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Semaine 2

Le règne végétal se caractérise par des cellules avec des organites spécifiques comme les chloroplastes et une vacuole développée, et se distingue des eucaryotes et procaryotes par plusieurs traits cytologiques. Les végétaux, autotrophes, réalisent la photosynthèse et présentent une grande capacité de régénération grâce à leur totipotence, permettant la multiplication végétative. Ils jouent un rôle crucial dans la biosphère en tant que producteurs primaires et possèdent des métabolites secondaires aux propriétés variées, utiles en pharmacologie.

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Semaine 2

Le règne végétal se caractérise par des cellules avec des organites spécifiques comme les chloroplastes et une vacuole développée, et se distingue des eucaryotes et procaryotes par plusieurs traits cytologiques. Les végétaux, autotrophes, réalisent la photosynthèse et présentent une grande capacité de régénération grâce à leur totipotence, permettant la multiplication végétative. Ils jouent un rôle crucial dans la biosphère en tant que producteurs primaires et possèdent des métabolites secondaires aux propriétés variées, utiles en pharmacologie.

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CHAPITRE III : LE REGNE VEGETAL

A. PRINCIPALES CARACTERISTIQUES DES VEGETAUX


a) Les cellules végétales
Elle est caractérisée par la présence d'organites particuliers comme les chloroplastes (assurant
la photosynthèse) et les plasmodesmes (permettant à la cellule de communiquer avec ses
voisines et d'assurer la continuité de certaines fonctions). La vacuole, organite ayant un rôle
de "conteneur", est très développée.

Les principaux caractères distinctifs entre eucaryotes et procaryotes sont résumés dans le
tableau suivant :
CARACTÈRES DISTINCTIFS
PROCARYOTE EUCARYOTE
Pas de noyau Existence d'un noyau
Division cellulaire par Division cellulaire par mitose et par méïose
scissiparité
Pas d'organites Nombreux organites (mitochondries, reticulum,
subcellulaires dictyosomer, et plastes chez les végétaux)
Paroi glycoprotéique Paroi pectocellulosique chez les végétaux
Pas de cytosquelette Cytosquelette (actine, microtubules)

La cellule végétale se distingue à son tour de la cellule animale par trois caractéristiques
cytologiques majeures:
• les plastes et pigments assimilateurs (chlorophylles, caroténoïdes, phycobilines)
• la paroi
• la vacuole

Les plastes et les pigments assimilateurs


Cellule végétale observée en microscopie optique (x100) montre de petits points verts
plaquées contre la paroi cellulaire : les chloropastes.

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Les plastes sont des organites limités par deux membranes. Ils dérivent tous de proplastes et
sont de deux types :
• Les leucoplastes, dépourvus de pigments, tels les amyloplastes qui accumulent de
l'amidon, substance de réserve.
• Les chromoplastes, en particulier les chloroplastes, dont les pigments, chlorophylles et
caroténoïdes, assurent l'absorption de l'énergie solaire. Parmis ceux-ci, seul la
chlorophylle a est capable capable de réaliser la consversion de l'énergie lumineuse en
énergie chimique grâce à la réaction photosynthétique. D'autres chromoplastes
accumulent des pigments caroténoïques qui confèrent à certains organes leur couleur
jaune [photo forsythia], orangé [photo potiron], rouge [photo tomate].
La paroi
La paroi est l'enveloppe la plus externe de la cellule végétale.
Elle est essentiellement composée de polymères glucidiques,
cellulose et pectine, de protéines pariétales et éventuellement
d'autres composées de nature phénolique (lignine et subérine).
La paroi est composée de trois parties :
• paroi primaire, de nature pecto-cellulosique, la paroi
primaire n'existe seule que dans les cellules juvéniles.
Elle est extensible, ce qui permet la croissance cellulaire
(élongation),
• paroi secondaire, elle apparaît lors de la
de la cellule. Elle est constituée de cellulose et d'hémicellulose et est enrichie en
composés phénoliques : lignine (pour renforcer la rigidité), cutine et subérine (pour
l'imperméabiliser). Cette différenciation s'observe pour les cellules conductrices de
sève du xylème (le bois) et pour différents tissus de soutien (sclérenchyme) ou de
protection (liège).
• lamelle moyenne, c'est la partie la plus externe de la paroi et elle est commune à deux
cellules contigües. C'est elle qui se forme la première et elle est constituée de matières
pectiques.
La paroi assure le maintien et définit la taille et la forme de la cellule végétale. Elle participe à
la régulation des relations avec les autres cellules et avec l'extérieur, et, de manière passive,
au transport, à l'absorption, et à la sécrétion de multiples substances. Pour permettre les
communications entre cellules, directement de cytoplasme à cytoplasme, les parois sont
finement ponctuées de plasmodesmes.

