Lycée La Martinière Monplaisir Année 2024/2025
MPSI-MP2I - Mathématiques le 15 novembre
Devoir surveillé n°3
Durée : 3 heures, calculatrices et documents interdits
I. Une partie de P(E).
Soit E et F deux ensembles non vides, f : E → F une application et S = {X ⊂ E | f ← (f (X)) = X}.
Pour C un ensemble, on note P(C) l’ensemble des parties de C.
1) Pour A ⊂ E, montrer que A ⊂ f ← (f (A)).
2) Pour A ⊂ E, montrer que f ← (f (A)) ∈ S.
3) Montrer que S est stable par intersection et réunion.
4) Soit X ∈ S et A ⊂ E tels que X ∩ A = ∅. Montrer que X ∩ f ← (f (A)) = ∅.
5) Soit X, Y ∈ S. Montrer que E\X et Y \X appartiennent à S.
(
S → P(f (E))
6) Montrer que l’application φ : est une bijection.
A 7→ f (A)
II. Une équation différentielle.
On considère l’équation différentielle
2y ′
y ′′ + + y = 0. (E )
th(x)
sh(x)
1) Question préliminaire. Justifier que −−−→ 1.
x x→0
2) Sur quel ensemble E peut-on chercher à résoudre (E ) ? Écrire cet ensemble comme une union
d’intervalles ouverts.
3) Soit y : E → R une solution de l’équation (E ). On pose alors
z: E → R .
y(x)
x 7 → y ′ (x) +
th(x)
a) Montrer que z est solution de l’équation différentielle linéaire :
z
z′ + = 0. (F )
th(x)
b) Résoudre l’équation (F ) sur R∗+ .
c) Résoudre l’équation (F ) sur R∗− .
Indication : on essaiera de chercher un argument rigoureux évitant de dupliquer les
arguments donnés pour résoudre la question précédente.
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d) En déduire qu’il existe a, b, a′ , b′ ∈ R tel que, pour tout x ∈ E,
ax + b
si x>0
sh(x)
y(x) = .
a′ x + b′
si x<0
sh(x)
e) Réciproquement, montrer que toutes les fonctions de cette forme sont bien solution
de (E ).
4) Parmi les solutions de (E ), lesquelles admettent-elles une limite finie en 0 ? Le cas échéant,
laquelle ?
III. Étude d’une fonction complexe.
On considère la fonction complexe
z+1
f : z 7→ .
z̄ + 2
1) Déterminer le domaine de définition de f , que l’on notera ∆f .
2) a) Soit z ∈ ∆f . Montrer que |f (z)| = 1 si et seulement si |z + 1| = |z + 2|.
b) En déduire une expression explicite de f ← (U).
3
3) Montrer que f ← (R) = ∆f ∩ R ∪ z ∈ C Re(z) = − .
2
4) a) Pour chaque z ∈ f ← (R), que vaut f (z) ? Déterminer alors f (f ← (R)).
b) L’application f : ∆f → C est-elle injective ? Bijective ?
5) Résoudre l’équation f (z) = 1. Que peut-on en déduire ?
Dans la suite du problème, on considèrera la fonction g = f|U , c’est-à-dire
g : U → C .
z+1
z 7→
z̄ + 2
u2 + u
6) Soit u un nombre complexe de module 1, justifier que g(u) = .
2u + 1
1 + 3i
7) a) Résoudre pour u ∈ U l’équation g(u) = .
5
b) Résoudre pour u ∈ U l’équation g(u) = i.
8) L’application g est-elle surjective ?
9) a) Soit u ∈ U, soit t ∈] − π, π] vérifiant u = e it . On pose
u+1
v= .
2u + 1
Exprimer |v|2 en fonction de cos(t) (uniquement !).
1 + cos(t)
b) Étudier sur ] − π, π] la fonction φ : t 7→ .
5 + 4 cos(t)
c) Conclure quant à l’injectivité de g.
— FIN —
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