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Cours de Banque et Bourse 2023

Le cours de Master 1 en Gestion à l'Université Félix Houphouët Boigny traite de la banque et de la bourse, couvrant l'organisation du système bancaire de l'UMOA et les mécanismes de la bourse régionale. Les étudiants apprendront à distinguer le marché monétaire du marché financier et à connaître les acteurs et les opérations de bourse. Le cours comprend des séances de cours magistraux et de travaux dirigés, avec des examens basés sur des QCM.

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Cours de Banque et Bourse 2023

Le cours de Master 1 en Gestion à l'Université Félix Houphouët Boigny traite de la banque et de la bourse, couvrant l'organisation du système bancaire de l'UMOA et les mécanismes de la bourse régionale. Les étudiants apprendront à distinguer le marché monétaire du marché financier et à connaître les acteurs et les opérations de bourse. Le cours comprend des séances de cours magistraux et de travaux dirigés, avec des examens basés sur des QCM.

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UNIVERSITE FELIX HOUPHOUET BOIGNY

MASTER 1 DE GESTION

BANQUE ET BOURSE

RESUME DE COURS

N’dri Konan Léon, Ph.D.


Maître de Conférences Agrégé
Université Félix Houphouët Boigny de Cocody, Abidjan
Email: konanleonn@[Link]

Abidjan, 22 – 31 mai 2023.


Heures et Salle de Cours :
CM : Lundi 21 mai 2023: 10h45 13h45. Amphi G
CM : Mardi 23 mai 2023 : 10h45 13h45. Amphi G
CM : Mercredi 24 mai 2023 : 10h45 13h45. Amphi G
CM : Jeudi 25 mai 2023 : 10h45 13h45. Amphi D
CM : Vendredi 26 mai 2023 : 10h45 13h45. Amphi G
TD : Samedi 27 mai 2023 : 10h45 13h45. Amphi D
TD : Mardi 30 2023 : 10h45 13h45. Amphi D
TD : Mercredi 31 mai 2023 : 10h45 13h45. Amphi G

1. Description du cours :

Ce cours va traiter de la banque et de la bourse. Les principaux sujets couverts


sont l’organisation du système bancaire de l’UMOA; l’organisation, le
fonctionnement et les mécanismes de la bourse régionale des valeurs mobilières
avec un accent sur l’introduction en bourse ainsi que les opérations et les ordres
de bourse.
Au sortir de ce cours les étudiants doivent pouvoir faire la distinction entre
marché monétaire et marché financier, connaître l’organisation du système
bancaire de l’UMOA. Les étudiants doivent aussi connaître les acteurs du marché
financier régional de l’UEMOA, les opérations et les ordres de bourse.
Ce cours s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux métiers de la Finance et
plus particulièrement au marché boursier.

2. Livres
1) Les statuts de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières. BRVM.
2) Robert Ferradier et Vincent Koen, Marchés des Capitaux et Techniques Financi
ères, Economica, 3e Edition.
3) Alain Choinel et Gérard Rouyer, Le Marché Financier : Structures et Acteurs, C
ollection Banque ITB, 6e Edition.
4) Securities analysis, New York Institute of Finance, A personal seminar, 1989.
5) Anthony Saunders, Financial institutions management, The Irwin series in fina
nce, 1994.

3. Organisation du cours:
Il y aura 4 séances de CM et 3 séances de TDs. Les examens de première et
deuxième sessions seront composés de QCM et les dates seront précisées par
l’Administration.
4. Contenu du cours

Séance 1 : Le marché des capitaux

1.1. Le rôle du marché des capitaux


1.2. Les segments du marché des capitaux
1.3. Fonctions économiques du marché financier
1.4. Critères d’analyse d’un marché efficient
1.5. Synthèse

Séance 2 : Organisation du Marché Financier Régional de l’UEMOA

2.1. Pôle public : AMF-UMOA (CREPMF)


2.2. Pôle privé : Structures de marché et intervenants commerciaux
2.2.1. Structures de marché
2.2.2. Intervenants commerciaux

Séance 3: Introduction en bourse


3.1. Pourquoi aller en bourse
3.2. Conditions d’admission à la cote

Séance 4 : Ordres et opérations de bourse


4.1. Ordres de bourse
4.2. Opérations de bourse
Séance 1 : Le marché des capitaux

1.1 Le rôle du marché des capitaux


1.2. Les segments du marché des capitaux
1.3. Fonctions économiques du marché financier
1.4. Critères d’analyse d’un marché efficient
1.5. Synthèse

1.1. Le rôle du marché des capitaux

Les marchés de capitaux mettent en relation les agents économiques détenant un excédent de
capitaux et ceux qui ont des besoins de financement. Grâce à cette jonction, les marchés de
capitaux permettent notamment le financement de l'économie.

