231, Guide de Bonnes Pratiques ADR 2015 I
231, Guide de Bonnes Pratiques ADR 2015 I
BONNES PRATIQUES
ADR
DE LA PROFESSION
Version ADR 2 015
Réalisé par
Guide de bonnes
pratiques
ADR de la profession
Version 4 (décembre 2014)
1
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
Edito
2
SOMMAIRE
1. PREAMBULE 5
4. CONDITIONNEMENT ET TRANSPORT 15
4.1. En colis 15
4.2. En vrac (solide) 15
4.3. En citerne (liquide ou solide pulvérulent/granulaire) 15
5. EMBALLAGES 16
5.1. Règles générales concernant l’emballage des déchets soumis à l’ADR 16
5.1.1. Exigences minimales pour tout emballage 17
5.1.2. Homologation des contenants 18
5.1.3. Cas particulier des GRV 20
5.1.4. Réutilisation des emballages 20
5.1.5. Emballages reconditionnés 20
5.1.6. Emballages en commun 20
5.1.7. Emballages de secours 22
5.1.8. Emballages combinés 22
5.2. Règles concernant le suremballage des déchets soumis à l’ADR 22
5.3. Cas des matières pouvant être transportées dans des emballages non homologués 22
5.3.1. Cas des aérosols (UN 1950 - dispositions spéciales 625 et 327) 23
5.3.2. Cas des piles (UN 3090 et UN 3480 – Dispositions spéciales 376, 377 et 636) 23
5.3.3. Cas des batteries (accumulateurs) 24
5.4. Etiquetage des emballages et GRV, et des suremballages 24
7. VRAC SOLIDE 29
7.1. Règles de bonnes pratiques 29
7.2. Cas particuliers 30
7.2.1. Déchets de peinture (UN 1263 – disposition spéciale 650) 30
7.2.2. Accumulateurs usagés (UN 2794 – instruction VC1, VC2 et AP8) 30
8. CITERNES 31
8.1. Définitions 31
8.2. Dispositions générales sur l’utilisation des citernes 32
3
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
11. FORMATION 56
11.1. Formation des conducteurs 56
11.2. Formation des autres intervenants 56
11.3. Conseiller à la sécurité 57
12. SURETE 58
13. CAS PARTICULIERS 60
13.1. Les emballages souillés 60
13.2. Les produits chimiques de laboratoire (PCL) 62
13.3. Les déchets dangereux des ménages (DDM) 63
13.4. Cas des échantillons 65
13.5. Exemptions liées aux quantités transportées par unité de transport 65
13.5.1. Principe 65
13.5.2. Quantités seuils 65
13.5.3. Expression des quantités 67
13.6. Exemptions liées aux marchandises dangereuses conditionnées en quantités limitées (LQ) 69
13.6.1. Principe 69
13.6.2. Quantité 69
13.6.3. Conditionnement 69
13.6.4. Marquage 70
13.6.5. Mesures transitoires 70
13.6.6. Expédition 70
13.6.7. Marquage des véhicules de transports 70
13.6.8. Formation 70
15. DEFINITIONS 75
4
1 PREAMBULE
L’ADR a pour objectif de garantir la sécurité du transport des marchandises dangereuses
par route. Cependant, sa mise en œuvre est souvent difficile dans le domaine spécifique des
déchets dangereux.
AVERTISSEMENTS
Les textes relatifs à l’ADR restent les seuls références légales, c’est à dire :
/HVDQQH[HV$HW%GHO·$'5HQYLJXHXU
/·DUUrWpIUDQoDLVGLW©DUUrWp70'ªGXPDLPRGLILp
La version de ce document est à jour des annexes A et B en vigueur au 1er janvier 2015.
&H JXLGH QH FRXYUH SDV QRQ SOXV GH IDoRQ H[KDXVWLYH OH FDV SDUWLFXOLHU GHV '$65,
(Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux), classés dans la classe 6.2 au titre
de l’ADR. Il existe, en France, un circuit de traitement de ces déchets très spécifique, y
compris au niveau du transport (voir dispositions spéciales relatives à la classe 6.2 au
paragraphe 2.5 de l’annexe I de l’arrêté TMD du 29 mai 2009 modifié). La FNADE édite
des fiches d’information spécifiques sur ce sujet.
5
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
RESPONSABILITE
2 DE CHAQUE
INTERVENANT
Les intervenants dans le transport de marchandises remplissage, de s’assurer que les dispositions suivantes
dangereuses doivent prendre les mesures appropriées sont respectées :
selon la nature et l’ampleur des dangers prévisibles, a) s’assurer que les marchandises dangereuses soient
afin d’éviter des dommages et, le cas échéant, d’en classées et autorisées au transport conformément à
minimiser leurs effets. Ils doivent, en tout cas, respecter l’ADR ;
les prescriptions de l’ADR, en ce qui les concerne. b) le conducteur est titulaire d’une attestation de forma-
Lorsque la sécurité publique risque d’être directement tion en cours de validité et adaptée au transport à en-
mise en danger, les intervenants doivent aviser immédia- treprendre ;
tement les forces d’intervention et de sécurité et doivent c) fournir au transporteur, de manière traçable, les ren-
mettre à leur disposition les informations nécessaires à seignements et informations, le document de trans-
leur action. port (BSD pour les déchets) et les documents d’accom-
L’ADR et l’arrêté français précisent certaines des obliga- pagnement exigés ;
tions incombant aux différents intervenants, notamment d) n’utiliser que des emballages, grands récipients pour
« dans le chapitre 1.4 de l’ADR et au paragraphe 2.1 de vrac (GRV) ou citernes agréés et aptes au transport des
l’annexe I de l’arrêté TMD. marchandises concernées et portant les marques pres-
crites par l’ADR ;
Les intervenants principaux au sens de l’ADR sont : e) veiller à ce que le personnel préposé au chargement
O·H[SpGLWHXU ait reçu la formation prévue au 1.3 de l’ADR ;
OHFROOHFWHXUWUDQVSRUWHXU f) l’unité de transport est correctement signalisée et pla-
OHGHVWLQDWDLUH cardée à la sortie de l’établissement.
Pour le transport en colis :
L’ADR précise les responsabilités de chacun de ces inter- g) vérifier les interdictions de chargement en commun ;
venants pour les opérations de chargement, de transport h) s’assurer du calage et de l’arrimage.
et de déchargement :
Pour le transport en citerne :
i) vérifier que l’unité de transport est munie de son(ses)
certificat(s) d’agrément en cours de validité et adapté(s)
] L’expéditeur
au transport à entreprendre ;
Il appartient à l’expéditeur, qui est en général le respon- j) s’assurer que celle-ci ait été, si besoin est, convenable-
sable de l’établissement où s’effectue le chargement ou le ment nettoyée ou dégazée ;
6
k) veiller lors du chargement, à ce que les consignes de g) s’assurer que les équipements prescrits dans les consi-
remplissage soient affichées au poste et respectées. gnes écrites pour le conducteur se trouvent à bord du
Après le chargement, s’assurer que les dispositifs de véhicule ;
fermeture soient en position étanche et fermée. h) s’assurer que le conducteur soit titulaire d’une attes-
tation de formation en cours de validité et adaptée au
L’emballeur, au sens de l’ADR est l’entreprise qui a la transport à entreprendre et que les autres membres de
charge de remplir la marchandise dangereuse dans l’équipage aient reçu la formation au titre du chapitre
l’emballage ou le GRV. Dans le cas général, l’expéditeur 1.3 de l’ADR.
remplit cette mission d’emballeur, mais il est suscepti-
ble de la déléguer. Quoiqu’il en soit, il doit observer les 6L OH FROOHFWHXUWUDQVSRUWHXU FRQVWDWH XQH LQIUDFWLRQ DX[
prescriptions relatives aux conditions d’emballage, aux prescriptions de l’ADR il ne doit pas acheminer l’envoi jus-
marques et étiquettes de danger sur les colis. qu’à la mise en conformité.
REMARQUES :
] Les différents acteurs de la profession peuvent jouer un rôle de conseil et d’assistance mais la validation
de la classification par l’expéditeur du déchet reste obligatoire.
] 'H OD PrPH IDoRQ OHV UHVSRQVDELOLWpV OLpHV DX &RGH GX 7UDYDLO QRWDPPHQW SURWRFROH GH VpFXULWp
chargement/déchargement) viennent aussi s’ajouter.
7
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
CLASSIFICATION
DES DECHETS
3 AU TITRE DE L’ADR
ATTENTION, ce guide ne traite ni de la classe 1 (matières et objets explosibles), ni de la classe 7
(matières radioactives).
Seuls les critères, tels que définis dans l’ADR, doivent Pour mémoire, les 13 classes de danger de l’ADR sont :
servir de référence pour établir la classification des dé-
chets au titre de cette réglementation. Aucune corrélation CLASSES
systématique ne doit être faite entre la classification du DE DANGER
Code de l’Environnement et celle de l’ADR. 1 Matières et objets explosibles*
2 Gaz
Le présent guide n’a pas vocation à répondre à toutes 3 Liquides inflammables
les questions relatives à la classification se posant pour 4.1 Matières solides inflammables
certains déchets particuliers pour lesquels l’ADR ne 4.2 Matières sujettes à l’inflammation
répond pas de façon explicite. Dans ces cas, on peut spontanée
classer les déchets selon les tests décrits dans le manuel 4.3 Matières qui, au contact de l’eau,
d’épreuves et de critères de l’ONU ou utiliser les services dégagent des gaz inflammables
d’un laboratoire agréé. 5.1 Matières comburantes
5.2 Peroxydes organiques
Exemple : 6.1 Matières toxiques
REFIOM (Résidus d’Epuration des Fumées 6.2 Matières infectieuses
d’Incinération d’Ordures Ménagères), mâchefers… 7 Matières radioactives*
8 Matières corrosives
9 Matières et objets dangereux divers
8
GROUPE
D’EMBALLAGE La mention dans le document de transport (voir précision
au paragraphe 10.1 de ce guide) apparait dans cet ordre,
I Matières très dangereuses
le numéro ONU étant précédé de la mention « UN ».
II Matières moyennement dangereuses
III Matières faiblement dangereuses ]Pour les déchets contenant plusieurs matières, il est
admis de les classer en fonction des substances conte-
nues et de les affecter à une rubrique collective N.S.A.
]En absence de la réalisation des épreuves selon les critè- (Non Spécifié par Ailleurs) décrivant le mieux les caracté-
res de chaque classe, la classification des déchets doit être ristiques de danger du déchet. Les rubriques dites n.s.a.
réalisée sur la base du recueil d’informations telles que : sont utilisées dans le cadre de l’ADR pour désigner les
/D ILFKH GH GRQQpHV GH VpFXULWp )'6 GX RX GHV SUR- déchets ne pouvant pas être affectés à une rubrique indi-
duits constituant le déchet, si ces informations restent viduelle.
encore pertinentes ; la rubrique n° 14 de la FDS donne Les déchets doivent être classés en fonction de la matière
notamment des informations sur le classement ADR. la plus dangereuse entrant dans sa composition, ou en
/DILFKHG·LGHQWLILFDWLRQGXGpFKHW ),' RXGRFXPHQWV utilisant l’ordre de prépondérance des dangers (métho-
équivalents (liés à la procédure d’acceptation préalable, dologie décrite au chapitre suivant de ce guide, chapitre
tous documents de caractérisation et d’analyses…). 3.2). On ne tient pas compte des quantités entrant dans
le mélange : ce sont les matières les plus dangereuses qui
Le paragraphe [Link].5 de l’ADR, qui parle spécifique- classent le mélange.
ment du classement des déchets dont la composition Exemple :
exacte n’est pas connue, confirme la possibilité d’utiliser Classement d’un déchet en mélange : mélange d’éthanol
toute source possible d’informations : (UN 1170, 3, III) et acétone (UN 1090, 3, II).
« Si la matière à transporter est un déchet, dont la compo- UN 1993, déchet liquide inflammable n.s.a. (éthanol,
sition n’est pas exactement connue, son affectation à un acétone), 3, II, (D/E)
numéro ONU et à un groupe d’emballage conformément
au [Link].2 peut être fondée sur la connaissance qu’a L’ADR prévoit dans ce cas de rajouter ce qu’on appelle le
l’expéditeur du déchet, ainsi que sur toutes les données « nom technique » entre parenthèses, c’est-à-dire le nom
techniques et données de sécurité disponibles, telles que chimique reconnu des principaux constituants du mé-
celles qui sont exigées par la législation en vigueur, rela- lange.
tive à la sécurité et à l’environnement ». Seules sont concernées les rubriques collectives pour
lesquelles apparait la disposition spéciale 274 dans la
Le paragraphe [Link].2 stipule en effet : colonne (6) du tableau A.
« Si cette détermination n’est pas possible sans occasion- Par exemple, dans le cas évoqué ci-dessus :
ner des coûts ou prestations disproportionnés (par exem- UN 1993, déchet liquide inflammable n.s.a. (éthanol,
ple pour certains déchets), la matière, la solution ou le acétone), 3, II, (D/E)
mélange doivent être classés dans la classe du composant
présentant le danger prépondérant ». 2 – la composition du déchet n’est pas exactement
connue
On peut désormais considérer 2 cas :
Pour les déchets dont la composition n’est pas exacte-
1 – la composition du déchet est connue : les règles
ment connue, le paragraphe [Link].5 de l’ADR précise
de classement sont celles habituellement admises
dans l’ADR l’affectation des groupes d’emballage, après avoir affecté
le déchet à un numéro ONU d’une rubrique n.s.a.:
2 – la composition du déchet n’est pas exactement « En cas de doute, le degré de danger le plus élevé doit
connue : les règles de classement sont celles être choisi.
édictées au paragraphe [Link].5 de l’ADR.
Si toutefois, sur la base des connaissances de la compo-
sition du déchet et des propriétés physiques et chimiques
des composants identifiés, il est possible de démontrer
1 – la composition du déchet est connue que les propriétés du déchet ne correspondent pas aux
propriétés du groupe d’emballage I, le déchet peut être
] Les déchets contenant une seule matière peuvent classé par défaut sous la rubrique n.s.a. la plus appro-
être classés conformément à la désignation et à la clas- priée de groupe d’emballage II »
sification du produit d’origine, si ses caractéristiques de Si on applique le paragraphe [Link].5, la mention « dé-
danger restent les mêmes. chets conformes au [Link].5 » doit apparaitre dans la
Exemple : désignation officielle du déchet dans le document de
Acétone non utilisée devenue déchet : transport.
UN 1090, déchet acétone, 3, II, (D/E)
9
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
Mélange de déchets
10
3.2. Prépondérance des dangers dans le 3.3. Arbre de décision pour le classement
classement des mélanges des déchets
Cette méthode n’est valable que dans le cas où le déchet Les arbres de décision pour le classement des déchets
est constitué de substances parfaitement identifiées, et proposés pages 13 et 14 (ATTENTION : un arbre de déci-
dont on connait individuellement le classement ADR. sion pour les déchets liquides et un autre arbre pour les
déchets solides) sont destinés à vous aider au classement
Après avoir identifié chaque substance entrant dans un des déchets dangereux, cependant il conviendra de tou-
mélange, il faut déterminer le composant présentant le jours fournir l’identification la plus précise possible.
danger prépondérant.
Dans tous les cas, ces outils sont une aide à la classifica-
Si le danger prépondérant est dans la liste suivante (clas- tion, mais la seule référence réglementaire reste l’ADR.
sés par ordre décroissant d’importance), alors il faut utili-
ser ce danger pour classer le mélange : Cependant, l’arbre de choix ne doit pas être utilisé pour
OHVPDWLqUHVGHODFODVVH les déchets présentant un des risques suivants :
OHVPDWLqUHVH[SORVLEOHVGpVHQVLELOLVpHVGHODFODVVH &ODVVHVDXIDpURVROV
OHVPDWLqUHVDXWRUpDFWLYHVHWH[SORVLEOHVGpVHQVLELOLVpHV &ODVVHPDWLqUHVH[SORVLEOHVGpVHQVLELOLVpHV
de la classe 4.1 &ODVVHPDWLqUHVDXWRUpDFWLYHVHWH[SORVLEOHV
OHVPDWLqUHVS\URSKRULTXHVGHODFODVVH désensibilisées
OHVPDWLqUHVGHODFODVVH &ODVVHPDWLqUHVS\URSKRULTXHVHW
OHVPDWLqUHVWR[LTXHVSDULQKDODWLRQGXJURXSHG·HPEDO- autoéchauffantes
lage I (risque principal ou secondaire) des classes 6.1 &ODVVH
ou 3 &ODVVH
OHVPDWLqUHVLQIHFWLHXVHVGHODFODVVH &ODVVHQRWDPPHQWOHV'$65,
0SLZ[YHWWLStX\LJLN\PKLUL[YHP[LWHZZWtJPÄX\LTLU[K\JHZWHY[PJ\SPLYKLZ+(:90
Sinon, les déchets doivent être classés en fonction de la
matière la plus dangereuse entrant dans le mélange, en
utilisant le tableau d’ordre de prépondérance du paragra-
phe [Link] de l’ADR (cf. tableau page suivante) :
Exemple :
Un déchet composé d’un produit de la classe 3 GE II et
d’un produit de la classe 6.1 II doit être classé : classe de
danger 3 GE II, risque subsidiaire 6.1.
Après avoir déterminé le risque principal (c’est-à-dire la
classe de danger) et le risque secondaire, il faut détermi-
ner le code UN en utilisant par exemple l’arbre de choix
présenté dans le présent guide (chapitre 3.3).
