Appareils de mesure à galvanomètre expliqués
Appareils de mesure à galvanomètre expliqués
Le galvanomètre est un appareil qui doit son nom à Luigi Galvani (Bologne 1737-1798 physicien et
médecin italien). C’est un ampèremètre analogique qui dispose d'une aiguille pour amplifier
visuellement la mesure. L'aiguille permet la lecture directe en se déplaçant devant une échelle
graduée placée à l’avant d’un miroir qui sert à éviter les erreurs de lecture dues à la parallaxe.
Principaux symboles marqués sur les cadrans des appareils de mesures analogiques
Dans cet appareil, l’inducteur fixe est un aimant fixe en forme de U et l’aiguille est solidaire d’un
cadre mobile. Son principe utilise les forces de Laplace subies par la bobine mobile parcourue par un
courant à mesurer et placée dans le champ magnétique de l’aimant fixe. À l'équilibre, le couple
moteur dû aux forces de Laplace est opposé au couple de rappel exercé par les ressorts de rappel qui
supportent le cadre, et l'angle de rotation du cadre est proportionnel au courant.
Les galvanomètres magnétoélectriques sont transformables en ampèremètres et voltmètres. Ces
appareils sensibles et fidèles ont une résistance interne comprise entre quelques ohms et quelques
kilo-ohms. La chute de tension aux bornes du cadre est comprise entre quelques microvolts et un
volt. Ils fonctionnent en courant continu, mais des circuits annexes permettent de les utiliser pour
mesurer diverses valeurs de courants variables (grandeurs efficaces, moyennes, etc.).
Les forces F1 et F2 créent un couple moteur qui tend à faire tourner le cadre maintenu par un axe
tournant sur des pivots. La position du cadre est alors déterminée par l’équilibre entre le couple des
forces de Laplace m agissant dans un sens et le couple de rappel r du ressort à spirale.
b
m 2 F F b
2
Pour la bobine à n spires enroulées sur le cadre mobile de surface S a b similaire à celle
présentée sur la figure précédente, on a :
m n I S B
D’autre part, le couple de rappel r du ressort à spirale est proportionnel à l’angle de rotation α du
cadre. Si on note k la constante de raideur du ressort de rappel, on a :
r k
Les deux couples m et r s’équilibrent lorsque l’équipage mobile est au repos en position stable.
C'est-à-dire que :
n I S B k
n S B
En posant : C
k
On peut écrire la relation entre le courant qui traverse le galvanomètre à cadre mobile et l’angle de
déviation α de l’équipage mobile et de l’aiguille sous la forme :
C I
— La constante C est lié à un appareil de mesure considéré. Plus la valeur de C sera importante,
et plus l’appareil sera sensible.
— La proportionnalité entre α et I signifie que la graduation de ce type d’appareil est linéaire.
L’appareil magnétoélectrique à spot lumineux a le cadre de sa bobine qui est supporté par un ressort
à ruban métallique comportant un miroir. À l'équilibre, le couple moteur dû aux forces de Laplace est
opposé au couple de rappel exercé par les fils de torsion qui supportent le cadre, et l'angle de
rotation du cadre est proportionnel au courant. On amplifie le mouvement de déviation du spot en
éloignant le miroir du cadran d’affichage.
Un appareil électrodynamique est formé principalement par un circuit fixe (généralement deux demi-
bobines) créant un champ magnétique à l’intérieur duquel se déplace un cadre mobile de faible
inertie monté sur deux pivots et entrainant une aiguille. Les appareils électrodynamiques sont non
polarisés. Ils sont utilisables en courant continu et en courant alternatif. Ils sont généralement
utilisables pour la fabrication des wattmètres.
Ce type d’appareils est caractérisé par une force exercée par l’armature fixe d’un condensateur sur
son armature mobile. Ce type d’appareil est toujours utilisé en voltmètre. Lorsqu’on applique une
tension entre les deux plaques de cet appareil, l’une se charge positivement et l’autre négativement,
ce qui produit une force d’attraction qui tend à faire tourner la plaque mobile qui est solidaire d’une
aiguille. Ils sont utilisables en courant continu et en courant alternatif et possèdent une échelle non
linéaire.
