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Bases de l'électricité dans le bâtiment

Le document présente un cours sur l'électricité des bâtiments, abordant des concepts fondamentaux tels que la structure atomique, les grandeurs électriques de base, et les régimes de circuits. Il traite également des réseaux électriques, des schémas électriques, de l'identification des éléments et des bornes, ainsi que des dangers et protections liés à l'électricité. Enfin, il souligne l'importance de la sécurité électrique et des mesures préventives pour éviter les accidents.

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Bases de l'électricité dans le bâtiment

Le document présente un cours sur l'électricité des bâtiments, abordant des concepts fondamentaux tels que la structure atomique, les grandeurs électriques de base, et les régimes de circuits. Il traite également des réseaux électriques, des schémas électriques, de l'identification des éléments et des bornes, ainsi que des dangers et protections liés à l'électricité. Enfin, il souligne l'importance de la sécurité électrique et des mesures préventives pour éviter les accidents.

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COURS ELECTRICITE DES BATIMENTS

1) RAPPEL SUR L’ÉLECTRICITÉ


1.1) Description de l’électricité
1.1.1) Structure atomique

Les Atomes sont composés d’un noyau autour du quel gravitent des électrons. Le noyau est constitué
de neutrons électriquement neutres et de protons de charge. La charge électrique de l’électron le
proton sont de même nombre et de même charge. L’atome est donc électriquement neutre dans son
état normal. La figure suivante montre la structure de l’atome d’Aluminium.

La couche périphérique d’électrons est appelée couche de valence. Elle détermine les propriétés
chimiques de l’atome et la liaison avec d’autres atomes d’une molécule. Cette couche détermine aussi
les propriétés électriques du matériau, c’est à dire la différence entre matériaux isolants et
conducteurs. La couche est saturé si elle compte 8 électrons, et si elle ne contient que 1, 2 ou 3
électrons, ceux-ci peuvent passer d’un atome à l’autre, appelé des électrons libres.

1.1.2) Définition de l’électricité


L’électricité est l’ensemble des phénomènes physiques associés aux charges électriques mobiles
(électrocinétique), ou en repos (électrostatique). Les charges immobiles génèrent des champs
électriques, et les charges en mouvement génèrent des champs magnétiques. Les champs sont les
zones où les charges ont de l’influence sur les corps environnant. Par exemple, une charge électrique
placé dans un champ électrique subit une force électrique et se déplace selon le signe de cette charge.
Donc, l’électricité exprime une forme d’énergie appelée l’énergie électrique.

1.1.3) Grandeurs électriques de base


- Intensité du courant électrique : quantité de charge électrique qui circule dans un conducteur.

- Tension électrique : influence externe, déduit d’un champ électrique, qui fait circuler les charges
électriques.

- Résistances : opposition d’un matériau au passage de courant électrique à cause des chocs et
frottements des électrons avec les autres particules du conducteur.

- Energie électrique : quantité de travail nécessaire pour déplacer les charges,

- Puissance électrique : énergie électrique par unité de temps.

1.1.4) Régimes des circuits


L’électricité est l’énergie électrique dû aux déplacements d’électrons dans du conducteur électrique.
Ces déplacements peuvent suivre deux régimes :

- Régime continu : le déplacement des électrons se fait dans un seul sens, ex : +vers –

1
- Régime alternatif : les électrons se déplacent en va-et-vient, ex : de façon à ce que l’équation
du mouvement des électrons soit sinusoïdale ;

1.1.5) Réseau électrique


1.1.5.1) Fonction des réseaux
L'électricité est acheminé depuis le lieu de productions jusqu’au lieu de consommation par un réseau
de lignes électriques aériennes ou souterraines. Ce réseau est organisé à la manière d’un réseau routier
avec les routes nationales et communales. Donc, pour le réseau électrique, il y a aussi le réseau de
transport qui joue le rôle des routes nationales, et le réseau de distribution qui joue celui des routes
communales.

1.1.5.2) Types de lignes


Les lignes électriques sont dénommées selon la tension du réseau. Ce ne sont pas des dénominations
standard, ils peuvent avoir des noms différents ou des plages de valeurs différentes pour chaque pays.
On distingue pour Madagascar :

- Les lignes THT pour Très Haute Tension : tension du réseau entre 230 à 400 kV (appelées lignes
HTB en Europe), acheminent l'électricité des grandes centrales électriques aux postes situés à
proximité des grands centres de consommation. Elles peuvent couvrir de grandes distances et
assurent le transport supra-régional

- Les lignes HT pour Haute Tension : 50 à 150 kV (inclus dans HTB en Europe), achemine l'énergie
vers des centres de consommation dont les besoins en énergie sont compris entre 10 et
100MW (grosses industries, postes régionaux des villes ou des zones rurales). Ce réseau peut
prendre origine dans les stations de couplages et de transformation alimenté par THT, ou
directement à la sortie d’une centrale électrique

- Les lignes MT pour Moyenne Tension : 1 à 30 kV (appelées lignes HTA en Europe),


l'alimentation en électricité des zones urbaines et rurales. Ce réseau peut prendre origine dans
les stations de couplages et de transformation alimenté par HT.

- Les lignes BT pour Basse Tension : <1000 V (En Europe, il y a le BTB (500 à 1000 V), le BTA (50
à 500 V) et le TBT (<50 V). Ce réseau approvisionne les habitations, et les petites industries
environnantes. Ce réseau peut prendre origine dans les stations de transformation locales,
alimenté par MT.

1.1.5.3) Régime de distribution en BT


L’électricité est distribuée en BT en régime triphasé de tension nominale 380 V avec neutre selon le
schéma suivant :

2
Le régime triphasé comprend deux types de tension :

- Tension composée : tension entre phase, de valeur nominale U≈380V


- Tension simple : tension entre phase et neutre, de valeur nominale V=U√3≈220V

1.2) Schéma électrique


1.2.1) Définition
Un schéma électrique représente, à l'aide de symboles graphiques, les différentes parties d'un réseau,
d'une installation ou d'un équipement qui sont reliées et connectées fonctionnellement. Un schéma
électrique a pour but :

- d'expliquer le fonctionnement de l'équipement (il peut être accompagné de tableaux et de


diagramme) ;

- de fournir les bases d'établissement des schémas de réalisation ; - de faciliter les essais et la
maintenance.

1.2.2) Classification des schémas selon le mode de représentation


1.2.2.1) Selon le nombre de conducteurs
Représentation unifilaire Représentation multifilaire
Deux ou plus de deux conducteurs sont représentés Chaque conducteur est représenté par un
par un trait unique. On indique sur ce trait le nombre trait
de conducteurs en parallèle. Cette représentation est
surtout utilisée en triphasé.

1.2.2.2) Selon l'emplacement des symboles


Représentation assemblée

Les symboles des différents éléments sont représentés juxtaposés sur le schéma.

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Représentation rangée

Les symboles des différents éléments sont séparés et disposés de façon que l'on puisse tracer
facilement les symboles des liaisons mécaniques entre différents éléments qui manœuvrent ensemble
(la bobine K2 et ses contacts sont dessinés juxtaposés).

Représentation développée

Les symboles des différents éléments sont séparés et disposés de manière que le tracé de chaque
circuit puisse être facilement suivi. C'est la tendance actuelle dans tous les schémas de commandes.

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1.2.3) Représentation topographique
La représentation des symboles rappelle la disposition réelle des matériels dans l'espace. Exemple :
schéma architecturaux, plan ou schéma d'implantation.

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1.2.3.1) Principaux symbole en électricité des bâtiments

6
1.3) Identification des éléments
1.3.1) 3.1 Définition

On désigne par élément un tout indissociable, par exemple un contacteur, un sectionneur ou un


bouton-poussoir.

1.3.2) Principe de l'identification

1.3.3) Identification de la sorte d'élément


Les éléments sont identifiés à l'aide de lettre repère (sur la partie A). Exemple : une bobine de
contacteur : K un bouton poussoir : S

Tableau des lettres repères pour l'identification des sortes d'éléments

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1.3.4) Identification de la fonction de l'élément
Le repère choisi doit commencer par une lettre (partie B) qui peut être suivie des lettres et/ou chiffres
complémentaires nécessaires (partie C). Exemple: la protection par relais thermique F1 pourra être
identifiée fonctionnellement par Rth1. (KA1 pour un contacteur auxiliaire ; KM2 ...)

Tableau des repères d'identification fonctionnelle

1.4) Identification des bornes d'appareils


Il est fondé sur une notation alphanumérique employant des lettres majuscules et des chiffres Les
lettres I et O ne doivent pas être utilisées (pour éviter les confusions I 1 et O 0).

1.4.1) Principe de marquage pour les bornes

Pour un élément simple

Les deux extrémités d'un élément simple sont distinguées par des nombres de référence successifs,
par exemple 1 et 2. S'il existe des points intermédiaires à cet élément, on les distingue par des nombres
supérieurs en ordre normalement croissant à ceux des extrémités.

8
Pour un groupe d'élément

Pour un groupe d'éléments semblables, les extrémités des éléments seront désignées par des lettres
de référence qui précéderont les nombres de référence indiqué au paragraphe précédente.

Exemple : U, V, W pour les phases d'un système alternatif triphasé.

Pour plusieurs groupes semblables

Pour plusieurs groupes semblables d'éléments ayant les mêmes lettres de référence, on les distingue
par un préfixe numérique devant les lettres de référence.

Lettres de référence

Les lettres de référence seront choisies en courant continu dans la première partie de l'alphabet, et en
courant alternatif dans la seconde partie de l'alphabet.

