Lathse
Lathse
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1 author:
Souadeuk Anouar
Larbi Ben M'hidi University of Oum El Bouaghi
8 PUBLICATIONS 37 CITATIONS
SEE PROFILE
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La version numérique
Avant-propos
Dédicaces
Louange à Dieu tout puissant, qui m’a permis de voir ce jour tant attendu.
Je dédie cette thèse : A mon cher frère Souadeuk Sofian avec qui j’ai passé des moments
d’enfance inoubliables, en gage de ma profonde estime pour l’aide que tu m’as apportée. Tu m’as
soutenu, réconforté et encouragé. Puissent nos liens fraternels se consolider et se pérenniser encore
plus.
A ma très chère mère Razika Mariche, mon très cher père Souadeuk Lamri ; autant de
phrases aussi expressives soient-elles ne sauraient montrer le degré d’amour et d’affection que
j’éprouve pour vous. Vous m’avez comblé de votre tendresse et affection tout au long de mon
parcours. Vous n’avez cessé de me soutenir et de m’encourager durant toutes les années de mes
études, Vous avez toujours été présents à mes côtés pour me consoler quand il fallait. En ce jour
mémorable, pour moi ainsi que pour vous, recevez ce travail en signe de ma vive reconnaissance et
de ma profonde estime. Puisse le tout puissant vous donner santé, bonheur et longue vie afin que je
puisse vous combler à mon tour.
Le 23 /10/2022
Aïn Beïda, O.E.B
Tables
De
Matières
SOMMAIRE
Sommaire
INTRODUCTION ................................................................................................. XIX
LISTE DE PUBLICATIONS ET DES CONFERENCES ....................................... XXII
Chapitre 01 ....................................................................................................................... 24
Chapitre 02 ....................................................................................................................... 42
Chapitre 03 ....................................................................................................................... 60
Chapitre 04 ....................................................................................................................... 81
Liste des
Figures et des
tableaux
SOMMAIRE
Figure 2.13: la variation de q- des éprouvettes (QSC=75%, QS=20% et QC=5%), avec différentes CP. ..... 55
Figure 2.14 : la variation de q- des éprouvettes (QSC=75%, QS=17.5% et QC=7.5%), avec différentes CP.
............................................................................................................................................................... 55
Figure 2.15 : la variation de q- des éprouvettes (QSC=50%, QS=40% et QC=10%), avec différentes CP. .. 56
Figure 2.16 : la variation de q- des éprouvettes (QSC=50%, QS=35% et QC=15%), avec différentes CP. .. 56
Figure 2.17 La variation de l’angle de frottement effectif en fonction de la quantité de fibres PP%. ............. 57
Figure 2.18 la variation de cohésion effective en fonction de la quantité de fibres PP%. ............................... 57
Figure 3.1: Fissuration des pierres poreuses. .................................................................................................. 60
Figure 3.2 La borne inférieure (niveau bas) est notée par -1 et la borne supérieure (niveau haut) est notée +1.
Le domaine de variation du facteur est constitué de toutes les valeurs comprises entre le niveau bas et
niveau haut (Domaine du facteur) [49]. ................................................................................................. 61
Figure 3.3 L’espace expérimental [49]. .......................................................................................................... 61
Figure 3.4 Point expérimental [49]. ................................................................................................................ 62
Figure 3.5 Les points expérimentaux sont disposés dans le domaine d’étude défini par l’expérimentateur
[49]. ....................................................................................................................................................... 62
Figure 3.6 Les réponses associées aux points du domaine d’étude forment la surface de réponse. Les
quelques réponses mesurées aux points du plan d’expériences permettent de calculer l’équation de la
surface de réponses [49]. ....................................................................................................................... 63
Figure 3.7 Les meilleurs emplacements des points expérimentaux sont les sommets du domaine d’étude
lorsque le modèle postulé est du premier degré [49]. ............................................................................. 64
Figure 3.8 Dans le plan moyen du facteur 2, l’effet du facteur 1 est la variation de la réponse entre le centre
du domaine d’étude et le niveau haut du facteur 1 [49]. ........................................................................ 66
Figure 3.9 L’illustration d’une interaction [51]. ............................................................................................. 66
Figure 3.10 Créer un plan factoriel dans Mini tab 19. .................................................................................... 67
Figure 3.11 Définir les facteurs. ..................................................................................................................... 68
Figure 3.12 Analyser un plan factoriel. .......................................................................................................... 69
Figure 3.13 Diagramme de Pareto des effets de réponse de cohésion effective. ............................................. 71
Figure 3.14 Courbes iso réponse de cohésion effective en fonction des différents facteurs............................ 72
Figure 3.15 Diagramme de Pareto des effets de réponse l’angle de frottement effectif. ................................. 74
Figure 3.16 Courbes iso réponse de l’angle de frottement effectif en fonction des différents facteurs. .......... 75
Figure 3.17 Diagramme de Pareto des effets de E 50. ...................................................................................... 77
Figure 3.18 Courbes iso réponse de l’angle de E 50. ........................................................................................ 78
Figure 4.1 Le projet après la réalisation [57]. ................................................................................................. 84
Figure 4.2 L’analyse de Projet par PLAXIS 3D [57]...................................................................................... 85
Figure 4.3 Remblai sur sols compressibles (2D). ........................................................................................... 85
Figure 4.4 Remblai sur sols compressibles (3D). ........................................................................................... 86
Figure 4.5 Remblai sur sols compressibles renforcé par les colonnes CSV (3D). .......................................... 86
Figure 4.6 Le maillage de model. ................................................................................................................... 87
Figure 4.7 Les conditions aux limites [58]. .................................................................................................... 88
Figure 4.8 La phase initial. ............................................................................................................................. 89
SOMMAIRE
xi
Liste des
Abréviations
xii
LISTE DES ACRONYMES ET SYMBOLES
Acronymes
La cohésion effective.
L’angle de frottement effectif.
Module de plasticité.
F Facteur de sécurité.
Coefficient d’uniformité
Teneur en eau.
Degré de saturation.
Poids volumique du sol sec.
Poids volumique du sol saturé.
Poids volumique total du sol.
Poids volumique du sol déjaugé.
Indice des vides.
Cc Coefficient de courbure.
Ip Indice de plasticité.
WL Limite de liquidité
La valeur du bleu méthylène.
WL Limite de liquidité.
Symboles
xiii
RESUME
Résumé
xiv
RESUME
هلـخـص:
اٌشدُِبد عًٍ اٌزشثخ اٌضعُفخ ِزٕىعخ حست طجُعزهب وخصبئصهب ،دساسخ ردشَجُخ وسلُّخ ِٓ أخً فهُ سٍىن (االسزمشاس
د
اٌُّىبُٔىٍ ،واالٔضغبطُخ) ٌهزا ٔىع ِٓ إٌّشئبد اٌدُىرمُٕخ أصجح خذ ضشوسٌ .رهذف هزٖ اٌذساسخ ِٓ أخً رمذَُ إسشبداد
عٍُّخ حىي اسزخذاَ ّٔبرج اٌسٍىن األٔست ٌٍذساسخ سٍىن اٌزشثخ االٔضغبطُخ.
رحمُمب ٌهزٖ اٌغبَخ أخشَٕب دساسخ سلُّخ ثبسزخذاَ ثشٔبِح ٌ PLAXIS 3Dذساسخ سدَ رُ إٔشبءٖ فىق رشثخ أضغبطُخ ،أشبسد ٔزبئح
اٌذساسخ اٌشلُّخ أْ رغُُش ّٔبرج اٌسٍىن ٌزشثخ اٌشدَ ) (MC, HSMرعطٍ رأثُشا غُش ِعزجش عًٍ إٌزبئح ِٓ .خهخ أخشي ،رغُُش
ّٔبرج اٌسٍىن ٌزشثخ األسبس -االٔضغبطُخ (MC, SSM, HSM) -أعطذ رأثُشا ٍِحىظب عًٍ إٌزبئح ،حُث َعطٍ ّٔىرج اٌسٍىن
) (MCدائّب أضعف إٌزبئح ،وِٓ ٔبحُخ أخشي َعطٍ إٌّىرج ) (HSMأعًٍ إٌزبئح ثبٌّمبسٔخ ِع إٌّبرج األخشي .وإضبفخ ٌّب
سجك وثهذف اٌّمبسٔخ ثُٓ ّٔبرج اٌسٍىن فٍ اٌحبٌزُٓ (ِع وخىد أو عذَ وخىد اٌّبء) أظهشد إٌزبئح صَبدح وجُشح فٍ إصاحخ اٌزشثخ
ٔحى األسفً وهزا فٍ حبٌخ عذَ وخىد اٌّبء ،وَشخع رٌه إًٌ االٔخفبض اٌىجُش فٍ ِمبوِخ اٌمص ٌٍزشثخ .أحسٓ ِعُبس ٌذساسخ سٍىن
ٌزشثخ االٔضغبطُخ هى ) ، (Soft Soil Modelوأخُشا وخذٔب رذعُُ اٌزشثخ اٌضعُفخ حسٓ ِٓ ِسزىي هجىط اٌزشثخ وثبإلضبفخ إًٌ
رحسٓ ِعبًِ اٌسالِخ.
كلوـاث هفتاحيـــت :رمىَخ اٌزشثخ ،ردبسة اٌضغظ اٌثالثٍ ،ثشٔبِح ،PLAXIS 3Dرحًٍُ ثطشَمخ اٌزصُُّ اٌزدبسة ،أعّذح اٌشًِ
واإلسّٕذ.
xv
RESUME
Résumé :
Les remblais sur sols compressibles sont divers en fonction de leur nature et de leurs
caractéristiques, à cet effet, une étude expérimentale et numérique sur les comportements (stabilité
mécanique et compressibilité) de ce genre d’ouvrages géotechniques nous parait plus que
nécessaire. Cette étude a pour but de proposer une orientation scientifique sur l’utilisation des
différents modèles de comportement de sol pour l’étude des remblais sur sols compressibles.
Dans ce but, nous avons mené une analyse numérique utilisant PLAXIS 3D pour faire une
étude paramétrique sur le remblai sur sols compressibles (sans et avec renforcement( . Les résultats
numériques ont indiqué que la variation des modèles de comportement de sols de remblai (MC,
HSM) a donné un faible effet sur les résultats numériques. En effet, la variation des modèles de
comportement (MC, SSM et HSM) de sol compressible de fondation a donné un effet remarquable
sur les résultats ; le modèle (MC) donne toujours les résultats les plus faibles par contre le modèle
(HSM) donne les résultats les plus élevés par rapport aux autres modèles. Par ailleurs, la
comparaison entre deux types de comportement (drainé et non drainé), a donné une augmentation
spectaculaire du déplacement vertical ( ) dans des conditions non drainées, cela est dû à la
réduction significative de la résistance au cisaillement du sol compressible. Le modèle de
comportement (SSM) est le plus susceptible pour les sols compressibles, enfin le renforcement de
sol compressible par les colonnes sable-ciment-sol (CSV) a sensiblement réduit les déplacements et
amélioré les facteurs de sécurité.
