0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
42 vues11 pages

Ch6 Convexitè

Le chapitre 6 aborde les fonctions convexes et les fonctions usuelles, en définissant la convexité et en présentant des exemples et des propriétés associées. Il traite également des fonctions circulaires, logarithmiques, exponentielles et hyperboliques, ainsi que de leurs dérivées et propriétés. Enfin, il établit des théorèmes sur la continuité et la dérivabilité des fonctions convexes.

Transféré par

menninbelle
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
42 vues11 pages

Ch6 Convexitè

Le chapitre 6 aborde les fonctions convexes et les fonctions usuelles, en définissant la convexité et en présentant des exemples et des propriétés associées. Il traite également des fonctions circulaires, logarithmiques, exponentielles et hyperboliques, ainsi que de leurs dérivées et propriétés. Enfin, il établit des théorèmes sur la continuité et la dérivabilité des fonctions convexes.

Transféré par

menninbelle
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Chapitre 6

F ONCTIONS CONVEXES - F ONCTIONS USUELLES


Mohamed TARQI

Table des matières


1 Fonctions convexes 1
1.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.2 Convexité et dérivabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

2 Fonctions usuelles 4
2.1 Fonctions circulaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.1.1 La fonction Arcsinus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.1.2 La fonction Arccosinus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.1.3 La fonction Arctangente . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.2 Fonctions logarithmes et exponentielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.2.1 Fonctions logarithmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.2.2 Fonctions exponentielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.2.3 Fonctions logarithmes de base 10 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.3 Fonctions hyperboliques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.3.1 Définitions et propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.3.2 Relations entre les fonctions hyperboliques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.3.3 Variation des fonctions hyperboliques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.3.4 Étude au voisinage de 0 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.3.5 Étude au voisinage de ±∞ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.4 Fonctions hyperboliques réciproques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.4.1 Inversion du sinus hyperbolique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.4.2 Inversion du cosinus hyperbolique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.4.3 Inversion de la tangente hyperbolique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.4.4 Inversion de la cotangente hyperbolique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

• • • • • • • • ••

1 Fonctions convexes
1.1 Généralités
Dans cette partie I est un intervalle de R contenant au moins deux points et f une application de I dans R.
Définition 1.1 On dit que la fonction f est convexe si x1 et x2 étant deux points distincts quelconques de I et h étant la
fonction affine définie par h( x1 ) = f ( x1 ) et h( x1 ) = f ( x2 ), on a :

∀ x ∈ [ x1 , x2 ], f ( x) ≤ h( x)

F IGURE 1 – La courbe d’une fonction convexe.

1
C HAPITRE 6 F ONCTIONS CONVEXES - F ONCTIONS USUELLES

Si la fonction − f est convexe, on dit que f est concave ; il revient au même de dire que pour tout x de [ x1 , x2 ],
f ( x) ≥ h( x), h étant la fonction affine prenant pour x1 et x2 les mêmes valeurs que f .
Si M1 ( x1 , f ( x1 )), M ( x2 , f ( x2 )) désignent de points de la courbe Γ de f , tout point du segment [ M1 , M2 ] a pour coor-
donnés
x = λ x1 + (1 − λ) x2 , 0 ≤ λ ≤ 1
½

f ( x) = λ f ( x1 ) + (1 − λ) f ( x2 )
donc la définition de convexité peut s’énoncer : Pour tout couple x1 et x2 de points distincts de I et pour tout
λ ∈ [0, 1], f (λ x1 + (1 − λ) x2 ) ≤ λ f ( x1 ) + (1 − λ) f ( x2 ).

Exemples :
1. Toute fonction affine est à la fois convexe et concave.
2. La fonction |.| : x −→ | x| est convexe, en effet pour tout λ ∈ [0, 1] et pour tout couple ( x, y) ∈ R2 , on a :

|λ x + (1 − λ) y ≤ λ| x| + (1 − λ)| y|

Exercice : Montrer que la fonction x −→ x2 est convexe sur R.

