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Introduction aux TP d'Électrotechnique

Le document présente les consignes et le déroulement des travaux pratiques en électrotechnique pour les étudiants de première année. Il aborde la sécurité, le matériel utilisé, le schéma de câblage, le relevé des valeurs, et la détermination du rendement. Les étudiants doivent réaliser des manipulations en binômes et rédiger des comptes rendus basés sur des évaluations individuelles et collectives.

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Introduction aux TP d'Électrotechnique

Le document présente les consignes et le déroulement des travaux pratiques en électrotechnique pour les étudiants de première année. Il aborde la sécurité, le matériel utilisé, le schéma de câblage, le relevé des valeurs, et la détermination du rendement. Les étudiants doivent réaliser des manipulations en binômes et rédiger des comptes rendus basés sur des évaluations individuelles et collectives.

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UNIVERSITE DU SUD

INSTITUT UNIVERSITAIRE DE TECHNOLOGIE

GENIE ELECTRIQUE ETINFORMATIQUE INDUSTRIELLE

ET2

Introduction aux
travaux pratiques
d'ELECTROTECHNIQUE

I Introduction

II Sécurité :

III Matériel utilisé en Electrotechnique:

IV Schéma de cablage – Mode opératoire :

V Relevé des valeurs – Tracé des courbes :

VI Détermination du rendement

VII Freins contrôlés Mesurage des couples

VIII Utilisation des ampèremètres magnétoélectriques

Michel GARNERO

-1ère Année
CONSIGNES GENERALES SUR LE DEROULEMENT DES TP

Evaluation des TP

Il n’y a pas d’examen en fin de cycle


Chaque séance fait l’objet de deux notes.
- la note sur 20 du QCM portant sur le TP du La note finale de TP est la somme de la
jour proposé à la fin chaque séance. moyenne des notes de QCM avec un
Cette note est individuelle. coefficient 0,3 et de la moyenne des notes
- la note sur 20 du compte rendu de la de comptes rendus avec un coefficient 0,7
manipulation. 1 3
 1 3

Celui-ci comprend la préparation, les
n = 0,3 ∑ QCM k  + 0,7  ∑ CR k 
3 1  3 1 
résultats des mesurages, les courbes
tracées et commentées.
La note est donnée pour le binôme.

Liste des sujets

TP n°1 - Moteur à courant continu à flux inducteur indépendant.


TP n°2 - Moteur à courant continu à flux lié (Moteur série).
TP n°3 - Redressement monophasé non contrôlé.

Rotations:
semaine
1 2 3
Binôme

I 1 2 3
II 2 3 1
III 3 1 2
IV 1 2 3
V 2 3 1
VI 3 1 2

Remarque générale:
Avant de commencer la manipulation, relever sur chaque table ou sur chaque machine les indications
propres au matériel utilisé et en particulier les valeurs indiquées sur la plaque signalétique de la
machine à l’essai.

