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Impact du risque de change sur le crédit documentaire

Le mémoire de fin d'étude explore l'impact du risque de taux de change sur les techniques de paiements à l'international, en se concentrant sur le crédit documentaire à la Banque de l'Agriculture et du Développement Rural (BADR). Il aborde les enjeux du commerce extérieur, les instruments de paiement, et analyse un cas pratique lié aux importations de blé, notamment en lien avec la crise ukrainienne. La recherche s'appuie sur une méthodologie descriptive et analytique, combinant théorie et pratique à travers un stage en banque.

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Impact du risque de change sur le crédit documentaire

Le mémoire de fin d'étude explore l'impact du risque de taux de change sur les techniques de paiements à l'international, en se concentrant sur le crédit documentaire à la Banque de l'Agriculture et du Développement Rural (BADR). Il aborde les enjeux du commerce extérieur, les instruments de paiement, et analyse un cas pratique lié aux importations de blé, notamment en lien avec la crise ukrainienne. La recherche s'appuie sur une méthodologie descriptive et analytique, combinant théorie et pratique à travers un stage en banque.

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Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou

Faculté des Sciences Economiques, Commerciales

et des Sciences de Gestion

Département des Sciences de Gestion

Mémoire de fin d’étude


En vue de l’obtention du diplôme de master en Science de Gestion

Spécialité : Finance et Banques

Thème
Impact du risque de taux de change sur les techniques de
paiements à l’international : cas du crédit documentaire au
niveau de la BADR banque agence 60

Réaliser par : Dirigé par :

Melle. SELLAH LYNDA Mme. BOULIFA YAMINA

Melle. OULD YOUNES KATIA

Member du jury:

President: Md IGUERGAZIZ WASSILA

Examination: Mr SAM HOCINE

POMOTION 2021/2022
Remerciement

Nous tenons à remercier à travers ce travail :


Notre encadreurMme BOULIFA YAMINA de l’honneur qu’elle nous a
accordé endirigeant notre travail, sa patience, ses conseils et ses
orientations qui ont été d’un grand support. Aussi pour ses multiples
efforts et l’aide fournis pour le suivi de ce mémoire ;
Les membres de jurys qui ont accepté de nous évaluer ;
L’ensemble du personnels de la banque « BADR060 », d’ALGER
(Agence N°:060) ;
Mrs le directeur Idjimarene ;
Mrs le superviseur du commerce extérieur Hanifi ;
Pour leurs orientations qui nous ont servi dans la réalisation de notre
stage pratique.
Nous adressons nous vifs remerciements à nos familles pour leurs
encouragements ;
Les enseignants de la faculté des Sciences Economiques, de Gestion et
des
Sciences Commerciales de l’Université Mouloud MAMMERI de Tizi-
Ouzou;
Ainsi qu’à toute la promotion Finance et Banques 2021/2022.
A tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de ce
modeste travail.
Dédicace

Je remercie Dieu le tout puissant de m’avoir donné la santé; la volonté et le


courage d’entamer et de terminer ce travail.
Je dédie ce modeste travail à :
Mes très chers parents qui me serraient difficile d’exprimer ma profonde
gratitude pour leur éducation leur encouragement tout au long de mes études et
pour tous les sacrifices qu’ils ont consentis à mon égard. Que Dieu les
protège, et je ne pourrai jamais assez les remercier pour tout ce qu’ils ont fait
pour moi, merci mon père; merci ma mère.
Ma chère et unique sœur MELISSA;
Mes chers frères: JUBA et sa femme WENDIE, SYFAX et mon petit
frère ADEL que J’aime beaucoup.
A toute ma famille, à toutes personnes avec qui je partage ma réussite,
A ma binôme Katia,
A Mes chères copines : Malika, Wissam, Sabrina, Samira et Lydia
A tout mes amis(e),
Je vous dis merci.
LYNDA
Dédicace
Avec l’expression de ma reconnaissance, je dédié ce modeste travail ;

A la lumière de mes jours, la source de mes efforts, la flamme de mon cœur, ma vie et mon
bonheur, A la femme qui a souffert sans me laisser souffrir, qui n’a jamais dit non âmes exigences et qui
n’a épargné aucun effort pour me rendre heureuse: l’amour et les sacrifices que tu as consenti pour me
pousser toujours vers l’avant, maman que j’adore que je n’imaginerai pas ma vie sans elle.

A l’homme de ma vie, mon exemple eternel solide, l’œil attentif compréhensif et source de
joie et de bonheur, celui qui s’est toujours sacrifié pour nous voir réussir, que dieu te garde pour
nous et te procure santé et langue vie mon chère papa qu’était comme un ami pour moi, rien au
monde ne vaut les efforts fournis jour et nuit pour mon éducation et mon bien être

Mes très chères parents, j’espère que je pourrais leurs rendre un jour ce qu’ils ont fait pour
moi, que dieu leurs procure une longue vie plein de bonheur et surtout santé, vous serez toujours
fière de moi, je vous aime d’amour.

A mes chères et adorables sœurs, qui m’ont toujours encouragé, et leur amour qu’elles me
réservent, je n’arriverais jamais à leur exprimer mon amour sincère et qui sait toujours comment
procurer la joie et le bonheur pour toute la famille, je vous love tout simplement

A ma douce Grand-mère FAROUDJA et mon grand-père AKLI, qui m’ont


accompagné par leurs prières, et leurs amour puisse dieu leurs prêter une longue vie, santé et
bonheur

A mes tantes maternelle, SALIHA, ma meilleure tante OUARDIA, ma profonde


tendresse et reconnaissance pour ton soutien précieux je te souhaite un avenir florissant et une vie
pleine de bonheur et prospérité.

A mes oncles et leurs femme : Rachid (je ne te remercie pas assez pour tout ce que tu as pu
faire pour mon bien être) Malik, Ahcène, Aldjia, Aldjia, Zinia

A mes chères cousins et cousine, et mes grand frère :Akli, hafid ,kamel, zakia, djoudjou,
thanina, serine, yanelle, merina, rayane

A mes cousins et cousines que la vie nous a séparer mais pas dans le cœur : Zouza,
Makhlouf, Ania, Celina

Je le dédie aussi a mes amies de cœur et celle que j’ai choisi pour continué notre belle,
sincère et profonde amitié, avec qui j’ai partagé tellement de moments mémorables et inoubliables :
Lyna, Numidia, Lynda, Massilia…

Katia
Liste des Abréviations

AUT : Autorisation de crédit

BADR : Banque de l’Agriculture et du Développement Rural

CREDOC : Crédit Documentaire

CFR : Coût et Fret

CIF : CIF: Cost, Insurance and Freight

CCI : Chambre de Commerce et de L’industrie

CNUCED : Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement

DCE : Direction du Commerce Extérieur

DA : Dinars Algérien

D10 : Document douanier

FOB: Franco à Bord

FMI : Fond Monétaire International

FMN : Firme Multinationale

F4 :Formule de règlement

GATT :General Agreement On Tarif and Trade

ISO : International Organization for Standardization

ISP :International Standby Practices

LC : Lettre de Crédit

LTA : Lettre de Transport Aérien

LCSB : Lettre de Crédit Standby

OCD : Ouverture d’un Crédit Documentaire

OMC : Organisation Mondial du Commerce

REMDOC : Remise Documentaire


RUU : Règle d’Usance Uniformes relative au crédit documentaire

RPIS : Règle et Pratique International relative au standby

SBF :sauf bonne fin

SWIFT :Society for Worldwide Interbank Financial Télécommunication. (Virement


Bancaire)

USD : Dollars Américain


Liste des Tableau
numéro Intitulé page
01 Taux de croissance annuel moyen du commerce international et 05
de la production mondiale (en %)
02 Quelques données chiffrées relatives à SWIFT 40
03 la liste des incoterms 2010 46
04 la liste des incoterms 2020(Tout mode de transport) 47
05 la liste des incoterms 2020 (transport maritime et fluvial) 47
06 le cachet de domiciliation 57
07 la constitution de la commission de domiciliation 58
08 Calculs de la provision 65
Liste des schémas
numéro intitulé Page
01 Le rôle des intervenants du crédit documentaire 32
02 Le crédit documentaire révocable 35
03 Présentation schématique du crédit documentaire irrévocable 36
04 Présentation schématique du crédit documentaire irrévocable et 37
confirmé
05 Organisation de l’agence BADR 060 AMIROUCHE ALGER 52
06 Organigramme du service étranger de l’agence BADR 060 54
AMIROUCHE ALGER
07 Le déroulement de l’opération de crédit documentaire 62
Sommaire
Remerciement
Dédicace
Liste des abréviations
Liste des tableaux
Liste des schémas
Introduction générale ...................................................................................................01
Chapitre 01 : notion générale sur le commerce extérieur
Introduction du chapitre ...................................................................................................04
Section 01 : évolution du commerce extérieur international ...............................................04
Section 02 : les instruments de paiement du commerce extérieur à l’international ...........12
Section 03 : les moyens et technique de paiement du commerce extérieur international ...17
Conclusion du chapitre ...................................................................................................24
Chapitre 02 : le financementdu commerce extérieur par le biais du crédit documentaire
Introduction du chapitre ..................................................................................................25
Section01 : généralité sur le crédit documentaire ................................................................25
Section 02 : procédé SWIFT ..............................................................................................39
Section 03 : les risques et les garanties liées au commerce extérieur .................................42
Conclusion du chapitre ...................................................................................................48
Chapitre 03 : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence AMIROUCHE060
Alger
Introduction du chapitre ..................................................................................................49
Section 01 : présentation générale de l’organisme d’accueil « Banque de l’Agriculture et du
Développement Rural » ...................................................................................................50
Section 02 : étude d’une demande de crédit documentaire au niveau de la banque
BADRagence AMIROUCHE-060- ....................................................................................54
Section 03 : Les effets de la crise UKRENIENNE sur les importations de blé en l’occurrence
sur le crédit documentaire ...................................................................................................64
Conclusion du chapitre ...................................................................................................66
Conclusion Générale ...................................................................................................67
Bibliographie
Annexes
Table de matière
Introduction générale

Dans une époque où le commerce extérieure constitue un véritable pilier pour la


santé de la plupart des nations, Il est né d’un besoin en raison de la diversité de la
répartition des richesses à travers le monde. En effet des ressources nécessaires et
indispensables parfois pour la stabilité économique et sociale d’un pays ne sont pas
disponibles sur place, devrait êtres donc cherchées et acheminéesen provenance d’autre pays,
il s’agissait parfois d’une question de survie. « Le commerce international est devenu
unevariable importante dans le monde économique contemporain, il manifeste la
complémentarité et l’imbrication des producteurs et des consommateurs des différents pays et
il affecte l’autonomie des politiques économiques ».

Le développement des échanges internationaux et l’éloignement géographique a


provoqué un accroissement des risques pour l’importateur ainsi que pour l’exportateur, ces
risques sont liés aux conditions de financement des importations, à l’encaissement et à la
mobilisation des créances nées des exportations, Pour faire face et limiter ces risques
et établir une sécurité maximal pour les transactions commerciaux, divers mode de paiement
internationaux ont été mis en place, le moyen de paiement jugé plus adéquat aux
exigences des parties contractantes (importateur et exportateur) c’est le crédit
documentaire.

Les banques ont créé cet instrument qui le crédit documentaire (Credoc) ou bien
lettre de crédit (L/C) au début du XIX siècle dans le but de satisfaire les exigences
du vendeur et de son acheteur. L’intérêt du vendeur c’est d’être payé avant l’expédition de la
marchandise, celui de l’acheteur c’est de mettre possession à sa marchandise commandé dans
les délais et conditions contractuels. La technique du crédit documentaire permit de satisfaire
ces deux exigences.

Le crédit documentaire est un moyen de paiement très sécurisé, soumis aux règles et
usances uniformes (RUU), il est l’instrument privilégie par les opérateurs économique pour la
réalisation de leur opérations commerciales.

Dans ce cadre, nous nous sommes intéressés à l’étude de ce moyen de financement


(Credoc) plus clairement que possible, nous essayerons de traiter plusieurs angles afin
d’apporter, approfondir nos connaissances et enfin aboutir à une meilleure compréhension de
l’importance du crédit documentaire et les conditions de sa réalisation, nous essayerons aussi
d’analyser l’impact de la crise Ukrainienne sur les importations de blé .

Pour cela nous avons jugés indispensable de répondre à la problématique suivante :

« Est ce que le crédit documentaire convient parfaitement aux conditions qui règne dans
les transactions internationales et à la satisfaction des deux parties contractuelles ? »

Dans le cadre de la réalisation de ce travail sur le crédit documentaire, et aussi


répondre a notre problématique cité ci-dessus, nous allons essayer de répondre à quelques
interrogations :

1
Introduction générale

1- Quelles sont les techniques de paiement du commerce international ?

2- quel est le système que les banques ont mis en place pour accélérer la transmission
des ordres et des instructions de paiement à l’international ?

3- Comment se déroule dans la pratique toutes les étapes du crédit documentaire


à l’import au sein de la BADR ? L’Algérie est-elle impacté par la guerre Ukrainienne ?

Donc nous allons proposer les hypothèses suivantes :

- H1 :Les banques algériennes mettent a la disposition des clients plusieurs techniques


de paiement, les plus connues sont : le crédit documentaire, la lettre de crédit et la remise
documentaire.

- H 2 : Le développement de nouvelles technologies a conduit les banques à mettre en


place un système SWIFT pour accélérer les transactions.

- H 3 : l’Algérie est impactée par la guerre ukrainienne en particulier les importations


du blé tendre.

Motif du choix du sujet

Le crédit documentaire est l’un des moyens de paiements le plus sur et sécurisé dans le
commerce international.

Ce sujet nous semble intéressant vu le fait qu’il permette d’appliquer et de confronter


tout ce que nous avons acquis théoriquement pendant notre cycle d’étude. C’est une
thématique qui nous permet, également, de comprendre comment se déroule une opération de
crédit documentaire au sein d’une banque.

La méthodologie et les outils de recherche :

Afin de répondre à notre problématique et vérifier nos hypothèses, nous avons adopté
laméthodologie suivante :

 Pour la partie théorique nous avons opté pour une méthodologie descriptive, en
consultant des différent sources d’information tel que : les ouvrages, mémoires,
rapports, sites internet …etc.
 Pour ce qui est du cas pratique nous avons opté pour une démarche analytique en
effectuant un stage au niveau de l’agence bancaire BADR AMIROUCHE d’Alger, ce
qui nous a permis de collecter beaucoup d’informations.

L’importance de l’étude

Cette étude nous amène à éclairer la notion du crédit documentaire, son déroulement et
de connaitre les différents risques qui peuvent impacté le fournisseur et son client. Aussi, elle
nous permet de déterminer le rôle du banquier dans l’étude des dossiers en profondeur pour
une meilleure opération d’importation.

2
Introduction générale

Structure du mémoire

Pour répondre à la problématique principale, nous avons subdivisé notre travail de


recherche en trois chapitres :
Le premier chapitre intitulé « Notions générale sur le commerce extérieur » est
subdivisé en trois sections : la première section porte sur l’évolution du commerce extérieur
international, la deuxième section fait le point sur les instruments de paiement du commerce
extérieur à l’international et la troisième section est consacré aux moyens et techniques de
paiement du commerce extérieur international.
Le deuxième chapitre intitulé « le Financement du commerce extérieur par le biais du
crédit documentaire » regroupe trois sections : la première section est consacrée à la
généralité sur le crédit documentaire, la deuxième section porte sur le procédé SWIFT et les
risques et les garanties liées au commerce extérieur sont présentés dans la troisième section.
Le troisième chapitre porte sur l’étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
Amirouche 060 et direction générale des opérations de commerce

3
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur

Introduction du chapitre

Le commerce international fait partie intégrante du processus de la mondialisation :


c’est un échange des biens, services et capitaux etc., qui permet la satisfaction des besoins en
permettant aux individus de se procurer ce qu’ils convoitent sans nécessairement avoir à le
produire eux même.

Au cours de ces 50 dernières années, le commerce extérieur a connu une croissance


exceptionnelle, à ce jour le niveau des exportations mondiales est 20 fois supérieur à celui de
1950 et lorsque l’export croit, l’import suit puisque l’un ne va pas sans l’autre.

Section 1 : Evolution du commerce extérieur international

Le développement des moyens de transport de personnes et de marchandises a conduit


le commerce mondial à croître plus vite. Dans cette section on va présenter un aperçu
théorique sur le commerce extérieur international.

1. Définition du commerce extérieur international

« Dans la littérature économique beaucoup d'auteurs utilisent les expressions commerce


extérieur et commerce international comme étant synonymes. Le commerce extérieur, c'est
celui qui comprend l'ensemble des échanges entre habitants des pays différents. Il est divisé
en commerce d'importation, d'exportation et de transit. Le commerce d'importation, c'est celui
qui consiste à acheter de l'étranger le produit destiné à la consommation locale. Le commerce
d'exportation est celui qui consiste à vendre à l'étranger le bien produit dans les frontières d'un
pays. Et le commerce de transit est la faculté accordée à un produit originaire d'un pays A et
destiné à la consommation d'un pays C de traverser le pays B sans acquitter le droit de
douanier. En définitive, le commerce extérieur peut être considéré comme l'ensemble des
échanges entre un pays et l'ensemble de ses partenaires extérieurs. Et le commerce
international peut donc être défini comme l'ensemble de transactions commerciales entre les
différentes nations du monde. »1

Le commerce international correspond a l’ensemble des flux de marchandises biens et


services entre au moins deux pays. Les flux de services sont pris en compte dans la mesures
ou leurs part progresse rapidement dans les échanges internationaux surtout le transport, le
tourisme et les services aux entreprises.

Généralement sous l’appellation du commerce international on trouve tout ce concerne


l’organisation des échanges entre deux ou plusieurs pays : la logistique internationale, les
techniques douanières, les solutions de financement, mode de règlement des opérations
internationales, la gestion des risques liée a ce type de change (risque de change, fiscal,
juridique, politique...etc.)

D’est l’origine, il s’agit aussi dans le commerce international de profiter des différences
des couts de production entre pays, on parle aujourd’hui de délocalisation pour la production

1
A.J.YEATS : A Quoi tient la marginalisation de l'Afrique subsaharienne dans le commerce mondial
international finances et développement, décembre 1990, vol 33, n° 4 BIRD, p. 36.

4
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur

ou d’outsourcing pour l’approvisionnement fournisseurs, une spécialisation internationale


ayant historiquement été développé en fonction des ressources naturelles, des situations
géographique des pays et de leurs populations.

2. Evolution du commerce extérieur international

Après une première internationalisation des échanges qui s'étend du milieu du XIXème
siècle au début de la première guerre mondiale, le commerce international s'est effondré. Le
protectionnisme des années suivantes, période de repli propice au déclenchement de la guerre
a laissé place à partir de 1945 à un essor du commerce international sous l'égide des
institutions internationales dites de Brettons Wood que sont le FMI (Fond Monétaire
International, 1944), la Banque Mondiale (1945) et le GATT (général agreement on tarif and
Trade, 1947). Ces institutions ont permis de reconstruire les Etats dévastés et ont favorisé
l'expansion du libre-échange entre Etats ainsi que la multinationalisation des firmes.2

Tableau N° 1 : Taux de croissance annuel moyen du commerce international et de la


production mondiale (en %)

TCAM Commerce Production Rapport Taux


International Mondiale CI/Taux PM
1950-1960 6.3 4.2 1.5

1960-1970 8.3 5.3 1.6

1970-1980 5.2 3.6 1.4

1980-1990 3.7 2.8 1.3

1990-1996 5.9 1.4 4.2

1996-2000 8.2 3.4 2.4

2000-2005 4.5 2.0 2.2

2005-2012 3.3 2.0 1.6

Source : GATT, OMC

Depuis 1945, les échanges ont progressé en moyenne deux fois plus vite que la
production mondiale. Par exemple entre 1996 et 2000, la production mondiale a augmenté en
moyenne de 3.4% chaque année tandis que le commerce international s'accroissait de 8.2%
en moyenne annuelle selon le GATT et l'OMC.