Proposition 1.1 f étant une fonction convexe sur I . Alors pour tout famille (λ i )1≤ i≤ p de réels positifs tel que
p
λ i = 1, on a :
P
i =1 Ã !
p p
p
X X
∀( x1 , x2 , ..., x p ) ∈ I , f λi xi ≤ λ i f ( x i ).
i =1 i =1

Démonstration : La propriété est vrai pour p = 1, supposons qu’il est vrai pour p −1. Soit un famille ( x1 , x2 , ..., x p ) ∈
p p
I p ainsi qu’une famille (λ i )1≤ i≤ p de réels positifs tel que λ i = 1. Le point x = λ i x i est un point de I : c’est le
P P
i =1 i =1
barycentre à coefficients positifs d’éléments de I .
1. Si λ p = 1, alors ∀ i 6= p, λ i = 0 et par suite
à !
p
X p
X
f λi xi = f (x p ) ≤ λi f (xi )
i =1 i =1

2. Si λ p 6= 1, on peut écrire :
p pX
−1 pX
−1
X λi
λi xi = λ i x i + λ p x p = (1 − λ p ) xi + λ p x p
i =1 i =1 i =1 1 − λp

pX
−1 pX
−1
λi λi
Il est clair que = 1 et l’élément yp = x i ∈ I , donc
i =1 1 − λp i =1 1 − λp
à !
pX −1 pX −1
λi λi
f ( yp ) = f xi ≤ f (xi )
i =1 1 − λ p i =1 1 − λp

La convexité de f entraîne alors :


à !
p
X
f λi xi = f ((1 − λ p ) yp + λ p x p )
i =1
≤ (1 − λ p ) f ( yp ) + λ p f ( x p )
à !
pX −1
λi
≤ (1 − λ p ) f xi + λ p f (x p )
i =1 1 − λ p

ce qui preuve le résultat pour p. u


t

Théorème 1.1 Si une fonction f est convexe sur un intervalle ouvert I , elle admet en tout point a de I une
dérivée à droite et une dérivée à gauche ; f est continue en a.

Cours de Mathématiques MPSI 2 / ?? Rédigé par: [Link]


C HAPITRE 6 F ONCTIONS CONVEXES - F ONCTIONS USUELLES

Démonstration : Soit µ la fonction définie sur I \{a} par :


f ( x) − f ( a)
µ( x ) =
x−a
Montrons que µ est croissante, en effet soit x et y de I \{a}.
1. Si a < x < y ; il existe λ ∈]0, 1[ tel que x = λa + (1 − λ) y et la convexité entraîne
f ( x) ≤ λ f (a) + (1 − λ) f ( y)
ou encore
f ( x) − f (a) ≤ (1 − λ)[ f ( y) − f (a)]
en divisent par x − a = (1 − λ)( y − a), on obtient µ( x) ≤ µ( y).
2. Si y < x < a, le même calcul donc, x − a et (1 − λ)( y − a) étant maintenant négatifs, µ( y) ≤ µ( x).
3. Si x < a < y ; il existe λ ∈ [0, ][ tel que a = λ x + (1 − λ) y et la convexité entraîne
f (a) ≤ λ f ( x) + (1 − λ) f ( y)
ou encore
λ[ f (a) − f ( x)] ≤ (1 − λ)[ f ( y) − f (a)]
en divisent par x − a = (1 − λ)( y − a), qui est positif, on obtient µ( x) ≤ µ( y).
En résumé, la fonction µ est croissante sur I \{a}.
La restriction de µ à I ∩] − ∞, a[ qui est croissante et majorée par µ( y), y étant un nombre fixe supérieur à a, admet
donc une limite à gauche, qui est la dérivée à gauche en a, pour la fonction f . De la même manière on montre
l’existence d’un d’une dérivée à droite.
Enfin f ( x) − f (a) = ( x − a)µ( x) admet pour limite 0 en a, soit à gauche, soit à droite ; la continuité de f en a en résulte.
u
t

1.2 Convexité et dérivabilité


Proposition 1.2 Si f est dérivable sur I , alors f est convexe si, et seulement si, la fonction f 0 est croissante.

Démonstration : Supposons f convexe. Soient x et y deux points de I tel que x < y.


