Impact du risque de change sur le crédit documentaire
Impact du risque de change sur le crédit documentaire
Thème
Impact du risque de taux de change sur les techniques de
paiements à l’international : cas du crédit documentaire au
niveau de la BADR banque agence 60
Member du jury:
POMOTION 2021/2022
Remerciement
A la lumière de mes jours, la source de mes efforts, la flamme de mon cœur, ma vie et mon
bonheur, A la femme qui a souffert sans me laisser souffrir, qui n’a jamais dit non âmes exigences et qui
n’a épargné aucun effort pour me rendre heureuse: l’amour et les sacrifices que tu as consenti pour me
pousser toujours vers l’avant, maman que j’adore que je n’imaginerai pas ma vie sans elle.
A l’homme de ma vie, mon exemple eternel solide, l’œil attentif compréhensif et source de
joie et de bonheur, celui qui s’est toujours sacrifié pour nous voir réussir, que dieu te garde pour
nous et te procure santé et langue vie mon chère papa qu’était comme un ami pour moi, rien au
monde ne vaut les efforts fournis jour et nuit pour mon éducation et mon bien être
Mes très chères parents, j’espère que je pourrais leurs rendre un jour ce qu’ils ont fait pour
moi, que dieu leurs procure une longue vie plein de bonheur et surtout santé, vous serez toujours
fière de moi, je vous aime d’amour.
A mes chères et adorables sœurs, qui m’ont toujours encouragé, et leur amour qu’elles me
réservent, je n’arriverais jamais à leur exprimer mon amour sincère et qui sait toujours comment
procurer la joie et le bonheur pour toute la famille, je vous love tout simplement
A mes oncles et leurs femme : Rachid (je ne te remercie pas assez pour tout ce que tu as pu
faire pour mon bien être) Malik, Ahcène, Aldjia, Aldjia, Zinia
A mes chères cousins et cousine, et mes grand frère :Akli, hafid ,kamel, zakia, djoudjou,
thanina, serine, yanelle, merina, rayane
A mes cousins et cousines que la vie nous a séparer mais pas dans le cœur : Zouza,
Makhlouf, Ania, Celina
Je le dédie aussi a mes amies de cœur et celle que j’ai choisi pour continué notre belle,
sincère et profonde amitié, avec qui j’ai partagé tellement de moments mémorables et inoubliables :
Lyna, Numidia, Lynda, Massilia…
Katia
Liste des Abréviations
DA : Dinars Algérien
F4 :Formule de règlement
LC : Lettre de Crédit
Les banques ont créé cet instrument qui le crédit documentaire (Credoc) ou bien
lettre de crédit (L/C) au début du XIX siècle dans le but de satisfaire les exigences
du vendeur et de son acheteur. L’intérêt du vendeur c’est d’être payé avant l’expédition de la
marchandise, celui de l’acheteur c’est de mettre possession à sa marchandise commandé dans
les délais et conditions contractuels. La technique du crédit documentaire permit de satisfaire
ces deux exigences.
Le crédit documentaire est un moyen de paiement très sécurisé, soumis aux règles et
usances uniformes (RUU), il est l’instrument privilégie par les opérateurs économique pour la
réalisation de leur opérations commerciales.
« Est ce que le crédit documentaire convient parfaitement aux conditions qui règne dans
les transactions internationales et à la satisfaction des deux parties contractuelles ? »
1
Introduction générale
2- quel est le système que les banques ont mis en place pour accélérer la transmission
des ordres et des instructions de paiement à l’international ?
Le crédit documentaire est l’un des moyens de paiements le plus sur et sécurisé dans le
commerce international.
Afin de répondre à notre problématique et vérifier nos hypothèses, nous avons adopté
laméthodologie suivante :
Pour la partie théorique nous avons opté pour une méthodologie descriptive, en
consultant des différent sources d’information tel que : les ouvrages, mémoires,
rapports, sites internet …etc.
Pour ce qui est du cas pratique nous avons opté pour une démarche analytique en
effectuant un stage au niveau de l’agence bancaire BADR AMIROUCHE d’Alger, ce
qui nous a permis de collecter beaucoup d’informations.
L’importance de l’étude
Cette étude nous amène à éclairer la notion du crédit documentaire, son déroulement et
de connaitre les différents risques qui peuvent impacté le fournisseur et son client. Aussi, elle
nous permet de déterminer le rôle du banquier dans l’étude des dossiers en profondeur pour
une meilleure opération d’importation.
2
Introduction générale
Structure du mémoire
3
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur
Introduction du chapitre
D’est l’origine, il s’agit aussi dans le commerce international de profiter des différences
des couts de production entre pays, on parle aujourd’hui de délocalisation pour la production
1
A.J.YEATS : A Quoi tient la marginalisation de l'Afrique subsaharienne dans le commerce mondial
international finances et développement, décembre 1990, vol 33, n° 4 BIRD, p. 36.
4
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur
Après une première internationalisation des échanges qui s'étend du milieu du XIXème
siècle au début de la première guerre mondiale, le commerce international s'est effondré. Le
protectionnisme des années suivantes, période de repli propice au déclenchement de la guerre
a laissé place à partir de 1945 à un essor du commerce international sous l'égide des
institutions internationales dites de Brettons Wood que sont le FMI (Fond Monétaire
International, 1944), la Banque Mondiale (1945) et le GATT (général agreement on tarif and
Trade, 1947). Ces institutions ont permis de reconstruire les Etats dévastés et ont favorisé
l'expansion du libre-échange entre Etats ainsi que la multinationalisation des firmes.2
Depuis 1945, les échanges ont progressé en moyenne deux fois plus vite que la
production mondiale. Par exemple entre 1996 et 2000, la production mondiale a augmenté en
moyenne de 3.4% chaque année tandis que le commerce international s'accroissait de 8.2%
en moyenne annuelle selon le GATT et l'OMC.
2
https://thepremierees.blog4ever.com /41-les-grandes-évolutions-du-commerce-internationales 14-09-2022,
20 :00
5
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur
3
https://www.academia.edu 14/09/2022, 11 :32
6
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur
Dans son ouvrage (recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations en
1776), Adam Smith reprend l’analyse des physio Gates sur les bienfaits de libre-échange. Il
élabore la théorie des avantages absolus. Chaque pays doit se spécialiser dans les biens et les
services qui parvient à produire à un coup de production inférieur à celui du reste du monde,
chaque pays doit en contrepartie de laisser la production des biens et des services pour
lesquels il est le moins efficace. Il doit alors importer des produits du reste du monde.4
Dans son ouvrage (les principes de l’économie politique et de l’import 1817) Ricardo
apporte un complément à la théorie d’Adam Smith. Il existe un cas particulier non étudié par
Smith quand un pays n’a aucun avantage absolu sur ces partenaires commerciaux. Il ne peut
donc se spécialiser dans une production pour échanger commercialement avec les autres.
Ricardo élabore la théorie des avantages comparatifs pour remédier au faible théorique de
Smith. Chaque pays doit se spécialiser dans la production et le plus faible au détriment de ses
autres productions.5
Il est animé par des nombreux acteurs et pour pouvoir les présenter et les étudier nous
allons faire un regroupement en 3 catégories :
- Les opérateurs.
- Les intervenants.
- Les intermédiaires.6
Ce sont ceux qui sont directement concernés par l’affaire en question il s’agit : de
l’importateur et de l’exportateur.
L’importateur : c’est un agent économique qui réalise les importations toute personne
physique ou morale qui dans le cadre de ses activités Professional acheté ses produits ou des
services à l’étrange pour les propos sur son marché local. Il peut être appelé comme suit : le
client, l’acheteur, demandeur, consommateur, utilisateur, le partenaire, et le Cocontractant.
L’exportateur : est une personne qui exporte des marchandises il est considéré comme
un élément important pour les approvisionnements de l’entreprise. Il peut être appelé comme
suit : le vendeur, l’offreur, le fournisseur, le producteur, le fabriquant, constricteur, le
partenaire, le Cocontractant.
4
www.glossaire-international.com , 28/09/2022 à 14 :32
5
https://blog.betterstudy.ch ,28/09/2022 à 15 :00
6
https://www.academia.edu , 28/09/2022 à 15 :00
7
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur
Ce sont les organismes ou les personnes physiques qui sont appelé a aidé les opérateurs
a réalisé l’affaire en visage. Nous citons les principes :
Les banques : ce sont des entreprises ou établissements qui font professions habituelle
de recevoir du publique sous forme dépôt ou autrement des fonts qu’ils emploient
pour leurs propres comptes en opération. d’escompte, en opération de crédit, opération
financière.
L’assurance : c’est une organisation d’une mutualité de personnes semis a la
réalisation d’un même risque permettant l’indemnisation des dommages subie par
ceux entre d’autre ou qui sont effectivement frappée par ce risque.
