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Connaissances, Attitudes Et Pratiques Comportementales Des Jeunes DE Moins de Vingt Ans Face Aux Ist/Sida

Cette thèse examine les connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux infections sexuellement transmissibles (IST) et au SIDA. Elle a été présentée par Amidou Traoré à l'Université de Bamako pour obtenir le grade de Docteur en Pharmacie. Le document inclut également des remerciements et des dédicaces aux proches de l'auteur.

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Connaissances, Attitudes Et Pratiques Comportementales Des Jeunes DE Moins de Vingt Ans Face Aux Ist/Sida

Cette thèse examine les connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux infections sexuellement transmissibles (IST) et au SIDA. Elle a été présentée par Amidou Traoré à l'Université de Bamako pour obtenir le grade de Docteur en Pharmacie. Le document inclut également des remerciements et des dédicaces aux proches de l'auteur.

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

MINISTERE DE L’EDUCATION REPUBLIQUE DU MALI


**************** Un Peuple- Un But- Une Foi

UNIVERSITE DE BAMAKO
*********************
FACULTE DE MEDECINE DE PHARMACIE
ET D’ODONTO-STOMATOLOGIE DE BAMAKO
************************

Année Universitaire : 2005-2006 Thèse n◦ :……

CONNAISSANCES, ATTITUDES ET PRATIQUES


COMPORTEMENTALES DES JEUNES DE
MOINS DE VINGT ANS FACE AUX IST/SIDA

THESE

Présentée et soutenue publiquement le 2006 devant la Faculté de


Médecine de Pharmacie et d’Odonto-Stomatologie (FMPOS) de Bamako
par monsieur

AMIDOU TRAORE
pour obtenir le grade de Docteur en PHARMACIE.
(Diplôme d’Etat)
JURY :

Président : Pr Flabou BOUGOUDOGO


Membres : Dr Samba DIOP
Dr GUINDO Yacine GAKOU
Directeur de thèse : Pr Anatole TOUNKARA

Amidou Traoré thèse pharmacie année 2005-2006


Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

FACULTE DE MEDECINE, DE PHARMACIE ET D’ODONTO-


STOMATOLOGIE ANNEE UNIVERSIATAIRE 2005 – 2006

ADMINISTRATION :

DOYEN : ANATOLE TOUNKARA – PROFESSEUR


1er ASSESSEUR: DRISSA DIALLO – MAÎTRE DE CONFERENCES
2ème ASSESSEUR: SEKOU SIDIBE – MAÎTRE DE CONFERECES
SECRETAIRE PRINCIPAL : YENIMEGUE ALBERT DEMBELE-MAITRE
DE CONFERENCES AGREGE
AGENT COMPTABLE : Madame COULIBALY Fatoumata TALL -
CONTROLEUR DE TRESOR

LES PROFESSEURS HONORAIRES

Mr Alou BA Ophtalmologie
Mr Bocar SALL Orthopédie -
Traumatologie - Secourisme
Mr Souleymane SANGARE Pneumo-phtisiologie
Mr Yaya FOFANA Hématologie
Mr Mamadou L. TRAORE Chirurgie Générale
Mr Balla COULIBALY Pédiatrie
Mr Mamadou DEMBELE Chirurgie Générale
Mr Mamadou KOUMARE
Pharmacognosie
Mr Ali Nouhoum DIALLO Médecine interne
Mr Aly GUINDO Gastro - Entérologie

LISTE DU PERSONNEL ENSEIGNANT PAR D.E.R. & PAR GRADE

D.E.R. CHIRURGIE ET SPECIALITES CHIRURGICALES

1-PROFESSEURS

Mr Abdel Karim KOUMARE Chirurgie Générale


Mr Sambou SOUMARE Chirurgie Générale
Mr Abdou Alassane TOURE Orthopédie -
Traumatologie, Chef de D.E.R.
Mr Kalilou OUATTARA Urologie
Mr Amadou DOLO Gynéco - Obstétrique

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Mr Alhousseini Ag MOHAMED ORL


Mme SY Assitan SOW Gynéco-Obstétrique
Mr Salif DIAKITE Gynéco - Obstétrique
Mr Abdoulaye DIALLO Anesthésie - Réanimation

2. MAITRES DE CONFERENCES AGREGES

Mr Abdoulaye DIALLO Ophtalmologie


Mr Djibril SANGARE Chirurgie Générale
Mr Abdel Kader TRAORE Dit DIOP Chirurgie Générale
Mr Gangaly DIALLO Chirurgie Viscérale
Mr. Mamadou TRAORE Gynéco-Obstétrique

Mr Filifing SISSOKO Chirurgie Générale

3-MAITRES DE CONFERENCES

Mr Filifing SISSOKO Chirurgie Générale


Mr Sekou SIDIBE Orthopédie-Traumatologie
Mr Abdoulaye DIALLO Anesthésie - Réanimation
Mr Tieman COULIBALY Orthopédie-Traumatologie
Mme TRAORE JTHOMAS Ophtalmologie
Mr Mamadou L DIOMBANA Stomatologie

4-MAITRES ASSISTANTS

Mme DIALLO Fatimata S. DIABATE Gynéco-Obstétrique


Mr Sadio YENA Chirurgie Générale
Mr Issa DIARRA Gynéco-obstétrique
Mr Youssouf COULIBALY Anesthésie - Réanimation
Mr Samba Karim TIMBO ORL
Mme TOGOLA Fanta KONIPO ORL
Mr Zimogo Zié SANOGO Chirurgie Générale

5. ASSISTANTS CHEF DE CLINIQUE

Mme Djénéba DOUMBIA Anesthésie/Réanimation


Mr Nouhoum ONGOIBA Anatomie & Chirurgie Générale
Mr Zanafon OUATTARA Urologie
Mr Adama SANGARE Orthopédie - Traumatologie
Mr Sanoussi BAMANI Ophtalmologie
Mr Doulaye SACKO Ophtalmologie
Mr Ibrahim ALWATA Orthopédie – Traumatologie

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Mr Lamine TRAORE Ophtalmologie


Mr Mady MAKALOU Orthopédie/Traumatologie
Mr Aly TEMBELY Urologie
Mr Niani MOUNKORO Gynécologie/Obstétrique
Mr Tiemoko D. COULIBALY Odontologie
Mr Souleymane TOGORA Odontologie
Mr Mohamed KEITA ORL
Mr Bourama Maïga Gynéco-obstétrique

D.E.R. DE SCIENCES FONDAMENTALES

1. PROFESSEURS

Mr Daouda DIALLO Chimie Générale & Minérale


Mr Siné BAYO Anatomie-Pathologie-
Histoembryologie
Mr Amadou DIALLO Biologie
Mr Moussa HARAMA Chimie Organique
Mr Ogobara DOUMBO Parasitologie – Mycologie
Mr Yénimégué Albert DEMBELE Chimie Organique
Mr Anatole TOUNKARA Immunologie
Mr Bakary M. CISSE Biochimie
Mr Abdrahamane S. MAIGA Parasitologie
Mr Adama DIARRA Physiologie
[Link] SANOGO Chimie Analytique

2-MAITRES DE CONFERENCES AGREGES

Mr Amadou TOURE Histoembryologie


Mr. Flabou Bougoudogo Bactériologie-Virologie
Mr Amagana DOLO Parasitologie-Mycologie

3. MAITRES DE CONFERENCES

Mr Mamadou KONE Physiologie


Mr Mahamadou CISSE Biologie
Mr Sékou F.M. TRAORE Entomologie médicale
Mr Abdoulaye DABO MalacologieBiologie Animale
Mr Ibrahim I. MAIGA Bactériologie - Virologie

MAITRES ASSISTANTS
4.
Mr Abdrahamane TOUNKARA Biochimie
Mr Moussa Issa DIARRA Biophysique

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Mr Kaourou DOUCOURE Biologie


Mr Bouréma KOURIBA Immunologie
Mr Souleymane DIALLO Bactériologie-Virologie
Mr Cheik Bougadari TRAORE Anatomie-Pathologie
Mr Lassana DOUMBIA Chimie Organique
Mr Mounirou BABY Hématologie
Mr Mahamadou A. THERA Parasitologie-Mycologie

5. ASSISTANTS

Mr Mangara M. BAGAYOGO Entomologie Moléculaire Médicale


Mr Guimogo DOLO Entomologie Moléculaire Médicale
Mr Abdoulaye TOURE Entomologie Moléculaire Médicale
Mr Djibril SANGARE Entomologie Moléculaire Médicale
Mr Mouctar DIALLO Biologie Parasitologie
Mr Boubacar TRAORE Immunologie
Mr Bokary Y SACKO Biochimie

D.E.R. DE MEDECINE ET SPECIALITES MEDICALES

1. PROFESSEURS

Mr Abdoulaye Ag RHALY Médecine Interne


Mr Mamadou K. TOURE Cardiologie
Mr Mahamane MAIGA Néphrologie
Mr Baba KOUMARE Psychiatrie, Chef de DER
Mr Moussa TRAORE Neurologie
Mr Issa TRAORE Radiologie
Mr Mamadou M. KEITA Pédiatrie
Mr Hamar A. TRAORE Médecine Interne
Mr Dapa Aly DIALLO Hématologie
Mr Moussa Y. MAIGA Gastro-entérologie
Mr Somita KEITA Dermato-Léprologie

2-MAITRES DE CONFERENCES AGREGES

Mr Toumani SIDIBE Pédiatrie


Mr Bah KEITA Pneumo-Phtisiologie
Mr Boubacar DIALLO Cardiologie
Mr Abdel Kader TRAORE Médecine Interne
Mr Siaka SIDIBE Radiologie
Mr Mamadou DEMBELE Médecine Interne

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3-MAITRES DE CONFERENCES

Mr Mamady KANE Radiologie


Mr Saharé FONGORO Néphrologie
Mr Bakoroba COULIBALY Psychiatrie
Mr Bou DIAKITE Psychiatrie
Mr Bougouzié SANOGO Gastro-entérologie

4-MAITRES ASSISTANTS

Mme Tatiana KEITA Pédiatrie


Mme TRAORE Mariam SYLLA Pédiatrie
Mr Adama D. KEITA Radiologie
Mme SIDIBE Assa TRAORE Endocrinologie
Mme Habibatou DIAWARA Dermatologie
Mr Daouda K. MINTA Maladies Infectieuses

5. ASSISTANTS CHEFS DE CLINIQUE

Mr Kassoum SANOGO Cardiologie


Mr Seydou DIAKITE Cardiologie
Mr Mahamadou B. CISSE Pédiatrie
Mr Arouna TOGORA Psychiatrie
Mme DIARRA Assétou SOUCKO Médecine Interne
Mr boubacar TOGO Pédiatrie
Mr Mahamadou TOURE Radiologie
Mr Idrissa A. CISSE Dermatologie
Mr Mamadou B. DIARRA Cardiologie
Mr Anselme KONATE Hépato Gastro-Entérologie
Mr Moussa T. DIARRA Hépato Gastro-Entérologie
Mr souleymane DIALLO Pneumologie
MrSouleymane COULIBALY Psychologie
Mr Sounkalo DAO Maladies Infectieuses
Mr Cheick Oumar GUINTO Neurologie

D.E.R. DES SCIENCES PHARMACEUTIQUES

1. PROFESSEUR

Mr Boubacar Sidiki CISSE Toxicologie


Mr Gaoussou KANOUTE Chimie Analytique, Chef de D.E.R.

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2. MAITRES DE CONFERENCES AGREGES

Mr Ousmane DOUMBIA Pharmacie Chimique


Mr Drissa DIALLO Matières Médicales

3-MAITRES DE CONFERENCES

Mr Boulkassoum HAIDARA Législation


Mr Elimane MARIKO Pharmacologie
Mr Alou KEITA Galénique

4. MAITRES ASSISTANTS

Mr Bénoit KOUMARE Chimie Analytique


Mr Ababacar I. MAIGA Toxicologie
Mr Yaya KANE Galénique
Mme Rokia SANOGO Pharmacognosie

5. ASSISTANTS

Mr Saïbou Maïga Législation


Mr Ousmane Koïta Parasitologie Moleculaire

D.E.R. DE SANTE PUBLIQUE

1. PROFESSEUR

Mr Sidi Yaya SIMAGA Santé Publique, Chef de


D.E.R.
Mr Sanoussi KONATE Santé Publique

2. MAITRE DE CONFERENCES AGREGE

Mr Moussa A. MAIGA Santé Publique

3. MAITRES ASSISTANTS

Mr Bocar G. TOURE Santé Publique


Mr Adama DIAWARA Santé Publique
Mr Hamadoun SANGHO Santé Publique
Mr Massambou SACKO Santé Publique
Mr Alassane A. DICKO Santé Publique

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ASSISTANTS
4.
Mr Samba DIOP Anthropologie Médicale
Mr Seydou DOUMBIA Epidémiologie
Mr Oumar THIERO Biostatistique

CHARGES DE COURS & ENSEIGNANTS VACATAIRES

Mr N’Golo DIARRA Botanique


Mr Bouba DIARRA Bactériologie
Mr Salikou SANOGO Physique
Mr Boubacar KANTE Galénique
Mr Souléymane GUINDO Gestion
Mme DEMBELE Sira DIARRA Mathématiques
Mr Modibo DIARRA Nutrition
Mme MAIGA Fatoumata SOKONA Hygiène du Milieu
Mr Mahamadou TRAORE Génétique
Mr Yaya COULIBALY Législation
Mr Lassine SIDIBE Chimie Organique
ENSEIGNANTS EN MISSION

Pr. Doudou BA Bromatologie


Pr. Babacar FAYE Pharmacodynamie
Pr. Eric PICHARD Pathologie Infectieuse
Pr. Mounirou CISSE Hydrologie
Pr. Amadou Papa DIOP Biochimie

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DEDICACES
Je dédie ce travail
A mon père feu Zidjan TRAORE
Le Tout Puissant t’a arraché à notre affection sans que je ne bénéficie de ton
amour. J’ai tant aimé te ressembler pour ta sagesse, ta bonté le respect que tu as
porté aux autres et aux tiens. Tu as été toujours un modèle pour moi. Puisse ton
âme gagner le repos éternel.

A ma mère Woto dite Mariam SANOGO


Femme modeste humble, l’admiration que j’ai pour toi est sans limite.
L’amour que tu as porté à tes enfants, la dignité et le sens de l’honneur, l’amour
pour le travail bien fait nous servons de modèle.
En acceptant ma scolarisation, l’objectif est pleinement atteint. Une bonne
éducation est au-dessus de tout. Ce travail est le tien. Que Dieu te protège et te
donne longue vie pour récolter le fruit de ce travail.