1. Pour tout u de ] x, y[ on a :
f ( u ) − f ( x ) f ( y) − f ( x )

u−x y− x
Lorsque u tend vers x à droite, on obtient
f ( y) − f ( x )
f 0 ( x) ≤
y− x
2. De même on obtient :
f ( y) − f ( x )
≤ f 0 ( y)
y− x
On en déduit :
f ( y) − f ( x)
f 0 ( x) ≤ ≤ f 0 ( y)
y− x
et donc f 0 est croissante.
Supposons f 0 croissante. Soit x, y et z de I tels que x < y < z, il existe λ ∈]0, 1[ tel que y = λ x + (1 − λ) z. D’après le
théorème des accroissements finis, il existe c 1 ∈] x, y[ et c 2 ∈] y, z[ tels que
f ( y) − f ( x) = ( y − x) f 0 ( c 1 ) = (1 − λ)( z − x) f 0 ( c 1 ) et f ( z) − f ( y) = ( z − y) f 0 ( c 2 ) = λ( z − x) f 0 ( c 2 )
Et puisque c 1 < c 2 , f 0 ( c 1 ) ≤ f 0 ( c 2 ) ce qui entraîne
λ( f ( y) − f ( x)) ≤ (1 − λ)( f ( z) − f ( y))
ou encore
f ( y) ≤ λ f ( x) + (1 − λ) f ( z)
Donc f est convexe. u
t
Corollaire 1.1 Un fonction f deux fois dérivable sur I est convexe si, et seulement si, f 00 ≥ 0.

Cours de Mathématiques MPSI 3 / ?? Rédigé par: [Link]


C HAPITRE 6 F ONCTIONS CONVEXES - F ONCTIONS USUELLES

F IGURE 2 – La courbe de la fonction sinus et sa réciproque.

Démonstration : En effet, f 0 est croissante si, et seulement si, f 00 ≥ 0. u


t

Proposition 1.3 Si f est une fonction convexe et dérivable sur I , on a :

∀( x, a) ∈ I 2 , f ( x) ≥ f (a) + ( x − a) f 0 (a).

On dit que le graphe de f est situé au-dessus de chacune de ses tangentes.

Démonstration : D’après le théorème des accroissements finis :


f ( x) = f ( a) + ( x − a) f 0 ( c )

avec c compris entre x et a. On conclut avec la croissance de f 0 , en distinguant les deux cas : a < c < x ou x < c < a.
u
t

Exemple : Soient a 1 , a 2 , ..., a n des réels strictement positifs. Montrons que


à !1 à !
n
Y n
1 Xn
ai ≤ ai .
i =1 n i=1

En effet, la fonction ln : x −→ ln x est concave, donc on peut écrire :


à ! à !
n a n 1 n 1
X i X Y
ln ≥ ln a i = ln (a i ) n
i =1 n i =1 n i =1

qui peut s’écrire aussi


à !1 à !
n
Y n
1 Xn
ai ≤ ai .
i =1 n i=1

2 Fonctions usuelles
2.1 Fonctions circulaires
2.1.1 La fonction Arcsinus
Définition 2.1 La fonction
sin : [− π2 , π2 ] −→ [−1, 1]
x 7−→ sin( x)
est continue (impaire ), strictement croissante ; c’est donc une bijection de [ −2π , π2 ] dans [−1, 1].
Par conséquent elle admet une fonction réciproque, appelée Arcsinus et notée arcsin, on a :

arcsin : [−1, 1] −→ [ −2π , π2 ]


x 7−→ arcsin( x)

Il en résulte que :
· ∀ x ∈ [−1, 1], sin(arcsin( x)) = x
· ∀ x ∈ [− π2 , π2 ], arcsin(sin( x)) = x
et on a aussi :
π π
∀ x ∈ [−1, 1], ∀ y ∈ [− , ] sin( x) = y ⇐⇒ x = arcsin( y)
2 2

Cours de Mathématiques MPSI 4 / ?? Rédigé par: [Link]


C HAPITRE 6 F ONCTIONS CONVEXES - F ONCTIONS USUELLES

F IGURE 3 – La courbe de le fonction cosinus et sa réciproque.

