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Code Electoral de Guinée : Dispositions clés

Le document présente la Loi Organique n° L/91/012/CTRN du 23 décembre 1991 portant Code Electoral en République de Guinée, ainsi que ses modifications et réglementations associées. Il définit les conditions d'électorat, les procédures d'inscription sur les listes électorales, et les responsabilités des autorités administratives dans l'organisation des élections. Les dispositions incluent également des critères d'éligibilité et des règles pour la révision des listes électorales.

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Code Electoral de Guinée : Dispositions clés

Le document présente la Loi Organique n° L/91/012/CTRN du 23 décembre 1991 portant Code Electoral en République de Guinée, ainsi que ses modifications et réglementations associées. Il définit les conditions d'électorat, les procédures d'inscription sur les listes électorales, et les responsabilités des autorités administratives dans l'organisation des élections. Les dispositions incluent également des critères d'éligibilité et des règles pour la révision des listes électorales.

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□ - Loi Organique n° l/91/012/CTRN du 23 décembre 1991 portant Code Electoral, modifiée par

la Loi Organique n° l/93/038/CTRN du 20 août 1993 ;

□ - Décret n° D91/263/PRG/SGG du 27 décembre 1991 portant dispositions réglementaires du


Code Electoral ;

□ - Loi l/98/001/AN du 6 janvier 1998 relative à la double nationalité.

REPUBLIQUE DE GUINEE
Travail - Justice - Solidarité

LOI ORGANIQUE N° L/91/012/CTRN DU 23 DECEMBRE 1991 PORTANT CODE


ELECTORAL, MODIFIEE PAR LA LOI ORGANIQUE N° L/93/038/CTRN du 20 AOUT
1993 1

LE CONSEIL TRANSITOIRE DE REDRESSEMENT NATIONAL,

Vu la Loi Fondamentale, notamment ses articles 93, 94, 95 et 67 alinéa 2 ;

Vu la Loi Organique n° 91/012/CTRN du 23 décembre 1991 portant Code Electoral ;

Après en avoir délibéré, adopte à l'unanimité ;

La Cour Suprême a déclaré conforme à la Loi Fondamentale ;

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE promulgue la Loi dont la teneur suit :

TITRE I : DISPOSITIONS COMMUNES A TOUTES LES CONSULTATIONS


ELECTORALES

Article L1er : Le suffrage est universel, direct, égal et secret.

1
La partie réglementaire du Code électoral fait l’objet du Décret D/91/263 du 23 décembre 1991, publié dans le
Journal Officiel 1992, n° 01 du 1er janvier 1992, page 11.

Voir texte dans le Journal Officiel n° 17 du 17 septembre 1993, p. 182 à 184 et dans le « Recueil des textes législatifs et
réglementaires relatifs aux élections nationales » (législatives et présidentielles) publié par le Ministère de l’Intérieur et
de la Décentralisation, octobre 1998.
Article L2 : Le Ministre chargé de l’Intérieur est l’autorité administrative qui organise les
élections.

Les Cours et Tribunaux veillent à la régularité des élections et règlent le contentieux électoral
dans les conditions définies par la présente loi.

Conformément à la Loi Fondamentale, la Cour Suprême veille à la régularité des élections


présidentielles et législatives.

Le Ministre chargé de l’Intérieur est tenu d’informer la Cour Suprême des différents actes et
opérations se rapportant auxdites élections.

La Cour Suprême peut, à tout moment, prescrire toutes mesures qu’elle juge utiles à la régularité
et au bon déroulement des élections.

CHAPITRE I : DES CONDITIONS REQUISES POUR ETRE ELECTEUR

Article L3 : Sont électeurs, tous les guinéens âgés de 18 ans révolus le jour du scrutin, jouissant
de leurs droits civils et politiques, nonobstant les dispositions de l’article 444 du Code civil, et
n’étant dans aucun des cas d’incapacité prévu par la législation en vigueur.

Article L4 : Les conditions d’électorat des étrangers naturalisés sont fixées par l’article 89 alinéa
2 du Code civil.

Les femmes ayant acquis la nationalité guinéenne par le mariage, dans les conditions fixées par
l’article 49 du Code civil sont électrices, conformément aux dispositions visées à l’article 53 du
Code civil.

Sont également électeurs, les étrangers bénéficiant du droit de vote en application des accords de
réciprocité.

Article L5 : Nul ne peut voter:

- S’il n’est inscrit sur la liste électorale de la Circonscription électorale où se trouve son domicile
au sens de l’article 244 du Code civil ;
- S’il n’a habité depuis au moins six mois audit domicile, sous réserve des dispositions de l’article
10 ci-dessous ;
- S’il ne s’est acquitté de ses devoirs civiques ;
- S’il ne possède une carte d’identité nationale et un certificat de résidence ou l’une des pièces
citées à l’article 21 de la présente Loi.

CHAPITRE II : DES LISTES ELECTORALES

SECTION I : DES CONDITIONS D’INSCRIPTION SUR LES LISTES ELECTORALES

Article L6 : L’inscription sur une liste électorale est obligatoire pour tout citoyen remplissant les
conditions légalement requises.

Article L7 : Nul ne peut être inscrit sur plus d’une liste électorale ni être inscrit plus d’une fois
sur la même liste.
Article L8 : Ne doivent pas être inscrits sur la liste électorale, sauf cas de réhabilitation :

1 - Les individus condamnés pour crime ;


2 - Ceux condamnés à une peine d’emprisonnement sans sursis ou à une peine d’emprisonnement
avec sursis d’une durée supérieure à un mois, assortie ou non d’une amende, pour l’une des
infractions suivantes :

- Vol ;
- Escroquerie ;
- Abus de confiance ;
- Détournement et soustraction commis par agent public ;
- Corruption et trafic d’influence ;
3 - Ceux condamnés pour un délit de contrefaçon et en général, pour l’un des délits passibles
d’une peine supérieure à 5 ans d’emprisonnement;
4 - Ceux condamnés à plus de trois mois d’emprisonnement sans sursis ou à une peine
d’emprisonnement d’une durée supérieure à six mois avec sursis, pour un délit autre que ceux
énumérés au deuxième point ci-dessus;
5 - Ceux qui sont en état de contumace ;
6 - Les faillis non réhabilités dont la faillite a été déclarée soit par les Tribunaux guinéens, soit
par un jugement rendu à l’étranger et exécutoire en République de Guinée;
7 - Les internés et les incapables majeurs;
8 - Les individus auxquels les Tribunaux ont interdit le droit de vote.

Article L9 : Il est établi une liste électorale pour chaque Commune et pour chaque Communauté
Rurale de Développement (C R D). Copie de cette liste est déposée à la Sous-préfecture pour le
fichier sous-préfectoral, à la Préfecture pour le fichier préfectoral, au Gouvernorat, pour la ville
de Conakry et au Ministère chargé de l’Intérieur pour le fichier général.

Il est également établi une liste électorale pour chaque représentation diplomatique de la
République de Guinée.

Ces listes constituent le fichier consulaire tenu par le Ministère des Affaires étrangères. Copies de
ces listes sont déposées par le Ministère des Affaires Etrangères au Ministère chargé de l’Intérieur
pour le fichier.

Article L10 : Les listes électorales des Communes comprennent :

1- Tous les électeurs qui ont leur domicile dans la Commune ou y résidant depuis six mois au
moins au moment de l’inscription ;
2 - Ceux qui sont assujettis à une résidence obligatoire en qualité de fonctionnaire ou d’agent de
l’Etat, des Collectivités locales et des établissements publics ou en qualité d’agents de sociétés ou
d’entreprises privées.

Article L11 : Dans les Communautés Rurales de Développement, la liste électorale comprend
tous les électeurs qui y ont leur résidence à titre principal.

Article L12 : Sont également inscrits sur les listes électorales dans les Communes et les
Communautés Rurales de Développement, les personnes qui, ne remplissant pas les conditions
d’âge et de résidence lors de la formation de la liste électorale, les remplissent avant la clôture
définitive des listes.

Article L13 : Nonobstant les dispositions de l’article 5 alinéa 1er, les citoyens guinéens établis ou
en service à l’étranger et immatriculés à la Chancellerie des Ambassades ou aux Consulats
guinéens, sont inscrits sur la liste électorale de l'Ambassade ou du Consulat.

Article L14 : La liste électorale doit comporter les noms et prénoms, la filiation, la profession, la
date et le lieu de naissance de chaque électeur ainsi que le Quartier ou District de résidence.

Article L15 : La production d’un certificat de résidence et d’une des pièces citées à l’article 21
est exigée de tout individu qui réclame son inscription sur une liste électorale.

Article L16 : Tout citoyen visé aux articles 5 et 13 peut réclamer l’inscription d’un électeur non
inscrit ou la radiation d’un électeur indûment inscrit.

Cette même possibilité est donnée au Maire et au Président de la Communauté Rurale de


Développement.

Les demandes émanant des tiers ne peuvent avoir pour objet que des inscriptions ou des
radiations individuelles. Elles doivent préciser l’identité de chacune des personnes dont
l’inscription ou la radiation est réclamée.

Tout électeur dont l’inscription est contestée doit en être informé dans les trois jours ouvrables
suivants afin qu’il puisse présenter ses observations devant la Commission administrative. La
notification qui doit lui en être faite sans frais, contient l’indication sommaire des motifs de la
demande de radiation.

En cas de radiation, il peut contester la décision de la Commission administrative, à charge pour


lui de fournir les justifications de sa contestation au Président du Tribunal ou au Juge de paix
dans la période allant du 1er au 17 décembre. Ce délai est ramené à huit jours en cas de révision
exceptionnelle des listes électorales. Tout électeur omis peut également présenter ses observations
à la Commission administrative et saisir, en cas de besoin, le Président du Tribunal ou le Juge de
paix.

Article L17 : Le Tribunal de première Instance ou la Justice de paix de chaque Préfecture statue
par ordonnance sur le cas de contestation. L’ordonnance n’est pas susceptible de recours.

SECTION II : DE L'ETABLISSEMENT ET DE LA REVISION DES LISTES


ELECTORALES

Article L18 (Nouveau) : Les listes électorales des Communes et des Communautés Rurales de
Développement sont dressées par une ou plusieurs Commissions administratives dont les
membres sont nommés selon le cas, par décision du Gouverneur pour la ville de Conakry, du
Préfet pour la Préfecture et composées :

- D’un délégué de l’Administration désigné par le Gouverneur pour la ville de Conakry, par le
Préfet pour la Commune Urbaine, par le Sous-préfet pour la Communauté Rurale de
Développement et faisant fonction de Président ;
- Du Maire ou de son représentant pour la Commune Urbaine;
- Du Président de la Communauté Rurale de Développement ou de son représentant pour la
Communauté Rurale de Développement ;
- D’un représentant de chaque parti politique engagé dans les élections.

Les partis politiques concernés peuvent communiquer la liste de leurs représentants jusqu'à la
veille de la date fixée pour le début de la révision.

Les Commissions administratives d'établissement et de révision des listes électorales doivent


associer à leurs travaux les Chefs de Quartier et de District ou leurs représentants.

Article L19 : La période de révision des listes électorales est fixée du 1er octobre au 31 décembre
de chaque année.

Le Maire ou le Président de la Communauté Rurale de Développement fait procéder à l’affichage


de l’avis d’ouverture de la période de révision des listes électorales avant le 1er octobre.

Les demandes en inscription ou en radiation sont exprimées auprès des Services compétents des
Communes et des Communautés Rurales de Développement durant la période prévue à l’alinéa
1er du présent article.

Quinze jours avant la fin de l’année, le Maire et le Président de la Communauté Rurale de


Développement font procéder à l’affichage d’un avis de clôture des opérations de révision.

Article L20 (Nouveau) : En cas d'établissement ou de révision à titre exceptionnel des listes
électorales, les dates d'ouverture et de clôture de la période d'établissement ou de révision sont
fixées par Arrêté du Ministre chargé de l'Intérieur avant la convocation du corps électoral.

Article L21 (Nouveau) : Les listes électorales sont permanentes.

Elles font l’objet de révision annuelle.

Elles sont établies à partir des registres de recensement et complétées conformément aux
dispositions des articles L18, L19 et L20.

L’établissement et la révision des listes électorales se font sur présentation du certificat de


résidence et de l’un des documents ci-après :

- Carte d’identité ;
- Passeport ;
- Livret militaire ;
- Livret de pension civile ou militaire ;
- Carte d’étudiant ou d’élève de l’année scolaire en cours ;
- Carte consulaire ;
- Une attestation délivrée par le Chef de District et contresignée par deux notables du District,
pour les Districts ruraux.

Les élections sont faites sur la base de la liste révisée au cours du dernier trimestre de l’année qui
précède celle des élections.
A titre transitoire les premières élections présidentielles et législatives depuis l'entrée en vigueur
de la Loi Fondamentale se feront sur la base des listes électorales établies et révisées pendant
l'année desdites élections.

Article L22 : Dans le cadre de la révision annuelle des listes électorales, il est dressé à partir du
1er décembre de chaque année, un tableau rectificatif comportant :

- Les électeurs nouvellement inscrits soit d’office par la Commission administrative, soit à la
demande des électeurs ;
- Les électeurs radiés, soit d’office par la Commission administrative, soit à la demande des
électeurs.

Article L23 : Ce tableau rectificatif doit porter toutes les mentions d’identité qui doivent figurer
sur la liste électorale ainsi que les motifs de l’inscription ou de la radiation.

Le tableau rectificatif doit être signé du Président et de tous les membres de la Commission
administrative et déposé à la Mairie ou au siège de la Communauté Rurale de Développement,
accompagné d’un procès-verbal de dépôt.

Article L24 : Le Maire de la Commune ou le Président de la Communauté Rurale de


Développement doit :

1 - Donner avis à la population de ce dépôt par affiche apposée aux lieux habituels et faisant
connaître que les réclamations sont reçues pendant un délai de 15 jours ;
2 - Adresser dans les deux jours à l’autorité de tutelle une copie du tableau rectificatif en un
exemplaire du procès-verbal de dépôt.

Article L25 : Le tableau des inscriptions et des radiations établi par la Commission
administrative est affiché aux lieux habituels des publications officielles le 30 novembre. Procès-
verbal de cet affichage est dressé par le Maire ou par le Président de la Communauté Rurale de
Développement.

Article L 26 : La minute des travaux déposée à la Mairie ou à la Communauté Rurale de


Développement peut être communiquée à tout requérant désireux d’en prendre connaissance ou
copie à ses frais, mais sans déplacement desdits documents.

Article L 27 : Les réclamations sont consignées dans un registre ouvert à cet effet à la Mairie ou
au siège de la Communauté Rurale de Développement.

Elles y sont portées dans l’ordre chronologique de leur dépôt et doivent indiquer les noms,
prénoms, filiation, date et lieu de naissance et le domicile de chaque réclamant et l’énoncé des
motifs sur lesquels elles sont fondées. Les réclamations sont faites par écrit. Il doit en être donné
récépissé.

Article L 28 : Les réclamations sont examinées par le Tribunal ou la Justice de paix qui dispose
de dix jours pour trancher. La décision doit être portée à la connaissance des personnes
intéressées dans les trois jours qui suivent le prononcé du jugement.