1.4.2) Principe de marquage des contacts


Contacts principaux

Les bornes sont repérées par un seul chiffre de 1 à 6 (tripolaire), de 1 à 8 (tétrapolaire).

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Contacts auxiliaires

Ils sont repérés par un nombre de deux chiffres. Le chiffre des unités indique la fonction du contact :
1-2, contact à ouverture ; 3-4, contact à fermeture ; 5-6, 7-8, contact à fonctionnement spécial.

Le chiffre des dizaines indique le numéro d'ordre de chaque contact auxiliaire de l'appareil.

Organe de commande

On utilise A1 et A2. Pour deux enroulements (ex : relais bistable) on utilisera A1-A2 et B1- B2.

Marquages particuliers

Ils concernent les bornes raccordées à des conducteurs bien définis : voir tableau suivant.

1.5) Repérage des conducteurs sur les schémas


Le repérage individuel des conducteurs est généralement nécessaire pour un schéma des connexions,
pour un schéma explicatif détaillé et pour un schéma général des connexions. Le repérage peut être
fixé lors de l'étude du schéma ou dans les cas simples, choisi lors de la pose des conducteurs ; on doit
alors reporter les repères sur le schéma ou sur un document annexe.

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Repérage dépendant

Le repère du conducteur reproduit les marques des bornes ou des équipements auxquelles les deux
extrémités de ce conducteur doivent être raccordées.

Repérage indépendant

Il utilise le même repère généralement simple tout le long du conducteur. Généralement un schéma
ou un tableau de connexions doit être employé.

Repérages particuliers

Tableau des marquages des conducteurs particuliers

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2) SECURITE ELECTRIQUE
2.1) Dangers de l’électricité
2.1.1) Définition

2.1.2) Principales causes des accidents électriques :


- mauvais état des isolants : dégât mécanique, désagrégation ou usure (60% des cas);
- modifications sans contrôle : modification ou extension d’une installation électrique par une
personne non compétente;
- recherche du prix le plus bas sans souci de conformité : le choix d’un prix compétitif se fait
parfois au détriment de la qualité;
- non-respect des distances de garde par rapport aux ouvrages électriques; inadaptation aux
usages: il faut surtout éviter d’utiliser une installation pour une destination non prévue à
l’origine.

L‘électrisation peut se produire par contact direct (avec une partie active) ou indirect (avec une masse
mise accidentellement SOUS tension). Le courant ne passe que si le circuit est fermé, c’est à dire s’il y
a:

- Soit deux points de contact avec des pièces sous tension (contact direct),
- Soit un point de contact avec une pièce sous tension et un autre avec la terre (contact indirect).

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2.1.3) Danger sur le corps humain
2.1.3.1) Dommages corporels dus à l’électricité
La gravité d’une électrisation dépend de plusieurs facteurs :

- L’intensité du courant
- la durée du passage du courant,
- La surface de la zone de contact,
- La trajectoire du courant,
- L’état de la peau (sèche, humide, mouillée),
- La nature du sol,
- La capacité d’isolation des chaussures portées.

Le courant suit le chemin le plus court entre le point d’entrée et le point de sortie et peut donc
endommager tous les organes qui se trouvent sur son passage.

2.1.3.2) Effets du courant électrique sur le corps humain :


Les effets du courant électrique sur le corps humain sont en générale :

- Electrisation: Effet physiologique et physiopathologie dû au passage du courant électrique à


travers l’organisme (contractions musculaires, tétanisation, fibrillation ventriculaire qui
peuvent entraîner un arrêt circulatoire et/ou respiratoire).
- Brulures Thermique: Brulures électriques de la peau et des yeux (en cas d’arc électrique) mais
aussi des organes internes (nécrose des muscles, thrombose des petits vaisseaux...) à cause du
passage du courant électrique
- Electrocution: Mort immédiate consécutive au passage du courant électrique dans le corps

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Le seuil de danger est fixé à 30 mA

2.1.4) Les incendies d’origine électrique


Un incendie sur trois serait d’origine électrique. Pour que survienne un incendie d’origine électrique,
il faut qu’il y ait simultanément :

- une source de chaleur ou une étincelle,


- un comburant (l’oxygène de l’air),
- un combustible.

2.1.4.1) Principales causes d’incendies d’origine électrique


- L’échauffement par surintensité : dégagement de chaleur par effet joule;
- La surintensité par surcharge : une intensité supérieure à ce que peut supporter un circuit;
- Le court-circuit : connexion direct entre deux bornes de potentiels différents
- Un défaut d’isolement conduisant à une circulation anormale du courant entre récepteurs et
masse ou entre récepteur et terre;
- Contacts défectueux entraînant une résistance anormale et un échauffement certain.

2.1.4.2) Facteurs aggravant les échauffements :


- Une ventilation insuffisante,
- L’accumulation de poussière ou de dépôts de graisse,
- Le stockage de matériaux inflammables à proximité d’installations électriques,
- L’empilage des câbles empêchant l’évacuation de la chaleur,
- Le maintien en fonctionnements d’appareils ayant subi de court-circuit.

2.2) Protection électrique


2.2.1) Prévention des risques
En général, la prévention des risques consiste à :

— supprimer le danger ;

— réduire l’intensité du facteur de danger ;

— éviter la rencontre entre l’homme et le danger, réduire la probabilité de cette rencontre ;

— réduire les conséquences de cette rencontre au cas où, malgré tout, elle se produirait.

2.2.2) Protection des personnes


2.2.2.1) Régime du neutre
Voici les principaux régimes du neutre :

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Voici le choix du régime du neutre

type d'installations obligatoire possible


réseau étendu avec mauvaise mise à la terre des masses TT TNS
réseau dans une zone orageuse TN TT
réseau de distribution par lignes aériennes TT TN
groupe électrogène de secours IT TT
récepteurs à faible isolement (fours, cuisines, soudeuses) TN TT
récepteurs monophasés portatifs (perceuses, meuleuses...) TT ou TNS
engins de manutention, palans, convoyeurs TN TT
nombreux auxiliaires, machines-outils TNS TNC
locaux à fort risque d'incendie IT ou TT TNS
chantiers à liaison de masse incertaine TT TNS
équipements électroniques, calculateurs TNS TT

Donc, le régime imposé pour le réseau public BT est le TT selon le schéma suivant :

Les autres régimes de neutre sont utilisés par les usagers propriétaires du transfo (industries,
hôpitaux…) selon le dispositif de sécurité prévu.

2.2.2.2) Modélisation des contacts électriques des personnes


a) Contact direct

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Voici deux cas de contact direct

Voici la modélisation sur schéma électrique du cas de contact direct :

b) Contact indirect

Voici deux cas de contact indirect

Voici la modélisation sur schéma électrique du cas de contact indirect en régime TT :

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2.2.2.3) Système de protection lors de contact avec partie active
Le schéma suivant montre le système de protection des personnes lors contact avec partie active :

- La mise à la terre permet de court-circuiter la personne, en contact avec un courant de fuite


- Le dispositif différentiel résiduel (DDR) consiste à la protection contre contact direct. Le
dispositif compare le courant du neutre avec le courant de phase, et si la différence dépasse
le seuil de sensibilité du dispositif, alors ceci déclenche le dispositif de coupure électrique.

2.2.3) Mesures de sécurité pour le matériel électrique


2.2.3.1) Classe d’isolation des appareils électriques
Le matériel électrique doit être compatible avec la tension d’alimentation. La norme NFC 20-030
répartit les matériels éleclrotechniques en quatre classes en fonction de leur conception du point de
vue sécurité : l’isolation entre les parties actives (normalement sous tension) et les parties accessibles
(masses métalliques), la possibilité ou non de relier les parties métalliques accessibles à la terre.

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2.2.3.2) Indice de protection
L’indice de protection définit le comportement de l’enveloppe face à la pénétration de matériau
solide et liquide. Ceci est désigné par IP [premier chiffre] [deuxième chiffre]

2.2.4) Protection contre surintensité


La protection contre surintensité est assurée par les disjoncteurs et fusibles. Ces dispositifs coupent le
circuit en présence de surcharge, ou de court-circuit. Ils sont donc caractérisés par leur pouvoir de
coupure qui désigne l’intensité maximale qu’ils peuvent couper.

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2.3) Normes de sécurité électrique
Les origines des dangers et ainsi également les mesures techniques servant à les éviter peuvent être
très différentes. C'est pourquoi on distingue différents types de sécurité, par exemple par l'indication
de l'origine de dangers possibles. Une machine à entraînement électrique doit être conçue, montée et
équipée de manière à ce que tous les dangers dus à l'électricité soient ou puissent être évités. Le risque
électrique le plus fréquent est l'électrocution. Le courant électrique peut entraîner des lésions
irréversibles sur le système nerveux et musculaire, ainsi que des effets thermiques. En outre, les
surcharges, arcs électriques ou décharges statiques peuvent causer des incendies. Les machines
doivent être équipées de manière à éviter un contact direct avec un conducteur électrique ou des
composants conducteurs qui sont habituellement sous tension. Le fabricant doit également prévenir
les dangers liés à un contact indirect avec une masse ou un composant accidentellement sous tension.
Les normes suivantes font partie des normes les plus importantes en termes de sécurité électrique :

- EN 60204: Sécurité des machines-équipement électrique des machines


- NFPA 79 : Electrical standard for industrial machinery

2.3.1) Sécurité électrique selon la norme EN 60204


La norme EN 60204-1 décrit les exigences qui s'appliquent à l'équipement électrique de machines et
d'installations. Les mesures contre un contact direct ou indirect avec des composants sous tension
sont ainsi décrites de la même manière que des marquages de couleur pour conducteurs et éléments
de commande. La norme EN 60204-1 est listée en tant que norme B dans la directive machines et la
directive basse tension

2.3.1.1) Protection contre les contacts directs et indirects


Les contacts du personnel opérateur avec des parties sous tension sont généralement évités grâce à
des boîtiers qui offrent une protection appropriée. Dans le cadre de travaux internationaux de
normalisation, des indices de protection ont été fixés pour les boîtiers. Le niveau de protection dépend
des dangers et du type d'environnement de travail.

