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Travail Roro Sarah Final

Ce document présente un travail de fin d'études pour l'obtention d'un titre d'ingénieur technicien en bâtiment, dédié à des personnes décédées et remerciant divers contributeurs. Il aborde la conception et le dimensionnement d'un bâtiment écologique R+3 servant d'hôtel à Kinshasa, en mettant l'accent sur l'utilisation du bois et les défis associés. La méthodologie et le plan de travail sont également décrits, avec une attention particulière portée à l'architecture, la circulation, l'aération et l'éclairage du bâtiment.

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Travail Roro Sarah Final

Ce document présente un travail de fin d'études pour l'obtention d'un titre d'ingénieur technicien en bâtiment, dédié à des personnes décédées et remerciant divers contributeurs. Il aborde la conception et le dimensionnement d'un bâtiment écologique R+3 servant d'hôtel à Kinshasa, en mettant l'accent sur l'utilisation du bois et les défis associés. La méthodologie et le plan de travail sont également décrits, avec une attention particulière portée à l'architecture, la circulation, l'aération et l'éclairage du bâtiment.

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1

EPIGRAPHE

« La construction est l’art de donner une âme aux


lieux où nous vivons »
Gustave Eiffel
2

DEDICACES

Nous rendons grâce au seigneur JESUS CHRIST pour tous Ses


biens faits à notre égard et à nos familles, pour leurs multiples bénédictions
qui continuent à se manifester au jour le jour dans nos vies, nous dédions
ce travail à nos pères décédés trop tôt :

 BOTULI ALOKOSA CELESTIN, d’heureuse mémoire


 LUWAWU MPEMBELE JEAN-CLAUDE, d’heureuse mémoire
3

REMERCIEMENTS

La réalisation de ce travail n’est sans doute pas l’œuvre de deux


personnes, il a été possible grâce à l’apport de plusieurs personnes à qui nous
témoignerons notre gratitude.
Nous remercions tout d’abord les autorités et corps professoral de
l’INBTP, pour la qualité d’enseignement reçus dès notre entrée dans la faculté de
bâtiment et travaux publics.
Nous adressons en particulier des sincères remerciements au CT
KELAMBILE BASILE et à l’assistant ingénieur MBINZA BARON qui ont accepté
de diriger ce travail.
Mes remerciements s’adressent à ma mère NGUNDU BANIEKINA
HELENE, à l’ingénieure BOTULI BEKANGA SARAH, à la famille LUNGU.
À mes frères et sœurs : LUWAWU Armel, LUWAWU Estelle,
MULEKA Rachel, KUA-NZAMBI Lesty, MENA Grace, KADIMA providence,
MBIKULU Jovanis.
Nous remercions enfin nos amis et collègue : David KINDOMBE,
Hosanna KAPILU, Daniel MULUMBA, Anthony CHUGA, Christ KANYINDA,
Déogracias TSHITENGE, Maria DILU, Priscille LELO, Bernadie MUSHIYA,
Wilson et Jefferson MANKANGILA, Ruth et Stevine NSEKA, Landry MUNGU,
Brenda MANU, Christian MADIDI, Marie-Ange NDAIE, Marcia KABALA et
surtout les amis du groupe BASE.
4

REMERCIEMENTS

La réalisation de ce travail n’est sans doute pas l’œuvre de deux


personnes, il a été possible grâce à l’apport de plusieurs personnes à qui nous
témoignerons notre gratitude.
Nous remercions tout d’abord les autorités et corps professoral de
l’INBTP, pour la qualité d’enseignement reçus dès notre entrée dans la faculté de
bâtiment et travaux publics.
Nous adressons en particulier des sincères remerciements au CT
KELAMBILE BASILE et à l’assistant ingénieur MBINZA BARON qui ont accepté
de diriger ce travail.
Mes remerciements s’adressent à ma mère IPANGA KWESUE
CHANTAL, à l’ingénieure LUWAWU MASAMBA RONITE, à mon oncle IPANGA
MUNENGE GEORGES, à la famille BENDEBENDE.
À mes frères et sœurs : BOTULI josué, BOTULI Baby, BOTULI
Alpha, YONGO Huguette, BOTULI Éric, IPANGA Majoie, MUVUMA Élysée,
MUVUMA Grace.
Nous remercions enfin nos amis et collègue : MAMPUYA Grace,
MUDIMBI Zacharie, MASAMUNA Jael, LWANWA Damien, MISANGI Freddy,
ZANZAMBI Jephté, MUMBA Monica, BOSALA Esther, KATAKU Emmanuel,
SEFU Eunice, TSHIBAMBUYI Michel, BALAY Nathan, BASILUA Glody,
WASILUA Joël, FEZA Ketsia, MOMAT Uziel
5

AVANT-PROPOS
Le présent travail vient mettre terme à notre formation au cycle de
licence pour l’obtention du titre d’ingénieur technicien en bâtiment. Il est important de
souligner que ce travail a été réalisé compte tenu de beaucoup d’efforts personnels
avec un très grand apport tant instructif, moral, et matériel de la part de plusieurs
personnes auxquelles nous exprimons nos sincères remerciements.

Nous remercions infiniment et sans cesse notre Dieu Tout Puissant,


créateur du ciel et de la terre pour son immense bonté. Sans Lui tout aurait été vain.

Nous disons énormément Merci au corps enseignant de l’Institut


National du Bâtiment et de Travaux Publics pour la formation reçue et nous saluons
leur dévouement. Ces particuliers remerciements s’adressent à :

 MONSIEUR KELAMBILE chef de travaux dispensant les cours de construction


en bois et construction métalliques à l’I.N.B.T. P pour avoir accepté de diriger
ce présent travail.
 MONSIEUR ELOI MAFUTA MUTINI chef de travaux, enseignant du cours de
stabilité de construction à l’I.N.B.T. P pour ses enseignements ainsi que ses
notes de cour qui nous ont été d’une très grande utilité.
 MONSIEUR MBUYAMBA MUKUNDI JR professeur de résistance des
matériaux à l’I.N.B.T. P pour ses enseignements ainsi que ses notes de cour qui
nous ont été d’une très grande utilité.
 Toutes les autorités académiques.
 Notre mentor et exemple de vie, L’ASS. Baron MBINZA LINDANDA pour son
aide scientifique et son encadrement en tant que co-directeur
6

LISTE DES SYMBOLES ET ABREVIATIONS


1. Abréviations

BAEL : béton armé aux états limites


ELU : Etat limite ultime
ELS : Etat limite de service
BM : Bois massif
BLC : Bois lamellé-collé
EC : Euro-code
GL : Classe de résistance de BLC
LVL : Lamis-bois (Lamited veneer lumber)
OSB : Panneaux de lamelles orientées (Oriented Strand board)
CNBC : Code National du Bâtiment du Canada
EN : Norme Européenne (european norm)
RDC : rez-de-chaussée
INBTP : Institut National du bâtiment et travaux publics
TT : taux de travail
2. Symboles
b : Base de l’élément en bois
h : hauteur de l’élément en bois
L : portée (longueur) de l’élément
As : Section d’armature
Ø: diamètre de l’élément d’assemblage ou d’armature
fk : contrainte caractéristique
fd : contrainte de calcul
fm,k : Contrainte de flexion,
ft,0,k : Contrainte de traction axiale,
ft,90,k : Contrainte de traction transversale
fc,0,k : Contrainte de compression axiale
fc,90,k : Contrainte de compression transversale
fv,k : Contrainte de cisaillement
E0,mean : Module d’élasticité moyen axiale
E0,05 : Module d’élasticité axial au 5ème pour centile
E90,mean : Module d’élasticité moyen transversal
7

Gmean : Module d’élasticité de cisaillement


ρk : Masse volumique caractéristique
ρmean : Masse volumique moyenne
winst : flèche instantanée
Ψ2 : coefficient pour la valeur quasi-permanente de l’action
wcreep : flèche différée due au fluage pour l’ensemble des charges
wc : contreflèche
wfin : flèche finale, sans tenir compte de la contreflèche
wnet,fin : flèche nette finale prenant en compte une éventuelle contreflèche.
Rs : résistance de calcul de l’acier
Rb : résistance de calcul du béton
fC28: résistance attendue du béton à 28 jours
C : classe de résistance des bois résineux (exemple C24)
D : classe de résistance des bois feuillus (exemple D40)
a et b : dimensions de la colonne.
A et B : dimensions de la semelle.
𝜎𝑑 : Contrainte dépendant de l’effort sollicitant le bois
𝜎𝑠𝑜𝑙 : Contrainte du sol
𝜏𝑑 : Contrainte de cisaillement du bois due à l’effort de cisaillement sollicitant le Bois
Q : charges d’exploitation
G : Charges permanentes
W: charge du vent
Kmod : facteur de modification de résistances du bois
Kdef : facteur de modification de déformations
Kh : facteur d’effet de dimensions
Kc : coefficient de flambement le plus défavorable
Kcrit : coefficient d’effet système
Kv : coefficient d’entailles
Km : coefficient de redistribution des contraintes maximales
IG : moment quadratique
lf : longueur de flambement
𝑁𝑢 : L’effort normal ultime
𝛾𝑠 : Coefficient de sécurité pour les armatures d’acier
8

𝛾𝑏 : Coefficient de sécurité pour le béton


𝑀𝑢𝑧 : Moment en flexion ultime
𝛾𝑀 : Coefficient de sécurité partiel du bois
λrél : élancement relatif dans le plan de flambement
A : aire de la section de l’élément en bois
σm,crit : contrainte de flexion critique.
9

CHAPITRE0 : INTRODUCTION
0.1PROBLEMATIQUE
Nous savons que par définition, l’écologie est une science dont l’objet est
l’étude des interactions des êtres vivants (la biodiversité) avec leur environnement et entre eux
au sein de cet environnement. Ces différentes interactions sont une relation de profit mutuel
permettant la survie, ainsi que le bon fonctionnement de l’écosystème.
Dans le monde actuel, le sujet de l’écologie est l’un des plus innovants et le
plus développant, qu’il soit du domaine de la technologie, de la santé et même de la
construction.
Dans notre cas, cette partie de la science est notre source d’inspiration dans
l’élaboration de notre sujet qui est :« la conception et dimensionnement d’un bâtiment
écologique R+3 servant d’hôtel dans la ville province de Kinshasa».
Connaissant les enjeux autour de ce vaste sujet, les nombreuses difficultés que
nous pourrons rencontrer lors des calculs et recherches des éléments constituants notre tâche à
accomplir, nous nous sommes posés quelques questions au préalable telles que :
 Comment se fait le calcul d’une structure en bois
 Quelles seront les mesures prises pour la bonne durabilité de la
structure ;
Auxquelles nous donnerons des solutions claires dans les lignes qui suivent.
0.2 HYPOTHESE DU SUJET

Vu l’évolution du monde, il est important de noter que les nouvelles


techniques se perfectionnent aussi, il est donc du devoir de l’ingénieur de s’améliore
et se conformer à la nouveauté.