La courbe de arcsin
Elle s’obtient à partir de celle de sin par symétrie par rapport à la première bissectrice
Limites
arcsin( x)
lim =1
x−→0 x

arcsin( x) − π2
lim− = +∞
x−→1 x−1

arcsin( x) + π2
lim = +∞
x−→−1+ x+1
Dérivabilité
1
∀ x ∈] − 1, 1[, arcsin0 ( x) = p
1 − x2
Développement limité au voisinage de 0 : La fonction f = arcsin :] − 1, 1[−→ R est de classe C ∞ et pour tout
x ∈] − 1, 1[ :
1 1 13 4 1.3...(2 p − 1) 2 p
f 0 ( x) = p = 1 + x2 + x + ... + x + o( x2 p+1 )
1− x 2 2 2 4 2. 4... (2 p )
Comme de plus f (0) = 0, on déduit :

11 3 131 5 1.3...(2 p − 1) 1
arcsin( x) = x + x + x + ... + x2 p+1 + o( x2 p+2 )
23 245 2.4...(2 p) 2 p + 1

2.1.2 La fonction Arccosinus


Définition 2.2 La fonction
cos : [0, π] −→ [−1, 1]
x 7−→ cos( x)
est continue (paire ), strictement décroissante ; c’est donc une bijection de [0, π] dans [−1, 1].
Par conséquent elle admet une fonction réciproque, appelée Arccosinus et notée arccos, on a :

arccos : [−1, 1] −→ [0, π]


x 7−→ arccos( x)

Il en résulte que :
· ∀ x ∈ [−1, 1], sin(arccos( x)) = x
· ∀ x ∈ [0, π], arccos(sin( x)) = x
et on a aussi :

∀ x ∈ [−1, 1], ∀ y ∈ [0, π] cos( x) = y ⇐⇒ x = arccos( y)


La courbe de arccos
Elle s’obtient à partir de celle de cos par symétrie par rapport à la première bissectrice
Limites

arccos( x) − π2
lim = −1
x−→0 x

arccos( x)
lim = −∞
x−→1− x−1

Cours de Mathématiques MPSI 5 / ?? Rédigé par: [Link]


C HAPITRE 6 F ONCTIONS CONVEXES - F ONCTIONS USUELLES

F IGURE 4 – La courbe de la fonction tangente et sa récipoque.

arccos( x) − π
lim = −∞
x−→−1+ x+1
Dérivabilité
1
∀ x ∈] − 1, 1[, arccos0 ( x) = − p
1 − x2

Propriété
π
∀ x ∈ [−1, 1], arcsin( x) + arccos( x) = 2

2.1.3 La fonction Arctangente


Définition 2.3 La fonction
tan : ] − π2 , π2 [ −→ R
x 7−→ tan( x)
est continue (impaire ), strictement croissante ; c’est donc une bijection de ] − π2 , π2 [ dans R
Par conséquent elle admet une fonction réciproque, appelée Arctangente et notée arctan, on a :

arctan : R −→ ] − π2 , π2 [
x 7−→ arctan( x)

Il en résulte que :
· ∀ x ∈ R, tan(arctan( x)) = x
· ∀ x ∈] − π2 , π2 [, arctan(tan( x)) = x
et on a aussi :
π π
∀ x ∈ R, ∀ y ∈] − , [ tan( x) = y ⇐⇒ x = arctan( y)
2 2
La courbe de arctan
Elle s’obtient à partir de celle de par symétrie par rapport à la première bissectrice
Limites
arctan( x)
lim =1
x−→0 x
π
lim arctan( x) =
x−→+∞ 2
π
lim arctan( x) = −
x−→−∞ 2
Dérivabilité
1
∀ x ∈ R, arctan0 ( x) =
1 + x2
Développement limité au voisinage de 0 : La fonction f = arctan : R −→] −2π , π2 [ est de classe C ∞ et pour tout x ∈ R :

1 n
f 0 ( x) = (−1)k x2k + o( x2n+1 )
X
=
1 + x2 k=0

Comme de plus f (0) = 0, on déduit :


n 1
(−1)k x2k+1 + o( x2n+2 )
X
arcsin( x) =
k=0 2k + 1

Cours de Mathématiques MPSI 6 / ?? Rédigé par: [Link]


C HAPITRE 6 F ONCTIONS CONVEXES - F ONCTIONS USUELLES

F IGURE 5 – Les graphes des fonctions x −→ loga (x).