- Les conducteurs électriques sont isolés.


- Les schémas de raccordement sont conçus de manière à pouvoir éviter des dangers dus à un
contact indirect. Les éléments de commande de machines ainsi que les dispositifs de
redémarrage des relais de protection pour le personnel de production doivent être agencés
de manière à pouvoir être actionnés dans danger de contact avec des éléments dénudés sous
tension.
- Les dispositifs de redémarrage sont agencés de manière à ce que le dispositif d'actionnement
se trouve en dehors du boîtier dans lequel se trouvent les composants sous tension. La prise
en compte de ces règles est bien entendu beaucoup plus compliquée pour le personnel en
charge de l'entretien. Le fabricant de la machine doit faire tous les efforts possibles pour
prendre en compte l'aspect de la sécurité électrique en ce qui concerne les travaux de
réparation prévus sur une machine.

2.3.1.2) Protection contre la surintensité


Les machines doivent être protégées contre la surintensité, c'est-à-dire contre des courants
supérieurs au courant nominal. Cela comprend l'ensemble des surintensités dans un circuit
électrique intact et tous les courants de court-circuit défectueux du fait d'une impédance
insignifiante entre des emplacements avec une tension différente. La protection contre la
surintensité est assurée par des fusibles ou des disjoncteurs.

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2.3.1.3) Mise à la terre
Les différentes parties d'une machine sont reliées entre elles sur la masse et avec le bornier de
mise à la terre général. De manière générale, la mise à la terre a lieu par l'intermédiaire d'un
conducteur de protection intégré dans le câble de raccordement électrique de la machine. En cas
de puissances élevées, le conducteur de mise à la terre peut être agencé à proximité immédiate
du câble d'alimentation mais ne doit pas y être intégré. Ces mesures de protection sont prises
lorsque le conducteur ne peut pas être remplacé par le bâti de la machine. Elles ne doivent pas
être appliquées lorsque les appareils électriques disposent d'une double isolation ou d'une
isolation renforcée.

2.3.2) Sécurité électrique selon la norme NFPA 79


Le standard NFPA (national fire protection association) a développé la norme NFPA 79 pour
l'espace US américain qui est équivalent à la norme EN 60204-1. Cette norme décrit les exigences
qui s'appliquent à l'équipement électrotechnique de machines.

2.3.2.1) Protection contre les contacts directs et indirects


Les contacts du personnel opérateur avec des parties sous tension sont généralement évités grâce à
des boîtiers qui offrent une protection appropriée. Dans le cadre de travaux internationaux de
normalisation, des indices de protection ont été fixés pour les boîtiers. Le niveau de protection dépend
des dangers et du type d'environnement de travail.

- Les conducteurs électriques sont isolés. Les schémas de raccordement sont conçus de manière
à pouvoir éviter des dangers dus à un contact indirect.
- Les éléments de commande de machines ainsi que les dispositifs de redémarrage
des relais de protection pour le personnel de production doivent être agencés de manière à
pouvoir être actionnés sans danger de contact avec des éléments dénudés sous tension.
- Les dispositifs de redémarrage sont agencés de manière à ce que le dispositif d'actionnement
se trouve en dehors du boîtier dans lequel se trouvent les composants sous tension. La prise
en compte de ces règles est bien entendu beaucoup plus compliquée pour le personnel en
charge de l'entretien. Le fabricant de la machine doit faire tous les efforts possibles pour
prendre en compte l'aspect de la sécurité électrique en ce qui concerne les travaux de
réparation prévus sur une machine.

2.3.2.2) Protection contre la surintensité


Les machines doivent être protégées contre la surintensité, c'est-à-dire contre des courants supérieurs
au courant nominal. Cela comprend l'ensemble des surintensités dans un circuit électrique intact et
tous les courants de court-circuit défectueux du fait d'une impédance insignifiante entre des
emplacements avec une tension différente. La protection contre la surintensité est assurée par des
fusibles ou des disjoncteurs.

2.3.2.3) Mise à la terre


Les différentes parties d'une machine sont reliées entre elles sur la masse et avec le bornier de mise à
la terre général. De manière générale, la mise à la terre a lieu par l'intermédiaire d'un conducteur de
protection intégré dans le câble de raccordement électrique de la machine. En cas de puissances
élevées, le conducteur de mise à la terre peut être agencé à proximité immédiate du câble
d'alimentation mais ne doit pas y être intégré. Ces mesures de protection sont prises lorsque le
conducteur ne peut pas être remplacé par le bâti de la machine. Elles ne doivent pas être appliquées
lorsque les appareils électriques disposent d'une double isolation ou d'une isolation renforcée.

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3) Les fonctions de l'appareillage électrique
3.1) Introduction
L'appareillage électrique n'est pas seulement une nécessité, il est une gêne, d'abord sur le plan
financier de première installation : il coûte cher ; ensuite sur le plan de l’exploitation du matériel de
production, de transport, ou d’utilisation; il exige des mises hors service pour révision, ou même à
cause d'incidents dont les conséquences sont en général graves. D'une manière générale,
l'appareillage est donc destiné à assurer la continuité ou la discontinuité des circuits électriques. De
sorte qu'on pourrait dire qu'il est constitué essentiellement de l'appareillage d'interruption. En fait, il
faut voir d'un peu plus près ce qui entre dans ce terme générique et par conséquent, en étudier la
classification.

Un premier mode de classification est fondé sur le type de réseau (ex : appareillage pour BT, pour
MT…) . Un second mode de classification est relatif à la fonction. 0n peut distinguer l'appareillage de
manœuvre (sectionnement et commande) et l’appareillage de protection. Malheureusement, certains
appareils ont le mauvais goût de se classer dans les deux catégories, par exemple les disjoncteurs. Il
faut donc aller plus loin et citer différents type d'appareil

3.2) Les fonctions de base


3.2.1) La protection électrique
3.2.1.1) Protection contre les surintensités
C’est la protection des biens (notamment canalisations et équipements) :

- contre les surcharges, les surintensités se produisant dans un circuit électriquement sain
- contre les courants de court-circuit consécutifs à un défaut dans un circuit entre plusieurs
conducteurs.

Ces protections, en général assurées par des disjoncteurs, doivent être installées à l'origine de chaque
circuit.

3.2.1.2) Protection contre les défauts d'isolement


C'est la protection des personnes. Selon le schéma de liaisons à la terre, la protection sera réalisée par
disjoncteurs, dispositifs différentiels ou contrôleur d'isolement.

3.2.1.3) Protection contre les risques d'échauffement des moteurs


Ces risques sont dus par exemple à une surcharge prolongée, à un blocage du rotor ou à une marche
en monophasé. La détection des surcharges est en général confiée à un relais thermique, la protection
contre les courts-circuits est assurée par un fusible ou par un disjoncteur sans relais thermique.

3.2.1.4) Protection contre la foudre


La protection contre la foudre consiste à utiliser des parafoudres. Ceci est différent du paratonnerre
(paratonnerre=fandri-baratra). Les parafoudres sont des dispositifs qui se comportent comme une
impédance variable relié vers la terre: en fonctionnement normal, leur impédance est très élevée,
aucun courant ne circule au travers. Au-delà d'un certain seuil de tension à leurs bornes (à cause de la
présence de foudre sur le réseau), leur impédance chute très rapidement pour permettre d'évacuer la
surintensité vers la terre de l'installation. Lorsque la tension redevient normale, l'impédance retrouve
sa valeur nominale. L'accumulation de chocs électriques provoque progressivement le vieillissement
du parafoudre jusqu'à ce que celui-ci devienne définitivement "passant". Il est alors nécessaire de
l'isoler du circuit. Cette fonction est assurée par le dispositif de déconnexion.

Le schéma suivant montre ce fonctionnement :

21
Les parafoudres sont conseillés pour :

- Bâtiments situés dans un rayon de 50 m autour d'un paratonnerre.


- Zones fréquemment foudroyées (montagnes, étangs, etc.).
- Pour protéger les appareils particulièrement sensibles (informatique, télévision, vidéo...) ou
lorsque l'impact économique est important (coût des équipements, conséquence de
l'indisponibilité, etc…).

3.2.2) La commande des circuits


On regroupe généralement sous le terme "commande" toutes les fonctions qui permettent à
l'exploitant d'intervenir volontairement à des niveaux différents de l'installation sur des circuits en
charge.

3.2.2.1) Commande fonctionnelle


Destinée à assurer en service normal la mise "en" et "hors" tension de tout ou partie de l'installation,
elle est située au minimum :

- à l'origine de toute installation

- au niveau des récepteurs.

3.2.2.2) Coupure d'urgence-arrêt d'urgence


La coupure d'urgence est destinée à mettre hors tension un appareil ou un circuit qu'il serait
dangereux de maintenir sous tension. L'arrêt d'urgence est une coupure d'urgence destinée à arrêter
un mouvement devenu dangereux. Dans les deux cas :

- le dispositif doit être aisément reconnaissable et rapidement accessible

- la coupure en une seule manœuvre et en charge de tous les conducteurs actifs est exigée

- la mise sous coffret de sécurité "bris de glace" est autorisée.