C’est pourquoi, pour ce travail nous allons apprendre à calculer la stabilité


d’une structure en bois en y associant tous les éléments qui la constituent ainsi que les règles
de prévention pour des entretiens durables.
0.3 NTERET DU SUJET

La ville de Kinshasa compte à elle-même plusieurs lieux de repos mais très peu
parmi eux manquent d’originalité, c’est alors que portons principalement notre choix sur les
multiples facettes innovantes que peuvent revêtir le bois dans la construction. Nous le faisons
passer de simple élément de décoration à ossature complète de l’ouvrage.

Sachant très bien qu’il est considéré comme le moins résistant s’il est sollicité,
nous montrerons qu’il peut être employé pour toute utilisation possible s’il est bien entretenu
et bien placé.

Dans le souci de valoriser le bois, nous avons entreprit un projet de grande


ampleur qui est la : « CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT D’UN BATIMENT
10

ECOLOGIQUE R+3 SERVANT DE COMPLEXE HOTELIER DANS LA COMMUNE DE


MALUKU ».

0.4 METHODOLOGIE

Pour y arriver, nous avons usé de la méthodologie consultative qui


porte sur l’apprentissage au moyen des ouvrages tels que les supports de cours, les
livres, les revues scientifiques, les anciens travaux, … Cela étant, les méthodes de
calcul donné dans la première partie seront appliquées dans la suite

0.5 DELIMITATION DU SUJET


Nous nous limiterons simplement à calculer les éléments de la structure
d’un bâtiment à ossature en bois selon la réglementation aux états limites, ajouté de la
protection et du traitement des matériaux.
0.6 PLAN DE TRAVAIL
 Chapitre 0 : Introduction

 Chapitre I : Généralités

 Chapitre II : Toiture

 Chapitre III : plancher, poutre et poteaux

 Chapitre IV : Escaliers

 Chapitre V : Fondation

 Chapitre VI : Conclusion
11

CHAPITRE I : GENERALITES

I.1. Situation géographique et nature du sol


Le bâtiment sera situé dans la commune de la N’sele plus précisément dans le quartier
MUKUNZIA.

Le type de sol de cette ville est décrit comme étant des sols à texture essentiellement
sablonneuse et assortie de quelques éléments grossiers.

I.2. Description du bâtiment


C’est un bâtiment à deux parties : la première qui est un R+3 de longueur
88,55m de largeur 15,70m et de hauteur 14,5m et la deuxième partie qui est un R+1, de
longueur 48,80m, de largeur 48,70m et de hauteur 8,5m.

Cet édifice fera usage d’un complexe hôtelier de grande renommée pour les
touristes de la ville. Il contient essentiellement des boutiques, des restaurants, un bar, des
chambres, des suites, des pièces pour les sanitaires, une partie service pour le personnel, des
bureaux pour l’administration, des salles d’attente, une terrasse en plein air, une salle de sport
avec un vestiaire, une buanderie avec laverie, des grandes réserves pour les conservations et
des dépôts pour stocker en grande quantité les denrées alimentaires.

a. Fonctionnement
1. Circulation dans le bâtiment
 Circulation horizontale

Elle est assurée par des couloirs, et les balcons, le patio aussi pour accéder à la partie
arrière du bâtiment sans faire le détour

 Circulation verticale

Est assurée par les escaliers. Il a été prévu 3 cages d’escaliers. La première
cage est pour les visiteurs, ceux qui ne sont pas logés à l’hôtel, elle donne accès au restaurant
et à la terrasse. La deuxième permet à ceux qui sont logés de parvenir à leurs chambres ou
suites et ceux de l’administration d’arriver à leurs bureaux. Et la troisième est l’escalier de
secours pour les cas d’urgence et éviter de marcher sur des longues distances dans le bâtiment
dans les parties de séjour des clients.
12

2. Système d’aération
L’aération se fait premièrement par des portes, des fenêtres et les baies vitrées,
mais aussi les conduits d’aération pour les lieux où il y a difficultés d’accès a l’air comme les
réserves, les dépôts,…

3. Système d’éclairage
Ici nous avons deux types d’éclairage, l’éclairage naturel et l’éclairage artificiel.

De façon naturel, notre bâtiment est orienté de façon à ce que la lumière du


soleil ne gêne pas la partie des chambres à son levé, soit la partie ouest du terrain, mais que la
journée qu’elle serve d’éclaireur pour tout le bâtiment.

De manière artificielle, nous utiliserons de l’énergie électrique diffusée par des


ampoules de types LED, qui sera placées sur les plafonds de toutes les pièces avec un angle
de rayonnement de 90°. Il sera possible que les tubes soient utilisés pour les grands espaces
comme les restaurants, la salle de sport, les grandes salles d’attente et les halls.

4. Adduction des eaux potables


Elle est assurée essentiellement par les tuyaux de ravitaillement de la
REGIDESO dans tout le bâtiment. Ces tuyaux arrivent au conduit principal qui amène en
premier l’eau dans les salles d’eau comme la laverie puis la cuisine et le tuyau secondaire
pour les pièces de séjour de l’hôtel. Il sera aussi prévu, en cas de pénurie ou de baisse de
pression d’approvisionnement, des réservoirs d’eau potable de 6000L

5. Système d’évacuation des eaux


 Pour les eaux de pluies : ces eaux qui seront recueillies par les tôles puis drainés par
des chéneaux, pour que leur descente soit acheminée aux collecteurs publics constitués
des tuyaux en PVC
 Pour les eaux vannes et les eaux usées : le bâtiment dispose de deux fosses septiques,
l’une pour recevoir les eaux usées et vannes de tous les services qui concernent l’hôtel
et ses logés, ainsi que les sanitaires servant à ceux qui occupent les boutiques. La
deuxième est pour le service public, celle-ci sert à collecter les eaux vannes et usées
des autres sanitaires du bâtiment et celles de la cuisine du restaurant.

Toutes ces eaux seront amenées à leurs fosses septiques respectives par des
tuyaux en PVC tout en s’assurant qu’elles ne seront pas mélangées pour un possible
traitement dans le cas d’une réutilisation.
13

6. Revêtement du sol

Notre plancher sera constitué des solives qui seront reliés par des entretoises
afin de maintenir la stabilité de l’écartement entre les solives. Les solives seront recouvertes
d’un platelage constitué des planches jointes. En sous face, nous aurons un plafond en plaque
de plâtre

7. Présentation de la structure

La structure du bâtiment présente une ossature solide qui doit résister aux actions extérieures
et qui doit connaitre moins des déformations. Nous avons des murs le choix du bois comme
mur de remplissage ou de rideau est justifié par le sujet, ou nous utilisons des matériaux
écologiques

I.3 Caractéristiques des matériaux


A. LE BETON
C’est une pierre artificielle obtenue par le mélange de granulats ou agrégats
(sable, caillasse), de liants hydrauliques (ciment, bitume, argile), d’eau et d’éventuels
adjuvant.

Ses principales caractéristiques sont :

 Une bonne résistance en comparaison simple

 Une mauvaise résistance en traction

 Un poids volumique compris entre 22 et 24 KN/

 Un coefficient de dilatation thermique identique à celui de l’acier 10-5 / 0C

B. L’ACIER

C’est un alliage de fer et de carbone en faible pourcentage.

Rs=fc=fe/ ɣs. (Ɣs=1,15)

Avec Fe400, on a fe=400MPa et Rs=400/1,15=348MPa.


14

C. LE BOIS

En construction, le bois est appelé « bois d’œuvre » et est un des matériaux de


construction dans la construction des bâtiments. Il est peut-être allié a d’autres matériaux
comme le béton ou l’acier pour augmenter sa résistance.

Avantage :

 Recyclable
 Renouvelable naturellement
 Ecobilan positif
 Sa production ainsi que sa transformation consomme relativement peu d’énergie et
produit peu de co2
 Aspect chaleureux, surtout en intérieur
 Bon rapport (résistance)/ (poids propre)
 Plus résistant au feu que l’acier
 Isolant thermiquement
 Maniable, léger et pré fabricable

Désavantage :

 Sensible au pourrissement, à certaines maladies, à certains insectes


 Les caractéristiques mécaniques sont très anisotropes
 Les assemblages sont souvent mixtes, avec de l’acier
 Le bois possède des défauts naturels
 Aspect visuel parfois mauvais lorsque le bois est mal mis en œuvre
 Le bois peut être aussi glissant que la glace

 CLASEMENT DU BOIS

- Le classement visuel
- Le classement par machine

 PRINCIPES DE DIMENSIONNEMENT DES ELEMENTS EN BOIS


Résistances de calcul
15

1. Coefficient de sécurité partiel 𝛾M


L’Eurocode 5 recommande d’adopter les valeurs suivantes :

 Combinaisons fondamentales ELU :

- Bois massif : 𝛾M=1,3


- Bois lamellé-collé : 𝛾M = 1,25
- LVL, OSB : 𝛾M = 1,2
• Combinaisons accidentelles : 𝛾M = 1,0
• Combinaisons ELS : 𝛾M = 1,0
2. Facteur de modification des résistances : kmod.

Tab.2 : Valeurs du coefficient de


modification des résistances Kmod en fonction de la classe de service et la classe
de durée.
3. Classe de durée

Tab. 3 : Définition des classes de durée de chargement.

4. Facteur d’effet des dimensions : kh.

Si h≤150mm, 𝑘ℎ = 1

Dans la formule ci-haut, h, en (mm), désigne la plus grande des dimensions de la


section du bois.