A mon oncle Abdoulaye SANOGO


C’est avec beaucoup de plaisir que je m’adresse à toi car je reconnais la valeur
de tout ce que tu as fait pour moi. Je t’exprimer ma reconnaissance et mon
amour. Que ta bonté, droiture et ton sens du devoir soient pour moi un exemple
dans la vie. Ce travail est le tien !

A Mon grand frère Bakary TRAORE


Tu as été pour moi un grand frère, le bon déroulement de ce travail a de tout
temps été ton souci, puisse Allah Le Tout Puissant me donner la force de ne
jamais t’oublier. Merci pour tout ce que tu as fait pour moi.

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

MES REMERCIMENTS

A mes sœurs Awa, Mafinain, Sali, Wassa, Mah, Tenain et mon frère Moctar
pour votre amour, votre soutien, vos encouragements et pour le respect dont
vous m’avez témoigné.

A mes oncles : Yacouba TRAORE, Issa SANOGO, Fatogoma SANOGO,


Moussa TRAORE, Sékou DIARRA : Pour le développement et le renforcement
de mes valeurs morales.

A mes tantes : C’est l’occasion pour moi de vous remercier pour tout le soutien
dont vous m’avez porté. Soyez assurées de ma disponibilité et de mon profond
attachement.

A mes cousins et cousines : c’est l’occasion pour moi de vous remercier tous,
tout en vous rappelant que les liens de parenté sont sacrés ; nous devons les
entretenir.
Bonne chance.

A mes neveux et nièces : courage et bon vent pour vos études.


Faites mieux que tonton, je vous adore.

A mes amis: Yaya DOGONI, Souleymane TRAORE, Woudioum SISSOKO,


Sinaly MAIGA au souvenir des multiples encouragements et conseils.

A mes camarades :
Ousmane SOGODOGO, Amadou TRAORE, Yacouba DOGONI, Karim
SANOGO, Karim TRAORE, Djénéba KONE
Pour toutes les difficultés que l’on a pu surmonter ensemble dans la solidarité

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

A Yaya et Bakary TRAORE pour vos multiples conseils moraux


A mes camarade de promotion au CNTS

Aboubacar S.Y DEMBELE dit Ladji, Ali Hadou DIALLO, Djibril M


COULIBALY, Fatoumata BERTHE, Fatoumata TANGARA, Nangazanga
DEMBELE, Abdoul Karim GOITA, Mamadou TOLO, Ali dit Boulo KALILOU
Au souvenir des multiples encouragements et conseils, et des moments de
complexités passés ensemble.

A mes camardes de promotion Gaoussou KANOUTE 1999-2004 :


Certes, je ne pourrais tout citer, acceptez l’expression de mes sincères
reconnaissances.

A tout le personnel du CNTS.

AU Docteur Amadou DIWARA dit Général en témoignage de


reconnaissance.

AU Docteur KODJO : pour vos soutiens moraux et financiers.


A tout le personnel de la pharmacie KODJO

A l’Association des Elèves et Etudiant de Komoro ( A.E.E.K).


A tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la réalisation de ce travail.

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HOMMAGES AUX MEMBRES DU JURY

A notre maître et Président du jury


Professeur Flabou BOUGOUDOGO
Maître de Conférence Agrégé en Bactériologie Virologie à la Faculté de
Médecine, de Pharmacie et d’Odonto-Stomatologie (F.M.P.O.S).
Directeur de l’I.N.R.S.P.
C’est un grand honneur que vous nous faites en acceptant de juger ce travail ;
votre abord facile et votre rigueur scientifique sont des atouts qui nous ont
fascinés et dont nous avons bénéficié au cours de notre formation.
Recevez ici toute notre reconnaissance et notre plus grand respect.

A notre Maître et Juge


Docteur Samba DIOP
Assistant en Santé Publique, Enseignant-chercheur en Ecologie Humaine,
Anthropologie et Ethique Publique/Sociale.
Chargé de l’enseignement d’Anthropologie Médicale à la Faculté de Médecine,
de Pharmacie et d’Odonto-Stomatologie. Vous nous faites un très grand honneur
en acceptant de juger ce travail malgré vos multiples occupations. Homme
ouvert et pragmatique, votre compétence et votre rigueur scientifique font de
vous un maître émérite, admiré de tous.
Veuillez trouver ici notre sincère reconnaissance et notre profond respect pour
tous les efforts consentis au bénéfice de cette faculté.

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

A notre Maître et Juge


Docteur GUINDO Yacine GAKOU
Spécialité d’Immunologie et d’Hématologie au C.N.T.S.
Votre apport au cours de l’élaboration de cette thèse a été d’une qualité
inestimable ; ce travail est donc le vôtre .Vos qualités humaines et
intellectuelles, votre disponibilité permanente et votre simplicité font de vous un
bon encadreur. Recevez cher maître devant cette auguste assemblée l’expression
de notre profonde gratitude et notre grande admiration.

A notre maître et directeur de thèse


Professeur Anatole TOUNKARA
Professeur titulaire d’Immunologie et Doyen de la Faculté de Médecine, de
Pharmacie et d’Odonto-Stomatologie
Nous apprécions à sa juste valeur, l’intérêt avec lequel vous avez initié et dirigé
ce travail .Votre enseignement clair concis et efficace fait de vous un maître
exemplaire. Soyez en vivement remercié. Nous vous exprimons toute notre
reconnaissance.

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

ABREVIATIONS
CFTQ : Centre de Formation Technique de Quinzambougou
LDDK : Lycée Djoba Diarra de Koulikoro
LFCK: Lycée Famolo Coulibaly de Kolokani
MST:Maladie Sexuellement Transmissible
SIDA : Syndrome de l’Immunodéficience Acquise
VIH : Virus de l’Immunodéficience Humaine
USA : Union des Etats-Unis d’Amérique
LVG: lymphogranulomatose vénérienne
LAV: Lymphadenopathy Associated Virus
[Link]: Human T Lymphotropic Virus
HIV: Human Immunodeficiency Virus
CDC: Center For Desease Control
ONU: Organisation des Nations Unis
EDS : M-III: Enquête Démographique de Santé du Mali-III
IST: Infection Sexuellement Transmissible
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
VIS : Virus de l’Immunodéficience Simienne
EBV : Virus d’Epstein Barr
LTR : long terminal repeat
ARN: Acide Ribonucleique
ADN: Acide Désoxyribonucléique
GAG: groupe antigène
POL: polymérase
ENV : enveloppe

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

SOMMAIIRE

IINTRODUCTION..............................................................................................1
II OBJECTIF…………………………………………………………………...3
III GENERALITE……………………………………………………………...4
A-DEFINITIONS OPERATIONNELLES DES CONCEPTS………………4
B-LES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES…………...5
1-Définition……………………………………………………………………...5
2-Gonococcie……………………………………………………………………5
2-1-Historique ………………………………………………………………….5
2-2-Epidemiologie ……………………………………………………………...6
2-3-Agent pathogène……………………………………………………………6
2-4-Clinique……………………………………………………………………..6
3-Syphilis vénérienne…………………………………………………………...7
3-1-Historique…………………………………………………………………..7
3-2-Epidemiologie………………………………………………………………8
3-3-Agent pathogène……………………………………………………………8
3-4-Clinique…………………………………………………………………….8
4-Infection génitale à Chlamydia………………………………………………9
4-1-Epidemiologie………………………………………………………………9
4-2-Agent pathogène…………………………………………………………..10
4-3-Clinque…………………………………………………………………….10
5-Chancre mou………………………………………………………………...10
5-1-Epidemiologie……………………………………………………………..10
5-2-Agent pathogène…………………………………………………………..10
6-Affection à Trichomonas vaginalis…………………………………………11
6-1-Historique ………………………………………………………………...11
6-2-Epidemiologie……………………………………………………………..11

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

6-3-Agent pathogène…………………………………………………………..12
6-4-Clinique …………………………………………………………………...12
7-Candidose vaginale………………………………………………………….12
7-1-Historique…………………………………………………………………12
7-2-Epidemiologie …………………………………………………………….13
7-3-Agent pathogène…………………………………………………………..13
7-4-Clinique……………………………………………………………………13
8-Affection à mycoplasme…………………………………………………….14
9-Affection à Gardenella vaginalis……………………………………………14
10-Donovanose due à Calymmatobacterium granulomatis………………….14
11-Herpes génital du à Herpes simplex………………………………………15
12-Condylome (crête de coq)…………………………………………………15
13-Les hépatites virales B et C……………………………………………….15
14-VIH/SIDA………………………………………………………………….15
14-1-Historique………………………………………………………………..15
14-2-Epidemiologie de l’infection par le VIH……………………………….16
14-2-1-Situation de l’infection par le VIH dans le monde………………….16
14-2-2-Afrique et SIDA……………………………………………………….17
14-3-Agent pathogène…………………………………………………………17
14-3-1-Structure……………………………………………………………….19
14-3-2-Organisation génétique……………………………………………….20
14-3-3-Variabilité génétique………………………………………………….21
14-3-4-Replication virale……………………………………………………..21
14-4-Manifestations cliniques du VIH……………………………………….22
14-5-Mode de transmission…………………………………………………...27
C-RELATION ENTRE LE VIH ET AUTRES INFECTIONS
SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES……………………………………29
D-RELATION ENTRE VIH ET LES ATTITUDES
COMPORTEMENTALES…………………………………………………...30

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

V-METHODOLOGIE………………………………………………………..34
1-Lieu d’étude ………………………………………………………………...34
1-1-Le Centre de Formation Technique de Quinzambougou (CFTQ)……34
1-2-Le Lycée Djoba Diarra de Koulikoro (LDDK)…………………………34
1-3-Lycée Famolo Coulibaly de Kolokani (LFCK)…………………………35
2-Type d’étude………………………………………………………………...35
3-Période d’étude……………………………………………………………...35
4-Population d’étude …………………………………………………………35
5-Echantillonnage……………………………………………………………..36
5-1 Choix des établissements…………………………………………………36
5-2 Base de sondage…………………………………………………………...36
5-3 Procédure de tirage……………………………………………………….36
5-4 Taille de l’échantillon……………………………………………………..36
6-Collecte des données………………………………………………………...36
7-Technique de collecte des données…………………………………………36
8-Support des données………………………………………………………..36
9-Aspect éthique………………………………………………………………37
10-Traitement et analyse des données des données…………………………37
VI-RESULTATS………………………………………………………………38
A) Caractéristiques socio-démographiques…………………………………38
B) Connaissances……………………………………………………………...39
C) Attitudes……………………………………………………………………41
D) Pratiques comportementales……………………………………………...47
VII-COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS……………………………….51
A) Caractéristiques socio-démographique…………………………………..51
B) Connaissances……………………………………………………………...51
A) Attitudes……………………………………………………………………54
D) Comportements……………………………………………………………54
VIII-CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS………………………..58

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

1-Conclusion…………………………………………………………………...58
2-Recommadations……………………………………………………………58
IX-REFERENCES BIBLIGRAPHIQUES………………………………….60
X-ANNEXES…………………………………………………………………..68

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

I- INTRODUCTION
Depuis 1981 où il a été découvert le syndrome de l’immunodéficience acquise
(SIDA) continue sa propagation pandémique à travers les continents, n’épargne
personne : hommes, femmes, enfants et personnes âgées [34].
Sa propagation rapide, son étendue et la gravité de son impact font de l’épidémie
de SIDA un phénomène unique dans l’histoire de l’humanité.
Selon le rapport mondial 2004 de l’Organisation des Nations Unie pour la lutte
contre le SIDA (ONUSIDA); sur 39,4 millions de personnes vivant avec le VIH,
25,4 millions vivent en Afrique subsaharienne.
Les résultats de l’EDSM-III 2001 rapportent que la prévalence de l’infection à
VIH au Mali est de l’ordre de 1,7% dans la population générale, elle est de 1,1%
chez les femmes âgées de 15 à 19 ans et 0,3% chez les hommes de la même
tranche d’âge.
L’épidémie affecte également les jeunes de façon disproportionnée. C’est chez
les jeunes de 15 à 24 ans que l’on constate la moitié de toutes les infections à
VIH au monde. Chaque jour, plus de 6 000 nouvelles infections surviennent
dans ce groupe d’âge [49].
De nombreuses études ont démontré le rôle des IST comme facteurs favorisant
la survenue de l’infection par le VIH [9-26-51]. Ces IST restent un problème de
santé publique majeur.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 333 millions de cas sont
démontrés chaque année. La gonococcie serait responsable de 62 millions des
cas, la chlamydiose de 89 millions des cas la trichomonose 170 millions de
cas et 12 millions de cas de syphilis [9-26].
Il est scientifiquement établi qu’un traitement correct et systématique et la
prévention des IST ainsi que le changement des comportements peuvent faciliter
la lutte contre la pandémie du VIH dans les populations concernées [9-25-42-
44].

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

De nombreuses études ont été menées au Mali ; en Afrique et dans le monde sur
la prévalence des IST/ VIH ; et d’autres sur les attitudes et pratiques
comportementales [24-42]. En absence d’un traitement efficace du sida ou d’un
vaccin contre l’infection par le VIH et compte tenu de la progression des IST
chez les jeunes, la lutte contre la progression de l’infection par le VIH repose
essentiellement sur l’Information, l’éducation et la communication (IEC) dans le
but de changer le comportement sexuel des jeunes. Ce constat nous à conduit à
entreprendre cette étude.

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

II- OBJECTIFS :

Objectif général :

Etudier les connaissances, les attitudes et les pratiques comportementales en


matière des IST/SIDA en milieu scolaire.

Objectifs spécifiques :

9 Etudier les connaissances des élèves de 15 à 19 ans sur les IST/ VIH-
SIDA,

9 Identifier les attitudes des élèves de 15 à 19 ans sur les IST/VIH-SIDA,

9 Décrire les comportements des élèves de 15 à 19 ans en matière des


IST/VIH-SIDA.

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III- GENERALITES

Définitions opérationnelles des concepts

Les définitions ci-après concernent l’usage qui fait des termes dans notre étude :

9 Connaissance : l’ensemble des idées ou des informations partielles,


complètes ou utiles sur les IST/SIDA.
9 Attitude : manière d’être à l’égard des autres faces aux IST/SIDA.
9 Comportement sexuel : manière de se conduire sexuellement face aux
IST/SIDA.
9 Comportement à risque : tout comportement qui expose celui qui l’adopte
ou d’autres au risque de contracter une infection à VIH ou une IST, par exemple
des relations sexuelles sans protection.
9 Éducation sexuelle : éducation conçue pour faire mieux comprendre les
aspects biologiques, socioculturels, psychologiques, spirituels et éthiques du
comportement sexuel humain.
9 Programme d’éducation sanitaire scolaire : cours ou ensemble de cours
conçus pour atteindre des buts et objectifs sanitaires particuliers telle que la
prévention du SIDA et les IST.
9 Jeunes : OMS définit les jeunes comme des individus se situant entre les
âges de 15-24 ans.
9 Partenaire sexuel(le) : toute fille ou garçon avec qui l’élève a des rapports
intimes ; qu’il y ait ou non des rapports sexuels.

