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Log de Forage

Le document traite de l'ingénierie de forage, définissant le forage comme une cavité cylindrique dans la terre utilisée pour exploiter des ressources naturelles et étudier la géotechnique. Il décrit les différentes méthodes de forage, les facteurs de sécurité, de coût et d'environnement à considérer, ainsi que les paramètres de dimensionnement et de suivi des forages. Enfin, il aborde le positionnement des forages pour un approvisionnement en eau souterraine, en soulignant l'importance de choisir des sites appropriés pour éviter la contamination.

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Log de Forage

Le document traite de l'ingénierie de forage, définissant le forage comme une cavité cylindrique dans la terre utilisée pour exploiter des ressources naturelles et étudier la géotechnique. Il décrit les différentes méthodes de forage, les facteurs de sécurité, de coût et d'environnement à considérer, ainsi que les paramètres de dimensionnement et de suivi des forages. Enfin, il aborde le positionnement des forages pour un approvisionnement en eau souterraine, en soulignant l'importance de choisir des sites appropriés pour éviter la contamination.

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INGENIERIE DE FORAGE

Définition
Un forage est une cavité cylindrique dans la terre ayant un diamètre défini par l’outil de forage. On parle de
forage à petit diamètre pour les diamètres allant jusqu’à 250 mm, puis de forage de gros diamètre. Le
forage est généralement de grande profondeur ; plusieurs centaines de mètres.
But du forage
Un forage est réalisé dans le but :
-D’exploiter les ressources naturelles du sous-sol (pétrole gaz, ressources minières, eau…) ;
-D’étudier la géotechnique des terrains
-etc

Domaine d’utilisation du forage


Le forage est utilisé dans divers domaines :
- La géologie (carottage, ...)
- Les mines et carrières (dynamitage…)
- Le génie civil (implantation des poteaux de construction et pieu...)
- L’hydrogéologie (hydraulique urbaine ou rurale…)
- Le pétrole ou gaz (forage déviés…)
-etc

Facteurs à considérer pour la construction des forages


La sécurité
C’est une responsabilité morale de fournir les conditions de travail les plus sûres et une culture de la
sécurité où chaque employé sait qu’il a le droit et la responsabilité d’interrompre tout travail dangereux.
Le Prix
Il y a des coûts supplémentaires à prendre en compte, tels que le personnel de soutien, y compris le
personnel de sécurité, le personnel de géologie et les responsables de programmes de forage, ainsi que les
coûts de construction de la plateforme de forage, de transport de l'eau, de supervision, de boue de forage,
de prospection et de location d'équipement
L’environnement
La réalisation des travaux ne doit pas altérer la structure géologique avoisinante et la qualité des eaux,
notamment lors des opérations suivantes :
- Injections de boues de forage
- Développement de l’ouvrage par acidification ou tout autre procédé
- Cimentations
- Obturations et autres opérations Prévention de toute pollution du milieu
- Traitement des déblais de forage, des boues et des eaux extraites du forage par décantation,
neutralisation ou toute autre méthode adaptée
- Dispositifs de traitement adaptés en fonction de la sensibilité des milieux récepteurs
Information aux autorités compétentes
- De tout incident ou accident susceptible d’altérer la qualité des eaux
- De la mise en évidence d’une pollution des sols et des eaux
- Des premières mesures prises pour y remédier

Chap1 : Technique de forage


Les différentes méthodes de foration
Un forage peut être effectué en employant diverses méthodes. L’entreprise de forage est chargée de mettre
en œuvre les techniques de forage adaptées aux conditions des terrains rencontrés. Le choix technique
dépend de plusieurs paramètres :
* Les caractéristiques géologiques des terrains : roches dures et massives, roches tendres et friables…
* La profondeur à atteindre
* Le diamètre souhaité.
On peut notamment distinguer les techniques suivantes : le havage, le battage, le rotary, la tarière, le
marteau fond de trou.
- Le havage consiste à creuser le terrain à la base du tubage en position verticale. Le tubage s’enfonce
sous l’effet de son poids. On peut utiliser des buses en béton empilées progressivement au fur et à mesure
de leur enfoncement. Cette technique est limitée à des ouvrages peu profonds.