Mots Clés : Renforcement des sols, PLAXIS 3D, Triaxial, Plan d’expériences (DOE), Colonnes
CSV.
xvi
RESUME
Abstract:
Les co
Embankments on soft soils strongly depend on their nature and characteristics, to
this end, an experimental and numerical study on the behavior (mechanical stability and
compressibility) of this type of geotechnical structure is crucially important. The aim of this study is
to propose a scientific orientation on the use of different soil behaviour models for the simulation of
embankments on soft soil.
For this objective, we conducted a numerical analysis using PLAXIS 3D to do a parametric study of
embankments on soft soil with and without reinforcement. The numerical results indicated that the
variation of the embankment soil behaviour models (MC, HSM) have a weak effect on the
numerical results. Indeed, the variation of the foundation soft soil behaviour models (MC, SSM and
HSM) remarkably effect the achieved results; the model (MC) always gives the lowest results while
the model (HSM) gives the highest results compared to the previously existing models.
Furthermore, based on the comparison between two types of behaviour (drained and undrained), a
dramatic increase in vertical displacement (Uz) in undrained conditions is clearly obvious, this is
due to the significant reduction in shear strength of the soft soil. The behaviour model (SSM) is the
most susceptible for soft soils. Finally, the reinforcement of soft soil by sand-cement-soil (CSV)
columns has significantly reduced the displacements and improved the safety factors.
Key Words: Reinforced soils, PLAXIS 3D, Triaxial, Design of experiments (DOE), Columns CSV.
xvii
INTRODUCTION GENERALE
Introduction
Générale
xviii
INTRODUCTION GENERALE
INTRODUCTION
Introduction générale
Aperçu du problème
I
L convient, de prime abord, de souligner que les remblais sur sols compressibles sont divers en
fonction de leur nature et de leurs caractéristiques, à cet effet, une étude expérimentale et
numérique sur les comportements (stabilité mécanique et compressibilité) de ce genre
d’ouvrages géotechniques dans le cas d’un comportement drainé ou non drainé nous parait plus que
nécessaire. Et aussi, l’utilisation par les ingénieurs et les chercheurs d’une multitude de logiciels du
commerce avec différents modèles de comportement des sols aboutit forcement à des résultats
variés voire même contradictoires. Donc, cette étude a pour but de proposer une orientation
scientifique sur l’utilisation des différents modèles de comportement de sol pour l’étude des
remblais sur sols compressibles. Cette étude est articulée autour de trois parties à savoir :
Une revue bibliographique sur les problèmes posés par la construction des remblais
sur sols compressibles, les méthodes courantes de construction des remblais (avec
stabilisation) sur sols compressibles ainsi que les différentes lois de comportement
des sols existantes,
Présentation et étude des logiciels les plus utilisés dans le domaine de l’étude, et
maitrise des modèles de comportement des sols. Et une modélisation numérique de
remblais sur sols compressibles par le biais de PLAXIS 3D pour proposer une
orientation scientifique sur l’utilisation des différents modèles de comportement des
sols pour l’étude des remblais sur sols compressibles, et aussi, étudier le
comportement des sols renforcés par CSV.
xix
INTRODUCTION GENERALE
Plan de thèse
C
ette thèse est organisée en quatre chapitres ; dans le premier chapitre, nous présenterons
une revue bibliographique sur le comportement du remblai sur les sols compressibles, et
les méthodes de construction sans et avec renforcement. Ensuite, on détaillera les lois de
comportement utilisé pour la modélisation des sols.
Dans le troisième chapitre, nous ferons des analyses par la méthode des plans d’expériences
avec propositions de modèles prédictifs des résultats des essais triaxiaux.
Finalement, le quatrième chapitre s’orientera vers une étude paramétrique par les éléments
finis sous logiciel PLAXIS 3D. Le but de cette étude sera de proposer une orientation scientifique
sur l’utilisation des différents modèles de comportement des sols pour l’étude des remblais sur sols
compressibles, et aussi, étudier le comportement des sols renforcés par les colonnes.
xx
LISTE DE PUBLICATION ET DES CONFERENCES
Liste des
publications et des
conférences
xxi
LISTE DE PUBLICATION ET DES CONFERENCES
xxii
CHAPITRE 1 ÉTAT DE L’ART
Chapitre 01 :
tat de l’art
xxiii
CHAPITRE 01 ÉTAT DE L’ART
Chapitre 01
ETAT DE L’ART
1.1. Introduction
D
ans ce premier chapitre, nous présentons une synthèse bibliographique sur le
comportement du remblai sur sols compressibles et les méthodes de construction (sans
et avec renforcement). Ensuite, on détaille les lois utilisées pour modéliser le
comportement des sols.
1.2. Problème posé par la construction des remblais sur sols compressibles
D’un point de vue technique, un sol compressible est un sol dont la résistance au
cisaillement non drainée est assez faible avec une perméabilité réduite [1], [2]. Par conséquent, ces
inconvénients étendent le temps de consolidation avec la possibilité d’une déformation attendue à
long terme[3], [4]. Parmi ses inconvénients aussi, l'instabilité ou le tassement des terrains qui se
produisent en cas de séisme [5], [6]. Raison pour laquelle, la construction de remblais sur sol
compressible possède nombreux problèmes géotechniques qui sont de quatre types ; problème de
stabilité, problème de déformation, effort sur les ouvrages et l’écoulement des eaux.
La mise en place d’un remblai sur sols compressibles entraine une augmentation des
contraintes au sein de ces sols. Si cet accroissement des contraintes dépasse un seuil critique qui
dépend des caractéristiques mécaniques des sols compressibles, ce dernier se rompt en cours de
construction en provoquant un affaissement important et brutal du remblai. Parallèlement à cet
affaissement, il se produit des déformations au niveau du sol porteur (sol compressible) qui se
traduisent par des soulèvements importants du terrain naturel autour du remblai. Et ces
déformations observées prennent généralement deux formes de ruptures ; les ruptures générales par
le poinçonnement et celles locales rotationnelles [7][8].
24
CHAPITRE 01 ÉTAT DE L’ART
dans la partie inférieure du remblai provoquant ainsi son affaissement (Fig. 1.1) qui se suit par un
massif descend du sol dans la couche compressible formant des bourrelets [7]. Ces ruptures se
produisent le plus souvent pour une fondation constituée d’une couche épaisse d’argile molle et
homogène, ou d’une couche de limon organique (tourbes et vases). (C’est un cas très rare en site
terrestre). Ce phénomène est présenté dans le remblai de Pornic (Fig. 1.2).
Lorsque la couche porteuse est mince, elle peut transmettre au remblai des déplacements
horizontaux provoqués par le chargement de la couche molle, d'où l'apparition d'une fissure
verticale dans le corps du remblai annulant toute résistance au cisaillement [8]. Ces ruptures
interviennent dans le cas des milieux stratifiés, lorsqu’une couche compressible règne auprès de la
surface du sol [7]. Il s'agit là d'une rupture par glissement avec fissuration du remblai qu'on
rencontre souvent dans le cas d'un remblai cohérent (Fig. 1.3). Si, au contraire, la croûte
superficielle est épaisse, elle ne transmettra pas les déplacements horizontaux de la couche molle et
le remblai ne sera pas fissuré. Il s'agit d'une rupture par glissement sans fissuration du remblai qui
se trouve dans le cas d'un remblai purement frottant (Fig. 1.4). Au titre d’exemple, la rupture par
glissement avec fissuration qui s’est produit dans le remblai du DIVE sur l’autoroute A13 (Rouen-
Caen, France), c’est un remblai autoroutier sur sols compressibles qui s’est cassé sur environ 300
25
CHAPITRE 01 ÉTAT DE L’ART
mètres pendant la construction et cela a provoqué un retard de plus d’un an pour mettre fin à ce
projet (Fig. 1.5) [9].
Figure 1.5 Remblai de la Dives sur l’autoroute A13 (Rouen-Caen, France) [9].
26
CHAPITRE 01 ÉTAT DE L’ART
_ Sous l’emprise du remblai, par un déplacement latéral de sol de fondation jusqu'à une
distance variable en fonction de l’épaisseur du sol compressible ;
_ Hors de l’emprise du remblai, par un déplacement latéral du sol de fondation jusqu'à une
distance qui est en fonction de l’épaisseur de sol compressible.
Dans le cas du site de SAINT ANDR DE CUBZAC, le remblai est destiné à l'étude des
tassements, il s'est rompu en cours de construction. Le sol de fondation est assez hétérogène, il
comporte, en surface, 3 m de matériaux fortement organiques, puis 6 m environ de vase comportant
des débris végétaux, là où s'est développée la majeure partie de la courbe de rupture, et cela donne
naissance au problème de déformation verticale (tassement) et horizontale sous le remblai (Fig. 1.7)
[10].
Figure 1.6. Schéma du tassement et des déplacements latéraux du sol de fondation [12].
27
CHAPITRE 01 ÉTAT DE L’ART
La description précédente des phénomènes des ruptures ou des tassements montre qu’un sol
compressible peut subir des déformations verticales et horizontales. Il est fréquent de rencontrer
des structures à proximité du remblai (murs de soutènement, bâtiments, etc.) et extrémités du
remblai (culées des ouvrages) ou noyés dans le corps du remblai (buses, cadres fermés, canalisation,
etc.) On doit donc redouter les effets de ces mouvements, qui peuvent être catastrophiques s’ils
n’ont pas été pris en compte initialement. Ces effets sont classés en deux catégories : Effets dus à la
rupture du sol et les effets dus au tassement du sol [12].
On cite la culée d’un ouvrage de l’autoroute urbaine B 48 de Grenoble (Fig. 1.8), les pieux
traversent des couches du sol compressible et que le chargement des sols est dissymétrique, les
efforts latéraux qu’ils subissent entraînent des déplacements latéraux. C’est une situation que
subissent souvent les fondations profondes des culées de ponts.
Figure 1.8. Déformation d’une structure sous l’effet de sollicitation horizontale de pieux par une
couche d’argile molle.
Les sols compressibles sont souvent situés en fond de vallée. La construction d'un remblai
sur la vallée perturbe l'écoulement des eaux dans la vallée en période des crues. Les écoulements
des crues peuvent éroder le pied du remblai, qui doit alors être protégé. Ils nécessitent aussi souvent
de prévoir des ouvertures à travers le remblai pour laisser passer l'eau. La déformation de sol
compressible sous le poids du remblai réduit d'autre part légèrement la perméabilité de ce sol, ce qui
peut influencer l'écoulement de l'eau dans la nappe phréatique. Le problème de l’écoulement de
l’eau est montré sur la figure (Fig. 1.9) [13].
