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231, Guide de Bonnes Pratiques ADR 2015 I

Le guide de bonnes pratiques ADR vise à faciliter la compréhension et l'application des réglementations relatives au transport des déchets dangereux en France. Rédigé par des experts, il clarifie les obligations des différents intervenants dans la chaîne de traitement des déchets dangereux, tout en soulignant que la réglementation ADR demeure la référence légale. Ce document est conçu pour aider à surmonter les défis spécifiques liés au transport de déchets dangereux, qui diffèrent des marchandises dangereuses classiques.

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231, Guide de Bonnes Pratiques ADR 2015 I

Le guide de bonnes pratiques ADR vise à faciliter la compréhension et l'application des réglementations relatives au transport des déchets dangereux en France. Rédigé par des experts, il clarifie les obligations des différents intervenants dans la chaîne de traitement des déchets dangereux, tout en soulignant que la réglementation ADR demeure la référence légale. Ce document est conçu pour aider à surmonter les défis spécifiques liés au transport de déchets dangereux, qui diffèrent des marchandises dangereuses classiques.

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GUIDE DE

BONNES PRATIQUES
ADR
DE LA PROFESSION
Version ADR 2 015

Réalisé par
Guide de bonnes
pratiques
ADR de la profession
Version 4 (décembre 2014)

1
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

Edito

L’Accord Européen relatif au transport international des marchandises


Dangereuses par Route (ADR) est appliqué en France depuis la publication de
l’arrêté du 5 décembre 1996. Depuis le 29 mai 2009, l’arrêté français « ADR »
a été remplacé par l’arrêté « TMD » qui concerne tous les modes de transport
par voie terrestre (voie ferrée, fluviale, et routière).

Les déchets dangereux, répondant aux critères de l’ADR, sont soumis de


façon pleine et entière aux mêmes prescriptions de transport que les autres
marchandises dangereuses.

Tout acteur de la chaîne du traitement des déchets dangereux est confron-


té au quotidien aux difficultés d’application et de compréhension de cette
réglementation, conçue à l’origine pour des marchandises dangereuses et non
pour des déchets dangereux, hétérogènes et multiples.
Les autorités en charge du contrôle de cette réglementation rencontrent
également de nombreuses difficultés lors des contrôles de transport des
déchets dangereux.

Face à ce constat, la FNADE et la FNSA ont décidé d’apporter un éclairage


pratique aux différents acteurs de la profession.

Rédigé par des spécialistes, issus du Collège Déchets Dangereux de la FNADE


et de la Commission Déchets Dangereux de la FNSA, ce guide de bonnes
pratiques vise à favoriser une meilleure compréhension de son application aux
spécificités de la collecte et du transport des déchets dangereux.

Si ce guide ne se substitue pas à la réglementation ADR qui reste la seule


référence légale, il constitue une aide précieuse pour toutes les parties
impliquées.

Nous nous félicitons de l’important travail accompli par des professionnels


experts et tenaces, que nous remercions vivement.

Gageons que la consultation de ce guide de bonnes pratiques devienne un


réflexe pour de nombreux utilisateurs et contribue à une meilleure prise en
compte des spécificités « déchets » dans la réglementation ADR.

Michel Valache Patrick BROUD


Président de la FNADE Président de la FNSA

2
SOMMAIRE
1. PREAMBULE 5

2. RESPONSABILITE DE CHAQUE INTERVENANT 6


3. CLASSIFICATION DES DECHETS AU TITRE DE L’ADR 8
3.1. Le classement des déchets au titre de l’ADR 8
3.2. Prépondérance des dangers dans le classement des mélanges 11
3.3. Arbre de décision pour le classement des déchets 11

4. CONDITIONNEMENT ET TRANSPORT 15
4.1. En colis 15
4.2. En vrac (solide) 15
4.3. En citerne (liquide ou solide pulvérulent/granulaire) 15

5. EMBALLAGES 16
5.1. Règles générales concernant l’emballage des déchets soumis à l’ADR 16
5.1.1. Exigences minimales pour tout emballage 17
5.1.2. Homologation des contenants 18
5.1.3. Cas particulier des GRV 20
5.1.4. Réutilisation des emballages 20
5.1.5. Emballages reconditionnés 20
5.1.6. Emballages en commun 20
5.1.7. Emballages de secours 22
5.1.8. Emballages combinés 22
5.2. Règles concernant le suremballage des déchets soumis à l’ADR 22
5.3. Cas des matières pouvant être transportées dans des emballages non homologués 22
5.3.1. Cas des aérosols (UN 1950 - dispositions spéciales 625 et 327) 23
5.3.2. Cas des piles (UN 3090 et UN 3480 – Dispositions spéciales 376, 377 et 636) 23
5.3.3. Cas des batteries (accumulateurs) 24
5.4. Etiquetage des emballages et GRV, et des suremballages 24

6. CHARGEMENT, DECHARGEMENT, MANUTENTION ET


ARRIMAGE DES COLIS 27
6.1. Chargement – déchargement 27
6.2. Chargement en commun 27
6.3. Manutention et arrimage 28
6.3.1 Arrimage 28
6.3.2 Gerbage 28
6.4. Nettoyage après déchargement 28
6.5. Interdiction de fumer 28

7. VRAC SOLIDE 29
7.1. Règles de bonnes pratiques 29
7.2. Cas particuliers 30
7.2.1. Déchets de peinture (UN 1263 – disposition spéciale 650) 30
7.2.2. Accumulateurs usagés (UN 2794 – instruction VC1, VC2 et AP8) 30

8. CITERNES 31
8.1. Définitions 31
8.2. Dispositions générales sur l’utilisation des citernes 32

3
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

8.2.1. Taux de remplissage 32


8.2.2. Service 32
8.2.3. Citernes vides non nettoyées 33
8.2.4. Citernes vides nettoyées 33
8.3. Codage, approche rationalisée et hiérarchie des citernes 34
8.3.1. Codage des citernes 34
8.3.2. Hiérarchie des citernes 35
8.4. Dispositions spéciales 35
8.5. Particularité pour les citernes à déchets opérant sous vide
(paragraphe [Link] de l’ADR) 35
8.6. Prescriptions relatives à la construction, aux équipements,
à l’agrément de type, aux contrôles et épreuves et au marquage des citernes 36
8.6.1. Construction et équipement 36
8.6.2. Contrôles et épreuves 36
8.6.3. Marquage 37
8.6.4. Certificat d’agrément des véhicules 37
8.7. Les flexibles 41

9. EQUIPEMENT ET SIGNALISATION DES VEHICULES 42


9.1. Moyens d’extinction d’incendie 42
9.2. Équipements divers et équipement de protection individuelle 43
9.3. Capacité de rétention 43
9.4. Placardage et signalisation orange des véhicules 44

10. DOCUMENTS A BORD DES VEHICULES 48


10.1. Document de transport 48
10.1.1. Structure du bordereau de suivi de déchet 48
10.1.2. Mentions exigées par l’ADR 49
10.1.3. Cas particuliers 50
10.2. Consignes écrites de sécurité 50
10.3. Récépissé de déclaration de transport de déchet 55

11. FORMATION 56
11.1. Formation des conducteurs 56
11.2. Formation des autres intervenants 56
11.3. Conseiller à la sécurité 57

12. SURETE 58
13. CAS PARTICULIERS 60
13.1. Les emballages souillés 60
13.2. Les produits chimiques de laboratoire (PCL) 62
13.3. Les déchets dangereux des ménages (DDM) 63
13.4. Cas des échantillons 65
13.5. Exemptions liées aux quantités transportées par unité de transport 65
13.5.1. Principe 65
13.5.2. Quantités seuils 65
13.5.3. Expression des quantités 67
13.6. Exemptions liées aux marchandises dangereuses conditionnées en quantités limitées (LQ) 69
13.6.1. Principe 69
13.6.2. Quantité 69
13.6.3. Conditionnement 69
13.6.4. Marquage 70
13.6.5. Mesures transitoires 70
13.6.6. Expédition 70
13.6.7. Marquage des véhicules de transports 70
13.6.8. Formation 70

14. SYNTHÈSES DES PRINCIPALES PRESCRIPTIONS DE L’ADR 71

15. DEFINITIONS 75

4
1 PREAMBULE
L’ADR a pour objectif de garantir la sécurité du transport des marchandises dangereuses
par route. Cependant, sa mise en œuvre est souvent difficile dans le domaine spécifique des
déchets dangereux.

Ce guide a pour vocation de clarifier les prescriptions applicables et de faciliter le transport


des déchets dangereux soumis à la réglementation ADR.

En effet, il convient de dissocier complètement les prescriptions applicables aux déchets


dangereux au titre du Code de l’Environnement de celles applicables aux marchandises
dangereuses au titre de l’ADR.

AVERTISSEMENTS

Les textes relatifs à l’ADR restent les seuls références légales, c’est à dire :
‡/HVDQQH[HV$HW%GHO·$'5HQYLJXHXU
‡/·DUUrWpIUDQoDLVGLW©DUUrWp70'ªGXPDLPRGLILp

La version de ce document est à jour des annexes A et B en vigueur au 1er janvier 2015.

ATTENTION, ce guide ne traite ni de la classe 1 (matières et objets explosibles), ni de la


classe 7 (matières radioactives).

&H JXLGH QH FRXYUH SDV QRQ SOXV GH IDoRQ H[KDXVWLYH OH FDV SDUWLFXOLHU GHV '$65,
(Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux), classés dans la classe 6.2 au titre
de l’ADR. Il existe, en France, un circuit de traitement de ces déchets très spécifique, y
compris au niveau du transport (voir dispositions spéciales relatives à la classe 6.2 au
paragraphe 2.5 de l’annexe I de l’arrêté TMD du 29 mai 2009 modifié). La FNADE édite
des fiches d’information spécifiques sur ce sujet.

5
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

RESPONSABILITE
2 DE CHAQUE
INTERVENANT
Les intervenants dans le transport de marchandises remplissage, de s’assurer que les dispositions suivantes
dangereuses doivent prendre les mesures appropriées sont respectées :
selon la nature et l’ampleur des dangers prévisibles, a) s’assurer que les marchandises dangereuses soient
afin d’éviter des dommages et, le cas échéant, d’en classées et autorisées au transport conformément à
minimiser leurs effets. Ils doivent, en tout cas, respecter l’ADR ;
les prescriptions de l’ADR, en ce qui les concerne. b) le conducteur est titulaire d’une attestation de forma-
Lorsque la sécurité publique risque d’être directement tion en cours de validité et adaptée au transport à en-
mise en danger, les intervenants doivent aviser immédia- treprendre ;
tement les forces d’intervention et de sécurité et doivent c) fournir au transporteur, de manière traçable, les ren-
mettre à leur disposition les informations nécessaires à seignements et informations, le document de trans-
leur action. port (BSD pour les déchets) et les documents d’accom-
L’ADR et l’arrêté français précisent certaines des obliga- pagnement exigés ;
tions incombant aux différents intervenants, notamment d) n’utiliser que des emballages, grands récipients pour
« dans le chapitre 1.4 de l’ADR et au paragraphe 2.1 de vrac (GRV) ou citernes agréés et aptes au transport des
l’annexe I de l’arrêté TMD. marchandises concernées et portant les marques pres-
crites par l’ADR ;
Les intervenants principaux au sens de l’ADR sont : e) veiller à ce que le personnel préposé au chargement
‡O·H[SpGLWHXU ait reçu la formation prévue au 1.3 de l’ADR ;
‡OHFROOHFWHXUWUDQVSRUWHXU f) l’unité de transport est correctement signalisée et pla-
‡OHGHVWLQDWDLUH cardée à la sortie de l’établissement.
Pour le transport en colis :
L’ADR précise les responsabilités de chacun de ces inter- g) vérifier les interdictions de chargement en commun ;
venants pour les opérations de chargement, de transport h) s’assurer du calage et de l’arrimage.
et de déchargement :
Pour le transport en citerne :
i) vérifier que l’unité de transport est munie de son(ses)
certificat(s) d’agrément en cours de validité et adapté(s)
] L’expéditeur
au transport à entreprendre ;
Il appartient à l’expéditeur, qui est en général le respon- j) s’assurer que celle-ci ait été, si besoin est, convenable-
sable de l’établissement où s’effectue le chargement ou le ment nettoyée ou dégazée ;

6
k) veiller lors du chargement, à ce que les consignes de g) s’assurer que les équipements prescrits dans les consi-
remplissage soient affichées au poste et respectées. gnes écrites pour le conducteur se trouvent à bord du
Après le chargement, s’assurer que les dispositifs de véhicule ;
fermeture soient en position étanche et fermée. h) s’assurer que le conducteur soit titulaire d’une attes-
tation de formation en cours de validité et adaptée au
L’emballeur, au sens de l’ADR est l’entreprise qui a la transport à entreprendre et que les autres membres de
charge de remplir la marchandise dangereuse dans l’équipage aient reçu la formation au titre du chapitre
l’emballage ou le GRV. Dans le cas général, l’expéditeur 1.3 de l’ADR.
remplit cette mission d’emballeur, mais il est suscepti-
ble de la déléguer. Quoiqu’il en soit, il doit observer les 6L OH FROOHFWHXUWUDQVSRUWHXU FRQVWDWH XQH LQIUDFWLRQ DX[
prescriptions relatives aux conditions d’emballage, aux prescriptions de l’ADR il ne doit pas acheminer l’envoi jus-
marques et étiquettes de danger sur les colis. qu’à la mise en conformité.

Le chargeur, au sens de l’ADR est l’entreprise qui charge ] Le destinataire


les marchandises dangereuses dans un véhicule. Ce rôle
peut être rempli selon les cas par l’expéditeur ou par le Le destinataire est l’entreprise qui prend en charge les
FROOHFWHXUWUDQVSRUWHXU4XRLTX·LOHQVRLWLOOXLDSSDUWLHQW marchandises dangereuses à l’arrivée. Il a l’obligation de
de vérifier l’intégrité de l’emballage avant chargement ne pas différer, sans motif impératif, l’acceptation de la
et de respecter les prescriptions au chargement, calage, marchandise.
arrimage et à la manutention. Le déchargeur, au sens de l’ADR est l’entreprise qui dé-
charge des marchandises dangereuses emballées ou vi-
En cas de contrôle négatif d’un des éléments ci-dessus dange des marchandises dangereuses d’une citerne ou
et s’il ne peut pas être mis en conformité, le transport ne d’un conteneur pour le transport en vrac. Le déchargeur,
doit pas être effectué. qui est souvent le destinataire, a l’obligation de :
a) s’assurer que les marchandises sont bien celles à dé-
/HFROOHFWHXUWUDQVSRUWHXU
]]/HFROOHFWHXUWUDQVSRUWHXU charger ;
b) vérifier, avant et pendant le déchargement, si les em-
/HFROOHFWHXUWUDQVSRUWHXUGRLWQRWDPPHQW ballages, la citerne, le véhicule ou le conteneur ont été
a) vérifier qu’il peut transporter avec son véhicule les endommagés à un point qui pourrait mettre en péril
marchandises dangereuses qui lui sont remises confor- les opérations de déchargement. Si tel est le cas, s’as-
mément à l’ADR ; surer que le déchargement n’est pas effectué tant que
b) s’assurer que la documentation prescrite se trouve à des mesures appropriées n’ont pas été prises ;
bord de l’unité de transport (notamment les consignes c) respecter toutes les prescriptions applicables au dé-
écrites de sécurité) ; chargement ;
c) s’assurer visuellement que les véhicules et le char- d) immédiatement après le déchargement de la citerne,
gement ne présentent pas de défauts manifestes, de du véhicule ou du conteneur, enlever tout résidu dan-
fuites ou de fissures, de manquement de dispositifs gereux qui aurait pu adhérer à l’extérieur de la citerne,
d’équipement, etc. ; du véhicule ou du conteneur pendant le déchargement
d) s’assurer que la date de la prochaine épreuve pour les et veiller à la fermeture des obturateurs et des ouver-
citernes n’est pas dépassée ; tures d’inspection ;
e) vérifier que les véhicules ne sont pas surchargés ; e) veiller à ce que le nettoyage et la décontamination
f) s’assurer que les plaques étiquettes de danger et prescrits des véhicules ou des conteneurs soient
signalisations prescrites pour les véhicules soient effectués (en particulier, en cas de fuites de matières
apposées ; toxiques ou infectieuses emballés).

REMARQUES :

] Les différents acteurs de la profession peuvent jouer un rôle de conseil et d’assistance mais la validation
de la classification par l’expéditeur du déchet reste obligatoire.

] La responsabilité de l’expéditeur au titre de l’ADR vient se cumuler avec celle du producteur/détenteur de


déchet au titre du Code de l’Environnement.

] 'H OD PrPH IDoRQ OHV UHVSRQVDELOLWpV OLpHV DX &RGH GX 7UDYDLO QRWDPPHQW SURWRFROH GH VpFXULWp
chargement/déchargement) viennent aussi s’ajouter.

7
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

CLASSIFICATION
DES DECHETS
3 AU TITRE DE L’ADR
ATTENTION, ce guide ne traite ni de la classe 1 (matières et objets explosibles), ni de la classe 7
(matières radioactives).

Seuls les critères, tels que définis dans l’ADR, doivent Pour mémoire, les 13 classes de danger de l’ADR sont :
servir de référence pour établir la classification des dé-
chets au titre de cette réglementation. Aucune corrélation CLASSES
systématique ne doit être faite entre la classification du DE DANGER
Code de l’Environnement et celle de l’ADR. 1 Matières et objets explosibles*
2 Gaz
Le présent guide n’a pas vocation à répondre à toutes 3 Liquides inflammables
les questions relatives à la classification se posant pour 4.1 Matières solides inflammables
certains déchets particuliers pour lesquels l’ADR ne 4.2 Matières sujettes à l’inflammation
répond pas de façon explicite. Dans ces cas, on peut spontanée
classer les déchets selon les tests décrits dans le manuel 4.3 Matières qui, au contact de l’eau,
d’épreuves et de critères de l’ONU ou utiliser les services dégagent des gaz inflammables
d’un laboratoire agréé. 5.1 Matières comburantes
5.2 Peroxydes organiques
Exemple : 6.1 Matières toxiques
REFIOM (Résidus d’Epuration des Fumées 6.2 Matières infectieuses
d’Incinération d’Ordures Ménagères), mâchefers… 7 Matières radioactives*
8 Matières corrosives
9 Matières et objets dangereux divers

* non traité dans ce présent guide

3.1. Le classement des déchets au titre de l’ADR


]Comme toutes les marchandises dangereuses classées à associé de 1 ou de 2 étiquettes de danger secon-
l’ADR, et conformément aux principes énoncés au chapi- daire ;
tre 2.1 de l’ADR, les déchets soumis à l’ADR sont identi- 4 un groupe d’emballage (I, II ou III) correspondant à
fiés par : leur degré de danger.
Les groupes d’emballages concernent les matières des
1 un numéro ONU (Organisation des Nations Unies) ; classes 3, 4.1 (sauf les matières autoréactives), 4.2,
2 une désignation officielle de transport ; 4.3, 5.1, 6.1, 8 et 9 et sont affectés en fonction de
3 un numéro d’étiquette de danger principal (en critères propres à chacune de ces classes. Le n° ONU
général, le numéro des étiquettes de danger est 3291 de la classe 6.2 est affecté au groupe d’embal-
le même que la classe de danger), éventuellement lage II.

8
GROUPE
D’EMBALLAGE La mention dans le document de transport (voir précision
au paragraphe 10.1 de ce guide) apparait dans cet ordre,
I Matières très dangereuses
le numéro ONU étant précédé de la mention « UN ».
II Matières moyennement dangereuses
III Matières faiblement dangereuses ]Pour les déchets contenant plusieurs matières, il est
admis de les classer en fonction des substances conte-
nues et de les affecter à une rubrique collective N.S.A.
]En absence de la réalisation des épreuves selon les critè- (Non Spécifié par Ailleurs) décrivant le mieux les caracté-
res de chaque classe, la classification des déchets doit être ristiques de danger du déchet. Les rubriques dites n.s.a.
réalisée sur la base du recueil d’informations telles que : sont utilisées dans le cadre de l’ADR pour désigner les
‡/D ILFKH GH GRQQpHV GH VpFXULWp )'6  GX RX GHV SUR- déchets ne pouvant pas être affectés à une rubrique indi-
duits constituant le déchet, si ces informations restent viduelle.
encore pertinentes ; la rubrique n° 14 de la FDS donne Les déchets doivent être classés en fonction de la matière
notamment des informations sur le classement ADR. la plus dangereuse entrant dans sa composition, ou en
‡/DILFKHG·LGHQWLILFDWLRQGXGpFKHW ),' RXGRFXPHQWV utilisant l’ordre de prépondérance des dangers (métho-
équivalents (liés à la procédure d’acceptation préalable, dologie décrite au chapitre suivant de ce guide, chapitre
tous documents de caractérisation et d’analyses…). 3.2). On ne tient pas compte des quantités entrant dans
le mélange : ce sont les matières les plus dangereuses qui
Le paragraphe [Link].5 de l’ADR, qui parle spécifique- classent le mélange.
ment du classement des déchets dont la composition Exemple :
exacte n’est pas connue, confirme la possibilité d’utiliser Classement d’un déchet en mélange : mélange d’éthanol
toute source possible d’informations : (UN 1170, 3, III) et acétone (UN 1090, 3, II).
« Si la matière à transporter est un déchet, dont la compo- UN 1993, déchet liquide inflammable n.s.a. (éthanol,
sition n’est pas exactement connue, son affectation à un acétone), 3, II, (D/E)
numéro ONU et à un groupe d’emballage conformément
au [Link].2 peut être fondée sur la connaissance qu’a L’ADR prévoit dans ce cas de rajouter ce qu’on appelle le
l’expéditeur du déchet, ainsi que sur toutes les données « nom technique » entre parenthèses, c’est-à-dire le nom
techniques et données de sécurité disponibles, telles que chimique reconnu des principaux constituants du mé-
celles qui sont exigées par la législation en vigueur, rela- lange.
tive à la sécurité et à l’environnement ». Seules sont concernées les rubriques collectives pour
lesquelles apparait la disposition spéciale 274 dans la
Le paragraphe [Link].2 stipule en effet : colonne (6) du tableau A.
« Si cette détermination n’est pas possible sans occasion- Par exemple, dans le cas évoqué ci-dessus :
ner des coûts ou prestations disproportionnés (par exem- UN 1993, déchet liquide inflammable n.s.a. (éthanol,
ple pour certains déchets), la matière, la solution ou le acétone), 3, II, (D/E)
mélange doivent être classés dans la classe du composant
présentant le danger prépondérant ». 2 – la composition du déchet n’est pas exactement
connue
On peut désormais considérer 2 cas :
Pour les déchets dont la composition n’est pas exacte-
1 – la composition du déchet est connue : les règles
ment connue, le paragraphe [Link].5 de l’ADR précise
de classement sont celles habituellement admises
dans l’ADR l’affectation des groupes d’emballage, après avoir affecté
le déchet à un numéro ONU d’une rubrique n.s.a.:
2 – la composition du déchet n’est pas exactement « En cas de doute, le degré de danger le plus élevé doit
connue : les règles de classement sont celles être choisi.
édictées au paragraphe [Link].5 de l’ADR.
Si toutefois, sur la base des connaissances de la compo-
sition du déchet et des propriétés physiques et chimiques
des composants identifiés, il est possible de démontrer
1 – la composition du déchet est connue que les propriétés du déchet ne correspondent pas aux
propriétés du groupe d’emballage I, le déchet peut être
] Les déchets contenant une seule matière peuvent classé par défaut sous la rubrique n.s.a. la plus appro-
être classés conformément à la désignation et à la clas- priée de groupe d’emballage II »
sification du produit d’origine, si ses caractéristiques de Si on applique le paragraphe [Link].5, la mention « dé-
danger restent les mêmes. chets conformes au [Link].5 » doit apparaitre dans la
Exemple : désignation officielle du déchet dans le document de
Acétone non utilisée devenue déchet : transport.
UN 1090, déchet acétone, 3, II, (D/E)

9
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

Exemple : utilisation pour des déchets de la classe 3 transportés en


Classement d’un mélange de solvants, dont la composi- citerne de plus de 3000 litres impliquera systématique-
tion exacte n’est pas connue (exemple de diluants de pein- ment l’existence d’un plan de sûreté.
ture après usage) :
UN 1993, liquide inflammable n.s.a., 3, II, (D/E), A noter qu’avec les critères du groupe d’emballage I,
déchets conformes au [Link].5 quelle que soit la classe de danger, il faut de toute façon
que ce déchet soit identifié dans la procédure d’accepta-
Pour la classe 3 (liquides inflammables), les critères
tion préalable comme un déchet « à risque », devant faire
dépendent des valeurs des points d’éclair et des
l’objet d’attentions particulières pour son chargement,
points d’ébullition :
son déchargement, sa manipulation, son stockage et son
traitement.
GROUPE Point
Point d’éclair Cette méthode, réservée aux déchets (paragraphe
D’EMBALLAGE d’ébullition
[Link].5 de l’ADR), exclut les déchets contenant :
 ,
, 
 ”ƒ&
‡GHVPDWLqUHVGHODFODVVH
 ,,
,, ƒ&
ƒ& !ƒ& ‡GHVPDWLqUHVH[SORVLEOHVGpVHQVLELOLVpHVGHODFODVVH
 ,,,
,,, •ƒ&HW”ƒ&
•ƒ&HW”ƒ& !ƒ& ‡GHV PDWLqUHV DXWRUpDFWLYHV HW H[SORVLEOHV GpVHQVLELOL-
sées de la classe 4.1
‡GHVPDWLqUHVS\URSKRULTXHVGHODFODVVH
Il suffit de prouver que le déchet a un point d’ébullition ‡GHVPDWLqUHVGHODFODVVH
supérieur à 35°C pour affirmer que le déchet n’est pas ‡GHVPDWLqUHVGHODFODVVH
du groupe d’emballage I. Le déchet sera alors affecté au ‡GHVPDWLqUHVWR[LTXHVSDULQKDODWLRQGXJURXSHG·HP-
groupe d’emballage II. ballage I (risque principal ou secondaire) des classes 6.1
ou 3
Dans le cadre de l’application du [Link].5., il est pos- ‡GHVPDWLqUHVLQIHFWLHXVHVGHODFODVVH
sible d’affecter le groupe d’emballage III dans le cas de
figure où la rubrique n.s.a du mélange n’existe qu’avec A noter que certaines matières sont interdites au trans-
un groupe d’emballage III en particulier pour les numéros port, notamment les matières chimiquement instables.
ONU 3077 et 3082. On citera par exemple les mélanges d’acide chlorhydrique
et d’acide nitrique (eau régale).
L’utilisation du [Link].5 et l’affectation au groupe d’em- Le synoptique ci-dessous résume la méthodologie à appli-
ballage I ou II peuvent avoir des impacts en matière de quer pour le classement des déchets selon le paragraphe
sûreté (voir chapitre 12 de ce présent guide). Ainsi son [Link].5 de l’ADR.