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B-LES INFECTIIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES

1-Définition des I.S.T :


Venus, la déesse de l’amour a donné son nom aux maladies transmises lors des
contacts ou rapports sexuels [61]. L’ancienne dénomination de maladies
vénériennes a été abandonnée au profit de l’appellation maladies sexuellement
transmissibles (M.S.T), actuellement dénommées infections sexuellement
transmissibles (I.S.T). Ces maladies constituent un problème majeur de santé
publique. On distingue plus d’une vingtaine d’IST dues à des germes divers.
Elles sont contagieuses et responsables de complications graves pour l’homme,
la femme, le fœtus et le nouveau-né. A tout âge, quels que soient le sexe, la race,
le milieu social on peut contracter une IST. Les IST sont dues à des bactéries,
des parasites, des champignons ou des virus. Les IST étant nombreuses, notre
étude portera sur celles qui sont fréquemment rencontrées chez les jeunes.

2- Gonococcie :
2-1 Historique : [61]
Le mot gonorrhée est d’origine grecque. Il est de Galien et signifie écoulement
de semence. Rabelais lui donna le nom de « chaude pisse ». Swediowr lui donna
le nom de blennorragie en 1784. Longtemps, gonorrhée et syphilis ont été
considérées comme deux manifestations d’une même maladie. Benjamin Bell,
en 1773, montra la différence entre les deux maladies ; Hermandez, en 1812,
apporta la preuve définitive de cette différence, qui sera confirmée en 1838 par
Philipe Ricord. Ce n’est qu’en 1879 qu’Albert Neisser a découvert le
o
gonocoque dans les pus urétral et oculaires à 30 – 34 C, et lui donna le nom de
Neisseria gonorrhoeae.

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2-2 Epidémiologie :
La gonococcie est une des maladies humaines les plus anciennement connues.
Neisseria gonorrhoeae est un des germes sexuellement transmis dont la
prévalence est la plus élevée [22]. Les taux de gonococcie maternelle sont
inférieurs à 5% aux Etats-Unis, tandis qu’ils peuvent dépasser 10% dans
certaines régions de l’Afrique [22]. Des rapports originaires des Etats Unis ont
retrouvé une infection à gonocoque chez 3 à 12% des adolescents sexuellement
actifs dans les deux sexes [22]. Des études, menées dans une communauté rurale
d’Afrique du Sud sur 259 sujets, ont montré que la prévalence de Neisseria
gonorrhoeae était de 4,5%. Au Kwazulu Natal sur 145 prostituées, 14,3%
avaient une infection à Neisseria gonorrhoeae [58]. La gonococcie reste
fréquente particulièrement en milieu urbain et notamment dans le milieu de la
prostitution [60].

2-3 Agent pathogène [61] :


Il s’agit d’un diplocoque Gram-négatif en grain de café ; chaque diplocoque
ayant 0,7 µm de longueur 1,3 µm de largeur. Par rapport aux polynucléaires, les
diplocoques sont intra ou extra-cellulaires. Neisseria gonorrhoeae est une
bactérie que l’on trouve sur les muqueuses. Il est très fragile et sensible aux
variations de température et de PH. Le gonocoque est très souvent associé aux
infections à Chlamydia Trachomatis, Candida albicans, Trichomonas vaginalis,
Mycoplasmes.

2-4 Clinique [61] :


La période d’incubation est muette et dure environ 10 jours.
Chez l’homme, les manifestations génitales se présentent dans 93,6% de cas. Il
s’agit d’une urétrite aiguë. Elle se manifeste par un prurit plus ou moins intense
du méat dont les lèvres deviennent plus ou moins rouges tandis que
qu’apparaissent un suintement et une brûlure à la miction.

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Très rapidement l’écoulement devient important, purulent, tantôt blanchâtre,


tantôt jaunâtre. L’infection peut s’étendre : aux canaux déférents, à l’épididyme,
aux canaux spermatiques, à la prostate, aux canaux éjaculateurs, aux vésicules
séminales, à la sous muqueuse urétrale, et au prépuce créant une balanite.
Chez la femme, en général, l’infection est muette à son début, capricieuse dans
son évolution ; c’est presque toujours la gonococcie du partenaire masculin qui
va inciter la malade à se faire consulter. Les complications locales sont
possibles ; mais c’est surtout l’extension au haut appareil génital qui fait la
gravité et le pronostic de l’infection : endométrite, salpingite annexite pelvienne,
Syndrome de FITZ-HUGH-Curtis.
3- La Syphilis vénérienne :
3-1 Historique : Dans l’histoire de syphilis, il a été noté que cette maladie aurait
été introduite en France par l’équipe de Christophe Colombe à son retour des
Antilles. Au début du 16ème siècle, l’équipe fut frappée par l’épidémie de
syphilis appelée à l’époque « Vérole ». Dès 1505, la vérole s’est répandue
jusque dans la province de canton en Chine. Selon « la théorie Colombienne »
la syphilis aurait envahi « le vieux monde » moins de 12 ans après son
introduction en Espagne. En revanche, pour les adversaires de cette théorie, il
apparaît que la syphilis s’est manifestée dans le vieux continent avant Colombe.
La description d’une maladie ressemblant étrangement à la syphilis a été
retrouvée dans des textes Chinois, Indiens, Hébraïques et Grecs, datant
d’époques très anciennes. Des squelettes humains préhistoriques et des moines
Egyptiens portent des cicatrices semblables à celles occasionnées par la syphilis.
La théorie de l’évolution prête que la syphilis n’est pas une maladie en elle-
même, mais plutôt une forme de maladie appelée « Tréponématose ». Les autres
formes de cette maladie sont appelées « pian » (syphilis endémique ou Bejel
[17]. L’agent causal (Treponema pallidum) fut découvert par Schaudinn et
Hoffman en 1905. [54]

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3-2 Epidémiologie [57] :


L’épidémiologie est plus ou moins connue selon les pays. Aux Etats Unis,
moins de 50 % des cas sont en fait rapportés. De 1950 à 1960 le nombre de cas a
augmenté. Au début des années 1980, du fait de la modification des habitudes
sexuelles engendrée par l’apparition du SIDA, on observe une légère décrue
jusqu’en 1985. Dès cette période, on constate une augmentation rapide de
l’incidence de la syphilis chez les hétérosexuels masculins et les femmes. Les
personnes préférentiellement atteintes sont les prostituées et les toxicomanes.
Dans les pays en voie de développement, notamment en Afrique, l’incidence de
la syphilis est inconnu, car les études disponibles sont des enquêtes de
séroprévalence conduite sur des populations particulières : femmes enceintes,
donneurs de sang, malades hospitalisés ou groupe à risque, à savoir les
prostituées.
L’évolution de la syphilis comme celle des autres IST est appréciée à partir de
systèmes de surveillance non représentatifs : médecins de ville et laboratoires
regroupés en réseau, dispensaire de lutte contre les IST.
L’extrapolation de ces données ne permet pas de calculer l’incidence, mais
indique seulement une tendance évolutive à la stabilisation de 1986 à 1990.

3-3 Agent pathogène [54] :


L’agent causal de la syphilis est un microbe exclusif de l’homme. Il s’agit de
Treponema pallidum avec 6 à 12 tours de Spires. C’est une bactérie spiralée,
mobile à divisions transversales de forme hélicoïdale de 8 à 14 u de longueur, de
0,15 à 0,20 u de largeur appartenant à l’ordre des Spirachaetales

3-4 Clinique :
Les études récentes ne sont pas nombreuses. Elles ne remettent pas en cause les
descriptions classiques. La classification clinique distingue différents stades.

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9 La syphilis primaire [54] : elle se caractérise par l’apparition du chancre au


point d’inoculation, accompagnée de son adénopathie satellite. Cette
adénopathie n’est pas spécifique, car observée dans le chancre mou et l’herpès.
Elle peut s’associer à d’autre IST : gonococcie, urétrite à Chlamydia
trachomatis.

9 La syphilis secondaire [4] : C’est la phase de dissémination septicémique


de Treponema pallidum. Elle apparaît six semaines après le chancre. Elle est
marquée par une éruption cutanée polymorphe. L’atteinte du système nerveux
central dès ce stade est fréquente. A ce stade la maladie est curable.

9 La syphilis tertiaire [4] : Elle est marquée par des atteintes viscérales
graves, cardiovasculaires, neurologiques, osseuses ou cutanées. La syphilis
tertiaire persiste jusqu’à la mort. La neurosyphilis est classiquement rattachée à
la syphilis tertiaire ; cependant la contamination du système nerveux central peut
se présenter à tous les stades de la maladie.

9 La syphilis Latente[4] : c’est la phase latente asymptomatique de longue


durée et 25% des cas non traités évoluent vers une syphilis tertiaire, selon
l’OMS ; cette syphilis latente est précoce lors qu ‘elle évolue depuis moins de
deux ans. Elle est tardive quand elle évolue depuis plus de deux ans.

4- Infections génitales à Chlamydia :


4-1 Epidémiologie [50] :
La prévalence des infections génitales à Chlamydia trachomatis chez les
femmes enceintes en milieu urbain africain varie de 5,3 à 13%. Les chlamydiae
constituent la 2ème cause d’urétrite chez l’homme dans les pays en voie de
développement ; 20 à 50% des salpingites en Afrique chez les femmes en milieu
urbain, âgées de 15 à 45 ans sont dues aux chlamydiae.

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4-2 Agent pathogène [8] :


Les chlamydiae sont des bactéries immobiles à gram – négatif et des parasites
intracellulaires obligatoires. Elles se multiplient à l’intérieur du cytoplasme des
cellules de l’hôte, forment des inclusions intra-cellulaires caractéristiques. Elles
se distinguent des virus par leur contenu en ADN, par leur paroi cellulaire
semblable en structure à celle des bactéries gram négatif et par leur sensibilité à
certains anti-bactériens telles que les tétracyclines et l’érythromycine.
Chlamydia trachomatis comporte différents sous-groupes (A, B, C, D), agents
du trachome G et K responsables d’infection génito-urinaires, L1, L2 L3 agent
de la maladie de Nicolas-favre.
4-3- Clinique :
L’infection à Chlamydia trachomatis se manifeste par le trachome et les IST
comme la lymphogranulomatose vénérienne (LGV) ou Maladie de Nicolas –
Favre.
Chez l’homme l’infection à chlamydia trachomatis représente la cause
principale des urétrites non gonococciques et Post gonococciques [8].
A partir de l’infection utéro-tubaire, Chlamydia trachomatis peut gagner la
région périphérique et provoquer une péri-hépatite ou syndrome de FITZ –
HUGH – curtis [50].
5- Chancre mou [63] :
5-1-Epidémiologie : Le chancre mou est surtout répandu en Afrique et en Asie
(20 à 60% des ulcérations génitales), particulièrement dans les milieux
défavorisés et chez les prostituées.
5-2-Agent pathogène : Haemophilis ducreyi est l’agent pathogène du chancre
mou ; Il est classé dans le genre Haemophilus (Benyey’s Manual 1984).
C’est un coccobacille de 1,25 à 2 µm de longueur et 0,5 à 0,6 µm de largeur. Il
est mobile, acapsulé, asporulé à gram – négatif exigeant en hémine, de culture
difficile.

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On utilise un milieu enrichi par du sérum de cheval et de l’isovitalex sous CO2 à


10%. Il est aérobie ou anaérobie facultatif et sa transmission n’a jamais été
observée en dehors du chancre mou qui est 10 à 15 fois plus fréquent chez
l’homme que chez la femme

6- Affection à Trichomonas vaginalis :


6-1 Historique [63] :
La première description de Trichomonas vaginalis a été faite par Alfred Donne,
lors de séance du 9 septembre 1836 à l’Académie des sciences.
« À propos d’animalcules observés dans les matières purulentes et le produit de
sécrétion des organes génitaux de l’homme et de la femme ».
Une année plus tard, Deyardin donnera le nom de Trichomonas vaginalis à ces
animalcules. Depuis, de nombreuses publications ont signalé l’existence de ce
parasite chez l’homme, sans pour autant lui attribuer le moindre rôle pathogène.
En 1884 Kunstler, à Bordeaux a observé en très grande abondance le flagellé
chez presque toutes les femmes examinées en clinique gynécologique en 1913 ;
Brumpt et Sabate, à Paris, l’ont découvert chez les femmes apparemment
saines qu’ils consultaient en clinique d’accouchement. Ce n’est qu’en 1916 que
les travaux de Hoene et de Rodecur ont confirmé le rôle pathogène de ce
flagellé. Quant à la possibilité d’une éventuelle transmission sexuelle, elle a été
soulevée depuis 1855, par Kollikes et Scanzoni devant l’extrême fréquence de
la trichomonose urogénitale (50%) des femmes examinées.
En 1924, Katsuma le découvrit dans l’urine de l’homme, et en 1927, Caper
décrivit pour la première fois une urétrite aiguë à Trichomonas vaginalis dans le
sexe masculin.
En 1915, les premières cultures ont été obtenues par Lynch. En 1935, utilisant
un milieu pauvre en albumine, Westphall réussit à conserver une culture vivante
pendant sept mois et demie.
6-2 Epidémiologie : [39]

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La trichomonose est une maladie urogénitale cosmopolite, fréquente, à


transmission vénérienne, due à Trichomonas vaginalis. Ce germe est un
protozoaire flagellé qui vit à la surface des muqueuses urogénitales de l’homme
et de la femme. Il perd rapidement sa vitalité dans le milieu extérieur sans
jamais produire de Kystes. La transmission de Trichomonas vaginalis ne peut
donc être que directe et sexuelle. Une mère peut transmettre le parasite à ses
enfants par un linge de toilette commun. Cependant la trichomonose est
exceptionnelle chez la fillette avant la puberté. On estime à 2,5 à 3 millions de
cas par an aux Etats Unis. La prévalence habituelle de la trichomonose
chez la femme adulte est de 15 à 25%.
6-3 Agent pathogène :
Trichomonas vaginalis appartient à la famille des Trichomonadidae. Il est de
forme ovale et long de 10 à 18 µm.
Le Trophozoïte très mobile possède quatre flagelles antérieurs et une membrane
ondulante terminée au niveau du tiers postérieur du parasite. Un axostyle
dépasse en arrière le corps du parasite [28]
6-4 Clinique[39] :
Trichomonas vaginalis provoque une inflammation aiguë des muqueuses et des
glandes annexes du système génital. Il provoque des vaginites, des urétrites,
prostatites, et épididymites. Chez la femme, cette inflammation provoque :
hypersécrétion, prurit, brûlure et dyspareunie. Le passage à la chronicité est très
fréquent entraînant de longues périodes asymptomatiques pendant lesquelles le
sujet porteur peut éventuellement disséminer l’infection.