5. Classe de service :
16

- La Classe de service 1 correspond à un milieu protégé situé à l’intérieur d’un


bâtiment. La température de l’air ambiant est voisine de 20°C et l’humidité de
l’air ne dépasse 65% que quelques semaines par an. Cela correspond à des pièces
de bois don l’humidité est comprise entre 7% et 13%.
- la Classe de service 2 correspond à un milieu extérieur non exposé. La température
de l’air ambiant est voisine de 20°C et l’humidité de l’air ne dépasse 85% que
quelques semaines par an. Cela correspond à des pièces de bois dont l’humidité est
comprise entre 13% et 20%.
- La Classe de service 3 correspond aux milieux extérieurs exposés, conduisant à
une humidité dans le bois supérieur à celle de la classe 2.

6. Facteur de modification des déformations : kdef.

Tab. 4 : Valeur des coefficients Kdef.

7. Vérification des sections de bois à l’ELU

Traction axiale
La traction axiale correspond à un effort normal Nu > 0 orienté selon le fil du bois.

On vérifiera : Où :

- Ϭ𝑡, 0, 𝑑 est la contrainte de calcul due à l’effort de traction, telle que

.
Avec Anet est la section nette (Section totale moins les évidements).

- 𝑓𝑡, 0, 𝑑 est la résistance de calcul à la traction


axiale :

Compression
1. Compression axiale
La compression axiale correspond à un effort normal Nu < 0 orienté selon le fil du bois. On

vérifiera :

17

- Ϭ𝑐, 0, 𝑑 est la contrainte de calcul due à l’effort de compression. Telle que

.
- 𝑓𝑐, 0, 𝑑 est la résistance de calcul à la compression axiale :

-kc=min (kc,y ; kc,z) est le coefficient de flambement le plus défavorable. Le


coefficient de flambement est ≤1. Pour déterminer le coefficient de flambement, on
détermine les élancements relatifs dans les deux plans de flambement potentiels :

Où λy et λz sont les élancements mécaniques dans les directions y et z,

respectivement, donnés par :

Ici A est l’aire de la section, IGyy (resp. IGzz) le moment quadratique par rapport à l’axe
(Gy), lf la longueur de flambement théorique définie en fonction des liaisons aux extrémités
de l’élément, et donc lf = l. Pour un section rectangulaire b x h, si z est aligné avec le grand
coté h de la section, alors IGyy = bh3/12 et IGzz = hb3/12 .
Lorsque λrel,y≤0.3 et λrel,z≤0.3, alors il n’y a pas lieu de prendre en compte le risque
de flambement ( kc,y=kc,z=1). Dans le cas contraire, on détermine le coefficient
kc,y<1 (idem pour kc,z en remplaçant y par z) comme :


Le coefficient βc prend en compte la plus ou moins bonne rectitude de
l’élément. Il vaut βc=0.2 pour du bois massif et βc=0.1 pour du bois lamellé-collé.

2. Compression transversale. On vérifiera :


- Ϭ𝑐, 90, 𝑑 est la contrainte de calcul due à l’effort de compression transverse aux

fibres. Telle que .

- fc,90,d est la résistance de calcul à la compression transverse :


18

3. Compression oblique On vérifiera alors :

Tab.5: Valeurs du coefficient de compression perpendiculaire localisée KC,90

-Ϭ𝑐, 𝛼, 𝑑 est la contrainte de calcul due à l’effort de compression incliné de α par


rapport aux fibres du bois.

-fc, α, d est la résistance de calcul à la compression inclinée .


La résistance caractéristique à la compression inclinée est donnée comme :

Flexion simple

On vérifiera que :

- Ϭ𝑚, 𝑑 est la contrainte de flexion maximale, telle que :


- 𝑓𝑚, 𝑑 la résistance de calcul à la flexion : , 𝑑 = 𝑘𝑚𝑜𝑑 × 𝑘ℎ × 𝑘𝑠𝑦𝑠 × 𝑓𝑚,
𝑘/𝛾𝑀

Dans les équations précédentes, Muz est le moment de flexion ultime, IGzz le
moment quadratique de la section et v la distance entre l’axe neutre et les bords
supérieur et inférieur de la section. Pour une section rectangulaire b x h, IGzz =
bh3/12 et v = h/2.

Le coefficient d’effet système ksys est à prendre en compte lorsque plusieurs


éléments fléchis sont connectés latéralement par un système de redistribution des charges, on
prendra ksys = 1,1.

Le coefficient d’instabilité de déversement kcrit prend en compte le


risque de déversement de la poutre, kcrit = 1. Dans les autres cas, on détermine kcrit
en fonction de l’élancement relatif en flexion :
19

Où 𝜎m,crit est la contrainte de flexion critique déterminée en adoptant les valeurs de


rigidité à 5%. Pour une poutre rectangulaire en bois résineux, de section b x h, on

adoptera :

On détermine Kcrit :

Cisaillement
Pour une poutre fléchie, il faut vérifier au droit des appuis que la contrainte
tangentielle de calcul v,d due à l’effort tranchant ultime Vu respecte la condition suivante :

. Où
- v,d est la contrainte de cisaillement de calcul :

fv,d est la résistance de calcul au cisaillement :

- kv ≤1 est la coefficient d’entaillage qui prend en compte l’affaiblissement des sections d’appui
lorsque celles-ci sont entaillées.

SOLLICITATIONS COMPOSEES
Flexion déviée

Où km est le coefficient de redistribution des contraintes


maximales, qui vaut 1 sauf pour les sections rectangulaires en
BM, BLC et LVL où il vaut km = 0,7.

Où pour une section rectangulaire b x h, on a


IGzz=bh3/12, IGyy=b3h/12, vz=h/2 et vy=b/2.

8. Vérification des sections de bois à l’ELS


20

L’eurocode 5 définit les composantes suivantes pour la flèche :

 winst est la flèche instantanée sous l’effet des charges de poids propre
et des charges variables due aux déformations élastiques seules.
 winst,G est la flèche instantanée sous l’effet des seules charges de
poids propre.
 winst,Q est la flèche instantanée sous l’effet des charges variables
uniquement (charge de base non pondérée et charges d’accompagnement
pondérées par Ψ0).
 wcreep est la flèche différée due au fluage pour l’ensemble des charges.
Les charges de poids propre sont pondérées par kdef et toutes les charges
variables par Ψ2 kdef.
 wc est la contreflèche si elle existe.
 wfin = winst + wcreep est la flèche finale, sans tenir compte de la
contreflèche.
 wnet,fin = wfin-wc est la flèche nette finale prenant en compte une
éventuelle contreflèche.

On rappelle que pour un charge repartie p(kN/m), la flèche maximale


au centre d’une poutre sur deux appuis, de portée l, est donnée par :

Tab.6: Valeurs limites pour les flèches.


21

CHAPITRE II : TOITURE

II.1 LES DIFFERENTS ELEMENTS D’UNE TOITURE


a) La couverture

Dans notre cas, nous retenons le panneau tuile : type de couverture moderne en acier durable
de 5kg/m².
b) La charpente
Pour notre travail, nous avons choisi une charpente en bois, qui est notre principal
élément de construction. La spécialité de bois sera l’essence IROKO, qui est une essence
tropicale du type bois massif, feuillus léger (VOIR CHAP I), avec la classe mécanique D30 et
la masse volumique 640kg/m 3
Il existe 3 principaux types de charpente :
- La charpente de bois traditionnelle
- La charpente bois à fermette industrielle
- La charpente bois en lamellé-collé
Le deuxième type est notre préférence
Elle est réalisée en bois massif, avec des mesures appropriées pour chaque
partie. Pour ce type particulier, elle se compose de : fermes en bois, pannes, des lattis, des
chevrons et d’un contreventement.
La ferme en bois est un système triangulé indéformable de deux arbalétriers,
d’un entrait formant un tirant en vue d’éviter les poussées en pied de ferme, un poinçon et des
fiches qui reprennent la flexion de l’entrait, des contrefiches qui sont inclinés de 54° à 80° qui
forment un M avec le poinçon et qui forme un système de contreventement.

Ses éléments porteurs seront des pannes, poutres qui seront déposées directement
sur les éléments de la ferme.
22

II.2 CALCUL DES ELEMENTS PORTEURS

Cette partie du travail permet de déterminer les sollicitations qui agiront sur les
pannes pour qu’ils soient résistants. De ce fait, nous allons déterminer :

- Les charges permanentes G : il s’agit ici du poids de la toiture et tout ce qui la


compose(le poids propre de la couverture, des pannes,…)
- Les charges variables : W et Q : qui sont respectivement les charges climatiques
( l’effet du vent dans notre cas) et la surcharge du personnel d’entretien qui équivaut à
100kg/m²
Pour déterminer les charges totales pendant la conception d’une charpente, on tient
compte de la combinaison la plus défavorable des sollicitations.
On considère tout d’abord la combinaison W+Q qui est infaisable ; en cas de vent
violent, il est impossible d’effectuer des travaux de réparations sur le toit ; encore moins la
combinaison G+W+Q qui ne peuvent agir au même moment.
Nous allons alors considérer que la combinaison la plus plausible serait G+Q et G+W ; il en
résulte alors deux principaux calculs :
1. La charge permanente avec effet du vent, sans tenir compte de la surcharge de
l’équipe
2. La charge permanente avec la surcharge d’entretien sans tenir compte de
l’effet du vent.
1. Calcul de la charge permanente avec effet du vent sans surcharge
d’entretien.

En se référant à la norme NBN B03-002-1 de 1988, l’effort effectif du vent est donné
par : W=Cp.Cd.q

Avec : W : pression du vent sur une construction rigide ou flexible.


Cp : coefficient de pression, avec Cp=Cpe-Cpi (Cpe : coefficient de pression
extérieure, Cpi : coefficient de pression intérieur).
Cd : coefficient dynamique (environ égale à 0,65)
q : la pression dynamique du vent agissant à une hauteur h.
Déterminons le Cpe : Cpe est le coefficient permettant l’évaluation de l’effort du vent sur la
paroi extérieure. Le coefficient de pression extérieure est fonction de :

 L’influence de l’aire de l’élément étudié


23

A < 1 m2→ Cpe =Cpe,1

- 1m² < A < 10m²→𝐶𝑝𝑒 = 𝐶𝑝𝑒,1 − (𝐶𝑝𝑒,1 − 𝐶𝑝𝑒,10) × 𝑙𝑜𝑔10(𝐴)

- A > 10m2 → Cpe=Cpe,10

 L’influence de la position pour une paroi verticale( le mur)

Pour notre bâtiment : h=12m sans la hauteur de la toiture mais avec hauteur de la semelle au-
dessus du sols et b=87,55m et d=15,7m ; on remarque que h<b.
 e=min (b ; 2h) →e=min (87,55 ; 24)→ e=24m, Nous sommes dans le cas où 5d >
e ≥ d → 78,5> 24 > 15,7.