3.2.2.3) Coupure pour entretien mécanique


Cette fonction est destinée à assurer la mise et le maintien à l'arrêt d'une machine pendant des
interventions sur les parties mécaniques, sans nécessiter sa mise hors tension.

3.2.3) Le sectionnement
Son but est de séparer et d'isoler un circuit ou un appareil du reste de l'installation électrique afin de
garantir la sécurité des personnes ayant à intervenir sur l'installation électrique pour entretien ou
réparation. La norme NF C 15-100 § 462-1 et le "décret de protection des travailleurs" imposent que
tout circuit électrique d'une installation puisse être sectionné. La norme NF C 15-100 § 537-2 définit
les conditions à respecter pour qu'un appareil remplisse la fonction de sectionnement :

- la coupure est omnipolaire (sauf le PEN),

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- vérouillable en position « ouvert »,
- vérification de l'ouverture des contacts :
o soit visuelle (C 1 3-1 00),
o soit mécanique (coupure pleinement apparente)

3.3) Appareillages électriques


3.3.1) Le sectionnement
Sectionneur

Interrupteur sectionneur

Disjoncteur sectionneur

3.3.2) La commande fonctionnelle

3.3.2.1) Interrupteur
C'est un appareil de commande (généralement manuelle, éventuellement électrique à l'ouverture)
capable de couper et de fermer un circuit en service normal. Il n'a besoin d'énergie pour rester fermé
ou ouvert (2 positions stables). Un interrupteur n'assure pas de fonction de protection (hormis les
interrupteurs différentiels). Les normes NF C 63-130 et CEI 947-3 définissent :

- la fréquence du cycle de manœuvre (maxi. 600/heure) ;


- l'endurance mécanique et électrique (généralement inférieure à celle d'un contacteur) ;
- un pouvoir de coupure et de fermeture en fonctionnement normal et en fonctionnement
occasionnel.

3.3.2.2) Contacteur et Commutateur


Contacteur

Commutateur

Contacteur est un appareil de commande monostable (coupure et fermeture à distance en service


normal) capable d'assurer un nombre de manœuvres élevé. Il ne possède qu'une position stable : la
position "ouvert" pour contact NO et la position "fermé" pour contact NF. Cette aptitude à un
fonctionnement intensif est définie par les normes NF C 63- 110 et CEI 947-4-1 par :

- la durée de fonctionnement : service 8h, ininterrompu, intermittent, temporaire de 3,10, 30,


60 et 90 minutes ;
- la catégorie d'emploi (définition : voir tableau ci-dessous) par exemple un contacteur de
catégorie AC3 assure le démarrage et l’arrêt d'un moteur à cage ;
- la fréquence des cycles de manoeuvre (1 à 1200 cycles par heure) ;

23
- l'endurance mécanique (nombre de manoeuvres à vide) ;
- l'endurance électrique (nombre de manoeuvres en charge) ;
- un pouvoir de coupure et un pouvoir de fermeture assignée fonction de la catégorie d'emploi.

3.3.2.3) Télérupteur
C'est un interrupteur bistable équipé d'une commande électromagnétique à distance. Ce passage
d'un état des contacts à l'autre est provoqué par des impulsions électriques brèves, émises à titre
d'exemple par des boutons poussoirs. Certaines versions sont prévues pour une commande en
TBTS. Le télérupteur peut être équipé d'auxiliaires pour réaliser :

- une signalisation à distance de sa position,


- une commande à contact maintenu,
- une commande centralisée, compatible avec la commande locale,
- des temporisations

3.3.2.4) Disjoncteur
a) Caractéristiques fondamentales d’un disjoncteur

• tension assignée d'emploi Ue c'est la ou les tensions auxquelles l'appareil peut être utilisé. D'autres
tensions sont également indiquées par le constructeur

• courant assigné In : c'est la valeur maximale du courant ininterrompu que peut supporter un
disjoncteur équipé d'un déclencheur à une température ambiante précisée par le constructeur, en
respectant les limites d'échauffement Exemple un C161N équipé d'un déclencheur D125 a un courant
assigné In de 125 A à 40°C de température ambiante. On peut toutefois utiliser un disjoncteur à des
températures ambiantes supérieures en le déclassant. Ainsi le disjoncteur de l'exemple précédent ne
supportera plus que 117 A à 50°C et 109 A à 60 °C. Le terme "assigné" utilisé dans les normes a une
signification équivalente à l'ancien terme "nominal".

• taille d'un disjoncteur Lorsqu'un disjoncteur peut être équipé de plusieurs déclencheurs de courants
assignés différents, la taille du disjoncteur correspond au courant assigné le plus élevé des
déclencheurs qui peuvent l'équiper. Exemple : un C630N peut recevoir les déclencheurs D400 (In = 400
A), D500 (In = 500A), D630 (In = 630 A) La taille du disjoncteur est 630 A.
• courant de réglage (lrth ou lr) des déclencheurs de surcharge : les disjoncteurs industriels sont
équipés de déclencheurs amovibles. De plus, pour adapter le disjoncteur aux caractéristiques du circuit
et éviter de surdimensionner les câbles, les déclencheurs eux-mêmes sont, en général, réglables. Le
courant de réglage lr (ou lrth) est le courant d'après lequel sont déterminées les conditions de
protection assurées par le disjoncteur. Il représente aussi le courant maximal que peut supporter le
disjoncteur sans déclenchement. Cette valeur doit être supérieure au courant d'emploi lb et inférieure
au courant admissible dans la canalisation lz. Les déclencheurs thermiques sont en générale réglables
de 0,7 à 1 x In alors qu'en technologie électronique les plages sont généralement beaucoup plus larges
(couramment de 0,4 à 1 x In).

24
Exemple: Un C401N équipé d'un déclencheur D320 réglé à 0,9 a un courant de réglage :
lr = 320 x 0,9 = 288 A (figure 1)

Pour les appareils à déclencheur non réglables lr = In par exemple, disjoncteur C60N 20A :
lr= In = 20 A

• courant de fonctionnement (lm) des déclencheurs de court-circuit : Le rôle des déclencheurs de


court-circuit est de provoquer l'ouverture rapide du disjoncteur pour les fortes surintensités. Leur seuil
de fonctionnement lm est :

- soit fixé par la norme pour les disjoncteurs domestiques régis par la norme NF C 61-410,

- soit indiqué par le constructeur pour les disjoncteurs industriels régis par la norme CEI 947. Pour ces
derniers, il existe une grande variété de déclencheurs permettant à l'utilisateur de disposer d'un
appareil bien adapté aux caractéristiques du circuit à protéger, même dans les cas les plus particuliers.

• pouvoir de coupure (lcu ou lcn) : Le pouvoir de coupure est la plus grande intensité de courant de
court -circuit qu'un disjoncteur peut interrompre sous une tension donnée. Il s'exprime en général en
kA désigné par lcu (pouvoir de coupure ultime) pour les disjoncteurs industriels et par lcn (pouvoir de
coupure assigné) pour les disjoncteurs à usage domestique.

25
Figure 2 Schéma général d’un disjoncteur magnéto-thermique

b) Courbes de déclenchement B, C, D, Z (norme CET 947.2)

- Courbe B (fig. 3) Déclenchement entre 3,21 In et 4,81 In


Commande de protection contre les surcharges et les courts -circuits d'installations n'occasionnant
pas de pointe de courant à la mise sous tension : installations domestiques, circuits de cuisson et
de chauffage, éclairage comportant un petit nombre de lampes, etc… Protection des personnes en
régime IT et TN pour des longueurs de câbles plus importantes qu'avec la courbe C.

- Courbe C (fig. 3) Déclenchement entre 7 In et 10 In


Commande et protection contre les surcharges et les surcharges et les courts-circuits d’installation
correspondant à des applications générales : installations locaux à usage professionnel, éclairage
fluorescent en compensé, groupe de lampes à incandescence, prises de courant...

- Courbe D (fig. 3) Déclenchement entre 10 In et 14 In

Commande et protection contre les surcharges et les courts-circuits d'installations présentant


de forts courants d'appel : transformateurs, moteurs, etc.

26
- Courbe Z (fig.4) Déclenchement entre 2,41 In et 3,61 In Protection des circuits électroniques :
diodes, transistors, triacs, etc. contre les faibles surcharges de longue durée et contre les
courts-circuits.
- Courbe K (fig.4) Déclenchement entre 10 In et 14 In Commande et protection contre les
surcharges et les courts-circuits d'installations présentant des courants d'appel importants,
mais de durée plus brève.
- Courbe MA (fig.4) Déclenchement 12 In Protection des circuits d'alimentation des moteurs :
câbles et démarreurs contre les courtscircuits. Ce disjoncteur ne comporte qu'un déclencheur
magnétique, il doit être associé à une protection thermique adaptée.

c) Choix d'un disjoncteur

Ceci consiste à choisir le système de coupure et le système de détection de défaut.