2
https://thepremierees.blog4ever.com /41-les-grandes-évolutions-du-commerce-internationales 14-09-2022,
20 :00

5
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur

À partir des années 1960, le développement des firmes multinationales (FMN) a


accompagné et accéléré l'essor des échanges commerciaux, tout comme cela avait déjà été le
cas à la fin du XIXe siècle ; aujourd’hui la place des FMN dans les échanges commerciaux
internationaux est prépondérante : un tiers d’entre eux correspond à des échanges entre
sociétés mères et filiales, commerce intra-firme au sens strict, et un autre tiers à des échanges
entre filiales de FMN, du même groupe ou non, donc tantôt intra, tantôt extra-firmes.
Alors que les échanges de produits primaires représentaient près de 2/3 du commerce
international de marchandises avant 1914, le poids des produits manufacturés est devenu
majoritaire depuis les années 1950 ; ils en constituent aujourd’hui plus de 50%. Les échanges
de services se sont développés plus tardivement que les échanges de biens sous l’effet des
progrès des techniques d’information et de communication ; ils représentent aujourd’hui
environ 20% des échanges et, progressent à peu près au même rythme que l’ensemble du
commerce mondial. Du fait de leur importance, et bien que certains services restent
difficilement exportables, les échanges de services font désormais l’objet de négociations
internationales.
Dans la seconde moitié du XXe siècle, le commerce international a progressé plus vite à
l’intérieur du groupe des pays développés qu’entre pays développés et pays pauvres. Il y a eu
une tripolarisation des échanges. L'Amérique du Nord, l'Europe occidentale et l'Asie
concentrent à elles seules 80% des échanges de marchandises.
Les progrès des moyens de communication et l’abaissement des coûts de transport,
notamment le développement de porte-containers géants et standardisés ont joué un rôle
important dans la mise en place de la globalisation. Les technologies de l'information et de la
communication ont favorisé aussi les mouvements de capitaux accompagnants ainsi la
globalisation financière.
Le développement des accords commerciaux multilatéraux mis en place après la
seconde guerre mondiale au sein du G.A.T.T. a été un deuxième facteur essentiel de cette
globalisation. L'objectif de ces accords a été de diminuer progressivement les droits de
douane, d'interdire les quotas tout en favorisant le multilatéralisme par la clause de la nation la
plus favorisée ; selon cette clause, un avantage accordé à un pays ne peut être refusé à un
autre pays partenaire. En 1994 le GATT est remplacé par l’Organisation Mondiale du
Commerce (O.M.C), instance qui devient permanente et à laquelle 164 pays adhèrent en 2022,
représentant 98% du commerce mondial.

3. Les grandes théories du commerce international


Les théories du commerce extérieur sont des branches les plus anciennes, et plus riches
de la théorie économique, et explicatives des échanges internationaux qui tentent
d'expliquer la spécialisation des pays dans la productions d'une gamme de biens et services
vendus sur le marché national et exporté sur les marchés étrangers en échange d'une
autre gamme de biens et services importés.3

3
https://www.academia.edu 14/09/2022, 11 :32

6
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur

3.1.La théorie de l’avantage absolu d’Adam Smith 1723-1790

Dans son ouvrage (recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations en
1776), Adam Smith reprend l’analyse des physio Gates sur les bienfaits de libre-échange. Il
élabore la théorie des avantages absolus. Chaque pays doit se spécialiser dans les biens et les
services qui parvient à produire à un coup de production inférieur à celui du reste du monde,
chaque pays doit en contrepartie de laisser la production des biens et des services pour
lesquels il est le moins efficace. Il doit alors importer des produits du reste du monde.4

3.2.La théorie de David Ricardo 1772-1823

Dans son ouvrage (les principes de l’économie politique et de l’import 1817) Ricardo
apporte un complément à la théorie d’Adam Smith. Il existe un cas particulier non étudié par
Smith quand un pays n’a aucun avantage absolu sur ces partenaires commerciaux. Il ne peut
donc se spécialiser dans une production pour échanger commercialement avec les autres.
Ricardo élabore la théorie des avantages comparatifs pour remédier au faible théorique de
Smith. Chaque pays doit se spécialiser dans la production et le plus faible au détriment de ses
autres productions.5

4. Les principaux acteurs du commerce international

Il est animé par des nombreux acteurs et pour pouvoir les présenter et les étudier nous
allons faire un regroupement en 3 catégories :
- Les opérateurs.
- Les intervenants.
- Les intermédiaires.6

4.1.Les opérateurs du commerce international

Ce sont ceux qui sont directement concernés par l’affaire en question il s’agit : de
l’importateur et de l’exportateur.

L’importateur : c’est un agent économique qui réalise les importations toute personne
physique ou morale qui dans le cadre de ses activités Professional acheté ses produits ou des
services à l’étrange pour les propos sur son marché local. Il peut être appelé comme suit : le
client, l’acheteur, demandeur, consommateur, utilisateur, le partenaire, et le Cocontractant.

L’exportateur : est une personne qui exporte des marchandises il est considéré comme
un élément important pour les approvisionnements de l’entreprise. Il peut être appelé comme
suit : le vendeur, l’offreur, le fournisseur, le producteur, le fabriquant, constricteur, le
partenaire, le Cocontractant.

4
www.glossaire-international.com , 28/09/2022 à 14 :32
5
https://blog.betterstudy.ch ,28/09/2022 à 15 :00
6
https://www.academia.edu , 28/09/2022 à 15 :00

7
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur

4.2.Les intervenants du commerce international

Ce sont les organismes ou les personnes physiques qui sont appelé a aidé les opérateurs
a réalisé l’affaire en visage. Nous citons les principes :

Les banques, les transporteurs, l’assurance, commissionnaire en douane et les douanes.

 Les banques : ce sont des entreprises ou établissements qui font professions habituelle
de recevoir du publique sous forme dépôt ou autrement des fonts qu’ils emploient
pour leurs propres comptes en opération. d’escompte, en opération de crédit, opération
financière.
 L’assurance : c’est une organisation d’une mutualité de personnes semis a la
réalisation d’un même risque permettant l’indemnisation des dommages subie par
ceux entre d’autre ou qui sont effectivement frappée par ce risque.
 Le transporteur : ce sont des personnes qui s’engage a assuré les déplacements
d’une personne ou d’une marchandise, en vertu d’un contrat de
transport terrestre, maritime ou aérien.
 Le commissionnaire en douane : Personne physique ou morale qui accomplit pour le
compte d’autrui les formalités en douane, tant à l’importation qu’à l’exportation.
Professionnels du dédouanement, ils sont connus et immatriculés auprès de la
direction générale des douanes et droits indirects.
 La douane : c’est un service publique ou morale qui a plusieurs missions et notamment
de vérifier les produits à l’entré et la sortie et de percevoir les droits et taxes.

4.3. Les intermédiaires dans le commerce international

En tenant compte de la nature du produit, car ce dernier peut suivre le circuit suivant:

Soit, il passe directement du 1er vendeur qui est la fabriquant. Soit, il peut être transité
par un ou plusieurs autres acteurs, qui veut dire que chacun achète le produit il le revend
jusqu’au dernier client qui est le consommateur ou bien l’utilisateur.

Donc tous ceux qui se trouvent entre le 1er vendeur et le dernier client sont des
intermédiaires et de cela on peut dire que tous les intermédiaires sont des commerçants.

5. L’encadrement du commerce international


Le commerce international est encadré par les organismes administratifs et d’autres
financiers, nous allons citer les plus importants :

5.1. Les organismes administratifs


5.1.1. L’organisation mondiale du commerce (OMC)
« L'Organisation mondiale du commerce (OMC) est la seule organisation internationale
à vocation mondiale qui s'occupe des règles régissant le commerce entre les pays. Au cœur de
l'Organisation se trouvent les Accords de l'OMC, négociés et signés par la majeure partie des

8
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur

puissances commerciales du monde et ratifiés par leurs parlements. Le but est de favoriser
autant que possible la bonne marche, la prévisibilité et la liberté des échanges. »7
L'objectif premier de l'OMC est d'assurer l'ouverture du commerce dans l'intérêt de tous.
Elle compte plus de 160 Membres, qui représentent 98% du commerce mondial. Plus de 20
pays souhaitent accéder à l'Organisation.

Cette organisation a de nombreux rôles: elle administre un système mondial de règles


commerciales, elle sert de cadre pour la négociation d'accords commerciaux, elle règle les
différends commerciaux entre ses Membres et elle répond aux besoins des pays en
développement.

5.1.2. La chambre de commerce et de l’industrie(CCI) :

C’est un organisme privé composé de représentants de pays membres et dont le siège


est à paris crées en 1919 ; elle a rédigé et mis à la disposition des intervenants dans la chaine
du commerce international un certain nombre de règles destiné ç leurs éviter des litiges et
donc de leurs permettent de parler le même langage en ce qui concerne les transactions
commerciales internationales.
Ces règles sont notamment les règles et usances du crédit documentaire, les incoterms et
les codes internationaux de pratique loyale.

5.1.3. La conférence des nations unies sur le commerce et le développement


(CNUCED)

La CNUCED est un organe intergouvernemental permanent créé par l'Assemblée


générale des Nations Unies en 1964. Son siège est situé à Genève, en Suisse.

Cet organe aide les pays en développement à accéder plus équitablement et plus
efficacement aux avantages d'une économie mondialisée. Et aide à les équiper pour faire face
aux inconvénients potentiels d'une plus grande intégration économique. Pour ce faire, il
fourni des analyses, facilite la recherche de consensus et offre une assistance technique. Cela
les aide à utiliser le commerce, l'investissement, la finance et la technologie comme vecteurs
d'un développement inclusif et durable.8

La CNUCED Travaille au niveau national, régional et mondial, ses efforts aident les pays à :

- Comprendre les options pour relever les défis de développement au niveau macro ;
- Réaliser une intégration bénéfique dans le système commercial international ;
- Diversifier les économies pour les rendre moins dépendantes des matières premières ;
- Limiter leur exposition à la volatilité financière et à l'endettement ;
- Attirer les investissements et les rendre plus propices au développement ;
- Accroître l'accès aux technologies numériques ;
- Promouvoir l'entrepreneuriat et l'innovation ;
- Aider les entreprises locales à monter dans les chaînes de valeur ;

7
www.wto.org
8
www.unctad.org/fr

9
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur

- Accélérer le flux de marchandises à travers les frontières ;


- Protéger les consommateurs contre les abus ;
- Limiter les réglementations qui étouffent la concurrence ;
- S'adapter au changement climatique et utiliser plus efficacement les ressources
naturelles.

En collaboration avec d'autres départements et agences des Nations Unies, la CNUCED


mesure les progrès par rapport aux objectifs de développement durable, tels qu'énoncés dans
l'Agenda 2030.

Ils soutiennent également la mise en œuvre du financement du développement , tel que


mandaté par la communauté mondiale dans l'Agenda 2015 d'Addis-Abeba, en collaboration
avec quatre autres acteurs institutionnels majeurs : la Banque mondiale, le Fonds monétaire
international, l'Organisation mondiale du commerce et le Programme des Nations Unies pour
le développement. .

Bien qu’ils travaillent principalement avec les gouvernements, pour faire face
efficacement à l'ampleur et à la complexité de la réalisation des objectifs de développement
durable.

5.2. Les organismes financiers


5.2.1. Le Fond Monétaire International FMI
Le Fonds monétaire international (FMI) s’emploie à assurer la croissance et la
prospérité durables de l’ensemble de ses 190 pays membres. Pour y parvenir, il soutient des
politiques économiques qui favorisent la stabilité financière et la coopération monétaire,
essentielles à la productivité, la création d’emplois et le bien-être économique. Le FMI est
gouverné par ses pays membres, auxquels il rend compte de son action.

Le FMI est chargé de trois missions cruciales : promouvoir la coopération monétaire


internationale, favoriser l’expansion du commerce et de la croissance économique, et
décourager les politiques économiques susceptibles de nuire à la prospérité. Pour s’acquitter
de ces missions, les pays membres du FMI coopèrent entre eux et avec d’autres organes
internationaux pour améliorer les conditions de vie des populations.9

5.2.2. La Banque Mondiale

La Banque mondiale est semblable à une coopérative, dans laquelle les actionnaires sont
ses 189 pays membres. Ces actionnaires sont représentés par un Conseil des Gouverneurs, qui
est l'organe de décision suprême de la Banque mondiale. Les gouverneurs sont en général les
ministres des finances ou du développement des pays membres. Ils se réunissent une fois par
an, à l'occasion des Assemblées annuelles des Conseils des Gouverneurs du Groupe de la
Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI).10

9
www.imf.org
10
www.banquemondiale.org

10
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur

Les gouverneurs délèguent certains aspects de leur mandat à 25 Administrateurs, qui


sont en poste au siège de la Banque. Les cinq principaux actionnaires nomment chacun un
administrateur, et les autres pays membres sont représentés par des administrateurs élus.

Le président du Groupe de la Banque mondiale préside les réunions du Conseil des


Administrateurs et est responsable de la gestion générale de la Banque. Il est sélectionné par
le Conseil des Administrateurs pour un mandat renouvelable de cinq ans.

L'ensemble des Administrateurs constitue le Conseil des Administrateurs de la Banque


mondiale. En règle générale, ils se réunissent au moins deux fois par semaine pour superviser
les activités de la Banque, et notamment pour approuver les opérations de prêt ou de garantie,
les nouvelles politiques, le budget administratif, les stratégies d'aide aux pays et les décisions
touchant aux emprunts et aux finances de l'institution.

Le fonctionnement de la Banque mondiale est assuré sous l'impulsion et la conduite du


Président, des membres de la direction et des Vice-présidents responsables des différents
bureaux régionaux, secteurs et réseaux.

11
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur

Section 02 : Les instruments de paiement du commerce extérieur à l’international

Les instruments de paiement utilisés dans les relations commerciales internationales


sont nombreux et diversifiés, l’emploi des uns et des autres est fonction de la nature des
échanges et de la confiance réciproque que s’accordent les cocontractants.

Les billets à ordre et la lettre de change remplissent une double fonction. Ils sont
simultanément un moyen de paiement et un instrument de crédit. Différents procédure
apportent à l’exportateur une plus grande sécurité dans les paiements internationaux.

1. Les instruments de paiement à l’international


Si les modalités de paiement des importations et des exportations sont très variables,
elles induisent obligatoirement un paiement par l’utilisation d’un support. Il existe plusieurs
instruments de paiement: le chèque, virement international, effet de commerce, le billet à
ordre, chaque instrument a plusieurs types et ces propres avantages et inconvenants.

1.1.Chèque
1.1.1. Définition
Le chèque est un moyen de paiement par l’intermédiation d’une banque ou d’un
établissement financiers, c’est un ordre écrit et inconditionnel de payer une somme
déterminée au bénéficiaire. Son utilisation comme moyen de paiement international dépend
de la réglementation des changes.
Le chèque est un moyen de paiement peu rapide car, émis par l’importateur, il est
envoyé à l’exportateur qui le remet à sa banque. Celle-ci le présente pour règlement à la
banque de l’importateur sur laquelle il a été tiré. Le montant du chèque est alors débité du
compte de l’importateur et crédité au compte de l’exportateur sous réserve de l’application
d’un nombre de jours de valeur. 11

1.1.2. Types de chèque

L’utilisateur du chèque n’est pas dénué de tout risque. Le premier est purement
matériel : les chèques peuvent être facilement perdus ou volés. Le deuxième est un risque de
non-paiement. Le troisième est le risque de change. Il tient aux délais d’acheminement et à la
liberté de l’exportateur quant à la date à laquelle il peut présenter le chèque.

Deux types de chèques existent : le chèque d'entreprise (ou chèque de société) et le


chèque de banque. Leur différence tient dans le fait que l'un n'offre pas de garantie sûre contre
le risque de non-paiement, et l'autre bien. Dans certains cas, le chèque sera porté en compte «
sauf bonne fin à savoir que si le chèque n'est pas payé, le compte du bénéficiaire sera débité
automatiquement du montant reçu.

11
« Techniques Financières Internationales, Yves Simon, 5eme édition ECONOMICA, 1993, p 501

12
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur

En commerce internationale, il existe en général deux types de chèque :

a. Le chèque d’entreprise

C’est un chèque tiré sur un compte bancaire, la provision sur le compte de l’importateur
peut être insuffisante ou inexistante au moment ou le chèque sera présenté par l’exportateur à
son établissement bancaire, il doit être certifié ou visé par une banque pour que l’exportateur
ait la garantie d’être payer.

b. Le chèque de banque

L’émission de ce chèque consiste, pour la banque à apporter au bénéficiaire la garantie


contre le risque commercial, il ne protège cependant pas du risque bancaire (la banque doit
être solvable), le délai de paiement de ce chèque est de 03 ans et 20 jours (trois ans et vingt
jours).

1.1.3. Les avantages du chèque

Il représente un instrument de paiement très utilité et répandu.

- C’est un instrument de paiement peu coûteux


- Le risque d’impayé peut être évité par l’exportateur.

En utilisant le mécanisme de chèque SBF (Sauf Bonne Fin), où l’exportateur sera


crédité de sa créance dès réception de chèque, sans attendre que sa banque soit effectivement
payée par la banque de l’importateur.12

1.1.4. Les inconvénients du chèque

Le chèque est caractérisé par plusieurs inconvénients :

- L’émission du chèque est laissée à l’initiative de l’acheteur. Le temps d’encaissement


est plus ou moins long. Le chèque une fois émis, est adressé à l’exportateur, qui le
remet à sa banque pour que celle-ci le présente à la banque de l’importateur pour
paiement ;
- Si le chèque est libellé en devise, l’exportateur est exposé au risque de change ;
- Manque de sécurité : le cheque peut être volé, perdu, voir falsifié ;
- Le chèque d’entreprise ne protège pas l’exportateur du risque d’impayé (chèque sans
provision).13

12
KEBBAB KAWTHAR, SALHI SARAH,Mémoire de fin d’études. Le financement du commerce extérieur par
le crédit documentaire, ENSSEA Promo 2011/2012 p30
13
Idem p31

13
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur

1.2.Le virement bancaire international


1.2.1. Définition
Le virement bancaire est d’un usage courant au niveau international. C’est certainement
le moyen de paiement le plus simple et le plus rapide. Il résulte d’un ordre donné par
l’importateur à son banquier de débiter son compte pour créditer celui de l’exportateur.

Le virement bancaire international est un moyen de paiement très rapide s’il est effectué
par télex. Il perd une grande partie de ses qualités s’il est transmis par courrier. Deuxième
avantage, le virement bancaire est peu coûteux, tout du moins pour les montants importants,
car les frais fixes pénalisent les petits montant.

S’il est rapide et peu coûteux, le virement bancaire n’offre en contrepartie aucune
garantie en cas de non-paiement car il ne repose sur aucun document. Son emploi est de ce
fait réservé à des paiements entre partenaires ayant très grande confiance réciproque. Il est à
cet égard significatif que les opérations interbancaires sur le marché des changes sont dans
leur quasi-totalité effectuée par virement bancaire.14

1.2.2. types de virement bancaire international

Le virement peut être effectué de diverses manières :


- par courrier : l’émetteur est débité dés qu’il donne à sa banque l’ordre de virement
alors que le receveur peut attendre plusieurs semaines avant d’être crédité ;
- -par télex: c’est une forme de paiement rapide, le virement télex n’est pas moins
inadapté à l’évolution du commerce extérieur, les banques travaillent à base des
données informatisées et non plus de documents papiers ;
- par SWIFT : Society for Worldwide Interbank Financial Télécommunication, «
SWIFT est un réseau international hyper protégé de transaction bancaire dont
l’objectif est de tirer parti des technologies informatiques émergentes et de réduire
simultanément la dépense vis-à-vis des monopoles de télécommunications afin
d’automatiser le télex et d’envoyer de manière sécurisée et fiable des messages
standardisés à caractère financier d’une banque membre à une autre.»15

1.2.3. Les avantages d’un virement international :16

Plusieurs avantages peuvent être énoncés au bénéfice du virement :

- La sécurité des transferts est assurée grâce à des procédures de contrôle très
sophistiquées.
- Le virement est très rapide et ne coûte pas cher
- La facilité d’utilisation
- Le système fonctionne en continu et assure une bonne traçabilité de l’opération
- Fonctionne 24heure sur 24 :

14
YVES SIMON, techniques financiéres internationales, 5 éme édition ECONOMICA, Paris, 1993, p502
15
NAJI Jammal, commerce international : mondialisation enjeux et application, 2 émeed, Québec, 2009, p475
16
LASARY, le commerce international, édition Dalloz, Belgique, 2005, p158

14
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur

1.2.4. Les inconvénients du virement bancaire international

En termes d’inconvénients nous retiendrons :


- Le virement ne constitue pas une garantie de paiement, sauf s’il est effectué avant
l’expédition de la marchandise (risque de retard voir de non-paiement) ;
- L’initiative de l’ordre de virement est laissée à l’importateur ;
- Il ne protège pas l’initiateur contre le risque de change.