2
M Garnero page : 2 ET2-S1 TP0
I Introduction - Analyse et exploitation des résultats.
Les séances de travaux pratiques doivent être - Vérifications théoriques, de bon sens,
l'occasion pour l'étudiant : expérimentales (généralement sur des points
- d'une part de se familiariser avec le matériel, de fonctionnement particuliers).
les méthodes et les techniques utilisées en
- Rédaction du compte-rendu qui est la phase de
électrotechnique ;
mise en forme. On peut remarquer que si la
- d'autre part de concrétiser le contenu des
manipulation a été bien menée, le compte-
enseignements.
rendu peut être terminé en même temps que la
En fin de séance, l'étudiant doit avoir compris le séance.
fonctionnement des montages et des dispositifs
La préparation de l'exercice de travaux pratiques
utilisés, l'intérêt des mesures effectuées et
est donc essentielle. Elle doit permettre à
savoir exploiter les résultats obtenus.
l'étudiant de prévoir les éléments ci-dessus.
Plusieurs tâches se présentent donc au cours d'un
exercice de travaux pratiques : La découverte du sujet lors de la séance
n'offre pas un délai de réflexion suffisant.
- Détermination de l'objectif de la manipulation
(courbes ou grandeurs caractéristiques,
rendement, prédétermination, caractérisation, II Sécurité :
etc.,...).
Les travaux pratiques d'Electrotechnique
- Définition des grandeurs à mesurer, des
mettent en jeu des appareils de puissance non
grandeurs mesurables et de leurs liens ainsi
négligeable. Les sources, généralement de
que des conditions de l'expérimentation
tension, peuvent débiter des courants importants
(charge, facteur de puissance, température,
sans chute de tension sensible. Ce sont donc des
vitesse, grandeurs constantes, réglages, etc.)
montages qu'il est bon d'utiliser en prenant
- Détermination d'un montage qui doit certaines précautions. La première étant sans
comporter les éléments de réglage, de doute, de ne pas faire n'importe quoi.
mesurage, de sécurité, imposés par ce qui
précède et par le matériel. Définition des Prévention et traitement :
appareils à utiliser en fonction de leurs
caractéristiques et de la valeur des grandeurs - On ne fait
qui les concernent (calibre, nature, puissance, pas de «montage/démontage» sous tension.
durée de fonctionnement, etc. ...). En effet, un Une modification sur un circuit de commande qui
voltmètre ne se branche pas comme un semble anodine peut engendrer des effets
ampèremètre, un appareil magnétoélectrique dangereux dans les circuits de puissance.
ne rend pas les mêmes services qu'un appareil - On ne coupe pas brutalement le courant dans
ferromagnétique, etc. ... une self (arcs).
- Mise au point d’un mode opératoire comprenant - On ne court-circuite pas un condensateur
la succession des diverses séquences chargé.
(démarrage, réglages, mesures, variations, - On n'utilise pas de fils à l'isolant défectueux.
contrôle, etc.,...), le relevé des résultats
- On réfléchit un peu.
(courbes, tableaux, enregistrements,...).
- Réalisation du montage. Vérification préalable - Au cas où un accident se produirait,
et tests de bon fonctionnement ; enfin, relevé il faut d'abord couper la source avant
des points de mesures. Il est bon de tracer les de porter secours à l'accidenté
courbes en même temps que l'on relève les
mesures. Cela permet de contrôler la
pertinence des valeurs et aide à déceler les
défauts de fonctionnement ou autres.

M Garnero page : 3 ET2-S1 TP0


Sécurité liée au matériel en électronique. Nous sommes dans le domaine dit
des "Courants Forts".
- Tous les systèmes présentant une source En conséquence, les appareils de production, de
pouvant débiter de forts courants sont mise sous tension, de coupure de courant, de
dangereux. mesurage,... etc. ont aussi des caractéristiques
- Les machines tournantes peuvent être différentes.
dangereuses par la rotation des arbres. Il est
donc utile de faire attention à tout ce qui peut Au cours des premières séances, les étudiants
être pris dans les pièces en mouvement devront se familiariser avec :
(cheveux, vêtements flottants, doigts, fils de 1) - Le système de distribution d'énergie :
câblage, etc. ...). Le réseau d'alimentation, le sectionneur de
- Les conducteurs de « retour » vers la borne "bas de colonne" pour isoler la table ; les
négative seront systématiquement câblés en pupitres interrupteurs à relais pour courant
noir (en bleu pour l’alternatif). continu et pour courant alternatif.
2) - Les charges de puissance :
Sécurité du matériel : Identification du type de charge (résistance,
Les appareils utilisés peuvent être détruits par : inductance, condensateur,...), de la plaque de
couplage (étoile, triangle, monophasé, continu).
- Une vitesse excessive qui peut entraîner la
destruction de la machine 3) - Les appareils de mesure :
Pour mesurer une grandeur g(t), g étant par
- Une tension trop grande qui peut entraîner des exemple une intensité, une tension, etc. On
claquages d'isolant. doit savoir que :
Un courant trop intense qui entraîne un - Un appareil magnétoélectrique indique la
échauffement anormal, la fusion des valeur moyenne Gmoy de g(t),
conducteurs et/ou la destruction des isolants. - Un appareil ferromagnétique indique la valeur
Cela se remarque par une odeur de chaud... ou efficace Geff ou Grms de g(t),
de fumée. Il est bon de ne jamais en arriver là - Un appareil magnétoélectrique à
! Pour cela, on surveillera soigneusement les redresseur dévie proportionnellement à (1,11).[
intensités qui ne doivent pas dépasser les g(t)]moy. Cet appareil est destiné à la mesure de
valeurs normalement admissibles. la valeur efficace des grandeurs sinusoïdales.
Si g(t), n'est pas sinusoïdal, l'indication ne
- Un montage est généralement déterminé en
correspond pas à la valeur efficace.
fonction du régime permanent. Les phases
transitoires de démarrage et d'arrêt peuvent IV Schéma de cablage – Mode
être l'occasion de surtensions ou de opératoire :
surintensités. Il est donc nécessaire de
La première étape pour réaliser un essai est la
prévoir un mode opératoire et des accessoires
mise au point du schéma de câblage.
permettant ces deux phases sans risques.
L’étape suivante est l’élaboration du mode
- Il faut relever les plaques signalétiques des
opératoire c’est à dire du mode d’emploi. (Mode
machines utilisées afin de connaître les valeurs
opératoire, protocole expérimental ou encore
maximales à ne pas dépasser en cours de
procédure d’utilisation sont des synonymes). Ce
manipulation.
travail se fait de façon méthodique.
Abordons la méthode par l’exemple.
III Matériel utilisé en Lorsqu’il s’agit de l’essai en charge d’une machine
Electrotechnique : tournante, le sujet propose de :

