Olympe de gouges
La déclaration des droits de la femme et de la
citoyenne,1791
Parcours
« Ecrire et combattre pour l’égalité » littérature d’idées
La coordination de ces deux verbes renvoie à la littérature d’idées, une littérature que se met a suivre
une cause sociale, politique et économique.
C’est une arme faible, une arme de ceux isolées mais forte car elle perdure dans le temps.
Égalité Principe qui consiste a accordé les mêmes droits et devoirs à tous les individus quelques soit
leurs différences antonyme, inégalité et certaines comme le racisme, l’homophobie, le sexisme, les
inégalités sociales…
Contexte Historique
Le mouvement des lumières 1715 à 1789
18ème siècle les lumières vaste mouvements culturel, philosophique, littéraire, courant opposé
à l’obscurantisme, sont pour la raison, la tolérance, l’égalité et l’éducation. Défende la liberté de
pensée et de croire.
Idées nouvelles diffuse par les philosophe qui croient aux l’êtres humains, guidés par la raison et non
l’autorité ni la tradition.
Siècle des lumières initiées par
- la glorieuse révolution d’Angleterre 1688 a permis la mise en place d’une mise en place d’une
monarchie constitutionnelle mise en place bill of rights 1689 les pouvoirs du roi sont
encadrés par une constituions alors qu’en France monarchie absolu de droits divins. Les
philosophes prennent le modèle anglais.
- La mort de louis 14 aussi a la montée des lumières. Apogée du classicisme, corneille racine
Molière. Les dernières années du roi marqué par l’austérité les guerres et l’intransigeances
religieuses. La mort libère la France de l’autorité du monarque renforce le mouvement de
contestation
Développement du livres et essor des découvertes scientifiques
Les lumières c’est l’éclairement qu’apporte à l’homme l’usage de sa raison et de son intelligence.
Ecarter les préjuger les superstitions et le fanatisme religieux
Les philosophes des lumières se rejoignent dans la contestation de la monarchie absolue de droits
divin dans laquelle le souverain déteint les 3 pouvoirs
La réflexion doit se fonder sur l’observation et l’expérimentation
Avant les sentiments étaient vu comme néfastes mais au 18siecle c’est la réhabilitation des
sentiments. Les lumières réhabilitent la nature humaine avec une question nouvelle. Celle du
bonheur.
Les figures de styles des lumières : L’ironie et l’antiphrase et le registre polemique
Rousseau Le contrat sociale
Montesquieu De l’esprit des lois
Diderot et d’Alembert l’encyclopedie
Voltaire Candide
Ile aux esclaves de marivaux,
le mariage de figaro
Biographie
Naissance : Olympe de Gouges, de son vrai nom Marie Gouze, est née le 7 mai 1748 à
Montauban, en France.
Origines familiales : Elle est la fille de Pierre Gouze, un boucher, et d'Anne-Olympe Mouisset.
Cependant, des rumeurs persistent sur son ascendance aristocratique, affirmant qu'elle
pourrait être la fille illégitime de Jean-Jacques Lefranc, marquis de Pompignan.
Mariage et veuvage précoce : En 1765, à seulement 17 ans, elle épouse Louis Aubry, un
homme plus âgé qui meurt rapidement, la laissant veuve avec un fils, Pierre Aubry. Elle
refuse de se remarier, considérant le mariage comme une forme d'oppression pour les
femmes.
Arrivée à Paris et Début Littéraire
Installation à Paris : En 1770, elle quitte Montauban pour s'installer à Paris. Là, elle prend le
pseudonyme Olympe de Gouges et s'intègre à la vie culturelle et intellectuelle de la capitale.
Engagement littéraire : Olympe de Gouges commence à écrire des pièces de théâtre, des
romans et des pamphlets politiques. Elle se fait remarquer avec des œuvres dénonçant les
inégalités sociales, comme sa pièce "L'Esclavage des Noirs" (1784), une critique virulente de
l'esclavage.