- Choix du dispositif de coupure : Le dispositif qui comporte les pôles de coupure est choisi en
fonction :
o du nombre de pôles : nombre de conducteurs à couper, de la tension assignée
(tension d'emploi), du type de courant (alternatif ou continu) ;
o de (In) : courant d'emploi du circuit, c'est lui qui détermine le courant assigné, encore
appelé « calibre du disjoncteur» ;
o de (Icc) : courant de court-circuit susceptible de se produire immédiatement en aval
du disjoncteur. On choisit toujours un disjoncteur ayant un pouvoir de coupure
supérieur à (Icc) aval.
- Choix du type de déclencheur : Le dispositif magnéto-thermique ou électronique qui
commande le déclenchement des pôles de coupure est choisi en fonction :
o de (IB), courant maximal qui traverse le circuit en fonctionnement normal ;
o du pic d'intensité à la mise sous tension. En fonction de cette surintensité, on définit
le type de courbe (B, C, D,...) du déclencheur.

27
4) CONCEPTION D’UNE INSTALLATION ELECTRIQUE DE BATIMENT
4.1) Etude de l’éclairage
4.1.1) Norme EN 12464-1
La norme EN 12464-1 concerne l’éclairage intérieur. Comme la plupart des normes, des exigences
minimales sont imposées. En d’autres termes, il s’agit d’une limite inférieure que doivent respecter
l’éclairage à l’intérieur des locaux et l’environnement immédiat selon qu’il s’agit d’un bureau ou toute
autre pièce. Un éclairage uniquement conforme aux normes ne constitue pas en soi la garantie d’un
bon éclairage.

Champ d’application de la norme

EN 12464-1 traite bon nombre d’aspects qui concerne l’expérience de l’éclairage dans les espaces
intérieurs. L’aspect principal demeure l’attention accordée au confort visuel. Le résultat est une
meilleure sensation et une productivité supérieure. L’obtention d’un confort visuel suffisant reste un
travail du concepteur de l’éclairage, sur la base des exigences du client. Tous types d’éclairage direct
et indirect, des luminaires à réflecteurs, softlight et à lentilles, de l’éclairage général ou individuel…
peuvent être utilisés pour garantir le confort visuel, pour autant que la conception soit bonne.
La NF EN 12464-1 est une norme d’application. C’est pour cela il faut agir selon les étapes suivant :

- La collecte des données nécessaires relatives au projet et la définition du contexte


- L’examen des différentes alternatives (détermination du concept d’éclairage le plus approprié,
choix du type de luminaire…)
- Le calcul et la documentation.

Les critères de la norme 

La norme EN 12464-1 concerne principalement les aspects quantitatifs de la lumière et de l’éclairage.


Satisfaire à ces exigences quantitatives en utilisant des techniques basses énergies est un travail
important. Les critères de qualité sont :

a) L’éclairement moyen Em
Il caractérise la quantité de lumière sur une surface éclairée. Il représente donc le rapport entre le flux
lumineux et la surface éclairée. L’éclairement est exprimé en lux (lx).

Cette formule permet une estimation grossière du nombre de lampe à installer. Il existe beaucoup de
méthode de calcul qui fait intervenir des formules plus complexe pour affiner le besoin en éclairage.
Ces calculs incluent par exemple la dimension du local, les facteurs de réflexion des murs, le fait que
la lampe perd ses capacité d’éclairage au fil du temps…
b) L'éblouissement d'inconfort (facteur UGR)
Le facteur UGR donne une idée de l'éblouissement d'inconfort dans le champ visuel de l'observateur
par rapport à la luminance de fond (éblouissement provoqué par l'association de plusieurs luminaires
dans un environnement considéré). Ce facteur UGR varie de 10 à 30. Plus la valeur du facteur est
élevée, plus la probabilité d'éblouissement d'inconfort est importante. La figure 6 nous donne la valeur
de l’UGR suivant la courbe limite de luminance dans une classe de qualité et pour un éclairement
moyen spécifie:

28
La luminance exprime l’intensité de lumière émis par la source par rapport à la surface du local.

d) L’Indice de Rendu des Couleurs (IRC ou Ra).


L’IRC représente l’aptitude d’une source lumineuse à restituer les couleurs d’un objet ou d’un local.
Ce paramètre fortement déterminant dans le dimensionnent d’un projet d’éclairage dépend du type
de lampe choisie. Les valeurs de l’IRC des différentes catégories de lampes sont données dans le
tableau 1 suivant :

e) L’uniformité Uo

29
L’uniformité Uo est le rapport entre l’éclairement minimal Emin et l’éclairement moyen Ēmoy dans la
zone d’évaluation.

f) Température des couleurs


L’ambiance d’une pièce est non seulement déterminée par la couleur de surfaces, mais également par
la couleur de la lumière. Bien que les quatre critères cités plus haut suffissent pour un
dimensionnement de l’éclairage, la température des couleurs est à considérer dans le choix des
luminaires. Dans certains cas (choix, échantillonnage, comparaison de couleurs...), la température de
couleur de la lumière utilisée devra être choisie en fonction de la température de couleur de la lumière
sous laquelle les objets considérés seront observés, le Tableau suivant nous donne les caractéristiques
de chaque intervalle de la température des couleurs :

g) Critère de qualités pour chaque type d’intérieur, tâche visuelle ou activité

30
4.1.2) Norme EN 12464-2
Cette seconde partie de la norme EN 12464 traite les exigences relatives à l’éclairage des plans de
travail en externe, des grands espaces et autres endroits extérieurs à usage collectif ou individuel. En
effet, se basant sur les mêmes critères (Em, UGR, Uo, IRC…) en matière de qualité de la lumière en
fonction de l’activité, elle définit les valeurs des grandeurs photométriques à respecter dans la
conception de l’éclairage extérieur. Le tableau suivant donnes les valeurs prescrites pour l’éclairage
de quelques tâches et activités sélectionnées :

31
4.1.3) Caractéristiques des lampes

32
33
4.2) Installation et équipement minimal selon NFC 15 100
Dans la suite :

- En noir : Obligatoire
- En bleu : Recommandations et commentaires

4.2.1) Appareillages électriques


4.2.1.1) Eclairage
a) Nombre minimal de circuits d’éclairage
- Au moins 2 circuits pour logements de Surface > 35 m2.
- Nombre de points d’éclairage alimentés par un même circuit :
o Il est limité à 8.
o Spots ou bandeaux lumineux = 1 point d’éclairage par tranche de 300 VA dans la
même pièce.

b) Protection des circuits d’éclairage


La canalisation minimale pour circuit d’éclairage est un câblage de 1,5 mm². Ceci est protégé par un
disjoncteur de 16 A ou fusible 10 A.

c) Installation des dispositifs de commande


a. Cas général
- Tous les dispositifs manuels de commande fonctionnelle doivent être situés à une hauteur
comprise entre 0,90 et 1,30 m du sol.
- Sont concernés les interrupteurs de commande d’éclairage.
- Un dispositif de commande d’éclairage doit être situé en entrée à l’intérieur de chaque pièce.
Dans le cas des locaux contenant une baignoire ou une douche, le dispositif de commande
manuelle peut, pour respecter les règles liées aux volumes, être disposé à l’extérieur.
- Généralement placé près d’1 porte, à portée de la main, du côté de l’ouvrant

b. Couloirs et circulations :
La commande d’éclairage des couloirs et circulations sont effectués par dispositif de commande
manuel placé :

- à moins d’1 m de chaque accès, si ce dispositif ne comporte pas de voyant lumineux.


- à moins de 2 m de chaque accès, si ce dispositif comporte 1 voyant lumineux.
- Par système automatique (détection de présence).

c. Escalier
Dans les logements réalisés sur plusieurs niveaux, tout escalier doit comporter 1 dispositif d’éclairage
artificiel supprimant toute zone d’ombre, commandé aux différents niveaux desservis.

34
d) Locaux et équipements collectifs
Les équipements et dispositifs de commande d’éclairage et les systèmes de contrôle d’accès ou de
communication entre visiteurs et occupants, doivent être :

- repérés par un témoin lumineux,


- situés à plus de 0,40 m d’un angle rentrant de parois ou de tout autre obstacle à l’approche
d’un fauteuil roulant,
- à une hauteur comprise entre 0,90 m et 1,30 m.

4.2.1.2) Prises de courant


a) Installation des prises de courant
- Installation de façon à ce que l’axe des alvéoles soit au moins à 50 mm au-dessus du sol fini
pour les socles < 32 A et 120 mm au moins pour les socles ≥ 32 A.
- L’axe des socles doit être situé à une hauteur inférieure ou égale à 1,30 m du sol, à l’exception
du socle dédié à des appareils en hauteur (hotte électrique, climatisation, chauffe-eau…)

b) Emplacement
- Au moins 1 socle prise de courant 16 A doit être placé à proximité de chaque prise de
communication
- Pour chaque pièce de l’unité de vie du logement, un socle de prise de courant 16 A 2P+T
supplémentaire doit être disposé à proximité immédiate du dispositif de commande
d’éclairage

c) Limitation du nombre de socles prises de courant 16 A, non spécialisées dans 1 même circuit
- 5 prises, si conducteurs 1,5 mm2.
- 8 prises, si conducteurs 2,5 mm2.

d) Protection circuits prises de courant


- Conducteurs 1,5 mm2 = disjoncteur 16 A (fusible non autorisé).
- Conducteurs 2,5 mm2 = disjoncteur 20 A ou fusible 16 A.