7- Candidose vaginale :
7-1 Historique: [63]
En 1840, Wukinson établit une corrélation entre une vulvo-vaginite et la
présence de Candida albicans.

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En 1875, Mauss Mann prouve la pathogénicité de Candida albicans pour les


voies génitales féminines. Il inocula des pertes de malades porteuses de
champignons à des témoins sains et provoque chez elles une vulvo-vaginite.

7-2 Epidémiologie [63] :


Répandus dans le monde, les Candidas sont normalement des commensaux,
parfaitement tolérés de l’homme sain qui dans 5% au moins des cas en abrite
dans son oropharynx et dans son intestin. Levure Saprophyte, strict du tube
digestif, le Candida dans toute autre localisation peut être considéré comme
pathogène. La fréquence de la candidose urogénitale ne cesse de croître. Dans
10 à 15% des infections non gonococciques et des vulvo-vaginites, on trouve
des levures du genre Candida.

7-3 Agent pathogène [63] :


Candida Albicans appartient à la famille des champignons se reproduisant par
division binaire et par bourgeonnement de cellules isolées. Il réside
naturellement dans le tube digestif humain, mais il peut être présent en faible
quantité dans la flore vaginale normale (chez 25% des femmes) ; 30 à 40% des
candidoses génitales peuvent être transmises ou entretenues par voie sexuelle.
Le genre Candida rassemble près de 100 espèces, mais seulement une douzaine
est observable en pathologie humaine. Candida albicans est le plus
fréquemment rencontré dans les infections urogénitales.

7-4 Clinique [63] :


Chez la femme, la vulvo-vaginite est le tableau le plus fréquent caractérisé par
des prurits, brûlures vaginales, dyspareunies, leucorrhées grumeleuses et
blanchâtres, érythèmes et oedèmes vulvo-vaginaux. L’extension au haut appareil
génital est exceptionnelle. Chez certaines femmes, les récidives sont fréquentes,
indiquant la recherche d’un facteur local favorisant, ou une infection à VIH.

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Chez l’homme, l’infection est le plus souvent asymptomatique. La manifestation


clinique la plus fréquente est une urétrite subaiguë associée dans 50% des cas
d’une balanite érosive. A coté de ces principales IST, on peut retenir d’autres
beaucoup moins fréquentes.

8-Affection à mycoplasme [3-20] :


Les mycoplasmes sont les plus petits procaryotes capables de se multiplier de
façon autonome. Il s’agit de bactéries de petites tailles 0,2 à 0,3 μm allant de
forme coccoïdes à des formes filamenteuses à l’examen sur fond noir
Ureaplasma urealyticum et Mycoplasma hominis sont responsables d’urétrites,
de prostatites chroniques, d’arthrites septiques chez les immunodéprimés et de
troubles de reproduction.

9-Affection à Gardenella vaginalis ou Vaginose bactérienne [53].


L’agent causal de Vaginose est Gardenella vaginalis. Il fut d’abord appelé
Haemophilus vaginalis dans certaines Vaginites appelées alors « non
spécifiques ». C’étaient des vaginites non provoquées par le gonocoque, le
Trichomonas ou les Candidas. Garder et Dukes attribuèrent une responsabilité
à Gardenella vaginalis dans ces vaginites. C’est un germe de position
intermédiaire entre les Gram positifs et les Gram négatifs dont l’habitat exact
semble être le vagin. Pour des raisons mal connues, il peut proliférer
abondamment, et être à l’origine de vaginites d’allure subaiguë non purulente et
se traduisant par un écoulement fluide et grisâtre. On connaît de rares cas
d’atteintes néonatales et de septicémies puerpérales.

10- Donovanose due à Calymmato bacterum granulomatis [63].


L’ulcération est unique ou multiple, indurée, granulomateuse, rouge vive,
indolore et saignante facilement au contact.

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11-Herpes génital dû à l’Herpes simplex [14]; Herpes simplex virus type 2


appartient à la famille des Herpes viridae. L’homme est le seul réservoir de ce
virus très fragile, transmis préférentiellement par les relations sexuelles. Il est
responsable de vulvite chez la femme, de balanite chez l’homme, de vulvo-
vaginite chez la petite fille. Il provoque l’herpès néonatal qui sans traitement
peut entraîner 85% de décès chez les nouveau-nés atteints.

12-Condylome (crête de coq) dû à un virus du groupe de Papillomavirus [14].


On distingue trois aspects cliniques principaux : les condylomes acuminés ou
crêtes de coq facilement reconnus, les condylomes plans, infection infra
clinique, le diagnostique clinique suffit dans les condylomes acuminés.

13- Les Hépatites virales B et C [14] :


Les hépatites virales sont des infections systémiques atteignant
préférentiellement le foie. Elles provoquent des lésions inflammatoires de ce
dernier, des altérations hepatocytaires dégénératives et une élévation des
transaminases sériques. Les virus des hépatites B (famille des Hépadnaviridae
etc. groupe des Flaviviridae) ont des modalités de contamination voisines. Le
virus de l’hépatite B est ubiquitaire, le diagnostique est sérologique, le virus
n’étant pas cultivable. La prévention repose sur la vaccination, le screening de
sang de donneurs, les rapports protégés qui assurent une protection efficace.

14- SIDA.
14-1 Historique :
L’histoire du SIDA commence des deux villes des Etats Unis (New York et les
Angeles) où des cas cliniques ont été observés des communautés d’homosexuel
par le Docteur Gohlieb et collaborateurs entre octobre 1980 et Mai 1981 et par
le Docteur Pozalki [18].

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La nature infectieuse et transmissible du SIDA suspectée au paravent fut


confirmée par les travaux du Professeur Luc Montagnier et son équipe qui en
1983 isolent le virus du SIDA à partir du ganglion lymphatique d’un sujet atteint
du syndrome de lymphadénopathie chronique. Le virus du SIDA qui fut appelé
Lymphadenopathy Associated Virus (LAV) ou virus associé à la
lymphadénopathie. C’est l’identification du V.I.H1 [37-38]. Ensuite, en 1984, le
même virus fut identifié par Robert Gallo qui l’appela H.T.L VIII [18-19].
En 1986, un deuxième rétrovirus humain ( LAV III ) causant le SIDA fut isolé à
l’institut Pasteur chez les malades d’origine Ouest Africaine hospitalisés à
l’hôpital Claude Bernard de Paris [7]. Ce même virus fut retrouvé par M.
Essex et appelé HTLVIV la même année [13]. En revanche, en Mai 1986, le
comité international de la taxonomie (CIT) des virus à recommandé une
nouvelle appellation, virus de l’immuno déficience humaine «Human Immuno
Deficiency Virus (HIV)».
- En 1993, la classification CDC du virus est faite.
- En 1995, ce fut le développement des bi thérapies et de la mesure de la charge
virale.
- En 1996, les trithérapies se développent.

14-2 Epidémiologie de l’infection par le VIH :


14- 2-1 Situation de l’infection par le VIH dans le monde :
Selon les estimations de l’ONUSIDA en 2004, 39,4 millions de personnes
vivent avec le VIH-SIDA depuis le début de la pandémie dont 17,6 millions de
femmes et 2,2 millions d’enfants de moins de 15 ans. Le nombre de nouveaux
cas en 2004 s’élevait à un total de 4,9 millions de personnes dont 4,3 millions
d’adultes et 640 milles enfants de moins de 15 ans. Le nombre total de décès dû
au SIDA dans le monde en 2002 et en 2004 s’est respectivement élevé à 2,7 et à
3,1 millions de personnes sur des populations vivant avec le VIH estimée

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respectivement à 36,6 –39,4 millions de personnes, soit un taux de décès de


7,4% en 2002 et de 7,9% en 2004.
14-2-2 Afrique et SIDA :
En 2004 dans le monde, un peu plus de 39 millions d’adultes et enfants sont
porteurs du VIH ; 94% de cette population vit dans les pays en développement
(25 millions en Afrique subsaharienne qui reste la région la plus touchée ;
comparativement à 2002 où se nombre était estimé à 24,4 millions [49].
En Afrique Subsaharienne, les épidémies semblent se stabiliser de manière
générale avec une prévalence proche de 7,4% pour toute la région. Mais, cette
stabilité cache une réalité beaucoup plus triste, car elle signifie que les nombres
de nouveau cas égalisent les décès dus au SIDA. La fréquence des IST favorise
la survenue des infections concomitantes par le VIH, pour deux principales
raisons : Primo le VIH et certaines IST ont des modes de contamination
similaire ; secundo les IST constituent des portes d’entrées propices au VIH.
Les conflits ouverts, les catastrophes écologiques ou naturelles, les guerres, ont
contraint des milliers d’Africains à abandonner leur domicile et à se tourner vers
des moyens de survie comportant des pratiques sexuelles à très haut risque ; ces
déplacements des populations ont provoqué une propagation du VIH/SIDA[49].
De bons renseignements sont la clé pour une action appropriée. Pour cela il faut
absolument des données comportementales, sociologiques et contextuelles
fiables pour atteindre des taux plus faibles ainsi qu’un arrêt définitif de la
propagation du virus.

13-3 Agent pathogène [10-21-27-52] :


Le virus de immunodéficience humaine (VIH) est un rétrovirus appartenant à la
famille des Rétroviridae, et aux sous familles des lentivirus. Ce virus a été
identifié en 1983 comme étant l’agent étiologique du SIDA. Le VIH possède les
caractéristiques communes qui sont :

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- La possibilité de transcrire la molécule d’ARN de la cellule infectée en une


molécule d’ADN virale à partir de l’ADN de la cellule infectée grâce à une
enzyme appelée la transcriptase reverse.
- L’ADN néoformé possède à chaque extrémité une même séquence répétitive
de taille variable dite LTR (long terminal repeat). Il peut alors s’intégrer de
manière stable dans l’ADN chromosomique de la cellule devenant alors un
provirus ;
- La latence : Ce provirus peut rester silencieux et être transmis aux cellules
filles par mitose. Il peut aussi s’exprimer et être transcrit en ARN puis traduit en
protéine virale et donner des particules virales identiques aux virus infectieux de
départ ;
- La variabilité génétique : Elle explique la possibilité de résistance à certains
traitements. Deux types de VIH présentant des pronostics et des taux de
transmissions différents ont été identifiés :
VIH 1 : isolé en France puis aux Etats-Unis en 1983, il fut synonyme de LAV et
de HTLVIII. Ce virus se divise en trois groupes :
- Groupe M (majeur)
Il inclut la quasi-totalité des variants isolés de par le monde et est lui-même
séparé en 11 sous types de A à K ;
- Groupe O (out lier)
Ils regroupent un nombre limité de variants très éloignés de M qui
représenteraient près de 50% de divergence avec les autres VIH1 ;
- Le groupe nouveau (N) ou non M et non O :
Le premier isolat a été identifié 1995 chez des patients Camerounais.
VIH2 : isolé en Afrique en 1986 plus proche du virus de l’immunodéficience
simienne (Kurt et coll.), car présentant des propriétés communes : morphologie
et morphogenèse tropisme pour les cellules possédant la molécule CD4,
cytopathogénicité, pathogénicité (immunodéficience) ; organisation génomique
surtout pour les gènes de régulation.

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Sensibilité : Le VIH est fragile dans le milieu extérieur il est inactivé par : la
o o
chaleur à 55 C pendent 30mn, l’alcool à 70 C pendent 30mn, l’acide
hypochloridrique (eau de javel) dilué au 1 / 10 pendent 40mn, l’eau oxygéné à
0,3% mais résiste au froid ; aux rayons X ; U ; V.
Affinité : le VIH a une affinité pour les cellules porteuses de la molécule CD4 :
lymphocytes TCD4, macrophage, monocyte qui sont ses principales cibles ; le
VIH affecte également d’autres cellules porteuses de CD4 : précurseurs
médullaires, lymphocytes B immortalisés par le virus Epstein Barr (VEB),
cellules intestinales, cellules gliales du cerveau, cellules d’endothélium
vasculaire avec production d’interleukine 6.
L’infection de certaines de ces cellules se fait par l’intermédiaire du récepteur
CD4 par liaison avec le groupe GP 110 du virus. D’autres récepteurs seraient
aussi mis en jeu.
Exemple : Les canaux ioniques, ce qui explique la formation du syncytium in
vitro et le fait qu’in vivo des cellules ne possédant pas le récepteur CD4 puissent
être infectées ; exemples : cellules nerveuses non macrophagiques.
Le récepteur macrophagique CCR-5 découvert en 1996 interviendrait dans la
transmission sexuelle du VIH et au début de l’infection.
14-3-1 Structure :
L’étude de la structure génétique du VIH permet de comprendre la complexité
de ce Virus, certaines de ses manifestations cliniques et biologiques.
Le virus apparaît sphérique au microscope électronique avec un diamètre de 80 à
120nm
Sa structure comporte :
- une enveloppe de couche lipidique ou « core » portant à sa surface, 72 boutons
de longueur 9 à 10 nm et de largeur 14 nm,
- A l’intérieur de l’enveloppe se trouve une matrice protéique de 5 à 6nm
d’épaisseur jouant le rôle de facteur stabilisant de la particule virale mature et de
facteur supportant la projection de surface,

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- Molécule d’ARN associé à la transcriptase inverse.


