EXEMPLES DE VECTEURS
D’EXPRESSION et PROMOTEURS
Vecteurs d’expression
PLASMIDE (Procaryote/Eucaryote)
Plasmide (episomale ou intégratif)
Plasmide avec promoteur viral (phage ou autre virus:
CMV, SV40…) =plasmide viral
Plasmide navette (E.coli /levure-Cellule mammifère)
PHAGE (Procaryote)
VECTEUR VIRAL (Eucaryote Supérieure)
Mammifère : Adénovirus (Non Integratif),
Rétrovirus (Intégratif)
Insecte : Baculovirus
Exemples de Promoteur
E.Coli: P.Lac, P.T7
Levure : P.GAL1, P.AOX1, P.XPR2
Insecte: P.Polyedrine
Cellule Mammifère: P.CMV, SV40, Padeasy
Cellules végétales P Ramy3D
POURQUOI LE Choix d’un système d’induction ???
L’expression de protéines hétérologues se fait la plupart du
temps après une première étape de croissance des cellules.
REPONSE
- 1er raison : Production de biomasse.
- La machinerie cellulaire étant recrutée par la production de
la protéine endogène ou homologue.
- Ainsi, lors de l’induction, cette même machinerie sera
presque exclusivement utilisée pour la production de la
protéine d’intérêt.
POURQUOI LE Choix d’un système d’induction ???
L’expression de protéines hétérologues se fait la plupart du
temps après une première étape de croissance des cellules.
REPONSE
- 2nd raison : Protection des cellules contre la toxicité
cette induction a un moment précis permet de protéger les
bactéries ou les cellules contre la toxicité fréquente des
protéines hétérologues accumulées.
EXEMPLES DE VECTEURS
D’EXPRESSION
CHEZ LES PROCARYOTES (E.coli)
PROMOTEUR VIRAL
Plasmide avec
promoteur phagique
Les plus classiques:
Promoteur du phage T5
pQE (Qiagen)
Promoteur du phage T7
pET (Novagen)
pALTER-ex
(Promega)
pGEMEX (Promega)
La souche hôte possède le gène phagique de la T7 RNA polymérase sous contrôle du promoteur-opérateur lactose. En absence
d’IPTG, la T7 RNA polymérase est produite à un niveau basal ; hors, celle-ci est inhibée par le lysozyme du phage T7 produit
en faible quantité à partir d’un autre plasmide.
Par contre, après induction, l’inhibiteur est en trop faible quantité pour continuer à inhiber la T7 RNA polymérase. Celle-ci
pourra alors transcrire le gène d’intérêt cloné en aval du promoteur T7. comme seul ce gène est sous la dépendance de ce
promoteur, il sera produit en très grande quantité
Système d’expression
Choix
Caractéristiques
CRITERES DE
Choix du système vecteur-Cellule hôte
•Génotype de la souche (cellule hôte) utilisée pour la production
(codon rare, glycosyltransferase, protéase, auxotrophie…)
•Le choix du vecteur d’expression
(Autonome-Intégratif)
•Le choix du promoteur
(Fort/Faible, Constitutive/Inductible, Thermo-régulé)
•Le milieu de culture
(composition, coût)
•Le choix de l’inducteur
(concentration, temps d’induction, température d’induction)
•La co-expression des protéines chaperonnes/Protéines de fusion
•le rendement (taux d’expression)
•la toxicité de la protéine envers la cellule hôte,
•Les MPT (particulièrement la N-glycosylation) et le repliement (folding)
de la protéine.
Comparaison des différents systèmes
Pas de système d'expression universel disponible pour
la production (biopharmaceutique) de protéines.
Prendre en compte les
Paramètres liés à la protéine à produire :
Structure, fonction / activité biologique, Modifications
post-traductionnelles (N-glycosylation)…. Immunogénicité de
la protéine
Critères d'ordre expérimental :
Facilité de purification, Coût/rendement du système, Cellules
hôtes (densité de culture, temps de génération),
Aspects industriels et économiques des procédés à mettre en
œuvre :
coût des installations, investissements, facilité de transfert
d’échelles, temps de développement, risques de contaminations …
Il existe une pléthore d'hôtes utilisés pour la production de protéines recombinantes.
