Ch6 Convexitè
Ch6 Convexitè
2 Fonctions usuelles 4
2.1 Fonctions circulaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.1.1 La fonction Arcsinus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.1.2 La fonction Arccosinus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.1.3 La fonction Arctangente . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.2 Fonctions logarithmes et exponentielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.2.1 Fonctions logarithmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.2.2 Fonctions exponentielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.2.3 Fonctions logarithmes de base 10 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.3 Fonctions hyperboliques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.3.1 Définitions et propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.3.2 Relations entre les fonctions hyperboliques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.3.3 Variation des fonctions hyperboliques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.3.4 Étude au voisinage de 0 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.3.5 Étude au voisinage de ±∞ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.4 Fonctions hyperboliques réciproques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.4.1 Inversion du sinus hyperbolique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.4.2 Inversion du cosinus hyperbolique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.4.3 Inversion de la tangente hyperbolique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.4.4 Inversion de la cotangente hyperbolique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
• • • • • • • • ••
1 Fonctions convexes
1.1 Généralités
Dans cette partie I est un intervalle de R contenant au moins deux points et f une application de I dans R.
Définition 1.1 On dit que la fonction f est convexe si x1 et x2 étant deux points distincts quelconques de I et h étant la
fonction affine définie par h( x1 ) = f ( x1 ) et h( x1 ) = f ( x2 ), on a :
∀ x ∈ [ x1 , x2 ], f ( x) ≤ h( x)
1
C HAPITRE 6 F ONCTIONS CONVEXES - F ONCTIONS USUELLES
Si la fonction − f est convexe, on dit que f est concave ; il revient au même de dire que pour tout x de [ x1 , x2 ],
f ( x) ≥ h( x), h étant la fonction affine prenant pour x1 et x2 les mêmes valeurs que f .
Si M1 ( x1 , f ( x1 )), M ( x2 , f ( x2 )) désignent de points de la courbe Γ de f , tout point du segment [ M1 , M2 ] a pour coor-
donnés
x = λ x1 + (1 − λ) x2 , 0 ≤ λ ≤ 1
½
f ( x) = λ f ( x1 ) + (1 − λ) f ( x2 )
donc la définition de convexité peut s’énoncer : Pour tout couple x1 et x2 de points distincts de I et pour tout
λ ∈ [0, 1], f (λ x1 + (1 − λ) x2 ) ≤ λ f ( x1 ) + (1 − λ) f ( x2 ).
Exemples :
1. Toute fonction affine est à la fois convexe et concave.
2. La fonction |.| : x −→ | x| est convexe, en effet pour tout λ ∈ [0, 1] et pour tout couple ( x, y) ∈ R2 , on a :
|λ x + (1 − λ) y ≤ λ| x| + (1 − λ)| y|
Proposition 1.1 f étant une fonction convexe sur I . Alors pour tout famille (λ i )1≤ i≤ p de réels positifs tel que
p
λ i = 1, on a :
P
i =1 Ã !
p p
p
X X
∀( x1 , x2 , ..., x p ) ∈ I , f λi xi ≤ λ i f ( x i ).
i =1 i =1
Démonstration : La propriété est vrai pour p = 1, supposons qu’il est vrai pour p −1. Soit un famille ( x1 , x2 , ..., x p ) ∈
p p
I p ainsi qu’une famille (λ i )1≤ i≤ p de réels positifs tel que λ i = 1. Le point x = λ i x i est un point de I : c’est le
P P
i =1 i =1
barycentre à coefficients positifs d’éléments de I .
1. Si λ p = 1, alors ∀ i 6= p, λ i = 0 et par suite
à !
p
X p
X
f λi xi = f (x p ) ≤ λi f (xi )
i =1 i =1
2. Si λ p 6= 1, on peut écrire :
p pX
−1 pX
−1
X λi
λi xi = λ i x i + λ p x p = (1 − λ p ) xi + λ p x p
i =1 i =1 i =1 1 − λp
pX
−1 pX
−1
λi λi
Il est clair que = 1 et l’élément yp = x i ∈ I , donc
i =1 1 − λp i =1 1 − λp
à !
pX −1 pX −1
λi λi
f ( yp ) = f xi ≤ f (xi )
i =1 1 − λ p i =1 1 − λp
Théorème 1.1 Si une fonction f est convexe sur un intervalle ouvert I , elle admet en tout point a de I une
dérivée à droite et une dérivée à gauche ; f est continue en a.
∀( x, a) ∈ I 2 , f ( x) ≥ f (a) + ( x − a) f 0 (a).
avec c compris entre x et a. On conclut avec la croissance de f 0 , en distinguant les deux cas : a < c < x ou x < c < a.
u
t
2 Fonctions usuelles
2.1 Fonctions circulaires
2.1.1 La fonction Arcsinus
Définition 2.1 La fonction
sin : [− π2 , π2 ] −→ [−1, 1]
x 7−→ sin( x)
est continue (impaire ), strictement croissante ; c’est donc une bijection de [ −2π , π2 ] dans [−1, 1].