Tab.9 : valeur de Cpe pour les parois verticales


h 12
Le rapport = =0,764 m (approximativement 1), calculons les
d 15 ,7
surfaces A et B :

A=(e/5)h= 57,6 m²> 10m2 → Cpe=Cpe,10= -1,2 ( pression)

B=(d-e/5)h=19,92m2>10m2→ Cpe=Cpe,10= -0,8 (pression)

Les faces dominantes sont :

D→ Cpe=Cpe,10= +0,8 ( succession)

E→ Cpe = Cpe,10 = -0,5 ( pression)

. c

a 2,5m a= 17,6°

A B

7,85m

Fig.14 : représentation de la moitié de la toiture

F=28,8>10m², Cpe=Cpe,10 ; G=J=76,26m²>10m², Cpe=Cpe10

H=I=477,147>10m², Cpe= Cpe,10


24

Après interpolation pour trouver Cpe10 en fonction de a pour F, G, H, I, J

Nous allons considérer la valeur la plus grande du tableau pour le versant est -
0,92, à utiliser pour trouver l’effort du vent sur la toiture.

Déterminons le Cpi : On considère la condition la plus défavorable : le cas où les aires


d’ouvertures de la face dominante sont 3fois supérieures aux aires des ouvertures des
autres façades : Cpi=0,9Cpe= 0,9(0,8)=0,72.

 Pour la toiture : Cp= Cpe-Cpi= -0,92-0,72=|-1,64|=1,64


 Pour les façades : Cp=-0,5-0,72=|-1,22|=1,22

Tableau 11 : Cpi pour les parois bâtiment à face dominante


H +18 14 , 5+18
Pour h=14,5m ≤ 500m, q=2,5 q10→q= 2,5. .87,5→q= 95,427 kg/m²
H+ 60 14 , 5+60

On a donc, W=0,65 x 1,64 x 95,427= 101,725kg/m² au niveau de la toiture


A. CALCUL DES PANNES

Les dimensions :
- 7x7 cm pour les pannes faitières, sablières et intermédiaires
- 35 cm, distance entre les pannes, en IROKO, s’appuie sur deux fermes
Évaluation des charges : - Poids propre de la couverture : 5 kg/m² x 0,35m= 1,75kg/m

-Poids propre de la panne : 0,07m x 0,07m x 640kg/m3= 3,136kg/m

Combinaison des charges : G en ELS : 3,136+1,75= 4,886 kg/m

G en ELU : 1,35(4,886)= 6,596kg/m


25

6,596 kg
qxl x3
RA=RB= = m = 9,894kg (charge à déposer aux nœuds de la ferme)
2
2

En ELS, 4,886 x 3/2= 7,329 kg

Vérification des déformations

 calcul de la flèche instantanée avec l’ensemble des charges : la combinaison la plus


défavorable, en ELS, p= G+Q sachant que Q=0 → G= 4,886kg/m = 0,04886N/mm

I= bxh3/12= 0,07 x (0,07)3/ 12= 2,0008mm4 avec E0 moyen= 10.000N/mm2 et L= 4m=4000mm

Winst= 5pl4/384x E0moyen x I → Winst = 6,14mm ; Winst,lim = L/300= 400/300= 13,33mm

On vérifie le taux de travail par Winst,lim /Winst≤ 1→ 6,14 /13,33= 0,46 ≤ 1 OK

 Calcul de la flèche différée Wcreep et Wnet : qui se calcule par p= Kdef(G+QΨ 2)


Kdef=0,6 pour le bois massif, Ψ 2 : le coefficient de simultanéité = 0,3 (pour habitation)

On aura p= 0,6(0,04886+0,3x0) Q=0→ p=0,0221N/mm

Wcreep= 5 x p x L4 / 384 x E0moyen x 10.000 x I→ Wcreep = 5 x 0,0221 x (400)4/ 384 x 10.000 x


2,0008 = 3,68mm

4000
Wnet,fin = 3,68+ 6,14= 9,82m Wnet,fin,lim = L/200= = 20mm
200

9 , 82
Taux de travail : Wnet,fin / Wnetfin,lim= = 0,49 ≤ 1 OK
20

B. CALCUL DE LA FERME

Fig.15 : Représentation de la ferme avec effet du vent


26

P= 9,894 kg; α =17 , 6 ° ; β=72 , 4 ° γ 1=72 , 4 ° ; γ 2=57 , 68 ° ; γ 3=46 , 5° a= 1,96m b=


0,35m; W=101,725kg; a savoir WY= W sin β → Wy= 96,963kg.

Vérification de l’isostaticité : Nbre de barres : 19 ; Nbre de nœuds : 11

b = 2n – 3→ 19= 2(11) – 3→ 19=19 OK le système est isostatique

Calcul des réactions extérieures

∑F/y=0→RA+RB+4(Wy/2)+4Wy-2P/2-5P=0→RA+RB+6Wy-6P=0→RA+RB=6P-6Wy

→RA=RB=3P-3Wy=3. (9,894- 96,963)= -261,207kg

Calcul des nœuds

NŒUD A AD=719,430kg (traction); AC= -670,374kg (compression)

NŒUD C CD= 0 ; CE= -670,374kg (compression)

NOEUD D DE= 159,826kg (traction); DF= 592,022kg (traction)

NŒUD E EF= -152,344kg (compression); EG=-622,048kg (compression)

NOEUD F FH=349,129kg (traction); FG= 310,471kg (traction)

NOEUD G GJ=-456,055kg (compression); GH= -262,371kg (compression)

NOEUD H HJ=506,636kg (traction) ; HI= -3,953kg( compression)

NOEUD I IJ=-89,401kg (compression)

2. Calcul de la charge permanente avec surcharge d’entretien sans effet du vent


A. CALCUL DES PANNES

Évaluation des charges : poids de la couverture : 5kg/m² x 0,35m = 1,75kg/m

Poids propre de la panne : 0,07m x 0,07m x 640kg/m3= 3,136kg/m

GELS= 4,886kg/m ; en ELU GELU= 6,596kg/m

Charge d’entretien (Q) : 100kg au niveau des pannes


27

Qu= 1,5x 100= 150kg

6,596 X 3 150
RA=RB= PxL/2 + Q/2 = + = 84,894kg, qui est la charge à
2 2
appliquer sur la ferme.

Vérification des contraintes :

on calcule F=qy= q. cos a et T= qx . cos a

F=6,596cos17, 6° → F= 4,7430kg

T=6,596.sin 17, 6° →1,504kg

▪ Flexion déviée: elle se vérifie par:

Mux x vx Muy x vy fm , k
Avec : σm , x , d= ; σm , y , d= ; fm ,d =Kmod x Ksys x
IGxx IGyy γm

À savoir Km= 0,7 ; Kmod= 0,9 ; Ksys= 1,1 ; fm,k= 3000000 ; γm=1 ,3 pour le
BM

On a Mux =TxL²/8 =1,504 x4²/8=12,032kgm; Muy= FxL²/8= 4,74 x 4²/8= 9,48kgm

Vx= h/2=0,07:2= 0,035m Vy= b/2= 0,07/2=0,035m

IGxx=IGyy=bxh3/12= 0,07 x (0,07)3/12= 1,2005.10-5m4

σm , x , d=¿ 3,507.10-6kg/m² ; σm , y , d = 2,763.10-6kg/m² et fm,d= 2284615,385kg/m²

Min[10² (2,3813 ; 2,2835)]= 2,2835. 10-12≤ 1

▪ Cisaillement : se vérifie par :


28

1, 5 X 84,952 fv , k
τd = = 26005,71kg/m² ; Kv=1 ; fv,d= Kmod x =
0 , 07 x 0 ,07 γm
207692,308kg/m²

Taux de travail: 26005,71/ 207692,308= 0,125≤ 1 OK

B. CALCUL DE LA FERME

Fig. 16 : Représentation de la ferme sans effet du vent

P= 84,894 kg, en rendant la charge ponctuelle uniformément repartie on a :

P 84,894 242,554 kg
q= = =
a 0 ,35 m

Les réactions d’appuis : RA=RB= 242,554 x3 /2 = 363,831 kg

Calcul des nœuds

NOEUD A AD= -1466,768kg (compression) ; AC= 1398,109kg (traction)

NOEUD C CD=0 ; CE=1398,109kg (traction)

NŒUD D DF=-1327,153kg (compression) ; DE= -139,907kg ( compression)

NŒUD E GE= 1355,805kg (traction) ; FE= 133,358kg (traction)

NŒUD F FH= -200,168kg (compression) ; FG=- 1271,322kg (compression)

NŒUD G GJ= 676,096 kg (traction) ; GH= 1074,362kg (traction)

NOEUD H HI= 1058,178 kg (traction) ; HJ= -1132,586kg (compression)

NOEUD I IJ= 554,970kg (traction)

Le deuxième cas donne des valeurs qui sont grandes, celles-ci serviront au dimensionnement.
29

II.3 DIMENSIONNEMENT DE LA FERME

 ARBALETRIER dimension de section 7 x 15 cm


Compression axiale: effort de compression Nu= 1466,768kg
fc,0,k= 23N/mm3= 23.00000kg/m² ;

fc,0,d=1592307,692kg/m²; σc , 0 , d=139692,190 kg /m²

139692,190
=0,088 ≤1 ok
On vérifie que : : 1592307,692

Traction axiale : Nt= 719,430kg ; Kmod=classe 2= 1,1 ; σt ,0 ,d =68517,142kg/m²

ft,0,k= 18.00000kg/m² ; ft,0,d= 1523076,923kg/m²

σt , 0 , d
On vérifie : ≤ 1→ 0,044≤ 1 OK
ft ,0 ,d

 ENTRAIT dimension de section 7 x 15 cm

Compression axiale : Nu=670,374kg pas besoin de calculer cette propriété, les


sections sont les mêmes et NuARB¿NuENT . L’entrait supporte très bien les efforts qui la
sollicitent.