Le choix dépend de l'utilisation prévue, des quantités et de la qualité recherchées
PRINCIPALES DIFFICULTES
Un des plus importants critères à considérer dans le choix d'un système
•d'expression
Taux d’expression de la protéine, cinétique
: LA GLYCOSYLATION
• Modifications
Module de nombreuses post-traductionnelles, repliement,
caractéristiques : repliement, sécrétion, fonction
glycosylation
biologique, temps de demi-vie, antigénicité...
• Procédés
i. de purification
Si la glycosylation n'a pas d'influence sur les fonctions biologiques
de la protéine, alors l'expression chez la bactérie E. coli est préférée.
• Stabilité, solubilité
• Considérations économique: équipements
ii. Si la glycosylation n'est pas indispensable pour les fonctions
biologiques mais peut aider à stabiliser la protéine, alors la levure
disponibles, coûtsdedesouches
sera choisie (utilisation production
mutées pour éviter toutefois des
chaînes oligomannosidiques trop longues).
• Considérations réglementaires
iii. Si la glycosylation est nécessaire à l'activité biologique de la protéine
ou à l'augmentation de sa durée de vie plasmatique, les cellules de
mammifères seront préférées.
N-GLYCOSYLATION?
Les N-glycannes sont toujours liés à un
résidu d'asparagine au sein d'une séquence
particulière aussi appelée séquon de formule
Asn-X-Thr/Ser, X désignant n'importe quel
acide aminé autre que la proline
La glycosylation des glycoprotéines peut affecter :
leur solubilité, leur repliement, la
reconnaissance et la liaison aux ligands, la stabilité à la protéolyse ainsi que l’activité
biologique, l’antigénicité et le temps de demi-vie des protéines concernées
Classiquement, trois types
de structures sont
décrites : le type
oligomannosidique, le type
hybride et le type
complexe
A_2,6
A_2,3
CONSEQUENCES D’UNE GLYCOSYLATION INCORRECTE
SOLUTIONS
SOLUTIONS
La modification de la séquence en acides
aminés afin d’éliminer des sites de
Une glycosylation glycosylation
incorrecte peut avoir des Exprimer la protéine dans le milieu
conséquences majeures sur intracellulaire pour éviter la glycosylation
l‘immunogénicité, la
Faire une déglycosylation de la protéine
pharmacocinétique ou avec T Peptide:N-Glycosidase F au autres
l'activité biologique enzymes
Ingénierie de la glycosylation = la
construction de souches génétiquement
modifiées possédant des voies de
glycosylation « humaines »
UP-STREAM
PROCESS
DOWN-
STREAM
PROCESS
ETAPES DE DEVELOPEMENT ET
DE PRODUCTION DU
•
BIOMEDICAMENT
Isolement de la séquence d’ADN humaine.
• Insertion de cette séquence dans un vecteur.
• Incorporation au génome de la cellule (bactérie, levure, cellules de mammifère, cellules
végétales ou d’insecte) et sélection d’une cellule, qui sera clonée pour la création de la
banque de cellules,
• Mise en culture d’un clone répondant aux caractéristiques désirées Up stream
- Obtention d’une population appelée la banque cellulaire maitresse ou «Master Cells
Bank » (MBC) qui est conservée. o Pour assurer la pérennité de cette MCB : création d’une
banque cellulaire de travail ou « Working Cell Bank » (WCB) à partir de cellules issues de la
MCB.
- Mise en culture des WCB pour qu’elles produisent la protéine d’intérêt (fermenteur ou
système de culture cellulaire).
• Isolement et purification de la protéine d’intérêt Down stream
• Mise en forme pharmaceutique.
Chaque fabricant possède ses propres MCB et WCB et développe ses propres processus de
fabrication (caractéristique de la fermentation ou de la purification), uniques et brevetés.
• PROCESSUS DE PRODUCTION DU
BIOMEDICAMENT:
UP STREAM ET DOWN-STREAM PROCESS
Remarque. cellule hôte servira de base
pour la production de banques cellulaires
UPSTREAM PROCESS
Banque Cellulaire
UPSTREAM PROCESS
Banque Cellulaire
- Sélection du clone recombinant
- Mettre en place un système de lots de semence ou banques
cellulaires
Pourquoi? pour assurer
- la pérennité de la lignée cellulaire
obtenue
- la reproductibilité du procédé.
Ces banques constituent des moyens de prévention en cas de :
Contaminations par des micro-organismes.
Contaminations croisées.
Panne d’incubateurs (coupure courant, rupture alimentation CO2, etc).
Dérive génotypique due à une instabilité génétique.