Par conséquent elle admet une fonction réciproque, appelée Arcsinus et notée arcsin, on a :
Il en résulte que :
· ∀ x ∈ [−1, 1], sin(arcsin( x)) = x
· ∀ x ∈ [− π2 , π2 ], arcsin(sin( x)) = x
et on a aussi :
π π
∀ x ∈ [−1, 1], ∀ y ∈ [− , ] sin( x) = y ⇐⇒ x = arcsin( y)
2 2
La courbe de arcsin
Elle s’obtient à partir de celle de sin par symétrie par rapport à la première bissectrice
Limites
arcsin( x)
lim =1
x−→0 x
arcsin( x) − π2
lim− = +∞
x−→1 x−1
arcsin( x) + π2
lim = +∞
x−→−1+ x+1
Dérivabilité
1
∀ x ∈] − 1, 1[, arcsin0 ( x) = p
1 − x2
Développement limité au voisinage de 0 : La fonction f = arcsin :] − 1, 1[−→ R est de classe C ∞ et pour tout
x ∈] − 1, 1[ :
1 1 13 4 1.3...(2 p − 1) 2 p
f 0 ( x) = p = 1 + x2 + x + ... + x + o( x2 p+1 )
1− x 2 2 2 4 2. 4... (2 p )
Comme de plus f (0) = 0, on déduit :
11 3 131 5 1.3...(2 p − 1) 1
arcsin( x) = x + x + x + ... + x2 p+1 + o( x2 p+2 )
23 245 2.4...(2 p) 2 p + 1
Il en résulte que :
· ∀ x ∈ [−1, 1], sin(arccos( x)) = x
· ∀ x ∈ [0, π], arccos(sin( x)) = x
et on a aussi :
arccos( x) − π2
lim = −1
x−→0 x
arccos( x)
lim = −∞
x−→1− x−1
arccos( x) − π
lim = −∞
x−→−1+ x+1
Dérivabilité
1
∀ x ∈] − 1, 1[, arccos0 ( x) = − p
1 − x2
Propriété
π
∀ x ∈ [−1, 1], arcsin( x) + arccos( x) = 2
arctan : R −→ ] − π2 , π2 [
x 7−→ arctan( x)
Il en résulte que :
· ∀ x ∈ R, tan(arctan( x)) = x
· ∀ x ∈] − π2 , π2 [, arctan(tan( x)) = x
et on a aussi :
π π
∀ x ∈ R, ∀ y ∈] − , [ tan( x) = y ⇐⇒ x = arctan( y)
2 2
La courbe de arctan
Elle s’obtient à partir de celle de par symétrie par rapport à la première bissectrice
Limites
arctan( x)
lim =1
x−→0 x
π
lim arctan( x) =
x−→+∞ 2
π
lim arctan( x) = −
x−→−∞ 2
Dérivabilité
1
∀ x ∈ R, arctan0 ( x) =
1 + x2
Développement limité au voisinage de 0 : La fonction f = arctan : R −→] −2π , π2 [ est de classe C ∞ et pour tout x ∈ R :
1 n
f 0 ( x) = (−1)k x2k + o( x2n+1 )
X
=
1 + x2 k=0
Remarque
La fonction nulle vérifie (1) et (2).
Supposons l’existence d’une fonction, non nulle, vérifiant (1) et (2).
◦ On a f (1) = 0
◦ Considérons la fonction g définie sur ]0, +∞[ par : g( x) = f ( x y), y > 0.
∃ c ∈ R : h( y) = F ( y) + c ∀ y ∈]0, +∞[
et comme F (1) = 0, alors h(1) = F ( x) = c
d’où
F ( x y) = f ( x) + F ( y)
1
Définition 2.4 La fonction primitive de x 7−→ x sur l’intervalle ]0, +∞[, qui s’annule en 1, s’appelle fonction logarithme
Népérien, on la note ln .
Propriétés
u 0 ( x)
◦ Si f ( x) = ln | u( x)| ; u dérivable et ne s’annule pas alors f 0 ( x) = u ( x)
Courbe
◦ ln est une bijection de ]0, +∞[ dans R
◦ y = x − 1 est l’équation de la tangente en 1.
Propriétés
· ∀ x ∈ R, e x > 0
· ∀ x ∈ R, ln( e x ) = x
· ∀ x ∈ R∗+ , eln x = x
· ∀ x ∈ R, ∀ y ∈ R∗+ , e x = y ⇐⇒ x = ln y
· ∀ x ∈ R, ∀ y ∈ R∗+ , e x+ y = e x e y
·∀ r ∈ Q e rx = ( e x )r
Limites
lim e x = 0; lim e x = +∞
x−→−∞ x−→+∞
x
lim e = +∞; lim xe x = 0
x−→+∞ x x−→−∞
x
lim e −1 =1
x−→0 x
Dérivée
La fonction exponentielle est dérivable sur R et ∀ x ∈ R, ( e x )0 = e x
Si f ( x) = e u( x) avec u dérivable alors f ’( x) = u’( x) e u( x) .