28
CHAPITRE 01 ÉTAT DE L’ART
Il existe un grand nombre des méthodes de construction du remblai sur sols compressibles.
Le choix parmi ces techniques est délicat à cause de la diversité des critères (techniques,
économiques, de temps, de qualité) (Fig 1.10). Les méthodes classiquement utilisées pour la
construction des remblais sur sols compressibles sont classées en trois catégories ; Les méthodes qui
améliorent la consolidation, les méthodes de modification du sol supportant le remblai et celles du
renforcement par les colonnes ou les pieux. Les méthodes sont détaillées dans les (Annexes E1-
E15) [14].
29
CHAPITRE 01 ÉTAT DE L’ART
Figure 1.10 Les méthodes courantes de constructions des remblais sur sols compressibles [15].
CSV c’est une abréviation de Combined Soil Stabilisation with Vertical columns. Il s’agit
d’une stabilisation des sols par des colonnes de mélange ciment, sable et sol. Avec les colonnes de
petit diamètre entre 12-18 cm et du mélange de sable-ciment ou sable-chaux à la voie sèche, le
comportement de déformation du sol adjacent peut être amélioré de plus de 10 fois par rapport au
comportement d'origine. Cette méthode est utilisée la première fois en 1969, et a été développée par
Coplan et Eggenfelden en Allemagne au milieu des années 1990, par l'installation de colonnes de
chaux 1995-1996, la méthode indique que la résistance à la compression à 28 jours des colonnes
CSV puisse atteindre 10 à 30 MN/m² et supporte une charge structurelle allant jusqu'à 450 kN/m².
[16] [17].
Selon la fonction des colonnes CSV, on en distingue deux types ; type A et type B (Fig.
1.11). Les colonnes du type A sont constituées des matériaux qui ont un effet de la déshydratation et
l’effet du chauffage. Les colonnes du type B sont constituées de liants hydrauliques et durcissent
par hydratation avec des eaux souterraines, ces types de colonnes sont capables de transporter des
charges. Pour chaque type il y deux rapports (deux types), qui ont un effet sur la quantité de sable et
de liant (ciment ou chaux), le premier rapport contient 20% de liant et 80% de sable. Le deuxième
rapport contient 30% de liant et 70% de sable.
30
CHAPITRE 01 ÉTAT DE L’ART
Le mélange de sable-liant est inséré dans le sol compressible à l'aide d'une tarière. La tarière
est fixée à l’extrémité d'un pic de pression qui déplace le sol latéralement et compacte le sol
stabilisé (sol compressible). Le mouvement rotationnel de la tarière dans le sol compressible permet
de transporter le mélange sec (sable-ciment) et sera mixé avec le sol compressible (Scheller et
Reitmeier 2001) [16] [17]. Les (Figs. 1.12 et 1.13) montrent une présentation schématique du
processus d'installation et une colonne excavée pendant l'installation. L'équipement nécessaire pour
installer les colonnes CSV est relativement simple et léger. L'engin hydraulique sur chenilles
d'environ 30 tonnes peut fonctionner sur des sols instables. Il est généralement possible d'atteindre
une production de 40 à 70 m de longueur de colonne par heure, ce qui prouve sa productivité.
Figure 1.12. a) Le processus d'installation ; b) la tarière exposée pendant le transport des matériaux
(Courtesy : Bauer construction company) [16] [17].
31
CHAPITRE 01 ÉTAT DE L’ART
Matériaux
(Ciment, sable)
Les lois de comportement mettent en corrélation les contraintes avec la déformation. Par le
biais de ces lois, on peut caractériser la réponse d’un matériau [19]. La forme générale de la
relation fonctionnelle est donnée par )l’équation 1.1( [20].
1.1
Où :
: Fonctionnelle.
Les matériaux géosynthétiques sont produits sous différentes formes à partir de matières
synthétiques sur la base de divers polymères provenant de l’industrie chimique et qui sont utilisés
pour renforcer les sols [21]. Le comportement des matériaux géosynthétiques (géogrille, géotextile,
géomembrane) est modélisé comme des matériaux élastiques. L’élasticité traite la partie réversible
32
CHAPITRE 01 ÉTAT DE L’ART
des déformations. Dans cette partie nous distinguons l’élasticité linéaire isotrope et l’élasticité non-
linéaire.
Le comportement élastique linéaire représente la loi de Hooke pour le cas linéaire et isotrope
(Fig. 1.14). Le modèle comporte deux paramètres de rigidité élastique qui sont : le module d’Young
, et le coefficient de Poisson ν [22]. La relation de contrainte, déformation en fonction des
paramètres de rigidité est présenté dans (les équations 1.2 et 1.3).
1.2
1.3
: Indice de Kronecker.
: Module d’Young.
: Coefficient de poisson.
On peut les substituer par le module volumique K et le module de cisaillement G par (les équations
1.4 et 1.5) [20].
1.4
1.5
33
CHAPITRE 01 ÉTAT DE L’ART
1.6
1.7
( )
Où :
: Déformation axiale.
34
CHAPITRE 01 ÉTAT DE L’ART
La courbe d’état critique (CEC) permet de déterminer le bord supérieur de la surface d’état
limite. Sur cette courbe, les échantillons des sols possèdent un comportement du type stable, c’est-
à-dire quel que soit l’augmentation de la déformation, l’état ( ) est constant. Ce seuil est
illustré sur le plan ( ) par le bais de la courbe d’état limite qui a pour fonction (Fig.
1.17).
Les sols qui ne sont pas compressibles ou gonflants sont modélisés comme des matériaux
élastoplastiques. La théorie de l’élastoplasticité modélise le comportement non linéaire et
irréversible des matériaux. L’existence d’un palier d’écoulement sur la courbe contrainte-
déformation et l’existence de déformations irréversibles donnent naissance à l’application du
schéma de l’élastoplasticité au sol [20]. Les lois de comportement élastoplastique s’appuient sur les
quatre notions fondamentales suivantes :
35
CHAPITRE 01 ÉTAT DE L’ART
- La loi d’écrouissage.
Dans la figure (Fig. 1.18) il s’aperçoit qu’il y a une augmentation du seuil d’écoulement plastique
avec la déformation plastique accumulée, ce qui provoque un écrouissage. Si le seuil d’écoulement
diminue avec une augmentation au niveau de la déformation plastique cela donne naissance à un
écrouissage négatif [25].
Les sols compressibles sont modélisés comme des matériaux élastoplastiques avec une
surface de charge (une surface de plasticité, associée, limite l’espace entre les états admissibles et
non admissibles). Le modèle représente la rupture par cisaillement des sols de fondation qui est
caractérisé par une faible résistance au cisaillement qui s’accroît avec la consolidation et une
augmentation de compressibilité. Ce modèle (en abrégé SSM) est originalement dérivé du Cam-
36
CHAPITRE 01 ÉTAT DE L’ART
Clay. L’idée de base de ce modèle est de prendre en considération l’effet d’écrouissage provoqué
sur les argiles. Les paramètres nécessaires au (SSM) sont présentes dans (Tab. 1.1) [11].
Les paramètre
Les paramètres de Les paramètres de compressibilité ( et ) décrivent le
compressibilité. ( et ) comportement œdométrique ou isotrope observé dans des essais de
laboratoire.
Les paramètres de Les paramètres de frottement sont calculés automatiquement à
frottement et de dilatance partir de l’angle de dilatance. Pour les sols compressibles ces
paramètres sont faibles.
Les paramètres de Ko est calculé par la formule de JAKY , ou la
contrainte Ko. formule de BRINKGREVE
⁄ . Avec ; est critical state line (la
pente). est l’angle de frottement critique qui est égal à
Le coefficient de poison . Le est une valeur plus faible (0,1-0,2) et calculé par
⁄
Sur la (Fig. 1.20), on voit une représentation des surfaces de charges et de la surface de
plasticité (dans le plan ( )). Les surfaces de charge prennent des ellipses avec écoulement associé
(incréments de déformation normale à l’ellipse) tandis que pour la rupture, l’écoulement est non
associé (c’est pourquoi il est nécessaire d’entrer un angle de dilatance, éventuellement 0, ce qui
correspond à l’écoulement plastique à volume constant) [11].
37
CHAPITRE 01 ÉTAT DE L’ART
Les modèles de sols gonflants sont inspirés des modèles de sols non saturés non gonflants.
Cependant, ces modèles sont classifiés comme suit [26] :
a. Comportement élastoplastique
Gens et Alonso (1992) font partie des premiers chercheurs qui ont proposé un modèle
élastoplastique, appelé le modèle BBM (Barcelona Basic Model) intégré pour le comportement
volumique et le cisaillement des sols non saturés à la base des deux variables de contrainte
indépendantes : la succion et la contrainte nette. Alonso et al. (1999) ont suggéré un modèle dérivé
de BBM et dédié aux sols gonflants, il s’agit du BExM (Barcelona Expansive Model). C’est un
modèle élastoplastique prenant en compte le couplage hydromécanique. La (Fig. 1.21) illustre la
surface de charge du modèle de BExM. La ligne SI (Succion Increase) explique le phénomène de
retrait associé à un accroissement de la succion. La ligne SD (Succion Decrease) explique le
phénomène de gonflement associé à une diminution de la succion. L’évolution de ces deux lignes
provoque un changement au niveau de la surface de charge (LC) [26] .
38
CHAPITRE 01 ÉTAT DE L’ART
Figure 1.21 Les surfaces de la charge de modèle BExM, (a) dans le plan p-s, (b) dans l’espace p-q-s
[26] .
1.6. Conclusion
Pour simuler le comportement des sols, les chercheurs proposent une variété de modèles
décrivant le comportement des matériaux. Il existe différents modèles qui modélisent le
comportement des sols, raison pour laquelle on s’est orienté vers une étude numérique pour faire
une étude paramétrique entre les modèles de comportement afin de choisir un modèle approprié.
Le problème des sols compressibles réside dans le tassement ainsi que la faible capacité
portante. Les colonnes CSV augmentent la résistance des sols, ce qui amplifie, à son tour, leur
capacité portante et accélère le processus de consolidation permettant la réduction du tassement. En
plus, les colonnes CSV constituent une technique économiquement efficace et qui demande des
39
CHAPITRE 01 ÉTAT DE L’ART
moyens simples. C’est pourquoi, on s’est orienté vers une étude expérimentale approfondie vis-à-
vis de cette méthode.
40
CHAPITRE 02 EXPERIMENTALE
Chapitre 02 :
La partie
Expérimentale
41
CHAPITRE 02 EXPERIMENTALE
Chapitre 02
LA PARTIE EXPERIMENTALE
2.1. Introduction
L
’étude en laboratoire nous permet d’analyser le comportement des sols compressibles avec
ou sans renforcement et de dégager les différents paramètres géotechniques nécessaires
aux études numériques. L’appareil triaxial, le mode opératoire et les matériaux utilisés
dans notre étude seront présentés.