2.2 Fonctions logarithmes et exponentielles


2.2.1 Fonctions logarithmes
Exercice : Déterminer toutes les fonctions réelles définiés sur ]0, +∞[ vérifiant :
1. ∀ x, y ∈]0, +∞[ f ( x y) = f ( x) + f ( y)
2. f est dérivable sur ]0, +∞[

Remarque
La fonction nulle vérifie (1) et (2).
Supposons l’existence d’une fonction, non nulle, vérifiant (1) et (2).
◦ On a f (1) = 0
◦ Considérons la fonction g définie sur ]0, +∞[ par : g( x) = f ( x y), y > 0.

∀ x ∈]0, +∞[, ∀ y ∈]0, +∞[, g0 ( y) = x f 0 ( x y) = f 0 ( y)


0
donc pour y = 1 on a :∀ x > 0, f 0 ( x) = f x(1) = kx
◦ k 6= 0, car la fonction constante ne vérfié pas (1).
On déduit que f est la primitive de la fonction x :−→ kx sur ]0, +∞[ et qui s’annule au point 1.
Réciproquement :
Soit F la primitive de x −→ kx sur ]0, +∞[ qui s’annule en 1.
On a F ’( x) = kx
Montrons que F vérifié :

∀ x ∈]0, +∞[, ∀ y ∈]0, +∞[ F ( x y) = F ( x) + F ( y)


k
Posons h( y) = F ( x y), alors h’( y) = y
donc

∃ c ∈ R : h( y) = F ( y) + c ∀ y ∈]0, +∞[
et comme F (1) = 0, alors h(1) = F ( x) = c
d’où
F ( x y) = f ( x) + F ( y)
1
Définition 2.4 La fonction primitive de x 7−→ x sur l’intervalle ]0, +∞[, qui s’annule en 1, s’appelle fonction logarithme
Népérien, on la note ln .

Propriétés

◦ La fonction ln est continue strictement croissante sur ]0, +∞[


◦ ∀ x ∈]0, +∞[, ln 1x = − ln x
◦ ∀ x ∈]0, +∞[, ∀ y ∈]0, +∞[ ln x y = ln x + ln y
ln xy = ln x − ln y
◦ ∀ x ∈]0, +∞[, ∀ r ∈ Q ln x r = r ln x
Limites
◦ lim ln x = −∞ et lim ln x = +∞
x−→0+ x−→+∞
ln(1+ h)
◦ lim ln x =0 lim x ln x = 0 lim ln x =1 ( lim = 1)
x−→+∞ x x−→0+ x−→1 x−1 h−→0 h
Dérivabilité
◦ La fonction ln est dérivable sur ]0, +∞[ et ∀ x ∈]0, +∞[ ln0 x = 1x

Cours de Mathématiques MPSI 7 / ?? Rédigé par: [Link]


C HAPITRE 6 F ONCTIONS CONVEXES - F ONCTIONS USUELLES

F IGURE 6 – Les courbes des fonctions x −→ a x .

u 0 ( x)
◦ Si f ( x) = ln | u( x)| ; u dérivable et ne s’annule pas alors f 0 ( x) = u ( x)
Courbe
◦ ln est une bijection de ]0, +∞[ dans R
◦ y = x − 1 est l’équation de la tangente en 1.

2.2.2 Fonctions exponentielles


Définition 2.5 La fonction x 7−→ ln x est une bijection de ]0, +∞[ dans R. Sa fonction réciproque est appelée fonction
exponontiell e, notée exp x ou e x .

Propriétés

· ∀ x ∈ R, e x > 0
· ∀ x ∈ R, ln( e x ) = x
· ∀ x ∈ R∗+ , eln x = x
· ∀ x ∈ R, ∀ y ∈ R∗+ , e x = y ⇐⇒ x = ln y
· ∀ x ∈ R, ∀ y ∈ R∗+ , e x+ y = e x e y
·∀ r ∈ Q e rx = ( e x )r
Limites
lim e x = 0; lim e x = +∞
x−→−∞ x−→+∞
x
lim e = +∞; lim xe x = 0
x−→+∞ x x−→−∞
x
lim e −1 =1
x−→0 x
Dérivée
La fonction exponentielle est dérivable sur R et ∀ x ∈ R, ( e x )0 = e x
Si f ( x) = e u( x) avec u dérivable alors f ’( x) = u’( x) e u( x) .
Soit α ∈ R

Définition 2.6 On appelle fonction puissance α la fonction notée xα ; définie sur R par xα = eα ln x

Quelques limites
ex
· lim α = +∞, α > 0
x−→+∞ x
ln x
· lim α = 0, α > 0
x−→+∞ x
· lim xα ln x = 0, α > 0
x−→0+

2.2.3 Fonctions logarithmes de base 10


ln x
Définition 2.7 Soit a ∈ R∗+ \{1}. La fonction loga ( x) = ln a s’appelle fonction logarithme de base a.