Le transporteur : ce sont des personnes qui s’engage a assuré les déplacements
d’une personne ou d’une marchandise, en vertu d’un contrat de
transport terrestre, maritime ou aérien.
Le commissionnaire en douane : Personne physique ou morale qui accomplit pour le
compte d’autrui les formalités en douane, tant à l’importation qu’à l’exportation.
Professionnels du dédouanement, ils sont connus et immatriculés auprès de la
direction générale des douanes et droits indirects.
La douane : c’est un service publique ou morale qui a plusieurs missions et notamment
de vérifier les produits à l’entré et la sortie et de percevoir les droits et taxes.
En tenant compte de la nature du produit, car ce dernier peut suivre le circuit suivant:
Soit, il passe directement du 1er vendeur qui est la fabriquant. Soit, il peut être transité
par un ou plusieurs autres acteurs, qui veut dire que chacun achète le produit il le revend
jusqu’au dernier client qui est le consommateur ou bien l’utilisateur.
Donc tous ceux qui se trouvent entre le 1er vendeur et le dernier client sont des
intermédiaires et de cela on peut dire que tous les intermédiaires sont des commerçants.
8
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur
puissances commerciales du monde et ratifiés par leurs parlements. Le but est de favoriser
autant que possible la bonne marche, la prévisibilité et la liberté des échanges. »7
L'objectif premier de l'OMC est d'assurer l'ouverture du commerce dans l'intérêt de tous.
Elle compte plus de 160 Membres, qui représentent 98% du commerce mondial. Plus de 20
pays souhaitent accéder à l'Organisation.
Cet organe aide les pays en développement à accéder plus équitablement et plus
efficacement aux avantages d'une économie mondialisée. Et aide à les équiper pour faire face
aux inconvénients potentiels d'une plus grande intégration économique. Pour ce faire, il
fourni des analyses, facilite la recherche de consensus et offre une assistance technique. Cela
les aide à utiliser le commerce, l'investissement, la finance et la technologie comme vecteurs
d'un développement inclusif et durable.8
La CNUCED Travaille au niveau national, régional et mondial, ses efforts aident les pays à :
- Comprendre les options pour relever les défis de développement au niveau macro ;
- Réaliser une intégration bénéfique dans le système commercial international ;
- Diversifier les économies pour les rendre moins dépendantes des matières premières ;
- Limiter leur exposition à la volatilité financière et à l'endettement ;
- Attirer les investissements et les rendre plus propices au développement ;
- Accroître l'accès aux technologies numériques ;
- Promouvoir l'entrepreneuriat et l'innovation ;
- Aider les entreprises locales à monter dans les chaînes de valeur ;
7
www.wto.org
8
www.unctad.org/fr
9
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur
Bien qu’ils travaillent principalement avec les gouvernements, pour faire face
efficacement à l'ampleur et à la complexité de la réalisation des objectifs de développement
durable.
La Banque mondiale est semblable à une coopérative, dans laquelle les actionnaires sont
ses 189 pays membres. Ces actionnaires sont représentés par un Conseil des Gouverneurs, qui
est l'organe de décision suprême de la Banque mondiale. Les gouverneurs sont en général les
ministres des finances ou du développement des pays membres. Ils se réunissent une fois par
an, à l'occasion des Assemblées annuelles des Conseils des Gouverneurs du Groupe de la
Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI).10
9
www.imf.org
10
www.banquemondiale.org
10
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur
11
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur
Les billets à ordre et la lettre de change remplissent une double fonction. Ils sont
simultanément un moyen de paiement et un instrument de crédit. Différents procédure
apportent à l’exportateur une plus grande sécurité dans les paiements internationaux.
1.1.Chèque
1.1.1. Définition
Le chèque est un moyen de paiement par l’intermédiation d’une banque ou d’un
établissement financiers, c’est un ordre écrit et inconditionnel de payer une somme
déterminée au bénéficiaire. Son utilisation comme moyen de paiement international dépend
de la réglementation des changes.
Le chèque est un moyen de paiement peu rapide car, émis par l’importateur, il est
envoyé à l’exportateur qui le remet à sa banque. Celle-ci le présente pour règlement à la
banque de l’importateur sur laquelle il a été tiré. Le montant du chèque est alors débité du
compte de l’importateur et crédité au compte de l’exportateur sous réserve de l’application
d’un nombre de jours de valeur. 11
L’utilisateur du chèque n’est pas dénué de tout risque. Le premier est purement
matériel : les chèques peuvent être facilement perdus ou volés. Le deuxième est un risque de
non-paiement. Le troisième est le risque de change. Il tient aux délais d’acheminement et à la
liberté de l’exportateur quant à la date à laquelle il peut présenter le chèque.
11
« Techniques Financières Internationales, Yves Simon, 5eme édition ECONOMICA, 1993, p 501
12
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur
a. Le chèque d’entreprise
C’est un chèque tiré sur un compte bancaire, la provision sur le compte de l’importateur
peut être insuffisante ou inexistante au moment ou le chèque sera présenté par l’exportateur à
son établissement bancaire, il doit être certifié ou visé par une banque pour que l’exportateur
ait la garantie d’être payer.
b. Le chèque de banque
12
KEBBAB KAWTHAR, SALHI SARAH,Mémoire de fin d’études. Le financement du commerce extérieur par
le crédit documentaire, ENSSEA Promo 2011/2012 p30
13
Idem p31
13
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur
Le virement bancaire international est un moyen de paiement très rapide s’il est effectué
par télex. Il perd une grande partie de ses qualités s’il est transmis par courrier. Deuxième
avantage, le virement bancaire est peu coûteux, tout du moins pour les montants importants,
car les frais fixes pénalisent les petits montant.
S’il est rapide et peu coûteux, le virement bancaire n’offre en contrepartie aucune
garantie en cas de non-paiement car il ne repose sur aucun document. Son emploi est de ce
fait réservé à des paiements entre partenaires ayant très grande confiance réciproque. Il est à
cet égard significatif que les opérations interbancaires sur le marché des changes sont dans
leur quasi-totalité effectuée par virement bancaire.14
- La sécurité des transferts est assurée grâce à des procédures de contrôle très
sophistiquées.
- Le virement est très rapide et ne coûte pas cher
- La facilité d’utilisation
- Le système fonctionne en continu et assure une bonne traçabilité de l’opération
- Fonctionne 24heure sur 24 :
14
YVES SIMON, techniques financiéres internationales, 5 éme édition ECONOMICA, Paris, 1993, p502
15
NAJI Jammal, commerce international : mondialisation enjeux et application, 2 émeed, Québec, 2009, p475
16
LASARY, le commerce international, édition Dalloz, Belgique, 2005, p158
14
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur
17
LASARY, le commerce international .Op.cit p159
18
CHERCHEM Mohamed, « système de paiement de masse », édition SIBF,2005
15
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur
Le billet à ordre s’endosse et se transmet comme une lettre de change. Il est mobilisable
auprès d’une banque. Ce mode de paiement est en fait peu utilisé dans le commerce
international.
19
Lazary , « le commerce international » ouvrage imprimé à compte d’auteur, 2005, p127
20
J.M Benammar , « technique du commerce international », édition techniplus, Yvelines, 1995, p120
16
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur
La technique de paiement désigne la procédure suivie pour que le paiement puisse être
réalisé, c’est tout ce qui est généralement accepté en contrepartie de la vente d'un bien ou de
la prestation d'un service. Il s’agit donc des modalités d’utilisation de l’instrument de
paiement, qui résulte de l’accord des parties au contrat.
Depuis, les moyens de paiement ont évolué en passant du troc aux premières monnaies,
des marchands du moyen âge aux grandes banques d'aujourd'hui.
Les techniques de paiement ont plusieurs objectifs, vue de degré d’importance de la technique
de paiement, il doit être choisi avec la plus grande précaution.
b) Le paiement à la commande
Pour l'exportateur, il s'agit de la technique de paiement la plus simple et la plus sûre (le
risque d'impayé est quasi inexistant), mais il s'agit d'une des plus mauvaises d'un point de vue
commercial et des plus difficiles à faire accepter par l'acheteur. Elle s'opère en effet
17
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur
complètement au détriment des intérêts de l'importateur qui supporte tout le poids financier de
l'opération. De plus, elle est souvent traduite par ce dernier comme un sentiment de méfiance
de l'exportateur à son égard.