Symbole
Le principe de fonctionnement de ce type d’appareils est basé sur la dilatation d’un fil conducteur qui
s’échauffe lors du passage d’un courant électrique d’intensité I. Cet effet est la conséquence directe
de la puissance dissipée par effet joule dans le fil à dilatation. Le fil à dilatation utilisée est
généralement en bronze ou un alliage platine et argent. Les appareils thermiques sont non polarisés,
utilisable en courant continu et en courant alternatif.
Le passage du courant électrique provoque réchauffement d'une résistance fixe; il en résulte une
élévation de température de la soudure chaude d'un thermocouple qui peut être placée :
• au contact de la résistance : chauffage direct (symbole: )
Avec ce type d'appareil, résultat de la combinaison de deux lois physiques, on mesure donc, en
courant continu et en courant alternatif, des intensités. Ces appareils, utilisables en haute fréquence
(plusieurs dizaines de mégahertz) peuvent mesurer :
• en chauffage direct quelques centaines d'ampères
• en chauffage indirect de quelques milliampères à un ampère.
Cet effet thermoélectrique est utilisé pour une mesure précise de la température. La référence E, J,
K, R, S et T des thermocouples industriels se rapporte à la nature des deux métaux qui réalisent le
capteur.
On utilise aussi les thermocouples comme détecteur de flamme pour les dispositifs de sécurité dans
les appareils ménagers à gaz (Chauffe eau, Chaudière, Four de cuisinière). Le thermocouple dédié à
cet usage est constitué d'une tubulure relié à un métal et d'un fil central relié à un métal d’une autre
nature. Ces deux métaux différents sont soudés au niveau de sa pointe. Quand on porte cette pointe
à la température de flamme d’un gaz butane, il apparait au niveau de sa sortie une tension électrique
voisine de 30mV.
Lorsque l'utilisateur appui sur le robinet, le disque entre en contact avec la bobine. Le gaz traverse le
robinet, passe par l'injecteur et arrive au brûleur. L'utilisateur allume le gaz et maintient le bouton
enfoncé pendant quelques secondes, le temps que le thermocouple échauffé par la flamme arrive à
produire un courant électrique suffisant pour provoquer à travers la bobine un champ magnétique
de force suffisante pour contrer la force de rappel du ressort et maintenir le disque collé à la bobine.
L'utilisateur peut alors relâcher le bouton et le feu ne s’éteint pas.
Pour étudier le galvanomètre en régime dynamique, on le ferme sur une résistance Ro, on écarte le
cadre de sa position d’équilibre et on le lâche. En revenant vers sa position d’équilibre, le cadre qui
bouge dans le champ magnétique va subir des oscillations amorties avant de s’immobiliser. On
montre que pendant ce régime transitoire, le mouvement (t) du cadre est celui d’un oscillateur
harmonique amorti ; il est régi par l’équation différentielle du second ordre suivante :
Le coefficient d’amortissement est principalement fixé par la valeur de la résistance R. Pour une
valeur infinie de R, le mouvement n’est pas amorti et si on néglige les frottements l’équipage mobile
oscille indéfiniment autour de sa position d’équilibre à une période propre donnée par :
J
T 2
k
En réduisant R, on augmente l’amortissement et on finit par atteindre un régime transitoire sans
oscillations pour une valeur critique Rc de la résistance du circuit donnée par :
2
Rc
2 Jk
Le taux d’amortissement vaut a = Rc/R.
— pour a < 0.7, la position d’équilibre n’est atteinte qu’après plusieurs oscillations ; c’est le régime
périodique amorti.
— pour a = 0.7, on atteint le régime d’amortissement critique.
— pour a > 0.7, on passe dans le régime dit apériodique pour lequel l’équilibre est atteint au bout
d’un temps plus ou moins long mais sans oscillation préalable.
R SC R G
La résistance équivalente au galvanomètre shunté par sa résistance critique vaut : R C
R SC R G
Exercice 2-1 :
Dans les appareils ferromagnétiques à cadre mobile à attraction, on montre que le couple de torsion
du cadre est donné par :
12 I2 dL
d
Où I est le courant qui traverse l'appareil, L l'inductance de la bobine, l'angle de torsion et dL/d la
variation d'induction par unité d'angle.
