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Memoire Ing

Ce document est un mémoire de fin d'étude présenté par Abdelfattah Hamidouche et Hichem Haddouche pour l'obtention du diplôme d'ingénieur en électrotechnique, spécialité énergie et environnement. Il traite de l'étude d'une alimentation autonome de l'ESSAT par panneaux photovoltaïques, soutenue publiquement le 3 juillet 2022. Le mémoire inclut des remerciements, des dédicaces et une présentation détaillée des systèmes photovoltaïques.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

‫الجـمـهـوريـة الجـزائـريـة الديـمـقـراطـيــة الشـعـبـيــة‬

MINISTRY OF HIGHER EDUCATION ‫وزارة التعليـم العالـي والبحـث العلمـي‬


AND SCIENTIFIC RESEARCH

HIGHER SCHOOL IN APPLIED SCIENCES


‫المـدرسـة العليـا في العلوم التطبيقيــة‬
--T L E M C E N-- -‫تلمسان‬-

Mémoire de fin d’étude


Pour l’obtention du diplôme d’Ingénieur

Filière : Electrotechnique
Spécialité : Energie et Environnement

Présenté par : HAMIDOUCHE Abdelfattah et HADDOUCHE Hichem

Thème

Etude d’une alimentation autonome de

l’ESSAT

par panneaux photovolta¨ıques

Soutenu publiquement, le 03/ 07 / 2022 , devant le jury composé de :

G. ABDELLAOUI Président Maître de Conférences ESSA - Tlemcen

[Link] Encadrant Maître de Conférences U.A.B - Tlemcen

I. BOUSMAHA Examinateur Maître de Conférences ESSA - Tlemcen

[Link] Examinateur Professeur ESSA - Tlemcen

Année universitaire : 2021 / 2022


Dedicaces 1

Je dédie ce modeste travail aux être les plus chères, je cite :


Mes meilleurs parents, chère mère LELDJA et chère père OMAR, qui ont sacrifié tout
leur temps pour mon bonheur et ma réussite qu’ils trouvent ici le témoignage de ma
profonde ma reconnaissance, que dieu les gardes et les protèges.

Mon grand père ALLAL et ma grande mère EZOHRA

Mon frère Mohamed EL AMINE

Mes sœurs : Chahrazed, Hadjer et Rahma et ma petite adorable niece INESS.

Tous mes amis et mes collègues et tous ceux que j'aime et spécialement à mon
binôme HADDOUCHE Hichem.

HAMIDOUCHE ABDELFATTAH
Dedicaces 2

Je dédie ce modeste travail


A mes parents (cher père et chère mère) pour leur aide et leur patience. Je pense ne
jamais pouvoir assez les remercier.

A mes frères, A tous mes amis (es)

A mon binôme Abdelfattah

A tous ceux qui ont sacrifié leur temps pour la science

Et à tous ceux qui utilisent la science pour le bien et la Prospérité de l’humanité.

HADDOUCHE HICHEM
Remerciements

C e document présente les travaux effectués dans le cadre de notre projet de fin
d’étude d’Ingéniorat au Département de Second Cycle de l’Ecole Supérieure des Sciences
Appliquées de Tlemcen.

En premier lieu, nous tenons à exprimer notre gratitude à notre encadrant, Docteur
BOURI Sihem Maitre de Conférences á l’Université Abou Bekr Belkaı̈d de Tlemcen, pour
nous avoir proposé et dirigé ce travail, nous la remercions pour nous avoir fait profité de
son expérience, pour orientations qui nous ont permis de mener à bien ce travail.

Nous sommes sensibles à l’honneur que nous a fait monsieur Ghouti ABDELLAOUI,
Maitre de conférences à l’ESSA Tlemcen, pour avoir accepté de présider et de nous
honorer de sa présence au sein du jury de soutenance du prśent mémoire ; qu’il trouve ici
l’expression de notre reconnaissance et de notre respect.

Enfin, nous tenons également à adresser nos vifs remerciements au Docteur Iman
BOUSMAHA, Maitre de Conférences á l’ESSAT et au Professeur Lotfi MERAD, nous les
remercions chaleureusement pour avoir accepté d’examiner le présent mémoire et pour ses
observations et remarques pertinentes et constructives.

Merci enfin à tous ceux qui, de près ou de loin, nous ont aidé et donc ont contribué
au succès de ce travail.

HAMIDOUCHE ABDELFATTAH HADDOUCHE HICHEM


Contents

Dedicaces 1 i

Dedicaces 2 ii

Remerciements iii

Glossaire ix

Introduction Générale 1

I Généralités sur l’énergie photovoltaique 3


I.1 Introduction . . . . . . .. . . . . . . .. . .. . . . . . . . . . . . . . . . 4
I.2 Aperçu historique . . .. . . . . . . .. . .. . . . . . . . . . . . . . . . 4
I.3 Energie Solaire . . . . .. . . . . . . .. . .. . . . . . . . . . . . . . . . 4
I.4 Durée d’insolation . . .. . . . . . . .. . .. . . . . . . . . . . . . . . . 4
I.5 Rayonnement solaire .. . . . . . . .. . .. . . . . . . . . . . . . . . . 5
I.5.1 Spectre du rayonnement . . . . . . .. . .. . . . . . . . . . . . . . . . 5
I.6 Gisement solaire . . . . . . . . . . . .. . .. . . . . . . . . . . . . . . . 6
I.6.1 L’énergie solaire dans l’espace, hors atmosphère . . . . . . . . . . . . . . 7
I.6.2 Gisement solaire disponible à la surface de la terre . . . . . . . . . . . . 8
I.7 Rappel sur le semi-conducteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
I.8 Dopage du silicium . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
I.8.1 Qu’est-ce que le dopage ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
I.8.2 Dopage de type N . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
I.8.3 Dopage de type P . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
I.9 Cellules photovoltaı̈ques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
I.9.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
I.9.2 Principe de la conversion photovoltaı̈que . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
I.9.3 Technologies de fabrication de la cellule solaire . . . . . . . . . . . . . . 11
I.9.4 Types de cellules solaires photovoltaı̈ques . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
I.9.4-a Cellules monocristallines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
I.9.4-b Cellules polycristallines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
I.9.4-c Cellules amorphes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
I.9.5 Caractéristiques électriques d’une cellule photovoltaı̈que . . . . . . . . . 13
I.9.5-a Tension de circuit ouvert VCO . . . . . . . . . . . . . . . . 13
I.9.5-b Courant de court-circuit ICC . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
I.9.5-c Puissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
CONTENTS v

I.9.5-d Le rendement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
I.9.6 Le couplage des modules photovoltaı̈ques . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
I.9.6-a Le montage de modules photovoltaı̈ques en parallèle . . . 14
I.9.6-b Le montage de modules photovoltaı̈ques en parallèle . . . 14
I.9.7 Module Photovoltaı̈que . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
I.10 Système photovoltaı̈que . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
I.10.1 Composition du système photovoltaı̈que . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
I.10.2 Types de systèmes photovoltaı̈ques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
I.10.3 Les Systèmes hybrides . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
I.11 Les avantages et les inconvénients de l’énergie solaire photovoltaı̈que
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
I.11.1 Avantages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
I.11.2 Inconvenients . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
I.12 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19

II Présentation d’un système PV autonome 20


II.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
II.2 Principe d’un système PV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
II.3 Les éléments d’un système photovoltaı̈ques . . . . . . . . . . . . . . 21
II.3.1 Module PV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
II.3.1-a Définition d’un module PV . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
II.3.1-b Constitution d’un module PV . . . . . . . . . . . . . . . . 22
II.3.1-c Des cellules au module PV . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
II.3.1-d Protection des modules photovoltaı̈iques . . . . . . . . . . 25
II.3.2 Champ PV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
II.3.3 Les batteries d’accumulation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
II.3.3-a Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
II.3.3-b Les différents types de batteries . . . . . . . . . . . . . . . 27
II.3.3-c Définir la capacité de stockage des batteries solaires . . . . 32
II.3.3-d Capacité et durée de vie de la batterie . . . . . . . . . . . . 32
II.3.4 Régulateur de charge et décharge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
II.3.4-a Régulateur ” tout ou rien ” . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
II.3.4-b Régulateur MLI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
II.3.4-c Régulateur PPM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
II.3.5 Onduleurs de tension . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
II.3.6 Récepteurs et charges . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
II.3.7 Autres composants de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
II.3.7-a La protection contre la foudre . . . . . . . . . . . . . . . . 35
II.3.7-b Fusibles et disjoncteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
II.4 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36

IIIEtude de l’alimentation autonome de l’ESSAT 37


III.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
III.2 Le processus de dimensionnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
III.2.1 détermination des besoins électriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
CONTENTS vi

III.2.2 Dimensionnement de champ photovoltaı̈que . . . . . . . . . . . . . . . . 39


III.2.2-a Evaluation du gisement solaire . . . . . . . . .. . . . . . . 40
III.2.2-b Calcul de la puissance crête du champ PV . .. . . . . . . 43
III.2.2-c Dimensions des modules PV . . . . . . . . . .. . . . . . . 46
III.2.3 Dimensionnement du parc des batteries . . . . . . . . . . .. . . . . . . 48
III.2.3-a Choix de la tension du parc de batteries . . .. . . . . . . 49
III.2.3-b Choix de la capacité du parc de batteries . . .. . . . . . . 49
III.2.4 Choix et dimensionnement du régulateur . . . . . . . . . .. . . . . . . 52
III.2.5 Choix et dimensions de l’onduleur . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . 53
III.2.5-a La puissance nominale de l’onduleur . . . . .. . . . . . . 53
III.2.6 Dimensionnement des câbles . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . 54
III.3 Simulation numérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . 57
III.3.1 Présentation du logiciel PVSYST . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . 57
III.3.1-a Données météorologiques . . . . . . . . . . . .. . . . . . . 58
III.3.1-b Conception de projet . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . 58
III.3.1-c Orientation des modules PV . . . . . . . . . .. . . . . . . 59
III.3.1-d Définition des Besoins utilisateurs . . . . . . .. . . . . . . 60
III.3.1-e Définition du système . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . 60
III.3.2 Interprétation des résultats obtenus . . . . . . . . . . .
. .. . . . . . . 67
III.4 Simulation du plan architectural . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . 68
III.5 Etude de rentabilité économique . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . 68
III.5.1 Tableaux de l’étude technico-économique des systèmes PV . . . . . . . . 69
III.5.2 Estimation du cout de système d’appoint (group électrogène) . . . . . . . 69
III.5.3 Le cout de nôtre consommation d’énergie électrique (réseau SONELGAZ) . 70
III.6 Discussion des résultats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
III.7 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70

Conclusion Générale 72

Bibliographie 74

Annexes 77
List of Figures

I.1 Spectre solaire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6


I.2 Moyenne annuelle de l’énergie reçue en Algérie . . . . . . . . . . . . . . . . 7
I.3 représentation les couches d’électrons de valence et d’électrons de conduction 8
I.4 Dopage de silicium de type n et p . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
I.5 cellule photovoltaı̈que . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
I.6 Principe de conversion de l’énergie solaire en énergie électrique par cellule
Photovoltaı̈que . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
I.7 Schéma équivalent d’une cellule photovoltaı̈que . . . . . . . . . . . . . . . . 11
I.8 Chaine de fabrication de la cellule photovoltaı̈que . . . . . . . . . . . . . . . 12
I.9 Types de cellules photovoltaı̈que. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
I.10 caractéristique d’une cellule PV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
I.11 Branchement de panneaux en série . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
I.12 Branchement de panneaux en parallèle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
I.13 Module PV en groupement série - parallèle des cellules . . . . . . . . . . . . 16
I.14 Représentation d’un Module Photovoltaı̈que . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
I.15 Systèmes photovoltaı̈ques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
I.16 Schéma d’une installation solaire autonome avec batterie . . . . . . . . . . . 18

II.1 Schéma synoptique d’un système photovoltaı̈que autonome . . . . . . . . . 21


II.2 schéma d’un système photovoltaı̈que avec stockage . . . . . . . . . . . . . . 22
II.3 Structure d’un panneau photovoltaı̈ique face avant et face arrière . . . . . . 22
II.4 Encapsulation des cellules . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
II.5 Les différentes couches de panneau solaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
II.6 La constitution d’un module PV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
II.7 Une association en série de deux cellules . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
II.8 Caractéristiques I(V) résultante de l’association de modules en série . . . . 24
II.9 Caractéristiques d’un groupement de (Np) cellules en parallèle . . . . . . . 25
II.10 Protection d’un module de 60 cellules associées en série part trois diodes de
by-pass . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
II.11 Exemple de structure de champ photovoltaı̈ique . . . . . . . . . . . . . . . . 26
II.12 Chambre des batteries . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
II.13 Structure d’une batterie acide-plomb classique . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
II.14 La procédure de la décharger et la recharge d’une batterie au plomb . . . . 28
II.15 Une batterie Nickel-Cadmium (Ni-Cd) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
II.16 Composant d’une batterie lithium-ion (Li-Ion) . . . . . . . . . . . . . . . . 31
II.17 Décharge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
II.18 Charge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
LIST OF FIGURES viii

II.19 Régulateur de charge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34


II.20 Exemple de câblage correct pour la protection contre la foudre . . . . . . . 36

III.1 Les étapes de dimensionnement d’une installation solaires photovoltaı̈ques


non raccordée au réseau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
III.2 Orientation du panneau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
III.3 Différentes inclinaisons du panneau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
III.4 Inclinaison optimale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
III.5 Localisation de l?ESSAT vision Satellite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
III.6 Profil standard du rayonnement solaire (localisation : Tlemcen) obtenu par
le logiciel métronome . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
III.7 L’irradiation moyenne par mois . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
III.8 Calcul de la puissance crête nécessaire, mois par mois . . . . . . . . . . . . 44
III.9 L’irradiation moyenne par jour . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
III.10 Diagramme de la puissance crête mois par mois avec groupe électrgène . 45
III.11 Batterie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
III.12 Régulateur de charge MPPT 150/70 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
III.13 l’onduleur solax 15 kW . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
III.14 Carte interactive de métronome pour accéder aux données climatiques . . 58
III.15 Fenêtre des coordonnes météorologiques dans métronome 8 . . . . . . . . 58
III.16 Le choix du système d’installation ”isolec batteries” . . . . . . . . . . . . 59
III.17 Les étapes de dimensionnement par PVsys . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
III.18 Détermination de l’angle d’inclinaison . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
III.19 Les besoins mensuelles en KWh/mois . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
III.20 L’interface pour le dimensionnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
III.21 Le choix de modules . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
III.22 le choix de batteries . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
III.23 Le choix du régulateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
III.24 Configuration typique d’une installation isolée . . . . . . . . . . . . . . . . 62
III.25 Caractstiques du module PV choisi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
III.26 Les dimensions du module PV choisi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
III.27 Tension de charge/darge selon SOC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
III.28 Les caractstiques ctriques du rlateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
III.29 Le rapport final de la simulation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
III.30 Parames de la simulation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
III.31 Diagramme journalier d?EntrSortie du syst PV . . . . . . . . . . . . . . . 66
III.32 Simulation : énergie, indice de performance et productible . . . . . . . . 66
III.33 Le diagramme de perte d’une année . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
III.34 Plan architectural de l’école avec l’emplacement des panneaux solaires . . 68
Glossaire