TYPES BANQUES
CELLULAIRES
Deux types de système de banques cellulaires
-La banque cellulaire maîtresse ou Master Cell
Bank (MCB)
- La banque cellulaire de travail ou Working Cell
Bank (WCB).
DEFINITION DES BANQUES
MCB/WCB
La banque cellulaire maîtresse MCB est créée à partir de la
mise en culture du clone recombinant sélectionné. La
population ainsi obtenue est répartie en une centaine de
fractions aliquotes (environ 106 cellules par tube) et cryo-
conservée dans de l’azote liquide généralement.
La banque cellulaire de travail WCB est ensuite préparée à
partir de cette MCB. Un ou plusieurs tubes de la MCB sont
amplifiés par sous culture en série puis cryo-conservés.
Chaque lot de production sera initié à partir d’un tube de cette
banque cellulaire de travail.
CULTURE CELLULAIRE OU
UPSTREAM PROCESS
Expansion cellulaire et
Production en bioréacteur
DIFFERENTES ECHELLES DE TRAVAIL
ECHELLE
LABORATOIRE PILOTE INDUSTRIELLE
TEMPS RECHERCHE DEVELOPPEMENT PRODUCTION
OBJECTIFS
ETUDE LA ETUDE/MISE AU
MISE EN ŒUVRE DES
FAISABILITE DE LA POINT DES
CONDITIONS IN
PRODUCTION CONDITIONS
DUSTRIELLES
(SOUCHE, MC…) INDUSTRIELLES
Expansion cellulaire et
Production en bioréacteur
-Un tube de la banque cellulaire de travail est décongelé et mis en culture dans un
milieu de culture approprié
La première étape de la culture cellulaire correspond à une étape appelée
expansion cellulaire ou scale up (mise à l’échelle).
Il s’agit d’amplifier la culture cellulaire par des passages successifs dans des
contenants ou des bioréacteurs de taille croissante (quelques millilitres à une
cinquantaine de litres).
- Une fois la concentration cellulaire optimale obtenue, la culture est inoculée dans un
bioréacteur dit industriel généralement en inox pour assurer la production à l’échelle
industrielle
La production du
Biomédicament
La production dans des volumes de cultures de plusieurs m3
nécessite de passer par 3 étapes :
- Ensemencement
(Un tube de la banque cellulaire de travail est décongelé et mis en culture dans un milieu de culture approprié )
- Transfert d’échelle –Scale up
(d’amplifier la culture cellulaire par des passages successifs dans des contenants ou des bioréacteurs de taille
croissante )
- Production
(la culture est inoculée dans un bioréacteur dit industriel généralement en inox pour assurer la production à l’échelle
industrielle)
croissance cellulaire, viabilité, titre, qualité du produit
BIOREACTEUR
Un bioréacteur, appelé également fermenteur ou cytoculteur, est
une enceinte qui permet la production de micro-organismes via
un pilotage des paramètres physico-chimiques tels que la
température, le pH, la pression ou l’agitation.
Il existe trois modes de culture dans les bioréacteurs,
• le batch (ou culture discontinue),
• Le fed-batch (ou culture semi-continue alimentée)
• la perfusion (ou culture continue).
Les deux modes les plus couramment utilisés dans l’industrie
pharmaceutique pour la production des protéines recombinantes
sont les modes fed-batch et perfusion
Différents procédés de fermentation
On distingue trois types de procédés de fermentation (figure 3 ) :
-- le procédé batch ou fermentation discontinue ;
-- le procédé fed-batch ou fermentation discontinue alimentée ;
-- le procédé de culture continue.
MODES DE CULTURE
Le bioréacteur fonctionnant en Le fed-batch consiste à alimenter le
batch ("lot" en français) n’est pas bioréacteur de façon semi-continue, des
alimenté en continu en substrat solutions concentrées de nutriments sont
lors de la production, les ajoutées à certains intervalles de la production
nutriments sont seulement sans qu’il y est soutirage du milieu, le volume
introduits au début de la culture. du bioréacteur augmente donc.
Le bioréacteur fonctionnant en perfusion
est alimenté en continu en substrat frais et
le milieu est soutiré avec le même débit
pour garder le volume du bioréacteur
constant.
EXTRACTION/PURIFICATION OU
DOWNSTREAM PROCESS
Le downstream process consiste
-à récolter la protéine d’intérêt
-à la purifier grâce à diverses étapes de chromatographies afin d’éliminer les impuretés
potentiellement dangereuses qu’elle contient et de proposer un produit pur et sûr pour le
patient.