Traction axiale : Nt= 1398,109kg ; σt ,0 ,d =133153,238 kg/m ²

σt , 0 , d
ft,0,d= 1246153,846 kg/m² ; ≤ 1→ 0,106≤ 1 OK
ft ,0 ,d
 POINCON dimension de section 7 x 15 cm

Compression axiale : Nu= 89,401kg pas besoin de calculer cette propriété, les
sections sont les mêmes et NuENT¿NuPOIN . L’entrait supporte très bien les efforts qui la
sollicitent.

Traction axiale : Nt= 554,970kg, Pas besoin de calculer celle-ci non plus

NtENT¿NtPOIN

 CONTRE-FICHE dimension de la section 7 x 15 cm


30

Compression axiale : Nu=1271,322kg ; fc,0,d= 1592307,692kg/m²

121078,2857 kg σc , 0 , d
σc , 0 , d= 2 ; Kc= 1,139 → ≤ 1 → 0,066≤ 1
m Kc . fc ,0 , d

Traction axiale : Nt= 506,636kg

kg σt , 0 , d
σt ,0 ,d =48251,047 2 ; ft,0,d= 1523076,923kg/m² ;
≤ 1→ 0,0316 ≤ 1
m ft ,0 ,d

 FICHE

Compression axiale : Nu= 262,371kg pas besoin de calculer cette propriété, les
sections sont les mêmes et NuENT¿NuFICHE. L’entrait supporte très bien les efforts qui la
sollicitent.

Traction axiale : Nt= 1074,362kg, Pas besoin de calculer celle-ci non plus, NtENT¿
NtFICHE

II.4 DIMENSIONNEMENT DE L’EMBREVETEMENT SIMPLE EN CHARPENTE


 Poinçon : 70 x 150mm
 Arbalétrier : 70 x 150mm
 Entrait : 70 x 150mm
 Contrefiche : 70 x 150mm.
 Fiche : 70 x 150mm
A) EMBREVETEMENT SIMPLE ARBALETRIER-ENTRAIT

PRÉSENTATION DE L’ASSEMBLAGE

FIGURE 28-2 : assemblage par embrèvement simple (entrait-arbalétrier).

- Fd : Effort de calcul le long de l’arbalétrier (N)

- α : angle entre arbalétrier et entrait (°)

- bent : largeur de l’entrait

- hent : hauteur de l’entrait

- barb : largeur de l’arbalétrier

- harb : hauteur de l’arbalétrier

- htal : hauteur du talon


31

- ltal : longueur du talon

- dapp : distance de l’assemblage à l’appui.

hent
On calcule : α ≤ 50 ° → α =17 , 6 ° →htal= =37 ,5 mm
4

150mm≤ ltal ≤8 x 37,5→ 150≤ ltal ≤ 300 ; ltal= 230mm

1. Vérification du cisaillement du talon :

0,179 N
τd= 2 ; fv,d= 2,077N/mm² → 2,077 ≥0,179
mm

h tal
h’tal= =¿37,955mm ; h’taleff= h’tal + min (30 x sin a/2 ; h’tal)= 42,544mm
cosα /2

2. Vérification de la compression oblique l’about (côté arbalétrier) :

α 0,486 N
fc,a/2,d= 15,253N/mm² ; σc , , d= → taux de travail : 0,486/15,253≤ 1
2 mm
2

→ 0,031≤ 1 OK

Calcul de la longueur efficace de compression transversale de l’entrait

harb
Leff= a+ min (30 ;d) avec a = −htal x cos α /2; a=459,137mm
sinα
Leff= 489,137mm

3. Vérification de la compression transversale de l’entrait :

Fd x sinα 0,0129 N
σc , 90 , d= = ; fc,90,d= 5,538N/mm²
barb x Leff mm
2

Taux de travail : 0,0023≤ 1 OK


32

B) EMBREVETEMENT SIMPLE ARBALETRIER-POINCON

hpoinç 150
On sait que β=72 , 4 ° >50 ° →htal ≤ → htal ≤ →htal=25 mm
6 6

150mm≤ ltal ≤ 8 x htal → 150 ≤ltal ≤ 8 x 25 →ltal=180 mm

1. Vérification du cisaillement du talon :

τd=0,0725 N /mm ² ; fv,d= 2,077N/mm²


0,0725
Taux de travail : =0,0349 ≤ 1OK
2,077
Longueur efficace de compression oblique de l’about (coté arbalétrier)
h tal ' 25
→ h tal= =30,980 mm
h’tal = β cos 36 , 2 °
cos
2
h’taleff (Leff)= 30,980+ min (30 x sin36,2° ; 30,980) →Leff= 48,698mm

2. Vérification de la compression oblique l’about (côté arbalétrier) :

α 0,3472 N
fc,a/2,d= 9,641N/mm² ; σc , , d=
2 mm
2

0,347
Taux de travail : =0,035 ≤ 1OK
9,641

Longueur efficace de compression transversale de l’entrait

h arb
Leff= a+ min(30 ; a) avec a= −htal x cos 36 , 2 ; a= 137,192mm
sinα

Leff= 167,192mm

3. Vérification de la compression transversale de l’entrait :

0,119 N 5,538 N
σc , 90 , d= 2
; fc , 90 , d= 2
mm mm

Taux de travail : 0,02148≤ 1OK

II.5 DESCENTE DES CHARGES DE LA CHARPENTE


Déterminons le poids propre de la ferme avec tous ce qu’elle supporte pour
trouver la charge qui sera appliquée sur la colonne.
33

 Couverture (poids lattis inclus) : 5kg/m2


 Surcharge d’entretien : 100kg/m2
a) Composante due au poids propre des éléments de la ferme

 Massepoinç= b x h( l+ ltal) ρ = 0,07 x 0,15 x (2,5 + 0,18)x 640= 18kg


 Massearb= b x h x 2l x ρ = 0,07 x 0,15 x 2 x 8,262 x 640= 111,041kg
 Masseent= b x h x l x ρ = 0,0105 x 15,75 x 640= 105,84kg
 Massecontrefiche= 0,0105 x 7,078 x 2 x 640 = 47,564kg
 Massefiche= 0,0105 x 2 x 9,948 x 640= 66,850kg
∑ masses= Ftot= 349,295 kg ; Fu= 471,548kg
b) Composante due aux poids propres des pannes et échantignoles
 Massepannes= b x h x entraxe x nbre panne x ρ
→ Massepannes= (0,07)² x 7 ,875 x 25 x 640= 615,44kg
 Masseech= (0,07)² x 0,098 x 25 x 640/2 = 3,841 kg
∑ masses= Ftot= 619,281kg ; Fu= 836,029kg
c) Composante due à la couverture, au poids du plafond et de la surcharge
d’entretien

 Couverture (poids lattis inclus) : 5kg/m2


 Surcharge d’entretien : 100kg/m2
qu= (1,35 x 5)+(1,5 x 100)= 156,75kg
qu plafond= 1,35 x 10kg/m² = 13,5 kg/m² ; Fu= 13,5 x 1,96 x 15,7 = 415,422kg
Ftot,final= 471,548+ 836,029+ 156,75+ 415,422= 1879,749kg
Ru appui= 1879,749/2= 939,874kg ; charge à appliquer sur les colonnes extrêmes, soit
9398,74N
34

CHAPITRE III : PLANCHER, POUTRE ET POTEAUX

III.1 PLANCHER

III.1.1. Introduction
Le plancher est une partie de la construction qui constitue une plateforme
horizontale au rez-de-chaussée, ou une séparation entre deux étages. Il supporte des charges,
mais il doit pouvoir également assure un confort acoustique et thermique.

Notre plancher sera constitué des solives qui seront recouvertes par un platelage
constitue de planches jointives (épaisseur : 2,5cm en BOMANGA, D24, ρ=0,56) portées par
les solives et clouée directement sur ces derniers et ces solives seront accompagnées des
entretoises afin d’empêcher que les solives se tordent ou se détourne sous la charge
(épaisseur : 2,5cm en BOMANGA, D24, ρ=0,56). Ainsi en sous face on pourra mettre un
plafond en plaque de plâtre. Des enchevêtrures permettent de réserver le passage d’escaliers
ou de gaines techniques.
35

III.1.2. Calcul de solivage

Fig.17 : solives sur les appuis

Considérons une solive et une entretoise de 8×16cm en BILINGA (densité :


0,76 ; classe de résistance : D35).

Les nombres de solives sur (distance entre colonne 5,7m) si elles sont
espacées de 320mm (distance choisit pour que les solives reposent à écartement égal sur le
5,7m depuis le bout d’une colonne a l’autre bout de la colonne suivante) sera :

Avec L=5,7m ; e (écartement)=0,3200m et bsol=0,08m

L 5,7
Nbresolive= +1 = +1 = 14 solives / travée
bsol +e 0 , 08+0,3200

Nous avons sur une travée 9 solives de 8×16cm espacée l’une de l’autre de 5700mm. Entraxe
solive=e + bsol =0,4m.

CONDITION POUR ENTRETOISE : La longueur libre (Portée libre entre les appuis
d’une solive) ne doit pas dépasser 60 fois leurs épaisseurs : Pour la longueur libre on va
prendre la distance entre colonne 5,7m auquel on ajoute la base de la poutre supportant la
solive 0,08m.

L ≤ 60×b 5,700m ≤ 60×0,08m ; on aura 5,700m > 4.8m. on a besoin de mettre les
entretoises.

Chaque solive reprend les charges qui s’exercent sur la bandée chargement dont la
largeur est égale a l entraxe entre deux solives. Avec comme charge de Platelage : 0,025m
×560Kg/m3=14Kg/m2

Les poids propres de matériaux :

1. Panneau de plancher (pour le platelage) : 14Kg/m2× 0,400m=5,600Kg/m


2. Plafond : 10Kg/m2 × 0,400m =4Kg/m
3. Solive : 0,08 × 0,16m×760Kg/m3 =9,728Kg/m
36

4. Entretoise : (9,728 kg x 0,4 /2) x (13/6) = 4,215kg/m

GELS= 5,600Kg/m + 4Kg/m + 9,728Kg/m + 4,215Kg/m= 29,056Kg/m

Le plancher permettra une distribution latérale des charges. Le poids propre des
cloisons sera pris en compte par une charge uniformément repartie qk à ajouter aux charges
d’exploitation.