Article L 29 : Les décisions du Tribunal peuvent être communiquées à tous les requérants
désireux d’en prendre connaissance, au Secrétariat de la Mairie ou au siège de la Communauté
Rurale de Développement, mais sans déplacement des documents.
Article L 30 : La Commission administrative porte aux tableaux qui ont été publiés le
30 novembre toutes les modifications résultant des décisions du Tribunal ou de la Justice de paix.
De plus, elle retranche les noms des électeurs dont les décès sont survenus depuis la publication
du tableau rectificatif, ainsi que les noms de ceux qui auraient été privés du droit de vote par un
jugement devenu définitif.

Elle dresse le tableau de ces modifications, qui devra être signé par le Président et tous les
membres et transmis immédiatement au Maire ou au siège de la Communauté Rurale de
Développement et à l’autorité de tutelle.

Article L31 : Au plus tard le 8 janvier, les modifications constituant le tableau rectificatif sont
reportées sur la liste électorale qui devient la liste électorale pour l’année en cours.

Les listes sont définitivement arrêtées le 9 janvier de chaque année.

La nouvelle liste électorale est déposée au Secrétariat de la Mairie ou au siège de la Communauté


Rurale de Développement. Elle peut être communiquée à tout requérant qui veut la consulter ou
en prendre copie à ses frais.

Une copie est adressée :

- Au Sous-préfet, pour le fichier de la Sous-préfecture;


- Au Préfet, pour le fichier de la Préfecture ;
- Au Ministre chargé de l’Intérieur, pour le fichier général.

SECTION III : DE L’INSCRIPTION OU DE LA RADIATION EN DEHORS DES


PERIODES DE REVISION

Article L 32 (Nouveau) : Les personnes suivantes peuvent être inscrites ou radiées après clôture
de la liste électorale au plus tard 24 heures avant le scrutin :

- Les fonctionnaires ou agents des Administrations, services ou établissements publics, sociétés


ou entreprises publiques, les agents des sociétés ou entreprises privées qui auront fait l’objet de
mutation ou qui auront fait valoir leur droit à la retraite ainsi que les membres de leurs familles
domiciliés avec eux à la date de la mutation ou la mise à la retraite, sur présentation de leurs
décisions de mutation ou de mise à la retraite et du certificat de radiation délivré par l’autorité de
l’ancienne résidence ;
- Les guinéens ayant atteint l'âge de la majorité électorale, sur présentation des pièces
justificatives ;
- Les guinéens immatriculés à l’étranger lorsqu’ils reviennent dans l’une des Circonscriptions
électorales, sur présentation de leur carte consulaire et du certificat de radiation délivré par leur
Consulat ;
- Les électeurs déjà inscrits sur une liste électorale lorsqu’ils changent de domicile, sur
présentation de certificat de radiation délivré par l’autorité de l’ancienne résidence;
- Les personnes dont l’inscription ou la radiation aura été ordonnée par les Tribunaux
conformément à la Loi.
CHAPITRE III : DU CONTROLE DES INSCRIPTIONS SUR LES LISTES
ELECTORALES

Article L33 : Le Ministre chargé de l’Intérieur fait tenir le fichier général des électeurs, en vue
du contrôle des inscriptions sur les listes électorales. Un Décret détermine les conditions
d’organisation et de fonctionnement de ce fichier ainsi que des fichiers Sous Préfectoraux et
Préfectoraux.

Article L34 (Nouveau) : Lorsqu’il est constaté au fichier général qu’un électeur est inscrit par
erreur sur plus d’une liste, son inscription est maintenue sur la liste de sa dernière demande
d’inscription ou à défaut sur la liste de son choix.

Sa radiation des autres listes a lieu d’office lorsqu’un même électeur est inscrit par erreur plus
d’une fois sur la même liste, il ne doit subsister qu’une seule inscription.

Toute radiation est communiquée par le Ministre chargé de l’Intérieur au Préfet et au Sous-préfet
pour la mise à jour de leurs fichiers.

La radiation se fait sur présentation des pièces justificatives.

CHAPITRE IV : DES CARTES ELECTORALES

Article L35 : L’Administration est chargée de l’impression et de l’établissement des cartes


électorales aux frais de l’Etat.

Article L36 : Le modèle des cartes et les modalités d’établissement ainsi que les délais de
validité, sont déterminés par Arrêté du Ministre chargé de l’Intérieur.

Article L37 : Le Gouverneur, pour la ville de Conakry, et les Préfets, pour leur Préfecture,
nomment par décision les membres de la Commission de distribution des cartes d’électeur,
quarante cinq jours avant le scrutin.

Article L 38 (Nouveau) : Il doit être remis à chaque électeur, une carte électorale reproduisant
les mentions de la liste électorale et indiquant le lieu où siégera le bureau de vote dans lequel
l’électeur devra voter.

Cette distribution commencera 30 jours au plus tôt avant le scrutin et s’achèvera la veille du
scrutin.

La carte électorale est strictement individuelle et ne peut faire l'objet de transfert, de cession ou de
négociation.

Article L39 (Nouveau) : Les cartes électorales qui n’auraient pu être retirées par les électeurs
jusqu’à la veille du scrutin, sont retournées sous pli cacheté et scellé au Gouverneur pour la ville
de Conakry et au Préfet pour la Préfecture. Ce pli sera remis à la prochaine Commission de
révision des listes électorales qui statuera sur la validité de l'inscription de leurs titulaires.

Article L40 (Nouveau) : Le renouvellement des cartes électorales peut être décidé à tout moment
par le Ministre chargé de l’Intérieur. Dans ce cas, la couleur des nouvelles cartes sera différente
de celle des cartes renouvelées.
CHAPITRE V : DE LA CAMPAGNE ELECTORALE

Article L41 : Les campagnes électorales sont déclarées ouvertes :

1 - Pour les élections Communales et Rurales, quinze jours francs avant la date du scrutin ;
2 - Pour les élections législatives, vingt et un jours francs avant la date du scrutin ;
3 - Pour les élections présidentielles, trente jours francs avant la date du scrutin.

Elles s’achèvent toutes la veille du scrutin, à zéro heure. Les dates d’ouverture et de fermeture des
campagnes sont fixées par Décret du Président de la République.

Article L42 : Nul ne peut, par quelque moyen et sous quelque forme que ce soit, faire campagne
en dehors de la période prévue à l’article précédent.

Article L43 : Sont seuls autorisés à organiser des réunions électorales:

- Les candidats ou les représentants des listes de candidats aux élections Communales ou aux
élections des Communautés Rurales de Développement ;
- Les partis politiques légalement constitués.

Article L44 : Les manifestations, réunions et rassemblements électoraux se déroulent


conformément aux dispositions de la Loi sur les réunions et manifestations publiques.

Article L45 : La réunion électorale, qui a pour but le choix ou l’audition des candidats aux
élections, n’est ouverte qu’aux candidats, à leurs mandataires et aux membres de leur parti.

Article L 46 (Nouveau) : Les manifestations, réunions et rassemblements électoraux ne peuvent


être tenus sur la place ou la voie publique sans déclaration préalable faite au Maire ou au
Président de la Communauté Rurale de Développement, au moins 24 heures à l’avance.

Ils sont interdits entre 23 heures et 7 heures.

La déclaration doit être faite par écrit et au cours des heures légales d’ouverture des services
administratifs.

La déclaration fait mention des nom et qualités des membres du Bureau de réunion.

A défaut de désignation par les signataires de la déclaration, les membres du Bureau sont élus par
les participants à la réunion, au début de celle-ci.

Article L47 : Chaque réunion doit avoir un Bureau composé de trois membres au moins.

Les membres du Bureau et jusqu’à la formation de celui-ci, les signataires de la déclaration, sont
responsables des infractions aux prescriptions du présent article et de l’article L46 et sont
passibles des peines prévues par la loi pour ces infractions.

Le Bureau est chargé de maintenir l’ordre, d’empêcher toute infraction aux lois, de conserver à la
réunion le caractère qui lui a été donné par la déclaration, d’interdire tout discours contraire à
l’ordre public et aux bonnes mœurs ou contenant provocation à un acte qualifié crime ou délit et,
d’une manière générale, d’empêcher toutes infractions aux lois.
Article L48 : Un fonctionnaire de l’ordre administratif ou judiciaire peut être délégué par les
autorités administratives pour assister à la réunion.

Il choisit sa place. Il rend compte du déroulement de la réunion à l’autorité compétente.

S’il se produit des troubles ou voies de fait, le Président du bureau, sous peine de tomber sous le
coup de l’article L196 de la présente loi, met fin à la réunion.

Article L49 : Pendant la période électorale, dans chaque Commune ou chaque Communauté
Rurale de Développement, le Maire ou le Président de la Communauté Rurale de Développement
désigne par un acte administratif :

- Les lieux exclusivement destinés à recevoir les affiches, lois, actes de l’autorité publique relatifs
au scrutin ;
- Les emplacements spéciaux réservés aux professions de foi, circulaires et affiches électorales.

Dans chacun de ces emplacements, une surface égale est attribuée à chaque candidat ou chaque
liste de candidats. Tout affichage relatif à l’élection, même par affichage timbré, est interdit en
dehors de ces emplacements réservés aux autres candidats. Les emplacements sont attribués dans
l’ordre d’arrivée des demandes.

Article L50 ( Nouveau ) : Les demandes doivent être adressées, par les candidats ou les
représentants des partis politiques, au Ministre chargé de l’Intérieur, au Préfet, au Sous-préfet,
selon le cas, au plus tard la veille de l'ouverture de la campagne électorale. Elles sont enregistrées
et transmises au Maire ou au Président de la Communauté Rurale de Développement.

Article L 51 : Chaque candidat ou chaque parti politique présentant un candidat ou une liste de
candidats peut faire imprimer et adresser aux électeurs, durant la campagne électorale, une
circulaire de propagande comprenant une feuille en recto verso de format 21 x 27 ; cette circulaire
est soumise à la formalité du dépôt légal.

Article L52 : La campagne par voie d’affiche est régie par les dispositions des articles L49 et
L50.

Article L53 (Nouveau) : Un candidat ou une liste de candidats ne peut utiliser un titre, un
emblème, un symbole ou signe déjà utilisé par un autre candidat ou une autre liste de candidats.
Si plusieurs candidats ou listes de candidats adoptent le même emblème ou le même symbole ou
signe, le Ministre chargé de l’Intérieur statue sur les propositions reçues, en informe les partis
intéressés et attribue par ordre d'ancienneté d'enregistrement à chaque candidat ou liste de
candidats son emblème, symbole ou signe, en concertation avec leurs représentants et ce, dans un
délai de 8 jours.

Les candidats ou listes de candidats concernés disposent d'un délai de 8 jours pour soumettre de
nouvelles propositions.

Est interdit le choix d'emblème comportant une combinaison des trois couleurs nationales: Rouge,
Jaune, Vert.

Article L 54 : Il est interdit, sous les peines prévues à l’article L196 de la présente Loi, de
distribuer, le jour du scrutin, des bulletins, circulaires ou autres documents de propagande.
Article L55 : Il est interdit à tout agent public de distribuer, au cours de ses heures de service, des
bulletins, circulaires ou autres documents de propagande, sous les peines prévues à l’article L196.

Article L56 : Sont interdits et peuvent être punis, sur action du Ministère public, des peines
applicables au trafic d’influence :

- Les dons et libéralités en argent ou en nature ainsi que les promesses de dons, de libéralités ou
de faveurs administratives faites à un individu, à une Commune ou à une Collectivité quelconque
de citoyens à des fins de propagande dans le but d’influer ou de tenter d’influer sur le vote ;
- L’utilisation, aux mêmes fins et dans le même but, des biens et moyens d’une institution ou d’un
organisme public et de l’Etat en général ;
- L’utilisation, aux mêmes fins et dans le même but, de tout procédé de publicité commerciale.

Article L57 : Les Associations et Organisations Non Gouvernementales apolitiques, et a fortiori


celles qui bénéficient des concours et privilèges octroyés par l’Etat, ne peuvent soutenir des
candidats et des partis politiques.

Article L58 : Tout candidat doit s’interdire toute attitude ou action, tout geste ou autre
comportement injurieux, déshonorant, illégal ou immoral et doit veiller au bon déroulement de la
campagne électorale.

Article L59 : Tout candidat ou liste de candidats dispose d’un accès équitable aux organes
d’information de l’Etat pendant la campagne électorale.

Article L60 : La Radio Télévision Guinéenne et les Stations de la Radio Rurale annoncent les
réunions électorales auxquelles participent les candidats.

Article L61 : Pendant la campagne électorale, le temps et les horaires des émissions de la Radio
et de la Télévision, les conditions de leur production et de leur réalisation, les modalités de leur
programmation et de leur diffusion sont fixées par Arrêté du Ministre chargé de l’Information, sur
proposition du Conseil National de la Communication.

Article L62 : La Cour Suprême veille à la régularité de la campagne électorale.

Elle veille, à travers le Conseil National de la Communication, à ce que le principe de l’égalité de


traitement entre les candidats soit respecté dans la presse écrite d’Etat et dans les programmes
d’information de la Radio Télévision Guinéenne et des Stations de la Radio Rurale en ce qui
concerne la reproduction et les commentaires des déclarations, écrits, activités des candidats et
des partis politiques, ainsi que de la présentation de ces candidats et de ces partis politiques.

Le Conseil National de la Communication adresse des recommandations aux autorités


compétentes et peut saisir la Cour Suprême en cas de non respect des dispositions de la présente
loi en matière de communication.

La Cour Suprême, en cas de besoin, intervient pour que l’égalité soit respectée.

Article L63 : Le Ministre chargé de l’Information, en plus du temps d’émission dont dispose
chaque candidat ou chaque parti politique engagé dans une élection, fait organiser, sous contrôle
du Conseil National de la Communication, des débats radiodiffusés ou télévisés contradictoires.
Article L64 : Soit d’office, soit à la requête du Conseil National de la Communication, la Cour
Suprême peut suspendre la diffusion d’une émission de la campagne officielle, dans les vingt
quatre heures à compter de la réalisation de cette émission, si les propos tenus relèvent d’un
manquement grave aux obligations qui résultent pour les partis politiques de l’article 1er de la Loi
Fondamentale, notamment en ce qui concerne le respect :

- Du caractère républicain, laïc et démocratique de l’Etat ;


- De l’égalité des citoyens sans distinction d’origine, de race, d’ethnie, de religion et d’opinion ;
- Des Institutions de la République ;
- De l’indépendance nationale, de l’intégrité du Territoire et de l’unité de l’Etat ;
- De l’ordre public et des libertés.

La saisine de la Cour Suprême est suspensive de la diffusion de l’émission incriminée. La Cour


Suprême statue dans un délai de quarante huit heures à compter de la saisine.

Elle peut interdire la diffusion de l’émission, en totalité ou en partie. Si le Conseil National de


Communication ne saisit pas la Cour Suprême dans les vingt quatre heures ou si la Cour Suprême
ne statue pas dans le délai prévu ci-dessus, l’émission doit être diffusée au plutôt.

