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Rapport

Le document traite de la conversion du mouvement d'un fluide en mouvement de rotation stable sur un axe fixe, en se concentrant sur les turbines hydrauliques et les éoliennes comme technologies clés des énergies renouvelables. Il explique le fonctionnement, les composants et les types d'éoliennes, en mettant en avant leur rôle dans la transition énergétique et la lutte contre le changement climatique. Les éoliennes, qu'elles soient à axe horizontal ou vertical, exploitent l'énergie du vent pour produire de l'électricité, tout en présentant des défis spécifiques liés à leur installation et à leur impact environnemental.

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Rapport

Le document traite de la conversion du mouvement d'un fluide en mouvement de rotation stable sur un axe fixe, en se concentrant sur les turbines hydrauliques et les éoliennes comme technologies clés des énergies renouvelables. Il explique le fonctionnement, les composants et les types d'éoliennes, en mettant en avant leur rôle dans la transition énergétique et la lutte contre le changement climatique. Les éoliennes, qu'elles soient à axe horizontal ou vertical, exploitent l'énergie du vent pour produire de l'électricité, tout en présentant des défis spécifiques liés à leur installation et à leur impact environnemental.

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Conversion du mouvement d’un fluide en mouvement de

rotation stable sur un axe fixe


Philippe-valdes Ewane, Gyft Momo Donfack
February 16, 2025

1
Contents
1 Généralités sur les Turbines 3

2 Généralités sur les systèmes Éoliennes 3


2.1 Principe de fonctionnement d’une éolienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2 Les différentes parties d’une éolienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.3 Les types d’éolienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.3.1 Turbine à axe horizontal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.3.2 Turbine à axe verticale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

2
Introduction
La transition énergétique et la lutte contre le changement climatique ont conduit au développement
accéléré des énergies renouvelables, parmi lesquelles les turbines hydrauliques et les éoliennes jouent
un rôle majeur. Ces deux technologies permettent de convertir des sources d’énergie naturelles –
l’eau et le vent – en électricité, contribuant ainsi à diversifier les modes de production énergétique
et à réduire notre dépendance aux énergies fossiles. Les turbines hydrauliques exploitent l’énergie
contenue dans l’eau en mouvement, que ce soit dans des barrages ou dans des installations de
type « run-of-the-river ». Le principe de fonctionnement d’une turbine hydraulique repose sur la
conversion de l’énergie potentielle ou cinétique de l’eau en énergie mécanique grâce à des pales ou
des roues. Lorsque l’eau frappe ces pales, elle entraîne leur rotation, laquelle est ensuite transfor-
mée en électricité par un générateur. Cette technologie, utilisée depuis plus d’un siècle, présente
des avantages indéniables tels qu’une fiabilité éprouvée, une capacité à produire de l’électricité de
manière continue, et une efficacité énergétique élevée. De plus, les centrales hydrauliques peuvent
être adaptées pour répondre aux variations de la demande, grâce à leur capacité de démarrage
rapide et de stockage d’énergie potentielle. D’un autre côté, les éoliennes exploitent la force du
vent pour générer de l’énergie. Leur fonctionnement est basé sur un principe aérodynamique sim-
ple : le vent fait tourner des pales dont la forme, souvent inspirée des ailes d’avion, génère une
différence de pression qui convertit l’énergie cinétique du vent en énergie rotative. Cette rotation
est ensuite transmise à un générateur électrique. Les éoliennes modernes, majoritairement à axe
horizontal, se caractérisent par une conception optimisée pour capter le maximum d’énergie sur
une large plage de vitesses de vent. Elles sont également équipées de systèmes de contrôle sophis-
tiqués, comme le pitch control et l’orientation de la nacelle, qui assurent une production d’énergie
optimale et une protection contre les conditions météorologiques extrêmes. Bien que reposant sur
des mécanismes différents, turbines hydrauliques et éoliennes partagent plusieurs points communs.
Elles offrent toutes deux une solution durable et respectueuse de l’environnement pour produire de
l’électricité, en exploitant des ressources naturelles inépuisables. En outre, ces technologies perme-
ttent de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de contribuer à la sécurité énergétique de
nombreux pays. Toutefois, elles présentent aussi des défis spécifiques : les turbines hydrauliques
nécessitent des infrastructures lourdes et peuvent impacter les écosystèmes aquatiques, tandis que
les éoliennes doivent être judicieusement implantées pour éviter des nuisances visuelles et sonores
ainsi que des impacts sur la faune aviaire. En conclusion, les turbines hydrauliques et les éoliennes
représentent des piliers essentiels du paysage énergétique actuel et futur. Leur développement et
leur intégration dans le réseau électrique mondial illustrent l’engagement croissant en faveur de so-
lutions énergétiques propres et renouvelables. Face aux enjeux environnementaux et économiques
du XXIe siècle, ces technologies continueront d’évoluer et d’offrir des alternatives viables pour
répondre aux besoins énergétiques de notre société.