ISOLER / PURIFIER
Compartiment d’expression?
• Extracellulaire
• Cytoplasmique – soluble
- insoluble
• Periplasmique
DOWN-STREAM
ISOLER LA PROTEINE
DOWN-STREAM PROCESS
-Isoler/ Récolter la protéine d’intérêt
- Purifier grâce à diverses étapes de chromatographies afin d’éliminer les impuretés potentiellement dangereuses
qu’elle contient et de proposer un produit pur et sûr pour le patient.
Compartiment
d’expression?
Dénaturation-
Renaturation
FORMUL
!
Centrifugation
Intracellulaire
Extracellulaire
Lyse de la cellule
Ch. Affinité
Soluble
Insoluble
Polissage/GF/
Ech.d’ions
Dénaturation/renaturatio
n
Lyophilisé / Liquide
ISOLER LA PROTEINE
Intracellulaire
INTRACELLULAIRE INSOLUBLE:
CORPS D’INCLUSION
Renaturation d’un corps d’inclusion ou d’un précipité obtenu in vitro
INTRACELLULAIRE INSOLUBLE Dénaturants et
solubilisants de la forme dénaturée
1. Solubilisation O NH2+
H 2N C NH2 H 2N C NH2
Urée Guanidinium
D Daq en présence d’urée (entre 4 et 8 M) ou
de guanidinium (entre 3 et 6M)
+ agent réducteur des ponts disulfure (b-mercaptoéthanol ou DTT)
Intracellulaire insoluble
Eliminer l’agent dénaturant en
2. Renaturation évitant la re-précipitation
D Daq N
a. Dialyse
Facile mais risque de reprécipitation élevé
b. Dilution rapide
Facile mais protéine diluée
Risque de reprécipitation faible
c. Immobilisation
Facile si His-Tag (immobilisation par IMAC)
Risque de reprécipitation faible
Pas de dilution
Repliement incorrect possible
CORPS D’INCLUSION
1- Lyse de la culture bactérienne, centrifugation à basse vitesse (500-1000 g)
2- Solubilisation par détergents (à éliminer par la suite => coût)
3- Dialyse et/ou diafiltration
4- Renaturation de la protéine
Avantages:
Pas de protéolyse de la protéine agrégée
Pas de toxicité de la protéine vis à vis de la cellule
Purification simple et peu coûteuse, grandes quantités accumulées
Inconvénients:
Renaturation in vitro: rendements inversement proportionnels à la concentration
de protéine
PROTÉINES SOLUBLES DANS LE CYTOPLASME
- Utilisation de vecteurs comportant des promoteurs thermo-régulés
Ex: cspA
Protocole de production: phase d’expansion à 37°C
induction de la production: 15-25°C
- Surexpression de protéines-chaperon (famille GroE)
EXPRESSION DANS LE PÉRIPLASME (4% DES PROTÉINES
BACTÉRIENNES)
- Ajout d’une séquence signal procaryote (phoA, OmpA, β-lactamase) en
5’ de la protéine exprimée
-Environnement oxydant permettant la formation de ponts disulfure
- Rendements faibles
PERIPLASME
Les avantages de l'expression periplasmiques
i) la protéine est généralement soluble
ii) le repliement de la protéine est généralement correct
iii) la protéine est moins sujette aux dégradations protéolytiques
iv) la purification est plus simple.
Les inconvénients:
i) les protéines hydrophobes sont difficilement transloquées au
travers de la membrane plasmique
ii) le niveau de production est beaucoup plus faible que dans le
cytoplasme
iii) il peut y avoir des problèmes de toxicité membranaire si la protéine
est exprimée en trop forte quantité.
.
Toutefois, toute ces techniques vise à diminuer la
production, aussi on observe souvent une baisse du rendement.
PURIFICATION
PREMIÈRE ÉTAPE
PURIFICATION PAR CHROMATOGRAPHIE D’AFFINITÉ,
(CHROMATOGRAPHIE DE CAPTURE)
une pureté supérieure à 98%
DEUXIEME ÉTAPE
ÉTAPES DE ‘POLISSAGE’
ÉLIMINER LES IMPURETÉS RESTANTES COMME LES IMPURETÉS
LIÉES AU PROCÉDÉ
TROISIEME ÉTAPE
ÉTAPE DE FILTRATION
ÉLIMINER LES IMPURETÉS RESTANTES COMME LES IMPURETÉS
UTILISATION DE PROTEINES DE FUSION POUR LA PURIFICATION
ETIQUETAGE (TAG) ET PROTEASES
- Les TAG et protéases
Les TAG sont des protéines ou des peptides qui permettent :
La production,
La détection,
La stabilisation
La purification
Souvent, on veut enlever des fusions entre deux protéines après une
expression in vitro et purification. Dans ce cas,
on intercale entre les deux protéines une séquence qui va coder pour
un site de coupure.