Acronyme Signification
DC Direct current (Courant continu)
AC Alternatif current (courant alternatif).
Ah Ampères heures (unité de la capacité).
Hz Hertz (unité de la fréquence).
W Watts (unité de la puissance)
Wc Watts Crète.
Wh Watts heures, (unité de l’énergie).
Watts par mètre au carré, (puissance sur une surface), (unité
W/m2
de l’éclairement).
Watts heures sur le mètre carré, (l’énergie sur unité de
W h/m2
surface), (unité du Rayonnement solaire).
MPPT Maximum Power Point Tracking.
MLI modulation de largeur de l’impulsion
TOR tout ou rien
Ni-Cd Nikel-Cadmium.
Ni-Zn Nickel-Zinc.
Ni- Na Cl Nickel- Chlorure de Sodium.
PVsyst Photovoltaı̈que système
PV photovoltaı̈que.
EVA Éthylène Acétate de Vinyle
PR le ration de performance
PLOL probability of ”Loss of Load”
Introduction Générale

Depuis le début du 21 ème siècle, la consommation énergétique mondiale est en très


forte croissance dans toutes les régions du monde. Il semble que, la consommation
d’énergie va continuer à augmenter, sous l’effet de croissance économique d’une part, et
de l’augmentation du nombre d’habitants d’une autre part. La plus grande partie soit 65
% de cette énergie consommée actuellement provient des combustibles fossiles comme le
pétrole, le charbon, le gaz ou encore le nucléaire. À la fin du 21éme siècle, presque 400
ans après le début de l’industrialisation humaine, la plupart des combustibles fossiles, qui
aient mis 400 millions d’années à s’accumuler dans la croûte terrestre, seront épuisés.

L’exploration de ces ressources donne lieu à des émissions de gaz à effet de serre,
une pollution plus lourde, le danger supplémentaire est qu’une consommation excessive
du stock de ressources naturelles qui réduit les réserves de ce type d’énergie de façon
dangereuse pour les générations futures. La fin de l’ère des énergies fossiles est annoncée
et les conséquences sur notre vie et sur notre environnement sont déjà visibles, si nous
ne mettons pas en place des mesures de protection du climat, le GIEC prévoit d’ici la
fin du siècle une augmentation de température comprises entre 1,1 et 6,4 °C, en fonction
du comportement humain et ceci quelles que soient les mesures qui seront prise pour la
protection du climat, et la sauvegarde de notre planète.

Notons que l’Algérie dispose d’un des gisements solaires les plus importants du [Link]
moyenne annuelle d’insolation dépasse les 3000 heures. C’est aussi le plus importantde
tout le bassin méditerranéen avec 13.9TWh/an. L’énergie solaire moyenne reçue estde
1700kW h/m2 /an au niveau des régions côtières ; 1900kW h/m2 /an dans les Hauts-
Plateaux et 2650kW h/m2 /an au Sahara. Notre pays peut donc couvrir certains de ses
besoins en énergie par les systèmes photovoltaı̈ques.

L’énergie solaire photovoltaı̈que est un thème au centre de l’actualité depuis la prise de


conscience mondiale du réchauffement de la planète par effet de serre et de la raréfaction des
ressources primaires fossiles (pétrole, gaz, uranium. . . ). Face à cette crise environnementale
et énergétique, les énergies renouvelables (solaire, géothermie, éolien, hydraulique et biomasse)
semblent être des possibilités énergétiques de notre planète puisqu’elles permettent d’éviter
les émissions de gaz à effet de serre tout en produisant aucun déchet.
En produisant de l’électricité à partir du rayonnement solaire, l’énergie photovoltaı̈que
contribue amplement à cette nouvelle politique énergétique privilégiant la lutte contre le
changement climatique et la préservation des ressources fossiles.

Cependant si on veut utiliser et concevoir un système d’alimentation photovoltaı̈que


autonome, il est impératif de prévoir un dispositif de production (module), stockage
(batterie), régulation (régulateur), conversion (onduleur), selon des critères, le cas et les
besoins.

L’objectif de ce modeste travail est donc faire une étude de l’alimentation autonome
par panneaux photovoltaı̈ques afin d’alimenter l’école supérieure en science applique de
Tlemcen (ESSAT), ce mémoire est partagé en trois chapitres :

Le premier chapitre consiste à donner des généralités sur l’énergie solaire en général et
sur l’énergie photovoltaı̈que autonome en particulier.

Le deuxième chapitre consiste à donner et définir tous les composants nécessaires pour
une installation solaire autonomes.

Le troisième chapitre à pour le but de dimensionner un système photovoltaı̈que autonome


avec la méthode analytique et à l’aide d’un logiciel de simulation (PVsyst), et enfin les
résultats seront discutés, ainsi faire une comparaison économique entre le coût d’une
installation photovoltaı̈que autonome et une alimentation via le réseau SONELGAZ.

Enfin, nous terminerons notre travail par une conclusion générale.


Chapter I
Généralités sur l’énergie photovoltaique

Sommaire
I.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
I.2 Aperçu historique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
I.3 Energie Solaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
I.4 Durée d’insolation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
I.5 Rayonnement solaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
I.5.1 Spectre du rayonnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
I.6 Gisement solaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
I.6.1 L’énergie solaire dans l’espace, hors atmosphère . . . . . . . . . . . . . . 7
I.6.2 Gisement solaire disponible à la surface de la terre . . . . . . . . . . . . . 8
I.7 Rappel sur le semi-conducteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
I.8 Dopage du silicium . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
I.8.1 Qu’est-ce que le dopage ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
I.8.2 Dopage de type N . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
I.8.3 Dopage de type P . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
I.9 Cellules photovoltaı̈ques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
I.9.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
I.9.2 Principe de la conversion photovoltaı̈que . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
I.9.3 Technologies de fabrication de la cellule solaire . . . . . . . . . . . . . . . 11
I.9.4 Types de cellules solaires photovoltaı̈ques . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
I.9.5 Caractéristiques électriques d’une cellule photovoltaı̈que . . . . . . . . . . 13
I.9.6 Le couplage des modules photovoltaı̈ques . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
I.9.7 Module Photovoltaı̈que . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
I.10 Système photovoltaı̈que . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
I.10.1 Composition du système photovoltaı̈que . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
I.10.2 Types de systèmes photovoltaı̈ques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
I.10.3 Les Systèmes hybrides . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
I.11 Les avantages et les inconvénients de l’énergie solaire photovoltaı̈que
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
I.11.1 Avantages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
I.11.2 Inconvenients . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
I.12 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
I.1. Introduction 4

I.1 Introduction
Le système photovoltaı̈que est également connu sous le nom de système solaire PV. Il
s’agit d’un système énergétique conçu pour capter l’énergie du soleil et la transformer
en électricité à l’aide de panneaux photovoltaı̈ques, également connus sous le nom de
panneaux solaires [1].

Le mot ” photovoltaı̈que ” vient de la grecque ” photo ” qui signifie lumière et voltaı̈que,


qui tire son origine du nom du physicien italien Alessandro Volta (1754 -1827), alors le
photovoltaı̈que signifie littérairement la lumière électricité [1].

I.2 Aperçu historique


L’effet photovoltaı̈que a été découvert dans la première moitié du 19ème siècle. En 1839,
un jeune physicien français, Alexandre Edmond Becquerel, a observé un phénomène qui
permet la conversion de la lumière en électricité, le fonctionnement des cellules solaires
est basé sur ce principe, dans les années qui ont suivi, un certain nombre de scientifiques
ont contribué au développement de cet effet, les plus importants d’entre eux étant Charles
Fritts, Edward Weston, Nikola Tesla et Albert Einstein, qui a reçu le prix Nobel pour ses
travaux sur ”l’effet photoélectrique” en 1904.

Dans les années soixante, les cellules solaires sont utilisées exclusivement pour fournir
de l’électricité aux satellites en orbite terrestre, où elles s’avèrent être une technologie très
fiables et compétitive, dans les années soixante-dix, des améliorations sont apportées à la
production, performance et la qualité des cellules solaires, tandis que la crise pétrolière
contribue à réduire les coûts de production des cellules solaires et ouvre de nombreuses
possibilités pour leur mise en œuvre pratique [2].

I.3 Energie Solaire


La quantité de l’énergie solaire atteignant une surface donnée dépend directement de
l’orientation de celle-ci et la position du soleil. Pour récupérer le plus d’énergie possible,
il faut positionner le récepteur par rapport aux rayons lumineux, il est donc crucial de
connaı̂tre la position du soleil en fonction du temps [3].

L’énergie solaire est disponible en abondance partout, du matin au soir, ce qui nous
laisse suffisamment de temps pour exploiter l’énergie du soleil [3].

I.4 Durée d’insolation


La durée d’ensoleillement est la période pendant laquelle la surface du sol est irradiée par
le rayonnement solaire direct (c’est-à-dire la lumière du soleil atteignant la surface de la
terre directement à partir du soleil). En 2003, l’Organisation météorologique mondiale
a défini la durée d’ensoleillement comme la période pendant laquelle l’irradiation solaire
directe dépasse une valeur seuil de 120 watts par mètre carré (W/m2). Cette valeur est
I.5. Rayonnement solaire 5

équivalente au niveau d’irradiation solaire peu après le lever du soleil ou peu avant son
coucher dans des conditions sans nuages. Elle a été déterminée en comparant la durée
d’ensoleillement enregistrée à l’aide d’un enregistreur d’ensoleillement Campbell-Stokes
avec l’irradiation solaire directe réelle [4].

I.5 Rayonnement solaire


Malgré la distance considérable entre le soleil et la terre 150.106 km, la couche terrestre
reçoit une quantité importante d’énergie 180.106 GW, c’est pour cela que l’énergie solaire
est une bonne alternative aux autres sources d’énergie [1].

Le soleil est une étoile parmi tant d’autres. Il a un diamètre d=139. 104 km, soit
environ 50 fois celui de la terre. Il est composé à 80 % d’hydrogène, 19 % d’hélium et 1
% d’un mélange de 100 éléments, soit pratiquement tous les éléments chimiques connus
depuis que Langevin et Perrin, s’appuyant sur la théorie de la relativité d’Einstein, ont
émis l’idée il y a une soixantaine d’années que c’est l’énergie de fusion nucléaire qui fournit
au soleil sa puissance, il est aujourd’hui admis que le soleil est une bombe thermonucléaire
hydrogène –hélium transformant chaque seconde 564 millions de tonnes d’hydrogène en
560 millions tonnes d’hélium, la réaction se fait dans son noyau à la température d’environ
25 millions de degrés Celsius. Ainsi, à chaque seconde, le soleil est allégé de 4 millions de
tonnes dispersées sous forme de rayonnement [1].

Sa lumière, à une vitesse de 300 000 km/s dans le vide, il faut environ 8 minutes
pour atterrir, sa distribution spectrale de l’atmosphère est présenté un maximum pour
une longueur d’onde d’environ 0.5µm, la température de corps noir à la surface du soleil
est d’environ 5780o k [1] :

ˆ Diamètre de soleil : D = 1.39 · 109 m.

ˆ Diamètre de la terre : D = 1.27 · 107 m.

ˆ Distance moyenne entre le soleil et la terre : Lt−s = 1.5 · 1011 m.

I.5.1 Spectre du rayonnement


La lumière du soleil consiste en un rayonnement de différentes couleurs avec différentes
longueurs d’onde. Les photons, particules de lumière, constituent ce rayonnement électromagnétique.

Le rayonnement émis par le soleil correspond à celui d’un corps noir à une température
de 5800o K. Une courbe standard, compilée selon les données recueillies par les satellites,
est désignée sous le nom de AMo . Sa distribution en énergie est répartie en [4] :

ˆ Ultraviolet : U V 0.20 < l < 0.38mm6.4%.

ˆ Visible : 0.38 < l < 0.78mm48.0%.


I.6. Gisement solaire 6

ˆ Infrarouge : IR0.78 < l < 10mm45.6%.

Figure I.1: Spectre solaire.

I.6 Gisement solaire


Le champ solaire est un ensemble de données décrivant l’évolution du rayonnement Énergie
solaire disponible sur une période donnée. Il est utilisé pour déterminer l’énergie reçue par
le système solaire et aide Les dimensions sont les plus précises possibles en tenant compte
des exigences à respecter.

La connaissance du gisement solaire d’une région est plus ou moins précise :

ˆ Selon la densité des stations pour lesquelles on a des données .

ˆ Selon le nombre d’années de mesures disponibles.

ˆ Selon le pas de temps des données (mois, jour, heure).

ˆ Selon la nature des données : durée d’ensoleillement, composante directe et diffuse


et globale du rayonnement solaire, albédo du sol etc · · ·

A cet effet, en ce qui concerne la mesure du rayonnement solaire en Algérie, le réseau


de mesure La population est clairsemée par rapport à la superficie des terres. En effet,
il n’y a que sept stations Plus de 60 unités météorologiques du réseau National Werther
Service assurent la mesure des composantes diffuses et globales du rayonnement solaire
réception horizontale.

Pour pallier les insuffisances des réseaux de mesure, des modèles sont proposées, qui
sont principalement basée sur l’utilisation de données météorologiques, en particulier la
I.6. Gisement solaire 7

durée coup de chaleur.

Les différentes irradiations solaires utilisées par les concepteurs de systèmes solaires,
sont :

ˆ L’irradiation directe à incidence normale.

ˆ Les irradiations de base, la composante diffuse et la composante globale mesurées


sur plan horizontal.

ˆ L’irradiation solaire globale reçue sur des plans verticaux orientés Est, Ouest et
Sud.

ˆ L’irradiation solaire globale reçue sur un plan incliné à la latitude du lieu et orienté
Sud.

La répartition de l’énergie reçue par l’Algérie en moyenne annuelle, est donnée par la
figure I.2. Elle présente les différents niveaux énergétiques qui donnent ainsi un découpage
du pays en régions iso énergétiques[5].