Le marché des capitaux comprend le marché monétaire et le marché financier.

1.2. Les segments du marché des capitaux

Traditionnellement, le marché des capitaux est divisé en 2 segments : le marché monétaire et le


marché financier.

• Le marché monétaire
Le marché monétaire est le marché des capitaux à court terme. Il est composé du marché
interbancaire réservé aux établissements de crédits, et du marché des titres de créances
négociables (TCN) ouverts à tous les agents économiques.
Les instruments du marché monétaire sont des instruments d’emprunt à court terme pouvant
être émis par le gouvernement, les banques, les investisseurs institutionnels ou les entreprises.
Ils ont une maturité pouvant aller de 10 jours à 7 ans. Exemple : Bons du trésor.
• Le marché financier
Le marché financier est le marché des capitaux à LT. Il est composé du marché primaire c'est-
à-dire marché sur lequel les titres sont émis pour la première fois, et du marché secondaire ou
marché sur lequel sont échangés les titres antérieurement émis sur le marché primaire.
Les produits du marché des capitaux sont des titres dont la maturité est supérieure à une année,
voire non définie. On distingue d’une part les titres à revenus fixes, les obligations, qui donnent
droit à une série de flux monétaire bien déterminés, et d’autre part les actions qui constituent
une part du capital de l’émetteur et par suite donnent droit à la participation à ses bénéfices

Exemples de marchés secondaires : Ex : BRVM, NYSE. OTC: Over-The-Counter.

1.3. Fonctions économiques du marché financier


Cinq fonctions économiques fondamentales permettent de caractériser le marché
financier.

a) Un circuit de financement de l’économie nationale

La fonction première du marché financier est de drainer une partie de l’épargne en vue
de contribuer au financement de l’économie nationale : collectant des capitaux auprès d’agents
économiques qui disposent de capacité de financement, le marché financier procure aux
entreprises et aux administrations publiques des ressources longues. Il facilite la croissance des
sociétés et confère à l’Etat des moyens supplémentaires pour mener à bien sa politique dans les
domaines économiques et social.

b) Un moyen d’organiser la liquidité de l’épargne investie à long terme

La seconde fonction du marché financier, complémentaire de la première, consiste à


prémunir contre le risque d’immobilisation d’une épargne qui hésiterait à s’engager si elle
n’était rassurée sur sa faculté à redevenir liquide.
En permettant l’ajustement de l’offre et de la demande de titres, les mécanismes boursiers
présentent par rapport à d’autres types d’investissement, en actifs réels, l’avantage d’être, en
principe, immédiatement mobilisables : le détenteur du titre côté en bourse à la possibilité de le
vendre à un autre investisseur.
La liquidité du marché d’un titre suppose que les intervenants soient en mesure de
trouver une contrepartie à leurs opérations. Cela suppose qu’une quantité importante de titres
en circulation et que le volume quotidien de transactions soit assez étoffée pour permettre pour
permettre des échanges qui n’entraînent pas systématiquement des fluctuations erratiques des
cours.

c) Un instrument de mesure de la valeur des actifs

En affichant à chaque séance de bourse un cours pour une action donnée, le marché
financier est un instrument de mesure irremplaçable de la valeur d’une entreprise ayant atteint
certains dimensions. Quoi qu’il en soit, la cotisation boursière, à côté des autres techniques
d’évaluation des entreprises (analyse de bilan, expertise de l’outil de production du fonds du
commerce…), est une approche d’un accès facile et reconnu par la communauté des
investisseurs.

d) Un outil concourant à la mutation des structures industrielles et commerciales

En donnant à des sociétés la possibilité de régler, au moyen de leurs titres, l’acquisition


d’autres affaires, le marché financier facilite les regroupements d’entreprise. Le marché
financier a joué un rôle dans le processus de concentration. Que ces opérations se réalisent à la
suite d’un accord entre les sociétés concernées ou qu’elles interviennent contre le gré de
l’entreprise donnée, elles participent en tout état de cause de façon constructive à la mutation
des structures industrielles et commerciales du pays.
e) Un lieu de négociation du risque

Dans un environnement financier caractérisé par la forte volatilité des taux, l’entreprise
doit impérativement gérer ce risque et le marché financier offre justement cet environnement
qui est renforcé par la création de marché « dérivés ».
Par ex si la stratégie retenue est la couverture des risques, l’entreprise dispose désormais
d’instruments de gestion du risque de taux d’intérêt.
Le foward-forward ou terme à terme : c’est un accord qui permet de fixer immédiatement le
taux d’intérêt d’un placement ou d’un emprunt futur et d’assurer la réalisation future de
l’opération de dépôt ou d’emprunt.