La coupure peut être:
chimique par exemple en utilisant le bromure de cyanogène qui coupe
au niveau des méthionines ou l'acide iodosobenzoique qui oxyde les
tryptophane.
enzymatique, des protéases spécifiques d'une séquence. Clivage
enzymatique du TAG (entérokinase, thrombine, facteur Xa)
Raffinage
(POLISSAGE=polishing)
La purification par bioaffinité devra être
suivie d'un raffinage (polishing).
• Pour le raffinage, on met classiquement en
œuvre une chromatographie d'échange
d'ions (élution en gradient de force
ionique) puis une exclusion-diffusion (GFC,
gel filtration).
• La gel filtration est très intéressante pour
séparer différentes formes oligomériques.
• CARACTERISATION DE LA PROTEINE
QUALITÉ,
SÉCURITÉ
L’EFFICACITÉ
PRINCIPAUX P PARAMETRES POUR LA
CARACTERISATION DES BIOMEDICAMENTS
ANALYSE DE LA PURETE
SÉCURITÉ: LES PRINCIPAUX CONTAMINANTS
n1°/ Contaminants issus du système d'expression:
- Protéines de la cellule hôte
- Virus et/ou mycoplasmes contaminants la cellule hôte (hybridomes,
cellule eucaryote)
- Endotoxines (E coli)
n2°/ Contaminants issus du système de production:
-Agents adventices contenus dans les milieux biologiques (Sérums de
veau...)
-Contamination accidentelle (bactérienne ou virale)
- Composés du milieu de culture/sérums: BSA, IgG bovines...
- Métaux, Antibiotiques...
n3°/ Contaminants issus du système de purification:
-Agents de nettoyage et Détergents
-Composés relargués des Filtres, Stabilisants et Conservateurs des
Supports chromatographiques:
MISE EN FORME
PHARMACEUTIQUE
La formulation des substances actives biologiques
Mise en forme
pharmaceutique
• La mise en forme pharmaceutique du
biomédicament : formulation (mise en
forme) et vectorisation (association
avec un transporteur qui amènera le
principe actif à sa cible), et
conditionnement (conservation et
administration).
FORME GALÉNIQUE
• Forme galénique utilisée est une :
- Préparation liquide
- Préparation cryo-desséchée
CHOIX DES EXCIPIENTS
• Compatible avec la substance active
• Permettre une bonne solubilisation de la
protéine et de garantir la stabilité du
produit afin d’administrer au patient un
produit sûr et efficace.
STABILITÉS
• La stabilité d'un médicament peut être définie
comme son aptitude à conserver ses propriétés
Chimiques,
Physiques,
Microbiologiques
Biopharmaceutiques
ETABLIR UN PROFIL DE STABILITE
(tester les influences de la température, de l'humidité, de
la lumière, du pH et des agents oxydants sur la
substance active)
CONDITIONNEMENT
Le produit final est conditionné
dans des flacons stériles selon un
procédé aseptique.
Le conditionnement du produit doit
garantir la stabilité et l’intégrité de
la protéine
La chaîne du froid devra être
rigoureusement respectée.
La formulation des substances
actives biologiques
• La mise en forme pharmaceutique du
biomédicament : formulation (mise en forme) et
vectorisation (association avec un transporteur qui
amènera le principe actif à sa cible), et
conditionnement (conservation et administration).
Y’a-t-il d’autres voies d’administration des produits biotechs que la voie
injectable? Les produits biotechs sont en majorité des protéines, donc de
grosses molécules qui ont des difficultés à passer les barrières biologiques, il
faut donc les injecter directement dans le sang.
L’administration par voie orale de tels produits ne permettrait pas de
maîtriser la dose délivrée à la cible.
• PHASES AVANT LA MISE
SUR LE MARCHÉ
BIOMEDICAMENTS / PROTEINES
THERAPEUTIQUES
• Le procédé de production de
biomédicaments à base de protéines
recombinantes nécessite des années
de mise au point, depuis la
compréhension du mécanisme de la
maladie, l’identification d’une
molécule d’intérêt à la production
industrielle du traitement.
