Titre 1 : De L’Écrit Électronique
L’évolution numérique a transformé les pratiques juridiques, notamment en rendant l’écrit
électronique équivalent à l’écrit papier dans de nombreux cas. Le cadre juridique de l’écrit
électronique repose sur des principes garantissant sa validité, sa conservation, sa preuve, et son
utilisation. Cet exposé suit un plan structuré autour de ces thématiques, conformément aux articles
mentionnés dans le Livre Deuxième : Titre I - De l'écrit électronique.
I. Validité de l’écrit électronique (Articles 266-267)
L’écrit électronique bénéficie de la même validité juridique que l’écrit sur support papier, sous
certaines conditions :
1. Identification de l’auteur : La personne qui a établi l’écrit doit être identifiable de manière
fiable.
2. Intégrité de l’écrit : Le contenu doit être préservé de toute altération, garantissant son
authenticité.
3. Exceptions : Certains actes ne peuvent être établis sous forme électronique, notamment :
• Les actes sous seing privé relatifs au droit de la famille ou des successions.
• Les sûretés personnelles ou réelles de nature civile ou commerciale.
• Les actes exigeant un support papier ou un autre format spécifique prévu par la loi.
Principe clé : Nul ne peut être contraint d’utiliser un écrit électronique pour des actes juridiques.
II. Preuve et conservation des écrits électroniques (Articles 268-269)
A. La preuve électronique
• Les écrits électroniques ont une force probante égale à celle des écrits papier.
• Ils doivent satisfaire aux exigences de lisibilité, de présentation, et de fiabilité pour être
admis comme preuve.
• La contestation de la force probante d’un écrit électronique en raison de sa forme est
interdite si son intégrité est garantie.
B. Conservation des contenus électroniques
Les documents électroniques doivent être conservés dans des conditions garantissant :
1. Leur accessibilité et leur consultabilité future.
2. Leur intégrité et leur exactitude (contenu inchangé, sauf ajouts mineurs liés à
l’acheminement).
3. Leur capacité à être reproduits fidèlement sous leur forme originale.
III. Utilisation et transmission des écrits électroniques (Articles 270-274)
A. Version électronique originale
Une version électronique est considérée comme originale si :
1. Elle garantit l’intégrité et l’exactitude des informations.
2. Elle peut être reproduite à l’identique.
B. Copie électronique certifiée conforme
• La copie électronique d’un acte a la même valeur que l’original, à condition de conserver
son intégrité.
• La certification peut être fournie par une personne légalement qualifiée.
C. Exigences d’envoi en plusieurs exemplaires
Un écrit électronique est considéré comme envoyé en plusieurs exemplaires si :
• Il peut être reproduit fidèlement dans son intégralité par le destinataire.
D. Remise et accusé de réception
La remise est effective lorsque le destinataire en accuse réception, que ce soit par voie électronique
ou tout autre moyen.
IV. Envoi électronique recommandé (Articles 275-277)
A. Effet juridique
Les communications électroniques envoyées via des services recommandés bénéficient :
1. D’une présomption d’intégrité des données transmises.
2. D’une identification fiable de l’expéditeur, du destinataire, et des horaires d’envoi/réception.
B. Services d’envoi recommandé électronique qualifié
Ces services doivent répondre aux critères suivants :
1. Être fournis par des prestataires de services de confiance qualifiés.
2. Garantir une identification fiable des parties concernées.
3. Sécuriser l’envoi/réception avec une signature électronique avancée ou un cachet
électronique qualifié.
C. Exigences techniques
• Les données modifiées lors de l’envoi doivent être signalées clairement.
• L’horodatage qualifié doit indiquer les dates et heures d’envoi/réception.
• Les prestataires doivent garantir la sécurisation des données et leur traçabilité.
En conclusion,
L’écrit électronique, bien qu’intangible, constitue désormais un outil juridique reconnu et fiable. Sa
validité, sa conservation, et sa transmission sont encadrées par des règles strictes pour garantir son
intégrité et son efficacité. En intégrant des solutions technologiques comme les services qualifiés et
les signatures électroniques avancées, il s’inscrit dans une dynamique de modernisation juridique
répondant aux besoins de notre ère numérique.
