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La révolution tunisienne, également connue sous le nom de 'révolution de jasmin', a eu lieu entre décembre 2010 et janvier 2011 et a conduit au départ du président Zine el-Abidine Ben Ali après des manifestations massives contre le chômage, la corruption et la répression. Déclenchée par l'immolation de Mohamed Bouazizi, la révolte a inspiré d'autres mouvements dans le monde arabe, entraînant des révolutions dans plusieurs pays voisins. Les conséquences en Tunisie incluent une crise économique, une instabilité politique et une révision de l'appareil sécuritaire de l'État.

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La révolution tunisienne, également connue sous le nom de 'révolution de jasmin', a eu lieu entre décembre 2010 et janvier 2011 et a conduit au départ du président Zine el-Abidine Ben Ali après des manifestations massives contre le chômage, la corruption et la répression. Déclenchée par l'immolation de Mohamed Bouazizi, la révolte a inspiré d'autres mouvements dans le monde arabe, entraînant des révolutions dans plusieurs pays voisins. Les conséquences en Tunisie incluent une crise économique, une instabilité politique et une révision de l'appareil sécuritaire de l'État.

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La révolution tunisienne (arabe : ‫)الثورة التونسية‬, parfois appelée « révolution de jasmin[2],[3],[4],[5] » (

‫)ثورة الياسمين‬, est une révolution considérée comme essentiellement non violente[6], qui par une suite
de manifestations et de sit-indurant quatre semaines entre décembre 2010 et janvier 2011, a abouti au
départ du président de la Républiquede Tunisie, Zine el-Abidine Ben Ali, en poste depuis 1987.
L'appellation « révolution de jasmin » a fait débat, car elle renvoie aussi à la prise de pouvoir de Ben Ali
en 1987 (qualifiée de « révolution au jasmin »). Les Tunisiens préfèrent le nom de « révolution de la
dignité » (‫ )ثورة الكرامة‬pour qualifier les évènements de 2010-2011[7].

Parties de la ville de Sidi Bouzid, d'où le nom original de « révolte de Sidi Bouzid » (‫ )ثورة سيدي بوزيد‬ou
d'« intifada de Sidi Bouzid[8],[9] », ces manifestations sont menées en protestation contre le chômage
qui touche une forte proportion de la jeunesse, plus particulièrement les jeunes diplômés,
la corruption et la répression policière. Elles débutent le 17 décembre 2010, après l'immolation par le
feu d'un jeune vendeur ambulant de fruits et légumes à Sidi Bouzid, Mohamed Bouazizi, dont la
marchandise avait été confisquée par les autorités[10].

Quatre semaines de manifestations continues, s'étendant à tout le pays malgré la répression et


amplifiées par une grève générale, provoquent la fuite de Ben Ali vers l'Arabie
saoudite le 14 janvier 2011. Le Conseil constitutionnel désigne le président de la Chambre des
députés, Fouad Mebazaa, comme président de la République par intérim en vertu de l'article 57 de
la Constitution de 1959[11]. Cette désignation et la constitution d'un nouveau gouvernement dirigé par
le Premier ministre sortant Mohamed Ghannouchi ne mettent pas fin à la crise ; le contrôle de huit
ministères par le parti de Ben Ali, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), est contesté
par l'opposition et des manifestations. Mais le deuxième gouvernement Ghannouchi ne dure que
du 27 janvier 2011 au 27 février 2011 : la pression populaire et syndicale pour un changement le plus
complet possible et les violences continues entraînent la nomination d'un nouveau gouvernement dirigé
par Béji Caïd Essebsi et la dissolution du RCD le 9 mars.

Les mois de mars et d'avril voient la définition progressive du processus de transition, sous la houlette
de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, sans que toutefois ce
« véritable conflit de classes » moderne voit ses causes résolues[12].

Les affrontements durant la révolution ont fait 338 tués et 2 174 blessés[13]
Printemps arabe »Modifier

Articles détaillés : Printemps arabe, Révolution égyptienne de 2011, Guerre civile libyenne de
2011, Protestations algériennes de 2011, Révolte yéménite de 2011 et Révolte syrienne de 2011.