Soit α ∈ R
Définition 2.6 On appelle fonction puissance α la fonction notée xα ; définie sur R par xα = eα ln x
Quelques limites
ex
· lim α = +∞, α > 0
x−→+∞ x
ln x
· lim α = 0, α > 0
x−→+∞ x
· lim xα ln x = 0, α > 0
x−→0+
Remarque
Les propriétés et l’étude de loga se déduisent de celle de ln car :
1
∀ x > 0, loga ( x) = . ln x
ln a
x −∞ +∞
ch0 − +
ch +∞ & % +∞
1
F IGURE 7 – Courbes des fonctions ch et sh.
x −∞ +∞
sh0 +
sh −∞ % +∞
e2 x −1
Remarque : Ces fonctions, comme e x et e− x , sont de classe C ∞ sur R ; ch( x) est positif quelque soit x ; sh( x) = 2ex
est de signe de x, quel que soit x 6= 0 ; ch(0) = 1 ; sh(0) = 0.
Définition 2.9 On appelle tangente hyperbolique et cotangente hyperbolique et on note respectivement th et coth les fonc-
tions définies par :
sh( x) e x − e− x e2 x −1
(3) th( x) = ch( x) = e x + e− x = e2 x +1
ch( x) e x + e− x e2 x +1
(4) coth( x) = sh( x) = e x − e− x = e2 x −1
tanh est une fonction impaire définie sur ] − ∞, +∞[ ; coth est une fonction impaire définie sur ] − ∞, 0[∪]0, +∞[ ;
elles sont du signe de x quel que soit x 6= 0.
ch( x) = p 1
et sh( x) = p th( x)2
1−th2 ( x) 1−th ( x)
En tenant compte de ces résultats et du fait que sur [0, +∞[, on a sh( x) ≥ 0 et ch( x) > 0, on constate que les fonctions
ch, sh et th sont croissantes sur [0, +∞[ ; la fonction coth est décroissante sur ]0, +∞[.
x −∞ +∞
th0 +
th −1 % 1
x −∞ +∞
argsh0 +
F IGURE 9 – Courbe de la fonction sh et sa réciproque. argsh −1 % 1
e x −2+ e− x x2
ch( x) − 1 = 2 = 2 sh2 ( 2x ) ' 2 au voisinage de 0
1− e−2 x −2 e−2 x
th( x) − 1 = 1+ e−2 x
= 1+ e−2 x
' −2 e−2 x
Au voisinage de −∞
e− x −x
ch( x) ' 2 ; sh( x) ' − e2 ; th( x) + 1 ' 2 e2 x .
Maintenant on peut dresser le tableau de variation des fonctions hyperboliques :
En résumé
∀ x, y ∈ R, y = argsh( x) ⇐⇒ x = sh( x)
La fonction argsh est impaire, son graphe est symétrique par rapport à la première bissectrice de celui de la fonction
sh.
x 1 +∞
argch0 +
F IGURE 10 – Graphe de la restriction de la fonction ch
argch 0 % +∞
sur [0, = ∞[ et sa réciproque.
x −1 +1
argth0 +
argth −∞ % +∞
Définition 2.11 La restriction à [0, +∞[ de la fonction cosinus hyperbolique est une application continue et strictement
croissante de [0, +∞[ sur [1, +∞[. On peut donc définir la fonction réciproque, application continue et strictement croissante
de [1, +∞[ sur [0, +∞[. Cette fonction réciproque est appelée argument cosinus hyperbolique ; on la désigne par le symbole
argch.
En résumé
∀ x ≥ 1, ∀ y ≥ 0, y = argch( x) ⇐⇒ x = ch( x)
Le graphe de la fonction argch est symétrique par rapport à la première bissectrice de celui de la restriction à
[0, +∞[ de la fonction cosh.
Définition 2.12 La fonction tangente hyperbolique est une application continue et strictement croissante de ] − ∞, +∞[ sur
] − 1, 1[. On peut donc définir la fonction réciproque, application continue et strictement croissante de ] − 1, 1[ sur ] − ∞, +∞[.
Cette fonction réciproque est appelée argument tangente hyperbolique ; on la désigne par le symbole argth.
En résumé
∀ x ∈] − 1, 1[, y ∈ R, y = argth( x) ⇐⇒ x = th( x)
La fonction argth est impaire, son graphe est symétrique par rapport à la première bissectrice de celui de la fonction
th.
En résumé
∀ x ∈] − ∞, −1[∪]1, +∞[, y 6= 0, y = argcoth( x) ⇐⇒ x = coth( x)
La fonction argth est impaire, son graphe est symétrique par rapport à la première bissectrice de celui de la fonction
th.
• • • • • • • • ••