L'exportateur doit néanmoins se montrer vigilant et ne pas estimer que grâce à cette
technique de paiement, il est à l'abri de tous risques, car :
c) Le paiement à la facturation
L'exportateur envoie une facture commerciale à son client. Celle-ci peut être payable à
vue ou à échéance avec un des instruments de paiement. C'est le client qui garde l'initiative du
règlement. Cette technique est donc souvent à déconseiller car l'exportateur ne conserve pas la
maîtrise du paiement, sauf s'il adjoint à sa facture une lettre de change.
d) Le paiement ex-usine
Certains industriels exigent que les marchandises soient payées dès qu’elles sont prêtes
pour expédition. Ils veulent, de la sorte, éviter que les paiements de leurs marchandises soient
tributaires des dates de départ des transports et de leurs durées. L’acheteur doit donc payer les
marchandises dès leur sortie d’usine et s’occuper de leur acheminement.
Si ce type de contrat est avantageux pour le vendeur qui voit ses besoins de trésorerie et
son risque diminuer, il peut poser des problèmes à l’acheteur car c’est lui qui doit gérer le,
transport et les formalités douanières au départ d’un pays qu’il ne connaît peut-être pas. Il
risque donc dans de nombreux cas d’y rencontrer des difficultés logistiques et administratives.
De plus, l'importateur ne peut déterminer avec précision quel sera le prix de revient des
marchandises qu'il aura achetées. Il devra d'ailleurs veiller à ne pas sous-estimer les difficultés
qu'il pourrait rencontrer ainsi que le coût du réacheminement, se laissant gruger par un prix de
vente des marchandises particulièrement intéressant par rapport à un fournisseur équivalant
mais qui a remis une offre sur base CIF, par exemple.
18
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur
Cette technique consiste à ne livré que contre remise du paiement. Le transporteur final
assure donc, outre le transport, l'encaissement du prix de la marchandise. Il peut être effectué
par l'intermédiaire des sociétés de transport de bagages et de colis, de la poste, des transitaires
ou des transporteurs ou des compagnies aériennes.
Cette technique est très peut utiliser dans les opérations de commerce international et ne
peut pas l'être dans certains pays.
Lorsque votre banque dispose d'une filiale ou d'une succursale dans le pays de
l'importateur vous avez la possibilité d'y ouvrir un compte. C'est technique très intéressante,
lorsque l'exportateur exporte couramment vers un pays et, surcroît, pour des sommes
importantes.
La lettre de garantie Stand-by fait partie des garanties internationales même si elle fait
référence aux RUU 500 (Règles et Usances Uniformes) relatives aux crédits documentaires.
Depuis 1999 la lettre de crédit stand-by (LCSB) peut être émise sous les «Règles et
pratiques internationales relatives au standby » (RPIS 98) ou « International Standby Practices
» (ISP98), les nouvelles règles relatives aux LCSB sont très adaptées pour les garanties de
paiement, leur usage devait s'intensifier dans les prochaines années même si pour l'instant les
banques sont relativement réticentes à utiliser les ISP 98.
21
LEGRAND G, HUBERT M, « Le petit export », Edition DUNOD, Paris 2009, p38.
19
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur
1.1.4.2.Utilisation de la LCSB
A l’import : la LCSB est une garantie d'indemnisation telle une garantie de marché. Elle
remplace les cautions et garanties internationales. Elle est émise sur ordre de l'exportateur
pour un pourcentage du contrat (05 % à 20%) selon sa fonction.
Mise en jeu il s’agit d'une garantie à première demande, ou d'une garantie documentaire,
la banque émettrice est tenue de payer payé contre présentation de certain documents soit une
simple demande de mise en jeu (garantie a première demande), soit d'un tirage du
bénéficiaire(Acheteur) sur la banque émettrice, accompagné d'un certificat émis par l'acheteur
indiquant que l'exportateur n’a pas rempli ses obligations.
L'explorateur peut être le bénéficiaire d'une LCSB comme garantie de paiement dans le
cadre d'un courant d'affaires régulier au lieu de bénéficier de crédits documentaires successifs.
La LCSB peut venir compléter un encours garanti d'assurance-crédit insuffisant pour un
exportateur.
En cas de défaillance du débiteur (virement SWIFT non exécuté par exemple), la LCSB
constitue une technique de paiement par défaut (garde-fou financier au contrat). Si l'acheteur
ne paie pas, I‘ exportateur met en jeu la LCSB.
- C'est moins onéreux qu'un crédit documentaire sauf dans le cas où la LCSB est mise
en jeu, ce qui n'est pas sa vocation normale;
- Il y'a un risque de mise en jeu abusive limitée en raison du caractère documentaire qui
lui confère une valeur juridique. Ainsi le bénéficiaire d'une LCSB engage sa
responsabilité lorsqu'il fait un appel en garantie parce que le donneur d'ordre n'aurait
pas rempli ses obligations;
- Il faut rappeler au donneur d'ordre que la banque est tenue de payer sauf en cas de
fraude ou d'injonction d'un tribunal des référée.
20
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur
1.2.1.1.Définition
L'encaissement documentaire ou la remise documentaire est une technique de règlement
par laquelle un exportateur mandate sa banque pour recueillir, par l'intermédiaire d'une autre
banque, le paiement ou l'acceptation par 1'acheteur au moment de la présentation des
documents afférents à la marchandise.22
Le terme «encaissement documentaire» peut signifier soit : Documents commerciaux
accompagnés de documents financiers, soit Documents commerciaux non accompagnés de
documents financiers.
Nous entendons par :
1.2.1.2.Formes de réalisation
La remdocse réalise suivant plusieurs formes, qui sont :
a. Document contre paiement : (documents againstpayment; D/P)
La banque présentatrice informe l'acheteur de la réception immédiate de la somme due,
b. Documents contre acceptation (documents againstacceptance; DIA)
La banque présentatrice informe l'acheteur de la réception des documents remet que s'il
donne l'acceptation de la ou des traites jointes à ces documents. La remise contre acceptation
peut être à vue ou avec un règlement différé.
c. Document contre acceptation et aval
Pour pallier le risque d'insolvabilité de l'importateur et disposer d'une garantie de
règlement, l'exportateur, en plus de l'acceptation des traites par son client, peut exiger un aval
de la banque de l'importateur sur ces traites.
22
LAZARY, op,citp40
21
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur
Le paiement dans ce cas se caractérise par l'engagement du client à payer la somme due.
Cet engagement se matérialise par la rédaction d'une lettre d'engagement, Pour éviter toute
fausse interprétation de cette lettre d'engagement, il est recommandé d'exiger de la banque
remettante un modèle de texte de cette lettre, que la banque chargée de l'encaissement doit
soumettre pour acceptation par le tiré. Cette forme de réalisation n'est pas pratiquée par les
banques algériennes.
C’est le vendeur qui donne mandat à sa banque, Il rassemble les documents relatifs à
l'encaissement et les transmet à sa banque avec l'ordre d'encaissement.
- La banque remettante
Il s'agit de la banque du donneur d'ordre. Elle contrôle les documents remis par le
vendeur et les transmet à la banque correspondante étrangère chargée de l'encaissement selon
la lettre d'instructions du donneur d'ordre auprès de l’acheteur. La responsabilité de la banque
remettante se limite à la bonne exécution des instructions données. Elle n'assume aucun
engagement ni responsabilité dans l'hypothèse où les instructions qu'elle transmettrait ne
seraient pas suivies. Il en va de même en ce qui concerne les retards, les pertes en cours de
transmissions, la qualité des traductions, la qualité de la banque correspondante,... C'est ce
point fondamental qui distingue la remise documentaire du crédit documentaire Dans le cadre
du Credoc, il s'agit d'un réel engagement d'une banque qui se porte garante en cas de défaut de
paiement de l'acheteur.
- La banque présentatrice
- Le tiré
C’est celui à qui doit être faite la traite selon l'ordre d'encaissement. Il s'agit de
l'importateur. Le rôle de la banque remettante peut s'avérer inutile dans le cadre d'affaires
régulières. L'exportateur s'adressera directement à la banque présentatrice pour remettre les
Documents et la lettre d'instructions.
22
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur
Nous allons procéder à une analyse plus détaillée du crédit documentaire dans notre
prochain chapitre.
24
http://www.bmoinet.net/wp-content/uploads/2014/01/Remises-Documentaires-REMDOC.pdf
23
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur
Conclusion chapitre
24
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
Introduction au chapitre
Les transactions commerciales entre les agents économiques qui résident dans des pays
différent posent des problèmes spécifiques amenant les banques à jouer un rôle important
dans le rapprochement des deux parties. Le role de ces banques est essentiel dans le sens ou
en plus des techniques de financement mise en place, elles œuvrent pour l’application et le
respect des règles et usances du commerce extérieur grâce à des opérations telles que la
remise documentaire, le crédit documentaire.
Les affaires internationales représentent une opportunité pour toutes les entreprises mais
aussi un risque pour les responsables qui ne maitrisent pas les techniques et les négociations
qui se traitent dans un environnement multiculturel. Le choix du mode de paiement doit
assurer au vendeur la sécurité du paiement tout en préservant l’attractivité commerciale de
l’offre.