CHAPITRE VI : DES OPERATIONS DE VOTE

SECTION I : DES OPERATIONS PREPARATOIRES AU SCRUTIN

Article L65 : Les électeurs sont convoqués par Décret publié au Journal Officiel :

- Trente huit jours avant le scrutin, pour les élections présidentielles ;


- Soixante dix jours avant le scrutin, pour les élections législatives ;
- Soixante jours avant le scrutin, pour les élections Communales et les élections des
Communautés Rurales de Développement.

En cas d’annulation, les électeurs sont convoqués pour de nouvelles élections qui ont lieu
soixante jours après l’annulation.

Article L66 : Les Circonscriptions électorales sont, selon le cas :

- Le Quartier ou le District, pour les élections des Conseils de Quartier ou de District ;


- La Communauté Rurale de Développement, pour les Conseils communautaires ;
- La Commune, pour les élections communales ;
- La Préfecture et les Communes de Conakry, pour les élections législatives au scrutin
uninominal ;
- Le Territoire national, pour les élections législatives au scrutin de liste à la proportionnelle et
pour les élections présidentielles.

Les Circonscriptions électorales ne peuvent être modifiées que par la loi.

Article L67 : Dans les Circonscriptions électorales, les électeurs sont répartis, par acte du
Ministre chargé de l’Intérieur ou du Préfet, en autant de bureaux de vote que l’exigent le nombre
des électeurs et les contraintes locales.
SECTION II : LE VOTE

Article 68 (Nouveau) : Les jours du scrutin sont fixés par Décret. Ils sont chômés et payés sur
l'ensemble du Territoire de la République.

Le scrutin est ouvert à 7 heures et clos à 18 heures sur toute l'étendue du Territoire national.
Toutefois, pour permette l’exercice normal du droit de vote, le bureau de vote peut, dans des cas
exceptionnels, prendre des actes à l’effet de retarder l’heure d'ouverture et de clôture du scrutin
dans sa juridiction, à charge pour lui d'en rendre compte à l’autorité supérieure.

Mention sera faite de ces actes au procès-verbal. Ces actes sont affichés aussitôt, à l’entrée des
bureaux de vote concernés.

Article L69 (Nouveau) : Dans chaque salle de scrutin, le bureau de vote dépose des bulletins de
vote et des enveloppes sur des tables préparées à cet effet.

Les libellés et caractéristiques techniques de ces bulletins de vote sont définis par voie
réglementaire. Communication en est faite à la Cour Suprême par le Ministre chargé de
l'Intérieur.

Article L70 (Nouveau) : Le vote a lieu sous enveloppes fournies par l’Administration. Les
enveloppes sont d’un type uniforme, opaques et non gommées.

Le jour du vote, elles sont mises à la disposition des électeurs dans la salle de vote.

Avant l’ouverture du scrutin, le Bureau doit constater que le nombre des enveloppes correspond
exactement à celui des électeurs inscrits.

Si par suite d’un cas de force majeure, ces enveloppes venaient à manquer, le Président du bureau
de vote est tenu de s’en procurer auprès de l'Autorité administrative compétente. Mention doit
être faite au procès-verbal du nombre d’enveloppes complémentaires fournies.

Article L71 (Nouveau) : Il est créé un bureau de vote pour mille électeurs au maximum. La liste
des bureaux de vote doit faire l’objet d’un Arrêté du Ministre chargé de l’Intérieur, trente jours
avant le scrutin. Cet Arrêté est transmis, par l’intermédiaire des Autorités administratives, aux
Maires et aux Président des Communautés Rurales de Développement, qui en assurent la
publication dans la Circonscription administrative de leur ressort au plus tard huit jours avant les
élections.

Le Bureau est composé de cinq membre dont :

- Un Président ;
- Un Vice-président ;
- Un Secrétaire ;
- Deux Assesseurs.

Article L72 : Les membres du bureau de vote sont désignés par Arrêté du Ministre de l’Intérieur
sur proposition des Préfets. Il sont requis par les Préfets parmi les électeurs de la Circonscription,
à l’exclusion des candidats et de leurs parents en ligne directe ou par alliance jusqu’au quatrième
degré.
L’Arrêté du Ministre chargé de l’Intérieur et la réquisition du Préfet sont notifiés aux intéressés
par le Préfet et le Sous-Préfet.

Le Chef des Forces de Sécurité publique compétent en reçoit ampliation.

En cas de défaillance du Président du bureau, il est remplacé d’office par le Vice-Président.

En cas de défaillance d’un membre du bureau constatée à l’ouverture ou au cours du scrutin, il est
pourvu à son remplacement par le Président, qui choisit au sort parmi les électeurs présents
sachant lire et écrire le Français. Mention en est portée au procès-verbal.

Le Ministre chargé de l’Intérieur désigne les Présidents de bureau de vote et veille à leur
répartition judicieuse de manière telle que nul ne soit amené à préciser un bureau de vote dans la
localité d’où il provient ou réside.

Dans le même esprit, il devra veiller à opérer une bonne répartition des bureaux de vote à
l’intérieur d’une même Circonscription électorale.

Les Présidents de bureaux de vote sont choisis parmi les cadres de l’Etat connus pour leur
probité, leur intégrité et leur bonne moralité.

Article L73 : Le Président du bureau de vote dispose du pouvoir de police à l’intérieur du bureau
de vote et peut en expulser toute personne qui perturbe le déroulement des opérations de vote.

Nulle force armée ne peut, sans son autorisation, être placée dans la salle de vote ni à ses abords
immédiats, ni y intervenir de quelque manière que ce soit.

Nul ne peut pénétrer dans la salle du scrutin porteur d’une arme apparente ou cachée, à
l’exception des membres des Forces publiques légalement requis.

Article L74 : Les membres du bureau de vote sont responsables de toutes les opérations qui leur
sont assignées par la présente Loi et la réglementation en vigueur.

Les candidats peuvent à leur initiative, se faire représenter à ces opérations.

Article L75 : Tout électeur inscrit sur la liste électorale de la Circonscription a droit de prendre
part au vote dans le bureau auquel il a été rattaché, sauf s’il est déchu du droit de vote après son
inscription.

Toutefois, sous réserve du contrôle de leur carte d’identité, de leur carte d’électeur et de leur titre
de mission, sont autorisés à voter en dehors de leur Circonscription, les membres des bureaux de
vote, les agents des forces de l’ordre, les militaires, les journalistes, les équipages des aéronefs,
les marins et toute autre personne en déplacement pour raison de service, de même que les
candidats inscrits sur la liste d'un parti politique, pour ce qui concerne les élections législatives.

Dans chaque bureau de vote, il est tenu un registre des noms, prénoms, filiation et profession de
tous électeurs devant voter en vertu des dérogations prévues par le présent article.

Article L76 : Dans chaque bureau de vote, il y a un isoloir pour 250 électeurs inscrits au
maximum.
Les isoloirs ne doivent pas être placés de façon à dissimuler au public les opérations électorales.

Article L77 : A aucun moment, au cours du scrutin, le nombre des membres du bureau présents
dans le bureau de vote ne peut être inférieur à trois.

Article L78 (Nouveau) : A son entrée dans la salle de vote, l’électeur doit présenter sa carte
d’électeur qui est estampillée ou visée dans la case prévue à cet effet avec mention de la date du
scrutin.

L’électeur doit, en outre, faire constater, en même temps, son identité par la présentation de l’une
des pièces énumérées à l’article L21.

L’électeur appose l’empreinte de son pouce gauche à la place réservée à cet effet sur la liste
électorale d’émargement ou la signe.

Ces formalités ayant été satisfaites, l’électeur prend lui-même une enveloppe et un bulletin de
chaque candidat ou liste de candidats et se rend seul dans l’isoloir où il place le bulletin ou la liste
de son choix dans l’enveloppe. Il fait ensuite constater qu’il n’est porteur que d'une seule
enveloppe, le Président le constate aussi sans toucher l’enveloppe que l’électeur introduit lui-
même dans l’urne.

Article L79 : Tout électeur atteint d’infirmité le plaçant dans l’impossibilité de mettre son
bulletin dans l’enveloppe et d’introduire celle-ci dans l’urne est autorisé à se faire assister d’un
électeur de son choix.

Article L80 : L’urne électorale ne doit avoir qu’une seule ouverture destinée à laisser passer
l’enveloppe contenant le bulletin. Avant le début du scrutin, elle doit avoir été fermée avec deux
cadenas dissemblables et devant les électeurs et les délégués des candidats qui constatent qu’elle
est bien vide. Les clés restent, l’une entre les mains du Président du bureau de vote, l’autre entre
les mains de l’Assesseur le plus âgé.

Article L81 (Nouveau) : Dès la clôture du scrutin, la liste électorale d’émargement est signée par
tous les membres du bureau de vote.

Le Secrétaire porte sur le procès verbal le nombre d'électeurs ayant pris part au vote. Ce chiffre
constitue le nombre d'électeurs ayant voté.

SECTION III : LE DEPOUILLEMENT

Article L82 (Nouveau) : Le bureau de vote désigne parmi les électeurs présents, de scrutateurs
au nombre de quatre au maximum sachant lire et écrire le Français, qui seront d'office retenus
pour former avec le Bureau de vote, la Commission de dépouillement. Ils sont repartis par groupe
de quatre au moins.

Immédiatement après la clôture du scrutin, il est procédé au dépouillement de la manière


suivante:

- L’urne est ouverte et le nombre des enveloppes et éventuellement celui des bulletins sans
enveloppe est vérifié.
- Si ce nombre est plus grand ou moindre que celui de l’émargement, il en est fait mention au
procès-verbal.

Le dépouillement dans chaque Bureau de vote se fera devant les délégués des partis politiques et
des candidats à raison d'un délégué mandaté par candidat ou liste de candidats. Les noms des
délégués mandatés sont communiqués au Ministre chargé de l'Intérieur quinze jours au moins
avant la date du scrutin.

Article L83 : Dans chaque groupe, l’un des scrutateurs extrait le bulletin de chaque enveloppe et
le passe déplié à un autre scrutateur. Celui-ci le lit à haute voix ; les indications portées sur le
bulletin sont relevées par deux scrutateurs au moins, sur des listes préparées à cet effet.

Article L84 (Nouveau) : Les bulletins nuls ne sont pas considérés comme suffrages exprimés
lors du dépouillement.

Sont considérés comme bulletins nuls :

1 - L’enveloppe sans bulletin ou le bulletin sans enveloppe;


2 - Deux ou plusieurs bulletins dans une même enveloppe;
3 - Les enveloppes ou bulletins déchirés ou comportant des mentions écrites ou sur lesquels les
votants se sont faits connaître;
4 - Les bulletins entièrement ou partiellement barrés;
5 - Les bulletins ou enveloppes non réglementaires.

Ces bulletins et enveloppes sont annexés au procès-verbal. Le nombre de bulletins nuls est
retranché du nombre des électeurs ayant voté pour déterminer le nombre des suffrages exprimés.

Article L85 : Les suffrages obtenus par candidat ou liste de candidats sont totalisés et enregistrés
par le Secrétaire du bureau.

Dans chaque bureau de vote, les résultats du dépouillement font l’objet d’un procès-verbal rédigé
à l’encre indélébile. Il comporte, s’il y a lieu, les observations ou réserves des candidats ou de
leurs représentants. Le procès-verbal de dépouillement est établi en trois exemplaires, signés par
les membres du bureau de vote.

Immédiatement après le dépouillement, et dès l’établissement du procès-verbal, le résultat du


scrutin est rendu public par le Président du Bureau de vote et affiché par ses soins dans la salle de
vote. Ce résultat n’a qu’une valeur provisoire.

A ses frais, tout représentant légal d’un parti politique peut avoir copie du procès-verbal des
résultats provisoires.

Article L86 : Chaque Président de bureau de vote transmet, par la voie la plus rapide, au
Secrétariat de la Circonscription électorale l’un des exemplaires du procès-verbal accompagné
des pièces qui doivent y être annexées, le tout pour être remis à la Commission de recensement
des votes prévue pour chaque type d’élection.

Article L87 : Le second exemplaire du procès-verbal des bureaux de vote est adressé sous pli
scellé, par les voies les plus rapides et les plus sûres au Ministre chargé de l’Intérieur.
A cet exemplaire sont annexées :

- Les enveloppes et bulletins annulés par le bureau ;


- Une feuille de dépouillement des votes dûment arrêtée ;
- Les réclamations rédigées par les candidats ou leurs représentants ;
- Eventuellement, les observations du bureau de vote concernant le déroulement du scrutin.

Le troisième exemplaire est conservé à la Sous-préfecture ou à la Préfecture, selon le type


d’élection.

Article L88 (Nouveau) : Le recensement des votes d'une Circonscription électorale sera le
décompte des résultats de vote présentés par les différents bureaux de la Circonscription
électorale.

Le recensement des votes est effectué, en présence des représentants des candidats ou des listes
de candidats par une Commission administrative centrale désignée par le Ministre chargé de
l'Intérieur et présidée dans tous les cas par un Magistrat de l'ordre judiciaire désigné par la Cour
Suprême.

Les résultats arrêtés par chaque bureau de vote et les pièces annexées ne peuvent en aucun cas
être modifiés.

Article L89 : Le procès-verbal de ce recensement, qui est un document récapitulatif, est établi en
double exemplaire en présence des candidats ou de leurs représentants. Il est signé de tous les
membres de la Commission administrative centrale, qui en adresse un exemplaire au Ministre
chargé de l’Intérieur.

Un exemplaire du procès-verbal visé à l’alinéa ci-dessus est affiché au siège de la Commission


centrale de recensement.

Article L90 : Les listes d’émargement de chaque bureau de vote, signées du Président et des
Assesseurs demeurent déposées pendant huit jours au Secrétariat de la Circonscription électorale
ou elles sont consultées, sans déplacement, par tout électeur requérant.

Article L91 : Tout candidat ou son représentant dûment habilité a le droit, dans les limites de sa
Circonscription électorale, de contrôler toutes les opérations de vote, de dépouillement des
bulletins et de décompte des voix, dans tous les locaux où s’effectuent ces opérations. Il peut
inscrire au procès-verbal toutes observations ou contestations sur le déroulement des opérations.

Article L92 : Le Ministre chargé de l’Intérieur, après avoir achevé la totalisation globale des
résultats, rend publique cette totalisation.

SECTION IV : DU VOTE PAR PROCURATION

Article L93 : Peuvent exercer, à leur demande, leur droit de vote par procuration, les électeurs
appartenant à l’une des catégories énumérées ci-après retenues par des obligations hors de la
Circonscription électorale où ils ont été inscrits:

1 - Les militaires et paramilitaires et, plus généralement, les électeurs légalement absents de leur
domicile au jour du scrutin ;
1 - Les travailleurs en déplacement régulier ;
3 - Les malades hospitalisés ou soignés à domicile ;
4 - Les grands invalides et infirmes.

Article L94 : Le mandataire doit jouir de ses droits électoraux et être inscrit sur la même liste
électorale que le mandant ou avoir accompli son devoir électoral au niveau de la Circonscription
électorale.

Article L95 : Les procurations données par les personnes visées à l’article L93 ci-dessus doivent
être légalisées par les Autorités compétentes.

Pour les militaires et paramilitaires, cette formalité est accomplie par devant le Commandant
d’Unité.

Article L96 : Chaque mandataire ne peut utiliser qu’une procuration au niveau d’une
Circonscription électorale.