Synoptique : classement des déchets à l’ADR selon le paragraphe [Link].5

Mélange de déchets

Le mélange est il constitué de déchets contenants :


- des matières de la classe 2
- des matières explosibles désensibilisées de la classe 4.1
La composition Non - des matières pyrophoriques de la classe 4.2 Non
du mélange est-elle - des matières de la classe 4.3
exactement connue ? - des matières de la classe 5.2
- des matières toxiques par inhalation du GE I (risque principal
ou secondaire) des classes 6.1 ou 3
Oui - des matières infectieuses de la classe 6.2

Affectation à une rubrique n.s.a


décrivant le mieux les caractéristiques Application du [Link].5 en affectant
Le mélange a-t-il Non
de danger du déchet sur les bases Oui le mélange au GE II et en ajoutant
de sa composition les caractéristiques « déchet conforme au [Link].5 »
du GE I ? à la désignation du mélange dans le BSD

La colonne (6) du tableau A fait elle Oui


référence à la disposition spéciale 274 Fin
pour la rubrique n.s.a retenue?
Application du [Link].5 en affectant
Oui le mélange au GE I et en ajoutant
« déchet conforme au [Link].5 »
à la désignation du mélange dans le BSD
Préciser le nom technique du ou
des principaux constituants
entre parenthèse dans
la désignation du déchet

10
3.2. Prépondérance des dangers dans le 3.3. Arbre de décision pour le classement
classement des mélanges des déchets

Cette méthode n’est valable que dans le cas où le déchet Les arbres de décision pour le classement des déchets
est constitué de substances parfaitement identifiées, et proposés pages 13 et 14 (ATTENTION : un arbre de déci-
dont on connait individuellement le classement ADR. sion pour les déchets liquides et un autre arbre pour les
déchets solides) sont destinés à vous aider au classement
Après avoir identifié chaque substance entrant dans un des déchets dangereux, cependant il conviendra de tou-
mélange, il faut déterminer le composant présentant le jours fournir l’identification la plus précise possible.
danger prépondérant.
Dans tous les cas, ces outils sont une aide à la classifica-
Si le danger prépondérant est dans la liste suivante (clas- tion, mais la seule référence réglementaire reste l’ADR.
sés par ordre décroissant d’importance), alors il faut utili-
ser ce danger pour classer le mélange : Cependant, l’arbre de choix ne doit pas être utilisé pour
‡OHVPDWLqUHVGHODFODVVH les déchets présentant un des risques suivants :
‡OHVPDWLqUHVH[SORVLEOHVGpVHQVLELOLVpHVGHODFODVVH ‡&ODVVHVDXIDpURVROV
‡OHVPDWLqUHVDXWRUpDFWLYHVHWH[SORVLEOHVGpVHQVLELOLVpHV ‡&ODVVHPDWLqUHVH[SORVLEOHVGpVHQVLELOLVpHV
de la classe 4.1 ‡&ODVVHPDWLqUHVDXWRUpDFWLYHVHWH[SORVLEOHV
‡OHVPDWLqUHVS\URSKRULTXHVGHODFODVVH désensibilisées
‡OHVPDWLqUHVGHODFODVVH ‡&ODVVHPDWLqUHVS\URSKRULTXHVHW
‡OHVPDWLqUHVWR[LTXHVSDULQKDODWLRQGXJURXSHG·HPEDO- autoéchauffantes
lage I (risque principal ou secondaire) des classes 6.1 ‡&ODVVH
ou 3 ‡&ODVVH
‡OHVPDWLqUHVLQIHFWLHXVHVGHODFODVVH ‡&ODVVHQRWDPPHQWOHV'$65,

0SLZ[YHWWLStX\LJLN\PKLUL[YHP[LWHZZWtJPÄX\LTLU[K\JHZWHY[PJ\SPLYKLZ+(:90
Sinon, les déchets doivent être classés en fonction de la
matière la plus dangereuse entrant dans le mélange, en
utilisant le tableau d’ordre de prépondérance du paragra-
phe [Link] de l’ADR (cf. tableau page suivante) :

Exemple :
Un déchet composé d’un produit de la classe 3 GE II et
d’un produit de la classe 6.1 II doit être classé : classe de
danger 3 GE II, risque subsidiaire 6.1.
Après avoir déterminé le risque principal (c’est-à-dire la
classe de danger) et le risque secondaire, il faut détermi-
ner le code UN en utilisant par exemple l’arbre de choix
présenté dans le présent guide (chapitre 3.3).
Pour connaître le classement ADR des différentes matiè-
res entrant dans le mélange, vous pouvez consulter la
rubrique 14 de la FDS de chaque produit.

Exemple :
Un mélange d’acétone (UN 1090 acétone, 3, II), de dichlo-
rométhane (UN 1593 dichlorométhane, 6.1, III) et de mé-
thanol (UN 1230 méthanol, 3 (6.1), II) pourra être classé
comme suit :
UN 1992, déchet liquide inflammable et toxique
n.s.a. (acétone, méthanol), 3 (6.1), II, (D/E)

11
Tableau d’ordre de prépondérance des dangers (paragraphe [Link] de l’ADR)

Classe et groupe 4.1, II 4.1, III 4.2, II 4.2, III 4.3, I 4.3, II 4.3, III 5.1, I 5.1, II 5.1, III 6.1, I 6.1, I 6.1, II 6.1, III 8, I 8, II 8, III 9
d’emballage DERMAL ORAL

3, I SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ
4.3,I 4.3,I 4.3,I 3,I 3,I 3,I 3,I 3,I 3,I 3, I 3,I
4.1 3,I 4.1 3,I 4.2 3,I 4.2 3,I 5.1,I 3,I 5.1,I 3,I 5.1,I 3,I
3, II SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ
4.3,I 4.3,II 4.3,II 3,I 3,I 3,II 3,II 8,I 3,II 3,II 3,II
4.1 3,II 4.1 3,II 4.2 3,II 4.2 3,II 5.1,I 3,I 5.1,II 3,II 5.1,II 3,II
3, III SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ SOL LIQ
4.3,I 4.3,II 4.3,III 6.1,I 6.1,I 6.1,II 3,III a 8,I 8,II 3,III 3,III
4.1 3,II 4.1 3,III 4.2 3,II 4.2 3,III 5.1,I 3,I 5.1,II 3,II 5.1,III 3,III
4.1, II SOLL LIQ SOLL LIQ Q SOLL LIQ SOLL LIQ
4.2,II 4.2,II 4.3,I 4.3,II 4.3,II 5.1,I 4.1,II 4.1,II 6.1,I 6.1,I 8,I 4.1,II
4.1,II 6.1,II 4.1,II 6.1,II 4.1,II 8,II 4.1,II 8,II
4.1, III SOL LIQ SOL LIQ
4.2,II 4.2,III 4.3,I 4.3,II 4.3,III 5.1,I 4.1,II 4.1,III 6.1,I 6.1,I 6.1,II 8,I 8,II 4.1,III
4.1,III 6.1,III 4.1,III 8,III
4.2, II 4.3,I 4.3,II 4.3,II 5.1,I 4.2,II 4.2,II 6.1,I 6.1,I 4.2,II 4.2,II 8,I 4.2,II 4.2,II 4.2,II
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

4.2, III 4.3,I 4.3,II 4.3,III 5.1,I 5.1,II 4.2,III 6.1,I 6.1,I 6.1,II 4.2,III 8,I 8,II 4.2,III 4.2,III
4.3, I 5.1,I 4.3,I 4.3,I 6.1,I 4.3,I 4.3,I 4.3,I 4.3,I 4.3,I 4.3,I 4.3,I
4.3, II 5.1,I 4.3,II 4.3,II 6.1,I 4.3,I 4.3,II 4.3,II 8,I 4.3,II 4.3,II 4.3,II

12
4.3, III 5.1,I 5.1,II 4.3,III 6.1,I 6.1,I 6.1,II 4.3,III 8,I 8,II 4.3,III 4.3,III
5.1, I 5.1,I 5.1,I 5.1,I 5.1,I 5.1,I 5.1,I 5.1,I 5.1,I
5.1, II 6.1,I 5.1,I 5.1,II 5.1,II 8,I 5.1,II 5.1,II 5.1,II
5.1, III 6.1,I 6.1,I 6.1,II 5.1,III 8,I 8,II 5.1,III 5.1,III
6.1, I SOL LIQQ
6.1,I 6.1,I 6.1,I
DERMAL 6.1,I 8,I
6.1, I SOL LIQ 6.1,I 6.1,I 6.1,I
ORAL 6.1,I 8,I
6.1, II SOL LIQ 6.1,II 6.1,II 6.1,II
INHAL 6.1,I 8,I
6.1, II SOL LIQ SOL LIQ 6.1,II 6.1,II
DERMAL 6.1,I 8,I 6.1,II 8,II
SOL = matières et mélanges solides
6.1, II SOL LIQ
LIQ = matières, mélanges et solutions liquides 8,I 6.1,II 6.1,II
ORALL 6.1,II 8,II
DERMAL = toxicité à l’absorption cutanée
6.1, III ORAL = toxicité à l’ingestion 8,I 8,II 8,III 6.1,III
INHAL = toxicité à l’inhalation
8, I 8,I
a Classe 6.1 pour les pesticides
8, II 8,II
8, III 8,III
Liquide
sans risque subsidiaire 1263 Peintures ou Matières apparentées aux peintures
F1 1993 Liquide inflammable, n.s.a.
Inflammable a
classe 3 toxique 1992 Liquide inflammable toxique, n.s.a.
FT1
avec risque subsidiaire corrosif
FC
2924 Liquide inflammable corrosif n.s.a.
toxique, corrosif
3286 Liquide inflammable toxique, corrosif n.s.a.
FTC

Comburant b sans risque subsidiaire


3139 Liquide comburant n.s.a.
classe 5.1

organique 2810 Liquide organique toxique, n.s.a.


T1
1935 Cyanure en solution, n.s.a.
sans risque subsidiaire d inorganique
T4 3287 Liquide inorganique toxique, n.s.a.
Toxique c pesticide
2902 Pesticide liquide toxique, n.s.a.
classe 6.1 T6

inflammable
2929 Liquide organique toxique inflammable, n.s.a.
7)7)
avec risque subsidiaire 2903 Pesticide liquide toxique inflammable, n.s.a.

corrosif d 2927 Liquide organique toxique, corrosif, n.s.a.


7&7& 3289 Liquide inorganique toxique, corrosif, n.s.a.

acide d 3264 Liquide inorganique corrosif, acide, n.s.a.


&& 3265 Liquide organique corrosif, acide, n.s.a.
d
sans risque subsidiaire basique 3266 Liquide inorganique corrosif, basique, n.s.a.
&&
3267 Liquide organique corrosif, basique, n.s.a.
autre corrosif
C9 1760 Liquide corrosif, n.s.a.
Corrosif e
classe 8
inflammable 2920 Liquide corrosif, inflammable, n.s.a.
CF1
avec risque subsidiaire toxique
2922 Liquide corrosif, toxique n.s.a.
CT1

comburant 3093 Liquide corrosif, comburant, n.s.a.


CO1
Matieres et
objets
j
PCB
dangereux
g 2315 Diphényles polychlorés liquides
divers M2
Matière polluante pour
classe 9 l’environnement aquatique f 3082 Matière dangereuse du point de vue de
M6 l’environnement, liquide, n.s.a.

 H :PSLZWVPU[ZtJSHPYL[SLZWVPU[ZK»tI\SSP[PVUULWL\]LU[WHZv[YLKt[LYTPUtZL[X\»H\J\UJVTWVZHU[K\NYV\WLK»LTIHSSHNL0U»LZ[WYtZLU[KHUZSLKtJOL[WHYL_LTWSLS»t[OLYt[O`SPX\LSLKPZ\SM\YLKL
JHYIVULSLZWLU[HULZSLNYV\WLK»LTIHSSHNL00ZLYHYL[LU\WHYKtMH\[    
 I 3»HMMLJ[H[PVUK\NYV\WLK»LTIHSSHNL[PLU[JVTW[LK\NYV\WLK»LTIHSSHNLK\JVUZ[P[\HU[K\KtJOL[H`HU[Q\Z[PÄtJLJSHZZLTLU[   
 J 3»HMMLJ[H[PVUK\NYV\WLK»LTIHSSHNLZLMHP[LUMVUJ[PVUKLZNYV\WLZK»LTIHSSHNLZKLZJVTWVZHU[ZK\KtJOL[Z»PSZZVU[JVUU\ZL_LTWSLK»\UKtJOL[JVU[LUHU[K\[YPJOSVYt[O`SuULX\PZLYHJSHZZtLU
NYV\WLK»LTIHSSHNL000*LWLUKHU[ZPSLJHYHJ[uYL[V_PX\LKVZLSt[HSLULWL\[WHZv[YLKt[LYTPUtL[X\»H\J\UJVTWVZHU[K\NYV\WLK»LTIHSSHNL0U»LZ[WYtZLU[KHUZSLKtJOL[WHYL_LTWSLJ`HU\YLKL
ZVKP\T¯SLNYV\WLK»LTIHSSHNL00ZLYHYL[LU\WHYKtMH\[
 K 3VYZX\LSLJHYHJ[uYLVYNHUPX\LV\PUVYNHUPX\LU»LZ[WHZJVUU\SLKtJOL[LZ[[V\QV\YZHMMLJ[tH\U‡65<KLSHY\IYPX\LUZHVYNHUPX\L   
 L 3»HMMLJ[H[PVUK\NYV\WLK»LTIHSSHNLWL\[v[YLLMMLJ[\tLH\YLNHYKK\JVTWVZHU[SLWS\ZJVU[YHPNUHU[WHYYHWWVY[H\_JYP[uYLZKLSHKPYLJ[P]L*,TVKPÄtLL[KLZHJVUJLU[YH[PVUWHYYHWWVY[H\_
JYP[uYLZKLSHKPYLJ[P]L *,TVKPÄtL!
  HMMLJ[H[PVUH\NYV\WLK»LTIHSSHNL0SVYZX\»\UJVTWVZHU[JVYYVZPML[YLSL]HU[K\.,0LZ[JVUJLU[YtKHUZSLKtJOL["
  HMMLJ[H[PVUH\NYV\WLK»LTIHSSHNL00SVYZX\»\UJVTWVZHU[JVYYVZPML[YLSL]HU[K\.,0LZ[KPS\tKHUZSLKtJOL[V\SVYZX\»\UJVTWVZHU[JVYYVZPML[YLSL]HU[K\.,00LZ[JVUJLU[YtKHUZSLKtJOL["
  HMMLJ[H[PVUH\NYV\WLK»LTIHSSHNL000SVYZX\»\UJVTWVZHU[JVYYVZPML[YLSL]HU[K\.,00LZ[KPS\tKHUZSLKtJOL[V\SVYZX\»\UJVTWVZHU[JVYYVZPML[YLSL]HU[K\.,000LZ[JVUJLU[YtKHUZSLKtJOL[
 M :L\SZSLZKtJOL[ZYtWVUKHU[H\_JYP[uYLZKtÄUPZH\Š WL\]LU[v[YLHMMLJ[tZH\U‡65<*LZKtJOL[ZYLSL]HU[KLJLU‡65<ZVU[[V\QV\YZHMMLJ[tZH\NYV\WLK»LTIHSSHNL000 

13
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

Solide

Gaz Aérosols a
1950 Aérosols
classe 2 5TF

Peinture b 1263 Peinture


classe 3 F1 1263 Matieres apparentées aux peintures

organique d
1325 Solide organique inflammable, n.s.a.
sans risque subsidiaire c g q d
inorganique
F1
3178 Solide inorganique inflammable, n.s.a.
classe 4.1 F3
autre e
3175 Solide contenant du liquide inflammable, n.s.a.
F1
Solide
inflammable toxique d 2926 Solide organique inflammable toxique, n.s.a.
)7)7 3179 Solide inorganique inflammable toxique, n.s.a.
avec risque subsidiaire c
classe 4.1 corrosif d 2925 Solide organique inflammable corrosif, n.s.a.
)&)& 3180 Solide inorganique inflammable corrosif n.s.a.
Comburantc sans risque subsidiaire
1479 Solide comburant n.s.a
O2
classe 5.1

organique 2811 Solide organique toxique, n.s.a.


T2
inorganique 3288 Solide inorganique toxique, n.s.a.
sans risque subsidiaired T5
pesticide
Toxiquec 2588 Pesticide
T7 solide toxique, n.s.a.
T7
classe 6.1 autre e
T9 3243 Solide contenant du liquide toxique, n.s.a.

inflammable
avec risque subsidiaire TF2 2930 Solide organique toxique, inflammable, n.s.a.

corrosif d 2928 Solide organique toxique, corrosif, n.s.a.


7&7&
3290 Solide inorganique toxique, corrosif, n.s.a.

acide d 3260 Solide inorganique corrosif, acide, n.s.a.


&& 3261 Solide organique corrosif, acide, n.s.a.

basique d 3262 Solide inorganique corrosif, basique, n.s.a.


&& 3263 Solide organique corrosif, basique, n.s.a.
sans risque subsidiaire

autre corrosif 1759 Solide corrosif, n.s.a.


C10 3244 Solide contenant du liquide corrosif n.s.a.
Corrosif c
classe 8 2794 Accumulateurs remplis d’électrolyte liquide acide
objet
C11
2795 Accumulateurs remplis d’électrolyte liquide alcalin

inflammable
2921 Solide corrosif, inflammable, n.s.a.
avec risque subsidiaire CF2

toxique
CT2
2923 Solide corrosif, toxique n.s.a.

Matieres Amiante f 2212 Amiantes amphiboles


et objets
j M1 2590 Amiante chrysotile
dangereux
g
divers PCB
M2 3432 Diphényles polychlorés solide, n.s.a.
classe 9
Piles au lithium g 3090 Piles au lithium métal
M4 3480 Piles au lithium ionique
Matière polluante pour
3077 Matière dangereuse du point de vue
l’environnement aquatique h M7 de l’environnement, solide, n.s.a.

H3LZSV[ZKLKtJOL[ZK»HtYVZVSZZVU[HMMLJ[tZH\JVKLKLJSHZZPÄJH[PVUKLZHtYVZVSZUL\MZSVYZX\»PSZJVUZ[P[\LU[KLZSV[ZOVTVNuULZ3LZSV[ZOt[tYVNuULZZVU[HMMLJ[tZWHYKtMH\[H\JVKLKLJSHZZPÄJH[PVU;-
I(MMLJ[H[PVUH\NYV\WLK»LTIHSSHNL00ZLSVUSLZJVUKP[PVUZKLSHKPZWVZP[PVUZWtJPHSL
J3»HMMLJ[H[PVUK\NYV\WLK»LTIHSSHNL[PLU[JVTW[LK\NYV\WLK»LTIHSSHNLK\JVUZ[P[\HU[K\KtJOL[H`HU[Q\Z[PÄtJLJSHZZLTLU[
K3VYZX\LSLJHYHJ[uYLVYNHUPX\LV\PUVYNHUPX\LU»LZ[WHZJVUU\SLKtJOL[LZ[HMMLJ[tKLWYtMtYLUJLH\U‡65<KLSHY\IYPX\LUZHVYNHUPX\L
L3LZKtJOL[ZYLSL]HU[KLJLU‡65<ZVU[[V\QV\YZHMMLJ[tZH\NYV\WLK»LTIHSSHNL00
M3VYZX\LSL[`WLK»HTPHU[LU»LZ[WHZJVUU\SLKtJOL[LZ[[V\QV\YZHMMLJ[tH\U‡65<
N@JVTWYPZSLZWPSLZLUTtSHUNLZZLSVUSHKPZWVZP[PVUZWtJPHSL
O:L\SZSLZKtJOL[ZYtWVUKHU[H\_JYP[uYLZKtÄUPZH\Š WL\]LU[v[YLHMMLJ[tZH\U‡65<*LZKtJOL[ZZVU[Z`Z[tTH[PX\LTLU[HMMLJ[tZH\NYV\WLK»LTIHSSHNL000

14
CONDITIONNEMENT
4
ET TRANSPORT
Il y a 3 façons de conditionner et de transporter un déchet Les paragraphes 13.5 et 13.6 de ce présent guide préci-
dangereux : sent les conditions d’application de ces exemptions. »

4.1. En colis 4.2. En vrac (solide)

« Colis »1, le produit final de l’opération d’emballage prêt « Transport en vrac » 1, le transport de matière solides
pour l’expédition, constitué par l’emballage ou le grand ou d’objets non emballés dans des véhicules ou conte-
emballage ou le GRV lui-même avec son contenu (…). Le neurs. Ce terme ne s’applique ni aux marchandises qui
terme ne s’applique pas aux marchandises transportées sont transportées comme colis, ni aux matières qui sont
en vrac ni aux matières transportées en citernes. transportées en citernes.

Exemple : Exemple :
Déchets dangereux transportés en bidon, fût, big-bag… Déchets dangereux solides transportés en benne
Il existe des exemptions possibles d’application de l’ADR (terres souillées…)
dans le cadre du transport en colis :
- une exemption partielle d’application des prescrip-
tions de l’ADR en fonction des quantités transportées
4.3. En citerne (liquide ou solide
par unité de transport (paragraphe [Link] de l’ADR.
cf. paragraphe 13.5 du guide) ;
pulvérulent/granulaire)
- une exemption totale d’application des prescriptions
d’application de l’ADR dès lors que la marchandise « Transport en citerne » 1, le transport de matière liquide
dangereuse est conditionnée en quantité limitée (cha- RXVROLGHSXOYpUXOHQWHJUDQXODLUHGDQVXQUpVHUYRLUPXQL
pitre 3.4 de l’ADR). Ce cas ne concerne que les em- de ses équipements de service et de structure. Il couvre
ballages combinés 1, constitués par un ou plusieurs les citernes fixes, citernes à déchets opérant sous vide,
emballages intérieurs assujettis dans un emballage conteneurs citernes, citernes mobiles, citernes démonta-
extérieur (cf. paragraphe 13.6 du guide). bles, (…).
Exemple :
ATTENTION, ces exemptions sont très rarement utili- Déchet dangereux liquide transporté en citerne
sées dans le transport des déchets. Si elles sont utilisées, (bain de traitement de surface usagé…)
elles doivent l’être en parfaite connaissance de leur champ
d’application. Chacun de ces modes de transport et de conditionnement
va être passé en revue dans les chapitres suivants.

,_[YHP[(+9Š+tÄUP[PVUZ

15
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

5 EMBALLAGES

5.1. Règles générales concernant l’emballage des déchets soumis à l’ADR

Une matière soumise à l’ADR doit être emballée dans un Exemple :


emballage homologué, sauf dans quelques cas particu- Big-bag, cubitainer ou conteneur de 1000 litres, caisse
liers prévus dans l’ADR (par exemple aérosols et batte- palette homologuée.
ries, voir paragraphes 5.3.1 et 5.3.3 de ce guide).
] Chaque matière soumise à l’ADR doit se conformer à
Les trois principaux modes de conditionnement sont : son instruction d’emballage (colonne 8 et 9 du tableau A)
pour être autorisée au transport :
] Emballage simple : emballage en contact direct avec la ‡3 SDFNDJLQJ HPEDOODJHV I€WELGRQVFDLVVHVDFV« 
marchandise dangereuse. hors IBC et LP
Exemple : ‡,%& LQWHUPHGLDWH EXON FRQWDLQHU   *59 *UDQGV 5pFL-
Bidons, fûts… pients pour Vrac)
‡/3 ODUJHSDFNDJLQJ  JUDQGHPEDOODJH WUqVSHXXWLOLVp
dans le transport de déchets) ; c’est un emballage exté-
] Emballage combiné : combinaison d’un ou plusieurs rieur qui va contenir des emballages intérieurs
emballages intérieurs placés dans un emballage extérieur ‡5HPEDOODJHPpWDOOLTXHOpJHU
homologué.
Exemple :
Caisse homologuée de 60 litres contenant des flacons en ] L’absence d’instruction d’emballage (colonne 8 du
verre correctement calés. tableau A) indique que la matière n’est pas autorisée au
transport en colis. Par exemple, les liquides inflammables
classés en UN 1993 du groupe d’emballage I et II (lorsque
] GRV (Grands Récipients pour Vrac) : emballage souple la pression de vapeur à 50 °C est supérieure à 110 kPa)
ou rigide d’une capacité comprise entre 450 et 3000 ne sont pas autorisés en GRV (voir extrait du tableau A du
litres, en contact direct avec la marchandise dangereuse chapitre 3.2 de l’ADR page suivante).
et conçu pour une manutention mécanique.

16
EMBALLAGE
N° NOM ET DESCRIPTION CLASSE CODE DE GROUPE ÉTIQUETTES DISPOSITIONS QUANTITÉS LIMITÉES
ONU CLASSIFICATION D’EMBALLAGE SPÉCIALES ET EXCEPTÉES Instructions Dispositions Dispositions
d’emballage spéciales pour
d’emballage l’emballage
en commun
3.1.2 2.2 2.2 [Link] 5.2.2 3.3 3.4.6 [Link] 4.1.4 4.1.4 4.1.10
(1) (2) (3a) (3b) (4) (5) (6) (7a) (7b) (8) (9a) (9b)
LIQUIDE
3 MP7
1992 INFLAMMABLE, 3 FT1 I 274 0 E0 P001
+6.1 MP17
TOXIQUE, N.S.A.
LIQUIDE
3 P001
1992 INFLAMMABLE, 3 FT1 II 274 0 E2 MP19
+6.1 IBC02
TOXIQUE, N.S.A.
LIQUIDE P001
3
1992 INFLAMMABLE, 3 FT1 III 274 5L E1 IBC03 MP19
+6.1
TOXIQUE, N.S.A. R001
LIQUIDE MP7
1993 3 F1 I 3 274 0 E3 P001
INFLAMMABLE, N.S.A. MP17
LIQUIDE
INFLAMMABLE, N.S.A. 274
1993 (pression de vapeur 3 F1 II 3 601 1L E2 P001 MP19
jƒ&VXSpULHXUH 640C
à 110 kPa)
LIQUIDE
INFLAMMABLE, N.S.A. 274 P001
1993 (pression de vapeur 3 F1 II 3 601 1L E2 IBC02 MP19
jƒ&LQIpULHXUHRX 640D R001
égale à 110 kPa)
P001
274
LIQUIDE IBC03
1993 3 F1 III 3 601 5L E1 MP19
INFLAMMABLE, N.S.A. LP01
640E
R001

5.1.1. Exigences minimales pour tout emballage

] Principes Généraux
En outre, il est bien sûr formellement interdit
Les marchandises dangereuses doivent être emballées G·XWLOLVHUO·HPEDOODJHFRPPH© UpDFWHXUFKLPLTXH ª
G·XWLOLVHUO·HPEDOODJHFRPPH©UpDFWHXUFKLPLTXHª
dans des emballages de bonne qualité. Ces prescriptions par exemple y effectuer une opération de
s’appliquent également aux GRV ou grands emballages. neutralisation.

Ces emballages doivent être suffisamment solides pour


résister aux chocs et aux sollicitations habituelles surve-
nant : ] Préparation à l’expédition
‡ORUV GHV RSpUDWLRQV GH PDQXWHQWLRQV OLpHV DX FKDUJH-
ment et au déchargement Lors de la préparation à l’expédition, les emballages doi-
‡HQFRXUVGHWUDQVSRUW vent être « fabriqués » et fermés de façon à exclure toute
perte du contenu.
Les parties des emballages qui sont directement en Les emballages doivent être fermés conformément aux
contact avec les marchandises dangereuses : informations fournies par le fabricant.
‡QHGRLYHQWSDVrWUHDOWpUpHVRXQRWDEOHPHQW En cours de transport, il ne doit pas y avoir de résidus
affaiblies par celles-ci dangereux qui adhèrent à l’extérieur des emballages.
‡QHGRLYHQWSDVUpDJLUGDQJHUHXVHPHQWDYHFFHOOHVFL
Si nécessaire, les emballages doivent recevoir un revête- Lors du remplissage des emballages avec des liquides, il
ment intérieur ou un traitement intérieur adéquat. convient de laisser une marge de remplissage suffisan-
te (creux) pour exclure toute fuite du contenu, et toute

17
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

déformation permanente de l’emballage résultant de la


dilatation du liquide sous l’effet des variations de tempé- 5.1.2. Homologation des contenants
rature rencontrées en cours de transport.
‡/·KRPRORJDWLRQ G·XQ HPEDOODJH HVW GpFHUQpH SDU XQ
organisme agréé à l’issue d’une série d’épreuves. Ces
] Mise en place d’un évent épreuves, certifiant de la conformité de l’emballage,
consistent en une série de tests de chute, gerbage,
L’emballage, ou le GRV, peut être pourvu d’un évent, si étanchéité et pression interne.
une pression risque d’apparaître dans un colis en raison
d’un dégagement de gaz de la matière transportée (dû à ‡3RXUOHVHPEDOODJHVSODVWLTXHVFHVpSUHXYHVVRQWFRP-
une augmentation de la température ou à d’autres cau- plétées par des tests de compatibilité chimique réalisés
ses). Il convient cependant de s’assurer que le gaz émis avec des liquides de référence.
ne cause pas de danger du fait de sa toxicité, de son in-
flammabilité ou de la quantité dégagée, par exemple. ‡&HOXL TXL HPEDOOH GRLW GLVSRVHU GX FHUWLILFDW G·DJUp-
L’évent doit être conçu de façon à éviter les fuites de li- ment des emballages qu’il utilise (article 10, alinéa 7 de
quide et la pénétration de matières étrangères dans des l’arrêté TMD). Ce certificat en spécifie les conditions
conditions normales de transport, l’emballage ou le GRV d’utilisation qu’il convient de respecter : éléments de
étant placé dans la position prévue pour le transport. calage, système de fermeture, limites de remplissage,
compatibilité chimique du matériau…

] Cas de l’emballage combiné ‡8QHPEDOODJHGRLWDVVXUHUVRQU{OHGHUpWHQWLRQ UHWHQLU


le déchet). Il doit rester fermé hermétiquement tout au
Les emballages intérieurs doivent être emballés dans les long du transport, y compris lors de chutes.
emballages extérieurs de façon à éviter, dans les condi-
tions normales de transport, qu’ils se brisent, soient per- Exemple :
forés ou laissent échapper leur contenu dans les emballa- Un fût à ouverture totale homologué, dont le dispositif de
ges extérieurs. fermeture (couvercle + joint + cerclage) a été remplacé
Les emballages intérieurs fragiles ou faciles à perforer par un autre dispositif non étanche (par exemple sache
doivent être rangés dans les emballages extérieurs avec plastique) n’est plus un emballage homologué.
l’interposition de matières de rembourrage et d’absor-
bants appropriés. ‡/DGXUpHG·XWLOLVDWLRQGHVI€WVRXGHVELGRQVHQSODVWL-
que, ainsi que des GRV en plastique rigide ou des GRV
Les emballages intérieurs contenant des liquides doivent composite avec récipient intérieur en plastique, pour le
être emballés avec leur fermeture vers le haut et pla- transport ADR est limitée à 5 ans au maximum. Tou-
cés dans des emballages extérieurs munis des flèches tefois, elle peut être ramenée à 2 ans pour certaines
d’orientation : matières, comme par exemple l’acide nitrique.