Pour connaître le classement ADR des différentes matiè-
res entrant dans le mélange, vous pouvez consulter la
rubrique 14 de la FDS de chaque produit.
Exemple :
Un mélange d’acétone (UN 1090 acétone, 3, II), de dichlo-
rométhane (UN 1593 dichlorométhane, 6.1, III) et de mé-
thanol (UN 1230 méthanol, 3 (6.1), II) pourra être classé
comme suit :
UN 1992, déchet liquide inflammable et toxique
n.s.a. (acétone, méthanol), 3 (6.1), II, (D/E)
11
Tableau d’ordre de prépondérance des dangers (paragraphe [Link] de l’ADR)
Classe et groupe 4.1, II 4.1, III 4.2, II 4.2, III 4.3, I 4.3, II 4.3, III 5.1, I 5.1, II 5.1, III 6.1, I 6.1, I 6.1, II 6.1, III 8, I 8, II 8, III 9
d’emballage DERMAL ORAL
3, I SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ
4.3,I 4.3,I 4.3,I 3,I 3,I 3,I 3,I 3,I 3,I 3, I 3,I
4.1 3,I 4.1 3,I 4.2 3,I 4.2 3,I 5.1,I 3,I 5.1,I 3,I 5.1,I 3,I
3, II SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ
4.3,I 4.3,II 4.3,II 3,I 3,I 3,II 3,II 8,I 3,II 3,II 3,II
4.1 3,II 4.1 3,II 4.2 3,II 4.2 3,II 5.1,I 3,I 5.1,II 3,II 5.1,II 3,II
3, III SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ
4.3,I 4.3,II 4.3,III 6.1,I 6.1,I 6.1,II 3,III a 8,I 8,II 3,III 3,III
4.1 3,II 4.1 3,III 4.2 3,II 4.2 3,III 5.1,I 3,I 5.1,II 3,II 5.1,III 3,III
4.1, II SOLL LIQ SOLL LIQ Q SOLL LIQ SOLL LIQ
4.2,II 4.2,II 4.3,I 4.3,II 4.3,II 5.1,I 4.1,II 4.1,II 6.1,I 6.1,I 8,I 4.1,II
4.1,II 6.1,II 4.1,II 6.1,II 4.1,II 8,II 4.1,II 8,II
4.1, III SOL LIQ SOL LIQ
4.2,II 4.2,III 4.3,I 4.3,II 4.3,III 5.1,I 4.1,II 4.1,III 6.1,I 6.1,I 6.1,II 8,I 8,II 4.1,III
4.1,III 6.1,III 4.1,III 8,III
4.2, II 4.3,I 4.3,II 4.3,II 5.1,I 4.2,II 4.2,II 6.1,I 6.1,I 4.2,II 4.2,II 8,I 4.2,II 4.2,II 4.2,II
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
4.2, III 4.3,I 4.3,II 4.3,III 5.1,I 5.1,II 4.2,III 6.1,I 6.1,I 6.1,II 4.2,III 8,I 8,II 4.2,III 4.2,III
4.3, I 5.1,I 4.3,I 4.3,I 6.1,I 4.3,I 4.3,I 4.3,I 4.3,I 4.3,I 4.3,I 4.3,I
4.3, II 5.1,I 4.3,II 4.3,II 6.1,I 4.3,I 4.3,II 4.3,II 8,I 4.3,II 4.3,II 4.3,II
12
4.3, III 5.1,I 5.1,II 4.3,III 6.1,I 6.1,I 6.1,II 4.3,III 8,I 8,II 4.3,III 4.3,III
5.1, I 5.1,I 5.1,I 5.1,I 5.1,I 5.1,I 5.1,I 5.1,I 5.1,I
5.1, II 6.1,I 5.1,I 5.1,II 5.1,II 8,I 5.1,II 5.1,II 5.1,II
5.1, III 6.1,I 6.1,I 6.1,II 5.1,III 8,I 8,II 5.1,III 5.1,III
6.1, I SOL LIQQ
6.1,I 6.1,I 6.1,I
DERMAL 6.1,I 8,I
6.1, I SOL LIQ 6.1,I 6.1,I 6.1,I
ORAL 6.1,I 8,I
6.1, II SOL LIQ 6.1,II 6.1,II 6.1,II
INHAL 6.1,I 8,I
6.1, II SOL LIQ SOL LIQ 6.1,II 6.1,II
DERMAL 6.1,I 8,I 6.1,II 8,II
SOL = matières et mélanges solides
6.1, II SOL LIQ
LIQ = matières, mélanges et solutions liquides 8,I 6.1,II 6.1,II
ORALL 6.1,II 8,II
DERMAL = toxicité à l’absorption cutanée
6.1, III ORAL = toxicité à l’ingestion 8,I 8,II 8,III 6.1,III
INHAL = toxicité à l’inhalation
8, I 8,I
a Classe 6.1 pour les pesticides
8, II 8,II
8, III 8,III
Liquide
sans risque subsidiaire 1263 Peintures ou Matières apparentées aux peintures
F1 1993 Liquide inflammable, n.s.a.
Inflammable a
classe 3 toxique 1992 Liquide inflammable toxique, n.s.a.
FT1
avec risque subsidiaire corrosif
FC
2924 Liquide inflammable corrosif n.s.a.
toxique, corrosif
3286 Liquide inflammable toxique, corrosif n.s.a.
FTC
inflammable
2929 Liquide organique toxique inflammable, n.s.a.
7)7)
avec risque subsidiaire 2903 Pesticide liquide toxique inflammable, n.s.a.
H :PSLZWVPU[ZtJSHPYL[SLZWVPU[ZK»tI\SSP[PVUULWL\]LU[WHZv[YLKt[LYTPUtZL[X\»H\J\UJVTWVZHU[K\NYV\WLK»LTIHSSHNL0U»LZ[WYtZLU[KHUZSLKtJOL[WHYL_LTWSLS»t[OLYt[O`SPX\LSLKPZ\SM\YLKL
JHYIVULSLZWLU[HULZSLNYV\WLK»LTIHSSHNL00ZLYHYL[LU\WHYKtMH\[
I 3»HMMLJ[H[PVUK\NYV\WLK»LTIHSSHNL[PLU[JVTW[LK\NYV\WLK»LTIHSSHNLK\JVUZ[P[\HU[K\KtJOL[H`HU[Q\Z[PÄtJLJSHZZLTLU[
J 3»HMMLJ[H[PVUK\NYV\WLK»LTIHSSHNLZLMHP[LUMVUJ[PVUKLZNYV\WLZK»LTIHSSHNLZKLZJVTWVZHU[ZK\KtJOL[Z»PSZZVU[JVUU\ZL_LTWSLK»\UKtJOL[JVU[LUHU[K\[YPJOSVYt[O`SuULX\PZLYHJSHZZtLU
NYV\WLK»LTIHSSHNL000*LWLUKHU[ZPSLJHYHJ[uYL[V_PX\LKVZLSt[HSLULWL\[WHZv[YLKt[LYTPUtL[X\»H\J\UJVTWVZHU[K\NYV\WLK»LTIHSSHNL0U»LZ[WYtZLU[KHUZSLKtJOL[WHYL_LTWSLJ`HU\YLKL
ZVKP\T¯SLNYV\WLK»LTIHSSHNL00ZLYHYL[LU\WHYKtMH\[
K 3VYZX\LSLJHYHJ[uYLVYNHUPX\LV\PUVYNHUPX\LU»LZ[WHZJVUU\SLKtJOL[LZ[[V\QV\YZHMMLJ[tH\U65<KLSHY\IYPX\LUZHVYNHUPX\L
L 3»HMMLJ[H[PVUK\NYV\WLK»LTIHSSHNLWL\[v[YLLMMLJ[\tLH\YLNHYKK\JVTWVZHU[SLWS\ZJVU[YHPNUHU[WHYYHWWVY[H\_JYP[uYLZKLSHKPYLJ[P]L*,TVKPÄtLL[KLZHJVUJLU[YH[PVUWHYYHWWVY[H\_
JYP[uYLZKLSHKPYLJ[P]L *,TVKPÄtL!
HMMLJ[H[PVUH\NYV\WLK»LTIHSSHNL0SVYZX\»\UJVTWVZHU[JVYYVZPML[YLSL]HU[K\.,0LZ[JVUJLU[YtKHUZSLKtJOL["
HMMLJ[H[PVUH\NYV\WLK»LTIHSSHNL00SVYZX\»\UJVTWVZHU[JVYYVZPML[YLSL]HU[K\.,0LZ[KPS\tKHUZSLKtJOL[V\SVYZX\»\UJVTWVZHU[JVYYVZPML[YLSL]HU[K\.,00LZ[JVUJLU[YtKHUZSLKtJOL["
HMMLJ[H[PVUH\NYV\WLK»LTIHSSHNL000SVYZX\»\UJVTWVZHU[JVYYVZPML[YLSL]HU[K\.,00LZ[KPS\tKHUZSLKtJOL[V\SVYZX\»\UJVTWVZHU[JVYYVZPML[YLSL]HU[K\.,000LZ[JVUJLU[YtKHUZSLKtJOL[
M :L\SZSLZKtJOL[ZYtWVUKHU[H\_JYP[uYLZKtÄUPZH\ WL\]LU[v[YLHMMLJ[tZH\U65<*LZKtJOL[ZYLSL]HU[KLJLU65<ZVU[[V\QV\YZHMMLJ[tZH\NYV\WLK»LTIHSSHNL000
13
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
Solide
Gaz Aérosols a
1950 Aérosols
classe 2 5TF
organique d
1325 Solide organique inflammable, n.s.a.
sans risque subsidiaire c g q d
inorganique
F1
3178 Solide inorganique inflammable, n.s.a.
classe 4.1 F3
autre e
3175 Solide contenant du liquide inflammable, n.s.a.
F1
Solide
inflammable toxique d 2926 Solide organique inflammable toxique, n.s.a.
)7)7 3179 Solide inorganique inflammable toxique, n.s.a.
avec risque subsidiaire c
classe 4.1 corrosif d 2925 Solide organique inflammable corrosif, n.s.a.
)&)& 3180 Solide inorganique inflammable corrosif n.s.a.
Comburantc sans risque subsidiaire
1479 Solide comburant n.s.a
O2
classe 5.1
inflammable
avec risque subsidiaire TF2 2930 Solide organique toxique, inflammable, n.s.a.
inflammable
2921 Solide corrosif, inflammable, n.s.a.
avec risque subsidiaire CF2
toxique
CT2
2923 Solide corrosif, toxique n.s.a.
H3LZSV[ZKLKtJOL[ZK»HtYVZVSZZVU[HMMLJ[tZH\JVKLKLJSHZZPÄJH[PVUKLZHtYVZVSZUL\MZSVYZX\»PSZJVUZ[P[\LU[KLZSV[ZOVTVNuULZ3LZSV[ZOt[tYVNuULZZVU[HMMLJ[tZWHYKtMH\[H\JVKLKLJSHZZPÄJH[PVU;-
I(MMLJ[H[PVUH\NYV\WLK»LTIHSSHNL00ZLSVUSLZJVUKP[PVUZKLSHKPZWVZP[PVUZWtJPHSL
J3»HMMLJ[H[PVUK\NYV\WLK»LTIHSSHNL[PLU[JVTW[LK\NYV\WLK»LTIHSSHNLK\JVUZ[P[\HU[K\KtJOL[H`HU[Q\Z[PÄtJLJSHZZLTLU[
K3VYZX\LSLJHYHJ[uYLVYNHUPX\LV\PUVYNHUPX\LU»LZ[WHZJVUU\SLKtJOL[LZ[HMMLJ[tKLWYtMtYLUJLH\U65<KLSHY\IYPX\LUZHVYNHUPX\L
L3LZKtJOL[ZYLSL]HU[KLJLU65<ZVU[[V\QV\YZHMMLJ[tZH\NYV\WLK»LTIHSSHNL00
M3VYZX\LSL[`WLK»HTPHU[LU»LZ[WHZJVUU\SLKtJOL[LZ[[V\QV\YZHMMLJ[tH\U65<
N@JVTWYPZSLZWPSLZLUTtSHUNLZZLSVUSHKPZWVZP[PVUZWtJPHSL
O:L\SZSLZKtJOL[ZYtWVUKHU[H\_JYP[uYLZKtÄUPZH\ WL\]LU[v[YLHMMLJ[tZH\U65<*LZKtJOL[ZZVU[Z`Z[tTH[PX\LTLU[HMMLJ[tZH\NYV\WLK»LTIHSSHNL000
14
CONDITIONNEMENT
4
ET TRANSPORT
Il y a 3 façons de conditionner et de transporter un déchet Les paragraphes 13.5 et 13.6 de ce présent guide préci-
dangereux : sent les conditions d’application de ces exemptions. »
« Colis »1, le produit final de l’opération d’emballage prêt « Transport en vrac » 1, le transport de matière solides
pour l’expédition, constitué par l’emballage ou le grand ou d’objets non emballés dans des véhicules ou conte-
emballage ou le GRV lui-même avec son contenu (…). Le neurs. Ce terme ne s’applique ni aux marchandises qui
terme ne s’applique pas aux marchandises transportées sont transportées comme colis, ni aux matières qui sont
en vrac ni aux matières transportées en citernes. transportées en citernes.
Exemple : Exemple :
Déchets dangereux transportés en bidon, fût, big-bag… Déchets dangereux solides transportés en benne
Il existe des exemptions possibles d’application de l’ADR (terres souillées…)
dans le cadre du transport en colis :
- une exemption partielle d’application des prescrip-
tions de l’ADR en fonction des quantités transportées
4.3. En citerne (liquide ou solide
par unité de transport (paragraphe [Link] de l’ADR.
cf. paragraphe 13.5 du guide) ;
pulvérulent/granulaire)
- une exemption totale d’application des prescriptions
d’application de l’ADR dès lors que la marchandise « Transport en citerne » 1, le transport de matière liquide
dangereuse est conditionnée en quantité limitée (cha- RXVROLGHSXOYpUXOHQWHJUDQXODLUHGDQVXQUpVHUYRLUPXQL
pitre 3.4 de l’ADR). Ce cas ne concerne que les em- de ses équipements de service et de structure. Il couvre
ballages combinés 1, constitués par un ou plusieurs les citernes fixes, citernes à déchets opérant sous vide,
emballages intérieurs assujettis dans un emballage conteneurs citernes, citernes mobiles, citernes démonta-
extérieur (cf. paragraphe 13.6 du guide). bles, (…).
Exemple :
ATTENTION, ces exemptions sont très rarement utili- Déchet dangereux liquide transporté en citerne
sées dans le transport des déchets. Si elles sont utilisées, (bain de traitement de surface usagé…)
elles doivent l’être en parfaite connaissance de leur champ
d’application. Chacun de ces modes de transport et de conditionnement
va être passé en revue dans les chapitres suivants.
,_[YHP[(+9+tÄUP[PVUZ
15
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
5 EMBALLAGES
16
EMBALLAGE
N° NOM ET DESCRIPTION CLASSE CODE DE GROUPE ÉTIQUETTES DISPOSITIONS QUANTITÉS LIMITÉES
ONU CLASSIFICATION D’EMBALLAGE SPÉCIALES ET EXCEPTÉES Instructions Dispositions Dispositions
d’emballage spéciales pour
d’emballage l’emballage
en commun
3.1.2 2.2 2.2 [Link] 5.2.2 3.3 3.4.6 [Link] 4.1.4 4.1.4 4.1.10
(1) (2) (3a) (3b) (4) (5) (6) (7a) (7b) (8) (9a) (9b)
LIQUIDE
3 MP7
1992 INFLAMMABLE, 3 FT1 I 274 0 E0 P001
+6.1 MP17
TOXIQUE, N.S.A.
LIQUIDE
3 P001
1992 INFLAMMABLE, 3 FT1 II 274 0 E2 MP19
+6.1 IBC02
TOXIQUE, N.S.A.
LIQUIDE P001
3
1992 INFLAMMABLE, 3 FT1 III 274 5L E1 IBC03 MP19
+6.1
TOXIQUE, N.S.A. R001
LIQUIDE MP7
1993 3 F1 I 3 274 0 E3 P001
INFLAMMABLE, N.S.A. MP17
LIQUIDE
INFLAMMABLE, N.S.A. 274
1993 (pression de vapeur 3 F1 II 3 601 1L E2 P001 MP19
j&VXSpULHXUH 640C
à 110 kPa)
LIQUIDE
INFLAMMABLE, N.S.A. 274 P001
1993 (pression de vapeur 3 F1 II 3 601 1L E2 IBC02 MP19
j&LQIpULHXUHRX 640D R001
égale à 110 kPa)
P001
274
LIQUIDE IBC03
1993 3 F1 III 3 601 5L E1 MP19
INFLAMMABLE, N.S.A. LP01
640E
R001
] Principes Généraux
En outre, il est bien sûr formellement interdit
Les marchandises dangereuses doivent être emballées G·XWLOLVHUO·HPEDOODJHFRPPH© UpDFWHXUFKLPLTXH ª
G·XWLOLVHUO·HPEDOODJHFRPPH©UpDFWHXUFKLPLTXHª
dans des emballages de bonne qualité. Ces prescriptions par exemple y effectuer une opération de
s’appliquent également aux GRV ou grands emballages. neutralisation.
