Livret LV1
Livret LV1
ANGLAIS LV1
Mathilde Fröchen
[email protected]
SOMMAIRE
La plupart des exercices reposent sur des textes journalistiques portant sur des sujets d'actualité récents
et variés (enjeux sociaux, technologiques, scientifiques, environnementaux etc.).
MINES-PONTS (Banque pour SUPAéro / ENSTA / ENST (Paris, Brest) / TELECOM INT / ENSAE /
TPE – EIVP)
1h30, coeff. 3 / 30
1. Thème : Traduction en anglais d’un texte littéraire ou journalistique en français (±150 mots, 8
pts)
2. Expression : 2 questions à partir d'un texte journalistique en anglais
Q1 : analyse des idées (réponse en 80 mots, ±10%, 4 pts)
Q2 : approfondissement / essai (réponse en 180 mots, ±10%, 8 pts)
2. Texte d’opinion à rédiger en anglais à partir d’un éditorial portant sur le même sujet que les
documents de synthèse à rédiger en 500 à 600 mots.
3h, coeff. 4 / 58
Synthèse de documents
Quatre documents (dont un document iconographique) à synthétiser en anglais en 400 mots (±10%).
LV2 (LVB) : Epreuve écrite facultative d’anglais (pour les LV1 autres qu’anglais) : QCM (1h)
QCM portant sur un article de presse, divisé en trois parties (I. Compréhension : 12 questions / II.
Lexique : 12 questions / III. Compétence grammaticale : 15 questions)
The UK
The US
News websites
CNN
The Huffington Post
Slate
Vox.com, liberal (= left-leaning)
The Conversation, independendent source of news and views from academics and researchers
Quartz
What the mass media offers is not popular art, but entertainment which is intended to be
consumed like food, forgotten, and replaced by a new dish.
W. H. Auden (Anglo-American poet, 1907-1973)
The man who reads nothing at all is better educated than the man who reads nothing but
newspapers.
Thomas Jefferson (one of American Founding Fathers, third US President 1801-1809)
If one morning I walked on top of the water across the Potomac River, the headline that
afternoon would read: "President Can't Swim."
Lyndon B. Johnson (J. F. Kennedy's vice-president and then US President from 1963 to 1969)
Journalism largely consists in saying "Lord Jones is dead" to people who never knew Lord
Jones was alive.
G.K. Chesterton (English writer and journalist, 1874-1936)
L'essentiel de votre travail consiste à analyser des articles de presse, et non simplement les
comprendre. Il s'agit non seulement de comprendre le contenu de l'article mais aussi de le
rattacher à un contexte plus large et d'en analyser la spécificité : quel aspect de la question
traitée est abordé ? Sous quel angle ? Quelle démonstration est faite ?
Dos and don'ts :
– commencez par le titre et le paratexte (cf étapes 1. et 2.) ;
– faites une première lecture globale du texte (cf étapes 2., 3., 4.), vous vous attacherez
ensuite aux détails importants ;
– ne vous lancez pas directement dans la lecture du premier paragraphe en ne tenant pas
compte du titre et du paratexte ;
– ne résumez pas l'article paragraphe par paragraphe ;
– ne soulignez pas les mots que vous ne comprennez pas : il faut partir de ce que vous savez
et comprenez.
1. Le paratexte
Ne négligez pas les éléments entourant le texte :
– le titre : quel sujet est traité ? Le titre est-il descriptif, ambigu, ironique ? Une fois le texte lu, le
titre pourra peut-être prendre tout son sens et il faudra y revenir pour éventuellement l'analyser
plus précisément.
– la date : la parution coïncide-t-elle avec un événement important ? A mettre en lien avec le
contexte (voir plus loin).
– l'origine de l'article : presse américaine ? britannique ? autre ? Les approches peuvent être
différentes.
Sachez identifier les principaux journaux d'où sont tirés les articles (cf 'English-language
newspapers, magazines and news websites', p 3-4)
2. La nature de l'article
Il est important d’identifier la nature de l’article :
– article informatif, factuel : a news report, a feature article (plus long et détaillé, proche de
l'enquête)
– article d'opinion exprimant un point de vue sur l'actualité : an editorial (non signé, point de vue
de la rédaction), a column (écrit par un contributeur régulier / chroniqueur, a columnist) ou an
opinion piece (article d'opinion occasionnel, écrit par une personne extérieure au journal)
NB : Il est absurde de présenter un article d’opinion comme étant «subjectif» ou partial ( biased) puisque
de tels articles n’ont pas vocation à être neutres, contrairement aux articles d’information. En revanche,
on peut préciser le ton de l'auteur, dès l’introduction si cela colore l’ensemble du texte (the tone is
humorous, ironic, angry/polemical, provocative, etc.).