- Le battage consiste à briser la roche en laissant régulièrement tomber un outil (le trépan). Ce procédé
ancien est utilisé en formations dures calcaires et dolomies. Un tubage de travail est utilisé pour protéger
les parois du terrain. Les déblais sont récupérés avec une cuillère.
- Le rotary est une méthode par rotation et broyage. Les déblais sont entraînés vers la surface par la
circulation d’un fluide de forage, en général de la boue de forage, dans l’espace annulaire entre le terrain et
le train de tiges. La boue en surface est tamisée et reprise par une pompe pour être réintroduite dans le
train de tige. La boue de forage est adaptée au terrain traversé en jouant sur ses principales
caractéristiques : densité et viscosité. Cette technique est utilisée pour les terrains qui ne se tiennent pas :
argile, sable, graviers…
- La tarière est une vis sans fin permettant de forer en gros diamètre à faible profondeur. Cette technique
est utilisée en forage de reconnaissance dans les limons, argiles, marnes ou craie… jusqu’à 25 mètres de
profondeur environ avec des diamètres compris entre 150 mm et 600 mm.
- Le marteau fond de trou fonctionne à l’air comprimé par percussion d’un taillant. Il est utilisé en terrain dur
et fissuré : roches carbonatées, cristallines ou volcaniques… L’avancement peut être rapide : 100 mètres
en un ou deux jours.
- Le tubage à l’avancement consiste à enfoncer un tube au fur et à mesure de l’avancement de la foration.
L’association marteau fond de trou et tubage à l’avancement permet de conserver les avantages de la
technique de forage dans des terrains instables. La méthode de tubage à l’avancement permet
l’observation précise des terrains traversés en offrant la possibilité de remonter le tubage à volonté pour les
tests de qualité et de débit des couches rencontrées.
- Les forages à l’air sont réalisés sans autre fluide que l’air mais cette technique utilise souvent des
adjuvants chimiques (mousses) pour améliorer la remontée des particules.
- Les forages à la boue bentonitique présentent le risque de colmatage plus ou moins important du
réservoir, notamment en cas de pertes de circulation, ce qui implique un traitement chimique et souvent
mécanique du réservoir. L’utilisation de ces boues suppose de bien maîtriser les dosages en fonction des
terrains et de l'avancement de l'ouvrage et si nécessaire, de maîtriser les techniques de décolmatage.
- le forage sonique représente au départ la solution lorsque les techniques de forages conventionnels
n’offrent pas les résultats souhaités. cette technologie apporte de très nombreux avantages en forage
destructif et surtout en carottage : taux de récupération d’échantillons de 100% ou proche même en sols
difficiles, productivité accrue, déviation inexistante ou faible, pas ou peu de fluide de forage

- Les boues biodégradables permettent de bonnes vitesses d’avancement mais elles sont chères et
parfois responsables d’une prolifération bactérienne à l’origine d’une contamination des eaux ou de
corrosions sur les canalisations métalliques. Il est recommandé d’utiliser des boues homologuées pour
différents types de germes. Cependant, dans certains cas les boues biodégradables ne permettent pas une
tenue suffisante des terrains.

Chapitre 2 : Paramètre de la foration


Dimensionnement du forage
Le concept de base du mécanisme d'abattage à l'explosif dans les exploitations à ciel ouvert est basé la
réalisation d'un « plan de tir ». Plusieurs approches existent pour la conception des plans de tir. Des règles
plus ou moins empiriques issus de l'expérience permettent l'implantation et la géométrie de la foration. Le
plan de tir doit tenir compte également des caractéristiques mécaniques des roches et des
structures/discontinuités géologiques. Il détermine la distribution de l'explosif dans l'espace et dans le temps
:

La géométrie de foration et quantité d'explosif par trou de mine séquence d'amorçage d'explosion dans
chaque trou de mine (tir séquentiel).
Les principaux paramètres de la géométrie d'un plan de tir sont :
*les banquettes, les espacements, la hauteur du front et la surforation
*La maille de foration = banquette x espacement,

*La maille produit par ces deux valeurs x la hauteur du front = le volume abattu,

*Le diamètre de foration : est tributaire des outils (taillants) disponibles. Il est limité en fonction des
contraintes telles que la charge unitaire (par trou de mine) et du niveau de vibration à respecter.
*La hauteur de front : est souvent limitée par la réglementation, dans un souci de sécurité pour les engins
travaillant au pied des fronts.

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Tranche d'abattage : volume des matériaux d'un même gradin tiré en une seule volée d'abattage. Elle peut
être allongée ou ramassée
L'inclinaison et la profondeur de forage est fonction de la hauteur du front et des conditions de stabilité de la
roche :
- si hauteur faible (inférieure à 10 m) : inclinaison entre 0 et 5 degrés
- si hauteur élevée (de 10 m à 35 m) : inclinaison entre 5 à 30 degrés

Coupe géologique
- Lors des travaux, le déclarant fait établir la coupe géologique de l’ouvrage. En l’absence de supervision
par un géologue, cette coupe est établie par le foreur. Cette coupe, figurera dans le rapport de fin de
travaux.

Chapitre 3 : Suivi d’un forage


3.2. Relevé de log de forage
Relevé, sous forme de diagramme en fonction de la profondeur, de la vitesse d'avancement, de la densité
de la boue à l'injection et à la sortie du puits de la vitesse de rotation, du poids sur l'outil, etc. et d'une
manière générale de l'ensemble des paramètres de forage.

Après avoir réalisé un forage de la profondeur requise, le responsable devrait disposer des informations
suivantes:
- la profondeur du forage;
- un log lithologique du forage;
- le(s) diamètre(s) du forage et la profondeur de toute réduction du diamètre
- la profondeur de toute découverte d’eau (le cas échéant);
- les différentes vitesses de pénétration;
- le niveau statique approximatif de l’eau dans le forage (ou une indication du niveau possible).
3.3.2. Développement du forage
Le développement d'un forage consiste à nettoyer la zone à proximité immédiate des crépines afin
d'éliminer tous déblais et fluides de forage, ainsi que les sédiments en suspension.

