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Memoire Final

Ce mémoire présente une stratégie de gestion pour la centrale photovoltaïque d'El Abiodh Sid Cheick, intégrant un stockage hybride de batteries lithium-ion et de supercondensateurs. L'objectif est de maximiser la puissance produite et d'atteindre une pénétration de 30% grâce à une gestion efficace des flux d'énergie. Les résultats ont été simulés à l'aide du logiciel Matlab.

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Memoire Final

Ce mémoire présente une stratégie de gestion pour la centrale photovoltaïque d'El Abiodh Sid Cheick, intégrant un stockage hybride de batteries lithium-ion et de supercondensateurs. L'objectif est de maximiser la puissance produite et d'atteindre une pénétration de 30% grâce à une gestion efficace des flux d'énergie. Les résultats ont été simulés à l'aide du logiciel Matlab.

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‫وزارة البحث العلمي والتعليم العالي‬

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPEREUR ET DE LA


RECHERCHE SCIENTIFIQUE
‫جامعــة عبد الحميد بن باديس مستغانم‬
Université Abdelhamid Ibn Badis Mostaganem
‫كــلـيـة الـعـــلــوم و الـتـكـنـولـوجـيـا‬
Faculté des Sciences et de la Technologie
DEPARTEMENT DE GENIE ELECTRIQUE

N° d’ordre : M….../GE/2021

MEMOIRE
Présenté pour obtenir le diplôme de

MASTER EN : Électrotechnique

Filière : Énergies renouvelables en Électrotechnique

Par :

BOCOUM Oumou

Stratégie de gestion de la centrale PV de EL Abiodh Sid Cheick


avec un stockage hybride batteries/supercondensateurs

Soutenu le / / 2021 devant le jury composé de :

Président : Mr BOUKORTT Pr UMAB

Examinateur : Mr MESKINE Said MCA UMAB

Encadreur : Mr BEKKOUCHE Benaissa Pr UMAB

Co-encadreur : DAHMOUN Mouhcen Doctorant UMAB


Remerciements

Je remercie Allah de m’avoir donnée la santé, le courage et la motivation pour


mener à bien mon projet de fin d’étude.
Un grand merci à mon encadreur le professeur Bekkouche Benaissa de m’avoir pris
sous son aile tout au long de ce projet à travers ces innombrables conseils, remarques et
encouragements et surtout la patience dont il a fait preuve à mon égard ; merci également à
mon Co encadreur Mr Mouhcen Dahmoun.
Je tiens à remercier les membres du jury Professeur BOUKORTT Abdelkader et le
Maître de conférences MESKINE Said d’avoir consacrés de leur temps pour la correction et
l’évaluation de notre travail.
Mes sincères remerciements à tout le corps professoral de la faculté de sciences et
technologies de l’université Abdel Hamid IBN BADIS de MOSTAGANEM. Particulièrement
aux professeurs et enseignants du département du génie électrique.
Je remercie ma famille pour leurs encouragements et leur confiance tout au long de ce
cursus universitaire. Surtout mon cher mari qui m’a permis de continuer mes études, m’a
apporté son soutien malgré son incompréhension dans le domaine, et l’encouragement qu’il
m’a procuré.
A mes frères, sœurs et amis qui m’ont été d’une grande aide dans la réalisation de ce
mémoire : Salimata Bocoum, Hafsatou Dicko, Mahamat Zene Ayoub. A toutes les filles de la
résidence universitaire de m’avoir aidée avec mon fils.
Enfin mes remerciements iront à tous mes amis, promotionnaires et tous ceux qui ont
contribué de près ou de loin a l’aboutissement de ce travail.
Merci à tous et toutes du fond du cœur.
Dédicaces

Je dédie ce modeste travail à :


A la mémoire de mon père bien aimé qui restera gravé dans mon cœur, je ne
t’oublierais jamais « reposes en paix ».
A ma très chère mère Dicko Haoua, ma profonde gratitude et mon incontestable
reconnaissance, pour tous les sacrifices auxquels vous avez consentis, toute la confiance que
vous m’accordez et tout l’amour dont vous m’entourez.
A mes frères, et mes sœurs pour leurs soutiens et leurs amours.
A mon mari et mon fils, les hommes de ma vie pour leur soutien inestimable.
Résumé

Ce mémoire présente le travail de recherche effectué pour la conception d’une stratégie


de gestion, destinée à la centrale photovoltaïque situé à el Abiodh Sid Cheick qui est
raccordée au réseau. Le système considéré présente deux types de stockage un banc de
batteries lithium-ion et un de supercondensateurs. Face au problème de gestion de l’énergie
dans un système raccordé au réseau, et aux enjeux de maximisation de sa puissance
produite, nous proposons de développer une stratégie de gestion basée sur les flux
d’énergie. Nous avons obtenu comme résultat une pénétration de 30% avec ajout de ce
stockage hybride sur notre centrale. La simulation a été effectuée par une programmation
sur le logiciel Matlab.

Mots clés : Stratégie de gestion, stockage hybride, pénétration, supercondensateurs,


batteries.

Abstract

This thesis presents the research work carried out for the design of a management
strategy, for the photovoltaic power plant located in el Abiodh Sid Cheick which is connected
to the grid. The system under consideration has two types of storage, a bank of lithium-ion
batteries and one of supercapacitors. Faced with the problem of energy management in a
system connected to the grid, and the challenges of maximizing its produced power, we
propose to develop a management strategy based on energy flows. We have achieved as a
result a penetration of 30% with the addition of this hybrid storage on our power plant. The
simulation was performed by programming on the MATLAB software.

. Keywords: Management strategy, hybrid storage, penetration, supercapacitors, batteries.


‫ملخص‬

‫تقدم هذه األطروحة األعمال البحثية التي أجريت لتصميم استراتيجية إدارية لمحطة الطاقة الكهروضوئية الموجودة في‬
‫األبايود سيد شيك والمتصلة بالشبكة‪ .‬ويحتوي النظام قيد النظر على نوعين من التخزين‪ ،‬هما مصرف بطاريات أيونات‬
‫وفي مواجهة مشكلة إدارة الطاقة في نظام متصل بالشبكة‪ ،‬والتحديات المتمثلة في تعظيم ‪. .‬الليثيوم وأحد المكثفات الفائقة‬
‫الطاقة المنتجة‪ ،‬نقترح وضع استراتيجية إدارية تقوم على تدفقات الطاقة‪ .‬وقد حققنا نتيجة اختراق ‪ ٪30‬مع إضافة هذا‬
‫‪ Matlab.‬التخزين الهجين على محطة توليد الطاقة لدينا‪ .‬تم إجراء المحاكاة من خالل البرمجة على برنامج‬

‫‪.‬الكلمات الرئيسية‪ :‬استراتيجية اإلدارة‪ ،‬والتخزين الهجين‪ ،‬واالختراق‪ ،‬المكثفات الفائقة‪ ،‬والبطاريات‬
Table des matières

INTRODUCTION GENERALE ................................................................................................................... 13

INTRODUCTION GENERALE ................................................................................................................. 1

Chapitre I : Présentation De la centrale photovoltaïque d’El Abiodh Sid Cheikh ................................... 3

I : Introduction : ................................................................................................................................... 3

I.2 : Critères du choix du site ........................................................................................................... 4

I.3 : Situation de la centrale............................................................................................................. 4

I.4 : Les caractéristiques climatiques : ............................................................................................. 6

I.4 .1 : Précipitation : ................................................................................................................... 6

I.4 .2 : Températures : ................................................................................................................. 6

I.5 : les équipements de la centrale ................................................................................................ 6

I.6 : Description générale de la centrale :........................................................................................ 7

I.6 .1 : Description de sous champ (2 MW) ................................................................................. 7

a) : Raccordement des panneaux : .......................................................................................... 8

b) : Raccordement des chaines : ............................................................................................. 8

c) : Protection des chaînes :..................................................................................................... 8

d) Caractéristiques technique des câbles utilisé pour le raccordement : ............................. 10

I.6 .2 : Les différents équipements du SKID :............................................................................. 11

I.7 : Poste de livraison :.................................................................................................................. 15

I.8 : Poste de commande : ............................................................................................................. 16

I.9 : Système d’alimentation sans interruption (ASI) :................................................................... 16

I.10 : Détecteur d’incendie : .......................................................................................................... 17

I.11. Protection ............................................................................................................................ 17

I.12 Energie auxiliaire .................................................................................................................... 18

I.13 Comportement en cas de perturbation sur le réseau ......................................................... 18


I.15 : Conclusion : .......................................................................................................................... 19

Chapitre Ii : Les différents systèmes De stockage ................................................................................. 21

II. Introduction ................................................................................................................................... 21

II.1. 2. Les différents moyens de stockage de l’énergie électrique ........................................... 21

II.1. 3. L’énergie hydraulique : ................................................................................................... 21

II.3.2. Centrales hydroélectriques : .......................................................................................... 22

II.3.3. Les centrales gravitaires : ............................................................................................... 22

II.3.4. Centrale hydroélectrique STEP : ..................................................................................... 23

II.3.6. Les types des installations hydrauliques : ...................................................................... 24

II.3.7. Centrale hydroélectrique et stockage d’énergie : .......................................................... 25

II.3.8. Stations de transfert d'énergie par pompage : .............................................................. 25

II.3.9. Complexes hydroélectriques : ........................................................................................ 25

II.3.10. Les équipements électromécaniques : ......................................................................... 26

II.3.11. Les avantages et les inconvénients des centrales hydroélectriques : .......................... 26

II.4. Les volants d’inertie ............................................................................................................... 27

II.5. Stockage à air comprimé CAES .......................................................................................... 28

II.6. Le stockage électrochimique ................................................................................................. 29

II.6.1 Système d’accumulation d’énergie .................................................................................. 29

II.6.2. Accumulateurs électrochimiques ................................................................................... 30

II.6.3. Batterie lithium-ion ......................................................................................................... 30

II.6.3.1. Format des cellules lithium-ion ................................................................................ 31

II.7. Dimensionnement d’une batterie .......................................................................................... 32

II.9. Condensateurs ...................................................................................................................... 34

II.10. Supercondensateurs ou condensateurs double couche ...................................................... 35

II.10.1. Origine / historique ....................................................................................................... 35

II.10.2. Principe de fonctionnement .......................................................................................... 35

II.10.3. Technologies.................................................................................................................. 36

II.10.4. Grandeurs caracteristiques ........................................................................................... 37


II.10.5. Proprietes ...................................................................................................................... 37

II.10.7. Dimensionnement des supercondensateurs................................................................. 40

II.11. Comparaison des différentes technologies de stockage ...................................................... 41

II.12. Hybridation du stockage....................................................................................................... 43

Chapitre Iii : LA STRATEGIE DE GESTION D’ENERGIE DE LA CENTRALE PHOTOVOLTAIQUE ................. 45

III.1 Introduction ................................................................................................................................ 44

III.2. Structure du système prévu ...................................................................................................... 44

III.3. La production d’énergie ............................................................................................................ 45

III.4. La consommation d’énergie ...................................................................................................... 46

III.5. Dimensionnement manuel ........................................................................................................ 48

III.5.1. Les batteries ....................................................................................................................... 48

III.5.2. Les supercondensateurs ..................................................................................................... 50

III.6. La stratégie de gestion d’énergie .............................................................................................. 51

III.6.1. Introduction ........................................................................................................................ 51

III.6.2. Méthodologie ..................................................................................................................... 52

III.6.3.. Organigramme general de la gestion d’énergie ................................................................ 55

III.6.4. Organigramme de charge du système de stockage ........................................................... 57

III.6.5. Organigramme de décharge ses systèmes de stockage .................................................... 58

Conclusion générale .......................................................................................................................... 61

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ......................................................................................................... 61


Table de figures

Chapitre I

Figure I. 1 : Position de la centrale par rapport la ville d'El Abiodh Sidi Cheikh [24] .............................. 5
Figure I. 2 : Illustration de raccordement de deux chaînes de module ................................................... 8
Figure I. 3 : Schéma unifilaire de raccordement des chaînes PV ........................................................... 9
Figure I. 4 : Câble Électrique collecteur d’une section 95 mm2 .............................................................. 9
Figure I. 5 : Câble DC Principal d’une section de 150 mm2 ................................................................... 10
Figure I. 6 : Ensemble et l’emplacement des équipements de SKID ..................................................... 11
Figure I. 7 : Le transformateur de puissance SGB ................................................................................. 13
Figure I. 8 : Le transformateur auxiliaire SBA ........................................................................................ 14
Figure I. 9 : L’armoire du RMU .............................................................................................................. 14
Figure I. 10 : Schéma uni filaire de la connexion RMU entre deux Skids .............................................. 15
Figure I. 11 : schéma unifilaire des cheminements des câbles ............................................................. 19

Chapitre II

Figure II. 1 : chaineénergétique de la centrale hydraulique [9] ............................................................ 22


Figure II. 2 : système de transfert d’énergie par pompage STEP [9] ..................................................... 23
Figure II. 3 : Principe de fonctionnement des phases de pompage pour stocker l'énergie [10] .......... 24
Figure II. 4 : Principe de fonctionnement des phases de turbinage pour produire de l’électricité [9]
................................................................................................................... Error! Bookmark not defined.
Figure II. 5 : Système du volant d’inertie. .............................................................................................. 28
Figure II. 6 : Système de stockage par air comprimé ............................................................................ 29
Figure II. 7 : a. Anatomie d’une cellule au Lithium ion et b. Mode de distribution des ions ............. 31
Figure II. 8 : Modélisation d’un élément de batterie Li-ion................................................................... 33
Figure II. 9 : Modélisation d’un banc de nB batteries au Li-ion................. Error! Bookmark not defined.
Figure II. 10 : Comparaison des densités de puissance et énergétique de différentes technologies de
stockage électrochimiques .................................................................................................................... 34
Figure II. 11 : Structure d’un condensateur plan................................................................................... 34
Figure II. 12 : Diagramme de Ragone des systèmes électrochimiques de stockage d’énergie ............. 38
Figure II. 13 : Modélisation d’un supercondensateur à partir des circuits RC. ..................................... 41
Figure II. 13 : Comparatif des applications des principales technologies de stockage (ENEA) ............. 44

