Introduction aux TP d'Électrotechnique
Introduction aux TP d'Électrotechnique
ET2
Introduction aux
travaux pratiques
d'ELECTROTECHNIQUE
I Introduction
II Sécurité :
VI Détermination du rendement
Michel GARNERO
-1ère Année
CONSIGNES GENERALES SUR LE DEROULEMENT DES TP
Evaluation des TP
Rotations:
semaine
1 2 3
Binôme
I 1 2 3
II 2 3 1
III 3 1 2
IV 1 2 3
V 2 3 1
VI 3 1 2
Remarque générale:
Avant de commencer la manipulation, relever sur chaque table ou sur chaque machine les indications
propres au matériel utilisé et en particulier les valeurs indiquées sur la plaque signalétique de la
machine à l’essai.
2
M Garnero page : 2 ET2-S1 TP0
I Introduction - Analyse et exploitation des résultats.
Les séances de travaux pratiques doivent être - Vérifications théoriques, de bon sens,
l'occasion pour l'étudiant : expérimentales (généralement sur des points
- d'une part de se familiariser avec le matériel, de fonctionnement particuliers).
les méthodes et les techniques utilisées en
- Rédaction du compte-rendu qui est la phase de
électrotechnique ;
mise en forme. On peut remarquer que si la
- d'autre part de concrétiser le contenu des
manipulation a été bien menée, le compte-
enseignements.
rendu peut être terminé en même temps que la
En fin de séance, l'étudiant doit avoir compris le séance.
fonctionnement des montages et des dispositifs
La préparation de l'exercice de travaux pratiques
utilisés, l'intérêt des mesures effectuées et
est donc essentielle. Elle doit permettre à
savoir exploiter les résultats obtenus.
l'étudiant de prévoir les éléments ci-dessus.
Plusieurs tâches se présentent donc au cours d'un
exercice de travaux pratiques : La découverte du sujet lors de la séance
n'offre pas un délai de réflexion suffisant.
- Détermination de l'objectif de la manipulation
(courbes ou grandeurs caractéristiques,
rendement, prédétermination, caractérisation, II Sécurité :
etc.,...).
Les travaux pratiques d'Electrotechnique
- Définition des grandeurs à mesurer, des
mettent en jeu des appareils de puissance non
grandeurs mesurables et de leurs liens ainsi
négligeable. Les sources, généralement de
que des conditions de l'expérimentation
tension, peuvent débiter des courants importants
(charge, facteur de puissance, température,
sans chute de tension sensible. Ce sont donc des
vitesse, grandeurs constantes, réglages, etc.)
montages qu'il est bon d'utiliser en prenant
- Détermination d'un montage qui doit certaines précautions. La première étant sans
comporter les éléments de réglage, de doute, de ne pas faire n'importe quoi.
mesurage, de sécurité, imposés par ce qui
précède et par le matériel. Définition des Prévention et traitement :
appareils à utiliser en fonction de leurs
caractéristiques et de la valeur des grandeurs - On ne fait
qui les concernent (calibre, nature, puissance, pas de «montage/démontage» sous tension.
durée de fonctionnement, etc. ...). En effet, un Une modification sur un circuit de commande qui
voltmètre ne se branche pas comme un semble anodine peut engendrer des effets
ampèremètre, un appareil magnétoélectrique dangereux dans les circuits de puissance.
ne rend pas les mêmes services qu'un appareil - On ne coupe pas brutalement le courant dans
ferromagnétique, etc. ... une self (arcs).
- Mise au point d’un mode opératoire comprenant - On ne court-circuite pas un condensateur
la succession des diverses séquences chargé.
(démarrage, réglages, mesures, variations, - On n'utilise pas de fils à l'isolant défectueux.
contrôle, etc.,...), le relevé des résultats
- On réfléchit un peu.
(courbes, tableaux, enregistrements,...).
- Réalisation du montage. Vérification préalable - Au cas où un accident se produirait,
et tests de bon fonctionnement ; enfin, relevé il faut d'abord couper la source avant
des points de mesures. Il est bon de tracer les de porter secours à l'accidenté
courbes en même temps que l'on relève les
mesures. Cela permet de contrôler la
pertinence des valeurs et aide à déceler les
défauts de fonctionnement ou autres.
Ensuite, il faut :
- dénombrer le matériel nécessaire. Une machine à essayer avec son alimentation
et un frein
TU = P x L
ia
A2 P
AL2
ua Plan de
charge
0 V1 Mcc Frein
300 V n’ Gcc bal.
=
Rh
AL1 +
Excit.
A.T.V
230 V ~
.
265 V -
=
iex Autotransformateur
variable
A1
- Etablir le mode opératoire en étant précis, pouvoir réaliser l’essai avec un mode
concis et en ne prenant pas ses désirs pou la opératoire correct.
réalité. Un exécutant non spécialiste doit
Mettre en marche AL1 (alimentation du pupitre de Mettre en marche ATV et le régler pour avoir la
puissance) balance en équilibre.
Régler Rh pour avoir Iex = 0,8 A sur A1 Relever la vitesse et le courant pour Tu = 2 Nm.
Mettre en marche AL2 et la régler pour avoir Ua = Reprendre la mesure en augmentant L de 10 cm en
220 V sur V1 10 cm jusqu’à 1 m.
Relever la vitesse au tachymètre optique et le Ramener ATV à zéro puis AL2 à zéro
courant à vide sur A2. Couper l’alimentation du pupitre.