Article L97 : Le mandataire participe au scrutin dans les conditions prévues à l’article L78. Il
doit présenter la carte d’électeur du mandant.

La procuration est estampillée au moyen d’un cachet humide.

Article L98 : Le mandant peut annuler sa procuration à tout moment avant le vote.

Il peut voter personnellement s’il se présente au Bureau de vote avant que le mandataire n’ait
exercé ses pouvoirs.

Article L99 : En cas de décès ou de privation des droits civils et civiques du mandant, la
procuration est annulée de plein droit.

Article L100 : La procuration est valable pour un seul scrutin.

TITRE II : DISPOSITIONS SPECIALES RELATIVES A L’ELECTION DES


CONSEILS DE DISTRICT ET DE QUARTIER

Article L101 : Un acte du Ministre chargé de l’Intérieur fixe les modalités d’élection des
Conseils de District et de Quartier et le nombre de Conseillers.

TITRE III : DES DISPOSITIONS SPECIALES RELATIVES A L’ELECTION


DES CONSEILS COMMUNAUTAIRES

Article L102 : Les Conseils communautaires sont élus au scrutin proportionnel de liste à un tour,
par les habitants de la Communauté Rurale de Développement, pour un mandat de quatre ans. Le
délai court à compter du dernier renouvellement général de chaque Conseil, qu’elle qu’ait été la
date de ce renouvellement.

Le nombre de Conseillers, par Communauté Rurale de Développement, est fixé par Arrêté du
Ministre chargé de l’Intérieur.
Article L103 : Si le Conseil communautaire a perdu, par le fait des vacances survenues, le tiers
de ses membres, il est procédé à des élections complémentaires dans un délai de six mois à
compter de la dernière vacance.

Dans le même délai, des élections ont lieu en cas de dissolution du Conseil et de démission de
l’ensemble de ses membres.

Dans l’année qui précède le renouvellement général des Conseils, les élections complémentaires
ne sont obligatoires qu’au cas où le Conseil a perdu la moitié de ses membres.

Article L104 : La déclaration de candidature résulte du dépôt, au niveau de la Sous-préfecture,


d’une liste répondant aux conditions des articles L105, L106 et L107.

Cette déclaration faite collectivement, est présentée par un des candidats figurant sur la liste.

La déclaration, signée de chaque candidat, comporte expressément :

- Les nom, prénoms, surnoms éventuels, date de naissance, profession et domicile de chaque
candidat ;
- La dénomination de la liste ;
- Le nom de la Communauté Rurale de Développement.

La déclaration comporte, en annexe, le programme qui sera développé durant la campagne


électorale.

Un récépissé de déclaration est délivré au déclarant.

Article L105 : La déclaration de candidature doit être déposée trente jours francs avant la date du
scrutin par le mandataire de la liste.

Article L106 : La liste des candidats au Conseil communautaire doit comprendre autant de
candidatures que de sièges à pourvoir.

Article L107 : Après le dépôt des candidatures, aucun rajout ni suppression ni modification de
l’ordre de présentation ne peut se faire, sauf cas de décès ou d’empêchement légal.

Dans ce cas, le mandataire de la liste fait sans délai une déclaration complémentaire de
candidature à l’Autorité de tutelle qui la reçoit et en assure la publication par affichage à tous les
bureaux de vote concernés et, s’il y a lieu, la diffusion par voie radiophonique ou par tout autre
moyen de communication. La déclaration précise le rang du candidat de remplacement sur la
liste.

Article L108 : Nul ne peut être candidat sur plus d’une liste et dans plus d’une Circonscription
électorale.

Article L109 : Tout rejet d’un candidat ou d’une liste doit être motivé. Ce rejet doit être notifié
dans un délai de dix jours francs à compter de la date de dépôt.

Le rejet peut faire l’objet d’un recours devant le Tribunal ou la Justice de paix dans un délai de
deux jours francs à compter de la date de notification du rejet.
Le Tribunal ou la Justice de paix statue dans un délai de cinq jours francs et notifie
immédiatement la décision aux parties intéressées et au Préfet qui enregistre la candidature du
candidat ou de la liste, si telle est la décision du Tribunal.

La décision du Tribunal n’est susceptible d’aucune voie de recours.

Article L110 : Les opérations de vote et de dépouillement se déroulent conformément aux


dispositions du Titre I, Chapitre VI de la présente Loi.

La Commission administrative Sous-préfectorale vérifie et centralise les résultats enregistrés par


les Commissions électorales des Communautés Rurales de Développement et rend publique la
totalisation globale des résultats, deux jours au plus tard après celui du scrutin.

Si aucune contestation relative à la régularité des opérations électorales n’a été déposée dans les
cinq jours suivant la publication de la totalisation globale des résultats, le Ministre chargé de
l’Intérieur proclame les résultats définitifs.

Article L111 : Le contentieux qui peut naître à l’occasion des élections est soumis à l’examen de
la Commission administrative Sous-préfectorale.

Les représentants des listes des candidats impliqués ou concernés n’ont pas voix délibérative.

Article L112 : Tout candidat ou son représentant a le droit de contester la régularité des
opérations de vote conformément aux dispositions de l’article L91, en déposant une réclamation
dans le bureau de vote où il a voté.

Cette réclamation est consignée au procès-verbal du bureau de vote et transmise à la Commission


administrative de la Sous-préfecture.

La Commission administrative statue sur toutes les réclamations qui lui sont soumises
conformément aux dispositions de l’article L101. Elle prononce ses décisions dans un délai
maximal de cinq jours à compter de la saisine. Elle statue sans frais de procédure après simple
avertissement donné à toutes les parties intéressées.

Ses décisions sont susceptibles de recours devant le Tribunal ou la Justice de paix, qui statue dans
les cinq jours de la saisine. Le jugement du Tribunal ou de la Justice de paix, qui n’est susceptible
d’aucun recours, est notifié aux parties intéressées et transmis au Ministère chargé de l’Intérieur.

En cas d’annulation, de nouvelles élections sont organisées dans les soixante jours qui suivent
l’annulation.

TITRE IV : DES DISPOSITIONS SPECIALES RELATIVES A L’ELECTION


DES CONSEILLERS COMMUNAUX

Article L113 : Le Conseil communal est élu au scrutin proportionnel de liste à un tour.

Le nombre des Conseillers est fixé comme suit:

- 11 Conseillers pour les Communes dont la population est égale ou inférieure


à 10.0000 habitants ;
- 15 Conseillers pour les Communes de 10.001 à 30.000 habitants ;
- 19 Conseillers pour les Communes de 30.001 à 40.000 habitants ;
- 23 Conseillers pour les Communes de 40.001à 50.000 habitants ;
- 27 Conseillers pour les Communes de 50.001 à 60.000 habitants ;
- 31 Conseillers pour les Communes de 60.001 à 100.000 habitants.

Pour les Communes de plus de 100 000 habitants, le nombre de Conseillers est augmenté d’une
unité par tranche supplémentaire de 25.000 habitants dans la limite maximum de 41 Conseillers.

Article L114 : Les Conseillers communaux sont élus pour un mandat de quatre ans. Le délai
court à compter du dernier renouvellement intégral de chaque Conseil, quelle qu'ait été la date de
ce renouvellement.

Toutefois, un Décret peut abréger ou proroger le mandat du Conseil communal afin de faire
coïncider son renouvellement avec la date du renouvellement général des Conseils communaux.

Article L115 : Si le Conseil communal a perdu, par l’effet de vacances, le tiers de ses membres,
il est procédé à des élections complémentaires, dans un délai de soixante jours au plus tard à
compter de la dernière vacance.

Dans le même délai, des élections ont également lieu en cas d’annulation des élections, de
dissolution du Conseil communal ou de démission de tous ses membres.

Dans l’année qui précède le renouvellement général des Conseils communaux les élections
complémentaires ne sont obligatoires qu’au cas où le Conseil a perdu la moitié de ses membres.

Article L116 : Les électeurs sont convoqués conformément aux dispositions de l’article L65.

Les opérations de vote, de dépouillement et la proclamation des résultats se déroulent


conformément aux dispositions du Chapitre VI, Titre I de la présente Loi.

Les dispositions des articles L103 à L111 inclus sont applicables aux élections communales.

TITRE V : DISPOSITIONS SPECIALES RELATIVES A L’ELECTION DES


DEPUTES A L’ASSEMBLEE NATIONALE

CHAPITRE I : DU MODE D’ELECTION DES DEPUTES

Article L117 : Conformément aux dispositions de l’article 48 alinéa 1 de la Loi Fondamentale,


nul ne peut être candidat aux élections à l’Assemblée Nationale s’il n’est présenté par un parti
politique légalement constitué.
Article L118 : Chaque Député est représentant de la Nation tout entière. Les deux tiers des
Députés sont élus au scrutin de liste nationale à la représentation proportionnelle.

Les Communes de Conakry et les Préfectures constituent les Circonscriptions pour l’élection du
tiers des Députés, au scrutin majoritaire uninominal à un tour.

Article L119 : Pour déterminer le nombre de Députés élus pour chaque liste nationale de
candidats, il est procédé de la façon suivante : On divise le nombre total de suffrages exprimés
par le nombre des Députés à élire ; autant de fois ce quotient est contenu dans le nombre des
suffrages obtenus par une liste, autant celle-ci obtient de candidats élus. Une fois cette opération
effectuée, les sièges restant à pourvoir sont attribués aux listes bénéficiant des plus forts restes.

En cas d’égalité, le siège est attribué au plus âgé des candidats.

Article L120 bis (Nouveau) : Au scrutin uninominal à un tour, est élu le candidat ayant obtenu la
majorité simple des suffrages exprimés.

En cas d'égalité de voix le siège est attribué au candidat le plus âgé.

Article L121 : Le Député élu au scrutin uninominal dont le siège devient vacant, par suite de
décès, de démission, d’acceptation d’une fonction gouvernementale ou de toute autre cause, est
remplacé à la suite d'une élection partielle.

Les élections partielles, dans la Circonscription électorale concernée ont lieu dans les six mois qui
suivent la déclaration de vacance du siège.

Si celle-ci intervient au cours de la dernière année de la législature, il n’est pas pourvu au siège
vacant.

Le Député élu sur liste nationale dont le siège devient vacant par suite de décès, de démission,
d’acceptation d’une fonction gouvernementale ou toute autre cause qu’une invalidation, est
remplacé par le premier candidat non élu sur la liste du titulaire dans l’ordre de présentation de
cette liste au moment de l’élection.

Le Président de l’Assemblée Nationale appelle le remplaçant à exercer le mandat du titulaire.

Ce remplacement, qu’elle qu’en soit la cause, est irrévocable.

Article L122 : En cas de contestation d’un acte du Ministre chargé de l’Intérieur pris en
application des articles L143, L145, L146 et L147, les mandataires des listes des candidats
peuvent, dans les vingt quatre heures suivant la notification de la décision ou sa publication, se
pourvoir devant la Cour Suprême, qui statue dans les trois jours qui suivent celui de
l’enregistrement de la requête.

Article L123 : Après la date de dépôt des listes nationales, aucune substitution, aucun retrait de
candidature, aucune permutation dans l’ordre des candidats sur une liste n’est admis.

Toutefois, entre cette même date et la veille du scrutin à zéro heure, en cas de décès ou
d’inéligibilité d’un ou de plusieurs candidats, le mandataire de la liste fait sans délai une
déclaration complémentaire de candidature au Ministère chargé de l'Intérieur qui la reçoit, en
assure la publication par affichage à tous les bureaux de vote concernés et s’il y a lieu, la
diffusion par voie radiophonique ou tout autre moyen de communication.

Article L124 : Le mandat des Députés à l’Assemblée Nationale expire à l’ouverture de la


première session ordinaire qui suit la cinquième année de leur élection.

La nouvelle Assemblée, dont l’élection des Députés est organisée dans le trimestre qui précède
cette session, entre en fonction à cette date.
Article L125 : En cas de dissolution, conformément aux dispositions de l’article 76 de la Loi
Fondamentale, les élections générales ont lieu dans les soixante jours qui suivent la dissolution.

CHAPITRE II : DES CONDITIONS D’ELIGIBILITE 2

Article L126 : Tout citoyen qui a la qualité d’électeur peut être élu à l’Assemblée Nationale, s’il
est présenté par un parti politique légalement constitué et dans les conditions et sous les réserves
des lois et règlements en vigueur.

Article L127 : Nul ne peut être élu à l’Assemblée Nationale s’il n’est âgé de vingt cinq ans
révolus le jour du dépôt de sa candidature.

Article L128 : Les étrangers naturalisés ne sont éligibles qu’à l’expiration d’un délai de dix ans à
compter de la date du Décret de naturalisation, sous réserve qu’ils résident en Guinée depuis cette
date.

CHAPITRE III : DU REGIME DES INELIGIBILITES

Article L129 : Ne peuvent être élus Députés :

- Ceux qui sont atteints de démence ou sont placés sous sauvegarde de la justice au sens du Code
civil ;
- Ceux qui sont secourus par les budgets communaux, les budgets préfectoraux, le budget de
l’Etat et les œuvres sociales ;
- Ceux qui ont fait l’objet de condamnation pour crime ou pour délit, sauf sur présentation d’un
acte de réhabilitation.

Article L130 : Sont inéligibles les militaires et paramilitaires de tous grades ainsi que les
Magistrats des Cours et des Tribunaux en position de service.

Sont également inéligibles dans les Préfectures et Communes dans lesquelles ils exercent ou ont
exercé depuis au moins un an :

- Les Préfets ;
- Les Secrétaires Généraux des Préfectures et des Communes ;
- Les Sous-préfets et leurs Adjoints ;

Article L131 : Est déchu de plein droit de son mandat de Député celui dont l’inéligibilité se
révèle après la proclamation des résultats du scrutin ou qui, pendant la durée de son mandat, se
trouve dans l’un des cas d’inéligibilité prévus par la présente Loi.

La déchéance est constatée par la Cour Suprême à la requête du Bureau de l’Assemblée.

CHAPITRE IV : DES INCOMPATIBILITES

Article L132 : Le mandat de Député est incompatible avec la qualité de membre du Conseil
Economique et Social.

2
Voir Loi n° L/98/001/AN du 06 janvier 1998 adoptant et promulguant la loi relative à la double nationalité.
Article L133 : L’exercice de toute fonction publique non élective est incompatible avec le
mandat de Député.

En conséquence, toute personne exerçant l’une des fonctions visées à l’alinéa précèdent élue à
l’Assemblée Nationale est remplacée dans ces fonctions et placée dans la position prévue à cet
effet par le Statut la régissant dans les huit jours qui suivent son entrée en fonction ou, en cas de
contestation de l’élection, dans les huit jours suivant la décision de validation.

L’exercice de fonctions confiées par un Etat étranger ou une organisation internationale et


rémunérées sur leur fonds est également incompatible avec le mandat de Député.

Toutefois, les membres du personnel enseignant de l'Enseignement Supérieur ne sont pas


concernés par les dispositions des deux premiers alinéas du présent article.

Article L134 : Les Députés peuvent, au cours de leur mandat, être chargé par le Chef de l’Etat de
missions administratives temporaires, avec l’accord du Bureau de l’Assemblée Nationale.

