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Entrepôt Frigorifique Solaire Photovoltaïque

Ce projet de fin d'études porte sur la conception d'un entrepôt frigorifique utilisant l'énergie solaire photovoltaïque, visant à promouvoir les énergies renouvelables et à lutter contre le sous-développement. Le dimensionnement de l'entrepôt et des composants du système solaire a été réalisé à l'aide du logiciel RETScreen International, bien qu'une étude financière n'ait pas pu être effectuée. L'entrepôt est situé à Mbour, un important port de pêche au Sénégal, où les besoins en énergie sont cruciaux.

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Entrepôt Frigorifique Solaire Photovoltaïque

Ce projet de fin d'études porte sur la conception d'un entrepôt frigorifique utilisant l'énergie solaire photovoltaïque, visant à promouvoir les énergies renouvelables et à lutter contre le sous-développement. Le dimensionnement de l'entrepôt et des composants du système solaire a été réalisé à l'aide du logiciel RETScreen International, bien qu'une étude financière n'ait pas pu être effectuée. L'entrepôt est situé à Mbour, un important port de pêche au Sénégal, où les besoins en énergie sont cruciaux.

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Ministère de l'Enseignement Supérieur de la Recherche et

de l'Innovation
Ecole Supérieure d’Electricité, du Bâtiment et des
Travaux Publics

PROJET DE FIN D'ETUDES


EN VUE DE L’OBTENTION DU DIPLOME D’INGENIEUR EN GENIE ELECTRO-MECANIQUE

TITRE DU PROJET DU MEMOIRE :

CONCEPTION D’UN ENTREPOT FRIGORIFIQUE


FONCIONNANT AVEC L’ENERGIE SOLAIRE
PHOTOVOLTAIQUE

AUTEUR : Mr MOUHAMADOU MANSOUR LEYE


ENCADREUR : Mr MAGUETTE SARR
MEMBRE DU JURY :
DEDICACES

A ma mère AIDA BODIAN


A mon père OMAR LEYE
A MES FRERES ET SŒURS
A MES AMIS

i
REMERCIEMENT

Après avoir rendu grâce à Dieu, l'éternel soutien et prié


sur le sceau des prophètes Mohamed (PSL), je ne
saurais au tienne de ce travail m'empêcher d'adresser
ma profonde gratitude à tous ceux qui de près ou de
loin, directement ou indirectement, de façon active ou
même passive ont apporté leurs contributions à
l'aboutissement du présent PFE et à l'édification de ce
que je deviens aujourd'hui.
Je remercie tout particulièrement :
 Mr SENY TAMBA (professeur ept,esti)
 Mr WARRORE (professeur de froid lycée technique)
 Mr MAGUETTE SARR (encadreur)
 Mr DRAME (professeur esebat )
Pour leur encadrement, leur disponibilité, leurs conseils
et leurs remarques pertinentes pour la pérennité de cet
écrit.

ii
Je remercie également ma mère qui m’a tant soutenu
au cour de mon cursus scolaire sans oublier les prières
de mes oncles et tantes qui m’ont accompagné

RESUME
Dans un contexte associant développement et technologie; on est
amené à se rapprocher des populations les plus nécessiteuses. Mais
aussi l'énergie faisant parfois défaut dans des contrées où son besoin
se fait vraiment sentir, l'homme doit faire recours à sa créativité pour
pallier à ce vide.

Ce projet intitulé « Conception d'un entrepôt frigorifique fonctionnant


avec de l'énergie Solaire photovoltaïque » est une contribution pour la
promotion des énergies renouvelables, la lutte contre le sous-
développement, l'exode rural et l'atténuation des déséquilibres sociaux

de plus en plus menaçants.

iii
En premier lieu, je vais dimensionner l'entrepôt frigorifique après
avoir énoncé les Formules et les termes théoriques relatifs à l'énergie.

Ensuite, l'obtention des besoins en électricité, m’a permis de


dimensionner les composantes du système solaire. Lors de ce
dimensionnement un logiciel du nom de «RETScreen International»
donné gratuitement par le gouvernement canadien a été utilisé.

Une étude financière serait, certes, souhaitable mais n'ayant pas les
données escomptées, je n'ai finalement pas pu le faire. L'entrepôt
frigorifique en question est implanté dans la zone de Mbour
précisément a mballing a 70km de Dakar.

Mbour est le 2e plus gros port de pêche du pays après Dakar. Et l’une
des plus importantes criées d’Afrique de l’ouest. Quand on dit “port”,
on a tendance à imaginer des quais où les bateaux arriveraient. Ce
n’est pas le cas, il serait plus exact de parler de plage car c’est sur le
sable que les bateaux arrivent directement. C’est aussi là que se fait la
suite des opérations: déchargement du poisson, vente, découpe, salage,
séchage… On ne dirait pas à première vue, mais chaque coin de la
plage est affecté à une tâche particulière. Ainsi, plus on s’éloigne de la
mer et plus le poisson est trié, transformé et vendu plus cher.

iv
Table des matières
DEDICACES.........................................................................................................................................i
REMERCIEMENT..............................................................................................................................ii
RESUME..............................................................................................................................................iii
LISTE DES TABLEAUX.....................................................................................................................v
LISTE DES FIGURES........................................................................................................................vi
LISTES DES ABREVIATIONS........................................................................................................vii
AVANT- PROPOS.............................................................................................................................viii

Partie A: Dimensionnement de l'entrepôt frigorifique...........................................................................1


INTRODUCTION..................................................................................................................................2
Chapitre 1 : Généralités.........................................................................................................................3
1. Modes de production du froid et applications...............................................................................3
2.1. Réfrigération en circuit ouvert.....................................................................................................4
2.2. Réfrigération en circuit fermé.....................................................................................................5
3. Quelques éléments de physique....................................................................................................6
3.1. La température............................................................................................................................6
3.2. La chaleur....................................................................................................................................7
3.2.1. Chaleur sensible et chaleur latente............................................................................................7
3.2.2. Quantité de chaleur..................................................................................................................8
3.3. La puissance................................................................................................................................8
3.4. La pression...................................................................................................................................9
3.5. Le changement d'état..................................................................................................................9
3.5.1. Fusion et solidification............................................................................................................10
3.5.2. Vaporisation...........................................................................................................................10
3.5.3. Condensation..........................................................................................................................12
3.5.4. Sublimation.............................................................................................................................12
4. Les fluides frigorigènes.................................................................................................................12

v
5. Organes principaux d'une machine frigorifique............................................................................13
6. Dégivrage des évaporateurs.........................................................................................................18
Chapitre II : Rappels théoriques.........................................................................................................20
1. Transmission de chaleur...............................................................................................................20
1.1. Transmission de chaleur par conduction...................................................................................20
1.1.1. Conduction à travers un mur homogène plan........................................................................21
1.1.2. Conduction à travers un mur composé plan...........................................................................21
1.2. Transmission de chaleur par rayonnement...............................................................................23
1.3. Transmission de chaleur par convection...................................................................................24
2. Coefficient global de transmission thermique..............................................................................25
2.1 Cas d'un mur plan homogène.....................................................................................................25
2.2. Cas d'une paroi plane composée...............................................................................................26
3. Propriétés générales des gaz........................................................................................................26
3.1. Caractéristiques de l'air humide................................................................................................26
3.1.1. Composition de l'air humide...................................................................................................26
3.1.2. Variétés de l'air humide..........................................................................................................27
3.2. Grandeurs caractéristiques de l'air humide...............................................................................28
3.2.1. La température.......................................................................................................................28
3.2.2 La température humide...........................................................................................................28
3.2.3. La température de rosée........................................................................................................28
3.2.4. La teneur en vapeur d'eau......................................................................................................28
3.2.5 L'humidité relative...................................................................................................................29
3.2.6. L'enthalpie massique..............................................................................................................29
3.2.7. Le volume massique...............................................................................................................29
3.2.8. La densité...............................................................................................................................29
Chapitre III : Dispositions constructives de l'entrepôt frigorifique.......................................................30
1) Les produits..............................................................................................................................30
2) Les conditions d’entreposages.................................................................................................30
3) L’environnement......................................................................................................................31
4) Le plancher...............................................................................................................................33
5) Sol.............................................................................................................................................33
6) Plafond.....................................................................................................................................33
7) Murs et hauteur.......................................................................................................................33
8) Autres spécifications.................................................................................................................34
Chapitre IV : Bilan frigorifique..............................................................................................................35
I. CALCUL DES GAINS THERMIQUES.............................................................................................37

vi
Chapitre V : Choix des équipements de l'installation frigorifique........................................................45
1) Choix de l’évaporateur.............................................................................................................46
2) Choix du compresseur ou du groupe de condensation...........................................................46
a) Choix de compresseur frigorifique, Séparateur d’huile et le refroidisseur d’huile :.................49
b) La sélection de l’évaporateur et du condenseur.......................................................................52
C) Sélection des tuyauteries frigorifiques :......................................................................................54

PARTIE B: DIMENSIONNEMENT DE L'INSTALLATION SOLAIRE..............................................................63


INTRODUCTION :..............................................................................................................................64
Chapitre 1 : Généralités sur le rayonnement solaire............................................................................65
1. La ressource solaire......................................................................................................................65
2. Le spectre solaire..........................................................................................................................65
3. La constante solaire......................................................................................................................66
4. La masse atmosphérique..............................................................................................................66
5. Les diffusions moléculaire et par les aérosols...............................................................................67
6. Les composantes au sol du rayonnement solaire.........................................................................67
Chapitre II : Le système solaire photovoltaïque...................................................................................69
1. Le champ photovoltaïque.............................................................................................................69
1.1. La cellule....................................................................................................................................69
1.2. Le module..................................................................................................................................71
1.3. Le champ...................................................................................................................................72
2. Les batteries.................................................................................................................................73
3. Les régulateurs.............................................................................................................................73
4. Les diodes.....................................................................................................................................74
5. Les onduleurs...............................................................................................................................74
Chapitre III : Méthode de dimensionnement du système solaire photovoltaïque...............................75
1. Principes de calcul de l'énergie solaire.........................................................................................75
1.1. La déclinaison............................................................................................................................75
1.2. Les angles de repérage du soleil................................................................................................75
1.3. Rayonnement extraterrestre et indice de clarté.......................................................................76
2. Calcul de l'ensoleillement sur un plan incliné...............................................................................77
2.1. Calcul de l'ensoleillement horaire global et diffus.....................................................................78
2.2. Calcul de l'ensoleillement horaire dans le plan du champ PV....................................................78
2.3. Sommation................................................................................................................................79
3. Modèle du champ PV...................................................................................................................79

vii
3.1. Calcul du rendement moyen.....................................................................................................79
3.2. Autres corrections.....................................................................................................................79
4. Modèle en réseau.........................................................................................................................80
5. Modèle hors réseau......................................................................................................................80
5.1. Aperçu général..........................................................................................................................80
5.2. Calcul de la charge électrique....................................................................................................81
5.2.1. Demande équivalente en courant continu (CC)......................................................................81
5.2.2. Types de charges....................................................................................................................81
5.3. Méthode du potentiel d'utilisation............................................................................................82
5.3.1. Moyenne mensuelle du potentiel quotidien d'utilisation.......................................................82
5.3.2. Paramètres de calcul..............................................................................................................83
5.3.3. Répartition des quantités d'énergie.......................................................................................83
Chapitre IV : Dimensionnement du système photovoltaïque..............................................................85
1. Rayonnement et charge...............................................................................................................85
1.1. Le rayonnement global direct....................................................................................................85
1.2. La charge...................................................................................................................................86
2. Calcul du rayonnement global solaire reçu par une surface inclinée sur le site...........................87
3. Le générateur photovoltaïque......................................................................................................87
3.1. Choix d'un module photovoltaïque...........................................................................................87
3.2. Estimation de la puissance réelle des modules.........................................................................88
3.3. Approximation du nombre total de modules............................................................................89
3.4. Le nombre de modules en série................................................................................................90
3.5 Le nombre de chaînes en parallèle.............................................................................................91
4. Dimensionnement des onduleurs.................................................................................................92
4.1 Choix des onduleurs pour la charge triphasée............................................................................93
5. Dimensionnement du parc des batteries d'accumulateurs..........................................................93
5.1. Choix du type de batteries.........................................................................................................93
5.2. Calcul du nombre de batteries nécessaire.................................................................................94
RECOMMANDATIONS ET PERSPECTIVES..............................................................................................95
BIBLIOGRAPHIE ET WEBLIOGRAPHIE....................................................................................................96

viii
LISTE DES TABLEAUX

Tableau1 : conversion entre les différentes


températures
Tableau 2 : moyenne des températures en ℃

Tableau 3: moyenne de l’humidité relative en %

Tableau4 : données de la chambre froide


Tableau 5 : Caractéristiques et nombre de modules
PWX500-45W-12V

ix
Tableau 6 : Convertisseur 220V 250 VA Pur Sinus
VICTRON
Tableau 7 : Coefficients de conductibilité thermique de
quelques isolants utilisés pour les murs des chambres
froides
Tableau 8 : résistance thermique de différents
matériaux isolants
Tableau 9 : résistance thermique des parois
Tableau 10 : caractéristique de quelques denrées
Tableau 11 : nombre de renouvellement d’air journalier
par les ouvertures de porte
Tableau 12 : puissance dégagé par personne
Tableau 13 : taux de brassage et pression totale des
ventilateurs
Tableau 14 : donnée météorologique de la zone de
Mballing
Tableau 15 : rayonnements solaires quotidien selon
retscreen

x
LISTE DES FIGURES
Figure 1 : Les fluides frigorigènes. Source : ATEE…………………………6

Figure 1.2 : Schéma de base d’une machine frigorifique…………...............14

Figure 1.3 : Vues de compresseur hermétique……………………….......…15

Figure 1.4 : Condenseur à air………………………………………………16

Figure 1.5 : détendeur type capillaire………………………………………17

Figure 2 : évaporateur………………………………………………………18

Figure 2.1 :Représentation schématique du transfert de chaleur par conduction……21

Figure 2.2 : Schématisation d’un mur composite………………............…22

Figure 2.3 : Schéma électrique équivalent du mur composite…….............23

Figure 2.4 : Représentation schématique du transfert de chaleur radiation…24

Figure 2.5 : Convection dans une casserole ................................................25

Figure 3 : trace du cycle frigorifique ..........................................................45

xi
Figure 3.1 : fenêtre de saisie des conditions et résultat..............................49

Figure 3.2 : Données technique du compresseur ......................................50

Figure 3.3 : Fenêtre des caractéristiques techniques du séparateur d'huile..........51

Figure 3.4 : Système photovoltaïque......................................................69

Figure 3.5 : principe de la cellule photovoltaïque .................................71

Figure 4 : module photovoltaïque...........................................................72

Figure 4.1 : Repérage de la position du soleil........................................76

Figure 4.2 : onduleur solaire...................................................................92