1.4. Critères d’analyse d’un marché efficient

4 critères d’analyses permettent de caractériser l’efficacité d’un marché parfait.

a) Atomicité : Pour être efficace, un marché doit préserver ses caractéristiques de marché parfait
mettant en présence un grand nombre d’acheteurs et d vendeurs, qui négocient un produit défini
existant, en principe, en quantité suffisant pour que joue véritablement la loi du marché.

b) Homogénéité : l’idée d’homogénéité se réfère au concept d’uniformité. L’on serait par


conséquent indifférent d’acheter sur un marché tel ou tel lot d’une matière première
normalisée ; coton, café ou cacao.

Si la monnaie est un bien fongible par excellence, il n’est pas de même des titres. A la
diversité des émetteurs s’ajoute la multiplicité des modalités des titres, notamment sur le marché
obligataire. Ce manque d’homogénéité est un facteur d’attrait pour l’épargne.

Le marché financier reste par essence un marché de capitaux si las actifs échangés ont
pour nature un caractère hétérogène, ce qui nécessite comparativement à d’autres marchés

c) Fluidité : Un marché est fluide lorsqu’il n’y a aucune restriction à l’entrée et à la sortie. Le
marché financier proprement dit est assez fluide pour autant que le candidat émetteur en accepte
les contrainte et répondre les contrainte et répondre aux normes requise qu’elles soient
réglementaires ou de marché.
d) Transparence : le marché secondaire est à priori l’exemple type d’un marché transparent,
c’est-à-dire d’un marché où tous les opérateurs possèdent une parfaite connaissance des
éléments composant ce marché. Tout est connu de tous et au même moment grâce au « crieur »
qui proclame les cours autour de la « corbeille » ou, aujourd’hui grâce à l’affichage en temps
réel sur les écrans.
1.5. Synthèse
Séance 2 : Organisation du Marché Financier Régional de l’UEMOA
2.1. Pôle public : AMF-UMOA (CREPMF)
2.2. Pôle privé : Structures de marché et intervenants commerciaux

2.1. Pôle public : AMF-UMOA (CREPMF)

2.1.1. Historique

La mise en place d’un marché financier organisé a été prévue par le Traité du 14 novembre
1973 instituant l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) qui regroupe huit (8) pays, à savoir
: le Bénin, le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et
le Togo.

La création officielle de ce marché est intervenue le 3 juillet 1996 par la signature d’une
Convention portant création du Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés
Financiers (CREPMF).

L’historique de la mise en place du marché financier régional se présente comme ci-après :

Dates Evènements
03/07/1996 signature d’une Convention portant création du CREPMF
16/12/1996 Création de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) et du
Dépositaire Central/Banque de Règlement (DC/BR).
20/10/1997 Investiture des premiers membres du Conseil Régional.
28/11/1997 Adoption par le Conseil des Ministres de l’UMOA du Règlement Général relatif
à l’organisation, au fonctionnement et au contrôle du marché financier de l’UMOA.
29/11/1997 Agrément de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) et du
Dépositaire Central/Banque de Règlement (DC/BR).
16/09/1998 Démarrage effectif des activités de la BRVM et du DC/BR.

2.1.2. Organisation

Le Conseil Régional de l'Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF) est un organe
de l'Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA). Il a été créé le 3 juillet 1996 par décision du
Conseil des Ministres de l'UMOA, dans le cadre de la mise en place du marché financier
régional dont il assure la tutelle. Il est chargé d’une mission générale de protection de l’épargne
investie en valeurs mobilières et en tout autre placement donnant lieu à une procédure d’appel
public à l’épargne dans l’ensemble des Etats membres de l’Union.
Son siège est à Abidjan, en Côte d'Ivoire.
Les instances décisionnelles
Le Conseil Régional est dirigé par un collège de douze (12) membres et un Comité Exécutif
de quatre (04) membres.
Le collège des douze membres comprend les personnalités suivantes :

• Un représentant de chaque Etat membre, nommé par le Conseil des Ministres de l'Union
Monétaire Ouest Africaine (UMOA) sur proposition de l'Etat concerné, en raison de sa
compétence et de son expérience en matière financière, comptable ou juridique, pour un
mandat de trois ans, renouvelable une fois,
• le Gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) ou son
représentant,
• le Président de la Commission de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine
(UEMOA) ou son représentant,
• un Magistrat spécialisé en matière financière, nommé par le Conseil des Ministres de
l'UMOA pour un mandat de trois ans, renouvelable une fois, sur la base d'une liste
proposée par le Président de la Cour de Justice de l'UEMOA,
• un Expert Comptable réputé, nommé par le Conseil des Ministres de l’UMOA pour un
mandat de trois ans, renouvelable une fois, sur la base d'une liste proposée par le
Président de la Cour des Comptes de l'UEMOA.