Chapitre III

Figure III. 1 : Schéma de raccordement des différents éléments.......................................................... 44


Figure III. 2 : Courbe de la représentation en 3D de la production énergétique .................................. 45
Figure III. 3 : Courbe de production journalière en été ......................................................................... 46
Figure III. 4 : Courbe en 3D de la consommation. ................................................................................. 46
Figure III. 5 : Courbe de la consommation journalière durant l’été. ..................................................... 47
Figure III. 6 : Schéma du branchement série parallèle des batteries. ................................................... 49
Figure III. 7 : Schéma du branchement des batteries avec le système PV ............................................ 49
Figure III. 8 : schéma global du système................................................................................................ 50
Figure III. 9 : Raccordement des systèmes de stockage ........................................................................ 51
Figure III. 10 : Organigramme général de la stratégie de gestion ......................................................... 55
Figure III. 11 : Organigramme du processus de charge des systèmes de stockage .............................. 57
Figure III. 12 : Organigramme du processus de décharge des systèmes de stockage .......................... 58
Figure III. 13 : Courbe de la gestion d’énergie....................................................................................... 59

Liste des tableaux

Chapitre I

Tableau I. 1 : Coordonnées UTM des bornes de la structure de l’entreprise [24] .................................. 5


Tableau I. 2 : caractéristiques de module CS6P – 255P .......................................................................... 7
Tableau I. 3 : Caractéristiques techniques des câbles NFA2X - NA2XY ................................................. 10
Tableau I. 4 : Caractéristiques technique de l’onduleur ....................................................................... 12
Tableau I. 5 : Spécification technique du central box ........................................................................... 13
Tableau I. 6 : les différentes cellules du poste ...................................................................................... 15

Chapitre II

Tableau II. 1 : comparaison des différentes technologies de stockage ................................................ 42


Liste des abréviations

SCs : supercondensateurs
RMU : Ring main unit
ESE : élément de stockage électrochimique
Cbatt : Capacité totale des batteries
Vbatt : tension aux bornes de chaque batterie
Eelec : énergie électrique produite
Edm/j : énergie produite par jour
Ja : nombre de jours d’autonomie
SAE : systèmes d’accumulation d’énergie
Qsc : charge du supercondensateur
Csc : capacité du supercondensateur
Wsc : énergie stockée dans le supercondensateur
ESR : résistance interne du supercondensateur
Pscmax : puissance maximale dans le supercondensateur
INTRODUCTION GENERALE
INTRODUCTION GENERALE

Face au réchauffement climatique et au tarissement des énergies fossiles, mais


également face à la croissance mondiale de la demande énergétique, le développement de
sources d’énergies propres semble indispensable. Dans le cas de l’énergie électrique, les
solutions alternatives peuvent être les sources photovoltaïques, éoliennes, ou encore
hydroélectriques. En particulier, les énergies renouvelables sont une alternative intéressante
pour l’électrification des sites isolés ou difficiles d’accès ne permettant pas le raccordement à
un réseau électrique. Cependant, le caractère intermittent de ces sources d’énergie pose des
problèmes en termes de stabilité, de qualité ou encore de sûreté de fonctionnement des
réseaux électriques auxquels elles sont connectées.
Pour pallier au problème de disponibilité de l’énergie, on a recours à des systèmes de
stockage qui emmagasine l’énergie produite par ces sources dites « à faible émission de gaz à
effet de serre »et la restituent lorsque les utilisateurs en expriment la demande. Les moyens de
stockage permettent de découpler temporellement l’instant où l’énergie est générée de
l’instant où elle est consommée, ils assurent alors une fonction de tampon d’énergie. De plus,
les problématiques de qualité et stabilité d’un réseau peuvent être traitées par la connexion de
systèmes de stockage qui fournissent ou absorbent une puissance pour compenser ses
variations, exerçant ainsi une fonction de lissage.
Dans ce contexte est inscrit notre travail qui se résume dans une étude d’un système
de stockage pour la centrale photovoltaïque situe à el Abiodh Sid cheikh de capacité de
23.9MW, connectée au réseau. D’une part pour renforcer la pénétration des énergies
renouvelables en allongeant la durée de production de la centrale et d’autre part pour
améliorer sa qualité avec la compensation de la variation de la production.
Cependant pour bien faire, notre étude sera répartie en trois parties principales comme suit :

- La première partie présentera une description générale de la centrale en donnant ces


différents schémas de raccordement des équipements qui la compose. La configuration
et la répartition de ses sous-systèmes ainsi que le raccordement général au réseau
seront décrits.
- Dans la deuxième partie en exposera les différents modes de stockage d’énergie
électrique tels que le stockage hydraulique, le stockage par volant inertiel, celui par
système de compression d’air ainsi que le stockage électrochimique. Des exemples
explicatifs de chaque type de stockage et schémas illustratifs seront cités.

1
- La troisième partie sera consacrée au calcule du nombre des batteries et des super
condensateurs nécessaires pour la centrale. Un organigramme général de la stratégie
de gestion d’énergie globale de la centrale avec stockage sera établi. Les variations de
la charge ainsi que de décharge des systèmes de stockage seront analysées.
En fin notre travail sera clôturé par une conclusion générale qui résumera les impacts du
système de stockage sur le fonctionnement de ces centrales réalisées dans le cadre du
programme algérien des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique 2012-2030.

2
Chapitre I :

Présentation De la centrale
photovoltaïque d’el abiodh Sid
Cheikh
Chapitre I

I : Introduction :

Le gouvernement algérien a lancé la mise en place d’une intégration plus importante


des énergies renouvelables en février 2011.Dans le cadre de la mise en œuvre du programme
national des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique , le gouvernement algérien a
pour objectif d’installer sur toute l’étendue du territoire algérien une puissance d'origine
renouvelable de près de 22 000 MW entre 2011 et 2030 avec le maintien de l’option de
l’exportation comme objectif stratégique si les conditions du marché le permettent. Le
programme de l’efficacité énergétique permettra de réduire les émissions de CO2 de 193
millions de tonnes.
Dans le cadre de ce programme une centrale photovoltaïque d’une puissance crête de
23.9MWc a été mise en service à El-Abiodh Sid Cheikh en 2017.
Dans ce chapitre nous allons faire une présentation générale de cette centrale. Les
critères du choix du site, la Situation du projet et les caractéristiques climatiques
seront dévoilées. Un exposé très précis sera élaboré sur les équipements de la centrale et
l’architecture de l’installation. La fonction de protection, le sectionnement ou isolement des
tançons en cas des interventions et la fonction commande seront analysées. Nous reprendrons
le point du raccordement de cette structure énergétique avec le réseau électrique national.
Bien que cette centrale ait contribué à améliorer la qualité du service de réseau
électrique de manière significative, en augmentant la puissance électrique demandée dans
cette région. Mais, le principal défaut des énergies renouvelables est qu’elles dépendent
entièrement des conditions climatiques, qui sont souvent irrégulières, et très peu prévisibles.
Cependant, depuis son exploitation, elle n'a pas été complétée par un système de stockage
d'énergie électrique, ce qui a limité sa production uniquement à la présence du soleil. C'est
dans cette optique que notre travail sera orienté afin d'allonger le temps d’alimentation des
consommateurs par une énergie électrique d’origine renouvelable.
Donc, l’objectif principal dans cette étude est le dimensionnement d’un stockage
hybride pour prolonger la production du système d’énergie renouvelable suivant les besoins
de la charge, sans faire appel au réseau électrique, tout en restant économiquement et
écologiquement viable. Le choix du système de stockage hybride, parce que trois types de
problèmes apparaissent.
Premièrement, le coût de fabrication des éléments de stockage est important, il y a donc tout
intérêt à maximiser leur production pour les rentabiliser au mieux. Deuxièmement, la batterie
s’avère être le composant le plus critique du système : possédant une durée de vie en nombre
de cycles de charge-décharge très limitée, et étant dans ce type d’application à changer tous

3
Chapitre I

les deux ans, elle entraîne des coûts économiques et écologiques importants. Quelles sont les
sources de stockage disponibles et facile à associées ?

I.2 : Critères du choix du site

Le site d’installation de cette centrale photovoltaïque a été choisi sur la base des critères
économiques, Technologiques et environnementaux suivants :
• La Préservation de la biodiversité par l'absence de sites protégés proches ;
• Ensoleillement favorable au développement d'un parc photovoltaïque : El-Bayadh
Bénéficie d’un ensoleillement de 1886 kWh/kWc/an. La moyenne annuelle de l'irradiation
Globale inclinée à la latitude du lieu, mesurée, est de 6807 Wh/m2 ;
• Facilité de raccordement au réseau électrique par la présence d'un poste source situé à
proximité du site ;
• Disponibilité du foncier : le terrain affecté au projet n'est pas une propriété privée ;
• Accessibilité, le site bénéficie d'un accès direct sur la route nationale n059 reliant El
Abiodh Sidi Cheikh à Arbaouet et rejoignant au Nord la route nationale n047 reliant El-
Bayad à Ain-Sefra. La RN59 est large et bien entretenue facilitant l'aménagement et
l'entretien du parc solaire ;
• Protection contre les risques naturels grâce à l'absence d'aléa sur le site ;
• Création d'emplois locaux liés au développement des filières énergies renouvelables et à
l'exploitation des ressources locales.

I.3 : Situation de la centrale

Elle est située en dehors des tissus urbains à 4 km au Nord D'El Abiodh Sid Cheikh
agglomération chef-lieu de la commune d'El Abiodh Sidi Cheikh, Daïra d'El Abiodh Sid
Cheikh. Wilaya d'El Bayadh, en bordure de la RN 59 reliant El Abiodh Sidi Cheikh à
Arbaouet, agglomération chef-lieu de la commune d'Arbaouat, située à 19 km.
Le Site contient une superficie de 39,2 ha, et il est délimite [20] :
• Au Nord, par un terrain vague marque parle passage, a 110 mètres des limites du site,
d'un gazoduc haute pression de 20 pouces ;
• Au Nord-Est, par un terrain vague traversé par un lit d'oued à sec qui passe à 35 m
environ des limites du site. On y relève également la présence d'une aire de dépôt de
véhicules lourds hors d'usage à près de 60 mètres des limites du site ;
• A l'Est, par un terrain vague sur lequel s'étendent au loin des exploitations agricoles ;
• Au Sud, par des terrains réservés à l'usage agricole ;

4
Chapitre I

• A l'Ouest par un terrain vague séparant le site de la RN59 qui située à près de 90
mètres [4].

Figure I. 1 : Position de la centrale par rapport la ville d'El Abiodh Sidi Cheikh [24]

La projection Transverse universelle de Mercator (en anglais Universal Transverse


Mercator ou UTM) des bornes du site sont précisées dans le tableau ci-dessous :

Tableau I. 1 : Coordonnées UTM des bornes de la structure de l’entreprise [24]

Borne X Y
A1 271085,88 3648204,27
B1 271466,96 3648204,27
C1 271605,92 3647971 ,20
D1 271744 ,88 3647738,14
E1 271744 ,88 3647511,03
F1 271415,38 3647711,13
G1 271085,88 3647511,22
H1 271085,88 3647857,75

5
Chapitre I

I.4 : Les caractéristiques climatiques :

Les études climatiques de la zone sont basées sur des données de la station D’el
Abiodh Sid Cheikh dans les caractéristiques majeures sont comme suit :
• Attitude 945 m
• Latitude 32
• Longitude 00 30 Est
Le climat au niveau D’el Abiodh Sid Cheikh est un climat de type semi-continental Hyper
aride ses caractéristiques sont synthétiser comme suit :

I.4 .1 : Précipitation :

En général la pluviométrie est faible et irrégulière elle est hétérogène dans le temps et
dans l'espace à travers le tableau ci-dessus nous pouvons constater que le minimum
pluviométrique pour la station d'El Abiodh Sidi Cheikh apparaître en juillet avec un 2mm
alors que le maximum apparaît en octobre avec 20 mm

I.4 .2 : Températures :

Les températures moyennes mensuelles les plus basses se situent au mois de Janvier
avec 7.3°C, tandis que les moyennes les plus élevées se situent au mois Juillet. Avec 29.9 °C
d'après la classification thermique des climats, le climat nu niveau d'El Abiodh Sidi Cheikh
est de type semi-continental.

I.5 : les équipements de la centrale

• Panneaux solaires photovoltaïque, y compris les supports


• Onduleurs
• Boîtes de raccordement
• Dispositifs de protection
• Dispositifs de sectionnement
• Système protection incendie et détection incendie
• Équipement pour l'évacuation sur le réseau 60KV- (émergence et accessoires)
• Câble MT, BT, Information, de commandes et fibre optique
• Transformation de puissance et transformateur des auxiliaires
• Système de contrôle commande et monitoring y compris instrumentation et Système
d'alimentation sans interruption
• Système de comptage
• Réseau de terre

6
Chapitre I

• Système intranet et réseau internet


• Groupe électrogène avec inverseur de source et réservoir fuel
• Les kits autonomes pour l'éclairage extérieur de la centrale
• Système anti-intrusion
• Système de nettoyage des panneaux [2].