L’utilisation des documents dans le commerce international est née de la méfiance entre
les partenaires qui trouve sont explication dans :
25
LAHLOU-M, « Le crédit documentaire : un instrument de garantie et de financement du commerce
international », Edition ENAG, Alger 1999, P15
25
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
1.1.Les différents documents
1.1.1. Le document de prix
B. La Facture Commerciale(Définitive)
Elle est établie par le vendeur à fin de concrétisé toutes transactions. « En Algérie le
décret n°05-468 du 10 décembre 2005 fixe les conditions et les modalités d’établissement de
la facture, du bon de transfert, du bon de livraison et de la facture récapitulative »27
C. La Facture Consulaire
Ce document doit mentionner la description détaillée de la marchandise dans la langue
nationale du destinataire et suivant le tarif douanier de ce pays. Il doit également indiquer la
valeur, le poids brut et net, et certifier l’origine de la marchandise. Il doit ensuite être légalisé
par le consul du pays importateur.
26
Dr Godih Djamel Torqui/Dr Lazreg Mohammed, les principes généraux afférents aux techniques bancaires,
édition les Dahlias-Kiffane, Tlemcen Algérie, 2021, p128
27
Dr Godih Djamel Torqui/Dr TefaliBenyounes, l’essentiel sur le risque de crédit et le financement bancaire de
l’entreprise, édition les Dahlias-Kiffane, Tlemcen Algérie, 2021, p55
26
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
A. Le transport maritime
Connaissement maritime :
Prés de 90% des échanges internationaux des marchandises s’effectuent par le transport
maritime. A cet effet, c’est un document de valeur particulière, appelé « connaissement
maritime ». Le connaissement maritime « Bill of lading » est le plus ancien des documents de
transport. Il est délivré par le capitaine du navire qui reconnait avoir pris possession de la
marchandise ets’engage à l’acheminer jusqu’au port de débarquement.
Le code maritime algérien met en évidence dans ses articles 748-769 les particularités
du connaissement. Le connaissement doit être daté et signé par le capitaine du navire et le
chargeur (article 748-757 du code maritime). Il stipule que le connaissement est un titre de
transport et titre représentatif des marchandises et devient effet de commerce lorsqu’il est
émis et où endossé au porteur ou à ordre : article 749 du code maritime et l’article 543 bis 8
du même code. Le connaissement au porteur permet à la personne qui le possède de disposer
de la marchandise. Il est transmissible par la voie de l’endossement à blanc : article 758 du
code maritime ; article 759 du code maritime, et les articles 396-402 du code de commerce.
27
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
Le connaissement à ordre est transmissible par voie d’endossement par la personne à l’ordre à
la quelle il a été émis : article 758-759 du code maritime et l’article 543 du code de commerce
algérien.28
B. Le transport aérien
La lettre de transport aérien LTA
C. Le transport routier
La police flottante ou police d’abonnement qui signifie que la marchandise n’est pas
déterminée. La police flottante est un contrat d’une durée de 6 mois à un an en
général. Elle couvre toutes les expéditions des marchandises en provenance de
l’étranger pour le compte de l’importateur. A chaque expédition, la compagnie
d’assurance délivre au client un document justificatif (le certificat d’assurance).
La police au voyage qui couvre les marchandises provenant de l’étranger (sur un trajet
bien déterminé) contre certains risques. C’est l’asurance au cas par cas.
28
Dr Godih Djamel Torqui/Dr TefaliBenyounes, Op.cit., p 56
28
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
1.1.3.2.Les assurances en Algérie
Il s’agit : de l’assurance transport terrestre de marchandises, de l’assurance transport
maritimes des marchandises, de l’assurance transport aérien des marchandises. En Algérie,
l’ordonnance n°95-07 du 25 janvier 1995 relative aux assurances a abrogé la loi n°80-07 du 9
aout 1980 relative aux assurances. Elle a été modifiée et complétée par la loi n°06-04 du 20
février 2006, la loi n°06-24 du 26 décembre2006 portant la loi de finances pour 2007 ;
l’ordonnance n°08-02 du 24 juillet 2008 portant loi de finances complémentaire pour 2008 et
l’ordonnance n°10-01 du 26 aout 2010 portant loi de finances complémentaire pour 2010.
Actuellement, en Algérie, les importateurs algériens doivent assurer les marchandises qu’ils
importent auprès d’une compagnie d’assurance algérienne.29
29
Dr Godih Djamel Torqui/Dr TefaliBenyounes, Op.cit., p58
29
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
Aux termes des articles 29 à 74 du règlement n°07-01 du 3 février 2007 relatifs aux
règles applicable aux transactions courantes avec l’étranger et aux comptes devises et
conformément à l’article 30 du règlement, la domiciliation consiste en l’ouverture d’un
dossier qui donne lieux à l’attribution d’un numéro de domiciliation par l’intermédiaire agréé
domiciliataire de l’opération commerciale. Ce dossier doit contenir l’ensemble des
documents relatifs à l’opération commerciale. Par ailleurs, l’opérateur choisit l’intermédiaire
agréé auprès duquel il s’engage effectué toutes les procédures et formalités bancaires liées à
l’opération. Ainsi, la domiciliation est préalable à tout transfert/rapatriement de fonds,
engagement et/ou dédouanement.30
A B C D E F G H
30
DrGodihDjamelTorqui/DrLazreg Mohammed, op.cit, p136
30
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
intervient, en cas de besoin, auprès de son client pour un complément d’informations ou pour
réclamer des documents éventuellement manquant du dossier.
Cette vérification se fait suivant les délais prévus par la fiche de contrôle (de 6 mois,
8mois, 9mois à 10mois après la date d’ouverture). Si le client fait parvenir à l’agence une
copie du document douanier (exemplaire déclarant D10) et que celle-ci ne reçoit pas
l’exemplaire banque, elle doit adresser un courrier à l’inspecteur des douanes pour le
réclamer.
Selon le niveau de cohérence entre ces documents, le banquier classe le dossier soit :
Dossier apuré : lorsque l’opération se réalise comme convenu c'est-à-dire qu’il y a
réunion des documents suscités et concordance des montants (celui de la formule F4,
celui du document douanier D10 et celui de la facture commerciale) ;
Dossier en insuffisance de règlement : si le montant de la formule de règlement est
inférieur à celui du document douanier ;
Dossier en excédent de règlement : si le montant de la formule de règlement est
supérieur à celui du document douanier ;
Dossier annulé : il s’agit de dossier qui ne comporte ni règlement F4, ni justificatif
douanier D10. Il contient, dans la plus part des cas, une demande d’annulation du
client.
2. Le crédit documentaire
Dans le cadre de la couverture du risque de non paiement, il existe une technique de
paiement à l’international, en l’occurrence le crédit documentaire (Credoc). Ce moyen de
paiement est surtout un moyen de garantie. En effet, le crédit documentaire est la promesse
donnée par la banque de l’acheteur (la banque émettrice) de payer la banque du vendeur (la
banque notificatrice), si ce dernier prouve qu’il a rempli ses obligations. Ainsi, depuis plus
d’un demi-siècle, il garantit aux exportateurs et aux importateurs la bonne fin de leurs
transactions commerciales. Complexe, couteux, mais sur, il prête à de multiples montages
financiers, et est réalisable par :
31
DrGodihDjamelTorqui/DrLazreg Mohammed, op.cit, p138
31
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
- Paiement à vue ;
- Acceptation ;
- Négociation ;
- Paiement différé.
De toutes les techniques bancaires utilisables par les exportateurs, pour obtenir le
règlement de leurs opérations, le crédit documentaire est celle qui offre le maximum de
sécurité. Ce crédit est réalisé selon diverses modalités.
Vendeur Acheteur=
1
bénéficiaire donneur d’ordre
4 2
(1)Contrat commercial ;
32
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
Aussi, pour donner toute sécurité à l’exportateur, le crédit doit être irrévocable de la part
de la banque émettrice, et confirmé par la banque du vendeur. L’exportateur obtient, ainsi, un
engagement ferme de cette dernière banque, et il est assuré d’être réglé, pourvu qu’il soit en
mesure de présenter à la banque, avant l’expiration de la validité du crédit, les documents
conformes aux exigences du crédit documentaire. Le crédit irrévocable, notifié, comporte,
certes, un engagement ferme de la banque émettrice, mais ne comporte aucun engagement de
la part du correspondant bancaire qui le notifie. Si le banquier notificateur s’engage
personnellement à effectuer le règlement, le crédit est dit « confirmé ».
Pratiquement, dans le cas d’un crédit documentaire réalisable par paiement, les
opérations se déroulent le plus souvent selon le processus suivant :
- L’exportateur reçoit, généralement, de sa banque, une lettre de notification, ou de
confirmation du crédit documentaire prévoyant que ce crédit est réalisable par
paiement à vue.