La vacuole

La vacuole est très importante chez les végétaux, elle occupe 80 à 90% du volume cellulaire.
Les cellules jeunes possèdent plusieurs petites vacuoles alors que la cellule adulte se
caractérise par une vacuole unique. La vacuole est limitée par une membrane : le tonoplasme.
Elle contient le suc vacuolaire dont la composition varie en fonction de l'état de la plante. En
général, son rôle est dédié au stockage de l'eau, de solutés organiques, d'ions minéraux et
parfois de pigments (anthocyanes). A ce titre, la vacuole joue un rôle majeur dans la régulation
des grandes fonctions physiologiques de la cellule végétale (pH, pression osmotique,
concentrations ioniques,...).

b) les tissus végétaux


Les cellules d'un végétal vont se différencier, se spécialiser pour former différents tissus. Le
regroupement de ces tissus en vue d'assurer les différentes fonctions donneront naissance aux
organes : racines, tiges, feuilles et fleurs.

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La formation des organes et des tissus résultent de l'activité des méristèmes et a lieu tout au
long de la vie de la plante. Ceci est une des caractéritiques des organismes végétaux puisque
chez les animaux, la formation des organes et des tissus a surtout lieu durant l'embryogénèse.
Les principaux tissus de la cellule végétale sont les :
• méristèmes
• tissus superficiels
• tissus vasculaires
• tissus assimilateurs et de réserve
• tissus de soutien

c) la multiplication végétative

Un fragment de végétal, placé dans de bonnes conditions, donne un individu génétiquement


identique (clone) au donneur. Cette capacité s'appelle la totipotence, et est utilisée dans le
(micro-)bouturage pour les plantes stériles par exemple.
Les organismes végétaux sont peu différenciés. Seuls les végétaux les plus évolués présentent
des organes bien différenciés structurellement et fonctionnellement : tige, feuille, racine, fleur
et appareil conducteur de sève.
Cette faible différenciation a pour conséquence de permettre une grande facilité de
régénération qui est à la base de la multiplication végétative. Elle s’observe dans les zones de
croissance de la plante : les méristèmes Cette extraordinaire capacité est due à la totipotence
de la cellule végétale, c'est à dire la possibilité qu'a potentiellement n'importe quelle cellule
végétale de se dédifférencier pour se redifférencier ensuite et donner un nouvel organisme.

d) le métabolisme
Les végétaux sont autotrophes, c'est-à-dire qu'ils produisent eux-même leur matière
organique par la photosynthèse. Cela se passe dans les chloroplastes, selon la réaction :

n[CO2+H2O] + Energie lumineuse -> [CH2O]n + nO2

Schéma général de la photosynthèse (d'après G.Alkan-CART-P.Morin, Biologie Term.D, Ed.


F.Nathan, p.333)

Mais il existe des cas particuliers :


• Les plantes "carnivores", qui sont en fait insectivores. Ces plantes sont autotrophes,
mais la digestion permet de leur fournir un complément azoté et minéral.
• Les plantes parasites, elles n'ont pas de chlorophylle mais sont branchées sur le liber
d'une autre plante.

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• Les plante hémi- ou semi-parasites, elles sont capables de la photosynthèse mais n'ont
pas de racines, elles se branchent donc sur le bois.
• Les plantes symbiotes, associées pour des bénéfices réciproques. La plupart des
végétaux supérieurs sont associés à des champignons au niveau des racines
(mycorhyzes). Certaines graines de plantes doivent être attaquées par un champignon
afin de démarrer.
• Les plantes épiphytes, qui sont situées sur d'autres plantes, sans forcément les
parasiter.

e) l’immobilisme
L'immobilité est compensée par une aptitude à coloniser de grandes surfaces par différents
moyens :
• La dispersion de spores, graines, fruits, fragments...
• Les rhizomes, tiges souterraines
• Les stolons, tiges rampantes puis s'enracinant
Certaines parties sont mobiles, comme la fleur (résupination), les vrilles, les feuilles...
Cet immobilité est aussi compensée par une chimie très développée.

B. NOTIONS DE PHYTOCHIMIE

a) Le métabolisme primaire
Appelé aussi chimie lourde, il est composé des molécules indispensables à la vie de la plante,
comme les acides aminés, la chlorophylle, la cellulose, l'amidon... La cellulose est la première
biomasse.

b) Le métabolisme secondaire
Longtemps considéré comme les déchets du primaire, il est en fait issu de l'adaptation avec le
milieu. Environ 40 000 molécules nous sont connues, mais ce nombre augmente. Les molécules
sont trouvées sous forme d'hétérosides, c'est-à-dire associées à des sucres. D'ailleurs on
distingue dans un hétéroside la partie aglycone (ou la génine) et les sucres. Cette association
leur permet d'être solubles dans la vacuole.