Titre 2 : De L’Identification Électronique
L'identification électronique constitue une avancée majeure dans le cadre de la
transformation numérique des services publics et privés. Elle permet de vérifier l’identité des
personnes physiques ou morales en garantissant sécurité, fiabilité, et conformité juridique. Ce titre
traite des différents niveaux de garantie, des exigences en matière de sécurité, et du cadre
d’interopérabilité et de gouvernance des schémas d’identification électronique.
I. Les niveaux de garantie des schémas d’identification électronique (Articles 278-279)
Les schémas d’identification électronique sont classés en trois niveaux de garantie : faible,
substantiel, et élevé, selon leur degré de fiabilité.
A. Niveaux de garantie
1. Niveau faible
• Offre un degré limité de fiabilité à l’identité revendiquée.
• Les moyens d’identification respectent des contrôles techniques minimaux pour
réduire les risques d’altération ou d’utilisation abusive.
2. Niveau substantiel
• Garantit un niveau substantiel de fiabilité à l’identité.
• Exige des spécifications techniques et des normes strictes pour minimiser les risques
de fraude.
3. Niveau élevé
• Fournit le plus haut degré de fiabilité à l’identité.
• Les moyens d’identification utilisés sont conformes aux normes internationales et
intègrent des mécanismes avancés pour empêcher les altérations.
B. Conditions d’éligibilité des schémas d’identification électronique
Pour être éligible, un schéma doit :
1. Permettre un accès sécurisé à des services publics ou privés.
2. Répondre aux exigences techniques minimales pour les niveaux de garantie.
3. Prévoir des procédures robustes pour vérifier et prouver l’identité des demandeurs.
4. Inclure des spécifications de sécurité et des mécanismes d’authentification fiables.
II. Sécurité et fiabilité des schémas d’identification électronique (Articles 280-281)
A. Atteinte à la sécurité ou altération du schéma
1. En cas d’altération affectant la fiabilité ou l’authenticité du schéma, l’autorité compétente :
• Suspend ou révoque immédiatement l’authentification ou les moyens d’identification
concernés.
• Rétablit l’authentification une fois le problème résolu.
2. Les mesures prises visent à :
• Réduire substantiellement les risques liés à l’utilisation abusive.
• Garantir la protection des données personnelles des utilisateurs.
B. Responsabilité des entités délivrantes
1. Les entités délivrant les moyens d’identification électronique doivent :
• Respecter les normes internationales et les exigences techniques minimales.
• Garantir un traitement conforme des données personnelles.
2. Elles sont responsables de tout dommage causé intentionnellement ou par négligence.
III. Cadre d’interopérabilité et gouvernance des schémas d’identification électronique (Articles 282-
283)
A. Cadre d’interopérabilité
Le cadre d’interopérabilité vise à harmoniser les schémas d’identification pour qu’ils soient
utilisables à l’échelle nationale et internationale. Il repose sur :
1. Des exigences techniques minimales liées aux niveaux de garantie.
2. Des spécifications en matière de sécurité pour assurer la fiabilité des données échangées.
3. Des règles encadrant le règlement des litiges liés à l’interopérabilité.
4. Un respect des principes de protection de la vie privée dès la conception.
B. Gouvernance
1. L’autorité compétente responsable des schémas d’identification est désignée par décret.
2. Ses missions incluent :
• La supervision des entités délivrant les moyens d’identification.
• La gestion des normes opérationnelles communes.
En conclusion,
L’identification électronique constitue une infrastructure clé pour garantir la sécurité et l’efficacité
des services numériques. Les schémas d’identification électroniques, encadrés par des niveaux de
garantie stricts, des mesures de sécurité robustes, et un cadre d’interopérabilité, contribuent à
renforcer la confiance dans l’écosystème numérique tout en protégeant les droits des utilisateurs.