I.6 : Description générale de la centrale :

Pour faciliter l’entretien de la centrale photovoltaïque, assurer un fonctionnement


permanent en cas d’un défaut, la puissance totale crête installer(23.92MWc) a été scindée à
plusieurs blocs interconnectés de puissance crête de 2 MWc regroupés par un relais appelé
SKID. Chaque SKID contient deux onduleurs.

I.6 .1 : Description de sous champ (2 MW)

❖ Champs PV
Le champ photovoltaïque se repartie sur une envergure de 2.5 hectares ; composé de
3984 panneaux poly cristalline pour chaque 1 MWc, monté sur des structures porteuses
espacés de 6m, cette distance est déterminée d'une façon qu'il n'y ait pas un effet d'ombrage
inter rangée.
❖ Panneaux PV :
Les panneaux photovoltaïques utilisés dans la réalisation de la centrale sont des
panneaux polycristalinCS6P 255-P. d'une Puissance crête de 255 Wc. Ces caractéristiques
essentielles sont montrées sur (Tableau I.2).

Tableau I. 2 : caractéristiques de module CS6P – 255P

Model Canadian SolarCS6P - 255P


Puissance nominal maximal (Pmax) 255 W
Tension en fonctionnement optimal (Vmp) 30.2
Courant en fonctionnement optimal (Imp) 8,43A
Tension en circuit ouvert (Voc) 37,4V
Intensité de court-circuit (Isc) 9A
Temperature de fonctionnement 40°C-+85°C
Tension maximale du système 1000V(IEC)/600V(UL)
Calibre maximal des fusibles en série 15 A
Tolérance de puissance: 0-+5W 0-+5W

7
Chapitre I

a) : Raccordement des panneaux :

Afin d’augmenter la tension, les modules polycristallins CS6P–255P sont interconnectés


en série. L'interconnexion de 24 modules en série forme une chaîne. Chaque onduleur
contient 166 chaînes en parallèles.

b) : Raccordement des chaines :

Deux chaînes sont connectées en parallèle via un câble-T avec une section de 4 mm2 comme
le montre la figure I.2 .la deuxième étape chaque 8 paires de chaînes sont raccordé ensembles
avec un câble de 95 mm2.

Figure I. 2 : Illustration de raccordement de deux chaînes de module

En fin l’ensemble est relié avec un câble principal DC en aluminium, d'une section
15O mm2. Ce dernier transporte la puissance DC jusqu'au SKID comme il est schématiser sur
la (figure I.3).

c) : Protection des chaînes :

La protection de chaque chaîne est assurée par des fusibles intégrés sur le câble d'un
calibre de 15A. Cette combinaison de deux chaînes est assemblée par un connecteur de
perçage sur un câble de collecte en aluminium d'une section de 95 mm2 que l'on pourrait
considérer comme un boîtier de collecte conventionnel.

8
Chapitre I

Figure I. 3 : Schéma unifilaire de raccordement des chaînes de PV

Figure I. 4 : Câble Électrique collecteur d’une section 95 mm2

❖ Câble DC Principal :
La puissance des générateurs photovoltaïque est transmise vert une boite de
raccordement appelé le central box grâce à 11 câbles (DC principale) qui seront ensuite
regroupés avec un jeu de bar.
Vue que le même courant circule dans la section précédente 95mm², va circuler dans ce
nouveau câble qui relier les câbles collecteurs avec le central box parce que nous avons la

9
Chapitre I

même puissance produite. Mais suite à des contraintes ce câble a un autre mode de pose,
puisqu’il est enterré. Donc en doit augmenter la section de ce dernier et on a pris un câble de
150mm² en Aluminium figure I.5 avec un courant admissible de 261A.

Figure I. 5 : Câble DC Principal d’une section de 150 mm2

d) Caractéristiques technique des câbles utilisé pour le raccordement :

Tableau I. 3 : Caractéristiques techniques des câbles NFA2X - NA2XY

Caractéristique technique Cables NFA2X CâblesNA2XY


Section l x95 mm2 lx150mm2
Types aluminium Aluminium
Tension nominal 0.6/1Kv 0,6/1Kv
Tension de test 4000Veff 4000Veff
Temperature de fonctionnement -30° C / +80°C -50C°à+90C°
Temperature du conducteur +80° C max +90oC
Température du coup de circuit max +130 /5 °C/s +250/5°C/s

❖ SKID :
Les SKID : Station onduleur est l'ensemble des équipements permettant de regrouper
l'énergie produit des champs photovoltaïques d’une zone et la convertir du courant continu en
courant alternatif moyenne tension (30kv), la centrale disposera de 12 SKID, répartis sur le
site. Enfin pour injecter l’électricité produite sur le réseau le tout est relié un poste de
livraison.

10
Chapitre I

Chaque SKID présenté par les figures ci-dessous (Figures I.5) pilot 2 MW. Et elle est
Composés de :
• Quatre Central Box (2 positive / 2 négatives)
• Deux onduleurs solaires
• Un transformateur de puissance SGB
• Un transformateur Auxiliaire SBA
• Une boîte Auxiliaire
• SensorBox
• Cellule MT « RMU »

Figure I. 6 : Ensemble et l’emplacement des


équipements de SKID

I.6 .2 : Les différents équipements du SKID :

❖ Onduleur :
Les onduleurs assurent la conversion de la puissance continue vers l'alternatif. Chaque
SKID comporte deux onduleurs solaire SUNNY-CENTRAL800CPXT du fabricant SMA
d’une Puissance DC max = 898kW et avec les avantages suivants :
• Jusqu’à 1 mégawatt de puissance.
• Forte réduction du prix spécifique grâce à la puissance accrue
• Rendement maximum pour un investissement système minimum
• Pleine puissance nominale en fonctionnement continu jusqu’à une température de 50 °C
• Adapté aux conditions climatiques extrêmes de -40 °C à +62 °C
• Gestion intelligente de l’énergie avec Opticool™

11
Chapitre I

• Plage de tension d’entrée DC étendue pour un dimensionnement flexible quelle que soit
la configuration de modules
• Adéquation parfaite au comportement variable des générateurs photovoltaïques en
fonction de la température
• Surveillance et commande optimales des onduleurs grâce à une plate-forme informatique
sur mesure [2].
➢ Caractéristiques techniques de l’onduleur :
Le tableau I.4 résume l’essentielle des caractéristiques de l’onduleur Sunny central
800CP-XT.

Tableau I. 4 : Caractéristiques technique de l’onduleur

Tension d’entrée min 500 V


Tension d'entrée max : 1000 V
UMPP min pour IMPP < IDC max. 530 V
Plage de tension MPP (à 25 à 50Hz) 641 V
Tension d'entrée assignée 641 V 681 V
Courant d'entrée max 1400 A.
Nombre d'entrées MPP indépendantes 1
Nombre d'entrées DC 9/32 (Sortie (AC).
Puissance nominale AC (à 50C°) 880 KVA
Tension nominal AC / Plage de tension AC : 360 V /324-414 V.
nominale
Fréquence du réseau AC / Plage 50 Hz, 60 Hz/ 47 ... 63 Hz.
Fréquence / tension de réseau : 50 Hz / 360 v.
Courant de sortie max 1411 A
Facteur de déphasage réglable : 1/0,9 inductif
Phases d'injection / Phases de 3 / 3.
raccordement
Rendement max 98,6 %
Poids en kg 1900 kg / 4200 lb.
Plage de température de -25 ... 62 "C
fonctionnement
Tension d'alimentation auxiliaire 230 /400 V (3 / N / PE)
externe

12
Chapitre I

❖ Centrale Box :
Les câbles principaux DC d’une section de 150 mm2 sont regroupés dans des boîtes
centrales de connexion appelés centrales box selon leur polarité. Un SKID contient deux
centrales box négatifs regroupant les câbles DC négatives et les deux autres positives
regroupant les câbles DC positif. Avec des Spécification techniques montrée dans le (tableau
I.5).

Tableau I. 5 : Spécification technique du central box

Entrées Sorties
• Tension CC autorisée (UDC max) : 1000 V • Borne principale : Cosse de câble MOI
• Courant CC par entrée : 140A max. • Nombre de sorties CC: 2
• Nombre entrées CC:18 max. • Courant de sortie : 2x 700A max.
❖ Sensor Box
Le rôle du sensor boxe est de centraliser et traité toutes les données parvenues du SKID et par
la suite les envoyer à l’unité principale de contrôle de donnée et d’acquisition (scada)qui
assure les suivantes fonctions :

Figure I. 7 : Le transformateur de puissance SGB

13
Chapitre I

Figure I. 8 : Le transformateur auxiliaire SBA

❖ Ring main unit (RMU) :


L'ensemble des SKID sont mis en boucle via les cellules moyenne tension appelé
unité principale de bouclage en anglais ‘ring main unit « RMU »’ comme elle est
présentée par la Figure (I.9) pour assurer la continuité de service par la technique coupure
d'artère. P
Le RMU se compose de trois cellules MT nommées :

• Cellule arrivée
• Cellule départ
• Cellule protection transformateur
Cellule arrivée et départ :

Cellule modulaire avec fonction d'arrivée ou départ, équipée d'un interrupteur


sectionneur à trois positions (ouvert, fermé ou mise à la terre). Permettant la communication
avec le jeu de barres et l'ensemble de cellule.

Figure I. 9 : L’armoire
14 du RMU
Chapitre I

Figure I. 10 : Schéma unifilaire de la connexion RMU entre deux Skids

I.7 : Poste de livraison :

La centrale comprend des onduleurs SMA Sunny central 800CP-XT, connectés par paires à
douze transformateurs 180KVA. Les RMU sont connectés pour former une ou deux boucles
fermées, raccordées aux cellules de protection moyenne tension 36KV. Les quatre cellules de
boucle sont protégées par des disjoncteurs dits coté boucle, commandés par des relais de
protection. Le disjoncteur des cellules MT coté ligne protégé le jeu de barres 30KV des
cellules MT.

Le poste de livraison reçoit l'énergie produite par la centrale et l'évacue vers le réseau
60KV, il assure la liaison entre la centrale photovoltaïque et le réseau. Il se compose de
9cellules MT à savoir :

Tableau I. 6 : les différentes cellules du poste

1 Celle d'évacuation type disjoncteur CB


2 Cellule réserve type disjoncteur CB
.
3 CelluledemesuretypeM4
.
4 Celluleboucle1typedisjoncteur CB
.
5 Celluleboucle2type disjoncteur CB
.
6 Cellule réserve type disjoncteur CB
.
7 Celluleboucle2typedisjoncteur CB
.8 Celluleboucle1type disjoncteur CB
.
9 CelluleprotectiontransformateurTSAtypecombinéinterrupteurfusibles sectionneur
.
.

15
Chapitre I

I.8 : Poste de commande :

La centrale photovoltaïque sera équipée d'un système de contrôle commande, réalisé


par Padcon. Dans le cas de basse tension sur le réseau, la centrale se détachera automatique, à
travers l'ouverture du disjoncteur général MT. Au retour de la tension, la centrale se
reconnectera automatiquement au réseau.
Le poste de commande est contenu au poste de livraison, il est constitué de deux
parties séparées par une cloison :
• Une salle de commande dotée d'un bureau avec un ordinateur centralisant toutes les
Informations sur la centrale photovoltaïque. De ce poste est établit la nécessité d'une
maintenance préventive et/ou curative. Toutes les données de production de la centrale sont
répertoriées grâce a un logiciel de commande
• Une salle de stockage et maintenance permettant d'emmagasiner le matériel et outils
de petite et moyenne taille nécessaire à la maintenance de l'installation
photovoltaïque.

I.9 : Système d’alimentation sans interruption (ASI) :

Un système d’alimentation sans interruption (ASI) est mis en place et relié aux
batteries pour permettre d'alimenter le poste de livraison en cas de coupure. Les batteries
assurant l’alimentation du poste de livraison pendant 16h, et pendant 30 minutes les
auxiliaires communs. Elles sont de marque Victron, avec une durée de vie de 20 ans à 20 C°.
Des redresseurs sont installés pour le poste de livraison dans une armoire individuelle
ventilée. Le redresseur proposé et de type Sanny Island 5048 de SMA qui permet de réguler la
charge des batteries et de fournir du courant alternatif à la sortie.
La centrale est dotée un groupe générateur de secours, d'une puissance de 130 KVA. Pour
assurer l'alimentation des auxiliaires, le groupe et alimenté grâce à un réservoir de stockage de
gasoil pour une autonomie de 8 heures [4]
Voici les caractéristiques principales du groupe :
• Puissance en régime permanent 130 KVA.

• Température -10/55ºC et 100% d’humidité.

• Facteur de puissance de 0,8

• Actionnement par moteur Diesel à gasoil.

• Batterie et démarreur préparés pour 6 démarrages successifs au moins.

• Tension nominale : 230/400 V (couplage en étoile, point neutre sorti).


• Fréquence nominale : 50 Hz.

16
Chapitre I

• Étendue du réglage de tension : ±5% de la tension nominale.

• Écart maximal de tension en cas de variation de la charge de 100%, le facteur de


puissance restant entre 0,4 et 0,9 : 2% de la consigne.