35
e) Décompte des socles de prises de courant montées dans 1 même boîtier
- Ensemble de 1 ou 2 socles par boîtier = 1 socle.
- Ensemble de 3 ou 4 socles par boîtier = 2 socles.
- Ensemble > à 4 socles par boîtier = 3 socles.
- Il est recommandé de repérer les socles de prises commandées

4.2.1.3) Prises de communication


a) Nombre minimal de prises de communication
- Au moins 1 socle par pièce principale dont 1 près de la prise télévision quand elle existe dans
la pièce.
- Minimum de 2 socles pour les logements de 2 pièces et moins.
- Il est admis d'équiper, d'un minimum de deux socles de communication, les logements de trois
pièces et plus, à la condition que chaque pièce principale soit au moins desservie, depuis le
tableau de communication, par un câble de communication mis en attente dans une boîte.

b) Type de prise de communication


Les socles de prise de communication sont de type "RJ45". Les socles de prise téléphonique "en T" ne
sont plus autorisés.

c) Installation
- Chaque socle doit être desservi par une canalisation provenant du tableau de communication
de la Gaine Technique Logement (GTL) : installation de façon à ce que l’axe des socles soit au
moins à 50 mm au-dessus du sol fini.
- Fixation à griffes non admise.
- Pour les prises mixtes (BT + communication), une cloison doit séparer les 2 socles.
L’intervention sur un des socles doit pouvoir être effectuée sans intervention sur l’autre.

d) Emplacement
- Prises de communication non admises dans les volumes 0, 1 et 2 des locaux contenant 1
baignoire ou 1 douche.
- L’axe des socles doit être situé à une hauteur inférieure ou égale à
- 1,30 m du sol

36
4.2.2) Installation pour les différents locaux
4.2.2.1) Séjour

37
4.2.2.2) Cuisine

38
4.2.2.3) Chambre

39
4.2.2.4) Salle de bain

40
4.2.2.5) Autres locaux supérieurs à 4 m², circulation et WC

41
4.2.2.6) Extérieur

42
4.2.3) Circuits spécialisés
Chaque gros électroménager doit être alimenté par un circuit spécialisé. Au moins 4 circuits spécialisés
doivent être prévus :

- 1 circuit cuisson :
o 1 circuit alimentation cuisinière ou plaque cuisson seule sur boîte de connexion ou
prise 32 A mono ou 20 A tri.
- 3 circuits avec socle prise de courant 16 A
o Pour alimentation d’appareils du type lave-linge, lave-vaisselle, sèche-linge, four
indépendant, congélateur.
o Lorsque l’emplacement du congélateur est défini, il convient de prévoir.
o 1 circuit spécialisé avec 1 dispositif différentiel 30 mA spécifique à ce circuit, de
préférence à immunité renforcée (possibilité d’alimentation par transformateur de
séparation).

D’autres circuits spécialisés sont à mettre en œuvre si les applications sont prévues :

- chauffe-eau, chaudière et ses auxiliaires, pompe à chaleur, climatisation


- appareil de chauffage électrique
- appareil de chauffage salle de bains (par exemple sèche-serviette)
- piscine
- circuits extérieurs (alimentation d’une ou plusieurs utilisations non attenantes au bâtiment,
par ex. éclairage jardin, portail automatique, etc.)
- alarmes, contrôles
- VMC lorsqu’elle n’est pas collective, etc.
- volets roulants électriques
- tableaux divisionnaires.

Il est recommandé de repérer les socles de prises commandées.

4.2.4) Protection différentielle


4.2.4.1) Application
- Tous les circuits de l’installation doivent être protégés par un dispositif différentiel résiduel
(DDR) 30 mA:
o le nombre, le type et le courant assigné sont donnés dans le tableau suivant ;

Le type AC est le DDR à application


standard, et le type A est conçu pour
détecter les courants de défaut
comportant des composantes
continues. Il y a aussi le type A si
pour la protection différentielle à
immunité renforcée

(1) L’interrupteur différentiel 40 A de type A doit protéger les circuits suivants :

- le circuit spécialisé de la cuisinière ou de la plaque de cuisson

43
- le circuit spécialisé du lave-linge.

En effet ces matériels peuvent en cas de défaut produire des courants comportant des composantes
continues.

- et éventuellement deux circuits non spécialisés (éclairage ou prises de courant)

Attention : Dans le cas où cet interrupteur différentiel de type A est amené à protéger un ou deux
circuits spécialisés supplémentaires, son courant assigné doit être égal à 63 A.

(2) Lorsque des circuits de chauffage et de chauffe-eau électriques, dont la somme des courants est
supérieure à 8 kVA sont placés en aval d'un même interrupteur différentiel, remplacer un interrupteur
différentiel 40 A de type AC par un interrupteur différentiel 63 A de type AC.

o ces dispositifs doivent être placés à l’origine de tous les circuits.

4.2.4.2) Architecture Répartition des circuits


- Les circuits sont à répartir judicieusement en aval des 30 mA.
- Recommandation de protéger par des 30 mA différents les circuits d’éclairage et les prises de
courant d’une même pièce.

4.2.4.3) Chauffage électrique avec fil pilote


- L’ensemble des circuits de chauffage, y compris le fil pilote, est placé sous un même 30 mA.

4.2.4.4) Circuits extérieurs


- La protection des circuits extérieurs, alimentant des applications extérieures non fixées au
bâtiment, doit être distincte de celle des circuits intérieurs.

4.2.4.5) Planchers chauffants


- Pour les planchers chauffants, quel que soit le type de câble chauffant, la protection doit être
assurée par DDR y 30 mA, chaque DDR étant prévu pour une puissance assignée des éléments
chauffants au plus égale à 13 kW (400 V) ou 7,5 kW (230 V)
- En rénovation totale, lorsque les éléments chauffants sont conservés, ils doivent être protégés
de la façon suivante :
o dans la salle de bain, protection par DDR y 30 mA quel que soit le type de câble
chauffant
o pour les autre locaux, lorsque le câble possède une armature métallique reliée à la
terre un DDR y 500 mA est admis et dans le cas contraire la protection par DDR y 30
mA s'impose

44
4.3) Dimensionnement installation selon norme NFC 15 105
4.3.1) Bilan des charges
4.3.1.1) Puissances absorbées
C’est la somme de puissances apparentes de chaque récepteur

𝑆𝑎𝑏𝑠 = ∑ 𝑎 × 𝑃𝑖 [𝑉𝐴]

Avec :

- 𝑃𝑖 : puissance nominale du récepteur en W


1
- 𝑎 = 𝜂 cos 𝜑
𝑖

o 𝜂 : rendement du récepteur
o cos 𝜑𝑖 : facteur de puissance du récepteur

Les valeurs indiquées dans le tableau suivant sont des valeurs moyennes pouvant être utilisées en
l'absence de données plus précises pour les moteurs.

Pour les chauffages à résistances, a=1

Les autres récepteurs sont à déterminer selon les données du constructeur

4.3.1.2) Puissance foisonnée


C’est l’estimation de la puissance mise en jeu :

𝑆𝐹 = 𝐾𝑆 × 𝐾𝑈 × 𝑆𝑎𝑏𝑠
Avec

- 𝐾𝑈 : facteur d’utilisation maximum, Il traduit le fait que le régime de fonctionnement d’un


récepteur peut être inférieur à la puissance nominale. Il s’applique individuellement à chaque
récepteur (circuits terminaux). Pour les appareils d'éclairage et de chauffage, le facteur
d'utilisation est toujours égal à 1. Dans une installation industrielle, le facteur peut varier entre
0,3 et 0,9. En l'absence d'indications plus précises, un facteur d'utilisation de 0,75 peut
généralement être adopté pour les appareils à moteur.
- 𝐾𝑆 : facteur de simultanéité, Il traduit le fait qu’un ensemble de récepteurs ne soit pas utilisé
en même temps. Il s’applique à chaque regroupement de récepteurs (distributions ou tableaux
divisionnaires).La détermination des facteurs de simultanéité nécessite la connaissance
détaillée de l'installation considérée et l'expérience des conditions d'exploitation, notamment
pour les moteurs et les prises de courant. Il n'est pratiquement pas possible de spécifier des
valeurs du facteur c pour chaque type d'installation, mais, en l'absence d'indications plus
précises, la valeur du facteur de simultanéité peut être prise dans le tableau suivant :

45
4.3.2) Calcul des courants
4.3.2.1) Courant d’emploi 𝑰𝑩 et courant nominal 𝑰𝑵
Le courant d’emploi est calculé à partir du bilan de puissance.
𝑆𝐹
𝐼𝐵 =
𝑈𝑁
Avec 𝑈𝑁 la tension nominale du réseau

Le courant nominal IN est la valeur standard du courant juste supérieure à IB, soit : 10, 16, 20, 25, 32,
40, 50, 63, 80, 100, 125, 160, 200…

4.3.2.2) Courant admissible 𝑰𝒁


C’est le courant admissible dans le câblage électrique. Ceci consiste en l’application des
différents coefficients sur le I
𝐼𝑁
𝐼𝑍 =
𝐾
Où K est le produit des différents coefficients suivants mode de pose

46
47
48
T1- Facteurs de correction pour groupement de plusieurs câbles multiconducteurs

49
Pour les groupements de circuits, les coefficients de correction seront appliqués uniquement aux
circuits normalement chargés :
>30 % du courant admissible pour les méthodes de référence B et D
>70 % pour les méthodes C, E et F.
De même, il n’est pas tenu compte des conducteurs utilisés pour la commande et la signalisation

La température ambiante a une influence directe sur le dimensionnement des conducteurs. La


température à prendre en compte est celle de l’air autour des câbles (pose à l’air libre), et celle du sol
pour les câbles enterrés. Le tableau T8 pour les câbles posés dans l’air, et le tableau T9 pour les câbles
enterrés indiquent les coefficients de réduction à prendre en compte en fonction de la température
ambiante et du type de conducteur. Les températures de référence, pour lesquelles aucun coefficient
n’est à prendre en considération, sont respectivement de 30 °C pour les câbles dans l’air et de 20 °C
pour les câbles enterrés. Dans le cas des câbles enterrés, il y a lieu de prendre en compte la résistivité
thermique du sol. Les valeurs des facteurs de correction sont consignées dans le tableau T10.