Titre 3 : De La Signature Électronique
La signature électronique constitue un outil essentiel pour garantir l’intégrité, l’authenticité
et la validité des documents numériques. Elle est encadrée par des exigences légales et techniques
afin d'assurer sa fiabilité et son admissibilité dans les transactions électroniques. Ce titre explore la
définition, la validité, les exigences techniques, ainsi que les mécanismes de validation et de
conservation des signatures électroniques.
I. Définition et validité de la signature électronique (Articles 284-285)
A. Définition
1. Une signature électronique identifie son auteur et manifeste son consentement aux obligations
liées à l’acte signé.
2. Elle est juridiquement équivalente à une signature manuscrite, à condition de respecter les
exigences légales.
3. Les certificats qualifiés associés à la signature garantissent sa fiabilité et sa conformité.
B. Validité
1. Une signature électronique est valide si elle est :
- Créée par un procédé fiable permettant d’identifier son auteur.
- Associée à un acte dont toute modification ultérieure est détectable.
2. En cas de révocation d’un certificat qualifié, la signature perd sa validité à compter de la date de
révocation.
II. Exigences techniques et légales (Articles 286-289)
A. Signature électronique avancée (Article 286)
Une signature électronique avancée doit satisfaire aux critères suivants :
1. Être liée de manière univoque au signataire.
2. Permettre l’identification du signataire.
3. Être créée avec des données sous le contrôle exclusif du signataire.
4. Être liée aux données signées de manière à détecter toute modification ultérieure.
B. Certificats qualifiés (Articles 287-288)
1. Les certificats qualifiés de signature électronique doivent répondre à des exigences
réglementaires strictes.
2. Les dispositifs de création de signatures électroniques qualifiés doivent être certifiés par une
autorité compétente et respecter les normes de sécurité définies par décret.
C. Certification des dispositifs (Article 289)
1. La certification des dispositifs est réalisée par un organisme désigné par décret en Conseil des
ministres.
2. Elle garantit la conformité des dispositifs avec les exigences réglementaires pour renforcer leur
fiabilité.
III. Validation et conservation des signatures électroniques (Articles 290-292)
A. Validation des signatures électroniques (Article 291)
1. Un service de validation qualifié est fourni par un prestataire de services de confiance qualifié.
2. Le processus de validation doit confirmer :
- La conformité de la signature aux exigences légales.
- L’intégrité des données signées.
- La validité du certificat qualifié utilisé pour la signature.
3. Les résultats du processus de validation doivent être fournis de manière automatisée, fiable et
sécurisée.
B. Conservation des signatures électroniques (Article 292)
1. Un service de conservation qualifié est également fourni par un prestataire de services de
confiance qualifié.
2. Il garantit la conservation des signatures électroniques qualifiées tout en assurant leur intégrité et
leur accessibilité dans le temps.
En conclusion,
La signature électronique représente un levier essentiel pour la dématérialisation des échanges, en
garantissant la sécurité, l’authenticité et la fiabilité des transactions numériques. Grâce à des
dispositifs certifiés et des services qualifiés, elle s’intègre pleinement dans les systèmes juridiques
et opérationnels modernes, renforçant ainsi la confiance des utilisateurs et des organisations.
Titre 4 : Des Cachets Électroniques
Les cachets électroniques, utilisés pour garantir l'intégrité et l'authenticité des données,
jouent un rôle crucial dans les transactions électroniques. Ce titre explore leur cadre juridique, leur
utilisation dans les services publics, les certificats qualifiés qui les soutiennent, ainsi que les
dispositifs et mécanismes de validation qui leur sont associés.
I. Effets juridiques et cadre général (Articles 293-294)
A. Effets juridiques
1. Reconnaissance juridique :
- L’effet juridique et la recevabilité d’un cachet électronique ne peuvent être refusés au seul motif
qu’il est sous forme électronique.
- Un cachet électronique qualifié bénéficie d'une présomption d’intégrité des données et
d’exactitude de leur origine.