En coupe, on observe, une sorte de barreau conique de 10 nm de long et de 45
nm de large. L’espace vide entre le core et la matrice protéique est partiellement
occupé par les masses denses d’électrons « corps latéraux ».
14-3-2 Organisation génétique [10-21]
Le génome viral compte plus de 9.700 nucléotides ; le génome est composé de
l’extrémité 3’ vers l’extrémité 5’ de trois gènes caractéristiques des rétrovirus
codant les composants structuraux du virus :
- Le gène « gag » (Groupe antigène) code pour les protéines internes appelées du
« core » qui sont : P50 et P40 qui se cliveront en P18 et P13 ;
- Les protéines du noyau P24, P17, P13, ce dernier se clive en P6 et P9 ;
- Le gène « pol. » (Polymérase) code pour les enzymes de réplication P68 et P67
constituant la reverse transcriptase P34 correspond à l’intégrase ;
- Le gêne « ENV » (enveloppe) code pour les glycoprotéines GP110 et GP41
issue de GP160 qui est un précurseur moléculaire.
GP110 est responsable de l’interaction avec la membrane de la cellule cible au
niveau du récepteur CD4 permettant la pénétration du VIH ;
GP110 correspond aux boutons hérissant la surface du virus ;
GP41 permet d’induire le syncytium (fusion cellulaire) qui est un des éléments
cytopathogènes du VIH.
Contrairement aux autres rétrovirus, le VIH possède d’autres gènes intervenant
dans sa réplication, ce-ci explique probablement son haut pouvoir pathogène. Il
s’agit de gènes régulateurs se retrouvant chez VIH1 et VIH2 ; ce sont :
- TAT favorisant l’augmentation du niveau de la synthèse des protéines virales ;
- REV qui favorise l’augmentation des ARN messagers correspondant aux
protéines gag, Pol et ENV ;
-VIF qui permet d’augmenter l’infectiosité ;
- NEF dont le rôle est inconnu.
Il existe d’autres gênes n’appartenant pas aux deux types de virus :

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-VPU est présent chez VIH1 ;


-VPX se trouve chez VIH2 et VIS.
14-3-3Variabilité génétique [31-36] :
L’analyse phylogénétique de nombreuses souches du VIH1 d’origine
géographique diverse a révélé trois grands groupes distincts de virus nommés M
pour majeur ou main, N (pour new ou non O) et O (pour out lier) le groupe O ne
représente que 50% d’homologie avec les souches du groupe M dans les
séquences du gène de l’enveloppe. La grande majorité des souches de VIH1
responsables de la pandémie appartient au groupe M dans lequel l’analyse
phylogénétique a permis d’identifier 11 sous types (de A à K), et près de 20%
des isolats sont recombinants, avec des parties du génome appartenant à des
sous types différents. Il est important de distinguer les sous types purs des virus
recombinants. Pour être classés comme des sous types, les isolats doivent se
ressembler entre eux et non à d’autres sous-types sur le génome entier. Sur cette
base, il y aurait seulement neuf sous-types au sein du groupe M, étant donné que
le virus du prototype E et I dans l’enveloppe sont des recombinants avec des
fractions importantes du génome appartenant à d’autres sous types.
14-3-4. Réplication virale [16]
La fixation et la fusion des virus sur les récepteurs cellulaires sont les
premières étapes du cycle viral, les structures de surface du VIH y jouent un rôle
principal et les deux glycoprotéines de l’enveloppe sont directement impliquées
dans le mécanisme de fixation et de fusion. La glycoprotéine trans-membranaire
participe à la fusion entre l’enveloppe virale et la membrane cellulaire.
L’intégration génomique : Après que le noyau viral ait été introduit dans la
cellule, il est décapsidé et l’ARN du virus est libéré dans le cytoplasme.
Le brin de l’ARN est copié en simple brin d’ADN intermédiaire grâce à une
polymérase. On obtient un hybride ARN ADN.

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Une ribonucléase intervient alors pour détruire l’ARN d’origine viral ; et la


polymérase produit alors un second brin d’ADN en utilisant le premier comme
matrice ; polymérase et ribonucléase sont souvent désignées sous le nom de
transcriptase inverse ; l’ADN double brin migre vers le noyau, et une troisième
enzyme, l’intégrase ou endonucléase, intervient. Elle permet l’intégration de la
copie d’ADN du génome viral dans le génome cellulaire sous forme de provirus,
l’information virale répliquant chaque fois que la cellule se subdivise. Le
provirus reste silencieux ou entre dans un cycle reproductif quelque soit le
facteur déclenchant le cycle reproductif ; il provoque l’activation virale (par le
gène TAT) et lève l’inhibition de la réplication (liée au gène VIF). L’ADN
intégré est alors transcrit en ARN. Les copies de l’ARN du génome ainsi que les
ARN messagers migrent alors vers le cytoplasme où ces derniers sont traduits en
protéines grâce aux ribosomes. La protéine et l’ARN viral sont assemblés pour
donner des structures sphériques qui bourgeonnent à la surface de cellule.
En sortant de la cellule, le virus s’enveloppe, retrouvant les constituants de
l’enveloppe qui ont été transportés et sont insérés au niveau de la membrane
cellulaire indépendamment du noyau viral. Après un bourgeonnement, les
particules complètes sont libérées ; ces particules vont alors infecter à leur tour
d’autres cellules cibles dans l’organisme accélérant ainsi la dissémination virale.
14-4- Les manifestations cliniques du VIH [55-62] :
Le VIH est une maladie virale qui évolue très lentement. L’histoire naturelle de
cette maladie montre que, dans la majorité des cas, le délai moyen entre la
contamination et la survenue de la forme évoluée (SIDA) est de l’ordre de 2 à 10
ans.
Une à deux semaines après la contamination survient dans 50 à 90 % des cas un
épisode de primo infection marqué par la fièvre, une pharyngite, des érosions
muqueuses, des adénopathies cervicales, plus rarement une méningo-encéphalite
aseptique ou une myélite aiguë, une neuropathie périphérique, paralysie faciale,
un exanthème maculaire et des troubles digestifs.

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Les symptômes peuvent manquer, passer inaperçus ou être confondus avec un


syndrome grippal, une mononucléose infectieuse. Cette période est marquée par
une forte virémie et à l’infection du système lymphoïde dont l’intensité serait en
rapport avec le pronostique ultérieur.
Après des mois ou des années surviennent des symptômes de pré SIDA
témoignant d’une immuno suppression modérée avec une baisse progressive des
lymphocytes T4. Un syndrome de lymphadénopathie chronique est fréquent.
Puis la lymphopénie T4 s’aggrave, l’immuno dépression devient sévère,
apparaissant les infections opportunistes et les atteintes du SIDA
Classification OMS 1990 :
Classification en stade clinique : [36]
Stade clinique 1 :
- Patient symptomatique,
- adénopathies persistantes généralisées,
- et / ou degré d’activité 1 : activité normale.
Stade clinique 2 :
Amaigrissement de plus de 10% du poids corporel de base,
- zona (au cours des cinq années précédentes),
- Manifestation cutaneo-muqueux mineures (dermite, séborrhéique, prurigo,
onyxis mycotique, ulcération buccales récidivantes perlèche),
- Infections récidivantes des voies aériennes supérieures,
- et / ou degré d’activité 2 : patient symptomatique, activité normale.
Stade clinique 3 :
- Amaigrissement de plus de 10%du poids corporel de base,
- Diarrhée inexpliquée depuis plus d’un an,
- Fièvre prolongée depuis plus d’un mois,
- Candidose orale,
- Leucoplasie chevelue,
- Tuberculose pulmonaire dans l’année précédente,

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- Infection bactérienne sévère,


- Et/ou degré d’activité 3 : patient alité moins de 50% du temps au cour du mois
précédent.
Stade clinique 4 :
- Syndrome de cachexie du VIH,
- Pneumocystose pulmonaire,
- Toxoplasmose cérébrale,
- Criptosporidiose avec diarrhée de plus d’un mois,
- Criptococcose extra pulmonaire,
- Cytomegolovirose autre que hépatique, splénique ou ganglionnaire,
- Virose herpétique cutanéomuqueux depuis plus d’un mois ou viscérale,
- Leuco encéphalopathie multifocale progressive,
- Mycose profonde endémique généralisée (histoplasmose, coccidioidomycose),
- Mycobacteriose atypique disséminée,
- Septicémie à salmonelle mineure,
- Tuberculose extra pulmonaire,
- Sarcome de Kaposi,
- Encéphalite due au VIH,
- Et/ou degré d’activité 4 : patient alité plus de 50% du temps au cours du mois
précédent.

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Classification en stades clinique et biologique :

TABLEAU I: classification selon les critères cliniques et biologiques

Lymphocytes Lymphocyte Stade clinique


totaux en CD4/mm3
Mm3/
1 2 3 4
> 200 > 500 A1 A2 A3 A4
1000-2000 200-500 B1 B2 B3 B4
< 1000 < 200 C1 C2 C3 C4

Classification CDC (Center of Diseases Control):


Atlanta 1993.

C’est la classification la plus complète et la plus utilisée basée sur des critères
cliniques et selon le taux de CD4

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TABLEAU II : classification selon les critères clinique :


Critère de la catégorie B Critère de la classification C
- Angiomatose, - Candidose bronchique, trachéale ou pulmonaire,
- Candidose oropharyngée, - Candidose oesophagienne,
- Candidose vaginale persistante ou qui - Cancer invasif du col utérin coccidioidomycose
répond mal au traitement, extra pulmonaire,
- Dysplasie du col, carcinome insitu, - Criptosporidiose intestinal sup à 1mois,
- Syndrome constitutionnel= - infection à CMV avec perte de la vision,
Fièvre sup à 38,5 ou diarrhée sup. à - Encéphalopathie due au VIH,
1mois, - Infection herpétique cutanée avec,
- Leucoplasie chevelue de la langue, -Ulcération chronique sup à 1mois ou bronchique
- Zona récurent ou envahissant plus pulmonaire oesophagienne,
d’un dermatome, - Histoplasmose disséminée ou extra pulmonaire,
- Purpura trombocytopénique - Isosporose intestinale sup à 1mois,
idiopathique, - Sarcome de kaposi,
- Salpingite en particulier lors des - Lymphome de burkitt,
complications pour abcès tubo- - Lymphome immunoblastique ,
ovariens, - Lymphome cérébrale primaire ,
- Neuropathie périphérique, - Infection à mycobacterum tuberculosis quelque
soit le site,
- Infection à mycobacterum avium ou kansasii
disséminé ou extra pulmonaire,
-Infection à mycobactérie disséminée ou non
disséminée,
-Pneumopathie à pneumocystis carinii,
- Pneumopathie bactérienne récurrente,
- Leuco encéphalopathie multifocale progressive,
- Septicémie à salmonelle non typique récurrente,
-Toxoplasmose cérébrale,
- Syndrome cachectique au VIH.

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Classification de Bangui :
TABLEAU III : la définition clinique suivante et la positivité de la sérologie
VIH permettent le diagnostic du SIDA en milieu tropical :

Définition du SIDA en milieu tropical :


Absence d’autres causes d’immuno suppression cellulaire.
Adultes Enfants (inf à 13 ans)
Présence d’au moins 2 signes majeurs associés à au moins Présence d’au moins 2 signes majeurs
1 signe mineur associé à au moins
2 signes mineurs
Signes - perte de poids sup. à 10% en 1 Signes -Fièvre récidivante sup à 1mois,
Majeurs : mois, Majeurs - candidose buccale récidivante,
- diarrhée chronique sup. à 1mois, - infection pulmonaire
- fièvre prolongée sup. à 1 mois.
récidivante.
Signes -Toux chronique sup. à 1 mois, Signes -Diarrhée chronique sup à
Mineurs Lymphadenopathie généralisée, Mineurs 1mois,
Infection herpétique, - Perte de poids, retard de
- Fatigue permanente, croissance,
- Sueurs nocturnes, - Lymphadénopathie généralisé,
- Candidose buccale ou vaginale, - Toux chronique sup à 1mois,
- Herpès génital récurrent, - Tuberculose extra pulmonaire,
- Cancer du col agressif, - Pneumocystose pulmonaire,
- Infection maternelle à VIH
confirmée.

14 -5- Mode de transmission :


La transmission du VIH se fait par l’intermédiaire des lymphocytes T infectés
contenus dans le sang, dans la lymphe et dans le sperme du porteur de virus. Le
virus a également été isolé dans les sécrétions vaginales, la salive, les urines, les
larmes et le lait maternel [15].

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La transmission nécessite tout de même une porte d’entrée, on peut ainsi


résumer à cinq les différents modes de transmission du VIH/SIDA :
9 Le contact sexuel :
La contamination la plus fréquente se fait par contact sexuel ; toutes pratiques
sexuelles où il y a un contact entre le sperme et la muqueuse du vagin, du
rectum ou de la bouche peuvent être contaminantes. La multiplicité des rapports
sexuels explique la progression de la maladie chez les prostituées. La
pénétration rectale plus traumatisante favorise le contact entre le sperme et le
sang ; elle explique le développement rapide de la maladie chez les
homosexuels. Selon Quinn et Al, la différence de transmission ne serait pas
significative de l’homme à la femme 12% contre 11,6% de la femme à l’homme
[57].
Des études font croire que la surface intérieure du prépuce contiendrait des
cellule particulièrement vulnérable au VIH ; ce qui faciliterait l’infection ; la
circoncision en retirant la majeure partie de ces cellule réceptrices rendrait plus
difficile l’intrusion du VIH même si cette protection n’est pas efficace à 100%
[45-46-57].
9 Heroinomanie² ou toxicomanie :
L’utilisation commune des seringues pouvant être souillées par le sang d’un
porteur de virus explique la propagation importante de la maladie parmi les
drogués.
9 Les transfusions sanguines Par des transfusions non sécurisées :
L’exclusion des donneurs à risque d’infection par le VIH et le dépistage
obligatoire de tous les dons de sang ont permis de réduire considérablement le
risque de transmission du VIH par transfusion des produits sanguins.
9 Accidents :
Des matériaux tranchants ou pointus peuvent être incriminés tels : lames, rasoirs
couteaux en cas d’accident, et ils sont utilisés dans la vie courante par tous.
9 Transmissions verticales de la mère à l’enfant :