Questions utiles :
• Quel est le but de cet article ?
• À qui s’adresse-t-il ?
• Quelles sont les questions implicites auxquelles il répond ?
• Peut-on organiser le contenu de cet article dans un schéma de type «problème / causes /
conséquences» ou «problème / solutions», ou encore «phénomène / avantages / inconvénients» ?
• Que fait cet article ?
Pour cette dernière question, il est nécessaire d’avoir à sa disposition une série de verbes du type
examine, challenge, argue, discuss, undermine, question, illustrate, compare, contrast, suggest,
deride, explain, etc. (cf fiches «Expressions utiles pour l'oral d'anglais» p. 9 ou «Vocabulaire pour
la synthèse» p. 15).
LA PREPARATION
N'oubliez pas la montre ! Notez l'heure à laquelle vous commencez à préparer et surveillez l'heure. Vous noterez
également l'heure à laquelle vous commencez à parler pour pouvoir gérer au moins votre temps de parole.
N'hésitez pas à écrire sur le document et à utiliser un code couleurs par exemple. Vous gagnerez en rapidité et
efficacité.
Prenez des notes au brouillon (pas de recto-verso). Surtout ne rédigez pas tout et structurez votre brouillon :
introduction, résumé structuré, transition, commentaire structuré, conclusion, avec quelques phrases rédigées pour
les moments-clés de la présentation (introduction, transition, conclusion etc.).
Prévoyez 2 feuilles distinctes au moins, pour le résumé et le commentaire, de façon à bien différencier ces deux
parties et à noter sur la feuille "commentaire" les analyses et observations qui vous viendraient pendant la phase
d'analyse du texte.
• Ne négligez pas le paratexte (source, date, auteur et surtout titre, à exploiter), cf fiche "Analyser un article de
presse".
• Faites une première lecture globale pour identifier d'abord le type de document, l'idée principale et l'objectif de
l'auteur et son point de vue ou la/les questions implicite(s). Vous dégagerez ainsi un fil conducteur
(problématique). L'attention aux détails (exemples, chiffres etc.) viendra ensuite.
• Votre compte-rendu doit être structuré et doit tenir compte de la démarche du journaliste, son objectif, son
approche du sujet (critique, ironique, élogieuse etc.). Reformulez avec vos propres mots et hiérarchisez (idées
principales / arguments ≠ idées secondaires / précisions / exemples).
• Regroupez les arguments, les informations ou les exemples. Vous emploierez des phrases du type “There are
three key arguments here”, “Several examples are given”, “Two factors of explanation can be mentioned
according to the writer…”, etc.
• Vous pouvez suivre l'ordre de l’argumentation si elle est bien construite, en évitant toutefois d'être trop linéaire ou
énumératif ; vous pouvez aussi réorganiser les idées.
• Ne négligez pas la fin de l’article : elle reflète souvent, directement ou indirectement, l’opinion du journaliste,
l’impression sur laquelle il veut laisser son lecteur.
LE COMMENTAIRE
Le commentaire est un développement problématisé qui s'appuie sur le texte mais ne le répète pas, et dans
lequel on va approfondir certaines des questions soulevées par l’article. Réfléchissez à une problématique à partir
de l'angle spécifique de l'article, du point de vue développé ou d'un élément précis de l'article, notamment dans sa
conclusion. Retenez 2 ou 3 arguments, pas plus. Ces points doivent être en rapport direct avec les thèmes traités
dans le document et apporter une vision nouvelle ou complémentaire. Sélectionnez et structurez vos arguments,
réfléchissez à des exemples et références culturelles personnels. Cet approfondissement peut prendre plusieurs
formes :
• On peut comparer des réalités culturelles différentes ou élargir le propos tout en restant dans le cadre qu'on a
défini au préalable (dans la transition).
• On peut interroger la pertinence ou la légitimité de certains arguments, exemples, images etc.
• On peut introduire un point de vue alternatif. Si l’on a été convaincu par l’article (ce qui arrive souvent, car les
articles d’opinion visent à convaincre), il peut être néanmoins intéressant d’essayer de se mettre à la place de
lecteurs partageant des opinions différentes, voire opposées.