Les composés phénoliques


Ils sont dits aromatiques car ils possèdent une partie benzène. La molécule de base est le
phénol (un benzène et une fonction alcool). Ils se décomposent en :
• Acides phénoliques, comme l'acide salicylique, la vanilline...
• Coumarines, dont les fur(an)ocoumarines, qui sont photosensibilisantes.
• Flavonoïdes, présents dans tous les végétaux supérieurs au niveau des feuilles. Il existe
une quinzaine de sous-classes comme les flavones, les flavonols, les isoflavones, les
tannins, les anthocyanes...
• Lignines, parfois intégrées dans le métabolisme primaire, c'est la deuxième biomasse
après la cellulose.
Les composés terpéniques
La molécule de base est l'isoprène et on les distingue selon le nombre de carbones :
• Monoterpènes : à 10 carbones, contient le menthol, le camphre...
• Sesquiterpènes : à 15 carbones, contient l'artémisine, un anti-paludéen...
• Diterpènes : à 20 carbones, comme l'acide résinique...
• Triterpènes : à 30 carbones, contient les phytostérols...
• Tétraterpènes : à 40 carbones, contient la famille des caroténoïdes comme le carotène,
le lycopène...

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Au-delà de 40 carbones, les polyterpènes sont sous forme de latex pour la plupart, et certains
donnent le caoutchouc ou les gommes à mâcher.

Les alcaloïdes
Présents surtout chez les végétaux supérieurs, ce sont des molécules qui ont le comportement
de bases car elles possèdent de l'azote, elles ont souvant des propriétés pharmacologiques (et
donc une toxicité). L'atropine, la nicotine, la morphine, la codéine, la colchicine sont des
alcaloïdes, etc.
Les glucosinolates
Ils dégagent une odeur soufrée et piquante, et sont principalement présent dans la famille des
Brassicacées (choux, moutardes, radis...)

Les hétérosides cyanogènes


Ils sont caractérisés par un dégagement d'acide cyanhydrique une fois soumis à une enzyme,
et sont donc dangereux. Ils sont fréquents chez les Rosacées, plus particulièrement dans la
graine.

c) Emplacement et rôle des métabolites secondaires


Situés dans :
• la paroi squelettique (lignines) ;
• les vacuoles (hétérosides, flavonoïdes, alcaloïdes...) ;
• les organites spécifiques : les chromoplastes contiennent par exemple les
caroténoïdes...
d) Fonctions des composés du métabolisme secondaire
Il remplissent différentes fonctions comme :
• Co-piégeurs de lumière (on parle de pigments accessoires), car la chlorophylle
n'absorbe que certaines longueurs d'ondes. Cependant, seule la chlorophylle permet la
photosynthèse, il existe donc un transfert d'énergie par électrons.
• Guides à nectar, ils attirent les insectes vers le nectar, ce qui permet une pollinisation
améliorée.
• Défense contre les UV (flavonoïdes), les virus, les micro-organismes, les insectes
(terpénoïdes, nicotine, tannins, roténone...), les herbivores (tannins, hétérosides
cyanogènes, glucosinolates...) et même d'autres plantes (juglone).
e) Intérêt des molécules du Métabolisme secondaire pour le Pharmacien
Les molécules d'origine végétale les plus actives sont souvent toxiques (alcaloïdes, hétérosides
cardiotoniques, saponines,…). Toutefois, elles sont très actives sur le plan thérapeutique :
✓ activité au niveau du système nerveux ex : alcaloïdes
✓ activité au niveau du muscle cardiaque ex : hétérosides cardiotoniques
✓ activité antiseptique ex : Huiles essentielles (mono et diterpènes)
activité parasiticide ex. paludisme (quinine, alcaloïde ; artemisinine, sesquiterpène)

✓ activité anti cancer ex : taxol et dérivés (diterpènes de l’if), alcaloïdes (colchicine)
✓ activité anti-oxydante et anti-inflammatoire ex : anthocyanes, flavonols…

C. LES VEGETAUX DANS LA BIOSPHERE

▪ a. Source de production de matière première


Elles ont le rôle de producteur primaire dans la chaîne alimentaire. L'amidon, le saccharose, la
cellulose ou les lipides des plantes huiles sont utilisés quotidiennement dans l'alimentation.

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Leur nature chimique est également variée : glucides (fruits, pomme de terre, céréales,
betterave, canne à sucre…) ; lipides (Olive, noix de palmes, tournesol, germe de maïs, avocat
…) ; protéines (soja, lentilles) ; pectines et acides pectique, extraits en général des fruits (gelée,
confiture) ; divers acides organiques extraits aussi des fruits (acide tartrique, malique, citrique,
acétique utilisé dans l’industrie alimentaire).