1.3. La lettre de change


1.3.1. Définition
La lettre de change (appelée aussi traite) est un effet de commerce transmissible par
lequel l’exportateur (le tireur) donne l’ordre a l’importateur (le tiré) ou son représentant (son
banquier) de lui payer une certaine somme, à une date déterminée. L’exportateur expédie la
traite à l’importateur pour que celui-ci la lui retourne acceptée, c’est à dire signé.

A travers de la traite, l’exportateur octroie à son client un délai de paiement plus ou


moins long. Il peut lui-même mobiliser ce crédit auprès de la banque en lui demandant
l’escompte de cette traite. Le titulaire d’une traite peut également la conserver et l’encaisser à
l’échéance ou encore la remettre en règlement a un créancier par voie d’endossement. L’aval
d’un banquier de premier ordre assure le paiement à l’échéance. Il s’agit d’un engagement par
lequel un tiers ou un signataire de la lettre de change se porte garant en vertu de la lettre de
change. L’aval peut être donné pour le montant total de la lettre de change ou pour une partie
seulement. Sur base de ce mécanisme, il est recommandé de demander à l’acheteur dès la
signature du contrat une promesse d’aval émanant de sa banque.17

1.3.2. Les avantages d’une traite

La lettre de change est un instrument de paiement assez fréquemment utilisé en


commerce international, notamment dans le cadre du Credoc.
- Concrétisation d’une créance négociable par la banque ;
- Emission à l’initiative du vendeur plutôt que de l’acheteur ;
- Date de paiement déterminé.18

1.3.3. Les inconvénients d’une traite


- Aucune garantie de paiement ;
- Aucune protection contre la perte ou le vol ;
- Possibilité d’un long délai de recouvrement ;
- Aucune protection contre le risque de faillite de la banque.

17
LASARY, le commerce international .Op.cit p159
18
CHERCHEM Mohamed, « système de paiement de masse », édition SIBF,2005

15
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur

1.4.Le billet à ordre


1.4.1. Définition 19
Le billet à ordre est un effet de commerce émis à l'initiative de l’acheteur (le
souscripteur), par lequel celui-ci promet le paiement d’une certaine somme, à vue ou à une
certaine date, à son créancier, c’est-à-dire le vendeur (le bénéficiaire) .Le règlement «à vue »
se fera sur présentation du billet à ordre à la banque qui y est indiquée.

Le billet à ordre s’endosse et se transmet comme une lettre de change. Il est mobilisable
auprès d’une banque. Ce mode de paiement est en fait peu utilisé dans le commerce
international.

1.4.2. Les mentions obligatoires du billet à ordre


- Le billet à ordre doit porter six mentions obligatoires :
- La mention : billet à ordre ;
- L’engagement de payer et le montant à payer ;
- la date du paiement ;
- Le lieu de paiement, par l’indication exacte des coordonnées bancaires du
souscripteur(RIB) et la domiciliation en clair ;
- La signature du souscripteur ;
- L’indication de la date et du lieu où l'effet de commerce est créé.

1.4.3. Les avantages du billet à ordre


Ce type d’effet comporte plusieurs avantages :
- Reconnaissance de dette matérialisant une créance commerciale.
- Protéger par le droit cambiaires ;
- Négociable et s’échange par endos (transmissible) ;
- Mobilisable (escomptable auprès d’une banque).20

1.4.4. Les inconvénients du billet à ordre :


- Le billet à ordre ne supprime pas les risques d’impayés ;
- Risque de perte ou de vol ;
- Emis à l’initiative de l’acheteur.

19
Lazary , « le commerce international » ouvrage imprimé à compte d’auteur, 2005, p127
20
J.M Benammar , « technique du commerce international », édition techniplus, Yvelines, 1995, p120

16
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur

Sections 03 : Les moyens et techniques de paiement du commerce extérieur


international

La technique de paiement désigne la procédure suivie pour que le paiement puisse être
réalisé, c’est tout ce qui est généralement accepté en contrepartie de la vente d'un bien ou de
la prestation d'un service. Il s’agit donc des modalités d’utilisation de l’instrument de
paiement, qui résulte de l’accord des parties au contrat.
Depuis, les moyens de paiement ont évolué en passant du troc aux premières monnaies,
des marchands du moyen âge aux grandes banques d'aujourd'hui.
Les techniques de paiement ont plusieurs objectifs, vue de degré d’importance de la technique
de paiement, il doit être choisi avec la plus grande précaution.

1. Les moyens et techniques de paiement dans les opérations de commerce extérieur


international
1.1.Technique de paiement non documentaire
1.1.1. Encaissement directe (simple)
Encaissement directe sont des opérations d'encaissement dans lesquelles le paiement du
vendeur n'est pas conditionné par la remise en banque de documents destinés à prouver qu'il a
rempli ses obligations. Le règlement étant effectué sur l'initiative de l'acheteur, cette technique
de paiement est utilisée en général entre des personnes qui se connaissent de longues périodes.

1.1.1.1.Les différents types d’encaissement direct


- L'encaissement simple ;
- Le paiement à la commande ;
- Le paiement à la facturation ;
- Le paiement ex-usine.
a) L’encaissementsimple

L'encaissement simple vise un encaissement de documents financiers (le plus souvent


une traite) par la banque du vendeur. Par cette procédure, l'exportateur envoie directement à
son acheteur tous les documents représentatifs des marchandises expédiées (factures,
documents de transport ou titres représentant le droit de propriété sur les marchandises) en
tirant une traite à vue sur lui qu'il remet à son banquier pour encaissement. Par cette
procédure, l'acheteur paie généralement directement l'exportateur sans attendre la réception
des marchandises.

b) Le paiement à la commande

Un paiement à la commande correspond à un paiement anticipé. Ce mode de paiement


suppose de la part de l'acheteur une confiance absolue à l'égard de son fournisseur étranger
car il lui paye une marchandise qu'il n'a pas encore reçue et qui peut-être n'est même pas
encore fabriquée.

Pour l'exportateur, il s'agit de la technique de paiement la plus simple et la plus sûre (le
risque d'impayé est quasi inexistant), mais il s'agit d'une des plus mauvaises d'un point de vue
commercial et des plus difficiles à faire accepter par l'acheteur. Elle s'opère en effet

17
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur

complètement au détriment des intérêts de l'importateur qui supporte tout le poids financier de
l'opération. De plus, elle est souvent traduite par ce dernier comme un sentiment de méfiance
de l'exportateur à son égard.

L'exportateur doit néanmoins se montrer vigilant et ne pas estimer que grâce à cette
technique de paiement, il est à l'abri de tous risques, car :

- la réglementation des changes de nombreux pays interdit ce type de contrat. En effet,


pour ces pays, les fonds ne peuvent être transférés à l'étranger qu'après avoir prouvé
que les marchandises qu'ils couvrent ont bien été expédiées à destination du pays. Pour
certains pays, même, les fonds ne seront transférés à l'étranger qu'après dédouanement
des marchandises à destination ;
- de plus, l'acheteur peut diminuer le risque inhérent à ce genre de contrat en exigeant de
son fournisseur, en contrepartie de son versement, une garantie bancaire de
Remboursement au terme de laquelle une banque s'engage à le rembourser si les
conditions d'appel à la garantie sont remplies (exemple : non-conformité des
marchandises expédiées par rapport au contrat commercial).

c) Le paiement à la facturation

L'exportateur envoie une facture commerciale à son client. Celle-ci peut être payable à
vue ou à échéance avec un des instruments de paiement. C'est le client qui garde l'initiative du
règlement. Cette technique est donc souvent à déconseiller car l'exportateur ne conserve pas la
maîtrise du paiement, sauf s'il adjoint à sa facture une lettre de change.

d) Le paiement ex-usine

Certains industriels exigent que les marchandises soient payées dès qu’elles sont prêtes
pour expédition. Ils veulent, de la sorte, éviter que les paiements de leurs marchandises soient
tributaires des dates de départ des transports et de leurs durées. L’acheteur doit donc payer les
marchandises dès leur sortie d’usine et s’occuper de leur acheminement.

Si ce type de contrat est avantageux pour le vendeur qui voit ses besoins de trésorerie et
son risque diminuer, il peut poser des problèmes à l’acheteur car c’est lui qui doit gérer le,
transport et les formalités douanières au départ d’un pays qu’il ne connaît peut-être pas. Il
risque donc dans de nombreux cas d’y rencontrer des difficultés logistiques et administratives.

De plus, l'importateur ne peut déterminer avec précision quel sera le prix de revient des
marchandises qu'il aura achetées. Il devra d'ailleurs veiller à ne pas sous-estimer les difficultés
qu'il pourrait rencontrer ainsi que le coût du réacheminement, se laissant gruger par un prix de
vente des marchandises particulièrement intéressant par rapport à un fournisseur équivalant
mais qui a remis une offre sur base CIF, par exemple.

18
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur

1.1.1.2.Avantages d’un encaissement direct


- Simplicité de la procédure.
- Modération des coûts.
- Rapidité.
- souplesse.

1.1.1.3.Inconvénients d’un encaissement direct


- Elle apporte peu d’assurance à l’exportateur qui est exposé au risque de non-paiement
puisque l’acheteur prend possession des biens avant de payer ;
- De plus, en n'étant pas basé sur des documents, elle ne prévoit aucune garantie pour se
couvrir contre le non-paiement.

1.1.2. Le contre remboursement (Cash on delivery)

Cette technique consiste à ne livré que contre remise du paiement. Le transporteur final
assure donc, outre le transport, l'encaissement du prix de la marchandise. Il peut être effectué
par l'intermédiaire des sociétés de transport de bagages et de colis, de la poste, des transitaires
ou des transporteurs ou des compagnies aériennes.

Cette technique est très peut utiliser dans les opérations de commerce international et ne
peut pas l'être dans certains pays.

1.1.3. Le compte à l'étranger

Lorsque votre banque dispose d'une filiale ou d'une succursale dans le pays de
l'importateur vous avez la possibilité d'y ouvrir un compte. C'est technique très intéressante,
lorsque l'exportateur exporte couramment vers un pays et, surcroît, pour des sommes
importantes.

1.1.4. Les lettres de crédit Stand-by (Ligne de crédit)


1.1.4.1. Définition
Engagement de paiement irrévocable mais conditionnel donné par la banque émettrice
en faveur d’un bénéficiaire dans le cas où le donneur d’ordre n’aurait pas rempli ses
obligations (dans le cas présent obligations de paiement). Bien que basé sur le contrat, la
LCSB est indépendante du contrat et de la marchandise21

La lettre de garantie Stand-by fait partie des garanties internationales même si elle fait
référence aux RUU 500 (Règles et Usances Uniformes) relatives aux crédits documentaires.

Depuis 1999 la lettre de crédit stand-by (LCSB) peut être émise sous les «Règles et
pratiques internationales relatives au standby » (RPIS 98) ou « International Standby Practices
» (ISP98), les nouvelles règles relatives aux LCSB sont très adaptées pour les garanties de
paiement, leur usage devait s'intensifier dans les prochaines années même si pour l'instant les
banques sont relativement réticentes à utiliser les ISP 98.

21
LEGRAND G, HUBERT M, « Le petit export », Edition DUNOD, Paris 2009, p38.

19
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur

Les principales caractéristiques de la LCSB sont :


- Irrévocable et peut être confirmée ;
- Non cessible ;
- Mise en jeu uniquement par les documents prévus dans l'ouverture de la LCSB ;
- Exécutable à première demande du bénéficiaire, dans la limite de validité et
accompagnée
- Des documents requis ;
- Le montant limite à celui prévu au contrat. Tout paiement déjà effectué par le donneur
- D’ordre viendrait en déduction du montant payé par la banque garante (LCSB de
paiement).

1.1.4.2.Utilisation de la LCSB

Son usage peut s'envisager à l'export et à l'import, en effet :

 A l’import : la LCSB est une garantie d'indemnisation telle une garantie de marché. Elle
remplace les cautions et garanties internationales. Elle est émise sur ordre de l'exportateur
pour un pourcentage du contrat (05 % à 20%) selon sa fonction.

Mise en jeu il s’agit d'une garantie à première demande, ou d'une garantie documentaire,
la banque émettrice est tenue de payer payé contre présentation de certain documents soit une
simple demande de mise en jeu (garantie a première demande), soit d'un tirage du
bénéficiaire(Acheteur) sur la banque émettrice, accompagné d'un certificat émis par l'acheteur
indiquant que l'exportateur n’a pas rempli ses obligations.

 A l'export : la LCSB sert de garantie de paiement.

L'explorateur peut être le bénéficiaire d'une LCSB comme garantie de paiement dans le
cadre d'un courant d'affaires régulier au lieu de bénéficier de crédits documentaires successifs.
La LCSB peut venir compléter un encours garanti d'assurance-crédit insuffisant pour un
exportateur.

En cas de défaillance du débiteur (virement SWIFT non exécuté par exemple), la LCSB
constitue une technique de paiement par défaut (garde-fou financier au contrat). Si l'acheteur
ne paie pas, I‘ exportateur met en jeu la LCSB.

Pour les importateurs et les exportateurs

- C'est moins onéreux qu'un crédit documentaire sauf dans le cas où la LCSB est mise
en jeu, ce qui n'est pas sa vocation normale;
- Il y'a un risque de mise en jeu abusive limitée en raison du caractère documentaire qui
lui confère une valeur juridique. Ainsi le bénéficiaire d'une LCSB engage sa
responsabilité lorsqu'il fait un appel en garantie parce que le donneur d'ordre n'aurait
pas rempli ses obligations;
- Il faut rappeler au donneur d'ordre que la banque est tenue de payer sauf en cas de
fraude ou d'injonction d'un tribunal des référée.

20
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur

1.2.Technique de paiement documentaire


1.2.1. La remise documentaire : (l’encaissement documentaire)

La remise documentaire appelé communément « l’encaissement documentaire » est une


technique de règlement intermédiaire entre la procédure de paiement par encaissement simple
et par une lettre de crédit.
Ce moyen de paiement est plus utilisé et recommandé c’est les conditions suivantes
sont réunis :

- Il y a une confiance et de bonnes relations d'affaire entre les partenaires.


- L'exportateur a des fournisseurs dans le pays de son client (il se sert du règlement de
son client pour payer ses propres fournisseurs afin d'éviter le risque de change).
- La situation politique, économique et monétaire du pays de l'importateur est stable.
- L'importateur a la possibilité d'inspecter la marchandise avant de procéder
auRèglement.

1.2.1.1.Définition
L'encaissement documentaire ou la remise documentaire est une technique de règlement
par laquelle un exportateur mandate sa banque pour recueillir, par l'intermédiaire d'une autre
banque, le paiement ou l'acceptation par 1'acheteur au moment de la présentation des
documents afférents à la marchandise.22
Le terme «encaissement documentaire» peut signifier soit : Documents commerciaux
accompagnés de documents financiers, soit Documents commerciaux non accompagnés de
documents financiers.
Nous entendons par :

- Documents commerciaux documents relatifs au prix, au transport.


- Documents financiers tous les instruments de paiement, chèques, effets de commerce.

1.2.1.2.Formes de réalisation
La remdocse réalise suivant plusieurs formes, qui sont :
a. Document contre paiement : (documents againstpayment; D/P)
La banque présentatrice informe l'acheteur de la réception immédiate de la somme due,
b. Documents contre acceptation (documents againstacceptance; DIA)
La banque présentatrice informe l'acheteur de la réception des documents remet que s'il
donne l'acceptation de la ou des traites jointes à ces documents. La remise contre acceptation
peut être à vue ou avec un règlement différé.
c. Document contre acceptation et aval
Pour pallier le risque d'insolvabilité de l'importateur et disposer d'une garantie de
règlement, l'exportateur, en plus de l'acceptation des traites par son client, peut exiger un aval
de la banque de l'importateur sur ces traites.

22
LAZARY, op,citp40

21
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur

d. Document contre lettre d'engagement

Le paiement dans ce cas se caractérise par l'engagement du client à payer la somme due.
Cet engagement se matérialise par la rédaction d'une lettre d'engagement, Pour éviter toute
fausse interprétation de cette lettre d'engagement, il est recommandé d'exiger de la banque
remettante un modèle de texte de cette lettre, que la banque chargée de l'encaissement doit
soumettre pour acceptation par le tiré. Cette forme de réalisation n'est pas pratiquée par les
banques algériennes.

1.2.1.3.Mécanisme de la remise documentaire

L’opération de remise documentaire fait intervenir quatre parties :

- Le donneur d'ordre (ou remettant)

C’est le vendeur qui donne mandat à sa banque, Il rassemble les documents relatifs à
l'encaissement et les transmet à sa banque avec l'ordre d'encaissement.

- La banque remettante

Il s'agit de la banque du donneur d'ordre. Elle contrôle les documents remis par le
vendeur et les transmet à la banque correspondante étrangère chargée de l'encaissement selon
la lettre d'instructions du donneur d'ordre auprès de l’acheteur. La responsabilité de la banque
remettante se limite à la bonne exécution des instructions données. Elle n'assume aucun
engagement ni responsabilité dans l'hypothèse où les instructions qu'elle transmettrait ne
seraient pas suivies. Il en va de même en ce qui concerne les retards, les pertes en cours de
transmissions, la qualité des traductions, la qualité de la banque correspondante,... C'est ce
point fondamental qui distingue la remise documentaire du crédit documentaire Dans le cadre
du Credoc, il s'agit d'un réel engagement d'une banque qui se porte garante en cas de défaut de
paiement de l'acheteur.

- La banque présentatrice

C’est la banque à l'étranger chargée de l'encaissement qui effectue la présentation des


documents à l'acheteur et ne les remettra que si elle reçoit le règlement ou une traite,
conformément aux instructions reçues de la banque remettante.

- Le tiré

C’est celui à qui doit être faite la traite selon l'ordre d'encaissement. Il s'agit de
l'importateur. Le rôle de la banque remettante peut s'avérer inutile dans le cadre d'affaires
régulières. L'exportateur s'adressera directement à la banque présentatrice pour remettre les
Documents et la lettre d'instructions.

1.2.1.4.Les inconvénients de la remise documentaire : 23


- L’encaissement documentaire ne protège pas l’exportateur du risque de change car il
ne peut acheter des devises à l’ avance.
23
http://www.bmoinet.net/wp-content/uploads/2014/01/Remises-Documentaires-REMDOC.pdf

22
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur

- Il n y a aucun engagement des banques intervenantes. Les banques jouent seulement le


rôle d’intermédiaire et n’entrent aucunement dans le processus. C’est la raison pour
laquelle ce mode de paiement est moins sécurise que le crédit documentaire.
- L’acheteur ne pourra pas retirer la marchandise si des documents nécessaires au
dédouanement ou la remise de la marchandise par le transporteur (Bill of Lading en
cas de transport maritime) sont inclus dans la remise documentaire sans avoir
préalablement réglé à sa banque le montant de la remise documentaire.
- L’importateur n’a aucune garantie en terme de délais ni de conformité des
marchandises commandées, l’exportateur, quant a lui, subit un risque car il expédie ses
marchandise sans la réception d’un engagement inconditionnel de paiement. Ces deux
cas se rencontrent rarement étant donné que la remise documentaire s’effectue
généralement entre opérateurs de confiance.

1.2.1.5.Les avantages de la remise documentaire


- La remise documentaire est un moyen de paiement a l’international simple et
relativement peu coûteux
- La procédure est plus souple que le crédit documentaire sur le plan des documents et
des dates.
- L’importateur, par l’utilisation de la traite, peu entré en possession de la marchandise
avant que le paiement ait eu effectivement lieu. Il peut réaliser un bénéfice à la vente
et acquérir les fonds suffisants pour payer sa lettre de change. La remise documentaire
peut donc constituer un mode de financement.
- L’exportateur a une relative sécurisation de son paiement avec l’assurance que les
documents ne seront remis à l’acheteur que contre paiement ou acceptation d’un effet
de commerce.
- L’acheteur peut différer le paiement jusqu’à l’arrivée des marchandises voire après, si
les parties sont convenues d’un paiement tardif.24

1.2.1.6.Le coût de la remise documentaire


- Situé entre 0,1 à 1 % du montant de la vente,
- A la charge du vendeur, sauf stipulation contraire entre les parties.

1.2.2. Le crédit documentaire

Dans le cadre du commerce extérieur, la méfiance règne suite à l'éloignement des


partenaires, cela a nécessité la création d’un instrument de paiement spécifique appelé «crédit
documentaire», lettre de crédit (L/C) , pour satisfaire l'intérêt du vendeur- être payé- et celui
de l'acheteur- recevoir dans les qualités, les quantités et les délais contractuels, la marchandise
commandée, il permet d'apporter la sécurité de paiement recherchée par le vendeur et en
mêmes temps la sécurité de livraison pour l’acheteur.