Figure I.2: Moyenne annuelle de l’énergie reçue en Algérie

I.6.1 L’énergie solaire dans l’espace, hors atmosphère


Le soleil est l’étoile autour de laquelle la terre orbite, son énergie provient de la réaction
thermonucléaire dans laquelle l’hydrogène est fusionné à l’hélium, sa température de
surface est estimée en moyenne à 5 800 K. L’énergie transportée par le rayonnement solaire
dans l’espace a été précisément évaluée grâce aux mesures satellitaires. Un mètre carré
exposé face au soleil en dehors de l’atmosphère reçoit tant qu’il le voit 1.353 KW/m2, ce
qui signifie qu’en 24 heures 32,5 kWh [6].
I.7. Rappel sur le semi-conducteur 8

I.6.2 Gisement solaire disponible à la surface de la terre


L’atmosphère terrestre absorbe une partie de l’énergie qu’elle reçoit du soleil et modifie la
nature du rayonnement [6].

I.7 Rappel sur le semi-conducteur


Un semi-conducteur, n’est ni tout à fait un conducteur d’électricité, ni tout à fait un isolant.
Il peut être soit l’un, soit l’autre selon diverses conditions. Le caractère conducteur ou
isolant prend sa source dans la structure même des atomes : chaque élément du tableau
périodique possède un certain nombre d’électrons qui sont agencés autour d’un noyau.
C’est cet agencement sous la forme de couches d’électrons, différent selon les éléments,
qui est responsable de la conductivité électrique. Les électrons des atomes peuvent avoir
plusieurs rôles au sein d’une structure d’atomes [7] :

ˆ Electrons de cœur : ceux-ci sont proches du noyau et n’interagissent pas vraiment


avec les autres atomes.

ˆ électrons de valence : ils sont sur les couches externes de l’atome et permettent
de créer des liaisons interatomiques et de former les molécules,

ˆ électrons de conduction : ils sont responsables de la circulation du courant


électrique [7]. On peut schématiser l’ensemble sous la forme de couches. Sur le
schéma suivant, on a représenté les couches d’électrons de valence et d’électrons de
conduction :

Figure I.3: représentation les couches d’électrons de valence et d’électrons de conduction

On note que dans un métal, certains électrons sont à la fois dans la bande de valence
et dans la bande de conduction. Cela signifie qu’un métal peut conduire le courant sans
autre forme de traitement-physico-chimique. Dans un isolant, par contre, les deux bandes
sont séparées par un espace appelé ≪ bande interdite ≫ : cela signifie que les électrons ne
I.8. Dopage du silicium 9

peuvent pas s’y trouver. Dans le cas des isolants, les électrons externes sont tous dans
la bande de valence et aucun ne se trouve dans la bande de conduction : ces matériaux
ne peuvent donc pas conduire l’électricité. Enfin, dans le cas des semi-conducteurs, au
milieu, il existe une bande interdite aussi, mais ce dernier est très fine. Il suffit de donner
de l’énergie aux électrons, en les excitant pour que les électrons de valence puissent passer
dans la bande de conduction et ainsi rendre le semi- conducteur. Un semi-conducteur
est donc un isolant mais qui peut devenir un conducteur très facilement en excitant les
électrons de valence. Ceci peut se faire soit en chauffant le matériau, soit en l’éclairant,
ou en le soumettant à une tension électrique bien définie. Par exemple, si on éclaire une
plaque photovoltaı̈que, la plaque devient conductrice et on crée un courant électrique :
c’est l’effet photoélectrique [7].

I.8 Dopage du silicium


La silice est un composé chimique nommé aussi dioxyde de silicium, de formule chimique
SiO2. La silice est l’élément le plus répandu dans la croûte terrestre après l’oxygène. Il
représente 25 % de la masse de la croûte terrestre [8].

I.8.1 Qu’est-ce que le dopage ?


Le dopage est une méthode permettant de réaliser la jonction P-N. Cela consiste à introduire
des impuretés dans un cristal intrinsèque pour modifier ces propriétés électriques. Le semi-
conducteur dopé est alors appelé ”semi-conducteur extrinsèque”. Il existe deux types de
dopage : le type N (Négatif) et le type P (Positif) [8].

I.8.2 Dopage de type N


Le dopage de type N consiste à ajouter un atome de phosphore au sein de la structure
cristalline du silicium. Le phosphore disposant de 5 électrons sur sa couche électronique
externe va s’associer avec 4 atomes de silicium, laissant ainsi libre un électron : Cet ajout
a pour effet de donner à la structure cristalline une charge globale négative [8].

I.8.3 Dopage de type P


Le dopage de type P consiste à ajouter un atome de bore au sein de la structure cristalline
du silicium. Le bore disposant de 3 électrons sur sa couche électronique externe va
s’associer avec 4 atomes de silicium, laissant ainsi libre un trou : Cet ajout a pour effet de
donner à la structure cristalline une charge globale positive [8].

I.9 Cellules photovoltaı̈ques


I.9.1 Définition
Les cellules photovoltaı̈ques ou cellules solaires sont les plus petits composants de l’appareil
Photovoltaı̈que. Elle est composée de matériaux semi-conducteurs et transforme directement
I.9. Cellules photovoltaı̈ques 10

Figure I.4: Dopage de silicium de type n et p

l’énergie lumineuse en énergie électrique.

Figure I.5: cellule photovoltaı̈que

I.9.2 Principe de la conversion photovoltaı̈que


Une cellule photovoltaı̈que est basée sur le phénomène physique appelé effet Photovoltaı̈que
qui consiste à établir une force électromotrice lorsque la surface de cette cellule est exposée
à la lumière. La tension générée peut varier entre 0.3 et 0.7 V en fonction du matériau
utilisé et de sa disposition ainsi que de la température de la cellule [5].
Une cellule PV sont constituées au moins deux couches de matériau semi-conducteur,
généralement du silicium, une dopée P (dopée au Bore) et l’autre dopée N (dopée au
phosphore), créant ainsi une jonction PN avec une barrière de potentiel. Lorsque les
photons sont absorbés par les semi-conducteurs, ils transmettent leurs énergies aux atomes
de la jonction PN de telle sorte que les électrons (charges N) et des trous (charges P) créent
alors une différence de potentiel entre les deux couches [1].

Cette différence de potentiel est mesurable entre les connections des bornes positive et
négative de la cellule.

La tension maximale de la cellule est d’environ 0.6 V pour un courant nul, cette
tension est nommée tension de circuit ouvert Vco. Le courant maximal se produit lorsque
I.9. Cellules photovoltaı̈ques 11

Figure I.6: Principe de conversion de l’énergie solaire en énergie électrique par cellule
Photovoltaı̈que

les bornes de la cellule sont court-circuitées ; il est appelé courant de court-circuit ICC et
dépend fortement du niveau d’éclairement [5].

Figure I.7: Schéma équivalent d’une cellule photovoltaı̈que

I.9.3 Technologies de fabrication de la cellule solaire


Le silicium est actuellement le matériau le plus utilisé pour fabriquer des cellules photovoltaı̈ques.
On l’obtient par réduction à partir de la silice. Ce composé est le plus abondant dans la
croûte terrestre et notamment dans le sable. Plus de 90 % des cellules solaires fabriquées à
l’heure actuelle sont au silicium cristallin. La première étape est la production du silicium
dit métallurgique, pur à 98 % seulement [9].

Le silicium de qualité électronique doit être purifié jusqu’à plus de 99,99 %. Il est
produit sous forme des lingots de section ronde ou carrée. Les lingots monocristallins et
les briques multi-cristallines sont après la première étape découpés en tranches par une
scie à fil, à une épaisseur d’environ 250 pm [9].
La plaque doit être de l’ordre d’une centaine de microns pour absorber les photons
incidents. La face arrière est dopée p+ par diffusion d’aluminium et joue aussi le rôle de
conducteur ohmique avec l’électrode arrière. La zone avant est dopée n+. Une couche
I.9. Cellules photovoltaı̈ques 12

Figure I.8: Chaine de fabrication de la cellule photovoltaı̈que

antireflet est déposée dessus [9].

La face supérieure de la cellule est traitée de manière à optimiser la quantité de lumière


entrant dans la cellule au moyen de traitement de surface, par l’application d’une couche
anti réflexion. Les faces supérieure et inférieure sont équipées d’électrodes pour récolter
les électrons [9]

I.9.4 Types de cellules solaires photovoltaı̈ques


Les cellules solaires sont constituées de plusieurs couches de matériau semi-conducteur, le
matériau le plus courant pour la production de cellules solaires est le silicium. Le silicium
est obtenu du sable et l’un des éléments les plus courants de la croûte terrestre.

Il existe différents types de cellules photovoltaı̈ques (ou cellules solaire), chaque type
de cellule a ses propres performances et son propre coût. Cependant, quel que soit leur
type, Leur rendement est encore très faible : de 8 % à 23 % de l’énergie qu’ils reçoivent.
Il y a trois principaux types de cellules aujourd’hui [5].

I.9.4-a Cellules monocristallines

:
Ce sont les cellules qui ont le meilleur rendement mais aussi celle qui ont le cout le
plus élevé, du fait d’une fabrication compliquée [4]. Les cellules ont un meilleur rendement
entre 16 % et 24 % [10].

I.9.4-b Cellules polycristallines

:
plus faciles pour réaliser, leur coût de fabrication est moins important, mais moins
performantes, leur rendement situé entre 13 % et 18 % [10].
I.9. Cellules photovoltaı̈ques 13

I.9.4-c Cellules amorphes

:
Faible rendement, mais ne nécessitent qu’une très faible épaisseur de silicium et un
faible coût pour fabriqué. Ils sont généralement utilisés dans les petits produits de consommation
par exemple les calculatrices solaire ou pour des montres [5]. Les cellules ont le moins bon
rendement, il est compris entre 6 % et 9 % [10].

Figure I.9: Types de cellules photovoltaı̈que.

I.9.5 Caractéristiques électriques d’une cellule photovoltaı̈que


I.9.5-a Tension de circuit ouvert VCO

Si nous plaçons une cellule sous une source de lumière constante sans aucun récepteur a
ses bornes, cela produira une tension continue d’environ 0.6V , appelée tension de circuit
ouvert (il varie légèrement selon l’éclairement). Pour augmenter la tension produit par le
module, il faut faire connecter les cellules en série [5].

I.9.5-b Courant de court-circuit ICC

Contrairement au cas précédent, si l’on place une cellule en court-circuit, elle débiter un
courant maximal à tension nulle. Ce courant est appelé courant de court-circuit.

Pour augmenter les valeurs d’intensité délivrées par le module, il est nécessaire de
connecter les cellules en parallèle [5].

I.9.5-c Puissance

Puissance électrique maximum que peut fournir le module dans les conditions standards
(25o C et un éclairement de 1000W/m2 )

L’objectif poursuivi par tous les utilisateurs de générateurs photovoltaı̈ques est produire
de manière le plus performance. La figure I.10 montre la caractéristique courant tension
d’une cellule photovoltaı̈que
I.9. Cellules photovoltaı̈ques 14

P uissance = tension × courant


Pour l’éclairement considéré, le point de puissance maximale MPPT représente le point
où la puissance de la cellule est maximale. Ceci est lié à la tension maximale et le courant
maximal. C’est cette puissance qui sera toujours recherchée par des régulateurs de charge
[11].

Figure I.10: caractéristique d’une cellule PV

I.9.5-d Le rendement

C’est le rapport de la puissance électrique optimale à la puissance de radiation incidente.

I.9.6 Le couplage des modules photovoltaı̈ques


Comme vous le savez, pour qu’un panneau solaire fonctionne dans un système photovoltaı̈que,
plusieurs modules doivent être connectés les uns aux autres. Il existe deux méthodes de
connexion : série ou parallèle. Les deux options sont complètement différentes et vous
devez utiliser l’une ou l’autre selon vos besoins [12].

I.9.6-a Le montage de modules photovoltaı̈ques en série

Lorsque les modules PV sont connectés en série, cela augmente la tension tout en conservant
le même ampérage. Cela se produit généralement entre des modules de même ampérage.
Sinon, les composants s’aligneront sur l’ampérage le plus bas [12].
Pour une connexion en série, le pôle positif d’un module doit être connecté au pôle
négatif de l’autre module [12].

I.9.6-b Le montage de modules photovoltaı̈ques en parallèle

Lorsque des modules sont installés en parallèle, les intensités (ampères) s’additionnent
tandis que la tension (voltage) reste la même. Le résultat est donc le contraire d’une
connexion en série. Elle se fait généralement entre modules de même tension pour éviter
tout risque de surtension ou de court-circuit. Les intensités peuvent varier car elles
I.9. Cellules photovoltaı̈ques 15

Figure I.11: Branchement de panneaux en série

s’additionnent. Ce type de connexion est utilisé lorsqu’une résistance élevée est requise
[12].

Figure I.12: Branchement de panneaux en parallèle

Pour les connexions parallèles, les bornes positives doivent être connectées ensemble.
Il en est de même pour la borne négative. Lors de l’installation d’un système PV dans
votre maison, un technicien vous guidera dans le choix du système qui correspond le mieux
à vos besoins [12].

I.9.7 Module Photovoltaı̈que


La tension générée par une cellule étant très faible, pour avoir des tensions compatibles
avec des charges à alimenter, il faudra associer en série-parallèle plusieurs cellules [5].
I.10. Système photovoltaı̈que 16

Celles-ci sont encapsulées dans une même structure pour former un module Figure (I.13).
L’encapsulation ainsi réalisée va avoir deux rôles principaux [5] :

ˆ Protection des cellules contre les agressions extérieures (chocs, humidité, etc. ...).

ˆ Contrôle de température des cellules qui va permettre une bonne dissipation vers
l’extérieur de la partie de l’énergie incidente qui n’est pas transformée en énergie
électrique [4].

Figure I.13: Module PV en groupement série - parallèle des cellules

Figure I.14: Représentation d’un Module Photovoltaı̈que

I.10 Système photovoltaı̈que


Les panneaux photovoltaı̈ques (solaires) contiennent des semi-conducteurs, tels que le
silicium, qui convertit le rayonnement solaire directement en électricité. Contrairement
aux sources d’énergie non renouvelables, l’énergie solaire est gratuite, zéro émission et
accessible à tous [13].

I.10.1 Composition du système photovoltaı̈que


Les systèmes photovoltaı̈ques consistent une source d’énergie (générateur photovoltaı̈que),
interface de puissance (convertisseurs statiques DC-DC et DC-AC avec système de contrôle)
et la charge [1].
I.10. Système photovoltaı̈que 17

Figure I.15: Systèmes photovoltaı̈ques

I.10.2 Types de systèmes photovoltaı̈ques


Les systèmes photovoltaı̈ques peuvent généralement être divisés en deux groupes de base :

ˆ non autonomes ou grid on: c’est-à-dire rattachées au réseau de distribution


électrique. Dans les systèmes connectés aux réseaux, les consommateurs standards de
puissance AC sont connectés au générateur via un onduleur (convertisseur DC/AC).
Le surplus d’énergie du générateur photovoltaı̈que est injecté au réseau public [1].