Révolution Française et Engagement Politique
Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791) : Au moment de la Révolution
française, Olympe de Gouges s’engage activement pour les droits des femmes. En 1791, elle
publie son œuvre la plus célèbre, "La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne",
en réponse à la Déclaration des droits de l’homme de 1789, où elle affirme que "la femme a
le droit de monter à l’échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune". Ce
texte prône l'égalité politique, civile, et légale entre les sexes, et réclame des droits tels que
le droit de vote pour les femmes et l'égalité dans les droits de propriété.
Engagement féministe : Olympe de Gouges milite également pour l'égalité dans le mariage,
le droit à l'éducation pour les femmes, et l'émancipation des femmes au sein de la société.
Elle revendique la reconnaissance des enfants illégitimes, les droits des mères célibataires, et
l'accès des femmes aux fonctions publiques.
Opposition à la Terreur : Défendant une position modérée, elle critique Robespierre et les
excès de la Terreur. Elle est contre la peine de mort et se prononce contre l'exécution de
Louis XVI, préférant qu'il soit jugé.
Arrestation et Exécution
Arrestation : Son engagement politique et ses critiques des figures révolutionnaires comme
Robespierre lui valent d’être arrêtée le 20 juillet 1793. Accusée d’avoir rédigé des écrits
contre le gouvernement révolutionnaire, elle est jugée et condamnée à mort par le Tribunal
révolutionnaire.
Exécution : Olympe de Gouges est guillotinée le 3 novembre 1793 à Paris. Elle est l'une des
rares femmes exécutées pour leurs idées politiques durant la Révolution.
Œuvre
Date de publication : 1791 à 5 exemplaires dans le contexte de la Révolution française.
Réécriture au féminin du texte de la DDHC du 26 aout 1789, OG montre que ce texte n’est
pas universel et ne s’adresse qu’aux hommes. Elle montre son insuffisance
Cette œuvre a aussi son originalité propre et n’est pas qu’un pastiche
Cette œuvre va être oublié pendant un siècle et demi et sera retrouvé en 1960
A la Reine
Le texte d’Olympe de Gouges débute par un épître (une sorte de dédicace) à la reine Marie-
Antoinette, la femme de Louis XVI. Dans un dialogue (elle l’appelle « Madame », et non « Majesté »),
elle se place à la hauteur de la reine pour lui parler de « femme à femme ». Olympe de Gouges lui
rappelle qu’elle l’a toujours soutenue : on sait que Marie-Antoinette est une reine que les français
n’ont pas beaucoup aimée. Ils lui reprochent d’avoir dépensé et gaspillé beaucoup d’argent ou
encore d’avoir tenté de fuir la France avec le roi lors des émeutes de 1791 (fuite à Varennes). Dans
cet épître, Olympe de Gouges a pour but de rallier la reine à sa cause afin d’unir les français et les
françaises.
Les Droits de la femme
Dans ce texte qui se situe avant le Préambule, Olympe de Gouges rappelle l’état de nature des
hommes. Elle se place dans la droite lignée des pensées des hommes des Lumières et de Jean-
Jacques Rousseau particulièrement. Dans la nature, hommes et femmes se ressemblent et son unis:
c’est en société qu’ils sont différents et que leurs droits sont inégaux. Olympe de Gouges va plus loin:
elle accuse les hommes d’êtres des « despotes ».
Préambule
Le préambule du texte d’Olympe de Gouges lui sert à se placer dans le droit héritage de
La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Ainsi, l’autrice reprend presque à
l’identique le début du texte, en changeant les sujets masculins en sujets féminins. Mais là n’est pas
le seul ajout de l’autrice: elle cherche à faire légion, à montrer à quel point les femmes ont été lésées
par le texte originel de 1789.