L’enjeu n’est pas d’avoir fait «le tour de la question» à la fin de la présentation mais plutôt de s’être saisi de l’article
pour ouvrir des pistes de réflexion.
LA PRESENTATION
• L'introduction : présente le contexte et le sujet de l'article, les éléments du paratexte utiles (la source et l'origine
si vous la connaissez, la date si elle a une importance particulière), une problématique (ie à quelle(s) question(s)
répond l'article ?) ou l'objectif et le point de vue de l'auteur s'il s'agit d'un texte d'opinion.
NB : Inutile de donner le nom de l’auteur (the writer), sauf si c’est quelqu’un de connu. Il est en revanche bon de
préciser s'il s'agit d'un journaliste, d'un chroniqueur (a columnist) ou d'un contributeur extérieur exprimant son
opinion (et dont la fonction est donnée par exemple).
• Le compte-rendu : Insistez sur l'organisation et la progression de l'argumentation en tenant compte de la
position de l'auteur et du ton si c'est pertinent. Mettez en évidence les éléments essentiels / les plus intéressants
et pertinents. Le compte-rendu doit être plus précis et détaillé pour l'oral CCINP.
• La transition : "That's all for the summary. Now my commentary. Vous pouvez faire un bref 'recap' et/ou vous
appuyer sur l'origine du document, sa date de parution (liée à un événement précis / évolution de la situation
depuis) ou la position de l'auteur ou le ton utilisé. Vous pouvez aussi rebondir sur la fin du document. La
transition doit présenter une problématique claire et une annonce de plan (cf. présentation des épreuves orales
p. 2).
Vous pouvez utiliser des phrases comme : “Now (to go further), I would like to develop a few points...” // “After
reading / listening to this article, I would say that what is actually at stake is... // I think I can add... ” mais cela ne
suffit pas.
Vous pouvez même vous servir de votre réaction personnelle (positive ou négative) : “What strikes me in this article
is ...”
• Le commentaire : Un commentaire n'est ni un résumé-bis du texte ni une digression totale, ni un exposé, et il ne
consiste pas à donner simplement son opinion sur le texte ; ne plaquez pas non plus un commentaire tout fait.
Vous devez suivre votre fil conducteur qui est votre problématique : assurez-vous de bien énoncer
clairement vos arguments (= où vous voulez en venir, comment l'exemple avancé illustre votre problématique).
Il est conseillé d'annoncer clairement les points que vous souhaitez traiter. Chacune des 2 ou 3 parties suit ce
schéma : argument ('topic-sentence'), explication, exemple.
• La conclusion : c'est la réponse à votre problématique de commentaire, la réponse à la question «Que garderiez-
vous du texte ?», une opinion personnelle, une ouverture (dans le prolongement de votre commentaire ou à partir
d'un élément du texte intéressant, ce qui peut servir de perche pour l'examinateur).
L'ENTRETIEN
Il s'agit de tester vos capacités d'adaptation et de communication. Cet échange est très important pour le jury
et peut aller jusqu’à 10 minutes.
Les questions peuvent porter sur le document, des points de votre commentaire ou des connaissances culturelles
en rapport avec le texte.
Si vous n’avez pas compris une question, n’hésitez pas à demander à l’examinateur de la répéter ou de la
reformuler : "I’m sorry, I didn’t understand the question...". C’est toujours mieux que de répondre complètement à
côté ou de dire "I don’t know" (à proscrire) !
CONSEILS GÉNÉRAUX
L’attitude est primordiale !
– Maîtrisez votre rythme de parole (ni trop lent, ni trop rapide, ni trop saccadé) et le timing.
– Ne baissez pas la tête et ne lisez pas systématiquement vos notes ! Pensez à regarder le jury, dès le
début de votre oral, et à ne pas être trop monocorde (Δ EYE-CONTACT).
– Si vous avez conscience d'une erreur, corrigez-la, personne ne vous en voudra, au contraire.
– Surveillez le registre de langue : n’employez pas de tournures d’anglais relâché comme : "Yeah", "I'm
gonna explain / I wanna talk about", "stuff like that", ou des "You know" dans chaque phrase.
– Attention aux ‘accessoires’ : évitez de manipuler un stylo qui 'clique' pendant que vous parlez.
– Jouez le jeu. Faites preuve de bonne volonté et montrez-vous intéressé, même si le texte ne vous plait
pas, et l’examinateur se montrera bienveillant.