3.2.3. La stabilité et la sécurité du forage


La garantie de qualité et de pérennité de l’ouvrage est conditionnée par :
- Le choix d’équipements appropriés : cuvelages, tubages, crépines, drains…
- Les caractéristiques des matériaux tubulaires adaptées à l’ouvrage, aux milieux traversés et à la qualité
des eaux souterraines : épaisseur, résistance à la pression et à la corrosion.
- Les tubages en acier doivent respecter des normes de qualité liées à leur résistance mécanique. Ils sont
résistants mais ils peuvent être corrodés par l’eau. Les aciers inoxydables ont un coût élevé. On doit veiller
à l’homogénéité de l’acier utilisé pour les tubages et les crépines sous peine de voir apparaître un effet de
pile pouvant entraîner des dommages importants au matériel tubulaire et à terme la destruction du forage.
Les éléments de tubages et/ou crépines sont soudés ou vissés.
- Les tubages en PVC sont très utilisés en raison de leur résistance à la corrosion, du coût plus faible que
pour l’acier, de la facilité de manipulation et d’assemblage des éléments de tubage ou de crépine. Les
éléments sont vissés ou collés.
Cependant, ils ne peuvent pas être utilisés pour les forages profonds. Leur flexibilité exige l’utilisation de
centreurs. Au-dessus du niveau de l’eau, le PVC vieillit ; il peut se fendre et son diamètre légèrement
diminuer. Les cimentations annulaires peuvent donc ne plus assurer une étanchéité satisfaisante.
L’isolation des différentes ressources d’eau
« Un même ouvrage ne peut en aucun cas permettre le prélèvement simultané dans plusieurs aquifères
distincts superposés. »
« Afin d’éviter tout mélange d’eau entre les différentes formations aquifères rencontrées, lorsqu’un forage,
puits, sondage ou ouvrage souterrain traverse plusieurs formations aquifères superposées, sa réalisation
doit être accompagnée d’un aveuglement successif de chaque formation aquifère non exploitée par
cuvelage et cimentation. »
Dans le cas d'une superposition de formations aquifères séparées les unes des autres par des couches très
peu perméables, la nappe supérieure, vulnérable, peut être contaminée par les activités de surface. La
nappe sous-jacente qui est séparée de la précédente par une couche peu perméable est a priori préservée
de toute pollution.
Mais si sa pression est inférieure à celle de la première nappe et dans le cas d'une mise en communication
(forage défectueux), il peut y avoir transfert d'eau et donc de polluant de la nappe supérieure vers la nappe
inférieure : par exemple, en supposant un forage captant les deux nappes (ce qui est rigoureusement
interdit), lorsque celui-ci est au repos (une grande partie de l’année) l’eau polluée de la première nappe
s’écoule à travers le captage et vient contaminer la nappe sous-jacente naturellement préservée.
La figure ci-dessous représente le cas le plus courant pour les forages de petits diamètres (de 150 à 250
mm). Le forage, excepté pour la hauteur de l’avant tube, est réalisé en une seule passe jusqu’à la formation
aquifère.
Dans un captage en zone rocheuse il n’y a pas, dans la plupart des cas, de gravier filtre et il faut prévoir au
lieu du joint une collerette ou une ombrelle de cimentation. Ce dernier dispositif constitué de lamelles
métalliques, est installé sur un élément de tubage. Il se déploie pour occuper l’espace annulaire et retenir le
ciment au-dessus d’une certaine cote.

Figure : Forage en nappe libre réalisé en une seule étape et en un seul diamètre
Figure : - Forage traversant une nappe libre et captant une nappe captive
L’ouvrage est réalisé en deux étapes avec aveuglement par cimentation au niveau de la couche
imperméable séparant les deux aquifères. Après un temps de prise, le forage est poursuivi en diamètre
réduit dans la nappe inférieure à capter.
Sur cette illustration, le niveau de la nappe au repos est figuré dans le forage terminé.
La nappe étant captive, ce niveau s'établit au-dessus du toit de l'aquifère. Durant l'exploitation il faut éviter
que ce niveau ne s'établisse sous le toit de l'aquifère (dénoyage local de l'aquifère, avec un cône de
rabattement situé partiellement sous le toit).

Chapitre 4 : Forage d’eau


Positionnement des forages
Le choix du site de forage est une partie cruciale du processus visant à fournir un approvisionnement sûr et
fiable en eaux souterraines. Les meilleurs sites sont ceux où le captage (la collecte d’eau naturelle) peut
être optimisé.
Les « points bas » – notamment les vallées fluviales constituent souvent des zones de captage maximal car
les eaux, tant superficielles que souterraines, se dirigent vers eux sous l’effet de la gravité.
Un autre aspect de l’emplacement des forages qu’il convient d’étudier avec soin dans les zones peuplées
est le risque de contamination par le bétail et les latrines ou autres installations d’évacuation des déchets.
Comme les eaux souterraines

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