- Lorsque l’exportateur a procédé à l’exportation des marchandises, il doit présenter
sans retard et dans le délai de validité imposé, les documents énumérés dans la lettre
de notification ou de confirmation à sa banque ou à la banque qui a notifié ou
confirmé le crédit.
- La banque concerné vérifie la conformité des documents avec les stipulations de la
lettre de crédit et règle l’exportateur, si le crédit est payable à ses caisses.32
32
DrGodihDjamelTorqui/DrLazreg Mohammed, op.cit, p139
33
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
- L’exportateur recoit du correspondant (généralement sa banque) du banquier de client
importateur, une lettre de notification du crédit documentaire prévoyant les conditions
de réalisation de ce crédit (acceptation ou négociation).
- Lorsque l’expédition des marchandises a été faite et que l’exportateur a réuni tous les
documents nécessaires pour la réalisation du crédit, il doit les présenter sans retard, et
dans le délai de validité du crédit, à la banque notificatrice, accompagnés d’une traite.
Cette dernière est tirée, non pas sur l’acheteur étranger, mais selon l’usage le plus
fréquemment sur le correspondant (banque du vendeur), ou sur celle qui a notifié
l’ouverture du crédit.
- Après examen de la conformité des documents le correspondant accepte la traite et la
négocie, lorsque le crédit ouvert est réalisable par négociation. Dans le cas contraire,
l’exportateur peut remettre cette traite à l’escompte auprès d’une autre banque.33
33
DrGodihDjamelTorqui/DrLazreg Mohammed, op.cit, p140
34
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
2.2.2. Les instructions spéciales
Certaines instructions peuvent être portée sur l’ouverture d’un crédit documentaire,
concernant notamment :
- Le chapitre des frais bancaires ;
- Le remboursement par télex ne doit pas être interdit et le Credoc doit mentionner une
banque de remboursement ;
- Si le Credoc réclame un certificat d’inspection, avant expédition par un organisme
spécialisé, il devra être clairement indiqué dans le crédit que les frais de cet organisme
sont à la charge de l’acheteur.
6 3 4
1
4
2
(1)Contrat commercial
(2) Avis sans Engagement
(3)Engagement ferme
(4)Avis sans Engagement
Source : réaliser par nous-mêmes
Le crédit documentaire irrévocable peut être confirmé ou non. En effet, cette notion de
confirmation concerne, uniquement le second banquier (banquier correspondant) mandaté par
le premier. Le second banquier peut être invité par son donneur d’ordre à superposer son
propre engagement à l’engagement du premier. Il peut, évidemment, refuser de prendre ce
risque. S’il y consent, l’exportateur bénéficie, de ce fait, d’un double engagement bancaire.
36
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
Schéma N°04: Présentation schématique du crédit documentaire irrévocable et confirmé
2 4
L’examen des documents par le banquier négociateur à pour caractère d’être formaliste.
Ainsi, le banquier ne doit s’assurer que de la régularité apparente des documents, sans se
préoccuper de leurs fond, c’est-a-dire, sans chercher à savoir si ces documents qui doivent
être conformes aux stipulations de l’ouverture de crédit sont, également, conforme au contrat
commercial entre le vendeur et l’acheteur.
37
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
2.4.3. Les documents sont reconnus réguliers et conformes aux stipulations du crédit
Si les documents sont réguliers et conforme aux stipulations du crédit, notamment s’ils
sont remis dans les délais convenus, le banquier négociateur est, tenu, en principe, de les
lever, et de réaliser le crédit.
2.4.4. Les documents sont irréguliers et non conformes aux stipulations du crédit :
Il possible, tout d’abord, que les documents irréguliers puissent faire l’objet de
rectification, ou que puissent leurs être substitués, en temps voulu, des documents réguliers.
Il est ainsi par exemple, lorsque le bénéficiaire a omis d’endosser un connaissement,
d’annuler un timbre, ou lorsque le banquier relève une erreur commise dans l’établissement
de la facture.
Le banquier du bénéficiaire doit, en l’occurrence, avertir le vendeur et lui demander de
notifier le document, ou de remplacer par un document régulier. Si le vendeur présente des
documents irréguliers, plusieurs jours avant l’expiration de l’ouverture du crédit, il bénéficie
des jours restant à courir, avant cette expiration pour rectifier les irrégularités. Si les
documents ne peuvent être régularisés dans les délais voulus, le banquier doit choisir entre
quatre solutions : surseoir à la réalisation du crédit et interroger le banquier ordonnateur,
effectuer la réalisation du crédit sous « réserve », effectuer la réalisation du crédit contre
remise d’une lettre de garantie ou prendre les documents ou les tirages à l’encaissement.
38
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
Section 02 : procédé SWIFT
SWIFT est le sigle d’une société coopérative de droit belge à but non lucratif créée le 3
mai par 1973 par 239 banques américaines, canadiennes et européennes dont le siège social
est à Bruxelles. Les actionnaires sont les adhérents au réseau. SWIFT comprenait au début de
l’année 1984 plus de 1100 membres et son réseau s’entendait à 53 pays.
Cette société a pour objectif d’améliorer les paiements financiers internationaux en
introduisant une plus grande normalisation dans les relations bancaires et en permettant la
mécanisation et le traitement des opérations par des systèmes informatiques. Elle est
opérationnelle depuis le 9 mai 1977.
1. La description technique
SWIFT n’est pas en lui même un moyen de paiement. C’est un réseau de
télétransmission privé, loué aux administrations qui ont le monopole des télécommunications,
géré par ordinateur et dont l’usage est réservé aux banques membres de la société qui en
assure la gestion. Le réseau SWIFT est basé sur la communication de messages qui interdit à
deux correspondants de dialoguer en direct.
Ce réseau permet l’acheminent des messages et des ordres de transfert de la clientèle
que les banques avaient l’habitude de se transmettre par télex, câble ou courrier.
Le réseau comprend quatre ordinateurs localisés à Bruxelles, Amsterdam et Culpeper,
dénommés « centres de commutation » ces ordinateurs communiquent entre eux. Pour
accroître la sécurité des transactions, chaque liaison est doublée. Une cinquantaine
d’ordinateurs de taille plus modeste, répartis à raison de un par pays, servent de
« concentrateurs nationaux ». Ils sont reliés à l’un ou l’autre des centres de communication de
la manière indiquée au schéma4. Près de 1100 petits ordinateurs, à raison de un par banque
participante, servent à la surveillance des terminaux installés dans les différentes banques,
plus 10000 terminaux dispersées dans les différentes banques participant à SWIFT complètent
le dispositif.
L’acheminement d’un message comporte quatre phases, dans un premier temps, le
message est confectionné sur un terminal par une opératrice qui le place dans une file
d’attente. Cette opératrice travaille sur un écran pré-formaté selon le type de message et les
normes SWIFT.
Le message est, dans un deuxième temps, contrôlé par un vérificateur qui peut seul,
après vérification, mettre le message sur une file de départ. Dès que le message est placé en
file de départ, l’ordinateur situé dans la banque émettrice vérifié les normes imposées par le
système SWIFT et transmet le message au centre de communication par l’intermédiaire du
concentrateur national.
Le message, stocké au centre de communication dans l’attente de la recherche du
destinataire, est délivré dès que l’identification de ce destinataire est réalisée.
Les messages émis par les banques et reçu par les ordinateurs centraux sont retransmis à
leurs destinataires sans intervention humaine et selon des ordres de priorité déterminés a priori
ou choisis par l’émetteur.
De nombreuses opérations peuvent être effectuées par le réseau SWIFT. Dès mars 1978,
les transferts de la clientèle et les transferts de banque à banque étaient achemines
39
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
quotidiennement et pratiqué par la totalité des banques adhérentes au réseau SWIFT. En 1981,
les opérations de portefeuille et les confirmations de transaction internationales (opérations d
change, de prêts, emprunts, etc. …) pouvaient être réalisées. Les autres opérations
susceptibles d’être effectuées sont les encaissements documentaires, les ouvertures de crédit
documentaire, les ordres et confirmations d’achat et de vente de titres et tout un ensemble de
messages concernant les avis de débit, de crédit et les relevés de compte.
L’entendue du réseau SWIFT n’a cessé de s’accroître depuis 1977 comme en témoigne
le tableau 1.
En 1979, la Belgique, le Canada , le Danemark, la Finlande, la France, la Grande-
Bretagne, l’Italie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, la Suède, la Suisse , les Etats—
Unis, l’Espagne, l’Australie et certains pays de l’Asie du sud-est, étaient connectés à SWIFT .
L’Amérique latine et l’Extrême-Orient sont reliés depuis 1980 au centre de commutation de
Culpeper. La liaison avec le japon est établie depuis mars 1981. En 1982, il est devenu
possible de communiquer avec le Mexique, le Chili, l’Uruguay, l’Argentine et le Venezuela.