I.10 : Détecteur d’incendie :

Le site est doté d’un système de détection d’incendie (SDI) qui aura comme rôle la
détection et la protection des personnes et des biens du bâtiment contre les risques d’incendie.
Le SDI sera installé au niveau de la salle de contrôle.
Les détecteurs et déclencheurs manuels assureront la détection incendie dans les
différents espaces du site et transmettront l’information à la centrale de détection située dans
la salle de contrôle. La centrale va répondre au signal reçu des détecteurs et activera les
sirènes et modules déportés.
Il y’aura plusieurs types de détecteurs : des détecteurs de fumé optiques pour la surveillance
de la plupart des surfaces du site ainsi que des détecteurs thermiques.
Les détecteurs optiques de fumée fonctionnent selon le principe de la diffusion de la
lumière sur les particules et sont composés d`une source de lumière (LED I.R.) modulée en
impulsion et d`une cellule réceptrice placée à 125º qui reçoit les réflexions de lumière
produites par les aérosols. A une hauteur de 3m, la surface de détection est égale à 45m2. Les
détecteurs de fumée décèlent généralement un incendie plus rapidement que les détecteurs de
chaleur.
Ce détecteur thermique est capable de détecter une élévation de température due à la chaleur
dégagée par le foyer par comparaison entre la température ambiante et la température dans le
boîtier. Il est réservé à de petits locaux, pour la détection de feux ouverts ou de feux avec
élévation de température rapide.

I.11. Protection

La protection revêt une importance considérable pour une exploitation sûre et fiable. Il en va
de la responsabilité de l’exploitant de s’assurer que sa propre protection est garantie. Le cas
échéant, les fonctions de protection décrites dans le présent document doivent être complétées
par le bénéficiaire du raccordement de l’installation de production. Sa propre protection ne
peut toutefois être inférieure aux exigences décrites dans cette recommandation.
Les dispositifs de protection doivent identifier et mettre hors circuit les défauts (p. ex. courts-
circuits et défauts à la terre) du côté de l’IPE. Ceux survenant sur le réseau proche (p. ex. sur
le même niveau de tension) doivent également pouvoir être détectés, afin que l’IPE se
déconnecte du réseau au terme d’un délai prédéfini. L’exploitant doit installer à cet effet

17
Chapitre I

suffisamment de dispositifs de protection. Ces mesures de protection doivent également être


garanties dans le cadre de l’exploitation en îlotage (pour les installations concernées).
Le concept et les réglages de protection de l’interface entre le réseau et l’exploitant doivent
être définis par les deux partenaires pour chaque projet lors de la phase de planification. Au
point de raccordement, des dispositifs adéquats doivent être prévus pour la protection du
réseau et pour celle de l’installation de l’exploitant. Les valeurs de réglage de la protection
ayant un impact sur le réseau sont indiquées.
Si le disjoncteur de la sous-station est également celui de l’alternateur, une protection contre
les défaillances de disjoncteur (PDD) doit être mise en place. Les partenaires doivent décider
quels signaux activent cette protection et sur quels éléments sont envoyés les ordres de
déclenchement.

I.12 Energie auxiliaire

Le dispositif de raccordement doit disposer d’une alimentation auxiliaire propre. Lorsque le


fonctionnement des dispositifs de protection ou le déclenchement des disjoncteurs nécessite
une tension auxiliaire, une alimentation des services auxiliaires indépendante de la tension du
réseau doit être présente (p. ex. batterie, condensateur, courant du transformateur).
L’alimentation auxiliaire propre de l’installation de raccordement (énergie auxiliaire
comprise) est de la responsabilité du gestionnaire. En cas de commande à distance, celle-ci
doit également être assurée via une énergie de secours indépendante du réseau. Si une
alimentation de secours est nécessaire sur une longue durée, sa capacité doit être
dimensionnée de manière à ce que le dispositif de raccordement puisse être exploité au moins
pendant huit heures avec tous les dispositifs de protection, dispositifs secondaires et
dispositifs de secours en cas de défaillance de la tension du réseau.

I.13 Comportement en cas de perturbation sur le réseau

- Généralités
En cas de danger et de dérangement, il est autorisé de déconnecter immédiatement
l’installation du réseau, et ce, notamment en situation d’urgence et sans en informer
préalablement l’exploitant de l’installation. Les réglages de protection doivent
impérativement être coordonnés avec les réseaux de distribution, les temporisations finales
typiques se situent entre 1 et 3s.
I.14 : Le point de raccordement de la centrale au réseau

Ce schéma représente les cheminements généraux des câbles du panneau au réseau électrique,
il faut notée que l’installation constitué de 12 onduleurs, chaque deux onduleurs sont reliés à

18
Chapitre I

un transformateur donc 6 transformateurs, chacun est connecté à un RMU et l’ensemble des


RMU est connecté sous forme d’une boucle au transformateur de réseau.

Figure I. 11 : schéma unifilaire des cheminements des câbles

I.15 : Conclusion :

Ce chapitre résume la description générale de la centrale photovoltaïque D’El Abiodh Sid


Cheikh. Un inventaire de tous les équipements et leurs poses a été établie à travers les
documents techniques de l’entreprise. Nous avons étudié tout ce qui concerne le
fonctionnement de la centrale et ses différents étages. La plus importante que nous avons
retenue de cette présentation se récapitule dans l’architecture et la répartition de l’installation
complète de la centrale photovoltaïque. La division et l'aménagement en plusieurs sous-
systèmes permet d’atteindre la puissance crête demandée avec un équipement moyen, léger et
facilite le protocole de maintenance. Cette méthodologie facilite la réalisation et évite la
coupure totale de l’énergie en cas de défaillance d’un onduleur. Cependant, l’analyse des

19
Chapitre I

courbes de la consommation montre que la réalisation d’un système de stockage est


obligatoire pour éviter les heures de pointes de la consommation d’énergie.

20
Chapitre Ii :

Les différents
systèmesDe stockage
Chapitre II

II. Introduction

Les énergies renouvelables telles que le solaire photovoltaïque (PV) et l'éolien présentent
une production intermittente difficilement prévisible. Le stockage d'énergie permet, en
amont, d'assurer à tout moment un équilibre entre production et demande, condition
nécessaire au bon fonctionnement de tout réseau électrique. De plus, les réseaux de
distribution ne sont pas suffisants pour fournir de l'électricité à tous les consommateurs
industriels et résidentiels. Ainsi, les sources d'énergie renouvelables sont prêtes à produire
de l'électricité complémentaire sans nuire à l'environnement dans des endroits isolés, en
micro-réseaux ou connectés au réseau central pour améliorer son service. De ce fait, elles
sont souvent associées à des dispositifs, qui assurent le stockage d'énergie en cas de
surproduction. Afin de compenser la pénurie momentanée d'énergie pendant les périodes
de consommation de pointe, ou de reproduire l'électricité en cas de manque d'énergie
renouvelable primitive.
Cependant, bien que les éléments de stockage électrochimique (ESE) soient adaptés pour
remplir ce rôle, leur coût étant important, il est nécessaire de trouver un compromis entre
conditions d’utilisation, performances et capacité de stockage d’énergie. Ce travail
présente une méthodologie d’association d’un système de stockage par des batteries avec
des supercondensateurs (SCs).

II.1. 2. Les différents moyens de stockage de l’énergie électrique

Ils existent plusieurs moyens de stockage de l’énergie électrique, leurs utilisations


dépendent de plusieurs critères : l’efficacité, l’économie et la disponibilité. Parmi ces
systèmes nous citons les plus utilisés.

II.1. 3. L’énergie hydraulique :

L’énergie hydraulique est très utilisée comme moyen de stockage en particulier dans les ou
le potentiel hydraulique est très important. Cette énergie est basée sur les cours d’eau, des
chutes, voire des marées, pour transformer la force motrice en électricité.
➢ L’énergie potentielle de pesanteur d’une chute d’eau est transformée en énergie
mécanique grâce à une turbine,
L’énergie mécanique est ensuite transformée en énergie électrique grâce à un générateur
[9].

21
Chapitre II

Figure II. 1 : chaine énergétique de la centrale hydraulique [9]

II.3.2. Centrales hydroélectriques :

Il existe trois formes principales de production d'énergie hydroélectrique :

➢ Les centrales dites gravitaires pour lesquelles les apports d'eau dans la réserve sont
essentiellement issus de cours d'eau (par gravitation [9]
➢ Les stations de transfert d'énergie par pompage (S-T-E-P) aussi connues sous
l'appellation centrales hydrauliques à réserve pompée ou centrale de pompage-
turbinage [9]
➢ Les usines marémotrices au sens large qui utilisent l'énergie du mouvement des mers,
qu'il s'agisse du flux alterné des marées (marémotrice au sens strict), des courants
marins permanents (hydroliennes au sens strict) ou du mouvement des vagues. [9]

II.3.3. Les centrales gravitaires :

Les centrales gravitaires utilisent le flot d’eau amené par la gravité et le cycle de l’eau.
L'eau est utilisée directement dans le cas des centrales au fil de l’eau, ou après l’avoir
stockée derrière un barrage dans le cas des centrales-écluses et des centrales-lacs.
Les centrales au fil de l’eau sont situées en plaine et exploitent des cours d’eau dont le
débit est relativement constant. Sans barrage réserve d’eau, ces centrales impactent moins

22
Chapitre II

l’environnement mais sont plus dépendantes des précipitations. Elles produisent de


l’électricité à bas coût pour la consommation de base. [9]

II.3.4. Centrale hydroélectrique STEP :

Une centrale hydroélectrique est utilisée pour transférer l'eau entre deux bassins situés à
des altitudes différentes.
Lorsque le système photovoltaïque fournit un surplus d'électricité (heures creuses ou pic de
production) l'eau du bassin inférieur est pompée dans le bassin supérieur.
Lorsque le système photovoltaïque connaît un déficit de production électrique, la
circulation de l'eau est inversée.
La pompe devient alors une turbine et restitue l'énergie accumulée précédemment.
L'opération permet de stocker de l'énergie inutilisée.
Le rendement entre l’énergie produite et l’énergie consommée est de l’ordre de 70% à
80%.
Le fonctionnement de l'installation n'est donc nécessaire et rentable que dans des conditions bien
déterminées. Une STEP peut être très utile si elle fonctionne avec des productions d'électricité
irrégulières comme les photovoltaïque, en particulier Le stockage de l'énergie électrique par
pompage - turbinage permet d'assurer d'avoir de l'électricité disponible, sans qu'il soit nécessaire
d'avoir des capacités de production aussi élevées que les pics de consommation [9].

. Principe des STEP [9]

Figure II. 2 : système de transfert d’énergie par pompage STEP [9]

23
Chapitre II

• Phase pompage stockage énergie :

Figure II. 3 : Principe de fonctionnement des phases de pompage pour


stocker l'énergie [10]

➢ Phase turbinage : restitution énergie

II.3.6. Les types des installations hydrauliques :

Deux types d’installations existent :

Les installations qui fonctionnent par éclusées c’est-à-dire de grands barrages dotés de
réservoirs permettant de répondre aux pointes de consommation, le cas de ZIAMA à Jijel.
Les centrales installées au fil de l’eau, ce qui est le cas de la majorité des petites centrales
hydroélectriques (PCH). Le cas d’ERRAGUENE à Jijel (les autres sont toutes à l’arrêt).
La petite hydroélectricité (PHE) se caractérise par des installations de production capables
de développer une puissance électrique de quelques kilowatts à plusieurs mégawatts (10
MW au maximum), à partir de chutes d’eau de quelques mètres de haut à plusieurs
centaines de mètres de haut.

Trois types de turbines sont utilisés :

• Kaplan pour les basses chutes (5-10m),


• Francis pour les chutes moyennes (10-100m)
• Et Francis et Pelton pour les hautes chutes (50 à 400m).
• Les centrales de basse chute consistent en un seuil qui dérive l’eau dans un
canal d’amenée qui la conduit à la centrale. La restitution de l’eau se fait en

24
Chapitre II

aval dans le canal de fuite qui rejoint le cours d’eau dérivé.


• Les centrales de haute chute sont dotées d’une prise d’eau en montagne et
d’une conduite forcée qui amène l’eau à la centrale puis la restitue.
Fondamentalement, une centrale hydroélectrique est constituée de trois éléments :
• Un barrage (sauf pour les installations au fil de l’eau) ;
• Un canal de dérivation ;
• Les dispositifs de conversion en électricité. [9]

II.3.7. Centrale hydroélectrique et stockage d’énergie :

Les systèmes de stockage hydroélectrique, permettront de stocker l’énergie électrique à


des coûts acceptables. Ils interviennent pendant les pics de consommation pour compenser
et équilibrer la demande du client sous les commandes simples venant du gestionnaire du
système photovoltaïque. En générale la production et la consommation d’électricité propre
ne vont pas toujours de pair parce il y a quotidiennement des fluctuations dans l’énergie
solaire photovoltaïque. Par conséquent les centrales hydroélectriques conviennent
parfaitement pour aider à équilibrer ces fluctuations. [9] En plus Alors de ces systèmes de
stockage présentent un avantage caractérisé dans la conservation du caractère renouvelable
de l’énergie produite.

II.3.8. Stations de transfert d'énergie par pompage :

Le pompage-turbinage est une technique de stockage de l'énergie électrique. Elle repose


sur le principe de pomper de l'eau pour la stocker dans des bassins d'accumulation lorsque
la demande d'énergie est faible —c'est le pompage — afin de turbiner cette eau plus tard
pour produire de l'électricité lorsque la demande est forte — c'est le turbinage.
Elle a été utilisée pour la première fois en Suisse et en Italie dans les années 1890. Dans les
années 2000, la Puissance mondiale installée dépasse 90 GW. [9]

II.3.9. Complexes hydroélectriques :

Un complexe hydroélectrique est un ensemble d’ouvrages de génie civil et d’installations


Mécaniques et électriques dédiés à la production d’énergie électrique. Généralement, un
Complexe hydroélectrique comprend les ouvrages suivants :
➢ Un barrage (bassin) pour stocker les surplus d’eau et augmenter la hauteur de
chute.
➢ Des évacuateurs de crue pour écouler les surplus d’eau au besoin.