Dans cette recherche, nous avons utilisé trois types de matériaux ; le premier est les sols (sol
compressible et sable), le deuxième s’intéresse à la fibre de polypropylène (PP) et le troisième est le
ciment (Fig. 2.1).
42
CHAPITRE 02 EXPERIMENTALE
a. Le sol compressible
Après les deux séismes de moyenne intensité qui ont ébranlé vendredi matin 7 août 2020 la wilaya
de Mila (Fig. 2.2), les sociétés LNHC de SEKIKDA et LNHC d’OUM EL BOUAGHI font le
sondage dans la commune de KHARBA et ZGHAYA, ils ont trouvé que le sol entre la hauteur de
3m et 9 m est un sol compressible. Les caractéristiques de sol compressible sont présentées dans
(Tab. 2.1), pour plus de détails voire le rapport géotechnique de sols compressible (MILA) dans
(Annexe F).
L’eau 13,73%
Figure 2.2 Le glissement de terrain après le séisme du 7 Août 2020 (MILA) [27].
43
CHAPITRE 02 EXPERIMENTALE
b. Le sable
Concernant le sable, il a été prélevé dans une ville appelée OUAD ZHOUR qui est située à la
wilaya de SKIKDA (Fig. 2.3), il a les caractéristiques présentées dans (Tab. 2.2). Les courbes
granulométries du sable et du sol compressible sont représentées dans la figure (Fig. 2.4).
44
CHAPITRE 02 EXPERIMENTALE
100
40
20
0
2 1 0.4 0.2 0.1 0.08
Ouverture tamis (mm)
Figure 2.4 Les courbes granulométries des sols (sol compressible et sable).
c. La fibre polypropylène
La fibre polypropylène (PP) vise à contrôler la fissuration du béton dans la phase plastique et sert de
renfort secondaire du béton, cette fibre PP est à haute ténacité et à grande stabilité dimensionnelle.
Les caractéristiques des fibres PP sont présentées dans (Tab. 2.3), voir (Annexe A) pour plus de
détails.
Section Circulaire
Longueur 12mm
Elongation 150-350 %
Poids spécifique 0,91g/cm3
Température de fusion 165 °c
Résistance à la traction 320-400 MPa (N/mm2)
Conductivité électrique <10"3 Siemens
Module de Young 3500-3900 Mpa
1Dtex (1g/10000m de fil)
Absorption d'eau 0%
Epaisseur 2,8D texx
d. Le ciment
Le dernier matériau utilisé est le ciment CPJ-CEM II 42,5 c’est un ciment portland composé obtenu
par le mélange finement broyé de clinker et d'ajouts. Du sulfate de calcium est ajouté sous forme de
gypse en tant que régulateur de prise. C'est un ciment conforme à la norme en vigueur (NA 442
:2013.). Les caractéristiques du ciment sont présentées dans (Tab. 2.4), voir (Annexe B) pour plus
de détails.
45
CHAPITRE 02 EXPERIMENTALE
Tableau 2.4 Les caractéristiques chimiques de ciments portland composé cpj-CEM II /A 42.5
L’essai triaxial est un essai réalisé sur des éprouvettes cylindriques de sol saturé de section
S. L’éprouvette est entourée d’une membrane étanche en caoutchouc, le tout placé dans une cellule
cylindrique remplie d’eau (Fig. 2.5). Des pierres poreuses placées aux extrémités de l’éprouvette et
reliées à un système de drainage permettent à l’eau interstitielle d’entrer ou de sortir de l’éprouvette
de sol. Ces pierres poreuses peuvent également être reliées à un appareil de mesure de pression
interstitielle. Un piston permet de comprimer l’éprouvette dans la direction verticale avec une force
P [28]. L’appareil triaxial voir (Fig. 2.6) est utilisé pour réaliser les essais triaxiaux et se compose
des éléments présentés dans (Tab. 2.5) :
46
CHAPITRE 02 EXPERIMENTALE
47
CHAPITRE 02 EXPERIMENTALE
48
CHAPITRE 02 EXPERIMENTALE
Les procédures d’essai sont asservies par un logiciel d’application (Géo 2000). Il permet de
communiquer avec les machines par DATALOGUE et ainsi la calibration des capteurs à distance. Il
peut aussi configurer les essais et lancer l’acquisition des données avec une visualisation en temps
réel. Enfin il répartit les données des essais sur un tableur type Excel.
Dans les essais triaxiaux, il existe deux types des comportements de sol (drainé ou non drainé).
Selon ces deux comportements, il y a 3 types d’essais CD, CU, UU (Fig. 2.7-2.9).
Pour le comportement drainé l’application de l’effort est lente compte tenu de la perméabilité du sol
et de la longueur du chemin de drainage pour n’induire à aucun moment une surpression
interstitielle importante. En plus, le comportement drainé réduit la consommation du temps pour
que les surpressions interstitielles éventuelles se dissipent au moment o l’on veut mesurer ou
calculer le comportement du sol. Pour le comportement non drainé, le chargement est assez rapide,
compte tenu de la perméabilité du sol, de la longueur du chemin de drainage et l’apparition de la
surpression interstitielle.
Figure 2.7 L’essai triaxial non consolidé et non drainé (UU) [29].
49
CHAPITRE 02 EXPERIMENTALE
50
CHAPITRE 02 EXPERIMENTALE
L’essai triaxial CD a été réalisé en cinq phases explicitant les différentes étapes de
réalisation d’un essai triaxial selon les [17–19] :
Phase 1 : la préparation des matériaux ; le sol compressible et le sable-ciment avec ou sans fibres
PP sont mélangés à l'état sec en utilisant des outils de mélange ordinaires, et ce mélange est placé à
l’intérieur d’une membrane dans une cellule triaxiale (Fig. 2.11a- Fig. 2.11d).
Phase 2 : la pression négative ; après le placement des matériaux dans la membrane et compactés
légèrement, on applique une pression négative de -20 KPa pour garder l’échantillon dans l’état
solide, jusqu’à appliquer la contre pression (Fig. 2.11e- Fig. 2.11h).
Phase 3 : la pré-saturation par percolation d’eau désaérée de bas en haut ; L'objectif est
d'évacuer l'air par la ligne de drainage supérieur et de saturer ainsi l'éprouvette en eau (Fig. 2.10).
Phase 5 : la consolidation ; l'éprouvette a été consolidée de manière isotrope, sous une pression de
, jusqu’à atteindre une variation de volume quasi-constante.
Le mode opératoire de l’essai triaxial est expliqué en détail dans la vidéo accessibe à travers le code
barre suivant.
51
CHAPITRE 02 EXPERIMENTALE
52
CHAPITRE 02 EXPERIMENTALE
Pour l’installation des colonnes CSV dans le terrain (sol compressible), le mélange de sable-
ciment est inséré dans le sol compressible à l'aide d'une tarière. Le mouvement rotationnel de la
tarière dans le sol compressible permet de transporter le sable-ciment sec qui est mixé avec le sol
compressible. Pour cette raison, nous présentons les différentes combinaisons des matériaux CSV
pour étudier leur effet sur les résultats. Les combinaisons des matériaux utilisés sont décrites en
détail dans (Tab 2.6).
En plus, des recherches ont été faites pour comprendre le comportement du ciment lorsqu'il est
ajouté au sol, des auteurs P. Jamsawang et al, ont remarqué que l'ajout de ciment provoque une
chute de la résistance résiduelle [31]–[35]. Pour résoudre ce problème, les fibres PP (0,5% et 1%)
sont ajoutées sur les sols et analysées en détail [36]–[39].
Les masses totales des matériaux sont calculées par rapport au volume de l'échantillon, comme
indiqué dans (Eqt. 2.1).
Avec :
: Masse du matériau.
: Volume de la cellule.
: La masse volumique du matériau.
Tableau 2.6 Les combinaisons des matériaux des CSV.
25 1 60 15 25.T1.F0;0,5;1
50 1 40 10 50.T1.F0;0,5;1
2 35 15 50.T2.F0;0,5;1
75 1 20 5 75.T1.F0;0,5;1
Avec :
53
CHAPITRE 02 EXPERIMENTALE
Dans cette section, les résultats des essais triaxiaux (CD) sont présentés sur le (Tab. 2.7). La
(Fig. 2.12) montre la variation du Déviateur-Déformation axiale du sol compressible. Dans les
(Figs. 2.13-2.16), la variation du Déviateur-Déformation axiale des matériaux des CSV avec ou
sans fibres PP est présentée, pour le côté supérieur des figures mentionnées, une pression de cellule
de 100 KPa est appliquée. Le côté central et le côté inférieur représentent un échantillon qui a été
soumis à une pression de 200 KPa, 300 KPa, respectivement. Dans la (Fig. 2.17), on constate la
variation de l’angle de frottement effectif en fonction de la quantité de fibres PP. Dans la (Fig.
2.18), on voit la variation de la cohésion effective en fonction de la quantité de fibres PP.
200
Déviateur (kpa)
150
100
50
0
0 5 10 15 20
Déformation axiale (%)
54
CHAPITRE 02 EXPERIMENTALE
1400
Déviateur (kpa)
800 1200
1000
600
800
400 600
400
200
200
0 0
0 2 4 6 8 10 0 2 4 6 8 10
Déformation axiale (%) Déformation axiale (%)
b) Contre pression (CP=200 KPa). b) Contre pression (CP=200 KPa).
0 (%) F 0,5 (%) F 1 (%) F 0 (%) F 0,5 (%) F 1 (%) F
1600 2000
1400 1800
1600
Déviateur (kpa)
Déviateur (kpa)
1200
1400
1000
1200
800 1000
600 800
600
400
400
200
200
0 0
0 2 4 6 8 10 0 2 4 6 8 10
Déformation Axiale (%) Déformation Axiale (%)
c) Contre pression (CP=300 KPa). c) Contre pression (CP=300 KPa).
0 (%) F 0,5 (%) F 1 (%) F 0 (%) F 0,5 (%) F 1 (%) F
2000 3000
1800
1600 2500
Déviateur (kpa)
Déviateur (Kpa)
1400
2000
1200
1000 1500
800
1000
600
400 500
200
0 0
0 2 4 6 8 10 0 2 4 6 8 10
Déformation Axiale (%) Déformation Axiale (%)
55
CHAPITRE 02 EXPERIMENTALE
2000 2500
Déviateur (kpa)
Déviateur (kpa)
2000
1500
1500
1000
1000
500
500
0 0
0 2 4 6 8 10 0 2 4 6 8 10
Déformation Axiale (%) Déformation Axiale (%)
b) Contre pression (CP=200 KPa). b) Contre pression (CP=200 KPa).