Le cumul du mandat de Député et de la mission ne peut excéder six mois.

A l’expiration de ce délai, la mission cesse d’être temporaire et est régie par les dispositions de
l’article L133, à moins qu’elle n’ait été renouvelée par Décret pris en Conseil de Ministres, pour
une nouvelle période de six mois sans que la durée totale de la mission puisse excéder vingt
quatre mois.

En tout état de cause, l’exercice du mandat de Député est suspendu pendant la durée de la
mission ; il reprend à l’expiration de celle-ci.

Article L135 : Sont incompatibles avec le mandat de Député, les fonctions de Président Directeur
Général ainsi que celles de Directeur Général et de Directeur Général Adjoint exercées dans les
établissements publics et les entreprises placées sous le contrôle de l’Etat.
Il en est de même de toutes fonctions exercées de façon permanente en qualité de Conseiller
auprès de ces mêmes établissements ou entreprises.

Les sociétés, entreprises et établissements visés ci-dessus répondent aux définitions retenues dans
les textes en vigueur en République de Guinée.

Article L136 : Sont incompatibles avec le mandat de Député, les fonctions du Chef d’entreprise,
de Président Directeur Général, d’Administrateur délégué, de Directeur Général, Directeur
Général Adjoint ou Gérant, exercées dans :

1 - Les sociétés, entreprises ou établissements bénéficiant, sous forme de garantie d’intérêts, de


subvention, ou sous une forme équivalente, d’avantages assurés par l’Etat ou par une collectivité
publique, sauf dans le cas où ces avantages découlent de l’application automatique d’une
législation générale ou d’une réglementation générale ;
2 - Les sociétés ayant exclusivement un objet financier et faisant publiquement appel à l’épargne
et au crédit ;
3 - Les sociétés et entreprises dont l’activité consiste principalement dans l’exécution de travaux,
la prestation de fournitures ou de services pour le compte ou sous le contrôle de l’Etat, d’une
collectivité ou d’un établissement dont plus de la moitié du capital social est constitué de
participation de sociétés ou d’entreprises ayant ces mêmes activités.
Article L 137 : Il est interdit à tout Député d’exercer, en cours de mandat une fonction de
Président Directeur Général, Chef d’entreprise ou toute fonction exercée de façon permanente
dans les entreprises, sociétés ou établissements visés à l’article précédent.

Il est de même interdit à tout Député d’être, en cours de mandat, actionnaire majoritaire d’une
telle société, établissement ou entreprise.

Il est interdit en outre à tout Député d'exercer, en cours de mandat, une fonction de Chef
d'entreprise, de Président Directeur Général, d'Administrateur délégué, de Directeur Général,
Directeur Général Adjoint ou Gérant ou toute fonction exercée de façon permanente en qualité de
Conseil dans une société, un établissement, une entreprise quelconque.

Toutefois, les interdictions mentionnées aux quatre alinéas ci-dessus ne s’appliquent pas lorsque
les fonctions concernées étaient exercées au moment de la première élection de l’intéressé en tant
que Député, ou lorsque la situation d’actionnaire majoritaire existait lors de cette élection. Dans
ce cas, l’exercice en cours de mandat de toute fonction nouvelle mentionnée aux quatre alinéas
précédents est subordonné à l’autorisation préalable du Bureau de l’Assemblée Nationale.

Article L138 : Nonobstant les dispositions des articles précédents, les Députés, membres d’une
autre Assemblée, telle que la Communauté Rurale de Développement, ou d’un Conseil municipal
peuvent être désignés par cette Assemblée ou ce Conseil pour les représenter dans les organismes
d’intérêt régional ou local, à condition que ces organismes n’aient pas pour objet de faire ou de
distribuer des bénéfices et que les intéressés n’y occupent pas de fonctions rémunérées.

En outre, les Députés, même non membres d’une Assemblée ou d’un Conseil désignés ci-dessus,
peuvent exercer des fonctions de :

- Président du Conseil d'administration ;


- Administrateur délégué ou membre du Conseil d'administration des sociétés à participation
publique majoritaire ou des sociétés ayant un objet exclusivement social, lorsque ces fonctions ne
sont pas rémunérées.

Article L139 : Il est interdit à tout Avocat inscrit au Barreau, lorsqu’il est investi d’un mandat de
Député, d’accomplir directement ou indirectement par l’intermédiaire d’une association, d’un
associé, d’un collaborateur ou d’un secrétaire, sauf devant la Haute Cour de Justice tout acte de sa
profession dans les affaires à l’occasion desquelles des poursuites pénales sont engagées devant
les juridictions répressives pour crimes ou délits contre la chose publique en matière de presse ou
d’atteinte au crédit et à l’épargne.

Il lui est interdit, dans les mêmes conditions, de plaider ou de consulter contre l'Etat, les
Collectivités décentralisées ou les établissements publics et les sociétés placées sous le contrôle
de l’Etat.

Article L140 : Il est interdit à tout Député de faire ou de laisser figurer son nom suivi de
l’indication de sa qualité de Député, dans toute publicité relative à une entreprise financière,
industrielle ou commerciale.

Sont punis d’un emprisonnement de 1 à 6 mois et d’une amende de 100.000 à 500.000 francs
guinéens les fondateurs, Directeurs ou Gérants de sociétés ou d’établissements à objet
commercial, industriel ou financier qui auront fait figurer ou laissé figurer le nom d’un Député
dans l’intérêt de l'entreprise qu’ils dirigent ou qu’ils se proposent de fonder. En cas de récidive les
peines ci-dessus prévues peuvent être doublées.

Article L141 : Le Député qui, lors de son élection, se trouve dans l’un des cas d’incompatibilité
visés au présent chapitre est tenu d’établir, dans les huit jours qui suivent son entrée en fonction,
qu’il a démissionné des fonctions incompatibles avec son mandat ou qu’il ne se trouve plus dans
la situation d’actionnaire majoritaire déclarée incompatible en vertu des articles L135 alinéa 1 et
L137 alinéa 4, ou s’il est titulaire d’un emploi public, qu’il a demandé à être placé dans la
position spéciale prévue par son statut. A défaut il est déclaré démissionnaire d’office, à moins
qu’il se démette volontairement de son mandat de Député.

Le Député, qui, en cours de mandat, a accepté une fonction incompatible avec celui-ci, ou qui
s’est mis dans la situation d’actionnaire majoritaire déclarée incompatible en vertu des articles
L135 alinéa 1 et L137 alinéa 4 ou qui a méconnu la nécessité de l'autorisation préalable du
Bureau de l’Assemblée Nationale prévue à l’article L137 dernier alinéa, est également déclaré
démissionnaire d’office, à moins qu’il ne se démette volontairement de son mandat.

La démission d’office est constatée dans tous les cas par la Cour Suprême à la demande du
Bureau de l’Assemblée Nationale. Elle n’entraîne pas l’inéligibilité.

CHAPITRE V : DE LA DECLARATION DE CANDIDATURE

Article L142 (Nouveau) : Conformément aux dispositions de l’article 48 alinéa 1er de la Loi
Fondamentale, tout parti politique légalement constitué et désireux de participer aux élections
législatives doit, selon le cas, faire une ou deux déclarations :

- La première concerne les candidatures au scrutin majoritaire uninominal à un tour ;


- La seconde concerne le scrutin de liste nationale à la représentation proportionnelle.

Les déclarations doivent comporter :

1 - La dénomination du parti politique qui accorde l’investiture ;


2 - L’emblème proposé pour l’impression des bulletins de vote et éventuellement le signe ou le
symbole ou la photographie du candidat ou du leader du parti au choix du parti qui doit y figurer ;
3 - Les noms, prénoms, filiation, la date et le lieu de naissance, avec précision du service, de
l’emploi et du lieu d’affectation, s’il est agent de l’Etat ;
4 - La signature de chacun des candidats ;
5 - L’indication de la Circonscription électorale dans laquelle le candidat se présente, pour ce qui
concerne le scrutin majoritaire uninominal à un tour ;
6 - En annexe, le programme qui sera développé durant la campagne électorale.

Pour le scrutin majoritaire uninominal à un tour :

- Les partis ne sont pas tenus de présenter un candidat dans chaque Circonscription électorale ;
- Une même personne ne peut être candidate dans plus d'une Circonscription.

Pour le scrutin de liste à la représentation proportionnelle :

- La liste présentée doit être conforme aux dispositions de l’article L 149 ;


Une même personne ne peut être candidate sur plus d’une liste de candidature et ne peut non plus
être candidate à la fois au scrutin majoritaire uninominal à un tour et au scrutin de liste à la
représentation proportionnelle.

Article L143 : Les déclarations de candidature doivent être accompagnées, pour chaque candidat
des pièces suivantes :

1 - Un extrait d’acte de naissance ;


2 - Un bulletin n° 3 du casier judiciaire datant de moins de trois mois ;
3 - Une déclaration par laquelle l’intéressé certifie qu’il pose sa candidature, qu’il n’est candidat
que sur une seule liste ou dans une seule Circonscription et qu’il ne se trouve dans aucun de cas
d’inéligibilité prévu par la présence Loi ;
4 - Le récépissé de dépôt du cautionnement prévu à l’article L181.

Les déclarations sont également accompagnées d’une attestation par laquelle le parti politique
investit les intéressés en qualité de candidats.

Article L144 (Nouveau) : Les déclarations de candidatures sont déposées au Ministère chargé de
l’Intérieur, soixante jours au moins avant la date du scrutin par le mandataire du parti politique
qui a donné son investiture. Le Ministère chargé de l’Intérieur délivre un récépissé de ces dépôts.
Le récépissé ne préjuge pas de la validité des candidatures présentées.

Article 145 (Nouveau) : N’est pas recevable la déclaration qui :

1 - Ne comporte pas le nombre de candidats requis ;


2 - Ne comporte pas les indications prévues à l’article L142 ;
3 - N'est pas accompagnée de pièces prévues à l’article L143.

Dans le cas où, pour l’un des motifs énumérés ci-dessus, le Ministère chargé de l’Intérieur estime
qu’une déclaration de candidature n’est pas recevable, il notifie les motifs de sa décision au
mandataire de ladite liste dans les trois jours suivant sont dépôt.

Le mandataire du parti dispose d'un délai de trois jours francs pour se conformer à la
réglementation.

Article L146 : S’il apparaît qu’une déclaration de candidature a été déposée en faveur d’une
personne inéligible ou se trouvant dans tout autre cas d’irrégularité, le Ministère chargé de
l’Intérieur rejette ladite déclaration dans les sept jours suivant le dépôt de la candidature et notifie
le rejet au candidat ou à son représentant.

Le candidat ou son représentant dispose de trois jours pour attaquer la décision de rejet devant la
Cour Suprême qui statue dans les sept jours de sa saisine.

Si le délai mentionné à l’alinéa premier, n’est pas respecté, la candidature doit être reçue.

Article L 147 (Nouveau) : Au plus tard trente neuf jours avant le scrutin, le Ministère chargé de
l’Intérieur publie par Arrêté les candidatures retenues. Cet Arrêté est pris après présentation au
Ministre chargé de l’Intérieur par le mandataire du candidat ou de la liste de candidats du
récépissé de versement du cautionnement prévu par les articles L181, L182 et L183 de la présente
Loi.
En cas de contestation des listes publiées, la Cour Suprême est saisie par les partis intéressés dans
les quarante huit heures de leur publication. La Cour Suprême statue dans les quarante huit heures
de la saisine et autorise le Ministère chargé de l’Intérieur à publier la liste définitive.

CHAPITRE VI : DE LA CAMPAGNE ELECTORALE

Article L148 : La campagne en vue de l’élection des Députés à l’Assemblée Nationale se déroule
conformément aux dispositions du Chapitre VI, Titre I de la présente Loi.

CHAPITRE VII : DES OPERATIONS ELECTORALES ET DU RECENSEMENT DES


VOTES

Article L149 (Nouveau) : Les électeurs sont convoqués par Décret soixante dix jours avant la
date du scrutin conformément à l’article L65.

Article L150 : Les dispositions des articles L80, L85, L86 et L88 sont applicables à l’élection des
Députés à l’Assemblée Nationale.

Article L151 : Au vu de tous les procès-verbaux des Commissions administratives centrales, le


Ministre chargé de l’Intérieur effectue le recensement général des votes.

Si au cours de recensement général, il apparaît que l’incohérence des résultats figurant dans les
procès-verbaux rend ceux-ci inexplicables ou si des procès-verbaux sont entachés d’un vice
substantiel affectant la sincérité de leur rédaction, le Ministre chargé de l’Intérieur, après
vérification des procès-verbaux des bureaux de votes, prononce par décision, la nullité desdits
procès-verbaux.

Dans ce cas, le nombre d’inscrits figurant sur les procès-verbaux déclarés nuls n’est pas pris en
compte dans le recensement général des votes.

Au terme de ce recensement général, le Ministre chargé de l’Intérieur dresse un procès-verbal


qu’il transmet sans délai à la Cour Suprême.

Article L152 : Le Ministre chargé de l’Intérieur rend publique la totalisation globale des résultats
dans le délai maximum de quarante huit heures.

Article L153 : Si aucune contestation relative à la régularité des opérations électorales n’a été
déposée au Greffe de la Cour Suprême par l’un des candidats dans le délai prévu à l’article L154,
la Cour Suprême déclare les Députés définitivement élus le huitième jour suivant la publication
de la totalisation globale des résultats.

CHAPITRE VIII : DU CONTENTIEUX

Article L154 : Les candidats disposent d’un délai de cinq jours francs à compter de la publication
de la totalisation globale des résultats pour contester la régularité des opérations électorales. Les
requêtes sont déposées au Greffe de la Cour Suprême. Il en est donné récépissé par le Greffier en
Chef. Sous peine d'irrecevabilité, les requêtes doivent préciser les faits et moyens allégués et
respecter les délais de dépôt.
Article L155 : Les requêtes sont communiquées par le Greffier en Chef de la Cour Suprême aux
mandataires des candidats ou listes en présence qui disposent d’un délai de trois jours francs pour
déposer leur mémoire en réponse.

Il est donné récépissé du dépôt de mémoire au Greffier en Chef.

Article L156 : La Cour Suprême examine et tranche définitivement toute réclamation et statue
souverainement sur la régularité de l’élection des membres de l’Assemblée Nationale.

Dans le cas où elle constate l’existence d’irrégularité, il lui appartient d’apprécier si, eu égard à la
nature et à la gravité de ces irrégularités, il y a lieu, soit de maintenir les résultats de la totalisation
globale rendus publics par le Ministre chargé de l’Intérieur conformément aux dispositions de
l’article L152, soit de prononcer leur annulation totale ou partielle.

La Cour Suprême statue sur requête dans les dix jours qui suivent son dépôt. Son arrêt emporte
proclamation définitive ou annulation de l’élection.

En cas d’annulation, il est procédé à un nouveau scrutin dans les trente jours qui suivent.

TITRE VI : DES DISPOSITIONS SPECIALES RELATIVES A L’ELECTION DU


PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

CHAPITRE I : DU DEPOT DE CANDIDATURES 3

Article L157 : Tout candidat à la Présidence de la République doit être :

- De nationalité guinéenne de naissance ;


- Jouir de ses droits civils et politiques ;
- Etre âgé de quarante ans au moins et de soixante dix ans au plus à la date du dépôt de la
candidature.