25
Chapitre II

➢ Des conduites forcées pour amener l’eau à la centrale. Elles doivent supporter
les
Surpressions et les dépressions causées par les coups de bélier et les fermetures
brusques
Des turbines. Les surfaces intérieures doivent être suffisamment lisses de façon à
minimiser les pertes de charge.
➢ Des salles de machine abritant les groupes turboalternateurs, les appareillages
électriques et les équipements de commande et d’exploitation.
➢ Un canal de fuite pour permettre la restitution de l’eau dans le lit de la rivière.
[9]

II.3.10. Les équipements électromécaniques :

Il existe plusieurs types des pompes et turbines nous avons s’intéressons sur le type
pompage – turbine :

➢ Pompe :

Les pompes hydrauliques sont des générateurs de débit, elles transforment l’énergie
Mécanique en énergie hydraulique, vers des récepteurs.
Le rendement des pompes se situe généralement entre 70% (pour les pompes centrifuges)
et 90% (pour les pompes volumétrique) [9]

➢ Turbine :

Une turbine hydraulique est une machine tournante, constituée principalement d’une roue à
aubes, qui reçoit l’énergie d’un fluide, sous forme d’énergie de pression ou d’énergie
cinétique et qui la transforme en énergie mécanique directement utilisable sur un arbre en
rotation. Le rendement des turbines se situe généralement entre 60et80% ; il croit avec la
taille des roues. [9]

II.3.11. Les avantages et les inconvénients des centrales hydroélectriques :

Les avantages :

➢ Verte

La production de l’électricité avec l’énergie hydraulique n’est pas en elle-même polluante.


La seule pollution se produit au cours de la construction de ces énormes centrales.

26
Chapitre II

➢ Fiable

L’hydroélectricité est effectivement une énergie très fiable. Il y a très peu de perturbations
en termes de puissance électrique qui soient dues à ce type de centrales. Les pays qui
disposent de grandes ressources hydrauliques utilisent cette énergie comme source
fournissant la charge de base.
➢ Sure

Par comparaison à d’autres formes d’énergie, telles que les combustibles fossiles ou
l’énergie nucléaire, l’hydroélectricité est beaucoup plus sûre. Il n’y a pas de carburant qui
entre en jeu. [9]
• Les inconvénients :
➢ La construction de ces centrales hydrauliques est souvent très couteuse
➢ En cas de sécheresse, toute la centrale hydraulique sera dysfonctionnelle et
donc aucune électricité ne sera produite [9]

II.4. Les volants d’inertie

Les volants d’inertie sont des éléments de stockage mécanique, indirect, considérés comme
des sources de puissance élevée. L’énergie électrique peut, après transformation, être
stockée sous forme d’énergie mécanique : potentielle(pesanteur) ou inertielle (cinétique).
L’énergie potentielle étant principalement liée à la génération centralisée de l’énergie
électrique, le paragraphe suivant portera sur le stockage par énergie cinétique et
particulièrement sur le volant d’inertie.
Le type de stockage considéré est le volant d’inertie, dont le principe existe depuis
plusieurs milliers d’années. Un volant d’inertie est un cylindre massif monté à l’extrémité
d’une machine tournant. Lorsque de l’énergie provenant du circuit électrique doit être
stockée, la machine en mode moteur fait tourner le volant, l’emmagasinant ainsi sous
forme d’énergie cinétique. Si de l’énergie doit être restituée, la machine se met en mode
génératrice pour produire un courant générateur en freinant le volant. Ce dernier peut être
de différents rayons et épaisseurs, selon l’inertie Jvi, et donc l’énergie et la puissance
maximales souhaitées.
Propre, d’une bonne puissance spécifique et d’un rendement de l’ordre de 80%, cette
solution possède une énergie spécifique de seulement quelques dizaines de Wh/kg pour
une puissance spécifique de plusieurs kW/kg, ce qui les rend adaptés aux mêmes usages
que les supercondensateurs. L’inconvénient de cette technologie réside dans la dangerosité

27
Chapitre II

d’un volant tournant à pleine vitesse. Bien que réclamant peu d’entretien, il nécessite une
conception adaptée à la protection des personnes et est encombrant, ce qui n’est pas
forcément viable dans le cas un système de puissance destiné à un particulier.

Figure II. 4 : Système du volant d’inertie.

II.5. Stockage à air comprimé CAES

Les CAES utilise de l’électricité pour comprimer l’air via un système de compresseur.
L’air, fortement comprimé et dont la température augmente de plusieurs centaines de
degrés, est ensuite stocké dans un réservoir (ancienne mine de sel, ancienne caverne de
stockage). Quand la demande d'électricité est importante, l'air comprimé est réinjecté dans
une chambre de combustion. Il est utilisé pour faire tourner une turbine couplée à un
alternateur pour produire de l’électricité. Le rendement des CAES est malheureusement
réduit car la compression de l’air s’accompagne d’un échauffement.

28
Chapitre II

Figure II. 5 : Système de stockage par air comprimé

II.6. Le stockage électrochimique

Malgré les avancées des dernières années, cette technologie (batterie) n’est pas capable de
rivaliser avec son compétiteur, le pétrole. Plusieurs laboratoires tentent de perfectionner la
chimie des cellules pour en améliorer la puissance, l’énergie et la sécurité. D’autres se
concentrent plus à l’intégration de ces cellules dans des batteries pour la création de
systèmes d’accumulation d’énergie (SAE). Il s’agit d’un combat sur plusieurs fronts pour
amener cette technologie un niveau pouvant dépasser les énergies fossiles.
La conception d’un SAE est un processus d’ingénierie complexe, onéreux et qui requiert
énormément de temps. En alliant génie mécanique, électrique, chimique et informatique, il
s’agit d’un effort multidisciplinaire pour pouvoir tenir compte de tous les phénomènes
concurrents se produisant dans la batterie. De plus, une multitude de paramètres doivent
faire partie de l’étude de faisabilité pour obtenir un produit répondant aux besoins du
client. Le chemin pour arriver à une batterie optimale est donc très difficile et comporte
plusieurs défis. Pour ce genre de problème, les ingénieurs ont de plus en plus recours à
l’ingénierie assistée par ordinateur (CAE).

II.6.1 Système d’accumulation d’énergie

On définit un système d’accumulation d’énergie (SAE) comme étant le processus de


conversion de l’énergie électrique provenant d’un réseau électrique dans une forme ou elle
29
Chapitre II

peut être stockée pour être reconvertie lorsque nécessaire [7]. Ces systèmes possèdent
plusieurs applications tant dans les appareils portables, dans le transport ainsi que pour les
ressources d’énergies renouvelables. Ces dernières sont en forte croissance et les SAE se
démarquent comme solution idéale pouvant stocker l’énergie étant donnée la nature
imprévisible de production d’électricité provenant de celles-ci. On peut classifier les SAE
dans quatre catégories, soit électriques, mécaniques, chimiques ou thermiques.

II.6.2. Accumulateurs électrochimiques

Un accumulateur est destiné à stocker l’énergie électrique et à la restituer ultérieurement.


Les batteries sont des accumulateurs électrochimiques, constituées par :
✓ Une électrode positive composée d’un corps oxydant, capable d’attirer des
électrons
✓ Une électrode négative composée d’un corps réducteur, capable de céder des
électrons.
Les deux électrodes baignent dans une réaction « oxydant-réducteur ». C’est la réaction
dans une solution électrolytique.
La conversion d’énergie est basée solution et les électrodes qui est à l’origine du
déplacement des électrons.

II.6.3. Batterie lithium-ion

Un bloc-batterie est l’assemblage d’un ensemble d’accumulateurs connectés entre eux pour
former une source de tension et de capacité qui répond aux besoins d’une application. La
cellule représente la plus petite unité de la batterie, il s’agit d’un accumulateur
électrochimique possédant la plus basse tension selon sa chimie [40]. Les cellules sont
ensuite interconnectées en série et en parallèle pour produire la configuration répondant
aux besoins de l’application. Chaque module possède son propre système de gestion. Les
contraintes matérielles vont engendrer une limitation du nombre de cellules en séries. Les
modules sont ensuite interconnectés en série et en parallèle pour former la batterie.
Généralement, la batterie sera protégée par une structure de plastique ou de métal
comprenant un système de gestion de la batterie complète ainsi qu’un système de
refroidissement.
La modélisation d’accumulateurs au lithium, telle que la cellule, permet d’étendre le
modèle vers une batterie virtuelle. Pour que ce modèle soit fidèle à la réalité et pour être en
mesure de l’étendre vers un bloc-batterie virtuel, plusieurs facteurs sont à considérer.

30
Chapitre II

Figure II. 6 : a. Anatomie d’une cellule au Lithium ion et mode de distribution des ions

II.6.3.1. Format des cellules lithium-ion

Il existe plusieurs formats de cellules pour répondre aux besoins des différents marchés.
Trois formats se distinguent de ce lot : les cellules en pochettes, les cellules prismatiques et
les cellules cylindriques. Les cellules en pochettes sont fabriquées en empilant des plaques
de matériaux actifs à l’intérieur d’un emballage non rigide et flexible. Celles-ci requièrent
une attention particulière lors de manutention et ont besoin d’une enveloppe mécanique
rigide supplémentaire. Quant aux cellules prismatiques et cylindriques, elles sont
constituées d’un boîtier robuste qui protège les matériaux actifs et qui empêche l’expansion
de la cellule tout au long de sa durée de vie. La cellule étant l’unité de base d’une batterie,
elle dictera la direction de la conception de la batterie. Il est primordial de bien étudier les
besoins pour choisir le format adéquat.
Typiquement, un accumulateur lithium-ion se compose d’une anode de carbone, d’une
cathode d’oxyde métallique, d’un électrolyte et du séparateur (fig. II.6.b)). Les matériaux
actifs de l’anode et de la cathode forment une couche mince a la surface de feuillards
métalliques qui agissent comme collecteurs de courant dans la cellule. Le séparateur
empêche le contact entre les électrodes, tout en demeurant perméable aux échanges
ioniques. Une défaillance du séparateur peut entraîner la destruction de la cellule de
manière catastrophique. Le transfert des ions serait dans l’électrolyte, un sel de lithium en
solution dans un solvant organique.
Lors de la décharge, les électrons sont libérés de l’électrode négative à l’électrode positive
par le circuit électrique, fournissant la ≪ force électromotrice≫. Afin de maintenir la

31
Chapitre II

neutralité électrique du système, les ions de lithium migrent de l’anode a la cathode a


travers l’électrolyte.
Ce phénomène engendre une réaction électrochimique qui se produit simultanément à
l’anode, les ions quittant la cathode pour former des oxydes stables a l’anode. Un potentiel
électrique se développe alors entre les bornes. Ce processus s’inverse en fournissant de
l’énergie a l’accumulateur, processus que l’on nomme recharge, car les charges seront
stockées sous forme d’ions intercales.

II.7. Dimensionnement d’une batterie

Étude de dimensionnement :
Le choix de la technologie permet de fixer les caractéristiques des accumulateurs utilisés ;
il faut ensuite les assembler en une batterie, en choisissant le nombre d’élément à mettre en
série, et éventuellement en parallèle, selon les besoins du système.
Le module de stockage d’un système de puissance raccordé au réseau a pour objectif de
prolonger la production d’assurer un certain nombre de jours ja d’autonomie, dans notre
cas 1.
Ainsi, connaissant l’énergie moyenne nécessaire par jour Edem/ j en Wh pour couvrir la
consommation, le rendement des accumulateurs ηbatt, et la tension de batterie Vbatt
engendrée par la connexion des accumulateurs, la capacité de stockage Cbatt en Ah peut être
déduite par :

Cbatt = (Edem/ j* ja) /(ηbatt*Vbatt*Pb) Ⅱ.1

En outre, un système de contrôle interne à la batterie est à prévoir. En effet, les


accumulateurs ne peuvent se comporter de façon parfaitement identique, ce qui engendre
au fil du temps des différences d’état de charge, et des cycles non homogènes, d’un
accumulateur à l’autre. En l’absence de gestion de l’état de charge, la mesure globale de
celui-ci risque de ne pas détecter la surcharge ou la décharge profonde d’un des
accumulateurs, ce qui peut engendrer une détérioration dangereuse de la batterie, en
particulier dans le cas des Lithium-Ion.
L’ajout d’un circuit de contrôle, nommé circuit d’équilibrage, permet de pallier ce
problème.

32
Chapitre II

II.8. Modélisation des batteries


Un modèle est une représentation mathématique simplifiée d’un phénomène physique. Les
modèles permettent de prédire le comportement d’un système et d’observer des
phénomènes parfois impossibles à mesurer dans la réalité.
Ainsi, des modèles ont été développés pour représenter le comportement macroscopique
d’une batterie, qui se décline en trois types : l’électrique, le thermique et le vieillissement.
Les deux propriétés principales d’une batterie sont sa tension Vnom et sa capacite Qcell en
Ah. Le produit de ces deux valeurs est une mesure de la quantité d’énergie contenue dans
la batterie. Dans une source de tension idéale, la tension devrait demeurer constante en tout
temps, jusqu’à ce que la batterie soit complètement déchargée, et ce peu importe la
demande de courant.