On considère un appareil à attraction pour lequel l'inductance L en fonction de la rotation du cadre
par rapport à sa position nulle (exprimé en radians) est donnée par :
L [µH] = 10 + 5 - 2
1. Si la constante de raideur du ressort utilisé vaut 1210-6 N.m.rd-1, on demande de déterminer le
déplacement angulaire de l'aiguille de l'appareil pour un courant I=5A.
2. Si l'angle de rotation maximal de l'aiguille est égal à 120°, que vaut le courant maximal mesurable
avec cet appareil ?
On admet que pour les ampèremètres électrodynamiques, le couple de torsion de l'équipage mobile
parcouru par un courant I est donné par
I2 dM
d
Où dM représente la variation de mutuelle inductance par unité d'angle.
d
On considère ici un ampèremètre électrodynamique de 25A pour lequel la mutuelle inductance varie
linéairement avec le déplacement angulaire à un taux de 3.5nH/°.
2. Le cadre mobile est muni d’un ressort spiral ayant une constante de rappel C = 4.10-7 N.m/rd. Sous
l'effet du couple moteur et du couple de rappel, le cadre prend une position d'équilibre repérée
par un angle par rapport à sa position de repos relative à un courant nul.
Etablir la relation entre la déviation de l'aiguille et l’intensité du courant i qui traverse l'appareil.
i (µA) 0 1 2 5 10 20 50 100
2. Sachant que le coefficient de température du cuivre vaut = 0.0039 °C-1, trouver la valeur de
l'incertitude relative sur la mesure quand on utilise l'appareil à 40°C.
Exercice 2-6 :
On considère un appareil à cadre mobile de calibre 1 mA et de résistance interne 100 qu'on veut
transformer en appareil à multi-calibre 10 mA, 20 mA, 50 mA et 100 mA.
1. Représenter le schéma de principe d'un tel appareil dans le cas d'un dispositif à effet simple.
3. Donner le schéma de principe de cet appareil dans le cas d'un dispositif à effet multiple. Par
rapport à la borne commune, dans quel ordre faut-il disposer les calibres croissants.
Pour transformer un appareil à cadre mobile en voltmètre, on place en parallèle à ses bornes une
résistance égale à sa résistance critique et une résistance additionnelle RA en série grande devant RSC.
Dans le schéma ci-dessous, RG représente la résistance interne du galvanomètre. La résistance
interne du voltmètre ainsi réalisé est notée RV.
R SC R G
RV RA RA RC
R SC R G
Comme on a généralement RA >> RC, la chute de potentiel aux bornes du galvanomètre shunté reste
très faible devant celle aux bornes de la résistance additionnelle, et on a:
Vm RAI
Il suffit alors de graduer le cadran du galvanomètre en volts pour compléter le circuit volt-métrique.
Les résistances additionnelles sont incorporées en général à l'appareil sauf pour les hautes tensions
(calibres >1000V) où elles sont séparées de l'appareil de mesure et placées au niveau d'une sonde
dédiée aux mesures des hautes tensions. Le calcul de chaque résistance additionnelle est
indépendant pour chaque calibre.
Exercice 7
On considère un appareil à cadre mobile de calibre 100 µA et de résistance interne 100 qu'on veut
transformer voltmètre à multi-calibres : 100 mV, 1V et 10V.
1. Représenter le schéma de principe d'un tel appareil dans le cas d'un dispositif à effet simple.
2. Déterminer la valeur de la résistance additionnelle qu'il faut utiliser pour chaque calibre.
Exercice 8
On veut mesurer la tension Vm aux bornes de la résistance R2 dans le pont diviseur schématisé ci-
dessous.
E = 200V
R1 = 200 k
R2 = 50 k
Le schéma de principe d'un ohmmètre à montage série est présenté sur la figure suivante.
L'interrupteur permet d'isoler la batterie (Vin) lorsque l'appareil n'est pas utilisé.
Exercice 2-9 :
Un ampèremètre à cadre mobile de résistance Rg=60 supporte un courant max IM= 0,8mA qu'on
voudrait faire passer à 1mA, avec une résistance totale de 100. Trouver les valeurs requises pour Rp
et Rs.
Réponse: Rp = 240 ; Rs = 52.