Le Conseil Régional se réunit en session ordinaire.


Le Comité Exécutif est composé du Président du Conseil Régional et du Gouverneur de la
BCEAO ou son représentant en qualité de membres permanents ainsi que de deux autres
membres désignés parmi les membres du Conseil Régional nommés par le Conseil des
Ministres de l’UMOA pour une durée d’un an.
Le Comité Exécutif agit dans les limites de la délégation de pouvoirs conférée par le Conseil
Ré[Link] lui rend compte de ses décisions.
Le Secrétariat Général
Le Conseil Régional est doté d'un Secrétariat Général qui veille à l’exécution des décisions des
instances décisionnelles.
Il comprend un corps d'inspecteurs et un service administratif. Il est dirigé par un Secrétaire
Général, nommé pour une période de cinq ans, renouvelable une fois.

2.1.3. Missions & Compétences

Contrôle de l’appel public à l’épargne


Toute procédure d'appel public à l'épargne doit être autorisée par le Conseil Régional au moyen
de l'octroi d'un visa. Les émissions obligataires initiées par les Etats de l’Union ne sont pas
assujetties à l’exigence de visa préalable du Conseil Régional. Cet organe peut, en outre,
formuler un veto sur l'émission et le placement par appel public à l'épargne de nouveaux
produits financiers susceptibles d'être négociés en bourse, ainsi que sur la création de marchés
financiers nouveaux.
Pouvoirs d'habilitation
Le Conseil Régional est seul compétent pour :

• habiliter les structures de gestion du marché et agréer les intervenants commerciaux,


• homologuer les tarifs des intervenants commerciaux notamment les SGI et SGP,
• délivrer des cartes professionnelles aux personnes dont l’activité sur le marché le
requiert.

Réglementation du fonctionnement du marché


Le Conseil Régional réglemente le fonctionnement du marché, notamment par les dispositions
suivantes :

• l'édiction d'une réglementation spécifique au marché boursier régional, déterminant


notamment les conditions d'accès au marché, en particulier les règles de publicité et
d'information du public,
• l'interprétation, par des instructions générales, de la portée de son Règlement Général,
• l'instruction des plaintes de toute personne intéressée, relatives aux fautes, omissions ou
manœuvres préjudiciables aux droits des épargnants et au fonctionnement régulier du
marché,
• la définition des règles pour l'application de mesures individuelles, de mesures
disciplinaires devant sanctionner les comportements et actes qui entravent le bon
fonctionnement du marché financier et qui sont contraires aux intérêts des épargnants,
• la conciliation et l'arbitrage des différends pouvant survenir à l'occasion des relations
professionnelles entre les intermédiaires financiers, ou entre ces derniers et les structures
de gestion du marché.

Pouvoirs de Contrôle
Le Conseil Régional contrôle l'activité de tous les intervenants, notamment les structures de
gestion du marché et les intervenants commerciaux agréés. Il veille au respect, par les émetteurs
de titres, des obligations auxquelles ils sont soumis en matière d'appel public à l'épargne. Le
cas échéant, il peut diligenter des enquêtes auprès des actionnaires, des sociétés-mères et des
filiales, de toute personne morale ou physique ayant avec les intervenants un lien d'intérêt direct
ou indirect.
Pouvoirs de sanction
Toute action, omission ou manœuvre qui s'avérerait contraire à l'intérêt général du marché
financier et à son bon fonctionnement, et/ou préjudiciable aux droits des épargnants sera punie
de sanctions pécuniaires, administratives et disciplinaires, selon les cas, sans préjudice des
sanctions judiciaires qui pourront être prononcées à l'encontre de leurs auteurs sur la base d'une
action en réparation intentée à titre individuel par les personnes lésées du fait de ces
agissements.
Ressources
Les ressources du CREPMF sont constituées par les commissions, redevances, frais ou toutes
autres recettes qu'il perçoit au titre de ses activités, notamment lors de la délivrance des visas
et des cartes professionnelles, de l'agrément des structures du marché ainsi que des commissions
sur les transactions boursières.
Le budget annuel du Conseil Régional est soumis au Conseil des Ministres de l’UMOA pour
approbation.
La Cour des Comptes de l’UEMOA assure le contrôle de l'ensemble des comptes du Conseil
Régional.
Le CREPMF peut également recevoir toute subvention, donation ou legs de toutes personnes
morales ou physiques, des Etats, des Gouvernements et organismes étrangers, à condition que
l'utilisation de ces ressources n'affecte pas son autonomie et son indépendance.