17
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
]Marquage de l’emballage
18
Exemple de marquage d’un GRV homologué de 1000 litres pour liquides
19
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
20
/·DOXPLQLXPHQSRXGUHUpDJLWYLROHPPHQWDYHFGXWUL- /HV FKORUDWHV HW SHUFKORUDWHV HQ SUpVHQFH GH PDWLqUHV
chloréthylène usé avec émission d’acide chlorhydrique organiques (peintures, résines, colles, bois, chiffons)
gazeux corrosif ; peuvent s’enflammer spontanément ou exploser ;
/·HDXR[\JpQpHFRQFHQWUpH ! UpDJLWDYHFO·DFpWRQH /HVSDVWLOOHVGH©FKORUHª GLLVRFKORURF\DQXUDWHV UpDJLV-
en donnant des peroxydes d’acétone très sensibles qui sent violemment (explosion) en présence de composés
peuvent détonner au choc ; ammoniaqués ;
/·HDXR[\JpQpHHVWPRLQVVWDEOHDXFRQWDFWG·XQHEDVH /HVLVRF\DQDWHVUpDJLVVHQWDYHFO·HDXHQGRQQDQWGXJD]
forte et se décompose en donnant de l’oxygène ; carbonique qui peut faire exploser un bidon.
Incompatibilités chimiques
Tableau des réactions dangereuses
Le tableau ci-dessous présente d’une manière non exhaustive quelques groupes d’incompatibilité.
Il donne quelques indications sur les effets possibles de certaines réactions dangereuses.
Ne sont pas pris en compte, les effets de projections par exemple de l’eau avec des acides.
Il faut toujours consulter un chimiste
1 Acides minéraux
1
(acide chlorhydrique…)
2 Acides minéraux
oxydants (acide nitrique, 2
acide perchlorique...)
3 Bases autres
T T 3
que l’ammoniaque
4 Composés de l’ammo-
T,Ei T,Et,Ei Ei,Et 4
nium et des amines
5 Oxydants puissants T,Et T,Et T,I, Ex,Et 5
6 Réducteurs puissants T,Ei T,I,Et T T,Ei Ex,I 6
7 Cyanures minéraux Et,Ei Ei,Et Ex, Ei Et 7
8 Poudres métalliques T,Ei T,Ei,Ex T,Ei,Ex T,Ei,Ex Ex,Ei Ex,Ei Ex,Et 8
9 Peroxydes, hydroperoxy-
T,Ea T,Ex T Ei,Et T Ex,I Ex,Et Ex,Ei,Et 9
des organiques
10 Solvants chlorés T,Et T,I,Et,Ec T,Ei Ei,Et Ex Ex,Ec Et,Ec Ex,Ec,Et Ex,Ec 10
11 Peroxydes minéraux T,Ea T,Ex T Ex,Ei Pi,Ei Ex,I Ex,Et Ex,I,Ei Ex,Ei 11
12 Autres solvants
inflammables, combus- T,Ea T,I,Et Ex,I,Ei Ex,I,Ei Ex,I,Ei Ex,Ei Ex,I,Ei 12
tibles
13 Eau, humidité T T T Ei 13
14 Cyanures organiques P,T,I T,I,Ex,Pi T,Pi,P Ex,I Et,Ei Ex,I Ex,Ei 14
15 Acides organiques T,Ea T Ei,Et T,I,Et T,Ei,Ec Et,Ec Et,Ei Ex,I Ec Ex Et 15
16 Isocyanates T,P T,I T,P,Ea P,Ea Ex,I Ei Ei Ex,I Ex,I,Ei P,Ea Pi P 16
Effets Commentaires
Inflammation I
Explosion Ex
Polymérisation P Polymérisation qui peut être très violente
Dégagement de chaleur T Dégagement de chaleur important
Emission de gaz inflammables Ei Par exemple l’hydrogène
Emission de gaz toxiques Et Par exemple HCN,H2S
Emission gaz non toxiques Ea Gaz asphyxiants ou non se traduisant par une augmentation de pression,
et ininflammables par ex CO2
Emission de gaz corrosifs Ec Par exemple l’acide chlorhydrique
Produit formé instable ou décomposition Pi Décomposition plus ou moins violente
21
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
22
5.3.2. Cas des piles (UN 3090 et UN 3480
5.3. Cas des matières pouvant être
– Dispositions spéciales
transportées dans des emballages
376, 377 et 636)
non homologués
Certains déchets tels que les aérosols et les accumula- ] Les piles et batteries au lithium métal (UN 3090) ou au
teurs sont soumis à l’ensemble des prescriptions de l’ADR, lithium ionique (UN 3480) et les équipements contenant
mais présentent certaines spécificités en ce qui concerne de telles piles et batteries (UN3091 et UN3481)
le choix du conditionnement. transportées en vue de leur élimination ou de leur
recyclage, en mélange ou non avec des piles ou batteries
autres qu’au lithium, peuvent être emballées selon les
5.3.1. Cas des aérosols (UN 1950 - modalités suivantes :
dispositions spéciales 625 et 327)
)WV $%1+'* FDLVVHV $%1
4C1, 4C2, 4D, 4F, 4G, 4H2) ou bidons (3A2, 3B2, 3H2).
] Les déchets d’aérosols transportés aux fins de recycla- Ces emballages doivent satisfaire au niveau d’épreuve
ge ou d’élimination doivent être acheminés uniquement du groupe d’emballage II.
dans des engins de transport bien ventilés à l’exclusion
des conteneurs fermés. 8QLTXHPHQWSRXUOHVSHWLWHVSLOHVRXEDWWHULHVHWVLOH
poids du colis est inférieur ou égal à 30 Kg, il est pos-
] A l’exclusion de ceux qui présentent des fuites ou de sible d’utiliser des emballages extérieurs robustes non
graves déformations, les déchets d’aérosols peuvent être homologués en matériau non conducteur.
transportés dans les conditions suivantes :
/HVHPEDOODJHVPpWDOOLTXHVGRLYHQWrWUHpTXLSpVG·XQH
,OV VRQW FRQGLWLRQQpV GDQV GHV HPEDOODJHV GH ERQQH doublure en matériau non conducteur (par exemple en
qualité et fermés pour éviter tout déversement acci- plastique) présentant une résistance suffisante.
dentel. Ils doivent également être correctement ventilés
afin d’empêcher la formation d’une atmosphère inflam- /HV SLOHV HW OHV EDWWHULHV GRLYHQW rWUH DVVXMHWWLHV GDQV
mable ou d’une accumulation de pression. l’emballage extérieur de manière à empêcher tout
mouvement excessif pendant le transport (par exemple
/HV GpFKHWV G·DpURVROV GRLYHQW rWUH WUDQVSRUWpV VHORQ par l’utilisation d’un matériau de rembourrage non-
l’instruction d’emballage P207 (suppression de P003). conducteur et non-combustible ou d’un sac en plastique
Cette instruction offre 2 possibilités : hermétiquement fermé).
– transport en emballages rigides non agréés : limites à /HV FROLV GRLYHQW SRUWHU OD PDUTXH ©3,/(6 $8 /,7+,80
55 kg (carton), 125 kg (autres) ; POUR ÉLIMINATION » ou « PILES AU LITHIUM POUR
RECYCLAGE » en plus de l’UN et de l’étiquette de danger
– transport en emballages (fûts ou caisses) agréés n°9.
Groupe Emballage II : les limites de poids applicables
à ces emballages peuvent être plus élevées en fonc- 3RXU OHV SLOHV HW EDWWHULHV FRQWHQXHV GDQV GHV
tion de leurs homologations. équipements, il est autorisé d’utiliser des emballages
extérieurs robustes construits en matériaux appropriés,
&HV HPEDOODJHV GRLYHQW rWUH SRXUYXV GH PR\HQV SHU- d’une résistance et d’une conception adaptées à la
mettant de retenir tout liquide libéré susceptible de capacité de l’emballage et à l’utilisation prévue. Les
s’échapper pendant le transport, par exemple un maté- grands équipements peuvent être présentés pour le
riau absorbant ou une sache plastique. transport sans emballage ou sur des palettes lorsque
les piles ou les batteries sont protégées de manière
/HVUqJOHVG·pWLTXHWDJHSRXUOHQ218VRQWUHVSHFWpHV équivalente par l’équipement qui les contient. En outre,
notamment la marque « UN 1950 AÉROSOLS » et l’éti- pour les piles ou les batteries d’une masse brute égale
quette de danger. ou supérieure à 12 kg avec une enveloppe extérieure
robuste et résistante aux chocs, il est autorisé d’utiliser
] Les aérosols qui présentent des fuites ou de graves dé- des emballages extérieurs robustes construits en
formations doivent être transportés dans des emballages matériaux appropriés, d’une résistance et d’une
de secours appropriés. conception adaptées à la capacité de l’emballage et à
l’utilisation prévue.
23
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
] Des conditions particulières d’emballages sont exigées 5.3.3. Cas des batteries (accumulateurs)
pour les piles et batteries endommagées ou défectueuses.
Il peut notamment s’agir, mais pas seulement, de : ] A l’exception des accumulateurs au sodium (UN 3292),
les accumulateurs usagés (UN 2794, 2795, 2800 et 3028)
3LOHVRXEDWWHULHVLGHQWLILpHVFRPPHGpIHFWXHXVHVSRXU
peuvent être transportés dans des caisses en acier inoxy-
des raisons de sécurité ;
dable ou en plastique rigide d’une capacité maximale de
3LOHVRXEDWWHULHVTXLSUpVHQWHQWGHVVLJQHVGHIXLWHGH 1 m3.
liquide ou de gaz ;
] Les caisses doivent être résistantes aux matières corro-
3LOHV RX EDWWHULHV TXL QH SHXYHQW SDV rWUH GLDJQRVWL- sives contenues dans les accumulateurs. Dans les condi-
quées avant le transport ; ou de tions normales de transport, aucune matière corrosive
ne doit s’échapper des caisses et aucune autre matière
3LOHVRXEDWWHULHVD\DQWVXELXQHGpWpULRUDWLRQSK\VLTXH (par exemple de l’eau) ne doit y pénétrer. Aucun résidu
ou mécanique. dangereux des matières corrosives contenues dans les
accumulateurs ne doit adhérer à l’extérieur des caisses
] Pour les piles et batteries visées ci-dessus, il faut, en
pour accumulateurs.
plus des exigences prévues pour toutes les piles ou
batteries, respecter les conditions suivantes :
] La hauteur de chargement des accumulateurs ne doit
&KDTXHSLOHRXEDWWHULHHQGRPPDJpHRXGpIHFWXHXVH pas dépasser le bord supérieur des parois latérales des
ou équipement en contenant, doit être emballé indi- caisses pour accumulateurs.
viduellement dans un emballage intérieur placé dans
un emballage extérieur. L’emballage intérieur ou l’em- ] Il est interdit d’emballer en commun dans une même
ballage extérieur doit être étanche pour éviter toute caisse des accumulateurs risquant de réagir dangereuse-
décharge éventuelle d’électrolyte. ment entre eux (par exemple : UN 2794 avec UN 2795 et
3028).
&KDTXH HPEDOODJH LQWpULHXU GRLW rWUH HQWRXUp G·XQ
matériau non combustible et non conducteur assurant
] Les caisses pour accumulateurs doivent être :
une isolation thermique suffisante pour le protéger
VRLWFRXYHUWHV
contre tout dégagement de chaleur dangereux.
VRLWWUDQVSRUWpHVGDQVGHVYpKLFXOHVFRXYHUWVRXEkFKpV
/HVHPEDOODJHVVFHOOpVGRLYHQWrWUHPXQLVGHGLVSRVLWLI ou dans des conteneurs fermés ou bâchés.
de protection contre les surpressions si nécessaire.
] A noter que les piles au nickel métal hydrure métallique
'HVPHVXUHVDSSURSULpHVGRLYHQWrWUHSULVHVSRXUHPSr- (n° ONU 3496) ne sont pas soumises à l’ADR.
cher les effets des vibrations et des chocs et empêcher
tout déplacement des piles ou des batteries à l’intérieur
du colis susceptible de les endommager davantage et
de rendre leur transport dangereux. Un rembourrage
5.4. Etiquetage des emballages et GRV,
non combustible et non conducteur peut également et des suremballages
être utilisé pour répondre à cette prescription.
/D QRQFRPEXVWLELOLWp GRLW rWUH pYDOXpH FRQIRUPpPHQW ] Chaque emballage simple ou emballage extérieur
à une norme reconnue dans le pays où l’emballage est d’un emballage combiné doit comporter au minimum le
conçu ou fabriqué. marquage du numéro ONU (précédé de la mention UN)
correspondant aux marchandises contenues et la ou les
3RXU OHV SLOHV RX EDWWHULHV TXL FRXOHQW XQH TXDQWLWp étiquettes de danger correspondantes. Ces étiquettes ont
suffisante de matériau absorbant inerte doit être la forme d’un carré mis sur la pointe (losange), avec des
ajoutée à l’emballage intérieur ou extérieur afin dimensions minimales 100 mm x 100 mm.
d’absorber toute perte d’électrolyte.
] L’ADR réglemente la taille du n°UN :
'DQV OH FDV R OD PDVVH QHWWH G·XQH SLOH RX G·XQH
DXPRLQVPPGHKDXWHXUVLHPEDOODJH!j/ RX
batterie est supérieure à 30 kg, l’emballage extérieur
30 kg net),
ne peut en contenir qu’une seule.
DXPRLQVPPVLHPEDOODJH!/ RXNJQHW
/HVSLOHVRXEDWWHULHVGRLYHQWrWUHSURWpJpHVFRQWUHOHV HWGLPHQVLRQDSSURSULpHVL/ RXNJ
courts-circuits.
] Les modèles des étiquettes de danger sont repris en
page 26.
24
] Les emballages simples munis d’évent ou les emballages combinés comportant des emballages contenant des
liquides doivent en outre porter des flèches d’orientation sur deux côtés opposés.
] Les GRV (de capacité supérieure à 450 litres) doivent être marqués et étiquetés sur les deux côtés opposés (n° ONU
et étiquettes de danger).
] Sauf si l’étiquetage des emballages est visible, le suremballage doit reproduire à l’identique l’étiquetage des déchets
suremballés : code UN, étiquettes de danger et indication « SUREMBALLAGE » (les lettres doivent être d’une hauteur
minimale de 1,2 cm).
] Bien que non exigées par l’ADR, s’y ajoutent en général d’autres informations utiles dans le cadre de l’activité
« déchets », telles que : désignation du déchet, nom de l’expéditeur et du destinataire, numéro CAP (certificat d’accep-
tation préalable).
] Les emballages ou GRV renfermant des matières dangereuses pour l’environnement (satisfaisant aux critères de
classification du paragraphe [Link].10 de l’ADR), doivent porter la marque « dangereux pour l’environnement » :
Cette marque est apposée à côté de la marque du numéro ONU, et en plus des étiquettes de danger.
Les critères de classification du paragraphe [Link].10 sont les même que les critères « danger pour le milieu aqua-
WLTXHªWR[LFLWpDLJXHHWWR[LFLWpFKURQLTXHFDWpJRULHVHWGXUqJOHPHQW&(GXGpFHPEUHUHODWLI
à la classification, à l’étiquetage et à l’emballage des substances et des mélanges (dit « règlement CLP » et permettant
d’appliquer les règles du SGH, système général harmonisé, à l’Union Européenne). Ces critères correspondent aussi à
ODFDWpJRULHGHGDQJHU©GDQJHUHX[SRXUO·HQYLURQQHPHQWªDVVRFLpVDXSKUDVHVGHULVTXHV55HW5GHV
UqJOHVGHFODVVHPHQWLVVXVGHODGLUHFWLYH
7R[LFLWpDLJXHFDW
7R[LFLWp DLJXH FDW associé aux phrases de risques
7R[LFLWpFKURQLTXHFDWHWFDW 5RX5RX5
(mentions de danger H400 ou H410
ou H411)
] Une marque spéciale (cf. ci-dessous) doit être apposée de chaque côté et à l’arrière du véhicule ou de
chaque côté et à chaque extrémité des conteneurs, conteneurs citernes ou citernes mobiles assurant le
transport de matières solides ou liquides à chaud.
La disposition spéciale 580 apparaît pour les produits concernés dans la colonne 6 du tableau A.
Ces produits appartiennent à la classe 9 et répondent aux conditions suivantes :
- matières liquides transportées à des températures supérieures ou égales à 100 °C et à la condition que
le point éclair soit supérieur à la température de transport (autrement dit : produit ne présentant pas
d’autres risques).
- matières solides transportées à chaud à des températures supérieures ou égales à 240 °C.
25
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
1
1 Gaz non inflammables,
Gaz inflammables 2 non toxiques 2
1 1
Gaz toxiques 2
Liquides inflammables 3
1 1
Matières solides inflammables Matières spontanément
Matières autoréactives et explosibles 4
inflammables 4
désensibilisées
1 1
Matières qui, au contact de l’eau, Matières comburantes
dégagent des gaz inflammables 4 5.1
1 1
Peroxydes organiques Matières toxiques
5.2 6
1 1
Matières infectieuses Matières corrosives
6 8
1
Matières et objets dangereux divers 9
26
CHARGEMENT,
DECHARGEMENT,
6 MANUTENTION ET
ARRIMAGE DES COLIS
6.1. Chargement – déchargement ] L’intérieur et l’extérieur d’un véhicule doivent être ins-
pectés avant le chargement, afin de s’assurer de l’absence
de tout dommage susceptible d’affecter son intégrité ou
] À l’arrivée sur les lieux de chargement et de déchar- celle des colis devant y être chargés.
gement, le véhicule et son conducteur doivent satisfaire
aux dispositions réglementaires (notamment en ce qui ] Lorsque des flèches d’orientation sont requises, les colis
concerne la sécurité, la sûreté, la propreté et le bon fonc- doivent être orientés conformément à ces marquages.
tionnement des équipements utilisés lors du chargement
et du déchargement). ] Il est préconisé de réaliser le chargement de façon à ce
que les étiquettes de danger apposées sur les colis soient
Notamment, conformément aux articles R4515-1 à visibles.