Article L158 : Les dépôt de candidatures sont faits au Greffe de la Cour Suprême quarante jours
au moins et soixante jours au plus avant la date du scrutin.

Article L159 (Nouveau) : La déclaration de candidature à la Présidence de la République faite


par les partis politiques doit comporter :

1 - Les noms, prénoms, date, lieu de naissance et filiation du candidat ;


2 - La mention que le candidat est de nationalité guinéenne de naissance et qu’il jouit de ses droits
civils et de ses droits politiques conformément à l’article L157 de la présente Loi ;
3 - La dénomination du parti politique qui accorde l’investiture ;
4 - La signature du candidat ;
5 - L'emblème choisi pour l'impression des bulletins de vote et éventuellement le symbole, le
signe ou la photographie qui doit y figurer.

Article L160 : La déclaration de candidature doit être accompagnée des pièces suivantes :

- Un Certificat de nationalité ;

3
Voir Loi n° L/98/001/AN du 06 janvier 1998 adoptant et promulguant la loi relative à la double nationalité.
- Un extrait d’acte de naissance ;
- Un bulletin n° 3 du casier judiciaire datant de moins de trois mois ;
- Un certificat médical de visite et de contre-visite datant de moins de trois mois;
- Le récépissé de dépôt du cautionnement prévu à l’article L81.

Article L161 : Pour s’assurer de la validité des candidatures déposées et du consentement des
candidats, la Cour Suprême fait procéder à toute vérification qu’elle juge utile.

Article L162 : Conformément à l’article 26, alinéa 3 de la Loi Fondamentale, la Cour Suprême
arrête et publie la liste des candidats trente neuf jours avant le premier tour de scrutin.

Cette publication est faite par affichage au Greffe de la Cour Suprême. Les électeurs sont
convoqués par Décret trente huit jours avant le scrutin.

Article L 163 : Le droit de réclamation contre toute candidature est ouvert à tout parti politique
légalement constitué.

Les réclamations doivent parvenir au Greffier de la Cour Suprême avant l’expiration du jour
suivant celui de l’affichage de la liste des candidats.

La Cour Suprême statue sans délai.

Article L164: Si la Cour Suprême constate le décès ou l’empêchement définitif d’un candidat à la
Présidence de la République figurant sur la liste prévue à l’article L162, elle décide, s’il y a lieu,
de rouvrir les délais pendant lesquels des candidatures nouvelles peuvent être déposées. Dans ce
cas, une nouvelle date du scrutin est fixée dans les conditions prévues à l’alinéa 3 de l'article 25
de la Loi Fondamentale.

Article L165 : Dans le cas où, à l’issue du premier tour, aucun candidat n’a obtenu la majorité
absolue, il est procédé à un deuxième tour de scrutin dans les délais et conditions prévus à
l’article 25 alinéa 2 et l’article 29 alinéa 2 de la Loi Fondamentale.

Les retraits éventuels de candidature à ce deuxième tour sont portés à la connaissance de la Cour
Suprême par les candidats 24 heures au plus tard, après la proclamation du résultat du premier
tour.

La Cour Suprême arrête alors et publie par affichage la liste des deux seuls candidats admis à se
présenter au second tour.

Article L166 : La convocation des électeurs pour le deuxième tour est faite par Décret, sept jours
au moins avant le scrutin.

CHAPITRE II : LA CAMPAGNE ELECTORALE

Article L167 : La campagne électorale est ouverte trente jours avant le scrutin et close la veille
de celui-ci à zéro heure.

En cas de deuxième tour, la campagne électorale est ouverte le lendemain de la proclamation des
résultats du premier tour et close la veille du deuxième tour à zéro heure.
Elle se déroule dans les deux cas conformément aux dispositions du Chapitre V, Titre I de la
présente Loi.

CHAPITRE III : DES OPERATIONS ELECTORALES

Article L168 : Le scrutin pour l’élection du Président de la République a lieu, conformément à


l’article 25 alinéa 1er de la Loi Fondamentale, quarante cinq jours au plus et trente jours au moins
avant la date de l’expiration du mandat du Président de la République en fonction.

Toutefois, dans les cas de vacances prévus à l’article 34 de la Loi Fondamentale, le scrutin pour
l’élection du Président de la République a lieu, sauf cas de force majeure constaté par la Cour
Suprême, trente cinq jours au moins et cinquante jours au plus après l’ouverture de la vacance.

Article L169 : Le corps électoral est convoqué par Décret du Président de la République trente
huit jours avant le scrutin, conformément aux dispositions de l’article L 65 de la présente loi.

Le dépouillement, le recensement des votes, la publication des résultats des Bureaux de vote, la
totalisation globale des résultats et la publication de cette totalisation ont lieu conformément aux
dispositions du Chapitre VI, Section 3 de la présente Loi.

CHAPITRE IV : DU RECENSEMENT GENERAL DES VOTES ET DE LA


PROCLAMATION DES RESULTATS

Article L170 : Le recensement général des votes et la transmission du procès-verbal de ce


recensement à la Cour Suprême par le Ministre chargé de l’Intérieur s’effectuent conformément
aux disposions de l’article L151.

Article L171 : Le Ministre chargé de l’Intérieur rend publique la totalisation globale des résultats
dans le délai maximum de quarante huit heures.

Article L172 : Si aucune contestation relative à la régularité des opérations électorales n’a été
déposée par l’un des candidats au Greffe de la Cour Suprême dans les huit jours qui suivent le
jour où la première totalisation a été rendu publique, la Cour Suprême proclame élu le Président
de la République.

Est élu le candidat qui a obtenu la majorité des suffrages au premier tour, la majorité simple au
second tour.

En cas de contestation, les résultats sont proclamés dans les conditions définies à l’article L176 de
la présente Loi.

CHAPITRE V : DU CONTENTIEUX

Article L173 : Dans les conditions et délais fixés par l’article 30 alinéa 1er de la Loi
Fondamentale, tout candidat au scrutin peut contester la régularité des opérations électorales sous
la forme d’une requête adressée au Premier Président de la Cour Suprême.

Article L174 : La requête est déposée au Greffe de la Cour Suprême.

Il en est donné acte par le Greffier en Chef.


Sous peine d’irrecevabilité, la requête doit préciser les faits et moyens allégués et respecter les
délais de dépôt.

Article L175 : La requête est communiquée par le Greffier en Chef de la Cour Suprême aux
autres candidats intéressés qui disposent d’un délai maximum de 24 heures pour déposer un
mémoire en réponse. Il est donné récépissé du dépôt du mémoire par le Greffier en Chef.

Article L176 : La Cour Suprême statue dans les trois jours qui suivent la saisine. Son arrêt
emporte proclamation définitive ou annulation de l’élection.

En cas d’annulation, de nouvelles élections sont organisées dans les soixante jours.

TITRE VI : DES DISPOSITIONS FINANCIERES


Article L177 : Les actes de procédure, les décisions et registres relatifs aux élections sont
dispensés de timbre, de l’enregistrement et des frais de justice.

Les cartes d’électeurs, les bulletins de vote, les circulaires sont dispensés d’affranchissement en
période électorale.

Article L178 : Sont à la charge de l’Etat, les dépenses résultant de la fourniture des cartes
d’électeurs ainsi que celles résultant de l’organisation des élections. Les dépenses engagées par
les partis politiques durant la campagne électorale sont à leur charge.

Article L179 : Les barèmes de rémunération pour prestations inhérentes à la préparation


matérielle et au déroulement du scrutin à la charge des pouvoirs publics, sont fixés par Arrêté
conjoint du Ministre chargé de l’Intérieur et de celui des Finances.

Article L180 : Les campagnes électorales sont financées au moyen :

- Des ressources des partis politiques ;


- Des subventions éventuelles de l’Etat accordées équitablement ;
- Eventuellement, des revenus des candidats.

Les modalités d’application des dispositions du présent article sont fixées par voie réglementaire.

Article L181 (Nouveau) : Sur proposition d’une Commission financière composée :

- Du Ministre chargé de l’Intérieur, Président;


- Du représentant du Ministre chargé de Finances, Rapporteur ;
- D'un représentant de chacun des partis politiques légalement constitués et engagés dans les
élections, membre ;

Le Ministre chargé de l’Intérieur fixe par Arrêté, au plus soixante dix jours au moins soixante
jours avant le scrutin :
- Le montant du cautionnement à verser au Trésor public contre récépissé, par les candidats ou les
mandataires des partis prenant part aux élections, dans les délais ci-après :

1 - Pour les élections présidentielles quarante jours au moins, cinquante neuf jours au plus avant
celui du scrutin ;
2 - Pour les élections législatives soixante jours au moins et soixante neuf jours au plus avant
celui du scrutin ;

- Le plafonnement du montant global des dépenses pouvant être engagées par un candidat ou un
parti politique prenant part à une élection législative ou présidentielle.

Article L182 : Le cautionnement représente la contrepartie de la prise en charge par l’Etat des
frais d’impression des bulletins de vote, professions de foi et affiches de propagande dans les
conditions fixées par la partie réglementaire du présent Code Electoral.

Article L183 : Le cautionnement est remboursé aux candidats ou aux mandataires des partis
politiques dans les quinze jours qui suivent la proclamation définitive des résultats.

A droit au remboursement intégral du cautionnement :

- Tout candidat élu ou ayant recueilli au moins 5 % des suffrages exprimés au scrutin majoritaire
uninominal à un tour des législatives ;
- Toute liste ayant obtenu un siège ou recueilli au moins 5 % des suffrages exprimés au scrutin de
liste nationale à la proportionnelle ;
- Tout candidat à l’élection présidentielle ayant recueilli au moins 5 % des suffrages exprimés.

Article L184 : Il est interdit à tout parti politique ou à tout candidat prenant part à une élection
législative ou présidentielle d’engager, pour la campagne électorale, des dépenses excédent le
plafond autorisé par la Commission indiquée à l’article L181.

Article L185 : Tout parti politique ou candidat engagé dans une élection doit constituer pour ses
dépenses électorales, un fonds, dénommé « Fonds Electoral », alimenté conformément aux
dispositions de l’article L180.

Article L186 : Les partis politiques et les candidats prenant part aux élections législatives ou
Présidentielles sont tenus d’établir un compte de campagne.

Le compte de campagne reçoit le « Fonds Electoral ».

Le compte de campagne retrace l’origine du « Fonds Electoral » et l’ensemble des dépenses


effectuées pendant les opérations électorales.

La personne responsable des dépenses électorales ne doit puiser que dans ce « Fonds Electoral »
pour défrayer les dépenses électorales.

Article L187 : Dans les trente jours qui suivent la proclamation définitive des résultats, les partis
politiques ou les candidats ayant pris part au scrutin déposent auprès de la Chambre des Comptes
de la Cour Suprême leur compte de campagne, accompagné des pièces justificatives des
ressources et des dépenses effectuées.
Ces comptes sont certifiés à la Chambre des Comptes de la Cour Suprême, par des comptables
agréés.

La Chambre des Comptes de la Cour Suprême rend public les comptes de campagne afin de
recueillir, dans un délai de quinze jours, les observations des citoyens et des partis politiques sur
lesdits comptes.

Article L188 : Après vérification des pièces justificatives des comptes, la Cour Suprême rend son
arrêt. S’il est constaté un dépassement des dépenses de campagne par rapport au plafond autorisé,
la Chambre des Comptes de la Cour Suprême adresse dans les quinze jours qui suivent le dépôt
des comptes, un rapport au Procureur de la République qui doit engager des poursuites judiciaires
contre les contrevenants.

TITRE VIII : DES PENALITES

Article L189 : Toute personne qui se fait inscrire sous un faux nom ou une fausse qualité ou qui,
en se faisant inscrire, a dissimulé une incapacité prévue par la loi ou qui réclame et obtient une
inscription sur plus d’une liste sera punie d'un emprisonnement de 1 à 6 mois et d’une amende de
100.000 à 250.000 francs guinéens ou l’une de ces deux peines seulement.

Article L190 : Toute personne qui, à l’aide de déclaration frauduleuse ou de faux certificats se
sera fait inscrire ou aura tenté de se faire inscrire sur une liste électorale, ou qui, à l’aide des
moyens frauduleux aura fait inscrire ou rayer indûment un citoyen, sera punie des peines prévues
à l’article L189 de la présente Loi.

Article L191 : Toute personne qui, déchue du droit de voter, par suite d’une condamnation
judiciaire, ou par suite d’une faillite non suivie de réhabilitation, a voté, soit en vertu d’une
inscription sur les listes antérieures à sa déchéance, soit en vertu d’une inscription postérieure,
mais opérée sans sa participation, sera punie des peines prévues à l’article L185 de la présente
Loi.

Article L192 : Quiconque aura voté, soit en vertu d’une inscription obtenue frauduleusement, soit
en prenant faussement les noms, prénoms et qualités d’un électeur inscrit, sera puni d’un
emprisonnement de 6 mois à 1 an et d’une amende de 250.000 à 500.000 francs guinéens, ou de
l’une de ces deux peines seulement.

Article L193 : Sera puni des peines prévues à l’article L192 le citoyen qui a profité d’une
inscription multiple pour voter plus d’une fois.

La même peine sera appliquée à quiconque a empêché, par inobservation volontaire de la Loi,
l’inscription sur une liste électorale d’un citoyen remplissant les conditions fixées par le présent
Code.

Article L194 : Toute infraction aux dispositions des articles L48 alinéa 3, L54 et L55 sera punie
d’un emprisonnement de 6 mois à 1 an et d’une amende de 100.000 à 200.000 francs guinéens, ou
de l’une de ces deux peines seulement.

Article L195 : Quiconque, étant chargé dans un scrutin de recevoir, compter ou dépouiller les
bulletins contenant les suffrages des citoyens, a soustrait, ajouté ou altéré des bulletins, ou a lu
volontairement un nom autre que celui inscrit, sera puni d’un emprisonnement de 6 mois à 1 an,
d’une amende de 250.000 à 500.000 francs guinéens et de l’interdiction du droit de voter et d’être
éligible pendant cinq ans au moins et dix ans au plus.

Toute autre personne coupable des mêmes faits énoncés dans l’alinéa 1er sera punie d’un
emprisonnement 6 mois au moins et 1 an au plus, et d’une amende de 100.000 à 250.000 francs
guinéens ou de l’une de ces deux peines seulement.

Article L196 : A l’exception des membres des Forces publiques légalement requis, quiconque est
entré dans un bureau de vote avec une arme apparente sera passible d’une amende de 250.000 à
500.000 francs guinéens.

La peine sera d’un emprisonnement de 15 jours à 3 mois et d’une amende de 50.000 à 100.000
francs guinéens si l’arme était cachée.

Article L197 : Sera puni d’un emprisonnement de 15 jours et d’une amende de 250.000 francs
guinéens quiconque aura introduit ou tenté d’introduire dans un bureau de vote des boissons
alcoolisées.

Quiconque aura introduit ou tenté d’introduire des stupéfiants dans un bureau de vote sera puni
conformément à la Loi.