]Marquage de l’emballage

L’homologation d’un conditionnement est indiquée grâce


à un marquage. Les lettres (X, Y ou Z), situées immédiate-
ment après le code désignant l’emballage, indiquent le(s)
groupe(s) d’emballage pour lequel(lesquels) le modèle
Des marchandises dangereuses ne doivent pas être em- type a subi avec succès les épreuves :
ballées dans un même emballage extérieur, ou dans de ‡;SRXUOHVJURXSHVG·HPEDOODJH,,,HW,,,
grands emballages, avec d’autres marchandises, dange- ‡<SRXUOHVJURXSHVG·HPEDOODJH,,HW,,,
reuses ou non, si elles réagissent dangereusement avec ‡=SRXUOHJURXSHG·HPEDOODJH,,,VHXOHPHQW
elles (voir paragraphe 5.1.6 de ce guide).
Page suivante, 3 exemples de marquage pour :
‡XQ*59KRPRORJXpGHOLWUHVSRXUOLTXLGHV
‡XQELGRQKRPRORJXpSRXUOHVOLTXLGHV
‡XQI€WKRPRORJXpSRXUOHVVROLGHV

18
Exemple de marquage d’un GRV homologué de 1000 litres pour liquides

31 HA1 : GRV pour liquides, avec récipient intérieur


en plastique rigide
Y: Groupe d’emballage II et III 31HA1/ Y/0514/D /BAM 6741/WERIT/FN/
0514 : Mois et année de fabrication 4085/1735/1060 ltr /73 kg/100 kPa
D: Nom de l’Etat qui autorise l’attribution
de la marque
BAM 6741 : Identification de l’organisme et numéro
WERIT/FN : Nom du fabricant
4085 : Charge appliquée lors de l’épreuve de gerbage
1735 : Masse brute maximale admissible en kg 31HA1/ Y/0514/D /BAM 6741/WERIT/FN/
4085/1735/1060 ltr /73 kg/100 kPa
1060 ltr : Contenance en litres
73 kg : Poids à vide
100 kPa : Pression d’épreuve en kPa

Une marque additionnelle indique la date de la dernière


épreuve d’étanchéité et de la dernière inspection.

Exemple de marquage sur un bidon Exemple de marquage sur un fût plastique


homologué pour les liquides à ouverture totale pour des solides

3H1 : Désignation de l’emballage (cf partie 6 de l’ADR) :


1H2 : Désignation de l’emballage (cf partie 6 de l’ADR) :
bidon en plastique à dessus non amovible
fût en plastique à dessus amovible
Y: Groupe d’emballage : le modèle type à subi
Y: Groupe d’emballage : le modèle type à subi
avec succès les épreuves pour les groupes
avec succès les épreuves pour les groupes
d’emballage II et III
d’emballage II et III
1,9 : Densité relative pour laquelle l’emballage a été
80 : Masse brute maximale en kg
éprouvé
S: L’emballage est destiné au transport de solides
200 : Pression d’épreuve hydraulique en kPa
ou d’emballages intérieurs
14 : Année de fabrication
14 : Année de fabrication
B: Nom de l’Etat qui autorise l’attribution
F: Nom de l’Etat qui autorise l’attribution de la marque
de la marque
BVT149897 : Identification de l’organisme et numéro
rB-020175 : Identification de l’organisme et numéro
MAUSER : Nom du fabricant
xx : Nom du fabricant

19
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

] En plus du marquage que l’on trouve sur tout embal-


5.1.3. Cas particulier des GRV lage homologué pour des déchets soumis à l’ADR, un
emballage reconditionné doit comporter les mentions
Pour conserver leur homologation, certains GRV doivent suivantes :
être inspectés par un organisme certifié (GRV métallique, ‡OHQRPGHO·(WDWGDQVOHTXHOOHUHFRQGLWLRQQHPHQWDpWp
GRV en plastique rigide ou GRV composite) : effectué, indiqué par le signe distinctif prévu pour les
‡SDUWLHOOHPHQWWRXVOHVDQV véhicules dans le trafic international ;
‡HWFRPSOqWHPHQWDQVDSUqVOHXUGDWHGHIDEULFDWLRQ ‡OH QRP GX UHFRQGLWLRQQHXU RX DXWUH LGHQWLILFDWLRQ GH
l’emballage spécifiée par l’autorité compétente ;
Exemple : ‡O·DQQpHGHUHFRQGLWLRQQHPHQW
Un GRV du type 31HA1 (conteneur grillagé en plastique ‡OD OHWWUH ©5ª FRXSOpH j OD OHWWUH ©/ª VL O·HPEDOODJH
rigide) dont la partie supérieure a été découpée ne peut satisfait à l’épreuve d’étanchéité prescrite au [Link] de
plus être considéré comme un emballage homologué : l’ADR.
cela peut éventuellement servir de caisse de manutention
(suremballage) pouvant contenir des emballages homolo- Exemple :
gués. Marquage
q g sur des fûts en acier reconditionnés :

u 1A1/Y1.4/150/97 Fût pour


5.1.4. Réutilisation des emballages n NL/RB/01 RL liquides

] L’emballage réutilisé doit être dans un état tel qu’il pour-


rait repasser, à tout instant, l’épreuve d’homologation u 1A2/Y150/S/99 Fût pour
avec succès. n USA/RB/00 R solides

] L’emballage peut être réutilisé si après contrôle :


‡LOV·DYqUHH[HPSWGHGpIDXWV
‡LOHVWH[HPSWGHUpVLGXVGHPDWLqUHVGDQJHUHXVHVDGKp- 5.1.6. Emballages en commun
rents à l’extérieur
‡LO HVW GHVWLQp j rWUH UHPSOL GH PDWLqUHV FRPSDWLEOHV ] Il est interdit d’emballer en commun des matières sus-
identiques ou analogues au contenu antérieur ceptibles de réagir entre elles en provoquant la forma-
‡HWFRQIRUPHDX[LQVWUXFWLRQVG·HPEDOODJHGXGpFKHWj tion d’un mélange instable ou corrosif, l’émanation de
transporter gaz ou un dégagement important de chaleur.

Exemple de défauts : ] Parmi les réactions dangereuses on peut noter :


‡&RUURVLRQSRXUOHVHPEDOODJHVPpWDOOLTXHV ‡O·H[SORVLRQ OD FRPEXVWLRQ HWRX OH GpJDJHPHQW GH
‡'LVSRVLWLI GH IHUPHWXUH GpIDLOODQW  DEVHQFH GX MRLQW chaleur importante
fermeture à clé cassée… ‡OH GpJDJHPHQW GH JD] LQIODPPDEOHV WR[LTXHV
‡&KRFVRXGpIRUPDWLRQVVXLWHjFRXSGHIRXUFKHFKXWH asphyxiants ou corrosifs
affaissement après gerbage… ‡ODIRUPDWLRQGHPDWLqUHVFRUURVLYHV
‡6WUXFWXUHG·HPEDOODJHIUDJLOLVpHHPEDOODJHVD\DQWVXEL ‡ODIRUPDWLRQGHPDWLqUHVLQVWDEOHV
une réaction incompatible, gonflement à la chaleur,
etc… Le tableau page suivante présente, d’une manière non
exhaustive, quelques groupes d’incompatibilité. Il donne
] Les emballages vides ne pouvant pas être réutilisés quelques indications sur les effets possibles de certaines
doivent être orientés vers une filière de traitement réactions dangereuses. En cas de doute il faut toujours
adaptée. consulter un chimiste.

Exemples de réactions dangereuses :


5.1.5. Emballages reconditionnés ‡/·DFLGH QLWULTXH DFLGH R[\GDQW  UpDJLW YLROHPPHQW
avec les matières organiques pouvant entraîner une
explosion du fait de la production de gaz comme le gaz
] Après rénovation par un opérateur agréé, les embal- carbonique (CO2), l’azote (N2), …
lages reconditionnés doivent être à nouveau marqués. ‡/·DFU\ORQLWULOHSRO\PpULVHYLROHPPHQWHQSUpVHQFHG·XQH
Ce nouveau marquage définit les conditions d’utilisation base forte ;
de cet emballage qui peuvent être plus restrictives que ‡/·DOXPLQLXP HQ SRXGUH UpDJLW YLROHPPHQW DYHF XQH
celles de l’emballage d’origine. base forte en donnant de l’hydrogène explosif ;

20
‡/·DOXPLQLXPHQSRXGUHUpDJLWYLROHPPHQWDYHFGXWUL- ‡/HV FKORUDWHV HW SHUFKORUDWHV HQ SUpVHQFH GH PDWLqUHV
chloréthylène usé avec émission d’acide chlorhydrique organiques (peintures, résines, colles, bois, chiffons)
gazeux corrosif ; peuvent s’enflammer spontanément ou exploser ;
‡/·HDXR[\JpQpHFRQFHQWUpH ! UpDJLWDYHFO·DFpWRQH ‡/HVSDVWLOOHVGH©FKORUHª GLLVRFKORURF\DQXUDWHV UpDJLV-
en donnant des peroxydes d’acétone très sensibles qui sent violemment (explosion) en présence de composés
peuvent détonner au choc ; ammoniaqués ;
‡/·HDXR[\JpQpHHVWPRLQVVWDEOHDXFRQWDFWG·XQHEDVH ‡/HVLVRF\DQDWHVUpDJLVVHQWDYHFO·HDXHQGRQQDQWGXJD]
forte et se décompose en donnant de l’oxygène ; carbonique qui peut faire exploser un bidon.

Incompatibilités chimiques
Tableau des réactions dangereuses
Le tableau ci-dessous présente d’une manière non exhaustive quelques groupes d’incompatibilité.
Il donne quelques indications sur les effets possibles de certaines réactions dangereuses.
Ne sont pas pris en compte, les effets de projections par exemple de l’eau avec des acides.
Il faut toujours consulter un chimiste

1 Acides minéraux
1
(acide chlorhydrique…)
2 Acides minéraux
oxydants (acide nitrique, 2
acide perchlorique...)
3 Bases autres
T T 3
que l’ammoniaque
4 Composés de l’ammo-
T,Ei T,Et,Ei Ei,Et 4
nium et des amines
5 Oxydants puissants T,Et T,Et T,I, Ex,Et 5
6 Réducteurs puissants T,Ei T,I,Et T T,Ei Ex,I 6
7 Cyanures minéraux Et,Ei Ei,Et Ex, Ei Et 7
8 Poudres métalliques T,Ei T,Ei,Ex T,Ei,Ex T,Ei,Ex Ex,Ei Ex,Ei Ex,Et 8
9 Peroxydes, hydroperoxy-
T,Ea T,Ex T Ei,Et T Ex,I Ex,Et Ex,Ei,Et 9
des organiques
10 Solvants chlorés T,Et T,I,Et,Ec T,Ei Ei,Et Ex Ex,Ec Et,Ec Ex,Ec,Et Ex,Ec 10
11 Peroxydes minéraux T,Ea T,Ex T Ex,Ei Pi,Ei Ex,I Ex,Et Ex,I,Ei Ex,Ei 11
12 Autres solvants
inflammables, combus- T,Ea T,I,Et Ex,I,Ei Ex,I,Ei Ex,I,Ei Ex,Ei Ex,I,Ei 12
tibles
13 Eau, humidité T T T Ei 13
14 Cyanures organiques P,T,I T,I,Ex,Pi T,Pi,P Ex,I Et,Ei Ex,I Ex,Ei 14
15 Acides organiques T,Ea T Ei,Et T,I,Et T,Ei,Ec Et,Ec Et,Ei Ex,I Ec Ex Et 15
16 Isocyanates T,P T,I T,P,Ea P,Ea Ex,I Ei Ei Ex,I Ex,I,Ei P,Ea Pi P 16

Effets Commentaires
Inflammation I
Explosion Ex
Polymérisation P Polymérisation qui peut être très violente
Dégagement de chaleur T Dégagement de chaleur important
Emission de gaz inflammables Ei Par exemple l’hydrogène
Emission de gaz toxiques Et Par exemple HCN,H2S
Emission gaz non toxiques Ea Gaz asphyxiants ou non se traduisant par une augmentation de pression,
et ininflammables par ex CO2
Emission de gaz corrosifs Ec Par exemple l’acide chlorhydrique
Produit formé instable ou décomposition Pi Décomposition plus ou moins violente

21
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

] A noter que certains emballages sont homologués spé-


5.1.7. Emballages de secours
cifiquement pour contenir des objets ou des emballages
intérieurs (non homologués) contenant des matières
] L’ADR définit un emballage de secours comme étant solides ou liquides. Leur homologation contient la lettre
« un emballage spécial dans lequel des colis de marchan- ©9ª comme le marquage du carton ci-dessous :
dises dangereuses endommagés, défectueux ou présen- UN 4GV;6«
tant des fuites, ou des marchandises dangereuses qui
se sont répandues ou qui ont fui de leur emballage, sont
placés pour le transport en vue de leur récupération ou
élimination ».

] Les emballages homologués selon l’ADR en tant


qu’emballage de secours portent la marque « T ».
Exemple de marquage sur un surfût en acier :
1A2T / Y300 / S / 01 / …

] A noter : L’emballage de secours doit porter les marques


et étiquettes de l’emballage défectueux au format
réglementaire. S’y ajoute la mention ©(0%$//$*( '(
6(&2856ª (les lettres doivent être d’une hauteur mini-
male de 1,2 cm).

] Pour que l’emballage soit homologué


5.1.8. Emballages combinés il faut :
‡UHVSHFWHU VWULFWHPHQW OHV LQVWUXFWLRQV G·HPEDOODJH
] Il est également possible de sécuriser les emballages (sache plastique interne, calage et absorbant, scotch
non-conformes en réalisant un emballage combiné. armé et cerclage)
‡HWGpSRVHUGHVGpFKHWVHPEDOOpV VDFERvWHERXWHLOOH«
Exemple :
Conditionner des récipients pas ou plus homologués dans
un emballage extérieur homologué (par exemple voir 5.2. Règles concernant le suremballage
photo) en respectant les conditions suivantes :
des déchets soumis à l’ADR
‡IHUPHUFRUUHFWHPHQWFKDTXHUpFLSLHQWHWELGRQ
‡UDQJHUYHUWLFDOHPHQWHWFDOHUFKDTXHUpFLSLHQWHWELGRQ
avec un absorbant inerte ] Le suremballage est une enveloppe utilisée pour conte-
‡YpULILHU OD FRPSDWLELOLWp HQWUH OHV GpFKHWV HPEDOOpV HQ nir un ou plusieurs colis et en faire une unité plus facile
commun à manutentionner et à arrimer au cours du transport.
‡FKRLVLUXQHPEDOODJHH[WpULHXUGRQWOHQLYHDXG·KRPR-
logation est au moins aussi élevé que la matière la plus ] Le suremballage ne doit pas jouer le rôle d’emballage tel
dangereuse présente dans le colis que défini au point 5.1. L’homologation d’un surembal-
‡UHVSHFWHUOHVFRQGLWLRQVSUpYXHVGDQVOHFHUWLILFDWG·DJUp- lage n’est pas requise.
ment de l’emballage
Exemples :
‡8QHSDOHWWHVXUODTXHOOHSOXVLHXUVFROLVVRQWILOPpV
‡8QHPEDOODJHH[WpULHXUGHSURWHFWLRQWHOTX·XQHFDLVVH
ou une caisse palette aérée ou permettant une ventila-
tion naturelle
] Le suremballage doit être de qualité suffisante pour
assurer la sécurité des manutentions (chargement et
déchargement) et du transport.

22
5.3.2. Cas des piles (UN 3090 et UN 3480
5.3. Cas des matières pouvant être
– Dispositions spéciales
transportées dans des emballages
376, 377 et 636)
non homologués

Certains déchets tels que les aérosols et les accumula- ] Les piles et batteries au lithium métal (UN 3090) ou au
teurs sont soumis à l’ensemble des prescriptions de l’ADR, lithium ionique (UN 3480) et les équipements contenant
mais présentent certaines spécificités en ce qui concerne de telles piles et batteries (UN3091 et UN3481)
le choix du conditionnement. transportées en vue de leur élimination ou de leur
recyclage, en mélange ou non avec des piles ou batteries
autres qu’au lithium, peuvent être emballées selon les
5.3.1. Cas des aérosols (UN 1950 - modalités suivantes :
dispositions spéciales 625 et 327)
‡)€WV $%1+'* FDLVVHV $%1
4C1, 4C2, 4D, 4F, 4G, 4H2) ou bidons (3A2, 3B2, 3H2).
] Les déchets d’aérosols transportés aux fins de recycla- Ces emballages doivent satisfaire au niveau d’épreuve
ge ou d’élimination doivent être acheminés uniquement du groupe d’emballage II.
dans des engins de transport bien ventilés à l’exclusion
des conteneurs fermés. ‡8QLTXHPHQWSRXUOHVSHWLWHVSLOHVRXEDWWHULHVHWVLOH
poids du colis est inférieur ou égal à 30 Kg, il est pos-
] A l’exclusion de ceux qui présentent des fuites ou de sible d’utiliser des emballages extérieurs robustes non
graves déformations, les déchets d’aérosols peuvent être homologués en matériau non conducteur.
transportés dans les conditions suivantes :
‡/HVHPEDOODJHVPpWDOOLTXHVGRLYHQWrWUHpTXLSpVG·XQH
‡,OV VRQW FRQGLWLRQQpV GDQV GHV HPEDOODJHV GH ERQQH doublure en matériau non conducteur (par exemple en
qualité et fermés pour éviter tout déversement acci- plastique) présentant une résistance suffisante.
dentel. Ils doivent également être correctement ventilés
afin d’empêcher la formation d’une atmosphère inflam- ‡/HV SLOHV HW OHV EDWWHULHV GRLYHQW rWUH DVVXMHWWLHV GDQV
mable ou d’une accumulation de pression. l’emballage extérieur de manière à empêcher tout
mouvement excessif pendant le transport (par exemple
‡/HV GpFKHWV G·DpURVROV GRLYHQW rWUH WUDQVSRUWpV VHORQ par l’utilisation d’un matériau de rembourrage non-
l’instruction d’emballage P207 (suppression de P003). conducteur et non-combustible ou d’un sac en plastique
Cette instruction offre 2 possibilités : hermétiquement fermé).

– transport en emballages rigides non agréés : limites à ‡/HV FROLV GRLYHQW SRUWHU OD PDUTXH ©3,/(6 $8 /,7+,80
55 kg (carton), 125 kg (autres) ; POUR ÉLIMINATION » ou « PILES AU LITHIUM POUR
RECYCLAGE » en plus de l’UN et de l’étiquette de danger
– transport en emballages (fûts ou caisses) agréés n°9.
Groupe Emballage II : les limites de poids applicables
à ces emballages peuvent être plus élevées en fonc- ‡3RXU OHV SLOHV HW EDWWHULHV FRQWHQXHV GDQV GHV
tion de leurs homologations. équipements, il est autorisé d’utiliser des emballages
extérieurs robustes construits en matériaux appropriés,
‡&HV HPEDOODJHV GRLYHQW rWUH SRXUYXV GH PR\HQV SHU- d’une résistance et d’une conception adaptées à la
mettant de retenir tout liquide libéré susceptible de capacité de l’emballage et à l’utilisation prévue. Les
s’échapper pendant le transport, par exemple un maté- grands équipements peuvent être présentés pour le
riau absorbant ou une sache plastique. transport sans emballage ou sur des palettes lorsque
les piles ou les batteries sont protégées de manière
‡/HVUqJOHVG·pWLTXHWDJHSRXUOHQƒ218VRQWUHVSHFWpHV équivalente par l’équipement qui les contient. En outre,
notamment la marque « UN 1950 AÉROSOLS » et l’éti- pour les piles ou les batteries d’une masse brute égale
quette de danger. ou supérieure à 12 kg avec une enveloppe extérieure
robuste et résistante aux chocs, il est autorisé d’utiliser
] Les aérosols qui présentent des fuites ou de graves dé- des emballages extérieurs robustes construits en
formations doivent être transportés dans des emballages matériaux appropriés, d’une résistance et d’une
de secours appropriés. conception adaptées à la capacité de l’emballage et à
l’utilisation prévue.

23
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

] Des conditions particulières d’emballages sont exigées 5.3.3. Cas des batteries (accumulateurs)
pour les piles et batteries endommagées ou défectueuses.
Il peut notamment s’agir, mais pas seulement, de : ] A l’exception des accumulateurs au sodium (UN 3292),
les accumulateurs usagés (UN 2794, 2795, 2800 et 3028)
‡3LOHVRXEDWWHULHVLGHQWLILpHVFRPPHGpIHFWXHXVHVSRXU
peuvent être transportés dans des caisses en acier inoxy-
des raisons de sécurité ;
dable ou en plastique rigide d’une capacité maximale de
‡3LOHVRXEDWWHULHVTXLSUpVHQWHQWGHVVLJQHVGHIXLWHGH 1 m3.
liquide ou de gaz ;
] Les caisses doivent être résistantes aux matières corro-
‡3LOHV RX EDWWHULHV TXL QH SHXYHQW SDV rWUH GLDJQRVWL- sives contenues dans les accumulateurs. Dans les condi-
quées avant le transport ; ou de tions normales de transport, aucune matière corrosive
ne doit s’échapper des caisses et aucune autre matière
‡3LOHVRXEDWWHULHVD\DQWVXELXQHGpWpULRUDWLRQSK\VLTXH (par exemple de l’eau) ne doit y pénétrer. Aucun résidu
ou mécanique. dangereux des matières corrosives contenues dans les
accumulateurs ne doit adhérer à l’extérieur des caisses
] Pour les piles et batteries visées ci-dessus, il faut, en
pour accumulateurs.
plus des exigences prévues pour toutes les piles ou
batteries, respecter les conditions suivantes :
] La hauteur de chargement des accumulateurs ne doit
‡&KDTXHSLOHRXEDWWHULHHQGRPPDJpHRXGpIHFWXHXVH pas dépasser le bord supérieur des parois latérales des
ou équipement en contenant, doit être emballé indi- caisses pour accumulateurs.
viduellement dans un emballage intérieur placé dans
un emballage extérieur. L’emballage intérieur ou l’em- ] Il est interdit d’emballer en commun dans une même
ballage extérieur doit être étanche pour éviter toute caisse des accumulateurs risquant de réagir dangereuse-
décharge éventuelle d’électrolyte. ment entre eux (par exemple : UN 2794 avec UN 2795 et
3028).
‡&KDTXH HPEDOODJH LQWpULHXU GRLW rWUH HQWRXUp G·XQ
matériau non combustible et non conducteur assurant
] Les caisses pour accumulateurs doivent être :
une isolation thermique suffisante pour le protéger
‡VRLWFRXYHUWHV
contre tout dégagement de chaleur dangereux.
‡VRLWWUDQVSRUWpHVGDQVGHVYpKLFXOHVFRXYHUWVRXEkFKpV
‡/HVHPEDOODJHVVFHOOpVGRLYHQWrWUHPXQLVGHGLVSRVLWLI ou dans des conteneurs fermés ou bâchés.
de protection contre les surpressions si nécessaire.
] A noter que les piles au nickel métal hydrure métallique
‡'HVPHVXUHVDSSURSULpHVGRLYHQWrWUHSULVHVSRXUHPSr- (n° ONU 3496) ne sont pas soumises à l’ADR.
cher les effets des vibrations et des chocs et empêcher
tout déplacement des piles ou des batteries à l’intérieur
du colis susceptible de les endommager davantage et
de rendre leur transport dangereux. Un rembourrage
5.4. Etiquetage des emballages et GRV,
non combustible et non conducteur peut également et des suremballages
être utilisé pour répondre à cette prescription.

‡/D QRQFRPEXVWLELOLWp GRLW rWUH pYDOXpH FRQIRUPpPHQW ] Chaque emballage simple ou emballage extérieur
à une norme reconnue dans le pays où l’emballage est d’un emballage combiné doit comporter au minimum le
conçu ou fabriqué. marquage du numéro ONU (précédé de la mention UN)
correspondant aux marchandises contenues et la ou les
‡3RXU OHV SLOHV RX EDWWHULHV TXL FRXOHQW XQH TXDQWLWp étiquettes de danger correspondantes. Ces étiquettes ont
suffisante de matériau absorbant inerte doit être la forme d’un carré mis sur la pointe (losange), avec des
ajoutée à l’emballage intérieur ou extérieur afin dimensions minimales 100 mm x 100 mm.
d’absorber toute perte d’électrolyte.
] L’ADR réglemente la taille du n°UN :
‡'DQV OH FDV R OD PDVVH QHWWH G·XQH SLOH RX G·XQH
‡DXPRLQVPPGHKDXWHXUVLHPEDOODJH!j/ RX
batterie est supérieure à 30 kg, l’emballage extérieur
30 kg net),
ne peut en contenir qu’une seule.
‡DXPRLQVPPVLHPEDOODJH!/ RXNJQHW
‡/HVSLOHVRXEDWWHULHVGRLYHQWrWUHSURWpJpHVFRQWUHOHV ‡HWGLPHQVLRQDSSURSULpHVL”/ RXNJ 
courts-circuits.
] Les modèles des étiquettes de danger sont repris en
page 26.

24
] Les emballages simples munis d’évent ou les emballages combinés comportant des emballages contenant des
liquides doivent en outre porter des flèches d’orientation sur deux côtés opposés.

] Les GRV (de capacité supérieure à 450 litres) doivent être marqués et étiquetés sur les deux côtés opposés (n° ONU
et étiquettes de danger).

] Sauf si l’étiquetage des emballages est visible, le suremballage doit reproduire à l’identique l’étiquetage des déchets
suremballés : code UN, étiquettes de danger et indication « SUREMBALLAGE » (les lettres doivent être d’une hauteur
minimale de 1,2 cm).

] Bien que non exigées par l’ADR, s’y ajoutent en général d’autres informations utiles dans le cadre de l’activité
« déchets », telles que : désignation du déchet, nom de l’expéditeur et du destinataire, numéro CAP (certificat d’accep-
tation préalable).

] Les emballages ou GRV renfermant des matières dangereuses pour l’environnement (satisfaisant aux critères de
classification du paragraphe [Link].10 de l’ADR), doivent porter la marque « dangereux pour l’environnement » :

Cette marque est apposée à côté de la marque du numéro ONU, et en plus des étiquettes de danger.