Figure 4.3 : batterie Solar gel 12.............................................................94

xii
LISTES DES ABREVIATIONS

xiii
AVANT- PROPOS
École Supérieure d’Électricité, de Bâtiment et des
Travaux Publics forme des Techniciens, Ingénieurs et
Gestionnaires conformes aux normes académiques
internationales.
L’ESEBAT allie un enseignement supérieur et une
formation technique professionnel
Créée en 2008 , elle est agrée et reconnue par
deux Ministères
Le Ministère de l’Emploi, de la Formation
Professionnelle et de l’Artisanat à travers
Arrêté Ministériel N° 002049 /MFPAA/SG/DFP du
14 Février 2013,
Le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la
Recherche et de l’Innovation à travers l’habilitation N°
RepSEN/Ensup-priv/HA/048-2018.
Accréditation au PRED CAMES 2020 Arrêté N°
00152 /2021/CAMES/SG/SS
Le décalage entre la date de création sur autorisation
et ces différents reconnaissances Intervenues après des
nombreuses et longues évaluations.
Chaque année, l’ESEBAT reçoit des missions
d’évaluations externes, c’est ce qui lui vaut sa rigueur
dans ses enseignements et ses résultats incontestables
aussi bien sur le plan académiques mais aussi en terme
de taux d’insertion professionnelle.
A la fin du cycle d'ingénieur, l'élève ingénieur est
appelé à mener un projet de fin d'études, dont celui-ci,
xiv
sous la direction de ses professeurs et éventuellement
des personnes extérieures. Ce projet lui permettrait de
mettre en application les différentes connaissances
théoriques et pratiques acquises lors de son cycle.

xv
Partie A: Dimensionnement de
l'entrepôt frigorifique

1
INTRODUCTION
Une enquête menée auprès des pécheurs de la petite
cote nous a permis de nous imprégner des problèmes
majeurs auquel ces derniers sont confrontés dans leur
activités quotidiennes. Ces problèmes sont
essentiellement liés au manque de moyen de
conservation du poisson et le cout élevé de l’énergie
classique. En effet le manque d’équipements et les
multiples coupures d’électricités, les produits congelés
sont souvent soumis à des contraintes qui accélèrent
leur processus de détérioration.
C’est pourquoi le souci d’améliorer la qualité du produit
congelé en répondant aux normes en vigueur, nous
parait suffisamment motivant pour concevoir une
chambre froide alimente par une technologie d’énergie
renouvelable : le photovoltaïque.
Par ailleurs, la congélation demeurant la méthode la
plus fiable, son utilisation demande des équipements de
très bonne qualité avec une bonne isolation de la
chambre, car le cout énergétique et environnement du
froid est très chers.

2
Chapitre 1 : Généralités

1. Modes de production du froid et applications


Produire du froid, c’est tout simplement absorber de la
chaleur à une température inférieure à la température
ambiante. Ainsi, le refroidissement d’un corps
quelconque en dessous de la température ambiante
nécessite l’utilisation d’un mécanisme endothermique.
La chaleur alors extraite du corps est ensuite rejetée
dans le milieu ambiant: air ou eau. Parmi les nombreux
mécanismes sont endothermiques,
diverses transformations peuvent être citées :
– les procédés thermodynamiques tels que la
dissolution de corps solides dans un liquide (eau, par
exemple) ou dans un solide (glace, par exemple) ; la
détente isenthalpe ou isentrope d’un gaz ; l’évaporation
d’une phase liquide, par exemple dans un cycle à
absorption ou à compression ; la fusion ou sublimation
d’une phase solide ;

3
– les procédés électriques ou magnétiques tels que le
refroidissement thermoélectrique par effet Peltier ou la
désaimantation adiabatique.
Le froid a de nombreuses applications dont les
principales sont les suivantes.
Le froid alimentaire qui vise à la conservation des
produits alimentaires, nécessite des équipements pour :
– la production de produits surgelés ou congelés, la
production de glaces,
– le stockage des produits : entrepôts et chambres
frigorifiques, tanks à lait,
– le transport des produits : camions, trains, bateaux
frigorifiques,
– la mise à la vente de ces produits : vitrines
frigorifiques de vente.
Le froid alimentaire concerne également les procédés
de conditionnement de produits : refroidissement des
moûts de bière et retardement des processus de
fermentation (vins).
Le conditionnement d’air qui vise à créer les conditions
satisfaisantes pour le confort des habitants en jouant
sur les paramètres suivants : la température,
l’hygrométrie, le renouvellement et la filtration de l’air.
Les lieux potentiellement concernés sont les habitats,
les bureaux, les commerces, les usines, les transports
et les voitures.
Les applications industrielles du froid qui sont
extrêmement variées. Ainsi, le traitement thermique

4
des pièces métalliques (glace carbonique), l’ébarbage
de pièces en caoutchouc (glace carbonique), la
concentration de solutions aqueuses (épaississement
d’extraits végétaux, entre autres), le contrôle de
température de réacteurs chimiques ou de futs de
vinification.
Les différents principes de production de froid évoqués
ci-dessus se réalisent selon deux modes : en circuit
ouvert ou en circuit fermé.
2.1. Réfrigération en circuit ouvert
Dans ce type de réfrigération, le produit à refroidir est
mis en contact thermique direct ou indirect avec le
fluide frigorigène (fluide frigorigène = fluide qui subit la
transformation endothermique de production du
froid) qui est ensuite évacué vers l’air libre sans être
recyclé. Les exemples les plus courants sont :
– l’azote liquide qui en se vaporisant (voire en se
réchauffant) absorbe la chaleur d’un corps avant d’être
rejetée à l’extérieur ;
– l’air détendu dans un tube de Ranque, par exemple,
qui est envoyé sur la pièce à refroidir avant d’être
rejeté à l’atmosphère ;
– la glace qui, grâce à sa chaleur de fusion, maintient la
température d’une chambre frigorifique, l’eau produite
étant ensuite rejetée.
Ce mode de réfrigération suppose un fluide non toxique
et relativement peu coûteux. Son avantage réside dans
la simplicité du fonctionnement, le faible
investissement et la souplesse de fonctionnement. Par

5
contre les coûts de fonctionnement sont généralement
élevés.
2.2. Réfrigération en circuit fermé
Dans ce type de réfrigération, le produit à refroidir ne
peut pas être mis en contact direct avec le fluide
frigorigène. Celui-ci circule dans un circuit fermé qui
constitue la machine frigorifique proprement dite. C’est
le cas des machines à compression à l’intérieur
desquelles le fluide frigorigène est successivement
comprimé, condensé, détendu et vaporisé.
Le produit peut être refroidi :
– en contact avec les parois de l’évaporateur ;
– par l’intermédiaire d’un fluide secondaire (fluide
frigoporteur ou frigorifère) qui assure le transport du
froid entre l’évaporateur de la machine frigorifique et le
produit à refroidir : ce fluide peut être de l’air comme
c’est le cas dans les vitrines frigorifiques (qui assurent
le maintien en température des produits alimentaires
exposés) ; il peut être sous phase liquide, comme c’est
le cas dans de nombreux procédés industriels dans
lesquels l’équipement à refroidir ne peut accepter
directement le fluide frigorigène ; pour des
températures inférieures à 0°C, le fluide intermédiaire
peut être une saumure (solution aqueuse de sels), un
mélange d’eau et de glycol voire d’alcool ou une huile.
On désigne ce fluide intermédiaire par le terme fluide
frigoporteur ou frigorigène (Figure 1).

6
Fig. 1 : Les fluides frigorigènes. Source : ATEE
L’avantage des procédés en circuit fermé est l’absence
de pertes de fluide. Par contre, ils nécessitent des
investissements relativement élevés et offrent une
moindre souplesse de fonctionnement. Ils constituent le
procédé le plus répandu.
3. Quelques éléments de physique
3.1. La température
La température est une grandeur physique de chaleur,
chaude ou froide, mesurée en degrés par rapport à une
échelle connue (Celsius °C, Fahrenheit °F, Kelvin K). Elle
indique la chaleur d'un corps ou d'un milieu, telle que
la température ambiante.
Conversion entre les différentes unités de températures

7
Tableau1 : conversion entre les différentes
températures
3.2. La chaleur
La chaleur est une forme d'énergie qui va d'un point
chaud vers un point froid. C'est la sensation perçue par
nos organes de sens lorsque nous sommes placés
devant un corps incandescent par exemple.
L'unité légale de chaleur est le Joule (1) mais la kcal
(kilocalorie) est également utilisée.
Une kcal est la quantité de chaleur qu'il faut fournir à 1
kg d'eau pour augmenter sa température de 1°C.
Conversion d'unités
1 kcal =4,185 kJ = -1 Fg (Frigorie)
1 BTU = 1,053 kJ, 1 thermie (Th) = 1000 kcal
B.T.U = British Thermal Unit
3.2.1. Chaleur sensible et chaleur latente
Deux formes de chaleur sont importantes dans la
climatisation :
 la chaleur sensible

8
 la chaleur latente

Chaleur sensible
La chaleur sensible est la quantité de chaleur qui est
échangée entre deux corps, sans changement de
phase. Cet échange de chaleur se traduit par une
modification de température des corps.
Chaleur latente
La chaleur latente est la quantité de chaleur absorbée
par un corps lors d'un changement de phase, sans
changement de température : exemple de la chaleur de
vaporisation (chaleur nécessaire pour passer de l'état
liquide à l'état gazeux)
3.2.2. Quantité de chaleur
La quantité de chaleur sensible Q, échangée par un
corps qui passe d'une température T1 à une
température T2, est donnée par la relation :
Q = m c (T2 – T1)
soit Q la chaleur sensible (J) ;
m la masse du corps (kg) ;
c la chaleur massique de ce corps ([Link]−1.K−1) ;
T1 et T2 les températures initiales et finales du corps
(K).
3.3. La puissance
La puissance est la quantité d’énergie consommée par
unité de temps.
 Rapidement ou lentement, l’énergie dépensée
reste toujours la même : une masse de 100 kg
9
élevée de 1 000 m nécessite une énergie de 1MJ ou
277 Wh ;
 La puissance à fournir augmente avec la vitesse :
sur une durée de 30 minutes la puissance
développée est de 560 W.
Une consommation d’énergie de 1 joule en 1
seconde correspond à une puissance de 1 W (unité SI).
Une consommation d’énergie de 1 000 joules en 1
seconde correspond à une puissance de 1 kW.
Une consommation d’énergie de 3 600 kJ en 1
heure correspond à une puissance de 1 kW.
3.4. La pression
Pour le physicien, le terme pression renvoie à une force
-- qui se mesure en newton (N) -- exercée sur une
surface donnée -- mesurée en mètres carrés (m2). Dans
le système international et depuis 1971, l'unité de
mesure de la pression est le pascal (Pa). Ainsi une
pression de 1 Pa correspond à une force de 1 N qui
s'exerce sur une surface de 1 min 2 s. Le pascal est
donc une unité de mesure caractéristique d'une faible
pression.
De fait, d'autres unités de mesure de la pression plus
appropriées peuvent être employées. Le bar (bar)
notamment qui correspond à 105 Pa. Ou encore
l'atmosphère (atm) qui équivaut à 101.325 Pa. Voire
même le millimètre de mercure (mmHg) qui vaut
133 Pa.
3.5. Le changement d'état
L’eau peut changer d’état selon la température et sous
l’action du soleil et du vent.

10
Schéma résumant les différent changements d’état
possibles:

Figure 1.1 Les différents changements d'état de la


matière
Voici les définitions correspondantes:
 Fusion : passage de l’état solide à l’état liquide.
 Vaporisation : passage de l’état liquide à l’état
gazeux.
 Liquéfaction : passage de l’état gazeux à l’état
liquide.
 Solidification : passage de l’état liquide à l’état
solide.
 Sublimation : passage de l’état solide à l’état
gazeux.
 Condensation : passage de l’état gazeux à
l’état condensé (solide ou liquide). La cinétique de
ce phénomène est décrite par la relation de Hertz-
Knuden.

11
3.5.1. Fusion et solidification
Le terme de « solidification » désigne un phénomène de
changement d'état de la matière et, plus exactement,
le passage de l'état liquide à l'état solide.
Le changement de phase inverse s'appelle « la fusion ».
La solidification est à différencier de la vaporisation, qui
désigne le passage de l'état liquide à l'état de gaz.
3.5.2. Vaporisation
La vaporisation est le processus principal par lequel une
substance passe d'un état liquide à un état gazeux. Elle
est la transition de phase observée de la phase liquide
à l'état gazeux. Il existe deux types de vaporisation :
l'évaporation et l'ébullition. La vaporisation de l'eau
H2O crée de la vapeur d'eau.
Ébullition :
La vaporisation est appelée ébullition (faire bouillir)
lorsque le changement d'état intervient en augmentant
la température à l'intérieur du liquide. Le point
d'ébullition est la température à laquelle un liquide
donné bout (à une pression donnée) et reste constant
pendant la durée du processus de changement d'état.
Un liquide bout lorsque la pression de vapeur
de saturation dépendant de la température du liquide
est supérieure à la pression de la phase gazeuse
superposée.
L'ébullition est le processus par lequel le liquide se
transforme très rapidement en gaz lors du chauffage.
Les particules dans l'eau sont liées entre elles par de
fortes forces d'attraction entre elles. Lorsque nous
fournissons de l'énergie et chauffons les particules
12
d'eau, leur énergie cinétique correspondante
augmente. Certaines de ces particules gagnent
suffisamment d'énergie pour briser les forces
d'attraction intramoléculaires et se transformer en
vapeurs. Ils s'échappent de la surface et ce processus
est connu sous le nom d'ébullition. Le liquide passe
ainsi à l'état gazeux. Le processus d'ébullition est un
exemple de vaporisation rapide qui survient à ou au-
dessus de la température d'ébullition ou à ou au-
dessous de la surface du liquide.
Évaporation :
La vaporisation est appelée évaporation lorsque l'état
liquide passe lentement à un état gazeux, ayant acquis
assez d'énergie pour surmonter la tension superficielle.
Contrairement à l'ébullition, l'évaporation existe à
n'importe quelle température, d'autant plus rapide
qu'elle est élevée.
L'évaporation est le changement de l'état liquide à
l'état gazeux s’arrêter à des températures inférieures
au point d'ébullition. L'évaporation a lieu à la surface du
liquide. Les molécules qui s'évaporent sont près de la
surface et se trouvent dans une direction spécifique.
Elles doivent posséder une énergie cinétique suffisante
pour vaincre les forces intermoléculaires présentes
dans la phase liquide.
3.5.3. Condensation
Si dans le langage courant le terme de condensation
désigne généralement le changement d'état gaz-
liquide, pour les physiciens il reste rattaché à un
changement d'état gaz-solide.