Titre et source
This article whose title / headline is... (dont le titre est...) / entitled... (intitulé...) is...
The (article) subheading is... (le sous-titre est...)
The article appeared / was published in (source)
is taken from (source)
was written in + month, year / on + day
Définition du sujet
The article deals with... / is about... (traite de, parle de...)
Δ Surtout pas talks about !
The article raises the question of / the problem of... (soulève la question de / le problème de...)
tackles the problem of... (s'attaque au problème de...)
is about a much-debated / controversial issue (une question polémique)
a sensitive issue (une question sensible)
refers to current events (fait référence à des événements actuels)
a topical issue (une question d'actualité)
Analyse du titre
The title / headline sums up / summarizes... (résume)
The title calls for an explanation / must be explained (demande une explication)
is ambiguous (ambigu) / deceiving (trompeur)
is based on a pun (un jeu de mots)
Les éléments annexes
The article is illustrated with a picture / photo / drawing (dessin) / cartoon (dessin humoristique)
The caption means... (la légende signifie)
There is a chart / graph (un graphique)
What is striking is that... What strikes me is that... (ce qui est frappant, c'est...)
The arguments can be questioned / challenged (remis en question)
The article is far from being convincing (est loin d'être convaincant)
CONCLURE
Finally...
To conclude... / In conclusion, (I would say that...)
Δ Évitez à tout pris d'employer des expressions comme « to put it in a nutshell » ou « last but not
least », très artificielles et agaçantes.
La nature de l’épreuve du concours MINES-PONTS est particulière : la durée de l’épreuve est très
courte et l'épreuve exigeante d'un point de vue linguistique. Une bonne technique est vraiment
indispensable pour utiliser votre temps au mieux.
Les erreurs qui coûtent le plus de points-fautes sont les omissions (« blancs »), le non-
sens / charabia, les erreurs de grammaire (actif / passif, aspect, temps...).
Tenez bien compte de tous les termes de la question. Il est inutile de reprendre la question posée
mot à mot et de donner les références de l’article. Allez droit au but (pas d’introduction ni de
conclusion).
Rapport Mines-Ponts 2018 : « La deuxième question est un court essai dans lequel on attend une
courte introduction et conclusion, encadrant un développement en deux parties. La réponse à la
question posée doit prendre la forme d’un développement personnel, étayé d’exemples. »
Cette question est un mini-essai, demandant de réfléchir à une question qui nécessite d’approfondir
un aspect lié au texte.
▲ ‘In your opinion’ = possibilité d’une argumentation plus personnelle. Il ne faut donc pas répéter et
développer les idées du texte de référence.
▲ Deux types de questions (les plus fréquents) :
– Essai analytique ou thématique : on analyse un problème ou une notion par aspects ou
thèmes. Exemple : What impact do you think artificial intelligence is likely to have on art and
culture? (Mines-Ponts 2019)
– Essai dialectique : on réfléchit au pour et au contre, aux limites, en évitant la contradiction,
notamment grâce à la conclusion. Exemple : In your opinion, to what extent is it the role of
private companies to finance higher education? (Mines-Ponts 2022)
L’introduction doit situer la question dans son contexte général et expliciter le problème ; il ne faut
pas annoncer de plan. Il ne faut pas non plus recopier le sujet.
Evitez de répondre tout de suite à la question de façon catégorique et ne commencez pas en employant
des formules comme ‘In my opinion’, ‘I think’, même si elles figurent dans l’énoncé de la question.
La conclusion doit être brève, précise, claire et nuancée (réponse à la question posée).
• L'étoffement (ajout de mot, explicitation, des prépositions notamment) : l'anglais a une préférence
pour l'explicitation (des liens notamment).
EX : Originaire d'Australie, elle avait décidé de vivre en Grande-Bretagne : She was born in
Autralia and had decided to live in Great Britain.
• L'anglais a une préférence pour l'ordre canonique (sujet-verbe-objet) là où la syntaxe française est
plus souple.
EX : Il lisait pour la deuxième fois le dernier roman de Paul Auster. He was reading Paul Auster's
last novel for the second time. (On ne sépare pas le verbe de son objet)
• Formes verbales contractées (isn't, doesn't, didn't...) : elles appartiennent au langage parlé et
peuvent donc être utilisées dans les dialogues (sauf si le registre est formel).
Français Anglais
Il se tourna vers elle et dit : He turned to her and said, / : "It looks like rain."
– On dirait qu'il va pleuvoir. "Yes," she said. "Don't forget your umbrella."