2.2. Pôle privé : Structures de marché et intervenants commerciaux

2.2.1. Structures de marché

[Link]. LA BRVM

➢ Aperçu historique
• 14 Novembre 1973 : signature du Traité constituant l’Union Monétaire Ouest Africaine
(UMOA) comprenant le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le
Sénégal, le Togo, auxquels s’est jointe la Guinée-Bissau en 1997 ;
• 17 Décembre 1993 : Décision par le Conseil des Ministres de l’UMOA portant création
d’un Marché Financier Régional et attribution de mandat à la Banque Centrale des Etats
de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour conduire le projet ;
• 18 Décembre 1996 : création, à Cotonou au BENIN de la BRVM et du DC/BR, comme
Sociétés Anonymes privées ;
• 20 Novembre 1997 : installation, par le Conseil des Ministres de l’UMOA, du Conseil
Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF), organe de
régulation du marché ;
• 16 Septembre 1998 : démarrage des activités de la BRVM et du DC/BR ;
• 24 Mars 1999 : démarrage de la Cotation Electronique Décentralisée ;
• 12 Novembre 2001 : passage à la cotation quotidienne ;
• 02 Juillet 2007 : passage du délai de Règlement / Livraison de T+5 à T+3 (DC/BR) ;
• 16 Septembre 2013 : passage à la cotation en continu (BRVM) ;
• 19 Mars 2018 : Ouverture du 3ème compartiment action de la BRVM ;
➢ Missions et Gouvernance

La BRVM a pour principales missions :

• L’organisation du marché boursier ;


• La cotation et la négociation des valeurs mobilières ;
• La diffusion des informations boursières ;
• La promotion et le développement du marché.

La BRVM est une Société Anonyme régie par les dispositions de l’Acte Uniforme de l’OHADA
relatif au droit des Sociétés Commerciales et du Groupement d’Intérêt Economique. Le Conseil
d’Administration de la BRVM est composé de douze (12) membres.

➢ Les titres cotés en bourse


Si une entreprise dynamique et performante à un besoin de financement à plus de deux ans en
vue de réaliser un investissement, elle peut s’adresser à des intermédiaires ou faire appel à
l’épargne publique, directement sur des marchés financiers primaires. Dans ce dernier cas, sont
émis des titres à long terme de montant unitaire suffisamment faible pour pouvoir être suscrits
par un très grand nombre d’épargnant. Chaque catégorie conférant à ses détenteurs des droits
identiques lorsque ces titres financiers sont susceptibles d’être côtés et négociés en bourse, on
les appelle valeurs mobilières.

La classification des titres de long terme repose sur deux critères complémentaires envisagés
du point de vue de l’apporteur de fonds : un critère juridique tenant à la nature des titres et un
critère financier tenant à leur rémunération. On distingue les titres de propriétés ou titres de
capital, essentiellement des actions qui procurent un revenu variable et les titres de créances,
essentiellement des obligations qui procurent sur un revenu fixe.

Les actions

Quand une expertise est créée ou cherche à se développer, elle a besoin de trouver des fonds à
long terme. L’une des solutions est de faire appel à ses propriétaires, c'est-à-dire, dans le cas
particulier d’une société, aux associés, appelés actionnaires dans les sociétés de capitaux. Le
montant de l’apport initial de fonds constitue son capital social qui est augmenté lorsque des
apports complémentaires sont nécessaires.

Le capital social d’une société de capitaux est égal au nombre d’action multiplié par leur
valeur nominale. Les actions, qui nous intéressent ici, donne droit à 4 droits qui s’appliquent
également aux parts sociales.
Il s’agit du droit de vote, du droit pécuniaire aux dividendes, du droit préférentiel de
souscription et du droit au bonus de liquidation.
1) Droit de vote : le principe d’égalité de tous les actionnaires signifie qu’à chaque
action est attaché un droit de vote exerçable lors des assemblés générales ceci
implique le droit à l’information sur la société, en particulier sur ses comptes,
car on ne peut exprimer son avis sur une situation que si l’on connaît toutes les
facettes.

2) Le droit pécuniaire aux dividendes : le bénéfice annuel d’une société est la


propriété de ses actionnaires. Une partie leur est distribuée immédiatement sous
formes de dividendes, l’autre est conservée dans l’entreprise (mise en réservés).

3) Le droit préférentiel de souscription : c’est la différence entre la valeur


mathématique d’une action avant augmentation de capital et sa valeur
mathématique après. Ce droit est exercé quand il y a augmentation de capital.
Celle-ci se concrétise soit par l’émission de nouvelles actions, soit par la hausse
de la valeur nominale des actions.

4) Le droit au bonus de liquidation : Lorsque la société est liquidée, les actionnaires


reçoivent la part qui revient à chaque titre une fois l’actif réalisé et les dettes
payées. Si cette part est supérieure à l’apport initial, la valeur nominale, il
bénéficie d’un bonus de liquidation.