13
On peut l'observer, par exemple, lorsque la vapeur
d’eau présente naturellement dans l'atmosphère se
transforme en glace au contact d'une vitre très froide
en hiver, formant du givre.
Dans les températures normales de température et
de pression, le diode est à l'état solide. Mais, lorsque
l'on chauffe des pastilles de diode dans un tube à essai,
des vapeurs violettes sont émises. Celles-ci sont
d'ailleurs toxiques et irritantes et il faut prendre toutes
les précautions nécessaires lors de l'expérience. La part
de vapeurs qui touche le haut du tube, plus froid, se
retransforme immédiatement en cristaux, sans passage
par un état liquide. On dit qu'il y a condensation des
vapeurs de diode.
3.5.4. Sublimation
C'est le passage de l'état solide à l'état gazeux, sans
passer par l'état liquide. Cette propriété n'appartient
qu'à certains corps. Ce phénomène se produit à
pression constante à une température bien déterminée.
Exemples: la neige carbonique, l'iode, le camphre, la
glace.
4. Les fluides frigorigènes
Un fluide frigorigène est un fluide ou un mélange de
fluides présentant des
particularités physiques permettant d'exploiter un cycle
de compression/détente pour transférer de la chaleur.
Ils possèdent en particulier une température
d'évaporation faible sous pression atmosphérique. Les
fluides frigorigènes sont utilisés pour refroidir des
dispositifs réfrigérants (réfrigérateur,

14
congélateur, climatiseur...). Dans ces appareils, le fluide
frigorigène sert également à transporter l'huile du
compresseur.
Les fluides frigorigènes peuvent être classés en quatre
grandes familles :
 les fluides inorganiques purs : eau, ammoniac,
CO2... ;
 les hydrocarbures : butane, isobutane, propane,
propylène ;
 les hydrocarbures halogénés : chlorofluorocarbures
(CFC), hydrofluorocarbures (HFC) et hydro
chlorofluorocarbures (HCFC) et les per
fluorocarbures (PFC) ;
 autres fluides, utilisés de façon assez
rare : éthers oxydes, alcools, composés tri
halogénés, fluorés et chromés.
Les CFC, largement utilisés au cours du XXe siècle, ont
été interdits par le protocole de Montréal en 1987 en
raison de leur impact destructeur sur la couche d'ozone.
Les HCFC ont eux aussi été interdits en 2015. Ces
fluides ont été remplacés par les HFC, qui ne
contiennent pas de chlore toxique pour la couche
d'ozone, mais contribuent à l'effet de serre. Ils seront
donc eux aussi bannis progressivement grâce à un
accord signé en 2016.
5. Organes principaux d'une machine frigorifique
La machine frigorifique à compression de vapeur est
composée de 4 organes principaux que sont :

15
- le compresseur

- le condenseur

- le détendeur

- l’évaporateur

Le fluide frigorigène décrit un cycle fermé en quatre


phases à travers le circuit constitué des organes
principaux :

- la compression du fluide gazeux

- la condensation du fluide gazeux

- la détente du fluide liquide

- la vaporisation du fluide liquide (production du froid)

16
Figure 1.2 : Schéma de base d’une machine frigorifique.

Le compresseur aspire le fluide frigorigène gazeux (à


bas niveau de température et de pression) issu de
l’évaporateur, le comprime à un niveau plus haut de
température et de pression puis le refoule vers le
condenseur.

17
Figure 1.3 : Vues de compresseur
hermétique.

 Le condenseur est un échangeur de chaleur qui va


permettre l’évacuation de la chaleur contenue dans
le fluide frigorigène gazeux issu du compresseur en
le liquéfiant. Cette condensation (liquéfaction) est
obtenue par le refroidissement du fluide frigorigène
gazeux à pression constante par un médium qui
peut être de l’eau ou de l’air.

Cette évacuation de chaleur s’effectue en trois


étapes :

Phase 1, la désurchauffe du fluide frigorigène, qui,


sortant du compresseur sous forme de gaz très
18
chauds (parfois jusqu’à 70 °C), va se refroidir et
donner sa chaleur sensible.
 Phase 2, la condensation du fluide, moment où
l’essentiel de la chaleur est donné sous forme de
chaleur latente.
 Phase 3, le sous-refroidissement du liquide,
communiquant encore de la chaleur sensible au
fluide refroidisseur.

Figure 1.4 : Condenseur à air.

Le détendeur permet de réduire la pression du fluide


frigorigène liquide (création de pertes de charge) issu
du condenseur avant son introduction dans
l’évaporateur dans le but de permettre sa vaporisation
à basse température dans l’évaporateur.

Il régule aussi la quantité de fluide frigorigène liquide


arrivant à l'évaporateur en fonction des besoins de
"froid" (uniquement pour les détendeurs
thermostatiques).
19
Pour les détendeur du type capillaire (tubes capillaire),
le débit du fluide frigorigène arrivant dans l’évaporateur
est fonction du diamètre intérieur (de 0.6 à 1.5 mm) et
de la longueur (de 1.80 à 3.50 m) du tube ainsi que de
la différence de pression entre le condenseur et
l’évaporateur.

Figure 1.5 : détendeur type


capillaire

L'évaporateur est un échangeur de chaleur qui absorbe


l'énergie provenant du médium à refroidir par le biais
d'un liquide s'évaporant après avoir été détendu.
Au début de l'évaporation nous observons un mélange
vapeur liquide, mais la proportion de liquide est à ce
moment-là majoritaire, puis petit à petit le fluide
absorbe la chaleur contenue dans le médium à refroidir
(air,eau,saumure), cet échange thermique va permettre
d’inverser la proportion vapeur/liquide, pour avoir
finalement en sortie d'évaporateur que de la vapeur qui
sera aspiré par le compresseur.

20
La température de l'eau ou de l'air que l'on veut
refroidir étant plus élevée que celle régnant dans
l'évaporateur et sachant qu'un transfert d'énergie
s'effectue toujours d'un corps chaud vers un corps
moins chaud, alors l'évaporateur absorbe l'énergie
environnante.

Figure 2 : évaporateur
Repère 1 : le liquide frigorigène arrive au détenteur
en liquide sous-refroidi.
Repère 2 : le liquide se détend et se vaporise par
abaissement brusque de la pression.
Repère 2 et 3 : au fur et à mesure de l'avancement du
fluide dans l'évaporateur, celui-ci change d'état par
échange avec l'air (ou l'eau, la saumure, etc.).
Repère 3 : nous sommes à ce point à 100 % de
vapeur.
Repère 3 et 4 : c'est la zone de la surchauffe qui
rappelons-le se mesure en prenant la différence de
température prise au thermomètre entre le repère 4 et
la pression d'aspiration du compresseur traduite en

21
degrés.(la surchauffe est comprise entre 5 et 7 degrés
suivant les applications)

6. Dégivrage des évaporateurs


L’air qui nous entoure contient toujours une certaine
quantité d’humidité si celle-ci est mise en contact avec
une surface dont la température est inférieure à 0°
cette humidité se transforme en givre. Le givre qui se
dépose sur les évaporateurs de chambre froide ou sur
les batteries extérieures des pompes à chaleur se
comporte comme un isolant, qui réduit l’échange entre
le fluide frigorifique et l’air. Cette réduction d’échange
entraîne une diminution du rendement et de la
production frigorifique.
Il est donc nécessaire de dégivrer ses échangeurs de
façon régulière.
Il existe plusieurs techniques de dégivrage:
 Dégivrage par circulation d'air ambiant
 Dégivrage à l'eau
 Dégivrage à la saumure
 Dégivrage par résistances électriques
 Dégivrage par gaz chauds

22
Chapitre II : Rappels théoriques

1. Transmission de chaleur
Un transfert de chaleur qu'il convient
d'appeler transfert thermique ou transfert par
chaleur est un transit d'énergie sous forme microscopie
désordonnée.
Il y a trois modes de transfert :
 Conduction : la chaleur passe d'un corps à un
autre, par contact.
 Convection : un corps qui se déplace emmène la
chaleur qu'il contient. La quantité de chaleur ainsi
transportée peut être importante, notamment dans
le cas d'un changement de phase.
 Radiation (Rayonnement) : tous les corps émettent
de la lumière, en fonction de leur température, et

23
se font eux-mêmes chauffer par la lumière qu'ils
reçoivent.

1.1. Transmission de chaleur par conduction


Le transfert par conduction est un échange d'énergie
avec contact quand il existe un gradient de
température au sein d'un médium.
L'énergie diffuse dans un milieu, la température
augmente de proche en proche (par exemple, si une
cuillère est dans un plat chaud et que sa queue dépasse
dehors, la chaleur se transmet à la queue de la cuillère
par conduction).
Dans un gaz ou un liquide, l'énergie se propage par
contact direct entre
molécules sans déplacement notable de molécules.
Dans un solide, la vibration des atomes autour de leur
position se transmet de proche en proche.
Dans le cas des cristaux, les vibrations
du réseau présentent des hétérogénéités qui forment
des " particules ", les phonons. Ces phonons
interagissent avec les électrons libres, ce qui explique
que la conductivité thermique et électrique soient liées
(par exemple, les métaux sont des bons conducteurs
d'électricité et de chaleur).
Exemples de transfert par conduction : transfert à
travers une paroi, congélation du sol en hiver.

24
Figure 2.1 :Représentation schématique du transfert de
chaleur par conduction
1.1.1. Conduction à travers un mur homogène plan
La loi de FOURIER pour la conduction à travers un mur
plan homogène d'épaisseur « e » (en régime
permanent), en admettant « À » indépendant de la
température, s'énonce comme suit:

1.1.2. Conduction à travers un mur composé plan


C’est le cas le plus couramment rencontré dans la
réalité où les parois ne sont pas homogènes.
Considérons à titre d’exemple un mur de largeur L
constitué d’agglomérés creux (figure 2.3). En supposant
le transfert unidirectionnel et en tenant compte des
axes de symétrie, on peut se ramener au calcul du flux
à travers l’élément isolé sur la droite de la figure et

25
calculer la résistance thermique R équivalente d’une
portion de mur de largeur L et de hauteur ℓ= ℓ1 + ℓ2 +
ℓ3 en utilisant les lois d’association des résistances en
série et en parallèle par la relation :
1
R=R 1+ R 2+ + R 6+ R 7
1 1 1
+ +
R3 R 4 R5

Figure 2.2 : Schématisation d’un mur composite

26
Figure 2.3 : Schéma électrique équivalent du mur
composite
1.2. Transmission de chaleur par rayonnement
Définition : transfert d'énergie sans matière. Le
transfert se fait par rayonnement
électromagnétique (par exemple : infrarouge). Le
transfert peut en effet se réaliser dans le vide.
L'exemple caractéristique de ce type de transfert est le
rayonnement du soleil dans l'espace.
Exemple de transfert par rayonnement : Système
de chauffage dit par radiant, Soleil.
C'est la loi de Stefan-Boltzmann (ou loi de Stefan) qui
permet de quantifier ces échanges. L'énergie rayonnée
par un corps s'écrit :

avec
 : constante de Stefan-Boltzmann = 5,6703 . 10-
8
W.m-2.K-4
 : coefficient qui vaut 1 pour un corps noir et qui
est compris entre 0 et 1 selon l'état
de surface du matériau.
 : surface du corps
 : température du corps en Kelvin
Si le corps récepteur réfléchit certaines longueurs
d'ondes ou est transparent à d'autres, seules les
longueurs d'onde absorbées contribuent à son
équilibre thermique. Si par contre le corps récepteur est
un corps noir, c'est-à-dire qu'il absorbe tous les
27
rayonnements électromagnétiques, alors tous les
rayonnements contribuent à son équilibre thermique.

Figure 2.4 : Représentation schématique du transfert de


chaleur radiation
1.3. Transmission de chaleur par convection
La convection est un mouvement dans un gaz ou un
liquide qui est causé par des différences de
température. Ce mouvement transfère la chaleur dans
le gaz et le liquide. Les molécules des liquides et des
gaz sont plus éloignées les unes des autres et ont plus
de place pour se déplacer que celles des solides. De ce
fait, les molécules de liquide ou de gaz chauffées
peuvent se déplacer physiquement. C'est différent de la
conduction, où les molécules vibrent simplement plus
rapidement.
Chauffer de l'eau dans une casserole sur un poêle est
un exemple de convection. La chaleur est d’abord
transférée par conduction du fond de la casserole aux
molécules d'eau. Ces molécules commencent à se
déplacer plus rapidement. L'eau chaude au fond de la

28
casserole devient moins dense. Elle s'élève au-dessus
de l'eau plus dense et plus froide. À mesure que l'eau
monte, elle transporte l'énergie thermique vers le haut
avec elle. L'eau plus froide prend sa place au fond de la
casserole où elle est chauffée. Cela crée un cycle
circulaire de transfert de chaleur. Ce schéma est connu
sous le nom de convection

Figure 2.5 : Convection dans une casserole


2. Coefficient global de transmission thermique
Le coefficient de transfert thermique global, marqué K,
indique la facilité avec laquelle l'énergie thermique
passe un milieu. Ses unités sont les suivantes :
W/(m2°C).
2.1 Cas d'un mur plan homogène
Dans ce cas:

29
Pour les calculs pratiques, convection et rayonnement
sont généralement groupés en un coefficient de
transmission de surface h, interne (hi) ou externe (he).
Le coefficient global K est défini comme:

2.2. Cas d'une paroi plane composée


On a la relation suivante:

Dans ce cas le coefficient K est défini de la façon


suivante:

3. Propriétés générales des gaz


Les gaz sont élastiques, c'est-à-dire expansibles et
compressibles. Ils transmettent intégralement et dans
tous les sens les pressions qu'on leur fait subir.
D'après la loi de MARIOTTE, à température constante le
volume occupé par une masse gazeuse est inversement
proportionnel à la pression qu'elle supporte.
L'état d'un gaz n'est pas seulement déterminé par sa
température mais aussi par deux autres parai hêtres
qui sont sa pression et son volume. Ces trois

30
paramètres que sont la température (T), le volume (V)
et la pression (P) constituent ce qu'on appelle des
variables d'état.
3.1. Caractéristiques de l'air humide
3.1.1. Composition de l'air humide
Les différents atomes intervenant dans la composition
de l’air sont les suivants, indiqués avec leurs masses
atomiques mat : O (oxygène) : mat = 15,9994 ; N
(azote) : mat = 14,0067 ; C (carbone) : mat = 12,01 ; H
(hydrogène) : mat = 1,0080 ; Ar (argon) : mat = 39,95 ;
Ne (néon) : mat = 20,179 ; He (hélium) : mat =
4,0026 ; Kr (krypton) : mat = 83,80 ; Xe (xénon) : mat =
131,30.
L'air humide est un mélange d'air sec et d'humidité
sous forme de vapeur d'eau, de gouttelettes, de givre
ou de neige. En conditionnement d'air, on considère
que l'humidité est essentiellement constituée de vapeur
d'eau.
Le mélange homogène de l'air sec et de la vapeur d'eau
va se répandre par diffusion et occuper tout le volume
qui lui est offert.