Figure II. 7 : Modélisation d’un élément de batterie Li-ion

Figure II. 8 : Modélisation de nB batteries

33
Chapitre II

Figure II. 9 : Comparaison des densités de puissance et énergétique de


différentes technologies de stockage électrochimiques

II.9. Condensateurs

Les condensateurs sont des composants de stockage électrostatique, direct, considérés


comme une source de puissance dans une certaine mesure, compte tenu de leur grande
puissance spécifique et leur densité d’énergie relativement faible.
Un condensateur se compose de deux électrodes, d’un isolant diélectrique entre les deux
électrodes et de deux éléments de connexion pour permettre la liaison électrique du
composant. Un condensateur permet d’emmagasiner transitoirement une charge électrique
entre les deux électrodes séparées par un isolant diélectrique [12].

Figure II. 10 : Structure d’un condensateur plan.

34
Chapitre II

On distingue plusieurs familles de condensateurs suivant la nature de l’isolant et des


électrodes :
- condensateur céramique
- condensateur électrochimique ou électrolytique
- condensateur à film plastique

II.10. Supercondensateurs ou condensateurs double couche

Les supercondensateurs sont des moyens de stockage direct, électrostatique (et


électrochimique), considérés comme des sources de puissance de par leur grande densité
de puissance.

II.10.1. Origine / historique

D’après [8], le premier brevet relatif aux supercondensateurs est attribué à Becker (pour la
société General Electric) en 1957. L’invention concernait un mode de stockage d’énergie
électrostatique reposant sur la double couche électrique développée à l’interface entre un
matériau carboné poreux et un électrolyte aqueux (acide sulfurique) dont il était imprégné.
En 1969, la société Sohio a déposé un autre brevet concernant un supercondensateur à
électrolyte non aqueux permettant des tensions plus élevées. Leur commercialisation
n’intervient que dans les années 1970, par les sociétés NEC et Matsushita. Ces composants
à électrode en charbon actif et à électrolyte aqueux ou organique sont de faible capacité
(quelques Farad) et de faible puissance. Les composants à plus forte puissance et forte
énergie spécifique n’apparaissent que dans les années 1990.

II.10.2. Principe de fonctionnement

Un super condensateur se compose de deux collecteurs métalliques (généralement en


aluminium), deux électrodes carbonées poreuses imprégnées d’électrolyte et d’une
membrane poreuse isolante (pour assurer la conduction ionique et séparer électriquement
les électrodes).
Le stockage d’énergie dans un supercondensateur est fait sous forme de champ
électrostatique entre deux électrodes [15], [8]. Il ne s’agit donc pas d’un stockage
électrochimique comme pour un accumulateur, mais bien d’un stockage électrostatique,
comme pour un condensateur, à ceci près que l’isolant diélectrique est remplacé par un
électrolyte conducteur d’ions. Un supercondensateur n’est pas basé sur le principe de la
polarisation diélectrique (condensateur) pour le stockage de l’énergie, mais sur le principe

35
Chapitre II

de la double couche électrique [12] : lorsque l’on applique une tension entre deux
électrodes immergées dans une solution électrolytique (l’électrolyte étant conducteur
ionique et isolant électronique), une double couche électrique se forme à l’interface
séparant les deux corps. La dissymétrie moléculaire de l’électrolyte et de l’électrode
conduit à l’apparition de charges à l’interface électrolyte / électrode (effet de Helmholtz).
Ainsi les charges accumulées à la surface de l’électrode sont équilibrées par celles, de
nature ionique, qui s’accumulent dans l’électrolyte. On a alors des charges opposées,
séparées par une distance infinitésimale, que l’on appelle double couche électrique. Les
deux couches électriques ainsi formées se comportent comme un condensateur dont la
capacité dépend de la surface effective de contact.

II.10.3. Technologies

On distingue plusieurs technologies de supercondensateurs [10], dont certaines sont


proches des technologies d’accumulateurs.
Il existe différentes technologies d’électrodes, elles peuvent être :
- en matériaux à base de charbon actif
- en matériaux inorganiques : à base d’oxyde de métaux de transition (MnO2, V2O5, …)
ou d’oxyde de métaux nobles (ex : RuO2, …)
- en matériaux organiques : polymères à conduction électronique
Les supercondensateurs les plus répandus sont à électrodes en charbon actif. Leurs
performances sont variables en fonction du type d’électrolyte :
- électrolyte aqueux
• Avantage : faible résistance car conductivité ionique de l’ordre de 800mS.cm-1
[10]
• Inconvénient : faible tension (environ 1V)
- électrolyte organique
• Avantage : tension plus élevée (environ 3V)
• Inconvénients : résistance élevée car conductivité ionique de l’ordre de 10mS.cm-1
[10] et utilisation, pour l’électrolyte, d’acétonitrile (cyanure de méthyle), composé
inflammable et nocif pour la santé
Les supercondensateurs à électrodes en métaux nobles sont encore peu utilisés car très
chers mais ils présentent l’avantage d’avoir une très faible résistance interne en solution
acide H2SO4. Enfin, des supercondensateurs à base de polymères à conduction

36
Chapitre II

électronique sont en cours de développement. Les principaux inconvénients de cette


technologie récente sont un coût très élevé et un problème de cyclabilité [10].

II.10.4. Grandeurs caractéristiques

Les caractéristiques d’un supercondensateur définies ci-après sont relatives à leurs


performances électriques. La charge d’un supercondensateur est donnée par la relation
suivante :
Qsc=∫ 𝐼. 𝑑𝑡 Ⅱ.2
Avec : Qsc : charge du supercondensateur [C]
I : intensité dans le supercondensateur [A]
t : temps [s]
La capacité d’un supercondensateur est donnée par la relation suivante :
Csc=Qsc/U Ⅱ.3
Avec : Csc : capacité du supercondensateur [F]
Qsc : charge du supercondensateur [C].
U : tension aux bornes du supercondensateur [V]
L’énergie stockée dans un supercondensateur est proportionnelle à sa capacité, suivant la
relation :
1
Wsc= 𝐶𝑠𝑐. 𝑈2 Ⅱ.4
2
Avec : Wsc : énergie stockée dans le supercondensateur [J]
Csc : capacité du supercondensateur [F]
U : tension aux bornes du supercondensateur [V]
La puissance maximale restituée par un supercondensateur est donnée par la relation
suivante :
Pscmax=U 2/4.ESR Ⅱ.5
Avec : Pscmax : puissance maximale dans le supercondensateur [W]
ESR : résistance interne du supercondensateur [Ω]
U : tension aux bornes du supercondensateur [V]

II.10.5. Propriétés

Les propriétés d’un supercondensateur sont :


✓ Une capacité élevée (de quelques Farad jusqu’à plusieurs milliers de Farad)

37
Chapitre II

✓ Une tenue en tension faible limitée par la présence d’un électrolyte (entre 1V en
milieu aqueux jusqu’à 3,5V en milieu organique)
✓ Une puissance spécifique comprise entre 800 et 2000W.kg-1 .
✓ Une densité énergétique massique supérieure à celle des condensateurs et de l’ordre
de 5 à 15Wh.kg-1[1] : 15Wh.kg-1 pour les matériaux nobles et autour de 5Wh.kg-1
pour les matériaux carbonés.
✓ Une densité énergétique volumique comprise entre 1 et 10Wh.L-1.
✓ Une constante de temps pour la décharge faible compte tenu du faible déplacement
des ions dans l’électrolyte [1]. La décharge d’un supercondensateur s’effectue en
quelques secondes, voire quelques dizaines de secondes.
Les supercondensateurs, tout comme les systèmes « directs » de stockage de l’énergie
électrique, sont considérés comme des moyens de stockage à haute puissance spécifique et
à faible énergie spécifique.

Figure II. 11 : Diagramme de Ragone des systèmes électrochimiques de


stockage d’énergie

Alors que les condensateurs électrolytiques conviennent pour des durées de décharge
inférieures à quelques centaines de millisecondes, les supercondensateurs permettent des
décharges d’une durée comprise entre 1 et 10 secondes (figureII.11) pour des temps de
charge de quelques dizaines de secondes. De leurs côtés, les batteries offrent des décharges
supérieures à la dizaine de minutes, mais nécessitent en compensation des temps de charge

38
Chapitre II

relativement longs, compris entre 1 et 5 heures. Mais l’énergie massique des batteries est
dix fois supérieure à celle des supercondensateurs.
Ainsi, suivant la puissance et l’autonomie exigées par les applications, les
supercondensateurs peuvent être utilisés seuls, comme éléments de stockage de l’énergie
électrique, ou en association avec les batteries d’accumulateurs électrochimiques afin de
réduire la masse de ces dernières.
De plus, les supercondensateurs restituent la charge accumulée avec une excellente
efficacité et pendant un très grand nombre de cycles. Ils peuvent supporter un nombre de
cycles de charge/décharge environ 1 000 fois plus élevé que les batteries. La durée de vie
espérée d’un supercondensateur est de 10 ans, soit trois fois celle des batteries
électrochimiques actuelles avec un nombre de cycles élevé (> 10 000).
De plus, ils peuvent fournir ou absorber un courant très élevé (dizaines à quelques
centaines d’ampère), ce qui est très important pour la récupération de l’énergie lors du
freinage par exemple. Les supercondensateurs supportent des courants de charge et/ou de
décharge élevés (> 100 A).
En outre, l’expérience montre que les supercondensateurs ont une meilleure tenue en
température que les batteries, mais leurs performances tendent à se dégrader entre -20et -40
°C avec une augmentation de la résistance série.
Enfin, les supercondensateurs sont fabriqués avec des matériaux moins polluants que les
batteries, hormis pour l’électrolyte, et ne nécessitent pas de maintenance particulière
tel le nettoyage des électrodes des batteries.
Tous ces avantages font que les supercondensateurs sont utilisés dans de nombreuses
applications aujourd’hui et permettent d’augmenter le rendement des systèmes dans
lesquels ils sont intégrés. Mais attention, le stockage par supercondensateurs ne se
substitue pas aux stockages précédemment décrits. Il les complète et peut s’associer à eux
de façon hybride. En particulier il peut s’associer au stockage des batteries
électrochimiques. Seule une analyse technico-économique poussée permet d’optimiser la
solution à retenir pour une application donnée : par exemple associer supercondensateur et
batterie pour un système autonome à forte dynamique, ou encore associer pile à
combustible et supercondensateur (à la place d’une batterie) pour une propulsion de
véhicule...
II.10.6. Domaines d’utilisation
Les supercondensateurs sont particulièrement adaptés pour des applications qui requièrent
des « pulses » d’énergie sur des temps très courts. L’application principale est le stockage

39
Chapitre II

d’énergie rapide sur les véhicules électriques pendant les phases d’accélération et de
freinage, les batteries ne pouvant qu’effectuer des échanges d’énergie longs (dizaine de
secondes ou quelques minutes). Passons en revue les différents types d’applications :
- Application dans l’automobile où la technologie des SCs satisfait aux fonctions de
démarrage (en particulier avec des contraintes à basse température), d’organes de
puissance des chaînes de traction hybrides (assistance aux accélérations et récupération de
l’énergie) en étant alimentés soit par la batterie à l’arrêt, soit par l’alternateur en condition
de marche ou par des organes auxiliaires. L’utilisation des SCs est particulièrement
adaptée aux nouvelles fonctions de la chaîne de traction (filtrage des appels de puissance, «
stop & go », accélération, récupération d’énergie au freinage...). Ces fonctions exigent en
effet des appels de puissance importants pendant quelques secondes et une durée de vie de
l’élément de stockage d’énergie de plusieurs centaines de milliers de cycles.
- Application dans les transports collectifs urbains où les SCs permettent d’améliorer le
rendement énergétique des tramways et métros en permettant la récupération de l’énergie
de freinage, la suppression locale de caténaires, la marche électrique des motrices diesels
en zones dont on souhaite réduire la pollution, l’assistance au démarrage des moteurs
diesels, la substitution aux batteries de démarrage. Comme dans l’automobile, ils
participent à l’hybridation des chaînes de traction des autobus. L’application des principes
d’hybridation automobile aux bus urbains permet de réduire la consommation de plus de
30 %.
- Applications diverses pour l’alimentation d’appareils consommables (appareils photo),
alimentation de secours de mémoires en informatique, récupération de l’énergie de
freinage (ascenseurs, arrêts contrôlés des machines de finition lors des disparitions de
réseau).

II.10.7. Dimensionnement des supercondensateurs

Étude de dimensionnement
Sachant que NPsc supercondensateurs identiques de capacité Cscelem voient leur capacité
totale multipliée Csc = NPsc*Cscelem ainsi que leur courant global Isc = NPsc* Iscelem,
tandis qu’un banc de NS sc supercondensateurs divise la capacité Csc =Cscelem/ NS sc et
multiplie la tension Vsc = NSsc*Vscelem. Partant de là, le banc peut être dimensionné à
l’aide des deux équations suivantes. La première permet de déterminer la capacité
nécessaire selon la puissance spécifique voulue, en imposant la durée maximale pendant
laquelle le supercondensateur doit pouvoir se charger ou décharger entièrement :

40
Chapitre II

Isc∗Δ𝑡𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒
Csc = Vscnom Ⅱ.6

Tandis que la seconde en déduit l’énergie maximale emmagasinable selon la capacité et la


tension nominale :
Escmax =1/2 Csc*V2scnom Ⅱ.7
Le fait de combiner plusieurs supercondensateurs identiques permet donc d’ajuster,
tension, puissance et énergie stockable aux valeurs souhaitées. Cependant, en pratique des
SCs de mêmes caractéristiques ont une capacité pouvant varier de plus ou moins 20% d’un
élément à l’autre, entraînant par exemple dans un banc en série des tensions différentes et
donc une répartition des charges inégales. Un circuit d’équilibrage est alors indispensable
pour éviter usure et surcharge du banc.