Exercice 2-10 :
Un Ohmmètre analogique construit autour d'un cadre mobile de calibre 100 µA est alimenté par une
pile de 1.5. Sa résistance interne totale vaut R1+R2+Rc = 15 k.
1. Sur un cadrant demi-circulaire de 180°, indiquer la position de l'aiguille lorsque Rx=0, puis lorsque
Rx est infinie.
2. Noter sur ce cadran l'indication en Ohms donnée par l'aiguille lorsqu'elle est au centre.
3. Donner alors l'indication relative à la position de l'aiguille lorsqu'elle est à 1/6, 2/6, 4/6 et 5/6 de
la pleine échelle (c'est-à-dire à 30°, 60°, 120° et 150°).
Un signal alternatif est caractérisé par sa forme qui peut être carrée, triangulaire, sinusoïdale ou
autre, carré, par sa fréquence et par son amplitude. Ces signaux périodiques sont aussi caractérisés
par leur valeur moyenne et leur valeur efficace.
La valeur moyenne S d'un signal S( t ) est la valeur de la composante continue du signal (offset). Elle
est définie par :
T
S 1 S(t)dt
T 0
La valeur efficace Seff d'un signal S( t ) représente la valeur de la même grandeur en continu qui
aurait les mêmes effets énergétiques que le signal alternatif pendant la même durée.
Pour un courant par exemple, la valeur efficace d’un courant alternatif, correspond à la valeur
d'un courant continu qui produirait un échauffement identique dans une même résistance:
R Ieff
2
R i2 (t ) où la valeur moyenne est estimée sur une période T.
La valeur efficace Seff du signal S(t) est définie par :
T
1
Seff S2 ( t ) dt
T 0
1- Signal carré.
S 0
Seff SM
2- Signal triangulaire.
S 0
SM
Seff
3
3- Signal sinusoïdal.
S 0
SM
Seff
2
Pour mesurer des signaux alternatifs les appareils magnétoélectriques intègrent une
diode (indiquée sur le marquage) pour redresser le signal à l'entrée. Puisque l'aiguille
dévie de manière proportionnelle à la valeur moyenne du signal redressé, pour afficher la
valeur efficace du signal sinusoïdal mesuré, les graduations de l'échelle en alternatif
utilisent un facteur correctif qui donnent la correspondance entre la valeur mesurée et la
valeur à lire.
Le facteur correctif vaut 2.22 pour un appareil de mesure qui intègre un circuit de redressement
simple alternance, et 1.11 s'il est à double alternance. En effet, on a:
SM
2
- Pour un redressement simple alternance : k 2.22
SM 2
SM
2 1.11
- Pour un redressement double alternance : k
2 SM 2 2
Ces facteurs correctifs sont calculés pour le cas d'un signal sinusoïdal, et conduisent à des valeurs
erronées pour les signaux qui ne sont pas sinusoïdaux.
• Appareils ferromagnétiques
Dans un appareil ferromagnétique à cadre mobile traversé par un courant I, le couple de torsion du
cadre de la bobine d'inductance L est donné par :
dL
1 I2
2
d
Le couple de torsion étant compensé par la force de rappel du ressort, la déviation de l'aiguille est
directement proportionnelle à la valeur efficace du courant I.
ELN-405 Chapitre 3 : Appareils de mesure à galvanomètre Page 3-23
• Appareils électrothermiques
Ces appareils sont constitués d'un fil résistif dont on mesure l'allongement d'origine thermique qui apparait
lorsqu'un courant les traverse. Cet allongement est lié directement à la valeur efficace du courant qui parcourt
le fil qui s'échauffe de la même façon que s'il était parcouru par un courant continu égal à cette valeur. Par
ailleurs, le fil étant une résistance pure, il n'est pas influencé par la fréquence du courant alternatif.
Notes :
1. Les phénomènes thermiques étant relativement lents, leur inertie thermique entraîne une "lenteur de
réaction" de l'appareil de mesure. Cet effet est mis à profit dans les mesures à variation lente comme le
jaugeage du carburant dans les véhicules: l'aiguille du réservoir indique un niveau indépendant des virages,
des accélérations, des freinages, des montées ou des descentes.