Dans chaque pays, le nombre de banques adhérentes ne cesse de s’accroître. SWIFT est
particulièrement dense en Italie, en République fédérale d’Allemagne, en Grande Bretagne,
aux Pays-Bas, aux Etats-Unis et connaît un développement rapide au Japon. A la de l’année
1983, 82 banques françaises étaient connectées. Aujourd’hui, pratiquement toutes les banques
françaises ayant une activité internationale sont reliées à SWIFT. 34
Banques connectées 505 619 659 748 917 1 239 1440 1639
34
YVES SIMON, Techniques Financiéres Internationales, ,5emeedition ECONOMICA, 1993,p510
35
Ibid, p 514
40
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
3. Les avantages de SWIFT
36
techniquesfinanciéres internationales, yvessimon, 5emeedition ECONOMICA, 1993, p
41
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
Section 03 : les risques et les garanties liées au commerce extérieur
Les risques nés des opérations de commerce international peuvent comprendre des
risques économiques, des risques politiques, des risques commerciaux, des risques de change
et d’autres risques comme les risques culturels et environnementaux. Au final, la gestion des
risques du commerce international est le facteur principal qui détermine la documentation et
les méthodes de paiement utilisées par l’importateur et l’exportateur.
Afin de faire face aux multiples risques qui peuvent découler, la solution la plus
sécurisante pour l’acheteur et la moins contraignante et la moins coûteuse pour le vendeur,
c’est « les garanties bancaires à l’international » qui permettent de sécuriser les acheteurs
quant à la bonne exécution, par les exportateurs de leurs engagements contractuels.
37
Dr Godih Djamel Torqui/Dr TefaliBenyounes, Op.cit., p61
42
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
révolutions, des grèves ou des décisions d’ordre politique administratif, national ou
international 38
Le risque pays représente un empêchement remarquable sur les importations telles que
l’importation de blé en Algérie qu’on a traité dans notre cas pratique.
38
Dr Godih Djamel Torqui/Dr TefaliBenyounes, Op.cit., p65
39
Meyer. Vet Rolin, « techniques du commerce international et technique financier international », 7éme
édition, Edition Economica, p106.
40
Dr Godih Djamel Torqui/Dr TefaliBenyounes, Op.cit., p64
43
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
2.
les garanties liées au commerce extérieur
Toute opération de financement ou d’octroi de crédit nécessite des garanties pour se
couvrir des différents risques. Ces garanties diffèrent selon le degré du risque et la nature de
l’opération à financier.
La pratique du commerce international a permis à d’innombrables types de garanties de
se développer, correspondant chacune d’entre elles à une phase du déroulement d’une
opération commerciale. Elles peuvent être en faveur de l’acheteur, du vendeur ou d’un tiers.
2.1.définition
La garantie est un engagement par lequel une banque (le garant) s’oblige à payer pour le
compte de son client fournisseur (donneur d’ordre) une somme déterminée, permettant à
L’acheteur (bénéficiaire) d’être indemnisé en cas de défaillance du fournisseur.
2.2. les principes sortes de garanties
2.2.1. Garantie de soumission
Désigne un engagement pris par une banque, une compagnie d’assurance ou une autre
partie (le garant) à la demande d’un soumissionnaire (le donneur d’ordre) ou pris sur les
instructions d’une banque , d’une compagnie d’assurance ou d’une autre partie ayant émis un
appel d’offre (le bénéficiaire) par lequel le garant s’oblige en cas de manquement du donneur
d’ordre aux obligations découlant de sa soumission à effectuer un versement au bénéficiaire
dans les limites du montant indiqué41. Elle est soumise en place par la banque du vendeur
(contre garant), dans le cadre d’un appel d’offre ou adjudication.
41
Article 2 RUU pour les garanties contractuelles, publication n°325.
44
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
que la garantie de bonne exécution, ou de bonne fin, peut être amortie à hauteur de 50%, à la
réception provisoire et à hauteur de 50% à la réception définitive des travaux ou prestation. 42
42
Dr Godih Djamel Torqui/Dr TefaliBenyounes, Op.cit., p170
43
idem
45
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
Tableau N°03 : Liste des incoterms 2010
L’acheteur supporte tout les frais et tout
EXW les risques inhérents au transport de la
A l’usine (lieu convenu)
(ex work) marchandise à partir de son chargement
jusqu’au point de destination.
Le vendeur supporte les frais et les
FCA Fronco transporteur (lieu risques jusqu’à la remise des
(Free carrier convenu) marchandises au transporteur désigné
par l’acheteur.
Le vendeur supporte les frais et les
risques jusqu’à ce que la marchandise
FAS Fronco le long du navire (port
soit placée le long du navire au port
(Free Along Ship) d’embarquement convenu)
d’embarquement convenu
dédouanement réalisé.
Le transfert des risques et des frais se
FOB
Fronco bord fait au moment ou la marchandise est
(Free on board)
embarquée sur le navire.
Le vendeur paie le fret maritime mais le
CFR Cout et fret (port de destination transfert de risque se fait au moment ou
(Cost and freight) convenu) la marchandise est embarquée sur le
navire.
Le vendeur paie le fret maritime et
souscrit une police d’assurance pour le
CIF
compte de l’acheteur. La marchandise
(Cost insurance and Cout, assurance, fret
voyage aux risques et périls de
freight)
l’acheteur (même transfert de risque
que FOB, CFR).
Le transfert des risques et frais ont lieu
CPT Port payé jusqu’à point de
au moment de la remise de la
(Carriage paid to) destination convenu
marchandise au premier transporteur.
CIP Même transfert de risque que CPT. Le
Port et assurance payé jusqu’au
(Carriage and vendeur qui paie le transport, fourni et
point de destination convenu
insurrance paid to) paie l’assurance transport.
Ce terme remplace les termes DAF,
DES et DDU. Le vendeur prend en
DAP charge le transport des marchandises
Rendu sur place au lieu convenu
(Delivred ex ship) jusqu’au point de livraison convenu,
donc il assume les couts et les risques
jusqu’à ce point.
Ce terme remplace le terme DEQ. Le
vendeur organise et paie le
DAT
Rendu au terminal convenu déchargement de la marchandise au
(Delivred at terminal)
point de destination et son
acheminement jusqu’au terminal.
Le transfert des risques et des frais se
DDP fait à la livraison chez l’acheteur. C’est
Rendu droit acquittés
(Delivred Duty paid) l’incoterm imposant les obligations
maximum au vendeur.
Source : ouvrage « l’essentiel sur le risque de crédit et le financement bancaire de l’entreprise »
46
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
Les incoterms 2020 sont présentés dans les tableaux suivants :
47
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
Conclusion chapitre
On peut conclure que, le crédit documentaire est considéré comme un appui par les
banques pour le paiement des opérations du commerce à l’international à travers le réseau de
communication SWIFT. Ce moyen de paiement est le plus sécuriser, mais parfois, il est
indispensable de vérifier s’ilcontient des risques qui sont de plus en plus développés avec
l’évolution de commerce extérieur sans oublier les avantages qu'il présente. Donc
l'utilisation du crédit documentaire nécessite une souplesse et une clarté dans l'utilisation
des termes du contrat.
48
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
Introduction au chapitre
Après avoir éclairci les différentes notions théoriques, relatives au thème étudié à
travers une présentation structurée, Nous allons essayer de mettre en pratique les acquis
fournis par cette partie. Pour ce faire nous allons effectuer un stage pratique au niveau
de l'agence 060 AMIROUCHE ALGER en passant par la structure centrale des opérations de
commerce extérieur.
L'objet de cette étude consiste principalement à mettre en évidence les principales
étapes de déroulement d'une opération du crédit documentaire dans une banque, en
l'occurrence a partir de l’agence jusqu'à la direction des opérations de commerce extérieur, en
essayant d'appliquer la méthode adoptée sur les opérations de commerce international.
Dans le premier temps, nous commencerons par présenter la structure d'accueil
dans laquelle le stage pratique à été effectué. Cependant, nous allons éclairci le déroulement
d'une opération de crédit documentaire à l'importation, et consulter les documents nécessaire
pour une demande de domiciliation et une demande d’ouverture d’un crédit documentaire.
Nous avons structuré le cas pratique en trois sous-sections:
49
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
Section 01 : présentation générale de l’organisme d’accueil «Banque de
l’Agriculture et du Développement Rural BADR »
La BADR est une société par action au capital de 2.200.000.000DA chargé de fournir
aux entreprises publiques économiques conseil et assistance dans l’utilisation et la gestion des
moyens de paiement mis à leur disposition.