Immolations dans les pays arabesModifier

Les dirigeants des pays arabes voisins regardent la révolution tunisienne avec méfiance, la peur d'une
« contagion » est réelle[222]. D'autres immolations par le feu ont lieu dans d'autres pays d'Afrique à la
suite du geste de Mohamed Bouazizi et sont interprétées par les médias comme la volonté des peuples
des pays concernés à imiter l'exemple tunisien et à renverser le régime en place.

En Algérie, dès le 12 janvier, plusieurs personnes tentent de s'immoler : dans l'enceinte de la sous-
préfecture de Bordj Menaïel, le 14 devant un commissariat de police de la ville de Jijel, le 15 janvier
devant la mairie de la ville minière de Boukhadra, le 16 janvier devant le siège de la sûreté de la wilaya
de Mostaganem, le 17 janvier dans l'enceinte du siège de l'assemblée départementale dans la région
d'El Oued ; le même jour une femme tente de s'immoler en pleine Assemblée populaire communale
(APC, mairie) de la localité de Sidi Ali Benyoub, à quelque 450 km au sud-ouest d'Alger.

Le 17 janvier, en Mauritanie, un homme s'immole dans sa voiture devant le Sénat à Nouakchott[223].


Au Maroc, trois personnes tentent de s'immoler à la suite des événements de Tunisie[142].

En Égypte, un homme s'immole le 17 janvier devant l'Assemblée du Peuple au Caire[224]. Le 18 janvier,


un avocat d'une quarantaine d'années tente de s'immoler devant le siège du gouvernement au Caire,
puis un déficient mental tente le même geste à Alexandrie[225].

Déclenchement de révolutions populairesModifier


Les manifestations et grèves qui commencent le 25 janvier 2011 se transforment en révolution et
aboutissent au départ du président Hosni Moubarak[226]. Les slogans « Moubarak dégage » ou bien « la
Tunisie est la solution » ont été les maîtres-mots de ces manifestants égyptiens[227].

Le 27 janvier, un ancien militaire de 26 ans s'immole par le feu à Hasaké, au nord-est de la Syrie mais les
autorités syriennes imposent un black-out sur l'événement[228]. Mais en Syrie aussi, la protestation
enfle (voir Révolte syrienne de 2011).

Le 28 janvier 2011, des manifestations ont lieu en Jordanie pour demander le départ de Samir Rifaï[229].

Le 14 février, une révolution commence à Bahreïn.

Principalement depuis le 18 février 2011, la protestation en Libyeprend de l'importance avec, entre


autres, la contestation du « guide » Mouammar Kadhafi au pouvoir depuis 41 ans, et aurait déjà fait
plusieurs milliers de morts[230],[231].

Conséquences en TunisieModifier

La révolution tunisienne déclenche un mouvement révolutionnaire qui a lui aussi des répercussions en
Tunisie : la plus visible est l'installation de plus de 250 000 réfugiés fuyant la Libye dans le sud
tunisien[71], dont 50 000 Tunisiens qui pèseront sur les chiffres de l’emploi[220].

L’inquiétude provoquée par la révolte a détourné les touristes européens de la Tunisie, faisant chuter le
taux d’occupation des hôtels à un cinquième du taux habituel[232]. Le secteur du tourisme a donc des
difficultés importantes, aggravées par la Révolte libyenne de 2011 : chaque année, environ 1,6 million de
touristes libyens séjournaient en Tunisie. Au total, le produit intérieur brut (PIB) devrait croître de
seulement 0,8 % au lieu des 4 à 5 % attendus, grâce aux aides étrangères (française et algérienne) et au
dynamisme des industries d’exportation : textile, chaussures, mécanique, électronique[232].
La révolution a poussé les responsables politiques à épurer massivement l'appareil sécuritaire de l'État
bénaliste (démission de nombreux hauts fonctionnaires, dissolution d’organismes de répression et de
surveillance, abrogation des lois antiterroristes). Cette décision a abouti à un affaiblissement général des
services régaliens de l'État qui n'est plus en mesure ni d'assurer le maintien de l'ordre ni de pouvoir
lutter efficacement contre le terrorisme islamiste, qui s'est désormais installé de façon durable[233].

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