2. Restrictions minimales :
- Aucun obstacle juridique ne peut être imposé aux cachets électroniques, notamment dans le
cadre des services transfrontaliers au sein de la CEDEAO.
B. Cachets électroniques avancés
Un cachet électronique avancé doit répondre aux critères suivants :
1. Être lié de manière univoque à son créateur.
2. Permettre d’identifier le créateur.
3. Être créé sous le contrôle exclusif du créateur avec un haut niveau de confiance.
4. Être lié aux données de sorte que toute modification ultérieure soit détectable.
II. Utilisation dans les services publics (Article 295)
1. Reconnaissance obligatoire :
- Les services publics en ligne doivent accepter les cachets électroniques avancés reposant sur des
certificats qualifiés.
- Les cachets électroniques qualifiés doivent être reconnus, notamment dans les formats définis
par voie réglementaire.
2. Exigences supplémentaires :
- L’utilisation des cachets électroniques dans le secteur public peut être soumise à des exigences
spécifiques (objectives, transparentes, proportionnées et non discriminatoires).
- Ces exigences ne doivent pas entraver les services transfrontaliers.
III. Certificats qualifiés et cachets électroniques (Article 296)
1. Certificats qualifiés :
- Ils doivent respecter des normes réglementaires strictes.
- Ils peuvent inclure des attributs spécifiques supplémentaires, à condition qu’ils n’affectent pas
l’interopérabilité et la reconnaissance des cachets qualifiés.
2. Pertes de validité :
- Un certificat qualifié révoqué perd immédiatement sa validité, et ce statut ne peut être rétabli.
3. Prescriptions réglementaires :
- Les formats et méthodes d'utilisation des cachets électroniques sont définis par voie
réglementaire dans un délai d’un an suivant la publication du présent code.
IV. Dispositifs et validation des cachets électroniques qualifiés (Articles 297-298)
A. Exigences applicables aux dispositifs de création
1. Création sécurisée :
- Les dispositifs doivent garantir un haut niveau de sécurité et être certifiés par une autorité
compétente.
- Ils doivent permettre au créateur d'exercer un contrôle exclusif sur le cachet électronique.
2. Validation :
- Les dispositifs doivent détecter toute modification des données associées au cachet électronique.
B. Cadre de validation
1. Reconnaissance automatique :
- Les dispositifs doivent permettre une validation automatisée et fiable des cachets électroniques.
- Ils doivent garantir l’intégrité et l’authenticité des données.
2. Harmonisation internationale :
- Les dispositifs de validation doivent s’aligner sur les normes internationales et faciliter
l’interopérabilité dans les échanges transfrontaliers.
En conclusion,
Les cachets électroniques assurent l'intégrité et la fiabilité des transactions numériques, tout en
bénéficiant d'une reconnaissance juridique et technique renforcée. Leur rôle est particulièrement
stratégique dans les services publics et les échanges transfrontaliers. Grâce à un cadre réglementaire
solide et des dispositifs certifiés, ils offrent un moyen fiable de sécuriser les documents et de
renforcer la confiance dans le numérique.
Titre 5 : Des Horodatages, Archivages Électroniques et Authentification des Sites Internet
Le titre V du Code numérique traite des mécanismes fondamentaux pour garantir la
confiance numérique, à savoir : l'horodatage électronique, l'archivage électronique, et
l'authentification des sites internet. Ces dispositifs assurent l'intégrité, l'authenticité et la fiabilité des
échanges et des données dans un environnement numérique.
I. De l’Horodatage Électronique (Articles 299-300)
A. Dispositions générales (Article 299)
1. Reconnaissance juridique :
- Un horodatage électronique qualifié bénéficie d’une présomption d’exactitude concernant la date
et l’heure indiquées.
- L’effet juridique d’un horodatage électronique ne peut être refusé au seul motif qu’il est sous
forme électronique.
B. Exigences applicables (Article 300)
Un horodatage électronique qualifié doit :
1. Lier les données avec la date et l’heure pour éviter toute modification indétectable.
2. Être fondé sur une horloge exacte synchronisée au Temps Universel Coordonné (UTC).