- Utilisation préhistorique des plantes comestibles, dont les descendants actuels sont
souvent très différents des types originaux, par hybridation et sélection (ex : blé, maïs)
- Importance particulière des céréales (amidon de l’albumen du caryopse) : blé, riz (origine :
Asie S-E), maïs (origine : Amérique centrale), avoine, orge ;
- Divers aliments ou épices proviennent d’organes variés :
• Graines (pois, cacao, haricot, noix, noisette, motarde tournesol, poivre, )
• Fruits (bananes, orange, vanille, pomme, mangue, karité, néré)
• Fleurs (chou-fleur, câpre, clou de girofle) ;
• Réceptécle floraux (fraise) ou pédicelles (anacarde) ;
• Racines (manioc, carottes, betterave à sucre)
• Tiges (canne à sucre)
• Feuilles (chou, épinard, salade, persil, fourrage pour le bétail)
• Rhizomes et tubercules : pomme de terre, igname, taro, …

b. Médicaments, stimulants et toxines

Elle ont aussi un intérêt thérapeutique que ce soit au niveau du système nerveux (alcaloïdes),
cardiaque (hétérosides cardiotoniques), inflammatoire (anthocyanes et flavonols)... Les mono-
et diterpènes sont de très bons antiseptiques, de nombreux parasiticides sont issus du monde
végétal (anti-paludéens), des molécules anti-cancéreuses comme le taxol et ses dérivés, la
vinblastine...
Évidemment, les molécules les plus actives sont souvent les plus toxiques, ce qui pose
problème.
Des substances végétales, en particulier des hétérosides et de nombreux alcaloïdes, sont
utilisés comme stimulants (caféine de la graine de café, ou feuille de thé) ; beaucoup sont
toxique : narcotiques et hallucinogènes (ex : cocaïne de l’Eerytroxylon …).
La plupart peuvent être utilisés en médecine (ex : l’éphédrine de l’Ephedra : vasodilatateur) ;
la concentration utilisée importe beaucoup, certains sont des poisons paralysant, mais un
cardiostimulant à faible dose.

c. Produits industriels
Textiles
- Des textiles produits à partir des fibres de certains végétaux (lin, sisal, chanvre, agave…)
- Les tissus de coton sont dérivés des poils tégumentaires de la graine. Le papier était fait
de chiffons (coton) jusqu’au 19 e siècle (+ certain de luxe actuels).
Les bois des arbres
- Fournis une grande variété de produits. Les conifères fournissent ¾ de la production de
bois en Europe mais seulement 35% des forêts.
- Bois de chauffage et de charbon de bois.
- Bois d’œuvre utilisé pour les charpentes, en menuiserie, ébénisterie. Surtout bois durs,
Dicotylédones, mais aussi conifères. Bois tropicaux recherchés (acajou, iroko, teck, …).

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- Pâte à papier, le bois est trituré, la lignine éliminé ; on ajoute du Kaolin, colle, colorants à
la pâte de cellulose pour donner du papier, carton, etc…. surtout conifères et bois tendres
sont utilisés.
- Bois modifié : contre plaqués, agglomérés, bois collé, isorel,…

Produits de sécrétion
Divers produits chimiques sont issus par hydrolyse, pyrolyse ou extraction : tanins, phénols,
méthanol, acide acétique, le caoutchouc, les colorants naturels, les insecticides naturels...
- Gomme donnant des baumes, colles
- Résines : Usages : peintures, vernis, cires…, Extraction par incision de la plante (ex. pin),
ou dissolution par 1 solvant.
- Essences : parfums, cosmétiques
Extraction par distillation (ex : menthe, girofle, camphre…)
- Latex : caoutchouc (Hévéa)

d. Objets de décoration
Pelouses, jardins, parcs, arbres d’ornement, fleurs…

e. Structure et modalité adaptatives


Les végétaux (plantes) ont développé au cours de l’évolution, des modes de vie et des
structures adaptatives leur permettant de se développer, se reproduire et se conserver dans
le milieu dans lequel ils vivent (biotope). Ces adaptations concernent à la fois le rythme
biologique, la physiologie, le développement de structures anatomiques et morphologiques,
les modes de conservation et de dissémination des éléments servant à la reproduction et à la
multiplication, etc. Il convient de signaler la nuance entre adaptation et accommodation :
• Adaptation : lorsqu’une plante se maintient dans un biotope donné, on dit qu’elle y est
adaptée. L’adaptation est la propriété héréditaire, physiologique, anatomique ou
morphologique permettant à une espèce de se maintenir et de se développer dans des
conditions écologiques particulières. Les espèces les plus adaptées à un milieu seront
les plus compétitives.
• Accommodation : c’est une modification réversible des caractères anatomiques,
physiologiques, morphologiques d’un organisme selon les variations des facteurs du
milieu. Une même espèce peut avoir une morphologie différente à des endroits
différents (modifications phénotypiques).