1 Généralités sur les Turbines


2 Généralités sur les systèmes Éoliennes
Ces dernières années, l’intérêt pour les énergies renouvelables n’a cessé de croître, notamment en
raison des préoccupations environnementales et de la recherche de solutions alternatives aux éner-
gies fossiles. Parmi ces sources d’énergie, l’énergie éolienne se distingue par son potentiel durable
et sa capacité à produire de l’électricité en exploitant une ressource naturelle inépuisable : le vent.
L’éolienne est un dispositif destiné à convertir l’énergie cinétique du vent en énergie mécanique,
puis en énergie électrique. Son fonctionnement repose sur un principe simple : lorsque le vent
souffle, il met en mouvement les pales montées sur un rotor. Ce mouvement de rotation est ensuite
transmis à un générateur (qui peut être synchrone ou asynchrone) afin de produire de l’électricité.
Ce système permet de capter l’énergie du vent et de la transformer en une énergie exploitable, tout
en s’adaptant aux variations naturelles de la vitesse du vent.
On distingue principalement deux grandes catégories d’éoliennes selon l’orientation de leur axe de
rotation :
Les éoliennes à axe horizontal : Ce sont les plus répandues et les plus performantes en termes

3
de conversion d’énergie. Elles disposent de pales disposées perpendiculairement au vent, optimisant
ainsi la capture de l’énergie cinétique. Cependant, leur installation nécessite souvent des structures
de grande hauteur pour atteindre des zones de vent plus constant et moins turbulent.
Les éoliennes à axe vertical : Leur axe de rotation est perpendiculaire au sol, ce qui leur
confère l’avantage de capter le vent venant de toutes les directions sans nécessiter de mécanismes
d’orientation complexes. Elles sont particulièrement adaptées aux environnements urbains ou aux
zones où le vent est plus irrégulier. Bien que généralement moins efficaces que les éoliennes à axe
horizontal pour une production maximale d’énergie, elles offrent une flexibilité et une intégration
plus facile dans des espaces restreints.

L’efficacité de la conversion de l’énergie mécanique en énergie électrique dépend non seulement


des caractéristiques mécaniques de l’éolienne, mais également des stratégies de commande mises en
place pour le générateur. Les dispositifs de conversion, souvent basés sur des machines synchrones
ou asynchrones, sont conçus pour exploiter une large plage de vitesses de vent, maximisant ainsi
la production d’électricité et la rentabilité des installations. L’interface de connexion au réseau et
les techniques de contrôle avancées jouent un rôle crucial dans l’intégration optimale de l’énergie
éolienne au système électrique global.