2. Actuellement, pour la plupart des applications, les appareils à aiguilles ont été supplantés par des appareils à
affichage numérique, souvent moins chers, plus robustes et plus précis, qui fonctionnent à partir d'une
mesure tension. Les modes ampèremètre et ohmmètre sont obtenus par des opérations analogues à celles
des appareils à aiguilles.
Le filament et la cathode de l'oscilloscope produisent une source d'électrons libres, que des grilles
accélèrent et concentrent en un faisceau dirigé vers le fond phosphorescent d'un tube cathodique. Ce
faisceau produit un spot, qui est déplacé sur l'axe X par les plaques de déviation horizontales, via
l'amplificateur horizontal, et sur l'axe Y par les plaques de déviation verticales, via l'amplificateur
vertical. Le faisceau semble donc dessiner une ligne continue, appelée trace. L'écran du tube est
quadrillé par un graticule de 10 divisions horizontales et 8 verticales.
• La base de temps est le circuit qui déclenche le déplacement horizontal, ou balayage. Ce circuit
synchronise le système en générant une impulsion chaque fois que la forme d'onde traverse une
certaine valeur de réglage de la tension. Le commutateur de la base de temps (TIME/DIV) permet
de choisir le temps de balayage du spot d'une division verticale à la suivante.
• De même que la base de temps permet d'étalonner l'axe horizontal de l'oscillogramme,
l'atténuateur vertical permet l'étalonnage de l'axe vertical. On peut donc effectuer des mesures de
tension sur cet axe. Si par exemple le gain de l'atténuateur vertical (VOLT/DIV) est réglé de sorte
qu'un signal de 10 mV crête-à-crête fasse dévier le spot d'une division verticale et si on compte 6
divisions entre la crête supérieure et la crête inférieure de la trace, on mesure une tension de 60
mV crête-à-crête.
• L'oscilloscope à double trace permet d'effectuer des mesures simultanées sur deux signaux de
deux circuits différents. Pour obtenir la double trace, on utilise soit le mode "hachage" (CHOP en
anglais), en basse fréquence, soit le mode "alternat" (ALT), en haute fréquence. En mode CHOP,
les deux signaux d'entrée sont appliqués alternativement, pendant un très bref instant, aux
plaques de déviation, donc plusieurs fois au cours d'un même balayage. En mode ALT, la
commutation du signal A au signal B n'a lieu qu'une fois qu'un balayage complet est effectué. La
commutation d'un mode à l'autre est en général automatique.
La base de temps
Cette voie permet la déviation horizontale du spot. Pour cela on impose entre les 2 plaques une ddp
en dents de scie qui varie linéairement avec le temps pendant une période T, puis revient très
rapidement à zéro. Le spot va donc de gauche à droite de l’écran, revient à gauche très rapidement,
et ainsi de suite…
Le bouton à 2 positions X-Y est dans sa position normale lorsqu'il n'est pas enfoncé. Lorsque la
touche X-Y est enfoncée, la tension de déviation horizontale devient celle du canal II alors que le
signal du canal I continue à être appliqué aux plaques de déviations verticales.
Pour stabiliser le signal, le problème est de synchroniser la base de temps de l’oscilloscope sur le
signal à observer, cela permet de superposer les tracés successifs du spot.
Il faut donc que les balayages successifs commencent au même point, pour ce faire la base de temps
doit fonctionner en mode déclenché : la dent de scie ne démarre que lorsque la tension du signal
atteint une valeur donnée.
A t1, instant où Vs=VN, la base de temps est déclenchée pour une durée T et le spot décrit sur l’écran
la portion de signal [t1,t1+T] ; puis il y a un temps mort jusqu’à t2, date où Vs reprend la valeur V N, la
base de temps est déclenchée à nouveau.
Le spot décrit la portion [t2,t2+T] identique à la précédente et ainsi de suite…
• Le groupe de trois boutons placés au bas de la zone centrale permet de choisir quelle trace sera
visible à l'écran. On peut ainsi visualiser un seul signal (CH-1 ou CH-2), les deux simultanément,
l'un après l'autre, etc.