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f. Modes de vie
Autotrophie : La plupart des végétaux supérieurs sont autotrophes, c'est-à-dire capables de
synthétiser leurs composés organiques grâce à leurs pigments chlorophylliens à partir du CO2
et H2O et de la lumière (photosynthèse). Cependant, au cours de l’évolution, certains
végétaux supérieurs (4000 à 4700 espèces) ont perdu leur capacité d’autotrophie et sont
devenus hétérotrophes c’est le cas des plantes parasites.
Parasitisme : Dans ce mode de vie, la plante parasite vit au dépend d’une autre plante dite hôte
à partir de laquelle elle puise l’eau et les nutriments (hétérotrophie) à l’aide d’organes
spécialisés appelés suçoirs (haustorium). Les plantes parasites sont de forme variée : annuelles
et pluriannuelles, herbes, arbustes, arbres. Selon leur niveau d’hétérotrophie, on distingue :
• Les hémiparasites : ce sont des plantes partiellement parasites car elles sont
chlorophylliennes et sont capables de produire leurs substances carbonées par la
photosynthèse. Elles dépendent de leur hôte pour l’alimentation en eau et en sels
minéraux. Exemple : le Gui qui parasite certains arbres tel que le karité, l’acajou
• Les holoparasites : ce sont des parasites non chlorophylliens et donc incapables de
réaliser la photosynthèse. Les holoparasites dépendent entièrement de leur hôte pour
leur nutrition (eau, sels minéraux et substances organiques). Exemple : Orobanche,
Cuscute qui parasitent et causent des dégâts importants dans les cultures. L’orobanche
cause d’importants dégâts sur les cultures de légumineuses dans la zone de Sais.
Epiphytes : ce sont des plantes qui vivent sur d’autres végétaux, généralement sur le tronc et
les branches qui leur servent de support. Les épiphytes abondent dans les forêts humides et
denses (forêts tropicales). On peut avoir des parasites épiphytes comme c’est le cas du Gui.
Dans certains on peut avoir des lianes épiphytes, de même des mousses peuvent se développer
en épiphytes sur des troncs d’arbres.
Symbiose : beaucoup de végétaux supérieurs réalisent des symbioses, au niveau de leurs
racines, avec des micro-organismes pour accroître leur nutrition et leur croissance.
• Mycorhizes/mycorhization : Dans ce cas, il y a association entre un champignon et la
racine d’une plante supérieure. Dans cette association, le champignon permet
d’accroître la nutrition en eau et en phosphore.
• Nodosités/nodulation : Dans ce cas il y a association entre une bactérie fixatrice
d’azote atmosphérique et la racine de la plante. Chez les légumineuses (fève, petits
pois, acacia, ….) il y a association avec Rhizobium (bactérie fixatrice d’azote) avec la
racine et formation de petites boules ou nodosités qu’on observe aisément sur les
racines de ces plantes. De ce fait ces plantes se développent sans besoin d’apport
d’engrais azotés car elles utilisent l’azote atmosphérique. Ces plantes sont connues
aussi pour leurs propriétés fertilisantes des sols sur lesquels elles sont cultivées.

g. Types biologiques ou formes biologiques


Les types biologiques ou éthologiques traduisent les formes de vie des espèces. C'est
l'ensemble des particularités morphologiques qui jouent un rôle dans la résistance aux
conditions défavorables (conservation pendant la saison défavorable). Classification de
Raunkiaer : elle est basée sur la situation ou la position des bourgeons responsables de la
formation des nouveaux rameaux pendant la saison favorable, autrement dit les bourgeons qui
assurent la ‘continuité’ de la plante. Cette classification est établie pour les climats à saisons
défavorables froides. Il y a 5 types:
• Les phanérophytes (phaneros : visible, apparent): les bourgeons sont situés, sur des
axes aériens, à plus de 50 cm du sol (arbres, arbustes...)
• Les chaméphytes (chamai : rampant): les bourgeons sont situés à moins de 50 cm du
sol (plantes en coussinets,.....)

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• Les hémicryptophytes (hémi : à moitié, cryptos : caché): les bourgeons sont situés à la
surface du sol (rosettes vivaces,..)
• Les cryptophytes: les bourgeons sont cachés dans le sol ou sous l'eau (les plantes
passent la mauvaise saison sous forme de rhizomes, bulbes, tubercules). Géophytes
géo : terre) et hydrophytes (eau).
• Les thérophytes (theros : été): ce sont des plantes annuelles qui passent la mauvaise
saison sous forme de graines. La conservation se fait donc par le bourgeon contenu
dans la graine. L'appareil végétatif disparaît complètement pendant la saison
défavorable. Ces espèces abondent sous climat méditerranéen.
Il a été montré que la période de développement de la plante est variable. Elle est fonction
des conditions écologiques du milieu. Pour une plante saharienne, de la germination à la
fructification, il ne se passe qu’entre 8 et 15 jours. Ces plantes sont dites éphémérophytes.
Elles ont des feuilles naines et de petites fleurs. Elles sont parfaitement adaptées au milieu
saharien (absence de pluie ou pluie localisée dans le temps). Une averse de 4 à 5mm permet
le développement de la plante.
Une autre classification est basée à partir du premier bouton floral jusqu’au premier fruit
fertile. Si l’intervalle de temps est inférieur à 20 jours, on a des plantes tachythérophytes. Entre
20 et 30 jours, ce sont des sténothérophytes. Entre 30 et 50 jours, ce sont des
mésothérophytes. S’il se passe plus de 50 jours, ce sont des eurythérophtes.
Les pourcentages des espèces, appartenant à chaque catégorie de types biologiques composant
une flore, constituent le spectre biologique. D’après Raunkiaer, les spectres biologiques sont
l’expression des climats et, d’une manière générale, des milieux.

h. Types écologiques
Il y a 3 types écologiques :
• Les xérophytes : plantes adaptées à la sécheresse. Il y a 2 types principaux
o les sclérophytes: xérophytes durs (sclérifiés) et épineux
o les succulentes ou plantes grasses: xérophytes charnues
• Les mésophytes : plantes vivant dans un milieu à conditions moyennes (milieu ni trop
sec ni trop humide)
• Les hydrophytes : plantes vivant dans un milieu aquatique.