ˆ Autonomes ou grid off: Les installations solaires hors-réseau transforment le


rayonnement solaire en électricité sans raccordement au réseau. On a deux cas :

– Sans batterie :Comme leur nom l’indique, elles sont utilisées pour des applications
autonomes, qui sont moins coûteuses et plus simples, comme les pompes à eau
et les systèmes d’arrosage. Elles ne nécessitent pas de stockage sur batterie car
elles sont destinées à un usage spécifique pour une période de temps réduite, et
ils sont plus légers et faciles à installer [3].
– Avec batterie : Un système PV autonome produit l’énergie électrique et
stocké dans des batteries qui peuvent être utilisées même la nuit, lorsqu’il n’y
a pas de lumière du soleil [3].
I.11. Les avantages et les inconvénients de l’énergie solaire photovoltaı̈que 18

Figure I.16: Schéma d’une installation solaire autonome avec batterie

I.10.3 Les Systèmes hybrides


Les systèmes énergétiques hybrides combinent deux ou plusieurs formes de production
d’énergie, ou de stockage, ils peuvent offrir une multitude d’avantages par rapport aux
systèmes à source unique, en termes de performance et de réduction des coûts [3].

Les centrales électriques hybrides associent au minimum deux types d’énergie différents.
La combinaison de groupes électrogènes diesel et de systèmes d’énergie renouvelable, avec
ou sans stockage, est assez courante [3].

I.11 Les avantages et les inconvénients de l’énergie solaire


photovoltaı̈que
I.11.1 Avantages
ˆ Conversion directe de l’énergie solaire gratuite et inépuisable en électricité [9].

ˆ Absence de bruit, de pollution et d’émissions.

ˆ Maintenance réduite (pas de pièces en mouvement, durée de vie des modules = 20


ans) [14].

ˆ Rentabilité assurée pour les applications de faible puissance (moins de 3–5 kWh/jour).

ˆ Possibilité d’adaptation de la taille de l’installation aux besoins existants, avec


possibilité d’extension à la demande, au fur et à mesure que le besoin énergétique
augmente.

ˆ Sécurité absolue si l’installation est conforme.

ˆ Le risque de choc électrique est réduit en 12 ou 24 Vcc et le risque d’incendie est


moindre qu’avec les groupes électrogènes alimentés au kérosène ou au fuel [14].
I.12. Conclusion 19

I.11.2 Inconvenients
ˆ Le coût initial des systèmes PV est élevé, même si la rentabilité à long terme est
assurée. Ils sont donc parfois hors de portée des personnes à faibles revenus [14].

ˆ Dans la plupart des installations, l’électricité doit être stockée dans des batteries.
Et ce dernier, requièrent une maintenance régulière, et elle a aussi un durée de vie
(environ de 5 ans), Il doit être changé, parce que cela affecte le rendement du système
[14].

ˆ Les systèmes PV doivent être conçus et installés par des techniciens car toute erreur
de conception ou de réalisation conduirait à créer une diminution du rendement [14].

ˆ Les systèmes PV de forte puissance nécessitent souvent un système d’appoint (autre


système de production d’énergie) pour les périodes de forte demande [14].

I.12 Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons présenté le système photovoltaı̈que, aussi les types et les
caractéristiques d’une cellule photovoltaı̈que, et enfin on a parlé des avantages et des
inconvénients des systèmes photovoltaı̈ques.
Chapter II
Présentation d’un système PV autonome

Sommaire
II.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
II.2 Principe d’un système PV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
II.3 Les éléments d’un système photovoltaı̈ques . . . . . . . . . . . . . . . 21
II.3.1 Module PV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
II.3.2 Champ PV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
II.3.3 Les batteries d’accumulation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
II.3.4 Régulateur de charge et décharge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
II.3.5 Onduleurs de tension . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
II.3.6 Récepteurs et charges . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
II.3.7 Autres composants de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
II.4 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
II.1. Introduction 21

II.1 Introduction
La technologie photovoltaı̈ique est utilisée dans plusieurs domaines de différentes manières.
Ce mémoire est consacré à l’étude d’un système photovoltaı̈ique autonome installé afin
d’assurer le besoin d’énergie électrique de l’école supérieure en sciences appliques de
Tlemcen (ESSAT).

Bien que fondamental dans la chaı̂ne que représente un système, le module photovoltaı̈ique
à lui seul ne peut pas assurer grand-chose. Pour répondre à un besoin défini, il faut en
fait l’associer étroitement à un système complet correspondant à une application bien
spécifique. Dans ce chapitre nous décrivons la conception d’un système photovoltaı̈ique et
le principe de fonctionnement de chaque élément [15].

II.2 Principe d’un système PV


Un système PV autonome ou isolé est une installation photovoltaı̈ique non reliée à un
réseau de distribution (sonelgaz). Le système PV autonome permet de fournir du courant
électrique à des endroits où il n’y a pas de réseau. Il se révèle particulièrement adapté
pour des applications où il n’est pas toujours possible de mettre en place un réseau
d’alimentation classique, soit à cause de contraintes techniques, soit pour des raisons
économiques.

Figure II.1: Schéma synoptique d’un système photovoltaı̈que autonome

II.3 Les éléments d’un système photovoltaı̈ques


Les éléments clés d’un système de production d’énergie solaire photovoltaı̈ques sont :

ˆ Modules photovoltaı̈ques

ˆ Onduleurs de tension

ˆ Régulateurs de charge et décharge

ˆ Batteries d’accumulation
II.3. Les éléments d’un système photovoltaı̈ques 22

Figure II.2: schéma d’un système photovoltaı̈que avec stockage

II.3.1 Module PV
II.3.1-a Définition d’un module PV

Le module photovoltaı̈ique est un ensemble de cellules assemblées pour générer une puissance
électrique exploitable, lors de son exposition à la lumière.

Un module ”classique ” contient 36 ou 72 cellules. Mais il existe des modules sur le


marché De 40, 54, 60 cellules [TENESOL]. La figure II.3 montre la structure d’un module
Photovoltaı̈que face avant et face arrière contenant 36 cellules [16].

L’association des cellules en modules permet de :

ˆ D’obtenir une tension suffisante

ˆ De protéger les cellules et leurs contacts métalliques de l’ambiance extérieure (humidité,....)

ˆ De protéger mécaniquement les cellules (chocs,...)

Figure II.3: Structure d’un panneau photovoltaı̈ique face avant et face arrière

II.3.1-b Constitution d’un module PV

Les modules les plus courants sont généralement constitues :

ˆ d’un cadre de support et un joint d’étanchéité (1et2)

ˆ d’une plaque de verre extra claire (favorisant la transmission lumineuse) (3).


II.3. Les éléments d’un système photovoltaı̈ques 23

ˆ De deux couches d’Ethylène Acétate de Vinyle(EVA) qui enrobent les cellules assurant
leur protection contre les intempéries et l’humidité (4).

Figure II.4: Encapsulation des cellules

ˆ Des différents strings de cellules (5).

ˆ D’une feuille de TELDAR (ou éventuellement du verre) comme face arrière du


module. Ce polymère à haute résistance aux UV et à la haute température assure
au module sa résistance mécanique face aux chocs externes (choc, transport, ) (6).

Figure II.5: Les différentes couches de panneau solaire

Figure II.6: La constitution d’un module PV

Les cellules sont reliées du contact avant (-) au contact arrière (+) par un fin ruban
métallique (cuivre étamé).

II.3.1-c Des cellules au module PV

Afin d’obtenir des modules de puissance élevés, les cellules sont associe en série / parallèle.
II.3. Les éléments d’un système photovoltaı̈ques 24

Figure II.7: Une association en série de deux cellules

ˆ a) Association en série :
Une association de (Ns) cellules en série permet d’augmenter la tension du générateur
photovoltaı̈ique. Les cellules sont alors traversées par le même courant et la caractéristique
résultante de groupement série est obtenue par addition des tensions élémentaires de
chaque cellule, un tel regroupement est représenté par la figure.

L’association série permet donc d’accroı̂tre la puissance de l’ensemble.

Figure II.8: Caractéristiques I(V) résultante de l’association de modules en série

ˆ b) Association en parallèle :

Une association parallèle de (Np) cellules est possible et permet d’accroı̂tre le courant
de sortie du générateur ainsi créée. Dans un groupement de cellules identiques
connectées en parallèle, les cellules sont soumises à la même tension et la caractéristique
résultante du groupement est obtenue par addition des courants.
II.3. Les éléments d’un système photovoltaı̈ques 25

Figure II.9: Caractéristiques d’un groupement de (Np) cellules en parallèle

II.3.1-d Protection des modules photovoltaı̈iques

Pour éviter les effets indésirables du phénomène ” point chaud” (Hot-spot) connu depuis de
nombreuses années, les fabricants ont implantes des diodes dites by-pass dont le principe
est de court-circuiter les cellules ombragées.

Les constructeurs des modules implantant généralement entre 2 et 5 diodes by-pass


par modules (dans le boitier de connexion du module). Chacune des diodes by-pass est
associe à un sous-réseau des cellules de module. Lorsqu’une des cellules du sous-réseau
est ombragée, la diode by-pass devient passante, c’est-à-dire que le courant circule dans la
diode en isolant ainsi des circuits électriques le sous-réseau de cellule associé.

Figure II.10: Protection d’un module de 60 cellules associées en série part trois diodes de
by-pass

II.3.2 Champ PV
Pour disposer d’une puissance installée de plusieurs centaines de kilowatts, voire de mégawatts,
il est obligatoire d’réunir les modules photovoltaı̈iques suivant une architecture connue de
l’électricité : c’est l’assemblage série et parallèle. La figure II.11 montre l’architecture série
parallèle d’un champ photovoltaı̈ique
II.3. Les éléments d’un système photovoltaı̈ques 26

Figure II.11: Exemple de structure de champ photovoltaı̈ique

II.3.3 Les batteries d’accumulation


Les batteries solaires stockent l’énergie produite par les panneaux photovoltaı̈iques afin
d’assurer l’alimentation électrique en toutes circonstances (jour ou nuit, ciel dégagé ou
couvert).

Une batterie utilisée avec des panneaux solaires ou une éolienne est une batterie à
décharge lente (appelée aussi batterie solaire). Ces batteries sont spécifiquement conçues
pour les applications solaires ou éoliennes. Elles n’ont pas les mêmes caractéristiques
qu’une batterie de voiture par exemple, elles se déchargent plus progressivement et supportent
mieux les décharges fréquentes peu profondes

II.3.3-a Définition

Une batterie est un ensemble d’accumulateurs électriques destinés à stocker de l’énergie


et à la restituer ultérieurement. Elle est de type électrochimique et fonctionne grâce aux
réactions électrochimiques, Ces réactions sont activées au sein d’une cellule élémentaire
entre deux électrodes baignant dans un électrolyte lorsqu’une résistance Il y a donc une
conversion de l’énergie chimique en énergie électrique. En général, les batteries de stockage

Figure II.12: Chambre des batteries


II.3. Les éléments d’un système photovoltaı̈ques 27

électriques peuvent être divisées en deux grandes catégories, primaires et batteries secondaires.

Batteries primaires, Ce type sont ceux qui, une fois consommés, doivent être jetés
ou recycles. Et c’est que la réaction chimique sur laquelle soutient ce courant électrique
est complètement irréversible. Cela rend la batterie incapable de se recharger. Ils sont
principalement utilisés dans des applications ou il n’est pas pratique de recharger l’énergie
électrique [17].

Batteries secondaire, Contrairement aux primaires, ce type peut être recharge une
fois qu’ils sont à cout d’énergie. En effet, les réactions chimiques qui se produisent en leur
sein sont totalement réversibles. Une certaine tension peut être appliquée pour provoquer
à nouveau une sorte de produit qui transforme à nouveau le réactif. De cette façon, la
réaction chimique commence.

II.3.3-b Les différents types de batteries

Les types de batteries couramment utilisés dans les systèmes photovoltaı̈iques sont :

1. La batterie à l’Acide-Plomb :
Les batteries de type acide-plomb sont les plus courants dans les systèmes PV, car
ils sont bon marché, fiables et ont une densité de stockage d’énergie relativement
bonne.

Figure II.13: Structure d’une batterie acide-plomb classique

(a) Principe de fonctionnement d’une batterie plomb acide : A la décharge,


les deux polarités se sulfatent, l’électrolyte est consommé (les ions SO42− vont
sur les électrodes). L’oxygène libéré par l’électrode positive s’unit aux ions H +
en solution pour former de l’eau. Si la décharge est totale, l’électrolyte ne sera
plus composé que d’eau.

Lors de la décharge, des cristaux de sulfate de plomb se déposent sur les deux
électrodes :

A l’électrode positive,
II.3. Les éléments d’un système photovoltaı̈ques 28

Figure II.14: La procédure de la décharger et la recharge d’une batterie au plomb

P bO2 + HSO4− + 3H + + 2e− ⇒ P bSO4 + 2H2 O


A l’électrode négative,

P b + HSO4− ⇒ P bSO4 + H + + 2e−


A la recharge, les deux polarités se désulfatent, l’électrolyte est regénéré
(mise en solution d’ions SO42− ). La plaque positive est peroxydée (formation
de PbO2) et des ions sont libérés (augmentation de la concentration H + de
l’électrolyte).

Lors de la charge, à l’électrode positive, les ions Pb2+ du sulfate de plomb sont
oxydés en dioxyde de plomb P b02 .

P bSO4 + 2H2 O ⇒ P bO2 + HSO4− + 3H + + 2e−


A l’électrode négative, le sulfate de plomb est réduit en plomb métal.

P bSO4 + H + + 2e− ⇒ P b + HSO4− + H2 O


[19]

2. La batterie Nickel-Cadmium (Ni-Cd) :

Les batteries nickel-cadmium ont une large gamme de capacité, ce qui facilite la
sélection en fonction du temps de décharge et de la tension de fin de décharge. La
construction robuste et la généreuse réserve d’électrolyte permettent à la batterie
de résister à de grandes variations de température dans le comportement de cyclage
stationnaire au cours de sa durée de vie de plus de 20 ans. Construit avec une
future plaque de nickel-cadmium, il est totalement fiable, sans risque d’emballement
thermique ou de mort subite.