Cas particulier Si a = 10 on dit logarithme décimal et on note log .

Remarque
Les propriétés et l’étude de loga se déduisent de celle de ln car :

1
∀ x > 0, loga ( x) = . ln x
ln a

Cours de Mathématiques MPSI 8 / ?? Rédigé par: [Link]


C HAPITRE 6 F ONCTIONS CONVEXES - F ONCTIONS USUELLES

x −∞ +∞
ch0 − +
ch +∞ & % +∞
1
F IGURE 7 – Courbes des fonctions ch et sh.
x −∞ +∞
sh0 +
sh −∞ % +∞

2.3 Fonctions hyperboliques


2.3.1 Définitions et propriétés
Définition 2.8 On appelle cosinus hyperbolique et sinus hyperbolique et on note respectivement ch et sh les fonctions définies
sur R par :
e x + e− x e x − e− x
(1) ch( x) = 2 , (2) sh( x) = 2

e2 x −1
Remarque : Ces fonctions, comme e x et e− x , sont de classe C ∞ sur R ; ch( x) est positif quelque soit x ; sh( x) = 2ex
est de signe de x, quel que soit x 6= 0 ; ch(0) = 1 ; sh(0) = 0.

Définition 2.9 On appelle tangente hyperbolique et cotangente hyperbolique et on note respectivement th et coth les fonc-
tions définies par :
sh( x) e x − e− x e2 x −1
(3) th( x) = ch( x) = e x + e− x = e2 x +1

ch( x) e x + e− x e2 x +1
(4) coth( x) = sh( x) = e x − e− x = e2 x −1

tanh est une fonction impaire définie sur ] − ∞, +∞[ ; coth est une fonction impaire définie sur ] − ∞, 0[∪]0, +∞[ ;
elles sont du signe de x quel que soit x 6= 0.

2.3.2 Relations entre les fonctions hyperboliques


D’après la définition de ch et sh :
(4) ch( x) + sh( x) = e x et (5) ch( x) − sh( x) = e− x

La multiplication membre à membre de ces relations donne la relation :


(6) ch2 ( x) − sh2 ( x) = 1
1
(6) s’écrit aussi sous forme = 1 − th2 ( x) ; d’où, en tenant compte de ch( x) > 0 :
ch2 ( x)

ch( x) = p 1
et sh( x) = p th( x)2
1−th2 ( x) 1−th ( x)

2.3.3 Variation des fonctions hyperboliques


Tenant compte de la parité nous nous limiterons à [0, +∞[.
ch0 ( x) = sh( x) et sh0 ( x) = ch( x)

On en déduit, en utilisant la dérivée d’un quotient et de la formule (6),


1 −1
th0 ( x) = = 1 − th2 ( x) et coth0 ( x) = = 1 − coth2 ( x)
ch2 ( x) sh2 ( x)

En tenant compte de ces résultats et du fait que sur [0, +∞[, on a sh( x) ≥ 0 et ch( x) > 0, on constate que les fonctions
ch, sh et th sont croissantes sur [0, +∞[ ; la fonction coth est décroissante sur ]0, +∞[.