– Oui, dit-elle. N'oublie pas ton parapluie.
NB : On ne fait pas d'inversion entre le pronom et le verbe dans le dialogue (dit-elle = she said).
L'inversion est possible entre un nom et un verbe (demanda Paul = asked Paul ou Paul asked).
• Usage des majuscules : l'anglais met des majuscules aux noms de jours et de mois (samedi =
Saturday, novembre = November), ainsi qu'aux adjectifs de nationalité (un vieux film espagnol = an
old Spanish movie).
• Noms propres :
➢ Personnes : les personnages littéraires gardent leur identité. Ne traduisez pas les noms propres
même quand c'est possible (Hélène = Hélène et non "Helen", Mme Lambert = Mme Lambert et non
"Mrs Lambert", dans un contexte français).
➢ Lieux : Les noms de villes ou régions françaises se traduisent quand il existe une équivalence en
anglais (la Bretagne = Brittany, la Côte d'Azur = the French Riviera, Dunkerque = Dunkirk). Les
noms de rues ou avenues ne se traduisent pas mais s'adaptent un peu (rue Blanche = (the) Rue
Blanche).
Traduction
POINTS-FAUTES et abréviations utilisées*
1pf Faute lexicale mineure, inexactitude (lex / inex / md = maladroit, mal dit)
Faute d’orthographe (orth)
2pf Faute lexicale majeure (lex / tmd= très maladroit)
Faux sens (sens différent du texte à traduire) (FS)
Faute de déterminant (the, a(n), any etc.) (dét)
Faute de préposition (at, in, to, since, for etc.) (prep)
Ordre des mots, syntaxe (sans gêner le sens) (synt / S[VO] = sujet-[verbe-objet])
3pf Faute de grammaire (GR) (EX : they was, didn’t mentioned)
Charabia sur un mot (char)
Contre-sens (texte mal compris, sens contraire) (CS)
Faute de temps du groupe verbal (présent, passé) (tps)
Faute d’aspect du groupe verbal (BE -ING, HAVE -EN) (ASP)
Faute de verbe irrégulier courant (vb irrég)
Faute de pronom personnel (he / she / it, her / his etc.) (pron)
Faute de possessif ; génitif abusif (gén)
Faute de formes comparative / superlative (comp)
Absence du ‘s’ à la 3e personne du singulier
Présence d’un ’s’ à un adjectif
5pf Fautes dites ‘doubles’
Confusion voix active / voix passive
Non-sens (NS) et charabia (char)
* J'utilise par ailleurs ces abréviations dans toutes mes corrections, quelque soit l'exercice.
Nature de l’épreuve
Exposé objectif et structuré des idées présentées dans les documents, sans commentaire personnel ni
élément extérieur, sans paraphrase. Le but est qu’un lecteur ne connaissant pas le sujet puisse en saisir
les enjeux et les subtilités et se faire sa propre opinion sans avoir à lire tout le dossier.
Les documents peuvent porter sur des questions sociales, politiques, environnementales, scientifiques et
technologiques etc.
Méthode
1. Lire les documents (première lecture)
➢ Cerner le thème précis du dossier et le problème central (la question qu’on peut poser sur le
dossier) : WHO, WHEN, WHERE, WHAT?
➢ Repérer la nature des documents (opinion piece or news report, cartoon, excerpt from a novel
etc.), s’intéresser aux sources et aux dates (montrent une évolution ? même année ?).
2. Analyser les documents un par un (tableau panoptique)
➢ Déterminer les mots-clés pour chaque document, la question qu'ils posent plus précisément, les
points de vue exprimés, l'objectif du document.
➢ Articles : reformuler les idées principales de chaque document. ∆ Ne s’intéresser qu’au contenu
(pas d'analyse de style) et hiérarchiser les idées (principales / secondaires / exemples).
➢ Documents iconographiques et statistiques : en retenir ce qui se rattache à la problématique et ne
pas extrapoler (ne pas faire dire aux documents ce qu'ils ne disent pas).
➢ Vous pourrez alors vérifier / affiner votre problématique.
3. Confronter les documents (au brouillon)
➢ Points communs et divergences qui lient les documents.
➢ Permet d’éviter de juxtaposer ensuite des résumés des différents documents – à proscrire !
4. Organiser la synthèse au brouillon : plan détaillé avec références précises aux documents.
➢ Le plan doit correspondre à la problématique et être logique ; il permet de rendre compte de tous
les aspects du problème présents dans le dossier.