Fonctionnant généralement entre −40o C et +60o C, ils peuvent tolérer des températures
extrêmes de −50o C à 70o C pendant de courtes périodes [18].
II.3. Les éléments d’un système photovoltaı̈ques 29

Figure II.15: Une batterie Nickel-Cadmium (Ni-Cd)

Son fonctionnement est basé sur les deux phénomènes de la charge et de la décharge
selon les réactions chimiques suivantes :

Processus de décharge :

Anode (-):
Cd + 2KOH −→ Cd(OH)2 + 2K + + 2e−

Cathode (+):

2N iOOH + 2H2O + 2e−2 −→ N i(OH)2 + 2OH −

Cellule:
Cd + 2N iOOH + 2H2O −→ 2N i(OH)2 + Cd(OH)2

Processus de charge :

Anode:
2N i(OH)2 + 2OH− −→ 2N iOOH + 2H2 O + 2e−

Cathode:
Cd(OH)2 + 2e− −→ Cd + 2OH −

Cellule :

2N i(OH)2 + Cd(OH)2 −→ Cd + 2N iOOH + 2H2 O

Durant la charge, l’électrolyse du H2 O est en compétition avec les réactions primaires.

3. La batterie Nikel-Métal-Hydrure (Ni-MH) :


II.3. Les éléments d’un système photovoltaı̈ques 30

Afin de surmonter les limitations en capacité des batteries Ni-Cd, des recherches
sur un nouveau couple Ni-MH ont commencé en 1967, en remplaçant le Cadmium
de l’électrode négative par un composé intermétallique hydratable (MH). Les deux
électrodes sont isolées électriquement l’une de l’autre par séparateur afin d’éviter la
mise en court-circuit du système. L’électrolyte utilisé est le même que pour le Ni-Cd.

Processus de décharge :

Anode:
M H + OH − −→ M + H2 O + e−

Cathode :
N iOOH + H2 O + e− −→ N i(OH)2 + OH −

Cellule :
M H + N iOOH ⇔ M + 2N i(OH)2

Processus de charge :

Anode:
N i(OH)2 + OH − −→ N iOOH + H2 O + e−

Cathode:
M + H2O + e− −→ M H + OH −

Cellule :
2N i(OH)2 + Cd(OH)2 ⇔ Cd + 2N iOOH + 2H2 O

Cependant, l’instabilité et l’incertitude sur le nombre de cycle du Ni-MH rencontrée


à ses débuts, ont conduit les scientifiques à développer une batterie pressurisée nickel-
hydrogène (N i − H2 ) à la place.

4. La batterie lithium-ion (Li-Ion) :

Une batterie est composée de plusieurs piles individuelles connectées les unes aux
autres. A son tour, chaque pile comprend trois éléments principaux : une électrode
positive (une cathode), une électrode négative (une anode) et un électrolyte liquide.
Afin de mieux comprendre l’électrochimie d’un accumulateur Li-Ion, on suit les deux
Réactions chimiques de la décharge et de la charge suivantes :

Processus de décharge :
Anode:
LixC −→ C + xLi + +xe−

Cathode:
Li1 − xCoO2 + xLi + xe− −→ LiCoO2
II.3. Les éléments d’un système photovoltaı̈ques 31

Figure II.16: Composant d’une batterie lithium-ion (Li-Ion)

Figure II.17: Décharge

Cellule:
Li1 − xCoO2 + LixC −→ C + LiCoO2

Processus de charge :
Anode:
LiCoO2 −→ Li1 − xCoO2 + xLi + xe−

Cathode:
C + xLi + +xe− −→ LixC

Cellule:
Li1 − xCoO2 + LixC −→ C + LiCoO2
II.3. Les éléments d’un système photovoltaı̈ques 32

Figure II.18: Charge

II.3.3-c Définir la capacité de stockage des batteries solaires

La première question à se poser est la question de la capacité de stockage d’énergie solaire


ou éolienne, dont vous avez besoin.

La capacité d’une batterie solaire est exprimée en Ampères Heure (Ah) ce qui désigne
le débit totale d’énergie de la batterie dans des conditions données (10 heures, 20 heures, ...)

Avec un régulateur solaire (qui se branche entre les panneaux solaires et la batterie),
vous régulez la charge de la batterie, qui ne doit pas dépasser 90 %, ni ne doit descendre
sous les 40 %, car une surcharge comme une décharge trop profonde endommage ces
batteries et diminue leur durée de vie.

Donc, si nous reprenons notre exemple, une batterie 100 Ah ? 12V, pourra se décharger
au mieux de 60Ah (60% × 100Ah). Cela représente par rapport à votre besoin quotidien
en énergie 60Ah × 12V = 720W h.

II.3.3-d Capacité et durée de vie de la batterie

Une installation photovoltaı̈ique autonome comporte une ou plusieurs batteries pour stocker
l’énergie produites par les panneaux photovoltaı̈iques. Ces batteries spécifiques sont
appelées ”batterie à décharge lente” (ou pour simplifier batterie solaire).

Ces batteries sont conçues pour restituer un courant stable pendant de longues périodes
II.3. Les éléments d’un système photovoltaı̈ques 33

en conservant leurs aptitudes à la recharge, et ceci à un grand nombre de reprises (cycles),


on parle de batteries stationnaires ou à décharge lente.

Une batterie solaire comporte des électrodes positives et négatives composées d’alliages
dissemblables plongées dans un électrolyte (acide). L’ensemble est encapsulé dans un bac
scellé ou muni d’un bouchon de remplissage et d’un évent. Les réactions d’oxydoréduction,
qui gouvernent le fonctionnement d’une batterie sont réversibles, dans la mesure où celle-ci
n’a pas été longtemps ni complètement déchargée, ni trop surchargée. Un fonctionnement
prolongé dans l’un ou l’autre de ces états aboutirait à la destruction des capacités de la
batterie.

Il existe des batteries solaires fonctionnant en 2 Volts, 6 Volts ou 12 Volts (tension


nominale), dont la capacité (en Ampères heure) est inversement proportionnelle à la tension
: les batteries ayant la capacité de stockage la plus élevée sont les batteries 2V.

Ces batteries sont différenciées par la géométrie des plaques positives (planes ou tubulaires)
et par la forme de l’électrolyte (liquide, gel) [20].

II.3.4 Régulateur de charge et décharge


Le régulateur de charge/décharge est associé à un générateur photovoltaı̈ique, il a pour
rôle, entre autres, de contrôler la charge de la batterie et de limiter sa décharge. Sa fonction
est primordiale car elle a un impact direct sur la durée de vie de la batterie.

On trouve sur les installations plusieurs technologies de contrôleur de charge :

ˆ Régulation tout ou rien (TOR) par coupure électromécanique. Ce type de régulateur


n’est plus commercialisé et est amené à disparaitre.

ˆ Régulation MLI (Modulation de Largeur d’Impulsion) avec deux types de couplage


sur la batterie.

ˆ Couplage par adaptateur d’impédance appelé régulateur MPPT (Maximum Power


Point Tracking).

Dans un système PV, en l’absence d’un régulateur, les accumulateurs seront exposés à
une perte d’eau donc un vieillissement prématuré et à la sulfatation des plaques.

Le régulateur dans un système photovoltaı̈ique peut assurer aussi le rôle de la compensation


thermique. Il est situé entre le champ de modules et les batteries accumulateurs.

II.3.4-a Régulateur ” tout ou rien ”

Lorsque le module photovoltaı̈ique est Branche aux bornes d’une batterie, le point de
fonctionnement est déterminé par l’intersection entre les deux caractéristiques courant-
tension ; Par conséquent, afin d’éviter d’endommager la batterie par dépassement de sa
tension maximale admissible, il convient de déconnecter le module photovoltaı̈ique. C’est
ainsi que fonctionne le régulateur ”tout ou rien” lors de la charge des batteries : soit il
II.3. Les éléments d’un système photovoltaı̈ques 34

Figure II.19: Régulateur de charge

connecte le champ photovoltaı̈ique au parc de batteries, soit il le coupe lorsque la tension


devient trop importante.

II.3.4-b Régulateur MLI

Le régulateur MLI a été conçu, vers la fin des années 1990, afin de lever l’inconvénient
majeur des régulateurs ”tout ou rien” vis-à-vis de la fin de charge. Sa valeur ajoutée est
donc une fin de charge optimale avec un état de charge de 100 % (au lieu de 75 % pour le
régulateur ”tout ou rien”).

En début de charge, le régulateur MLI fonctionne comme le régulateur ”tout-ou-rien”.

En fin de charge (à partir d’un état de charge de l’ordre de 70 %), Le régulateur
MLI est un hacheur qui abaisse la tension du champ photovoltaı̈ique afin que celle-ci soit
supportable par le parc de batteries.

II.3.4-c Régulateur PPM

C’est un principe permettant de suivre, comme son nom l’indique, le point de puissance
maximale d’un générateur électrique non linéaire. Dans ce régulateur, un circuit mesure
en permanence la tension et le courant du panneau pour tirer de l’énergie au point de
puissance maximale. Ceci permet de garantir une récupération maximal d’énergie, quelque
soient la température et l’ensoleillement. Ces régulateurs fonctionnent soit en élevant, soit
en réduisant la tension. Un premier circuit ajuste la demande au point de puissance
maximale de l’ensemble des panneaux et le deuxième circuit transforme le courant et
la tension pour les adapter au type de batterie. Le régulateur MPPT coûte en général
beaucoup plus cher qu’un régulateur standard. C’est pour cette raison que son utilisation
n’est pas généralisée, et qu’il n’est pas recommandé pour les petites installations (les pertes
ne sont pas assez importantes).
II.3. Les éléments d’un système photovoltaı̈ques 35

II.3.5 Onduleurs de tension


La tension produite par les modules photovoltaı̈iques est continue et celle fournie par
les batteries pour l’alimentation des charges est aussi de nature continue. Dans ces
conditions, il faudra intégrer forcément un onduleur au système PV pour alimenter des
charges alternatives. L’onduleur est un convertisseur DC/AC, c’est-à-dire convertir la
sortie continue (DC) du champ de module ou des batteries en électricité alternative(AC)
standards comme celle fournie par SONELGAZ

II.3.6 Récepteurs et charges


Les récepteurs ou charges (utilisation) font partie du système PV. Leurs tensions d’usage
et leurs puissances déterminent les caractéristiques des éléments du système. Il doit être
soigneusement choisi et étudié. Lorsque c’est possible, il faut choisir les récepteurs de
grand rendement .Apres le choix des charges à alimenter par notre mini-centrale PV, nous
relèverons leur caractéristiques qui nous permettrons de déterminer la puissance à installer.

II.3.7 Autres composants de base


II.3.7-a La protection contre la foudre

La foudre est un phénomène que l’on ne peut -bien sur- empêcher de se produire, engendrant
ainsi un champ électromagnétique perturbateur.

La foudre génère donc des surtensions pouvant se propager par :

ˆ conduction (lignes électriques aériennes ou remontée de potentiel de terre)

ˆ rayonnement (couplage électromagnétique).

La protection des modules photovoltaı̈iques et de l’onduleur doit être réalisée en respectant


les quatre principes de base suivants :

ˆ Canaliser le courant de foudre vers la terre par le trajet le plus direct

ˆ Réaliser d’un réseau équipotentiel reliant toutes les masses des modules [section mini
6mm2 ]

ˆ Réduire les surfaces de boucle de masse (règles de câblage...)

ˆ Limiter l’onde de surtension par un (ou des) parafoudre

En effet, pour réduire les surtensions induites par la foudre, la surface de boucle doit
être aussi faible que possible lors de l’interconnexion des modules photovoltaı̈iques, mais
aussi entre chaque câble DC et le conducteur d’équipotentialité.

Cette règle est à respecter tant pour le champ photovoltaı̈ique que pour le cheminement
des câbles jusqu’aux appareils de protection (coffrets DC et AC) et l’onduleur.

Les câbles doivent pour cela cheminer le plus près possible les uns des autres. Dans
l’exemple de 6 modules en série ci-contre, on voit clairement que la liaison entre les modules
II.4. Conclusion 36

3 et 4 ne s’effectue pas par le chemin le plus court, mais par le chemin induisant la surface
de boucle la plus faible [21].

Figure II.20: Exemple de câblage correct pour la protection contre la foudre

II.3.7-b Fusibles et disjoncteurs

Une distribution électrique à partir d’énergie solaire demande les mêmes protections que
pour un réseau classique. Cependant, les protections coté DC sont particulières car le
courant continu (qui ne passe pas par 0 à chaque alternance) est plus difficile à interrompre
si un arc ce produit. En 12 VDC, le danger d’arc est assez faible mais dès 24 V, avec un
régulateur série, les panneaux serons parfois en tension ouverte à plus de 40 V et un arc
peut se produire si deux câbles sont mal isolés ou si une connexion se détériore avec le
temps. Dans les systèmes à tension continue de plus de 100 V, un mauvais choix dans les
équipements de protections a été la cause de plusieurs incendies.

Dans un système autonome, le risque principal est la forte densité d’énergie présente
dans une batterie qui peut fournir plus de 100A si les câbles ne fondent pas. Il est impératif
de toujours ajouter un fusible sur la borne non à la terre de la batterie. Dans le choix
d’un disjoncteur ou d’un fusible, il faut s’assurer que la valeur du courant et de la tension
nominale est valable en tension continu. Pour les grands systèmes à tension DC élevée, le
matériel le plus adéquat est celui utilisé dans les transports pour l’équipement de tramway,
trolleybus et train.

II.4 Conclusion
Dans ce chapitre, on a fait une présentation générale des systèmes photovoltaı̈iques, ainsi
que les éléments constituants ce système pour finir après avec les différents systèmes
photovoltaı̈iques
Chapter III
Etude de l’alimentation autonome de l’ESSAT

Sommaire
III.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
III.2 Le processus de dimensionnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
III.2.1 détermination des besoins électriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
III.2.2 Dimensionnement de champ photovoltaı̈que . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
III.2.3 Dimensionnement du parc des batteries . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
III.2.4 Choix et dimensionnement du régulateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
III.2.5 Choix et dimensions de l’onduleur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
III.2.6 Dimensionnement des câbles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
III.3 Simulation numérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
III.3.1 Présentation du logiciel PVSYST . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
III.3.2 Interprétation des résultats obtenus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
III.4 Simulation du plan architectural . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
III.5 Etude de rentabilité économique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
III.5.1 Tableaux de l’étude technico-économique des systèmes PV . . . . . . . . . 69
III.5.2 Estimation du cout de système d’appoint (group électrogène) . . . . . . . 69
III.5.3 Le cout de nôtre consommation d’énergie électrique (réseau SONELGAZ) 70
III.6 Discussion des résultats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
III.7 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
III.1. Introduction 38

III.1 Introduction
Dimensionner un système PV c’est déterminer en fonction de sollicitations telles que
l’ensoleillement et le profil de charge, l’ensemble des éléments de la chaine PV, à savoir, la
taille du générateur, la capacité de stockage, voir l’inclinaison des modules et le dimensionnement
des différents convertisseurs.