•DEMANDE AMM
L'autorisation de mise sur le marché ou AMM
C’est l'accord donné à un biomédicament pour être commercialisé.
Lorsqu'un laboratoire pharmaceutique désire mettre en vente un
produit de santé (médicament, produit d'analyse, etc.), il doit
présenter un dossier auprès de l'autorité compétente du pays
concerné :
l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé
(AFSSAPS),
la Direction générale du médicament (DGM) pour la Belgique
la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis
l'Agence européenne des médicaments (EMA) (siège à Londres)
Le dossier pour une nouvelle molécule décrit à la fois
1- la fabrication de la substance active (souvent à partir de
documents type Certificat de conformité à la pharmacopée
européenne ou Drug Master File qui aident à l'évaluation de la
substance),
2- la fabrication du produit fini,
3- les études non-cliniques et les études cliniques
QUALITE du produit La Commission technique consultative
d'AMM a pour rôle d'évaluer le rapport
- IDENTITE bénéfice/risque du médicament selon
- PURETE trois critères :
- QUANTITE
- REPRODUCTIBILITÉ DU PROCÉDÉ
- ACTIVITÉ
- STABILITE
SECURITE / INNOCUITE
- ETUDES TOXICOLOGIQUES PRE-CLINIQUES réalisées chez l'animal
EFFICACITE
-ETUDES CLINIQUES réalisées chez l'homme
»PHASE I: volontaires sains INNOCUITE
»PHASE II: cible thérapeutique :EFFICACITE
»PHASE III: Posologie, association ....Obtention de l'AMM
»PHASE IV: pharmacovigilance
• PHASE CLINIQUE
PH I PH II PH III
ETUDES CLINIQUES réalisées chez l'homme
Phase I
Les essais sont, généralement, réalisés chez le volontaire sain. Ces
essais ont lieu dans des centres spécialisés qui ont reçu un agrément de
la part des autorités de santé.
INNOCUITE
Ces études ont deux objectifs majeurs :
1- S’assurer que les résultats concernant la toxicité obtenus lors du
développement pré-clinique, sont comparables à ceux obtenus chez
l'homme
2- Mesurer, via des études de pharmacocinétique, le devenir du
biomédicament au sein de l’organisme en fonction de son mode
d’administration (absorption, diffusion, métabolisme et excrétion).
Phase II
EFFETS
Les essais de BENEFIQUES
phase II ont pour objectif de
déterminer la posologie optimale du produit en
terme d'efficacité et de tolérance sur une
population limitée et homogène de patients
(quelques centaines).
Les interactions (bio) médicamenteuses ainsi que la
pharmacocinétique font parfois l’objet d’études dès
cette phase.
ETUDES CLINIQUES réalisées chez l'homme
Phase III
Ces essais, de plus grande envergure, sont conduits sur plusieurs milliers de
patients représentatifs de la population de malades à laquelle le traitement est
destiné.
Il s’agit d’essais comparatifs au cours desquels le produit en développement est
comparé à un traitement efficace déjà commercialisé ou, dans certains cas, à un
Effets
placebo, c'est-à-dire un traitement sans activité pharmacologique.
Cette comparaison se fait, thérapeutiques
le plus souvent, en double insu et avec tirage au sort,
sur sont
c’est-à-dire que les traitements un plus grand
attribués de manière aléatoire sans que le patient
et le médecin chargé du suivi soient informés de quelle attribution ils ont fait l’objet.
effectif
Ces essais visent à démontrer l'intérêt thérapeutique du médicament et à en évaluer
son rapport bénéfice/risque.
C'est à l'issue de la phase III que les résultats peuvent être soumis aux Autorités
Européennes de Santé (EMA) pour l’obtention de l'autorisation de
commercialisation appelée AMM (Autorisation de Mise sur le Marché).
ETUDES CLINIQUES réalisées chez l'homme
Phase IV
Les essais de phase IV sont réalisés une fois le biomédicament commercialisé,
sur un nombre de patients souvent très important (jusqu'à plusieurs dizaines de
milliers de personnes).
Pharmacovigilance
Ils permettent d'approfondir la connaissance du produit dans les conditions
réelles d’utilisation et d'évaluer sa tolérance à grande échelle.
La pharmacovigilance permet ainsi de détecter des effets indésirables très
rares qui n'ont pu être mis en évidence lors des autres phases d'essai.