Les critères de classification du paragraphe [Link].10 sont les même que les critères « danger pour le milieu aqua-
WLTXHªWR[LFLWpDLJXHHWWR[LFLWpFKURQLTXHFDWpJRULHVHWGXUqJOHPHQW&(GXGpFHPEUHUHODWLI
à la classification, à l’étiquetage et à l’emballage des substances et des mélanges (dit « règlement CLP » et permettant
d’appliquer les règles du SGH, système général harmonisé, à l’Union Européenne). Ces critères correspondent aussi à
ODFDWpJRULHGHGDQJHU©GDQJHUHX[SRXUO·HQYLURQQHPHQWªDVVRFLpVDXSKUDVHVGHULVTXHV55HW5GHV
UqJOHVGHFODVVHPHQWLVVXVGHODGLUHFWLYH

ADR Règlement CLP Directive 67/548


Marquage additionnel aqu
Danger pour le milieu aquatique
pour le risque
« matières dangereuses
pour l’environnement
(milieu aquatique) »

‡7R[LFLWpDLJXHFDW
7R[LFLWp DLJXH FDW associé aux phrases de risques
‡7R[LFLWpFKURQLTXHFDWHWFDW 5RX5RX5
(mentions de danger H400 ou H410
ou H411)

] Une marque spéciale (cf. ci-dessous) doit être apposée de chaque côté et à l’arrière du véhicule ou de
chaque côté et à chaque extrémité des conteneurs, conteneurs citernes ou citernes mobiles assurant le
transport de matières solides ou liquides à chaud.
La disposition spéciale 580 apparaît pour les produits concernés dans la colonne 6 du tableau A.
Ces produits appartiennent à la classe 9 et répondent aux conditions suivantes :
- matières liquides transportées à des températures supérieures ou égales à 100 °C et à la condition que
le point éclair soit supérieur à la température de transport (autrement dit : produit ne présentant pas
d’autres risques).
- matières solides transportées à chaud à des températures supérieures ou égales à 240 °C.

25
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

Modèles d’étiquettes de danger

1ƒ
1ƒ Gaz non inflammables,
Gaz inflammables 2 non toxiques 2

1ƒ 1ƒ
Gaz toxiques 2
Liquides inflammables 3

1ƒ 1ƒ
Matières solides inflammables Matières spontanément
Matières autoréactives et explosibles 4
inflammables 4

désensibilisées

1ƒ 1ƒ
Matières qui, au contact de l’eau, Matières comburantes
dégagent des gaz inflammables 4 5.1

1ƒ 1ƒ
Peroxydes organiques Matières toxiques
5.2 6

1ƒ 1ƒ
Matières infectieuses Matières corrosives
6 8

1ƒ
Matières et objets dangereux divers 9

Marque supplémentaire Marque supplémentaire


« Produit chaud » « matières dangereuses
pour l’environnement »

26
CHARGEMENT,
DECHARGEMENT,
6 MANUTENTION ET
ARRIMAGE DES COLIS

6.1. Chargement – déchargement ] L’intérieur et l’extérieur d’un véhicule doivent être ins-
pectés avant le chargement, afin de s’assurer de l’absence
de tout dommage susceptible d’affecter son intégrité ou
] À l’arrivée sur les lieux de chargement et de déchar- celle des colis devant y être chargés.
gement, le véhicule et son conducteur doivent satisfaire
aux dispositions réglementaires (notamment en ce qui ] Lorsque des flèches d’orientation sont requises, les colis
concerne la sécurité, la sûreté, la propreté et le bon fonc- doivent être orientés conformément à ces marquages.
tionnement des équipements utilisés lors du chargement
et du déchargement). ] Il est préconisé de réaliser le chargement de façon à ce
que les étiquettes de danger apposées sur les colis soient
Notamment, conformément aux articles R4515-1 à visibles.
R4515-11 du Code du Travail, le protocole de sécurité
chargement/déchargement devra avoir été mis en ] Il est interdit aux membres de l’équipage d’ouvrir un
œuvre entre les parties intéressées (transporteur et site colis contenant des marchandises dangereuses.
de chargement ou déchargement).

] Le chargement ne doit pas être effectué s’il s’avère 6.2. Chargement en commun
que les points suivants ne satisfont pas aux dispositions
réglementaires :
- contrôle des documents (conducteur, véhicule, marchan- ] Les règles d’interdiction de chargement en commun
dise) dans l’ADR ne concernent que les colis munis des étiquet-
- examen visuel du véhicule, ainsi que de leurs tes de la classe 1 (y compris en risque secondaire : 4.1+1
équipements utilisés lors du chargement et du déchar- et 5.2+1).
gement Il est préconisé toutefois de tenir compte dans l’organi-
sation du chargement des incompatibilités chimiques des

27
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

déchets chargés (par exemple prévoir de ne pas position- concerne le gerbage. Si nécessaire, on utilisera des dispo-
ner cote à cote des colis d’acides et de cyanures). sitifs de portage pour empêcher que les colis gerbés sur
d’autres colis n’endommagent ceux ci.
] les dispositions spéciales relatives à la classe 6.2 au
paragraphe 2.5 de l’annexe I de l’arrêté TMD du 29 mai
2009 modifié précise que les DASRI (classe 6.2) doivent 6.4. Nettoyage après déchargement
être chargés dans des compartiments ou des caissons
amovibles spécialement aménagés qui leur sont réservés.
] Après le déchargement d’un véhicule ayant contenu des
marchandises dangereuses emballées, si l’on constate
6.3. Manutention et arrimage que les emballages ont laissé échapper une partie de leur
contenu, on doit, dès que possible et en tout cas avant
tout nouveau chargement, nettoyer le véhicule.
] Le chargement doit être arrimé conformément à la nor-
me EN 12195-1:2010. ] Si le nettoyage ne peut pas être effectué sur place, le
véhicule doit être transporté, dans des conditions de sé-
] Sous les auspices de la Commission Européenne, un curité adéquates, vers l’endroit le plus proche où le net-
groupe d’experts comprenant des représentants des États toyage peut avoir lieu.
Membres et de l’industrie a élaboré un « code de bonnes
pratiques européen concernant l’arrimage des charges ] Pour information, les dispositions spéciales relatives à la
sur les véhicules routiers ». Ce code est téléchargeable classe 6.2 au paragraphe 2.5 de l’annexe I de l’arrêté TMD
sur le site KWWSERRNVKRSHXURSDHX du 29 mai 2009 modifié impose le nettoyage et la dé-
il est fait référence à ce code dans une note de bas de sinfection systématique des compartiments ou caissons
page au paragraphe [Link] de l’ADR. amovibles après chaque déchargement de DASRI (classe
6.2). Dans ce contexte, la profession en France préconise
l’usage de véhicules dédiés.
6.3.1 - Arrimage

6.5. Interdiction de fumer


Le véhicule doit être muni de dispositifs propres à faciliter
l’arrimage et la manutention des marchandises dangereu-
ses. Les colis contenant des marchandises dangereuses Au cours des manutentions, l’ADR interdit de fumer ou de
doivent être arrimés par des moyens, tels que des san- vapoter au voisinage des véhicules et dans les véhicules.
gles de fixation, des traverses coulissantes, des supports Cette disposition ne préjuge pas des autres interdictions
réglables. Cet arrimage doit empêcher, pendant le trans- de fumer applicables sur les sites.
port, tout mouvement susceptible de modifier l’orienta-
tion des colis ou d’endommager ceux ci. On peut égale-
ment empêcher le mouvement des colis en comblant les
vides grâce à des dispositifs de calage ou de blocage et
d’arrimage. Lorsque des dispositifs d’arrimage tels que
des bandes de cerclage ou des sangles sont utilisés, celles
ci ne doivent pas être trop serrées au point d’endomma-
ger ou de déformer les colis.

6.3.2 - Gerbage

Contrairement aux idées reçues, le gerbage des colis


contenant des déchets dangereux n’est pas interdit.
Par contre, pour être gerbés, les colis doivent avoir
été conçus pour cet effet. Lorsque différents types de
colis conçus pour être gerbés sont chargés ensemble, il
convient de tenir compte de leur compatibilité en ce qui

28
7 VRAC SOLIDE

] Avant de remplir une benne, il faut procéder à une ins-


7.1. Règles de bonnes pratiques pection visuelle pour s’assurer qu’elle ne présente pas de
défauts importants affectant ses éléments structuraux.
Un déchet dangereux ne peut être transporté en « vrac
benne » que si les conditions suivantes sont respectées : Exemples de « défauts importants » :
- Charnières de porte et ferrures grippées, tordues,
] Une instruction de type VC, éventuellement cassées, hors d’usage ou manquantes.
complétée par des dispositions complémentaires de - Joints et garnitures non étanches.
type AP, est indiquée dans la colonne (17) du tableau A - Tout désalignement d’ensemble de la benne suffisam-
du chapitre 3.2 : elle autorise expressément ce type de ment important pour empêcher le positionnement
transport. En absence de cette instruction, le transport correct du matériel de manutention, le montage et
en vrac n’est pas autorisé. l’arrimage sur le châssis du véhicule.
- Tout endommagement des attaches de levage ou
Exemple : de l’interface de l’équipement de manutention.
Pour le n° ONU 1325 solide organique inflammable,
n.s.a., groupe d’emballage III, les instructions VC1 et VC2 ] Toute benne, avant d’être remplie et présentée au trans-
apparaissent en colonne 17 du tableau A. port, doit être inspectée et nettoyée de manière qu’il ne
Un déchet ainsi classé est autorisé pour le transport en subsiste plus à l’intérieur ou à l’extérieur de celle-ci de
vrac, sous la condition que la benne soit couverte ou résidus du chargement antérieur, qui puisse entrer en
bâchée, de manière à éviter tout risque d’envol : un filet réaction dangereuse avec la matière qu’il est prévu de
ne répond pas à ces exigences. transporter.

Pour un déchet dangereux relevant du même code ONU ] Les déchets dangereux qui sont susceptibles de compor-
1325, mais avec un groupe d’emballage II, le transport ter une phase liquide (ex : décantation au cours du trans-
en « vrac benne » est interdit en l’absence de disposition port) ne sont pas autorisés pour le transport en vrac.
spéciale de type VC.
] Les bennes doivent être étanches et fermées de manière
Attention, pour ce n° ONU, si vous classez votre déchet en à empêcher toute fuite du contenu dans des conditions
utilisant le paragraphe [Link].5 de l’ADR, le classement normales de transport.
en groupe d’emballage II n’autorise pas le transport en
vrac benne.

29
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

] Les matières solides en vrac ne doivent pas réagir 7.2. Cas particuliers
dangereusement avec les matériaux constitutifs de la
benne.
7.2.1. Déchets de peinture (UN 1263 –
] Les matières solides en vrac doivent être chargées et disposition spéciale 650)
réparties également de manière à limiter les déplace-
ments susceptibles d’endommager la benne ou de causer Malgré l’absence d’instruction de type VC pour le numéro
une fuite de matières dangereuses. Un déchet « pâteux » ONU 1263, les déchets comprenant des restes d’embal-
n’est assimilé à une matière solide que s’il satisfait au lages, des restes solidifiés et des restes liquides de pein-
« test de la pelle » . ture peuvent être transportés en benne sous les condi-
tions suivantes :
] Tout résidu de déchet dangereux adhérant à la surface ‡EHQQH EkFKpH j SDURLV SOHLQHV EHQQHV j ULGHOOHV H[-
extérieure de la benne doit être éliminé préalablement à clues) ;
la réalisation du transport (après chargement ou déchar- ‡EHQQH pWDQFKH RX UHQGXH pWDQFKH SDU H[HPSOH DX
gement). moyen d’un revêtement intérieur approprié suffisam-
ment solide.
] Les bennes vides qui ont transporté une matière
dangereuse solide en vrac sont soumises aux mêmes
prescriptions que les bennes pleines, dès lors qu’un
contenu résiduel est constaté après déchargement.
7.2.2. Accumulateurs usagés
(UN 2794 – instruction VC1, VC2
] Les bennes ayant reçu un chargement en vrac de et AP8)
déchets dangereux doivent, avant tout rechargement, être
convenablement nettoyées, à moins que le nouveau char-
gement ne soit composé de la même marchandise dange- ] Le transport des accumulateurs usagés en « vrac
reuse que celle qui a constitué le chargement précédent. benne » est autorisé sous certaines conditions particuliè-
res et dans des bennes spécialement équipées.
] Il est interdit de mélanger dans la même benne :
‡OHV GpFKHWV TXL SHXYHQW UpDJLU GDQJHUHXVHPHQW HQWUH ] Le matériau de la benne doit être en acier résistant aux
eux, qu’ils soient ou non soumis à l’ADR ; matières corrosives contenues dans les accumulateurs.
‡OHVGpFKHWVDSSDUWHQDQWjGHVFODVVHVGHGDQJHUGLIIp- Les aciers moins résistants sont autorisés si la paroi
rentes. est suffisamment épaisse ou munie d’une doublure ou
d’un revêtement en plastique résistant aux matières
Exemple : corrosives.
Un mélange d’emballages vides souillés par des combu-
rants avec des emballages vides souillés par des liquides ] La benne doit être garantie par construction contre toute
inflammables ne sont pas admis dans la même benne. fuite de matière corrosive pendant le transport. Elle doit
être couverte au moyen d’un matériau résistant aux ma-
] Au cours des manutentions, il est interdit de fumer au tières corrosives.
voisinage des véhicules et dans les véhicules.
] La hauteur de chargement ne doit pas dépasser le bord
supérieur des parois de la benne.

] Les bennes ne doivent pas contenir d’accumulateurs


renfermant différentes matières, ni d’autres marchandi-
ses susceptibles de réagir dangereusement entre elles.

* ;LZ[KLSHWLSSL!*L[LZ[WYH[PX\tWHYSLZWYVMLZZPVUULSZK\KtJOL[JVUZPZ[L
nL_[YHPYL\ULWHY[PLK»\UKtJOL[nS»HPKLK»\ULWLSSLL[K»LUKt]LYZLYSLJVU[LU\
Z\Y\ULZ\YMHJLWSHULHÄUK»LUVIZLY]LYSLJVTWVY[LTLU[
,UJHZK»HMMHPZZLTLU[JLKtJOL[ULWL\[v[YLHZZPTPStn\UZVSPKL
0SU»LZ[KVUJWHZH\[VYPZtH\[YHUZWVY[LU­]YHJILUUL®

30
8 CITERNES

8QGpFKHWGDQJHUHX[QHSHXWrWUHWUDQVSRUWpHQ©FLWHUQHªTXHVLXQFRGHFLWHUQHHVWLQGLTXpGDQVODFRORQQH
(12) du tableau A du chapitre 3.2.

Exemple :
Pour le n° ONU 3265, liquide organique corrosif, acide, n.s.a., groupes d’emballage II ou III, le code-citerne L4BN
apparaît dans la colonne (12) du tableau A.

L’explication du code-citerne est décrite dans le paragraphe 8.3.1.

8.1. Définitions

Nota : pour plus de précisions sur les définitions, se reporter au chapitre 1.2.1 de l’ADR.

« Citerne », un réservoir, muni de ses équipements de service et de structure, tel que :

‡©&LWHUQHIL[Hª une citerne d’une capacité supérieure ‡ ©&LWHUQH GpPRQWDEOHª une citerne de capacité
à 1 000 litres fixée à demeure sur un véhicule (qui devient supérieure à 450 litres, qui normalement ne peut être
alors un véhicule-citerne) ou faisant partie intégrante du manutentionnée que lorsqu’elle est vide
châssis d’un tel véhicule

31
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

‡©&RQWHQHXUFLWHUQHª ‡ © &LWHUQH j GpFKHWV RSpUDQW VRXV YLGH ª une


citerne(…) utilisée pour le transport de déchets dange-
reux. Elle est construite ou équipée de manière spéciale
pour faciliter le chargement et le déchargement des dé-
chets selon les prescriptions du chapitre 6.10

8.2. Dispositions générales sur l’utilisation des citernes

] Les citernes doivent être chargées avec les seules timent d’une capacité maximale de 7 500 litres au moyen
matières pour le transport desquelles elles ont été de cloisons ou de brise-flots, doivent être remplies à plus
agréées (voir paragraphe 8.6.4 de ce guide sur la certificat de 80 % ou à moins de 20 % de leur capacité.
d’agrément : soit c’est le code-citerne, soit c’est une
liste des matières). Exemples :
‡8QH FLWHUQH GH   OLWUHV UpSDUWLV HQ  FRPSDUWL-
] Les déchets dangereux chargés dans la citerne, ne sont ments de 6 000 litres n’est pas soumise à cette règle
pas susceptibles, au contact des matériaux du réservoir, dans aucun des compartiments.
des joints d’étanchéité, des équipements ainsi que des
revêtements protecteurs, de réagir dangereusement ‡8QH FLWHUQH GH   OLWUHV UpSDUWLV HQ  FRPSDUWL-
avec ceux-ci, de former des produits dangereux ou d’af- ments (2 x 9 000 litres et 2 x 3 000 litres) n’est soumise
faiblir ces matériaux de manière appréciable. à cette règle que dans les compartiments de 9 000
litres : ils doivent être remplis à moins de 1 800 litres
] Le dossier de citerne comprend des documents tech- ou à plus de 7 200 litres).
niques et administratifs concernant la citerne : carte
grise, certificat d’agrément, certificats d’épreuves, liste ‡8QH FLWHUQH PRQRFXYH GH  OLWUHV pTXLSpH GH
des matières le cas échéant, etc. Le dossier de citerne 3 brises-flots répartis uniformément n’est pas soumise
doit être conservé par le propriétaire ou l’exploitant. Ils à cette règle.
doivent être en mesure de présenter ces documents sur
demande de l’autorité compétente. Le dossier de citerne ‡8QHFLWHUQHPRQRFXYHGHOLWUHVQRQpTXLSpHGH
doit être tenu pendant toute la durée de vie de la citerne brise-flots est soumise à cette règle : elle doit être rem-
et conservé pendant 15 mois après que la citerne ait été plie à moins de 4 800 litres ou à plus de 19 200 litres.
retirée du service. En cas de changement de propriétaire
ou d’exploitant au cours de la durée de vie de la citerne,
le dossier de citerne doit être transféré à ce nouveau 8.2.2. Service
propriétaire ou exploitant.
] L’épaisseur des parois du réservoir doit, durant toute
8.2.1. Taux de remplissage son utilisation, rester supérieure ou égale à la valeur
minimale définie à la mise en service. Ces épaisseurs
Le taux de remplissage ne doit pas dépasser les limi- sont vérifiées lors des contrôles périodiques.
tes maximum prévus à la partie 4 de l’ADR (par exem-
ple au paragraphe [Link] pour les citernes fixes). ] Si plusieurs systèmes de fermeture sont placés les uns à
Les citernes (à l’exception des citernes à déchets la suite des autres, celui qui se trouve le plus près de la
opérant sous vide) qui ne sont pas partagées en compar- matière transportée doit être fermé en premier lieu.

32
] Au cours du transport, aucun résidu dangereux de la ] Les citernes doivent conserver la même signalisation
matière de remplissage ne doit adhérer à l’extérieur des que si elles étaient pleines.
citernes.
] Un document de transport doit accompagner le trajet à
] Les matières qui risquent de réagir dangereusement vide (voir paragraphe 10.1.3 de ce guide).
entre elles ne doivent pas être transportées dans les
compartiments contigus de citernes, sauf si :
‡OHV GLWV FRPSDUWLPHQWV VRQW VpSDUpV SDU XQH SDURL 8.2.4. Citernes vides nettoyées
dont l’épaisseur est égale ou supérieure à celle de la
citerne ;
‡OHVGLWHVPDWLqUHVVRQWWUDQVSRUWpHVGDQVGHVFRPSDUWL- ] Après déchargement, la citerne doit être nettoyée si le
ments séparés par un compartiment vide. déchet du chargement suivant présente un risque d’in-
compatibilité ou peut avoir une influence sur la filière de
] Dans le cas de remplissage de matières chaudes, la traitement adaptée à ce déchet (par exemple, contamina-
température à la surface extérieure de la citerne ou de tion d’un déchet minéral par un déchet organique, pou-
l’isolation thermique ne doit pas dépasser 70 °C pendant vant induire un changement de filière de traitement).
le transport.
] Si la citerne a été nettoyée, on doit pouvoir l’attester en
] Mesures à prendre pour éviter l’accumulation de cas de contrôle sur route par un document, de forme libre
charges électrostatiques : lorsqu’il s’agit de déchets (mention sur le BSD, sur un bon de travail, ou document
liquides ayant un point d’éclair égal ou inférieur à créé à cet effet).
60 °C, une bonne connexion électrique entre le châssis du
véhicule et la terre doit être réalisée avant le remplissage ] Le placardage et la signalisation orange du véhicule
ou la vidange des citernes. En outre, la vitesse de remplis- sont, dans ce cas, retirés.
sage sera limitée.
Exemple
] Au cours des manutentions, il est interdit de fumer au Véhicule-citerne nettoyé le…… à ......
voisinage des véhicules et dans les véhicules. Cette dis-
position ne préjuge pas des autres interdictions de fumer
applicables sur les sites.

La profession attire l’attention


En outre, il est bien sûr formellement interdit sur les risques de réactions dangereuses
G·XWLOLVHUODFLWHUQHFRPPH©UpDFWHXUFKLPLTXHª qui pourraient survenir avec le chargement
par exemple y effectuer une opération précédent de déchets
de neutralisation.
ou produits chimiquement incompatibles.
Dans cette optique, la profession a signé
XQHFKDUWHG·HQJDJHPHQWGHULQoDJH
8.2.3. Citernes vides non nettoyées après déchargement, des citernes ayant
contenu des déchets dangereux liquides.

] Pour pouvoir être acheminées, les citernes doivent


être fermées de la même façon et présenter les mêmes
garanties d’étanchéité que si elles étaient pleines.

33
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

8.3. Codage, approche rationalisée et hiérarchie des citernes

8.3.1. Codage des citernes


] Les 4 parties des codes-citerne indiqués dans la colonne (12) du tableau A du chapitre 3.2 ont les significations
suivantes :

Partie Description Code-citerne

1 Types de citerne L = citerne pour matières à l’état liquide


S = citerne pour matières à l’état solide (pulvérulentes ou granulaires)

2 Pression de calcul G ou pression minimale de calcul en bar : 1,5 ; 2,65 ; 4 ; 10 ; 15 ou 21

3 Ouvertures A = citerne avec ouvertures de remplissage et de vidange par le bas


avec 2 fermetures
B = citerne avec ouvertures de remplissage et de vidange par le bas
avec 3 fermetures
C = citerne avec ouvertures de remplissage et de vidange par le haut qui,
au-dessous du niveau du liquide, n’a que des orifices de nettoyage
D = citerne avec ouvertures de remplissage et de vidange par le haut sans
ouverture au-dessous du niveau du liquide

4 Soupapes/ dispositifs V = citerne avec dispositif d’aération, sans dispositif de protection


de sécurité contre le propagation de la flamme ; ou citerne non résistante
à la pression générée par une explosion
F = citerne avec dispositif d’aération, muni d’un dispositif de protection
contre le propagation de la flamme ; ou citerne résistante à la pression
générée par une explosion
N = citerne sans dispositif d’aération et non fermée hermétiquement
H = citerne fermée hermétiquement

Exemple : ] Lorsque le signe « (+) » apparaît après le code-citerne,


Pour le n° ONU 3265, liquide organique corrosif, acide, l’usage alternatif des citernes pour d’autres matières et
n.s.a., groupe d’emballage II ou III, le code-citerne L4BN groupes de matières n’est pas autorisé, sauf si cela est
apparaît dans la colonne (12) du tableau A, ce qui veut expressément spécifié sur le certificat d’agrément.
dire :
L : citerne destinée au transport de liquide Exemple :
4 : pression minimale de calcul en bar Pour le n° ONU 1873, acide perchlorique (concentration
B : citerne avec ouvertures de remplissage HQWUH  HW    JURXSH G·HPEDOODJH , OH FRGHFLWHUQH
et de vidange par le bas avec 3 fermetures L4DN (+) apparaît dans la colonne (12) du tableau A, ce
N : citerne sans dispositif d’aération et non fermée qui veut dire que cette marchandise ne peut être transpor-
hermétiquement tée que dans une citerne dédiée exclusivement à celle-ci.

34
8.3.2. Hiérarchie des citernes

Des citernes ayant un code différent de celui indiqué dans le tableau A du chapitre 3.2 peuvent également être utilisées
à condition que chaque élément (valeur numérique ou lettre) des parties 1 à 4 de ces codes-citerne corresponde à un
niveau de sécurité équivalent ou supérieur, conformément à l’ordre croissant suivant :

Partie 1 : Types de citernes S<L


Partie 2 : Pression de calcul G < 1,5 < 2,65 < 4 < 10 < 15 < 21 bars
Partie 3 : Ouvertures A<B<C<D
 3DUWLH 6RXSDSHVGLVSRVLWLIVGHVpFXULWp 9)1+

Exemple : ] Les déchets constitués par des matières des classes 3,


Pour le n° ONU 3265, liquide organique corrosif, acide, 4.1, 5.1, 6.1, 6.2, 8 et 9 peuvent être transportés dans
n.s.a., groupe d’emballage II ou III, le code-citerne L4BN des citernes à déchets opérant sous vide dès lors que le
apparaît dans la colonne (12) du tableau A : transport est autorisé en citerne. Les matières affectées
‡8QH FLWHUQH SRXU ODTXHOOH OH FRGH /*%1 D pWp DWWULEXp au code-citerne L4BH ou à un autre code-citerne autorisé
QHSHXWSDVWUDQVSRUWHUFHGpFKHWDLQVLFODVVp /*%1 selon la hiérarchie, peuvent être transportées dans des
/%1FDU* citernes à déchets opérant sous vide avec la lettre « A » ou
‡8QH FLWHUQH SRXU ODTXHOOH OH FRGH /%+ D pWp DWWULEXp « B » figurant dans la partie 3 du code-citerne.
SHXWWUDQVSRUWHUFHGpFKHWDLQVLFODVVp /%+!/%1FDU
+!1 Exemple :
Pour le n° ONU 1992, liquide inflammable toxique,
n.s.a., groupe d’emballage II ou III, le code-citerne L4BH
8.4. Dispositions spéciales apparaît dans la colonne (12) du tableau A. Une citerne à
déchet opérant sous vide à laquelle le code-citerne L4AH
a été attribué peut transporter ce déchet ainsi classé, mal-
Pour certaines matières, les citernes sont soumises à des JUpOHIDLWTXH$%VHORQODKLpUDUFKLHGHVFLWHUQHV'DQV
dispositions supplémentaires, qui sont reprises comme ce cas, cela doit être indiqué sur le certificat d’agrément.
des dispositions spéciales dans la colonne (13) du tableau
A du chapitre 3.2 : ] Si les citernes concernées sont équipées pour le trans-
‡78 GLVSRVLWLRQVSpFLDOHG·XWLOLVDWLRQ port alterné de matières liquides et solides, elles doivent
voir paragraphe 4.3.5 de l’ADR être affectées au code combiné L4AH+S4AH.
‡7( GLVSRVLWLRQVSpFLDOHG·pTXLSHPHQW
voir paragraphe 6.8.4 de l’ADR ] Si les citernes à déchets opérant sous vide doivent être
‡7& GLVSRVLWLRQVSpFLDOHGHFRQVWUXFWLRQ remplies de liquides classés inflammables, les conduits
voir paragraphe 6.8.4 de l’ADR de remplissage doivent déverser au niveau inférieur de la
‡7$ GLVSRVLWLRQVSpFLDOHG·DJUpPHQW citerne (chargement par le bas) pour réduire la vaporisa-
voir paragraphe 6.8.4 de l’ADR tion au maximum.
‡77 GLVSRVLWLRQVSpFLDOHG·pSUHXYH
voir paragraphe 6.8.4 de l’ADR ] Lors de la vidange de liquides inflammables, dont
‡70 GLVSRVLWLRQVSpFLDOHGHPDUTXDJH le point d’éclair est inférieur à 23°C, en utilisant une
voir paragraphe 6.8.4 de l’ADR pression d’air, la pression maximale autorisée est de
100 kPa (1 bar).

