Fiche de lecture: “Partir” de Tahar Ben Jelloun
I - Titre et date de publication
Partir, publié en 2006. Édition utilisée : Gallimard, 2006.
II - L’auteur
Tahar Ben Jelloun, écrivain marocain né en 1944 à Fès, écrit en français
sur des thèmes comme l’exil et l’immigration. Lauréat du prix Goncourt en
1987 pour La Nuit sacrée, il est aussi l’auteur de L’Enfant de sable et Cette
aveuglante absence de lumière.
III - L’histoire
Aziz, jeune Marocain de Tanger, rêve d’une vie meilleure en Europe. Il
tente de partir malgré les difficultés et les dangers. Son parcours, marqué
par la désillusion et l’exploitation, reflète la dure réalité de l’immigration
clandestine.
IV - Le sujet du livre
Le roman parle de l’immigration clandestine et des espoirs déçus des
jeunes Marocains qui veulent un avenir meilleur en Europe.
V - Les thèmes
● L’exil et l’immigration
● La jeunesse et ses rêves
● L’injustice sociale
● L’espoir et la désillusion
VI - Les personnages principaux
● Aziz : Jeune Marocain déterminé, il incarne l’espoir et l’illusion du
départ. Il subit de nombreuses épreuves, passant de la naïveté à la
désillusion en réalisant que l’Europe n’est pas l’eldorado espéré.
● Réda : Ami d’Aziz, il partage son rêve mais suit un parcours différent.
Son évolution montre une autre facette du destin des jeunes
Marocains tentant de partir.
● Judith : Femme européenne qui joue un rôle dans la vie d’Aziz. Elle
représente une passerelle entre les deux mondes et incarne un
regard extérieur sur l’exil.
● Les passeurs : Figures anonymes profitant du désespoir des
migrants. Ils symbolisent la brutalité et l’exploitation qui
accompagnent l’immigration clandestine.
● Nadia : La femme d'Aziz, d'origine marocaine, elle vit en France
depuis longtemps. Leur relation est compliquée par les défis liés à
leur vie en France et les différences culturelles.
● Azel : Un autre jeune homme d'origine marocaine, il représente la
génération d'immigrés qui vit en France et éprouve des difficultés à
s'intégrer tout en restant attaché à ses racines.
● Le narrateur : Le narrateur est un personnage qui observe et raconte
les événements autour d'Aziz et Nadia. Il apporte une réflexion sur la
société, l'immigration et les relations humaines.
VII - La tonalité et l’atmosphère
Le ton du roman est sombre et réaliste. L’histoire est marquée par la dureté
de l’exil et les désillusions d’Aziz. L’auteur décrit avec émotion la
souffrance des migrants et la violence de leur parcours, rendant le récit
poignant et bouleversant.
VIII - Le style
L’écriture est simple et fluide, avec des descriptions précises qui plongent
le lecteur dans l’univers du roman. Les dialogues sont percutants et
rendent l’histoire vivante. Tahar Ben Jelloun alterne entre narration et
introspection, ce qui permet de mieux comprendre les émotions et les
dilemmes des personnages. Son style est à la fois poétique et direct,
rendant le récit accessible et touchant.
IX - Avis personnel et citations
Partir est un roman bouleversant qui met en lumière le drame de
l’immigration clandestine. L’histoire d’Aziz est à la fois poignante et
révoltante, car elle reflète la détresse de nombreux jeunes en quête d’un
avenir meilleur en Europe. Le livre amène à s’interroger sur les raisons du
départ et les conséquences de l’exil des populations en détresse. La force
du récit réside dans sa justesse et son réalisme, qui touchent
profondément le lecteur.
Citations marquantes
● "Partir n'est pas une aventure, c'est une nécessité pour certains, un
drame pour d'autres." (p. 21)
● "Partir, partir! Partir n'importe comment, à n'importe quel prix, se
noyer, flotter sur l'eau, le ventre gonflé, le visage mangé par le sel,
les yeux perdus... Partir! C'est tout ce que vous avez trouvé comme
solution." (p. 21)
● "Elle n'observait plus les bateaux avec le même regard qu'avant. Elle
les voyait partir, glisser sur l'eau calme, comme de grandes bouteilles
où elle se contentait de mettre ses rêves." (p. 48)
● "Depuis plusieurs jours déjà ils sont plusieurs à s'être mis en route,
guidés par une envie irrésistible de partir loin, très loin, de prendre le
large." (p. 100)