R4515-11 du Code du Travail, le protocole de sécurité
chargement/déchargement devra avoir été mis en ] Il est interdit aux membres de l’équipage d’ouvrir un
œuvre entre les parties intéressées (transporteur et site colis contenant des marchandises dangereuses.
de chargement ou déchargement).
] Le chargement ne doit pas être effectué s’il s’avère 6.2. Chargement en commun
que les points suivants ne satisfont pas aux dispositions
réglementaires :
- contrôle des documents (conducteur, véhicule, marchan- ] Les règles d’interdiction de chargement en commun
dise) dans l’ADR ne concernent que les colis munis des étiquet-
- examen visuel du véhicule, ainsi que de leurs tes de la classe 1 (y compris en risque secondaire : 4.1+1
équipements utilisés lors du chargement et du déchar- et 5.2+1).
gement Il est préconisé toutefois de tenir compte dans l’organi-
sation du chargement des incompatibilités chimiques des
27
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
déchets chargés (par exemple prévoir de ne pas position- concerne le gerbage. Si nécessaire, on utilisera des dispo-
ner cote à cote des colis d’acides et de cyanures). sitifs de portage pour empêcher que les colis gerbés sur
d’autres colis n’endommagent ceux ci.
] les dispositions spéciales relatives à la classe 6.2 au
paragraphe 2.5 de l’annexe I de l’arrêté TMD du 29 mai
2009 modifié précise que les DASRI (classe 6.2) doivent 6.4. Nettoyage après déchargement
être chargés dans des compartiments ou des caissons
amovibles spécialement aménagés qui leur sont réservés.
] Après le déchargement d’un véhicule ayant contenu des
marchandises dangereuses emballées, si l’on constate
6.3. Manutention et arrimage que les emballages ont laissé échapper une partie de leur
contenu, on doit, dès que possible et en tout cas avant
tout nouveau chargement, nettoyer le véhicule.
] Le chargement doit être arrimé conformément à la nor-
me EN 12195-1:2010. ] Si le nettoyage ne peut pas être effectué sur place, le
véhicule doit être transporté, dans des conditions de sé-
] Sous les auspices de la Commission Européenne, un curité adéquates, vers l’endroit le plus proche où le net-
groupe d’experts comprenant des représentants des États toyage peut avoir lieu.
Membres et de l’industrie a élaboré un « code de bonnes
pratiques européen concernant l’arrimage des charges ] Pour information, les dispositions spéciales relatives à la
sur les véhicules routiers ». Ce code est téléchargeable classe 6.2 au paragraphe 2.5 de l’annexe I de l’arrêté TMD
sur le site KWWSERRNVKRSHXURSDHX du 29 mai 2009 modifié impose le nettoyage et la dé-
il est fait référence à ce code dans une note de bas de sinfection systématique des compartiments ou caissons
page au paragraphe [Link] de l’ADR. amovibles après chaque déchargement de DASRI (classe
6.2). Dans ce contexte, la profession en France préconise
l’usage de véhicules dédiés.
6.3.1 - Arrimage
6.3.2 - Gerbage
28
7 VRAC SOLIDE
Pour un déchet dangereux relevant du même code ONU ] Les déchets dangereux qui sont susceptibles de compor-
1325, mais avec un groupe d’emballage II, le transport ter une phase liquide (ex : décantation au cours du trans-
en « vrac benne » est interdit en l’absence de disposition port) ne sont pas autorisés pour le transport en vrac.
spéciale de type VC.
] Les bennes doivent être étanches et fermées de manière
Attention, pour ce n° ONU, si vous classez votre déchet en à empêcher toute fuite du contenu dans des conditions
utilisant le paragraphe [Link].5 de l’ADR, le classement normales de transport.
en groupe d’emballage II n’autorise pas le transport en
vrac benne.
29
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
] Les matières solides en vrac ne doivent pas réagir 7.2. Cas particuliers
dangereusement avec les matériaux constitutifs de la
benne.
7.2.1. Déchets de peinture (UN 1263 –
] Les matières solides en vrac doivent être chargées et disposition spéciale 650)
réparties également de manière à limiter les déplace-
ments susceptibles d’endommager la benne ou de causer Malgré l’absence d’instruction de type VC pour le numéro
une fuite de matières dangereuses. Un déchet « pâteux » ONU 1263, les déchets comprenant des restes d’embal-
n’est assimilé à une matière solide que s’il satisfait au lages, des restes solidifiés et des restes liquides de pein-
« test de la pelle » . ture peuvent être transportés en benne sous les condi-
tions suivantes :
] Tout résidu de déchet dangereux adhérant à la surface EHQQH EkFKpH j SDURLV SOHLQHV EHQQHV j ULGHOOHV H[-
extérieure de la benne doit être éliminé préalablement à clues) ;
la réalisation du transport (après chargement ou déchar- EHQQH pWDQFKH RX UHQGXH pWDQFKH SDU H[HPSOH DX
gement). moyen d’un revêtement intérieur approprié suffisam-
ment solide.
] Les bennes vides qui ont transporté une matière
dangereuse solide en vrac sont soumises aux mêmes
prescriptions que les bennes pleines, dès lors qu’un
contenu résiduel est constaté après déchargement.
7.2.2. Accumulateurs usagés
(UN 2794 – instruction VC1, VC2
] Les bennes ayant reçu un chargement en vrac de et AP8)
déchets dangereux doivent, avant tout rechargement, être
convenablement nettoyées, à moins que le nouveau char-
gement ne soit composé de la même marchandise dange- ] Le transport des accumulateurs usagés en « vrac
reuse que celle qui a constitué le chargement précédent. benne » est autorisé sous certaines conditions particuliè-
res et dans des bennes spécialement équipées.
] Il est interdit de mélanger dans la même benne :
OHV GpFKHWV TXL SHXYHQW UpDJLU GDQJHUHXVHPHQW HQWUH ] Le matériau de la benne doit être en acier résistant aux
eux, qu’ils soient ou non soumis à l’ADR ; matières corrosives contenues dans les accumulateurs.
OHVGpFKHWVDSSDUWHQDQWjGHVFODVVHVGHGDQJHUGLIIp- Les aciers moins résistants sont autorisés si la paroi
rentes. est suffisamment épaisse ou munie d’une doublure ou
d’un revêtement en plastique résistant aux matières
Exemple : corrosives.
Un mélange d’emballages vides souillés par des combu-
rants avec des emballages vides souillés par des liquides ] La benne doit être garantie par construction contre toute
inflammables ne sont pas admis dans la même benne. fuite de matière corrosive pendant le transport. Elle doit
être couverte au moyen d’un matériau résistant aux ma-
] Au cours des manutentions, il est interdit de fumer au tières corrosives.
voisinage des véhicules et dans les véhicules.
] La hauteur de chargement ne doit pas dépasser le bord
supérieur des parois de la benne.
* ;LZ[KLSHWLSSL!*L[LZ[WYH[PX\tWHYSLZWYVMLZZPVUULSZK\KtJOL[JVUZPZ[L
nL_[YHPYL\ULWHY[PLK»\UKtJOL[nS»HPKLK»\ULWLSSLL[K»LUKt]LYZLYSLJVU[LU\
Z\Y\ULZ\YMHJLWSHULHÄUK»LUVIZLY]LYSLJVTWVY[LTLU[
,UJHZK»HMMHPZZLTLU[JLKtJOL[ULWL\[v[YLHZZPTPStn\UZVSPKL
0SU»LZ[KVUJWHZH\[VYPZtH\[YHUZWVY[LU]YHJILUUL®
30
8 CITERNES
8QGpFKHWGDQJHUHX[QHSHXWrWUHWUDQVSRUWpHQ©FLWHUQHªTXHVLXQFRGHFLWHUQHHVWLQGLTXpGDQVODFRORQQH
(12) du tableau A du chapitre 3.2.
Exemple :
Pour le n° ONU 3265, liquide organique corrosif, acide, n.s.a., groupes d’emballage II ou III, le code-citerne L4BN
apparaît dans la colonne (12) du tableau A.
8.1. Définitions
Nota : pour plus de précisions sur les définitions, se reporter au chapitre 1.2.1 de l’ADR.
©&LWHUQHIL[Hª une citerne d’une capacité supérieure ©&LWHUQH GpPRQWDEOHª une citerne de capacité
à 1 000 litres fixée à demeure sur un véhicule (qui devient supérieure à 450 litres, qui normalement ne peut être
alors un véhicule-citerne) ou faisant partie intégrante du manutentionnée que lorsqu’elle est vide
châssis d’un tel véhicule
31
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
] Les citernes doivent être chargées avec les seules timent d’une capacité maximale de 7 500 litres au moyen
matières pour le transport desquelles elles ont été de cloisons ou de brise-flots, doivent être remplies à plus
agréées (voir paragraphe 8.6.4 de ce guide sur la certificat de 80 % ou à moins de 20 % de leur capacité.
d’agrément : soit c’est le code-citerne, soit c’est une
liste des matières). Exemples :
8QH FLWHUQH GH OLWUHV UpSDUWLV HQ FRPSDUWL-
] Les déchets dangereux chargés dans la citerne, ne sont ments de 6 000 litres n’est pas soumise à cette règle
pas susceptibles, au contact des matériaux du réservoir, dans aucun des compartiments.
des joints d’étanchéité, des équipements ainsi que des
revêtements protecteurs, de réagir dangereusement 8QH FLWHUQH GH OLWUHV UpSDUWLV HQ FRPSDUWL-
avec ceux-ci, de former des produits dangereux ou d’af- ments (2 x 9 000 litres et 2 x 3 000 litres) n’est soumise
faiblir ces matériaux de manière appréciable. à cette règle que dans les compartiments de 9 000
litres : ils doivent être remplis à moins de 1 800 litres
] Le dossier de citerne comprend des documents tech- ou à plus de 7 200 litres).
niques et administratifs concernant la citerne : carte
grise, certificat d’agrément, certificats d’épreuves, liste 8QH FLWHUQH PRQRFXYH GH OLWUHV pTXLSpH GH
des matières le cas échéant, etc. Le dossier de citerne 3 brises-flots répartis uniformément n’est pas soumise
doit être conservé par le propriétaire ou l’exploitant. Ils à cette règle.
doivent être en mesure de présenter ces documents sur
demande de l’autorité compétente. Le dossier de citerne 8QHFLWHUQHPRQRFXYHGHOLWUHVQRQpTXLSpHGH
doit être tenu pendant toute la durée de vie de la citerne brise-flots est soumise à cette règle : elle doit être rem-
et conservé pendant 15 mois après que la citerne ait été plie à moins de 4 800 litres ou à plus de 19 200 litres.
retirée du service. En cas de changement de propriétaire
ou d’exploitant au cours de la durée de vie de la citerne,
le dossier de citerne doit être transféré à ce nouveau 8.2.2. Service
propriétaire ou exploitant.
] L’épaisseur des parois du réservoir doit, durant toute
8.2.1. Taux de remplissage son utilisation, rester supérieure ou égale à la valeur
minimale définie à la mise en service. Ces épaisseurs
Le taux de remplissage ne doit pas dépasser les limi- sont vérifiées lors des contrôles périodiques.
tes maximum prévus à la partie 4 de l’ADR (par exem-
ple au paragraphe [Link] pour les citernes fixes). ] Si plusieurs systèmes de fermeture sont placés les uns à
Les citernes (à l’exception des citernes à déchets la suite des autres, celui qui se trouve le plus près de la
opérant sous vide) qui ne sont pas partagées en compar- matière transportée doit être fermé en premier lieu.
32
] Au cours du transport, aucun résidu dangereux de la ] Les citernes doivent conserver la même signalisation
matière de remplissage ne doit adhérer à l’extérieur des que si elles étaient pleines.
citernes.
] Un document de transport doit accompagner le trajet à
] Les matières qui risquent de réagir dangereusement vide (voir paragraphe 10.1.3 de ce guide).
entre elles ne doivent pas être transportées dans les
compartiments contigus de citernes, sauf si :
OHV GLWV FRPSDUWLPHQWV VRQW VpSDUpV SDU XQH SDURL 8.2.4. Citernes vides nettoyées
dont l’épaisseur est égale ou supérieure à celle de la
citerne ;
OHVGLWHVPDWLqUHVVRQWWUDQVSRUWpHVGDQVGHVFRPSDUWL- ] Après déchargement, la citerne doit être nettoyée si le
ments séparés par un compartiment vide. déchet du chargement suivant présente un risque d’in-
compatibilité ou peut avoir une influence sur la filière de
] Dans le cas de remplissage de matières chaudes, la traitement adaptée à ce déchet (par exemple, contamina-
température à la surface extérieure de la citerne ou de tion d’un déchet minéral par un déchet organique, pou-
l’isolation thermique ne doit pas dépasser 70 °C pendant vant induire un changement de filière de traitement).
le transport.
] Si la citerne a été nettoyée, on doit pouvoir l’attester en
] Mesures à prendre pour éviter l’accumulation de cas de contrôle sur route par un document, de forme libre
charges électrostatiques : lorsqu’il s’agit de déchets (mention sur le BSD, sur un bon de travail, ou document
liquides ayant un point d’éclair égal ou inférieur à créé à cet effet).
60 °C, une bonne connexion électrique entre le châssis du
véhicule et la terre doit être réalisée avant le remplissage ] Le placardage et la signalisation orange du véhicule
ou la vidange des citernes. En outre, la vitesse de remplis- sont, dans ce cas, retirés.
sage sera limitée.
Exemple
] Au cours des manutentions, il est interdit de fumer au Véhicule-citerne nettoyé le…… à ......
voisinage des véhicules et dans les véhicules. Cette dis-
position ne préjuge pas des autres interdictions de fumer
applicables sur les sites.
33
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
34
8.3.2. Hiérarchie des citernes
Des citernes ayant un code différent de celui indiqué dans le tableau A du chapitre 3.2 peuvent également être utilisées
à condition que chaque élément (valeur numérique ou lettre) des parties 1 à 4 de ces codes-citerne corresponde à un
niveau de sécurité équivalent ou supérieur, conformément à l’ordre croissant suivant :
35
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
] L’équipement de service, y compris le couvercle des ] Pour les citernes destinées au transport de matières
ouvertures d’inspection, doit demeurer étanche même en pulvérulentes et granulaires, et avec l’accord de l’expert
cas de renversement de la citerne. agréé par l’autorité compétente, les épreuves de pression
hydraulique périodiques peuvent être supprimées et rem-
] Les joints d’étanchéité doivent être constitués en un placées par des épreuves d’étanchéité.
matériau compatible avec la matière transportée et être
remplacés dès que leur efficacité est compromise, par ] Dans le cas général (véhicule citerne), la périodicité pour
exemple par suite de leur vieillissement. les épreuves d’étanchéité est de 3 ans et pour les épreu-
ves hydrauliques de 6 ans.
] Un dispositif de fermeture doit être présent à l’extré-
mité de chaque tubulure, qui peut être un bouchon fileté, ] Lorsque la sécurité de la citerne ou de ses équipements
une bride pleine ou un dispositif équivalent. Ce dispositif a pu être compromise par suite de réparation, modifi-
doit être suffisamment étanche pour qu’il n’y ait pas de cation ou accident, un contrôle exceptionnel doit être
perte de contenu. effectué.
] /D SRVLWLRQ HWRX OH VHQV GH OD IHUPHWXUH GHV REWXUD- ] Les épreuves, contrôles et vérifications doivent être
teurs doit apparaître sans ambiguïté. effectués par l’expert agréé par l’autorité compétente.
Des attestations indiquant le résultat de ces opérations
] Si les citernes considérées comme étant hermétique- doivent être délivrées. Dans ces attestations doit figurer
ment fermées sont équipées de soupapes de sécurité, une référence à la liste des matières autorisées au trans-
celles-ci doivent être précédées d’un disque de rupture. port dans cette citerne ou au code-citerne.
Il doit être installé un manomètre ou un autre indicateur
approprié dans l’espace entre le disque de rupture et la ] Une copie des attestations doit être jointe au « dossier
soupape de sécurité pour permettre de détecter une rup- de citerne » de chaque citerne.
ture, une perforation ou une fuite du disque, susceptible
de nuire à l’efficacité de la soupape de sécurité.