8.5. Particularité pour les citernes à ]/DUqJOHGHUHPSOLVVDJH  QHV·DSSOLTXHSDVDX[


citernes à déchets opérant sous vide.
déchets opérant sous vide
(paragraphe [Link] de l’ADR) ] L’emploi de citernes équipées d’un piston interne uti-
lisé comme cloison de compartiment (paroi mobile) n’est
] Pour rappel, les citernes à déchets opérant sous vide sont autorisé que lorsque les matières situées de part et d’autre
celles conformes aux prescriptions du chapitre 6.10 de de la paroi (piston) n’entrent pas en réaction dangereuse
l’ADR (mentions précisées sur le certificat d’agrément). entre elles.

35
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

8.6. Prescriptions relatives à la construction, aux équipements, à l’agrément de type,


aux contrôles et épreuves et au marquage des citernes

8.6.1. Construction et équipement Toute citerne non-conforme à, au moins, un des points


précédents n’autorise plus l’utilisation de celle-ci avant sa
La construction et l’équipement des citernes répondent mise en conformité.
à un cahier des charges très précis, largement détaillé
dans le chapitre 6.8 de l’ADR, que doivent respecter les
constructeurs. 8.6.2. Contrôles et épreuves
Seuls quelques points de détail sont rappelés ci-après, car
devant faire l’objet d’une surveillance dans le cadre de ] Les réservoirs et les équipements doivent être soumis à
l’utilisation normale de la citerne : un contrôle initial avant leur mise en service. Ce contrôle
comprend :
] Les citernes destinées au transport de liquides dont  ‡XQHYpULILFDWLRQGHODFRQIRUPLWpGXW\SHDJUpp
le point d’éclair ne dépasse pas 60 °C, doivent être re-  ‡XQHYpULILFDWLRQGHVFDUDFWpULVWLTXHVGHFRQVWUXFWLRQ
liées au châssis du véhicule au moyen d’au moins une  ‡XQH[DPHQGHO·pWDWLQWpULHXUHWH[WpULHXU
bonne connexion électrique (liaison équipotentielle). Tout  ‡XQH pSUHXYH GH SUHVVLRQ K\GUDXOLTXH j OD SUHV-
contact métallique pouvant provoquer une corrosion élec- sion d’épreuve indiquée sur la plaque de la citerne
trochimique doit être évité. Les citernes doivent être équi- (voir marquage)
pées d’au moins une prise de terre clairement signalée  ‡XQH pSUHXYH G·pWDQFKpLWp HW XQH YpULILFDWLRQ GX ERQ
par le symbole « » apte à recevoir un câble de connexion fonctionnement de l’équipement
électrique.
] Les réservoirs et leurs équipements doivent être soumis
] Le revêtement protecteur doit être conçu de manière à à des contrôles périodiques à des intervalles déterminés.
ce que son étanchéité reste garantie, quelles que soient Les contrôles périodiques comprennent l’examen de l’état
les déformations susceptibles de se produire dans les intérieur et extérieur et, en règle générale, une épreuve
conditions normales de transport. de pression hydraulique.

] L’équipement de service, y compris le couvercle des ] Pour les citernes destinées au transport de matières
ouvertures d’inspection, doit demeurer étanche même en pulvérulentes et granulaires, et avec l’accord de l’expert
cas de renversement de la citerne. agréé par l’autorité compétente, les épreuves de pression
hydraulique périodiques peuvent être supprimées et rem-
] Les joints d’étanchéité doivent être constitués en un placées par des épreuves d’étanchéité.
matériau compatible avec la matière transportée et être
remplacés dès que leur efficacité est compromise, par ] Dans le cas général (véhicule citerne), la périodicité pour
exemple par suite de leur vieillissement. les épreuves d’étanchéité est de 3 ans et pour les épreu-
ves hydrauliques de 6 ans.
] Un dispositif de fermeture doit être présent à l’extré-
mité de chaque tubulure, qui peut être un bouchon fileté, ] Lorsque la sécurité de la citerne ou de ses équipements
une bride pleine ou un dispositif équivalent. Ce dispositif a pu être compromise par suite de réparation, modifi-
doit être suffisamment étanche pour qu’il n’y ait pas de cation ou accident, un contrôle exceptionnel doit être
perte de contenu. effectué.

] /D SRVLWLRQ HWRX OH VHQV GH OD IHUPHWXUH GHV REWXUD- ] Les épreuves, contrôles et vérifications doivent être
teurs doit apparaître sans ambiguïté. effectués par l’expert agréé par l’autorité compétente.
Des attestations indiquant le résultat de ces opérations
] Si les citernes considérées comme étant hermétique- doivent être délivrées. Dans ces attestations doit figurer
ment fermées sont équipées de soupapes de sécurité, une référence à la liste des matières autorisées au trans-
celles-ci doivent être précédées d’un disque de rupture. port dans cette citerne ou au code-citerne.
Il doit être installé un manomètre ou un autre indicateur
approprié dans l’espace entre le disque de rupture et la ] Une copie des attestations doit être jointe au « dossier
soupape de sécurité pour permettre de détecter une rup- de citerne » de chaque citerne.
ture, une perforation ou une fuite du disque, susceptible
de nuire à l’efficacité de la soupape de sécurité.

36
8.6.3. Marquage ] Définitions

] Chaque citerne doit porter une plaque en métal résistant ©9pKLFXOHª tout véhicule, destiné au transport de mar-
à la corrosion, fixée de façon permanente sur la citerne en chandises dangereuses par route
un endroit aisément accessible aux fins d’inspection. On
doit faire figurer sur cette plaque, par estampage ou tout ©9pKLFXOH (;,, RX (;,,, ª spécifique aux explosifs
autre moyen semblable, au moins les renseignements in- (classe 1)
diqués ci-dessous. Il est admis que ces renseignements
soient gravés directement sur les parois du réservoir ©9pKLFXOH)/ª un véhicule destiné au transport de liqui-
lui-même, si celles-ci sont renforcées de façon à ne pas des ayant un point d’éclair ne dépassant pas 60 °C dans
compromettre la résistance du réservoir : des citernes fixes ou démontables d’une capacité supé-
‡QXPpURG·DJUpPHQW rieure à 1 m3 ou dans des conteneurs-citernes ou citernes
‡GpVLJQDWLRQRXPDUTXHGHFRQVWUXFWLRQ mobiles d’une capacité individuelle supérieure à 3 m3
‡QXPpURGHVpULHGHFRQVWUXFWLRQ
‡DQQpHGHFRQVWUXFWLRQ ©9pKLFXOH2;ª spécifique au peroxyde d’hydrogène
‡SUHVVLRQG·pSUHXYH
‡SUHVVLRQH[WpULHXUHGHFDOFXO ©9pKLFXOH $7ª  un véhicule autre qu’un véhicule FL,
‡FDSDFLWp SRXUOHVUpVHUYRLUVjSOXVLHXUVpOpPHQWVFDSD- (;,,,RX2;GHVWLQpDXWUDQVSRUWGHPDUFKDQGLVHVGDQ-
cité de chaque élément) gereuses dans des citernes fixes ou démontables d’une
‡WHPSpUDWXUHGHFDOFXO XQLTXHPHQWVLHOOHHVWVXSpULHXUH capacité supérieure à 1 m3 ou dans des conteneurs-citer-
à + 50 °C ou inférieure à – 20 °C) nes, citernes mobiles ou CGEM d’une capacité individuelle
‡GDWH HW W\SH GH OD GHUQLqUH pSUHXYH VXELH  ©PRLV supérieure à 3 m3
année » suivi par un « P » lorsque cette épreuve
est l’épreuve initiale ou une épreuve périodique, © $JUpPHQW $'5 ª  la certification par l’autorité com-
ou « mois, année » suivi par un « L » lorsque cette pétente qu’un véhicule destiné au transport de marchan-
épreuve est une épreuve d’étanchéité intermédiaire dises dangereuses satisfait aux prescriptions techniques
127$ /RUVTXH O·pSUHXYH SpULRGLTXH FRPSUHQG XQH pertinentes
épreuve d’étanchéité, seule la lettre « P » doit être indi-
quée sur la plaque.
‡SRLQoRQGHO·H[SHUWTXLDSURFpGpDX[pSUHXYHV ] Certificat d’agrément
‡PDWpULDX GX UpVHUYRLU HW UpIpUHQFH DX[ QRUPHV
sur les matériaux, si disponibles, et, le cas échéant, du /D FRQIRUPLWp GHV YpKLFXOHV (;,, (;,,, )/ 2; HW $7
revêtement protecteur doit être attestée par un certificat d’agrément (certificat
d’agrément ADR) délivré par l’autorité compétente.
] En outre, la pression maximale de service autorisée doit
être inscrite sur les citernes à remplissage ou à vidange Le certificat d’agrément doit avoir la présentation du
sous pression. modèle ci-après. Le recto et le verso peuvent être utilisés.
La couleur doit être blanche, avec une diagonale rose.
] Les indications suivantes doivent être inscrites sur le
véhicule-citerne lui-même ou sur un panneau : Le certificat d’agrément pour un véhicule-citerne à dé-
‡QRPGXSURSULpWDLUHRXGHO·H[SORLWDQW chets opérant sous vide doit porter la mention suivante :
‡PDVVHjYLGH « véhicule-citerne à déchets opérant sous vide ».
‡PDVVHPD[LPDOHDXWRULVpH
La validité d’un certificat d’agrément expire au plus tard
un an après la date de la visite technique du véhicule pré-
8.6.4. Certificat d’agrément des véhicules cédant la délivrance du certificat. La période de validité
suivante dépend cependant de la dernière date d’expira-
tion nominale, si la visite technique est effectuée dans le
Ces prescriptions s’appliquent aux véhicules, en ce qui mois qui précède ou dans le mois qui suit cette date.
concerne notamment leur construction, leur homologa-
tion de type, leur agrément ADR et leur visite technique Cette prescription ne saurait, toutefois, dans le cas des
annuelle. citernes soumises à l’obligation de contrôles périodiques,
avoir pour effet d’imposer des épreuves d’étanchéité,
épreuves de pression hydraulique ou examens intérieurs
des citernes à des intervalles plus rapprochés que ceux
qui sont prévus aux chapitres 6.8 et 6.9.

37
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

] Visite technique annuelle ] Liste des matières

/HV YpKLFXOHV (;,, (;,,, )/ 2; HW $7 GRLYHQW rWUH Les matières autorisées au transport dans une citerne
soumis à une visite technique annuelle pour vérifier qu’ils sont précisées sur le certificat d’agrément au cadre 10.2
répondent aux prescriptions spécifiques de l’ADR et aux (voir modèle pages suivantes) :
prescriptions générales de sécurité (freins, éclairage,
etc.) ; si ces véhicules sont des remorques ou des semi- ‡VRLWSDUOHFRGHFLWHUQHDXTXHOFDVLOIDXWFRFKHUODère
remorques attelées derrière un véhicule tracteur, ledit case du cadre 10.2 ;
véhicule tracteur doit faire l’objet d’une visite technique
aux mêmes fins. ‡VRLW SDU OD GpVLJQDWLRQ GX FODVVHPHQW GHV PDWLqUHV
transportables, auquel cas il faut cocher la 2ème case du
La conformité des véhicules doit être certifiée soit par cadre 10.2.
l’extension de la validité du certificat d’agrément, soit par
la délivrance d’un nouveau certificat d’agrément.

] Modèle de certificat d’agrément

Aujourd’hui, il existe 2 modèles de certificat d’agrément :

‡OHPRGqOHGHFHUWLILFDWPRQWUpSDJHVXLYDQWHHVWOHPR-
dèle en vigueur depuis l’ADR 2001. Dans ce cas, les
marchandises dangereuses autorisées sont majoritaire-
ment données par le code-citerne ;

‡GDQVOHVPRGqOHVGHFHUWLILFDWDQWpULHXUVOHVPDUFKDQGL-
ses dangereuses autorisées sont données par une liste
annexée au certificat.

ATTENTION : le code-citerne sur le modèle d’agrément en vigueur ne donne pas de précisions sur la compati-
bilité entre le matériau de la citerne et la marchandise à transporter.

RECOMMANDATION : Chaque exploitant de citerne doit rester vigilant à cet égard. Pour les citernes récentes,
il convient d’exiger dans le dossier technique du véhicule une liste de compatibilité des matériaux (réser-
voirs, joints…). Un cahier des charges intégrant cette demande doit être fait auprès du constructeur.

Exemple :
/·DFLGHFKORUK\GULTXH Qƒ218 Q·HVWSDVGDQVODOLVWHGHVPDWLqUHVDXWRULVpHVSRXUOHVFLWHUQHVHQLQR[
$YHFOHQRXYHDXPRGqOHGHFHUWLILFDWG·DJUpPHQWXQHFLWHUQHHQLQR[/%1VHUDLWVXUODVHXOHEDVHGXFRGH
citerne, autorisée à transporter cette marchandise ou un déchet en contenant.

38
39
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

40
8.7. Les flexibles

Les tuyaux flexibles de remplissage et de vidange qui ne ] Réparations et transformations


sont pas reliés à demeure à la citerne doivent être vides
pendant le transport. Un flexible ne peut donner lieu qu’à une seule répara-
tion ou transformation. Celle-ci doit être réalisée par
Les flexibles servant au chargement et au déchargement le constructeur ou un réparateur habilité par lui. Après
de véhicules de transport de marchandises dangereuses réparation ou transformation, l’épreuve de pression
à l’état liquide, se trouvant sur les sites français de char- hydraulique initiale est renouvelée à une pression égale à
gement ou de déchargement ou se trouvant à bord des la pression d’épreuve initiale. Mention en sera portée sur
véhicules immatriculés en France, sont soumis aux dispo- la fiche de suivi.
sitions qui figurent à l’appendice IV.1 de l’arrêté TMD.
] Réforme
] Définition
Les flexibles sont réformés au plus tard six ans après la
Flexible : ensemble constitué par un tuyau équipé de date d’épreuve initiale.
deux raccords d’extrémité, le tuyau doit présenter une
souplesse suffisante pour que ces raccords puissent être ] Marquage
couplés à des pièces de raccordement, non nécessaire-
ment alignées, sans subir pour autant des contraintes Chaque tuyau doit porter de façon indélébile les indica-
anormales. tions suivantes :
‡PDUTXH LGHQWLILDQW OH PRGqOH GX WX\DX GpILQL SDU OH
] Construction fabricant
‡QRPRXVLJOHGXIDEULFDQW
Les flexibles doivent satisfaire aux conditions imposées à ‡SUHVVLRQPD[LPDOHGHVHUYLFH
leur constructeur. ‡GDWHGHIDEULFDWLRQ WULPHVWUHDQQpH
Le choix des matériaux constitutifs du flexible est laissé ‡QRUPHjODTXHOOHHVWVRXPLVOHFDVpFKpDQWOHWX\DXRX
à l’appréciation du constructeur sous sa responsabilité. le flexible
Le constructeur établit la liste des matières dangereuses
compatibles avec ces matériaux dans les conditions nor- Ce marquage devra être reporté au minimum tous les cinq
males de leur utilisation. mètres avec impérativement un marquage par flexible.

] Certificat d’agrément Pour les tuyaux métalliques ou composites recouverts


d’une tresse ou d’une hélice métallique, ces éléments
La construction des flexibles est soumise à des exigences peuvent être, en partie ou en totalité, reportés sur les
normatives, dont la conformité est attestée lors de l’achat raccords d’extrémité des flexibles.
par la délivrance d’un certificat d’agrément accompagné
d’une fiche de suivi. ] Service

] Contrôles périodiques Tout utilisateur de flexibles qui constate des détériora-


tions ou usures anormales doit le signaler sans délai à la
Les flexibles sont soumis à un contrôle visuel annuel. Ce personne chargée des contrôles annuels.
contrôle est enregistré sur la fiche de suivi qui est présen-
tée, lorsque le flexible est monté sur un véhicule, lors de
la visite technique annuelle. Ce contrôle visuel est effec-
tué, sous la responsabilité du propriétaire, par une per-
sonne compétente choisie en dehors des personnes qui
utilisent les flexibles ou participent à leur entretien. Lors-
qu’au cours de l’un de ces contrôles, le flexible présente
des traces manifestes de détériorations (fissures, crevas-
ses ou usures anormales), il est réformé immédiatement.

41
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

EQUIPEMENT
9 ET SIGNALISATION DES
VEHICULES
9.1. Moyens d’extinction d’incendie

Le tableau ci-après indique les dispositions minimales pour les extincteurs d’incendie portatifs adaptés aux classes
d’inflammabilité A, B et C, applicables aux unités de transport transportant des marchandises dangereuses :

Extincteur adapté Prescription relative


à un incendie dans à l’extincteur
Capacité
Masse maximale Nombre le compartiment (aux extincteurs)
minimale totale
admissible de l’unité minimal moteur ou la cabine supplémentaire (s)
par unité
de transport d’extincteurs – au moins un – au moins un
de transport
extincteur ayant une extincteur a une capa-
capacité minimale de cité minimale de
”WRQQHV 2 4 kg 2 kg 2 kg
!WRQQHV”WRQQHV 2 8 kg 2 kg 6 kg
!WRQQHV 2 12 kg 2 kg 6 kg
La capacité s’entend pour un appareil contenant de la poudre (dans le cadre d’un autre agent extincteur acceptable,
la capacité doit être équivalente).

] Attention, cette capacité totale concerne l’unité de trans- ] Les extincteurs d’incendie doivent faire l’objet d’une
port, c’est-à-dire le véhicule à moteur auquel est attelé ou inspection annuelle, afin de garantir un fonctionnement
non une remorque. en toute sécurité.

] Les extincteurs d’incendie portatifs conformes doivent ] Les extincteurs d’incendie doivent être installés à bord
être munis d’un plombage qui permette de vérifier qu’ils de l’unité de transport de manière à ce qu’ils soient
n’ont pas été utilisés. En outre, ils doivent porter une mar- facilement accessibles. Leur installation doit les proté-
que de conformité à une norme reconnue par une autorité ger des effets climatiques de sorte que leurs capacités
compétente ainsi qu’une inscription indiquant au moins opérationnelles ne soient pas affectées.
la date (mois, année) de la prochaine inspection périodi-
que ou la date limite d’utilisation.

42
9.2. Équipements divers et équipement de protection individuelle

La liste des équipements est fixée par le paragraphe 8.1.5 « Equipements divers et équipement de protection indivi-
duelle » de l’ADR 2015, intégralement reproduit ci-après :

[Link] Chaque unité de transport contenant des marchandises dangereuses à bord doit être munie des équipements
GHSURWHFWLRQJpQpUDOHHWLQGLYLGXHOOHVHORQOH/HVpTXLSHPHQWVGRLYHQWrWUHFKRLVLVVHORQOHQXPpUR
GHO·pWLTXHWWHGHGDQJHUGHVPDUFKDQGLVHVjERUG/HVQXPpURVG·pWLTXHWWHVHWURXYHQWGDQVOHGRFXPHQWGH
transport.

[Link] Toute unité de transport, doit avoir à son bord les équipements suivants:
 ‡XQH FDOH GH URXH SDU YpKLFXOH GH GLPHQVLRQV DSSURSULpHV j OD PDVVH EUXWH PD[LPDOH DGPLVVLEOH GX
véhicule et au diamètre des roues;
 ‡GHX[VLJQDX[G·DYHUWLVVHPHQWDXWRSRUWHXUV
 ‡GXOLTXLGHGHULQoDJHSRXUOHV\HX[1; et pour chacun des membres de l’équipage :
 ‡XQEDXGULHUIOXRUHVFHQW VHPEODEOHSDUH[HPSOHjFHOXLGpFULWGDQVODQRUPHHXURSpHQQH(1
A1:2007 );
 ‡XQ DSSDUHLO G·pFODLUDJH SRUWDWLI FRQIRUPH DX[ SUHVFULSWLRQV GH OD VHFWLRQ  (Cette lampe ne doit
présenter aucune surface métallique susceptible de produire des étincelles)
 ‡XQHSDLUHGHJDQWVGHSURWHFWLRQHW
 ‡XQpTXLSHPHQWGHSURWHFWLRQGHV\HX[ HJOXQHWWHVGHSURWHFWLRQ 

[Link] Equipement supplémentaire prescrit pour certaines étiquettes de danger :


 ‡XQ PDVTXH G·pYDFXDWLRQ G·XUJHQFH2 pour chaque membre de l’équipage du véhicule doit être à bord du
véhicule pour les numéros d’étiquette de danger 2.3 ou 6.1; (gaz toxiques et matières toxiques)
 ‡XQHSHOOH3 ;
 ‡XQHSURWHFWLRQGHSODTXHG·pJRXW3;
 ‡XQUpVHUYRLUFROOHFWHXU3.

Au delà des exigences de l’ADR, cette liste peut être complétée par de l’absorbant.


5VUWYLZJYP[WV\YSLZU\TtYVZK»t[PX\L[[LKLKHUNLYL[

7HYL_LTWSL\UTHZX\LK»t]HJ\H[PVUK»\YNLUJLWV\Y]\K»\UÄS[YLJVTIPUtNHaWV\ZZPuYLZK\[`WL(),27V\(),27
X\PLZ[HUHSVN\LnJLS\PKtJYP[KHUZSHUVYTL,5!(!

7YLZJYP[ZL\SLTLU[WV\YSLZTH[PuYLZZVSPKLZL[SPX\PKLZH]LJSLZU\TtYVZK»t[PX\L[[LZKLKHUNLYV\ 

9.3. Capacité de rétention

] Contrairement à une idée reçue, l’ADR n’impose pas que échappé. Des mesures appropriées doivent être prises pour
le véhicule soit muni de rétention pour le transport de assurer l’étanchéité des transformateurs et des conden-
déchets en colis. sateurs et empêcher toute fuite dans des conditions
normales de transport (instruction d’emballage P906
] Cependant, pour le transport des transformateurs et pour les n° ONU 2315, 3151, 3152 et 3432).
condensateurs au PCB, sans emballage, le véhicule doit
être équipé d’un bac en métal étanche faisant office de ré-
tention, d’une hauteur d’au moins 800 mm et contenant
suffisamment de matériau absorbant inerte pour absor-
ber au moins 1,1 fois le volume de tout liquide qui se serait

43
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

9.4. Placardage et signalisation orange des véhicules


La signalisation des véhicules comprend :
‡OHSODFDUGDJHORUVTXHGHVSODTXHVpWLTXHWWHVGHGDQJHUGRLYHQWrWUHDSSRVpHVVXUOHVSDURLVH[WpULHXUHV
du véhicule ;
‡ODVLJQDOLVDWLRQRUDQJH DYHFRXVDQVQXPpURG·LGHQWLILFDWLRQGXGDQJHUHWQXPpUR218VHORQOHVFDV 

Le détail de ces prescriptions est indiqué au chapitre 5.3 de l’ADR. Les cas les plus courants rencontrés dans la profes-
sion du déchet sont repris ci-après.

Transport en colis
Les véhicules sont identifiés uniquement par la signalisation orange (plaque orange vierge) à l’avant et à l’arrière du
véhicule sans distinction de poids ni de distance.

Transport en vrac et en citerne


La signalisation orange est alors constituée par une plaque orange avec :
‡GDQVODSDUWLHVXSpULHXUHOHQXPpURG·LGHQWLILFDWLRQGXGDQJHU FRPPXQpPHQWDSSHOp©FRGHGDQJHUª &HQXPpUR
est indiqué dans la colonne (20) du tableau A de l’ADR en regard du classement décidé pour le déchet à transpor-
ter ;
‡GDQVODSDUWLHLQIpULHXUHOHQƒ218
La ou les plaques étiquettes de danger correspondant au classement du déchet doivent également être apposées sur
les deux côtés et à l’arrière des véhicules. Ci-après, différents cas sont illustrés :

Transport de matières Cas d’une benne mobile sur un véhicule isolé


solides en vrac

90 90
3077 3077
9 9

Transport de matières Cas de deux bennes mobiles (produits identiques) sur un ensemble de véhicules
solides en vrac

50 50
2067 5.1 5.1 2067 5.1

44
4
Transport de matières Cas de deux bennes mobiles (produits différents) sur un ensemble de véhicules
solides en vrac

5.1

50 40
2067 3175
5.1 4 4

Transport de matières Cas de deux bennes mobiles, dont une seule est chargée de déchets considérés
solides en vrac comme marchandises dangereuses, sur un ensemble de véhicules

50
2067
5.1 4 5.1

Transport de matières Cas d’une benne fixe sur un véhicule articulé


solides en vrac

50 5.1
50
2067 2067 5.1

45
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

Transport en citerne Cas d’un seul déchet, sans risque secondaire (1 seul numéro d’étiquette de danger)

3
33
33
1294 3
1294

Transport en citerne Cas d’un seul déchet, avec risque secondaire (2 numéros d’étiquette de danger)

6
336 3 6
336
1992
1992

Transport en citerne Cas de plusieurs déchets différents dans une citerne compartimentée

8 3
3 3
33 80 33
1294 2582 1220
8

46
Transport en citerne Cas d’un même déchet dans un camion et une remorque

3
33 3 3 33
1294 4 1294

Transport en citerne Cas de déchets différents dans un camion et une remorque

3 8
30 80 8
1993 1760 4

Transport en citerne Cas d’un camion chargé d’un déchet soumis à l’ADR (avec un risque supplémentaire
identifié « dangereux pour l’environnement ») et d’une remorque chargée d’un
déchet non soumis à l’ADR ou d’une remorque vide et nettoyée

3
3
30
1993 4

Le véhicule peut également porter la plaque numérotée à l’avant et l’arrière. Sur le


compartiment citerne rempli et à l’arrière du véhicule seront apposées la (ou les)
étiquette(s) de danger.

47
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

DOCUMENTS
A BORD
10 DES VEHICULES
Les documents obligatoires à bord d’un véhicule transportant des déchets soumis à l’ADR sont :
‡OHGRFXPHQWGHWUDQVSRUW %6'
‡ODFRQVLJQHpFULWHGHVpFXULWp
‡OHUpFpSLVVpGHGpFODUDWLRQGHWUDQVSRUWGHGpFKHWV
‡OHFHUWLILFDWG·DJUpPHQWVLQpFHVVDLUH YRLUSDUDJUDSKH
‡OHFHUWLILFDWGHIRUPDWLRQGXFRQGXFWHXU YRLUSDUDJUDSKH

10.1. Document de transport

] Tout transport de marchandises dangereuses doit être accompagné d’un document de transport, établi sur la base
des renseignements et informations fournis par l’expéditeur. L’ADR impose le contenu de ce document, mais la forme
en reste libre.

] Dans le cas de transport de déchets en France, le bordereau de suivi de déchets (BSD) tient le rôle de document de
transport dès lors que les mentions exigées par l’ADR y figurent. La finalité première du bordereau de suivi de déchet
est la traçabilité. Pour des raisons de simplification administrative, il a été admis qu’il puisse faire office de document
de transport pour l’ADR.

10.1.1. Structure du bordereau de suivi de déchet


] Le BSD )RUPXODLUH&(5)$1ƒ est constitué de 12 cadres distincts :
‡&DGUHVj J à compléter par l’expéditeur (dans le cas général, le producteur du déchet) (le cadre 7 est à
remplir uniquement lors de l’intervention d’un négociant)
 ‡&DGUH J à compléter par le collecteur transporteur
‡&DGUH J déclaration générale de l’émetteur du BSD
 ‡&DGUHVj J à compléter par le destinataire du déchet

] En fonction des circuits suivis par le déchet, ce BSD pourra être complété par :
 ‡OH%6'VXLWH FDGUHVj HQFDVG·HQWUHSRVDJHSURYLVRLUHUHFRQGLWLRQQHPHQWRXGHWUDQVSRUWPXOWLPRGDO
 ‡XQHDQQH[HHQFDVGHFROOHFWHGHSHWLWHTXDQWLWpGHGpFKHWVUHOHYDQWG·XQHPrPHUXEULTXH
 ‡XQHDQQH[HHQFDVGHUpH[SpGLWLRQDSUqVWUDQVIRUPDWLRQRXWUDLWHPHQWDERXWLVVDQWjGHVGpFKHWVGRQWOD
provenance reste identifiable

48
10.1.2. Mentions exigées par l’ADR
Le document de transport exigé par l’ADR doit comporter :
 ‡OHQRPHWO·DGUHVVHGHO·H[SpGLWHXUJ cadre 1 du BSD
 ‡OHQRPHWO·DGUHVVHGXGHVWLQDWDLUH J cadre 2 ou 14 du BSD
 ‡OHVPHQWLRQVDXWLWUHGHO·$'5 J cadre 4 ou 15 du BSD
1 le numéro ONU précédé de la mention « UN »
2 la désignation officielle de transport
3 les numéros de modèles d’étiquettes, pour les matières et objets de toutes les classes
4 le groupe d’emballage attribué à la matière
5 le cas échéant, le code de restriction en tunnel qui figure dans la colonne (15) du tableau A : uniquement si le
transport est susceptible d’emprunter un tunnel auquel s’applique des restrictions au passage de véhicule de
transport de marchandises dangereuses.