L'Electrotechnique constitue l'étude du transport Relever et tracer les caractéristiques


et de la conversion de l'énergie électrique. De ce n’ = f(Tu) à iex = IexN pour 0 < Tu < TuN
fait, les courants et les tensions ont des valeurs Ia = f(Tu) et Ua = UN
très nettement différentes de celles rencontrées

M Garnero page : 4 ET2-S1 TP0


En premier lieu il faut comprendre ce que l’on cherche à Observer comment varie la vitesse quand on freine la
faire. Dans l’exemple c’est : machine et quel est le courant absorbé.

Ensuite, il faut :
- dénombrer le matériel nécessaire. Une machine à essayer avec son alimentation
et un frein

- dénombrer les grandeurs à régler et choisir les 3 grandeurs : iex → rhéostat,


moyens de réglage. Ua → alimentation, Tu → dynamo frein
- dénombrer les grandeurs à mesurer et choisir les 5 grandeurs : iex → ampèremètre,
appareils de mesurage. Ua → voltmètre, Ia → ampèremètre,
Tu → frein dynamométrique,
n’ tachymètre optique.
- Organiser le schéma en prenant soin de désigner les
objets et les grandeurs.

TU = P x L
ia
A2 P
AL2
ua Plan de
charge
0 V1 Mcc Frein
300 V n’ Gcc bal.
=

Rh

AL1 +
Excit.
A.T.V
230 V ~
.
265 V -
=
iex Autotransformateur
variable
A1

- Etablir le mode opératoire en étant précis, pouvoir réaliser l’essai avec un mode
concis et en ne prenant pas ses désirs pou la opératoire correct.
réalité. Un exécutant non spécialiste doit

Mettre en marche AL1 (alimentation du pupitre de Mettre en marche ATV et le régler pour avoir la
puissance) balance en équilibre.
Régler Rh pour avoir Iex = 0,8 A sur A1 Relever la vitesse et le courant pour Tu = 2 Nm.
Mettre en marche AL2 et la régler pour avoir Ua = Reprendre la mesure en augmentant L de 10 cm en
220 V sur V1 10 cm jusqu’à 1 m.
Relever la vitesse au tachymètre optique et le Ramener ATV à zéro puis AL2 à zéro
courant à vide sur A2. Couper l’alimentation du pupitre.
Positionner la masse à L = 10 cm. (P = 20 N)

V Relevé des valeurs – Tracé des courbes :