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Le virus peut passer du sang de la mère contaminée au fœtus par voie


transplacentaire et même par allaitement. Le traitement anti-rétro viral de la
mère infectée peut diminuer le risque de transmission du VIH à sa progéniture
[5].
C- Relation entre le VIH et autres infections sexuellement transmissibles :
De nombreuses études épidémiologiques et biologiques ont apporté la preuve
que les IST ulcératives ou non favorisent la transmission du VIH [9-25-26-44-
51].
La synergie épidémiologique entre IST et VIH est conforme aux modèles de
Anderson May, qui décrivit les paramètres nécessaires pour établir une épidémie
à VIH [57].
En outre il semble que le VIH affecte le cours naturel de certaines IST. On a
retrouvé le VIH dans les voies génitales de l’homme ainsi que chez la femme
aussi bien sous sa forme associée aux cellules que sous sa forme libre. Le VIH a
été isolé dans l’exsudat provenant d’ulcérations génitales chez l’homme et la
femme. Le ré largage du virus dans les liquides biologiques est accru par la
réponse inflammatoire liée aux IST et des exsudats provenant des lésions
rendant ainsi les hommes et les femmes présentant une IST et porteuse du VIH
plus infectant. Il a été démontré également que les taux de lymphocytes CD4+
augmentent dans l’endocal de manière disproportionnée chez les femmes
souffrant de gonococcie ou d’infection à chlamydia [9].
Apres la conférence Internationale de d’Amsterdam sur le SIDA qui s’est tenue
en 1992, Jonathan Mann avait souligné l’évidence des IST comme facteurs de
risque de transmission du VIH. Il fallait alors vérifier l’impact de la prévention
et du contrôle des IST sur la transmission du VIH. C’est dans ce cadre que deux
études ont été menées dont l’une à Mwanza et l’autre à Rakaï.
A Mwanza en Tanzanie, un essai aléatoire visant à évaluer l’impact d’une
meilleure prise en charge des IST au niveau des soins de santé primaires a
démontré dans une population dont la séroprévalence VIH était de l’ordre de

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1,2% à 1,9% ; une diminution de 40% de la prévalence VIH. Cette réduction de


40% a évité environ 254 infections [24].
Une étude similaire menée dans une population dont la séroprévalence VIH était
estimée à 16% dans le district de Rakaï en Ouganda, consistait à traiter tous les
membres de cinq groupes cibles constitués par paires de sujets symptomatiques
et de sujets asymptomatiques. L’étude de Rakaï a montré qu’il n’y a pas eu de
diminution de transmission du VIH malgré le traitement systématique des IST
du fait que l’infection à VIH était plus généralisée et que d’autre facteurs
pouvaient intervenir (utilisation du préservatif, fréquence des rapports sexuels,
charge virale plasmatique, nombre de partenaires) [24].
Les résultats des études sur les interactions entre VIH et IST y compris ceux de
Mwanza et de Rakaï, suggèrent que la prévention et le contrôle des IST dès le
début d’une épidémie de VIH dans une population sexuellement active peuvent
en réduire la propagation [9].
Une équipe de chercheurs Kenyans et Canadiens a publié des résultats selon
lesquels une femme présentant des ulcérations génitales court un risque quatre
fois plus élevé de contracter le virus du SIDA d’un partenaire séropositif qu’une
femme sans ulcération.
Ces ulcérations peuvent fournir une porte d’entrée pour la transmission du virus
de la femme à l’homme [9].
La syphilis, la gonococcie, la chlamidiose, l’herpès génital sont les principales
causes d’ulcérations génitales. Par conséquent, elles sont intéressantes comme
marqueurs biologiques favorisant l’infection par le VIH. L’herpès génital est
fréquent en milieu adolescent sexuellement actif ; son suivi biologique n’est
intéressant que pour suivre le premier contact sexuel des adolescents [40].
D- Relation entre le VIH et les attitudes comportementales :
Au Mali comme par tout ailleurs, il est établi que la transmission sexuelle est le
mode de propagation du VIH le plus important. Cette propagation repose
essentiellement sur des comportement de l’être humain (rapports sexuels non

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protége ; vagabondage sexuel, mauvaise utilisation du préservatif, IST mal


traités ou non traités). Ces comportements sont favorisés par la pauvreté, par des
relations inégalitaires entre hommes et femmes, ou entre personnes âgées et les
plus jeunes, ou par des normes culturelles et religieuses qui laissent peu de
possibilité aux individus de contrôler leur exposition au virus [26-42-45-47-48-
56].
9 La sexualité humaine relève du domaine des comportements. Plus d’une
décennie après le début de la pandémie, force nous est de constater le risque et
l’importance de la transmission hétérosexuelle du SIDA, et les mesures
préconisées pour le contenir n’ont pas produits des effets escomptés. En effet
malgré les campagnes d’information, d’éducation et de communication pour la
santé certaines populations (notamment les jeunes, les chauffeurs les
professionnelles du sexe) persistent dans leurs comportements à risque ce qui
explique un progrès inquiétant du SIDA [42-47-48].
9 La forte mobilité des chauffeurs routiers accroît la propagation géographique
du VIH. Souvent obligé de partir pour l’étranger ou une autre région pour y
trouver du travail, ils sont séparés de leur famille, et nombreux sont ceux qui ont
recours aux prostituées en ayant des rapports sexuels pas toujours protégés. Ils
ont également des rapports avec une multitude de partenaires non régulières
(vendeuses, gargotières, aides familiales). Le service est souvent rendu avec une
contrepartie financière pour la femme pour des rapports sans préservatifs. Une
fois contaminés, ces couples provisoires présentent une probabilité élevée de
contaminer d’autres personnes, car se déplaçant en permanence. L’attitude de
certains migrants est d’opter pour la prévention pendant le premier rapport, et au
fur et à mesure que la confiance s’établit, les partenaires rompent avec cette
pratique [48-56]
9 Les prostitués entretiennent des relations sexuelles de types vaginales et / ou
anales très souvent non protégées avec des partenaires multiples et non réguliers.

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Elles s’exposent de cette façon aux risques d’infections et exposent de même


leurs clients [48]
9 Les jeunes représentent une proportion importante de la population et sont
tous particulièrement exposés au risque de contacter ou de transmettre une
infection à VIH en l’occurrence ceux dont les comportements sont liés aux
activités socioéconomiques (coxeurs, vendeuses, domestiques). Les jeunes qui
arrivent en ville du fait de l’exode rural, laissés à eux-mêmes, se livrent à des
comportements non contrôlés. Ils adaptent pour la plus part des comportements
à risque en ayant des rapports de toutes sortes moyennant de l’argent avec des
partenaires sexuels multiples, non réguliers, le plus souvent trouvés sur le site de
leurs travaux.
Ces jeunes garçons ont des relations fréquentes avec les prostituées. Aussi ils
sont souvent employés comme apprenti dans le secteur du transport où ils aident
les chauffeurs sur les longues distances. Dans ce cadre ils ont parfois des
relations avec des hommes beaucoup plus âgés [42-48-52].
Les jeunes femmes et filles qui travaillent comme employées des maisons sont
souvent exploitées par leurs employeurs même. Ces rapports sont souvent non
protégés. Aussi elles subissent parfois des abus sexuels de la part d’adolescents
des familles d’accueil [42-48].
La sexualité entre homme englobe fréquemment le rapport anal non protégés, or
ce type de rapport comporte un risque élevé de transmissions du VIH en
particulier pour le partenaire passif, mais aussi un large pourcentage de ces
homosexuels sont mariés et également ont des rapports sexuels non protégés
avec d’autres femmes [41].
Les toxicomanes de sexe masculin pour la plupart utilisent du matériel
d’injection non stérile, mais aussi procèdent à des échanges rituels de ce
matériel , s’exposant ainsi à un risque élevé pour le VIH , en même temps que
leurs partenaires au cours des rapports sexuels non protégés [42-56].

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Il ne fait plus de doute que la relation entre les comportements humains et la


propagation du SIDA est évidente ; la baisse de la prévalence de l’infection suit
l’évolution positive des comportements humains. Il est donc plus que jamais
urgent que les programmes nationaux de lutte contre le SIDA renforcent la
prévention, en mettant un accent particulier sur la prévention et les stratégies
visant à induire les changements des comportements afin de réduire les
comportements à risque [42-43].

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V- METHODOLOGIE

1- Lieu d’étude :
1-1- Le centre de formation technique de Quinzambougou (CFTQ)
Crée en 1977 par l’arrêtée No2964 MEN-DNESGTE / SEP du 15 Octobre
1977 du ministère de l’éducation nationale, l’établissement s’appelait “ cours
privé de comptabilité et de technique commerciale” de Quinzambougou
(CPCTQ) ; il est devenu centre de formation technique de Quinzambougou
(CFTQ) quatre ans après sa création et ceci par la décision No1378 MEN-
DNESGTE / SEP du 29 Août 1981.
Ce complexe scolaire dispose de cinquante deux salles de classe y comprit les
salles spécialisées [trois salles d’informatique, trois salles de dactylographie,
deux salles de dessins techniques, un laboratoire de science, un laboratoire
d’électricité et une bibliothèque]
L’effectif total des élèves pour l’années 2004-2005 était 2800 avec un effectif
des garçons égale à [Link] masse d’élèves est encadrée par soixante deux
professeurs permanents, sous contrat et immatriculé à l’INPS ( Institut National
de Prévoyance Sociale) et quarante trois vacataires.

1-2- Lycée Djoba Diarra de Koulikoro (LDDK):


Cet établissement situé au coté Nord-Ouest de la ville de Koulikoro a été crée en
1997. L’établissement dispose vingt huit salles de classe y compris quatre salles
de Biologie et une infirmerie.

L’effectif total pour l’année scolaire 2004-2005 est de 1003 élèves dont 318
filles et 685 garçons qui sont encadrés par trente neuf personnel enseignants.

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1-3- Lycée Famolo Coulibaly de Kolokani (LFCK) :


- Situé à environ 1km de la ville de Kolokani vers le coté Nord, le lycée Famolo
Coulibaly de Kolokani fut crée en octobre 1999. L’établissement dispose 15
salles de classe et une infirmerie.

488 élèves furent inscrits pour l’année scolaire 2004-2005 dont 88 filles et 380
garçons, 20 enseignants dispensent les cours.

Ces trois établissements ont servit des zones d’étude

2- Type d’étude :
C’est une enquête prospective transversale.

3-Période d’étude
L’étude s’est déroulée de février en juin, période où les élèves sont stables dans
les établissements.

4- Population d’étude :
La population visée par notre étude, était les jeunes de moins de vingt ans
inscrits pour l’année scolaire 2004- 2005 et présent au moment de l’enquête.

-Critère d’inclusion : étaient inclus dans l’étude : Les élèves de moins de vingt
ans, réguliers, inscrits pour l’année scolaire 2004 – 2005 et ayant donné leur
consentement à participer à l’étude.
- Critères de non inclusion : Etaient exclus de l’étude : Les élèves âgés de vingt
ans et plus et les élèves âgés de moins de vingt ans ayant refusé de participer à
l’étude.

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

5- Echantillonnage :
5-1 Choix des établissements
Nous avons profité d’une collecte de sang par l’équipe mobile dans les
différentes localités citées ci-dessus pour mener l’enquête chez les élèves de
moins de 20 ans.

5-2 Base de sondage :


Elle est constituée par la liste des élèves de moins de vingt ans inscrits, recensés
par classe et par sexe pour l’année scolaire en cours.

5-3 Procédure de tirage :


Elle a été effectuée par un sondage systématique 1/10 sur l’effectif total des
élèves de moins de vingt ans.

5-4 Taille de l’échantillon


Elle est constituée par tous les élèves tirés au sort et ayant donné leur
consentement à participer à l’étude.

6- Collecte des données : Pour une équipe de collecte mobile


Une équipe de cinq personnes effectuait les déplacements, on avait un véhicule
du CNTS et un chauffeur.

7- Technique des collectes des données :


S’est effectuée sous forme d’interview confidentielle.

8- Support des données :


Un questionnaire a été élaboré. Ce questionnaire comportait :
- renseignements généraux,
- connaissances sur les IST / SIDA,

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- sources d’information IST / SIDA,


- opinion sur l’introduction de l’enseignent de la sexualité à l’école,
- comportement sexuel.

9- Aspects éthiques :
Sur le terrain, avant le début de l’enquête nous avons tenu à informer les
participants volontaires consentants (élèves, autorités scolaires et les
associations des parents d’élèves) sur les objectifs et le but de notre étude.

10- Traitement et analyse des données :


Les données recueillies ont été saisies avec le logiciel MICROSOFT WORD xp,
analysées sur Epi-Info Version 6.04cFr du CDC d’Atlanta et de l’OMS.

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VI- RESULTATS

A) Caractéristiques socio-démographiques

FIGURE I : Répartition des élèves selon le sexe et par site

80,00%
67,10%
70,00%
59,60%
56,60%
60,00%
50,00% 43,40%
40,40% Masculin
40,00% 32,90%
Féminin
30,00%
20,00%
10,00%
0,00%
% % %

CFTQ LDDK LFCK

Le sexe masculin prédominait dans les trois sites.

FIGURE II : Répartition des élèves selon l’âge et par site

100,00% 90,40%
90,00%
80,00% 72,80%
69,80%
70,00%
60,00%
14 à 16 ans
50,00%
17 à 19 ans
40,00% 30,20%
27,20%
30,00%
20,00% 9,60%
10,00%
0,00%
% % %

CFTQ LDDK LFCK

La tranche d’âge de 17-19 ans est plus représentée.

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

B) Connaissances

100,00%
89,90%
90,00% 87,23%
84,90%

80,00%

70,00%

60,00%
SIDA
50,00% Syphilis
Gonococcie
40,00%

30,00%

20,00%
9,40% 7,45%
10,00% 5,70%
4,40% 5,70% 5,32%

0,00%
% % %
CFTQ LDDK LFCK

FIGURE III : Répartition des élèves en fonction des IST cités et par site.

Le SIDA est l’IST la plus citée par les élèves des trois sites.

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TABLEAU IV : Répartition des élèves selon leurs sources d’information


sur les IST/SIDA.

Source CFTQ LDDK LFCK


EFF % EFF % EFF %
Ecole / 76 48,1 % 29 54,7 % 47 50 %
conférence
Media 58 36,7 % 19 35,8 % 42 44,7 %
Centre de 10 6,3 % 2 3,8 % 3 3,2 %
santé
Parents 13 8,2 % 3 5,7 % 2 2,1 %

L’école/conférence a été cité comme principale source d’information par les


élèves des trois sites.

TABLEAU V : Répartition des élèves selon leur connaissance des voies de


transmissions du VIH.

Principale Voie CFTQ LDDK LFCK


EFF % EFF % EFF %
Rapport sexuel 142 89,8% 45 84,9% 82 87,2%
Transfusion 14 8,9% 5 9,4% 10 10,6%
De la mère à l’enfant 0 0,0% 0 0,0% 1 1,1%
Seringue 2 1,3% 3 5,7% 1 1,1%

Plus de 80% des élèves des trois sites ont déclarés le rapport sexuel comme
principale voie de transmission du VIH

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TABLEAU VI : Répartition des élèves selon leur avis sur les groupes de
population les plus exposés au SIDA, et par site.

Groupes + exposés au CFTQ LDDK LFCK


SIDA
EFF % EFF % EFF %
Prostituée 94 59% 26 49% 52 55%
Migrants 39 25% 10 19% 20 21%
Routiers 25 16% 17 32% 22 24%
Total 158 100% 53 100% 94 100%

Le groupe le plus cité par les élèves des trois sites était les prostituées.