Comment déterminer le code tunnel d’un déchet dangereux ?


Lorsque vous avez déterminé le code ONU et le groupe d’emballage de votre déchet, il vous suffit de
consulter la colonne 15 du Tableau A de l’ADR.
Le code est indiqué entre parenthèses, en dessous de la catégorie de transport :

Consulter
l’explication au
chapitre 8.6
volume 2 de l’ADR

([HPSOHGXFRGH'(
‡/RUVTXHOHVPDUFKDQGLVHVVRQWWUDQVSRUWpHVHQFLWHUQHSDVVDJHLQWHUGLWGDQVOHVWXQQHOVGH
catégorie D et E
‡3RXUOHVWUDQVSRUWVHQFROLVSDVVDJHLQWHUGLWGDQVOHVWXQQHOVGHFDWpJRULH(

Exemple de mention du code D/E dans le document de transport :


UN 1992, déchet liquide inflammable et toxique n.s.a. (acétone, méthanol), 3 (6.1), II (D/E)

 ‡OHQRPEUHHWODGHVFULSWLRQGHVFROLVJ cadre 5 du BSD


A noter qu’il n’est pas nécessaire d’indiquer le nombre et le type de chaque emballage intérieur d’un emballage
combiné.
 ‡ODTXDQWLWpWRWDOHGHFKDTXHPDUFKDQGLVHGDQJHUHXVHFDUDFWpULVpHSDUVRQQXPpUR218VDGpVLJQDWLRQRIILFLHOOH
de transport et un groupe d’emballage (exprimé en volume ou en masse brute) : J cadre 6 du BSD

Les mentions au titre de l’ADR dans le cadre 4 ou 15 du Exemple :


BSD sont rédigées comme suit (pour les différents cas, se UN 1230, déchet méthanol, 3 (6.1), II, (D/E)
référer au paragraphe 3.1 de ce présent guide) : UN 1263, déchets peintures, 3, II, (D/E)

] Pour les déchets affectés à une rubrique d’une ma- ] Pour les déchets affectés à une rubrique générique
tière parfaitement définie ou d’un groupe de matières n.s.a., mais dont la composition est connue, la désigna-
bien définies, la désignation officielle de transport est tion officielle de transport est précédée du mot « déchet ».
précédée du mot « déchet ». Les noms techniques doivent alors figurer entre parenthè-
ses immédiatement à la suite de la désignation officielle
de transport. Le nom technique est constitué par les noms

49
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

chimiques reconnus des deux principaux constituants Exemple :


caractéristiques du (ou des) danger(s) concerné(s). EMBALLAGE VIDE, 6.1 (3)
Attention, ce cas ne concerne qu’un cas particulier
Exemple : décrit au chapitre 13 de ce guide.
UN 1993 déchet liquide inflammable, n.s.a. (toluène ] Véhicules citerne vides
éthanol), 3, II, (D/E)
La mention sur le document de transport doit être
] Pour les déchets affectés à une rubrique générique « véhicule citerne vide, dernière marchandise chargée : »
n.s.a., dont la composition exacte n’est pas connue, suivi du classement de la marchandise ayant accompagné
et qui sont classés conformément au paragraphe le transport à charge.
[Link].5 de l’ADR (voir paragraphe 3.1 de ce guide),
la mention « déchets conformes au [Link].5 » doit Exemple :
apparaitre à la suite de la désignation officielle. Dans ce VEHICULE CITERNE VIDE, DERNIERE MARCHANDISE
cas, il n’est pas nécessaire d’ajouter les noms techni- CHARGEE : UN 1993, liquide inflammable
ques. n.s.a., 3, II, (D/E), déchet conforme au [Link].5

Exemple : ] Cas particulier du retour à vide vers l’expéditeur


UN 3264, liquide inorganique corrosif, acide, n.s.a.,
8, II, (E), déchets conformes au [Link].5 Les documents de transport préparés pour le transport
de ces marchandises peuvent être réutilisés. Dans ce cas,
] Si une matière appartenant à l’une des classes 1 à 9 l’indication de la quantité doit être supprimée (en l’effa-
satisfait aux critères de classement du [Link].10, le docu- çant, en la biffant ou par tout autre moyen) et remplacée
ment de transport doit porter la mention supplémentaire par les mots ©5(7285­9,'(1211(772<eª
« DANGEREUX POUR L’ENVIRONNEMENT ». Cette prescrip-
tion supplémentaire ne s’applique pas pour les numéros
ONU 3077 et 3082. [Link]. Autres cas particuliers
] ATTENTION, dans certains cas, le BSD n’est pas suf- ] Le transport de déchets d’amiante est accompagné d’un
fisant pour répondre à ces exigences de l’ADR sur le %6'$ &(5)$1ƒ  
contenu du document de transport.
] Le transport des DASRI est accompagné d’un BSD
Exemple : SDUWLFXOLHU &(5)$1ƒ HWRX1ƒ  
Dans le cas de divers produits chimiques de laboratoire,
un BSD peut être suffisant pour répondre aux exigences
10.2. Consignes écrites de sécurité
GH WUDoDELOLWp PDLV SDV VXIILVDQW SRXU GpFULUH OD GLYHU-
sité des classements ADR et des colis. Dans ce cas, un
document annexe récapitulatif doit compléter le BSD pour Les consignes écrites de sécurité regroupent les informa-
répondre aux exigences de l’ADR. tions utiles aux membres de l’équipage du véhicule pour
pouvoir intervenir efficacement en cas d’accident pouvant
10.1.3. Cas particuliers survenir au cours du transport.
&·HVWGpVRUPDLVOHFROOHFWHXUWUDQVSRUWHXUTXLGRLWPHWWUH
à disposition du conducteur le modèle de consigne de
[Link]. Document de transport de retour sécurité, dont le contenu et la forme sont définis dans
à vide (moyens de rétention non l’ADR version 2015 (voir paragraphe 5.4.3 de l’ADR). Il
s’agit d’un modèle unique de 4 pages valable quel que
nettoyés) soit le classement du déchet transporté, dont le modèle
est reproduit, tant sur la forme que sur le fond, pages
Pour les deux cas suivants, la forme du document reste suivantes.
libre, par exemple à ajouter sur une copie du BSD ayant Ces consignes doivent être à portée de main du
été utilisé pour le transport à charge ou un autre docu- FRQGXFWHXU GDQV OD FDELQH HW UHPLVHV SDU OH FROOHFWHXU
ment créé à cet effet. transporteur, avant le départ, aux membres de l’équi-
page dans une des langues que chaque membre d’équi-
] Emballage et GRV vides SDJHSHXWOLUHRXFRPSUHQGUH/HFROOHFWHXUWUDQVSRUWHXU
La mention sur le document de transport doit être : s’assure que les membres d’équipage comprennent et
EMBALLAGE VIDE ou GRV VIDE, suivi des numéros sont capables d’appliquer les consignes qu’ils consultent
d’étiquettes de danger de la marchandise ayant été conte- avant le départ.
Les consignes de sécurité doivent correspondre au
nue.
modèle de quatre pages, reproduit pages suivantes.

50
©127$/HPRGqOHGHFRQVLJQHVpFULWHVUHSURGXLWFLDSUqVHVWFRQIRUPHDX[SUHVFULSWLRQVGHO·$'5HQ
vigueur jusqu’au 31 décembre 2014 mais non conforme aux prescriptions du 5.4.3 applicables à partir
du 1er janvier 2015. Toutefois, il peut encore être utilisé jusqu’au 30 juin 2017 ».

51
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

52
53
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

54
10.3. Récépissé de déclaration de transport de déchet

] Les articles R. 541-49 à R. 541-79 du Code de l’Environnement imposent de déclarer en Préfecture les activités de
transport par route, de négoce et de courtage de déchets dangereux ou non dangereux.

] Le récépissé de déclaration, délivré par le Préfet, est valable 5 ans. Une copie doit être présente à bord de chaque
véhicule.

Exemple de récépissé de déclaration


de transport de déchet

55
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

11 FORMATION
11.1. Formation des conducteurs ] Les conducteurs de véhicules transportant des marchan-
dises dangereuses dans des citernes d’une capacité
] Les conducteurs des véhicules transportant des mar- supérieure à 1 m3 doivent avoir suivi un cours de spécia-
chandises dangereuses doivent détenir un certificat déli- lisation pour le transport en citerne.
vré par un organisme de formation agréé, attestant qu’ils
ont suivi une formation et réussi un examen portant sur ] À intervalles de cinq ans le conducteur doit avoir suivi
les exigences spéciales auxquelles il doit être satisfait lors une formation de recyclage par un organisme de forma-
du transport de marchandises dangereuses. tion agréé et réussi l’examen correspondant. La nou-
velle période de validité court à partir de la date d’expi-
] Cette formation a pour objectifs essentiels de : ration du certificat.
 ‡VHQVLELOLVHUOHVFRQGXFWHXUVDX[ULVTXHVSUpVHQWpVSDU
le transport des marchandises dangereuses ; Durée de la formation :
 ‡OHXULQFXOTXHUOHVQRWLRQVGHEDVHLQGLVSHQVDEOHVSRXU Formation initiale Recyclage
minimiser le risque d’incident et, s’il en survient un,
pour leur permettre de prendre les mesures qui sont Formation de base 3 jours 2 jours
nécessaires pour leur propre sécurité, pour celle du Spécialisation citerne 4 jours 2 jours
public et pour la protection de l’environnement, ainsi
En plus de cette formation obligatoire, l’ADR impose
que pour limiter les effets de l’incident.
une mise à jour des connaissances tenant compte des
évolutions réglementaires (formation interne ou externe).

Nouveau modèle de certificat avec photo

Recto Verso

56
] Cette formation doit avoir été suivie avant l’affectation à
11.2. Formation des autres intervenants
un poste portant des responsabilités relatives au transport
de marchandises dangereuses. Dans l’attente de cette
] Les personnes employées par les expéditeurs, les formation, il y a une obligation de surveillance directe
transporteurs et les destinataires de marchandises par une personne formée.
dangereuses doivent recevoir une formation adaptée à
leur domaine d’activité et à leur niveau de responsabilité
(chapitre 1.3 de l’ADR). 11.3. Conseiller à la sécurité
] Cette prescription s’applique par exemple : ] Chaque entreprise dont l’activité comporte le trans-
‡DXSHUVRQQHOTXLFKDUJHHWGpFKDUJHOHVPDUFKDQGLVHV port de marchandises dangereuses par route, ou les
dangereuses opérations d’emballage, de chargement, de remplissage
‡DX SHUVRQQHO TXL DVVXUH OH UHPSOLVVDJH HQ HPEDOODJH ou de déchargement liées à ces transports, désigne un
pour expédition ou plusieurs conseillers à la sécurité, nommés ci-après
‡DX[ FRQGXFWHXUV GH YpKLFXOHV WUDQVSRUWDQW GDQV GHV « conseillers », pour le transport de marchandises dange-
quantités en deçà du [Link] reuses, chargés d’aider à la prévention des risques pour
‡DX[DFFRPSDJQDQWVGDQVOHVYpKLFXOHV RSpUDWHXUV les personnes, les biens ou l’environnement, inhérents à
‡DXSHUVRQQHODGPLQLVWUDWLIG·H[SORLWDWLRQ SODQLILFDWLRQ ces activités.
document…)
‡DX[ SHUVRQQHOV GH PDLQWHQDQFH GHV YpKLFXOHV OH FDV ] Le conseiller à la sécurité est titulaire d’un diplôme
échéant reconnu par une autorité compétente d’un pays contractant
‡DX[FRPPHUFLDX[FRQFHUQpVSDUFHWWHDFWLYLWp YHQWHGH (en France, le CIFMD). Il est déclaré en Préfecture pour les
prestation transport) sites et les activités dont il assure le conseil.
‡jO·HQFDGUHPHQWGHWRXWHVFHVSHUVRQQHV
‡« ] Les obligations relatives au conseiller à la sécurité sont
définies au chapitre 1.8.3 de l’ADR et par l’article 6 de
] Cette formation doit avoir le contenu suivant, selon les l’arrêté TMD modifié.
responsabilités et les fonctions de la personne concer-
née : ] Le conseiller à la sécurité conseille le chef d’établisse-
‡6HQVLELOLVDWLRQJpQpUDOH le personnel doit bien connaî- ment. Il examine le respect des règles relatives au trans-
tre les prescriptions générales de la réglementation port des matières dangereuses.
relative au transport de marchandises dangereuses.
‡)RUPDWLRQ VSpFLILTXH le personnel doit recevoir une ] Il doit procéder à l’examen des pratiques et des procé-
formation détaillée, exactement adaptée à ses fonctions dures concernant le transport des marchandises dange-
et responsabilités, portant sur les prescriptions de la reuses.
réglementation relative au transport de marchandises
dangereuses. ] L’ADR précise que le Conseiller à la sécurité doit veil-
‡)RUPDWLRQ HQ PDWLqUH GH VpFXULWp le personnel ler à ce que tous les intervenants concernés, y compris
doit recevoir une formation traitant des risques et les conducteurs, bénéficient d’un recyclage des connais-
dangers présentés par les marchandises dangereuses, sances qui tient compte des évolutions réglementaires.
au cours du transport, du chargement et du décharge-
ment et doit être sensibilisé aux procédures à suivre. ] Il rédige un rapport annuel sur les activités de l’établis-
‡)RUPDWLRQHQPDWLqUHGHV€UHWpWHOOHTXHGpILQLHDXVHLQ sement relatives au transport des marchandises dange-
de l’entreprise. reuses. Le rapport annuel est élaboré conformément à
l’appendice IV.4 de l’annexe IV de l’arrêté TMD du 29 mai
] Une description détaillée de toute la formation reçue 2009 modifié, en respectant au minimum les rubriques et
doit être conservée par l’employeur et par l’employé et tableaux de cet appendice.
être vérifiée au début de tout nouvel emploi. Cette forma-
tion doit être complétée périodiquement par des cours de ] Il rédige également un rapport conforme aux exigences
recyclage pour tenir compte des changements intervenus de l’arrêté TMD modifié lors de la survenue d’un accident
dans la réglementation. au cours d’un transport ou d’une opération de charge-
ment ou de déchargement.
] Cette formation, dont le contenu est laissé à l’apprécia-
tion et sous la responsabilité de l’employeur, peut être
délivrée soit en externe par un organisme de formation,
soit en interne par une personne compétente, notamment
par le conseiller à la sécurité.

57
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

12 SURETE

] La sûreté est définie au chapitre 1.10 de l’ADR comme ] Certains transports doivent faire l’objet de mesures
les mesures ou les précautions à prendre pour minimi- complémentaires formalisées dans le cadre d’un plan de
ser le vol ou l’utilisation impropre de marchandises dan- sûreté lorsqu’il s’agit de marchandises dangereuses
gereuses pouvant mettre en danger des personnes, des dites à haut risque (chapitre 1.10.3 de l’ADR) :
biens ou l’environnement. ‡GpVLJQDWLRQG·XQUHVSRQVDEOHV€UHWp
‡pYDOXDWLRQGHVULVTXHV
Exemple : ‡SURFpGXUHVHWpTXLSHPHQWVSRXUPLQLPLVHUOH
Vol d’un véhicule chargé de déchets dangereux lors d’un risque et signaler les menaces
stationnement prolongé. ‡pYDOXDWLRQGHVSURFpGXUHV
Le tableau du paragraphe 1.10.5 de l’ADR, reproduit page
] La sûreté concerne toutes les personnes participant au suivante, donne la liste des marchandises dangereuses à
transport : le transporteur, mais aussi l’expéditeur et le haut risque.
destinataire.
] A noter que l’article 8 de l’arrêté TMD modifié précise
] Exception faite des déchets dangereux non soumis à qu’un plan de sûreté est conforme s’il a été élaboré
l’ADR et à certains transports dont le chargement est conformément au guide du CIFMD (comité interprofes-
inférieur au seuil du paragraphe [Link] de l’ADR, les sionnel pour le développement de la formation dans
mesures de sûreté minimum obligatoires sont les les transports de marchandises dangereuses) publié au
suivantes : Bulletin Officiel.
‡PDWLqUHVUHPLVHVjGHVWUDQVSRUWHXUVHWjGHV
chauffeurs identifiés ] Parmi les transports de déchets considérés comme des
‡VLWHVGHWUDQVLW VpMRXUWHPSRUDLUH VpFXULVpV marchandises dangereuses à haut risque dans le cadre de
éclairés et non accessibles au public notre activité, on retiendra par exemple (voir également
‡IRUPDWLRQVHQVLELOLVDWLRQGXSHUVRQQHOjODV€UHWpFHW- pour plus de détails le tableau page suivante) :
te formation doit être suivie dès l’entrée en fonction et ‡OHV WUDQVSRUWV HQ FLWHUQH GH SOXV GH  OLWUHV GH
l’entreprise doit prévoir des sessions de recyclage pério- liquides inflammables (classe 3) du groupe d’emballage
dique ; les relevés de formation doivent être conservés. I ou II
‡OHV WUDQVSRUWV HQ FROLV RX HQ FLWHUQH GH PDWLqUHV WR[L-
ques (classe 6.1) du groupe d’emballage I, quelle que
soit la quantité

58
Tableau du paragraphe 1.10.5 de l’ADR :
Liste des marchandises dangereuses à haut risque

Classe Matière ou objets Quantité


Citerne Vrac Colis
(litre)c (kg)d (kg)
Gaz inflammables (codes de classification comprenant
3000 a b
uniquement la lettre F)
2
Gaz toxiques (codes de classification comprenant les lettres T,
0 a 0
TF, TC, TO, TFC ou TOC) à l’exclusion des aérosols
Liquides inflammables des groupes d’emballage I et II 3000 a b
3
Liquides explosibles désensibilisés 0 a 0
4.1 Matières explosibles désensibilisées a a 0
4.2 Matières du groupe d’emballage I 3000 a b
4.3 Matières du groupe d’emballage I 3000 a b
Liquides comburants du groupe d’emballage I 3000 a b
5.1 Perchlorates, nitrate d’ammonium, engrais au nitrate d’ammo-
3000 3000 b
nium et nitrate d’ammonium en émulsion, suspension ou gel
6.1 Matières toxiques du groupe d’emballage I 0 a 0
Matières infectieuses de la catégorie A
6.2 a 0 0
(N° ONU 2814 et 2900)
8 Matières corrosives du groupe d’emballage I 3000 a b

H:HUZVIQL[
I3LZKPZWVZP[PVUZK\ULZVU[WHZHWWSPJHISLZX\LSSLX\LZVP[SHX\HU[P[t
J<UL]HSL\YPUKPX\tLKHUZJL[[LJVSVUULULZ»HWWSPX\LX\LZPSL[YHUZWVY[LUJP[LYULJVUMVYTtTLU[nSHJVSVUULV\K\[HISLH\(K\JOHWP[YLLZ[
H\[VYPZt7V\YSLZTH[PuYLZX\PULZVU[WHZH\[VYPZtLZH\[YHUZWVY[LUJP[LYULS»PUKPJH[PVUKHUZJL[[LJVSVUULLZ[ZHUZVIQL[
K<UL]HSL\YPUKPX\tLKHUZJL[[LJVSVUULULZ»HWWSPX\LX\LZPSL[YHUZWVY[LU]YHJJVUMVYTtTLU[nSHJVSVUULV\K\[HISLH\(K\JOHWP[YLLZ[
H\[VYPZt7V\YSLZTH[PuYLZX\PULZVU[WHZH\[VYPZtLZH\[YHUZWVY[LU]YHJS»PUKPJH[PVUKHUZJL[[LJVSVUULLZ[ZHUZVIQL[

] Les différentes mesures indiquées ci-dessous sont ‡0HVXUHGHSURWHFWLRQGHVVLWHV


destinées à atteindre les objectifs suivants : ‡0HVXUHGHSURWHFWLRQGHVVWRFNDJHV
‡V·DVVXUHUTXHOHSHUVRQQHOUpSRQGDX[FULWqUHVGH ‡0HVXUHVFRQFHUQDQWOHSHUVRQQHO
l’entreprise en matière de sureté et prend en compte
les impératifs en matière de sûreté ; ] On peut ainsi évaluer la sûreté pour :
‡PLQLPLVHUOHVULVTXHVGHYROGHGpWRXUQHPHQW
d’attentat ou de malveillance liés à un usage impropre 1 - Opérations de chargement-déchargement
des marchandises dangereuses par des mesures Contrôle d’accès au site
SK\VLTXHVHWRXRUJDQLVDWLRQQHOOHV Circulation sur site
‡GpWHFWHUDXSOXVW{WOHVDWWHLQWHVjODV€UHWpGRQQHU Postes de chargement-déchargement
l’alerte et fournir aussi rapidement que possible les Risque lié au séjour sur le site
informations pertinentes pour permettre aux autorités
compétentes une intervention efficace. 2 - Transport
Distance
] Ces mesures s’articulent autour des thèmes suivants : Sensibilité du transport
‡&RQWU{OHG·DFFqVGHVSHUVRQQHVVXUOHVVLWHV Stationnement sur le domaine public
‡&RQWU{OHGHVWUDQVSRUWV Performances du transporteur

59
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

13 CAS PARTICULIERS
13.1. Les emballages souillés ] « Attention à la définition d’un emballage vide non
nettoyé au sens de l’ADR : il doit conserver les mêmes
] ATTENTION, la notion d’« emballages souillés » telle que fonctions de rétention que s’il était plein, ainsi que son
couramment utilisée dans le métier du déchet ne revêt intégrité (même état, non endommagé, même dispositif
pas la même signification que la notion d’« emballage de fermeture…). »
vide » telle que mentionnée au § [Link] de l’ADR.
] Si l’emballage n’a plus son intégrité et ne peut plus
] On ne peut envisager le classement ADR des emballages assurer ses fonctions de rétention (emballage endomma-
souillés que si la marchandise qui a été contenue dans gé, dispositif de fermeture défectueux, résidu adhérant
l’emballage était elle-même classée marchandise dange-
dange à l’extérieur, etc.), il convient d’appliquer les prescrip-
reuse. tions de l’ADR résumées dans le synoptique.
Cet emballage
(GE ou GRV) a-t-il été
nettoyé de telle sorte
NON qu'il n’y a plus OUI
OU Non soumis à l'ADR
V e déchet
Votr
d'emballage vide et fermé de résidus ?
non nettoyé est-il encore homologué
et en bon état ?
NON OUI
UI
1
–V
Vous avez la possibilité de filmer directement ces bidons, seaux ou fûts encore homologués sur palette,
ces emballages étant les emballages de transport,
Correspond à une marchandise Correspond à un emballage
– Laisser l'étiquetage ADR d'origine (c'est à dire celui qui correspond au produit initialement contenu dedans
dangereuse selon l'ADR vide selon l'ADR
– Mettre une mention ADR du type : "EMBALLAGE VIDE", ou "GRV
V VIDE", suivie des étiquettes de danger.
(ex : parties d’emballages,
GRV
GR V découpés,
découpés verr
verrerie
erie souillée,
souillée
emballages dont l'homologation
est périmée)
– Le conditionner dans un emballage, GRV ou Grand Emballage non homologué mais
satisfaisant aux instructions d'emballage P003, IBC08, LP02, rigide et étanche ou muni
d'une doublure ou d'un sac scellé et résistant à la perforation. Possibilité d'uiliser un emballage
2
Cet emballage NON souple si absence totale de liquide.
a-t-il été souillé par des
Cet emballage matières du groupe d'emballage Les autorités exigent une procédure de tri assurant le respect des dispositions
a-t-il été I et/ou en LQ 0 de l'ADR (déchets autorisés, séparation des comburants).
souillé par des matières et/ou explosibles désensibilisées
TTransport en benne autorisé dans les conditions suivantes : benne étanche ou dotée
de classe 3, 4.1, 5.1, et/ou autoréactives
d'une doublure ou d'un sac scellé étanche et résistant à la perforation, pourvue de moyens
6.1, 8 ou 9 ? et/ou amiantées
OUI et/ou appartenant à la permettant de retenir tout liquide libéré.
famille des PCB / PCT Benne fermée ou véhicule couvert.
Chargement en commun : Les emballages souillés de résidus comburants ne doivent
NON pas être chargés avec d'autres emballages dans la même benne.
– Utiliser le code UN 3509 et apposer l'étiquette relative à la classe de danger 9 de l'ADR.
–Inscrire la mention ADR suivante dans le document de transport :
3 OUI UN 3509 Emballages au rebut, vides, non nettoyés (avec des résidus de…(préciser la (les)
Classement et emballage ADR classe(s) de danger ), 9, ( E )
en fonction de la nature des souillures Exemple : UN 3509 Emballages au rebut, vides, non nettoyés (avec résidus de 3, 4.1, 6.1), 9, ( E ),

60
1 Dans ce cas, la mention dans le document de trans- rigide et étanche ou muni d’une doublure ou d’un
port est : EMBALLAGE VIDE, suivi du n° d’étiquette sac scellé et résistant à la perforation. Nota bene : en
de danger (voir paragraphe [Link] de ce guide). présence de résidus de liquide (ou pouvant le devenir)
ATTENTION, ce cas ne s’applique que pour les il convient d’utiliser des emballages, GRV ou GE rigides
emballages VIDES ! Dès lors qu’une quantité signi- disposant d’un moyen de rétention. Les emballages
ficative de marchandise dangereuse reste dans ayant contenus des matières comburantes (5.1) doivent
l’emballage, alors il convient de le traiter comme être séparés lors du tri à la source.
un emballage plein et de suivre les prescriptions
normales de l’ADR. Concernant l’étiquetage, les colis devront être munis du
numéro UN3509 et l’étiquette n°9 de l’ADR.

2 Les emballages vides concernés par l’UN3509 sont ‡6RLW HQ YUDF GDQV GHV YpKLFXOHV FRXYHUWV RX GHV
décrits à la Disposition Spéciale 663. Ce n° ONU conteneurs pour vrac fermés (disposition VC2) ; les
concerne des emballages ou parties d’emballages véhicules et les conteneurs doivent être étanches ou
qui ont été vidés de façon à ne plus contenir que dotés d’une doublure ou d’un sac scellé étanche et
des résidus adhérant aux éléments des emballages résistant à la perforation, et être pourvus de moyens
lorsqu’ils sont présentés au transport. permettant de retenir tout liquide libéré susceptible
Les résidus présents dans les emballages mis au de s’échapper pendant le transport, par exemple un
rebut, vides, non nettoyés ne peuvent être que des matériau absorbant (disposition AP10).
matières dangereuses appartenant aux classes 3,
Concernant le chargement en commun, les emballages
4.1, 5.1, 6.1, 8 ou 9. En outre, il ne doit pas s’agir :
souillés de résidus comburants ne doivent pas être char-
‡'HPDWLqUHVDIIHFWpHVDXJURXSHG·HPEDOODJH,RX gés avec d’autres emballages dans le même conteneur ou
pour lesquelles « 0 » figure dans la colonne (7a) véhicule. En outre, les emballages souillés de résidus de la
du tableau A du chapitre 3.2; ni classe 5.1 doivent être transportés dans des véhicules et
des conteneurs construits ou adaptés de telle façon que
‡'HPDWLqUHVFODVVpHVFRPPHpWDQWGHVPDWLqUHV les marchandises ne puissent pas entrer en contact avec
explosibles désensibilisées de la classe 3 ou 4.1; le bois ou un autre matériau combustible.
ni
Les autorités exigent de l’expéditeur une procédure de
‡'HPDWLqUHVFODVVpHVFRPPHpWDQWGHVPDWLqUHV tri assurant le respect des dispositions de l’ADR (déchets
autoréactives de la classe 4.1; ni autorisés, séparation des comburants).