36
8.6.3. Marquage ] Définitions
] Chaque citerne doit porter une plaque en métal résistant ©9pKLFXOHª tout véhicule, destiné au transport de mar-
à la corrosion, fixée de façon permanente sur la citerne en chandises dangereuses par route
un endroit aisément accessible aux fins d’inspection. On
doit faire figurer sur cette plaque, par estampage ou tout ©9pKLFXOH (;,, RX (;,,, ª spécifique aux explosifs
autre moyen semblable, au moins les renseignements in- (classe 1)
diqués ci-dessous. Il est admis que ces renseignements
soient gravés directement sur les parois du réservoir ©9pKLFXOH)/ª un véhicule destiné au transport de liqui-
lui-même, si celles-ci sont renforcées de façon à ne pas des ayant un point d’éclair ne dépassant pas 60 °C dans
compromettre la résistance du réservoir : des citernes fixes ou démontables d’une capacité supé-
QXPpURG·DJUpPHQW rieure à 1 m3 ou dans des conteneurs-citernes ou citernes
GpVLJQDWLRQRXPDUTXHGHFRQVWUXFWLRQ mobiles d’une capacité individuelle supérieure à 3 m3
QXPpURGHVpULHGHFRQVWUXFWLRQ
DQQpHGHFRQVWUXFWLRQ ©9pKLFXOH2;ª spécifique au peroxyde d’hydrogène
SUHVVLRQG·pSUHXYH
SUHVVLRQH[WpULHXUHGHFDOFXO ©9pKLFXOH $7ª un véhicule autre qu’un véhicule FL,
FDSDFLWp SRXUOHVUpVHUYRLUVjSOXVLHXUVpOpPHQWVFDSD- (;,,,RX2;GHVWLQpDXWUDQVSRUWGHPDUFKDQGLVHVGDQ-
cité de chaque élément) gereuses dans des citernes fixes ou démontables d’une
WHPSpUDWXUHGHFDOFXO XQLTXHPHQWVLHOOHHVWVXSpULHXUH capacité supérieure à 1 m3 ou dans des conteneurs-citer-
à + 50 °C ou inférieure à – 20 °C) nes, citernes mobiles ou CGEM d’une capacité individuelle
GDWH HW W\SH GH OD GHUQLqUH pSUHXYH VXELH ©PRLV supérieure à 3 m3
année » suivi par un « P » lorsque cette épreuve
est l’épreuve initiale ou une épreuve périodique, © $JUpPHQW $'5 ª la certification par l’autorité com-
ou « mois, année » suivi par un « L » lorsque cette pétente qu’un véhicule destiné au transport de marchan-
épreuve est une épreuve d’étanchéité intermédiaire dises dangereuses satisfait aux prescriptions techniques
127$ /RUVTXH O·pSUHXYH SpULRGLTXH FRPSUHQG XQH pertinentes
épreuve d’étanchéité, seule la lettre « P » doit être indi-
quée sur la plaque.
SRLQoRQGHO·H[SHUWTXLDSURFpGpDX[pSUHXYHV ] Certificat d’agrément
PDWpULDX GX UpVHUYRLU HW UpIpUHQFH DX[ QRUPHV
sur les matériaux, si disponibles, et, le cas échéant, du /D FRQIRUPLWp GHV YpKLFXOHV (;,, (;,,, )/ 2; HW $7
revêtement protecteur doit être attestée par un certificat d’agrément (certificat
d’agrément ADR) délivré par l’autorité compétente.
] En outre, la pression maximale de service autorisée doit
être inscrite sur les citernes à remplissage ou à vidange Le certificat d’agrément doit avoir la présentation du
sous pression. modèle ci-après. Le recto et le verso peuvent être utilisés.
La couleur doit être blanche, avec une diagonale rose.
] Les indications suivantes doivent être inscrites sur le
véhicule-citerne lui-même ou sur un panneau : Le certificat d’agrément pour un véhicule-citerne à dé-
QRPGXSURSULpWDLUHRXGHO·H[SORLWDQW chets opérant sous vide doit porter la mention suivante :
PDVVHjYLGH « véhicule-citerne à déchets opérant sous vide ».
PDVVHPD[LPDOHDXWRULVpH
La validité d’un certificat d’agrément expire au plus tard
un an après la date de la visite technique du véhicule pré-
8.6.4. Certificat d’agrément des véhicules cédant la délivrance du certificat. La période de validité
suivante dépend cependant de la dernière date d’expira-
tion nominale, si la visite technique est effectuée dans le
Ces prescriptions s’appliquent aux véhicules, en ce qui mois qui précède ou dans le mois qui suit cette date.
concerne notamment leur construction, leur homologa-
tion de type, leur agrément ADR et leur visite technique Cette prescription ne saurait, toutefois, dans le cas des
annuelle. citernes soumises à l’obligation de contrôles périodiques,
avoir pour effet d’imposer des épreuves d’étanchéité,
épreuves de pression hydraulique ou examens intérieurs
des citernes à des intervalles plus rapprochés que ceux
qui sont prévus aux chapitres 6.8 et 6.9.
37
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
/HV YpKLFXOHV (;,, (;,,, )/ 2; HW $7 GRLYHQW rWUH Les matières autorisées au transport dans une citerne
soumis à une visite technique annuelle pour vérifier qu’ils sont précisées sur le certificat d’agrément au cadre 10.2
répondent aux prescriptions spécifiques de l’ADR et aux (voir modèle pages suivantes) :
prescriptions générales de sécurité (freins, éclairage,
etc.) ; si ces véhicules sont des remorques ou des semi- VRLWSDUOHFRGHFLWHUQHDXTXHOFDVLOIDXWFRFKHUODère
remorques attelées derrière un véhicule tracteur, ledit case du cadre 10.2 ;
véhicule tracteur doit faire l’objet d’une visite technique
aux mêmes fins. VRLW SDU OD GpVLJQDWLRQ GX FODVVHPHQW GHV PDWLqUHV
transportables, auquel cas il faut cocher la 2ème case du
La conformité des véhicules doit être certifiée soit par cadre 10.2.
l’extension de la validité du certificat d’agrément, soit par
la délivrance d’un nouveau certificat d’agrément.
OHPRGqOHGHFHUWLILFDWPRQWUpSDJHVXLYDQWHHVWOHPR-
dèle en vigueur depuis l’ADR 2001. Dans ce cas, les
marchandises dangereuses autorisées sont majoritaire-
ment données par le code-citerne ;
GDQVOHVPRGqOHVGHFHUWLILFDWDQWpULHXUVOHVPDUFKDQGL-
ses dangereuses autorisées sont données par une liste
annexée au certificat.
ATTENTION : le code-citerne sur le modèle d’agrément en vigueur ne donne pas de précisions sur la compati-
bilité entre le matériau de la citerne et la marchandise à transporter.
RECOMMANDATION : Chaque exploitant de citerne doit rester vigilant à cet égard. Pour les citernes récentes,
il convient d’exiger dans le dossier technique du véhicule une liste de compatibilité des matériaux (réser-
voirs, joints…). Un cahier des charges intégrant cette demande doit être fait auprès du constructeur.
Exemple :
/·DFLGHFKORUK\GULTXH Q218 Q·HVWSDVGDQVODOLVWHGHVPDWLqUHVDXWRULVpHVSRXUOHVFLWHUQHVHQLQR[
$YHFOHQRXYHDXPRGqOHGHFHUWLILFDWG·DJUpPHQWXQHFLWHUQHHQLQR[/%1VHUDLWVXUODVHXOHEDVHGXFRGH
citerne, autorisée à transporter cette marchandise ou un déchet en contenant.
38
39
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
40
8.7. Les flexibles
41
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
EQUIPEMENT
9 ET SIGNALISATION DES
VEHICULES
9.1. Moyens d’extinction d’incendie
Le tableau ci-après indique les dispositions minimales pour les extincteurs d’incendie portatifs adaptés aux classes
d’inflammabilité A, B et C, applicables aux unités de transport transportant des marchandises dangereuses :
] Attention, cette capacité totale concerne l’unité de trans- ] Les extincteurs d’incendie doivent faire l’objet d’une
port, c’est-à-dire le véhicule à moteur auquel est attelé ou inspection annuelle, afin de garantir un fonctionnement
non une remorque. en toute sécurité.
] Les extincteurs d’incendie portatifs conformes doivent ] Les extincteurs d’incendie doivent être installés à bord
être munis d’un plombage qui permette de vérifier qu’ils de l’unité de transport de manière à ce qu’ils soient
n’ont pas été utilisés. En outre, ils doivent porter une mar- facilement accessibles. Leur installation doit les proté-
que de conformité à une norme reconnue par une autorité ger des effets climatiques de sorte que leurs capacités
compétente ainsi qu’une inscription indiquant au moins opérationnelles ne soient pas affectées.
la date (mois, année) de la prochaine inspection périodi-
que ou la date limite d’utilisation.
42
9.2. Équipements divers et équipement de protection individuelle
La liste des équipements est fixée par le paragraphe 8.1.5 « Equipements divers et équipement de protection indivi-
duelle » de l’ADR 2015, intégralement reproduit ci-après :
[Link] Chaque unité de transport contenant des marchandises dangereuses à bord doit être munie des équipements
GHSURWHFWLRQJpQpUDOHHWLQGLYLGXHOOHVHORQOH/HVpTXLSHPHQWVGRLYHQWrWUHFKRLVLVVHORQOHQXPpUR
GHO·pWLTXHWWHGHGDQJHUGHVPDUFKDQGLVHVjERUG/HVQXPpURVG·pWLTXHWWHVHWURXYHQWGDQVOHGRFXPHQWGH
transport.
[Link] Toute unité de transport, doit avoir à son bord les équipements suivants:
XQH FDOH GH URXH SDU YpKLFXOH GH GLPHQVLRQV DSSURSULpHV j OD PDVVH EUXWH PD[LPDOH DGPLVVLEOH GX
véhicule et au diamètre des roues;
GHX[VLJQDX[G·DYHUWLVVHPHQWDXWRSRUWHXUV
GXOLTXLGHGHULQoDJHSRXUOHV\HX[1; et pour chacun des membres de l’équipage :
XQEDXGULHUIOXRUHVFHQW VHPEODEOHSDUH[HPSOHjFHOXLGpFULWGDQVODQRUPHHXURSpHQQH(1
A1:2007 );
XQ DSSDUHLO G·pFODLUDJH SRUWDWLI FRQIRUPH DX[ SUHVFULSWLRQV GH OD VHFWLRQ (Cette lampe ne doit
présenter aucune surface métallique susceptible de produire des étincelles)
XQHSDLUHGHJDQWVGHSURWHFWLRQHW
XQpTXLSHPHQWGHSURWHFWLRQGHV\HX[ HJOXQHWWHVGHSURWHFWLRQ
Au delà des exigences de l’ADR, cette liste peut être complétée par de l’absorbant.
5VUWYLZJYP[WV\YSLZU\TtYVZK»t[PX\L[[LKLKHUNLYL[
7HYL_LTWSL\UTHZX\LK»t]HJ\H[PVUK»\YNLUJLWV\Y]\K»\UÄS[YLJVTIPUtNHaWV\ZZPuYLZK\[`WL(),27V\(),27
X\PLZ[HUHSVN\LnJLS\PKtJYP[KHUZSHUVYTL,5!(!
7YLZJYP[ZL\SLTLU[WV\YSLZTH[PuYLZZVSPKLZL[SPX\PKLZH]LJSLZU\TtYVZK»t[PX\L[[LZKLKHUNLYV\
] Contrairement à une idée reçue, l’ADR n’impose pas que échappé. Des mesures appropriées doivent être prises pour
le véhicule soit muni de rétention pour le transport de assurer l’étanchéité des transformateurs et des conden-
déchets en colis. sateurs et empêcher toute fuite dans des conditions
normales de transport (instruction d’emballage P906
] Cependant, pour le transport des transformateurs et pour les n° ONU 2315, 3151, 3152 et 3432).
condensateurs au PCB, sans emballage, le véhicule doit
être équipé d’un bac en métal étanche faisant office de ré-
tention, d’une hauteur d’au moins 800 mm et contenant
suffisamment de matériau absorbant inerte pour absor-
ber au moins 1,1 fois le volume de tout liquide qui se serait
43
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
Le détail de ces prescriptions est indiqué au chapitre 5.3 de l’ADR. Les cas les plus courants rencontrés dans la profes-
sion du déchet sont repris ci-après.
Transport en colis
Les véhicules sont identifiés uniquement par la signalisation orange (plaque orange vierge) à l’avant et à l’arrière du
véhicule sans distinction de poids ni de distance.
90 90
3077 3077
9 9
Transport de matières Cas de deux bennes mobiles (produits identiques) sur un ensemble de véhicules
solides en vrac
50 50
2067 5.1 5.1 2067 5.1
44
4
Transport de matières Cas de deux bennes mobiles (produits différents) sur un ensemble de véhicules
solides en vrac
5.1
50 40
2067 3175
5.1 4 4
Transport de matières Cas de deux bennes mobiles, dont une seule est chargée de déchets considérés
solides en vrac comme marchandises dangereuses, sur un ensemble de véhicules
50
2067
5.1 4 5.1
50 5.1
50
2067 2067 5.1
45
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
Transport en citerne Cas d’un seul déchet, sans risque secondaire (1 seul numéro d’étiquette de danger)
3
33
33
1294 3
1294
Transport en citerne Cas d’un seul déchet, avec risque secondaire (2 numéros d’étiquette de danger)
6
336 3 6
336
1992
1992
Transport en citerne Cas de plusieurs déchets différents dans une citerne compartimentée
8 3
3 3
33 80 33
1294 2582 1220
8
46
Transport en citerne Cas d’un même déchet dans un camion et une remorque
3
33 3 3 33
1294 4 1294
3 8
30 80 8
1993 1760 4
Transport en citerne Cas d’un camion chargé d’un déchet soumis à l’ADR (avec un risque supplémentaire
identifié « dangereux pour l’environnement ») et d’une remorque chargée d’un
déchet non soumis à l’ADR ou d’une remorque vide et nettoyée
3
3
30
1993 4
47
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
DOCUMENTS
A BORD
10 DES VEHICULES
Les documents obligatoires à bord d’un véhicule transportant des déchets soumis à l’ADR sont :
OHGRFXPHQWGHWUDQVSRUW %6'
ODFRQVLJQHpFULWHGHVpFXULWp
OHUpFpSLVVpGHGpFODUDWLRQGHWUDQVSRUWGHGpFKHWV
OHFHUWLILFDWG·DJUpPHQWVLQpFHVVDLUH YRLUSDUDJUDSKH
OHFHUWLILFDWGHIRUPDWLRQGXFRQGXFWHXU YRLUSDUDJUDSKH
] Tout transport de marchandises dangereuses doit être accompagné d’un document de transport, établi sur la base
des renseignements et informations fournis par l’expéditeur. L’ADR impose le contenu de ce document, mais la forme
en reste libre.
] Dans le cas de transport de déchets en France, le bordereau de suivi de déchets (BSD) tient le rôle de document de
transport dès lors que les mentions exigées par l’ADR y figurent. La finalité première du bordereau de suivi de déchet
est la traçabilité. Pour des raisons de simplification administrative, il a été admis qu’il puisse faire office de document
de transport pour l’ADR.
] En fonction des circuits suivis par le déchet, ce BSD pourra être complété par :
OH%6'VXLWH FDGUHVj HQFDVG·HQWUHSRVDJHSURYLVRLUHUHFRQGLWLRQQHPHQWRXGHWUDQVSRUWPXOWLPRGDO
XQHDQQH[HHQFDVGHFROOHFWHGHSHWLWHTXDQWLWpGHGpFKHWVUHOHYDQWG·XQHPrPHUXEULTXH
XQHDQQH[HHQFDVGHUpH[SpGLWLRQDSUqVWUDQVIRUPDWLRQRXWUDLWHPHQWDERXWLVVDQWjGHVGpFKHWVGRQWOD
provenance reste identifiable
48
10.1.2. Mentions exigées par l’ADR
Le document de transport exigé par l’ADR doit comporter :
OHQRPHWO·DGUHVVHGHO·H[SpGLWHXUJ cadre 1 du BSD
OHQRPHWO·DGUHVVHGXGHVWLQDWDLUH J cadre 2 ou 14 du BSD
OHVPHQWLRQVDXWLWUHGHO·$'5 J cadre 4 ou 15 du BSD
1 le numéro ONU précédé de la mention « UN »
2 la désignation officielle de transport
3 les numéros de modèles d’étiquettes, pour les matières et objets de toutes les classes
4 le groupe d’emballage attribué à la matière
5 le cas échéant, le code de restriction en tunnel qui figure dans la colonne (15) du tableau A : uniquement si le
transport est susceptible d’emprunter un tunnel auquel s’applique des restrictions au passage de véhicule de
transport de marchandises dangereuses.
Consulter
l’explication au
chapitre 8.6
volume 2 de l’ADR
([HPSOHGXFRGH'(
/RUVTXHOHVPDUFKDQGLVHVVRQWWUDQVSRUWpHVHQFLWHUQHSDVVDJHLQWHUGLWGDQVOHVWXQQHOVGH
catégorie D et E
3RXUOHVWUDQVSRUWVHQFROLVSDVVDJHLQWHUGLWGDQVOHVWXQQHOVGHFDWpJRULH(
] Pour les déchets affectés à une rubrique d’une ma- ] Pour les déchets affectés à une rubrique générique
tière parfaitement définie ou d’un groupe de matières n.s.a., mais dont la composition est connue, la désigna-
bien définies, la désignation officielle de transport est tion officielle de transport est précédée du mot « déchet ».
précédée du mot « déchet ». Les noms techniques doivent alors figurer entre parenthè-
ses immédiatement à la suite de la désignation officielle
de transport. Le nom technique est constitué par les noms
49
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
50
©127$/HPRGqOHGHFRQVLJQHVpFULWHVUHSURGXLWFLDSUqVHVWFRQIRUPHDX[SUHVFULSWLRQVGHO·$'5HQ
vigueur jusqu’au 31 décembre 2014 mais non conforme aux prescriptions du 5.4.3 applicables à partir
du 1er janvier 2015. Toutefois, il peut encore être utilisé jusqu’au 30 juin 2017 ».
51
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
52
53
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
54
10.3. Récépissé de déclaration de transport de déchet
] Les articles R. 541-49 à R. 541-79 du Code de l’Environnement imposent de déclarer en Préfecture les activités de
transport par route, de négoce et de courtage de déchets dangereux ou non dangereux.
] Le récépissé de déclaration, délivré par le Préfet, est valable 5 ans. Une copie doit être présente à bord de chaque
véhicule.