Les obligations

Le financement par endettement à CT peut prendre la forme d’un emprunt réalisé auprès
d’établissements de crédits ou par émission sur le marché de valeurs mobilières qui donnent
droit de créance : les obligations. L’obligation est un titre de créance représentatif de dette. Une
obligation donne droit au paiement d’un intérêt en société annuelle et en remboursement du
capital. Les intérêts attachés à l’emprunt obligataire ne dépendent généralement pas de résultats
réalisés par l’émetteur. Pour cette raison ont dit que l’obligation est une valeur mobilière à
revenus fixes. Le détenteur d’obligation perçoit un revenu comme à l’avance au dont se réalise
dans les conditions prévues au moment de l’émission. En cas de faillite de l’émetteur, le
détenteur d’une créance est prioritaire sur l’actionnaire. Les obligations peuvent être émises par
les entreprises publiques ou privées, aussi que par l’Etat, les administrations et les collectivités
locales.

Les produits dérivés- les options


Exemple
➢ Compartiments et indices boursiers

La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a démarré l'année 2023 avec de
nouveaux Compartiments sur son marché Actions (« Prestige », « Principal » et « Croissance
») et de deux nouveaux indices boursiers (« BRVM 30 » et « BRVM Prestige »).

Cette nouvelle configuration du marché s'inscrit dans le cadre des orientations stratégiques de
la BRVM visant à rendre le marché plus attractif, à s'adapter aux évolutions des marchés de
capitaux et à se conformer, sans cesse, aux meilleurs standards internationaux dans son secteur.

Ainsi, le marché Actions de la BRVM est organisé en trois compartiments définis suivant de
nouveaux critères plus représentatifs de l'évolution du marché, et prenant en compte le niveau
de la capitalisation boursière, du flottant et le respect des obligations de diffusion d'information
financière ainsi les exigences d'historique de comptes certifiés et de bénéfice net.
Pour être éligibles au Compartiment Prestige, les sociétés cotées doivent justifier, entre autres,
d'un minimum de 10 ans d'activité, d'une capitalisation boursière d'au moins 50 milliards de
francs CFA, d'un flottant d'au moins 20% du capital, correspondant à un minimum de 4 millions
de titres, de la publication régulière et dans les délais prescrits de toutes les informations
financières requises sur l'exercice précédent et de leur engagement en matière de Responsabilité
Sociétale d'Entreprise (RSE). Le compartiment Prestige regroupe ainsi les valeurs phares du
marché des Actions. Quant au Compartiment Croissance, il est destiné à accueillir les PME et
les entreprises à fort potentiel de croissance.

Avec cette nouvelle organisation de la cote, les sociétés précédemment classées aux Premier et
Deuxième Compartiments de la Bourse sont désormais reclassées dans les Compartiments «
Prestige » et « Principal », conformément aux critères d'éligibilité.
Par ailleurs, la BRVM publie à compter de ce jour, deux nouveaux indices de marché, en plus
de son indice composite :

L'indice « BRVM Prestige » qui regroupe l'ensemble des valeurs inscrites sur le Compartiment
Prestige. La révision se fera sur une base annuelle suivant les critères d'éligibilité des sociétés
au Compartiment Prestige ;
L'indice « BRVM 30 » qui regroupe les trente (30) valeurs les plus échangées sur un trimestre
et qui vient remplacer l'indice BRVM 10. Cet indice est plus diversifié et tient compte de
l'évolution de la liquidité du marché au cours des dernières années.
L'indice « BRVM Composite » qui regroupe l'ensemble des sociétés cotées à la BRVM tel qu'il
existe déjà.
Les indices « BRVM Prestige » et « BRVM 30 » sont rentrés en vigueur ce lundi 2 janvier 2023
avec une base 100.
Au terme de cette première journée de cotation, les niveaux des indices de marché de la BRVM
se présentent comme suit :

Ces changements introduits par la BRVM sur son marché Actions viennent apporter davantage
de lisibilité pour les investisseurs et les gestionnaires d'actifs. Elles permettent également aux
sociétés cotées d'améliorer leur vie boursière, notamment à travers le développement d'une
relation de communication et d'attraction toujours plus poussée avec leurs actionnaires et leurs
clients.

Admissibilité au compartiment obligataire ou compartiment des titres de créances


L’admission à ce compartiment est sujette aux conditions suivantes :

1) L’épargnant reçoit de l’émetteur de diffuser les informations requises par la bourse


régionale, notamment la publication des comptes annuels au BOC.
2) L’engagement écrit de l’émetteur de participer à l’organisation du marché, notamment
financièrement.
3) L’engagement écrit de se soumettre à la réglementation de la bourse régionale.
4) Le nombre minimal de titres à l’émission de 500 millions de FCFA.