Nous allons prendre qk=50Kg/m2

1. Sur plancher : (150+50) Kg/m2×0,400= 80Kg/m

Pu=1,35G+1,5Q= (1,35× 29,056) +( 1,5× 80) = 159,15Kg/m

PELS=Q+G= 80+29,056= 109,056Kg/m

RA=RB=PL/2=477,45Kg. La charge qui sera appliquée sur la poutre est P=477,45Kg (charge
concentre)

RAELS=PELSL/2=327,168Kg

Fig. 22 : Solive sur appuis

VERIFICATION DES CONTRAINTES

a. Flexion

б m ,d
On vérifie que : ≤1
k crit × f m , d

2 2
pl 159 ,15 ×6
Muz = = = 716,175Kgm
8 8
37

3
bh h 0 ,16
IGzz = = 0 , 08 ¿ ¿ = 2,73.10-5 m4 et v = = = 0,08m
12 2 2

M uz × v 716,175 ×O , 08
Ϭm,d = = −5 = 2098681,318Kg/m2
I Gzz 2 , 73 ×1 0

𝑓𝑚, 𝑑 = 𝑘𝑚𝑜𝑑 × 𝑘ℎ × 𝐾𝑠𝑦𝑠 × 𝑓𝑚, 𝑘/𝛾𝑀

La combinaison : 1,35G+1,5Q→𝛾𝑀 = 1,3(𝐸𝐿𝑈), (classe 1 ; Q : charge


d’exploitation étant la charge de plus courte durée, MT) → Kmod=0,8. h=160mm
on considère kh=1.
35 N
fm,k = 2 = 35000000Kg/m2
mm

3500000
fm,d = 08 × 1 × 1,1 × = 2369230,769Kg/m
1 ,3
lef =0,9(5,700) = 5,13m et E0,05 = 8,7×108 Kg/m2
2
0 ,78 b
Ϭm,crit= E0,05
h ×l ef
=0 , 78 ¿ ¿= 5291228,07Kg/m

λrel,m =
√ f m, k
Ϭ m ,crit
=
√ 3500000
5291228 , 07
= 0,74 < 0,75 ; Kcrit

=1
б m ,d
Le taux de travail : ≤1
k crit × f m , d

2098681,318
= 0,8 < 1 ok
2369230,769

b. Cisaillement

τd
On vérifie que : ≤1
k v f v ,d

k f × F v, d 3
τd = avec kf = pour une section rectangulaire
b ×h ef 2

b (épaisseurs de la pièce)=0,08m et hef (hauteur réelle exposée au cisaillement)=0,15m


Fv,d (Effort tranchant) =RA=327,168kg. La solive n’est pas entaillée donc
Kv=1(coefficient d’entaillage).
38

1, 5 ×327,168
τd = = 55951,171 Kg/m2
0 , 08(0 ,16)

f v, k 340000
fv,d = kmod × = 0,08 = 209230,7692Kg/m2
ΥM 1 ,3

55951,171
Taux de travail : = 0,267< 1 ok
209230,7692

VERIFICATION DES DEFORMATIONS

Calcul de la flèche instantanée avec l’ensemble des charges


Nous la calculons avec la combinaison suivante que nous jugeons plus défavorable :

p= G+Q=29,056+80=109,056kg/m=1090,56N/m=1,09056N/mm

I=27306666,67mm4, E0, moyen=10000N/mm2, L=5700mm

4 4
PL 1,09085 ×570 0
Winst = = = 10,978mm
384 × E 0 ,moyen × I 384 ( 10000 ) 27306666 , 67

Winst,lim=L/300=5700/300=19mm

On verifie que Winst/Winst, lim≤1 → 10,978/19=0,57 < 1. OK

Calcul de la flèche différée Wcreep et la flèche nette finale Wnet,fin


La flèche différée est calculée avec la combinaison p=kdef (G+ Ψ2Q)

Kdef (coeff de fluage) =0,6 pour le BM et Ψ2(coeff de simultanéité) =0,3(habitation).


P=0,6(29,056+0,3. 80) =31,8336kg/m=0,318336N/mm
4 4
PL 0,318336 × 570 0
Wcreep = = = 3,205mm
384 × E 0 ,moyen × I 384 ×10000 ×27306666 ,67

Wnet,fin=Winst+Wcreep=10,978+3,205=14,183mm
Wnet,fin,lim=L/200=5700/200=28,5mm
On vérifie que Wnet,fin/Wnet,fin,lim≤1 → 14,183/28,5=0,49 < 1. OK

III.1.3 Résistance au feu

La résistance au feu est un concept très important dans les bâtiments à


ossature en bois. La résistance au feu n’est pas une propriété intrinsèque d’un
39

matériau, mais bien l’aptitude d’un élément de bâtiment à résister aux effets d’un
incendie.

FIGURE 29-5 : Détermination des faces exposées au feu

Tableau14-2 : Coefficient d’ajustement des résistances (kfi) selon la norme


européenne (CEN, 2004).

Tableau 14-3 : Propriétés géométriques d’une section transversale exposée au feu


sur les quatre faces.

- kmod,feu = 1,0 et 𝛾𝑀,𝑓𝑒𝑢 = 1 en situation d’incendie.

Tableau 14-4 : Vitesses de carbonisation du bois selon l’Eurocode5 : partie 1-2


(CEN, 2004)
Nous allons déterminer si la solive précédente, exposée sur trois faces comme
l’illustre la figure 35, peut fournir un degré de résistance au feu d’une demie heure
(temps nécessaire d’évacuation des personnes et d’arriver d’une équipe de pompage
sur place).

HYPOTHESE :
- Solive en BM 80 x 160 mm, espacé d’un entraxe de 0,400m

- Résistance en flexion(D35) =35Mpa

- Portée : 6m
40

- Charge permanente G : 29,056kg/m=0,29056kN/m

- Charge d’exploitation Q : 80kg/m=0,80kN/m


• Détermination de la charge pondérée et du ratio de sollicitation

Wf = 0,29056 + 0,80 = 1,09056 N/m


2 2
wf L 1,09056 ×6
Mf = = = 3,907 KNm
8 8

• Détermination de la couche de carbonisation après 30 minutes

0 ,55 mm
ßn = 0,55mm/min et dcarb = ßnt + 7mm = ( ) 30min + 7mm =
min
23,5min

• Détermination de la section transversale réduite

S(t) =( b sol −2 d carb ) ¿¿ = ( 80−2× 23 , 5 ) ¿ ¿ = 102477,375mm2

• Ajustement de la résistance en flexion (du 5e centile au 20e centile), en


présumant que les divers coefficients de correction sont fixés à 1,0
35 N
k mod , feu ( k fi f m , k ) s 1× 1, 25 × 2
×102477,375 m 3
Mr,feu = Ø (kfi fm,k) S = = mm
Υ M , feu
1
= 4483385 KNm = 4,843 KN
• Vérification du ratio de sollicitation
Mf 3,907
• Ratio de sollicitation : = = 0,87< 1 (Donc acceptable pour un
M r , feu 4,483
DRF de 30 minutes).
III.2. POUTRE
III.2.1. Introduction
Considérons une poutre supportant les solives du plancher d’une travée
intermédiaire, elle reposera sur une entaille de sa dimension réalisée dans la colonne.
Cette poutre recevra les charges des solives comme de charges ponctuelles.

Fig.24 : Poutres supportant les solives


41

Considérons une poutre de section 8 x 25cm en MUKULUNGU (D40) :

- Poids propre: 0,08m x 0,3m x 940kg/m3=22,56kg/m (GELS)

Gu=1,35.G=30,456kg/m; P=477,45kg ; q= 30,456kg/m

Les charges concentrées peuvent être transformées en une charge uniformément


repartie : q’=P/0,32 =477,45/0,32 = 1193,625 Kg/m.

Par superposition on a :

'
q b ql 1193,625(5 , 7) 30,465(6)
RA=RB= + = + =3493,199 Kg
2 2 2 2

q l ql 1193,625 (6) 30,456 (6)


'
Tmax= + = + =3493,199 kg
2 2 2 2

Mmax=
q l q a ql 1193,625 ( 36 ) 1193,625 ( 0,0361 ) 30,456 ( 36 )
' 2 ' 2 2
− + = − + =2986,819 kgm
8 2 8 8 2 8

VÉRIFICATION DES CONTRAINTES

a. Flexion simple
42

б m ,d
On vérifie que : ≤1
k crit × f m , d

Muz= 2986,819 Kgm

IGZZ= 1,8.10-4m2

v = 0,15m

бm,d=1905682,5 Kg/m2

𝑓𝑚, 𝑑 = 𝑘𝑚𝑜𝑑 × 𝑘ℎ × 𝐾𝑠𝑦𝑠 × 𝑓𝑚, 𝑘/𝛾𝑀

La combinaison : 1,35G+1,5Q→𝛾𝑀 = 1,3(𝐸𝐿𝑈), (classe 1 ; Q : charge


d’exploitation étant la charge de plus courte durée, MT) → Kmod=0,8.

h= 300mm > 150mm on considère kh= 1 et ksys= 1

40 N 2
fm,k= 2
=4000000 Kg/m
mm

3500000
fm,d = 08 × 1 × 1,1 × = 2369230,769Kg/m
1 ,3

lef= 0,9×6m = 3,6m

E0,05= 9,4×108kg/m2

0 ,78 b
2
0 ,78(0 , 08)2 × ( 9 , 4 ×1 08 )
σm,crit= E0 , 05= =4344888,888 kg/m2
hl ef 0 , 3(3 , 6)

λrel,m=
√ f m ,k

σ m , crit
=
4000000
4344888 , 88
=0 ,96 → 0,75< λrel,m<14

kcrit= 1,56 – 0,75λrel,m= 0,84

б m ,d
Le taux de travail : ≤1
k crit × f m , d

1905682 , 5
<1→ 0,957< 1
2369230,769× 0 , 84
43

b. Cisaillement
τd
On verifie que : ≤1
k v f v ,d

k f × F v, d 3
τd = avec kf = pour une section rectangulaire
b ×h ef 2

b (épaisseurs de la pièce)=0,08m et h ef (hauteur réelle exposée au cisaillement)=0,3m


Fv,d (Effort tranchant) =RA=3493,199kg. La solive n’est pas entaillée donc
Kv=1(coefficient d’entaillage).