Article L198 : Quiconque, à l’aide de fausses nouvelles, propos calomnieux ou autres


manœuvres frauduleuses, aura détourné des suffrages ou déterminé un ou plusieurs électeurs de
s'abstenir de voter sera puni d’un emprisonnement de 1 mois à an et d’une amende de 100.000 à
500.000 francs guinéens ou l’une de ces deux peines seulement.

Article L199 : Quiconque trouble les opérations d’un bureau de vote, porte atteinte à l’exercice
du droit électoral ou à la liberté de vote, ou empêche un candidat ou son représentant d’assister
aux opérations de vote, sera puni d’un emprisonnement de 6 mois à 2 ans et d’une amende de
250.000 à 1.000.000 de francs guinéens ou de l’une de ces deux peines seulement.

Si le coupable est porteur d’arme, il encourt une peine d’emprisonnement de 1 à 5 ans et une
amende de 500.000 à 1.500.000 francs guinéens, ou de l’une de ces deux peines seulement.

Lorsque les infractions prévues aux alinéa 1er et 2 ci-dessus sont commises par suite d’un plan
concerté pour être exécuté, le coupable sera puni d’un emprisonnement de 5 à 10 ans, de
l’interdiction du droit de voter et d’être éligible pendant cinq ans au moins et dix ans au plus, et
d'une amende de 250.000 à 1.500.000 francs guinéens.

Article L200 : Quiconque commet un outrage ou exerce des violences envers un ou plusieurs
membres d’un bureau de vote ou qui, par voies de fait ou menaces, retarde ou empêche les
opérations électorales, sera puni d’un emprisonnement de 6 mois à 2 ans et d’une amende de
100.000 à 500.000 francs guinéens, sans préjudice des poursuites judiciaires pouvant être
engagées par la victime.

Article L201 : L’enlèvement irrégulier de l’urne contenant les suffrages émis et non encore
dépouillés ou des procès-verbaux ou de tout document constatant les résultats du scrutin sera puni
d’un emprisonnement de 1 à 5 ans et d’une amende 250.000 à 500.000 francs guinéens, ou de
l’une de ces deux peines seulement.
Si cet enlèvement a été effectué par un groupe de personnes et avec violence, la peine sera de 5 à
10 ans d’emprisonnement et l’amende de 1.500.000 à 3.000.000 de francs guinéens.

Article L202 : La violation de l’urne, soit par un membre d’un bureau, soit par un agent de
l’autorité préposé à la garde des bulletins non encore dépouillés, sera punie d’un emprisonnement
de 1 à 5 ans et d’une amende de 1.500.000 à 3.000.000 de francs guinéens.

Article L203 : Quiconque par des dons ou libéralités, en espèce ou en nature, par des promesses
de libéralités, de faveurs d’emplois publics ou privés ou d’autres avantages, aura influencé ou
tenté d’influencer le vote d’un ou plusieurs électeurs ou d’un collège électoral à s’abstenir de
voter, sera puni d’un emprisonnement de 3 mois à 2 ans et d’une amende de 50.000 à 500.000
francs guinéens, ou de l’une de ces deux peines seulement.

Ces peines seront assorties de la déchéance civique pendant une durée de cinq ans.

Seront punis des mêmes peines, ceux qui auront agréé ou sollicité les mêmes dons, libéralités ou
promesses.

Article L204 : Tout candidat qui, de mauvaise foi, aura souscrit une déclaration inexacte sur son
éligibilité ou sur sa présence sur une liste, sera puni d’un emprisonnement de 1 mois à 1 an et
d’une amende de 50.000 à 250.000 francs guinéens.

Article L205 : Quiconque, soit dans une Commission de contrôle de listes électorales, soit dans
une Commission administrative, soit dans un bureau de vote ou en dehors de ceux-ci, avant,
pendant ou après un scrutin, aura, par inobservation volontaire des lois et règlements en vigueur
ou par toute manœuvre ou actes frauduleux, porté atteinte ou tenté de porter atteinte à la sincérité
du vote, empêché ou tenté d’empêcher les opérations du scrutin, violé ou tenté de violer le secret
du vote ou aura changé ou tenté de changer le résultat, sera puni d’un emprisonnement de 1 mois
à 1 an et d’une amende de 150.000 à 600.000 de francs guinéens.

Le coupable pourra, en outre, être privé de ses droits civiques pendant deux ans au moins et cinq
ans au plus.

S’il est fonctionnaire de l’ordre administratif ou judiciaire, agent ou préposé de l’autorité


publique, la peine sera portée au double.

Article L206 : Ceux qui, par menace contre un électeur en lui faisant craindre de perdre son
emploi ou d’exposer à un dommage sa personne, sa famille ou ses biens, auront déterminé à voter
ou auront influencé ou tenté d’influencer son vote, seront punis d’un emprisonnement de 3 mois à
1an et d’une amende de 50.000 à 500.000 francs guinéens, ou de l’une de ces deux peines
seulement.

Lorsque ces menaces sont accompagnées de violences ou de voies de fait, les peines sont celles
prévues par l’article L200 de la présente Loi et par le Code pénal.

Article L207 : Quiconque enfreint les dispositions visées à l’article L42 sera puni d’un
emprisonnement de 1 mois à 1 an et de l’interdiction du droit de vote et d’être éligible pendant un
an au moins et cinq ans au plus.

Article L208 : Toute personne qui, en violation des articles L56 et L57, utiliserait ou laisserait
utiliser à son profit, les attributs, biens et moyens de l’Etat, d’un Organisme public, d’une
Association, d’une Organisation Non Gouvernementale, sera punie des peines d’emprisonnement
de 6 mois à 2 ans et d’une amende de 250.000 à 2.500.000 francs guinéens.

Article L209 : Tout imprimeur qui enfreint les dispositions de l’article L53 alinéa 4 sera puni
d’une amende de 75.000 francs guinéens par modèle d’affichage de bulletins.

Les affiches ou bulletins incriminés sont immédiatement retirés de la circulation par acte du
Ministre chargé de l’Intérieur ou du Préfet.

Article L210 : Quiconque enfreint les dispositions relatives à l’établissement des comptes de
campagne prévu à l’article L186 sera puni d’un emprisonnement de 1 à 5 ans et d’une amende de
1.500.000 à 3.000.000 de francs guinéens, ou de l’une de ces deux peines seulement.

Article L211 : Aucune poursuite contre un candidat en vertu des articles L202 et L210 ne peut
être exercée avant la proclamation des résultats du scrutin.

Article L212 : Les pénalités prévues au présent Titre sont applicables sans préjudices des autres
sanctions prévues par les Lois et Règlements en vigueur.

Les complices des infractions ci-dessus visées sont punissables.

TITRE VIII BIS (NOUVEAU) : DISPOSITIONS SPECIALES

Article L213 bis (Nouveau) : Pour les élections Législatives au scrutin de liste à la
représentation proportionnelle et pour les élections Présidentielles, le Chef de la Mission
Diplomatique, à l'instar du Gouverneur pour la ville de Conakry et du Préfet pour la Préfecture,
organise le processus électoral conformément aux dispositions de la présente Loi.

TITRE IX : DISPOSITIONS FINALES

Article L214 : La présente Loi Organique, qui abroge toutes dispositions contraires, sera publiée
au Journal Officiel de la République de Guinée et exécutée comme Loi de l’Etat.

Conakry, le 23 décembre 1991

- GENERAL LANSANA CONTE -


DECRET N° D91/263/PRG/SGG DU 27 DECEMBRE 1991 PORTANT
DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES DU CODE ELECTORAL 4

TITRE PREMIER : DISPOSITIONS COMMUNES A TOUTES LES


CONSULTATIONS ELECTORALES

CHAPITRE 1 : DISPOSITIONS GENERALES

Article R1 : Dans le présent Code, les compétences conférées aux Préfets et aux Sous-préfets
concernent respectivement, les Communes Urbaines et les Communautés Rurales de
Développement.

Article R2: Lorsque le premier ou le dernier jour des délais prescrits au présent Code, est un
dimanche ou un jour férié ou chômé, le délai expire le jour ouvrable suivant.

Tous les délais prescrits sont des délais francs.

CHAPITRE II : LE CORPS ELECTORAL

Article R3 : Ne sont pas éligibles les militaires et paramilitaires de tous grades ainsi que les
Magistrats des Cours et Tribunaux, en position de service.

Ne sont ni électeurs ni éligibles, les fonctionnaires privés du droit électoral par les statuts
particuliers qui les régissent.

CHAPITRE III : LES LISTES ELECTORALES

SECTION 1 : ETABLISSEMENT ET REVISION DES LISTES ELECTORALES

Article R 4 : La révision des listes a lieu du 1er octobre au 31 décembre de chaque année, sous
réserve des révisions exceptionnelles visées à l'article L20. Dans ce dernier cas, les dates
indiquées aux différents niveaux du processus électoral sont décalées en tenant compte de la date
du début de la révision exceptionnelle, à moins que le Décret instituant la révision exceptionnelle
n'en ait décidé autrement.

Article R 5 : Du 1er octobre au 30 novembre de chaque année, la Commission Administrative


reçoit les demandes d'inscription, de radiation et de modification qui lui sont soumises.

Article R 6 : La Commission ajoute à la liste électorale :

1 - Les personnes qu'elle reconnaît avoir acquis les qualités exigées par la loi pour être électeurs
dans la Commune ou la Communauté Rurale de Développement ;

4
Voir Journal Officiel n° 01 du 10 janvier 1992, page 11 à 14.
Le présent Décret constitue le texte d’application du Code Electoral, objet de la Loi L/91/012/CTRN du 23
décembre 1991.
2 - Celles qui auront acquis les conditions d'âge et de résidence avant la clôture définitive de la
liste électorale ;
3 - Les personnes qu'elle reconnaît avoir été indûment omises.

Article R 7 : La Commission retranche de la liste électorale :


1 - Les électeurs décédés:
2 - Ceux dont la radiation a été ordonnée par l'autorité compétente ou qui ont perdu les qualités
requises par la loi ;
3 - Les électeurs qu'elle reconnaît avoir été indûment inscrits, bien que leur inscription n'ait pas
été attaquée.

Article R 8 : La Commission apporte à la liste toutes les modifications nécessaires dues aux
changements de résidence de l'électeur ou à des erreurs constatées sur ses nom, prénoms,
profession ou domicile.

Article R 9 : Les inscriptions, radiations et modifications prévues aux articles R 6, R 7 et R 8


sont effectuées sur les fiches qui sont fournies à cet effet par le Ministre chargé de l'Intérieur.

Article R10 : L'électeur qui, ayant son domicile dans une Communauté Rurale de
Développement, ne dispose pas de l'une des pièces d'identité énumérée à l'article L 21 de la Loi
Electorale lors de l'inscription, peut présenter deux témoins devant la Commission
Administrative.

Ces témoins doivent être plus âgés que lui et figurer sur la liste électorale de cette Communauté
Rurale de Développement.

Article R 11 : Les décisions de la Commission sont prises au moment de la demande


d'inscription, de radiation ou de modification, en la présence du demandeur. Lorsque la
Commission refuse d'inscrire un électeur, cette décision lui est aussitôt notifiée. Il est délivré un
avis de rejet motivé.

L'intéressé est informé qu’il dispose de la possibilité de contester ladite décision en application de
l'article L16 alinéa 3. Lorsque la Commission radie d'office un électeur pour d'autres causes que
le décès, ou lorsqu'elle prend une décision à l'égard d'une inscription qui a été contestée devant
elle, il est délivré le 1er décembre au plus tard un avis motivé de radiation d'office, destiné à
l'électeur radié, quand cela est possible.

La liste des électeurs radiés d'office est conservée à la Sous-préfecture, pour la Communauté
Rurale de Développement et à la Préfecture pour les Communes où elle peut être consultée par
tout électeur de la Circonscription électorale.

Article R 12 : Le Tribunal saisi en vertu des dispositions de l'article L15 notifie sa décision au
plus tard le 15 décembre à l'électeur intéressé, au Préfet ou au Sous-Préfet.

Article R13 : Le Préfet ou le Sous-préfet transmet les décisions du Tribunal à la Commission


Administrative.
Du 19 au 30 décembre, celle-ci modifie ou rédige en conséquence, les fiches d'inscription, de
radiation ou de modification. Sur cette base, les listes électorales sont élaborées.

Article R14 : Les fiches d'inscription, de radiation et de modification annexées aux listes
élaborées sont transmises sans délai par les Préfets au Ministre chargé de l'Intérieur.

Article R 15 : Au vu des fiches d'inscription, de radiation et de modification, le Ministre chargé


de l'Intérieur procède à la révision des listes électorales. Une fois cette révision effectuée, les
listes électorales définitives sont déposées dans les Préfectures ainsi que le relevé de tous les
mouvements subis par lesdites listes.
En outre, un exemplaire de la liste électorale est transmis :
- Au Secrétaire de la Mairie concernée pour les Communes,
- A la Sous-préfecture concernée pour les Communautés Rurales de Développement.

Les Préfets, les Sous-préfets, les Maires et les Présidents des Conseils Ruraux de Développement,
dressent un procès-verbal de réception des listes électorales. Ce document est affiché sur les
panneaux des annonces officielles de la Préfecture, des Sous-préfectures et des Mairies.
Cette formalité vaut publication de la liste électorale.

SECTION II : L'INSCRIPTION EN DEHORS DES PERIODES DE REVISION

Article R 16 : Les demandes d'inscription en dehors des périodes de révision visées à l'article
L19 sont accompagnées de l'une des justifications suivantes :

1 - Une décision administrative portant mutation, mise à la retraite ou cessation de fonction du


chef de famille, pour les fonctionnaires et agents de l'Etat et des établissements publics mutés ou
admis à faire valoir leurs droits à la retraite, ou ayant cessé leurs fonctions après la clôture des
délais d'inscription ;

2 - Une décision administrative constatant l'admission à la retraite ou la cessation de fonction du


chef de famille pour les membres des corps à statut n'ayant pas le droit de voter et ayant cessé
leurs fonctions après la clôture des délais d'inscription ;

3 - L'une des pièces prévues à l'article L21 pour les citoyens remplissant les conditions d'âge
exigées pour être électeurs après la clôture du délai d'inscription ;

4 - La carte d'identité consulaire pour les Guinéens immatriculés à l'étranger lorsqu'ils reviennent
à titre provisoire dans l'une des Communes ou Communautés Rurales de Développement.

Article R17 : Les demandes d'inscription des personnes visées ci-dessous sont obligatoirement
accompagnées des pièces suivantes :

- Un Certificat de non inscription sur les listes électorales délivrées par le Préfet, ou le Sous-
préfet après consultation du fichier central des électeurs pour les personnes visées à l'article
L32 ;
- Un récépissé d'inscription ou de modification sur la liste électorale, portant l'indication du
numéro d'inscription sur la liste pour les personnes qui prétendent avoir été omises par suite
d'une erreur purement matérielle ;

- La carte d'électeur ancienne et tous les moyens de preuve exigés par le Président du Tribunal
pour celles qui prétendent avoir été radiées des listes électorales sans observation des formalités
prescrites par l'article L16.

Article R18 : Le Préfet ou le Sous-préfet envoie dans le délai de huit jours au Ministre chargé de
l'Intérieur, les fiches d'inscription ou de radiation faites en dehors des périodes de révision.