➢ La cotation en bourse

Etre coté sur une Bourse des Valeurs Mobilières, en l’occurrence la BRVM, c’est faire le choix
de la notoriété, de la transparence dans le cadre de la levée des fonds pour financer ses
investissements et d’une certaine maturité de la gouvernance au sein de l’entreprise.

Être coté à la BRVM nécessite une démarche, le respect de certaines conditions d’admission,
la fourniture de documents requis et le respect des obligations d’information.

[Link]. LE DC/BR

Le DC/BR a été créé en 1996 et a effectivement démarré ses activités le 16 septembre 1998 en
même temps que la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM).

✓ Le dépositaire central /banque de règlement (DC/BR)


✓ Le DC/BR est chargé de la conservation et la circulation des valeurs mobilières
pour le compte des émetteurs et des intermédiaires financiers agréés pour le CR. Il
fait office de banque de règlement et peut détenir des encaisses des négociateurs
(comptes espèces). Il assure les émissions suivantes :
✓ La centralisation de la conversation des comptes courants des valeurs mobilières
pour le compte de ses adhérents ;
✓ Le règlement et la livraison des opérations de bourse, en organisant pour chaque
SGI, la compensation, valeur entre les titres achetés et vendus.
✓ Le règlement des soldes résultant des compensations relatives aux opérations de
marché et le paiement des produits (intérêts, dividendes, etc.) attachés à la
détention des valeurs mobilières ;
✓ La mise en action du Fonds de Garantie en cas de défaillance d’un adhérent.
2.2.2. Intervenants commerciaux

• LES SGI
Les Sociétés de Gestion et d’Intermédiation (SGI) sont une catégorie d’établissements
financiers expressément soustraite de la règlementation bancaire.
Les SGI sont autorisées, à titre exclusif, à exercer les activités de négociateur-compensateur de
valeurs mobilières cotées pour le compte de tiers. Elles sont, en conséquence, habilitées à
recevoir et à détenir des fonds du public dans le cadre de cette activité.
Toutes les cessions sur titres cotés à la BRVM sont effectuées par l’entremise d’une SGI, sauf
cas de dérogation accordée par la BRVM.
Les SGI sont habilitées à exercer l'activité de teneur de compte de valeurs mobilières. Toutefois,
les émetteurs pourront détenir leurs propres titres pour le compte de tiers.
Le capital minimum des SGI est fixé par une instruction du Conseil Régional. Il est actuellement
de 150 millions de FCFA.
Les SGI sont obligatoirement constituées sous la forme juridique de Sociétés Anonymes.
Les conditions d’agrément des SGI sont définies dans le Règlement Général du CREPMF et
par l’Instruction 4/97 du CREPMF relative à l’agrément des Sociétés de Gestion et
d’Intermédiation (SGI).
▪ Les apporteurs d’Affaires : Les apporteurs d’affaires sont des personnes physiques ou
morales qui transmettent les ordres de leurs clients aux SGI et qui mettent en relation
un client avec une SGI ou une société de gestion de patrimoine pour l’ouverture d’un
compte titre et pour les conseils en placement.

▪ Les sociétés de gestion d’OPCVM : Ces sociétés sont responsables de la gestion


exclusive des Fonds Communs de placement (FCP) et des Sociétés d’Investissements
à capital Variable (SICAV).
Séance 3: Introduction en bourse
3.1. Pourquoi aller en bourse
3.2. Conditions d’admission à la cote

3.1. Pourquoi aller en bourse


L’introduction en bourse d’une société répond à plusieurs objectifs :
− Améliorer la notoriété de l’entreprise sur le plan financier et commercial ;
− Accroître ses chances de lever des fonds importants dans le future ;
− Favoriser la liquidité de ses titres ;
− Faciliter sa valorisation ;
− Evaluer les performances réelles de l’entreprise et tout particulièrement dans le cas de cession ou fusion ;
− Bénéficier du produit de la vente ;
− Modifier la structure financière de l’entreprise et donner des ressources nécessaires à son développement
mais aussi les moyens de procéder au remboursement de dette.
Toutefois l’introduction en bourse comporte certains inconvénients. Il s’agit principalement de la dilution
du pouvoir de contrôle et des bénéfices pour action et des frais liés à l’information et l’introduction en bourse.
L’introduction en bourse peut se faire dans divers compartiments suivant certaines conditions.
3.2. Conditions d’admission à la cote