Positionner la masse à L = 10 cm. (P = 20 N)
Après avoir défini le schéma, élaboré le protocole Ce tableau répond à quelques règles qu’il faut
expérimental, réalisé le montage et avant de préciser.
procéder aux relevés, il faut préparer un tableau
Prenons l’exemple de l’essai en charge d’une
destiné à recevoir les valeurs.
machine tournante.
Le sujet propose de :
0 1 550 1 0 0
Il est bon de noter, sous le tableau, le type et
2 1 545 3 324 38,7 le calibre des appareils utilisés.
1 540 5 645 50.6 Cela permet au correcteur de déceler les
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raisons d’éventuelles anomalies ou à l’étudiant
.. .. de gagner du temps lors d’un examen au cours
.. .. duquel il devrait refaire l’essai.
Ia n’
n’ (Tr/mn) n’ = f(Tu)
A Tr/mn
NN
20 1 550
1 500
1 000
Iex = 0,8 A
U = 220 V
500
Tu
TN Nm
10 1 525
0 Ia (A) 20
10
20
ia = f(Tu)
IN
10 Iex = 0,8 A
U = 220 V
Tu 0 Tu
Nm TN Nm
0 1 500
0 20 0
10 10 20
Les variations de la vitesse sont importantes. La vitesse est importante, elle varie peu.
Elles sont irrégulières. Le courant appelé est presque proportionnel
La vitesse tombe à zéro au couple fourni.
Les courbes se coupent en leur milieu. Les variations sont linéaires, un modèle
équivalent simple doit pouvoir rendre compte
fidèlement du phénomène
VI Détermination du rendement
Lorsqu’on s’intéresse aux moteurs électriques, il est est ensuite transformée en chaleur dans la résistance.
naturel d’étudier comment la vitesse de rotation iaG
varie quand on freine l’arbre. Il faut, pour cela,
disposer d’un système qui permette de régler le
couple de freinage (c’est à dire le couple que l’on Ω GCC iex
fait fournir à la machine). Plusieurs solutions sont (KG, Ra) R
envisageables.
a) Freins à frottements
Cela peut être des mâchoires qui frottent sur un
tambour (ou des plaquettes sur un disque), un peu Le moment du couple opposé sur l’arbre s’écrit :
comme dans les véhicules automobiles. TFrein = Tem + Tp ≈ [Link]
Cette solution porte le nom de frein de Prony. EG
comme : i aG =
Pour les très petites machines, une simple courroie Ra + R L et EG = KG.Ω
lestée par un poids peut même suffire. KG
2
TFrein ≈ .Ω
Ra + R L
soit encore, en négligeant la saturation,
α 2 i exG
2
C’est ça
qu’on règle !
iex
b) « Dynamo frein »
Pour les machines de puissance plus importante, il Aux faibles vitesses, on peut encore atteindre des
est fréquent d’utiliser une génératrice débitant sur couples importants en court-circuitant RL (mais en
une résistance de charge. prenant les précautions d’usage !).
α 2 iexG
2
L’énergie mécanique de rotation est transformée en
énergie électrique par la génératrice. Cette énergie Dans ce cas TFrein ≈ Ω
Ra
Ω RL
C’est ça Le contrepoids équilibre la barre de mesure. Le
GCC poids équilibre le couple
qu’on règle !
L1 L2
RH
TF L
iex
P2 P
P1
Le premier mode de réglage a l’avantage de pouvoir
régler le couple de freinage de façon continue alors Lorsque le contrepoids équilibre exactement la barre de
que le second le fait par bonds de 5%. mesure, le moment du couple de freinage se calcule par
TF = F x L où P est le poids de la masse mobile M (20 N)
c) Montage en balance
et L la distance entre l’axe de rotation et le centre de
Les freins ci-dessus (Prony, à poudre, dynamo) masse de M.
peuvent être utilisés en freins dynamométriques P1 poids du contrepoids
c’est à dire en appareils servant à la fois à freiner P2 poids de la barre
et à mesurer le moment des couples. P poids de la masse mobile
Pour cela on les « monte en balance ». Au lieu d’être A l’équilibre :
rigidement fixés au sol, le frein est libre en P1.L1 + TF = P2.L2 + P.L
rotation entre deux butées. (L’arbre peut tourner
Si P1.L1 = P2.L2 alors TF = P.L
par rapport au frein et le frein peut tourner par
rapport au sol) Pour les faibles valeurs de couples, la distance L risque
d’être inférieure au diamètre du frein et donc
inaccessible.
Fixations Dans ce cas, on augmente le contrepoids de telle sorte
qu’en absence de couple de freinage l’équilibre soit
obtenu pour une valeur L0 , ce qui donne :
P’1.L’1 = P2.L2 + P.L0
Montage « normal »
L’effort de freinage est transmis au sol. La fixation de gauche travaille L’ L2
en compression,, l’autre en extension
L0
P2
P
Butées
P’1
En présence d’un couple de freinage, à l’équilibre nous
Une jauge de contrainte sur les
Montage « en balance » aurons :
butées permet de mesurer le P’1.L’1 + TF= P2.L2 + P.L soit encore
couple
P2.L2 + P.L0 + TF = P2.L2 + P.L
Vis de serrage
Calibres de 100 µA à 3 A
Suivant la position du
commutateur
Commutateur de
calibres
Fusible
Sortie du courant
Commutateur AC/DC
Miroir de parallaxes
Réglage du zéro
Echelle 20 A
Lecture directe
Echelles :
100µA, 1mA, 10mA, 0,1A, 1A, 10A
(multiples de 10)
Echelles
300µA, 3mA, 30mA, 0,3A, 3A
(multiples de 30)