
-0,25 -0,15
-0,30

CONCEPTION ET ETUDE D'UN BÂTIMENT R+1 A USAGE E=1/100 ESPA


D'HABITATION SIS A ANKADIKELY ILAFY RAKOTOARISOA
Finaritra Judith

PLAN DE COUPE D-D 22-09-2023 P-13


GSPublisherVersion [Link]
CONCEPTION ET ETUDE D'UN BÂTIMENT R+1 A USAGE E=1/110 ESPA
D'HABITATION SIS A ANKADIKELY ILAFY RAKOTOARISOA
Finaritra Judith

FACADE PRINCIPALE 22-09-2023 P-14


GSPublisherVersion [Link]
+6,20
Toiture

+3,10
1er Etage

±0,00
RDC -1,00
Fondation

CONCEPTION ET ETUDE D'UN BÂTIMENT R+1 A USAGE E=1/110 ESPA


D'HABITATION SIS A ANKADIKELY ILAFY RAKOTOARISOA
Finaritra Judith

FACADE POSTERIEURE 22-09-2023 P-15


GSPublisherVersion [Link]
CONCEPTION ET ETUDE D'UN BÂTIMENT R+1 A USAGE E=1/110 ESPA
D'HABITATION SIS A ANKADIKELY ILAFY RAKOTOARISOA
Finaritra Judith

FACADE LATERALE DROITE 22-09-2023 P-16


GSPublisherVersion [Link]
CONCEPTION ET ETUDE D'UN BÂTIMENT R+1 A USAGE E=1/110 ESPA
D'HABITATION SIS A ANKADIKELY ILAFY RAKOTOARISOA
Finaritra Judith

FACADE LATERALE GAUCHE 22-09-2023 P-17


GSPublisherVersion [Link]
Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

REMERCIEMENTS
SOMMAIRE
LISTE DES NOTATIONS / SYMBOLES ET ABREVIATIONS
LISTE DES TABLEAUX
LISTE DES FIGURES
INTRODUCTION ................................................................................................................ 1
PARTIE I : ENVIRONNEMENT DU PROJET
œRESENT!TION GENER!LE DE L! VILLE D’IMœL!NT!TION ........................... 2
I;1; Historique de la Ville d’imŔlantation :...................................................................... 2
I.2. Aperçu géographique : ............................................................................................. 3
I.3. Situation démographique :..................................................................................... 10
I.4. Les secteurs économiques : ................................................................................... 12
JUSTIFICATION DU PROJET .......................................................................... 17
II.1. Présentation du projet : ........................................................................................ 17
II;2; RéŔartition de la ŔoŔulation dans la ville d’!ntananarivo :.................................. 17
II;3; Choix du quartier d’imŔlantation .......................................................................... 18
CONCEPTION ARCHITECTURALE................................................................. 19
III.1. Généralités : ......................................................................................................... 19
III.2. Choix de la structure : .......................................................................................... 19
III.3. Présentation architecturale du projet :................................................................ 20
PARTIE II : ETUDES TECHNIQUES
HYPOTHESES DE CALCUL ............................................................................ 27
IV.1. Béton : .................................................................................................................. 27
IV.2. Acier : ................................................................................................................... 28
IV.3. Contrainte de calcul : ........................................................................................... 28
PREDIMENSIONNEMENT............................................................................. 30
V.1. La toiture en terrasse : .......................................................................................... 30
V.2. Plancher :............................................................................................................... 30
V.3. Poutre : .................................................................................................................. 31
V.4. Poteau : ................................................................................................................. 32
V.5. Escalier .................................................................................................................. 35
DESCENTE DE CHARGES ............................................................................. 37
VI.1. Généralités ........................................................................................................... 37
CALCUL DE STRUCTURES ........................................................................... 59
VII.2. But de la méthode de CROSS .............................................................................. 59
VII.3. Calcul des sollicitations ....................................................................................... 63
VII.4. Procédé de la méthode de Cross : ...................................................................... 65
VII.5. Courbes enveloppes ............................................................................................ 67