Le capital social de la BADR est détenu exclusivement par l’état qui reste le seul
actionnaire par l’intermédiaire des fonds de participation suivants :
- Fonds de participation des industries agroalimentaires 35%
- Fonds de participation des biens d’équipement 35%
- Fonds de participation des industries diverse 20%
- Fonds de participations des biens et services 10%
2. Missions de la « BADR »
Conformément a son objectif statutairement, la banque de l’Agriculture et du
Développement Rural a pour objectif initial de :
- Mettre en œuvre ses propres moyens financiers et ceux fournis par l’Etat, en vue
d’assurer le financement du secteur agricole, agroalimentaire, l’hydraulique, la pèche,
ainsi que les activités artisanales et commerciales ;
- Apporter l’aide financière nécessaire aux activités des entreprises privées participants au
développement du monde rural.
- Couvrir entant qu’instrument de planification financière l’exécution des projets
agricoles tracés dans divers plans de développement.
- Distribution de crédit.
Les principales missions autour des quels s’articulent les activités de l’agence sont
énumérées comme suite :
- Concrétiser au niveau local, la politique définie par la décision générale, notamment en
matière de bancarisation et de crédit ;
- Traiter toutes les opérations classiques de banque (caisse, portefeuille) ;
- Octroyer dans la limite de ses attributions des crédits d’exploitation et d’équipement ;
50
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
- Dresser mensuellement et annuellement un rapport d’activité de toutes ses activités
qu’elle transmet à l’autorité hiérarchiques, ainsi que toute autre information demandée ;
- Veiller à la formation et la gestion rationnelle du personnel, notamment en assurant la
polyvalence de celle-ci ;
- Veiller à une rentabilité optimale de la trésorerie.
3. Organisation de l’agence
L’agence BADR ALGER AMIROUVHE 060 se situe au 17 BOULEVARD
COLONEL AMIROUCHE. Cette agence est dotée d’un système de «banque assise », ce
système est composé de deux groupes de travail le « Front office » et le « back
office».
51
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
Schéma n°05: Organisation de l’agence BADR 060 AMIROUCHE ALGER
Directeur
d’agence
Secrétariat
Directeur
adjoint
Service de crédit
Service client
Service de virement
Libre service
Service de portefeuille
Caisse principale
Service de commerce
extérieur
Service du juridique
Service de comptabilité
de contrôle
52
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
4. Rôle et organisation du service étranger de la BADR
Le service étranger, qui est considéré comme la fenêtre de la banque vers l’extérieur,
joue un rôle important dans l’organisation de la banque et dans le développement des
relations avec l’étranger.
Il est donc important de veiller à la bonne organisation de ce service tout en fournissant
la meilleure prestation au client parallèlement à l’évolution prodigieuse que connait le
commerce international.
53
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
Schéma n°06: Organigramme du service étranger de l’agence BADR 060 AMIROUCHE
ALGER
Chef de service
A fin de bien illustrer la procédure suivie pour la réalisation d’un crédit documentaire,
on procède à un exemple réel de deux entreprises de pays différents qui concluent un contrat
commercial portant sur l’importation de blé tendre, l’une est une entreprise algérienne KALY
c’est l’importateur et l’autre est une entreprise suisse nommé SELOULD c’est l’exportateur.
Une fois les deux parties (importateur et exportateur) sont mise en accord sur les
éléments du contrat commerciale, l’entreprise Suisse SELOULD établie la facture pro format,
puis l’entreprise KALY s’inscrit dans le site web de la BADR pour une pré-domiciliation
(Annexe 1) ou elle va remplir tout les renseignements nécessaires. Après validation de cette
54
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
dernière par les services du commerce extérieur de la direction Générale de la banque, le
client est invité à se présenter à l’agence pour procéder à la domiciliation telle que prévu par
la règlementation.
55
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
- L’origine du produit (article 3) ;
- Spécification du produit (article 4) ;
- Montant du marché (article 5) ;
- Prix du marché (article 6) ;
- Planning du chargement (article 7) ;
- Poids, qualité et conditionnement (article 8) ;
- Surveillance et contrôle de la qualité (article 9) ;
- Affrètement (article 10) ;
- Connaissement (article 11) ;
- L’assurance (article 12) ;
- Application (article 13) ;
- Destination (article 14) ;
- Tirant d’eau (article 15) ;
- Déchargement (article 16) ;
- Extra-fret (article 17) ;
- Surestaries/dispatchés (article 18) ;
- Caution de bonne exécution (article 19) ;
- Paiement (article 20) ;
- Pénalités de retard (article 21) ;
- Force majeur (article 22) ;
- Grève Locke Out (article 23) ;
- Règlement des litiges (article 24) ;
- Conditions de résiliation (article 25) ;
- Mise en vigueur du contrat (article 26).
Après que le contrat commercial est signé par les deux partenaires, l’entreprise suisse
SELOULD négocie avec son partenaire sur les différentes garanties (Annexe 09) (Annexe
10) (Annexe 11)
- La conformité des copies du contrat commerciale par apport à l’original.
- Que les exemplaires de l’engagement (si les produits importés sont destinés à
l’exploitation) sont signés par les personnes
- Que les indicateurs sur la demande accordent avec les caractéristiques du contrat ;
- Que le contrat ne porte pas sur des produits prohibés à l’importation ;
- Que le client n’est pas frappé par une interdiction d’accès au commerce extérieur ;
- Que le formulaire de la taxe de domiciliation est authentique (exemplaire dûment revêtu
du visa et cachet de la recette des impôts), et que les renseignements et les montants
repris sur ce formulaire concordent et concerne bien l’importation à domicilie ;
56
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
- Reprend les informations du dossier sur le système informatique en utilisant le module
approprié qui édite un avis de domiciliation (Annexe 12) en quatre (04) reprenant :
- Numéro d’immatriculation de l’agence auprès de la banque d’Algérie (160401) ;
- Numéro de compte client : 060XXXXXXXXXXXX ;
- Nom ou raison sociale du client : (KALY nouvelle ville, TIZI-OUZOU Algérie) ;
- L’adresse du la banque du client (Alger au 17, Boulevard Colonel Amirouche);
- Numéro de registre du commerce du client, et sa date de délivrance ;
- Le NIF : « numéro d’identification fiscale » 09091XXXXXX ;
- Numéro et date d’établissement de la facture : N°: 000361-22/000362/1
du:11/05/2022 ;
- Le montant de l’opération et sa contre valeur en dinars 29 358 000.00 USD/
4 291 655 193.00 ;
- Désignation et tarif douanier de la marchandise : 1001991000
- Le mode de transport : maritime COUT ET FRET ;
- L’incoterms : CFR ;
- Le pays de provenance d’origine : Suisse ;
- Nome et adresse de fournisseur : SELOULD, AVENUE A LA GARE 33, CH-1003
LAUSANNE (SUISSE);
- Délais d’expédition : 0 JOURS;
- Modalité de paiement : L/C IRREVOCABLE CONFIRME (OU NON CONFIRME)
PAYABLE A VUE.
La demande est acceptée, alors l'agent chargé de l'étude procède à l'ouverture du dossier
de domiciliation en attribuant un numéro d'ordre chronologique.
Code
Code Code Code Numéro La
d’agrément année Trimestre
wilaya d’agrément opération d’ordre monnaie
de guichet
Désignation Montant
Commission de domiciliation (fixe) 3000.00 DZD
Taxe 19% 570 DZD
Total commission domiciliation (TTC) 3570.00 DZD
Source : réaliser par nous même à partir des données de la banque BADR.
En fin, Le compte client KALY sera débité de 3570,00 DZD lors de sa domiciliation
auprès de la BADR.
- Vérifier l’entier dossier, en s’assurant que les documents répondent à toutes les
exigences et sont conformes aux dispositions contractuelles et réglementaires en
vigueur, le banquier après vérification constitue une provision de 1.03% de la contre valeur
DA du montant de la facture;
58
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
- Nom de la banque domiciliataire ;
- Numéro guichet intermédiaire ;
- Nom de l'exportateur ;
- Nom et adresse de l'importateur.
Le but de cette dernière, étant le suivi et la gestion du dossier domicilie jusqu'à l'apurement.
Dès validation par la DCE, un message Swift d’ouverture MT 700 est généré
automatiquement au niveau du système information informant l’agence de la mise en place de
la lettre de crédit documentaire.
Après que l'entreprise Suisse SELOULD soit consente au crédit documentaire ouvert
en sa faveur, et lorsque le message SWIFT est reçu pas le correspondant, elle précède à
l'expédition des marchandises à l’entreprise KALY, et les documents réunis, par le biais de sa
59
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
banque qui les vérifies, paie l'exportateur et envoi les documents réunis à la banque émettrice.
Parmi les documents requis, on trouve :
- Calculs :
Sachant que l’entreprise KALY a versé une garantie au profit de la BADR d’un montant
de 23 000 000 000 DA (lettre DGT du 18/09/2005) adressée à la Direction générale de la
BADR.