Nous allons procéder à une analyse plus détaillée du crédit documentaire dans notre
prochain chapitre.

24
http://www.bmoinet.net/wp-content/uploads/2014/01/Remises-Documentaires-REMDOC.pdf

23
Chapitre I :Notion générale sur le commerce extérieur

Conclusion chapitre

A travers ce chapitre, nous pouvons conclure que les opérations à l’international


ne cessent d’évoluer notamment avec la libéralisation des échanges qui ont permis de
faciliterles transactions entre les opérateurs géographiquement éloignés.
La banque représente un lien entre les opérateurset offre des garanties bancaires au
profit de ces clients.Concernant l’importateur et l’exportateur, le choix de la technique et
moyen de paiement est trèsessentiel pour diminuer les risques transfrontaliers.

24
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
Introduction au chapitre

Les transactions commerciales entre les agents économiques qui résident dans des pays
différent posent des problèmes spécifiques amenant les banques à jouer un rôle important
dans le rapprochement des deux parties. Le role de ces banques est essentiel dans le sens ou
en plus des techniques de financement mise en place, elles œuvrent pour l’application et le
respect des règles et usances du commerce extérieur grâce à des opérations telles que la
remise documentaire, le crédit documentaire.

Les affaires internationales représentent une opportunité pour toutes les entreprises mais
aussi un risque pour les responsables qui ne maitrisent pas les techniques et les négociations
qui se traitent dans un environnement multiculturel. Le choix du mode de paiement doit
assurer au vendeur la sécurité du paiement tout en préservant l’attractivité commerciale de
l’offre.

Section 01 : Généralité sur le crédit documentaire

Le crédit documentaire est né de la pratique pour répondre essentiellement au besoin de


sécurité du vendeur et de l’acheteur dans les transactions internationales.

Le crédit documentaire, dans sa forme actuelle est né au XIXe siècle ave c le


développement du commerce international. Il trouve cependant sa source dans une
institution qui semble remonter à l’antiquité : la lettre de crédit. Il émit par un marchant ou un
banquier et adressée à un correspondant d’une ville voisine ou d’un pays étranger, dans le but
de prier ce dernier de mettre à la disposition du bénéficiaire les fonts dont il aurait
besoin et ce, à concurrence d’un certain montant donné. Le crédit documentaire n’a pris un
réel essor qu’au lendemain de la première guerre mondiale. Depuis 1945, il a connu un
nouveau regain de succès. Ce succès provient de la grande souplesse d’adaptation de
cet outil de crédit aux impératifs nouveaux du commerce international.25

1. Les documents utilisés dans le cadre du commerce international

L’utilisation des documents dans le commerce international est née de la méfiance entre
les partenaires qui trouve sont explication dans :

Leur méconnaissance réciproque et leur éloignement géographique, les différences en


matière de lois et de législations dans leurs pays respectifs, les différences culturelles et
linguistique et des monnaies entre les pays. C’est ainsi pour dissiper cette méfiance, il est
d’une importance capitale d’élaborer avec soin les documents commerciaux qui doivent
clarifier les obligations et les droits des contractants. Compte tenu de l’importance de ces
documents, nous représentons les plus fréquents d’entre aux.

25
LAHLOU-M, « Le crédit documentaire : un instrument de garantie et de financement du commerce
international », Edition ENAG, Alger 1999, P15

25
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
1.1.Les différents documents
1.1.1. Le document de prix

Ce sont notamment, les différents types de factures qui doivent mentionner :

 L’identité des contractants.


 L’adresse et le numéro d’inscription au registre de commerce.
 Le pays d’origine et de provenance des marchandises.
 La nature des marchandises ou des services fournis.
 Leur qualité, prix unitaire et le montant global.
 La monnaie de facturation et la monnaie de règlement.
 Date d’établissement de la facture et délais de livraison.
 Conditions de vente et de livraison.
 Autres informations jugées utiles par les deux parties. 26

Quant aux types de factures, on peut citer :

A. La Facture Pro Forma


C’est un devis établi sous forme de facture anticipant la facture définitive qui sera
établie avec la réalisation de l’opération commerciale. Elle permet généralement à l’acheteur
d’accomplir certaines démarches administratives qui nécessitent une opération d’importation.
Elle doit reprendre les caractéristiques de la marchandise : la qualité, le prix ainsi que les
modalités de paiement.

B. La Facture Commerciale(Définitive)
Elle est établie par le vendeur à fin de concrétisé toutes transactions. « En Algérie le
décret n°05-468 du 10 décembre 2005 fixe les conditions et les modalités d’établissement de
la facture, du bon de transfert, du bon de livraison et de la facture récapitulative »27

C. La Facture Consulaire
Ce document doit mentionner la description détaillée de la marchandise dans la langue
nationale du destinataire et suivant le tarif douanier de ce pays. Il doit également indiquer la
valeur, le poids brut et net, et certifier l’origine de la marchandise. Il doit ensuite être légalisé
par le consul du pays importateur.

1.1.2. Les documents de transport


Les marchandises expédiées d’un pays à un autre peuvent faire l’objet soit d’un
transport maritime, soit d’un transport aérien, ou enfin d’un transport terrestre (train, camion).
Les documents de transport constituent des éléments fondamentaux qui assurent la prise en
charge de la marchandise par le transporteur. L’entreprise de transport remet un document au
chargeur reconnaissant la prise en charge de la marchandise.

26
Dr Godih Djamel Torqui/Dr Lazreg Mohammed, les principes généraux afférents aux techniques bancaires,
édition les Dahlias-Kiffane, Tlemcen Algérie, 2021, p128
27
Dr Godih Djamel Torqui/Dr TefaliBenyounes, l’essentiel sur le risque de crédit et le financement bancaire de
l’entreprise, édition les Dahlias-Kiffane, Tlemcen Algérie, 2021, p55

26
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
A. Le transport maritime
 Connaissement maritime :

Prés de 90% des échanges internationaux des marchandises s’effectuent par le transport
maritime. A cet effet, c’est un document de valeur particulière, appelé « connaissement
maritime ». Le connaissement maritime « Bill of lading » est le plus ancien des documents de
transport. Il est délivré par le capitaine du navire qui reconnait avoir pris possession de la
marchandise ets’engage à l’acheminer jusqu’au port de débarquement.

Ce document possède la particularité d’être à la fois :


Un titre de propriété, récépissé d’expédition pour le chargeur et contrat de transport.
En égard à son importance, le connaissement maritime doit comporter certaines informations,
à savoir :
 Le nom du navire ;
 Le port d’embarquement ;
 Le port de déchargement ;
 Le nom de la compagnie de transport ou celui du capitaine du navire ;
 La description de la marchandise transportée ;
 Les conditions de transport (en portée, en col, en chambre froide...) ;
 Les conditions de paiement ;
 Le terme de vente (Incoterm) ;
 La date d’expédition ;
 La mention « clean on board »;
 La signature du capitaine du navire.

Il est à noter également qu’un connaissement peut comporter d’autres mentions


expressément demandées par l’importateur, telles que :
 Reçu pour embarquement : cette mention atteste la prise en charge de la marchandise
par la compagnie de transport et n’atteste pas son embarquement effectif
 Chargé à bord : cette mention atteste que la marchandise est effectivement chargée à
bord du navire
 Surcharge : ce connaissement comporte des réserves de la compagnie sur la qualité ou
l’état des marchandises chargée et entreposées sur un espace non couvert du navire
 Transbordement (autorisé/interdit) : le connaissement peut porter une mention
concernant l’autorisation ou l’interdiction du transbordement ; le chargement ou le
déchargement des marchandises d’un navire a un autre au cours du transport maritime

Le code maritime algérien met en évidence dans ses articles 748-769 les particularités
du connaissement. Le connaissement doit être daté et signé par le capitaine du navire et le
chargeur (article 748-757 du code maritime). Il stipule que le connaissement est un titre de
transport et titre représentatif des marchandises et devient effet de commerce lorsqu’il est
émis et où endossé au porteur ou à ordre : article 749 du code maritime et l’article 543 bis 8
du même code. Le connaissement au porteur permet à la personne qui le possède de disposer
de la marchandise. Il est transmissible par la voie de l’endossement à blanc : article 758 du
code maritime ; article 759 du code maritime, et les articles 396-402 du code de commerce.

27
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
Le connaissement à ordre est transmissible par voie d’endossement par la personne à l’ordre à
la quelle il a été émis : article 758-759 du code maritime et l’article 543 du code de commerce
algérien.28

B. Le transport aérien
 La lettre de transport aérien LTA

C’est un reçu d’expédition, normatif non susceptible de transmission par voie de


l’endossement. Il est émis à l’adresse du destinataire. Le port peut être payé au départ ou
payable à destinataire selon la condition de vente et la LTA doit l’indiquer. Pour retirer la
marchandise de l’aéroport, le propriétaire doit présenter un titre appelé « avis d’arrivée »
établi et envoyé par la compagnie aérienne au destinataire de la marchandise. Il s’ensuit que le
contrat de transport aérien est conclu entre le transporteur aérien, la compagnie aérienne, et le
chargeur, l’expéditeur ; lequel peut être soit le fournisseur, soit un mandataire, le
commissaire, soit le réceptionnaire. Il est matérialisé par la lettre de transport aérien LTA.

C. Le transport routier

La lettre de transport routier


C’est le document de transport par route. Il possède les mêmes caractéristiques que la
LTA. Le contrat de contrat de transport international de marchandises par route est régi
principalement par la convention de Genève dite convention CMR laquelle règle notamment :
les conditions de transport et la responsabilité du transporteur. L’Algérie a adhéré à cette
convention le 16 mai 1963.

1.1.3. Les documents d’assurance


L’assurance est une convention par laquelle les assureurs s’engagent, moyennant
paiement d’une prime par le /les assuré(s) ; à indemniser celui-ci ou le(s) porteur(s) de
mandat(s) au ca sou un dommage est subi suite à un événement fortuit appelé risque et qui est
couvert au terme du dit accord.

1.1.3.1.Les différents types d’assurance


Il existe deux types essentiels d’assurance à savoir :

 La police flottante ou police d’abonnement qui signifie que la marchandise n’est pas
déterminée. La police flottante est un contrat d’une durée de 6 mois à un an en
général. Elle couvre toutes les expéditions des marchandises en provenance de
l’étranger pour le compte de l’importateur. A chaque expédition, la compagnie
d’assurance délivre au client un document justificatif (le certificat d’assurance).
 La police au voyage qui couvre les marchandises provenant de l’étranger (sur un trajet
bien déterminé) contre certains risques. C’est l’asurance au cas par cas.

28
Dr Godih Djamel Torqui/Dr TefaliBenyounes, Op.cit., p 56

28
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
1.1.3.2.Les assurances en Algérie
Il s’agit : de l’assurance transport terrestre de marchandises, de l’assurance transport
maritimes des marchandises, de l’assurance transport aérien des marchandises. En Algérie,
l’ordonnance n°95-07 du 25 janvier 1995 relative aux assurances a abrogé la loi n°80-07 du 9
aout 1980 relative aux assurances. Elle a été modifiée et complétée par la loi n°06-04 du 20
février 2006, la loi n°06-24 du 26 décembre2006 portant la loi de finances pour 2007 ;
l’ordonnance n°08-02 du 24 juillet 2008 portant loi de finances complémentaire pour 2008 et
l’ordonnance n°10-01 du 26 aout 2010 portant loi de finances complémentaire pour 2010.
Actuellement, en Algérie, les importateurs algériens doivent assurer les marchandises qu’ils
importent auprès d’une compagnie d’assurance algérienne.29

1.1.4. Les documents annexes


En plus de documents présentés précédemment, d’autres pièces peuvent être exigées.
Elles concernent essentiellement la qualité et la nature de la marchandise.

 Les documents douaniers : ces documents concernent les déclarations en douane,


faites sur des imprimés spécifiques, qui sont visés par l’administration douanière que
ce soit à l’import ou à l’export en certifiant que la marchandise a été expédiée dans les
conditions convenues.
 Listes de colisage et de poids : elles fournissent des indications concernant les
différentes caractéristiques des colis constituants l’expédition, notamment du nombre
de colis, le contenu de chaque colis, le poids.
 Le certificat de provenance : c’est un document établis dans le seul cas ou les
marchandises doivent transiter par un pays tiers. Il atteste la provenance réelle des
marchandises.
 Le certificat d’origine : c’est un document établi par l’administration des douanes,
par une chambre de commerce ou par des experts convenus entre les parties, en vue
d’attester le pays d’origine des marchandises, c’est-à-dire le pays ou elles ont été
produites.
 Le certificat sanitaire : il atteste du caractère sain des marchandises d’origine
animale. Il est établi par un vétérinaire ou par un organisme sanitaire officiel.
 Le certificat phytosanitaire : ce document garantit la bonne santé des produits
d’origine végétale importé pour la consommation ou la culture dans le domaine
agricole. Il est établi par un organisme médical spécial.
 Le certificat d’analyse ou de qualité : ce document certifie la qualité ou la
composition d’un produit. Il est établi par un laboratoire ou par un expert,
essentiellement utilisé pour les métaux précieux et les produits cosmétiques.

1.2. la domiciliation bancaire


La domiciliation bancaire consiste à choisir pour un dossier d’importation ou
d’exportation de services ou de marchandises une banque agréée laquelle se chargera de sa
réalisation du début jusqu'à la fin.

29
Dr Godih Djamel Torqui/Dr TefaliBenyounes, Op.cit., p58

29
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
Aux termes des articles 29 à 74 du règlement n°07-01 du 3 février 2007 relatifs aux
règles applicable aux transactions courantes avec l’étranger et aux comptes devises et
conformément à l’article 30 du règlement, la domiciliation consiste en l’ouverture d’un
dossier qui donne lieux à l’attribution d’un numéro de domiciliation par l’intermédiaire agréé
domiciliataire de l’opération commerciale. Ce dossier doit contenir l’ensemble des
documents relatifs à l’opération commerciale. Par ailleurs, l’opérateur choisit l’intermédiaire
agréé auprès duquel il s’engage effectué toutes les procédures et formalités bancaires liées à
l’opération. Ainsi, la domiciliation est préalable à tout transfert/rapatriement de fonds,
engagement et/ou dédouanement.30

Le numéro de domiciliation est réparti sur 8 cases :

A B C D E F G H

Case A: Wilaya : deux chiffres correspondants au lieu d'implantation géographique de


l'agence bancaire ;
Case B: Agrément deux chiffres correspondant au code agrément de la banque ;
Case C : Guichet : deux chiffres correspondant au code attribué par la banque d'Algérie au
siège domiciliataire ;
Case D : Année : quatre chiffres correspondants à l'année ;
Case E : trimestre : un chiffre relatif au trimestre concerné ;
Case F : Nature : deux chiffres correspondant à la nature de contrat ;
Case G : Numéro d'ordre : Cinque chiffre indiquant le numéro d'ordre chronologique des
dossiers ouverts durant un trimestre selon qu'il s'agisse de court terme ou de long terme ;
Case H : Devise : trois lettres selon le code IZO.

1.2.1. conditions préalable à la domiciliation


Avant de procéder à toute opération de domiciliation, il y a lieu de vérifier que :
- L’importateur possède une autorisation d’importation pour certains produits ;
- L’objet de l’importation à un rapport avec l’activité de l’importateur ;
- L’importateur n’est frappé d’aucune mesure d’interdiction ;
- Les engagements financiers au titre de l’opération sont couvert soit par des provisions
constituées, soit par des autorisations de crédit ;
- Le pays d’origine à des relations commerciales avec l’Algérie ;
- La surface financière et les garanties de solvabilités que le client présente ;
- La capacité du client à mener l’opération dans les meilleures conditions et
conformément aux règles internationales ;
- La régularité de l’opération au regard de la réglementation.

1.2.2. Gestion et suivi du dossier de domiciliation


La période de gestion du dossier de domiciliation import se situe entre la date
d’ouverture et la date d’apurement du dossier. Durant cette période, l’agence opère un suivi et

30
DrGodihDjamelTorqui/DrLazreg Mohammed, op.cit, p136

30
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
intervient, en cas de besoin, auprès de son client pour un complément d’informations ou pour
réclamer des documents éventuellement manquant du dossier.
Cette vérification se fait suivant les délais prévus par la fiche de contrôle (de 6 mois,
8mois, 9mois à 10mois après la date d’ouverture). Si le client fait parvenir à l’agence une
copie du document douanier (exemplaire déclarant D10) et que celle-ci ne reçoit pas
l’exemplaire banque, elle doit adresser un courrier à l’inspecteur des douanes pour le
réclamer.

1.2.3. Apurement de la domiciliation


Au sens des dispositions de l’article 39, du règlement paru dans le journal officiel
algérien N°31 du 13 mai 2007 relatif aux règles applicable aux transactions courantes avec
l’étranger et aux comptes devises, l’apurement du dossier de commerce extérieur consiste,
pour l’intermédiaire agréé, à s’assurer de la régularité et la conformité de la réalisation des
contrats commerciaux et du bon déroulement des flux financiers auxquels ils donnent lieu au
regard de la réglementation des changes en vigueur. 31
Pour ce faire, les documents suivants sont pris en considération :
 La facture définitive ;
 Les documents douaniers D10 ;
 La formule de règlement F4.

Selon le niveau de cohérence entre ces documents, le banquier classe le dossier soit :
 Dossier apuré : lorsque l’opération se réalise comme convenu c'est-à-dire qu’il y a
réunion des documents suscités et concordance des montants (celui de la formule F4,
celui du document douanier D10 et celui de la facture commerciale) ;
 Dossier en insuffisance de règlement : si le montant de la formule de règlement est
inférieur à celui du document douanier ;
 Dossier en excédent de règlement : si le montant de la formule de règlement est
supérieur à celui du document douanier ;
 Dossier annulé : il s’agit de dossier qui ne comporte ni règlement F4, ni justificatif
douanier D10. Il contient, dans la plus part des cas, une demande d’annulation du
client.

2. Le crédit documentaire
Dans le cadre de la couverture du risque de non paiement, il existe une technique de
paiement à l’international, en l’occurrence le crédit documentaire (Credoc). Ce moyen de
paiement est surtout un moyen de garantie. En effet, le crédit documentaire est la promesse
donnée par la banque de l’acheteur (la banque émettrice) de payer la banque du vendeur (la
banque notificatrice), si ce dernier prouve qu’il a rempli ses obligations. Ainsi, depuis plus
d’un demi-siècle, il garantit aux exportateurs et aux importateurs la bonne fin de leurs
transactions commerciales. Complexe, couteux, mais sur, il prête à de multiples montages
financiers, et est réalisable par :

31
DrGodihDjamelTorqui/DrLazreg Mohammed, op.cit, p138

31
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
- Paiement à vue ;
- Acceptation ;
- Négociation ;
- Paiement différé.

De toutes les techniques bancaires utilisables par les exportateurs, pour obtenir le
règlement de leurs opérations, le crédit documentaire est celle qui offre le maximum de
sécurité. Ce crédit est réalisé selon diverses modalités.

Schéma N°01 :Le rôle des intervenants du crédit documentaire

Vendeur Acheteur=
1
bénéficiaire donneur d’ordre

4 2

Banque Banque émettrice


notificatrice ou 3 (souvent banque de
confirment l’acheteur)

(1)Contrat commercial ;

(2) Demande d’ouverture d’un crédit documentaire ;

(3) Emission du crédit documentaire ;

(4) Notification du crédit Documentaire avec ou Sans confirmation.

Source : réaliser par nous même

2.1. La réalisation du crédit documentaire


2.1.1. Credoc réalisable par paiement à vue
Il est utilisé lorsque l’exportateur entend être payé « comptant », c'est-à-dire dés remise
au banquier des documents exigés par l’acheteur et préciser dans la lettre d’ouverture de
crédit documentaire (OCD).

Cette modalité de paiement donne lieu de la part du banquier de l’acheteur étranger


(banque émettrice) à une ouverture du crédit documentaire, en faveur de l’exportateur
(banquier de l’exportateur). Ce crédit est stipulé payable au vendeur, contre remise des
documents rémunérés, dans la lettre d’ouverture de crédit.