‡'·DPLDQWH 218HW218  Le cadre 4 du BSD devra porter les mentions suivantes :


UN 3509 Emballages au rebut, vides, non nettoyés
‡'H GLSKpQ\OHV SRO\FKORUpV 218  HW 218 (avec des résidus de… (préciser la (les) classe(s) de
3432), de diphényles polyhalogénés ou de danger), 9, ( E ))
terphényles polyhalogénés (ONU 3151 et ONU
3152). Exemple : Emballages souillés par des hydrocarbures,
du soufre, et de phénol : UN 3509 Emballages au rebut,
Le n° UN3509 permet le transport : vides, non nettoyés (avec des résidus de 3, 4.1, 6.1), 9, (E)
‡6RLW HQ FROLV GDQV XQ HPEDOODJH *59 RX *UDQG
Emballage non homologué mais satisfaisant aux
instructions d’emballage P003, IBC08, LP02,

61
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

Emballages vides autorisés au classement sous l’UN 3509


Transport en vrac
sous UN 3509

90
90
3509
9 3509 9

Transport en colis
sous UN 3509
UN 3509
9
9

Si le véhicule est chargé avec uniquement des colis classé sous le n° UN 3509,
il peut bénéficier de l’exemption partielle [Link]

Les emballages souillés ne correspondant pas au point 1 et 2 du présent guide devront être classés en fonction
3 de la nature de la matière qu’ils contenaient.

Exemple : Flacons vides ayant contenu des cyanures du Groupe d’emballage I seront classés comme suit :
UN1588 Déchet, cyanure inorganique solide n.s.a. (contient du cyanure de potassium), 6.1, I

13.2. Les produits chimiques de ] Chaque produit doit être rangé verticalement dans un
emballage extérieur, et calé avec un matériau de rem-
laboratoire (PCL)
bourrage et absorbant inerte. Il est interdit de coucher
les récipients.
] Les PCL sont des produits de laboratoire périmés
ou non utilisés conditionnés dans leur emballage ] L’emballage en commun de matières incompatibles est
d’origine (flacons en verre, boîtes métalliques, bouteilles strictement interdit. Il est donc obligatoire de réunir dans
plastiques…) d’une contenance strictement inférieure à un même emballage extérieur uniquement des déchets
5 litres. de la même famille. Par exemple, l’acide nitrique (acide
minéral oxydant) doit être séparé des autres acides miné-
] Les PCL, conditionnés dans leur récipient d’origine, raux et organiques.
doivent être hermétiquement fermés et emballés pour A noter par ailleurs que certains produits peuvent changer
le transport dans un emballage extérieur homologué de risques en fonction de la durée et des conditions
(caisse, seau…). d’entreposage (peroxydation, évaporation de l’agent
stabilisant…). Il est obligatoire de vérifier que les produits

62
restent bien autorisés au transport et prendre les mesures thane (UN 1593, classe 6.1), pourra être étiquetée avec le
nécessaires au respect de la réglementation en vigueur : code UN 1992 (classe 3, risque subsidiaire 6.1). Le groupe
exemple de marchandises interdites au transport (éther d’emballage du produit le plus dangereux sera indiqué
peroxydé devenu instable) ou de marchandise interdite sur le document de transport (BSD).
de chargement en commun (exemple d’un acide picrique
cristallisé, classé en explosif). ] Même si on est dans le cas de produits chimiques
Pour cela, il est recommandé d’établir une liste des PCL en petits récipients, l’exemption du [Link] au titre
transportés. des quantités limitées (LQ) est très difficile à appliquer
dans le cadre de notre métier. Dans tous les cas, cette
] Chaque récipient doit être clairement identifié et doit en dispense doit être supervisée et validée par le conseiller
principe comporter son étiquetage de mise sur le marché. à la sécurité.
L’emballage extérieur doit, quant à lui, être étiqueté selon
les prescriptions de l’ADR (code UN et étiquette de dan-
ger, et éventuellement étiquette n° 11).

] Pour éviter d’indiquer le code UN de chaque déchet sur


l’emballage et sur le document de transport, il est d’usage
pour le transport ADR des déchets dangereux d’utiliser
des codes UN génériques décrivant le ou les dangers des
produits emballés. Par exemple, une caisse contenant des
flacons d’acétone (UN 1090, classe 3), du méthanol (UN
1230, classe 3, risque subsidiaire 6.1) et du dichloromé-

13.3. Les déchets dangereux des ménages (DDM)

ATTENTION : L’ADR ne répond pas au cas spécifique des DDM ; ce qui rend son application difficile.
Les prescriptions de l’ADR ne sont pas adaptées à ce cas particulier : emballages unitaires
qui étaient destinés à la vente au public, endommagés, mal identifiés, etc.
Par défaut, un certain nombre de prescriptions minimum sont détaillées ci-après :
elles permettent le stockage et le transport des DDM dans des conditions de sécurité suffisantes,
mais ne prétendent pas dans tous les cas répondre strictement aux prescriptions de l’ADR.

] Les déchets dangereux des ménages (DDM) sont des ] Attention aux conditions de stockage qui doivent
produits périmés ou non utilisés conditionnés dans leur permettre de garantir les prescriptions d’emballage (par
emballage de vente au détail ou dans un emballage de exemple, ne pas laisser les caisses ouvertes dans des
récupération inférieure à 30 litres. Ne sont pas concernés zones non abritées).
les produits en provenance de professionnels non assimi- ] Toujours séparer les produits non compatibles : dans
lables, de par leurs compositions ou leurs quantités, à des chaque emballage est donc regroupé une seule et même
déchets ménagers. famille de tri (cf. tableau page suivante).

] Chaque produit doit être rangé verticalement dans un ] Les agents réceptionnant, triant et conditionnant
emballage extérieur, et calé avec un matériau de rem- les DDM doivent être formés notamment au 1.3.1 de
bourrage inerte. Il est interdit de coucher les récipients. l’ADR : la formation doit être adaptée au poste.
Si nécessaire, les récipients en mauvais état doivent être
suremballés, par exemple dans une sache PE. ] Les catégories de tri peuvent être associées à un clas-
sement ADR : une proposition de classement est reprise
] L’emballage extérieur doit, quant à lui, être étiqueté dans le tableau ci-après.
selon les prescriptions de l’ADR (code UN et étiquette
de danger). ] Un BSD est rédigé par rubrique déchet.

63
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

Classe
Dénomination Rubrique Dénomination pour le Etiquette
1ƒ218 de GE Emballage homologué
usuelle déchet transport de danger
danger

Pots de peinture,
Matières apparentées aux
vernis…  UN 1263 3 II En principe DS 650
peintures
3

Solvants  UN 1993 Liquide inflammable n.s.a 3 II Oui


3

Filtres à huile,
Solide contenant du liquide
gazole ou essence  UN 3175 4.1 II Oui
inflammable n.s.a.
en mélange 4

Phytosanitaires Pesticide liquide toxique


 UN 2902 6.1 II Oui
(hors comburant) n.s.a.
6

Liquide inorganique
Acides  UN 3264 8 II Oui
corrosif acide n.s.a.

Liquide inorganique 8
Bases  UN 3266 8 II Oui
corrosif basique n.s.a.

Oui
Attention réaction
d’incompatibilité entre
comburants, par exem-
Comburants  UN 1479 Solide comburant n.s.a. 5.1 II
5.1
ple chlorate - chlorite :
à mettre en sache plas-
tique au minimum pour
isoler

Non
Aérosols  UN 1950 Aérosols 2 se conformer au
2 paragraphe 5.3.1

Oui (non si < 30 kg)


Piles en mélange  UN 3090 Piles au lithium 9 II se conformer au
9 paragraphe 5.3.2

Accumulateurs électri- Non (P801a)


Batteries  UN 2794 ques remplis d’électrolyte 8 se conformer au
liquide acide 8 paragraphe 5.3.3

Tubes fluorescents,
 Non soumis à l’ADR Non
lampes

Identifier et étiqueter les déchets spécifiques par d’autres codes UN plus précis. Exemple : les peroxydes
minéraux liquides seront rangés à part et étiquetés avec le code UN 3139 liquide comburant n.s.a.
Séparer au minimum les solides et les liquides
En cas de doute, se rapprocher de personnes compétentes

64
13.4. Cas des échantillons tribué en fonction de ce que l’expéditeur connaît de
la matière. On doit toujours retenir le groupe d’embal-
lage le plus rigoureux correspondant à la désignation
] Les échantillons de déchets sont également considérés officielle de transport choisie. Lorsque cette disposition
comme des marchandises dangereuses. est appliquée, la désignation officielle de transport doit
être complétée par le mot « ECHANTILLON ».
] Les échantillons doivent être emballés dans un récipient
de bonne qualité, résistant aux sollicitations chimiques Les échantillons du déchet concerné doivent être
et physiques. Il est recommandé de déposer ce réci- transportés selon les prescriptions applicables à la dé-
pient dans une sache fermée et garnie d’absorbant. signation officielle provisoire, sous réserve :
Cette sache sera déposée et calée dans un emballage  ‡TXH OD PDWLqUH QH VRLW SDV FRQVLGpUpH FRPPH XQH
homologué pour le groupe d’emballage I. matière non admise au transport ; ou que la matière
ne soit pas considérée comme répondant aux critè-
] Il convient d’emballer et d’étiqueter chaque échantillon res applicables à la classe 1, 6.2 et 7.
individuellement selon les recommandations ci-avant.
 ‡TXHODPDWLqUHVDWLVIDVVHjGHVSUHVFULSWLRQVSDUWLFX-
Une fiche d’identification du déchet (FID) doit accompa-
lières selon qu’il s’agit d’une matière autoréactive ou
gner l’échantillon. d’un peroxyde organique.

] On distingue deux cas :  ‡TXHO·pFKDQWLOORQVRLWWUDQVSRUWpGDQVXQHPEDOODJH


combiné avec une masse nette par colis inférieure ou
égale à 2,5 kg. Que la matière ne soit pas emballée
1. Le déchet peut être identifié et classé selon l’ADR
avec d’autres marchandises.
(exemple mélange d’hydrocarbures liquides envoyé à
un laboratoire d’installation de traitement en vue d’ac-  ‡TXH OHV TXDQWLWpV SDU XQLWp GH WUDQVSRUW QH GpSDV-
ceptation). Dans ce cas, l’échantillon doit suivre les mê- sent pas 20 kg.
mes prescriptions que toute matière soumise à l’ADR. L’exemption au titre des quantités limitées pourra être
dans de nombreux cas appliquée.
2. La classe d’un déchet n’est pas précisément connue
au titre de l’ADR. Un code ONU provisoire doit être at-

13.5 Exemptions liées aux quantités transportées par unité de transport

Attention : Dans le domaine des déchets dangereux, l’utilisation des exemptions d’application de l’ADR
doit rester une pratique restreinte et doit être bien encadrée par votre conseiller à la sécurité TMD

SDUFRGH218FRGHGHFODVVLILFDWLRQHWRXJURXSHG·HP-
13.5.1 Principe ballage, le cas échéant, la catégorie de transport attribuée
à une matière ou un objet.
Les véhicules transportant un chargement de colis
soumis à l’ADR peuvent dans certains cas bénéficier de Les catégories de transport 1, 2, 3 ou 4 définissent les
l’exemption partielle [Link]. quantités seuils figurant dans le tableau de la sous-sec-
tion [Link].3 ci-dessous.
Les marchandises dangereuses sont affectées à des ca-
tégories de transport 0, 1, 2, 3 ou 4 qui figurent dans la Lorsqu’une matière ou un objet est affecté à la catégo-
colonne (15) chapitre 3.2 du tableau A. rie de transport « 0 » le transport ne peut bénéficier des
Lorsque les marchandises dangereuses transportées dans exemptions partielles et reste soumis à l’ensemble des
l’unité de transport appartiennent à la même catégorie, prescriptions de l’ADR.
la quantité maximale totale est indiquée dans la colonne Lorsqu’une matière ou un objet est affecté à la catégorie
« QTE MAXI » du tableau [Link].3 page suivante. de transport « 4 » le transport peut bénéficier des exemp-
tions partielles, et ce quelles que soient les quantités.
13.5.2 Quantités seuils
L’identification et la classification des marchandises dan-
gereuses sont les éléments clés permettant de connaître

65
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

Extrait du tableau du [Link].3

CAT. DE Matières ou objet groupe d’emballage ou code/ QTE. COEF.


TRANSPORT JURXSHGHFODVVLILFDWLRQRX1ƒ218 MAXI X
Classe 1 $///HW1ƒ218
Classe 3 N° ONU 3343
Classe 4.2 Matières appartenant au groupe d’emballage I
Classe 4.3 N° ONU 1183, 1242, 1295, 1340, 1390, 1403, 1928, 2813, 2965, 2968,
2988, 3129, 3130, 3131, 3134, 3148, 3396, 3398 et 3399
Classe 5.1 N° ONU 2426
Classe 6.1 N° ONU 1051, 1600, 1613, 1614, 2312, 3250 et 3294
0 0
Classe 6.2 N° ONU 2814 et 2900
Classe 7 N° ONU 2912 à 2919, 2977, 2978 et 3321
Classe 8 N° ONU 2215 (ANHYDRIDE MALEIQUE FONDU)
Classe 9 N° ONU 2315, 3151, 3152 et 3432 ainsi que les appareils contenant
de telles matières ou mélanges. Ainsi que les emballages vides non
nettoyés, ayant contenu des matières figurant dans cette catégorie de
transport, à l’exception de ceux sous le N° ONU 2908
Matières et objets appartenant au groupe d’emballage I et ne figurant pas dans la
catégorie de transport 0, ainsi que les matières et objets 20 50
des classes :
Classe 1 1.1B à 1.1J a%j-&*+-' a
1 Classe 2 Groupes T, TC a, TO, TF, TOC a et TFC
Aérosols : groupes C, CO, FC, T, TF, TC, TO, TFC et TOC Pour (a) voir
Produits chimiques sous pression : N° ONU 3502, 3503, 3504 et 3505 nota sous
Classe 4.1 N° ONU 3221 à 3224 et 3231 à 3240 le tableau
Classe 5.2 N° ONU 3101à 3104 et 3111 à 3120
Matières et objets appartenant au groupe d’emballage II et ne figurant pas dans les
catégories de transport 0, 1 ou 4 ainsi que les matières et objets des classes :
Classe 1 1.4B et 1.4G et 1.6 N
Classe 2 Groupe F
Aérosols : groupe F
2 Produits chimiques sous pression : N° ONU 3501 333 3
Classe 4.1 N° ONU 3225 à 3230
Classe 5.2 N° ONU 3105 à 3110
Classe 6.1 Matières et objets appartenant au groupe d’emballage III
Classe 9 N° ONU 3245
Matières et objets appartenant au groupe d’emballage III et ne figurant pas dans les
catégories de transport 0, 2 ou 4 ainsi que les matières et objets des classes :
Classe 2 Groupe A et O
Aérosols : Groupe A et O
Produits chimiques sous pression : N° ONU 3500
3 1000 1
Classe 3 N° ONU 3473
Classe 4.3 N° ONU 3476
Classe 8 N° ONU 2794, 2795, 2800, 3028 et 3477
Classe 9 N° ONU 2990 et 3072
Les emballages vides non nettoyés ayant contenu des matières dangereuses, sauf
ceux figurant sous la catégorie de transport 0 ainsi que les matières et objets des
classes :
Classe 1 1.4S
4 illimitée
Classe 4.1 N° ONU 1331, 1345, 1944, 1945, 2254 et 2263
Classe 4.2 N° ONU 1361, 1362 groupe d’emballage III
Classe 7 N° ONU 2908 à 2911
Classe 9 N° ONU 3268, 3499 et 3509

a
7V\YSLZ5‡65<L[SHX\HU[P[tTH_PTHSL[V[HSLWHY\UP[tKL[YHUZWVY[ZLYHKLRN

66
13.5.3 Expression des quantités

Dans le tableau du [Link].3, on entend par quantité :


– Masse brute pour les objets contenant de la marchandise dangereuse
– Masse nette pour les matières solides, les gaz liquéfiés, les gaz réfrigérés et les gaz dissous
– Quantité totale de marchandises dangereuses exprimée en litres pour les liquides
– Contenance en eau exprimée en litres pour les produits chimiques sous pression en gaz comprimés

[Link] Chargement constitué de marchandises dangereuses appartenant


à une catégorie de transport

8QHXQLWpGHWUDQVSRUWHVWFRPSRVpHGXFKDUJHPHQWVXLYDQW©81'(&+(7(66(1&(,, '( ª


15 fûts — Volume nominal 30 litres — Contenance 20 litres de déchets d’essence.

Ces déchets appartiennent à la classe 3 « Liquides inflammables », en application du point 3 « Expression des quantités »
c’est donc la contenance exprimée en litres qui doit être prise en compte soit 300 (15 x 20)

”SDUFRQVpTXHQWOHWUDQVSRUWSHXWEpQpILFLHUGHVH[HPSWLRQVSDUWLHOOHVGX

[Link] Chargement constitué de marchandises dangereuses appartenant à


différentes catégories de transport

Principe
La somme de
- La quantité de matières et d’objets de la catégorie 1 X « 50 »
- La quantité de matières et d’objets de la catégorie 1 (a) X « 20 »
- La quantité de matières et d’objets de la catégorie 2 X «3»
- La quantité de matières et d’objets de la catégorie 3 X «1»
QHGRLWSDVGpSDVVHU©ª

Une unité de transport est composée des éléments suivants :


 ©81'(&+(7(66(1&(,, '( ª
10 fûts — Volume nominal 30 litres — Contenance 20 litres de déchets d’essence.
Ces déchets appartiennent à la classe 3 « Liquides inflammables », en application du point 3 « Expression
des quantités » c’est donc la contenance exprimée en litres qui doit être prise en compte soit 200 (10 x 20)

- « UN 1325 DECHET SOLIDE ORGANIQUE INFLAMMABLE, N.S.A., 4.1, III, (E) »


2 fûts — Masse brute unitaire 60 kg — Masse nette unitaire 50 kg
Ces déchets appartiennent à la classe 4.1 « Solides inflammables », en application du point 3 « Expression
des quantités » c’est la masse nette qui doit être prise en compte soit 100 (2 x 50)

67
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

Utilisation de la feuille de calcul :


Code ONU Classe Catégorie GE Quantité maximale totale
transport par unité de transport

(a) Pour les n° ONU 0081, 0082, 0084, 0241, 0331, 0332, 0482, 1005 et 1017 Cat.1 Cat.2 Cat.3
la quantité maxi totale par unité de transport sera de 50 kg D 333 1000
UN 1203 3 2 II 200
UN 1325 4.1 3 III 100
Total par catégorie de transport 200 100
Coefficients multiplicateurs X.50 / X 20a X.3 X.1
Somme 0 600 100

Analyse :
‡/HVGpFKHWVDSSDUWLHQQHQWjGHVFDWpJRULHVGHWUDQVSRUWGLIIpUHQWHV
‡/DVRPPHGRLWrWUH”
600 + 100 = 700 /DVRPPHHVW”

Dans cet exemple le transport peut bénéficier des exemptions partielles du [Link]

[Link] Principales exemptions [Link] Principales obligations

- La sûreté - Les prescriptions relatives au conditionnement, à l’éti-


- La signalisation des engins de transport ; quetage et au marquage des colis ;
- Les consignes écrites ; - La formation des divers intervenants et du conducteur
- Les dispositions concernant le transport en colis (sauf (Chapitre 1.3 de l’ADR);
V5 et V8) ; - Le document de transport avec les quantités par catégorie
- La formation des conducteurs « Base » ; de transport :
- Les prescriptions relatives à la construction et à Catégorie 1 : …….litres ou kg
l’agrément des véhicules. Catégorie 2 : …….litres ou kg
Remarque : En application de l’article 6 paragraphe 1 Catégorie 3 : …….litres ou kg
deuxième alinéa de l’arrêté du 29 mai 2009 modifié, les - Les interdictions de chargement en commun ;
entreprises sont exemptées de l’obligation de déclarer un - Les obligations respectives des parties au chargement et
conseiller à la sécurité lorsque le transport, les opérations au déchargement ;
GH FKDUJHPHQW  GpFKDUJHPHQW GH PDUFKDQGLVHV
dangereuses en colis sont réalisées en quantités inférieures - L’extincteur de bord (2kg poudre pour la cabine) ;
aux seuils prescrits par opération. - Le stationnement et la surveillance du véhicule ;
- Le transport sous température régulée ;
- Les interdictions de fumer pendant les opérations de
chargement et de déchargement.
- Les prescriptions de calage et d’arrimage des colis.

68
13.6 exemptions liées aux marchandises dangereuses conditionnées
en quantités limitées (LQ)

Attention : Dans le domaine des déchets dangereux, l’utilisation des exemptions d’application de l’ADR
doit rester une pratique restreinte et doit être bien encadrée par votre conseiller à la sécurité TMD

13.6.1 Principe 13.6.2 Quantité

Les emballages combinés, et uniquement dans ce La quantité limitée applicable par emballage intérieur ou
cas, peuvent sous certaines conditions, bénéficier de objet et par colis est spécifiée pour chaque matière dans
l’exemption [Link] de la règlementation ADR. Cette la colonne 7 a) du tableau A du chapitre 3.2. Lorsque la
exemption a été, à l’origine, mise en place dans le cadre du quantité « 0 » figure dans cette colonne le conditionnement
transport de produits neufs conditionnés en emballages en quantité limitée n’est pas autorisé.
combinés.

EMBALLAGE
N° NOM ET DESCRIPTION CLASSE CODE DE GROUPE ÉTIQUETTES DISPOSITIONS QUANTITÉS LIMITÉES
ONU CLASSIFICATION D’EMBALLAGE SPÉCIALES ET EXCEPTÉES Instructions Dispositions Dispositions
d’emballage spéciales pour
d’emballage l’emballage
en commun
3.1.2 2.2 2.2 [Link] 5.2.2 3.3 3.4.6 [Link] 4.1.4 4.1.4 4.1.10
(1) (2) (3a) (3b) (4) (5) (6) (7a) (7b) (8) (9a) (9b)
LIQUIDE
3 MP7
1992 INFLAMMABLE, 3 FT1 I 274 0 E0 P001
+6.1 MP17
TOXIQUE, N.S.A.
LIQUIDE
3 P001
1992 INFLAMMABLE, 3 FT1 II 274 1L E2 MP19
+6.1 IBC02
TOXIQUE, N.S.A.
LIQUIDE P001
3
1992 INFLAMMABLE, 3 FT1 III 274 5L E1 IBC03 MP19
+6.1
TOXIQUE, N.S.A. R001

Si LQ suivi d’un chiffre autre que « 0 », se reporter aux conditions du chapitre 3.4.6. de l’ADR.

Les liquides ne peuvent être chargés dans des emballages


13.6.3 Conditionnement intérieurs que si ces emballages ont une résistance
suffisante à la pression interne dans des conditions
Les marchandises dangereuses doivent être conditionnées normales de transport.
dans des emballages de bonnes qualités, suffisamment Un matériau de rembourrage supplémentaire doit être
solides pour résister aux chocs et sollicitations habituelles utilisé pour combler, le cas échéant, les espaces vides et
en cours de transport. empêcher tout mouvement des emballages intérieurs.
/HV HPEDOODJHV QH GRLYHQW SDV rWUH DOWpUpV HWRX UpDJLU Les marchandises dangereuses doivent être exclusivement
dangereusement avec les marchandises dangereuses à emballées dans des emballages intérieurs placés dans
conditionner. Il est également interdit de conditionner des emballages extérieurs appropriés. Des emballages
dans un même emballage de transport des déchets intermédiaires peuvent être utilisés. La masse totale brute
qui sont susceptibles de réagir dangereusement entre du colis ne doit pas dépasser 30 kg.
eux.
Les bacs à housse rétractable ou extensibles peuvent servir
Les emballages doivent satisfaire aux prescriptions d’emballages extérieurs pour des objets ou des emballages
relatives à la construction ; ils n’ont cependant pas intérieurs. Les emballages intérieurs susceptibles de se
l’obligation d’être homologués. briser ou se perforer (verre, porcelaine, grès…) doivent
Lors du remplissage avec des liquides, un creux de être placés dans des emballages intermédiaires. La masse
sécurité suffisant doit être respecté, permettant d’éviter totale brute du colis ne doit pas dépasser 20 kg.
toute fuite du contenu ou déformation de l’emballage
sous l’effet de la température.

69
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

Particularité Les marchandises liquides de la classe 8 GE


II contenues dans des emballages en verre, porcelaine 13.6.7 Marquage des véhicules de
ou grès doivent être placées dans des emballages transports
intermédiaires.

/HVXQLWpVGHWUDQVSRUWVGHPDVVHPD[LPDOH!WRQQHV
13.6.4 Marquage transportant plus de 8 tonnes de masse brute de colis
contenant des marchandises dangereuses en quantités
A l’exception du transport aérien, les colis contenant des limitées doivent porter à l’avant et à l’arrière les marques
marchandises dangereuses en quantités limitées doivent prescrites ci-dessous.
porter la marque représenté figure 3.4.7 : Il n’est pas nécessaire de porter le marquage sur l’unité
de transport porteuse, sauf lorsque le marquage apposé
Caractéristiques sur le conteneur n’est pas visible de l’extérieur.
‡0DUTXDJHIDFLOHPHQWYLVLEOHHWOLVLEOH
‡3DUWLHVVXSpULHXUHVHWLQIpULHXUHVGRLYHQW Caractéristiques
être noires ‡0DUTXDJHIDFLOHPHQWYLVLEOHHWOLVLEOH
‡/DSDUWLHFHQWUDOHEODQFKHRXGHFRXOHXU ‡3DUWLHVVXSpULHXUHVHWLQIpULHXUHVGRLYHQW
contrastant avec le fond être noires
‡'LPHQVLRQVPLQLPDOHVPP[PP ‡/DSDUWLHFHQWUDOHEODQFKHRXGHFRXOHXU
‡(SDLVVHXUPLQLPDOHGHODOLJQHGXORVDQJH contrastant avec le fond
2 mm ‡'LPHQVLRQVPLQLPDOHVPP[PP
Figure 3.4.7
Si la dimension du colis l’exige, la dimension Figure 3.4.7 ‡(SDLVVHXUPLQLPDOHGHODOLJQHGXORVDQJH
de la marque peut être réduite jusqu’à 50 2 mm
mm x 50 mm

Par dérogation, les colis portant les anciennes marques 13.6.8 Formation
pourront être transportés jusqu’au 30 juin 2015.
Lorsque les colis sont placés dans un suremballage, les Le personnel ayant en charge de préparer des expéditions
dispositions relatives à la section 5.1.2 « Suremballage » de marchandises dangereuses conditionnées en quantités
s’appliquent. limitées (emballer, étiqueter…) doit avoir reçu une
formation répondant aux exigences de leurs activités et
responsabilités.
13.6.5 Mesures transitoires

Les marchandises dangereuses emballées en quantités


limitées autres que celles pour lesquelles le chiffre « 0 »
est affecté dans la colonne 7 a) du tableau A de l’ADR
2013, pourront encore être transportées conformément
aux prescriptions du chapitre 3.4 applicables jusqu’au 30
décembre 2015.

13.6.6 Expédition et restrictions


de transport

Préalablement au transport, les expéditeurs de marchan-


dises dangereuses emballées en quantités limitées
doivent informer de manière traçable, le transporteur de
la masse brute totale de marchandises de cette catégorie
à transporter.
Pour les chargements de plus de 8 tonnes de marchandi-
ses transportées en LQ, le passage sous un tunnel de
catégorie E est interdit.