Donc la garantie de l’entreprise KALY pour cette L/C Référence : 101LCIV au profit
de la BADR est d’un montant de 433 000 000 000 DA (lettre DGT N°87/MF/DGT du
26/04/2022).
NB: Chaque commande a un délai d’expiration bien déterminé, la validité d’un crédit
documentaire est fonction de ce délai. Très fréquemment, si la validité du CREDOC est
échue et la marchandise n'est pas encore expédiée par le fournisseur. Ce qui implique une
nouvelle ouverture du CREDOC auprès de la banque, avec des commissions
supplémentaires et un retard supplémentaire dans l’expédition de la marchandise, car le
fournisseur doit attendre la notification du nouveau crédit par sa banque pour pouvoir
envoyer la marchandise.
61
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
Importateur
10 KALY
1
3
11 12
Banque émettrice
7 8 2
Banque notificatrice
Exportateur 4
9
SELOULD 5
6
62
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
1- Instruction d’ouverture;
2- Ouverture Du crédit ;
3- Notification du Crédit ;
8- Paiement ;
9- Paiement ;
10- Paiement ;
63
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
Depuis le début de l’opération militaire RUSSE en UKRAINNE, les prix du blé ont
flambé sur les marchés internationaux en atteignant des niveaux jamais enregistré depuis
2008, la tonne métrique de blé a atteint le prix de 450 USD pour le mois mars tant dis que
pour le mois de mai le blé a augmenté à 466 USD d’une différence de 16 USD.
La crise UKRAINIENNE fait craindre des ruptures d’approvisionnement notamment en
blé, sachant que la RUSSIE et l’UKRAINNE sont deux gros producteurs et exportateurs de ce
produit. Ils représentent 30% du commerce mondial de blé.
Le rapport de la banque mondiale souligne que le conflit en UKRAINNE aura un
impact significatif et négatif sur plusieurs économies, notamment le Liban, la Tunisie, la
Libye et Djibouti ainsi que la Gambie, la Moldavie et le Pakistan sont les plus durement
touchés par les perturbations des exportations du blé de l’Ukraine qui comprennent jusqu'à
40% ou plus des importations du blé de ces pays.
Tant dit que les pays exportateurs des hydrocarbures tels que l’Algérie n’ont pas été
affectés par cette guerre car les prix du pétrole ont augmenté, et c’est ce qui a renforcer la
situation financière de ces pays en offrant une marge de manœuvre assez large pour leurs
dépenses futurs.
D’après le responsable du service extérieur da la banque BADR 060 ALGER,
l’entreprise KALY a supporté les charges de l’augmentation du prix de blé pendant l’année
2022, en prenant un exemple d’un contrat commercial signée entre l’entreprise KALY et le
fournisseur SELOULD en Janvier 2022 pour importation 60 000 TM de blé tendre pour une
année.
Le prix du marché à la tonne métrique était de 360.00 USD pour le mois de janvier au
taux de change de 1 USD = 120.00DA. Pendant la guerre, les prix ont évolué : la tonne
métrique est devenu 466.00 USD pour un taux de change 1 USD = 146.1835 DA.
D’après ces statistiques, l’entreprise KALY doit faire un avènement auprès de la BADR
AMIROUCHE pour motif de rectifier le contrat commercial signé en janvier (modifier
l’article 06 qui est le prix du marché). Donc l’entreprise KALY doit verser une provision
supplémentaire au profit de la BADR.
64
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
Janvier Mai
La 60 000 × 360 =21 600 000.00 USD 60 000 ×466 = 27 960 000 USD
facture commerciale
Frais de transport 21 600 000 × 5% =1 080 000.00USD 27 960 000 × 5% = 1 398 000.00
USD
MT de la facture 21 600 000 + 1 080 000 = 27 960 000 + 1 398 000=
COUT ET FRET en 22 680 000.00 USD 29 358 000. 00 USD
USD
MT de la facture 22 680 000 × 120 = 29 358 000 × 146.1835=
COUT ET FRET en 2 721 600 000.00 DA 4 291 655 193.00 DA
DA
Risque de change 2 721 600 000 × 1.03% = 4 291 655 193×1.03%=
28 032 480.00 DA 44 204 048.4879 DA
Le montant de la 2 721 600 000 + 28 032 480 = 4 291 655 193 +
provision en DA 2 749 632 480.00 DA 44 204 048.4879=
4 335 859 241.4879 DA
Source : réaliser par nous même d’après les données de la BADR
La provision 2 749 632 480.00 DA a été versée à la BADR à l’ouverture de la L/C en janvier.
Observations :
Recommandations
- Les cadres supérieurs de la banque d’Algérie doivent créer des services spécialisés
dans la mesure du risque de change et de marché afin de minimiser le risque
systémique ;
- L’Algérie doit diversifier la liste de ses fournisseurs de blé ;
- Encourager la production nationale ;
- Renforcement du comportement de consommation qui ne favorise pas le gaspillage
des ressources.
65
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
Conclusion au chapitre
Durant notre stage pratique, effectué au sien de la banque BADR 060 AMIROUCHE
ALGER, nous avons constaté que pour le bon déroulement de l’opération
d’importation, le préposé du service commerce extérieur doit étudier attentivement la
demande de son client en apportant d’éventuels conseils sur les termes du contrat et enfin de
vérifier rigoureusement les documents s’ils sont conformes en vue d’assurer le règlement.
Le banquier a donc un rôle important à jouer dans les opérations de commerce extérieur
afin d’éviter les conflits entre les contractants, et veiller à ce que la procédure soit
faite de manière juste et que les conditions du crédit soient respectées.
66
Conclusion générale
D’après l’étude faite sur la lettre de crédit ouverte par l’importateur algérien KALY en
faveur du fournisseur Suisse SELOULD nous pouvons déduire que :
- La première hypothèse posé au début qui consiste à «Les banques algériennes mettent a la
disposition des clients plusieurs techniques de paiement, les plus connues sont : le crédit
documentaire, la lettre de crédit et la remise documentaire » est affirmée, comme le traitement
du dossier a pu montrer que le moyen le plus sécurisé est le crédit documentaire car les deux
parties ont était satisfait, l’exportateur à reçu le paiement suite à l’expédition de la
marchandise et la présence des documents conformes, l’importateur pour ça part, il a reçu ça
marchandise dans les délais et conditions du contrat.
67
Conclusion générale
Nous n'avons pas la prétention d'avoir épuisé la problématique posée, le problème reste
encore ouvert puisque le crédit documentaire est exposé à plusieurs risques tels que le risque
pays. Donc le Credoc n’est pas parfait et ne convient pas toujours aux intérêts des deux parties
contractuelles.
Ouvrages
Articles
Mémoires
- AOUICHI HAYET, HAMADI OUARDIA, mémoire de fin d’étude,
- AZZOUG YASMINE, OUALI ALICIA, mémoire de fin d’étude,La banque et les
transactions commerciales internationales, promo 2020-2021
- KEBBAB KAWTHAR, SALHI SARAH, Mémoire de fin d’études. Le financement du
commerce extérieur par le crédit documentaire, ENSSEA Promo 2011/2012
- MOULA ANIS, mémoire de fin d’étude,Le financement du commerce extérieur par le
«Crédit documentaire » promo2016-2017
- TEGMOUNT CHABHA, ZERROUK THANINA, mémoire de fin d’étude,Financement
du Commerce Extérieur en Algérie par le crédit documentaire, promo 2018
68
Bibliographie
Webographie
- https://www.academia.edu
- www.Badr-bank.net
- www.banquemondiale.org
- https://blog.betterstudy.ch
- http://www.bmoinet.net/wp-content/uploads/2014/01/Remises-Documentaires-
REMDOC.pdf
- www.glossaire-international.com
- www.imf.org
- https://thepremierees.blog4ever.com/41-les-grandes-évolutions-du-commerce-
internationales
- www.unctad.org/fr
- www.wto.org
Bibliographie
Résumé :
Notre travail porte sur « le financement du commerce extérieur par biais du crédit
documentaire », la problématique est par conséquent la suivante :Est ce que le crédit
documentaire convient parfaitement aux conditions qui règne dans les transactions
internationales et à la satisfaction des deux parties contractuelles ?
Les résultats obtenus montrent que le crédit documentaire offre une sécurité pour le
Vendeur et l’acheteur, mais néant pas les coûts et les risques relatif à ce mode de paiement. Le
crédit documentaire n’a pas pu donner un coup de frein à la facture d’importation des
algériens.
Abstract
Our work focuses on "the financing of foreign trade through documentary credit", the
problem is therefore the following: Is the documentary credit perfectly suited to the conditions
prevailing in international transactions and to the satisfaction of both contractual parties? ?
Key words :
- Trade
- Documentarycredit
- The imports
- BADR Bank