32
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
Aussi, pour donner toute sécurité à l’exportateur, le crédit doit être irrévocable de la part
de la banque émettrice, et confirmé par la banque du vendeur. L’exportateur obtient, ainsi, un
engagement ferme de cette dernière banque, et il est assuré d’être réglé, pourvu qu’il soit en
mesure de présenter à la banque, avant l’expiration de la validité du crédit, les documents
conformes aux exigences du crédit documentaire. Le crédit irrévocable, notifié, comporte,
certes, un engagement ferme de la banque émettrice, mais ne comporte aucun engagement de
la part du correspondant bancaire qui le notifie. Si le banquier notificateur s’engage
personnellement à effectuer le règlement, le crédit est dit « confirmé ».
Pratiquement, dans le cas d’un crédit documentaire réalisable par paiement, les
opérations se déroulent le plus souvent selon le processus suivant :
- L’exportateur reçoit, généralement, de sa banque, une lettre de notification, ou de
confirmation du crédit documentaire prévoyant que ce crédit est réalisable par
paiement à vue.
- Lorsque l’exportateur a procédé à l’exportation des marchandises, il doit présenter
sans retard et dans le délai de validité imposé, les documents énumérés dans la lettre
de notification ou de confirmation à sa banque ou à la banque qui a notifié ou
confirmé le crédit.
- La banque concerné vérifie la conformité des documents avec les stipulations de la
lettre de crédit et règle l’exportateur, si le crédit est payable à ses caisses.32

2.1.2. Credoc réalisable par acceptation ou par négociation de tirages


Dans le cas ou le vendeur est disposé à consentir à son client étranger des délais de
paiement, mais veut à la fois se couvrir contre les risques qui en résultent et matérialiser sa
créance, sous la forme d’in effet mobilisable, il peut demander l’ouverture à son profit,
généralement, à sa banque, d’un crédit réalisable par acceptation.
Un tel crédit documentaire comporte un engagement pris par le banquier du client
étranger envers l’exportateur, il est notifié à ce dernier par sa banque, ou le correspondant
bancaire.
Il s’agit, de ce fait, d’un engagement d’accepter les traites documentaires qui seront
tirées par l’exportateur, en représentation de sa créance, et pour la durée du délai de paiement
accordé à l’acheteur étranger. Cette forme de crédit documentaire donne, donc, à l’exportateur
la certitude que les traites, qu’il tirera, dés l’expédition des marchandises, soit sur la banque
de l’acheteur, soit (le plus souvent en pratique) sur le banquier correspondant de la banque de
l’acheteur, seront acceptées par la banque considérée, contre remise, avant la date limite
prévue, des document stipulés par le crédit. Le vendeur, en possession d’une acceptation de
banque, pourra, alors, facilement faire escompter sa créance chez une banque de son choix ou
bien la mobiliser.
Dans le cas d’un crédit documentaire dont la réalisation est prévue par négociation
auprès du correspondant, les traites créées par le bénéficiaire sont négociées par ce
correspondant, dés la remise des documents d’expédition spécifiés dans le crédit.
Pratiquement, les opérations se déroulent, le plus souvent, selon le processus suivant :

32
DrGodihDjamelTorqui/DrLazreg Mohammed, op.cit, p139

33
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
- L’exportateur recoit du correspondant (généralement sa banque) du banquier de client
importateur, une lettre de notification du crédit documentaire prévoyant les conditions
de réalisation de ce crédit (acceptation ou négociation).
- Lorsque l’expédition des marchandises a été faite et que l’exportateur a réuni tous les
documents nécessaires pour la réalisation du crédit, il doit les présenter sans retard, et
dans le délai de validité du crédit, à la banque notificatrice, accompagnés d’une traite.
Cette dernière est tirée, non pas sur l’acheteur étranger, mais selon l’usage le plus
fréquemment sur le correspondant (banque du vendeur), ou sur celle qui a notifié
l’ouverture du crédit.
- Après examen de la conformité des documents le correspondant accepte la traite et la
négocie, lorsque le crédit ouvert est réalisable par négociation. Dans le cas contraire,
l’exportateur peut remettre cette traite à l’escompte auprès d’une autre banque.33

2.1.3. Credoc réalisable par paiement différé :


Le paiement différé est un nouveau mode de réalisation des crédits documentaires qui a
été officialisé par la révision de 1983 des règles et usances relatives au crédit documentaire.
Le crédit par paiement différé est destiné à régler une vente à terme. L’article 10 des
régles et usances dispose que : la banque émettrice est tenue, en cas de paiement différé, de
payé, ou d’effectuer le paiement à la date ou aux dates déterminable, conformément aux
stipulations du crédit. Il existe, cependant, une différence importante entre le crédit par
acceptation, et le crédit par paiement différé.
Dans la procédure d’acceptation, l’exportateur reçoit une traite acceptée, en échange de
ses documents.
Dans le paiement différé, l’exportateur ne reçoit qu’une promesse de paiement à
l’échéance convenue.

2.2.L’ouverture du crédit documentaire


2.2.1. Les conditions d’ouverture d’un crédit documentaire
Une facture pro forma, ou un contrat commercial demandant l’émission d’un Credoc
doivent, absolument, comporter les indications suivantes :
- Règlement par crédit documentaire : irrévocable, irrévocable et confirmé ;
- Ouvert chez… ;
- Instruction de confirmation… ;
- Bénéficiaire ;
- Mode de réalisation ;
- Validité ;
- Marchandises ;
- Expédition, destination, date limite d’expédition,
- Documents demandés.

33
DrGodihDjamelTorqui/DrLazreg Mohammed, op.cit, p140

34
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
2.2.2. Les instructions spéciales
Certaines instructions peuvent être portée sur l’ouverture d’un crédit documentaire,
concernant notamment :
- Le chapitre des frais bancaires ;
- Le remboursement par télex ne doit pas être interdit et le Credoc doit mentionner une
banque de remboursement ;
- Si le Credoc réclame un certificat d’inspection, avant expédition par un organisme
spécialisé, il devra être clairement indiqué dans le crédit que les frais de cet organisme
sont à la charge de l’acheteur.

2.3.La nature juridique du crédit documentaire


Un élément juridique apparait dans l’émission d’un crédit documentaire : il s’agit de la
nature de l’engagement des banques. En ce ses, que le crédit peut être irrévocable ou
irrévocable et confirmé.

2.3.1. Le crédit documentaire révocable


Un crédit documentaire révocable peut être à tout moment amendé ou annulé par la
banque émettrice sans avertissement préalable tant que les documents ne sont pas présentés.
Ce type de crédit est très rarement utilisé, car il n’apporte aucune sécurité pour le vendeur.

Schéma N°02 : Le crédit documentaire révocable

Acheteur (donneur Vendeur


7
d’ordre)
(Bénéficiaire)

6 3 4
1

Banque émettrice 2 Banque notificatrice

(1) Ordre d’ouverture à la banque émettrice et paiement ;


(2) Emission de Credoc par la banque émettrice à la banque notificatrice ;
(3) Notification du Credoc par la banque notificatrice au bénéficiaire ;
(4) Remise des documents contre paiement ;
(5) Transmission des documents de la banque notificatrice à la banque émettrice ;
(6) Remise des documents de la banque émettrice à l’acheteur;
(7) Envoi de lamarchandise.

Source : réaliser par nous-mêmes


35
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
2.3.2. Le Credoc irrévocable

Dans ce cas, le banquier émetteur (donneur d’ordre) s’engage irrévocablement à


effectuer le règlement à l’exportateur pourvu que celui-ci présente dans les délais fixés les
documents conformes à ceux qui sont énumérés dans l’ouverture du crédit. Il s’engage, en
outre à ne pas annuler ou modifier le crédit, sans avoir obtenu l’accord de toutes les parties
intéressées.

Schéma N°03: Présentation schématique du crédit documentaire irrévocable

Acheteur (donneur Vendeur


1 (bénéficiaire)
d’ordre)

4
2

Banque émettrice Banque notificatrice


3

(1)Contrat commercial
(2) Avis sans Engagement
(3)Engagement ferme
(4)Avis sans Engagement
Source : réaliser par nous-mêmes

2.3.3. Le Credoc irrévocable et confirmé :

Le crédit documentaire irrévocable peut être confirmé ou non. En effet, cette notion de
confirmation concerne, uniquement le second banquier (banquier correspondant) mandaté par
le premier. Le second banquier peut être invité par son donneur d’ordre à superposer son
propre engagement à l’engagement du premier. Il peut, évidemment, refuser de prendre ce
risque. S’il y consent, l’exportateur bénéficie, de ce fait, d’un double engagement bancaire.

36
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
Schéma N°04: Présentation schématique du crédit documentaire irrévocable et confirmé

Acheteur (donneur Vendeur (bénéficiaire)


d’ordre) 1

2 4

Banque émettrice Banque notificatrice


3

(1) Contrat commercial


(2) Avis sans Engagement de a part
(3) Engagement ferme
(4)Avis sans Engagement de a part
Source : réaliser par nous-mêmes

2.4.les conditions de réalisation d’un crédit documentaire


Le Credoc est réalisable contre remise des documents conformes à ses termes et
conditions. Un grand soin doit, donc, être apporté à leurs rédactions, ou à leurs examens avant
présentation en banque. L’entreprise bénéficiaire d’un Credoc doit, tout particulièrement,
veiller à la rédaction des documents.

2.4.1. le délai de présentation


Selon les règles et usances relative au Credoc, les documents doivent être présentés dans
les 21 jours, suivant expédition (sauf stipulation contraire), bien entendu au plus tard à la date
d’expiration du crédit. La date d’expédition est stipulée, selon le document de transport, dans
chacun des articles 23 à 29 des RUU (Règles et usances relatives au crédit documentaire). Si
aucun document de transport n’est exigé, le délai de présentation des documents n’est pas
limité.

2.4.2. L’examen des documents par le banquier négociateur :

L’examen des documents par le banquier négociateur à pour caractère d’être formaliste.
Ainsi, le banquier ne doit s’assurer que de la régularité apparente des documents, sans se
préoccuper de leurs fond, c’est-a-dire, sans chercher à savoir si ces documents qui doivent
être conformes aux stipulations de l’ouverture de crédit sont, également, conforme au contrat
commercial entre le vendeur et l’acheteur.

37
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
2.4.3. Les documents sont reconnus réguliers et conformes aux stipulations du crédit

Si les documents sont réguliers et conforme aux stipulations du crédit, notamment s’ils
sont remis dans les délais convenus, le banquier négociateur est, tenu, en principe, de les
lever, et de réaliser le crédit.

2.4.4. Les documents sont irréguliers et non conformes aux stipulations du crédit :

Il possible, tout d’abord, que les documents irréguliers puissent faire l’objet de
rectification, ou que puissent leurs être substitués, en temps voulu, des documents réguliers.
Il est ainsi par exemple, lorsque le bénéficiaire a omis d’endosser un connaissement,
d’annuler un timbre, ou lorsque le banquier relève une erreur commise dans l’établissement
de la facture.
Le banquier du bénéficiaire doit, en l’occurrence, avertir le vendeur et lui demander de
notifier le document, ou de remplacer par un document régulier. Si le vendeur présente des
documents irréguliers, plusieurs jours avant l’expiration de l’ouverture du crédit, il bénéficie
des jours restant à courir, avant cette expiration pour rectifier les irrégularités. Si les
documents ne peuvent être régularisés dans les délais voulus, le banquier doit choisir entre
quatre solutions : surseoir à la réalisation du crédit et interroger le banquier ordonnateur,
effectuer la réalisation du crédit sous « réserve », effectuer la réalisation du crédit contre
remise d’une lettre de garantie ou prendre les documents ou les tirages à l’encaissement.

38
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
Section 02 : procédé SWIFT

SWIFT est le sigle d’une société coopérative de droit belge à but non lucratif créée le 3
mai par 1973 par 239 banques américaines, canadiennes et européennes dont le siège social
est à Bruxelles. Les actionnaires sont les adhérents au réseau. SWIFT comprenait au début de
l’année 1984 plus de 1100 membres et son réseau s’entendait à 53 pays.
Cette société a pour objectif d’améliorer les paiements financiers internationaux en
introduisant une plus grande normalisation dans les relations bancaires et en permettant la
mécanisation et le traitement des opérations par des systèmes informatiques. Elle est
opérationnelle depuis le 9 mai 1977.

1. La description technique
SWIFT n’est pas en lui même un moyen de paiement. C’est un réseau de
télétransmission privé, loué aux administrations qui ont le monopole des télécommunications,
géré par ordinateur et dont l’usage est réservé aux banques membres de la société qui en
assure la gestion. Le réseau SWIFT est basé sur la communication de messages qui interdit à
deux correspondants de dialoguer en direct.
Ce réseau permet l’acheminent des messages et des ordres de transfert de la clientèle
que les banques avaient l’habitude de se transmettre par télex, câble ou courrier.
Le réseau comprend quatre ordinateurs localisés à Bruxelles, Amsterdam et Culpeper,
dénommés « centres de commutation » ces ordinateurs communiquent entre eux. Pour
accroître la sécurité des transactions, chaque liaison est doublée. Une cinquantaine
d’ordinateurs de taille plus modeste, répartis à raison de un par pays, servent de
« concentrateurs nationaux ». Ils sont reliés à l’un ou l’autre des centres de communication de
la manière indiquée au schéma4. Près de 1100 petits ordinateurs, à raison de un par banque
participante, servent à la surveillance des terminaux installés dans les différentes banques,
plus 10000 terminaux dispersées dans les différentes banques participant à SWIFT complètent
le dispositif.
L’acheminement d’un message comporte quatre phases, dans un premier temps, le
message est confectionné sur un terminal par une opératrice qui le place dans une file
d’attente. Cette opératrice travaille sur un écran pré-formaté selon le type de message et les
normes SWIFT.
Le message est, dans un deuxième temps, contrôlé par un vérificateur qui peut seul,
après vérification, mettre le message sur une file de départ. Dès que le message est placé en
file de départ, l’ordinateur situé dans la banque émettrice vérifié les normes imposées par le
système SWIFT et transmet le message au centre de communication par l’intermédiaire du
concentrateur national.
Le message, stocké au centre de communication dans l’attente de la recherche du
destinataire, est délivré dès que l’identification de ce destinataire est réalisée.
Les messages émis par les banques et reçu par les ordinateurs centraux sont retransmis à
leurs destinataires sans intervention humaine et selon des ordres de priorité déterminés a priori
ou choisis par l’émetteur.
De nombreuses opérations peuvent être effectuées par le réseau SWIFT. Dès mars 1978,
les transferts de la clientèle et les transferts de banque à banque étaient achemines

39
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
quotidiennement et pratiqué par la totalité des banques adhérentes au réseau SWIFT. En 1981,
les opérations de portefeuille et les confirmations de transaction internationales (opérations d
change, de prêts, emprunts, etc. …) pouvaient être réalisées. Les autres opérations
susceptibles d’être effectuées sont les encaissements documentaires, les ouvertures de crédit
documentaire, les ordres et confirmations d’achat et de vente de titres et tout un ensemble de
messages concernant les avis de débit, de crédit et les relevés de compte.
L’entendue du réseau SWIFT n’a cessé de s’accroître depuis 1977 comme en témoigne
le tableau 1.
En 1979, la Belgique, le Canada , le Danemark, la Finlande, la France, la Grande-
Bretagne, l’Italie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, la Suède, la Suisse , les Etats—
Unis, l’Espagne, l’Australie et certains pays de l’Asie du sud-est, étaient connectés à SWIFT .
L’Amérique latine et l’Extrême-Orient sont reliés depuis 1980 au centre de commutation de
Culpeper. La liaison avec le japon est établie depuis mars 1981. En 1982, il est devenu
possible de communiquer avec le Mexique, le Chili, l’Uruguay, l’Argentine et le Venezuela.
Dans chaque pays, le nombre de banques adhérentes ne cesse de s’accroître. SWIFT est
particulièrement dense en Italie, en République fédérale d’Allemagne, en Grande Bretagne,
aux Pays-Bas, aux Etats-Unis et connaît un développement rapide au Japon. A la de l’année
1983, 82 banques françaises étaient connectées. Aujourd’hui, pratiquement toutes les banques
françaises ayant une activité internationale sont reliées à SWIFT. 34

TableauN°02: Quelques données chiffrées relatives à SWIFT


1978 1979 1980 1981 1982 1983 1984 2021
Pays membres 21 24 29 35 39 44 53 60
Pays connectés 15 16 17 21 26 32 37 43
Banques membres 519 586 683 768 900 1 017 1104 1211
Dont banques français 48 49 50 52 59 64 69 76

Banques connectées 505 619 659 748 917 1 239 1440 1639

Dont banques français 46 55 57 60 68 72 82 90


Source : Ouvragetechniques financiéres internationales, yvessimon, 5emeedition ECONOMICA, 1993

2. Les modalités de fonctionnement pour l’entreprise


Le mécanisme est le même que celui des virements bancaires internationaux demandés
par le trésorier d’entreprise à sa banque par courrier ou télex. Les modalités de
fonctionnement sont simples.
- Le trésorier de l’entreprise doit s’assurer que sa banque est reliée au réseau SWIFT.
-La rédaction de l’ordre de virement est identique à celle d’un virement bancaire international.
Pour un ordre ayant une priorité normale, le virement est acheminé par le réseau SWIFT à
destination du banquier de l’exportateur étranger, s’il est relié au système, ou d’un
correspondant sur la place, s’il ne l’est pas. Cet ordre est en possession du banquier de
l’exportateur étranger dans les 20 minutes qui suivent son départ du banquier de
l’importateur. Pour virement urgent, la durée est réduite à quelques minutes.35

34
YVES SIMON, Techniques Financiéres Internationales, ,5emeedition ECONOMICA, 1993,p510
35
Ibid, p 514

40
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
3. Les avantages de SWIFT

Le procédé SWIFT présente quatre avantages, il est sûr, il est rapide.


-Il est peu coûteux, il est fiable.
« La sécurité est le premier des avantages que procure le système de communication SWIFT »
En effet :
- les moyens de traitement de l’information qui interviennent aux différents niveaux du
réseau sont équipés de programmes sophistiqués de détection et de correction des
erreurs ;
- les messages échanges entre les concentrateurs et les centres de traitement sont cryptés
par ordinateur, le réseau est ainsi protégé contre les écoutes pirates ;
- une clé permet de vérifier l’identité de l’émetteur du message ;
- la normalisation des messages supprime les risques- non négligeables- de mauvaise
compréhension
- La rapidité est les deuxièmes avantages de système SWIFT. Le temps de transmission
d’un message est très inférieur au délai d’acheminement d’un courrier postal. Et si la
communication par télex sont parfois plus rapides, elles sot onéreuses et réservés aux
affaires urgentes ou d’un montant important.
- Au contraire, et c’est là son troisième avantage le message SWIFT a un coût réduit. Il
peut toujours être utilisé, pour autant que le destinataire soit relié au réseau ».
- La fiabilité est la dernière qualité du réseau SWIFT. En raison de sa vocation, les
utilisations doivent en avoir la disposition 24Heures sur 24 et 7jours sur 7. Cet objectif
est largement réalisé, puisque le taux de disponibilité effective est sensiblement égal à
99,5 %.
Seul inconvénient du procédé SWIFT : il n’est délivré aucun accusé de réception. Ceci
implique que le contrôle de la bonne transmission ne peut se faire qu’au travers du contrôle de
l’opération elle-même. 36

36
techniquesfinanciéres internationales, yvessimon, 5emeedition ECONOMICA, 1993, p

41
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
Section 03 : les risques et les garanties liées au commerce extérieur

Les risques nés des opérations de commerce international peuvent comprendre des
risques économiques, des risques politiques, des risques commerciaux, des risques de change
et d’autres risques comme les risques culturels et environnementaux. Au final, la gestion des
risques du commerce international est le facteur principal qui détermine la documentation et
les méthodes de paiement utilisées par l’importateur et l’exportateur.
Afin de faire face aux multiples risques qui peuvent découler, la solution la plus
sécurisante pour l’acheteur et la moins contraignante et la moins coûteuse pour le vendeur,
c’est « les garanties bancaires à l’international » qui permettent de sécuriser les acheteurs
quant à la bonne exécution, par les exportateurs de leurs engagements contractuels.