50
Les facteurs (T8) ne prennent pas en compte
l’influence du rayonnement solaire direct. Si requis,
un coefficient réducteur supplémentaire de 0,85 sera
appliqué.
La température ambiante autour des câbles ne doit
pas être confondue avec celle prise en compte pour
les dispositifs de protection qui est la température
interne du tableau dans lequel ces protections sont
installées.

4.3.3) Détermination section canalisation électrique


4.3.3.1) Section du conducteur neutre
Par principe, le neutre doit avoir la même section que le conducteur de phase dans tous les circuits
monophasés. Dans les circuits triphasés de section supérieure à 16 mm2 (25 mm2 alu), la section du
neutre peut être réduite jusqu’à S/2.
Toutefois cette réduction n’est pas autorisée si :
- les charges ne sont pas pratiquement équilibrées
- le taux de courants harmoniques de rang 3 est supérieur à 15 %
Si ce taux est supérieur à 33 %, la section des conducteurs actifs des câbles multipolaires est choisie en
majorant le courant IB par un coefficient multiplicateur de 1,45. Pour les câbles unipolaires, seule la
section du neutre est augmentée.

51
Lorsque le neutre est chargé un coefficient de réduction de 0,84 est appliqué au courant admissible
des câbles 3 ou 4 conducteurs.
4.3.3.2) Section des phases

L’utilisation de ce tableau se fait comme suit :

- détermination de la colonne selon type d’isolant du câble avec régime d’alimentation (2 :


monophasé, 3 : triphasé) et méthode de référence (troisième colonne du tableau mode de
pose)
- choix de la valeur de courant directement supérieur à la valeur de IZ
- sélection de la section du conducteur selon le choix du courant

ex : détermination de la section d’un câble fixé sur mur avec IZ=23A, régime monophasé, isolant du
câble de type PVC :

- d’après tableau du mode de pose, le référencement est C, donc on choisit la quatrième


colonne de valeur de courant.
- La ligne choisie est la ligne correspondant à 27A (deuxième ligne)
- Donc, ce conducteur doit avoir une section de 2,5 mm²

4.3.4) Courants de court-circuit


4.3.4.1) Généralités
Il est nécessaire de déterminer pour chaque circuit, le courant de court-circuit maximal présumé à
l'origine du circuit et le courant de court-circuit minimal présumé à l'extrémité du circuit.

Le courant de court-circuit maximal présumé est utilisé pour :

• la vérification du pouvoir de coupure du dispositif de protection,

52
• la vérification des contraintes thermiques des conducteurs lorsque le dispositif de protection est un
disjoncteur.

Le courant de court-circuit minimal présumé est utilisé pour :

• la vérification des conditions de coupure en cas de court-circuit ou de défaut lorsque le dispositif de


protection est un disjoncteur,

• la vérification des contraintes thermiques des conducteurs lorsque le dispositif de protection est un
fusible.

Toutefois, la vérification des contraintes thermiques des conducteurs n'est nécessaire que lorsque le
circuit n’est pas protégé contre les surcharges.

4.3.4.2) Calcul des courants de court-circuit


a) Présentation
La norme NFC 15 105 présente trois méthodes de calcul des courants de court-circuit :

a) La méthode des impédances qui est utilisable lorsque toutes les caractéristiques de la boucle de
défaut sont connues, y compris celles de la source d'alimentation. Elle permet de calculer les valeurs
maximales et minimales des courants de court-circuit.

b) La méthode de composition qui est utilisable lorsque l'on connaît le courant de court-circuit à
l'origine du circuit et que l'on ne connaît pas les caractéristiques en amont. Elle permet de déterminer
les courants de court-circuit maximaux.

c) La méthode conventionnelle qui est utilisable lorsque l'on connaît ni le courant de court-circuit à
l'origine du circuit, ni les caractéristiques de l'alimentation en amont. Elle permet de déterminer les
courants de court-circuit minimaux.

Dans ce cours on va voir la méthode b. Cette méthode s'applique à des installations alimentées par un
transformateur dont la puissance ne dépasse pas 1 000 kVA ou par le réseau de distribution publique.
Faute de temps, on ne va pas faire une détermination analytique mais une estimation grossière sur
tableau pour canalisation électrique en conducteur cuivre.

b) Détermination de ICC
Ceci consiste à déterminer le ICC d’un point considéré par rapport à l’ICC de l’origine de ce point, la
section et la distance de la canalisation à l’aide du tableau. La lecture de ce tableau se fait comme suit

lire dans la colonne "Section" la valeur


appropriée, chercher
horizontalement la longueur
immédiatement inférieure ou égale à
la valeur réelle et descendre
verticalement dans la partie centrale
du tableau, jusqu'à la ligne
correspondant au moins à la valeur du
courant de court-circuit en amont à
l'origine du circuit considéré.

53
Exemple :

54
5) TECHNIQUES D’INSTALLATION ELECTRIQUE DE BATIMENT
5.1) Câblage dans le bâtiment selon DIN 18015 (Commission allemand de normalisation)
5.1.1) Pose des câbles
5.1.1.1) Types de pose
On distingue la pose sur enduit, dans l’enduit, sous enduit, dans le béton, dans des murs, dans des
goulottes, sous plancher, sur des supports pour câbles enterrée. Les lignes et câbles doivent être posés
conformément aux normes.

5.1.1.2) Ecart de fixation et rayon de courbure

Le tableau donne les différentes distances entre deux points de fixation selon le diamètre du câble et
la direction de pose.

Distance maximale de fixation (mm) Rayon de courbure


Diamètre Pose horizontale Pose verticale Diamètre Rayon de
extérieure câble extérieure câble courbure
admissible
D≤9 250 400 D ≤ 10 ≥ 4.D
9 < D ≤ 15 300 400 10 < D ≤ 25 ≥ 4.D
15 < D ≤ 20 350 450 ≥ 4.D
20 < D ≤ 40 400 550 ≥ 4.D

Le rayon de courbure doit être en générale ≥ 4.D. Mais pour le câblage de diamètre supérieur à 0,6 par
tension de 1kV, ce rayonnement doit être ≥ 6.D.

Les mêmes écarts de fixations et rayons de courbure s’appliquent aux câbles et câbles rigides (selon le
DIN VDE 0298).

5.1.2) Embout de connexion


Pour la connexion des câbles, l’extrémité est à dénuder. Lors de cette opération, il faut garantir une
longueur suffisante de conducteur, et les conducteurs ne doivent pas être endommagés. Pour cela, il
faut utiliser des outils adéquat tels que : le couteau à dénuder et le pince à dénuder,

La pince à dénuder automatique s’adapte à l’épaisseur de l’isolation.

55
Pour la connexion par serrage, les extrémités des câbles multibrins doivent être munies de cosse ou
d’embout. Le pressage est réalisé par une pince à sertir, ou à l’aide de machine spéciale.

5.1.3) Zone d’installation de câblage


5.1.3.1) Zone d’installation de câblage apparent

Z1 : 10cm à 30cm des bords de constructions brute

Z2 : 10cm à 30cm des coins de mur

Z3 : 15cm à 45cm au-dessus du plancher

Z4 : 15cm à 45cm sous le plafond

- Les câbles vers les appareils en dehors des zones d’installation doivent être conduits
verticalement depuis une zone d’installation horizontale
- Les interrupteurs doivent être disposés près des zones d’installations verticales
- Pour les portes à un battant, n’existe qu’une seule zone d’installation du côté de la serrure des
portes. Pour les fenêtres et les portes à deux battants, il y en a une chaque coté
- Pour les locaux avec mur inclinés, les zones d’installations verticales courent parallèlement aux
lignes de références, par exemple, à la fenêtre

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5.1.3.2) Zone d’installation de câblage encastré

Les zones d’installation de câblage encastré sont les zones d’installations précédentes avec les 5 zones
suivantes :

Z5 : de 0,8m à 1,3m au-dessus du plancher

Z6 : dans la pièce, largeur ≤ 30cm, distance du mur ≥20cm, pose parallèle au mur

Z7 : dans le passage de porte, largeur ≤ 30cm, distance du mur ≥15cm

Z8 : distance du mur ≥20cm

Z9 : pose parallèle au mur

Les zones d’installations horizontales centrales ne sont définies que pour des locaux avec des surfaces
de travail devant les murs, par exemple les cuisines

5.1.3.3) Câblages sur, dans et sous dalle

- Le câblage sur la dalle est une installation directe sur la dalle brute de l’étage, par exemple sur
le plancher en béton
- Le câblage sous la dalle s’effectue dans la pièce, soit : sous l’enduit, dans l’enduit, dans les
espaces creux ou le plafond suspendus
- Le câblage dans la dalle est une installation directe ou dans des conduits (fourreau, gaine…) à
l’intérieure de la dalle, pour cela, aucune zone d’installation n’est définie.