0 (%) F 0,5 (%) F 1 (%) F 0 (%) F 0,5 (%) F 1 (%) F
3500
3000
3000
2500
Déviateur (kpa)
Déviateur (kpa)
2500
2000
2000
1500
1500
1000
1000
500
500
0 0
0 2 4 6 8 10 0 2 4 6 8 10
Déformation Axiale (%) Déformation Axiale (%)
c) Contre pression (CP=300 KPa). c) Contre pression (CP=300 KPa).
0 (%) F 0,5 (%) F 1 (%) F
0 (%) F 0,5 (%) F 1 (%) F 4500
3500
4000
3000 3500
Déviateur (kpa)
Déviateur (kpa)
2500 3000
2500
2000
2000
1500
1500
1000
1000
500 500
0 0
0 2 4 6 8 10 0 2 4 6 8 10
Déformation Axiale (%) Déformation axiale (%)
Figure 2.15 : la variation de q- des Figure 2.16 : la variation de q- des
éprouvettes (QSC=50%, QS=40% et éprouvettes (QSC=50%, QS=35% et
QC=10%), avec différentes CP. QC=15%), avec différentes CP.
56
CHAPITRE 02 EXPERIMENTALE
La cohésion effective
60 170
150
50
130
75.T1 75.T2
40 110
50.T1 50.T2
90 25.T1 25.T2
30 70
0 0,5 Fibres PP (%) 1 0 0,5 Fibres PP (%) 1
Figure 2.17 La variation de l’angle de frottement Figure 2.18 la variation de cohésion effective en
effectif en fonction de la quantité de fibres PP%. fonction de la quantité de fibres PP%.
L’efficacité du renforcement du sol compressible par colonnes CSV avec ou sans fibres PP
est discutée. Comparativement parlant, à partir du (Tab. 2.7), si nous comparons l'essai qui a fourni
les valeurs les plus faibles des matériaux de CSV (75% QSC+20 QS+5 QC) avec le sol
compressible, il y a une augmentation remarquable de : la contrainte déviatorique par (+500 %), la
cohésion effective par (+259 %), l'angle de frottement effectif par (+153 %), le module E50 par
(+1000 %), et la diminution de la déformation axiale par (-83 %), et l'ajout des fibres PP dans les
matériaux de CSV a amélioré les résultats précédemment atteints. Ce résultat est principalement dû
à l'effet du ciment et des fibres PP. L'effet de l’ajout de ciment dans les sols (argile ou sable) avec
ou sans fibres PP a été étudié précédemment, les auteurs Y. Shen et al [40]–[42], ont trouvé
approximativement les mêmes résultats. L'effet entre la teneur en ciment et la teneur en fibres PP
est étudié par N. Consoli et al [43], dans lequel, la résistance maximale au cisaillement augmente
avec l'augmentation de la teneur en fibres PP.
Pour voir l’effet de la quantité de sol compressible avec ou sans fibres PP sur les résultats
expérimentaux, nous observons la (Fig. 2.18) ; les résultats montrent la cohésion effective,
généralement elle a été augmentée avec la diminution du contenu du sol compressible, et la
cohésion effective a été augmentée avec l'augmentation du contenu des fibres PP. D'après les
résultats montrés dans la (Fig. 2.17), l'angle de frottement effectif a augmenté avec la diminution du
contenu du sol compressible, mais quand les fibres PP sont ajoutées, les valeurs de l'angle de
frottement effectif diminuent remarquablement. Ces résultats trouvés lorsque l'augmentation de la
quantité en sol compressible dans les matériaux de CSV réduit la quantité en ciment.
À partir des (Figs. 2.13a-2.16a), une diminution est observée au niveau de la quantité du sol
compressible, qui ouvre la voie à une augmentation de la contrainte déviatorique max. En plus, la
57
CHAPITRE 02 EXPERIMENTALE
diminution de la quantité en sol compressible donne un matériau qui est similaire à un matériau
parfaitement plastique. Lorsqu’on ajoute les fibres PP dans les matériaux des colonnes CSV, les
résultats montrent que les échantillons à haute pression cellulaire peuvent développer plus de
déformation avant d'atteindre la contrainte maximale. De même les résultats peuvent être remarqués
sur les (Figs. 2.13b-2.16b) ainsi que sur les (Figs. 2.13c-2.16c). Ceci est conforme à ce qui a été
trouvé par C. Consoli et al [43]–[45], il est clair que l'ajout des fibres PP a provoqué une diminution
significative de la dilatation des échantillons cimentés à des déformations plus faibles, le début de la
stabilisation de la force peut être obtenu par une déformation lors de l'ajout des fibres PP dans les
échantillons de ciment-sable, ce qui entraîne la réduction de la rigidité du sol cimenté renforcé par
des fibres PP.
Pour le module E50 du (Tab. 2.6), les résultats montrent que la diminution du sol compressible sur
les matériaux de CSV varie en fonction de l’augmentation du module E50. Avec l’ajout des fibres
PP, on remarque une variance des résultats obtenus )une diminution ainsi qu'une augmentation( .
Dans [46] [44], les auteurs S. Kutanaei et al, ont trouvé des résultats qui sont similaires aux résultats
obtenus dans cette recherche.
2.5. Conclusion
D'un point de vue expérimental, les essais triaxiaux consolidés drainés (CD) ont été réalisés et
peuvent être résumés comme suit :
- L'efficacité du renforcement du sol compressible par CSV avec ou sans fibres PP est
discutée. Comparativement, une augmentation remarquable de la contrainte déviatorique de
(+500%), la cohésion effective de (+259%), l'angle de frottement effectif de (+153%), le
module E50 de (+1000%), et la diminution de la déformation axiale de (-83%), et l'ajout des
fibres PP dans les colonnes CSV a amélioré les résultats précédemment atteints.
- La diminution de la quantité en sol compressible dans les matériaux de CSV avec ou sans
fibres PP ouvre la voie à une augmentation de la contrainte maximale, et le comportement
est similaire à celui des matériaux parfaitement plastiques.
- Peu de quantité de sol compressible dans les matériaux CSV améliore la contrainte
déviatorique, la déformation axiale, la cohésion effective, l'angle de frottement effectif et le
module d'élasticité E50.
58
CHAPITRE 03 LES PLANS D’EXPERIENCES
Chapitre 03
Les plans
D’expériences
59
CHAPITRE 03 LES PLANS D’EXPERIENCES
Chapitre 03
D
es formules empiriques sont établies sur la base du plan d'expérience (DOE) pour
étudier la variation des de sol compressible renforcé en fonction des
quantités des matériaux (sol compressible, sable, ciment et fibres PP).
Pour les éprouvettes qui contiennent des pourcentages élevés de ciment, le temps des essais
soit très long ainsi qu’une fissuration potentielle des pierres poreuse (Fig. 3.1). Cela à son tour
réduit la possibilité de faire plusieurs essais triaxiaux qui servent à comprendre le comportement des
matériaux de CSV (sol compressible, sable, ciment). Pour ces raisons, la méthode des plans
d’expérience est utilisée comme une technique statistique qui permet d’identifier et de quantifier les
Généralement, un expérimentateur qui lance une étude s’intéresse à une grandeur qu’il
mesure à chaque essai. Cette grandeur s’appelle la réponse, la valeur de cette grandeur dépend de
plusieurs variables. Au lieu de terme ‘’ variable’’ on utilisera le mot facteur. La réponse dépend
donc d’un ou de plusieurs facteurs [48].
60
CHAPITRE 03 LES PLANS D’EXPERIENCES
Le premier facteur peut être présenté par un axe gradué et orienté (Fig. 3.2), la valeur donnée à un
facteur pour réaliser un essai est appelée niveau. Lorsqu’on étudie l’influence d’un facteur, en
général, on limite ses variations entre deux bornes (inférieure et supérieure).
Figure 3.2 La borne inférieure (niveau bas) est notée par -1 et la borne supérieure (niveau haut) est
notée +1. Le domaine de variation du facteur est constitué de toutes les valeurs comprises entre le
niveau bas et niveau haut (Domaine du facteur) [49].
S’il y un second facteur, il est représenté, lui aussi par un axe gradué et orienté. Ce second axe est
disposé orthogonalement au premier. On obtient ainsi un repère cartésien qui définit un espace
euclidien à deux dimensions [50]. Cet espace est appelé l’espace expérimental (Fig. 3.3).
61
CHAPITRE 03 LES PLANS D’EXPERIENCES
Le regroupement des domaines des facteurs définit le domaine d’étude, c’est-à-dire plusieurs
expériences bien définies et sont représentées par des points répartis dans le domaine d’étude (Fig.
3.5).
Figure 3.5 Les points expérimentaux sont disposés dans le domaine d’étude défini par
l’expérimentateur [49].
À chaque point du domaine d’étude correspond une réponse, à l’ensemble de tous les points du
domaine d’étude correspond un ensemble de réponses qui se localisent sur une surface appelée la
surface de réponse (Fig. 3.6) [48].
62
CHAPITRE 03 LES PLANS D’EXPERIENCES
Figure 3.6 Les réponses associées aux points du domaine d’étude forment la surface de réponse. Les
quelques réponses mesurées aux points du plan d’expériences permettent de calculer l’équation de la
surface de réponses [49].
Nous allons maintenant appliquer les notions et les propriétés que nous venons de décrire
aux plans d’expériences [49]:
_Plans de mélanges,
_Plans booléens,
_Plans optimaux,
63
CHAPITRE 03 LES PLANS D’EXPERIENCES
Dans le cadre de notre étude, nous avons utilisé les plans factoriels complets, ses plans
possèdent un nombre de niveaux limité à deux pour chaque facteur. Ces plans peuvent être utilisés
indistinctement pour les variables continues et pour les variables discrètes.
Pour deux facteurs, le domaine d’étude se présente par un carré (en unités codées – voire annexe
D). Par exemple, la (Fig. 3.7) représente un plan factoriel complet à deux facteurs. Le modèle
mathématique postulé est un premier degré par rapport à chaque facteur :
3.1
: est la réponse.
: représente le niveau attribué au facteur i.
: est la valeur de la réponse au centre du domaine d’étude.
: est l’effet (ou l’effet principal) du facteur 1.
: est l’effet (ou l’effet principal) du facteur 2.
: est l’interaction entre les facteurs 1 et 2.
: est l’écart.
Figure 3.7 Les meilleurs emplacements des points expérimentaux sont les sommets du domaine
d’étude lorsque le modèle postulé est du premier degré [49].
À chaque essai, l’expérimentateur mesure la réponse qu’il a choisie. Par exemple, la réponse de
l’essai n 1 est . Celle de l’essai n 2 est , et ainsi de suite. Ces réponses sont indiquées en face
de chaque essai comme il est montré dans la colonne de ‘’ Réponse’’ (Tab. 3.1).