1.les risques liés au commerce international


Le risque désigne « l’incertitude qui pèse sur les résultats et les pertes susceptibles de
souvenir lorsque, les évolutions de l’environnement sont adverse » il est défini aussi comme
étant un danger éventuel plus au moins prévisible.
Les échanges internationaux sont soumis de nombreuse incertitude où l’importateur et
l’exportateur sont confrontés à de nombreux risques dans la gestion de leurs opérations du
commerce international. Parmi ces risques, on distingue :

1.1.Risque selon la nature


1.1.1. Le risque de change
Le risque de change peut se définir comme étant le risque de perte encouru par
l’entreprise suite aux variations défavorables des cours de change auxquelles sont exposées
les agents effectuant des échanges en devises étrangères on distingue deux types de risque de
change :
- Un risque de dépréciation de la monnaie de paiement pour l’exportateur.
- Un risque d’une appréciation de la monnaie de paiement pour l’importateur.37

1.1.2. Le risque commercial


Ce risque provient de l’insolvabilité de l’acheteur et résulte soit de sa dètriorisation
financier soit de son refus d’honorer ses engagement, donc la gestion des risques joue un rôle
très important pour l’entreprise car plus l’entreprise est petite, plus cette nécessité devient
importante, il résulte :
- L’insolvabilité du débiteur qui ne peut plus faire face à ses engagements ;
- Carence du débiteur qui est constatée jusque (6mois) se sont écoulés à compter de la
date d’échéance sans qu’un règlement ne soit intervenu.

1.1.3. Le risque politique


Le risque politique fait référence à tous les événements locaux, qu’ils soient d’ordre
social ou politique qui peuvent perturber ou empêcher la bonne exécution des engagements
des parties et des échanges internationaux, ces événements peuvent être des guerres, des

37
Dr Godih Djamel Torqui/Dr TefaliBenyounes, Op.cit., p61

42
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
révolutions, des grèves ou des décisions d’ordre politique administratif, national ou
international 38
Le risque pays représente un empêchement remarquable sur les importations telles que
l’importation de blé en Algérie qu’on a traité dans notre cas pratique.

1.1.4. Le risque technique


Le risque technique lie au type de crédit accordés ou à la méthode utilisé par le montage
de financement particulier, il est en effet, évident que tous les types de crédits ne présentent
pas le même niveau de risque.39

1.1.5. Le risque économique


Ce risque est situé pendant la période de fabrication qui concerne le risque lié aux
structures économique du pays où se réalise l’opération d’exportation, c’est en effet le risque
de hausse des prix interne aux pays de fournisseur. Cette hausse des prix est supportée par le
vendeur dans le cas ou le contrat aurait été conclu selon la formule de prix fermes et non
révisables.
1.2.Les risques selon le moment où il se présente
1.2.1. Le risque documentaire
Le risque documentaire proviennent de la différence entre les mentions portées sur les
documents et la marchandise réellement expédiée (mauvaise qualité des produits, tricherie sur
la marchandise, erreur dans le document). En cas de doute au moment de la vérification des
documents, le banquier du bénéficiaire doit interroger l’acheteur afin d’obtenir son accords
concernant l’irrégularité dans les documents. 40

1.2.2. Le risque de fabrications


C’est le risque auquel est exposé l’exportateur est celui d’une interruption de marché
laissant à sa charge les frais qu’il a déjà engagé pour l’exécution de son contrat le risque
concerne la période allant de la date de conclusion de contrat à celle de livraison.

1.2.3. Le risque de crédit


Ce risque intervient lorsque la livraison a été effectuée, le non paiement des échéances
constitue le risque de crédit lorsque les obligations prévues au contrat ont été respecté par
l’exportateur.

1.2.4. Le risque de non livraison


La marchandise peut être vole ou abimé lors de l’acheminement par le fournisseur,
comme elle peut être envoyée à un autre climat en cas d’erreur de dédouanement suite à
plusieurs opérations sur le même produit ou même fournisseur.

38
Dr Godih Djamel Torqui/Dr TefaliBenyounes, Op.cit., p65
39
Meyer. Vet Rolin, « techniques du commerce international et technique financier international », 7éme
édition, Edition Economica, p106.
40
Dr Godih Djamel Torqui/Dr TefaliBenyounes, Op.cit., p64

43
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
2.
les garanties liées au commerce extérieur
Toute opération de financement ou d’octroi de crédit nécessite des garanties pour se
couvrir des différents risques. Ces garanties diffèrent selon le degré du risque et la nature de
l’opération à financier.
La pratique du commerce international a permis à d’innombrables types de garanties de
se développer, correspondant chacune d’entre elles à une phase du déroulement d’une
opération commerciale. Elles peuvent être en faveur de l’acheteur, du vendeur ou d’un tiers.
2.1.définition
La garantie est un engagement par lequel une banque (le garant) s’oblige à payer pour le
compte de son client fournisseur (donneur d’ordre) une somme déterminée, permettant à
L’acheteur (bénéficiaire) d’être indemnisé en cas de défaillance du fournisseur.
2.2. les principes sortes de garanties
2.2.1. Garantie de soumission
Désigne un engagement pris par une banque, une compagnie d’assurance ou une autre
partie (le garant) à la demande d’un soumissionnaire (le donneur d’ordre) ou pris sur les
instructions d’une banque , d’une compagnie d’assurance ou d’une autre partie ayant émis un
appel d’offre (le bénéficiaire) par lequel le garant s’oblige en cas de manquement du donneur
d’ordre aux obligations découlant de sa soumission à effectuer un versement au bénéficiaire
dans les limites du montant indiqué41. Elle est soumise en place par la banque du vendeur
(contre garant), dans le cadre d’un appel d’offre ou adjudication.

2.2.2. La restitution d’avant garantie


La garantie de restitution d’avance dont le montant est limité à 15% du montant du
contrat commercial et ce conformément à la réglementation en vigueur, peut être définie
comme étant une garantie destinée à rembourser ou à restituer l’avance qui aurait été verser
par le bénéficiaire (importateur) avant la livraison et/ou le début des travaux, dans le cas où
l’exportateur (donneur d’ordre ou vendeur) n’aurait pas honoré ses engagement et respecté
convenablement les termes du contrat commercial qu’il a ratifié.

2.2.3. La garantie de bonne exécution ou de bonne fin


Elle a pour objet d’assurer à l’acheteur le remboursement, à hauteur d’une somme
déterminée, s’il n’est pas satisfait des prestations fournies par le vendeur.
En d’autre termes, et dans le cas de non exécution par le vendeur de ses obligations
contractuelles, quant à la qualité des biens fournis, ou prestations réalisées, il peut demander à
sa banque garante de lui rembourser tout ou une partie du montant de la garantie qui ne
dépasse pas, généralement, 10% du montant du contrat.
L’entrée en vigueur de cette garantie intervient à la date de son émission et reste valable
jusqu’à la réception définitive, dûment, constatée par un procès verbal signé,
contradictoirement, par les parties au contrat (acheteur/vendeur). Il faut, toutefois, souligner

41
Article 2 RUU pour les garanties contractuelles, publication n°325.

44
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
que la garantie de bonne exécution, ou de bonne fin, peut être amortie à hauteur de 50%, à la
réception provisoire et à hauteur de 50% à la réception définitive des travaux ou prestation. 42

2.2.4. La garantie d’admission temporaire


Cette caution évite à l’entreprise de décaisser des droits dans l’attente de la
réexportation de la marchandise ou des équipements. S’il n’y a pas de réexportation, ou si
cette exportation est partielle, la banque est tenue de payer au titre de son engagement.
Cette garantie, dont le montant est égal aux droits et taxes douaniers exigibles, entre en
vigueur lors de l’apposition par la banque de son engagement vis-à-vis de l’administration des
douanes sur le document douanier requis. Elle est libérale à sa date d’échéance qui
interviendra après réexportation vers le pays d’origine du matériel importé temporairement ou
suite au règlement d’un appel en jeu.43

2.2.5. La caution de retenue de garantie


Appelée aussi « garantie de dispense de retenue de garantie»,elle permet à l’exportateur
de recevoir le paiement de la partie du prix contractuel que l’acheteur aurait dû retenir à titre
de garantie afin de s’assurer de toute éventuelle mauvaise exécution .cette mauvaise exécution
peut être constatée par la livraison de matériel ou de prestations fournies non conformes aux
stipulations contractuelles. Le montant de cette garantie représente généralement 10% du
montant du contrat. Elle prend le relais de la garantie de bonne exécution.

2.2.6. les incoterms


Dans le cadre des contrats commerciaux, les incoterms désignent les responsabilités et
les obligations d’un vendeur et d’in acheteur dans les domaines suivant : chargement,
transport, livraison des marchandises ainsi que les formalités et charge (assurance) liées à ces
opérations. Ils indiquent plus précisément, le lieu de transfert des risques : en cas d’avarie à
un moment donné du transport, qui aura à supporté les charges liée au dommage entre le
vendeur et l’acheteur ; il s’agit d’un ensemble de règles mis à jour au fur et à mesure de
l’évolution du commerce mondial et qui permet à l’acheteur et au vendeur de se mettre
rapidement et sans ambigüité sur les modalités de transactions. Les incoterms 2010 proposent
11 termes différents codifiés par trois lettres. Nous résumons ci-dessous les différents
incoterms :

42
Dr Godih Djamel Torqui/Dr TefaliBenyounes, Op.cit., p170
43
idem

45
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
Tableau N°03 : Liste des incoterms 2010
L’acheteur supporte tout les frais et tout
EXW les risques inhérents au transport de la
A l’usine (lieu convenu)
(ex work) marchandise à partir de son chargement
jusqu’au point de destination.
Le vendeur supporte les frais et les
FCA Fronco transporteur (lieu risques jusqu’à la remise des
(Free carrier convenu) marchandises au transporteur désigné
par l’acheteur.
Le vendeur supporte les frais et les
risques jusqu’à ce que la marchandise
FAS Fronco le long du navire (port
soit placée le long du navire au port
(Free Along Ship) d’embarquement convenu)
d’embarquement convenu
dédouanement réalisé.
Le transfert des risques et des frais se
FOB
Fronco bord fait au moment ou la marchandise est
(Free on board)
embarquée sur le navire.
Le vendeur paie le fret maritime mais le
CFR Cout et fret (port de destination transfert de risque se fait au moment ou
(Cost and freight) convenu) la marchandise est embarquée sur le
navire.
Le vendeur paie le fret maritime et
souscrit une police d’assurance pour le
CIF
compte de l’acheteur. La marchandise
(Cost insurance and Cout, assurance, fret
voyage aux risques et périls de
freight)
l’acheteur (même transfert de risque
que FOB, CFR).
Le transfert des risques et frais ont lieu
CPT Port payé jusqu’à point de
au moment de la remise de la
(Carriage paid to) destination convenu
marchandise au premier transporteur.
CIP Même transfert de risque que CPT. Le
Port et assurance payé jusqu’au
(Carriage and vendeur qui paie le transport, fourni et
point de destination convenu
insurrance paid to) paie l’assurance transport.
Ce terme remplace les termes DAF,
DES et DDU. Le vendeur prend en
DAP charge le transport des marchandises
Rendu sur place au lieu convenu
(Delivred ex ship) jusqu’au point de livraison convenu,
donc il assume les couts et les risques
jusqu’à ce point.
Ce terme remplace le terme DEQ. Le
vendeur organise et paie le
DAT
Rendu au terminal convenu déchargement de la marchandise au
(Delivred at terminal)
point de destination et son
acheminement jusqu’au terminal.
Le transfert des risques et des frais se
DDP fait à la livraison chez l’acheteur. C’est
Rendu droit acquittés
(Delivred Duty paid) l’incoterm imposant les obligations
maximum au vendeur.
Source : ouvrage « l’essentiel sur le risque de crédit et le financement bancaire de l’entreprise »

46
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
Les incoterms 2020 sont présentés dans les tableaux suivants :

Tableau N°04: la liste des incoterms 2020(Tout mode de transport)

Tout mode de transport


Codification Signification en anglais Signification en français
EXW EX Works A l’usine
FCA Free Carrier Franco transporteur
Possibilité d’ajouter l’option OBL : On-
board
Bill of Lading
CPT Corriage Piad To Port payé jusqu’à
CIP Carriage and Insurance Port payé, assurance comprise
Assurance tout risque paid to
DAP Delivred at place Rendu au lieu de destination
convenu
DPU Delivred at place unloaded Décharge au lieu de
destination convenu
DDP Delivred duty paid Rendu droit acquittés
Source : Ouvrage « l’essentiel sur le risque de crédit et le financement bancaire de l’entreprise »

Tableau N°05 : la liste des incoterms 2020 (transport maritime et fluvial)

Transport maritime et fleuvial


Codification SIGNIFICATION EN SIGNIFICATION EN
ANGLAIS FRANCAIS
FAS Free Alongside Ship Franco le long du navire

FOB Free On Board Franco à bord

CFR Cost and Freight Cout et fret

CIF Cost, Insurance, Freight Cout, assurance et fret

Source : Ouvrage « l’essentiel sur le risque de crédit et le financement bancaire de l’entreprise »

47
Chapitre II : Le financement du commerce extérieur par le biais du crédit
documentaire
Conclusion chapitre

On peut conclure que, le crédit documentaire est considéré comme un appui par les
banques pour le paiement des opérations du commerce à l’international à travers le réseau de
communication SWIFT. Ce moyen de paiement est le plus sécuriser, mais parfois, il est
indispensable de vérifier s’ilcontient des risques qui sont de plus en plus développés avec
l’évolution de commerce extérieur sans oublier les avantages qu'il présente. Donc
l'utilisation du crédit documentaire nécessite une souplesse et une clarté dans l'utilisation
des termes du contrat.

48
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
Introduction au chapitre

Après avoir éclairci les différentes notions théoriques, relatives au thème étudié à
travers une présentation structurée, Nous allons essayer de mettre en pratique les acquis
fournis par cette partie. Pour ce faire nous allons effectuer un stage pratique au niveau
de l'agence 060 AMIROUCHE ALGER en passant par la structure centrale des opérations de
commerce extérieur.
L'objet de cette étude consiste principalement à mettre en évidence les principales
étapes de déroulement d'une opération du crédit documentaire dans une banque, en
l'occurrence a partir de l’agence jusqu'à la direction des opérations de commerce extérieur, en
essayant d'appliquer la méthode adoptée sur les opérations de commerce international.
Dans le premier temps, nous commencerons par présenter la structure d'accueil
dans laquelle le stage pratique à été effectué. Cependant, nous allons éclairci le déroulement
d'une opération de crédit documentaire à l'importation, et consulter les documents nécessaire
pour une demande de domiciliation et une demande d’ouverture d’un crédit documentaire.
Nous avons structuré le cas pratique en trois sous-sections:

- La première : Présentation générale de la BADR ;


- La deuxième : Etude du processus d’une demande de crédit documentaire au niveau de
la banque;
- La troisième : L’effet de la crise UKRAINIENNE sur les importations de blé en
l’occurrence sur le crédit documentaire.

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Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
Section 01 : présentation générale de l’organisme d’accueil «Banque de
l’Agriculture et du Développement Rural BADR »

1. création et historique de la BADR

La Banque de l’Agriculture et du Développement Rural est une institution financière


national crée par le décret N°82-10 du 13 mars 1982.

La BADR est une société par action au capital de 2.200.000.000DA chargé de fournir
aux entreprises publiques économiques conseil et assistance dans l’utilisation et la gestion des
moyens de paiement mis à leur disposition.

En vertu de la loi 90/10 du 14/04/1990, relative à la monnaie et au crédit, la BADR est


devenue une personne morale effectuant les opérations des fonds du public, les opérations
d’octroi des crédits, ainsi que la mise à disposition de la clientèle des moyens de paiements et
de gestion.

Depuis 1989, le capital social de la BADR agence AMIROUCHE 060 a augmenté le


seuil de 54.000.000.000 DA.

Le capital social de la BADR est détenu exclusivement par l’état qui reste le seul
actionnaire par l’intermédiaire des fonds de participation suivants :
- Fonds de participation des industries agroalimentaires 35%
- Fonds de participation des biens d’équipement 35%
- Fonds de participation des industries diverse 20%
- Fonds de participations des biens et services 10%

2. Missions de la « BADR »
Conformément a son objectif statutairement, la banque de l’Agriculture et du
Développement Rural a pour objectif initial de :
- Mettre en œuvre ses propres moyens financiers et ceux fournis par l’Etat, en vue
d’assurer le financement du secteur agricole, agroalimentaire, l’hydraulique, la pèche,
ainsi que les activités artisanales et commerciales ;
- Apporter l’aide financière nécessaire aux activités des entreprises privées participants au
développement du monde rural.
- Couvrir entant qu’instrument de planification financière l’exécution des projets
agricoles tracés dans divers plans de développement.
- Distribution de crédit.

Les principales missions autour des quels s’articulent les activités de l’agence sont
énumérées comme suite :
- Concrétiser au niveau local, la politique définie par la décision générale, notamment en
matière de bancarisation et de crédit ;
- Traiter toutes les opérations classiques de banque (caisse, portefeuille) ;
- Octroyer dans la limite de ses attributions des crédits d’exploitation et d’équipement ;

50
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
- Dresser mensuellement et annuellement un rapport d’activité de toutes ses activités
qu’elle transmet à l’autorité hiérarchiques, ainsi que toute autre information demandée ;
- Veiller à la formation et la gestion rationnelle du personnel, notamment en assurant la
polyvalence de celle-ci ;
- Veiller à une rentabilité optimale de la trésorerie.

3. Organisation de l’agence
L’agence BADR ALGER AMIROUVHE 060 se situe au 17 BOULEVARD
COLONEL AMIROUCHE. Cette agence est dotée d’un système de «banque assise », ce
système est composé de deux groupes de travail le « Front office » et le « back
office».

3.1. Le Front Office

Il offre à la clientèle un espace convivial et adapté, lui garantissant un service


personnalisé à travers la prise en charge et le traitement de l’ensemble de ses ordres directs et
ses transactions. Il est diriger par un superviseur et se compose :
- d’un compartiment service personnalisé : composé de chargé de clientèle ;
- d’un espace libre service : permettant à la clientèle d’effectuer des retraits, de
consulter ou d’étudier leurs mouvements à partir d’un poste informatique ;
- d’une caisse principale : chargé d’assurer à la clientèle le retrait et dépôt de sommes
importantes.

3.2. Le Back Office


Il regroupe les potentialités techniques et humaines pour traiter en temps réel les
ordres et opérations reçues du Front Office, il lui apporte l’assistance, les conseils et
informations nécessaires à la bonne exécution des opérations de la clientèle. Il est chargé aussi
des délais ou impliquant le recourt à d’autres structures internes ou externes à la
banque, il est composé de plusieurs services : service crédit, service portefeuille, service
commerce extérieur, service comptabilité et service virement.

3.3. Organisation de l’agence

L’organisation de l’agence BADR 060 est présentée dans l’organigramme ci-après :

51
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
Schéma n°05: Organisation de l’agence BADR 060 AMIROUCHE ALGER

Directeur
d’agence

Secrétariat

Directeur
adjoint

Front Office Back Office

Service de crédit
Service client

Service de virement
Libre service

Service de portefeuille

Caisse principale
Service de commerce
extérieur

Service du juridique

Service de comptabilité
de contrôle

Source: réaliser par nous même

52
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
4. Rôle et organisation du service étranger de la BADR

Le service étranger, qui est considéré comme la fenêtre de la banque vers l’extérieur,
joue un rôle important dans l’organisation de la banque et dans le développement des
relations avec l’étranger.
Il est donc important de veiller à la bonne organisation de ce service tout en fournissant
la meilleure prestation au client parallèlement à l’évolution prodigieuse que connait le
commerce international.

4.1. Place et rôle du service étranger

Le service étranger est chargé de réaliser, de gérer et de superviser toutes les


opérations qui matérialisent les relations du banquier ou de sa clientèle avec ses
correspondants étrangers essentiellement dans le cadre du commerce international. Le service
des relations extérieures a donc objectifs :
- D’assurer la domiciliation des opérations du commerce extérieur ;
- Traiter les opérations de remise documentaire et le crédit documentaire ;
- Exécuter les ordres de transfert correspondant à des opérations autorisées par la
réglementation des changes ;
- Superviser les opérations de change rattachées au service caisse ;
- Gérer les contrats et octroyer les différentes garanties (exportation, admission
temporaire, lettres de garantie et bons de cessions bancaires…) ;
- Etablir des statistiques destinées à la hiérarchie ;
- Transmettre les comptes rendus d’apurement à la banque d’Algérie dans les délais
réglementaires.