➢ Exemples de plan : par thème, par opposition (sans être binaire), par enchaînement (problème /
causes / conséquences) etc. Procéder du plus simple / évident au plus complexe, du plus
important au plus secondaire, que ce soit pour le plan global ou pour structurer chaque partie.
Mathilde Fröchen 15/22
NB : Evitez une structure binaire et privilégiez un plan en 3 parties (ou 2 parties + conclusion qui permet de
sortir par «le haut» : ouverture, lien avec une problématique sous-jacente etc.)
➢ Réfléchir aux enchaînements entre les idées. Il est bon de commencer chaque partie par une
phrase annonçant l'argument principal de la partie (topic-sentence).
➢ Attention à l'organisation interne de chaque partie : ne pas juxtaposer systématiquement les
documents ! Une sous-partie correspond idéalement à une idée précise plutôt qu'à un document,
quand cela est possible.
« Confronter plusieurs documents dans une seule et même phrase autour d’une idée centrale relève, par
exemple, d’une approche synthétique. » Rapport du jury Centrale 2022
➢ Vérifier que tous les documents sont bien exploités. Tous les documents ne doivent pas
absolument être exploités dans chaque partie ; une partie ne peut pas reposer sur un seul
document.
5. Rédiger l'introduction au brouillon. (voir les différences selon les concours ci-dessous)
➢ Amorce rapide éventuellement (à partir d'un élément figurant dans les documents : pas d'apport
personnel, extérieur au dossier) et problématique (une question directe qui met en lumière ce qui
ne va pas de soi, de type yes-no question ou to what extent...).
➢ Présentation des documents : pas les titres des articles, uniquement les sources (soulignées), les
dates, les auteurs s'ils sont mentionnés. Il ne s'agit pas d'une simple liste des documents qui ne dit
rien de votre compréhension du dossier. Penser à un regroupement pertinent, en lien avec la
problématique (selon les points de vue exprimés par exemple). Donnez quelques brèves
indications sur le contenu des documents en lien avec la problématique mais il ne faut pas les
résumer !
6. Trouver un titre (avant de rédiger la synthèse ou après, mais pas au dernier moment !), bref.
Quelques particularités
Documents iconographiques
a map : une carte a caricature : une caricature
a photography, a picture : une photo a drawing : un dessin
a still image : une capture d'écran a caption : une légende (d'une image)
a cartoon : un dessin humoristique a comic strip : une vignette de BD
a poster : une affiche
Documents statistiques
a bar chart : un histogramme a line chart/graph : une courbe
a pie chart : un camembert a scatterplot : un nuage de points
Proportions
The French account for / make up / represent / constitute 12.8% of the European population.
Paper covers approximately / about / around one third of global waste.
proportional to, proportionally
Tendances
an upward trend ≠ a downward trend : une tendance haussière ≠ à la baisse
an upturn ≠ a downturn : un redressement, une amélioration ≠ une baisse (sensible)
a change in sth
Stagnation
to stagnate, to remain stable, to level off
Hausse Baisse
to rise, to increase, to go up to decrease, to fall, to drop, to go down
to soar, to skyrocket : monter en flèche to plummet, to plunge : s'effondrer, plonger
to reach a peak, to peak It reached its lowest level in 2004.
Rappels
an increase in prices : une augmentation des prix
The GDP decreased by 10% (percent) : le PIB a baissé de 10 %
an increase of 10% : une augmentation de 10 %
an increase from 5% to 10%
Conventions pour écrire les nombres : $10,000 = 10 000 dollars
1.3 bn = 1,3 milliards
Conclure
As a conclusion, to conclude, in short, to sum up, all in all, ultimately / eventually (fnalement)...
Durée : 4h
Descriptif
(A) Une synthèse (600-675 mots, titre compris, 60% de la note) à partir d'un dossier comprenant trois
articles de 600 à 800 mots et un document iconographique ou statistique (images, tableaux, graphiques),
soit 4 documents au total. Il s'agit de mettre clairement en valeur les principaux enseignements et
enjeux du dossier dans le contexte du monde anglophone, sans ajouter de commentaire.
(B) Un texte d'opinion (500-600 mots, 40% de la note) à partir d'un éditorial (texte de presse ou essai
où l’auteur s’engage personnellement) portant sur la même thématique que les quatre documents du
dossier de synthèse. Il s'agit de réagir aux arguments exprimés dans cet éditorial.