1, 5 ×3493,199 2
τd= =21832,493 kg/m
0 ,08 × 0 ,3

f v, k 380000 2
fv,d= kmod × =0 , 8 =233846,154 kg /m
γM 1, 3

21832,493
Taux de travail : =0 , 09<1
233846,154

VERIFICATION DES DEFORMATIONS

qELS= 22,56 kg/m = 0,2256 N/mm

q’ELS = PELS/0,4 = 477,45/0,4 =1193,625kg/m=11,93625 N/mm

Calcul de la flèche instantanée avec l’ensemble des charges

I= 180000000mm4, E0,moyen=11000N/mm2, L= 6000mm, a= 400mm

4 ' 4 ' 2 2 4 ' 4 ' 2 2


ql q l −24 q a l ql +q l −24 q a l
Winst= + =
384 E0 , moyen I 384 E0 , moyen I 384 E0 , moyen I

Winst=0,2256 (6000)4 +11,93625¿ ¿

L 6000
Winst,lim= = =20 mm
300 300

W inst
On vérifie que :
W inst ,lim ¿ ≤ 1 ¿
44

18 ,56
=0 , 92< 1 ok
20

Calcul de la flèche différée Wcreep et la flèche nette finale Wnet,fin


La flèche différée est calculée avec la combinaison p=kdef (G+ Ψ2Q)

Kdef (coeff de fluage) =0,6 pour le BM et Ψ2(coeff de simultanéité) =0,3(habitation).

q= 0,6(0,2256)= 0,13536N/mm et q’=0,6(11,93625)=7,16175

Wcrep=0,13536 (6000)4 +7,16175 ¿ ¿

Wnet,fin=Winst+Wcreep= 18,56+11,136=29,696mm

6000
Wnet,fin,lim=L/200= =30 mm
200

29,696
On vérifie que Wnet,fin/Wnet,fin,lim≤1 → =0,989 mm<1 ok
30

La charge que recevra la colonne de la poutre sera : P=3493,199kg

II.3. LE POTEAU
III.3.1. Introduction

Le poteau est une pièce de la charpente dressée verticalement supportant la


structure, elle va transmettre les charges de toute la structure à la semelle.

Nous adoptons un poteau de 30 x 30 cm de section et de 3m de longueur en


MUKULUNGU (BM, D40).

Poids propre :

PP=1,35x0,3mx0,3mx3mx940kg/m3

Pp=342,63kg

La charge de la toiture :

Nous avons trouvé que la colonne extrême, après descente de charge de la toiture
reçoit P1=939,874kg

La charge des poutres supportant le plancher :


45

La colonne intermédiaire et interne du bâtiment reçoit 4 colonnes (deux-deux de part et


d’autre) comme on peut le voir sur le plan de solivage.

P2=4(1369,2524kg) →P2=5477,01kg.

- La charge des poutres supportant les solives de plafond


a. Solive pour plafond
Poids propre: 0,08m x 0,16m x 760kg/m3=9,728kg/m
Plafond : avec un entraxe entre solive de 1,3333m→10kg/m2 x
1,3333m=13,333kg/m q=1,35(9,728+13,333) =31,21kg/m

RA=RB=ql/2=88,948kg c’est la charge appliquée à la poutre.

b. Poutre supportant les solives

RA=RB=(2(88,948kg) +25,38kg/m(6m)) /2=165,088kg. C’est la charge que la poutre


transmet aux colonnes. Vue que la colonne intermédiaire interne reçoit quatre poutres
nous multiplions cette charge par 4, P3=660,352kg
VERIFICATION DES CONTRAINTES
a. Compression axiale avec risque de flambement :

L’effort de compression axiale sur la colonne vaut 7077,236kg.

Résultant de la combinaison 1,35G+1,5Q→ Kmod=0,65(classe 3 ; Q : charge


d’exploitation provenant de la descente de charges de tous les éléments que supporte le
poteau, c’est la charge de plus courte durée, instantanée) et𝛾𝑀 = 1,3.

fc,0,k=26N/mm2=2600000kg/m2

fc,0,d=kmod(fc,0,k)/γM= 0,65(2600000)/1.3=1300000kg/m2

A=b×h=0,3×0,3=0,09m2
46

N u 7077,236 2
σc,0,d= = =78635,955 kg/m
A 0 ,09

σ c, 0 ,d
On vérifie que : ≤1
kc . f c ,0 , d

Il faut prendre en compte le risque de flambement (FIG19) 𝑙𝑓 = 2𝑙 = 12𝑚 Le coefficient


de flambement le plus défavorable Kc=min (kc,x ; kc,y)

3
bh
IGxx=IGyy= =0 , 3 ¿ ¿
12

Les élancements mécaniques seront :

A 0 , 09 4
λx=λy=lf =12 ×1 0 =138,564
I Gxx 6 ,75

Calcul des élancements relatifs : E0,05=9,4kN/mm2=9,4.108kg/m2

λrel,x=λrel,y= ( )√ λx
π E 0 ,05 3 , 14 √
f c, 0 ,k 138,564 2600000
=
9 , 4 × 10
2
=2,321> 0 ,3

Il y a risque de flambement.

On calcule le coefficient kx et ky avec βc=0,2 pour le BM.

kx=0,5.1+βc λrel.x – 0,3+ λrel,x=0,5(1+0,2(2,231-0,3)+2,3212)=3,396

kx=ky

1 1
kcx=kcy= ≤ 1→ k cx = =0.17
k x + √ k x −λ rel, x
2 2
3,396+ √ 3,396 2−32,3212

σ c, 0 ,d
≤1
kc . f c ,0 , d

78635,955
=0 ,35 <1
1300000(0 , 17)
47

CHAPITRE IV : ESCALIER

C’est un élément d’ouvrage permettant de passer à pied d’un étage de bâtiment


à un autre. L’escalier est composé d’une succession régulière de plans horizontaux consistant
en des marches et des paliers.
Le type choisi est l’escalier à volée droite : avec (constitués de plusieurs volées
droites et comportant dans son parcours un ou plusieurs paliers intermédiaires) ou sans palier
intermédiaire

IV.1 PRESENTATION DE DIFFERENTES DIMENSIONS

- Hauteur sous-plafond : 3,00m→ hauteur du plancher au palier : 150cm


- L’escalier comporte deux volées avec palier de repos : L2=580cm et l2=210cm ;
- Le jour : 10cm
- Épaisseur du plancher recouvert : 19cm
- Hauteur contremarche : 18cm
- Giron : 24cm
a) La marche bois utilisé :IROKO

L=2,85m ; b= 0,24m ; h=0,03m


Poids propre de la marche : 0,24 x 0,03 x 640kg/m3=4,608kg/m ;

Charge d’exploitation : 350kg/m² x 0,24= 84kg/m ; qu=99,165kg/m ; qELS=67,608kg/m


48

RA=RB=123,956kg à appliquer sur les poutres crémaillères ; RA,ELS=96,341 kg

 Vérifications des contraintes


σm , d
 Flexion : ≤1
Kcrit x fm , d

2541916,667 kg
σm , d= 2
; fm , d=2640000 kg /m ² ; Kcrit=1 ; 2541916,667 =0 , 96 ≤ 1 ok
m 1 x 2640000

 Cisaillement

50838,333 kg
τd= ; fv,d= 184615,384 kg/m² ; kv= 1

50838,333
=0 , 27 ≤ 1OK
184615,384
 Vérifications des déformations

Calcul de la flèche instantanée avec l’ensemble des charges


Nous calculons avec la combinaison la plus défavorable :
p=G+Q=2,304+63=65,304kg/m=0,65304N/mm

I=120000mm4, E0,moyen=10000N/mm2, L=2500mm→ Winst=0,276mm

Winst,lim=L/300=8,333mm

Winst/Winst,lim≤1 → 0,276/8,333=0,033 < 1. OK

Calcul de la flèche différée Wcreep et la flèche nette finale Wnet,fin


La flèche différée est calculée par p=kdef(G+ Ψ2Q)

Kdef (coeff de fluage)=0,6 pour le BM et Ψ2(coeff de simultanéité)=0,3(habitation).


P= 12,7224kg/m= 0,12724N/mm
Wcreep= 0,539mm ; Wnet,fin= 0,276+ 0,539= 0,815mm ; Wnet,fin,lim= 2500/200=12,5mm
Wnet,fin/Wnet,fin,lim= 0,065≤ 1OK .
b) La poutre supportant les marches
- Pente de l’escalier : tgα=18/24 → α=36,869° avec la longueur pente de
l’escalier : C1= 3,992m et C2= 2,7m

- Considérons la poutre déjà entaillées avec système des crémaillères.


49

- Sinα=h/18 → h=e1=15,94cm. On adopte une planche de hauteur H=e1+e2=40cm,


hauteur dimensionnant e2=40-15,94=24,06cm. On prend une planche 10cm x 30cm
- Poids propre de la poutre: 1,35 x 0,2406m x 0,1m x 640kg/m3=20,787kg/m
- Garde-corps : 1,5 x 100kg/m=150kg/m

FIGURE 32-3 : Garde-corps.

Charge sur la poutre : 122,012/0,18= 677,844kg/m


Qtotal=677,844+150+20,787=848,631kg/m, en ELU
Qtot,ELS= (81,63/0,18) +15,398+100=568,898kg/m

RA=RB= 1693,867 kg(pour escalier 1) ; R A=RB=1145,651kg

 Vérification des contraintes


1751633,279 kg
 Flexion : σm , d= 2
;fm,d=1845969,231kg/m² ; Kcrit=1
m

σm , d
Vérification : =0,948 ≤ 1OK
fm , d

 Cisaillement : τd=120990 , 5 kg /m² ; fv,d=184615,384kg/m²

Vérification du taux de travail : 120990,5/184615,384=0,655≤ 1OK

 Vérification des déformations

Calcul de la flèche instantanée : p=568,892kg/m²= 5,68892N/mm

I=11606616,18mm4 ; L=3992mm ; Winst=1,62mm ; Winst,lim= 13,306mm

Winst / Winst,lim=0,12≤ 1OK

Calcul de la flèche différée :avec p=0,6(5,68892)=3,413452N/mm

Wcreep=0,9726 ; Winst,fin=2,592 ; Winst,fin lim=19,19

Vérification : 2,592/ 19,96= 0,12≤ 1OK


50

CHAPITRE V : LA FONDATION

VI.1 INTRODUCTION
La fondation est la partie d’un bâtiment ou d’un ouvrage de travaux publics qui assure
la transmission des charges de celui-ci dans le sol.