4.2. Organigramme du service étranger


L’organisation du service étranger diffère d’une agence à une autre selon l’intensité de
la clientèle et le volume des opérations effectués. Leur exécution exige une certaine
spécialisation par poste de travail. Le service étranger de l’agence BADR 060 AMIROUCHE,
afin de satisfaire sa clientèle, est organisé selon l’organigramme suivant :

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Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
Schéma n°06: Organigramme du service étranger de l’agence BADR 060 AMIROUCHE
ALGER

Chef de service

Section guichet section domiciliation section transfert section crédoc/

et divers et apurement remdoc

Source : réaliser par nous même

Section 02 : étude d’une demande de crédit documentaire au niveau de la banque


BADR agence AMIROUCHE -060-

A fin de bien illustrer la procédure suivie pour la réalisation d’un crédit documentaire,
on procède à un exemple réel de deux entreprises de pays différents qui concluent un contrat
commercial portant sur l’importation de blé tendre, l’une est une entreprise algérienne KALY
c’est l’importateur et l’autre est une entreprise suisse nommé SELOULD c’est l’exportateur.

1. Détermination des éléments entrant dans le contrat commerciale


Le client « KALY » représentant légal de la société Algérienne d’importation de blé
tendre, est domicilier à la BADR agence AMIROUCHE 060, son fournisseur Suisse qui est
« exportateur SELOULD » domicilier chez la banque « ARAB BANK SWITZERLAND »,
vont réaliser cette opération d’importation par crédit documentaire pour une revente à l’état.

L’opération de crédit documentaire se déroule comme suit :


- Le contrat N° 74/2022 est signé le 11/05/2022 entre les deux parties ;
- La livraison de cette marchandise doit être faite au plus tard le : 31/07/2022 date
d’échéance d’embarquement ;
- Le prix de cette marchandise a été fixé à un montant de : 27 960 000.00 USD ;
- La marchandise doit être expédiée au : port(s) algérien(s) ;
- Les conditions de règlement : paiement par crédit documentaire irrévocable ou
transférable paiement à vue ;
- Incoterms : CFR ;
- Expéditions partielles : autorisées ;
- Transbordements : interdits ;
- Embarquement : expédition par bateau.

Une fois les deux parties (importateur et exportateur) sont mise en accord sur les
éléments du contrat commerciale, l’entreprise Suisse SELOULD établie la facture pro format,
puis l’entreprise KALY s’inscrit dans le site web de la BADR pour une pré-domiciliation
(Annexe 1) ou elle va remplir tout les renseignements nécessaires. Après validation de cette

54
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
dernière par les services du commerce extérieur de la direction Générale de la banque, le
client est invité à se présenter à l’agence pour procéder à la domiciliation telle que prévu par
la règlementation.

2. Réception et vérification de la demande de domiciliation au Front Office


L’importateur KALY se présente à la BADR le 22/06/2022 pour procéder à la
domiciliation de l’importation muni de :
- Avis d’acceptation à la pré domiciliation (Annexe 1) ;
- une demande d’ouverture de crédit documentaire (Annexe 2);
- une demande d’ouverture de dossier de domiciliation (Annexe3) ;
- une facture pro format(Annexe 4)
- une attestation de paiement de la taxe de domiciliation bancaire sur une opération
d’importation (En cas d'importation des biens destiné à la revente en état, l'importateur
présente ce document après avoir payé une taxe de 10 000,00 DA. Dans l'autre cas
l'importateur est prié de signé un engagement qui lui interdit la revente des produits en
question en l'état) (Annexe 5).
- un engagement de l’importation signé par l’importateur ;
- la carte NIF (numéro d’identification fiscal exigé afin de s’assurer que le client est
enregistré au registre de commerce).
- Attestation d’impayé (Annexe 6) ;
- Engagement incoterm. (Annexe 7)

Au niveau de l'agence (Front Office), l'agent chargé de l'étude procède à la vérification


de la conformité des documents :

-La recevabilité de la demande au plan formel est réglementaire tel :


- Date d’établissement de la demande ;
- Nature de contrat ;
- Nom ou raison sociale de l’importateur et son numéro de compte au niveau du
guichet domiciliation ;
- Désignation des produits à l’import ;
- Tarif douaniers ;
- Montant en devise et la contre valeur en dinars ;
- Incoterms (lorsque cela concerne une importation de bien) ;
- Nom du fournisseur ou vendeur ;
- Provenance et origine des produits ;
- Modalité de règlements ;
- La date probable de règlements ou de premier règlement ;
- La signature par les personnes accréditées.

-Que le contrat commercial comporte les indications suivantes (Annexe 8) :


- L’identité et adresse des contractants (page 1) ;
- L’objet du marché (article 1);
- Mode de passation (article 2)

55
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
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- L’origine du produit (article 3) ;
- Spécification du produit (article 4) ;
- Montant du marché (article 5) ;
- Prix du marché (article 6) ;
- Planning du chargement (article 7) ;
- Poids, qualité et conditionnement (article 8) ;
- Surveillance et contrôle de la qualité (article 9) ;
- Affrètement (article 10) ;
- Connaissement (article 11) ;
- L’assurance (article 12) ;
- Application (article 13) ;
- Destination (article 14) ;
- Tirant d’eau (article 15) ;
- Déchargement (article 16) ;
- Extra-fret (article 17) ;
- Surestaries/dispatchés (article 18) ;
- Caution de bonne exécution (article 19) ;
- Paiement (article 20) ;
- Pénalités de retard (article 21) ;
- Force majeur (article 22) ;
- Grève Locke Out (article 23) ;
- Règlement des litiges (article 24) ;
- Conditions de résiliation (article 25) ;
- Mise en vigueur du contrat (article 26).

Après que le contrat commercial est signé par les deux partenaires, l’entreprise suisse
SELOULD négocie avec son partenaire sur les différentes garanties (Annexe 09) (Annexe
10) (Annexe 11)
- La conformité des copies du contrat commerciale par apport à l’original.
- Que les exemplaires de l’engagement (si les produits importés sont destinés à
l’exploitation) sont signés par les personnes
- Que les indicateurs sur la demande accordent avec les caractéristiques du contrat ;
- Que le contrat ne porte pas sur des produits prohibés à l’importation ;
- Que le client n’est pas frappé par une interdiction d’accès au commerce extérieur ;
- Que le formulaire de la taxe de domiciliation est authentique (exemplaire dûment revêtu
du visa et cachet de la recette des impôts), et que les renseignements et les montants
repris sur ce formulaire concordent et concerne bien l’importation à domicilie ;

A l’issu de ces vérifications, le chargé de clientèle :


- Soumet l’entier dossier au superviseur pour contrôle et visa ;
- Saisi la domiciliation sur le système informatique en actionnant le menu approprié et
attribue au dossier un numéro chronologique ;

56
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
- Reprend les informations du dossier sur le système informatique en utilisant le module
approprié qui édite un avis de domiciliation (Annexe 12) en quatre (04) reprenant :
- Numéro d’immatriculation de l’agence auprès de la banque d’Algérie (160401) ;
- Numéro de compte client : 060XXXXXXXXXXXX ;
- Nom ou raison sociale du client : (KALY nouvelle ville, TIZI-OUZOU Algérie) ;
- L’adresse du la banque du client (Alger au 17, Boulevard Colonel Amirouche);
- Numéro de registre du commerce du client, et sa date de délivrance ;
- Le NIF : « numéro d’identification fiscale » 09091XXXXXX ;
- Numéro et date d’établissement de la facture : N°: 000361-22/000362/1
du:11/05/2022 ;
- Le montant de l’opération et sa contre valeur en dinars 29 358 000.00 USD/
4 291 655 193.00 ;
- Désignation et tarif douanier de la marchandise : 1001991000
- Le mode de transport : maritime COUT ET FRET ;
- L’incoterms : CFR ;
- Le pays de provenance d’origine : Suisse ;
- Nome et adresse de fournisseur : SELOULD, AVENUE A LA GARE 33, CH-1003
LAUSANNE (SUISSE);
- Délais d’expédition : 0 JOURS;
- Modalité de paiement : L/C IRREVOCABLE CONFIRME (OU NON CONFIRME)
PAYABLE A VUE.

3. L’attribution d’un numéro de domiciliation

La demande est acceptée, alors l'agent chargé de l'étude procède à l'ouverture du dossier
de domiciliation en attribuant un numéro d'ordre chronologique.

NB: Dans la demande d'ouverture de dossier de domiciliation, le client dégage la BADR le


risque de change éventuel pouvant en découler jusqu'à bonne fin de l'opération, c'est-à-dire si
le taux de change augmente cette augmentation sera répercutée sur le client.

Tableau N°06: le cachet de domiciliation

Banque de l’Agriculture et du Développement Rural Agence Local


Domiciliation Import AMIROUCHE 060

Code
Code Code Code Numéro La
d’agrément année Trimestre
wilaya d’agrément opération d’ordre monnaie
de guichet

16 04 01 2022 2 10 00061 USD

Source : BADR 060.


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Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
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4. La constitution de la commission de domiciliation :

On procède au niveau de l’agence à la comptabilisation des commissions et taxes de la


domiciliation en effectuant les écritures suivantes :

Tableau N°07:la constitution de la commission de domiciliation

Désignation Montant
Commission de domiciliation (fixe) 3000.00 DZD
Taxe 19% 570 DZD
Total commission domiciliation (TTC) 3570.00 DZD
Source : réaliser par nous même à partir des données de la banque BADR.

En fin, Le compte client KALY sera débité de 3570,00 DZD lors de sa domiciliation
auprès de la BADR.

L'agent (le banquier) remet à l'importateur les exemplaires de la facture dûment


domiciliée, en opposant sur la facture le cachet de domiciliation, ainsi qu'un exemplaire de la
demande d'ouverture de dossier de domiciliation datée et signée (Annexe3).

5. Traitement du dossier d’ouverture du crédit documentaire au niveau du Back Office


Après la conclusion de contrat commerciale et la domiciliation de l’opération
d’importation, l’importateur dépose une demande à sa banque pour l’ouverture d’une lettre de
crédit documentaire en faveur de l’exportateur, accompagné d’une facture domiciliée.

Dés réception du dossier, le chargé du commerce extérieur au niveau du « back office»:

- Vérifier l’entier dossier, en s’assurant que les documents répondent à toutes les
exigences et sont conformes aux dispositions contractuelles et réglementaires en
vigueur, le banquier après vérification constitue une provision de 1.03% de la contre valeur
DA du montant de la facture;

- Ouvre un dossier de domiciliation physique, en classant tout les documents dans la


chemise approprié du modèle en vigueur, sur le quelle il porte :
- Le nom du client importateur : KALY ;
- Le fournisseur ou le contractant étranger : SELOULD ;
- Le montant et sa composition 29, 358,000.00 ;
- Le numéro complet de domiciliation : 160401/2022.2/10/00061/USD.

6. L’ouverture d’une fiche de contrôle (Annexe 13)


L'agent classe les documents fournis par l'importateur dans une fiche de contrôle
modèle F.DI, qui est conservé au niveau de l'agence pour le suivi et contrôle. Cette fiche
comporte un ensemble d'information identifiant le type, la nature et la réalisation de
l'importation à savoir :

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Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
- Nom de la banque domiciliataire ;
- Numéro guichet intermédiaire ;
- Nom de l'exportateur ;
- Nom et adresse de l'importateur.

Le but de cette dernière, étant le suivi et la gestion du dossier domicilie jusqu'à l'apurement.

7. Transmission du dossier a la direction du commerce extérieur (DCE) (Annexe14)


Le chargé du commerce extérieur soumet au directeur d’agence pour l’annotation de la
mention « document conforme à l’original tenu en nos guichets » les documents
réglementaires exigibles a la domiciliation, avant leur transmission à la DCE Le dossier est
composé des documents suivants :

 La demande d’ouverture du crédit documentaire conjointement signée par :


 Le donneur d’ordre(le client)
 Le directeur de l’agence
 Le chef service du commerce extérieur ou le superviseur back-office
 La facture pro-forma domiciliée ou tout autre document tannant lieu, conformément à
la réglementation en vigueur ;
 Le ticket d’autorisation (AUT1) établi par la structure des engagements compétente
(Annexe 15) ;
 Attestation de validation des garanties de la AUT1 (Annexe 16) ;
 L’avis de provision totale ou partielle lorsque il s’agit d’une opération financé
totalement ou partiellement par le client ;
 Tous autres documents règlementaires exigibles et préalables à la domiciliation
Le chargé du commerce extérieur :
 Scanne et transmet par voie électronique les documents requis à la DCE pour
traitement et validation ;
 Enregistre le dossier sur le registre réglementaire ouvert à cet effet ;
 Ouvre une chemise ET 7 pour le dossier.

Dès validation par la DCE, un message Swift d’ouverture MT 700 est généré
automatiquement au niveau du système information informant l’agence de la mise en place de
la lettre de crédit documentaire.

8. Réception des messages transmis par le SWIFT et réalisation du CREDOC (Annexe


17)

La direction internationale se charge se de faire le SWIFT à la banque notificative,


ensuite débite l'agence du montant des frais d'ouverture et de la taxe, qui seront prélevés du
compte du client importateur KALY.

Après que l'entreprise Suisse SELOULD soit consente au crédit documentaire ouvert
en sa faveur, et lorsque le message SWIFT est reçu pas le correspondant, elle précède à
l'expédition des marchandises à l’entreprise KALY, et les documents réunis, par le biais de sa

59
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger
banque qui les vérifies, paie l'exportateur et envoi les documents réunis à la banque émettrice.
Parmi les documents requis, on trouve :

- 1/3 connaissements originaux (CLEAN ON BOARD) COUT FREET;


- Facture commerciale en 13 exemplaires signés certifiant que la marchandise livrée est de
tout point de vue conforme à la facture pro forma ;
- Copie certificat phytosanitaire délivré par un organisme officiel du pays d’origine ou du
pays d’embarquement ;
- copie certificat d’origine deux exemplaire émis par un organisme officiel du pays d’origine
ou du pays d’embarquement ;
- copie certificat de constatation du poids, de la qualité et du conditionnement a
l’embarquement en deux exemplaires délivres par la société de contrôle et se surveillance
neutre désignée par l’acheteur et aux frais de l’acheteur ;
- copie certificat d’analyse isotopique délivré par un organisme légalement habilité ;
- copie certificat d’habilitation et de propreté des cales du navire a l’embarquement délivré
par un organisme habilité ;
- copie de l’attestation du vendeur certifiant sous sa responsabilité, la conformité de la
marchandise aux spécifications /déclarations mentionnées sur les documents y afférents ;
- copie de certificat de fumigation ;
- Attestation bénéficiaire certifiant avoir transmis par DHL directement à l'adresse de
l'ordonnateur les documents suivants ;
 2/3 connaissement original;
 Une facture commerciale ;
 Certificat EUR (si le produits d’origine UE) ;
 Certificat d’exportation émis par les douanes du pays d’origine ;
 Originaux des autres documents énumérés ci-dessus :
 Assurance couverte par l’ordonnateur ;
 Documents antérieur à la date d’ouverture de la LC acceptés ;
 Documents émis par des tiers acceptable sauf facture commercial et
attestation du vendeur.

A l'arrivé des documents, la banque émettrice (BADR AMIROUCHE 060) procède a


leur vérification s'ils sont conformes aux conditions de crédit, procède aux reports de
domiciliation sur la facture définitive, endosse le connaissement et remet au client les
documents lui permettant de retirer la marchandise après dédouanement, la banque émettrice
effectue le transfert selon les termes convenus, puis débite le client de la contre valeur en DA
du montant transféré, majoré des frais et taxes.( Avis de clôture du crédit documentaire
Annexe 18)

 Le cout de la provision de crédit documentaire :

L'opération du crédit documentaire engendre plusieurs frais qui seront supportés


par l'acheteur (KALY)comme suit:

Le montant de la provision bloqué =montant de la facture COUT ET FRET en


DA +Risque de change (1.03%). 60
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
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- Calculs :

MT de la facture COUT ET FRET en devise × cour de change = 29 358 000 × 146.1835=


4 291 655 193.00000 DA

MT de la provision = 4 291 655 193.00 × 101.03% = 4 335 859 241.4879 DA

Sachant que l’entreprise KALY a versé une garantie au profit de la BADR d’un montant
de 23 000 000 000 DA (lettre DGT du 18/09/2005) adressée à la Direction générale de la
BADR.

Donc la garantie de l’entreprise KALY pour cette L/C Référence : 101LCIV au profit
de la BADR est d’un montant de 433 000 000 000 DA (lettre DGT N°87/MF/DGT du
26/04/2022).

 Règlement du crédit documentaire :


- montant transféré en devise: 29 358 000.00 USD;
- au cours de: 146.1835 DA;
- transfert en devise avec change: 4 291 655 193.00 DA;
- commission de change: 2 088.119 DA;
- TVA collectée: 396.74DA;
- commission perçue sur virement étranger : 522 027.97DA;
- TVA collectée : 99 185.31DA ;
- frais de SWIFT: 2 500.00DA ;
- TVA collectée: 475.00DA;
- A porter au débit du client: 4 292 281 866.139 DA.

En fin, La banque débite le compte client de la somme 4 291 655 193 DA en


plus des commissions citées dans le tableau ci-dessus en valeurs de 626 673.139 DA.

La valeur totale débitée est de : 4 292 281 866.139 DA

NB: Chaque commande a un délai d’expiration bien déterminé, la validité d’un crédit
documentaire est fonction de ce délai. Très fréquemment, si la validité du CREDOC est
échue et la marchandise n'est pas encore expédiée par le fournisseur. Ce qui implique une
nouvelle ouverture du CREDOC auprès de la banque, avec des commissions
supplémentaires et un retard supplémentaire dans l’expédition de la marchandise, car le
fournisseur doit attendre la notification du nouveau crédit par sa banque pour pouvoir
envoyer la marchandise.

61
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger

Schéma N°06 : Le déroulement de l’opération de crédit documentaire

Importateur

10 KALY
1
3
11 12

Banque émettrice

BADR AGENCEAMIROUCHE Navire a l’arrivé


060

7 8 2

Banque notificatrice

ARAB BANK Navire au départ

Exportateur 4
9

SELOULD 5
6

Source: document réalisé par nous même

62
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
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1- Instruction d’ouverture;

2- Ouverture Du crédit ;

3- Notification du Crédit ;

4- Expédition Des marchandises ;

5- Délivrance du document de transport ;

6- Présentation des documents ;

7- Transmission des documents ;

8- Paiement ;

9- Paiement ;

10- Paiement ;

11- Levée des documents ;

12- Réclamation des marchandises ;

13- Remise des marchandises.

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Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
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Section 3 : Les effets de la crise UKRENIENNE sur les importations de blé en


l’occurrence sur le crédit documentaire

Depuis le début de l’opération militaire RUSSE en UKRAINNE, les prix du blé ont
flambé sur les marchés internationaux en atteignant des niveaux jamais enregistré depuis
2008, la tonne métrique de blé a atteint le prix de 450 USD pour le mois mars tant dis que
pour le mois de mai le blé a augmenté à 466 USD d’une différence de 16 USD.
La crise UKRAINIENNE fait craindre des ruptures d’approvisionnement notamment en
blé, sachant que la RUSSIE et l’UKRAINNE sont deux gros producteurs et exportateurs de ce
produit. Ils représentent 30% du commerce mondial de blé.
Le rapport de la banque mondiale souligne que le conflit en UKRAINNE aura un
impact significatif et négatif sur plusieurs économies, notamment le Liban, la Tunisie, la
Libye et Djibouti ainsi que la Gambie, la Moldavie et le Pakistan sont les plus durement
touchés par les perturbations des exportations du blé de l’Ukraine qui comprennent jusqu'à
40% ou plus des importations du blé de ces pays.
Tant dit que les pays exportateurs des hydrocarbures tels que l’Algérie n’ont pas été
affectés par cette guerre car les prix du pétrole ont augmenté, et c’est ce qui a renforcer la
situation financière de ces pays en offrant une marge de manœuvre assez large pour leurs
dépenses futurs.
D’après le responsable du service extérieur da la banque BADR 060 ALGER,
l’entreprise KALY a supporté les charges de l’augmentation du prix de blé pendant l’année
2022, en prenant un exemple d’un contrat commercial signée entre l’entreprise KALY et le
fournisseur SELOULD en Janvier 2022 pour importation 60 000 TM de blé tendre pour une
année.
Le prix du marché à la tonne métrique était de 360.00 USD pour le mois de janvier au
taux de change de 1 USD = 120.00DA. Pendant la guerre, les prix ont évolué : la tonne
métrique est devenu 466.00 USD pour un taux de change 1 USD = 146.1835 DA.
D’après ces statistiques, l’entreprise KALY doit faire un avènement auprès de la BADR
AMIROUCHE pour motif de rectifier le contrat commercial signé en janvier (modifier
l’article 06 qui est le prix du marché). Donc l’entreprise KALY doit verser une provision
supplémentaire au profit de la BADR.