55
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
11 FORMATION
11.1. Formation des conducteurs ] Les conducteurs de véhicules transportant des marchan-
dises dangereuses dans des citernes d’une capacité
] Les conducteurs des véhicules transportant des mar- supérieure à 1 m3 doivent avoir suivi un cours de spécia-
chandises dangereuses doivent détenir un certificat déli- lisation pour le transport en citerne.
vré par un organisme de formation agréé, attestant qu’ils
ont suivi une formation et réussi un examen portant sur ] À intervalles de cinq ans le conducteur doit avoir suivi
les exigences spéciales auxquelles il doit être satisfait lors une formation de recyclage par un organisme de forma-
du transport de marchandises dangereuses. tion agréé et réussi l’examen correspondant. La nou-
velle période de validité court à partir de la date d’expi-
] Cette formation a pour objectifs essentiels de : ration du certificat.
VHQVLELOLVHUOHVFRQGXFWHXUVDX[ULVTXHVSUpVHQWpVSDU
le transport des marchandises dangereuses ; Durée de la formation :
OHXULQFXOTXHUOHVQRWLRQVGHEDVHLQGLVSHQVDEOHVSRXU Formation initiale Recyclage
minimiser le risque d’incident et, s’il en survient un,
pour leur permettre de prendre les mesures qui sont Formation de base 3 jours 2 jours
nécessaires pour leur propre sécurité, pour celle du Spécialisation citerne 4 jours 2 jours
public et pour la protection de l’environnement, ainsi
En plus de cette formation obligatoire, l’ADR impose
que pour limiter les effets de l’incident.
une mise à jour des connaissances tenant compte des
évolutions réglementaires (formation interne ou externe).
Recto Verso
56
] Cette formation doit avoir été suivie avant l’affectation à
11.2. Formation des autres intervenants
un poste portant des responsabilités relatives au transport
de marchandises dangereuses. Dans l’attente de cette
] Les personnes employées par les expéditeurs, les formation, il y a une obligation de surveillance directe
transporteurs et les destinataires de marchandises par une personne formée.
dangereuses doivent recevoir une formation adaptée à
leur domaine d’activité et à leur niveau de responsabilité
(chapitre 1.3 de l’ADR). 11.3. Conseiller à la sécurité
] Cette prescription s’applique par exemple : ] Chaque entreprise dont l’activité comporte le trans-
DXSHUVRQQHOTXLFKDUJHHWGpFKDUJHOHVPDUFKDQGLVHV port de marchandises dangereuses par route, ou les
dangereuses opérations d’emballage, de chargement, de remplissage
DX SHUVRQQHO TXL DVVXUH OH UHPSOLVVDJH HQ HPEDOODJH ou de déchargement liées à ces transports, désigne un
pour expédition ou plusieurs conseillers à la sécurité, nommés ci-après
DX[ FRQGXFWHXUV GH YpKLFXOHV WUDQVSRUWDQW GDQV GHV « conseillers », pour le transport de marchandises dange-
quantités en deçà du [Link] reuses, chargés d’aider à la prévention des risques pour
DX[DFFRPSDJQDQWVGDQVOHVYpKLFXOHV RSpUDWHXUV les personnes, les biens ou l’environnement, inhérents à
DXSHUVRQQHODGPLQLVWUDWLIG·H[SORLWDWLRQ SODQLILFDWLRQ ces activités.
document…)
DX[ SHUVRQQHOV GH PDLQWHQDQFH GHV YpKLFXOHV OH FDV ] Le conseiller à la sécurité est titulaire d’un diplôme
échéant reconnu par une autorité compétente d’un pays contractant
DX[FRPPHUFLDX[FRQFHUQpVSDUFHWWHDFWLYLWp YHQWHGH (en France, le CIFMD). Il est déclaré en Préfecture pour les
prestation transport) sites et les activités dont il assure le conseil.
jO·HQFDGUHPHQWGHWRXWHVFHVSHUVRQQHV
« ] Les obligations relatives au conseiller à la sécurité sont
définies au chapitre 1.8.3 de l’ADR et par l’article 6 de
] Cette formation doit avoir le contenu suivant, selon les l’arrêté TMD modifié.
responsabilités et les fonctions de la personne concer-
née : ] Le conseiller à la sécurité conseille le chef d’établisse-
6HQVLELOLVDWLRQJpQpUDOH le personnel doit bien connaî- ment. Il examine le respect des règles relatives au trans-
tre les prescriptions générales de la réglementation port des matières dangereuses.
relative au transport de marchandises dangereuses.
)RUPDWLRQ VSpFLILTXH le personnel doit recevoir une ] Il doit procéder à l’examen des pratiques et des procé-
formation détaillée, exactement adaptée à ses fonctions dures concernant le transport des marchandises dange-
et responsabilités, portant sur les prescriptions de la reuses.
réglementation relative au transport de marchandises
dangereuses. ] L’ADR précise que le Conseiller à la sécurité doit veil-
)RUPDWLRQ HQ PDWLqUH GH VpFXULWp le personnel ler à ce que tous les intervenants concernés, y compris
doit recevoir une formation traitant des risques et les conducteurs, bénéficient d’un recyclage des connais-
dangers présentés par les marchandises dangereuses, sances qui tient compte des évolutions réglementaires.
au cours du transport, du chargement et du décharge-
ment et doit être sensibilisé aux procédures à suivre. ] Il rédige un rapport annuel sur les activités de l’établis-
)RUPDWLRQHQPDWLqUHGHVUHWpWHOOHTXHGpILQLHDXVHLQ sement relatives au transport des marchandises dange-
de l’entreprise. reuses. Le rapport annuel est élaboré conformément à
l’appendice IV.4 de l’annexe IV de l’arrêté TMD du 29 mai
] Une description détaillée de toute la formation reçue 2009 modifié, en respectant au minimum les rubriques et
doit être conservée par l’employeur et par l’employé et tableaux de cet appendice.
être vérifiée au début de tout nouvel emploi. Cette forma-
tion doit être complétée périodiquement par des cours de ] Il rédige également un rapport conforme aux exigences
recyclage pour tenir compte des changements intervenus de l’arrêté TMD modifié lors de la survenue d’un accident
dans la réglementation. au cours d’un transport ou d’une opération de charge-
ment ou de déchargement.
] Cette formation, dont le contenu est laissé à l’apprécia-
tion et sous la responsabilité de l’employeur, peut être
délivrée soit en externe par un organisme de formation,
soit en interne par une personne compétente, notamment
par le conseiller à la sécurité.
57
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
12 SURETE
] La sûreté est définie au chapitre 1.10 de l’ADR comme ] Certains transports doivent faire l’objet de mesures
les mesures ou les précautions à prendre pour minimi- complémentaires formalisées dans le cadre d’un plan de
ser le vol ou l’utilisation impropre de marchandises dan- sûreté lorsqu’il s’agit de marchandises dangereuses
gereuses pouvant mettre en danger des personnes, des dites à haut risque (chapitre 1.10.3 de l’ADR) :
biens ou l’environnement. GpVLJQDWLRQG·XQUHVSRQVDEOHVUHWp
pYDOXDWLRQGHVULVTXHV
Exemple : SURFpGXUHVHWpTXLSHPHQWVSRXUPLQLPLVHUOH
Vol d’un véhicule chargé de déchets dangereux lors d’un risque et signaler les menaces
stationnement prolongé. pYDOXDWLRQGHVSURFpGXUHV
Le tableau du paragraphe 1.10.5 de l’ADR, reproduit page
] La sûreté concerne toutes les personnes participant au suivante, donne la liste des marchandises dangereuses à
transport : le transporteur, mais aussi l’expéditeur et le haut risque.
destinataire.
] A noter que l’article 8 de l’arrêté TMD modifié précise
] Exception faite des déchets dangereux non soumis à qu’un plan de sûreté est conforme s’il a été élaboré
l’ADR et à certains transports dont le chargement est conformément au guide du CIFMD (comité interprofes-
inférieur au seuil du paragraphe [Link] de l’ADR, les sionnel pour le développement de la formation dans
mesures de sûreté minimum obligatoires sont les les transports de marchandises dangereuses) publié au
suivantes : Bulletin Officiel.
PDWLqUHVUHPLVHVjGHVWUDQVSRUWHXUVHWjGHV
chauffeurs identifiés ] Parmi les transports de déchets considérés comme des
VLWHVGHWUDQVLW VpMRXUWHPSRUDLUH VpFXULVpV marchandises dangereuses à haut risque dans le cadre de
éclairés et non accessibles au public notre activité, on retiendra par exemple (voir également
IRUPDWLRQVHQVLELOLVDWLRQGXSHUVRQQHOjODVUHWpFHW- pour plus de détails le tableau page suivante) :
te formation doit être suivie dès l’entrée en fonction et OHV WUDQVSRUWV HQ FLWHUQH GH SOXV GH OLWUHV GH
l’entreprise doit prévoir des sessions de recyclage pério- liquides inflammables (classe 3) du groupe d’emballage
dique ; les relevés de formation doivent être conservés. I ou II
OHV WUDQVSRUWV HQ FROLV RX HQ FLWHUQH GH PDWLqUHV WR[L-
ques (classe 6.1) du groupe d’emballage I, quelle que
soit la quantité
58
Tableau du paragraphe 1.10.5 de l’ADR :
Liste des marchandises dangereuses à haut risque
H:HUZVIQL[
I3LZKPZWVZP[PVUZK\ULZVU[WHZHWWSPJHISLZX\LSSLX\LZVP[SHX\HU[P[t
J<UL]HSL\YPUKPX\tLKHUZJL[[LJVSVUULULZ»HWWSPX\LX\LZPSL[YHUZWVY[LUJP[LYULJVUMVYTtTLU[nSHJVSVUULV\K\[HISLH\(K\JOHWP[YLLZ[
H\[VYPZt7V\YSLZTH[PuYLZX\PULZVU[WHZH\[VYPZtLZH\[YHUZWVY[LUJP[LYULS»PUKPJH[PVUKHUZJL[[LJVSVUULLZ[ZHUZVIQL[
K<UL]HSL\YPUKPX\tLKHUZJL[[LJVSVUULULZ»HWWSPX\LX\LZPSL[YHUZWVY[LU]YHJJVUMVYTtTLU[nSHJVSVUULV\K\[HISLH\(K\JOHWP[YLLZ[
H\[VYPZt7V\YSLZTH[PuYLZX\PULZVU[WHZH\[VYPZtLZH\[YHUZWVY[LU]YHJS»PUKPJH[PVUKHUZJL[[LJVSVUULLZ[ZHUZVIQL[
59
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
13 CAS PARTICULIERS
13.1. Les emballages souillés ] « Attention à la définition d’un emballage vide non
nettoyé au sens de l’ADR : il doit conserver les mêmes
] ATTENTION, la notion d’« emballages souillés » telle que fonctions de rétention que s’il était plein, ainsi que son
couramment utilisée dans le métier du déchet ne revêt intégrité (même état, non endommagé, même dispositif
pas la même signification que la notion d’« emballage de fermeture…). »
vide » telle que mentionnée au § [Link] de l’ADR.
] Si l’emballage n’a plus son intégrité et ne peut plus
] On ne peut envisager le classement ADR des emballages assurer ses fonctions de rétention (emballage endomma-
souillés que si la marchandise qui a été contenue dans gé, dispositif de fermeture défectueux, résidu adhérant
l’emballage était elle-même classée marchandise dange-
dange à l’extérieur, etc.), il convient d’appliquer les prescrip-
reuse. tions de l’ADR résumées dans le synoptique.
Cet emballage
(GE ou GRV) a-t-il été
nettoyé de telle sorte
NON qu'il n’y a plus OUI
OU Non soumis à l'ADR
V e déchet
Votr
d'emballage vide et fermé de résidus ?
non nettoyé est-il encore homologué
et en bon état ?
NON OUI
UI
1
–V
Vous avez la possibilité de filmer directement ces bidons, seaux ou fûts encore homologués sur palette,
ces emballages étant les emballages de transport,
Correspond à une marchandise Correspond à un emballage
– Laisser l'étiquetage ADR d'origine (c'est à dire celui qui correspond au produit initialement contenu dedans
dangereuse selon l'ADR vide selon l'ADR
– Mettre une mention ADR du type : "EMBALLAGE VIDE", ou "GRV
V VIDE", suivie des étiquettes de danger.
(ex : parties d’emballages,
GRV
GR V découpés,
découpés verr
verrerie
erie souillée,
souillée
emballages dont l'homologation
est périmée)
– Le conditionner dans un emballage, GRV ou Grand Emballage non homologué mais
satisfaisant aux instructions d'emballage P003, IBC08, LP02, rigide et étanche ou muni
d'une doublure ou d'un sac scellé et résistant à la perforation. Possibilité d'uiliser un emballage
2
Cet emballage NON souple si absence totale de liquide.
a-t-il été souillé par des
Cet emballage matières du groupe d'emballage Les autorités exigent une procédure de tri assurant le respect des dispositions
a-t-il été I et/ou en LQ 0 de l'ADR (déchets autorisés, séparation des comburants).
souillé par des matières et/ou explosibles désensibilisées
TTransport en benne autorisé dans les conditions suivantes : benne étanche ou dotée
de classe 3, 4.1, 5.1, et/ou autoréactives
d'une doublure ou d'un sac scellé étanche et résistant à la perforation, pourvue de moyens
6.1, 8 ou 9 ? et/ou amiantées
OUI et/ou appartenant à la permettant de retenir tout liquide libéré.
famille des PCB / PCT Benne fermée ou véhicule couvert.
Chargement en commun : Les emballages souillés de résidus comburants ne doivent
NON pas être chargés avec d'autres emballages dans la même benne.
– Utiliser le code UN 3509 et apposer l'étiquette relative à la classe de danger 9 de l'ADR.
–Inscrire la mention ADR suivante dans le document de transport :
3 OUI UN 3509 Emballages au rebut, vides, non nettoyés (avec des résidus de…(préciser la (les)
Classement et emballage ADR classe(s) de danger ), 9, ( E )
en fonction de la nature des souillures Exemple : UN 3509 Emballages au rebut, vides, non nettoyés (avec résidus de 3, 4.1, 6.1), 9, ( E ),
60
1 Dans ce cas, la mention dans le document de trans- rigide et étanche ou muni d’une doublure ou d’un
port est : EMBALLAGE VIDE, suivi du n° d’étiquette sac scellé et résistant à la perforation. Nota bene : en
de danger (voir paragraphe [Link] de ce guide). présence de résidus de liquide (ou pouvant le devenir)
ATTENTION, ce cas ne s’applique que pour les il convient d’utiliser des emballages, GRV ou GE rigides
emballages VIDES ! Dès lors qu’une quantité signi- disposant d’un moyen de rétention. Les emballages
ficative de marchandise dangereuse reste dans ayant contenus des matières comburantes (5.1) doivent
l’emballage, alors il convient de le traiter comme être séparés lors du tri à la source.
un emballage plein et de suivre les prescriptions
normales de l’ADR. Concernant l’étiquetage, les colis devront être munis du
numéro UN3509 et l’étiquette n°9 de l’ADR.
2 Les emballages vides concernés par l’UN3509 sont 6RLW HQ YUDF GDQV GHV YpKLFXOHV FRXYHUWV RX GHV
décrits à la Disposition Spéciale 663. Ce n° ONU conteneurs pour vrac fermés (disposition VC2) ; les
concerne des emballages ou parties d’emballages véhicules et les conteneurs doivent être étanches ou
qui ont été vidés de façon à ne plus contenir que dotés d’une doublure ou d’un sac scellé étanche et
des résidus adhérant aux éléments des emballages résistant à la perforation, et être pourvus de moyens
lorsqu’ils sont présentés au transport. permettant de retenir tout liquide libéré susceptible
Les résidus présents dans les emballages mis au de s’échapper pendant le transport, par exemple un
rebut, vides, non nettoyés ne peuvent être que des matériau absorbant (disposition AP10).
matières dangereuses appartenant aux classes 3,
Concernant le chargement en commun, les emballages
4.1, 5.1, 6.1, 8 ou 9. En outre, il ne doit pas s’agir :
souillés de résidus comburants ne doivent pas être char-
'HPDWLqUHVDIIHFWpHVDXJURXSHG·HPEDOODJH,RX gés avec d’autres emballages dans le même conteneur ou
pour lesquelles « 0 » figure dans la colonne (7a) véhicule. En outre, les emballages souillés de résidus de la
du tableau A du chapitre 3.2; ni classe 5.1 doivent être transportés dans des véhicules et
des conteneurs construits ou adaptés de telle façon que
'HPDWLqUHVFODVVpHVFRPPHpWDQWGHVPDWLqUHV les marchandises ne puissent pas entrer en contact avec
explosibles désensibilisées de la classe 3 ou 4.1; le bois ou un autre matériau combustible.
ni
Les autorités exigent de l’expéditeur une procédure de
'HPDWLqUHVFODVVpHVFRPPHpWDQWGHVPDWLqUHV tri assurant le respect des dispositions de l’ADR (déchets
autoréactives de la classe 4.1; ni autorisés, séparation des comburants).
61
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
90
90
3509
9 3509 9
Transport en colis
sous UN 3509
UN 3509
9
9
Si le véhicule est chargé avec uniquement des colis classé sous le n° UN 3509,
il peut bénéficier de l’exemption partielle [Link]
Les emballages souillés ne correspondant pas au point 1 et 2 du présent guide devront être classés en fonction
3 de la nature de la matière qu’ils contenaient.