Les végétaux ont développé une certaine adaptation aux conditions du milieu dans lequel ils
vivent. Ces adaptations s'observent au niveau morphologique et anatomique et quelque fois
au niveau de la reproduction. On citera ici quelques caractères d'adaptation à la sécheresse et
à la vie aquatique.
• Caractères d'adaptation à la sécheresse :
o réduction de la surface foliaire ;
o protection des stomates et développement de la cuticule et cutinisation de l'épiderme ;
o réduction de la surface d'évapotranspiration par la formation de coussinets, boules, formes
cylindriques, etc.
o développement du système racinaire (vertical et superficiel)
o succulence (mise en réserve de l'eau dans le parenchyme aquifère)
o réduction de la durée du cycle de développement
o présence des cellules bulbiformes permettant la modification de la surface foliaire
• Caractères d'adaptation à la vie aquatique :
o présence de lacunes et du parenchyme aérifère permettant la circulation des gaz ;
o cuticule peu développée ou absente ;
o réduction du système racinaire ;

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o réduction du système conducteur (xylème), etc.

i. Multiplication et dissémination sous forme végétative


Les plantes issues de la multiplication végétative ont le même génotype : elles perpétuent les
caractères de la plante mère. Il n’y a pas de brassage génétique : les individus sont tous des
clones. Pour les plantes dioïques, tous les clones ont le même sexe.
- Multiplication par organes non spécialisés
Marcottage naturel : On a isolement d’une partie d’un végétal en enracinement. Une tige se
courbe en anneau et entre en contact avec le sol : il y a formation de racines adventives qui
fixent la tige au sol. Après la coupure, on a un nouvel individu, isolé, identique au pied mère.
Le bouturage : Les racines se forment après séparation (naturelle) de la plante mère. Ce
phénomène est observé chez les figuiers. La nouvelle plante est toujours un clone de la plante
mère.

-Multiplication par organes spécialisés


Stolons : Les stolons sont des rameaux spécialisés, à croissance horizontale dont les entre-
nœuds sont fortement étirés et portent des feuilles très courtes, réduites à des écailles. Les
stolons permettent l’exploration du milieu, puis la prise de racine a lieu plus loin.
Drageons : Ce sont des racines généralement horizontales sur lesquelles apparaissent les
bourgeons. Exemple : Isoberlinia spp
Organes de réserve : Les organes de réserve jouent un rôle de réserve mais aussi de
dissémination.

Tubercules :
• Les tubercules racinaires : Des racines adventives vont se tubériser (se renfler de
réserves). Il y aura séparation des tubercules et donc, autant de nouvelles plantes
que de tubercules.
• Les tubercules caulinaires : Les tubercules ont un rôle de réserve et de dissémination
Exemple : la pomme de terre (Solanum tuberosum), l’igname (Dioscorea spp).
Bulbilles : Les bulbilles sont aussi des organes de réserve. Ce sont des petits bulbes
apparaissant à l’aisselle d’une feuille ou d’une inflorescence. Exemple : le lys (Lilium
bulbifera) possède des bulbes qui se détachent, ce qui permet la dissémination de la
plante. Chez certains ails, les bulbilles sont entre les fleurs, au niveau de
l’inflorescence. Allium est un genre de Liliaceae.

j. Stratégie de pollinisation
Anémogamie : transport du pollen par le vent. Il faut que le pollen soit de petite taille (10 à
30µm), léger et transportable par le vent.
Zoogamie : le vecteur est un animal, souvent un arthropode. Dans la grande majorité des
cas, ce sont des insectes et l’on parle d’entomogamie. D’autres animaux peuvent aussi
intervenir, comme le colibri. Les baobabs (Andosonia) sont pollinisés par une chauve-souris.
Dans le cas des interactions plantes/insectes, le phénomène peut aller jusqu’à une co-
évolution : un seul type d’insecte pourra polliniser un seul type de plante.
Les stratégies d’attraction :
- Les signaux optiques : les pétales peuvent être vivement colorés et chez les Liliaceae,
même les sépales sont pétaloïdes. Chez les Orchideae, il y a développement d’une corolle
représentant un insecte : c’est un leurre.
- Les signaux olfactifs : Certaines plantes ont des fleurs parfumées la nuit car elles sont
pollinisées par des papillons (Sphinx). Certaines Ophrys émettent des phéromones
sexuelles d’abeilles.