70
14 Synthèses des principales prescriptions
de l’ADR
Transport de déchets dangereux ADR « colis »
Classement du déchet : (si la composition n’est pas exactement connue) :
UN 2810, liquide organique toxique n.s.a., 6.1, II, (D/E) déchets conformes au [Link].5
Un transport en colis n’est possible que si une instruction d’emballage apparaît dans la colonne 8
GXWDEOHDX$GHO·$'5([HPSOHSRXUOHQƒ218,,3SRXUHPEDOODJH,%&SRXU*59
Si les quantités transportées par unité de transport sont supérieures aux limites du [Link] :

Formation conducteur Étiquetage Emballage


formation de base de l’emballage homologué
Recto Verso
u
12
11 1
10 2

3H1 / Y1,8 / 200 / F 9 3

n 8
7
0

6
5
4

UN 2810 Calage et arrimage


des colis
coli
co lis
lis

Signalisation Signalisation
orange AV orange AR

6 6 6 6 6
6

Documents de bord
Document de transport (BSD)* Certificat de formation
Consignes écrites de sécurité Récépissé de déclaration de transport de déchets*
*exigence du code de l’environnement

Matériel de bord
Extincteurs Équipements divers et de protection individuelle

par membre d’équipage équipements supplémentaires


pour certaines classes

2 signaux d’avertissement à choisir :

ou ou

71
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

Transport de déchets dangereux ADR « colis »

Classement du déchet : (si la composition n’est pas exactement connue) :

UN 2810, liquide organique toxique n.s.a., 6.1, II, (D/E), déchets conformes au [Link].5
Le tableau du [Link] donne, pour les marchandises de la classe 6.1 groupe d’emballage II, une quantité
maximale par unité de transport de 333 litres (si liquide) en dessous de laquelle l’exemption est possible.
Si les quantités transportées par unité de transport sont inférieures aux limites du [Link] :

Formation conducteur Étiquetage Emballage


formation de base de l’emballage homologué
Recto Verso

u
12
11 1
10 2

3H1 / Y1,8 / 200 / F 9 3

6
n 8
7
0

6
5
4

UN 2810 Calage et arrimage


des colis
NOTA : Formation ADR 1.3 requise
Sign
g al
gnal
a is
sat
satio
ation
Signalisation
nalis
satio
sa
a
orange AV
oran
oran
an
nge AV
AV

Documents de bord
Document de transport (BSD)* Certificat de formation
Consignes écrites de sécurité Récépissé de déclaration de transport de déchets*
*exigence du code de l’environnement

Matériel de bord
Extincteurs Équipements divers et de protection individuelle

par membre d’équipage équipements


nts supplémentaires
su
pour certaines classes

2 signaux d’avertissement à choisir :

ou ou

72
Transport de déchets dangereux ADR « citerne »

Classement du déchet : (si la composition n’est pas exactement connue) :


UN 1993, liquide inflammable n.s.a., 3, II, (D/E), déchets conformes au [Link].5
Un transport en citerne n’est possible que si un code citerne apparaît dans la colonne 12 du tableau A
GHO·$'5HQIDFHGXFODVVHPHQWGHODPDUFKDQGLVHjWUDQVSRUWHU([HPSOHSRXUOHQƒ218,,: LGBF

Formation conducteur
spécialisation citerne
Recto Verso
Citerne homologuée Plaques étiquettes
certificats d’agrément de danger
citerne + tracteur (sur les 2 côtés et à l’arrière)

Signalisation Signalisation
orange AV orange AR

3
33
33
1993 3
1993

Documents de bord
Document de transport (BSD)* Certificats d’agrément - Certificat de formation
Consignes écrites de sécurité Récépissé de déclaration de transport de déchets*
*exigence du code de l’environnement

Matériel de bord
Extincteurs Équipements divers et de protection individuelle

par membre d’équipage équipements supplémentaires


pour certaines classes

2 signaux d’avertissement à choisir :

ou ou

73
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

Transport de déchets dangereux ADR « vrac »

Classement du déchet : (si la composition n’est pas exactement connue) :


UN 3175, solides contenant du liquide inflammable n.s.a., 4.1, II, (E),
déchets conformes au [Link].5
Un transport en vrac n’est possible que si une instruction type VC apparaît dans la colonne 17
GXWDEOHDX$GHO·$'5([HPSOHSRXUOHQƒ218,, VC1 ou VC2

Formation conducteur
formation de base
Recto Verso

Plaques étiquettes
Benne étanche
de danger
et bâchée
(sur les 2 côtés et à l’arrière)

Signalisation Signalisation
orange AV orange AR

40 4
40 4
3175 3175

Documents de bord
Document de transport (BSD)* Certificat de formation
Consignes écrites de sécurité Récépissé de déclaration de transport de déchets*
*exigence du code de l’environnement

Matériel de bord
Extincteurs Équipements divers et de protection individuelle

par membre d’équipage équipements supplémentaires


pour certaines classes

2 signaux d’avertissement à choisir :

ou ou

74
15 DEFINITIONS
Vous trouverez dans ce chapitre quelques définitions essentielles extraites du chapitre 1.2 de
l’ADR et de l’article 2 de l’arrêté TMD du 29 mai 2009 modifié. Pour plus de détails, il est préférable
de se référer directement à ces textes.

« AP9 », Le transport en vrac est autorisé pour les solides


A (matières ou mélanges, tels que préparations ou déchets)
QH FRQWHQDQW SDV HQ PR\HQQH SOXV GH   PJNJ GH
matière à laquelle ce numéro ONU est affecté. En aucun
« AP », Prescriptions applicables aux véhicules et conte-
point du chargement, la concentration de cette matière ou
neurs telles que définies ci-dessous.
GHFHVPDWLqUHVQHGRLWrWUHVXSpULHXUHjPJNJ
« AP1 », Les véhicules et conteneurs doivent être dotés
« AP10 », Les véhicules et les conteneurs doivent être
d’une caisse métallique et, lorsqu’ils sont équipés d’une
étanches ou dotés d’une doublure ou d’un sac scellé
bâche, celle-ci doit être non inflammable.
étanche et résistant à la perforation, et être pourvus de
moyens permettant de retenir tout liquide libéré suscep-
« AP2 », Les véhicules couverts et les conteneurs fermés
tible de s’échapper pendant le transport, par exemple un
doivent bénéficier d’une ventilation adéquate.
matériau absorbant. Les emballages mis au rebut, vides,
non nettoyés souillés de résidus de la classe 5.1 doivent
« AP3 », Les véhicules et conteneurs bâchés ne doivent
être transportés dans des véhicules et des conteneurs
être utilisés que lorsque la matière est en morceaux (non
construits ou adaptés de telle façon que les marchandises
sous forme de poudre, de granulés, de poussière ou de
ne puissent pas entrer en contact avec le bois ou un autre
cendres).
matériau combustible
« AP4 », Les véhicules couverts et les conteneurs fermés
doivent être équipés d’ouvertures servant au chargement
et au déchargement pouvant être fermées de manière her-
métique, afin d’empêcher toute fuite de gaz et d’éviter
B
que de l’humidité ne pénètre à l’intérieur.
« Bidon », (jerricane), un emballage en métal ou en ma-
« AP5 », Les portes de chargement des véhicules couverts tière plastique, de section rectangulaire ou polygonale,
ou des conteneurs fermés doivent être marquées comme muni d’un ou de plusieurs orifices.
suit, en lettres d’au moins 25 mm de hauteur:

« AP6 », Lorsque le véhicule ou le conteneur est en bois


ou construit dans un autre matériau combustible, il doit C
être garni d’un revêtement imperméable et incombustible
ou d’un enduit au silicate de soude ou à base d’un produit « Chargeur », l’entreprise qui :
analogue. La bâche doit également être imperméable et a) charge les marchandises dangereuses emballées, les
incombustible. petits conteneurs ou les citernes mobiles dans ou sur un
véhicule ou un conteneur ; ou
« AP7 », Le transport en vrac ne doit être effectué qu’en
chargement complet. b) charge un conteneur, un conteneur pour vrac, un conte-
neur-citerne ou une citerne mobile sur un véhicule ; ».
« AP8 », Le compartiment de charge des véhicules ou
conteneurs doit être conçu de façon à résister à toute
charge électrique résiduelle et à tout choc dû aux accu-
mulateurs.

75
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

« Citerne », un réservoir, muni de ses équipements de Les conteneurs pour vrac peuvent être, par exemple,
service et de structure. Lorsque le mot est employé seul, il des conteneurs, des conteneurs pour vrac offshore, des
couvre les conteneurs-citernes, citernes mobiles, citernes bennes, des bacs pour vrac, des caisses mobiles, des
démontables et citernes fixes tels que définis dans la pré- conteneurs trémie, des conteneurs à rouleaux, des com-
sente section ainsi que les citernes qui constituent des partiments de charge de véhicules.
éléments de véhicules-batterie ou de CGEM.
NOTA : Cette définition s’applique uniquement aux
« Citerne à déchets opérant sous vide », une citerne conteneurs pour vrac répondant aux prescriptions du
fixe, une citerne démontable, un conteneur-citerne ou chapitre 6.11
une caisse mobile citerne principalement utilisée pour le
transport de déchets dangereux, construite ou équipée de
manière spéciale pour faciliter le chargement et le déchar-
gement des déchets selon les prescriptions du chapitre D
6.10. Une citerne qui satisfait intégralement aux pres-
criptions des chapitres 6.7 ou 6.8 n’est pas considérée « Déchargeur », au sens de l’ADR, le déchargeur est l’en-
comme citerne a déchets opérant sous vide. treprise qui décharge des marchandises dangereuses em-
ballées ou vidange des marchandises dangereuses d’une
©&LWHUQHÀ[Hª une citerne d’une capacité supérieure à citerne ou d’un conteneur pour le transport en vrac.
1 000 litres fixée à demeure sur un véhicule (qui devient
« Déchets », des matières, solutions, mélanges ou ob-
alors un véhicule-citerne) ou faisant partie intégrante du
jets qui ne peuvent pas être utilisés tels quels, mais qui
châssis d’un tel véhicule.
sont transportés pour être retraités, déposés dans une
«CMR», document de transport international introduit décharge ou éliminés par incinération ou par une autre
par la Convention relative au contrat de transport interna- méthode.
tional de marchandises par route (Genève, 19 mai 1956). « Destinataire », le destinataire selon le contrat de trans-
port. Si le destinataire désigne un tiers conformément
« Colis », le produit final de l’opération d’emballage aux dispositions applicables au contrat de transport, ce
prêt pour l’expédition, constitué par l’emballage ou le dernier est considéré comme le destinataire au sens de
grand emballage ou le GRV lui-même avec son contenu. l’ADR. Si le transport s’effectue sans contrat de transport,
Le terme comprend les récipients à gaz tels que définis l’entreprise qui prend en charge les marchandises dange-
dans la présente section ainsi que les objets qui, de par reuses à l’arrivée doit être considérée comme le destina-
leur taille, masse ou configuration, peuvent être transpor- taire.
tés non emballés ou dans des berceaux, des harasses ou
des dispositifs de manutention. Excepté pour le transport « Dossier de citerne », un dossier qui contient toutes
des matières radioactives, le terme ne s’applique pas aux les informations techniques importantes concernant une
marchandises transportées en vrac, ni aux matières trans- citerne, un véhicule-batterie ou un CGEM, tels que les at-
portées en citernes. testations et certificats mentionnés aux [Link], [Link]
et [Link].
« Conteneur bâché », un conteneur ouvert muni d’une
bâche pour protéger la marchandise chargée.

« Conteneur fermé », un conteneur totalement fermé, E


ayant un toit rigide, des parois latérales rigides, des pa-
rois d’extrémité rigides et un plancher. Le terme englobe « Emballage », un ou plusieurs récipients et tous les
les conteneurs à toit ouvrant pour autant que le toit soit autres éléments ou matériaux nécessaires pour permettre
fermé pendant le transport. aux récipients de remplir leur fonction de rétention et
toute autre fonction de sécurité (voir aussi «Grand embal-
« Conteneur pour vrac », une enceinte de rétention lage» et «Grand récipient pour vrac» (GRV)).
(y compris toute doublure ou revêtement) destinée
au transport de matières solides qui sont directement « Emballage combiné », une combinaison d’emballages
en contact avec l’enceinte de rétention. Le terme ne com- pour le transport, constitué par un ou plusieurs embal-
prend pas les emballages, les grands récipients pour vrac lages intérieurs assujettis dans un emballage extérieur
(GRV), les grands emballages, ni les citernes. comme il est prescrit au [Link].

Les conteneurs pour vrac sont : NOTA : /·©pOpPHQW LQWpULHXUª GHV ©HPEDOODJHV FRPEL-
nés » s’appelle toujours « emballage intérieur » et non
‡GH FDUDFWqUH SHUPDQHQW HW pWDQW GH FH IDLW VXIILVDP-
«récipient intérieur». Une bouteille en verre est un exem-
ment résistants pour permettre un usage répété ;
ple de ce genre d’ « emballage intérieur ».
‡VSpFLDOHPHQW FRQoXV SRXU IDFLOLWHU OH WUDQVSRUW GH
marchandises sans rupture de charge par un ou plu- « Emballage de secours », un emballage spécial dans
sieurs moyens de transport ; lequel des colis de marchandises dangereuses endom-
magés, défectueux ou présentant des fuites, ou des
‡PXQLVGHGLVSRVLWLIVOHVUHQGDQWIDFLOHVjPDQXWHQWLRQ-
marchandises dangereuses qui se sont répandues ou qui
ner ;
ont fui de leur emballage sont placés pour le transport en
‡G·XQHFDSDFLWpG·DXPRLQVP3. vue de leur récupération ou élimination.

76
©(PEDOODJH H[WpULHXUª la protection extérieure d’un Les fûts reconstruits sont soumis aux prescriptions du
emballage composite ou d’un emballage combiné, avec chapitre 6.1 qui s’appliquent aux fûts neufs du même
les matériaux absorbants, matériaux de rembourrage et type.
tous autres éléments nécessaires pour contenir et proté-
ger les récipients intérieurs ou les emballages intérieurs. « Emballage réutilisé », un emballage qui, après exa-
men, a été déclaré exempt de défauts pouvant affecter
« Emballage intérieur », un emballage qui doit être son aptitude à subir les épreuves fonctionnelles. Cette
muni d’un emballage extérieur pour le transport. définition inclut notamment ceux qui sont remplis à nou-
veau de marchandises compatibles, identiques ou analo-
« Emballage reconditionné », un emballage, notam- gues, et transportés à l’intérieur des chaînes de distribu-
ment : tion dépendant de l’expéditeur du produit.
a) un fût métallique :
« Emballeur », l’entreprise qui remplit les marchandises
i. nettoyé pour que les matériaux de construction dangereuses dans des emballages, y compris les grands
retrouvent leur aspect initial, les anciens contenus emballages et les grands récipients pour vrac (GRV) et, le
ayant tous été éliminés, de même que la corrosion cas échéant, prépare les colis aux fins de transport.
interne et externe, les revêtements extérieurs et les
étiquettes ; ©([SpGLWHXUª l’entreprise qui expédie, pour elle-même
ii. restauré dans sa forme et son profil d’origine, les ou pour un tiers, des marchandises dangereuses. Lorsque
rebords (le cas échéant) ayant été redressés et le transport est effectué sur la base d’un contrat de trans-
rendus étanches et tous les joints d’étanchéité ne port, l’expéditeur, selon ce contrat, est considéré comme
faisant pas partie intégrante de l’emballage rempla- l’expéditeur.
cés ; et
iii. ayant été inspecté après avoir subi le nettoyage
mais avant d’avoir été repeint ; les emballages pré-
sentant des piqûres visibles, une réduction impor- F
tante de l’épaisseur du matériau, une fatigue du
métal, des filets ou fermetures endommagés ou « Fût », un emballage cylindrique à fond plat ou bombé,
d’autres défauts importants doivent être refusés. en métal, carton, matière plastique, contre-plaqué ou
autre matériau approprié. Cette définition englobe les
b) un fût ou bidon en plastique : emballages ayant d’autres formes, par exemple les em-
i. qui a été nettoyé pour mettre à nu les matériaux de ballages ronds à chapiteau conique ou les emballages en
construction, après enlèvement de tous les résidus forme de seau. Les « tonneaux en bois » et les « jerricanes »
d’anciens chargements, des revêtements extérieurs ne sont pas concernés par cette définition.
et étiquettes ;
ii. dont tous les joints non intégrés à l’emballage ont
été remplacés ; et G
iii. qui a été inspecté après nettoyage, avec refus des
emballages présentant des dégâts visibles tels que « Grand récipient pour vrac » (GRV), un emballage
déchirures, pliures ou fissures, ou dont les ferme- transportable rigide ou souple autre que ceux qui sont
tures ou leurs filetages sont endommagés ou com- spécifiés au chapitre 6.1 :
portant d’autres défauts importants. a) d’une contenance :
« Emballage reconstruit », un emballage, notamment : i. ne dépassant pas 3 m³, pour les matières solides et
a) un fût métallique : liquides des groupes d’emballage II et III ;
i. résultant de la production d’un type d’emballage ii. ne dépassant pas 1,5 m³, pour les matières solides
ONU qui répond aux dispositions du chapitre 6.1 à du groupe d’emballage I emballées dans des GRV
partir d’un type non conforme à ces dispositions ; souples, en plastique rigide, composites, en carton
ii. résultant de la transformation d’un type d’embal- ou en bois ;
lage ONU qui répond aux dispositions du chapitre iii. ne dépassant pas 3 m3, pour les matières solides
6.1 en un autre type conforme aux mêmes disposi- du groupe d’emballage I emballées dans des GRV
tions ; ou métalliques ;
iii. dont certains éléments faisant intégralement partie
de l’ossature (tels que les dessus non amovibles) iv. ne dépassant pas 3 m3 pour les matières radioacti-
ont été remplacés. ves de la classe 7 ;

b) un fût en plastique : b) conçu pour une manutention mécanique ;


i. obtenu par conversion d’un type ONU en un autre c) pouvant résister aux sollicitations produites lors de la
type ONU (1H1 en 1H2, par exemple) ; ou manutention et du transport, ce qui doit être confirmé
ii. ayant subi le remplacement d’éléments d’ossature par les épreuves spécifiées au chapitre 6.5.
intégrés.

77
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

NOTA 1 : /HV FLWHUQHV PRELOHV RX FRQWHQHXUVFLWHUQHV groupe d’emballage I : matières très dangereuses ;
qui satisfont aux prescriptions des chapitres 6.7 ou 6.8 groupe d’emballage II : matières moyennement
respectivement ne sont pas considérés comme étant des
grands récipients pour vrac (GRV). dangereuses ;
groupe d’emballage III : matières faiblement
2 : /HV JUDQGV UpFLSLHQWV SRXU YUDF *59  TXL VDWLVIRQW
aux prescriptions du chapitre 6.5 ne sont pas considérés dangereuses.
comme des conteneurs au sens de l’ADR. NOTA : Certains objets contenant des matières dangereu-
ses sont également affectés à un groupe d’emballage.
« GRV reconstruit », un GRV métallique, un GRV en plas-
tique rigide ou un GRV composite :
a) résultant de la production d’un type ONU conforme à M
partir d’un type non conforme ; ou
« Marchandises dangereuses », les matières et objets
b) résultant de la transformation d’un type ONU conforme dont le transport est interdit selon l’ADR ou autorisé
en un autre type conforme. uniquement dans les conditions qui y sont prévues.
Les GRV reconstruits sont soumis aux mêmes prescrip-
tions de l’ADR qu’un GRV neuf du même type (voir aussi « Masse d’un colis », sauf indication contraire, la masse
la définition du modèle type au [Link].1). brute du colis. La masse des conteneurs et des citernes
utilisés pour le transport des marchandises n’est pas
« GRV réparé », un GRV métallique, un GRV en plastique comprise dans les masses brutes.
rigide ou un GRV composite qui, parce qu’il a subi un choc
ou pour toute autre raison (par exemple, corrosion, fragi- ©0DVVHEUXWHPD[LPDOHDGPLVVLEOHª
lisation ou autre signe d’affaiblissement par rapport au a) (pour toutes les catégories de GRV autres que les GRV
modèle type éprouvé), a été remis en état de manière à souples), la somme de la masse du GRV et de tout équi-
être à nouveau conforme au modèle type éprouvé et à su- pement de service ou de structure et de la masse nette
bir avec succès les épreuves du modèle type. Aux fins de maximale ;
l’ADR, le remplacement du récipient intérieur rigide d’un b) (pour les citernes), la tare de la citerne et le plus lourd
GRV composite par un récipient conforme au modèle type chargement dont le transport est autorisé.
d’origine du même fabricant est considéré comme une
NOTA : Pour les citernes mobiles, voir chapitre 6.7.
réparation. Ce terme n’inclut pas cependant l’entretien
régulier d’un GRV rigide. Le corps d’un GRV en plastique
©0DVVH QHWWH PD[LPDOHª la masse nette maximale
rigide et le récipient intérieur d’un GRV composite ne sont
du contenu d’un emballage unique ou masse combinée
pas réparables. Les GRV souples ne sont pas réparables,
maximale des emballages intérieurs et de leur contenu,
sauf accord de l’autorité compétente.
exprimée en kilogrammes.
« Entretien régulier d’un GRV rigide », l’exécution
« Membre de l’équipage », un conducteur ou toute autre
d’opérations régulières sur un GRV métallique, un GRV en
personne accompagnant le conducteur pour des raisons
plastique rigide ou un GRV composite, telles que :
de sécurité, de sûreté, de formation ou d’exploitation.
a) nettoyage ;
b) dépose et repose ou remplacement des fermetures sur
le corps (y compris les joints appropriés), ou de l’équi-
pement de service, conformément aux spécifications
N
d’origine du fabricant, à condition que l’étanchéité du
GRV soit vérifiée ; ou « Nom technique», un nom chimique reconnu, le cas
échéant un nom biologique reconnu, ou un autre nom
c) remise en état de l’équipement de structure n’assurant utilisé couramment dans les manuels, les revues et les
pas directement une fonction de rétention d’une mar- textes scientifiques et techniques (voir [Link].1.1).
chandise dangereuse ou de maintien d’une pression de
vidange, de telle manière que le GRV soit à nouveau
conforme au modèle type éprouvé (redressement des « Numéro ONU » ou « N° ONU », le numéro d’identifi-
béquilles ou des attaches de levage, par exemple), sous cation à quatre chiffres des matières ou objets extrait du
réserve que la fonction de rétention du GRV ne soit pas Règlement Type de l’ONU.
affectée.

« Groupe d’emballage », aux fins d’emballage, un


groupe auquel sont affectées certaines matières en fonc- P
tion du degré de danger qu’elles présentent pour le trans-
port. Les groupes d’emballage ont les significations sui- « Point d’éclair », la température la plus basse d’un
vantes qui sont précisées dans la partie 2 : liquide à laquelle ses vapeurs forment avec l’air un mé-
lange inflammable.

78
« Pression de calcul », une pression fictive au moins une bande de plastique, une housse de film rétractable
égale à la pression d’épreuve, pouvant dépasser plus ou ou étirable ou par d’autres moyens adéquats ; ou
moins la pression de service selon le degré de danger
b) un emballage extérieur de protection tel qu’une caisse
présenté par la matière transportée, qui sert uniquement
ou une harasse.
à déterminer l’épaisseur des parois du réservoir, indépen-
damment de tout dispositif de renforcement extérieur ou
intérieur.
NOTA : Pour les citernes mobiles, voir chapitre 6.7. T
« Pression d’épreuve », la pression qui doit être appli- « Transport en vrac », le transport de matières solides
quée lors d’une épreuve de pression pour le contrôle ou d’objets non emballés dans des véhicules, conteneurs
initial ou périodique. ou conteneurs pour vrac. Ce terme ne s’applique ni aux
marchandises qui sont transportées comme colis, ni aux
NOTA : Pour les citernes mobiles, voir chapitre 6.7.
matières qui sont transportées en citernes.
« Transporteur », l’entreprise qui effectue le transport
avec ou sans contrat de transport.
R
« Réaction dangereuse »,
a) une combustion ou un dégagement de chaleur
V
considérable ;
« VC », instruction qui désigne les types de véhicules ou
b) l’émanation de gaz inflammables, asphyxiants, conteneurs (bâchés, fermés, couverts…)
comburants ou toxiques ;
« VC1 », Le transport en vrac dans des véhicules bâchés,
c) la formation de matières corrosives ;
des conteneurs bâchés ou des conteneurs pour vrac bâ-
d) la formation de matières instables ; chés est autorisé.
e) une élévation dangereuse de la pression
« VC2 », Le transport en vrac dans des véhicules couverts,
(pour les citernes seulement).
des conteneurs fermés ou des conteneurs pour vrac fer-
més est autorisé.
« Remplisseur », l’entreprise qui remplit les marchan-
dises dangereuses dans une citerne (véhicule-citerne,
« VC3 », Le transport en vrac est autorisé dans des vé-
citerne démontable, citerne mobile, conteneur-citerne) ou
hicules ou conteneurs spécialement équipés conformes
dans un véhicule-batterie ou CGEM, ou dans un véhicule,
aux normes spécifiées par l’autorité compétente du pays
grand conteneur ou petit conteneur pour vrac.
d’origine. Si le pays d’origine n’est pas un pays partie
contractante à l’ADR, les conditions prescrites doivent
« Rubrique collective », un groupe défini de matières
être reconnues par l’autorité compétente du premier pays
ou d’objets (voir [Link], B, C et D).
partie contractante à l’ADR touché par l’envoi.
©5XEULTXH QVD QRQ VSpFLÀp SDU DLOOHXUV ª une
« Véhicule », tout véhicule à moteur destiné à circuler
rubrique collective à laquelle peuvent être affectés des
sur route, pourvu d’au moins quatre roues et ayant une
matières, mélanges, solutions ou objets, qui :
YLWHVVHPD[LPDOHSDUFRQVWUXFWLRQVXSpULHXUHjNPK
a) ne sont pas nommément mentionnés au tableau A du ainsi que toute remorque, à l’exception des véhicules qui
Chapitre 3.2 ; et se déplacent sur rails, des machines mobiles et des trac-
WHXUVDJULFROHVHWIRUHVWLHUVTXLQHGpSDVVHQWSDVNPK
b) présentent des propriétés chimiques, physiques ou lorsqu’ils transportent des marchandises dangereuses.
dangereuses qui correspondent à la classe, au code de
classification, au groupe d’emballage et au nom et à la « Véhicule bâché », un véhicule découvert muni d’une
description de la rubrique n.s.a. bâche pour protéger la marchandise chargée.

« Véhicule couvert », un véhicule dont la carrosserie est


S constituée par une caisse qui peut être fermée.

« Suremballage », une enveloppe utilisée (dans le cas


de matières radioactives, par un même expéditeur) pour
contenir un ou plusieurs colis et en faire une unité plus
facile à manutentionner et à arrimer au cours du trans-
port. Exemples de suremballages :
a) un plateau de chargement, tel qu’une palette sur laquel-
le plusieurs colis sont placés ou gerbés et assujettis par

79
Guide de bonnes pratiques ADR de la profession

Ont contribué à la rédaction et à la relecture de ce document des représentants du collège déchets


dangereux de la FNADE et de la commission déchets dangereux de la FNSA/SMI2D :

Fabrice Bertolini (SITA REKEM), Damien Rambault (SARP Industries) Isabelle Conche (SYVED), Clothilde Pelletier (FNSA),
Stéphane Martin (SITA AMI), Marie-Claude Massebieau (SARP), Pascal Merland (SARP), Pascal Pomarede (SERPOL),
Nicolas Maréchal (CHIMIREC), Gérard Piquer (SITA), Benoit Renard (CHIMIREC), Jean-Charles Salembier (VEOLIA), Arnaud Troubat (SARP Industries).

80
Réalisé par

Fédération Nationale des Activités Fédération Nationale des Syndicats de


GHOD'pSROOXWLRQHWGHO·(QYLURQQHPHQW O·$VVDLQLVVHPHQWHWGHOD0DLQWHQDQFH,QGXVWULHOOH
33 rue de Naples – 75008 Paris 91 av. de la République - 75011 Paris
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0DLOIQDGH#IQDGHFRP Mail : fnsa@[Link]
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