On peut donc appliquer la loi de Dalton au mélange de


ces deux constituants: p = pas + pv avec p pression
totale absolue du mélange (souvent égale à la pression
atmosphérique), pas : pression partielle absolue de l'air
sec, pv : pression partielle absolue de la vapeur d'eau.
3.1.2. Variétés de l'air humide
A une pression et une température constante, il
correspond une infinité de variétés d'air humide,

31
définies chacune par sa teneur en vapeur d'eau. Toutes
les variétés d'air humide susceptibles d'être
rencontrées se situent entre deux variétés extrêmes:
l'air sec c'est-à-dire totalement
Exempt de vapeur d'eau, et l'air saturé, qui renferme la
quantité maximale de vapeur d'eau qu'il lui est possible
de contenir dans les conditions de pression et de
température où il se trouve.
Dans un air humide non saturé, la vapeur d'eau en
mélange avec l'air sec se trouve à l'état surchauffé;
dans l'air saturé (de vapeur d'eau) elle est à l'état de
vapeur saturante.
Dans l'air saturé la pression partielle de la vapeur d'eau
est égale à la pression maximale de la vapeur saturante
à la température considérée.
3.2. Grandeurs caractéristiques de l'air humide
3.2.1. La température
La température d'air sèche est appelée aussi la
température à bulbe sec, représente la température de
l'air. L'échelle de température est reportée
horizontalement (voir diagramme psychométrique). Les
verticales représentent les isothermes
3.2.2 La température humide
Aussi la température à bulbe humide, est mesurée par
un thermomètre humide sur lequel, l'air est envoyé à
une vitesse de 2 m/s. Etant donné que l'évaporation
d'eau dépend de l'humidité de l'air ambiant, l'eau sur le
thermomètre humide s'évapore d'autant plus
rapidement que l'humidité relative de l'air est faible. La

32
température indiquée correspond à la température
humide.
3.2.3. La température de rosée
Pour une humidité absolue constante, le
refroidissement de l’air nous rapproche de la courbe de
saturation. Ainsi la température de rosée est celle lue à
l'intersection de la courbe de saturation et de l’humidité
absolue.
3.2.4. La teneur en vapeur d'eau
On appelle humidité absolue ou teneur en vapeur
d'eau, le rapport de la masse de vapeur d'eau à la
masse d'air sec contenu dans un même volume
quelconque d'air humide. Ainsi:
mv
ω=
ma

mv: masse de vapeur d'eau dans l'air humide considéré'


ma : masse d'air sec dans l'air humide considéré
ω:indique la masse en kilogrammes de vapeur d'eau
par kg d'air sec.
3.2.5 L'humidité relative
Pour une température constante, l’humidité relative
représente le degré de saturation des vapeurs d'eau
dans l'air. L’humidité relative n’a pas d’unité, elle
représente un % de vapeur par rapport à la saturation
(100 %).
r
φ=
rs

33
3.2.6. L'enthalpie massique
L'enthalpie spécifique est l'enthalpie rapportée à 1 kg
d'air sec, elle s'exprime en kJ/kgas, elle représente
l'énergie interne du mélange air sec - vapeur d'eau.
3.2.7. Le volume massique
C'est l'inverse de la masse volumique qui est égale à la
somme des masses mv de la vapeur d'eau et ma de
l'air contenu dans 1 m3 d'air humide.
3.2.8. La densité
C'est le rapport de la masse volumique d'un corps à
cène d'un autre corps pris comme corps de référence.
Pour les solides et les liquides, le corps de référence est
l'eau. Pour les corps gazeux le corps de référence est
l'air.
La masse volumique de l'air varie en fonction de la
température par la relation:
ρ0
ρ=
θ
1+
273

avec po =1,293 kg/m3 et θ℃

Chapitre III : Dispositions constructives de l'entrepôt


frigorifique
La conception d’un entrepôt frigorifique ou d’une chambre froide
34
se fonde sur les spécifications techniques du cahier des charges,
ces informations doivent être en principe définies par le maître
d’ouvrage suivant ses besoins et ses attentes.
Les principales spécifications concernent :
1)Les produits
– la nature
– les mouvements
– les températures d’entrée des produits
– les tonnages quotidiens
– les caractéristiques des emballages
Dans notre étude nous allons entreposer par jour :
3000 kg de crabes ,2000 kg de moules et 1500 kg de
crevettes.
Chaque produit devra être conserve selon ses
caractéristiques pour une conservation optimale.
Tous les produits entrent dans les chambres a 10 ℃

2)Les conditions d’entreposages


– les températures de consigne
– les différentiels de réglage
– la durée d’entreposage
– le mode de manutention (chariot à main,
transpalette, chariot élévateur, rail…)
– le mode d’arrimage (hauteur des piles, hauteur
d’accrochage des carcasses…)
Après avoir fait des recherches pousses on en apprend
plus sur les temps de conservation des différents

35
produits ainsi que les différentes caractéristiques des
produits pour une conservation optimale.
 La température de conservation des crabes varie
entre -18° et -30°.
 Il est indispensable d'ajuster la température du
congélateur à -25 °C, au moins 5 heures avant la
mise au froid et pendant 24 heures après l'entrée
des moules dans le congélateur. La température
pourra ensuite être ramenée à -18 °C. Les moules
sans coquilles se conservent 4 mois à -25 °C et 1
mois de moins à -18 °C. En outre, les moules
protégées par leurs coquilles sont conservées
jusqu'à 3 mois à -25 °C et 2 mois à -18 °C.
 La température de conservation des crevettes
varie entre -25° et -30°.
La température de consigne est de −30 ℃

3)L’environnement
– le climat (température extérieure, humidité
relative)
– les ressources en énergie
– les ressources en eau
– les tonnages quotidiens
– les disponibilités locales en main d’œuvre
(personnel technique de conduite et de surveillance,
personnel de manutention et d’entretien général)
Les paramètres environnementaux dépendent de la
géographie c'est-à-dire de la latitude et de la longitude
du lieu considéré.

36
La zone d'implantation du projet en l'occurrence
Mballing est située à 14.3791100 de latitude nord et -
16.9478200 de longitude West.
Les données concernant cette zone sont présentées
dans le tableau ci-dessous.

janvier février mars avril mai juin


21 21 21 22 23 26
juillet aout septem octobre novem décemb
bre bre re
27 28 30 28 26 23
Tableau 2 : moyenne des températures en ℃

Ce tableau représente la moyenne des températures


d’une durée d’un an dans la zone de mballing . la
température maximale moyenne annuelle est de 30 ℃.

janvier février mars avril mai juin


58,2 64,9 68,5 70 62,9 72,3
juillet aout septem octobre novem décemb
bre bre re
50,7 63 64 66,7 68,1 58,6
Tableau 3: moyenne de l’humidité relative en %

Ce tableau représente la moyenne de l’humidité


relation sur une période d’un an dans la zone de

37
mballing . L’humidité relative maximale moyenne dans
la zone de mballing est 60 %.
Pour la manutention deux personnes travaillerons dans
le congélateur avec un équipement de manutention de
4cv
4)Le plancher
Le plancher des chambres froides doit être dimensionné pour
supporter la charge des denrées entreposées d’une part et celle
occasionnée par la manutention d’autre part.
Pour notre chambre froide négative le plancher sera
composé de 15 cm de béton coulé et 10 cm de
polystyrène.
5)Sol
La congélation du sol des chambres froides (surtout les chambres
négatives) peut entraîner des soulèvements du sol (surtout sur les
terrains mal drainés à structure argileuse fine) si certaines dispositions
ne sont pas prises.
Dans la zone de mballing la température sous le sol est
20 ℃ .

6)Plafond
Il s’agit en général de plafond non porteur. Il s’agit
généralement de plafond de type suspendu avec
réseau de chevrons supporté par l’aile inférieure des
entrants de la charpente ou suspendu aux pièces de
charpente.
Dans notre projet de conception le plafond sera en
panneaux de polyuréthane de 8 cm d’épaisseur ;

38
7)Murs et hauteur
On doit faire la différence entre ceux exposés au soleil,
sud et ouest, et les autres pour tenir compte par une
majoration de S à 10°C sur la température ambiante de
l'insolation pendant quelques heures par jour
Dans notre projet les parois latérales des chambres
froides auront 8 cm d'épaisseur de panneaux de
polyuréthane avec une hauteur de 6m.
On notera aussi que les panneaux préfabriqués utilisés
dans les chambres froides sont constitués d’un isolant
(polyuréthane) dont les faces sont intimées collées à
deux feuilles résistantes.
8)Autres spécifications
Pour un meilleur fonctionnement de la chambre froide
négative on s’est renseigne sur certains de ces
composants.
En outre le temps de fonctionnement des compresseurs
est de 20h par 24h pour la chambre négative mais
aussi le temps de travail en moyenne dans ces
chambres pour la manutention est de 3 heures par jour.

39
Chapitre IV : Bilan frigorifique

Généralités
Le calcul des charges thermiques d'une chambre froide
(bilan journalier) a pour objet la détermination de la
puissance frigorifique de l'équipement à mettre en
œuvre pour la réfrigération de cette chambre.
Les charges thermiques d'une chambre froide se
répartissent en deux catégories :
• Les charges thermiques externes
• Les charges thermiques internes
Les charges thermiques externes comprennent :

40
– les charges dues aux apports de chaleur par
transmission à travers l'enveloppe de la chambre froide
(parois verticales, plancher bas et plancher haut)
– les charges dues au renouvellement d'air
– les charges dues à l'ouverture des portes

Les charges thermiques internes se divisent en deux


catégories que sont les charges dépendantes des
produits entreposés et les charges indépendantes des
produits entreposés.
Les charges thermiques internes dépendantes des
produits entreposés comprennent :
• Les charges dues aux produits entrants
• Les charges dues à la respiration des produits
(fruits et légumes)
• Les charges dues à la fermentation des produits
(fromages)

Les charges thermiques internes indépendantes des


produits entreposés comprennent :
• Les charges dues à l'éclairage
• Les charges dues au personnel
• Les charges dues aux chariots élévateurs et
transpalettes

41
• Les charges dues à la présence éventuelle
d’autres machines
• Les charges dues à la chaleur dégagée par le
moteur de chaque ventilateur d'évaporateur
• Les charges dues au dégagement de chaleur
des résistances électriques des évaporateurs
lorsque ces résistances sont mises sous tension
en période de dégivrage.

I. CALCUL DES GAINS THERMIQUES


Les données de la chambre froide sont représentées
sous forme de tableau
DONNEES
Longueur (m) 9,5
Largeur (m) 8
Hauteur (m) 6
Épaisseur béton (m) 0,15

42
Épaisseur polystyrène (m) 0,1
Épaisseur latérale polyuréthane (m) 0,08
Épaisseur plafond polyuréthane (m) 0,08
λ béton (W/m.K) 1,4
λ polystyrene (W/m.K) 0,04
λ polyuréthane (W/m.K) 0,03
T ext (°C) 30
T expédition (°C) 10
T chambre froide (°C) 0
T production (°C) 10
T sous-sol (°C) 20
T congélateur (°C) -30

1/hi (W/m².K) 0,11

1/he (W/m².K) 0,06


Tableau4 : données de la chambre froide
Les valeurs de 1/hi, λ béton et 1/he ont été prises sur l’abaque des
résistances thermiques et coefficient de conduction.
Celles de λ polystyrène et λ polyuréthane ont été prises dans le cours ;
au niveau du tableau des coefficients de conductivité thermique
 CALCUL DE LA QUANTITE JOURNALIERE PASSANT PAR
CONDUCTION AU TRAVERS DES PAROIES : Q1

Q1= K×S (T1-T2) × t

Où t= 86400s la valeur se calcule par la relation :



1 ei 1 1
=∑ + +
K i λi he hi

Les résultats permettant de calculer Q1 sont donnés dans le tableau suivant :

CALCUL DE Q1
∑ei/λi 15,9
K 0,062

43
SURFACE PAROIE LATERALE 1 (m²) 57
SURFACE PAROIE LATERALE 2 (m²) 48
SURFACE PLAFOND (m²) 76
SURFACE PLANCHER (m²) 76
∆T PAROI 1 (°C) -40
∆T PAROI 2 (°C) -40
∆T PAROI 3 (°C) -30
∆T PAROI 4 (°C) -60
∆T PLAFOND (°C) -60
∆T PLANCHER (°C) -50
Q1 (kJ) -92457,60227

CALCUL DE LA QUANTITE DE CHALEURV PAR


INTRODUCTION DE MARCHANDISES A TEMPERATURE
AMBIANTE EXTERIEURE : Q2
En froid positif Q2 se calcule par la relation

Q2=∑ ( mi ×Cpi × ∆ Ti )
i

Les valeurs de Cpi des produits sont prises dans le cours : tableau N°4.

∆Ti est la différence entre la température du point d’entrée et la température de


conservation de chaque produit.

Toutes les données et résultats sont donnés dans le tableau suivant :


Produits CRABES MOULES CREVETTES
T pt d'entrée (°C) 10 10 10
T pt congélation (°C) -25 -25 -25
T pt conservation (°C) -18 -18 -18
Cp (kcal/kg.°C) 0,9 0,83 0,9
L (kcal/kg) 70 64 70
Cp' (kcal/kg.°C) 0,45 0,44 0,45
Masse (kg) 3000 2000 1500
∆T (°C) 35 35 35
∆T (°C) -7 -7 -7

44
Q2 (kcal) 295050 179940 147525
Q2 (kJ) total 148784,6558

 CALCUL DE LA QUANTITE DE CHALEUR JOURNALIERE


PRODUITE PAR LA RESPIRATION DES PRODUITS : Q3

Les produits qui doivent entrer dans la chambre froide respirent et


cette quantité de chaleur dégagée lors de la respiration en l’occurrence
Q3 se calcule par la relation :

Q3=∑ mi ×qres

Les valeurs de Cpi des produits sont prises dans le cours : tableau N°4.
∆Ti est la différence entre la température du point d’entrée et la
température de conservation de chaque produit.
Toutes les données et résultats sont donnés dans le tableau suivant :
Q3= 0 car pour les bœufs et les poulets qres=0
CALCUL DE LA QUANTITE DE CHALEUR
JOURNALIERE PAR RENOUVELLEMENT D’AIR : Q4
Cette quantité de chaleur se calcule par la relation :

N × V ×(he−hi)
Q 4=
Ve

N = nombre de renouvellement d’air par jour obtenu à partir du


tableau N°5
V= volume chambre froide
Ve = volume spécifique de l’air extérieur
Les valeurs de he et hi sont déterminées dans le diagramme d’air
humide. Mais auparavant il nous faut connaitre l’humidité relative de
45
la chambre froide qui est obtenue à partir du tableau N°4 du cours.
Cependant après quelques cherches, nous avons pu déterminer Δh (he-
hi). (Voir documents annexes Δh)
Les données et résultats sont donnés sous forme de tableau