Critères PRESTIGE PRINCIPAL CROISSANCE

Forme juridique Société anonyme Société anonyme Société anonyme


Capital social minimum 100 millions 100 millions 10 millions
Capitalisation boursière
50 milliards de FCFA 1 milliard de FCFA 100 millions de FCFA
minimale
Période minimale d'activité 10 ans 5 ans 2 ans
Historique de comptes
5 ans 3 ans 2 ans
certifiés
15% correspondant à
20% correspondant à 4
Diffusion minimale de capital 2 millions de titres 10% correspondant à
millions de titres min. et au
dans le public min. et au moins 100 500 000 titres min.
moins 200 actionnaires
actionnaires
Gouvernance d’entreprise
conforme aux normes en Obligatoire Obligatoire Non requis
vigueur dans l’UEMOA
Capacité à être
3 exercices bénéficiaires sur profitable sur un
Bénéfice Net Non-requis
les 5 derniers exercice, prouvée et
documentée

Evènementiel, annuel,
semestriel et trimestriel et Evènementiel,
Diffusion de l'information rapport RSE (100% des annuel, semestriel et Evènementiel, annuel
financière publications réglementaires trimestriel et rapport et semestriel
réalisées sur l’année RSE
précédente)

Convention d'animation du
Oui Oui Non-requis
marché
Business Plan Non-requis Non-requis Oui
Listing Sponsor Non-requis Non-requis Oui
Séance 4 : Ordres et opérations de bourse
4.1. Ordres de bourse
4.2. Opérations de bourse

4.1. Ordres de bourse

Un ordre de bourse est un document écrit par lequel une opération demande à un
intermédiaire habilité de lui acheter ou de lui vendre des titres ou un marché centralisé, à
certaines conditions.
Deux types d’ordres sont en usage à la BRVM : ce sont l’ordre au mieux et l’ordre à cours
limité.

Ordre au mieux

C’est un ordre qui ne comporte aucune précision du niveau de cours souhaité l’opérateur
en bourse. L’agent ne fixe ni prix maximal pour l’achat ni prix minimal pour la vente. Il a la
latitude d’opérer à n’importe quel cours pourvu que les ordres dont il a la charge soient
exécutés.

Exemple :
✓ Ordre d’achat : acheter au mieux 200 actions SIR signifie acheter quel que soit le prix.
✓ Ordre de vente : vendre au mieux 50 actions SOGB signifie vendre quel que soit le
prix.

Ordre « à cours limite »

Il fixe un cours plafond en cas d’achat et un cours planché en cas de vente. L’acheteur fixe le
prix maximum et le vend le prix minimum. Pour l’acheteur le cours limite est le prix au-dessus
duquel il n’est plus acquéreur. Quant au vendeur, le cours limite est le prix auquel il cesse
d’offrir ses titres.

Exemple :

✓ Ordre d’achat : acheter 15 actions MSG à 1200 F signifie acheter si le prix est
inférieur ou égal à 1200.
✓ Ordre de vente : vendre 13 actions PALMCI à 6000 F signifie vendre si le prix est
supérieur ou égal à 6000.
4.2. Opérations de bourse

Le marché au comptant

C’est le marché sur lequel les opérations de négociations se dénoncent simultanément, c’est-
à-dire que l’acheteur paie et le vendeur cède en contre-partie les titres c’est le mode de
règlement utilisé par les BRVM.

Les marchés à terme

Sur le marché à terme, ce n’est pas les produits couverts (V) qui circulent, mais des papiers
(les contrats) représentatifs de ces actifs.
Le principe des marchés à terme repose sur le fait que la transaction nommée n’entraîne pas
un paiement et une livraison que dans le futur. Les intervenants se positionnent donc en
fonction de leur anticipation sur l’évolution du cours du produit considéré :
− L’auditeur paye son acquisition à l’échéance au prix fixé lors de la négociation.
Il espère donc que le cours va augmenter pour revendre plus cher : on dit qu’il
est haussier.
− Le vendeur « livre » le produit ou titre à une certaine échéance au prix fixé lors
de la négociation. Il espère donc que les cours va dominer pour acheter moins
cher ce qu’il va apporter : on dit qu’il est baissier.

A l’opposé d’un vendeur au comptant, un vendeur à terme peut ne pas posséder le produit
qu’il vend au moment de la transaction, il lui faut simplement être capable de le détenir à
échéance.

En France, les marchés à terme sur les institutions financières sont le MONEP (Marché des
Options Négociables de Paris née en 1987). Pour les indices boursiers et le MATIF (Marché à
terme des institutions financières créé en 1986) pour les taux d’intérêt à court et long terme.
Les opérations sur les marchés à terme peuvent être à terme ferme ou à terme conditionnel.

Le terme ferme

Dans le terme fermé, les deux parties au contrat sont définitivement engagées. L’acheteur
doit payer le prix à la date de liquidation (à échéance) et le vendeur doit livrer les titres.

Le terme conditionnel

Dans le cas de terme fermé, l’une des parties au contrat principalement l’acheteur se réserve
le droit à l’échéance soit d’exercer son droit d’achat en payant la somme fixée d’avance, soit
d’y renoncer.

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