Cours de Mathématiques MPSI 9 / ?? Rédigé par: [Link]


C HAPITRE 6 F ONCTIONS CONVEXES - F ONCTIONS USUELLES

x −∞ +∞
th0 +
th −1 % 1

F IGURE 8 – Courbes des fonctions th et coth. x −∞ 0 0 +∞


coth0 − −
coth −1 & −∞ +∞ & 1

x −∞ +∞
argsh0 +
F IGURE 9 – Courbe de la fonction sh et sa réciproque. argsh −1 % 1

2.3.4 Étude au voisinage de 0


e x −1−( e− x −1)
sh( x) = 2 ' x et th( x) ' x au voisinage de 0

e x −2+ e− x x2
ch( x) − 1 = 2 = 2 sh2 ( 2x ) ' 2 au voisinage de 0

2.3.5 Étude au voisinage de ±∞


Au voisinage de +∞
ex ex
ch( x) ' 2 et sh( x) ' 2

1− e−2 x −2 e−2 x
th( x) − 1 = 1+ e−2 x
= 1+ e−2 x
' −2 e−2 x

Au voisinage de −∞
e− x −x
ch( x) ' 2 ; sh( x) ' − e2 ; th( x) + 1 ' 2 e2 x .
Maintenant on peut dresser le tableau de variation des fonctions hyperboliques :

2.4 Fonctions hyperboliques réciproques


2.4.1 Inversion du sinus hyperbolique
Définition 2.10 La fonction sinus hyperbolique est une application continue et strictement croissante de ] − ∞, +∞[ sur
] − ∞, +∞[. On peut donc définir la fonction réciproque, application continue et strictement croissante de ] − ∞, +∞[ sur
] − ∞, +∞[. Cette fonction réciproque est appelée argument sinus hyperbolique ; on la désigne par le symbole arrgsh.

En résumé
∀ x, y ∈ R, y = argsh( x) ⇐⇒ x = sh( x)
La fonction argsh est impaire, son graphe est symétrique par rapport à la première bissectrice de celui de la fonction
sh.

x 1 +∞
argch0 +
F IGURE 10 – Graphe de la restriction de la fonction ch
argch 0 % +∞
sur [0, = ∞[ et sa réciproque.

Cours de Mathématiques MPSI 10 / ?? Rédigé par: [Link]


C HAPITRE 6 F ONCTIONS CONVEXES - F ONCTIONS USUELLES

x −1 +1
argth0 +
argth −∞ % +∞

F IGURE 11 – Courbes des fonctions argth et argcoth.


x −∞ −1 +1 +∞
argcoth0 − −
argcoth −1 & −∞ +∞ & 1

2.4.2 Inversion du cosinus hyperbolique

Définition 2.11 La restriction à [0, +∞[ de la fonction cosinus hyperbolique est une application continue et strictement
croissante de [0, +∞[ sur [1, +∞[. On peut donc définir la fonction réciproque, application continue et strictement croissante
de [1, +∞[ sur [0, +∞[. Cette fonction réciproque est appelée argument cosinus hyperbolique ; on la désigne par le symbole
argch.

En résumé
∀ x ≥ 1, ∀ y ≥ 0, y = argch( x) ⇐⇒ x = ch( x)
Le graphe de la fonction argch est symétrique par rapport à la première bissectrice de celui de la restriction à
[0, +∞[ de la fonction cosh.

2.4.3 Inversion de la tangente hyperbolique

Définition 2.12 La fonction tangente hyperbolique est une application continue et strictement croissante de ] − ∞, +∞[ sur
] − 1, 1[. On peut donc définir la fonction réciproque, application continue et strictement croissante de ] − 1, 1[ sur ] − ∞, +∞[.
Cette fonction réciproque est appelée argument tangente hyperbolique ; on la désigne par le symbole argth.

En résumé
∀ x ∈] − 1, 1[, y ∈ R, y = argth( x) ⇐⇒ x = th( x)
La fonction argth est impaire, son graphe est symétrique par rapport à la première bissectrice de celui de la fonction
th.

2.4.4 Inversion de la cotangente hyperbolique


Définition 2.13 La fonction cotangente hyperbolique est une application continue et strictement croissante de ]0, +∞[ sur
]1, +∞[, d’autre part de ] − ∞, 0[ sur ] − ∞, −1[. On peut donc définir la fonction réciproque, dite argument cotangente
hyperbolique ; on la désigne par le symbole argcoth.

En résumé
∀ x ∈] − ∞, −1[∪]1, +∞[, y 6= 0, y = argcoth( x) ⇐⇒ x = coth( x)
La fonction argth est impaire, son graphe est symétrique par rapport à la première bissectrice de celui de la fonction
th.

• • • • • • • • ••

Cours de Mathématiques MPSI 11 / ?? Rédigé par: [Link]

Vous aimerez peut-être aussi