Figure 1: Schéma d’une éolienne

2.1 Principe de fonctionnement d’une éolienne


Les pales des éoliennes sont une grande réussite en ingénierie, conçues de manière très soignée
pour exploiter l’énergie du vent. Leur forme s’inspire largement des ailes d’avion et repose sur le
principe de la portance, c’est-à-dire la capacité d’un objet à être soulevé par l’air. Lorsque le vent
souffle sur une pale, il crée une différence de pression entre le dessus et le dessous de celle-ci. Cette
différence de pression génère une force qui fait tourner le rotor de l’éolienne.
La forme des pales est étudiée avec beaucoup d’attention pour capter un maximum d’énergie tout
en réduisant la résistance de l’air, appelée traînée. En général, les pales ont une forme asymétrique,
ce qui signifie que leur face supérieure est différente de leur face inférieure. Cette conception permet
d’obtenir un bon rendement, même si la vitesse du vent change. Pour trouver le meilleur design,
les ingénieurs utilisent des calculs mathématiques et des simulations sur ordinateur, afin de trouver
le juste équilibre entre efficacité et solidité.
Un autre point important est l’angle d’attaque des pales, c’est-à-dire l’angle qu’elles forment par
rapport au vent. Cet angle est crucial car il influence directement la quantité d’énergie captée.
Pour garder une production optimale, cet angle peut être ajusté en fonction de la vitesse du vent.
Ce réglage est réalisé grâce à un système de contrôle appelé pitch control qui modifie l’orientation
des pales en temps réel.

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Les pales des éoliennes modernes sont de très grandes dimensions, pouvant parfois dépasser 80
mètres de longueur. Cette grande taille permet de capter une plus grande surface de vent, ce qui
augmente la production d’électricité. Pour fabriquer ces grandes pales, on utilise des matériaux
modernes comme les composites à base de fibres de verre ou de carbone. Ces matériaux sont choisis
parce qu’ils sont à la fois légers et très résistants, ce qui permet de construire des pales longues
sans qu’elles risquent de se casser, même lorsque le vent est très fort.
Enfin, pour transformer l’énergie du vent en électricité, la turbine éolienne est composée de deux
parties principales : une partie mécanique et une partie électrique. La partie mécanique est chargée
de capter l’énergie cinétique du vent et de la transformer en mouvement de rotation. Ce mouvement
est ensuite transmis à une génératrice électrique via un système d’entraînement, qui comprend
souvent une boîte de vitesses. La génératrice se charge alors de convertir le mouvement en énergie
électrique, prête à être utilisée.

Figure 2: Conversion de l’énergie cinétique du vent

2.2 Les différentes parties d’une éolienne

Figure 3: Composantes d’une éolienne

[Link] pales : Les pales sont de grandes ailes conçues pour capter l’énergie du vent. Leur forme,
inspirée des ailes d’avion, permet de créer une différence de pression entre le dessus et le dessous,
ce qui génère une force de portance. Cette force fait tourner le rotor. Les pales sont fabriquées avec
des matériaux légers et résistants, comme des composites à base de fibres de verre ou de carbone,
afin de supporter les contraintes du vent tout en étant efficaces.
[Link] noyau (ou moyeu) : Le noyau est la pièce centrale qui relie les pales entre elles et les fixe
à l’arbre primaire. Il joue un rôle essentiel dans la répartition des forces issues du vent et assure le
transfert de l’énergie mécanique produite par les pales vers l’arbre.