Après avoir défini le schéma, élaboré le protocole Ce tableau répond à quelques règles qu’il faut
expérimental, réalisé le montage et avant de préciser.
procéder aux relevés, il faut préparer un tableau
Prenons l’exemple de l’essai en charge d’une
destiné à recevoir les valeurs.
machine tournante.
Le sujet propose de :

M Garnero page : 5 ET2-S1 TP0


- relever et tracer les caractéristiques : Ensuite, il faut préparer un tableau. Cinq
n’ = f(Tu) à iex = IexN pour 0 < Tu < TuN grandeurs physiques sont à mesurer, il y aura
Ia = f(Tu) et Ua = UN donc cinq appareils de mesure dans le montage : 2
En premier lieu, il faut relever, sur la plaque ampèremètres, 1 voltmètre, 1 tachymètre et 1
signalétique, les valeurs nominales. frein dynamométrique.
Cela pourrait être : Cependant trois colonnes seront suffisantes dans
UN = 220 V, n’N = 1 500 tr/mn, PuN = 3 kW, le tableau puisque deux grandeurs doivent être
IexN = 0,8 A qui permet de déduire maintenues constantes.
TuN = PuN / ΩN = 19,1 Nm

Fonctions Ce choix ayant été fait, on porte les valeurs


Variable Constantes
dans le tableau. (avant de commencer à
manipuler !). Ce sont les valeurs souhaitées
Iex = 0,8 A = cte Ua = 220 V = cte pour la variable (la cause) et le manipulateur en
est maître. Par contre, les valeurs des autres
Tu n’ ia Pu η colonnes, sont les conséquences qui sont à
(Nm) (Tr/mn) (A) (W) (%) observer.

0 1 550 1 0 0
Il est bon de noter, sous le tableau, le type et
2 1 545 3 324 38,7 le calibre des appareils utilisés.
1 540 5 645 50.6 Cela permet au correcteur de déceler les
4
raisons d’éventuelles anomalies ou à l’étudiant
.. .. de gagner du temps lors d’un examen au cours
.. .. duquel il devrait refaire l’essai.

18 1 505 13 2 837 65,1


Outre le relevé des valeurs, il faut également
20 1 500 15 3 142 65,5 tracer les courbes. Dans la mesure du possible
ces deux opérations sont simultanées.
Valeurs
calculées Là encore, il faut faire preuve de logique et de
bon sens. Pour toute chose, il faut d’abord
La première colonne doit impérativement prendre conscience du but recherché.
être celle de la variable (ici Tu), la deuxième La plupart du temps, lorsqu’on trace des
colonne sera celle de la fonction principale courbes, c’est pour avoir un impact visuel du
(ici n’), viennent ensuite les fonctions phénomène à analyser. (« Un petit dessin vaut
secondaires (ici ia). souvent mieux qu’un long discours »). C’est donc
Lorsque d’autres colonnes sont à rajouter grâce à ce dessin qu’on va diriger notre analyse
pour l’exploitation des résultats, il faut et porter des conclusions pertinentes.
nettement distinguer la partie valeurs
mesurées de la partie valeurs calculées. L’organisation de la feuille ainsi que le choix des
échelles sont donc primordiaux :
Il faut ensuite décider du nombre de points
Couper les axes et dilater les échelles, sont à
à relever et de leur répartition.
proscrire.
Généralement une dizaine, régulièrement
Sous prétexte d’une meilleure lisibilité, on ne
répartis, suffit.
doit pas dénaturer le phénomène.
Si la courbe relevée est monotone, on pourra
Il faut agir comme si l’on avait à réaliser un
le réduire. A contrario, lorsque la courbe est
écran publicitaire et considérer que l’effet
«chahutée » il faudra l’augmenter.
subjectif du premier coup d’œil est essentiel.
Dans l’exemple proposé, on peut choisir de
relever 8 points, échelonnés de 2 Nm en
Pour appréhender un phénomène dans son
2 Nm, sur l’intervalle 0 à 14 Nm
ensemble, on fait «un pas en arrière », on «prend
de l’altitude ». De même, en DAO ou en