II.10.8. Modélisation des supercondensateurs

Figure II. 12 : Modélisation d’un supercondensateur à partir des circuits RC.

II.11. Comparaison des différentes technologies de stockage

La présence d’unités de stockage au sein d’un système de puissance était indispensable


pour en assurer deux fonctions vitales : l’autonomie à moyen terme du site pendant les
périodes où la production est très faible, et l’équilibre énergétique en stockant ou
déstockant la différence entre puissance produite et puissance consommée à chaque instant.
Le panel des solutions de stockage, résumé figure 1.13 peut se classer selon leur énergie et
puissance spécifiques, qui permettent d’assurer respectivement la première et la seconde
fonction. Pour une utilisation en cas de pénurie, nous ne retenons pas les piles à
combustible, trop chères, et les volants d’inertie, trop dangereux dans ce contexte.

41
Chapitre II

Tableau II. 1 : comparaison des différentes technologies de stockage

Peu chères et souvent sans entretien, les batteries sont la solution idéale pour assurer
l’autonomie énergétique sur plusieurs jours. Cependant, elles présentent une faible
puissance spécifique, ce qui amène à se demander ce qui se passe lors de pics de
production ou de consommation.
Si le pic est dans une gamme de fréquences suffisamment basse, il peut être absorbé par la
batterie, engendrant une charge ou décharge à fort courant. Cependant, la durée de vie
d’une batterie est tributaire du nombre de ses cycles de charge-décharge, qui à l’usage
engendre des phénomènes chimiques irréversibles qui diminuent peu à peu sa capacité.
Mais plus le courant utilisée pour la charge ou de décharge est fort, plus elle se dégrade
vite. Les pics de puissance sont amenés à se produire très régulièrement, ce qui limite à
long terme nettement la durée de vie de la batterie. Donc pour minimiser l’impact de ce
phénomène nous allons utiliser une hybridation du système de stockage.

42
Chapitre II

II.12. Hybridation du stockage

Elle consiste à assembler plusieurs sources de stockage dans un même circuit pour
plusieurs raisons, telles que la réduction des coûts, la capacité d'énergie stockée et la durée
de vie des éléments du système. Les différentes sources peuvent être connectées selon
plusieurs configurations soit pour intervenir simultanément selon la variation de la charge
soit alternativement selon le temps.

Pour cela et afin de réduire le vieillissement des batteries, qui sont les éléments les plus
couramment utilisés pour stocker l'énergie électrique dans les systèmes industriels. Parce
qu'elles ont une forte énergie spécifique, c'est-à-dire qu'ils peuvent stocker beaucoup
d'énergie. Cependant, elles ont une faible puissance spécifique, elles ont donc du mal à
suivre des variations de charge très rapides. Ainsi les utilisés pour gérer les impacts de
délestages du consommateur ou les fluctuations climatiques peut donc, engendrer un
vieillissement prématuré des batteries, celles-ci étant déjà de courte durée de vie. D’autres
types de stockage existent, tels les supercondensateurs, qui possèdent à l’inverse une faible
énergie spécifique et une forte puissance spécifique. Composants destinés à devenir
économiquement rentables dans les années à venir, ils possèdent une durée de vie bien plus
longue que les batteries de l’ordre de 100.000 cycles de charge et décharge. Donc, ces
éléments de forte puissance sont en mesure de soulager les batteries en absorbant ou
fournissant les pics très importants de puissance.

Conclusion

Dans une installation PV, le stockage correspond à la conservation de l’énergie produite


par le générateur PV, en attente pour une utilisation ultérieure. Le système de stockage est
un élément crucial de l’installation photovoltaïque, il représente 40 à 50 % du coût de
l’installation. La gestion de l’énergie solaire nécessite d’envisager des stockages suivant
les conditions météorologiques et qui répondent à deux fonctions principales :
Fournir à l’installation de l’électricité lorsque le générateur PV n’en produit pas (la nuit ou
par mauvais temps).

- Fournir à l’installation des puissances plus importantes que celles fournies par le
générateur PV
Il existe plusieurs types de stockage dans le système PV, le plus utilisé est le stockage
électrochimique dont on peut citer essentiellement les accumulateurs électrochimiques.

43
Chapitre II

Figure II. 13 : Comparatif des applications des principales technologies de


stockage (ENEA)

44
Chapitre Iii :LA STRATEGIE
de GeStioN d’eNeRGie de
LACENTRALE
PHOTOVOLTAIQUE
Chapitre III

III.1 Introduction

Le dimensionnement du stockage de l’énergie pour les systèmes isolés est encore


du domaine de la recherche étant donnée sa complexité en termes de modélisation et
d’optimisation. Le stockage d’énergie devient actuellement intéressant dans une
problématique connectée ou faiblement connectée réseau pour résoudre le problème
d’intermittence des énergies renouvelables. Le but est de prolonger la durée de
fonctionnement de la centrale, jusqu’au 00, en stockant l’énergie produite par la centrale
photovoltaïque pendant le surplus de production où il y a le prix le plus bas car la
consommation est moins importante. Et de restituer l’énergie pendant le pic de consommation
de soir où le prix devrait être plus important. Alors on optimiserait la capacité idéale de
stockage d’énergie suivant la consommation. Dans cette partie de notre travail, nous allons
dimensionner le système de stockage hybride et proposer une stratégie de gestion.

III.2. Structure du système prévu


La figure (III.1) illustre la configuration que nous avons proposée pour notre système :

Figure III. 1 : Schéma de raccordement des différents éléments

44
E20
Chapitre III

• En premier nous avons les panneaux photovoltaïques qui a leur sortie sont reliés à un onduleur
afin de convertir leur courant en courant alternatif.
• Il y a ensuite les dispositifs de stockage c’est-à-dire les batteries et les supercondensateurs ; ils
sont aussi couples avec des convertisseurs car ils fournissent du courant continu à leur sortie.
• Enfin le réseau électrique et le point de raccordement de tous les éléments ; selon la
disponibilité et la demande l’énergie est photovoltaïque est soit stockée soit injectée dans le réseau
après passage dans le poste de liaison.

III.3. La production d’énergie


Suite aux données relevées à partir de la centrale, nous avons tracé la courbe de production annuelle

comme cela est illustré dans la figure Ⅲ.2

Figure III. 2 : Courbe de la représentation en 3D de la production énergétique

Cette courbe de la production de la centrale contient trois axes ; un axe présent les jours de l’année, un
autre pour les heures d’une journée et l’axe vertical donne les valeurs de la puissance crête
produite. Pour l’hiver nous remarquerons qu’il y a très peu d’ensoleillement (environs 8h de temps) ;
ce qui peut expliquer la faible puissance crête. Pendant le printemps, les heures d’ensoleillement ont
peu augmenté même si les valeurs ne sont toujours pas élevées. Durant l’été, l’ensoleillement dure
plus de 12h et il est maximum donc nous recueillons de très fortes puissances. L’automne est aussi une
saison durant laquelle nous avons un faible ensoleillement.

45
E20
Chapitre III

09/07/2020
20000
18000
16000
14000
consommation

12000
10000
8000
6000
4000
2000
0
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23 25 27 29 31 33 35 37 39 41 43 45 47 49 51 53 55 57
Temps

Figure III. 3 : Courbe de production journalière en été

La production est très importante pendant l’été et elle dure plus de la moitié d’une journée. Elle
commence avant 6h et ne s’arrête que vers 20h ; elle est forte jusqu’au midi solaire avant de
commencer à décroitre.

III.4. La consommation d’énergie

Figure III. 4 : Courbe en 3D de la consommation.

46
E20
Chapitre III

La courbe annuelle en 3D de la consommation est une représentation en temps réel de la


demande énergétique de la région de notre centrale. On arrive à y voir que les valeurs sont
plutôt faibles durant l’hiver mis à part dans les heures tardives du soir. Durant l’été, on atteint
des valeurs très importantes presque toute la journée ; cela est dû à la chaleur et aussi à la
nécessité de rafraichissement.

21/06/2020
18,00
16,00
14,00
12,00
Production

10,00
8,00
6,00
4,00
2,00
0,00
01:00
02:00
03:00
04:00
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21:00
22:00
23:00
00:00
temps

Figure III. 5 : Courbe de la consommation journalière durant l’été.

Dans cette courbe, nous avons trois principales situations :

Premièrement, le matin lorsque l’activité humaine est restreinte donc pas de grande consommation
énergétique. Deuxièmement, l’après-midi ou la chaleur est présente et donc une forte demande en
termes d’énergie afin de refroidir les maisons, bureaux, etc. Dernièrement, la nuit donc à partir de 19h
la consommation augmente encore pour atteindre des valeurs maximales mais à partir de 00h elle
commence à diminuer même si elle reste conséquente.

La figure III.5 et la figure III.4 montrent que la production n’est pas synchrone et adéquate avec la
consommation de l’énergie provenant de soleil les usagers de la région utilisent encore l’énergie
fossile c’est la cause qui justifiée la nécessité d’un stockage pour profiter davantage de l’énergie
solaire.

47
E20
Chapitre III

III.5. Dimensionnement manuel

Relation entre la demande énergétique et la puissance crête

Eelec =N *Pc Ⅲ.1

Eelec : demande énergétique journalière en Wh/j


N : nombre d’heure en h/j
Pc : puissance crête en Wc
La première permet de calculer le nombre d’heures équivalent d’ensoleillement, Ne, pour une
journée à partir des données de gisement solaire, Esol en Wh/(m2j) -- énergie reçue par 1 m2
en un jour.
En fait, la puissance des panneaux solaires est déterminée sous des conditions standardisées
(Ensoleillement optimum de 1000W/m2, à une température de 25°C et sous un ciel clair),
donc là ensuite on peut ajouter des pertes (pertes dans le système photovoltaïque et pertes de
L’onduleur si ce n’est pas déjà pris en compte)
Comme nous l’avons vu dans le chapitre 1, la puissance crête de consommation avoisine
18 MWc dans le pire mois(juillet) donc pour l’énergie a stocké il faudra la multipliée par le
nombre d’heures sans ensoleillement durant lesquelles le stockage prendra le relais donc
pendant 7h de temps.
Eelec = 7*18=126 MWh/j

III.5.1. Les batteries

Pour déterminer le système de batteries, il faut donc connaître le nombre de jours d’autonomie
nécessaire, c’est-à-dire le nombre de jours susceptibles d’être sans apport d’énergie solaire et
les températures pour le lieu choisi. Des températures basses sont nocives pour les batteries. Il
faut donc appliquer un coefficient réducteur qui tient compte de ce fait. On doit aussi
connaître la profondeur de décharge du type de batteries choisi (seuil sous lequel la batterie ne
peut être déchargée, sinon elle sera endommagée). Avec ces données et la demande
énergétique, on calcule la capacité des batteries et la capacité en tenant compte des
coefficients de réduction.

Cbatt = (Edem/ j* ja) /(ηbatt*Vbatt*Pb) Ⅲ.2


Cbatt =126 MWh/j *1j / (0.9*96*0.85) =1.71 MAh

48
E20
Chapitre III

Notre choix s’est porte sur des batteries au Lithium ion ayant une capacité de 500 Ah et 96V
de tension à leur borne.
Le nombre total de batteries est donc : 1.71 MAh / 500 Ah=3432 batteries
La tension à la sortie des panneaux photovoltaïques est de 1000V.
Le nombre de batteries en série est :1000 V / 96 V= 11 batteries par chaine
Le nombre de batteries en parallèle est : 3432 / 11=312 chaines de batteries.

Figure III. 6 : Schéma du branchement série parallèle des batteries

Figure III. 7 : Schéma du branchement des batteries avec le système PV

49
E20
Chapitre III

III.5.2. Les supercondensateurs

Notre choix s’est porté sur des SCs ayant une capacité de 3000F et une tension de 2.8 V.
La tension à la sortie su système photovoltaïque est de 1000 V ; nous pouvons donc obtenir le
nombre de supercondensateurs dont nous aurons besoin.
SCs en série :1000 V / 2.8 V= 358 supercondensateurs par branche.
Capacité d’une branche Cb : 3000 / 358= 8.38 F
E= Wh * 3600 J Ⅲ.3
E= ½ Ct *U2 Ⅲ.4
Ct=(2*E) / U2 Ⅲ.5

E=126 MWh*3600 J = 453 GJ


Ct= 2*453 GJ / (1000)2
Ct = 907.2 Kf
Le nombre de supercondensateurs en parallèle : Ct / Cb= 907200 / 8.38 = 108 250 branches
de SCs.

Figure III. 8 : schéma global du système

50
E20
Chapitre III

Figure III. 9 : Raccordement des systèmes de stockage

III.6. La stratégie de gestion d’énergie

III.6.1. Introduction

La gestion de l’énergie est un art qui demande de nombreuses compétences personnelles du


gestionnaire parce qu’un bon organigramme de gestion peut nous optimiser beaucoup
l’énergie pendant une année.

51
E20
Chapitre III

Figure III.10 : Illustration de l’algorithme de calculs

III.6.2. Méthodologie

Le système étudié est composé d’un système photovoltaïque et d’un stockage. On considère
que la puissance nominale totale du système est limitée à 14MW. Ainsi si le système est
composé de deux sous-systèmes (PV+stockage) à puissance nominale identique et égale à la
puissance maximale consommée, alors la charge pourrait être satisfaite pendant un temps
limité même en cas de manque de la ressource primaire.

A partir des données météorologiques disponible et des modèles pour décrire le


comportement du photovoltaïque, on calcul pour chaque heure i l’énergie produite (EPV(i)).
Celle-ci est comparée avec la charge électrique (Echarge).