Article R19 : En cas de décision d'inscription par le Président du Tribunal de première Instance
ou par le Juge de paix en application des articles L16, L28 et L32, un extrait de ladite décision
doit être remis à l'électeur concerné pour lui permettre d'apporter la preuve de son droit de vote
selon les dispositions du chapitre premier de la Loi électorale.

SECTION III : LE CONTROLE DES INSCRIPTIONS SUR LES LISTES


ELECTORALES

Article R20 : Lorsqu'un électeur est décédé, son nom est rayé de la liste électorale. Tout
électeur de la Circonscription électorale a le droit d'exiger cette radiation. Une fiche de radiation
est transmise au Ministre chargé de l'Intérieur.

Si l'électeur décédé n'est pas inscrit sur la liste électorale du lieu de son décès, le Préfet ou le
Sous-préfet transmet l'acte de décès au lieu d'inscription s'il est connu et une fiche de radiation
au Ministre chargé de l'Intérieur.

CHAPITRE IV : LES CARTES ELECTORALES

Article R 21 : Une carte électorale est délivrée à tout électeur inscrit sur les listes électorales.
Elle est valable pour toutes les consultations au suffrage direct, jusqu'à son renouvellement.
Le modèle et la couleur des cartes électorales sont fixés par Arrêté du Ministre chargé de
l'Intérieur.

Les cartes électorales doivent comporter les noms, prénoms, la date et le lieu de naissance, le
domicile ou la résidence de l'électeur, le numéro d'inscription sur la liste électorale ainsi que
l'indication du lieu du bureau de vote.

Article R 22 : Quarante cinq jours avant la date du scrutin, le Ministre chargé de l'Intérieur ou
le Préfet, selon le cas, institue par Arrêté ou décision des Commissions de distribution des
cartes électorales et précise les locaux dans lesquels elles doivent fonctionner.

Les Commissions sont constituées en application de l'article L37.


Les nom, prénoms, profession, domicile ainsi que le numéro d'inscription sur la liste électorale
de la Commune ou de la Communauté Rurale de Développement des représentants des partis
politiques, doivent être notifiés aux Sous-préfets ou aux Préfets 24 heures après la convocation
électoral. Le Sous-préfet ou le Préfet délivre un récépissé de cette déclaration.
Article R23 : Les Commissions de distribution des cartes électorales sont responsables de la
conservation et de la garde des cartes pendant toute la période de distribution. A la fin de chaque
semaine elles rendent compte avec précision à l'autorité qui les a nommées du déroulement de la
distribution ; elles l'informent sans délai de tout incident affectant la distribution.

La veille du scrutin, chaque Commission dresse un procès-verbal des opérations de distribution


signé par ses membres et le remet au Sous-préfet au Préfet et au Gouverneur pour la ville de
Conakry en y annexant sous pli cacheté l'ensemble des cartes non distribuées. Les cartes sont
remises le matin du scrutin aux Commissions regroupées de distribution.

Article R 24 : A la clôture du scrutin, la Commission regroupée de distribution établit un procès-


verbal mentionnant les numéros de toutes les cartes non retirées et les raisons pour lesquelles
elles n'ont pu l'être.

Le procès-verbal et les cartes non retirées sont transmis au Ministre chargé de l'Intérieur.

CHAPITRE V : LA PROPAGANDE ELECTORALE

Article R 25 : Sont interdits les emblèmes, affiches et bulletins ayant un but ou un caractère qui
comprennent une combinaison des trois couleurs : Rouge, Jaune, Vert.
.
Article R 26 : Le nombre maximal des emplacements réservés à chaque candidat ou liste de
candidats pour l'affichage électoral est fixé à :

- Cinq dans les Circonscriptions électorales comptant moins de deux mille cinq cent électeurs
inscrits ;
- Sept dans les circonscriptions électorales comptant au moins deux mille cinq cent électeurs
inscrits avec un emplacement supplémentaire par groupe de cinq mille électeurs en sus.

Article R 27 : Les demandes d'emplacements sont adressées par les représentants des partis
politiques au Préfet ou Sous-préfet selon le cas. Elles sont enregistrées et transmises au Maire ou
au Président du Conseil Rural compétent. Les emplacements sont attribués dans l'ordre
d’enregistrement des demandes au plus tard la veille de l'ouverture de la campagne électorale.

Article R 28 : Chaque candidat ou liste de candidats peut faire apposer durant la campagne sur
les emplacements qui lui sont affectés :

- Deux affiches destinées à faire connaître son programme ;

- Deux affiches destinées à annoncer des réunions de propagande électorale.

Les formats des affiches seront déterminés par Arrêté du Ministre chargé de l'Intérieur. Les
affiches ne sont pas soumises à la formalité du dépôt légal.

Article R 29 : Les candidats à l'élection présidentielle font imprimer un nombre de bulletins de


vote au moins égal au nombre majoré de vingt cinq pour cent des électeurs inscrits.

Il est imprimé pour chaque liste de candidats aux élections législatives un nombre de bulletins de
vote au moins égal au nombre majoré de vingt cinq pour cent des électeurs inscrits.
Il est imprimé pour chaque liste de candidats aux élections communales ou rurales des
Communautés de Développement un nombre de bulletins de vote égal au nombre des électeurs
inscrits dans la Commune ou la Communauté Rurale de Développement où elle se présente.

Article R30 : Les bulletins de vote doivent être imprimés conformément aux dispositions des
articles L53 et R25. Les formats des différents bulletins de vote pour chaque élection seront
précisés par Arrêté du Ministre chargé de l'Intérieur. Ils ne doivent comporter que les indications
suivantes :

- Pour les élections Communales et des Communautés Rurales de Développement, la date et


l'objet de l'élection, le nom de la Commune ou de la Communauté Rurale, le nom du parti
politique, les prénoms, nom et profession des candidats, et éventuellement le symbole choisi et le
nom du parti.

- Pour les élections législatives, la date et l'objet de l'élection, le nom du parti politique, les
prénoms, nom et profession des candidats et éventuellement, le symbole choisi.

- Pour l'élection présidentielle, la date et l'objet de l'élection, le nom du parti politique, les
prénoms, nom et profession du candidat et éventuellement, le symbole choisi.

CHAPITRE VI : LE VOTE

Article R31 : Les prénoms, noms, qualité des Présidents de bureaux de vote, Assesseurs et
Secrétaires requis par le Préfet conformément aux dispositions de l'article L72 sont notifiés aux
Maires et aux Présidents de Conseil des Communautés Rurales de Développement au plus tard
quinze jours avant la date du scrutin.

Article R32 : Toutes discussions et toutes délibérations des électeurs sont interdites à l'intérieur
du bureau de vote.

Article R33 : Le Président du bureau de vote a seul la police de l'assemblée des électeurs. Nul
agent de maintien de l'ordre ne peut, sans son autorisation, être placé dans la salle de vote, ni aux
abords immédiats de celle-ci.
Les autorités civiles et militaires sont tenues de déférer à ses réquisitions.

Article R34 : Une réquisition effectuée par le Président du bureau de vote ne peut avoir pour
objet d'empêcher les représentants des partis politiques d'exercer le contrôle des opérations
électorales. En cas de scandale caractérisé justifiant l'expulsion d'un représentant, un suppléant le
remplace.

En aucun cas, les opérations de vote ne seront de ce fait interrompues. L'autorité qui a procédé sur
réquisition du Président du bureau de vote à une expulsion doit, dans les meilleurs délais adresser
au Procureur de la République et au Préfet un procès-verbal rendant compte de sa mission.

Article R35 : Aucun vote ne peut être reçu après la déclaration de clôture. Toutefois, un électeur
ayant pénétré dans la salle de vote avant l'heure de clôture du scrutin peut voter.

Article R36 : Avant d'être admis à voter, les électeurs doivent présenter au Président du bureau
de vote, en même temps que la carte d'électeur, l'une des pièces énumérées à l'article L21.
Si cette vérification s'avère non probante ou si des doutes sérieux subsistent sur l'identité d'un
électeur, celui-ci n'est pas admis à voter par le Président du bureau de vote.

TITRE II : DISPOSITIONS SPECIALES RELATIVES A L'ELECTION DES


DEPUTES ET DU PRESIDENT DELA REPUBLIQUE

CHAPITRE I : LA DECLARATION DE CANDIDATURE

Article R 37 : Les déclarations de candidature prévues aux articles L 104, L 147, et L 169 sont
établies selon les modèles fixés par Arrêté du Ministre chargé de l'Intérieur. Elles doivent être
dactylographiées.

Les déclarations doivent être signées par les candidats et les mandataires des partis politiques.

Ces signatures doivent être précédées de la mention manuscrite : «Lu et approuvé» et suivies des
prénoms et nom des signataires lisiblement écrits.

CHAPITRE II : LA CAMPAGNE ELECTORALE

Article R 38 : Aux lieux habituels d'affichage officiel et notamment à l'entrée des bureaux de
Préfectures et Sous-préfectures, des Mairies et des locaux dans lesquels siègent les Commissions
de distribution des cartes électorales, l'autorité administrative compétente doit faire placarder
durant la période électorale les affiches suivantes :

- Texte du Décret convoquant les électeurs ;


- Texte fixant la liste des Commissions de distribution des cartes électorales.
- Extrait de l'Arrêté du Ministre chargé de l'Intérieur prévu à l'article L71 fixant la liste des
bureaux de vote situés dans la Circonscription.

CHAPITRE III : LA PROPAGANDE ELECTORALE

Article R 39 : L'Arrêté du Ministre chargé de l'Intérieur prévu à l'article L181 est pris après avis
de la Commission prévue au même article.

En même temps que le montant du cautionnement et le plafond autorisé des dépenses, l'Arrêté
fixe le nombre de bulletins de vote, de profession de foi, d'affiches dont l'impression est assurée
par l'Etat aux frais des candidats.

Article R 40 : Lorsque le décès d'un candidat entraîne le dépôt de nouvelles candidatures, le


cautionnement déjà versé par le parti reste maintenu pour le nouveau candidat

Article R 41 : L'Etat fait imprimer à la charge des candidats les bulletins de vote. Trente jours au
moins avant celui du scrutin, chaque parti politique présentant des candidats doit déposer au
Ministre chargé de l'Intérieur une épreuve de ses bulletins de vote répondant aux normes fixées
par l'Arrêté prévu à l'article L69. Après avoir éventuellement apporté les correctifs nécessaires
pour les rendre conformes, les bulletins de vote sont imprimés par les soins du Ministère chargé
de l'Intérieur sur du papier de la couleur choisie par le parti pour le candidat ou la liste de
candidats sous réserve des dispositions des articles L53 et R30.

Article R 42 : L'Etat assure aux frais des candidats l'impression des affiches et circulaires de
propagande dans les conditions fixées aux articles L51, L53 et R25. L'Etat passe commande et
règle directement aux fournisseurs de son choix, les dépenses correspondant à l'impression de ces
documents de propagande dans les limites fixées par l'Arrêté du Ministre chargé de l'Intérieur cité
à l’article R39.

TITRE III : DISPOSITIONS SPECIALES RELATIVES A L'ELECTION DES


CONSEILLERS COMMUNAUX ET RURAUX

CHAPITRE 1 : DISPOSITIONS RELATIVES A L'ELECTION DES CONSEILLERS


COMMUNAUX ET RURAUX

Article R 43 : Les mandataires des candidats aux élections Communales ou Rurales doivent
déposer la liste de candidature trente jours au moins avant celui du scrutin. Ce dépôt a lieu à la
Préfecture, pour les élections communales et les élections du Conseil Rural de Développement.
Le Préfet donne récépissé de ce dépôt.

Chaque mandataire de candidats ne peut présenter qu'une seule liste par collectivité locale.

Article R 44 : La déclaration de candidature doit comporter :

- Les nom et prénoms profession, adresse, date et lieu de naissance des candidats ainsi que
l'identité du mandataire de la liste :
- La couleur et éventuellement le symbole choisi.

Les dispositions des articles L104, L105, L106 et L107 sont applicables au dépôt de listes pour
cette élection.

Article R 45 : Au plus tard trente cinq jours avant le scrutin, le Préfet publie par Arrêté les listes
des candidats admis à participer à l'élection.

Si une candidature n'est pas recevable, le Préfet notifie par écrit dans les trois jours au mandataire
qu'il ne reçoit pas cette liste et indique le motif sur lequel se fonde sa décision.

La déclaration de candidature prévue aux articles L104 et L106 est faite au Préfet

Article R46 : Le Magistrat chargé de présider la Commission de recensement général des votes
visés à l'article L88 est nommé par Arrêté du Ministre chargé de l'Intérieur sur proposition du
Premier Président de la Cour Suprême formulée au plus tard trente cinq jours avant celui du
scrutin.

Ladite Commission comprend en outre quatre membres désignés sur proposition du Préfet
formulée dans les mêmes délais.
L'Arrêté du Ministre chargé de l'Intérieur nommant pour chaque Préfecture les membres desdites
Commissions, est pris au plus tard trente jours avant la date de l'élection.

TITRE IV : DISPOSITIONS FINALES

Article R 47 : Sont abrogées toutes les dispositions contraires au présent Décret et à la Loi
électorale.

Article R 48: Le Ministre chargé de l'Intérieur et le Ministre de la Justice sont chargés chacun en
ce qui le concerne, de l'exécution du présent Décret qui sera publié au Journal Officiel de la
République de Guinée.

Conakry, le 27 décembre 1991

- GENERAL LANSANA CONTE -


REPUBLIQUE DE GUINEE
-----------------
Travail - Justice - Solidarité

LOI L/98/001/AN DU 6 JANVIER 1998


RELATIVE A LA DOUBLE NATIONALITE
L’ASSEMBLEE NATIONALE DE LA REPUBLIQUE DE GUINEE ;

Vu les dispositions de la Loi Fondamentale notamment en ses articles 59 et 77 ;

Vu l’article 95 du Code civil ;

Après en avoir délibéré, adopte ;

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE promulgue la Loi dont la teneur suit :

Article 1er : Le principe de la double nationalité est interdit à tout citoyen guinéen aspirant à un
poste électif.

Article 2 : Tout citoyen guinéen qui aspire à un poste électif visé à l’article 1er et qui jouit de la
double nationalité ou plus, est tenu de renoncer aux nationalités étrangères et cela six mois avant
la date du scrutin pour les mandats électifs.

Article 3 : L’acte de renonciation doit être rendu public et joint au dossier de candidature.

Article 4 : Les hommes ou les femmes ayant acquis la nationalité guinéenne par le mariage qui
désirent occuper les fonctions visées à l’article 1er de la présente loi doivent renoncer à la
nationalité étrangère et cela six mois avant le dépôt de leurs candidatures.

Article 5 : Les étrangers naturalisés conformément aux dispositions de l’article 89 alinéa 1er du
Code civil qui font acte de candidature pour les mandats visés à l’article 1er de la présente Loi
doivent renoncer à la nationalité étrangère six mois avant le dépôt de leurs candidatures.

Article 6 : La présente Loi qui prend effet à compter de sa date de signature sera enregistrée,
publiée au Journal Officiel de la République et exécutée comme Loi de l’Etat.

Conakry, le 06 janvier 1998

- GENERAL LANSANA CONTE -

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