Exemple : Flacons vides ayant contenu des cyanures du Groupe d’emballage I seront classés comme suit :
UN1588 Déchet, cyanure inorganique solide n.s.a. (contient du cyanure de potassium), 6.1, I
13.2. Les produits chimiques de ] Chaque produit doit être rangé verticalement dans un
emballage extérieur, et calé avec un matériau de rem-
laboratoire (PCL)
bourrage et absorbant inerte. Il est interdit de coucher
les récipients.
] Les PCL sont des produits de laboratoire périmés
ou non utilisés conditionnés dans leur emballage ] L’emballage en commun de matières incompatibles est
d’origine (flacons en verre, boîtes métalliques, bouteilles strictement interdit. Il est donc obligatoire de réunir dans
plastiques…) d’une contenance strictement inférieure à un même emballage extérieur uniquement des déchets
5 litres. de la même famille. Par exemple, l’acide nitrique (acide
minéral oxydant) doit être séparé des autres acides miné-
] Les PCL, conditionnés dans leur récipient d’origine, raux et organiques.
doivent être hermétiquement fermés et emballés pour A noter par ailleurs que certains produits peuvent changer
le transport dans un emballage extérieur homologué de risques en fonction de la durée et des conditions
(caisse, seau…). d’entreposage (peroxydation, évaporation de l’agent
stabilisant…). Il est obligatoire de vérifier que les produits
62
restent bien autorisés au transport et prendre les mesures thane (UN 1593, classe 6.1), pourra être étiquetée avec le
nécessaires au respect de la réglementation en vigueur : code UN 1992 (classe 3, risque subsidiaire 6.1). Le groupe
exemple de marchandises interdites au transport (éther d’emballage du produit le plus dangereux sera indiqué
peroxydé devenu instable) ou de marchandise interdite sur le document de transport (BSD).
de chargement en commun (exemple d’un acide picrique
cristallisé, classé en explosif). ] Même si on est dans le cas de produits chimiques
Pour cela, il est recommandé d’établir une liste des PCL en petits récipients, l’exemption du [Link] au titre
transportés. des quantités limitées (LQ) est très difficile à appliquer
dans le cadre de notre métier. Dans tous les cas, cette
] Chaque récipient doit être clairement identifié et doit en dispense doit être supervisée et validée par le conseiller
principe comporter son étiquetage de mise sur le marché. à la sécurité.
L’emballage extérieur doit, quant à lui, être étiqueté selon
les prescriptions de l’ADR (code UN et étiquette de dan-
ger, et éventuellement étiquette n° 11).
ATTENTION : L’ADR ne répond pas au cas spécifique des DDM ; ce qui rend son application difficile.
Les prescriptions de l’ADR ne sont pas adaptées à ce cas particulier : emballages unitaires
qui étaient destinés à la vente au public, endommagés, mal identifiés, etc.
Par défaut, un certain nombre de prescriptions minimum sont détaillées ci-après :
elles permettent le stockage et le transport des DDM dans des conditions de sécurité suffisantes,
mais ne prétendent pas dans tous les cas répondre strictement aux prescriptions de l’ADR.
] Les déchets dangereux des ménages (DDM) sont des ] Attention aux conditions de stockage qui doivent
produits périmés ou non utilisés conditionnés dans leur permettre de garantir les prescriptions d’emballage (par
emballage de vente au détail ou dans un emballage de exemple, ne pas laisser les caisses ouvertes dans des
récupération inférieure à 30 litres. Ne sont pas concernés zones non abritées).
les produits en provenance de professionnels non assimi- ] Toujours séparer les produits non compatibles : dans
lables, de par leurs compositions ou leurs quantités, à des chaque emballage est donc regroupé une seule et même
déchets ménagers. famille de tri (cf. tableau page suivante).
] Chaque produit doit être rangé verticalement dans un ] Les agents réceptionnant, triant et conditionnant
emballage extérieur, et calé avec un matériau de rem- les DDM doivent être formés notamment au 1.3.1 de
bourrage inerte. Il est interdit de coucher les récipients. l’ADR : la formation doit être adaptée au poste.
Si nécessaire, les récipients en mauvais état doivent être
suremballés, par exemple dans une sache PE. ] Les catégories de tri peuvent être associées à un clas-
sement ADR : une proposition de classement est reprise
] L’emballage extérieur doit, quant à lui, être étiqueté dans le tableau ci-après.
selon les prescriptions de l’ADR (code UN et étiquette
de danger). ] Un BSD est rédigé par rubrique déchet.
63
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
Classe
Dénomination Rubrique Dénomination pour le Etiquette
1218 de GE Emballage homologué
usuelle déchet transport de danger
danger
Pots de peinture,
Matières apparentées aux
vernis… UN 1263 3 II En principe DS 650
peintures
3
Filtres à huile,
Solide contenant du liquide
gazole ou essence UN 3175 4.1 II Oui
inflammable n.s.a.
en mélange 4
Liquide inorganique
Acides UN 3264 8 II Oui
corrosif acide n.s.a.
Liquide inorganique 8
Bases UN 3266 8 II Oui
corrosif basique n.s.a.
Oui
Attention réaction
d’incompatibilité entre
comburants, par exem-
Comburants UN 1479 Solide comburant n.s.a. 5.1 II
5.1
ple chlorate - chlorite :
à mettre en sache plas-
tique au minimum pour
isoler
Non
Aérosols UN 1950 Aérosols 2 se conformer au
2 paragraphe 5.3.1
Tubes fluorescents,
Non soumis à l’ADR Non
lampes
Identifier et étiqueter les déchets spécifiques par d’autres codes UN plus précis. Exemple : les peroxydes
minéraux liquides seront rangés à part et étiquetés avec le code UN 3139 liquide comburant n.s.a.
Séparer au minimum les solides et les liquides
En cas de doute, se rapprocher de personnes compétentes
64
13.4. Cas des échantillons tribué en fonction de ce que l’expéditeur connaît de
la matière. On doit toujours retenir le groupe d’embal-
lage le plus rigoureux correspondant à la désignation
] Les échantillons de déchets sont également considérés officielle de transport choisie. Lorsque cette disposition
comme des marchandises dangereuses. est appliquée, la désignation officielle de transport doit
être complétée par le mot « ECHANTILLON ».
] Les échantillons doivent être emballés dans un récipient
de bonne qualité, résistant aux sollicitations chimiques Les échantillons du déchet concerné doivent être
et physiques. Il est recommandé de déposer ce réci- transportés selon les prescriptions applicables à la dé-
pient dans une sache fermée et garnie d’absorbant. signation officielle provisoire, sous réserve :
Cette sache sera déposée et calée dans un emballage TXH OD PDWLqUH QH VRLW SDV FRQVLGpUpH FRPPH XQH
homologué pour le groupe d’emballage I. matière non admise au transport ; ou que la matière
ne soit pas considérée comme répondant aux critè-
] Il convient d’emballer et d’étiqueter chaque échantillon res applicables à la classe 1, 6.2 et 7.
individuellement selon les recommandations ci-avant.
TXHODPDWLqUHVDWLVIDVVHjGHVSUHVFULSWLRQVSDUWLFX-
Une fiche d’identification du déchet (FID) doit accompa-
lières selon qu’il s’agit d’une matière autoréactive ou
gner l’échantillon. d’un peroxyde organique.
Attention : Dans le domaine des déchets dangereux, l’utilisation des exemptions d’application de l’ADR
doit rester une pratique restreinte et doit être bien encadrée par votre conseiller à la sécurité TMD
SDUFRGH218FRGHGHFODVVLILFDWLRQHWRXJURXSHG·HP-
13.5.1 Principe ballage, le cas échéant, la catégorie de transport attribuée
à une matière ou un objet.
Les véhicules transportant un chargement de colis
soumis à l’ADR peuvent dans certains cas bénéficier de Les catégories de transport 1, 2, 3 ou 4 définissent les
l’exemption partielle [Link]. quantités seuils figurant dans le tableau de la sous-sec-
tion [Link].3 ci-dessous.
Les marchandises dangereuses sont affectées à des ca-
tégories de transport 0, 1, 2, 3 ou 4 qui figurent dans la Lorsqu’une matière ou un objet est affecté à la catégo-
colonne (15) chapitre 3.2 du tableau A. rie de transport « 0 » le transport ne peut bénéficier des
Lorsque les marchandises dangereuses transportées dans exemptions partielles et reste soumis à l’ensemble des
l’unité de transport appartiennent à la même catégorie, prescriptions de l’ADR.
la quantité maximale totale est indiquée dans la colonne Lorsqu’une matière ou un objet est affecté à la catégorie
« QTE MAXI » du tableau [Link].3 page suivante. de transport « 4 » le transport peut bénéficier des exemp-
tions partielles, et ce quelles que soient les quantités.
13.5.2 Quantités seuils
L’identification et la classification des marchandises dan-
gereuses sont les éléments clés permettant de connaître
65
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
a
7V\YSLZ565<L[SHX\HU[P[tTH_PTHSL[V[HSLWHY\UP[tKL[YHUZWVY[ZLYHKLRN
66
13.5.3 Expression des quantités
Ces déchets appartiennent à la classe 3 « Liquides inflammables », en application du point 3 « Expression des quantités »
c’est donc la contenance exprimée en litres qui doit être prise en compte soit 300 (15 x 20)
SDUFRQVpTXHQWOHWUDQVSRUWSHXWEpQpILFLHUGHVH[HPSWLRQVSDUWLHOOHVGX
Principe
La somme de
- La quantité de matières et d’objets de la catégorie 1 X « 50 »
- La quantité de matières et d’objets de la catégorie 1 (a) X « 20 »
- La quantité de matières et d’objets de la catégorie 2 X «3»
- La quantité de matières et d’objets de la catégorie 3 X «1»
QHGRLWSDVGpSDVVHU©ª
67
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
(a) Pour les n° ONU 0081, 0082, 0084, 0241, 0331, 0332, 0482, 1005 et 1017 Cat.1 Cat.2 Cat.3
la quantité maxi totale par unité de transport sera de 50 kg D 333 1000
UN 1203 3 2 II 200
UN 1325 4.1 3 III 100
Total par catégorie de transport 200 100
Coefficients multiplicateurs X.50 / X 20a X.3 X.1
Somme 0 600 100
Analyse :
/HVGpFKHWVDSSDUWLHQQHQWjGHVFDWpJRULHVGHWUDQVSRUWGLIIpUHQWHV
/DVRPPHGRLWrWUH
600 + 100 = 700 /DVRPPHHVW
Dans cet exemple le transport peut bénéficier des exemptions partielles du [Link]
68
13.6 exemptions liées aux marchandises dangereuses conditionnées
en quantités limitées (LQ)
Attention : Dans le domaine des déchets dangereux, l’utilisation des exemptions d’application de l’ADR
doit rester une pratique restreinte et doit être bien encadrée par votre conseiller à la sécurité TMD
Les emballages combinés, et uniquement dans ce La quantité limitée applicable par emballage intérieur ou
cas, peuvent sous certaines conditions, bénéficier de objet et par colis est spécifiée pour chaque matière dans
l’exemption [Link] de la règlementation ADR. Cette la colonne 7 a) du tableau A du chapitre 3.2. Lorsque la
exemption a été, à l’origine, mise en place dans le cadre du quantité « 0 » figure dans cette colonne le conditionnement
transport de produits neufs conditionnés en emballages en quantité limitée n’est pas autorisé.
combinés.
EMBALLAGE
N° NOM ET DESCRIPTION CLASSE CODE DE GROUPE ÉTIQUETTES DISPOSITIONS QUANTITÉS LIMITÉES
ONU CLASSIFICATION D’EMBALLAGE SPÉCIALES ET EXCEPTÉES Instructions Dispositions Dispositions
d’emballage spéciales pour
d’emballage l’emballage
en commun
3.1.2 2.2 2.2 [Link] 5.2.2 3.3 3.4.6 [Link] 4.1.4 4.1.4 4.1.10
(1) (2) (3a) (3b) (4) (5) (6) (7a) (7b) (8) (9a) (9b)
LIQUIDE
3 MP7
1992 INFLAMMABLE, 3 FT1 I 274 0 E0 P001
+6.1 MP17
TOXIQUE, N.S.A.
LIQUIDE
3 P001
1992 INFLAMMABLE, 3 FT1 II 274 1L E2 MP19
+6.1 IBC02
TOXIQUE, N.S.A.
LIQUIDE P001
3
1992 INFLAMMABLE, 3 FT1 III 274 5L E1 IBC03 MP19
+6.1
TOXIQUE, N.S.A. R001
Si LQ suivi d’un chiffre autre que « 0 », se reporter aux conditions du chapitre 3.4.6. de l’ADR.
69
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
/HVXQLWpVGHWUDQVSRUWVGHPDVVHPD[LPDOH!WRQQHV
13.6.4 Marquage transportant plus de 8 tonnes de masse brute de colis
contenant des marchandises dangereuses en quantités
A l’exception du transport aérien, les colis contenant des limitées doivent porter à l’avant et à l’arrière les marques
marchandises dangereuses en quantités limitées doivent prescrites ci-dessous.
porter la marque représenté figure 3.4.7 : Il n’est pas nécessaire de porter le marquage sur l’unité
de transport porteuse, sauf lorsque le marquage apposé
Caractéristiques sur le conteneur n’est pas visible de l’extérieur.
0DUTXDJHIDFLOHPHQWYLVLEOHHWOLVLEOH
3DUWLHVVXSpULHXUHVHWLQIpULHXUHVGRLYHQW Caractéristiques
être noires 0DUTXDJHIDFLOHPHQWYLVLEOHHWOLVLEOH
/DSDUWLHFHQWUDOHEODQFKHRXGHFRXOHXU 3DUWLHVVXSpULHXUHVHWLQIpULHXUHVGRLYHQW
contrastant avec le fond être noires
'LPHQVLRQVPLQLPDOHVPP[PP /DSDUWLHFHQWUDOHEODQFKHRXGHFRXOHXU
(SDLVVHXUPLQLPDOHGHODOLJQHGXORVDQJH contrastant avec le fond
2 mm 'LPHQVLRQVPLQLPDOHVPP[PP
Figure 3.4.7
Si la dimension du colis l’exige, la dimension Figure 3.4.7 (SDLVVHXUPLQLPDOHGHODOLJQHGXORVDQJH
de la marque peut être réduite jusqu’à 50 2 mm
mm x 50 mm
Par dérogation, les colis portant les anciennes marques 13.6.8 Formation
pourront être transportés jusqu’au 30 juin 2015.
Lorsque les colis sont placés dans un suremballage, les Le personnel ayant en charge de préparer des expéditions
dispositions relatives à la section 5.1.2 « Suremballage » de marchandises dangereuses conditionnées en quantités
s’appliquent. limitées (emballer, étiqueter…) doit avoir reçu une
formation répondant aux exigences de leurs activités et
responsabilités.
13.6.5 Mesures transitoires
70
14 Synthèses des principales prescriptions
de l’ADR
Transport de déchets dangereux ADR « colis »
Classement du déchet : (si la composition n’est pas exactement connue) :
UN 2810, liquide organique toxique n.s.a., 6.1, II, (D/E) déchets conformes au [Link].5
Un transport en colis n’est possible que si une instruction d’emballage apparaît dans la colonne 8
GXWDEOHDX$GHO·$'5([HPSOHSRXUOHQ218,,3SRXUHPEDOODJH,%&SRXU*59
Si les quantités transportées par unité de transport sont supérieures aux limites du [Link] :
n 8
7
0
6
5
4
Signalisation Signalisation
orange AV orange AR
6 6 6 6 6
6
Documents de bord
Document de transport (BSD)* Certificat de formation
Consignes écrites de sécurité Récépissé de déclaration de transport de déchets*
*exigence du code de l’environnement
Matériel de bord
Extincteurs Équipements divers et de protection individuelle
ou ou
71
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
UN 2810, liquide organique toxique n.s.a., 6.1, II, (D/E), déchets conformes au [Link].5
Le tableau du [Link] donne, pour les marchandises de la classe 6.1 groupe d’emballage II, une quantité
maximale par unité de transport de 333 litres (si liquide) en dessous de laquelle l’exemption est possible.
Si les quantités transportées par unité de transport sont inférieures aux limites du [Link] :
u
12
11 1
10 2
6
n 8
7
0
6
5
4
Documents de bord
Document de transport (BSD)* Certificat de formation
Consignes écrites de sécurité Récépissé de déclaration de transport de déchets*
*exigence du code de l’environnement
Matériel de bord
Extincteurs Équipements divers et de protection individuelle
ou ou
72
Transport de déchets dangereux ADR « citerne »
Formation conducteur
spécialisation citerne
Recto Verso
Citerne homologuée Plaques étiquettes
certificats d’agrément de danger
citerne + tracteur (sur les 2 côtés et à l’arrière)
Signalisation Signalisation
orange AV orange AR
3
33
33
1993 3
1993
Documents de bord
Document de transport (BSD)* Certificats d’agrément - Certificat de formation
Consignes écrites de sécurité Récépissé de déclaration de transport de déchets*
*exigence du code de l’environnement
Matériel de bord
Extincteurs Équipements divers et de protection individuelle
ou ou
73
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
Formation conducteur
formation de base
Recto Verso
Plaques étiquettes
Benne étanche
de danger
et bâchée
(sur les 2 côtés et à l’arrière)
Signalisation Signalisation
orange AV orange AR
40 4
40 4
3175 3175
Documents de bord
Document de transport (BSD)* Certificat de formation
Consignes écrites de sécurité Récépissé de déclaration de transport de déchets*
*exigence du code de l’environnement
Matériel de bord
Extincteurs Équipements divers et de protection individuelle
ou ou
74
15 DEFINITIONS
Vous trouverez dans ce chapitre quelques définitions essentielles extraites du chapitre 1.2 de
l’ADR et de l’article 2 de l’arrêté TMD du 29 mai 2009 modifié. Pour plus de détails, il est préférable
de se référer directement à ces textes.