Dans ce chapitre est présentée en détaillé la conception d’une installation photovoltaı̈ques


autonome par deux méthodes, une méthode analytique qui nous permet de dimensionner tous
les éléments de notre système (modules PV, batteries, régulateurs, onduleurs, câblage), en
suivant uneméthode simple et claire, une méthode basée sur le logiciel PVsyst 7.2.

L’objectif générale est d’alimenter l’école ESSAT de manière autonome, à partir de


l’énergie solaire en utilisant des systèmes photovoltaı̈ques.

III.2 Le processus de dimensionnement


Il faut absolument faire un plan de l’installation avant d’installer les équipements photovoltaı̈ques.
Sinon, les équipements risquent d’être inadaptés et moins efficaces.

Figure III.1: Les étapes de dimensionnement d’une installation solaires photovoltaı̈ques


non raccordée au réseau

III.2.1 détermination des besoins électriques


Cette étape est très importante pour assurer un bon dimensionnement et éviter le problème
de surdimensionnement. Dans notre cas d’étude on a utilisé des données mensuelles du
besoin énergétique l’ESSAT extraite des factures d’électricités pour l’année 2019/2020
III.2. Le processus de dimensionnement 39

Table III.1: L’énergie consomme par mois en [kWh]


Mois Consommation en [kWh/mois]
Janvier 13813
Février 14477
Mars 11754
Avril 10368
Mai 8353
Juin 9873
Juillet 11298
Aout 6618
Septembre 8669
Octobre 10958
Novembre 13317
Décembre 14111

D’après ces donnée, on obtient :

ˆ Consommation énergétique annuelle : 133609 kWh/ans

ˆ Consommation énergétique moyenne par mois : 11134 kWh/mois

ˆ Consommation journalière moyenne : 371.13 kWh/jour

III.2.2 Dimensionnement de champ photovoltaı̈que


Après l’estimation des besoins mensuels on peut maintenant passer à la deuxième étape
qui est très importants ”le dimensionnement de champ photovoltaı̈que ”.
Pour que le dimensionnement de champ photovoltaı̈que soit exact et correct il faut
suivre la règle de dimensionnement suivante :

L’énergie électrique journalière produite par le champ photovoltaı̈que (Eelec )


doit être au minimum égale à l’énergie journalière consommée par les appareils
électriques(Ebesoin ).

Eelec ≥ Ebesoin
Ne pas respecter cette règle signifie qu’on consomme plus d’énergie qu’on en produit :
l’installation photovoltaı̈que est décadente.

On peut calculer l’énergie électrique par la formule suivante :

Pc
Eelec = × Ei × P R (III.1)
Pi
Avec :
III.2. Le processus de dimensionnement 40

Ei : est l’irradiation solaire journalière, exprimée en KW h/m2 /jour, reçue par le


champ photovoltaı̈que.

Eelec : est l’énergie électrique journalière potentiellement produite par l’installation


photovoltaı̈que, exprimée en KWh/jour.

Pc : est la puissance crête du champ photovoltaı̈que.

Pi : est la puissance radiative dans les conditions standards de test (conditions STC),
exprime en KW/m2 . Donc Pi = 1KW/m2 .

Ei : est l’irradiation solaire journalière reçue par une surface unitaire (1m2 ) du champ
photovoltaı̈que, en prenant en compte l’orientation et l’inclinaison de celui-ci

PR : est le ratio de performance de l’installation photovoltaı̈que.

Ainsi, la règle se formalise mathématiquement par :

Pc
× Ei × P R ≥ Ebesoin (III.2)
Pi
Notre objectif étant de calculer la puissance crête Pc de l’installation photovoltaı̈que,
nous exprimons Pc en fonction des autres paramètres :

Ebesoin × Pi
Pc ≥ (III.3)
Ei × P R

III.2.2-a Evaluation du gisement solaire

Le gisement solaire, c’est-à-dire l’énergie solaire disponible, dépend de trois facteurs, la


localisation, l’inclinaison et l’orientation du champ photovoltaı̈que.

1. Orientation :

Il est très important de bien placer les modules photovoltaı̈ques, car leur orientation
influe directement sur leur production énergétique.

En Algérie, la meilleur orientation possible est l’orientation vers le sud afin de capter
un maximum de rayonnement solaire tout-au-long d’une journée.
III.2. Le processus de dimensionnement 41

Figure III.2: Orientation du panneau

L’orientation sud est la plus exposée au rayonnement solaire

2. Inclinaison optimale :

Dans une installation solaire autonome, l’inclinaison du champ photovoltaı̈que est


un paramètre très important qui doit être défini de façon subtile en adéquation avec
les besoins.

Figure III.3: Différentes inclinaisons du panneau

L’inclinaison correspond à la pente du module par rapport a l’horizontale.


Pour maximiser l’irradiation solaire reçue en hiver et lorsque l’orientation est plein
sud, l’inclinaison optimale doit être calculée par la formule suivante :

latitude de lieu + 10o

Mais dans notre cas d’étude, on va installer des panneaux fixes donc on ne peut pas
varier l’angle d’inclinaison en fonction de l’irradiation. Pour cette raison, on a choisi
l’angle optimale qui est égale a la latitude de notre site qui est 35o .
III.2. Le processus de dimensionnement 42

Figure III.4: Inclinaison optimale

3. Localisation :

Dans le cadre de notre étude, Le lieu est L’école supérieure des sciences appliquées
de Tlemcen (ESSAT) qui se situe à Bel-Horizon - Wilaya de Tlemcen.

Figure III.5: Localisation de l?ESSAT vision Satellite

Table III.2: les cordonnes de l’école


Latitude Latitude Altitude Fus horaire
34.88 No −1.33 Wo 811 m UTC+1

4. Détermination du gisement solaire :

Les 3 données précédentes vont nous permettre de déterminer le gisement solaire


du site. Pour ce faire, nous utilisons les données du logiciel métronome. Après
avoir déterminer la localisation(Tlemcen) ainsi que l’inclinaison et l’orientation, nous
obtenons les valeurs de rayonnement solaire suivantes :
III.2. Le processus de dimensionnement 43

Figure III.6: Profil standard du rayonnement solaire (localisation : Tlemcen) obtenu par
le logiciel métronome

Pour plus de précession, on utilise le site PVWatts Calculator ([Link]) pour se


procurer les données récentes et fiables (localisation : Tlemcen) exprimées en kW h/m2 /jour.

Figure III.7: L’irradiation moyenne par mois

III.2.2-b Calcul de la puissance crête du champ PV

à partir des calculs des données de consommation quotidienne et de rayonnement solaire,


nous pouvons utiliser la formule III.3 pour calculer la puissance crête nécessaire au bon
fonctionnement de notre système PV, mois par mois.

ˆ Calcul de ration de performance PR :

Le PR est un coefficient qui permet de quantifier les pertes intrinsèques de l’installation


électrique, Le PR est donc un nombre entre 0 et 1. Plus il est proche de 1, plus
l’installation est performante d’un point de vue électrique.
III.2. Le processus de dimensionnement 44

Il existe deux paramètres qui influent sur le choix de PR, la présence ou non d’un
dispositif MPPT et le mode d’intégration. Nous pouvons utiliser le tableau suivant
pour choisir le PR de notre installation :

Table III.3: Lesvaleurs de PR en fonction de types de ventilation et la présence de MPPT


Ration de performance
Absence de MPPT Présence de MPPT
Modules très peu ventilés 0.55 0.6
Modules peu ventilés 0.60 0.65
Modules ventilés 0.65 0.70
Modules bien ventilés 0.70 0.75

Dans notre cas, les modules seront posés sur châssis, nous considérons que le champ
photovoltaı̈que sera bien ventile. Donc, nous évaluons la ration performance PR =
0.75

Nous effectuons donc les calculs mois par mois, qui sont donnés dans le tableau
suivant :

Figure III.8: Calcul de la puissance crête nécessaire, mois par mois


III.2. Le processus de dimensionnement 45

On constate qu’une puissance de 104.7 kWc est largement suffisante pour assurer
les besoins électriques pendant les moins de mars à octobre (66,66 %), mais pour
garantir un approvisionnement en énergie électrique correspondant à la demande
journalière de l’école tout au long de l’année, il faut installer un champ photovoltaı̈que
avec une puissance crête supérieur ou égale à 181.2 kWc, une telle puissance est
surdimensionnée pour le reste de l’année.

Figure III.9: L’irradiation moyenne par jour

Pour éviter le problème de surdimensionnement nous suggérons :

– D’installer un champ photovoltaı̈que avec une puissance crête de 105 kWc afin
d’assurer les besoins électriques pendant la période de mars à octobre.
– Ajouter un groupe électrogène comme une source d’appoint pour le reste des
mois (de novembre à février).

Figure III.10: Diagramme de la puissance crête mois par mois avec groupe électrgène

La partie jaune montre les besoins électriques couverts par le groupe électrogène.

Il existe une autre solution pour limiter la perte d’énergie causée par le surdimensionnement
de champ photovoltaı̈que :

Ajouter deux compteurs intelligents, le premier compteur est installé à la suite de


l’onduleur. Il calcule l’énergie produite par les panneaux solaires photovoltaı̈ques. Il
est suivi du compteur de vente qui détermine la quantité d’électricité non consommée
III.2. Le processus de dimensionnement 46

et injectée dans le réseau.

Cette solution nous permet de compenser les pertes résultant de le surdimensionnement


en vendant l’électricité excédentaire. Cependant, cette solution ne peut être en uvre
pour plusieurs raison liées à la politique des entreprises productrices et distributrices
d’électricité en Algérie.

Pour notre étude, nous avons choisit d’ajouter un groupe électrogène afin de réduire
le cout du projet.

ˆ La tension de système photovoltaı̈que :

Elle est choisie en fonction de la puissance crête :

Table III.4: Tension de service en fonction de la puissance crête


Puissance crête KWc 0 − 0.5 0.5 − 2 2 − 10 > 10
tension V 12 24 48 > 48

Dans notre cas d’étude la puissance crête est supérieure à 10 KWc, Nous prendrons
donc une tension supérieure à 48 V.

III.2.2-c Dimensions des modules PV

Cette opération consiste à calculer le nombre de module PV pour que l’on devra posséder
pour couvrir les besoins de l’école en électricité :

Dans cette étude on a choisi le module JINKOSOLAR JKM410M-72H qui comportent


72 cellules photovoltaı̈ques de type monocristallin, ces caractéristiques électriques résumé
dans le tableau ci-dessous :

Table III.5: Les caractéristiques de panneau solaire


La puissance Icc (A) Vco (V ) Impp (A) Vmpp (V )
crête (Wc)
410 10.6 50.4 9.690 42.30

A partir de la puissance crête, on peut calculer le nombre de module photovoltaı̈ques


par la formule suivante :

Pc
Ntot = (III.4)
Pu
Avec :
III.2. Le processus de dimensionnement 47

Pc : la puissance crête en KWc

Pu : la puissance crête unitaire d’un panneau

Ntot : le nombre total de panneaux solaires

Donc :

105000
Ntot = = 256.09 ≃ 257Modules
410
Assemblage de panneaux :

ˆ Modules connectés en série :

Vch
Ns = (III.5)
Vn

Avec:

Vch : tension total du champ(on prend la tension de


144Vpour que le champ PV délivre une tension compatible
avec le matériel utilise)
Vn : la tension délivrée par un seul panneau photovoltaı̈que.

Donc :
144
Ns = =4
36
ˆ modules connectés en parallèles :

Ntot
Np = (III.6)
Ns

Avec :

Ntot : nombre total de panneaux photovoltaı̈que

Ns : nombre de panneaux connectés en série

257
Np = = 64.25 ≃ 65
4
III.2. Le processus de dimensionnement 48

il faut prendre en considération les différentes pertes dues aux matériels du système,
le rendement de l’onduleur et du régulateur est généralement de 98 %. Donc, il faut
ajouter une puissance de:

105000 × 0, 04 = 4200W c

Donc, il faut ajouter 11 modules pour compenser ces pertes.

Le nombre total de panneaux 268.

Le courant total fourni par les panneaux solaires calculé par la formule suivante :

Itot = Np × Impp = 67 × 9.69 = 649.23A

Ce courant est très élevé et ne peut être supporté par un seul régulateur. Pour
adapter ce courant aux matériels existant, nous allons diviser notre système en sous
générateurs qui délivreront un courant moins important.

Donc, on opte à diviser le champ PV en 9 sous générateurs. On aura donc 9 sous


générateurs de 28 panneaux, 4 en série et 7 en parallèle avec les caractéristiques
suivantes :

– tension Vpv = 231.84V


– courant Ipv = 85.33A
– Pc = 11480W c

Et le 10ème sous générateurs de 12 panneaux, 4 en série et 3 en parallèle avec les


caractéristiques suivantes :

– tension Vpv = 231.84V


– courant Ipv = 36.57A
– Pc = 4920W c

III.2.3 Dimensionnement du parc des batteries


Le choix de la batterie est un facteur très important pour le fonctionnement total du
système, car toute l’énergie produite et retirée doit passer par les batteries. Les principaux
facteurs qui influencent la durée de vie des batteries sont la décharge profonde, la surcharge,
le faible niveau d’électrolyte et la température élevée de la batterie.

Le choix des batteries dans le système photovoltaı̈que se fait selon les deux critères les
plus importants : la tension (en V) et la capacité de la batterie (en Ah)
Pour obtenir la tension ou la capacité souhaitée, il est souvent nécessaire d’assembler
plusieurs batteries. Le montage des batteries peut se faire en série ou en parallèle :
III.2. Le processus de dimensionnement 49

ˆ Le montage en parallèle permet d’additionner les capacités de stockage (en Ah) tout
en conservant la même tension (en V).

ˆ Le montage en série permet d’additionner la tension des batteries (en V), tout en
gardant la capacité en Ah d’une seule batterie.