64
CHAPITRE 03 LES PLANS D’EXPERIENCES
3.2
3.3
3.4
3.5
[ ] 3.7
[ ] 3.8
[ ] 3.9
Connaissant les coefficients, on peut écrire le modèle de régression qui sert à faire des prévisions.
3.10
3.11
A partir de l’équation (3.11), la valeur de est égale à zéro (la relation (3.11)). Cette relation
permet de tracer l’évolution de la réponse prédite dans un plan de coupe (Fig. 3.8).
3.12
65
CHAPITRE 03 LES PLANS D’EXPERIENCES
Figure 3.8 Dans le plan moyen du facteur 2, l’effet du facteur 1 est la variation de la réponse entre le
centre du domaine d’étude et le niveau haut du facteur 1 [49].
[ ] [ ] 3.13
L’interaction apparaît comme la demi-différence entre l’effet du facteur 1 avec le niveau haut du
facteur 2 (effet noté ) et l’effet du facteur 1 au niveau bas du facteur 2 (effet noté ). Elle
traduit une variation de l’effet d’un facteur en fonction du niveau d’un autre facteur. L’interaction
entre les deux facteurs 1 et 2 est une interaction d’ordre 2.
Mini tab est un logiciel statistique mis au point, à l’origine, par le département de statistique
de l’université de PENNSYLVANIE (U.S.A). Il est particulièrement bien adapté à l’analyse
statistique de petits tableaux de données bien structurés : statistique descriptive, analyse de la
variance, méthodes relatives à la corrélation et à la régression simple et multiple, séries
chronologiques, tests d’indépendance, méthodes non paramétriques, analyse en composantes
66
CHAPITRE 03 LES PLANS D’EXPERIENCES
Les étapes d’analyse DOE par Mini tab sont présentées en quatre étapes ; créer un plan factoriel
(Fig. 3.10), définir les facteurs (Fig. 3.11), définir les valeurs des facteurs de réponse (Tab. 3.2) et
analyser un plan factoriel (Fig. 3.12).
67
CHAPITRE 03 LES PLANS D’EXPERIENCES
C1 C2 C3 C4 C5 C6 C7 C8 C9 C10
StdOrdER RunOrder CentrerPt Blocks QSC QF TCSV C’ (KPa) Phi’ (degree) E50 (KPa)
(%) (%)
1 1 1 1 -1 -1 -1 166,09 47,47 1914,38
4 2 1 1 1 1 -1 154,35 37,49 828,69
2 3 1 1 1 -1 -1 128,49 38,78 761,78
8 4 1 1 1 1 1 164,06 43,56 965,83
3 5 1 1 -1 1 -1 179,22 49,22 1727,24
7 6 1 1 -1 1 1 182,61 52,6 1873,45
6 7 1 1 1 -1 1 142,24 42,78 1154,22
5 8 1 1 -1 -1 1 174 52,04 2399,53
68
CHAPITRE 03 LES PLANS D’EXPERIENCES
Dans cette section, les résultats des plans d'expériences (DOE) sont discutés en détail. Les
données expérimentales du (Tab. 3.2) ont été analysées quantitativement par la méthode DOE en
corrélant chaque variable de réponse ( , and E50) avec trois variables d'entrée (QSC, TCSV et
QF), où QSC est la quantité de sol compressible prend deux valeurs (-1) pour (75%) et (+1) pour
(50%). TCSV représente les deux types de matériaux des colonnes CSV prenant deux valeurs (-1)
pour le type 1 et (+1) pour le type 2. QF est le contenu des fibres PP prend (-1) pour (0,5%) et
(+1) pour (1%). Les équations de régression peuvent être exprimées comme suit :
a. Analyse de la variance
SomCar Valeur
Source DL ajust CM ajust Valeur F de p
TCSV 1 46,27 46,27 0,08 0,786
QF 1 29,72 29,72 0,05 0,828
QSC 1 431,89 431,89 0,78 0,426
Erreur 4 2206,17 551,54
Total 7 2714,05
b. Récapitulatif du modèle calculé par logiciel
R carré R carré
S R carré (ajust) (prév)
69
CHAPITRE 03 LES PLANS D’EXPERIENCES
c. Coefficients
Valeur Valeur
Terme Coeff Coef ErT de T de p FIV
Constante 154,63 8,30 18,62 0,000
TCSV
-1 2,40 8,30 0,29 0,786 1,00
QF
-1 -1,93 8,30 -0,23 0,828 1,00
QSC
-1 7,35 8,30 0,88 0,426 1,00
Nous remarquons qu’il y a des interactions significatives, notamment les résultats obtenus
sont appropriés par rapport aux résultats expérimentaux, la cohésion effective diminue quand la
quantité du sol compressible augmente. L’augmentation de la cohésion effective est liée à celle du
pourcentage des fibres PP. Et la cohésion effective du type 2 est supérieure à type 1 car son ciment
est supérieur de 10 % par rapport au 1e type.
Le diagramme de Pareto (Fig. 3.13) montre que l’influence de sol compressible est plus importante
suivie par le type des mélanges, enfin le fibre PP présente un faible effet.
70
CHAPITRE 03 LES PLANS D’EXPERIENCES
Nous proposons ci-dessous quelques courbes iso-réponses dans le but d’optimiser le système
défini par le modèle mathématique dont l’état dépend de plusieurs paramètres (Fig. 3.14).
140
-0,5 -0,5
150 150
-1,0 -1,0
-1,0 -0,5 0,0 0,5 1,0 -1,0 -0,5 0,0 0,5 1,0
TCSV*QF
1,0
180
0,5
0,0
-0,5
170
-1,0
-1,0 -0,5 0,0 0,5 1,0
71
CHAPITRE 03 LES PLANS D’EXPERIENCES
-0,5 -0,5
TCSV*QF
1,0
170
0,5
0,0
-0,5
150 160
-1,0
-1,0 -0,5 0,0 0,5 1,0
0,0 0,0
160
-0,5 -0,5
TCSV*QF
1,0
160
0,5
140
0,0
-0,5
150
-1,0
-1,0 -0,5 0,0 0,5 1,0
Figure 3.14 Courbes iso réponse de cohésion effective en fonction des différents facteurs.
72
CHAPITRE 03 LES PLANS D’EXPERIENCES
a. Analyse de variance
SomCar Valeur
Source DL ajust CM ajust Valeur F de p
TCSV 1 40,590 40,590 54,46 0,002
QF 1 0,405 0,405 0,54 0,502
QSC 1 187,405 187,405 251,46 0,000
Erreur 4 2,981 0,745
Total 7 231,381
R carré R carré
S R carré (ajust) (prév)
0,863293 98,71% 97,75% 94,85%
c. Coefficients
Valeur Valeur
Terme Coeff Coef ErT de T de p FIV
Constante 45,493 0,305 149,05 0,000
TCSV
-1 -2,253 0,305 -7,38 0,002 1,00
QF
-1 -0,225 0,305 -0,74 0,502 1,00
QSC
-1 4,840 0,305 15,86 0,000 1,00
D’après cette équation, il est constaté que l’angle de frottement effectif est impacté par deux
facteurs qui sont : la quantité du sol compressible et le type de colonne CSV. Le diagramme de
Pareto (Fig. 3.15) montre que l’influence de sol compressible est plus importante suivie par le type
des mélanges, enfin le fibre PP présente un faible effet.
73
CHAPITRE 03 LES PLANS D’EXPERIENCES
Figure 3.15 Diagramme de Pareto des effets de réponse l’angle de frottement effectif.
Afin d’optimiser le système mis en avant par le modèle mathématique que son état est relatif à de
nombreux facteurs, nous proposons quelques courbes iso-réponses dans ce qui suit (Fig. 3.16).
0,0 0,0
-0,5 -0,5 48
40 40
-1,0 -1,0
-1,0 -0,5 0,0 0,5 1,0 -1,0 -0,5 0,0 0,5 1,0
TCSV*QF
1,0
52
0,5
0,0
-0,5
48
-1,0
-1,0 -0,5 0,0 0,5 1,0
74
CHAPITRE 03 LES PLANS D’EXPERIENCES
0,0 0,0
-0,5 -0,5
48 44 48 44 40
-1,0 -1,0
-1,0 -0,5 0,0 0,5 1,0 -1,0 -0,5 0,0 0,5 1,0
TCSV*QF
1,0
0,5
46
0,0
-0,5
44
-1,0
-1,0 -0,5 0,0 0,5 1,0
0,0 0,0
-0,5 -0,5
48 48 40
-1,0 -1,0
-1,0 -0,5 0,0 0,5 1,0 -1,0 -0,5 0,0 0,5 1,0
TCSV*QF
1,0
0,5
0,0
40
-0,5
-1,0
-1,0 -0,5 0,0 0,5 1,0
Figure 3.16 Courbes iso réponse de l’angle de frottement effectif en fonction des différents facteurs.
75
CHAPITRE 03 LES PLANS D’EXPERIENCES
R carré R carré
S R carré (ajust) (prév)
150,066 96,47% 93,83% 85,90%
b. Analyse de la variance
SomCar Valeur
Source DL ajust CM ajust Valeur F de p
TCSV 1 168473 168473 7,48 0,052
QF 1 87091 87091 3,87 0,121
QSC 1 2209286 2209286 98,10 0,001
Erreur 4 90079 22520
Total 7 2554928
c. Coefficients
Valeur Valeur
Terme Coeff Coef ErT de T de p FIV
Constante 1453,1 53,1 27,39 0,000
TCSV
-1 -145,1 53,1 -2,74 0,052 1,00
QF
-1 104,3 53,1 1,97 0,121 1,00
QSC
-1 525,5 53,1 9,90 0,001 1,00
d. Équation de régression retenue
Nous remarquons qu’il y a des interactions significatives qui sont montrées dans le diagramme de
Pareto (Fig. 3.17) qui indique que l’influence de sol compressible est plus importante suivie par le
type des mélanges, enfin la quantité de fibre PP présente un faible effet.
76
CHAPITRE 03 LES PLANS D’EXPERIENCES
Nous allons présenter dans ce qui suit quelques courbes iso-réponses en vue d’optimiser le
système défini par le modèle mathématique dont l’état dépend de plusieurs paramètres (Fig. 3.18).
0,0 0,0
2000
1750
-0,5 -0,5
TCSV*QF
1,0
2250
0,5
0,0
-0,5 2000
-1,0
-1,0 -0,5 0,0 0,5 1,0
77
CHAPITRE 03 LES PLANS D’EXPERIENCES
0,0 0,0
-0,5 -0,5
TCSV*QF
1,0
0,5
0,0
1500
-0,5
-1,0
-1,0 -0,5 0,0 0,5 1,0
0,0 0,0
-0,5 -0,5
TCSV*QF
1,0
0,5
1000
0,0
-0,5
-1,0
-1,0 -0,5 0,0 0,5 1,0
78
CHAPITRE 03 LES PLANS D’EXPERIENCES
3.5. Conclusion
Les équations obtenues à partir des analyses par les plans d’expériences ont permis de
comprendre le comportement des matériaux des colonnes CSV. L'objectif principal de cette
méthode consiste à fournir des modèles mathématiques prédictifs de toutes les réponses étudiées.