VcF (m²) 456


N 3,04
Humidité
(%) 60
Δh (he-
hi) 40,6
Ve
(m3/kg) 0,882
63811,047
Q4 (kJ) 6

CALCUL DE LA QUANTITE DE CHALEUR


JOURNALIERE DEGAGEE PAR LE PERSONNEL DANS LA
CHAMBRE FROIDE : Q5.1

Q5.1= q×t × n × 3600

q : quantité de chaleur dégagée par personne


Elle est délivrée par le tableau N°6
t : durée de présence dans la chambre froide
n : nombre de personnes dans la chambre
Les résultats sont mis sous forme de tableau

q (kW) 0,437
t (h) 3
n 2
Q5.1(kJ 46
) 9439,2
CALCUL DE LA QUANTITE DE CHALEUR
JOURNALIERE DEGAGEE PAR L’ECLAIRAGE : Q5.2

Q5.2= 0,01×t × S × 3600

S : surface intérieure au sol de la chambre


SURFACE AU
SOL (m²) 76
t (h) 3
Q5.2 (kJ) 8208

 CALCUL DE LA QUANTITE DE CHALEUR


JOURNALIERE DEGAGEE PAR LES VENTILLATEURS DE
L’EVAPORATEUR : Q5.3

Pa× t ×3600
Q 5.3=
1000

Pa : puissance absorbée par les moteurs (en W)


t : temps de marche par jour (en heure)
Pa se calcule par la relation
∆ p ×qv
Pa=
Ꞃg

∆p (Pa) : pression totale d’un ventilateur


qv (m3/s) : débit volumique des ventilateurs

47
Ꞃg : rendement global d’un moto-ventilateur ≈ 0,6
Alors que la valeur du débit volumique des ventilateurs se calcule par la
relation :
τ × VcF
qv =
3600

D’où τ .V CF . ∆ pt . t
Q 5 .3=
1000∗ η g

τ 55
3
VcF (m ) 456
∆pt (Pa) 300
Ꞃg 0,6
t (h) 20
Q5.3 (kJ) 250800

 CALCUL DE LA QUANTITE DE CHALEUR


JOURNALIERE DEGAGEE PAR LES ENGINS DE
MANUTENTION : Q5.4
Pa ×t × 3600
Q 5.4=
1000

Pa se calcule en convertissant directement la puissance des engins de


manutention en kW puisse qu’elle est donnée en chevaux (cv)
1cv= 0,735 kW
Pa 2,944
t (h) 3

48
Q5.4 (kJ) 31,7952

 CALCUL DE LA QUANTITE DE CHALEUR TOTALE : Q5

Q5= Q5.1+Q 5.2+Q5.3+ Q5.4

Finalement la quantité de chaleur dans le congélateur est :

Q5 (kJ) 267075

 PUISSANCE FRIGORIFIQUE DE LA CHAMBRE FROIDE

Q 1+ Q2+Q 3+Q 4 +Q 5
P=
t × 3600

TEMPS DE
FONCTIONNEMENT
COMPRESSEUR t (h) 20
PUISSANCE FRIGORIFIQUE P
(kW) 5,397

Pour conclure nous avons pour le congélateur une puissance


frigorifique de 5,397 kW.

49
Chapitre V : Choix des équipements de l'installation
frigorifique

Cherchons la puissance de l’évaporateur et du


condenseur avec le trace du cycle frigorifique

50
Figure 3 : trace du cycle frigorifique
DEBIT MASSIQUE DANS L’EVAPORATEUR : QM =
0,036kg/s
 PUISSANCE COMPRESSEUR
Pcompr=QM∗∆ hcompr

Pcompr = 0,036*(489,9-414,9) = 2,7kw


 PUISSANCE CONDENSEUR
Pcond=QM∗∆ hcond

Pcond = 0,036*(427,1-264,8) = 5,84kw

1)Choix de l’évaporateur
La sélection pratique des évaporateurs s’effectue sur la
base des recommandations du constructeur. Un point

51
important de la sélection concerne l’écartement des
ailettes.
On rencontre des évaporateurs dont l’écartement entre
ailettes (pas) est :
• de 4.5 mm, ils conviennent pour les installations dont
la température d’évaporation est supérieure ou égale à
0°C
• de 7 mm, ils conviennent aux resserres à viande et
aux chambres froides de congélation
• de 12 mm, ils conviennent pour les installations dont
la température d’évaporation est inférieure à –3°C avec
des apports en humidité élevés (réfrigération rapide)
La sélection d’une chambre froide est fonction de la
destination de la chambre froide projetée.
Elle se base également sur la température
d’évaporation et sur la différence entre la température
ambiante (température intérieure de la chambre froide)
et la température d’évaporation.
Des corrections peuvent être apportées sur cet écart de
température en fonction des conditions normales de
fonctionnement (température d’évaporation).
2)Choix du compresseur ou du groupe de
condensation
Le compresseur est choisi sur une même base que l’évaporateur, c’est-
à-dire pour une même puissance frigorifique et les mêmes conditions
de fonctionnement (température d’évaporation, température de
condensation).

52
La sélection pratique du compresseur est effectuée sur la base des
tableaux ou diagrammes du constructeur. Les données
constructrices sont généralement établies sur la base de la norme
internationale ISO DIS 9 309 (température à l’aspiration de 25°C
sans sous refroidissement du liquide).
Pour le groupe de condensation (association compresseur condenseur
bouteille liquide), la sélection est pratiquement identique à la sélection
d’un compresseur. Une des variables d’entrée pour la sélection du
groupe est la température d’entrée du fluide du fluide de
refroidissement (air) et non pas la température de condensation du FF
(pour la sélection du compresseur).
 Choix du condenseur
La sélection pratique d’un condenseur à air est généralement
déterminée sur la base de :
• la température d’entrée de l’air au condenseur
• la température de condensation
• l’écart de température entre la température de
condensation et la température d’entrée de l’air au
condenseur

Les catalogues (tableaux ou diagrammes) fournisseurs donnent la


démarche à suivre pour la sélection de ces équipements.
Des tableaux ou diagrammes annexes permettent de déterminer les
coefficients de correction à appliquer s’il y’a lieu
 Choix du détendeur thermostatique
La sélection pratique d’un détendeur s’effectue sur la base de
données des catalogues constructeurs.
Dans les catalogues, un détendeur se sélectionne en fonction de sa
capacité nominale (puissance frigorifique) aux conditions
nominales, c’est-à-dire pour une température d’évaporation
donnée, une température donnée du FF à l’entrée du détendeur et
une certaine chute de pression entre l’amont et l’aval du
détendeur.
Les conditions de fonctionnement étant en général différentes des

53
conditions nominales, des corrections s’imposent. En désignant
par Qo la puissance frigorifique nécessaire, la capacité nominale
Qn du détendeur thermostatique à sélectionner s’écrit :
Qn  K P  K t 
Qo
• Qn : capacité nominale du détendeur
• KΔp : facteur de correction pour différentes chutes de
pression
• Kt : facteur de correction pour différentes
températures d’évaporation et d’entrée du liquide au
détendeur
Qn : puissance frigorifique nécessaire

Détermination des paramètres pour le logiciel bitter


 Condition et hypothèse de fonctionnement
Fluide frigorigene: R404A
Puissance frigorifique: 5,39 kw
Température d’évaporation : θ=−15 ℃
Température de condensation : θ=41 ℃

 La pression d’évaporation et de condensation :

Les pressions de (condensation et d’évaporation) sont calculés à partir


du diagramme enthalpie (H-P) Suivant la température d’évaporation et
la température de condensation et à
Partir de ces deux températures on peut tirer les pressions.
- Pression d’évaporation (l'isobare qui passe par la T° d’évaporation).
- Pression de condensation (l'isobare qui passe par la T° de
condensation).

Pev = 3,8 bar

54
Pc = 20 bar

a) Choix de compresseur frigorifique, Séparateur d’huile et le


refroidisseur d’huile :

 Les étapes de sélection de compresseur

Figure 3.1 : fenêtre de saisie des conditions et résultat


Selon la disponibilité des compresseurs, on peut choisir
le compresseur a vis HSK5343-20-40P . Et d’après les
figures suivantes on obtient tous les caractéristiques de
notre compresseur, par exemple puissance
d’évaporation et de condensation, dimension et raccord

55
Figure 3.2 : Données technique du compresseur
 La sélection de séparateur et de refroidisseur
d’huile :

56
Le logiciel BITZER software nous donne aussi le type de
séparateur d’huile et le refroidisseur d’huile qu’on doit
les installer avec notre compresseur. Les figures
suivantes nous donne les caractéristiques techniques
de ces deux composants :

57
Figure 3.3 : Fenêtre des caractéristiques techniques du séparateur
d'huile

Cependant pour le refroidissement d’huile bitzer nous renseigne


qu’avec ces données, on n’a pas besoin de refroidisseur.

b) La sélection de l’évaporateur et du condenseur


Le logiciel de configuration Guntner [Link] nous
fournit tous les dimensions.
Pour l’évaporateur, les paramètres qu’on doit saisir sur
la fenêtre de logiciel sont
· Puissance d’évaporation : 5,08 kW (selon les données
de logiciel BITZER).
· Type de fluide frigorigène : R404A.
· Température d’évaporation : -15 °C.
· Température de condensation : 41 °C.
· Surchauffe : -7 + 15 = 8 °C.
· Sou refroidissement : 41- 38,6 = 3,6 °C.

Evaporateur S-GHF 045.2H/14-ANW50.E

Puissance: 2,7 kW(1) Frigorigène: R404A(2)


Surface de Reserve: 12.3 % Temp. d'évaporation (point de -15.0 °C
rosée):
Debit volumique 4840 m³/h Surchauffe: 5.0 K
d'air:
Air à l'entrée: 0.0 °C Temp. de condensation (point 41.0 °C
de rosée):
Air à la sortie: -9.4 °C Temp. de sous-refr.: 35.3 °C
Pression 1013 mbar

58
atmosphérique:
Ventilateurs (AC): 1 Pièce(s) 1~230V 50Hz
Données par moteur (données nominales): Pression sonore: 56 dB(A) en 3.0 m(3)
Vitesse de 1360 min-1 Puissance sonore: 78 dB(A)
rotation:
Puissance 0.30 kW/0.47 kW Portée de l'air: environ 32
(méc./el.): m(4)
Ampèrage: 2.20 A(5) Givre: 0.0 mm
ErP: Compliant(6)
Puissance absorbée: 0.50 kW Classe efficace d`enérgie: D (2014)
Caisson: AlMg, Revêt. par poudre RAL 9003 Tubes: Cuivre(7)
Surface d'échange: 51.4 m² Ailettes: Aluminium(7)

Tableau 5 : fenêtre des caractéristiques du l'évaporateur

Pour le condenseur les paramètres qu’on doit introduire sont :


· Température de condensation : 41 °C.
· Type de fluide frigorigène : R404A.
· Température de l’air : 30 °C.

Condenseur GCHC RD 050.2/11-45-4239521M

Puissance: 5,84 kW Frigorigène: R404A(1)


Temp. du gaz chaud: 71.0 °C
Débit volumique 7163 m³/h Temp. de condensation (point 41.9 °C
d'air: de rosée):
Air à l'entrée: 30.0 °C Sortie condensats: 40.4 °C
Hauteur géodésique: 6m Débit volum. gaz chaud: 4.64 m³/h
Ventilateurs (AC): 1 Pièce(s) 1~230V 50Hz Pression sonore: 45 dB(A)(2)
Données par moteur (données nominales): à une distance de: 10.0 m
Vitesse de 1300 min-1 Puissance sonore: 76 dB(A)
rotation:
Puissance (el.): 0.68 kW ErP: Compliant(3)
Ampèrage: 3.00 A(4)
Puissance absorbée: 0.65 kW Classe efficace d`enérgie: D (2014)
Caisson: Acier galv., RAL 7035 Tubes: Cuivre(5)
Surface d'échange: 60.2 m² Ailettes: Aluminium(5)
Volume des tubes: 5.4 l Raccords par appareil:
Pas d'ailettes: 2.10 mm Tubulure d'entrée: 22.0 * 1.35 mm
Passages: 8 Tubulure de sortie: 22.0 * 1.35 mm

59
Poids de l'appareil 73 kg(6) Branches: 16
vide:
Pression de service 32.0 bar PED classification: Art. 4, par. 3(7)
máx.:
Dimensions:
L = 984
mm
W = 888
mm

H
H = 919
mm

H1
H1 = 400
mm D
L1 = 800
mm
W1 = 848 L1 W1
mm
D = 13 L W
mm

Tableau 6 : Fenêtre des caractéristiques du condenseur

C) Sélection des tuyauteries frigorifiques :


 La sélection des tuyauteries de ligne aspiration
et refoulement
Après la saisie des paramètres suivant sur le logiciel
coolselector comme la puissance frigorifique, la
température d’évaporation, la température de
condensation, le sous refroidissement et le surchauffe
on obtient les résultats suivant :

Coolselector
2
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Coolselector2 version: 5.1.2. Base de données: 91
Imprimé: Lundi 12 Décembre 2022
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60
Tuyauterie: Tuyauterie 1

Conditions de fonctionnement
Fluide frigorigène : R404 Puissance frigorifique : 5,40 k
A 0 W
Débit massique dans la conduite : 181,8 kg/ Puissance calorifique : 7,78 k
Température de point de rosée h Température de point de rosée de 8 W
-15,0 °C 41,0 °C
d’évaporation : condensation : 18,6 ba
Pression d’évaporation : 3,642 bar Pression de condensation :
Température moyenne 2 r
-15,2 °C Sous-refroidissement : 2,0 K
d’évaporation :
Surchauffe utile : 8,0 K Sous-refroidissement additionnel : 0 K
Surchauffe additionnelle : 0 K
Température de refoulement : 65,0 °C
Système et conduite : Système à détente directe. Conduite d’aspiration
Critères de sélection : Vitesse : 12,00

Sélection : Réducteur en cuivre ANSI 3/4 x 1/2

Type ANSI 5/8 x 1/4 ANSI 5/8 x 3/8 ANSI 3/4 x 1/2 ANSI 3/4 x 3/8 ANSI 3/4 x 5/8

DN 15,88 15,88 19,05 19,05 19,05

DP [bar] 1,307 0,148 0,036 0,167 0,007

DT_sat [K] 11,7 1,1 0,3 1,3 0,1

DP [K/m] - - - - -

Vitesse, entrée [m/s] 19,02 19,02 12,68 12,68 12,68


Vitesse, sortie [m/s] 250,7 60,63 30,80 60,98 19,06

Coolselector
2
Courbe de performances

61
Coolselector
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Coolselector2 version: 5.1.2. Base de données: 91
Imprimé: Lundi 12 Décembre 2022
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Tuyauterie: Tuyauterie 1

Conditions de fonctionnement
Fluide frigorigène : R404 Puissance frigorifique : 5,40 k
A 0 W
Débit massique dans la conduite : 181,8 kg/ Puissance calorifique : 7,78 k
Température de point de rosée h Température de point de rosée de 8 W
-15,0 °C 41,0 °C
d’évaporation : condensation : 18,6 ba
Pression d’évaporation : 3,642 bar Pression de condensation :
Température moyenne 2 r
-15,2 °C Sous-refroidissement : 2,0 K
d’évaporation :
Surchauffe utile : 8,0 K Sous-refroidissement additionnel : 0 K
Surchauffe additionnelle : 0 K
Température de refoulement : 65,0 °C
Système et conduite : Système à détente directe. Conduite de refoulement
Critères de sélection : Vitesse : 15,00