64
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger

Tableau n°08: Calculs de la provision

Janvier Mai

La 60 000 × 360 =21 600 000.00 USD 60 000 ×466 = 27 960 000 USD
facture commerciale
Frais de transport 21 600 000 × 5% =1 080 000.00USD 27 960 000 × 5% = 1 398 000.00
USD
MT de la facture 21 600 000 + 1 080 000 = 27 960 000 + 1 398 000=
COUT ET FRET en 22 680 000.00 USD 29 358 000. 00 USD
USD
MT de la facture 22 680 000 × 120 = 29 358 000 × 146.1835=
COUT ET FRET en 2 721 600 000.00 DA 4 291 655 193.00 DA
DA
Risque de change 2 721 600 000 × 1.03% = 4 291 655 193×1.03%=
28 032 480.00 DA 44 204 048.4879 DA
Le montant de la 2 721 600 000 + 28 032 480 = 4 291 655 193 +
provision en DA 2 749 632 480.00 DA 44 204 048.4879=
4 335 859 241.4879 DA
Source : réaliser par nous même d’après les données de la BADR

La provision 2 749 632 480.00 DA a été versée à la BADR à l’ouverture de la L/C en janvier.

Observations :

- Augmentation de la facture commerciale d’un montant de 6 090 000 USD


- Augmentation des frais de transport d’un montant de 318 000 USD
- Augmentation de la facture de COUT ET FRET d’un montant de 6 678 000 USD
- Augmentation de la facture de COUT ET FRET d’un montant de 1 570 055 193 DA
- Augmentation du risque du change d’un montant de 16 171 568. 4879DA
- Le montant de la provision sera additionné d’un montant de 1 586 226 761.4879DA

Recommandations

- Les cadres supérieurs de la banque d’Algérie doivent créer des services spécialisés
dans la mesure du risque de change et de marché afin de minimiser le risque
systémique ;
- L’Algérie doit diversifier la liste de ses fournisseurs de blé ;
- Encourager la production nationale ;
- Renforcement du comportement de consommation qui ne favorise pas le gaspillage
des ressources.

65
Chapitre III : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence
AMIROUCHE060 Alger

Conclusion au chapitre

Tout au long de ce chapitre, nous avons essayés, en toute modestie, de vous


faire connaitre le crédit documentaire, son environnement, sa technique. Aussi, n’avons
pas manqué de dire qu’au-delà de la sécurité qu’il procure, il fait, tout de même, courir des
risques à l’acheteur et au vendeur tel que l’importation de blé au courant de la crise
UKRENIENNE. Mais comme l’a si bien dit M. Georges petit Dutailis dans son livre (le
risque du crédit bancaire) :«le risque, c’est le sel dans la vie des affaire, qui sans lui serait
fade et ne vaudrait pas être vécue, mais point trop n’en faut…».

Durant notre stage pratique, effectué au sien de la banque BADR 060 AMIROUCHE
ALGER, nous avons constaté que pour le bon déroulement de l’opération
d’importation, le préposé du service commerce extérieur doit étudier attentivement la
demande de son client en apportant d’éventuels conseils sur les termes du contrat et enfin de
vérifier rigoureusement les documents s’ils sont conformes en vue d’assurer le règlement.

Le banquier a donc un rôle important à jouer dans les opérations de commerce extérieur
afin d’éviter les conflits entre les contractants, et veiller à ce que la procédure soit
faite de manière juste et que les conditions du crédit soient respectées.

66
Conclusion générale

Tout au long de ce travail « le financement du commerce extérieur par le crédit


documentaire », nous avons essayé d’apporter aux lecteurs une meilleure compréhension des
opérations du commerce extérieur en générale et du crédit documentaire en particulier.

Ce travail de recherche a permis de mettre en évidence l’importance du Credoc dans


la vie commerciale internationale et à quel point ce mode de paiement a pu satisfaire les
intérêts des deux parties contractuels comme on l’avait démontré dans notre partie
pratique. Le crédit documentaire est le mode de paiement privilégié vu la sécurité qui
procure que ça soit pour le vendeur ou bien pour l’acheteur, il permet alors l’installation de
confiance et de rapports commerciaux entre les deux parties.

La technique du Credoc constitue le moyen de paiement le plus utilisé de nos jours.


Avec ses différentes formes, il apporte à l’exportateur l’assurance d’être payé, et à
l’importateur l’assurance d’avoir la marchandise conformément aux clauses contractuelles.
Aussi, il est considéré comme la meilleure solution pour la satisfaction des besoins opposés
des contractants, car il offre une protection quasiment totale dans le cas d’un Credoc
irrévocable et confirmé, mais ces avantages conduisent à un impacte négatif sur le coût final
de l’opération qui va pénaliser la trésorerie du client.

D’après l’étude faite sur la lettre de crédit ouverte par l’importateur algérien KALY en
faveur du fournisseur Suisse SELOULD nous pouvons déduire que :

- La première hypothèse posé au début qui consiste à «Les banques algériennes mettent a la
disposition des clients plusieurs techniques de paiement, les plus connues sont : le crédit
documentaire, la lettre de crédit et la remise documentaire » est affirmée, comme le traitement
du dossier a pu montrer que le moyen le plus sécurisé est le crédit documentaire car les deux
parties ont était satisfait, l’exportateur à reçu le paiement suite à l’expédition de la
marchandise et la présence des documents conformes, l’importateur pour ça part, il a reçu ça
marchandise dans les délais et conditions du contrat.

- la deuxième hypothèse « Le développement de nouvelles technologies a conduit les


banques à mettre en place un système SWIFT pour accélérer les transactions » est approuvée,
La sécurité est le premier des avantages que procure le système de communication SWIFT.
En effet les moyens de traitement de l’information qui interviennent aux différents niveaux du
réseau sont équipés de programmes sophistiqués de détection et de la correction des erreurs.

- la troisième hypothèse « l’Algérie est impacté par la guerre ukrainienne en particulier


l’importation du blé tendre » n’est pas correcte, d’après les informations collecter pendant
notre stage pratique au sein de la BADR AMIROUCHE060 nous avons constaté que la guerre
Ukrainienne n’as pas affecté l’Algérie en matière d’importation de blé tendre, car les autorités
ont procéder a un achat massif du produit en question avant le début de la crise.

67
Conclusion générale

Nous n'avons pas la prétention d'avoir épuisé la problématique posée, le problème reste
encore ouvert puisque le crédit documentaire est exposé à plusieurs risques tels que le risque
pays. Donc le Credoc n’est pas parfait et ne convient pas toujours aux intérêts des deux parties
contractuelles.

Ouvrages

- A.J.YEATS, « A Quoi tient la marginalisation de l'Afrique subsaharienne dans le


commerce mondial international »
- CHERCHEM MOHAMED, « système de paiement de masse », édition SIBF
- Dr GODIH DJAMEL TORQUI/DR LAZREG MOHAMMED, les principes généraux
afférents aux techniques bancaires, édition les Dahlias-Kiffane, Tlemcen Algérie
- Dr GODIH DJAMEL TORQUI/Dr TEFALI BENYOUNES, l’essentiel sur le risque de
crédit et le financement bancaire de l’entreprise, édition les Dahlias-Kiffane, Tlemcen
Algérie
- J.M BENAMMAR, « technique du commerce international », édition techniplus, Yvelines,
1995
- LASARY, le commerce international, édition Dalloz, Belgique, 2005
- LEGRAND G, HUBERT M, « Le petit export », Edition DUNOD, Paris 2009,
- LAHLOU-M, « Le crédit documentaire : un instrument de garantie et de financement du
commerce international », Edition ENAG, Alger 1999
- MEYER. VET ROLIN, « techniques du commerce international et technique financier
international », 7éme
- NAJI JAMMAL, commerce international : mondialisation enjeux et application, 2éme éd,
Québec, 2009
- YVES SIMON, « Techniques Financières Internationales », 5eme édition ECONOMICA,
1993

Articles

- Article 2 RUU pour les garanties contractuelles, publication n°325

Mémoires
- AOUICHI HAYET, HAMADI OUARDIA, mémoire de fin d’étude,
- AZZOUG YASMINE, OUALI ALICIA, mémoire de fin d’étude,La banque et les
transactions commerciales internationales, promo 2020-2021
- KEBBAB KAWTHAR, SALHI SARAH, Mémoire de fin d’études. Le financement du
commerce extérieur par le crédit documentaire, ENSSEA Promo 2011/2012
- MOULA ANIS, mémoire de fin d’étude,Le financement du commerce extérieur par le
«Crédit documentaire » promo2016-2017
- TEGMOUNT CHABHA, ZERROUK THANINA, mémoire de fin d’étude,Financement
du Commerce Extérieur en Algérie par le crédit documentaire, promo 2018

68
Bibliographie

Webographie
- https://www.academia.edu
- www.Badr-bank.net
- www.banquemondiale.org
- https://blog.betterstudy.ch
- http://www.bmoinet.net/wp-content/uploads/2014/01/Remises-Documentaires-
REMDOC.pdf
- www.glossaire-international.com
- www.imf.org
- https://thepremierees.blog4ever.com/41-les-grandes-évolutions-du-commerce-
internationales
- www.unctad.org/fr
- www.wto.org
Bibliographie

Table des matières


Remerciement
Dédicace
Liste des abréviations
Liste des tableaux
Liste des schémas
Introduction générale ........................................................................................................01

Chapitre 01 : notion générale sur le commerce extérieur

Introduction du chapitre ...................................................................................................04


Section 1 : évolution du commerce extérieur international ........................................04
1. Définition du commerce extérieur international .........................................................04
2. Evolution du commerce extérieur international ........................................................05
3. Les grandes théories du commerce international .......................................................06
3.1. La théorie de l’avantage absolu d’Adam Smith 1723-1790 ...................................07
3.2. La théorie de David Ricardo 1772-1823 ................................................................07
4. Les principaux acteurs du commerce international ..................................................07
4.1. Les opérateurs du commerce international ............................................................07
4.2.Les intervenants du commerce international ..........................................................08
4.3.les intermédiaires dans le commerce international .................................................08
5. L’encadrement du commerce international ...............................................................08
5.1.Les organismes administratifs ................................................................................08
5.1.1. L’organisation mondiale du commerce (OMC) ..................................................08
5.1.2. La chambre de commerce et de l’industrie(CCI) .................................................09
5.1.3. La conférence des nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED)09
5.2. Les organismes financiers .......................................................................................10
5.2.1. Le Fond Monétaire International FMI ................................................................10
5.2.2. La Banque Mondiale ...........................................................................................10
Section 02 : les instruments de paiement du commerce extérieur à l’international 11
1. les instruments de paiement à l’international ..........................................................11
1.1. Chèque .................................................................................................................11
1.1.1Définition ............................................................................................................11
1.1.2.Types de chèque .................................................................................................12
a.le chèque d’entreprise ................................................................................................13
b.le chèque de banque ................................................................................................13
1.1.3. Les avantages du chèque ...................................................................................13
1.1.4.Les inconvénients du chèque ..............................................................................13
1.2. Le virement bancaire international ......................................................................14
Table des matieres

1.2.1. Définition ............................................................................................................14


1.2.2. Types de virement bancaire international ...........................................................14
1.2.3. Les avantages d’un virement international ........................................................14
1.2.4. Les inconvénients du virement bancaire international ......................................15
1.3. La lettre de change .................................................................................................15
1.3.1. Définition ...........................................................................................................15
1.3.2. Les avantages d’une traite ...................................................................................15
1.3.3. Les inconvénients d’une traite ...........................................................................15
1.4. Le billet à ordre .....................................................................................................16
1.4.1. Définition .............................................................................................................16
1.4.2. Les mentions obligatoires du billet à ordre .......................................................16
1.4.3. Lesavantage du billet à ordre .............................................................................16
1.4.4. Les inconvénients du billet à ordre ....................................................................16
Sections 03 : les moyens et techniques de paiement du commerce extérieur
1’international ....................................................................................................................17
1. Les moyens et techniques de paiement dans les opérations de commerce extérieur
international .............................................................................................................17
1.1. Technique de paiement non documentaire ..........................................................17
1.1.1Encaissement directe (simple ................................................................................17
1.1.1.1. Les différents types d’encaissement direct ......................................................17
A-L’encaissement simple .............................................................................................17
b-Le paiement à la commande ......................................................................................17
c-Le paiement à la facturation .....................................................................................18
d-Le paiement ex-usine ...............................................................................................18
1.1.1.2. Avantages d’un encaissement direct ................................................................19
1.1.1.3. Inconvénients d’un encaissement direct .........................................................19
1.1.2. Le contre remboursement (Cash on delivery) ...................................................19
1.1.3. Le compte à l'étranger ........................................................................................19
1.1.4. Les lettres de crédit Stand-by (Ligne de crédit) ..................................................19
1.1.4.1. Définition ..........................................................................................................19
1.1.4.2. Utilisation de la LCSB ......................................................................................20
1.2. Technique de paiement documentaire ..................................................................21
1.2.1. La remise documentaire (l’encaissement documentaire) ....................................21
1.2.1.1. Définition ..........................................................................................................21
1.2.1.2. Formes de réalisation ........................................................................................21
a-Document contre paiement .........................................................................................21
b-Documents contre acceptation (documents againstacceptance; DIA) .......................21
c-Document contre acceptation et aval ..........................................................................21
d-Document contre lettre d'engagement ........................................................................22
1.2.1.3. Mécanisme de la remise documentaire ............................................................22
1.2.1.4. Les inconvénients de la remise documentaire ................................................22
1.2.1.5. Les avantages de la remise documentaire .......................................................23
1.2.1.6. Le coût de la remise documentaire .................................................................23
1.2.2. Le crédit documentaire .......................................................................................23
Table des matieres

Conclusion chapitre .........................................................................................................24

Chapitre02 : le financement du commerce extérieur par le biais du crédit documentaire


Introduction du chapitre ..................................................................................................25
Section01 : Généralité sur le crédit documentaire .......................................................25
1. Les documents utilisés dans le cadre du commerce international ............................25
1.1. Les différents documents .......................................................................................26
1.1.1. Le doucement de prix .........................................................................................26
A-La Facture Pro Forma ...............................................................................................26
B-Facture Commerciale(Définitive) .............................................................................26
C-La Facture Consulaire ................................................................................................26
1.1.2. Les documents de transport .................................................................................26
A-Le transport maritime ...............................................................................................27
B-Le transport aérien .....................................................................................................28
C-Le transport routier ....................................................................................................28
1.1.3. Les documents d’assurance .................................................................................28
1.1.3.1. Les différents types d’assurance .......................................................................28
1.1.3.2. Les assurances en Algérie.................................................................................29
1.1.4. Les documents annexes .......................................................................................29
1.2. La domiciliation bancaire .......................................................................................29
1.2.1. Conditions préalable à la domiciliation ...............................................................30
1.2.2. Gestion et suivi du dossier de domiciliation ........................................................30
1.2.3. Apurement de la domiciliation ............................................................................31
2. Le crédit documentaire ..............................................................................................31
2.1. La réalisation du crédit documentaire ....................................................................32
2.1.1. Credoc réalisation par paiement à vue ................................................................32
2.1.2. Credoc réalisable par acceptation ou par négociation de tirage .........................33
2.1.3. Credoc réalisable par paiement différé ................................................................34
2.2. L’ouverture du crédit documentaire .......................................................................34
2.2.1. Les conditions d’ouverture d’un crédit documentaire ........................................34
2.2.2. Les instructions spéciales ....................................................................................35
2.3. La nature juridique du crédit documentaire ............................................................35
2.3.1. Le crédit documentaire révocable........................................................................35
2.3.2. Le Credoc irrévocable .........................................................................................36
2.3.3. Le Credoc irrévocable et confirmé ......................................................................36
2.4. Les conditions de réalisation d’un crédit documentaire .........................................37
2.4.1. Le délai de présentation .......................................................................................37
2.4.2.L’examen des documents par le banquier négociateur ........................................37
2.4.3.les documents sont reconnus réguliers et conformes aux stipulations du crédit ..38
2.4.4. Les documents sont irréguliers et non conformes aux stipulations du crédit .....38
Section 02 : procédé SWIFT .................................................................................39
Table des matieres

1. La description technique ............................................................................................39


2. Les modalités de fonctionnement pour l’entreprise .................................................40
3. Les avantages de SWIFT ...........................................................................................41
Section03 :les risques et les garanties liées au commerce extérieur ...........................42
1. Les risques liés au commerce international ...............................................................42
1.1. Risque selon la nature .............................................................................................42
1.1.1. Le risque de change .............................................................................................42
1.1.2. Le risque commercial ..........................................................................................42
1.1.3. Le risque politique ...............................................................................................42
1.1.4. Le risque technique .............................................................................................43
1.1.5. Le risque économique ..........................................................................................43
1.2. Les risques selon le moment où il se présente ........................................................43
1.2.1. Le risque documentaire .......................................................................................43
1.2.2. Le risque de fabrication ......................................................................................43
1.2.3. Le risque de crédit ..............................................................................................43
1.2.4. Le risque de non livraison ..................................................................................43
2. Les garanties liées au commerce extérieur ................................................................44
2.1. Définition ................................................................................................................44
2.2. Les principes sortes de garanties ............................................................................44
2.2.1. Garantie de soumission........................................................................................44
2.2.2. La restitution d’avant garantie .............................................................................44
2.2.3. La garantie de bonne exécution ou de bonne fin .................................................44
2.2.4. La garantie d’admission temporaire ....................................................................45
2.2.5. La caution de retenue de garantie ........................................................................45
2.2.6. Les incoterms.......................................................................................................45
Conclusion du chapitre ...............................................................................................48

Chapitre 03 : étude d’un cas pratique de la banque BADR agence AMIROUCHE06


0 Alger
Introduction chapitre ........................................................................................................49
Section 01 : présentation générale de l’organisme d’accueil « Banque de l’Agricult
ure et du Développement Rural » ...................................................................50
1. création et historique de la BADR ………………………………………….. ..........50
2. Missions de la « BADR » ………………………………………………………… .50
3. Organisation de l’agence ……………………………………………………… ......51
3.1. Le Front Office ……………………………………………………………. ........51
3.2. Le Back Office …………………………………………………………………...51
3.3. Organisation de l’agence …………………………………………………………51
4. Rôle et organisation du service étranger de la BADR ……………………………...53
4.1. Place et rôle du service étranger …………………………………………….. .....53
4.2. Organigramme du service étranger………………………………………….........53
Table des matieres

Section 02 : étude d’une demande de crédit documentaire au niveau de la banque


BADR agence AMIROUCHE-060-…………………………………………………….54
9. Détermination des éléments entrant dans le contrat commerciale …………….. ...54
10. Réception et vérification de la demande de domiciliation au Front Office …….. ..55
11. L’attribution d’un numéro de domiciliation ……………………………………. ..57
12. La constitution de la commission de domiciliation …………………………….. .58
13. Traitement du dossier d’ouverture du crédit documentaire au niveau du Back Off ice
................................................................................................................................. 58
14. L’ouverture d’une fiche de contrôle ………………………………………………58
15. Transmission du dossier a la direction du commerce extérieur (D CE) ………….59
16. Réception des messages transmis par le SWIFT et réalisation du CREDOC……. 59
Section 03 : Les effets de la crise UKRENIENNE sur les importations de blé en
l’occurrence sur le crédit documentaire……………………………………………… ..64
Conclusion chapitre…………………………………………………………………. ......66
Conclusion générale………………………………………………………………….. .....67
Bibliographie
Annexe
Table de matière
Résumé
Table des matieres

Résumé :
Notre travail porte sur « le financement du commerce extérieur par biais du crédit
documentaire », la problématique est par conséquent la suivante :Est ce que le crédit
documentaire convient parfaitement aux conditions qui règne dans les transactions
internationales et à la satisfaction des deux parties contractuelles ?

Les résultats obtenus montrent que le crédit documentaire offre une sécurité pour le
Vendeur et l’acheteur, mais néant pas les coûts et les risques relatif à ce mode de paiement. Le
crédit documentaire n’a pas pu donner un coup de frein à la facture d’importation des
algériens.

Les mots clef :


- Commerce extérieur
- Crédit documentaire
- Les importations
- Banque BADR

Abstract
Our work focuses on "the financing of foreign trade through documentary credit", the
problem is therefore the following: Is the documentary credit perfectly suited to the conditions
prevailing in international transactions and to the satisfaction of both contractual parties? ?

The resultsshowedthat the documentarycreditofferssecurity for the seller and the


buyer, but does not negate the costs and risksassociatedwiththis mode of payment. The
documentarycreditcould not slow down the Algerian import bill.

Key words :
- Trade
- Documentarycredit
- The imports
- BADR Bank

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