III.2.3-a Choix de la tension du parc de batteries

La formule suivante permet de calculer la tension du parc de batteries :

r
ρ×2×L×P
Ubatterie = (III.7)
S×ε
Avec :

ρ : résistivité du matériau conducteur, puisque nous utiliserons des câbles en cuivre,


donc ρ = 0.01851Ω.mm2 /m

L : longueur des câbles entre le parc de batterie et l’onduleur, exprime en m. dans


notre cas en estime que la longueur L entre le parc de batteries et l’onduleur par L= 4m
(choix d’implantation)

P : la puissance électrique nominale traversent les câbles

S : la section des câbles, exprime en mm2

ε : chute de tension maximum tolérée dans les câbles, exprime en %

III.2.3-b Choix de la capacité du parc de batteries

Le calcul de la capacité du parc de batterie s’affectée grâce à la formule suivante :

Nj × Ebesoin
Ctd ≥ (III.8)
Pd × K t
Avec :

Ctd : est la capacité de la batterie associe à la dure de la décharge Td

Nj : autonomie de réserve (jours)

Ebesoin : énergie journalière consommée (Ah/jour)

Pd : profondeur maximale de décharge


III.2. Le processus de dimensionnement 50

Kt : coefficient de température de la capacité

Td : durée de décharge exprimé en heure. Td = Nj × 24

Pour prolonger la durée de vie de batterie il faut éviter les décharges profondes.

Dans notre cas d’étude :

ˆ Premièrement, nous avions calculé les besoins journaliers de 455,19 KW/jour, exprime
en Ah/jour. La tension étant de 48V.

455.19
Ebesion = = 9483.125Ah/jour
48 × 1000
ˆ Deuxièmement, nous souhaitons une autonomie de 4 jours, cela signifie que peut
alimenter, indépendamment du champ photovoltaı̈que pendant 4 jours.

ˆ Troisièmement, nous considérons une profondeur de décharge égale à 0,8.

ˆ Quatrièmement, nous considérons que la batterie sera amenée à fonctionner à 10 C

Table III.6: Détermination du coefficient de température K(C) (données constructeur)


Température de −20 −10 0 10 20 30 40
fonctionnement
des batteries
Coefficient 0.8 0.85 0.9 0.95 1 1.04 1.1
correctif

Donc:

4 × 49483.125
Ctd ≥ = 49911.19Ah
0.8 × 0.95
cette capacité du parc de batterie capable de couvrir l’ensemble des besoins électriques
pendant la durée de l’autonomie de réserve qui est de 4 jours sans aucun apport d’énergie
solaire et sans jamais dépasser la profondeur maximale de décharge qui est 80 % et aussi
dans les conditions de température du site.

Dans notre cas nous allons choisir une batterie de 12V/296 voir Annexe A.
III.2. Le processus de dimensionnement 51

Figure III.11: Batterie

ˆ Nombre de batterie en série :

Vn
Nbat−s = (III.9)
Vu

Avec :

Nbat−s : nombre d’élément en série.

Vn : tension de parc de batterie

Vu : tension par élément de batteries

Donc :

48
Nbat−s = =4
12
ˆ Nombre de batterie en parallèle :

Ctd
Nbat−p = (III.10)
Cbat−u

Avec :

Nbat−p : nombre d’élément en parallèle

Ctd : capacité totale du système de stockage

Cbat−u : capacité par élément de batteries.


III.2. Le processus de dimensionnement 52

Donc :

49911.19
Nbat−p = = 168.61 ≃ 169éléments
296
Donc le nombre total de batteries est 676 éléments.

III.2.4 Choix et dimensionnement du régulateur


Pour assurer une protection adéquate des batteries contre les surcharges de courant des
modules PV, le régulateur doit être compatible avec tous les éléments du système. Pour
cela, il faut bien dimensionner le régulateur.

Le dimensionnement du régulateur s’affectée selon les 4 critères suivants:

1. La puissance maximale du champ PV doit être inferieure à la puissance nominal du


régulateurs.

2. La tension à vide du champ photovoltaı̈que doit être inférieure à la tension maximale


admissible par le régulateur.

3. Le courant de sortie du champ PV ne doit pas dépasser le courant maximal admissible


par le régulateur, c’est le courant d’entrée pour le régulateur Ie .

4. Le régulateur doit être compatible avec la tension du parc de batteries.

Pour les grandes puissances il est recommandé d’utiliser un régulateur MPPT.

Le courant de sortie du sous champ PV de régulateur :

ˆ Les 9 sous générateurs :

Ier = Impp × Np = 67.83A

ˆ Le 10ème sous générateurs :

Ier = Impp × Np = 29.07A

Donc on utilise 10 régulateurs MPPT qui support un courant de 100A/250V. (Voir


AnnexeB).
III.2. Le processus de dimensionnement 53

Figure III.12: Régulateur de charge MPPT 250/100

III.2.5 Choix et dimensions de l’onduleur


Les panneaux photovoltaı̈ques et les batteries fournissent une tension continue. Les appareils
électriques normaux ont besoin d’être alimentés en courant alternatif de 220 V, Donc un
onduleur est nécessaire pour notre installation.

On a mentionné dans le chapitre précèdent que il existe deux types d’onduleur, mais
pour une installation PV sur site isolé, on installera un onduleur autonome.

III.2.5-a La puissance nominale de l’onduleur

L’onduleur doit être dimensionnée de manière à ce que sa puissance d’entre maximale


correspond à la puissance maximale que peut recevoir du champ PV. Une marge de
dimensionnement de 20 à 30 % est recommandée pour assurer le bon fonctionnement
de l’onduleur à des températures ambiantes supérieures à 25o .

Le dimensionnement de l’onduleur se fait aussi en fonction des critères suivants :

ˆ Tension d’entrée : égale à la tension de régulateur

ˆ Tension de sortie : l’onduleur imposera une tension alternative égale à 220V de


fréquence 50 Hz (en Algérie).

Il faut prendre en considération le rendement de l’onduleur, qui comprit généralement


entre 0.9 % et 0.98 %. Dans notre cas, on utilise un onduleur qui fabrique chez Solax de
15kW et un rendement égal à 98 % . Donc :

Pch 109200
N= = = 7.28 ≈ 8
Pond 15000
Avec:
III.2. Le processus de dimensionnement 54

Pch : la puissance de la charge

Pond : la puissance unitaire de l’onduleur choisir

Le nombre d’onduleur est 8 onduleurs de 15 kW. (Voir les annexes)

Figure III.13: l’onduleur solax 15 kW

III.2.6 Dimensionnement des câbles


Afin de minimiser les pertes dans l’installation, il faut bien calculer les sections des câbles
entres les différents appareils. Le choix de la section des câbles de l’installation s’effectue
selon 2 critères principaux :

ˆ La chute de tension tolérée (ne doit pas dépasser 3 %).

ˆ Le courant maximal admissible dans les câbles.

Le calcul des sections des câbles du champ PV ne peut se faire qu’en connaissant au
préalable un certain nombre de paramètres :

ˆ Les propriétés électriques des modules utilisés (Icc , Impp , Umpp )

ˆ Le nombre de modules PV et leur assemblage(en série et en parallèle).

ˆ La distance entre les différents appareils de notre installation.

Les sections habituelles des câbles sont 1.5mm2 , 2.5mm2 , 4mm2 , 6mm2 , 10mm2 , 16mm2 , 25mm2 , 35mm
etc.

ˆ Section des câbles coté DC :

La section des câbles de partie DC sera calculé par la formule suivante :


III.2. Le processus de dimensionnement 55

ρ×L×I
S= (III.11)
ε×V

Avec :

I : Intensité de courant (A)

ε : Chute de tension, devrait être inférieure à 3 %, idéalement 1 %.

ρ : résistivité du matériau conducteur (cuivre ou aluminium) en service normal,


soit 1.25 fois la résistivité à 20o C (ρcu = 0.0225Ω.mm2 /m pour le cuivre et ρal =
0.036Ω.mm2 /m pour l’aluminium).

S : Section du câble (mm2 )

L : Longueur du câble (m)

V : Tension à l’origine du câble (V).

ˆ Section des câbles coté AC :

La section des câbles de partie AC sera calculé par la formule suivante :

L
S = B × ρ × Ib × × cos θ (III.12)
ε×V

Avec:

B : coefficient qui vaut 1en triphasé et 2 en monophasé.

cos θ : Facteur de puissance (le déphasage entre la tension et le courant en alternatif)

Ib : Courant maximale d’emploi (A).

En ce qui concerne la longueur, nous le mettons approximativement par rapport aux


dimensionnements de l’école.

Les câbles que on a utilisé sont des câbles en cuivre. Donc:

ρcu = 0.0225Ω.mm2 /m, ρ1 = 1.25 × 0.0225 = 0.028125Ω.mm2 /m.

On prend ε = 0.02 et cos θ = 0.8


III.2. Le processus de dimensionnement 56

ˆ Section des câbles Coté DC

– Section des câbles entre Les panneaux et la boite de raccordement (L=5m) :

Calcul du courant:

I = 1.25 × Icc × 7 = 84, 78A

Calcul de la section:

1.25 × 0.0225 × 5 × 84.78


S= = 4.13mm2
0.02 × 36 × 4

Donc on choisit le câble de S = 6mm2

– Section des câbles entre la boite de raccordement et le régulateur DC/DC (L=8m) :

Calcul du courant :

I = Imaxpv × Npv,s,sch = 9.69 × 7 = 67, 83A

Calcul de la section:

1.25 × 0.0225 × 8 × 67.83


S= = 5.3mm2
0.02 × 36 × 4

Donc on choisit le câble de S = 6mm2

– Section des câbles entre le DC/DC et les batteries et Section des câbles entre les batteries
et l’onduleur (L=4 m):

* Calcul de la tension de la Batterie:

Vbatt = Vbatt,u × Nbatt,serie = 12 × 4 = 48V


* Calcul du courant de batterie :

Calcul de 1 − α :

Vbatt 48
1−α= = = 0.33
Vpv 36 × 4
III.3. Simulation numérique 57

I 67.83
Ibatt = 1−α = 0.33 = 203.51A

* Calcul de la section:

1.25 × 0.0225 × 4 × 203.51


S= = 23.85mm2
0.02 × 48
Donc on choisit le câble de 25mm2

ˆ Section des câbles Coté AC

Section des câbles entre l’onduleur et la charge (L = 15 m):

Calcul du courant :

Pcharge
Ibt =
3×V

105000
Ibt = = 159.09A
3× 220

Calcul de la section:

15
S = 2 × 0.0225 × 159.09 × × 0.8 = 33.74mm2
0.02 × 48

Donc on choisit le câble de S = 35mm2

III.3 Simulation numérique


III.3.1 Présentation du logiciel PVSYST
PVSYST est conour être utilisé par les architectes, les ingénieurs et les chercheurs, mais
c’est aussi un outil pédagogique très utile. Il inclut une aide contextuelle approfondie, qui
explique en détail la procédure et les modèles utilisés et offre une approche ergonomique
avec guide dans le développement d’un projet. PVSYST permet d’importer des données
météo d’une dizaine de sources différentes ainsi que des données personnelles. [37]

Le logiciel comprend principalement deux modes de fonctionnement. Le premier est


une application de pré dimensionnement assez simple à prendre en main et accessible au
néophyte. Le deuxième permet une étude beaucoup plus approfondie et prend en compte
beaucoup plus de paramètre. De plus il se base sur du matériel concret pour ses calculs,
III.3. Simulation numérique 58

contrairement au premier mode qui effectue ses calculs pour un cas très général.

Pour chacun des deux modes, le principe est le même : on donne la localisation
géographique de l’installation, puis on entre les données concernant l’installation. Vien
ensuite une partie résultats o l’on choisit les données qui nous intéresse.

III.3.1-a Données météorologiques

Tout d’abord, il faut se procurer des données climatiques fiables et récentes, dans notre
travaille on a choisi la base de données de logiciel Métronome. [1]

Figure III.14: Carte interactive de métronome pour accéder aux données climatiques

Figure III.15: Fenêtre des coordonnes météorologiques dans métronome 8

On peut importer ces donnes météorologiques vers le logiciel PVsyst, pour commencer
la simulation.

III.3.1-b Conception de projet

Pour une simulation complète et correcte il faut suivre les étapes suivantes :
1. Choisir l’option ” isolé avec batteries ”

2. Donner un non au projet et importer les données météorologiques de logiciel métronome


8
III.3. Simulation numérique 59

3. Préciser les spécifications de système : orientation, besoins utilisateurs, système et


ombrage proches pour perfectionner les résultats de notre simulation.

Figure III.16: Le choix du système d’installation ”isolec batteries”

Figure III.17: Les étapes de dimensionnement par PVsys

III.3.1-c Orientation des modules PV

Il faut bien choisir l’orientation et l’inclinaison favorable à la production d’énergie.

Pour la simulation de notre système PV, nous avons choisi un plan incline fixe d’une
inclinaison 35o (par rapport à l’horizontale), c’est l’inclinaison optimale donnée par le
logiciel PVsyst.
III.3. Simulation numérique 60

Figure III.18: Détermination de l’angle d’inclinaison

III.3.1-d Définition des Besoins utilisateurs

On définit les besoins utilisateurs grâce aux factures d’électricité de l’école ESSAT fournit
par sonelgaz.

Figure III.19: Les besoins mensuelles en KWh/mois

III.3.1-e Définition du système

Une fois que nous avons fini de définir l’orientation du système et les besoins utilisateurs,
l’option Système devient rouge, ce qui signifie qu’on peut définir notre système.
III.3. Simulation numérique 61

Figure III.20: L’interface pour le dimensionnement

1. Champ PV

ˆ Pour la section ” aide au dimensionnement ”, on peut définir la puissance déserte


ou bien la surface disponible.
ˆ L’option ” sélection du module PV ” permet de définir le choix du module
photovoltaı̈ques, pour notre étude on a choisi un module de Jinkosolar JKM410M-
72H qui comporte 72 cellules photovoltaı̈ques de type monocristallin.
ˆ Pour le choix de régulateur, PVsyst conseil de commencer avec un régulateur
universel, mais on peut choisir un type de régulateur adéquat avec notre système.

Figure III.21: Le choix de modules

2. Stockage

Dans cette partie, on va définir le pack de batterie en respectant la tension du système


et la capacité conseillée par le logiciel.

Le choix de la batterie se fait en fonction de la disponibilité dans le marché.


III.3. Simulation numérique 62

Figure III.22: le choix de batteries

3. Choix du rlateur :

Figure III.23: Le choix du régulateurs

Définition de la PLOL acceptable : ”Loss of Load ”, on a mis 0 % c’est-à-dire


la probabilité que les besoin ne soient pas couverts par l’installation.

Définition de l’autonomie requise : on entre ici le nombre de jours d’autonomie,


généralement entre 3 et 5 jours.

4. schéma de l’installation PV

Figure III.24: Configuration typique d’une installation isolée

5. Paramètres de simulation

ˆ Caractéristiques du module PV :
III.3. Simulation numérique 63

Figure III.25: Caractstiques du module PV choisi

Figure III.26: Les dimensions du module PV choisi

ˆ Caractéristiques de batteries :

On a choisit le modèle : 12-CS-11PS 12V/296 Ah


III.3. Simulation numérique 64

Figure III.27: Tension de charge/darge selon SOC

ˆ Caractstique du régulateur :

Figure III.28: Les caractstiques ctriques du rlateur

6. Résultats et discussion de la simulation

Une fois que tous les paramètres sont correctement entrés, on lance la simulation.