62
Sélection : Réducteur en cuivre ANSI 3/8 x 1/4

Type ANSI 1/4 x 3/16 ANSI 3/8 x 1/4 ANSI 3/8 x 5/16 ANSI 1/2 x 1/4

DN 6,35 9,52 9,52 12,7

DP [bar] 0,916 0,217 0,040 0,265

DT_sat [K] 2,1 0,5 0,1 0,6

DP [K/m] - - - -

Vitesse, entrée [m/s] 33,39 12,33 12,33 6,48

Vitesse, sortie [m/s] 78,28 33,86 19,43 33,97

Coolselector
2
Courbe de performances

63
La sélection de la conduite liquide
C’est la conduite entre le condenseur et l’évaporateur, l’état de
fluide frigorigène varie de mélange (vapeur liquide) vers l’état
100% liquide après le réservoir de liquide
Coolselector
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Tuyauterie: Tuyauterie 1

Conditions de fonctionnement
Fluide frigorigène : R404 Puissance frigorifique : 5,40 k
A 0 W
Débit massique dans la conduite : 181,8 kg/ Puissance calorifique : 7,78 k
Température de point de rosée h Température de point de rosée de 8 W
-15,0 °C 41,0 °C
d’évaporation : condensation : 18,6 ba
Pression d’évaporation : 3,642 bar Pression de condensation :
Température moyenne 2 r
-15,2 °C Sous-refroidissement : 2,0 K
d’évaporation :
Surchauffe utile : 8,0 K Sous-refroidissement additionnel : 0 K
Surchauffe additionnelle : 0 K
Température de refoulement : 65,0 °C
Système et conduite : Système à détente directe. Ligne liquide
Critères de sélection : Vitesse : 1,00

Sélection : Réducteur en cuivre ANSI 3/8 x 1/4

Type ANSI 1/4 x 1/8 ANSI 1/4 x 3/16 ANSI 3/8 x 1/4 ANSI 3/8 x 5/16 ANSI 1/2 x 1/4

64
DN 6,35 6,35 9,52 9,52 12,7

DP [bar] 1,709 0,079 0,019 0,003 0,023

DT_sat [K] 4,0 0,2 0,0 0,0 0,1

DP [K/m] - - - - -

Vitesse, entrée [m/s] 2,87 2,87 1,06 1,06 0,56

Vitesse, sortie [m/s] 29,99 6,33 2,87 1,66 2,87

Coolselector
2
Courbe de performances

La sélection de la vanne :


65
C’est le détendeur de l’installation frigorifique qui est installer
dans le ligne liquide avant l’évaporateur
Coolselector
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Détendeur électronique: Détendeur électronique 1

Conditions de fonctionnement
Fluide frigorigène : R404 Puissance frigorifique : 5,40 k
A 0 W
Débit massique dans la conduite : 181,8 kg/ Puissance calorifique : 7,78 k
Température de point de rosée h Température de point de rosée de 8 W
-15,0 °C 41,0 °C
d’évaporation : condensation : 18,6 ba
Pression d’évaporation : 3,642 bar Pression de condensation :
Température moyenne 2 r
-15,2 °C Sous-refroidissement : 2,0 K
d’évaporation :
Surchauffe utile : 8,0 K Sous-refroidissement additionnel : 0 K
Surchauffe additionnelle : 0 K
Température de refoulement : 65,0 °C
Système et conduite : Système à détente directe. Ligne liquide
Critères de sélection : Charge : 80. Chute de pression du distributeur : 0 bar

Sélection : CCMT 2. Produit non disponible pour R404A. Vérifier l’utilisation avec R404A

66
Type CCMT 2 CCMT 4 CCMT 8

DN 15 15 15

Puissance maximum [kW] 13,86 36,45 64,01

Page 1/2

Coolselector
2
Puissance minimum [kW] 0,218 0,577 1,026

Charge [%] 39 15 8

DP [bar] 14,97 14,97 14,97

Vitesse, entrée [m/s] 0,24 0,24 0,24

Aucun code actuellement disponible pour CCMT 2. Merci de contacter Danfoss

Courbe de performances

67
PARTIE B: DIMENSIONNEMENT DE
L'INSTALLATION SOLAIRE

68
INTRODUCTION :
Encore limitée si on la compare aux autres sources
d’énergie, l’énergie solaire est en train de devenir l’une
des sources renouvelables majeures, au côté de la
biomasse, de l’énergie hydraulique et de l’énergie
éolienne. Comment ? Pourquoi ?.
Pour le comprendre, il est indispensable de connaître la
ressource et les principes de conversion du
rayonnement solaire en chaleur ou en électricité, mais il
faut aussi découvrir son origine et la trajectoire des
principales technologies qui assurent la conversion du
rayonnement solaire.
La conception d'un système photovoltaïque repose sur
une évaluation minutieuse de la radiation solaire sur un
site particulier. Bien que des données solaires de
radiation aient été enregistrées pour beaucoup
d'emplacements dans le monde, elles doivent être
analysées et traitées avant qu'une évaluation
suffisamment précise de la radiation solaire disponible
pour un système photovoltaïque ne puisse être faite.

69
Chapitre 1 : Généralités sur le rayonnement solaire

1. La ressource solaire
La ressource solaire peut être évaluée au moyen de
capteurs actinométriques disposés au sol . Toutefois,
ces moyens de mesures ponctuelles sont relativement
rares et cette rareté croît singulièrement avec la
complexité de l’instrumentation. Par analogie avec
d’autres sources d’énergie, l’éclairement solaire peut
être considéré comme un gisement ou une ressource.
Plusieurs voies de conversion énergétique sont
possibles pour l’exploiter : la conversion directe en
énergie électrique par cellule photovoltaïque* ; la
conversion directe en énergie thermique par capteur
solaire thermique ; la conversion thermodynamique en
énergie électrique, associant capteur solaire thermique,
turbine ou moteur thermique et générateur électrique ;
et la conversion en énergie chimique par voie
photochimique (production d’hydrogène par photolyse
de l’eau).
2. Le spectre solaire
Mis à part la diffusion du bleu par l’atmosphère
terrestre, la lumière visible émise par le Soleil est
70
relativement peu affectée. Il est ainsi possible d’étudier
son spectre visible depuis la Terre, en décomposant la
lumière du Soleil avec un prisme.
Le spectre représenté sur la photographie rend compte
du spectre polychromatique de la lumière blanche
émise par le Soleil. Par contre, il comporte
de nombreuses raies sombres, non explicables par le
modèle du corps noir. Ces raies furent observées pour
la première fois en 1802 par William Hyde Wollaston. En
1814, Joseph von Fraunhofer procéda à une étude de
ces raies, en mesurant leur longueur d’onde et en les
repérant avec des lettres .
3. La constante solaire
Le rayonnement solaire est émis de manière isotrope.
Une infime partie de cette énergie atteint la terre qui
intercepte pourtant au niveau de son atmosphère 1,78
1014 kW.
La puissance qu'on recevrait sur une surface plane de 1
m2 normale à la direction du soleil et placée hors
atmosphère est appelée constante solaire. Elle vaut
approximativement 1360 W/m2, la mesure la plus
récente effectuée à bord des satellites donne pour la
constante solaire: 1367 ±7 W/m2.
4. La masse atmosphérique
Un rayon lumineux qui traverse l'atmosphère est
atténué par chaque molécule ou particule rencontrée.
Son intensité au sol dépend donc de la longueur du
trajet dans l'atmosphère.

71
On définit la masse atmosphérique rn, en prenant pour
unité l'épaisseur verticale de l'atmosphère moyenne au-
dessus du niveau de la mer, par la formule:
1
m= sinh

L'angle h est appelé hauteur du soleil. C'est l'angle que


fait la direction du Soleil avec le plan horizontal du lieu.
m = l ou air-masse 1 (AMI) : le soleil est au zénith, h =
90°
m = 2 ou air-masse 2 (AM2), h = 30°
1
m = 3 ou air-masse 3 (AM3), h = arcsin 3

m = 0 ou air-masse 0(AM 0), hors atmosphère.


La moitié de la masse des gaz atmosphériques est
comprise entre le sol et l'altitude 5 km, où règne une
pression deux fois moindre qu'au niveau de la mer. 90%
de l'atmosphère se trouve en dessous de 15 km
d'altitude où la pression n'est plus que de 100 millibars.
5. Les diffusions moléculaire et par les aérosols
Pratiquement jusqu'à 80 km, la composition gazeuse
reste inchangée: 78% d'azote; 21% d'oxygène; 0,9%
d'argon; 0,03% de gaz carbonique; de la vapeur d'eau
entre le sol et l'altitude 5 km et l'ozone entre 10 et 30
km d'altitude.
La diffusion moléculaire est due à la présence des
molécules gazeuses. Elle vanne avec la longueur
d'onde, elle est d'autant plus forte que la longueur
d'onde est faible.

72
Les particules en suspension dans l'atmosphère sont
appelées aérosols: grains de sable, poussière, micro
gouttelettes, pollens, cristaux etc. renvoient par
réflexion, réfraction ou diffusion dans toutes les
directions, les rayons interceptés.
Ces aérosols ont donc tendance à atténuer le
rayonnement solaire atteignant le sol et ils constituent
le trouble atmosphérique s.
0,05 < E < 0,60.
6. Les composantes au sol du rayonnement solaire
Après avoir traversé l'atmosphère le rayonnement
solaire arrive au sol où il produit un éclairement qui est
une puissance par unité de surface généralement
mesurée en Wh/rn".
L'énergie correspondante, reçue pendant une unité de
temps (heure, jour, mois, année) est obtenue en
intégrant l'éclairement sur la période de temps
correspondante. On appelle cette énergie irradiation ou
ensoleillement et on la mesure généralement en Wh/rn-
et par unité de
Temps (typiquement en Wh/rn-jour).
Une surface plane disposée au sol reçoit un
rayonnement global composé:
• en partie du rayonnement solaire provenant
directement du disque solaire: c'est le rayonnement
direct.
• en partie du rayonnement solaire provenant de la
voûte céleste (fraction du rayonnement direct diffusé

73
dans toutes les directions dans 1' atmosphère), appelé
rayonnement diffus.
• en partie du rayonnement solaire réfléchi par le sol,
appelé albédo, dont la proportion varie en fonction de la
nature du sol (herbe, terre sèche, gravier, asphalte).
La part dans le rayonnement solaire provenant de ces
trois composants varie en fonction de la latitude du lieu
considéré, de l'état du ciel au moment considéré et de
l'environnement de ce lieu.

74
Chapitre II : Le système solaire photovoltaïque

Un système photovoltaïque est généralement constitué


d’un champ de panneaux photovoltaïques, d’un
régulateur, d’un ou plusieurs batteries de stockage,
d’un convertisseur, de câbles et de récepteurs
électriques.

Figure 3.4 : Système photovoltaïque

1. Le champ photovoltaïque
1.1. La cellule
Le fonctionnement de la cellule photovoltaïque est
fondé sur les propriétés de semi-conducteurs qui,
percutés par les photons, mettent en mouvement un
flux d’électrons . Les photons sont des particules
75
élémentaires qui transportent l’énergie solaire à
300 000 km/s et qu’Albert Einstein appelait dans les
années 1920 les « grains de lumière ». Lorsqu’ils
frappent un élément semi-conducteur comme
le silicium , ils arrachent des électrons à ses atomes .
Ces électrons se mettent en mouvement, de façon
désordonnée, à la recherche d’autres « trous » où se
repositionner.
Mais pour qu’il y ait un courant électrique, il faut que
ces mouvements d’électrons aillent tous dans le même
sens. Pour les y aider, on va associer deux types de
silicium. La face exposée au soleil est « dopée » avec
des atomes de phosphore qui comportent plus
d’électrons que le silicium, l’autre face est dopée avec
des atomes de bore qui comportent moins d’électrons.
Cette double face devient une sorte de pile : le côté très
chargé en électrons devient la borne négative (N), le
côté avec moins d’électrons devient la borne positive
(P). Entre les deux il se crée un champ électrique.
Quand les photons viennent exciter les électrons, ceux-
ci vont migrer vers la zone N grâce au champ
électrique, tandis que les « trous » vont vers la zone P.
Ils sont récupérés par des contacts électriques déposés
à la surface des deux zones avant d’aller dans le circuit
extérieur sous forme d’énergie électrique. Un courant
continu se créé. Une couche anti-reflet permet d’éviter
que trop de photons se perdent en étant réfléchis par la
surface. Voir le schéma.

76
Figure 3.5 : principe de la cellule photovoltaïque
1.2. Le module
 La cellule individuelle, unité de base d'un système
photovoltaïque, ne produit qu'une faible puissance
électrique, typiquement de 1 à 3 W avec une
tension de moins d'un volt (0,6 V).
 Pour produire plus de puissance, les cellules sont
assemblées pour former un module ou panneau.
 Les connections en série de plusieurs cellules
augmentent la tension pour un même courant.
 La mise en parallèle des cellules accroît le courant
en conservant la tension.
 Les cellules sont connectées entre elles par des fins
rubans métalliques, des contacts en face avant (-)
au contact en face arrière (+)

77
Figure 4 : module photovoltaïque
La principale caractéristique d'un module photovoltaïque est sa
puissance nominale (appelée improprement puissance de crête du fait
qu'elle n'est dépassée que très rarement).
Cette puissance correspond à des conditions normalisées. Il s'agit
notamment, selon les normes internationales,
• d'un rayonnement solaire de 1000 W / m2,
• d'une température interne des cellules de 25°C,
• d'un spectre du rayonnement AM 1.5
1.3. Le champ
Un assemblage de plusieurs modules montés dans un même plan
s'appelle un panneau.
Enfin, l'ensemble des panneaux d'une installation s'appelle un champ
photovoltaïque.

78
2. Les batteries
 Une batterie est un composant qui sert à stocker chimiquement

de l’énergie électrique (seulement du courant continu DC) pour


un usage ultérieur
 La batterie est donc utilisée pour conserver l’électricité produite
au cours de la journée par le panneau solaire
 Il existe 3 types de batteries:
– Les batteries plomb-acide ouvertes (= batteries de voitures) qui
ont une durée de vie courte et nécessitent beaucoup d’entretien
– Les batteries plomb-acide étanches (= batteries sèches) qui ont
une durée de vie plus longue et qui nécessitent moins d’entretien
– Les batteries à gel qui ont une durée de vie beaucoup plus
longue et qui ne nécessitent presque pas d’entretien
3. Les régulateurs
 Le régulateur contrôle la production d’électricité du panneau et

l’électricité allant vers les appareils


 Il laisse passer le courant dans un sens ou dans l’autre selon que
la tension des composants atteint une certaine valeur
 Il contrôle la charge et la décharge de la batterie et protège cette
dernière contre les surcharges et les décharges profondes
pouvant l’endommager. Il mesure la tension de la batterie, et la
coupe si la tension est au-dessus (ex: 14,5V) ou en dessous (ex:
entre 10,5 et 11,9V) d’un certain niveau
 Le régulateur permet d’optimiser la production d’énergie du
panneau solaire
 Il permet de donner des informations à l’utilisateur sur l’état
actuel du système solaire.