Quelques conseils
1e partie : Synthèse de documents
Consacrez 3h maximum à cette partie. Voir la fiche portant sur l'épreuve de synthèse.
- Il faut un bon appui sur le texte : on ne peut pas réagir à des arguments sans les mentionner
d’abord..
- Il faut en fait mener les deux opérations de front en sélectionnant certains aspects du texte
qui retiennent particulièrement votre attention (en suivant ou non l’ordre de l’argumentation de
l’auteur). Après les avoir exposés brièvement, les commenter au fur et à mesure en les
organisant. Il ne s'agit pas pour autant d'être exhaustif.
- Attention à la paraphrase, le ‘copier-coller’ ne sera pas mieux vu que pour la synthèse qui
précède cette épreuve. A cet effet, ne citez pas le texte d’origine de manière abusive pour faire
du ‘remplissage’. Une citation peut toutefois être utilisée, mais à bon escient, en la commentant
intelligemment.
- Il n’est évidemment pas souhaitable de ‘ressortir’ à l’identique tout ce qui était déjà dans la
synthèse précédente, mais certains aspects argumentatifs culturels peuvent être réutilisés.
- Il faut structurer votre argumentation (introduction / développement / conclusion).
- N’hésitez pas à utiliser ‘I’ (évitez d’employer ‘we’ ou ‘one’ systématiquement). Il s’agit
principalement de votre opinion en tant que membre de la société, donc les références
culturelles, d’actualité (autres que celles du texte) sont les bienvenues. Une anecdote
personnelle peut servir, à condition qu’elle ne soit pas uniquement descriptive, elle doit venir en
appui de l’analyse.
- Certaines techniques du commentaire oral peuvent s’avérer utiles : vous pouvez essayer
d’apporter des arguments complémentaires si vous êtes plutôt d’accord, vous pouvez aussi
montrer des omissions, des failles dans le raisonnement de l’auteur, à condition d’avoir des
arguments valables et étayés pour le faire. Votre avis doit apparaître clairement et ne pas se
retrouver noyé sous un flot de généralités.
« Les candidats doivent mentionner le document et s’appuyer impérativement sur les arguments
exposés, pour ensuite proposer un éditorial en réaction à ces mêmes arguments, sans pour autant les
reprendre point par point sans logique argumentative. L’utilisation du pronom personnel « I », une
certaine volonté de « se mettre en scène » ainsi que l’expression d’une opinion franche et argumentée
participent grandement à la bonne réalisation de l’exercice. » (rapport 2017)
« Bien que l’exercice exige des candidats qu’ils prennent position sur la question, il convient en effet
d’éviter toute partialité excessive. Que les candidats soient en accord ou en désaccord avec l’auteur du
texte, leur réaction doit rester mesurée. » (rapport 2020)
Pour les deux exercices, privilégiez la qualité plutôt que la quantité : les marges basses (600 mots
pour la synthèse et 500 mots pour l’éditorial) sont tout à fait suffisantes.
Ces fiches permettent de faire le point sur les sujets vus en cours, du point de vue du lexique
(collocations) mais aussi des idées (exemples, arguments etc.). Elles vous aideront à faire face aux
essais et aux commentaires d’articles à l’oral et à mieux comprendre les dossiers de synthèse. Vous
pourrez les compléter et elles feront une bonne base de travail l’année prochaine et vous faciliteront les
révisions.
Les devoirs : reprenez vos copies et les corrigés, relevez le lexique, les structures verbales, les
collocations, vos erreurs de grammaire récurrentes et des phrases (corrigées) illustrant un point de
grammaire. Eventuellement, réécrivez votre devoir et essayez d'améliorer votre production écrite en
tenant compte des annotations. Complétez vos fiches thématiques à partir des documents supports.
Les traductions, le vocabulaire et les exercices de grammaire : à refaire et à « ficher ». Faites
également vos propres fiches à partir des indications données en cours (EX : lexique de la maison).
S'entraîner à lire des articles de presse est essentiel pour les concours. Pour travailler de façon
"scolaire", vous pouvez choisir un sujet qui vous intéresse, reprendre un sujet vu cette année
(environnement, nouvelles technologies, questions de société etc.) et, à partir de là, vous entraîner à
repérer les mots-clés, synthétiser ce que vous avez vu/entendu et réfléchir à une analyse possible.
