Chanson pour les enfants
l'hiver L’hiver L’odyssée poétique n° 3
Dans la nuit de l'hiver en poésie
galope un grand homme blanc.
C'est un bonhomme de neige
(poèmes de niveau 1)
avec une pipe en bois,
un grand bonhomme de neige
poursuivi par le froid.
Il a neigé
Il arrive au village ; Il a neigé dans l'aube rose
voyant de la lumière, Si doucement neigé
le voilà rassuré. Que le chaton noir croit rêver.
C'est à peine s'il ose Le bonhomme de neige
Dans une petite maison,
Marcher.
il entre sans frapper.
Il a neigé dans l'aube rose, Au nord de la Norvège
Et pour se réchauffer,
Vit un bonhomme de neige.
s'assoit sur le poêle rouge, Si doucement neigé
Il n'a pas peur de fondre,
et d'un coup disparaît. Que les choses
Là-bas, la neige tombe
Semblent avoir changé.
Ne laissant que sa pipe Pendant de très longs mois,
Et le chaton noir n'ose
au milieu d'une flaque d'eau, Il y fait toujours froid.
Ne laissant que sa pipe S'aventurer dans le verger,
et puis son vieux chapeau. Se sentant soudain étranger Et le bonhomme de neige,
À cette blancheur où se posent, Bien assis sur son siège,
Jacques Prévert Regarde les flocons
Comme pour le narguer,
Des moineaux effrontés. Voler en tourbillons.
Sais-tu ce que j'en pense ?
Maurice Carême Il a bien de la chance
Pour un bonhomme de neige
D'habiter la Norvège.
La neige au village Hiver, vous n'êtes qu'un vilain ... Corinne Albaut
Lente et calme, en grand silence, Hiver, vous n'êtes qu'un vilain,
Elle descend, se balance Eté est plaisant et gentil,
Et flotte confusément, En témoin de Mai et d'Avril
Se balance dans le vide, Qui l'accompagnent soir et matin.
Voilant sur le ciel livide Eté revêt champs, bois et fleurs
L’église au clocher dormant. De sa livrée de verdure,
Pas un soupir, pas un souffle, Et de maintes autres couleurs,
Tout s’étouffe et s’emmitoufle Par l'ordonnance de Nature.
De silence recouvert… Mais vous, hiver, vous êtes plein
C’est la paix froide et profonde De neige, vent, pluie et grésil :
Qui se répand sur le monde, On doit vous bannir en exil.
La grande paix de l’hiver. Sans vous flatter je parle plein,
Francis Yard Hiver, vous n'êtes qu'un vilain !
Charles d'Orléans
Le givre
Mon dieu comme ils sont beaux L’hiver L’odyssée poétique n° 3
Les tremblants animaux en poésie
Que le givre a fait naître
La nuit sur ma fenêtre !
(poèmes de niveau 2)
Ils broutent des fougères Le petit sapin sous la neige
dans un bois plein d'étoiles,
Et l'on voit la lumière Le petit sapin sous la neige
À travers leur corps pâles. Rêvait aux beaux étés fleuris.
Bel été quand te reverrai-je ?
Il y a un chevreuil Soupirait-il sous le ciel gris.
Qui me connaît déjà ;
Il soulève pour moi Dis moi quand reviendra l’été !
Son front d'entre les feuilles, Demandait-il au vent qui vente
Mais le vent sans jamais parler
Et quand il me regarde, S’enfuyait avec la tourmente.
Ses grands yeux sont si doux
Que je sens mon cœur battre Vint à passer sur le chemin
Et trembler mes genoux. Un gaillard à grandes moustaches
Hop là ! en deux coups de sa hache,
Laissez-moi, ô décembre ! A coupé le petit sapin.
Ce chevreuil merveilleux.
Je resterai sans feu Il ne reverra plus l’été ,
Dans ma petite chambre. Le petit sapin des montagnes,
Il ne verra plus la gentiane,
Maurice Carême L’anémone et le foin coupé.
Toc ! Toc ! ouvrez-moi ! Mais on l’a paré de bougies,
Saupoudré de neiges d’argent.
Toc ! Toc ! bonnes gens, ouvrez-moi !
Des clochettes de féerie
Ayez pitié d’une mésange.
Pendent à ses beaux rameaux blancs.
Puis-je venir dans votre grange ?
Dans le verger, il fait si froid. Le petit sapin de noël
Ne regrette plus sa clairière
Toc ! Toc ! bonnes gens, ouvrez-moi !
Car il rêve qu’il est au ciel
La neige recouvre la terre ;
Tout vêtu d’or et de lumière.
Je suis seule et n’ai plus de mère.
Il fait si chaud sous votre toit. Pernette Chaponnière
Toc ! Toc ! bonnes gens, ouvrez-moi !
Je me contenterai des miettes Toc ! Toc ! bonnes gens, ouvrez-moi !
Qui resteront dans vos assiettes. Je serai toujours propre et sage,
Comme on doit être bien chez soi ! Mais ne me mettez pas en cage ;
Il est si triste, cet endroit.
Toc ! Toc ! bonnes gens, ouvrez-moi !
Je ne serai pas une ingrate ;
Je chanterai une sonate,
Pour vous, au printemps, dans le bois.
Gérard Illberg