C) Attitudes

TABLEAU VII : Répartition des élèves selon les moyens de préventions


adoptés

Comportement adopté CFTQ LDDK LFCK


EFF % EFF % EFF %
Fidélité 42 26,6% 30 56,6% 40 42,6%
Utilisation des 66 41,8% 18 34% 35 37,9%
préservatifs
Limiter les rapports 5 3,2% 2 3,8% 2 2,1%
Abstinence 45 28,5% 3 5,6% 17 18,1%
Total 158 100% 51 100% 94 100%

56,6% des élèves du LDDK et42, 6% des élèves du LFCK ont


adopté la fidélité alors que 41,8% des élèves du CFTQ ont adoptée
l’utilisation du préservatif.

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TABLEAU VIII : Répartition des élèves selon leur source d’information


crédible sur la sexualité et par site.

Source crédible sur la CFTQ LDDK LFCK


sexualité
EFF % EFF % EFF %
Causerie 41 25,9% 11 20,8% 27 28,7%
Radio 4 2,5% 1 1,9% 12 12,8%
Télévision 38 24,1% 9 17,0% 14 14,9%
Théâtre 14 8,9% 4 7,5% 6 6,4%
Ecole / Formation 45 28,5% 15 28,3% 15 16%
Agent de santé 13 8,2% 13 24,5% 19 20%
Parents 6 3,8% 3 5,7% 2 2,1%
158 100% 53 100% 94 100%

La source d’information école/formation a dominé au CFTQ et au LDDK


par contre causerie était plus notée comme source d’information au LFCK.

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

120,00%

98,10%
100,00% 94,70%
89,20%

80,00%

Croient
60,00%
Ne croient pas

40,00%

20,00%
10,80%
5,30%
1,90%
0,00%
% % %
CFTQ LDDK LFCK

FIGURE IV : Répartition des élèves selon leur croyance ou non à


l’existence du SIDA et par site.

Plus de 80% des élèves des trois sites croient à l’existence du SIDA
La minorité qui n’y croit pas est à prendre en compte.

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

60,00%
54,40% 54,70%
51,10%
48,90%
50,00%
45,60% 45,30%

40,00%

Risque
30,00%
Non risque

20,00%

10,00%

0,00%
% % %
CFTQ LDDK LFCK

FIGURE V : Répartition des élèves selon qu’ils pensent être des sujets à
risque pour le SIDA, et par site.

51 ,1 %des élèves du LFCK déclarent être à risque pour le SIDA alors que
54,4% de ceux du CFTQ et 54,7% de ceux du LDDK affirment qu’ils ne le
sont pas.

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

70,00%

58,90% 59,60%
60,00%
52,80%
50,00% 47,20%

41,10% 40,40%
40,00%
Discuté
Non
30,00%

20,00%

10,00%

0,00%
% % %

CFTQ LDDK LFCK

FIGURE VI : Répartition des élèves selon qu’ils ont discuté de sexualité


avec l’un des parents et par site

Les élèves du CFTQ du LDDK du et du LFCK échangeaient moins avec


l’un des parents avec des taux respectifs suivant 41,1% ; 47,2% et 40,4%

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

100%
93%
90% 86,80%
84%

80%

70%

60%
Favorable
50%
Défavorable
40%

30%

20% 16%
13,20%
10% 7%

0%
CFTQ LDDK LFCK

FIGURE VII : Répartition des élèves selon l’avis sur l’introduction de la


sexualité dans le programme scolaire et par site.

Plus de 80% des élèves des trois sites sont pour l’introduction de la
sexualité dans le programme scolaire

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D) Pratiques comportementales

80% 75,50%

70%

60% 57,40%

50% 50%
50%
42,60%
Ont eu
40%
N’ont pas eu

30%
24,50%

20%

10%

0%
% % %
CFTQ LDDK LFCK

FIGURE VIII : Répartition des élèves selon qu’ils aient eu ou non de


rapports sexuels à nos jours, et par site.

Environ 50% des élèves des trois sites ont déclaré avoir eu des rapports
sexuels

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TABLEAU IX : Répartition des élèves selon l’âge au premier rapport


sexuel, et par site.

Age au 1er Rapport CFTQ LDDK LFCK


L’âge Minimum du 1er ans
14 N=13 11 ans N=2 12 ans N=2
Rapport
Age < 15 ans N=13 N=14 N=15
Age > 15 ans N= 66 N=26 N=39
Age tardif du 1er Rapport 18 ans N=17 19 ans N = 1 19 ans N = 5

N= nombre d’élèves
L’âge au premier rapport était précoce dans les trois sites

80,00%
70,40%
70,00%
62,50%
60,80%
60,00%

50,00%

39,20% Ont utilisé


40,00% 37,50%
Ne l’ont pas utilisé
29,60%
30,00%

20,00%

10,00%

0,00%
% % %

CFTQ LDDK LFCK

FIGURE IX : Répartition des élèves selon l’usage du préservatif au premier


Rapport sexuel, et par site.

Plus de 60% des élèves enquêtés des trois sites répondent n’avoir pas utilisé
le préservatif

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TABLEAU X : Répartition des élèves selon qu’ils pensent de l’utilité du


préservatif au cours des rapports sexuels, et par site.

Utilité du CFTQ LDDK LFCK


préservatif
EFF % EFF % EFF %
Eviter MST/ 74 46,8% 19 35,8% 31 33%
SIDA
Eviter GND 11 7% 0 00% 5 5,3%
Eviter MST GND 73 46,2% 34 64,2% 58 61,7%
Total 158 100% 53 100% 94 100%

Plus de 60% des élèves du LDDK et du LFCK ont répondu que l’utilisation
du préservatif c’est d’éviter les MST et GND et par contre 46,8% des
élèves du CFTQ ont répondu que l’utilisation du préservatif c’est d’éviter
les MST/SIDA
80,00%
70,90%
70,00%

60,00% 54,70%
49,00%
50,00%
41,50% Pharmacie
40,00% Centre de santé
34,00%
Boutique
30,00%
23,40%

20,00% 17,00%

10,00% 5,70%
3,80%

0,00%
% % %

CFTQ LDDK LFCK

FIGURE X : Répartition des élèves selon les sources d’approvisionnement


en préservatif.

70 ,9% des élèves du CFTQ et 54,7% des élèves du LDDK ont affirmé qu’ils
s’approvisionnent en pharmacie alors que 49% des élèves du LFCK ont
déclaré qu’ils payent dans les boutiques.

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120,00%

100,00% 96,20% 94,30%


91,50%

80,00%

Protégés
60,00%
Non protégés

40,00%

20,00%
8,50%
3,80% 5,70%

0,00%
% % %

CFTQ LDDK LFCK

FIGURE XI : Répartition des élèves selon qu’ils comptent faire des


rapports protégés au prochain rapport sexuel avec leurs partenaires.

Plus de 90% des élèves des trois sites comptaient faire des rapports protéges
avec leur partenaire

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VII- COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS

Méthodologie : L’objectif de notre étude était de faire un sondage systématique


1/10 sur l’effectif total des élèves de moins de vingt ans des établissements
suivants : Centre de formation technique de Quinzambougou. A Bamako le
lycée Djoba Diarra de Koulikoro et le lycée Famolo DOUMBIA de Kolokani.

A) Caractéristiques socio - démographiques

Profil des enquêtés :

Il ressort que la plupart des élèves enquêtés sont masculins au niveau des trois
sites. Cela s’explique par le faible taux de filles dans ces établissements et au
système de tirage. Pour ce qui est de la tranche d’âge 90,4% des élèves du lycée
Famolo Coulibaly de Kolokani ont un âge compris entre 17-19 suivis de 72,8 %
des élèves du centre de formation technique de Quinzambougou. Les élèves du
lycée Djoba Diarra de Koulikoro semblent être les plus jeunes avec 69,8%.

Cette moyenne d’âge entre 17-19 ans est liée à notre avis au retard dans la
première inscription de l’élève à l’école primaire.

B) Connaissances
Différentes IST :
Les principales IST citées par les élèves des trois sites sont : le SIDA, la Syphilis
et la Gonococcie ; les autres IST n’étaient pas connues des élèves.
D’autres auteurs ont trouvé des résultats similaires. Ainsi pour BERTHE [2]
96,6 % des élèves garçons ont cité le Sida et la Gonococcie (65%) ; dans l’étude
de Sacko [59], 94,9 % des élèves filles ont cité le Sida et la Gonococcie 65%.
Au cour de la discussion de groupes menée par les adultes de 15 à 19 ans au
Burkina Faso, Mali, Niger [11] les IST les plus cités étaient le SIDA, la

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

Gonococcie, la Syphilis, le Chancre mou, et certains assimilaient aux IST


d’autres maladies telle que : la bilharziose, l’hémorroïde et la lèpre.
Kane [29]à Banjul (en Gambie) trouvait dans son étude que 87 % des hommes
célibataires de 14 à 24 ans ont entendu parler au moins d’une IST .Ainsi le
SIDA apparaît comme l’IST la plus connue. Ceci pourrait s’expliquer par
l’accent particulier porté sur la pandémie du SIDA lors des multiples campagnes
de sensibilisation.
Voie de transmission :
Dans notre étude 89,8% des élèves du CFTQ 84,9 % des élèves du LDDK et
87,2 % des élèves du LFCK ont cité le rapport sexuel comme principale voie de
transmission du VIH.
Berthe [2] a trouvé que 99% des élèves enquêtés estimaient connaître les voies
de transmission du VIH et les voies les plus citées étaient les objets tranchants
(99,6%) rapports sexuel (98,3%).
La transfusion sanguine et la transmission mère enfant étaient moins cités.
Dans l’étude de Maïga [35] en 2000, 88,7% des élèves de Bougouni et 85% des
élèves de Sikasso ont cité le rapport sexuel comme principale voie de
transmission.
L’étude menée à Haïti en 1994 [33]chez les hommes âgés de 15- 59 ans a révélé
que la grande majorité savait que le virus peut être transmis par le rapport ou par
la mère au fœtus ; une faible proportion était consciente du risque présenté par la
transfusion.
Cette légère différence avec notre étude sur les voies de transmission du VIH
pourrait s’expliquer par la différence d’âge qu’il y a entre les deux échantillons
d’une part et d’autre part, par le fait que notre échantillon est exclusivement basé
sur le milieu scolaire.

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Sources d’information sur les IST/ SIDA :


Les principales sources d’information sur les IST/ SIDA pour les élèves du
CFTQ sont : L’école / conférence avec 48,1% ; Médias 36,7% ; centre de santé
6,3% ; parents 8,2%.
Pour les élèves du LDDK : l’école / conférence 54,7% Médias 35,8% centre de
santé 3,8%, parents 5,7% et les élèves du LFCK citaient : L’école / conférence
50% , 44,7% pour les Médias , centre de santé 3,2% et parents 2,1% .
Centre de santé et parents sont les sources rares rapportées par tous les enquêtés.
Une étude menée par BERTHE [2] estimait que les principales sources
d’information sur les IST/ SIDA étaient les Média (83,7%), amis (49,6%) et
l’école (39,2%). Les conférences, les parents et les centre de santé étaient des
sources rares avec respectivement 2,9% ; 2,5% ; 7,5%.
En comparant les deux études, il ressort que la famille n’était pas un lieu où les
jeunes pouvaient avoir des informations relatives aux IST / SIDA, confirmant
ainsi le manque de communication entre parent enfant.
Tous nos enquêtés ont entendu parler du SIDA, et plus de la moitié des élèves y
croient ; la minorité qui n’en croit pas est à prendre en compte à des fins de
sensibilisation.
Un pourcentage assez important pense être des sujets à risque pour le SIDA dont
51,1% des élèves du LFCK MAÏGA [35] trouvait dans son étude que 60,6% des
élèves de Bougouni pensent être des sujets à risque pour le SIDA.

Sexualité :
Les élèves du centre de formation technique de Quinzambougou et les élèves du
lycée Djoba DIARRA ont cité l’école/formation comme source crédible et ceux
du lycée Famolo COULIBALY de Kolokani ont cité causerie comme source
crédible.
41,1% des élèves du CFTQ ont déclaré avoir discuté de la sexualité avec l’un
des parents ; 47,2% des élèves du LDDK et 40,4% des élèves du LFCK ont

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également discuté avec leurs parents. Kodjovi et al [30] ont trouvé au cours de
leur étude que plus d’un parent sur dix (12%) refusent de parler de la sexualité
avec leurs enfants.
Des actions de sensibilisation doivent être donc menées par les parents en
matière de sexualité au sein de la famille
93% des élèves du CFTQ, 86,8 % des élèves LDDK ; 84 % des élèves du LFCK
ont donné leur avis favorable à l’introduction de la sexualité au niveau du 2ème
cycle

C) Attitudes
Moyen de prévention du SIDA transmission par voie sexuelle :
Dans notre échantillon les élèves du CFTQ citent l’utilisation du préservatif
(82%), les élèves du LDDK et LFCK ont cité la fidélité avec respectivement
56% et 42% comme moyen de prévention, lorsqu’ils ont apprit comment se
transmettait principalement le SIDA.
L’étude menée en Haïti [33] en 1994 a révélé que près de 32% des hommes (15-
59) ans, qui avaient entendu parler du SIDA ont déclaré avoir changé leur
comportement, en se limitant à une seule partenaire (33%) ; en évitant des
rapports occasionnel (26%) ; les rapports avec les prostitués (25%) ; en utilisant
le préservatif 18% et en s’abstenant de toute relation sexuelle 0%.

D) Comportements :
Dans notre étude ; 50% des élèves du CFTQ sont sexuellement actifs ceux du
LDDK et du LFCK sont sexuellement actifs avec un taux respectif de 75,5% et
57,4% ; 83,5% des élèves du CFTQ ; 65% des élèves de LDDK et 72,2% des
élèves du LFCK avaient un âge supérieur ou égale à 15 ans lors de leurs
premiers rapports sexuels.