Les articles
Article I: Tout d’abord, l’autrice supprime, comme le faisait l’article 1 de La Déclaration des droits de
l’homme et du citoyen, la notion de droits acquis en fonction de la naissance de chacun. Désormais,
les actes de chacun déterminent la hiérarchie sociale. Olympe de Gouges remplace « les hommes »
par « la femme », plaçant ainsi le genre féminin au centre de son écrit.
Article II: comme les hommes, les femmes doivent pouvoir jouir de leur liberté et de leur propriété.
Elles doivent aussi pouvoir vivre dans un endroit sûr (droit à la sureté) et résister contre ce qu’elles
trouvent injuste.
Article III: Pour l’autrice, une nation = hommes + femmes, pas nation = hommes seuls.
Article IV: selon Olympe de Gouges, l’homme doit cesser sa « tyrannie » sur la femme, qu’elle
considère comme un abus.
Article V: les lois naturelles (l’égalité entre les hommes et les femmes) sont nécessaires à la société.
Article VI: la loi doit être votée par toutes les citoyennes et par tous les citoyens.
Article VII: les femmes sont soumises, comme les hommes, à la loi.
Article VIII: la loi doit être juste, et votée par tous.
Article IX: l’article IX supprime la présomption d’innocence (présente dans le texte de 1789)- tout
homme est innocent jusqu’à ce qu’il ait été jugé coupable. Néanmoins, ici, l’autrice est plus dure que
les auteurs de 1789. Elle insiste sur la rigueur avec laquelle les femmes jugées coupables doivent être
traitées.
Article X: (raisonnement par analogie) Les femmes doivent avoir le droit de participer à la vie
politique. Elles doivent avoir le droit d’exprimer leur liberté d’opinion. Si les femmes ont des droits,
elles ont aussi des devoirs. La fin de l’article X insiste sur l’importance de l’ordre public.
Article XI: Olympe de Gouges revendique le droit aux mères de reconnaître leurs enfants librement.
Elle ôte en revanche ce qui concerne la liberté de la presse, présent dans l’article XI original.
Article XII: les droits des femmes concernent toutes les femmes, des plus riches au plus pauvres.
Article XIII: les femmes doivent participer, comme les hommes, aux devoirs qu’entraînent les
dépenses de l’Etat. Elles doivent pouvoir avoir accès à toutes les professions et toutes les fonctions.
Article XIV: les femmes doivent participer aux décisions qui concernent les impôts en France.
Article XV: cet impôt peut être vérifié, justifié par une femme.
Article XVI: la séparation entre les trois pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire) garantit la
Constitution.
Article XVII: les femmes ont un droit de propriété égal à celui des hommes.
Postambule
Sur le ton de l’appel, Olympe de Gouges conclue son texte en appellant les femmes à se battre pour
leurs droits. L’autrice rappelle que naturellement, les hommes et les femmes ont besoin l’un de
l’autre pour vivre en société.
Forme du contrat social de l’homme et de la femme
Dans cette conclusion, Olympe de Gouges explique les aspects juridiques du contrat de mariage qui
devrait permettre aux femmes l’ouverture des droits lors de leurs mariages aux hommes.
V Citations:
« Homme, es-tu capable d’être juste ? C’est une femme qui t’en fait la question. » (Adresse aux
hommes)
« Femme! Réveille toi! Le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l’univers! » (Postambule)
VI Mots-clés/ lexique:
Epître: lettre adressée à quelqu’un au début d’un livre.
Citoyen: homme qui jouit de ses droits civiques.
Droits naturels: droits fondamentaux dont l’être humain ne peut être privé.
VII Conclusion:
L’oeuvre d’Olympe de Gouges peut se lire comme une oeuvre tout à fait moderne pour son temps.
En effet, les droits des femmes que revendique l’autrice ne seront appliqués qu’au XX ème siècle. De
plus, ce ne sont pas que les femmes qui sont concernées par son appel: mais aussi les personnes de
couleur, les esclaves et les enfants, dont les droits mettront bien longtemps avant d’être acquis.
L’écho d’Olympe de Gouges est donc résolument moderne.