Parmi les types de fondation superficielle, nous avons optés pour la fondation à
semelle isolée.

V.2 PREDIMENSIONNEMENT DE LA SEMELLE ISOLEE


On considère A et B les dimensions transversales de notre semelle de forme carré
qui sont respectivement sa longueur et sa largeur et a et b qui sont les dimensions de la

colonne que porte la semelle. A et B sont déterminées par : B≥


√ b x Nu
a x σsol
et A ≥
√ a x Nu
b x σsol

Notre sol est à texture essentiellement sablonneuse et assortie de quelques éléments


grossiers (sol non cohérents à compacité moyenne ;σsol=0 , 20 à 0 , 40 Mpa)

σsol=0 , 20 Mpa=20.000 kg/m ² et Nu= 7077,236kg ; colonne :30 x 30cm ; a et b 50cm x 50

cm ; A=B≥
√ 0 , 50 x 7077,236
0 , 50 x 20000
=¿ ¿ 0,59→A=B= 0,80m.

A−a 80−50
Pour d= = =7 , 5 cm; hauteur de la semelle : d+5= 12,5cm, on prend h=15cm.
4 4
Profondeur de la fouille pour avoir le bon sol : 3m.

VI.3 CALCUL DES ARMATURES


51

Nu=7077,236kg sans le poids du pied de poteau


Poids propre du fut : 1,35 x 0,5m x 0,5m x 3,15m x 2500kg/m3 =2657,813kg

Ptot=Nu+ Poids du fut= 9735,049kg


l
Lf=2l=2(3,15m)=6,3m ; l=6Lf/ b√ 3 → l= 43,6 ; β = 1+0,2( )² → β =1,310
35
e=0,80/1,310=0,610 ; Br=(b-e)²= 2116cm² ; Fc28=20Mpa ; Fe=400Mpa

Asl≥ ( Ptote −0 , 85 Br0 ,9x fcx γb28 ) 1,fe15 =¿( 9735,049


0,610
−0 , 85
2116 x 200 1 ,15
¿
0 , 9 x 1 ,5 4000
=¿-

7014,06cm²
Pourcentage d’armatures A cm²≥ 4 périmètre de B→ A= 4(4 x 0,5)=8 cm², 4Ø16 (Cfr
8,04cm² ; diameter de l’étrier: ØL/3 = 16/3= 5,66mm≅ Ø6
Ecartement d=15.ØL= 15 x 1,6cm= 24cm; on aura 315cm/24= 13 étriers.
Poids propre de la semelle: 1,35 x 0,80m x 0,80m x 0,15m x 2500kg/m3=324kg
Poids de terre: 1,35 x 0,30 x 0,30 x 2,85x 1800= 623,295kg
Ptot= 324+ 9735,049+ 623,295= 10682,344kg
Verification des contraintes:
Ptot 10682,344
σsol ≥ → 20.000kg/m²≥ 2
=¿16691,162kg/m²
AxB 0 , 80
Section // au coté A : fs=400Mpa/1,15= 348Mpa ; da=db=15cm-5cm= 10cm
10682,344 ( 0 , 80−0 , 5 )
- Asa≥ Ptot ¿ ¿ Asa≥ =1 ,15 cm² soit 4HA12(2,01cm²)
8 x 0 ,1 x 34800000
Section // au côté B :

- Asb= idem, 4HA12

Ecartement entre les barres : 15cm

Si nous fixons l’écartement de barres à 15cm, nous aurons sur


80cm→80/15=5,33. Ainsi nous adoptons 5HA12 espacés de 16cm.
52

CHAPITRE VI : CONCLUSION

Nous arrivons au bout de notre travail de fin de cycle de licence nommé :« la


conception et dimensionnement d’un bâtiment écologique R+3 servant d’hôtel dans la ville
province de Kinshasa ».

Ce travail nous a permis d’approfondir notre connaissance sur les nouvelles


normes de calcul des structures en bois, notamment l’Eurocode 5, et pouvoir le mettre en
application dans la réalité.

Nous avons pu acquérir certaines connaissances à savoir : le calcul de la


charpente traditionnelle en bois qui est un point essentiel pour les structures en bois, nous
avons calculé une semelle en béton armé pouvant supporter notre structure en bois dont nous
avons calculé aussi différents éléments.

Ainsi tout au long de notre rédaction nous avons pu constater qu’une structure
en bois est aussi légère qu’une structure en béton ou en acier, c’est ainsi qu’elle ne présente
pas des difficultés lorsqu’il s’agit d’implanter le bâtiment même sur des terrains dont la
portance est faible.

Aussi écologique soit-elle, la construction en bois demandes beaucoup des


précisions dans sa réalisation et tient compte de plusieurs de détails important à ne pas
négliger comme on a pu le constater dans le calcul. La construction en bois demande aussi
une prise des précautions considérable tout au long de la durée de vie de la structure.
53

Tous les autres détails, plus important et mieux développés sont donnés tout au
long du travail, nous terminons en assurant que le travail présenté est loin d’être parfait ainsi
toute, suggestion, remarque ou critique sera la bienvenue.

BIBLIOGRAPHIE

A) OUVRAGES
1. MOUGIN, Jean-Pierre, Béton armé, B.A.E.L 91, modifié 99 et DTU associés, 2è édition,
Eyrolles, paris 2000
2. Pierre Latteur, structure en bois, UCLouvain, Belgique, Janvier 2021
3. Toiture et bardages, groupe acier gros jean, édition 2020
4. Yves benoit, Bernard legrand, Vincent tastet, Calcul des structures en bois, guide
d’application selon l’Eurocode 5
5. M. CALLAUD,cours de construction en bois, guide des assemblages de charpente
6. MAXIME ALLAIS, Franck KUPFERLE et Frédéric Rossi, Dimensionnement à froid des
assemblages traditionnels bois, conformément aux Eurocodes, guide pratique, CODIFAB,
paris, 64p.
7. Cecobois, guide technique sur la conception des poutres et colonnes en gros bois, canada
quebec, 80p.
8. CHENAF, Ménad, les escaliers, conception, dimensionnement et exécution, guide pratique,
CSTB, décembre 2008, 67p.
9. PAUL GUT, Éléments de base pour la conception et construction des charpentes, 1ère
édition, 1993, 101p.
B) COURS
10. Ir. NZEZA Antoine, cours de béton armé aux états limites(215-2016) inédit,
I.N.B.T.P ,75p.
11. Prof. MBUYAMBA MUKUNDI JR, Notes de cours de R.D.M., deuxième graduat BTP à
l’I.N.B.T.P
13. KELAMBILE BASILE, notes de coirs de construction en bois théories et applications
BTP3, I.N.B.T.P, Kinshasa, 201
54

14. Prof E. MAFUTA, notes de cours de stabilité, théories et applications BTP3, I.N.B.T.P,
Kinshasa
C) Fiches
15. VC WOOD, panels et concepts : essences wood
16. TROPIX 7, 1998-2011 CIRAD
17. Fiche Eurocode
D) WEBOGRAPHIE
18. www.google.com(wikipedia)

ANNEXES
55

Table des matières


EPIGRAPHE.............................................................................................................................................1
DEDICACES.........................................................................................................................................2
REMERCIEMENTS............................................................................................................................3
REMERCIEMENTS..............................................................................................................................4
AVANT-PROPOS................................................................................................................................5
LISTE DES SYMBOLES ET ABREVIATIONS...................................................................................6
CHAPITRE0 : INTRODUCTION.........................................................................................................9
0.1PROBLEMATIQUE.........................................................................................................................9
0.2 HYPOTHESE DU SUJET................................................................................................................9
0.3 INTERET DU SUJET......................................................................................................................9
0.4 METHODOLOGIE........................................................................................................................10
0.5 DELIMITATION DU SUJET........................................................................................................10
0.6 PLAN DE TRAVAIL.....................................................................................................................10
CHAPITRE I : GENERALITES..........................................................................................................11
I.1. Situation géographique et nature du sol.........................................................................................11
I.2. Description du bâtiment.................................................................................................................11
2. Système d’aération.....................................................................................................................12
3. Système d’éclairage....................................................................................................................12
4. Adduction des eaux potables......................................................................................................12
5. Système d’évacuation des eaux..................................................................................................12
6. Revêtement du sol.......................................................................................................................13
56

7. Présentation de la structure.......................................................................................................13
I.3 Caractéristiques des matériaux........................................................................................................13
A. LE BETON......................................................................................................................................13
SOLLICITATIONS COMPOSEES.....................................................................................................19
8. Vérification des sections de bois à l’ELS..................................................................................19
CHAPITRE II : TOITURE...................................................................................................................21
II.1 LES DIFFERENTS ELEMENTS D’UNE TOITURE...................................................................21
II.2 CALCUL DES ELEMENTS PORTEURS....................................................................................22
II.3 DIMENSIONNEMENT DE LA FERME......................................................................................28
II.4 DIMENSIONNEMENT DE L’EMBREVETEMENT SIMPLE EN CHARPENTE......................29
II.5 DESCENTE DES CHARGES DE LA CHARPENTE..................................................................31
CHAPITRE III : PLANCHER, POUTRE ET POTEAUX...................................................................33
III.1 PLANCHER.................................................................................................................................33
III.1.1. Introduction..............................................................................................................................33
III.1.2. Calcul de solivage.....................................................................................................................33
III.1.3 Résistance au feu.......................................................................................................................37
HYPOTHESE :....................................................................................................................................37
III.2. POUTRE.....................................................................................................................................38
III.2.1. Introduction..............................................................................................................................38
II.3. LE POTEAU.................................................................................................................................41
III.3.1. Introduction..............................................................................................................................41
CHAPITRE IV : ESCALIER...............................................................................................................44
IV.1 PRESENTATION DE DIFFERENTES DIMENSIONS..............................................................44
CHAPITRE V : LA FONDATION......................................................................................................47
VI.1 INTRODUCTION........................................................................................................................47
V.2 PREDIMENSIONNEMENT DE LA SEMELLE ISOLEE..........................................................47
VI.3 CALCUL DES ARMATURES....................................................................................................47
CHAPITRE VI : CONCLUSION.........................................................................................................49
BIBLIOGRAPHIE...............................................................................................................................50

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