Ces réponses peuvent être atteintes à l'aide de quelques expériences, ainsi que des courbes iso-
réponses qui aident à distinguer les interactions entre les paramètres et qui peuvent être réalisées
dans un court laps de temps.
79
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
Chapitre 04
La partie Numérique
p. 80
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
Chapitre 04
LA PARTIE NUMERIQUE
4.1. Introduction
U
ne étude paramétrique par PLAXIS 3D sera articulée sur la comparaison entre les
différents modèles de comportement avec deux types de comportement (drainé et non
drainé) dans le but de dégager les modèles les plus susceptibles d’être utilisés pour la
modélisation des remblais sur sol compressible.
L’utilisation des outils numériques dans le domaine de la géotechnique de nos jours est une
pratique très courante. Les logiciels les plus utilisés dans les recherches numériques de modélisation
des sols ou des roches sont : PLAXIS et FLAC. Ce dernier (Fast Lagrangian Analysis of Continua)
est un logiciel construit selon la méthode des différences finies et il peut analyser le comportement
des structures tridimensionnelles en prenant en considération dans ses analyses la présence d’eau
souterraine, la phase de construction et la discontinuité. Un objet modélisé est construit sur les
éléments ajustés par l’utilisateur pour s’adapter à sa forme. Le comportement de chaque élément
suit une relation contrainte-déformation linéaire ou non linéaire qui répond aux forces appliquées ou
aux contraintes aux limites [53]. Pour le PLAXIS 3D, c’est un logiciel d’éléments finis
spécialement conçu pour analyser les déformations et la stabilité. Ce logiciel possède plus de 40
matériaux utilisés pour la modélisation du comportement, qu'il s'agisse d'un sol compressible ou de
roches dures. En plus, ce logiciel permet d’analyser les effets des vibrations sismiques sur les sols
ou les structures[54].
p. 81
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
Tableau 4.1 synthèse générale entre les différents programmes de modélisation (FLAC et PLAXIS)
[55].
p. 82
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
Dans cette partie, nous allons présenter quelques avis des chercheurs sur les comparaisons
entre les logiciels FLAC et PLAXIS. Parmi ces chercheurs, on cite Madhavi Gali [56], qui a
réalisé de nombreuses recherches avec FLAC et PLAXIS pour résoudre des problèmes
géotechniques et qui a effectué une comparaison uniquement en tant qu'outils pour les différences
finies et les éléments finis respectivement. Il a trouvé que les problèmes liés à la liquéfaction et
ceux impliquant de grandes masses rocheuses et de grandes déformations sont mieux modélisés
avec FLAC tandis que PLAXIS fonctionne mieux pour les problèmes avec des géométries
complexes.
Le chercheur Berhard Schreflr [56], constate à la suite de ses recherches que la méthode des
éléments finis est beaucoup plus adaptée aux géométries complexes. Avec des maillages similaires,
on doit cependant obtenir à peu près la même réponse pour les géométries simples.
Quant au chercheur Alessandro Pagliaroli [56], il croit de par son expérience, que le FLAC est
meilleur pour les analyses dynamiques : on doit facilement modéliser une base souple. De plus, un
modèle non linéaire simple fonctionnant dans des conditions de chargement cyclique (c'est-à-dire
un modèle d'amortissement hystérétique) est disponible dans la bibliothèque. Le seul défaut est le
pas de temps qui est très petit, ce qui entraîne des temps de calcul importants pour les grands
modèles. Approximativement pour un accélérogramme d'entrée de 30 secondes, et un modèle de
300x100 m (par exemple un grand barrage reposant sur une fondation rocheuse), taille moyenne des
p. 83
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
4.4. PLAXIS 3D
Après la comparaison précédente entre FLAC et PLAXIS et étant donné que notre
modélisation sera effectuée à partir d’un PC personnel en raison de l’inexistence d’un centre de
calcul au niveau de l’université, nous avons choisi le PLAXIS 3D comme programme de
modélisation pour faire les études numériques dans la mesure où il ne prend pas énormément de
temps comparativement au FLAC 3D. A titre indicatif, nous donnons l’exemple réel du tunnel de
Tuen Mun-chek Lap Kok, Hong kong, le plus grand tunnel sous-marin du monde (Fig. 4.1).
L’entreprise GOLDER a utilisé PLAXIS 3D pour modéliser le tunnel et faire les analyses des
mouvements des sols lors des creusements. GOLDER a porté son choix sur PLAXIS pour les
prévisions et les analyses, ses résultats sont vérifiés avec des résultats expérimentaux et ont donné
une bonne concordance (Fig. 4.2) [57].
p. 84
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
Remblais
0m
Sable
-3 m
Sol compressible
compressible
-9 m
Argile
-20 m
Figure 4.3 Remblai sur sols compressibles (2D).
p. 85
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
Figure 4.5 Remblai sur sols compressibles renforcé par les colonnes CSV (3D).
Une déformation planaire avec des éléments triangulaires à 15 nœuds a été utilisée pour l’analyse.
PLAXIS 3D fournit un système de génération de maillage automatique, dans lequel le modèle est
discrétisé en éléments standards. Le maillage des éléments finis dans la géométrie est présenté dans
(Fig. 4.6).
p. 86
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
Dans la partie concernant la description des conditions aux limites, il y a deux types de
condition aux limites dans PLAXIS 3D ; Les conditions aux limites concernant l’écoulement des
eaux souterraines et les conditions aux limites pour les déplacements. Quant à la première
condition, elle renvoie à l’écoulement vertical ascendant ( et and sont ouverts)
alors que pour la deuxième condition aux limites pour le déplacement, elle s’appuie sur les
paramètres par défaut ( = fixé horizontalement, = fixé horizontalement). Les conditions
aux limites sont présentées dans (Fig. 4.7).
p. 87
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
Cinq phases des calculs doivent être définies dans le modèle numérique comme indiqué ci-après :
- La première phase est consacrée à l'activation de la première partie du remblai avec ou sans
renforcement (les colonnes CSV) (Figs. 4.8 et 4.9).
- La deuxième phase comprend une analyse de consolidation en fonction du temps, jusqu’à la
fin de période de consolidation (Fig. 4.10).
- La troisième phase concerne l'activation de la deuxième partie du remblai (Fig. 4.11).
- La quatrième phase consiste en une analyse de la consolidation pour minimiser la pression
interstitielle (Fig 4.12).
- La cinquième phase consiste à déterminer le facteur de sécurité (Fig 4.13).
p. 88
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
p. 89
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
p. 90
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
Plusieurs modèles de comportement pour modéliser les sols sont disponibles dans PLAXIS
3D (Fig. 4.14), la première étape de l'étude numérique commence par la sélection des modèles de
comportement des matériaux pour les sols (sol compressible, sable et argile) les plus utilisés, dans
le but de faire une étude comparative entre ces modèles.
Plusieurs travaux ont été menés pour modéliser les sols avec différents modèles, Dans (Tab.
4.2) une recherche bibliographique résume les modèles de comportement utilisés dans la
modélisation pour chaque type de sol pour choisir les modèles utilisés dans l’étude comparative.
p. 91
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
Les paramètres des matériaux utilisés dans le modèle numérique (PLAXIS 3D) sont
présentés dans le tableau (Tab. 4.4).
Cette section consacrée à l’étude paramétrique de remblai routier sur sols compressibles
avec ou sans renforcement comprend trois parties ; la première est une étude comparative entre les
différentes combinaisons des matériaux des colonnes pour voir leur effet sur les résultats
numériques. La deuxième est une étude comparative entre les modèles de comportement (avec deux
types de comportement drainé et non drainé), pour dégager les plus susceptibles. En considérant
deux modèles de comportement pour le sol de remblais (MC et HSM), et trois modèles (MC, SSM
et SSCM) pour le sol compressible sans et avec renforcement (Figs. 4.15). Dans la troisième partie,
il est question d’une étude paramétrique pour voir l’effet des paramètres de compressibilité et
l’angle de frottement effectif et l’indice de vide sur les résultats numériques.
p. 92
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
Avec
Sol renforcement
compressible
(SSM) Sans
renforcement
Avec
Sol renforcement
Remblais
compressible
(MMC)
(MC) Sans
renforcement
Avec
Sol renforcement
compressible
HSM Sans
renforcement
Avec
Sol renforcement
compressible
(SSM) Sans
renforcement
Avec
Sol renforcement
Remblais
compressible
(HSM)
(MC) Sans
renforcement
Avec
Sol renforcement
compressible
HSM Sans
renforcement
Nota :
MC : Modèle de Mohr-Coulomb
p. 93
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
Nous procédons à une comparaison des différentes combinaisons des matériaux des
colonnes CSV pour voir l’effet sur les résultats numériques, les (Figs. 4.16-4.19 et Tab. 4.4)
représentent les résultats des déplacements dans trois directions et le facteur de sécurité en fonction
des différentes combinaisons des matériaux des colonnes CSV. Les (Figs. 4.20-4.25) montrent la
distribution des déplacements dans les modèles numériques.
p. 94
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
Uz (cm)
25.T1 25.T2
Ux (cm)
6,4 2,6
75.T1 75.T2
6,2 2,5
50.T1 50.T2
6 25.T1 25.T2 2,4
5,8 2,3
0 0,5 Fibres PP(%) 1 0 0,5 Fibres PP(%) 1
Figure 4.16 Ux (model renforcé par CSV) Figure 4.18 Uz (model renforcé par CSV).
0,25
1,8
0,2 1,75
Cf
1,7
0,15
1,65
0,1
Fibres PP(%) 1 1,6
0 0,5 Fiber PP(%)
0 0,5 1
Figure 4.17 Uy (model renforcé par CSV) Figure 4.19 Cf (model renforcé par CSV).
p. 95
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
Figure 4.20 la distribution de déplacement des sols sans renforcement (direction X).
Figure 4.21 la distribution de déplacement des sols sans renforcement (direction Y).
Figure 4.22 la distribution de déplacement des sols sans renforcement (direction z).
p. 96
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
Figure 4.23 la distribution de déplacement des sols avec renforcement (direction X).
Figure 4.24 la distribution de déplacement des sols avec renforcement (direction Y).