Exercice 2-12 :
Un oscilloscope est connecté à une source de tension de valeur inconnue. Le résultat est une ligne
droite sur l'écran. Déterminer la tension de la source de tension en supposant que la mise à zéro sur
l’écran de l'oscilloscope a été correctement effectuée et que la sensibilité verticale vaut :
a) 5 V/div b) 2 V/div
Exercice 2-13 :
Exercice 2-15 :
On veut mesurer la tension de sortie d’un convertisseur de tension AC-DC. La forme du signal sur
l'oscilloscope est essentiellement continue, avec la superposition d'une faible tension alternative
d'ondulation. On veut avoir un agrandissement de cette tension alternative pour observer les
ondulations plus prononcées sur l'écran et mieux discerner leur forme.
Si on diminue le nombre de volts par division du bouton de commande "vertical" pour agrandir
l'amplification verticale de l'oscilloscope, le signal disparaît complètement de l'écran! Expliquez où est
le problème et comment peut-on le corriger afin de pouvoir agrandir la tension d'ondulation sans
qu’elle disparaisse sur l'écran de l'oscilloscope.
Exercice 2-16 :
Un étudiant qui vient juste d’apprendre à utiliser un oscilloscope relie celui-ci directement à la sortie
d'un générateur de fonction basse fréquence (GBF). Le résultat est indiqué en (a). Comme on peut le
ELN-405 Chapitre 3 : Appareils de mesure à galvanomètre Page 3-30
voir, le générateur de fonction est configuré pour fournir un signal carré, mais l'oscilloscope
n'enregistre pas de signal carré. Rendu perplexe, l'étudiant relie le générateur de fonction à un
oscilloscope différent (b) et relève cette fois un signal carré sur l'écran. C’est alors que l'étudiant se
rend compte que le premier oscilloscope a son commutateur sur "AC", tandis que le deuxième
oscilloscope a été mis à "DC".
(a) (b)
Exercice 2-17 :
En supposant que le contrôle de sensibilité verticale est mis à 0.5 V/div et que la base de temps est
mise à 2.5 ms/div, calculer pour le signal sinusoÏdal son amplitude, l’amplitude crête à crête et la
valeur efficace ainsi que sa fréquence.
Exercice 2-18 :
Quelque chose ne fonctionne pas dans ces deux circuits. A partir de ce qui est visualisé sur
l'oscilloscope pour chacun des 2 cas, déterminez si c’est la source de tension continue ou si c’est le
générateur de fonction qui est défectueux.
Exercice 2-19 :
La plupart des oscilloscopes peuvent mesurer directement seulement la tension et non le courant.
Une façon de mesurer le courant AC avec un oscilloscope est de mesurer la tension à travers une
résistance shunt. Cependant, il faut être très prudent en connectant un oscilloscope à n'importe quelle
partie d'un système possédant une masse, comme par exemples les alimentations de tension. On
peut noter ce qui arrive sur la figure suivante si on essaye de connecter l'oscilloscope à travers une
résistance shunt placée sur la phase d'une alimentation 220V AC.
Exercice 2-20 :
Les résistances shunt sont des résistances de précision de faible valeur utilisées comme éléments de
mesure de courant dans des circuits à fort courant. L'idée est de mesurer la ddp V à travers cette
résistance de précision R et appliquer la loi de l'Ohm (I=V/R) pour déduire le courant dans le circuit.
Tandis que cette particularité est extrêmement utile, il faut être prudent dans la connexion de deux
sources de tension AC à un oscilloscope. Puisque "la référence" ou la masse de chaque sonde est
électriquement commune avec le châssis métallique de l'oscilloscope, ces deux masses sont
électriquement communes l'un avec l'autre aussi. Expliquez quel sorte de problème peut apparaître si
on relie un oscilloscope double trace à un circuit dans la façon suivante :
Exercice 2-22 :
On doit parfois employer un oscilloscope pour mesurer une différence la tension qui comporte une
tension de mode commun significative. On peut considérer le cas où il faut mesurer les impulsions de
tension sur un réseau de communication digital RS-485. Aucun des deux conducteurs du câble n'est à
la terre. Si on connecte l'un des fils de l'oscilloscope à la terre, on peut causer des problèmes.
Multisim est un simulateur de circuit développé par SPICE (moteur de simulation de circuit standard
de l'industrie, développé à Berkeley). Presque tout circuit peut être modélisé dans Multisim, et le
modèle peut être testé à l'aide d'un banc de laboratoire virtuel.