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3.L’arbre primaire : L’arbre primaire est directement relié au moyeu. Il transmet la rotation
obtenue grâce aux pales au système de transmission. Sa robustesse est cruciale car il doit supporter
des charges importantes tout en assurant une transmission fluide du mouvement.
[Link] multiplicateur (ou boîte de vitesses) : Le multiplicateur augmente la vitesse de
rotation transmise par l’arbre primaire. En effet, la rotation des pales est relativement lente, mais
le générateur électrique nécessite une vitesse plus élevée pour produire efficacement de l’électricité.
La boîte de vitesses joue donc un rôle clé en adaptant cette vitesse.
5.L’arbre secondaire : Relié à la sortie du multiplicateur, l’arbre secondaire transmet la
rotation à haute vitesse au générateur. Il est conçu pour résister à une rotation rapide et à des
forces mécaniques élevées.
[Link] générateur électrique : Le générateur transforme l’énergie mécanique (la rotation) en
énergie électrique. Qu’il soit synchrone ou asynchrone, il est au cœur du processus de conversion
de l’énergie du vent en électricité, qui pourra ensuite être distribuée sur le réseau.
[Link] mat (ou tour) : Le mat est la structure verticale qui supporte toute l’éolienne (nacelle,
rotor et systèmes de contrôle). Sa hauteur permet de placer les pales dans des zones où le vent est
plus fort et plus constant, améliorant ainsi la production d’énergie.
[Link] système d’orientation de la nacelle : Aussi appelé système de "yaw", ce mécanisme
permet d’orienter la nacelle et le rotor pour qu’ils soient toujours face au vent. Il utilise des moteurs
et des capteurs pour ajuster en continu la position de l’éolienne en fonction de la direction du vent.
[Link] système de refroidissement : Pour garantir un fonctionnement optimal et éviter la
surchauffe, certains composants (comme le générateur et la boîte de vitesses) sont équipés d’un
système de refroidissement. Ce système peut utiliser de l’air ou un liquide pour disperser la chaleur
et maintenir des températures de fonctionnement sécuritaires.
[Link] outils de mesure du vent (girouette et anémomètre) :
La girouette mesure la direction du vent. L’anémomètre mesure la vitesse du vent. Ces instru-
ments fournissent des informations essentielles qui permettent au système de contrôle de l’éolienne
d’ajuster l’orientation et l’angle des pales pour optimiser la production d’énergie.
[Link] système de contrôle électronique Ce système centralise et analyse les données issues
des différents capteurs (vitesse et direction du vent, température, etc.). Il commande ensuite les
réglages de l’éolienne (comme l’orientation de la nacelle et l’angle des pales) pour maximiser la
production et protéger l’équipement en cas de conditions extrêmes.
[Link] transformateur : Une fois l’énergie électrique produite par le générateur, le transfor-
mateur ajuste la tension de l’électricité afin de la rendre compatible avec le réseau électrique. Il
permet ainsi de transporter l’électricité sur de longues distances sans perte excessive.
Chacune de ces parties joue un rôle essentiel dans le fonctionnement global de l’éolienne, con-
tribuant à transformer efficacement l’énergie du vent en électricité utilisable.

2.3 Les types d’éolienne


2.3.1 Turbine à axe horizontal
La grande majorité des technologies éoliennes concerne les éoliennes à axe horizontal. En effet, la
raison est simple : aujourd’hui, les éoliennes commerciales connectées au réseau sont construites
avec un rotor en forme d’hélice monté sur un axe horizontal, c’est-à-dire que l’arbre principal
est placé horizontalement. Le rôle du rotor est de transformer le mouvement linéaire du vent en
mouvement rotatif. Ce mouvement est ensuite utilisé pour entraîner une génératrice qui produit de
l’électricité. Ces éoliennes à axe horizontal se caractérisent par une conception relativement simple
et offrent un rendement optimal. Cela signifie qu’elles récupèrent une grande partie de l’énergie
contenue dans le vent, jusqu’à atteindre la limite théorique appelée limite de Betz. De plus, selon
le nombre de pales dont dispose l’hélice, on peut distinguer deux groupes principaux d’éoliennes à
axe horizontal.

a Éoliennes à rotation lente


Ces éoliennes, utilisées depuis longtemps surtout dans les zones rurales, tournent à une vitesse
relativement faible. Leur conception repose sur un ou plusieurs anneaux concentriques, sou-
vent appelés « roues multiples à jantes ». Le nombre d’anneaux peut varier entre 20 et 40.
Grâce à leur grande inertie, ces éoliennes réagissent de manière stable lors de rafales de vent.

6
Toutefois, cette inertie limite leur taille, et leur diamètre reste généralement inférieur à 8
mètres.
b Éoliennes à rotation rapide
Elles sont conçues pour tourner plus rapidement et se divisent en trois grandes catégories,
selon le nombre de pales :
Conception tripale : La plupart des éoliennes modernes sont de type tripale, c’est-à-dire
qu’elles disposent de trois pales. Le rotor est maintenu face au vent grâce à un mécan-
isme d’orientation actionné par des moteurs électriques. Cette conception est très répandue
sur le marché mondial, et elle se caractérise notamment par l’utilisation d’une génératrice
asynchrone, qui transforme efficacement l’énergie mécanique en électricité.
Conception bipale (avec un rotor basculant) : Ces éoliennes ont deux pales, ce qui permet
d’économiser le coût et le poids d’une pale par rapport aux éoliennes tripales. Souvent, elles
disposent d’un rotor basculant, qui aide à ajuster l’orientation face au vent. Cependant,
malgré cet avantage économique, elles rencontrent certaines difficultés pour se faire une place
sur le marché, notamment à cause de problèmes d’équilibre et de performance.
Conception monopale : Dans ce type, l’éolienne ne possède qu’une seule pale, permettant
ainsi d’économiser encore plus sur le coût et le poids. Néanmoins, cette configuration est très
rare, car elle présente des problèmes d’équilibre et de stabilité qui sont encore plus importants
que pour les éoliennes bipales, ce qui rend leur conception et leur utilisation plus difficiles.