M Garnero page : 6 ET2-S1 TP0


bureautique, «l’aperçu avant impression » est un Ajoutons qu’il est impératif que les valeurs
zoom arrière. nominales figurent sur les axes (ou une valeur
Une échelle trop dilatée, peu faire croire à des en référence à la valeur nominale XN/10,
irrégularités de la courbe. Il ne faut pas perdre 2XN,...).
de vue que les points s’inscrivent dans des Par contre les valeurs mesurées ne doivent pas
rectangles d’incertitude. faire partie des «étiquettes » de l’axe. Ne
doivent apparaître que des valeurs «rondes ».
Superposer plusieurs courbes sur le même
graphique peut être intéressant quand on veut L’échelle doit être clairement indiquée de
montrer la corrélation entre divers phénomènes même que la légende, les «conditions d’essai »
mais rend souvent la lecture plus difficile c’est à dire les valeurs qui ont été gardée
(surtout s’il s’agit de phénomènes indépendants constantes durant l’essai (les paramètres de la
et que la raison est une économie de papier). courbe) ainsi que la date et éventuellement le
Cette superposition amène souvent des nom de l’opérateur.
conclusions qui n’ont aucun sens.
Avec l’exemple précédent, cela donne deux
Si dans un passé récent on était parfois amené figures différentes utilisant toutes les deux un
utiliser le même repère 2D pour visualiser les format A4.
diverses grandeurs d’influence d’un phénomène, Elles sont assorties des commentaires induits
on peut, à l’heure actuelle, utiliser une vue 3D au premier coup d’œil :
(voire même une animation).

Ia n’
n’ (Tr/mn) n’ = f(Tu)
A Tr/mn
NN
20 1 550
1 500

1 000

Iex = 0,8 A
U = 220 V
500

Tu
TN Nm
10 1 525
0 Ia (A) 20
10
20
ia = f(Tu)
IN

10 Iex = 0,8 A
U = 220 V

Tu 0 Tu
Nm TN Nm
0 1 500
0 20 0
10 10 20

Les variations de la vitesse sont importantes. La vitesse est importante, elle varie peu.
Elles sont irrégulières. Le courant appelé est presque proportionnel
La vitesse tombe à zéro au couple fourni.
Les courbes se coupent en leur milieu. Les variations sont linéaires, un modèle
équivalent simple doit pouvoir rendre compte
fidèlement du phénomène

M Garnero page : 7 ET2-S1 TP0


Par contre, si nous avions à traiter un sujet de De même, une échelle logarithmique ou semi-
GEA dans lequel on demande l’analyse de logarithmique, peut s’avérer intéressante pour
l’évolution boursière sur le dernier mois, le mettre en évidence certaines propriétés.
choix aurait été différent. Dans ce cas, c’est la
Enfin, il est bon de rappeler quelques termes de
pente de la courbe qui porte l’information (sa
vocabulaire concernant l’analyse des courbes :
dérivée). Ici la troncature de l’axe est
recommandée afin de mettre en évidence ce - Il y a proportionnalité lorsque la
conséquence est liée à la cause par un
que l’on cherche à montrer.
coefficient y = k.x la courbe représentative
est une droite passant par l’origine.
CAC 40

3 100 - Lorsque la fonction est du type y = Y0 + k.x


on dit que la variation est linéaire,
croissante ou décroissante suivant le signe
de k, il faut alors discuter sur les valeurs
janvier relatives de Y0 et de Y(Xmax)
3 000
- Lorsque la courbe est une droite
1 31
horizontale, cela signifie que le phénomène
observé ne dépend pas de la variable
Il arrive parfois que l’on ait à faire un «zoom » choisie, ce n’est donc pas une grandeur
sur un phénomène, pour «voir » si le modèle que d’influence.
l’on propose est satisfaisant. Pour ne pas avoir à
- La conséquence est inversement
tronquer les axes, il suffit de représenter la
proportionnelle à sa cause lorsqu’elle est
différence à une valeur de référence et non pas
régie par une équation du type y = k./x, la
la grandeur dans l’absolu.
courbe est alors une branche d’hyperbole.
Par exemple, dans le cas du modèle de Kapp
Il arrive parfois qu’en ne considérant que le
appliqué au transformateur, on tracera :
premier terme du développement limité de
∆U2 = U2 – U20 = f(I2) au lieu de U2 = f(I2)
a/(b+x), on assimile une droite décroissante
à une hyperbole, mais c’est un abus de
∆U2 (V)
∆U2 =f(I2) à U1 = 230 V = cte langage.
UN/10
10
- Un phénomène est quadratique lorsqu’il est
Calculée 2
régit par une équation du type y = k.x , la
courbe représentative est une parabole.
mesurée bx
IN Une variation est exponentielle lorsque y = a.e
I2 (A)
, mais il vaut mieux, sauf pour les constructeurs
0 5 10
de bombes atomiques, que le coefficient b soit
négatif