Figure 4.25 la distribution de déplacement des sols avec renforcement (direction Z).
p. 97
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
Après avoir comparé les déplacements entre les modèles numériques renforcés par colonnes CSV
et les modèles numériques sans renforcement (sans colonnes CSV) (Tab. 4.3), on remarque que les
déplacements dans trois directions ainsi que le déplacement total ont diminué, à savoir ( et
de (70%-80%), de (150%-160%)). De plus, le facteur de sécurité augmente de (85%-100%)
pour le modèle numérique renforcé par colonnes CSV. Les résultats obtenus sont dus aux colonnes
CSV utilisées, qui transfèrent la charge appliquée (remblai) vers la couche portante. Les mêmes
résultats sont trouvés par plusieurs chercheurs [45], [46].
D'après les (Figs. 4.16-4.19) et le (Tab. 4.4), l'effet des différentes combinaisons des matériaux des
colonnes CSV (avec ou sans fibres PP) sur les résultats numériques est analysé comme suit :
- Les déplacements dans les directions et le déplacement total sont améliorés lorsqu’on
diminue la quantité de sol compressible dans les matériaux des colonnes CSV alors que
l’ajout en fibres PP a un effet relativement faible sur les résultats. Le type 1 des colonnes
CSV est bien meilleur par rapport au type 2.
- Le facteur de sécurité est amélioré en diminuant la teneur en sol compressible dans les
matériaux des colonnes CSV. Les fibres PP améliorent les résultats obtenus. Le type 2 des
matériaux des colonnes CSV présente de meilleurs résultats dans toutes les combinaisons
des matériaux des colonnes CSV par rapport au type 1.
Pour étudier l'effet du CSV sur la distribution des déplacements dans le modèle numérique ;
- Les (Figs 4.20 et 4.23) représentent la distribution des déplacements dans la direction des
modèles numériques avec ou sans colonnes CSV, respectivement. De manière comparable,
il est montré que les déplacements ont été distribués dans tous les modèles numériques
renforcés par CSV, en étant concentrés dans un endroit spécifique dans le modèle numérique
sans renforcement.
- Dans les (Figs. 4.21 et 4.24), le renforcement par CSV a un faible effet sur les déplacements
de la direction .
- Dans les (Figs. 4.22 et 4.25), il est à noter que les déplacements dans la direction (situés
dans le remblai) diminuent remarquablement jusqu'à disparaître parce qu'il a été construit
sur des sols renforcés.
p. 98
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
Pour comparer les modèles de comportement avec deux types de comportement (drainé et
non drainé), les (Tabs. 4.5-4.6) représentent les résultats des déplacements dans trois directions et le
facteur de sécurité en fonction de deux modèles de comportement (MC, HSM) pour modéliser le sol
de remblai et trois modèles (MC, SSM, HSM) pour modéliser les sols compressibles avec deux
types de comportement (drainé et non drainé).
Après les résultats numériques, l’effet de la variation des lois de comportement de sols de
remblais a donné un faible effet sur les résultats. La variation des lois de comportement des sols de
fondations (sols compressibles) a donné des effets remarquables sur les résultats, le modèle MC
donne toujours les résultats les plus faibles par contre le modèle HSM donne les résultats les plus
élevés par rapport aux autres modèles (SSM et HSM). Pour l’effet de drainage des modèles, une
augmentation spectaculaire du déplacement vertical ( ) dans des conditions non drainées est due à
la réduction significative de la résistance au cisaillement du sol compressible. Cette réduction de la
résistance au cisaillement réduit le support de la couche perméable.
Les résultats des modèles numériques ( ) ont été comparés aux résultats analytiques (les
tassements de consolidation). Les tassements sont calculés en utilisant les travaux de Terzaghi
comme le montre le (Tab. 4.7). Nous comparons la valeur des tassements totaux calculée par la
méthode analytique (0,4517 m) qui est montrée dans le (Tab. 4.8), et les tassements ( ) sont
déterminés par PLAXIS (Figs. 4.26). Le modèle SSM (utilisé pour modéliser le sol compressible)
donne une bonne concordance.
p. 99
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
Tableau 4.5 Les résultats numériques (Le sol de remblai modélisé par MC).
p. 100
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
Tableau 4.6 Les résultats numériques (le sol de remblai modélisé par HSM).
i' p' i' p H .[((C S / (1 e 0 )).log( p' / i' )) ((C c / (1 e 0 )log(( i' ) / p' ))]
p. 101
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
Tableau 4.8 Les tassements de consolidation des sols sous le remblai par la méthode analytique.
p. 102
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
4.7.3. L’effet de et et
Afin d’analyser l’effet du paramètre de compressibilité, les résultats présentés dans les (Tab. 4.9)
montrent que les déplacements augmentent et le facteur de sécurité est réduit avec l’augmentation
du paramètre de compressibilité pour les cas renforcés et non renforcés.
Pour l’effet de l’angle de frottement effectif, les résultats (Tab. 4.10) indiquent clairement que
l’augmentation de l’angle de frottement augmente les déplacements et réduit le facteur de sécurité
pour les cas renforcés et non renforcés.
Pour l’effet de l’indice des vides, les résultats (Tab. 4.11) montrent que l’augmentation de l’indice
des vides augmente les déplacements et réduit le facteur de sécurité pour les cas renforcés et non
renforcés.
p. 103
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
p. 104
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
4.8. Conclusion
L’intérêt de cette étude numérique consiste à faire une étude paramétrique dans trois parties
sur les remblais routier sur sols compressibles avec ou sans renforcements. Les conclusions
auxquelles nous avons abouties sont les suivantes :
Pour la première partie ayant pour but de faire une comparaison entre les différentes combinaisons
des colonnes CSV, nous avons dégagé les points ci-dessous ;
- Les déplacements dans trois directions ainsi que le déplacement total ont diminué et le
facteur de sécurité a augmenté pour le modèle numérique renforcé.
- L'effet des différentes combinaisons des matériaux de colonne CSV (avec ou sans fibres PP)
sur les résultats numériques est analysé comme suit :
Pour la deuxième partie ayant pour but de faire une comparaison entre les différents modèles de
comportement avec deux types de comportements (drainé et non drainé), nous avons dégagé les
points suivants ;
p. 105
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
Pour la troisième partie ayant pour but d’étudier l’effet des et et sur les résultats
numériques, on voit clairement que l’augmentation des et et augmente les déplacements et
réduit le facteur de sécurité pour les sols renforcés et non renforcés.
p. 106
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
CONCLUSIONS
GENERALE
ET PERSPECTIVES
p. 107
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
D
ans la présente thèse, une étude expérimentale et numérique est adoptée pour proposer
une orientation scientifique sur l’utilisation des différents modèles de comportement
pour la modélisation des sols.
Sur la base des résultats expérimentaux (des essais triaxiaux) et l'analyse par la méthode des plans
d'expériences (DOE), on conclut :
- Les résultats du sol compressible renforcé avec sable-ciment sont plus performants que ceux
du sol compressible non renforcé.
- L’ajout des fibres polypropylène dans les matériaux CSV (sable-ciment-sol compressible)
donne une amélioration au niveau des résultats expérimentaux.
- L'ajout des fibres de polypropylène en quantité décroissante par rapport à la quantité du sol
compressible dans les matériaux de CSV (sable-ciment-sol compressible) a un effet
remarquable sur les résultats obtenus.
- Les équations obtenues à partir de l'analyse avec la méthode des plans d'expériences (DOE)
ont permis de comprendre le comportement des matériaux du CSV, et qui peuvent être
réalisés dans un temps court. Il est à noter que cette méthode est peu coûteuse.
p. 108
CHAPITRE 04 LA PARTIE NUMERIQUE
Pour l'étude numérique avec PLAXIS 3D, elle est développée pour étudier le comportement des
sols renforcés par CSV sous le remblai. Les résultats peuvent être résumés comme suit :
- La construction du remblai sur des sols renforcés par des colonnes CSV présente une
amélioration au niveau des déplacements dans les trois directions (x, y et z), du déplacement
total et du facteur de sécurité par rapport aux résultats des sols sans renforcement. En effet,
la différente combinaison de matériaux CSV (avec/sans fibres polypropylène) fournit un
effet relativement plus faible sur les résultats numériques.
- La comparaison entre deux types de comportement (drainé et non drainé), donne une
augmentation spectaculaire des déplacements verticaux dans des conditions non drainées qui
est due à la réduction significative de la résistance au cisaillement de la sol compressible.
Cette réduction de la résistance au cisaillement réduit le support de la couche perméable.
- A partir des effets de et et sur les résultats numériques, on voit clairement que
l’augmentation des et et augmente les déplacements et réduit le facteur de sécurité
pour les sols renforcés et non renforcés.
p
Perspectives
uisque le renforcement des sols par les colonnes de sol-sable-ciment (CSV) n'a pas
été étudié préalablement, un large éventail de travaux potentiels peut être établi.
Expérimentalement, l'effet du temps de durcissement sur le comportement des
caractéristiques des matériaux CSV peut être étudié. Pour l'étude numérique, l'effet de la
dimension des colonnes ainsi que la distance entre les colonnes sur le tassement et le facteur
de sécurité peuvent être étudiés.
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de sécurité détaillée.
Environnement
Nous voulons être un exemple de la responsabilité écologique de notre société. Nous
souhaitons réduire au maximum l'empreinte environnementale de nos sites et de nos produits de
fabrication en prenant des mesures ciblées et en contribuant à la diversité de notre environnement par
le biais de mesures spécifiques.
Pour préserver notre environnement, nous devons:
- Évitez de verser du ciment en grande quantité dans les égouts et dans l'eau
- Traiter avec eux en utilisant des moyens appropriés.
Contrôle de la Qualité
Nous souhaitons atteindre la plus haute satisfaction de notre société auprès de nos clients.
Nous identifions les besoins de nos clients et du marché pour ensuite pouvoir développer et
améliorer nos produits et prestations en conséquence.
stockage :
Le ciment doit être stocké au sec et protégé de l'humidité.
Conditionnement :
Le ciment Portland CEM II A-L 42.5 N est livré en vrac et en sacs de 50 kg.
Type et Composition du Ciment
Le ciment portland au calcaire CEM II/A- L 42,5 N est composé de :
• 80% à 94% de clinker
• 6% à 20% de calcaire
• 0% à 5% de constituants secondaires
La présence d’une faible quantité de sulfate de calcium assure la régularité de la prise.
1-Physiques et mécaniques garanties
• Début de prise à 20 °C mesuré sur pâte pure ≥ 60 min
• Stabilité mesurée sur pâte pure ≤ 10 mm selon la norme NF EN 196-3
• Résistances mécaniques à la compression déterminées sur mortier normalisé
(42.5MPA), conformément à la norme NF EN 196-1.
Résistance à la compression sur mortier en MPa (valeurs limites inférieures)
Résistance à court terme
2j ≥ 10 MPa
Résistance courante
28j ≥ 42,5 MPa
2-Caractéristiques chimiques garanties
• Teneur en Cl- ≤ 0,10%
• Teneur en SO3 ≤ 3,0%
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