79
4. Les diodes
Dans une grande installation, on place parfois des diodes entre les
panneaux pour empêcher ceux qui sont à l'ombre de prendre du
courant aux autres, ce qui peut les endommager.
L'utilisation la plus courante des "diodes anti-retour" dans une
installation PV a pour but de contrecarrer le méchant "courant
d'obscurité." Les panneaux PV peuvent reprendre un faible courant de
la batterie pendant les heures où les panneaux sont complètement à
l'ombre et pendant la nuit. Comme les diodes servent à empêcher un
courant électrique de couler en sens inverse, on s'en sert pour mettre
fin à ce vol d'électrons
5. Les onduleurs
Les onduleurs sont des appareils permettant de convertir un courant
continu (12 ou 24 volts) en courant alternatif (220 V (ou 110) ce qui
permet d'y brancher tous les appareils qui fonctionnent sur le secteur.

80
Chapitre III : Méthode de dimensionnement du
système solaire photovoltaïque
Avant d'entrer dans les détails du modèle PV, certains principes de
base méritent d'être rappelés, notamment la définition de plusieurs
variables qui seront mentionnées à plusieurs reprises par la suite.
1. Principes de calcul de l'énergie solaire
1.1. La déclinaison
On appelle déclinaison δ l'angle formé par la direction du Soleil avec
le plan équatorial. Elle varie au cours de l'année entre -23,45° et
+23,45°. Elle est nulle aux équinoxes (21 mars et 21 septembre),
maximale au solstice d'été (21 juin) et minimale au solstice d'hiver (21
décembre).
La valeur de la déclinaison peut être calculée par la relation:
δ =23,45° sin[O,986(j + 284)]
où j est le numéro du jour de l'année (j=1 le 1er janvier) 1≤ j ≤366.
1.2. Les angles de repérage du soleil
Le mouvement apparent du soleil vu par un observateur situé sur la
surface de la terre décrit une trajectoire apparente, qui dépend de la
latitude et de la longitude du lieu où il se trouve. Le repérage du soleil
noté a et la hauteur du soleil noté h ; sont représentés sur la figure 4.4.

81
Figure 4.1 : Repérage de la position du soleil
La latitude L et la date j servent à déterminer la trajectoire du Soleil
dans le ciel et l'heure TS donne sa position instantanée sur cette
trajectoire.
On définit le jour comme le temps mis par la Terre pour effectuer un
tour sur elle-même, Un jour a été divisé en 24h et on a défini l'heure
solaire TS en fixant TS = 12h lorsque la hauteur du Soleil est
maximale (le Soleil est à son zénith).
L'angle horaire ω, la hauteur h du Soleil et l'azimut a se définissent
par les relations ci-dessous:
ω=15(TS−12)

sinh=sin Lsin δ+cos L cos δ cos ω

cosδsinω
sin a=
cosh

1.3. Rayonnement extraterrestre et indice de clarté


Le rayonnement extraterrestre est le rayonnement solaire avant qu'il
n'atteigne la couche atmosphérique. Le rayonnement extraterrestre sur
une surface horizontale Ho, pour le jour j, est obtenu à l'aide de
l'équation suivante:

82
H o=
86400∗gsc
π [ (
∗ 1+0 , 33∗cos 2
π∗ j
365 )]
∗(cosL cosδ sin ωs+ ωssin Lsin δ)

Où Gsc est la constante solaire égale à 1 367 W/m2 et où les autres


variables ont été définies plus haut.
Avant d'atteindre le sol, le rayonnement solaire est atténué par
l'atmosphère et les nuages. Le rapport entre le rayonnement au sol et
le rayonnement extraterrestre est appelé indice de clarté (traduction
littérale de l'américain clearness index). La moyenne mensuelle de
l'indice de clarté, Kr, est définie par:
Hmoy
krmoy=
Ho

Où H est la moyenne mensuelle du rayonnement solaire quotidien sur


un plan horizontal, et Ho est la moyenne mensuelle du rayonnement
extraterrestre sur la même surface horizontale.
Les valeurs de KT varient selon les endroits ct les saisons et varient
généralement entre 0,3 (pour des régions ou des saisons pluvieuses) et
0,8 (pour des saisons ou des climats secs et ensoleillés).
2. Calcul de l'ensoleillement sur un plan incliné
Le calcul de l'ensoleillement sur la surface d'un champ PV suivant 3
étapes à savoir:
1. calcul des ensoleillements horaires global et diffus sur une surface
horizontale pour toutes les heures d'une « journée moyenne » ayant le
même ensoleillement global quotidien que la moyenne mensuelle;
2. calcul des valeurs horaires de l'ensoleillement global sur la surface
inclinée (ou suiveuse) pour toutes les heures de la journée; et enfin,
3. sommation de ces valeurs horaires sur la surface inclinée pour
obtenir l'ensoleillement quotidien moyen sur la surface du champ PV.

83
2.1. Calcul de l'ensoleillement horaire global et diffus
En premier lieu, il convient donc de calculer la moyenne mensuelle de
l'ensoleillement diffus quotidien Hd à partir de la moyenne mensuelle
de l'ensoleillement global quotidien H et en utilisant la corrélation
d'Erbs et coll.3 :
Hd 2 3
=1,391−3,560∗K r + 4,189∗K r −2,137 K r
H

Quand l'angle horaire du soleil à son coucher pour le jour moyen du


mois est inférieur à 81,4° et :
Hd 2 3
=1 , 31−3,022∗K r +3,427∗K r −1,821 K r
H

2.2. Calcul de l'ensoleillement horaire dans le plan du


champ PV
L'ensoleillement horaire dans le plan du champ PV, Hl, est obtenu en
utilisant un modèle isotrope simple. Ce n'est pas le modèle disponible
le plus précis mais il est suffisant pour une étude de préfaisabilité :

[
H t =H b∗R b + H d∗
2 ]
1+ cosβ
+ H∗ρ∗
[
1−cosβ
2 ]
où p représente le coefficient de réflexion de lumière diffuse du sol
(aussi appelé albédo du sol) et β l'inclinaison du champ PV. L'albédo
du sol a été fixé à 0,2 si la température moyenne mensuelle est
supérieure à 0℃, et une valeur de 0,7 si elle est inférieure à -5 ℃ (une
interpolation linéaire est faite pour les températures comprises entre
ces deux valeurs).
Rb est l'ensoleillement direct sur le champ PV divisé par
l'ensoleillement direct sur l'horizontale :
cosθ
Rb=
cosθz

84
où θ est l'angle d'incidence de l'ensoleillement direct sur le champ PV
et θz est l'angle zénithal du soleil.
2.3. Sommation
L'ensoleillement sur le plan incliné est calculé pour toutes les heures
de la journée. Le total quotidien HI est alors obtenu par la sommation
de ces valeurs horaires. Cette méthode de calcul n'est pas valable pour
les mois proches de la nuit polaire. Dans ce cas-là, l'ensoleillement sur
le plan incliné est considéré égal à l'ensoleillement global horizontal

3. Modèle du champ PV
3.1. Calcul du rendement moyen
Le rendement moyen du champ n p est fonction de la température
moyenne du module Tc :
n p =nr [ 1−β p∗(T c −T r ) ]

n
Où r est le rendement du module à la température de référence T,
(25 "C), et ~p est le coefficient de température pour le rendement du
module. Tc est reliée à la température ambiante moyenne du mois Ta
par la formule d'Evans:
(219+ 832 Kr )∗NOCT −20
Tc=Ta+
800

où NOCT (Nominal Operating Cell Température) est la température


nominale des cellules en opération et Kr l'indice de clarté mensuel
3.2. Autres corrections
L'énergie produite par le champ PV, E », est donnée par:
E p =S∗n p∗H t

Où S est la surface du champ PV. Elle doit être réduite par les « pertes
diverses du champ PV » δ p et les « autres pertes du conditionnement
de l'énergie» δ c :
EA=Ep∗(1−δp)∗(1−δc)

85
OÙ EA est l'énergie disponible pour la charge électrique et
l'accumulateur.
4. Modèle en réseau
Le modèle en réseau est le plus simple. L'onduleur proposé par le
modèle a une puissance tout simplement égale à la puissance nominale
du champ. L'énergie disponible sur le réseau Edisp est l'énergie produite
par le champ diminué des pertes de l'onduleur

Edisp = EA *ninv

où ninv est le rendement de l'onduleur. En fonction de la configuration


du réseau, toute cette énergie n'est pas nécessairement absorbée par le
réseau. L'énergie réellement fournie est alors:

Efournie = Edisp *nabs

où nabs est le taux d'absorption de l'énergie


5. Modèle hors réseau
5.1. Aperçu général
Le modèle hors réseau s'intéresse aux systèmes autonomes reliés à des
accumulateurs, qu'il y’ait ou non un groupe électrogène, L'énergie du
champ PV peut être directement utilisée par la charge électrique ou
peut être stockée dans les accumulateurs avant d'alimenter la charge.
La charge restante est fournie par le groupe électrogène s'il y’en a un.
Les systèmes hybrides et autonomes ne diffèrent entre eux que par la
présence du groupe électrogène qui fournit la partie de la charge qui
n'est pas assurée directement ou indirectement par le photovoltaïque
5.2. Calcul de la charge électrique
5.2.1. Demande équivalente en courant continu (CC)
L'utilisateur indique la demande totale en (CC), Dcc, et la demande
totale en courant alternatif (CA), DCA; elles s'expriment en kWh/j. La

86
demande d'énergie en CA est convertie en énergie équivalente CC en
la divisant par le rendement de l’onduleur.
Ainsi, la demande équivalente totale en CC, DCC,equ est donnée par:
Dca
Dcc. equi = Dcc + ninv

Où ninv est le rendement de l' onduleur.


5.2.2. Types de charges
Une attention particulière doit être portée sur la relation entre la
charge et l'ensoleillement. Dans certains cas, une partie de la demande
énergétique peut être directement assurée par le système PV sans que
l'énergie ne traverse les accumulateurs (ceci a des conséquences
importantes en termes d'énergie produite par le système. En effet, les
pertes dans la batterie d'accumulateurs peuvent alors être négligées).
Pour savoir quelle partie de la demande énergétique peut être
directement assurée par l'énergie solaire, on utilise la corrélation entre
la demande électrique et l'ensoleillement qui est notifiée par
l'utilisateur
Positive. C'est le cas, par exemple, d'un ventilateur relié directement
au module PV; le ventilateur fonctionne uniquement quand il y’a de
l'énergie solaire (le cas du pompage de l'eau serait aussi dans cette
catégorie);
Nulle., Ce cas concerne les charges constantes, c'est-à-dire identique
tout au long de la journée. Ceci nécessite l'utilisation d'accumulateurs.
La protection cathodique ou les systèmes de monitoring en sont des
exemples; et Négative. Dans ce cas, toute l'énergie passe à travers les
accumulateurs avant d'être transmise à la charge. Cela inclus tous les
cas de figure qui ne sont pas décrits dans les corrélations Positive et
Nulle. Notons que les charges à utilisation intermittente au cours de la
journée (comme un réfrigérateur) tombent aussi dans cette catégorie.

87
Le résultat final de ce calcul est une subdivision de la demande
d'énergie électrique équivalente en CC en trois composantes:
Dcc. equ =Dcoincid +Dcons tan le + Daccus
• Dcoïncid est la partie « coïncidente » de la demande, c'est-à-dire la
partie de la demande qui peut être directement assurée par les modules
PV, uniquement quand il y a assez d'énergie produite;
• Dconstante est la partie de la demande qui reste constante tout au
long de la journée; et
• Daccus est la partie de la demande qui sera assurée surtout par les
accumulateurs.
5.3. Méthode du potentiel d'utilisation
Comme exposé dans la Section 5.2, une partie ou la totalité de la
demande d'énergie peut être constante. L'objectif de cette section est
de trouver quelle proportion de cette charge constante peut être
assurée directement par le champ PV, sans être d'abord stockée dans
les accumulateurs. La méthode du potentiel d'utilisation (utilisability
method) permet ce calcul; elle est brièvement résumée ici.
5.3.1. Moyenne mensuelle du potentiel quotidien
d'utilisation
Un niveau d'ensoleillement critique ITC défini comme le niveau
d'ensoleillement minimum qui doit être dépassé pour que le champ PV
produise plus d'énergie que la quantité immédiatement appelée par
une charge continue, est:
Pcrit
I TC=
n A∗S

OÙ Pcrit est la puissance critique, n A le rendement total du champ PV


et S sa surface . La moyenne mensuelle du niveau d'ensoleillement
critique X c, est définie comme le rapport du niveau critique
88
d'ensoleillement sur le niveau d'ensoleillement à midi. On considère
ici une journée du mois pour laquelle l'ensoleillement quotidien est le
même que la moyenne mensuelle.
Xc est alors égal à :
I tr
X c=
r t ,n∗Rn∗H

rt.n , et Rn sont des paramètres à déterminer


5.3.2. Paramètres de calcul
R , le rapport mensuel de l'ensoleillement dans le plan des capteurs sur
Ht
celui d'une surface R = H

Rn , le rapport pour le midi solaire de l'ensoleillement sur une surface


inclinée sur celui d'une surface horizontale pour une journée moyenne
du mois considéré. Il est donné par

[
Rn = 1−
rd . n∗H d
rt .n∗H ] R
* Rb , n + R d , n∗H
t ,n ∗H
d
* [ 1+cosβ
2 ] [
+ ρg∗
1−cosβ
2 ]
où rt.n , et rd.n , sont respectivement le rapport de l'ensoleillement
total horaire sur l'ensoleillement total quotidien et le rapport de
l'ensoleillement diffus horaire sur l'ensoleillement diffus quotidien, les
deux étant exprimés pour le midi solaire.
5.3.3. Répartition des quantités d'énergie
L'énergie produite directement pour alimenter la charge constante est
simplement:
Econst = (1-∅ )* E A
OÙ EA est l'énergie disponible du champ PV; et l'énergie fournie pour
alimenter la charge coïncidente est:
Ecoincid = min(DCOINCID, EA - Econst)
L'énergie fournie directement à la charge est donc:

89
ED =Econst + Ecoincid
et l'énergie fournie aux accumulateurs est:
E A - ED

Chapitre IV : Dimensionnement du système


photovoltaïque
Le dimensionnement est un aspect fondamental de la conception du
système. C'est l'ensemble des opérations nécessaires, une fois la
consommation de l'installation connue, pour déterminer les
90
dimensions optimales du générateur photovoltaïque et du système
d'accumulation capable de garantir cette consommation.
Dans cette partie il y a deux paramètres particulièrement importants:
connaître le rayonnement incident sur le système et déterminer avec
précision la consommation. Certes, il est difficile de connaître
exactement ces données, mais il existe différentes méthodes de calcul
approximatif qui permettent de déterminer les dimensions des
panneaux pour pouvoir couvrir les besoins en consommation d'une
localité concrète. Ces méthodes ont pour point de divergence le choix
de l'angle d'inclinaison des panneaux.
Comme l'installation est prévue pour fonctionner toute l'année et que
le lieu a une latitude de 16°25 qui est inférieur à 20°, nous adopterons
une inclinaison β de 15° .
Les méthodes de dimensionnement présentées ci-dessous sont
élaborées par « RETScreen International », logiciel d'aide à la
décision sur les énergies propres développé par le gouvernement
canadien. Il est gratuit et est disponible au niveau du site
[Link].
Pour les systèmes autonomes, la taille du champ est déterminée de
façon à ce que sa puissance définie au deuxième paragraphe du
chapitre III soit supérieure à 1,2 fois la demande énergétique pour tous
les mois de l'année.