3. Être signé ou cacheté électroniquement par un prestataire de services de confiance qualifié.
II. De l’Archivage Électronique (Articles 301-303)
A. Dispositions générales (Article 301)
1. Définition :
- L’archivage électronique regroupe des actions et outils permettant de conserver des documents
numériques pour une utilisation future.
- Il s'applique aussi bien aux documents nativement numériques qu’aux documents numérisés.
2. Objectifs :
- Garantir l'intégrité, l'authenticité et l’accessibilité des documents archivés.
B. Règles générales (Article 302)
Pour être valable, un archivage électronique doit :
1. Assurer que le document conservé est identique au document initial ou sous une forme
démontrant qu’il n’a pas été modifié.
2. Structurer et indexer les données dans des formats appropriés pour garantir leur conservation et
leur migration dans le temps.
C. Modalités de mise en œuvre (Article 303)
- Les modalités et le régime juridique applicables à l’archivage électronique sont fixés par décret en
Conseil des ministres.
- Ces modalités garantissent la restitution des données archivées en toute intégrité, même dans un
contexte technologique évolutif.
III. De l’Authentification des Sites Internet (Article 304)
A. Certificats qualifiés d’authentification
Les certificats qualifiés pour les sites internet doivent contenir :
1. Pour les personnes physiques :
- Le nom, prénom, et adresse du titulaire du certificat.
2. Pour les personnes morales :
- La raison sociale, l'adresse du siège, le numéro d’immatriculation au registre du commerce et les
noms de domaine exploités.
3. Informations techniques :
- Le code d’identité unique du certificat.
- La période de validité du certificat.
- Les services de vérification du statut de validité du certificat.
B. Signature électronique avancée
- Chaque certificat doit être signé ou cacheté électroniquement par un prestataire qualifié pour
garantir son authenticité et sa validité.
En conclusion,
Ce titre met en lumière trois piliers essentiels pour la sécurisation des transactions et des données
dans le monde numérique.
- L’horodatage électronique garantit la fiabilité des dates et heures des transactions.
- L’archivage électronique assure la conservation et l’intégrité des documents numériques dans le
temps.
- L’authentification des sites internet renforce la confiance en ligne en certifiant l’identité des sites.
Ces dispositifs, fondés sur des standards techniques et juridiques stricts, soutiennent l’économie
numérique et favorisent la confiance des utilisateurs.
Conclusion Générale du Livre Deuxième : Des Outils et Écrits Électroniques
Le livre deuxième du Code du numérique en République du Bénin constitue un cadre juridique
novateur et structurant, dédié à l’encadrement des outils et des écrits électroniques. Il reconnaît et
régule des éléments fondamentaux pour le développement d’un écosystème numérique sûr, fiable et
inclusif.
Les dispositions relatives aux écrits électroniques, aux signatures, cachets, horodatages, archivages
et certificats d’authentification traduisent une volonté d’adapter le droit à l’ère numérique. Elles
mettent en place des normes rigoureuses qui garantissent la valeur probante, l’intégrité et
l’authenticité des documents et des transactions électroniques. Ce cadre juridique contribue à
renforcer la confiance des citoyens, des entreprises et des administrations dans les outils
numériques, tout en facilitant leur adoption.
En outre, ces règles ne se contentent pas d’assurer la sécurité des échanges nationaux : elles
favorisent également l’interopérabilité et la reconnaissance transfrontalière des outils et pratiques
numériques, notamment dans l’espace CEDEAO. Cette ouverture est essentielle pour stimuler le
commerce électronique, les échanges internationaux et l’innovation technologique au Bénin.
Enfin, ce livre incarne une vision ambitieuse du numérique au service du développement durable,
en permettant une transition efficace vers une économie numérique, tout en garantissant les droits
des utilisateurs et la souveraineté numérique de l’État béninois. À travers ce texte, le Bénin se
positionne comme un acteur majeur de la régulation numérique en Afrique, alliant progrès
technologique et sécurité juridique.