Ces différentes conceptions illustrent bien comment l’industrie éolienne cherche à adapter la tech-
nologie pour optimiser la production d’énergie tout en réduisant les coûts et en surmontant les
défis techniques.

2.3.2 Turbine à axe verticale


Les éoliennes à axe vertical ressemblent un peu aux roues hydrauliques et se distinguent des éoli-
ennes classiques à axe horizontal. En fait, certaines éoliennes conçues pour fonctionner verticale-
ment pourraient aussi être montées horizontalement, mais leur efficacité resterait comparable à
celle d’une éolienne munie d’un rotor en hélice. On peut classer ces éoliennes en deux grands types
: celles de Darrieux et celles de Savainus.

a L’éolienne de Darrieux
L’éolienne de Darrieux porte le nom de l’ingénieur français George Darrieux, qui a breveté
cette conception en 1931. Ce modèle est particulier car c’est la seule éolienne à axe vertical
qui n’a jamais été fabriquée en série pour un usage commercial. Elle se distingue par ses
pales en forme de C, ce qui lui donne une apparence un peu semblable à celle d’un fouet à
œufs. Ce design original a été pensé pour capter le vent de manière efficace, même si, en
pratique, il n’a pas été adopté à grande échelle.
b L’éolienne de Savainus
Certaines éoliennes traditionnelles ne permettent pas de développer de grandes puissances
et leur rendement ne dépasse généralement pas 50 % de la limite théorique de Betz. C’est
pourquoi elles n’ont pas connu un grand développement. Cependant, plusieurs innovations
ont été conçues pour améliorer les performances et offrir des fonctionnalités supplémentaires
:
Les éoliennes à bosse : Ces éoliennes ont des pales dont la forme s’inspire des bosses
des baleines à bosse, qui leur permettent de mieux nager. En appliquant ce concept, ces
pales captent le vent de manière plus efficace, offrant environ 20 % de rendement en plus par
rapport aux éoliennes traditionnelles. De plus, leur conception les rend plus résistantes aux
intempéries.
Les éoliennes qui permettent de produire de l’eau : En plus de produire de l’électricité,
ces éoliennes sont équipées d’une unité frigorifique installée dans la nacelle. Ce système
transforme l’humidité contenue dans l’air en eau potable. Un filtre purifie cette eau, qui est

7
ensuite stockée dans un mat spécialement dédié. Ce type d’éolienne peut être particulièrement
utile dans les régions où l’accès à l’eau est limité.
Les éoliennes recyclables : Pour réduire l’impact sur l’environnement, ces éoliennes
utilisent des matériaux qui peuvent être recyclés. Leurs pales sont fabriquées en compos-
ite thermoplastique à base d’une résine cyclique. Cela permet non seulement de construire
des pales légères et solides, mais aussi de les recycler facilement en fin de vie, contribuant
ainsi à une approche plus durable.
Les éoliennes multirotors : Ce type d’éolienne se compose de plusieurs petits rotors –
généralement trois – chacun équipé de trois pales. Chaque rotor a un diamètre d’environ
2,1 mètres, et ensemble, ils peuvent fournir une puissance d’environ 6 kilowatts. Cette con-
ception permet de capter l’énergie du vent de manière modulaire et peut offrir de meilleures
performances dans certaines conditions.

Ces innovations montrent comment la technologie éolienne cherche à dépasser les limitations des
conceptions traditionnelles, en améliorant le rendement, en augmentant la résistance et en ajoutant
des fonctionnalités utiles, comme la production d’eau potable ou le recyclage des matériaux.

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