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5.2) Commande de circuit
5.2.1) Commande direct de circuit
5.2.1.1) Commande simple
La commande simple consiste à utiliser un interrupteur (contact à deux positions stables) selon le
schéma suivant :

Schéma de principe Schéma unifilaire

Le circuit suivant montre le montage d’une interrupteur avec voyant lumineux

Schéma de principe Schéma unifilaire

5.2.1.2) Interrupteur bipolaire


En régime monophasée, l’interrupteur bipolaire est utilisé pour la commande des circuits avec
inductance, par exemple, MAS monophasé

Schéma de principe Schéma unifilaire

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5.2.1.3) Interrupteur « va-et-vient »
Le circuit avec interrupteur « va-et-vient » permet de commander une ou plusieurs points d’éclairage
à partir de deux points. Voici le principe de circuit va-et-vient économique :

Schéma de principe Schéma unifilaire

Voici un autre circuit avec interrupteurs à voyant lumineux

Schéma de principe Schéma unifilaire

5.2.2) Commande avec relais


5.2.2.1) Minuterie d’éclairage
Voici le montage d’une minuterie d’eclairage non réarmable avant coupure. Ce schéma est souvent
utilisé

Schéma de principe Schéma unifilaire

Après appui sur un des boutons poussoir S1 ou S2 (contact à une position stable : ouverture), le relais
Q1 est alimenté par mise en contact de la ligne 1 et la ligne 2 (phase). Le contacteur correspondant à

59
Q1 est ainsi déclenché. Donc, après relâchement du bouton poussoir, c’est ce contacteur qui met la
ligne 1 et la ligne 2 en contact, et les lampes E1 et E2 sont alors alimentés. Après un certain temps de
réglage, le contacteur Q1 (ici contacteur à ouverture retardé) revient à sa position stable (NC) et
l’alimentation des lampes est coupée.

Le schéma suivant montre le montage d’une minuterie d’eclairage réarmable avant coupure. C’est-à-
dire, l’appui sur un des boutons poussoir permet de réinitialiser le système de coupure

Schéma de principe Schéma unifilaire

Après appui sur un des boutons poussoir S1 ou S2, le relais Q1 est alimenté par mise en contact de la
ligne 2 et la ligne 3 (phase). Le contacteur correspondant à Q1 est ainsi déclenché. Donc, après
relâchement du bouton poussoir, c’est ce contacteur qui met la ligne 3 et la ligne 1 en contact, et les
lampes E1 et E2 sont alors alimentés. Après un certain temps de réglage, le contacteur Q1 (ici
contacteur à ouverture retardé) revient à sa position stable (NC) s’il n’y a pas un autre appui sur bouton
poussoir, et l’alimentation des lampes est coupée. S’il y a appui sur bouton poussoir, le relais Q1 est
réalimenté et le contacteur à ouverture retardé est réenclenché.

5.2.2.2) Circuit à télérupteur


Ce circuit permet de commander une ou plusieurs points d’éclairage à partir d’une ou plusieurs points
de commande. Un télérupteur est un appareil qui dispose de contacts à fermeture. La fermeture du
ou des pôles du télérupteur est déclenchée par une impulsion sur la bobine. Le télérupteur possède
par construction deux positions mécaniques stables, l'ouverture du ou des pôles s'effectuera par
l'impulsion suivante. Chaque impulsion reçue par la bobine inverse la position du ou des pôles.

Schéma de principe Schéma unifilaire

60
Le schéma suivant montre le montage pour l’utilisation d’un commande à TBTS

Schéma de principe Schéma unifilaire

5.3) Autres installation


5.3.1) Sonnerie avec ouvre porte
Schéma de principe Schéma unifilaire

- L’appui sur les BP S11, S21 et S31, ainsi que les BP S12, S22 et S32 permet d’alimenter
respectivement les sonneries P1, P2 et P3
- les BP S13, S23 et S33 permet s’alimenter la gâche M1 de la serrure électrique de la porte
d’entrée de l’immeuble

5.3.2) Alimentation volet roulant


Les volets roulants sont en générales actionnés par un moteur tubulaire. C’est un MAS monophasé, les
schéma suivant montre le principe et le montage de ce moteur :

61
Q1 : interrupteur de position (fin de course) pour l’ouverture

Q2 : interrupteur de position (fin de course) pour la fermeture

C1 : condensateur pour la production d’un champ tournant

F1 : protection contre échauffement

Le schéma suivant montre l’alimentation d’un volet roulant

Schéma de principe Schéma unifilaire

Q peut être BP ou interrupteur pour volet roulant. L’appui sur position ouverture (fermeture) alimente
l’enroulement [U1 ; U2] ([V1 ; V2]) et provoque la rotation du moteur dans le sens ascendant
(descendant). Lorsque le volet roulant arrive en position haut (bas), interrupteur de position Q1 (Q2)
est enclenché et provoquant ainsi l’arrêt du moteur.

Pour le commande simultanée de deux moteurs, le montage suivant est interdit :

62
En effet, un moteur atteint toujours la fin de course avant l’autre. Prenons par exemple M1 atteint la
position haute avant M2. Le circuit correspondant à Q1 est ainsi coupé. Le condensateur C2 du moteur
M2 se décharge donc dans l’enroulement [V1 ; V2] de M1. Ce moteur va donc tourner dans le sens
descendant. Et lorsque le volet M2 atteint la fin de course, le même phénomène se répète.

Pour la commande directe et simultanée de deux moteurs, il existe des interrupteurs bipolaires pour
volet roulant selon le montage suivant :

On peut aussi utiliser des relais-contacteurs. Le montage suivant montre un exemple pour trois
moteurs:

Mais il y a aussi des différents dispositifs électroniques pour la commande des volets roulant.

63
5.3.3) Prise de terre
5.3.3.1) Types de prise de terre
En fonction des pays, du type de construction ou des exigences normatives, il existe différentes
méthodes pour réaliser une prise de terre. Généralement, les types utilisés sont les suivants :

• boucle à fond de fouille

• feuillard ou câble noyé dans le béton de propreté

• plaques

• piquets ou tubes

• rubans ou fils

• Etc

La figure suivante montre deux exemples de mise en œuvre de prise de terre

5.3.3.2) Valeur de la résistance de terre


Quel que soit le type de prise de terre choisi, son rôle est d’être en contact étroit avec la terre dans le
but de fournir une connexion avec le sol et de diffuser les courants de défauts. La réalisation d’une
bonne prise de terre va donc dépendre de trois éléments essentiels :

• la nature de la prise de terre

• le conducteur de terre

• la nature et la résistivité du terrain d’où l’importance de réaliser des mesures de résistivité avant
l’implantation de nouvelles prises de terre.

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Selon la norme NF C15-100, la résistance de la prise de terre doit être au plus égale à 100 ohms. Ces
normes sont établies pour assurer la sécurité par rapport aux risques d'électrocution. Mais pour
neutraliser les champs électriques et les tensions parasites, quelle doit être cette résistance, elle doit
être suffisamment faible pour limiter la tension électrique sur les carcasses métalliques des machines
et appareils électriques et sur l'ensemble des structures métalliques qui sont reliées à la prise de terre.

Avec des installations protégées par un interrupteur ou disjoncteur différentiel haute sensibilité de 30
mA, une résistance de 50 ohms peut être considérée comme la limite maximale acceptable.

Pour les installations protégées par des dispositifs différentiels de 300 mA, la résistance de la prise de
terre ne devra pas dépasser 5 ohms.

5.3.3.3) Amélioration de la résistance de mise à la terre


L’amélioration de la résistance de la mise à la terre consiste à réduire la valeur de celle-ci. Pour cela, il
existe plusieurs méthodes comme augmenter le nombre des électrodes de terre, implanter des
électrodes en profondeur, augmenter le diamètre des électrodes, ou ajout d’électrolytes dans le sol.

a) Augmentation du nombre d’électrodes


Ceci consiste à utiliser plusieurs piquets de terre. En effet, la résistance équivalente décroit lorsque des
éléments sont mis en parallèle. Le mode d’emploi est le suivant :

b) Ajout d’électrolytes
Ceci consiste à améliorer la résistance du sol par modification de son caractère électrique. Le principe
est que le potentiel du sol autour d’une prise de terre concentrée écoulant un courant décroît
inversement avec la distance. La chute de tension dans le sol est donc concentrée au voisinage des
électrodes (75% à 4 fois le rayon équivalent de la prise de terre). Si on ramène donc par un traitement
convenable la résistivité du sol au dixième de sa valeur dans cet espace, on peut réduire la résistance
de l’ensemble au tiers de sa valeur initiale. Comme la conductivité du sol est de nature électrolytique,
il suffit pour réduire la résistivité de nourrir le sol en électrolytes (matériau dissociable par electrolyse).
Pour cela, il y a des composés traditionnels comme le charbon en poudre, charbon+sel,
charbon+poudre métallique… Mais il existe aussi des composés stables dans le commerce.

Le mode d’emploi est en général comme suit :

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- dépôt du composé autour du piquet et dans un sillon circulaire d’environ 2 m de diamètre.
Lorsque le piquet a une longueur dépassant nettement 4 m on ajoutera un second sillon
concentrique à 90 cm environ du premier. Dose moyenne : 100 kg

- Dans les cas particulièrement difficiles, des sols creux, c’est-à-dire des sols caillouteux ou
graveleux manquant d’éléments fins d’argile, il est prévu l’utilisation du composé plus
complexe pour son emploi au contact et au voisinage immédiat des électrodes pour nourrir le
sol et supprimer la résistance de contact.

simple

plus complexe

Dans tous les cas, pour obtenir un résultat immédiat il faut arroser après épandage, ou bien attendre
que la pluie fasse la diffusion de la solution électrolytique dans le sol.

Les indications données sur cette documentation doivent être considérées comme des suggestions et
recommandations d’ordre général en raison du grand nombre de cas particuliers qui peuvent se
présenter. Néanmoins elles donnent un bon aperçu de ce qui peut être mise en œuvre.

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