75
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
« Citerne », un réservoir, muni de ses équipements de Les conteneurs pour vrac peuvent être, par exemple,
service et de structure. Lorsque le mot est employé seul, il des conteneurs, des conteneurs pour vrac offshore, des
couvre les conteneurs-citernes, citernes mobiles, citernes bennes, des bacs pour vrac, des caisses mobiles, des
démontables et citernes fixes tels que définis dans la pré- conteneurs trémie, des conteneurs à rouleaux, des com-
sente section ainsi que les citernes qui constituent des partiments de charge de véhicules.
éléments de véhicules-batterie ou de CGEM.
NOTA : Cette définition s’applique uniquement aux
« Citerne à déchets opérant sous vide », une citerne conteneurs pour vrac répondant aux prescriptions du
fixe, une citerne démontable, un conteneur-citerne ou chapitre 6.11
une caisse mobile citerne principalement utilisée pour le
transport de déchets dangereux, construite ou équipée de
manière spéciale pour faciliter le chargement et le déchar-
gement des déchets selon les prescriptions du chapitre D
6.10. Une citerne qui satisfait intégralement aux pres-
criptions des chapitres 6.7 ou 6.8 n’est pas considérée « Déchargeur », au sens de l’ADR, le déchargeur est l’en-
comme citerne a déchets opérant sous vide. treprise qui décharge des marchandises dangereuses em-
ballées ou vidange des marchandises dangereuses d’une
©&LWHUQHÀ[Hª une citerne d’une capacité supérieure à citerne ou d’un conteneur pour le transport en vrac.
1 000 litres fixée à demeure sur un véhicule (qui devient
« Déchets », des matières, solutions, mélanges ou ob-
alors un véhicule-citerne) ou faisant partie intégrante du
jets qui ne peuvent pas être utilisés tels quels, mais qui
châssis d’un tel véhicule.
sont transportés pour être retraités, déposés dans une
«CMR», document de transport international introduit décharge ou éliminés par incinération ou par une autre
par la Convention relative au contrat de transport interna- méthode.
tional de marchandises par route (Genève, 19 mai 1956). « Destinataire », le destinataire selon le contrat de trans-
port. Si le destinataire désigne un tiers conformément
« Colis », le produit final de l’opération d’emballage aux dispositions applicables au contrat de transport, ce
prêt pour l’expédition, constitué par l’emballage ou le dernier est considéré comme le destinataire au sens de
grand emballage ou le GRV lui-même avec son contenu. l’ADR. Si le transport s’effectue sans contrat de transport,
Le terme comprend les récipients à gaz tels que définis l’entreprise qui prend en charge les marchandises dange-
dans la présente section ainsi que les objets qui, de par reuses à l’arrivée doit être considérée comme le destina-
leur taille, masse ou configuration, peuvent être transpor- taire.
tés non emballés ou dans des berceaux, des harasses ou
des dispositifs de manutention. Excepté pour le transport « Dossier de citerne », un dossier qui contient toutes
des matières radioactives, le terme ne s’applique pas aux les informations techniques importantes concernant une
marchandises transportées en vrac, ni aux matières trans- citerne, un véhicule-batterie ou un CGEM, tels que les at-
portées en citernes. testations et certificats mentionnés aux [Link], [Link]
et [Link].
« Conteneur bâché », un conteneur ouvert muni d’une
bâche pour protéger la marchandise chargée.
Les conteneurs pour vrac sont : NOTA : /·©pOpPHQW LQWpULHXUª GHV ©HPEDOODJHV FRPEL-
nés » s’appelle toujours « emballage intérieur » et non
GH FDUDFWqUH SHUPDQHQW HW pWDQW GH FH IDLW VXIILVDP-
«récipient intérieur». Une bouteille en verre est un exem-
ment résistants pour permettre un usage répété ;
ple de ce genre d’ « emballage intérieur ».
VSpFLDOHPHQW FRQoXV SRXU IDFLOLWHU OH WUDQVSRUW GH
marchandises sans rupture de charge par un ou plu- « Emballage de secours », un emballage spécial dans
sieurs moyens de transport ; lequel des colis de marchandises dangereuses endom-
magés, défectueux ou présentant des fuites, ou des
PXQLVGHGLVSRVLWLIVOHVUHQGDQWIDFLOHVjPDQXWHQWLRQ-
marchandises dangereuses qui se sont répandues ou qui
ner ;
ont fui de leur emballage sont placés pour le transport en
G·XQHFDSDFLWpG·DXPRLQVP3. vue de leur récupération ou élimination.
76
©(PEDOODJH H[WpULHXUª la protection extérieure d’un Les fûts reconstruits sont soumis aux prescriptions du
emballage composite ou d’un emballage combiné, avec chapitre 6.1 qui s’appliquent aux fûts neufs du même
les matériaux absorbants, matériaux de rembourrage et type.
tous autres éléments nécessaires pour contenir et proté-
ger les récipients intérieurs ou les emballages intérieurs. « Emballage réutilisé », un emballage qui, après exa-
men, a été déclaré exempt de défauts pouvant affecter
« Emballage intérieur », un emballage qui doit être son aptitude à subir les épreuves fonctionnelles. Cette
muni d’un emballage extérieur pour le transport. définition inclut notamment ceux qui sont remplis à nou-
veau de marchandises compatibles, identiques ou analo-
« Emballage reconditionné », un emballage, notam- gues, et transportés à l’intérieur des chaînes de distribu-
ment : tion dépendant de l’expéditeur du produit.
a) un fût métallique :
« Emballeur », l’entreprise qui remplit les marchandises
i. nettoyé pour que les matériaux de construction dangereuses dans des emballages, y compris les grands
retrouvent leur aspect initial, les anciens contenus emballages et les grands récipients pour vrac (GRV) et, le
ayant tous été éliminés, de même que la corrosion cas échéant, prépare les colis aux fins de transport.
interne et externe, les revêtements extérieurs et les
étiquettes ; ©([SpGLWHXUª l’entreprise qui expédie, pour elle-même
ii. restauré dans sa forme et son profil d’origine, les ou pour un tiers, des marchandises dangereuses. Lorsque
rebords (le cas échéant) ayant été redressés et le transport est effectué sur la base d’un contrat de trans-
rendus étanches et tous les joints d’étanchéité ne port, l’expéditeur, selon ce contrat, est considéré comme
faisant pas partie intégrante de l’emballage rempla- l’expéditeur.
cés ; et
iii. ayant été inspecté après avoir subi le nettoyage
mais avant d’avoir été repeint ; les emballages pré-
sentant des piqûres visibles, une réduction impor- F
tante de l’épaisseur du matériau, une fatigue du
métal, des filets ou fermetures endommagés ou « Fût », un emballage cylindrique à fond plat ou bombé,
d’autres défauts importants doivent être refusés. en métal, carton, matière plastique, contre-plaqué ou
autre matériau approprié. Cette définition englobe les
b) un fût ou bidon en plastique : emballages ayant d’autres formes, par exemple les em-
i. qui a été nettoyé pour mettre à nu les matériaux de ballages ronds à chapiteau conique ou les emballages en
construction, après enlèvement de tous les résidus forme de seau. Les « tonneaux en bois » et les « jerricanes »
d’anciens chargements, des revêtements extérieurs ne sont pas concernés par cette définition.
et étiquettes ;
ii. dont tous les joints non intégrés à l’emballage ont
été remplacés ; et G
iii. qui a été inspecté après nettoyage, avec refus des
emballages présentant des dégâts visibles tels que « Grand récipient pour vrac » (GRV), un emballage
déchirures, pliures ou fissures, ou dont les ferme- transportable rigide ou souple autre que ceux qui sont
tures ou leurs filetages sont endommagés ou com- spécifiés au chapitre 6.1 :
portant d’autres défauts importants. a) d’une contenance :
« Emballage reconstruit », un emballage, notamment : i. ne dépassant pas 3 m³, pour les matières solides et
a) un fût métallique : liquides des groupes d’emballage II et III ;
i. résultant de la production d’un type d’emballage ii. ne dépassant pas 1,5 m³, pour les matières solides
ONU qui répond aux dispositions du chapitre 6.1 à du groupe d’emballage I emballées dans des GRV
partir d’un type non conforme à ces dispositions ; souples, en plastique rigide, composites, en carton
ii. résultant de la transformation d’un type d’embal- ou en bois ;
lage ONU qui répond aux dispositions du chapitre iii. ne dépassant pas 3 m3, pour les matières solides
6.1 en un autre type conforme aux mêmes disposi- du groupe d’emballage I emballées dans des GRV
tions ; ou métalliques ;
iii. dont certains éléments faisant intégralement partie
de l’ossature (tels que les dessus non amovibles) iv. ne dépassant pas 3 m3 pour les matières radioacti-
ont été remplacés. ves de la classe 7 ;
77
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
NOTA 1 : /HV FLWHUQHV PRELOHV RX FRQWHQHXUVFLWHUQHV groupe d’emballage I : matières très dangereuses ;
qui satisfont aux prescriptions des chapitres 6.7 ou 6.8 groupe d’emballage II : matières moyennement
respectivement ne sont pas considérés comme étant des
grands récipients pour vrac (GRV). dangereuses ;
groupe d’emballage III : matières faiblement
2 : /HV JUDQGV UpFLSLHQWV SRXU YUDF *59 TXL VDWLVIRQW
aux prescriptions du chapitre 6.5 ne sont pas considérés dangereuses.
comme des conteneurs au sens de l’ADR. NOTA : Certains objets contenant des matières dangereu-
ses sont également affectés à un groupe d’emballage.
« GRV reconstruit », un GRV métallique, un GRV en plas-
tique rigide ou un GRV composite :
a) résultant de la production d’un type ONU conforme à M
partir d’un type non conforme ; ou
« Marchandises dangereuses », les matières et objets
b) résultant de la transformation d’un type ONU conforme dont le transport est interdit selon l’ADR ou autorisé
en un autre type conforme. uniquement dans les conditions qui y sont prévues.
Les GRV reconstruits sont soumis aux mêmes prescrip-
tions de l’ADR qu’un GRV neuf du même type (voir aussi « Masse d’un colis », sauf indication contraire, la masse
la définition du modèle type au [Link].1). brute du colis. La masse des conteneurs et des citernes
utilisés pour le transport des marchandises n’est pas
« GRV réparé », un GRV métallique, un GRV en plastique comprise dans les masses brutes.
rigide ou un GRV composite qui, parce qu’il a subi un choc
ou pour toute autre raison (par exemple, corrosion, fragi- ©0DVVHEUXWHPD[LPDOHDGPLVVLEOHª
lisation ou autre signe d’affaiblissement par rapport au a) (pour toutes les catégories de GRV autres que les GRV
modèle type éprouvé), a été remis en état de manière à souples), la somme de la masse du GRV et de tout équi-
être à nouveau conforme au modèle type éprouvé et à su- pement de service ou de structure et de la masse nette
bir avec succès les épreuves du modèle type. Aux fins de maximale ;
l’ADR, le remplacement du récipient intérieur rigide d’un b) (pour les citernes), la tare de la citerne et le plus lourd
GRV composite par un récipient conforme au modèle type chargement dont le transport est autorisé.
d’origine du même fabricant est considéré comme une
NOTA : Pour les citernes mobiles, voir chapitre 6.7.
réparation. Ce terme n’inclut pas cependant l’entretien
régulier d’un GRV rigide. Le corps d’un GRV en plastique
©0DVVH QHWWH PD[LPDOHª la masse nette maximale
rigide et le récipient intérieur d’un GRV composite ne sont
du contenu d’un emballage unique ou masse combinée
pas réparables. Les GRV souples ne sont pas réparables,
maximale des emballages intérieurs et de leur contenu,
sauf accord de l’autorité compétente.
exprimée en kilogrammes.
« Entretien régulier d’un GRV rigide », l’exécution
« Membre de l’équipage », un conducteur ou toute autre
d’opérations régulières sur un GRV métallique, un GRV en
personne accompagnant le conducteur pour des raisons
plastique rigide ou un GRV composite, telles que :
de sécurité, de sûreté, de formation ou d’exploitation.
a) nettoyage ;
b) dépose et repose ou remplacement des fermetures sur
le corps (y compris les joints appropriés), ou de l’équi-
pement de service, conformément aux spécifications
N
d’origine du fabricant, à condition que l’étanchéité du
GRV soit vérifiée ; ou « Nom technique», un nom chimique reconnu, le cas
échéant un nom biologique reconnu, ou un autre nom
c) remise en état de l’équipement de structure n’assurant utilisé couramment dans les manuels, les revues et les
pas directement une fonction de rétention d’une mar- textes scientifiques et techniques (voir [Link].1.1).
chandise dangereuse ou de maintien d’une pression de
vidange, de telle manière que le GRV soit à nouveau
conforme au modèle type éprouvé (redressement des « Numéro ONU » ou « N° ONU », le numéro d’identifi-
béquilles ou des attaches de levage, par exemple), sous cation à quatre chiffres des matières ou objets extrait du
réserve que la fonction de rétention du GRV ne soit pas Règlement Type de l’ONU.
affectée.
78
« Pression de calcul », une pression fictive au moins une bande de plastique, une housse de film rétractable
égale à la pression d’épreuve, pouvant dépasser plus ou ou étirable ou par d’autres moyens adéquats ; ou
moins la pression de service selon le degré de danger
b) un emballage extérieur de protection tel qu’une caisse
présenté par la matière transportée, qui sert uniquement
ou une harasse.
à déterminer l’épaisseur des parois du réservoir, indépen-
damment de tout dispositif de renforcement extérieur ou
intérieur.
NOTA : Pour les citernes mobiles, voir chapitre 6.7. T
« Pression d’épreuve », la pression qui doit être appli- « Transport en vrac », le transport de matières solides
quée lors d’une épreuve de pression pour le contrôle ou d’objets non emballés dans des véhicules, conteneurs
initial ou périodique. ou conteneurs pour vrac. Ce terme ne s’applique ni aux
marchandises qui sont transportées comme colis, ni aux
NOTA : Pour les citernes mobiles, voir chapitre 6.7.
matières qui sont transportées en citernes.
« Transporteur », l’entreprise qui effectue le transport
avec ou sans contrat de transport.
R
« Réaction dangereuse »,
a) une combustion ou un dégagement de chaleur
V
considérable ;
« VC », instruction qui désigne les types de véhicules ou
b) l’émanation de gaz inflammables, asphyxiants, conteneurs (bâchés, fermés, couverts…)
comburants ou toxiques ;
« VC1 », Le transport en vrac dans des véhicules bâchés,
c) la formation de matières corrosives ;
des conteneurs bâchés ou des conteneurs pour vrac bâ-
d) la formation de matières instables ; chés est autorisé.
e) une élévation dangereuse de la pression
« VC2 », Le transport en vrac dans des véhicules couverts,
(pour les citernes seulement).
des conteneurs fermés ou des conteneurs pour vrac fer-
més est autorisé.
« Remplisseur », l’entreprise qui remplit les marchan-
dises dangereuses dans une citerne (véhicule-citerne,
« VC3 », Le transport en vrac est autorisé dans des vé-
citerne démontable, citerne mobile, conteneur-citerne) ou
hicules ou conteneurs spécialement équipés conformes
dans un véhicule-batterie ou CGEM, ou dans un véhicule,
aux normes spécifiées par l’autorité compétente du pays
grand conteneur ou petit conteneur pour vrac.
d’origine. Si le pays d’origine n’est pas un pays partie
contractante à l’ADR, les conditions prescrites doivent
« Rubrique collective », un groupe défini de matières
être reconnues par l’autorité compétente du premier pays
ou d’objets (voir [Link], B, C et D).
partie contractante à l’ADR touché par l’envoi.
©5XEULTXH QVD QRQ VSpFLÀp SDU DLOOHXUV ª une
« Véhicule », tout véhicule à moteur destiné à circuler
rubrique collective à laquelle peuvent être affectés des
sur route, pourvu d’au moins quatre roues et ayant une
matières, mélanges, solutions ou objets, qui :
YLWHVVHPD[LPDOHSDUFRQVWUXFWLRQVXSpULHXUHjNPK
a) ne sont pas nommément mentionnés au tableau A du ainsi que toute remorque, à l’exception des véhicules qui
Chapitre 3.2 ; et se déplacent sur rails, des machines mobiles et des trac-
WHXUVDJULFROHVHWIRUHVWLHUVTXLQHGpSDVVHQWSDVNPK
b) présentent des propriétés chimiques, physiques ou lorsqu’ils transportent des marchandises dangereuses.
dangereuses qui correspondent à la classe, au code de
classification, au groupe d’emballage et au nom et à la « Véhicule bâché », un véhicule découvert muni d’une
description de la rubrique n.s.a. bâche pour protéger la marchandise chargée.
79
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession
Fabrice Bertolini (SITA REKEM), Damien Rambault (SARP Industries) Isabelle Conche (SYVED), Clothilde Pelletier (FNSA),
Stéphane Martin (SITA AMI), Marie-Claude Massebieau (SARP), Pascal Merland (SARP), Pascal Pomarede (SERPOL),
Nicolas Maréchal (CHIMIREC), Gérard Piquer (SITA), Benoit Renard (CHIMIREC), Jean-Charles Salembier (VEOLIA), Arnaud Troubat (SARP Industries).
80
Réalisé par