Le logiciel PVsyst affichera tous les résultats détaillés sous forme d’un rapport en
version PDF.
III.3. Simulation numérique 65

Figure III.29: Le rapport final de la simulation

Caractéristiques du système PV :

Les paramètres de dimensionnement du champ PV sont résumés dans la figure


ci-dessous.

Figure III.30: Parames de la simulation

Donc, le système PV sera constitué de:

ˆ 268 modules PV de type monocristallin (410W/36V) répartis sur une surface


de 539m2 , comme suite :
– 04 modules en séries
– 67 modules en parallèle
ˆ 676 unités (12V/296Ah) avec une capacité globale de 50024 Ah.

ˆ 69 régulateur MPPT (4000W/250V/100A).


ˆ Le dimensionnement de l’onduleur se fait manuellement.
III.3. Simulation numérique 66

Figure III.31: Diagramme journalier d'EntrSortie du syst PV

Le diagramme d’entrée/sortie implique l’énergie produite par le système en fonction


de l’irradiation d’entrée. Idéalement, l’énergie absorbée devrait augmenter d’une fa
linéaire avec l’irradiation à tout moment. Ce graphique permet d’avoir une idée de
la fa dont fonctionne le système et il donne les indications sur les jours inefficaces,
et aussi il doit être aussi fort que possible sous-entendant fraction d’absorption
bénéfique de l’énergie solaire, en d’autre termes une bonne efficacité de module.

Tous les points, il existe 365 correspondants à tous les jours de l’année, ils représentent
la moyenne irradiation incidente de chaque jour et l’absorption correspondante.

Pour note cas, le schéma illustre un système qui fonctionne bien et efficace indiqué
par la plupart des points conservés sur la ligne la plus raide. Il y a cependant quelques
jours qui diffèrent de la tendance, mais la partie principale des jours gisaient sur le
proche de la ligne linéaire.

Figure III.32: Simulation : énergie, indice de performance et productible

Les graphiques en haut montrent l’énergie produite par le centrale PV (énergie utile)
ainsi que les pertes de champ PV, de système et de système de stockage, et le ration
III.3. Simulation numérique 67

de performance sur l’année qui est défini par le rapport de la production du système
par l’énergie incidente de référence.

Figure III.33: Le diagramme de perte d’une année

Le diagramme de perte est très important pour bien évaluer notre étude, on va
examiner en détail pour chaque résultat si une amélioration peut être apportée dans
la conception de notre système.

III.3.2 Interprétation des résultats obtenus


Le lancement de la Simulation nous permet d’accéder aux différents résultats de la conception
de notre système photovoltaı̈que d’une puissance de 110 kWc.

Le système photovoltaı̈que est exposé au plusieurs paramètre de dégradation qui est


interprété par des facteurs de pertes:
ˆ Perte champ (Température, qualité des modules, résistance,· · · etc),

ˆ Perte Onduleur globales,

ˆ pertes d’IAM qui est de 1.95 %,

ˆ perte due au niveau de l’irradiation (0.31 %),


III.4. Simulation du plan architectural 68

ˆ pertes dans les batteries · · ·

On voit que l’énergie produite qui varie proportionnellement avec l’énergie solaire
incidente est dûe à l’importance de l’éclairement pour un bon rendement des cellules quel
que soit leur technologie avec des rendements déférents, le bon choix de l’implantation de
la centrale et de ses composants.

III.4 Simulation du plan architectural


La deuxième simulation tient compte de relevés précis pour permettre un dessin dans
l’espace et tenir compte des pertes d’ombrages pour perfectionner notre étude.

On a utilisé le logiciel Sketchup pour dessiner un plan en 3D qui donne une vision
globale de notre projet.

Figure III.34: Plan architectural de l’école avec l’emplacement des panneaux solaires

III.5 Etude de rentabilité économique


Suite à notre étude du système d’installation d’une chaine photovoltaı̈que, il est important
d’évaluer le coût annuel total de notre système. Alors, nous procédons à la détermination
économique et énergétique du coût global actualisé du KWh fourni. Le prix du kWh
produit par cette installation solaire photovoltaı̈que dépend des coûts fixes à l’investissement
initial (achat du matériel et travaux) et surtout de la durée considérée pour l’amortissement
de l’investissement (exemple 25 ans).

Cette partie a pour objectif de déterminer si les installations photovoltaı̈ques sont


rentables d’un point de vue économique (financier), énergétique et environnemental. Afin
de réaliser une étude complète du photovoltaı̈que.
III.5. Etude de rentabilité économique 69

III.5.1 Tableaux de l’étude technico-économique des systèmes PV


Les prix des équipements et matériels sont obtenus auprès des entreprises fabricants et des
bureaux d’études. Voir les annexes

Table III.7: Estimation du cout des composants de notre installation


Désignation Caractéristiques Quantité Prix Montant
unitaire DZD
DZD
Module 410W / 36V 268 28.000,00 7.504.000,00
monocristallin DZD DZD
Support pour les 268 5.000,00 1.340.000,00
modules DZD DZD
Génie civile 5.000,00 1.340.000,00
(enclos pour les DZD DZD
modules)
Batteries 12V/ 296A 676 90.577,52 61.230.403,52
DZD DZD
Régulateurs 250V/100 A 29 50.000,00 1.450.000,00
DZA DZD
Onduleurs 15KW 8 270.900,00 2.167.200,00
DZD DZD
Câbles et divers 100.000,00
DZD
Eléments de 400.000,00
protection DZD
Cout total 75.531.603,52
DZD

III.5.2 Estimation du cout de système d’appoint (group électrogène)


L’énergie d’appoint de chaque mois est déterminée en calculant la différence entre l’énergie
produite par le champ PV et les besoins de chaque mois :

Pc
Eelec =
Pi × Ei × P R
Le prix d’un litre de diesel en Algérie est 29.01 DA

Table III.8: Calcul de la consommation de carburant du groupe électrogène d’appoint


Mois Energie d’appoint Carburant Litres/mois(1) →
(kWh/jour) DZD/mois
janvier 2855.72 294.4 litres /mois → 8540.54 DZD
Février 4579.4 472.1 Litres/mois → 13695.62 DZD
novembre 2712.6 279.65 Litres/mois → 8634.83 DZD
décembre 3153.01 325.05 Litres/mois → 9429.7 DZD
TOTAL 13300.73 kWh/an 1371.2 Litres/mois → 39778.5 DZD
III.6. Discussion des résultats 70

Donc le cout total d’investissement est :

75531603.52 + 39778.5 = 75571382.02DZD

III.5.3 Le cout de nôtre consommation d’énergie électrique (réseau SONELGAZ)


Le tableau suivant représente le cout annuel (4 saisons) de la consommation d’électricité
pour l’année 2019/2020. (Voir les annexes)

Table III.9: Calcul de la consommation de carburant du groupe électrogène d’appoint


mois Consommation en Le cout DA
kWh
Janvier 13813 65672.32
février 14477 66771.44
mars 11754 57684.69
avril 10368 49862.51
mai 8353 39496.64
juin 9873 48306.31
juillet 11298 52215.37
aout 6618 33548.50
septembre 8669 42496.04
octobre 10958 51490.18
novembre 13317 64731.79
décembre 14111 67642.26
TOTAL 133609 639.918.05

Comme la durée de vie moyenne d’une installation photovoltaı̈que est de 25 ans, alors
le coût de consommation énergétique pour une même durée est de :

639918.05 × 25 = 15997951.25DA

III.6 Discussion des résultats


On compare entre le prix de la SONELGAZ au prix de l’installation photovoltaı̈que on
voit que le projet de l’installation photovoltaı̈que autonome pour alimenter l’école ESSAT
est trop chers que l’alimentation par le réseau SONELGAZ.

III.7 Conclusion
Les installations photovoltaı̈ques par leur caractère d’autonomie doivent êtres dimensionnées
pour qu’elles fournissent de l’énergie dans les conditions les plus défavorables, afin d’aboutir
à une meilleure optimisation des installations photovoltaı̈ques qui demeurent l’objectif de
tout installateur photovoltaı̈que.
III.7. Conclusion 71

Dans ce chapitre nous avons essayé de dimensionner notre installation photovoltaı̈que


à l’aide de deux méthodes différentes, soit par un calcul analytique, ou par un logiciel de
calcul. Les deux méthodes sont correctes et conduisent aux mêmes résultats.

Enfin, pour une étude complète on a estimé aussi le cout d’installation et le temps
nécessaire pour l’amortissement, Ces derniers sont jugés raisonnables par rapport au
montant des factures établies par le fournisseur de l’énergie électrique SONELGAZ.
Conclusion Générale

L’important gisement solaire en Algérie favorise le développement de l’utilisation de


l’énergie solaire. La production de l’électricité par énergie solaire est la voie la plus
prometteuse pour renforcer les autres ressources énergétiques et répondre à un besoin
en évolution quasi exponentielle.

L’autoconsommation d’électricité consiste à produire une partie de l’électricité que l’on


consomme, ce qui implique des économies de factures pour les consommateurs.

L’objectif général de notre étude était de produire de l’énergie électrique de manière


autonome à l’école supérieure en science appliquées de Tlemcen (ESSAT) à partir de
l’énergie solaire en utilisant une installation des systèmes photovoltaı̈ques.

Afin de réussir une installation photovoltaı̈que autonome, nous avons mené une étude
détaillée concernant la méthode de dimensionnement du système PV autonome en tenant
compte de la consommation énergétique de l’école.

Dans un premier volet, nous avons cité les différentes technologies des cellules solaires.
Ensuite, nous avons décrit le fonctionnement des systèmes photovoltaı̈que en s’étant sur
chaque composant du système.

Dans le troisième chapitre nous avons dimensionné l’installation de notre système


PV. Ensuite, nous avons appliqué une étude par simulation numérique de l’installation
PV de puissance 110kw. Le logiciel de simulation que nous avons utilisé PVsyst répond
correctement aux choix des composants constituants notre installation, plusieurs résultats
sont obtenus avec meilleurs perspectives, nous avons établi une étude technico-économique
et nous avons constaté que notre système photovoltaı̈que va nous couter plus chère en
comparent à une alimentation par SONELGAZ. Mais une telle installation représente une
solution intéressant qui peut jouer un rôle très important pour résoudre le problème de
l’électrification des sites isolés ou loin du réseau électrique.
Conclusion Générale 73

Perspectives :

On envisage d’améliorer deux axes très importants dans notre étude qui sont :

ˆ le dimensionnement électrique des éléments de protection de l’installation

ˆ le choix optimal des sections des câbles

Afin de minimiser les chutes de tensions et les pertes énergétiques.


Bibliographie
Bibliographie

[1] [Link] Hamza. Dimensionnement technique d’une installation


photovoltaı̈que De 300 KW. Mémoire de Master Université Mohamed Bougara-
Boumerdes. 2017.

[2] BONNEAUX Déodat DAVID Lucien DUMAS Adrien GERMAIN Simon. Etudes
des Cellules Photovoltaes. mémoire, Lycée Jean Monnet-Annemasse Vétraz-
Monthoux. France 2004.

[3] Belhadj Mohammed. Modélisation d?un syst de captage photovoltaı̈que


autonome. mémoire de magister. Centre Universitaire De Bechar Institut des
Sciences Exactes. 2007.

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et Optimisation d’un Système Energétique de Production Photovoltae
associé á un Accumulateur. mémoire de magister. Université Abou Bekr Belkaid.
Tlemcen. 2013.

[5] MERABET Houssam SILEM Mouhssin. Etude de faisabilité d?une


installation solaire photovoltaı̈que autonome par PV Système pour
établissement scolaire. Mémoire présenté pour l’obtention Du diplôme de
Master Académique, Université Mohamed Boudiaf - Msila. 2019.

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Research Journal of Engineering and Technologie (IRJET) ,2017.

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[10] [Link] le 25-05-2022

[11] [Link]
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[13] [Link] [Link]. consulter le


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Expert Handbook for Planning, Design and Installation. 2010.

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photovoltaı̈que intégrée au b^ atiment : Cas d’un laboratoire au CDER.
Mémoire de master académique. Université Mouloud Mammeri de Tizi- Ouzou. 2014

[16] Micharessan. Développement d’un outil de supervision et de contr^


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une installation solaire photovoltaı̈que. Electronique. Université de
Perpignan. 2014.

[17] [Link] le 28-05-2022

[18] [Link] le 28-05-2022

[19] [Link]
consulter le 28-05-2022

[20] lampadaire autonome, notice d’utilisation pour mesures en pied de mat

[21] [Link] araf [Link] consulter le 30-05-2022


Annexes

Annexe A : datasheet de la batterie


Annexes 78

Annexe B : datasheet du régulateur


Annexes 79

Annexe C : Facture d’électricité délivrée par la SONELGAZ


Annexes 80

Annexe D : datasheet de l’onduleur


Résumé :
Dans ce mémoire, nous allons procéder à l’étude de l’alimentation autonome de l’école
supérieure en sciences appliquées de TLMECEN par panneaux photovoltaïques.

Après une description détaillée des systèmes photovoltaïques et de leurs applications et la


présentation de tous les composants de base qu’ils contiennent, nous proposons une
conception complète du système solaire autonome avec les batteries, après quoi nous
présenterons une étude économique de notre projet.

Mots clé : Système photovoltaïque, dimensionnement du système photovoltaïque.

:‫ملخص‬

‫يهدف عملنا المقدم في هذه االطروحة إلى تقديم دراسة متكاملة عن تصميم منظومة شمسية مستقلة من أجل إمداد‬
.‫المدرسة العليا في العلوم التطبيقية بتلمسان بالكهرباء‬

‫ نقدم تصميم كامل لمنظومة‬,‫بعد وصف مفصل لألنظمة الكهروضوئية و تطبيقاتها و تقديم جميع المكونات االساسية فيها‬
.‫ لنقدم بعدها دراسة اقتصادية لمشروعنا‬,‫شمسية خاصة بالمدرسة بتخزين ذاتي عن طريق البطاريات‬

‫ تصميم منظومة شمسية‬,‫ أنظمة كهروضوئية‬: ‫الكلمات المفتاحية‬

Abstract:
In this context, we want to realize an autonomous photovoltaic installation in order to provide
the High School of Applied Sciences with electricity, located in the city of Tlemcen (Algeria).
After a detailed description of PV systems and their applications and the introduction of all
the basic components in them, we offer a complete design of the school's solar system by self-
storage through batteries, after which we will present an economic study of our project

Keywords: PV systems, solar system design

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