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


Mémoire de fin d’étude ESPA BTP

DIMENSIONNEMENT DES ELEMENTS EN BETON ARME .......................... 68


VIII.1. Dimensionnement des poteaux ......................................................................... 68
VIII.2. Dimensionnement des poutres.......................................................................... 71
VIII.3. Dimensionnement de la dalle ............................................................................ 81
VIII;4; Dimensionnement de l’infrastructure .............................................................. 86
VIII;5; Dimensionnement de l’escalier ......................................................................... 91
ETUDE DES ELEMENTS DU SECOND ŒUVRE .............................................. 97
IX.1. Assainissement : ................................................................................................... 97
IX.2. Electricité du bâtiment : ..................................................................................... 102
IX.3. Alimentation du bâtiment en eau potable :....................................................... 107
PARTIE III : TECHNOLOGIE DE MISE EN ŒUVRE
DESCRIPTION DES MATERIAUX DE CONSTRUCTION ................................. 110
X.1. Le ciment ............................................................................................................. 110
X.2. Les granulats........................................................................................................ 110
X;3; L’eau de gâchage ................................................................................................. 111
X.4. Les adjuvants ....................................................................................................... 111
X.5. Les aciers ............................................................................................................. 111
X.6. Les parpaings ....................................................................................................... 112
MISE EN ŒUVRE DU CH!NTIER ............................................................... 113
XI;1; Les matériels Ŕour l’exécution ........................................................................... 113
XI.2. Gestion du personnel ......................................................................................... 114
XI;3; Travaux de terrassement et d’imŔlantation ...................................................... 115
XI;4; Mise en œuvre des armatures : ......................................................................... 116
XI;5; Mise en œuvre du béton .................................................................................... 118
XI;6; Les travaux de gros œuvres: .............................................................................. 121
XI;7; Mise en œuvre de l’escalier ............................................................................... 124
XI.8. Coffrage et décoffrage ....................................................................................... 124
XI.9. Mur de remplissage ............................................................................................ 125
PARTIE IV : EVALUATION DU COÛT DE LA CONSTRUCTION
DEVIS DESCRIPTIF .................................................................................... 128
SOUS-DETAIL DES PRIX ........................................................................... 136
XIII.1. Sous détails des prix ......................................................................................... 136
DEVIS QUANTITATIF ET ESTIMATIF ........................................................ 140
CONCLUSION GENERALE ................................................................................................146
BIBLIOGRAPHIE
WEBOGRAPHIE
ANNEXES

RAKOTOARISOA Finaritra Judith


Nom : RAKOTOARISOA
Prénom : Finaritra Judith
Adresse : Lot VN 25 BAA Ankazolava Ambohitsoa
Contact : 0342453668
Email : finaritrarakotoarisoa39@[Link]
Titre du mémoire :
« ETUDE DE LA CONSTRUCTION D’UN BÂTIMENT R+1 A USAGE
D’HABITATION SIS A ANKADIKELY-ILAFY - REGION ANALAMANGA »
Pagination :
Nombre de pages : 146
Nombre de tableau : 89
Nombre de figure : 35
Résumé :
Ce mémoire a été établi en vue de l’obtention du diplôme de Licence ès-Sciences
Techniques en Bâtiment et Travaux Publics. L’objet de ce mémoire de fin d’études est relatif
à la construction d’un bátiment R+1 visant à apporter une solution aux problêmes
d’insuffisance d’habitation.
La réalisation de ce mémoire a été effectivement avantageux car elle m’a permis
d’user de plusieurs méthodes de calcul comme la méthode de Cross pour la modélisation, les
Rêgles BAEL 91 modifiées 99 pour le dimensionnement de l’ossature, et les calculs liés à la
Résistance des Matériaux. Ceci a été fait pour un usage de confort et de sécurité pour les
locataires.
Mots clés : Habitation, conception, RDM, Calculs de Structures, Béton armé, Toiture terrasse
Encadreur : Monsieur RABENATOANDRO Martin
Abstract :
This thesis was prepared with a view to obtaining the degree of License in Technical
Sciences in Building and Public Works. Its subject relates to the construction of a R+1
Building aimed at providing a solution to the problems of insufficient housing.
Completing this thesis was indeed advantageous because it allowed me to use several
calculation methods such as the Cross method for modeling, the BAEL Rules 91 modified 99
for the dimensioning of the Resistance of Materials. This was done for the comfort and
security of tenants.
Keywords : Housing, Design, RDM, structural calculations, reinforced concrete, terrace roof.
Supervisor : Mr RABENATOANDRO Martin

Vous aimerez peut-être aussi