VI Détermination du rendement

Le rendement η d'un système de conversion est le Pu Pu P − Pertes


rapport de l'énergie utile sortante sur l'énergie
η= = = abs
Pabs Pu + Pertes Pabs
absorbée entrante. Pour une durée de
fonctionnement ∆t cela revient à faire le rapport Deux méthodes peuvent être appliquées pour
des puissances utile et absorbée. déterminer le rendement :
Wu P ∆t P - La méthode directe pour laquelle on mesure
η= = u = u directement Pu et Pabs
Wabs Pabs ∆t Pabs
- La méthode des pertes séparées ou on évalue les
La différence entre Pu et Pabs correspond aux pertes pour une puissance utile (ou absorbée)
pertes. Pabs = Pu + Pertes ainsi le rendement peut donnée.
s'écrire : Chaque méthode a des avantages et des défauts.

M Garnero page : 8 ET2-S1 TP0


VII Freins contrôlés - Mesurage des couples

Lorsqu’on s’intéresse aux moteurs électriques, il est est ensuite transformée en chaleur dans la résistance.
naturel d’étudier comment la vitesse de rotation iaG
varie quand on freine l’arbre. Il faut, pour cela,
disposer d’un système qui permette de régler le
couple de freinage (c’est à dire le couple que l’on Ω GCC iex
fait fournir à la machine). Plusieurs solutions sont (KG, Ra) R
envisageables.

a) Freins à frottements
Cela peut être des mâchoires qui frottent sur un
tambour (ou des plaquettes sur un disque), un peu Le moment du couple opposé sur l’arbre s’écrit :
comme dans les véhicules automobiles. TFrein = Tem + Tp ≈ [Link]
Cette solution porte le nom de frein de Prony. EG
comme : i aG =
Pour les très petites machines, une simple courroie Ra + R L et EG = KG.Ω
lestée par un poids peut même suffire. KG
2

TFrein ≈ .Ω
Ra + R L
soit encore, en négligeant la saturation,

α 2 i exG
2

TFrein ≈ Ω (si KG ≈ α.iexG)


Ra + R L
Le réglage du couple de freinage peut se faire :
- soit par iexG à RL = cte
- soit par RL à iexG = cte
Deux montages sont donc envisageables :
Pour des machines de puissance moyenne
(<1 kW), on peut concevoir un frein à poudre. - RL est un plan de charge réglé à 100% et iexG est
Un ensemble de palettes tourne dans une enceinte réglable ( autotransformateur réglable + redresseur
remplie de poudre. La viscosité de cette dernière ou montage potentiométrique, mais pas montage
produit un couple de freinage. Elle est réglable par rhéostatique).
un électroaimant qui magnétise plus ou moins les iaG
particules de la poudre.
ATTENTION
Ne fermer K
Ω que pour les
petites
vitesses et
GCC R lorsque l’ATV
est à zéro

C’est ça
qu’on règle !

iex

b) « Dynamo frein »

Pour les machines de puissance plus importante, il Aux faibles vitesses, on peut encore atteindre des
est fréquent d’utiliser une génératrice débitant sur couples importants en court-circuitant RL (mais en
une résistance de charge. prenant les précautions d’usage !).
α 2 iexG
2
L’énergie mécanique de rotation est transformée en
énergie électrique par la génératrice. Cette énergie Dans ce cas TFrein ≈ Ω
Ra

M Garnero page : 9 ET2-S1 TP0


Masse mobile
Contrepoids Barre de
- IexG est fixe (montage rhéostatique) et RL est L
mesure
réglable en fonction du pourcentage de charge
mis en fonction.
P
ia
T=PxL

Ω RL
C’est ça Le contrepoids équilibre la barre de mesure. Le
GCC poids équilibre le couple
qu’on règle !