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- Les apports nutritifs : Les insectes recherchent de la nourriture. Cela peut être du pollen
(comme au début de l’évolution) ou des nectaires (glandes synthétisant du nectar) situés
à la base des pétales ou des étamines.
- Le groupement des fleurs : Ce groupement donne une inflorescence plus ou moins
compacte qui permet d’augmenter l’attirance envers les insectes.
o Le cas des composées ; le capitule de marguerite. A l’extérieur, les fleurs sont ligulées et
souvent stériles et jouent un rôle dans l’attraction des insectes. Les fleurs en tube,
internes, jouent un rôle dans la reproduction.
o Le cas des orchidaceae (monocotylédones). La fleur présente trois tépales dont une plus
développée que les autres (le labelle) qui est souvent mimétique. La fécondation est
réalisée par les insectes. L’insecte va se poser sur le labelle et les pollinies vont se coller
sur la tête de l’insecte.
Hydrogamie : c’est un cas relativement rare car le pollen est peu résistant à l’eau. Chez les
hydrophytes (immergées en permanence), les grains de pollen ont des substances collantes
pour pouvoir être captés. Ils sont souvent en forme de fuseau.
k. Conservation et dissémination des graines
La graine est un organe de conservation au stade diploïde. Elle est le résultat de la
transformation de l’ovule après la fécondation. Elle contient l’embryon avec la radicule
(donnera les racines), la gemmule (donnera la tige), le ou les cotylédons (donnent les
premières feuilles, plus ou moins modifiées) et une coque protectrice (tégument). On trouvera
aussi des réserves qui peuvent être dans l’albumen, dans l’embryon ou dans le nucelle.

Durée de conservation de la graine


Les graines macrobiontiques : Ces graines peuvent germer après des dizaines ou des centaines
d’années. Une graine de lotus a germé après 250 ans. Dans ces cas, les téguments sont durs,
épais et résistants.
Les graines mésobiontiques : Elles peuvent attendre 3 à 10 ans après leur formation. C’est le
cas des céréales, comme le blé.
Les graines microbiontiques : Ce sont des graines qui ne vivent que quelques jours à quelques
mois. Le cas le plus extrême est le cas des plantes vivipares : la graine germe dans le fruit
encore accroché à la plante mère (Rhizophora racemosa).
Dissémination de la graine ou du fruit
Autochorie : Ce sont des plantes qui disséminent leurs graines en les expulsant plus ou moins
loin.
Hydrochorie : Cette dissémination demande une résistance à l’eau. La noix de coco peut
flotter sur des milliers de kilomètres.
Anémochorie : Les graines sont de petite taille (exemple : orchidées) ; les fruits sont renflés
en vessie (Baguenaudier), les graines portent des plumes, des aigrettes (Exemple : les graines
de peuplier), les pappus des akènes (Tridax procumbens), graines à ailes (samares).
Zoochorie : Les vertébrés ont un rôle prépondérant dans cette dissémination. Il y a
production de fruits et de graines riches en nutriments, ce qui représente un coût énergétique
payé par les végétaux pour attirer les animaux.
Barochorie : Les fruits ou graines tombent sous l’action de la gravité : marronnier, chêne,
cocofesse (Lodoïcea).

D. LES ORGANISMES GENETIQUEMENT MODIFIES (OGM)

a. Définition

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C’est un organisme vivant, végétal ou animal qui a subi une modification non naturelle de ses
caractéristiques génétiques initiales. On appelle « modification génétique » le processus visant
à transférer des gènes au sein d'une espèce ou entre différentes espèces.
Cette modification peut intervenir sous trois formes : ajout, suppression ou remplacement
d'au moins un gène. L'objectif est de transférer dans une cellule de l'organisme receveur, un
ou plusieurs gènes prélevés dans un autre organisme vivant, y compris si celui-ci n'est pas de
la même espèce de l'hôte. Cette opération, appelée transgénèse, correspond à l'ensemble des
techniques visant à introduire de façon stable un gène étranger dans le génome (ensemble du
patrimoine génétique d'un individu) d'un organisme hôte.

Les promoteurs des cultures transgéniques parlent abusivement de cultures


biotechnologiques, un vocabulaire moins préjudiciable mais qui prête à confusion.