* Si la différence entre l’énergie produite et l’énergie consommée appelée D est positive, alors
l’excès d’énergie EtoSTOCK, est stocké dans le dispositif de stockage ;

* Si cette différence est négative, il y a donc une pénurie d’énergie et le dispositif de stockage
doit fournir l’énergie nécessaire manquante EfromSTOCK ;

*Si l’énergie stockée n’est pas suffisante pour assurer cette différence, une avarie est
enregistrée et les paramètres suivants sont calculés – énergie non satisfaite, nombre et durée
des pannes. La méthode ainsi décrite est présentée sur la Figure ci-dessus.

52
E20
Chapitre III

Une fois les calculs réalisés pour chaque heure de l’année, les paramètres annuels seront
calculés comme suit :

• La différence annuelle entre l’énergie produite et la charge Dan (Ⅲ.6)

Dan =∑8760
𝑖=1 (𝐸𝑝𝑣(𝑖) − 𝐸𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒(𝑖)) Ⅲ.6

• L’énergie stockée Estock et sa valeur maximale Estock, max (Ⅲ.7)

Estock =∑8760
𝑖=1 [𝐸𝑝𝑣(𝑖) − 𝐸𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒(𝑖)]si Epv(i) -Echarge>0 (Ⅲ.7)

Estock, max = max [ Epv(i)] si Epv(i) -Echarge> 0


Heures par an 8760 ; par mois 720 et 24 par jour.
Pénurie réglée (un petit manque d’énergie réglé par l’énergie stockée)

Ep =∑8760
𝑖=1 [𝐸𝑓𝑟𝑜𝑚, 𝑠𝑡𝑜𝑐𝑘 + 𝐸𝑝𝑣(𝑖) − 𝐸𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒(𝑖)] si Efrom,stock +Epv(i) -Echarge>=0

Avarie (le stockage n’a pas réglé le manque nous avons une coupure)

• L’énergie totale non satisfaite Efault et la durée des avaries au cours de l’année Tfault
(Ⅲ.8)

Efault = ∑8760
𝑖=1 [𝐸𝑓𝑟𝑜𝑚, 𝑠𝑡𝑜𝑐𝑘 + 𝐸𝑝𝑣(𝑖) − 𝐸𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒(𝑖)]si Efrom,stock +Epv(i) -Echarge<0

(III.8)

[𝐸𝑓𝑟𝑜𝑚,𝑠𝑡𝑜𝑐𝑘+𝐸𝑝𝑣(𝑖)−𝐸𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒(𝑖)]
Tfault =∑8760
𝑖=1 si Efrom,stock +Epv(i) -Echarge<0
𝐸𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒(𝑖)

❖ Résumé

Pour le système PV, on calcule les paramètres définis par (Ⅲ.6), (Ⅲ.7) et (Ⅲ.8), puis on
détermine la configuration optimale de la puissance crête selon un des critères suivants :

• Une valeur minimale de Dan –c’est-à-dire une valeur absolue de la différence minimale
entre l’énergie produite et consommée. Il s’agit ici de la valeur absolue de cette différence :

- si cette différence minimale est positive (D=1), cela implique que la charge est satisfaite
par le système donc il faut ajuster et confirmer le dimensionnement ;

- si cette différence minimale est négative (D=0), et elle devient positif avec l’énergie qui
parvient du stockage (D=1), cela implique que la charge est satisfaite par le système ;

53
E20
Chapitre III

- si cette différence minimale est négative (D=0), cela implique que la charge n’est pas
satisfaite par le système donc il faut déterminer :

• Le nombre minimal d’avaries– dans ce cas, le consommateur se verra privé


d’électricité le moins de fois possible ; « beaucoup ou moindre »

• La durée minimale des avaries sur l’année – dans ce cas, le consommateur se verra
privé d’électricité le moins longtemps possible ; C’est une amélioration par rapport au critère
précédent car la durée des avaries peut être différente ; « durée ne dérange pas »

• La quantité énergie minimale non satisfaite.

Pour certains critères il sera possible d’avoir plusieurs solutions optimales. Dans le cas où
l’énergie non satisfaite est importante,

54
E20
Chapitre III

III.6.3. Organigramme general de la gestion d’énergie

Figure III. 10 : Organigramme général de la stratégie de gestion

55
E20
Chapitre III

Scénario 1 :
Pendant les heures creuses, lorsque l'énergie photovoltaïque est nulle, la consommation doit
être assurée auprès du réseau d’électrique. Il est rentable d'acheter de l'électricité sur le réseau
même si la batterie est suffisamment chargée pour fournir l'énergie nécessaire au chargement.
La décharge de la batterie entraînant une perte de capacité de vieillissement de la batterie, elle
sera ajoutée au coût de dégradation du coût de fonctionnement total.

Scénario 2 :
Pendant les heures creuses, lorsque l'énergie photovoltaïque n'est pas suffisante pour
alimenter les charges, la consommation doit être assurée par la production PV et par le réseau
électrique.
Scénario 3 :
Pendant les heures de pointe, lorsque la puissance PV fournie par la centrale PV est
supérieure à la charge, le surplus sera envoyé pour charger le SSE.
Scénario 4 :
Pendant les heures creuses, lorsque l'énergie photovoltaïque n'est pas suffisante pour
alimenter les charges, la consommation doit être assurée par la production PV et par l’ESS. Si
L’ESS est inférieur à la consommation l’écart sera assuré par le réseau électrique.
Scénario 5 :
Pendant les heures de pointe, lorsque la puissance PV est nulle, la consommation sera assurée
par L’ESS. Si L’ESS est inférieur à la consommation l’écart sera assuré par le réseau
électrique.

56
E20
Chapitre III

III.6.4. Organigramme de charge du système de stockage

Figure III. 11 : Organigramme du processus de charge des systèmes de stockage

En premier il faut s’assurer la demande énergétique lorsque l’énergie PV produite est


supérieure à la consommation et par la suite nous avons différentes situations :

➢ Lorsque les SCs sont chargés a 100%, on vérifie l’état de charge des batteries et si
elles sont aussi chargées a 100%, on vend l’excèdent au réseau. Sinon si les batteries
ne sont pas chargées on compare leur état de charge avec le surplus de la production

57
E20
Chapitre III

photovoltaïque et on les charge suivant cet aspect avant de vendre si reste il y a au


réseau.
➢ Quand les supercondensateurs ne sont pas charges à leur maximum, ils sont en
premier mis en charge avec le surplus de production ensuite les batteries si nécessaire
et la différence sera vendu au réseau électrique.

III.6.5. Organigramme de décharge ses systèmes de stockage

Figure III. 12 : Organigramme du processus de décharge des systèmes de stockage

Pendant les heures de pic, si les batteries ont atteint leur limite de décharge il faut faire appel
au réseau électrique pour subvenir aux besoins énergétiques. Sinon lorsque la demande est

58
E20
Chapitre III

inferieure a l’énergie stockée dans les batteries, elles sont déchargées pour palier au creux. La
demande peut aussi être assurée par les SCs dans le cas contraire ou par le réseau selon la
nécessité.
Lorsque la production est inférieure à la consommation en dehors des heures de pointes ;
si les batteries sont à moins de 20%, on utilise l’énergie du réseau.

Figure III. 13 : Courbe de la gestion d’énergie

La courbe de la figure III.12 obtenu par programmation de notre stratégie sur Matlab, représente bien le
résultat de l’application de notre stratégie de gestion de l’énergie électrique sur deux jours de
différentes périodes :

✓ La couleur rose représente l’énergie que le réseau fournit pour la consommation ; elle est plus
grande pour la journée 2 car sa production est moins importante.
✓ La couleur verte est l’énergie fournit par les panneaux ; cela se fait pendant la période de
production et elle est plus conséquente pour la journée 1.
✓ La couleur bleue est pour l’énergie que les batteries fournissent en se déchargeant ; elle est
presque la même pour les deux journées.
✓ Le rouge est pour l’énergie fournit par les supercondensateurs dans leur décharge ; ils sont
plus sollicités dans la journée 1.

Interprétation

À partir des résultats présentés, nous avons constaté ce qui suit :

59
E20
Chapitre III

- Grâce au système de stockage l’intervention du réseau a été minimisée à 8H au lieu de 16H


en cas sans stockage. Donc le temps d’utilisation des énergies renouvelables a été prolongé à 16H ce
qui présente un énorme gain des gaz polluants.

- Le fait d’avoir choisir un site d’implantation du système caractérisé par un potentiel solaire
élevé comme El Bayad a pour conséquence de trouver de fortes variations au niveau de l’énergie
perdue en provenance du système EnR.

- Pour diminuer l’énergie perdue produite par les systèmes à EnR il est obligatoire d’utiliser des
dispositifs de stockage supplémentaires.

- La contribution globale du stockage d’énergie par ce système est voisine30%.

- L’insertion d’un système de stockage hybride batterie et supercondensateur augmente la durée


de vie de la batterie.

- Le supercondensateur protège la batterie contre les chocs des appels très importants de la
puissance (pics de consommation)

Conclusions de l’étude

L’objectif de cette étude était de montrer comment l’insertion d’un moyen de stockage au sein d’un
système hybride raccordé au réseau permettait d’augmenter le taux d’intégration des EnR dans la
production globale d’électricité.

Même si les résultats ne sont que partiels, on constate que l’ajout d’un système de stockage au sein du
système de production d’électricité permet d’augmenter la participation des sources renouvelables
d’énergie dans la production globale et de ce fait diminue la production en provenance des sources
fossiles. Cependant, il ressort également que la présence d’un seul moyen de stockage d’énergie ne
devrait pas permettre d’atteindre entièrement notre objectif et que l’ajout d’un second type de stockage
comme le supercondensateur améliorera les performances du système de production globale. Ainsi il
met la batterie en abri des pics de charge ce qui augmente sa durée de vie

Il est évident que cette étude doit être poursuivie afin d’optimiser plusieurs paramètres tels que :

- La stratégie de gestion des différents moyens de production (Système PV, batteries, Cs)

- L’optimisation du dimensionnement des différents organes du système

- La simulation du fonctionnement du système hybride par Matlab Simulink

- Ajouté une régulation intelligente pour la charge et la décharge de batterie

60
E20
Chapitre III

61
E20
CONCLUSION GENERALE

E20
Conclusion générale

Conclusion générale

Ce travail présente une modeste contribution à la concrétisation et à la réalisation du


programme National des Énergies Renouvelables et de l'Efficacité Énergétique mis en œuvre
en 2012, récemment mis à jour en 2020 et qui prévoit la production de 16.000 MW d'ici 2035
en Algérie.

L'objectif de notre travail était une initiative visant à introduire un système de stockage
hybride au niveau de la centrale photovoltaïque d'El Abiodh Sid cheikh qui a été mise en
service en 2017 avec une capacité de pointe de 23,9 MW. Afin d'augmenter la pénétration des
énergies renouvelables d'environ 30%. En plus de préparer un organigramme pour la gestion
énergétique de la station après l'avoir équipée du système de stockage proposé, ainsi que de
gérer la charge et la décharge du système ajouté.
Le premier chapitre a été consacré à la présentation générale de la centrale d’El Abiodh
Sid Cheick donc un récapitulatif de tous les équipements techniques, leur installation et leurs
poses ont été constatés. Nous avons étudié tout ce qui concerne le fonctionnement de la
centrale et ses différents étages. La plus importante que nous avons retenue de cette
présentation se récapitule dans l’architecture et la répartition de l’installation complète de la
centrale photovoltaïque. Ainsi nous avons été affectés par son installation qui présente une
sûreté d’alimentation de la production et évite la coupure totale de l’énergie en cas de
défaillance d’un onduleur.
Le deuxième chapitre décrit les différents systèmes de stockage : leurs généralités, leurs
usages, leur coût moyen, etc. Nous avons appris que le système de stockage est un élément
essentiel de l'installation photovoltaïque. Cependant il prolonge la pénétration des énergies
renouvelables dans l'installation et évite les fluctuations de l'énergie produite par les variations
des conditions météorologiques. Nous avons conclu qu'il existe plusieurs types de stockage
dans le système photovoltaïque, le plus utilisé est le stockage électrochimique, et on peut citer
principalement les batteries. En fin, nous avons conclu que l'utilisation du stockage hybride
est la seule solution pour prolonger la durée de vie des batteries et les garder en sécurité. Une
configuration a été proposée de connecter avec les batteries des supercondensateurs pour
répondent aux pics très importants de la consommation.

Dans le troisième chapitre nous avons choisi la technologie des batteries a utilisés et
déterminé le nombre des batteries nécessaires pour la centrale ainsi que leurs modes de
branchement. Comme nous avons aussi calculé le nombre des supercondensateurs et leur

61
E20
Conclusion générale

connexion avec les batteries. Nous avons établi des organigrammes de la gestion de l’énergie
de la centrale avec le dispositif de stockage hybride.

La programmation des organigrammes précédents sur Matlab, nous a permis des tracer
pendant une période l’intervention des différentes sous- systèmes. Par conséquent, l’analyse
des courbes montre que le système de stockage hybride nous pouvons réduire le temps
d’intervention du réseau à 8 heures au lieu de 16 heures, donc un gain en énergie renouvelable
considérable.

En fin puisque l’Algérie est dans la bonne direction en ce qui concerne les énergies
renouvelables, car il est classé en troisième place après l’Afrique du Sud et l’Égypte au niveau
africain dans les applications solaires. Donc, nous conseillons les chargés du programme des
énergies renouvelables d’ajouter un rattachement pour les systèmes de stockage aux centrales
réalisés pour bien profiter de l’énergie solaire.

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E20
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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Vous aimerez peut-être aussi