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L’âge minimum au premier rapport dans notre étude était de 14 ans pour le
CFTQ, 11ans pour le LDDK et 12 ans pour LFCK ; une étude menée par Maïga
estimait [35] l’âge minimum de rapport sexuel à 10 ans.
Dans l’étude de Amazigo [1], 40% des élèves avaient déjà eut de rapports
sexuels, il trouvait que l’âge minimum était 14 ans.
L’étude menée au Burkina Faso [12] indiquait que l’activité sexuelle commence
vers 15 ans, alors qu’au Niger elle commençait vers 12 ans.
Le rapport ONU / SIDA [46] révèle qu’en Suisse, 65% des garçons avaient déjà
eu de rapports sexuels à 17 ans en 1985 et il en été de même pour 58% des filles
en 1989. Dans la plus part des pays Asiatiques, y compris la Chine, l’activité
sexuelle commencerait plus tard qu’ailleurs. Les hommes comme les femmes
ont généralement leurs premiers rapports sexuels après l’âge de vingt ans.
Nous remarquons que nos élèves ont une activité sexuelle précoce dont les
causes peuvent être multiples. La principale raison pourrait être le manque de
l’éducation sexuelle d’une part au sein des familles et d’autre part à l’école où
les cours ne traitent que de la biologie et de l’anatomie, et ne parlent pas de
comportement sexuel en tant que tel.
Dans notre étude, nous avons trouvé un lien statistique entre le fait d’avoir des
rapports sexuels et l’âge. Les plus de 15 ans ayant eu plus de rapport sexuels que
les moins de 15.
La présente étude met en évidence la précocité de l’âge au premier rapport bien
que l’âge moyen soit en conformité avec les études antérieurs [2-6-30]. Aussi,
le délai court entre la rencontre d’un (e) partenaire et les aventures amoureuses
suggère l’insécurité sexuelle qui menace ces élèves.
Dans notre étude 39,2 % des élèves du CFTQ sexuellement actif ont déclaré
avoir utilisé le préservatif au premier rapport sexuel. 60,8 % de ces élèves ont
déclaré n’avoir pas utilisé le préservatif au premier rapport sexuel.

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37,5 % des élèves du LDDK sexuellement actif ont déclaré avoir utilisé le
préservatif au premier rapport sexuel ; et 62,5 % de ces élèves ont déclaré
n’avoir pas utilisé du préservatif au premier rapport sexuel.
29,6 % des élèves du LFCK sexuellement actifs ont déclaré avoir utilisé du
préservatif au premier rapport sexuel ; et 70,4 % de ces élèves ont déclaré
n’avoir pas utilisé du préservatif au premier rapport sexuel.
Une étude Evac jeune [30] mené à Lomé révèle que, en moyenne ce premier
rapport sexuel intervient à 16,6 ans ; A 17 ans 61% des jeunes ont déjà eu leurs
premier rapports sexuels. Un enquêté sur deux (53%) déclare avoir contracté ces
rapports sexuels avec leurs copains ou copines.
Les premiers rapports sexuels entre camarades de classe concernent 18% de
l’échantillon.
Lors de ces actes, les jeunes ne se protégent pas assez. Sur les 1039 jeunes qui
ont déjà eu leurs premiers rapports sexuels au moment de l’enquête, seul 271
(soit 26%) déclarent avoir utilisé une méthode contraceptive à cette occasion.
Les garçons sont légèrement plus nombreux que les filles (30% contre 23%) à
adopter tel comportement lors du premier rapport sexuel.
Berthé [2] a trouvé que plus de la moitié de son échantillon sexuellement actif
54% ont eu des rapports sexuels occasionnels et parmi eux 56% ont toujours
utilisé les préservatifs, 24,4% utilisaient occasionnellement , 19,6% n’ont jamais
utilisé de préservatif.
Selon le rapport ONU/ SIDA [46], dans la plus part des pays de l’Europe
occidental plus de 60% des jeunes déclarent aujourd’hui utiliser du préservatif
lors du premier rapport sexuel. En Suisse plus de 80% des jeunes entre 17 et 30
ans (dont un grand nombre ne sont pas mariés) disent utiliser systématiquement
le préservatif avec des partenaires occasionnels, alors qu’ils étaient moins de
20% il y a 10 ans.
CISSE [6] trouvait dans son échantillon que 60% avaient un comportement à
risque.

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

MAÏGA [35] trouvait dans son étude que 70% des jeunes élèves enquêtés ont un
comportement à risque élevé.
Au vu de tous ces résultats, nous pouvons affirmer que plus de 64% de nos
jeunes élèves ont un comportement à risque élevé

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

VIII- CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

1-Conclusion
Nous avons enquêté dans trois lycées sur les connaissances, attitudes et
comportements des jeunes de moins de vingt ans vis-à-vis des IST/SIDA.
Il s’agit : du centre de formation technique de Quinzambougou ; du lycée Djoba
DIARRA de Koulikoro et du lycée Famolo COULIBALY de Kolokani.
Le nombre total d’élèves des trois établissements était 3291 ; nous avons
enquêté 305 élèves soit 9,26%.
Le sexe masculin et la tranche d’âge de 17-19 ans étaient prédominants.
Le SIDA apparaît comme l’IST la plus citées par tous nos enquêtés.
Les autres IST étaient moins connues par les élèves.
La majorité des élèves savent que le SIDA se transmet essentiellement par voie
sexuelle et recommandent l’utilisation des préservatifs et la fidélité comme
moyen de prévention.
Un nombre significatif recommande l’abstinence et la réduction du nombre de
partenaire.
Plus de la moitié des élèves enquêtés sont sexuellement actifs.
L’âge au premier rapport était précoce dans les trois sites.
Nous avons constaté que la majorité des jeunes élèves n’ont pas eu recours aux
préservatifs lors de leur 1er rapport sexuel, ceci constitue une situation à risque.

2-Recommandations
Aux termes de notre étude, nous formulons les recommandations suivantes :

Au ministre de l’éducation
- Mobiliser le système éducatif pour qu’il devienne le moteur d’un programme
de prévention et de prise en charge généralisée pour la jeunesse scolarisée ;

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- Introduire dans le programme d’enseignement des cours d’éducation sexuelle


Au sein de tous les établissements fondamentaux deuxième cycle ;
- Former les enseignants dans le domaine des IST/SIDA.

Au ministre de la santé
- Etendre la mise en place de centres des jeunes pour la prise en charge de leurs
problèmes sanitaires
-Rendre disponible les centres de conseils et de dépistage volontaire.

Aux parents
Encourager les parents à discuter les questions relatives à la sexualité et aux
IST/SIDA avec les jeunes.

Aux adolescents et jeunes adultes


Participer pleinement aux campagnes d’information, d’éducation et
communication (IEC) organisées sur les IST/SIDA.
Profiter de chaque occasion pour s’informer et informer ses pairs.

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

IX REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES :

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

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63 Traoré Y A Etude de la prévalence des MST / VIH et facteurs de risque de

l’infection par le VIH dans les six communes du distrct de Bamako à propos de

551 cas ; thèse Med ; Bamako.2000

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

X- ANNEXES
MINISTERE DE LA SANTE REPUBLIQUE DU MALI

************ Un Peuple – Un But – Une Foi


CENTRE NATIONAL DE
TRANSFUSION SANGUINE
************

FICHE DE CONSENTEMENT ECLAIRE

Le Centre National de Transfusion Sanguine effectue systématiquement le


dépistage des maladies transmissibles par le sang sur tous les prélèvements de
sang afin d’assurer la sécurité transfusionnelle des receveurs de sang.
Le Centre National de Transfusion Sanguine voudrait aussi évaluer le taux de
prévalence de ces maladies transmissibles par le sang comme la syphilis, le
VIH, l’hépatite B, l’hépatite C. La connaissance de ces taux de prévalence
permettra de proposer des mesures prophylactiques comme la vaccination dans
le cas des hépatites et le renforcement des programmes d’information et
d’éducation dans le cas du VIH. Le prélèvement de sang ne vous soumet à
aucun risque. Le désagrément de la piqûre de l’aiguille est le seul inconvénient.
En cas d’incidents liés à cette piqûre comme enflures, douleurs, le médecin du
CNTS vous donnera les soins nécessaires.
Si vous avez des questions vous pouvez les lui poser. Vous êtes libre de donner
votre sang sur lequel seront réalisées les analyses de dépistage des maladies
transmissibles par le sang. Vous pouvez joindre le Directeur du CNTS au Nº
suivant : 221 39 58.
Si vous acceptez ces conditions, veuillez signer en dessous votre consentement.

Lu et approuvé le …./…./2005 Le responsable du


prélèvement

Signature

FICHE D’ENQUETE

Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de


vingt ans face aux IST/SIDA.

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

A-ETUDE SOCIODEMOGRAPHIQUE
Nom……………… Prénom…………..
Age /…/ Sexe ……………
Etablissement /…………. /
B-CONNAISSANCE SUR LA SEXUALITE ET IST/SIDA
1-Avez-vous entendu parler de la sexualité en général ?
Oui /…. / Nom /…. /
2-Quelles sont vos sources d’information sur la sexualité
Causerie /…. /
Radio /….. /
Télévision /…. /
Théâtre /…. /
Ecole/formation /…. /
Agent de santé /…. /
Parents /…. /
3-Parmi vos sources, quelle est celle qui vous semble la plus crédible ?
Causerie /…. /
Radio /….. /
Télévision /…. /
Théâtre /…. /
Ecole/formation /…. /
Agent de santé /…. /
Parents /…. /
4-Avez-vous l’habitude de parler de la sexualité avec l’un de vos parents ?
Oui /…. / Nom /…. /
5-Aquel d’étude avez-vous entendu parler de la sexualité pour la première
fois ?

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

Premier cycle /…. /


Seconde cycle /…. /
Lycée /…. /
6-Aimerez-vous qu’on enseigne la sexualité à l’école ?
Oui /…. / Nom /…. /
7-Si oui, a quel niveau d’étude ?
Premier cycle /…. /
Seconde cycle /…. /
Lycée /…. /
8-selon vous,la sexualité doit elle rester comme un sujet tabou entre
parents et enfants ?
Oui /…. / Nom /…. /
9-Quelles sont les maladies sexuellement transmissibles que vous
connaissez ?
…………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………….
10-Avez-vous déjà entendu parler du SIDA
Oui /…. / Nom /…. /
11-Si oui, croyez-vous à l’existence du SIDA ?
Oui /…. / Nom /…. /
12-Quelles sont vos sources d’information sur le VIH/SIDA ?
Ecole /…. /
Conférences /…. /
Media /…. /
Centre de santé /…. /
Théâtre /…. /
Parents /…. /
Autres /….. / à préciser…………….

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

13-Quelle est selon vous la principale voie de transmission du SIDA


Rapports sexuels /…. /
Transfusion du sang /….. /
De la mère à l’enfant /….. /
Usage des seringues /….. /
Autres /…../ à préciser……………
14-Pensez-vous être un sujet risque pour le SIDA ?
Oui /…. / Nom /…. /
15-Qelles sont les groupes de population les plus exposés au SIDA selon
vous ?
Prostituées /…. /
Migrants /…. /
Routiers /…. /
C-COMPORTEMENT SEXUEL
1-Avez-vous changé vos habitudes lorsque vous avez appris comment se
transmettait le SIDA principalement ?
Oui /…. / Nom /…. /
2-Si oui, comment ?
En adoptant :
La fidélité /…. /
L’abstinence /…. /
L’utilisation des préservatifs
Limitation des nombres de partenaires /…. /
3-Avez-vous eu des rapports sexuels ?
Oui /…. / Nom /…. /
4-Si oui, à quel âge /…. /
5-A cette occasion avez-vous utilisé un préservatif ?
Oui /…. / Nom /…. /

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

6-Pourquoi ; selon vous ; doit-on utiliser un préservatif pendant les


rapports
Sexuels ?
Eviter les IST/SIDA /…. /
Eviter les grossesses non désirées /…. /
Eviter les IST/SIDA et grossesses non désirées /…. /
6-Quelles sont vos sources d’approvisionnement en condom ?
Pharmacie /…. /
Centre de santé /…. /
Boutique /…. /
Autres /…. / à préciser……………..
7-Dorénavant compterez-vous faire des rapports sexuels non protégés ?
Oui /…. / Nom /…. /

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Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

FICHE SIGNALITIQUE
Nom : TRAORE
Prénom : Amidou
Titre de la thèse : CONNAISSANCES, ATTITUDES ET PRATIQUES
COMPORTEMENTALES DES JEUNES DE MOINS DE VINGT ANS FACE
AUX IST/SIDA.
Ville de soutenance : Bamako
Pays d’origine : Mali
Année Universitaire : 2005-2006
Lieu de dépôt : Bibliothèque de la FMPOS
Secteurs d’intérêt : Santé publique.
RESUME :
LA prise en charge des jeunes ne saurait être conçue sans une meilleure
appréhension de leurs besoins, d’où la motivation de notre étude qui a pour
objectif d’étudier les connaissances, attitude et comportement pratique des
élèves de moins de vingt ans au Centre de Formation Technique de
Quinzambougou (CFTQ) ; au Lycée Djoba Diarra de Koulikoro (LDDK) et au
Lycée Famolo Coulibaly de Kolokani.
Il s’agit d’une étude prospective transversale qui s’est déroulé de Février en Juin
2005. Nous avons utilisé un tirage aléatoire simple de pas de 10 sur l’effectif
total des élèves de moins de vingt ans des trois établissements pour l’année
scolaire 2004-2005. Les échantillons sont respectivement pour le CFTQ =158 ;
pour le LDDK =53 et pour le LFCK =94. L’IST la plus connue était le SIDA.
La majorité des élèves savent que le SIDA se transmet essentiellement par voie
sexuelle et recommandent l’utilisation du préservatif et la fidélité comme moyen
de prévention. Nous avons constaté que la majorité des élèves sexuellement
actifs n’ont pas eu recours au préservatif lors de leur 1er rapport sexuel.
Mots-clés : connaissances, attitudes, pratiques comportementales, jeunes,
IST/SIDA.

Amidou Traoré thèse pharmacie année 2005-2006


Connaissances, attitudes et pratiques comportementales des jeunes de moins de vingt ans face aux IST/SIDA

SERMENT DE GALIEN

Je jure, en présence des maîtres de la faculté, des conseillers de l’ordre des


pharmaciens et de mes condisciples :

- d’honorer ceux qui m’ont instruit dans les préceptes de mon art et de leur
témoigner ma reconnaissance en restant fidèle à leur enseignement ;

- d’exercer dans l’intérêt de la Santé Publique, ma profession avec conscience


et de respecter non seulement la législation en vigueur, mais aussi les règles
de l’honneur, de la probité et du désintéressement ;

- de ne jamais oublier ma responsabilité et mes devoirs envers le malade et sa


dignité humaine ;

- en aucun cas, je ne consentirai à utiliser mes connaissances et mon état pour


corrompre les mœurs et favoriser les actes criminels.

Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses.
Que je sois couvert d’opprobre et méprisé de mes confrères si j’y manque.

JE LE JURE !

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