L1 L2
RH
TF L
iex

P2 P
P1
Le premier mode de réglage a l’avantage de pouvoir
régler le couple de freinage de façon continue alors Lorsque le contrepoids équilibre exactement la barre de
que le second le fait par bonds de 5%. mesure, le moment du couple de freinage se calcule par
TF = F x L où P est le poids de la masse mobile M (20 N)
c) Montage en balance
et L la distance entre l’axe de rotation et le centre de
Les freins ci-dessus (Prony, à poudre, dynamo) masse de M.
peuvent être utilisés en freins dynamométriques P1 poids du contrepoids
c’est à dire en appareils servant à la fois à freiner P2 poids de la barre
et à mesurer le moment des couples. P poids de la masse mobile
Pour cela on les « monte en balance ». Au lieu d’être A l’équilibre :
rigidement fixés au sol, le frein est libre en P1.L1 + TF = P2.L2 + P.L
rotation entre deux butées. (L’arbre peut tourner
Si P1.L1 = P2.L2 alors TF = P.L
par rapport au frein et le frein peut tourner par
rapport au sol) Pour les faibles valeurs de couples, la distance L risque
d’être inférieure au diamètre du frein et donc
inaccessible.
Fixations Dans ce cas, on augmente le contrepoids de telle sorte
qu’en absence de couple de freinage l’équilibre soit
obtenu pour une valeur L0 , ce qui donne :
P’1.L’1 = P2.L2 + P.L0
Montage « normal »
L’effort de freinage est transmis au sol. La fixation de gauche travaille L’ L2
en compression,, l’autre en extension
L0

P2
P
Butées
P’1
En présence d’un couple de freinage, à l’équilibre nous
Une jauge de contrainte sur les
Montage « en balance » aurons :
butées permet de mesurer le P’1.L’1 + TF= P2.L2 + P.L soit encore
couple
P2.L2 + P.L0 + TF = P2.L2 + P.L

ce qui donne finalement :

TF = P.(L – L0) avec L ≥ L0 donc TF ≥ 0

M Garnero page : 10 ET2-S1 TP0


Remarque : - soit la masse est opaque, dans ce cas, le zéro est
décalé vers l’extérieur de la moitié de longueur de M,
Deux technologies sont possibles pour la masse
de telle sorte que la lecture de L se fasse sur le bord
mobile M :
extérieur de la masse mobile.
- soit la partie supérieure est transparente et
munie d’un repère au milieu ;
Dans ce cas le zéro de la règle coïncide avec
l’axe de rotation.

Lire ici Lire ici

Vis de serrage

Attention : Ne jamais mettre côté règle,


sous peine d’effacer la graduation !

M Garnero page : 11 ET2-S1 TP0


Utilisation des ampèremètres magnétoélectriques multi-calibres
Continu
30-100-300µA 1-3-10-30-100-300mA - 1-3A 10-20A Précision1,5%
Calibre 100mVDC permet l’utilisation de shunts externes
Alternatif 1-3-10-30-100-300mA - 1-3A 10-20A Précision 2,5%

Calibre 10 A (uniquement) Calibre 20 A (uniquement)


Le commutateur doit être sur 3 – 10 – 20 A Le commutateur doit être sur 3 – 10 – 20 A

Calibres de 100 µA à 3 A
Suivant la position du
commutateur
Commutateur de
calibres

Fusible

Sortie du courant
Commutateur AC/DC

Miroir de parallaxes

Réglage du zéro

Echelle 20 A
Lecture directe

Echelles :
100µA, 1mA, 10mA, 0,1A, 1A, 10A
(multiples de 10)

Echelles
300µA, 3mA, 30mA, 0,3A, 3A
(multiples de 30)

M Garnero page : 12 ET2-S1 TP0

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