1. Rayonnement et charge
1.1. Le rayonnement global direct
Le niveau d’éclairement correspond à l’intensité lumineuse incidente
perpendiculairement à la surface de la cellule photovoltaïque. Il s’agit
d’une puissance et se mesure en W/m² (watt par m²). On notera Pi le
niveau d’éclairement de la cellule (ou du module).

Lorsque l’origine de l’éclairement est le soleil, on parle de


rayonnement solaire.
Au niveau de la surface supérieur de l’atmosphère, le rayonnement
reçu face au soleil est de l’ordre de 1367 W/m² (il s’agit de la
constante solaire). Cette valeur est dégradée par des relations

91
géométriques et par les propriétés physiques de l’atmosphère, qui
limite la quantité disponible sous nos latitudes à environ 1000 W/m²
dans les meilleures conditions.
Dans le tableau 14 on a la moyenne des rayements globaux journaliers
du site pour une période d’1 an.
1.2. La charge
Les données relatives à la charge sont des informations détaillées sur
les appareils et les équipements à desservir: leur nombre, la puissance
nominale, la tension nominale et le temps de fonctionnement
quotidien de ces appareils
Il est à noter que les résistances de dégivrage ne fonctionnent pas
simultanément avec le groupe de condensation car lors du dégivrage le
moteur du compresseur est arrêté. Ainsi la charge maximale est la
somme de la puissance des moteurs des ventilateurs d'évaporateur et la
Puissance du groupe de condensation, donc:
Pt= 3588 + 720 = 4308 w
La charge étant constante toute l’année et sur chaque mois, le charge
de rayonnement quotidien est plus défavorable au mois decembre on
a:
G = 4,57 kwh/m2/j.
Il faut noter que pour dimensionner les panneaux solaires mieux vaut
résonner en puissance et non en énergie. On le définit comme étant la
puissance multipliée par le nombre d'heures durant lequel l'appareil est
utilisé au cours de cette même période. Notre installation aura à
fonctionner 20 heures par jour. L'énergie absorbée journellement
s'exprime par:
Ea=Pt∗Tf

92
Ea=4,308∗20=86 ,16 kw / j

2. Calcul du rayonnement global solaire reçu par une


surface inclinée sur le site
Pour calculer les caractéristiques du système photovoltaïque nous
utilisons le rayonnement moyen global pendant le pire mois; obtenu à
travers le logiciel RETScreen : (voir tableau 15)
G = 5,18 kwh/m2/j
Apres l'obtention du rayonnement moyen global pouvant être reçu par
un panneau placé sur ce site pendant le pire mois, on peut entamer le
dimensionnement du générateur photovoltaïque.
3. Le générateur photovoltaïque
Un générateur photovoltaïque est un système complet assurant la
production et la gestion de l'électricité fournie par les capteurs
photovoltaïques.
L'énergie est stockée dans des accumulateurs et/ou transformée en
courant alternatif suivant le type d'application.
3.1. Choix d'un module photovoltaïque
Parmi les choix de panneaux solaires possibles, si vous disposez d'une
plus faible luminosité à votre domicile, il sera préférable d'opter pour
des panneaux monocristallins. Si en revanche l'ensoleillement de votre
toiture est idéal, les panneaux poly cristallins sont envisageables.
Dans mon projet j’ai choisi le module poli-silicium cristallin
photowatt car c’est le plus adapte pour les petites installations comme
la chambre. Avec l’aide de RETSCREEN j’ai choisi le modèle
PWX500-45W-12V, on peut le voir sur la figure ci-dessous avec ses
caractéristiques .

93
Tableau 5 : Caractéristiques et nombre de modules PWX500-45W-
12V
3.2. Estimation de la puissance réelle des modules
Quoi qu'il en soit, la puissance moyenne réellement fournie par un
module est toujours très inférieure à sa puissance nominale, car même
les conditions nominales des nonnes internationales sont très
optimistes par rapport aux situations réelles.
Pour obtenir une estimation de la puissance ou de l'énergie fournie par
module, il suffit d'effectuer une règle de trois en divisant la puissance
obtenue par l'éclairement normalisé, puis en multipliant le résultat par
la puissance ou l'énergie du rayonnement (par unité de surface).
Ce qui se traduit par la formule suivante :
94
Pnm∗G( β)
Prm=
Gn

Prm désigne la puissance réelle des modules


Pnm désigne la puissance normalisée des modules
Gn, est le rayonnement normalisé
Dans notre travail la puissance réelle des modules est connues 45wc.
L'énergie du rayonnement est de 5,7 kWh/m2/jour. Sachant que
pendant le mois de décembre le temps de réception des modules est de
7,1 heures, la puissance rayonnée est de 5,7/7,1 kW/m2. Ainsi on a :
45∗5 , 49
Prm= =35 wc
7 , 1∗1

La puissance réelle que fournissent les modules est de 35 WC.


3.3. Approximation du nombre total de modules
L'énergie que va consommer quotidiennement l'installation est de
86160 Wh. Cependant il y’aura des pertes de l’ordre de 20 %
Ainsi l'énergie totale fournie par les modules est égale à l'énergie que
l'installation va absorber majorée de 20%. Donc :
86160
E fs = =107700 wh
0 ,8

Etant donné qu’au Sénégal un watt crête vaut 4 wattheures et que


pendant le pire mois l'installation recevra du rayonnement pendant 7,1
heures, nous pouvons estimer le nombre de modules requis par
l'installation:
Efc 107700
NTPI= = =140 modules
Prm 35∗4

95
3.4. Le nombre de modules en série
Le nombre de modules connectés en série Ns dép end de la tension de
l'installation par l'intermédiaire des convertisseurs. Il est dét erminé
par la tension continue nominale d 'entrée des convertisseurs Vec et
tension nominale des modules Vn par la formule :

Ns= ¿ ¿
Vn

Vec est détermine par le choix du convertisseur. Notre choix se porte


sur un convertisseur Phoenix de vicron energy comme on peut le voir
sur la figure ci-dessous avec ses différentes caractéristiques :

Tableau 6 : Convertisseur 220V 250 VA Pur Sinus VICTRON

Vec = 24 volt donc :

96
24
Ns=
24

Ns = 1 module en serie
3.5 Le nombre de chaînes en parallèle
Le nombre de chaînes désigne le nombre de modules en série. Pour
disposer du courant total que la charge aura besoin pour fonctionner,
nous serons obligés de connecter des chaînes en parallèle.
140
Np=
1

Np = 140 modules en parallèles


4. Dimensionnement des onduleurs
Un onduleur photovoltaïque remplit plusieurs fonctions essentielles
dans une installation PV raccordées au réseau :
o La conversion du courant et de la tension continus en courant et
tension alternatifs compatibles avec le réseau ;
o La recherche du point de puissance maximum du champ
photovoltaïque ;
o La protection de découplage ;
o Le contrôle de l’isolement de la partie CC de l’installation
photovoltaïque

97
Figure 4.2 : onduleur solaire

4.1 Choix des onduleurs pour la charge triphasée


Nous choisissons les onduleurs de marque VICTRON ENERGY. En
effet, ce type de convertisseur est spécialement conçu pour les sites
isolés. Il permet le raccordement d'une ou de deux branches de
modules DC et une sortie AC. Ce type protège le système contre les
court-circuit, surconsommations, surtensions, températures excessives
et inversions de polarités
La puissance du groupe de condensation est de 3588 W. Le groupe a
besoin d'un courant 7 A pour fonctionner.
Le courant maximal admissible par le convertisseur doit être supérieur
à 7 A. Ainsi nous choisissons le convertisseur ci-dessous qui a pour
courant maximal
PP 400
IMC= = =8 , 88 A
Pc 45

98
5. Dimensionnement du parc des batteries
d'accumulateurs
5.1. Choix du type de batteries
D’après les catalogues consultes on remarque les batteries 12v/100 ah
sont plus disponibles et moins cher. Ainsi notre choix va se porter sur
la batterie solaire gel avec ses mêmes caractéristiques comme sur la
figure ci-dessous :

Figure 4.3 : batterie Solar gel 12

99
5.2. Calcul du nombre de batteries nécessaire
Le nombre d'heure de fonctionnement du système solaire pendant le
pire mois est 7,1. Ainsi le restant des 20 heures doit être assuré par des
accumulateurs. Une autonomie supplémentaire est nécessaire pour que
l'installation puisse fonctionner même en cas d'intempéries
Approximativement considérons une autonomie d'une journée c'est-à-
dire 20 heures. Par conséquent les accumulateurs devront être
dimensionnés en considérant un temps de 33 heures d'autonomie.
Ainsi on a :
Eb=4,308∗33

Eb = 142,164 kWh = 11847 Ah

RECOMMANDATIONS ET PERSPECTIVES
Né d’une prise de conscience que rencontre les entreprises sur la
conservation des denrées, ce projet nous a permis de mettre en
application les connaissances acquises durant notre formation. Par
ailleurs il s’agit d’un ensemble de domaine d’ingénieries tes que : la
transmission de chaleur, le froid, la climatisation, les énergies
renouvelables etc….
En ce qui concerne l’objectif vise il serait prématuré de dégager une
conclusion générale sur la rentabilité et la faisabilité du projet. En
effet une telle conclusion ne sera possible qu’après avoir étudié les
paramètres pertinents pour l’analyse financière, économique et
environnemental.
Néanmoins on peut affirmer que l’orientation vers les énergies
renouvelables notamment l’énergie photovoltaïque et éolienne, sont
une alternative fiable et respectueuse de l’environnement face a la
problématique de l’énergie.

100
BIBLIOGRAPHIE ET WEBLIOGRAPHIE

(1) ASPECTS TECHNIQUES DES PROJETS SOLAIRES PV


RACCORDÉS AU RÉSEAU
Abdelkarim GHEZAL
(2) Technologies des installations frigorifiques 8 éme édition
Pierre RAPPIN et Patrick JACQUARD
(3) [Link]
(4) [Link]
(5) [Link]
(6) [Link]
(7) [Link]
(8) [Link]
support/downloads/dcs/coolselector-2/
(9) [Link]
(10) Installations frigorifiques et de pompes à chaleur pour
ingénieurs mécaniciens 8eme semestre
101
Professeur [Link]
Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, 1983.
(11) [Link]
(12) Guide pratique de l'isolation frigorifique
G. BALLOT
PYC-EDITION-PARIS1972
(13) Le Grand Livre De L'isolation
Fedullo David

102
ANNEXE

Matériau isolant Résistance thermique (m²K/W)

Polystyrène expansé (XPS) 0,035 à 0,040

Polyuréthane expansé
0,020 à 0,025
(PUR)

Laine de verre 0,040 à 0,045

Laine de roche 0,035 à 0,040

Fibre de bois 0,040 à 0,045


Liège expansé 0,040 à 0,045

Mousse de polyéthylène 0,030 à 0,035


Tableau 8 : résistance thermique de différents matériaux isolants

Coefficient de
transmission
Type de paroi
thermique (U) (en
W/m²xK)
Fenêtre avec simple vitrage 6

103
Fenêtre avec double vitrage traditionnel 3
Fenêtre avec double vitrage HR 1,5
Porte en bois 2,5
Porte en aluminium isolé 1,5
Mur plein de 29 cm 2,2
Mur plein de 39 cm 1,8
Mur creux non isolé 1,7
Mur creux isolé 0,45
Mur plein bardé non isolé 1,8
Mur plein bardé isolé 0,5
Mur de pierre non isolé de 30 cm 3,9
Mur de pierre non isolé de 40 cm 3,5
Mur de pierre non isolé de 50 cm 3,2
Mur de pierre non isolé de 60 cm 2,9
Mur de béton cellulaire de 25 cm (collé) 0,7
Mur de béton cellulaire de 30 cm (collé) 0,6
Mur de béton cellulaire de 35 cm (collé) 0,5
Toiture plate en béton non isolée 2,8
Toiture plate en béton isolée 0,45
Toiture inclinée isolée (6 cm de laine) 0,6
Toiture inclinée isolée (8 cm de laine) 0,45
Toiture inclinée isolée (10 cm de laine) 0,37
Plancher en bois de combles inoccupés non
1,7
isolé
Plancher en bois de combles inoccupés isolé 0,4

104
Plancher en béton de combles inoccupés non
2,6
isolé
Plancher en béton de combles inoccupés isolé 0,4
Plancher sur cave en béton non isolé 2
Plancher sur sol en béton non isolé 3,2
Plancher sur cave en béton isolé 0,7
Plancher sur sol en béton isolé 0,9

Tableau 9 : résistance thermique des parois

105
Tableau 10 : caractéristique de quelques denrées

106
Tableau 11 : nombre de renouvellement d’air journalier par les
ouvertures de porte

Tableau 12 : puissance dégagé par personne

107
Tableau 13 : taux de brassage et pression totale des ventilateurs

Tableau 14 : donnée météorologique de la zone de Mballing

108
Tableau 15 : rayonnements solaires quotidien selon retscreen

Δh x φ (Wh/m3)

Température et humidité relative de l'air extérieur


Températur
e intérieure
+5° + 10 ° + 25 ° + 30 ° + 38 °
(°C)
C/ C/ C/ C/ C/
80 % 70 % 60 % 60 % 60 %

+13 8,7 14 24,9

+10 10,8 16,3 27,3

+9 11,5 17 28,3

+8 12,2 17,7 28,8

109
+7 12,8 18,5 29,5

+6 1,6 13,5 19,2 30,4

+5 2,3 14,1 20 31,2

+4 3 14,8 20,6 31,6

+3 3,7 15,4 21,2 32,2

+2 1,4 4,3 16 21,7 32,9

+1 2,1 4,9 16,7 22,6 33,6

0 2,7 5,5 17,4 23,3 34,3

-1 3,3 6 18,1 23,8 34,9

-2 3,8 6,6 18,7 24,4 35,6

-15 10,8 13,6 26,3 32 44

-18 12 15,1 28 33,7 45,8

-20 13,4 16,2 29,2 34,9 47,2

-23 14,9 17,7 30,8 36,6 49,1

-25 16 18,7 32 37,7 50,2

110
-28 17,3 20,2 33,6 39,4 52,3

-30 18,3 21,3 35 40,6 53,5

-33 19,7 22,7 36,5 42,1 55,1

-35 20,7 23,8 37,8 43,3 56,3

-40 23 28,4 40,6 46,1


59,1

Source : [Link]

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