Cela vous donnera aussi des références et des exemples à ajouter à vos fiches et à réexploiter l'année
prochaine. Ce travail est utile pour l'écrit comme pour l'oral et vous permettra de réactiver et d'enrichir
le vocabulaire vu cette année.
Il ne s’agit pas simplement de s’informer mais d’être au fait des enjeux et débats contemporains.
FILMS
Science-fiction / dystopia / technology African Americans and race relations
Dr. Strangelove, S. Kubrick (1964) 12 Years a Slave, Steve McQueen (2013)
Gattaca, A. Niccol (1997) Dear White People, Justin Simien (2014)
The Truman Show, P. Weir (1998) I Am Not Your Negro, Raoul Peck (2016)
Ready Player One, S. Spielberg (2018) Get Out, Jordan Peele (2017)
Social media and algorithms
The Social Network, D. Fincher (2010) British society
The Social Dilemma, J. Orlowski (documentary, Secrets and Lies, Mike Leigh (1996)
Netflix, 2020) This is England, Shane Meadows (2006)
Coded bias, S. Kantaya (documentary, Netflix, 2020) Fish Tank, Andrea Arnold (2009)
Climate change / the end of the world I, Daniel Blake, Ken Loach (2016)
Don't look up, A. McKay (Netflix, 2021)
The Day After Tomorrow, R. Emmerich (2004) Ireland and Northern Ireland
David Attenborough: A Life on Our Planet The Wind That Shakes the Barley, K. Loach (2006)
(documentary, Netflix, 2020) Hunger, Steve McQueen (2008)
American history and politics Sports and history / social issues
There Will Be Blood, Paul T. Anderson (2007) Raging Bull, Martin Scorcese (1980)
The media Ali, Michael Mann (2001)
Citizen Kane, O. Welles (1941) Million Dollar Baby (2004), Invictus (2009), C.
All the President's Men, A. J. Pakula (1976) Eastwood
Good Night and Good Luck, G. Clooney (2005)
Work
The Post, S. Spielberg (2017)
Immigration Modern Times, C. Chaplin (1936)
The New World, Terrence Malick (2005) Up in the Air, J. Reitman (2009)
Nomadland, C. Zhao (2020)
The Immigrant, Charlie Chaplin (1917)
The Immigrant, James Gray (2013) Other documentaries
America America, Elia Kazan (1963) Bowling for Columbine, Michael Moore (2002)
West Side Story (1961) Super Size Me, Morgan Spurlock (2004)
The Godfather, F. F. Coppola (1972) America, Claus Drexel (2017)
Gangs of New York, M. Scorcese (2002)
SERIES
US: This is Us, The People v. O.J. Simpson, House of Cards, The Handmaid’s Tale, The Wire, Transparent, Mrs
America etc.
UK: Three Girls, The Crown, Black Mirror, Sherlock, Peaky Blinders, The Office, Downton Abbey etc.
– Environmental issues: the climate crisis, global warming, extreme weather events, the circular
economy, plactic use and waste, aviation, energy (renewable energy vs fossil fuel) etc.
– Health: the coronavirus / the Covid pandemic and its impact (on society, the economy, culture,
education, tourism etc.), healthcare (Obamacare etc., NHS), vaccination / the anti-vax movement, the
opioid crisis, obesity
– American politics: American institutions and constitution, Joe Biden's presidency, Democrats and
Republicans, voting rights, the presidential election, gun rights etc.
– British politics: British institutions, political parties, Brexit (the deal, Northern Ireland etc.), the British
monarchy in question etc.
– Gender issues, equality, women's rights: sexual harassment and violence against women, the
MeToo movement, the gender pay gap, abortion, LGBTQ+ rights etc.
– Racism, ethnic minorities, immigration: racial inequality, Black Lives Matter, police brutality,
George Floyd's killing + protests, DACA (Dreamers), the American dream, the Windrush scandal,
points-based immigration systems (Canada, Australia, UK), the legacy of slavery and colonization,
anti-Asian violence etc.
– Education: homeschooling, e-learning, remote/distance learning, tuition fees, student debt, affirmative
action etc.
– Technologies and science: GAFAs / big tech / tech giants, social media and algorithms, artificial
intelligence, driverless cars, data privacy, deepfakes, space exploration (the new space race)
– The Internet, social media and traditional media: misinformation (fake news), fact-checking, biases,
post-truth, free speech, conspiracy theories etc.
– The economy: the sharing economy, the uberization of the economy, the gig economy, universal
basic income (UBI), working from home / remote work(ing), minimum wage, the 4 day-workweek...