"Les premières générations d'OGM étaient cultivées dans le but d'améliorer les
caractéristiques agronomiques des plantes, principalement dans l'intérêt de l'agriculteur et
notamment pour augmenter la résistance des cultures aux herbicides, insectes, maladies et
sécheresses.
Les deuxièmes générations de cultures génétiquement modifiées ont permis d'obtenir des
avantages plus concrets pour les consommateurs, tels qu'une augmentation de la qualité des
aliments et de la biodisponibilité des nutriments", indique Le Conseil Européen de l'Information
sur l'Alimentation.

b. Cultures mutagènes

La mutagenèse, mot composé de « mutant » et « genèse », signifie : création de mutants. Elle


regroupe l'ensemble des méthodes permettant de modifier le génome d'un organisme vivant.
“Mutagenèse” fait référence à toute production volontaire de variabilité génétique chez un
organisme vivant, par l'utilisation d'agents énergétiques (rayons gamma, rayons X...), chimiques
ou par culture de cellules exposées à des agents sélectifs comme un herbicide. Bien sûr, parmi
les mutants existent aussi des variétés de plantes (...)
Ces techniques donnent lieu à différentes applications :

Thérapeutique : création de vaccins, lutte contre le cancer, reconstruction du système


immunitaire, production de médicaments (d'ores et déjà l'hormone de croissance et l'insuline
sont produites par des bactéries génétiquement modifiées et commercialisées)...
Agronomique : immunité de l'organisme végétal (transférer aux plantes de nouveaux
éléments de matériel génétique), amélioration des qualités nutritionnelles, des performances
de production ou bien d'un caractère spécifique de résistance aux pathologies.
On parle alors de plantes agricoles génétiquement modifiées (PGM).
Exemples d'application dans le monde agricole

Des recherches sont actuellement en cours afin de rendre le maïs plus résistant à la Pyrale
(espèce de papillon ravageur), ainsi l'introduction du gène Bacillus thuringiensis (Bt) permettra
au maïs de fabriquer par lui-même la toxine insecticide, à laquelle seuls les papillons seraient
sensibles.
D'autres expérimentations ont aussi eu lieu sur la pomme de terre, le coton, le riz et le tabac.
Sur le riz par exemple, il a été obtenu une variété provoquant moins d'allergies.
c. Enjeux socio-économiques

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Les avantages économiques sont nombreux mais comme les plantes transgèniques ne sont
cultivées que depuis 1995 dans un nombre limité de pays, les données restent encore
insuffisantes pour confirmer ou infirmer les bénéfices éventuels.
Ces techniques conduiraient à une meilleure efficacité de la production agricole ainsi qu'à
l'amélioration des capacités de production en milieu difficile (zones désertiques notamment).
Elles pourraient également favoriser l'industrie de la pâte à papier par l'élimination d'une partie
de la lignine présente dans le bois.
Enfin, on pourrait envisager une plus grande conservation des fruits et légumes et un aspect
plus attrayant pour le consommateur, bien que ce soit déjà largement le cas, souvent au
détriment du goût.

d. Enjeux écologiques

En théorie, le développement de ce type de plantes permettrait de diminuer les traitements


chimiques (herbicide, pesticide). Traitements dont l'intensification fût telle qu'ils sont à l'origine
de graves pollutions actuellement. Cependant, la réalité est toute autre : les OGM et les
pesticides proviennent bien souvent des mêmes industries qui sont alors doublement
gagnantes. En effet, les plantes transgéniques brevetées sont volontairement résistantes aux
herbicides qui voient donc leurs ventes exploser.
Les OGM pourraient encore contribuer à la régénération des terres endommagées, au
développement des biocarburants, dont on mesure maintenant les ravages économiques,
écologiques et sociaux.

e. Risques liés à l'utilisation des OGM


Les risques sur la santé les impacts sur la santé sont liés à l'ingestion de produits contenant
des OGM, comme par exemple la possible apparition dans l'organisme humain de bactéries
devenues résistantes aux antibiotiques. En effet, certaines PGM ont récupéré des gènes de
bactéries résistantes aux antibiotiques. C'est le cas des pieds de vigne OGM en
expérimentation à l'INRA de Colmar qui contiennent un gène d'Echérichia Coli résistant à un
antibiotique, la Kanamycine.

Des études et un suivi sur la santé de l'animal et du consommateur sont menées afin de créer
et de perfectionner des outils d'analyse précis et fiables dans le but d'améliorer la traçabilité
des produits.

Les insecticides secrétés par les cultures transgéniques représentent un danger pour la santé.
Par exemple, l'insecticide produit par le maïs Bt est capable in vitro de détériorer les globules
rouges humains (Pour la Science, 2000).
Sur ce point, les tests sur la toxicité éventuelle des PGM restent largement contrôlés par les
firmes productrices de PGM. Et les résultats, difficiles à obtenir, montrent des "effets cliniques
et biochimiques chez les animaux nourris avec les PGM par rapport aux animaux nourris avec
les plantes conventionnelles correspondantes" (Christian Vélot, L'Ecologiste, 03/2006). Nul
doute que si les animaux sont affectés par cette alimentation, l'Homme le sera également.

Des chercheurs de l'Université de Sherbrook au Québec, Canada, ont mis en évidence la


présence de pesticides et de leurs résidus dans le sang de femmes, dont certaines enceintes.
Selon un article de la revue Reproductive Toxicology, "c'est la première étude à mettre en
évidence la présence de pesticides associés aux aliments génétiquement modifiés dans le sang
de femmes enceintes, de fœtus et de femmes non enceintes".

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