INTRODUCTION GENERALE
L’écorce terrestre est une merveille divine, elle est en état de stabilité tel-que Dieu la crée,
mais l’influence de l’homme sur la partie superficielle de la terre est énorme et crée toutefois des
instabilités, tel-que si nous considérons les nombres des gigantesques mines à ciel ouverts et
souterraines existant dans le monde, (1) Au cours du XXème siècle, la croissance de l’économie
mondiale a été essentiellement associée au développement des industries de fabrication de
métaux ainsi qu’ à leur utilisation de base, pour la production des biens et des équipements.
Quant à la stabilité des talus elle reste l’une des questions principales qui se pose lors de
l’exploitation minière à ciel ouvert.
Ce pendant la proximité de la route Tenke-Kwatebala avec le flanc Nord de la mine de
Kwatebala soulève des préoccupations, quant à la sécurité routière et la stabilité du terrain, des
glissements de terrain, des éboulements etc… pourraient survenir en raison des contraintes
géologique ou de l’impact des activités minières passées et présentes. C’est sur une distance
d’environ 1 km que la route Tenke-Kwatebala passe sur le flanc Nord de la mine de Kwatebala
ce qui nécessite une étude approfondie d’emplacement de cette route. D’où l’intérêt que portera
notre travail sur ce problème et ainsi pouvoir proposer quelques solutions qui découlerons des
résultats de nos recherches, sur ce nous nous poserons les questions suivantes :
quel est l’état de stabilité du flanc Nord à long terme de la mine de Kwatebala ?
quelle est la distance sécuritaire que prendra la route Kwatebala-Tenke par rapport à la
crête du flanc Nord de la mine de Kwatebala afin de garantir la longévité de notre
infrastructure routière ?
Pour répondre à ces questions nous allons mener une analyse en s’appuyant sur les données
géotechniques nous prendrons en comptes également les activités minières présentes sur la
stabilité de terrain, facteurs qui ont une influence directe sur la stabilité de talus tels que ; la
nature et la composition des roches constituant le talus, la présence des discontinuités
géologiques (les failles les joints ou les plans de schistosité) jouent un rôle important dans la
stabilité de talus ; la pente du talus, plus la pente du talus est raide plus il sera
instable ;l’écoulement d’eaux, l’infiltration d’eau dans le talus peut affaiblir le matériau
constituant le talus réduisant ainsi la stabilité, l’eau peut également augmenter la pression
interstitielle provoquant ainsi le glissement de terrain ou des déformations; comme dans notre
cas la pression des pneus exercer sur la route peuvent augmenter la contrainte de cisaillement à
une distance proche du flanc de la mine.
Cette étude a comme objectif générale la détermination de l’état de stabilité du flanc nord,
afin de déterminer la distance sécuritaire d’emplacement de la route Kwatebala-Tenke à
proximité de l’ouvrage minier de la crête 1420.
Nous allons utiliser l’approche numérique et bibliographique pour la méthode et nous baser
sur les observations de terrain, cette méthodologie nous permettra d’obtenir une compréhension
approfondie de la stabilité de la mine de Kwatebala et son impact potentiel sur la sécurité de la
route Tenke-Kwatebala. Pour l’analyse des données, nous allons utiliser le logiciel de
modélisation géotechnique (SLIDE) ce qui nous permettra de simuler différents scenarios des
charges et d’évaluer la stabilité du flanc nord de la mine de Kwatebala. Pour garantir la validité
de notre étude nous avons pris plusieurs mesures reconnues dans le domaine de l’ingénierie des
mines et de la géotechnique de plus nous avons consulté des experts du domaine pour valider nos
résultats et nos interprétations.
Nous n’avons pas pu déterminer les paramètres géotechniques directement faute des moyens et
de temps mais nous avons modélisé avec les paramètres existants déjà pour la mine de
Kwatebala. Pour bien présenter l’étude de la stabilité des talus du flanc Nord de la mine de
Kwatebala et déterminer la distance d’emplacement de cette dernière nous avons articulés notre
mémoire suivant les points ci-après : les généralités sur la mine de Kwatebala (TFM), revue
de la littérature sur les mouvements et les critères d’emplacement des routes à proximité
d’ouvrages miniers, méthodes d’analyse de la stabilité, modélisation et simulation
numérique.
Chapitre 1 GENERALITES SUR LA MINE DE KWATEBALA
I.1INTRODUCTION
La société Tenke Fungurume Mining S.A est l’une de plus grande société du Congo qui
exploite les gisements de Tenke-Fungurume à ciel ouvert, deux communautés voisines ou elle
tire son nom. A l’époque coloniale la société appartenait à l’Union Minière du Haut
Katanga(UMHK) qui est passé à la Générale de Carrière de Mine (GECAMINES) après
l’indépendance de la RDC en [Link] gisements de Tenke Fungurume ont été exploré
premièrement par l’Union Minière du Haut Katanga 1918, mais jamais mis en production par
manque jusque-là d’une technologie appropriée
Le projet d’investissement de TFM commence en 2005 étude de faisabilité réalisé par
Phelps Dodge, GRD Minproc et Golder Associates, approuvée en 2006, début des travaux de
construction en 2006 sous la direction de TFM, Freeport-Mc Moran Copper et Gold
(2).Actionnaires principales de l’entreprise Freeport McMoRan avec 56 %, Lundin Holdings 24
% et Gécamines 20 %. La construction commença en 2006 pour produire la première cathode de
cuivre en 2009. China Molybdenium Co Ltd achète en 2016 les actions de Freeport McMoRan à
un prix de 2,65 milliards de dollars en espèces plus une contrepartie et en 2018, elle rachète les
parts de Lundin Holding LTD et devient l’actionnaire majoritaire avec 80 % de parts et 20 % de
parts pour la Gécamines.
Après une durée de 10 mois de blocage d’exportation suite à un désaccord financier de royalties
à payer par l'exploitant au gouvernement congolais, Un accord est trouvé en avril 2023, entre
China Molybdenum et le gouvernement congolais pour permettre d'exporter à nouveau les
minerais de cuivre et cobalt produits par la mine
I.2 METHODE D’EXPLOITATION
La société TFM exploite les minerais de cuivre et de cobalt dans l’ensemble de ces mines à ciel
ouvert par la méthode de fosses emboitées. Les excavatrices (chargeuse & pelles) travaillent sur
des bancs de 7,5m et de talus de 16m de hauteur. Ces machines, équipées de godets de capacité
nominale de 25 𝑚3 (grosse pelle) et 24 𝑚3(chargeuse) appelées à charger des bennes de
capacité nominale de 100 tonnes (benne Caterpillar, bennes houle Max) pour l’acheminement
des matériaux constituant les minerais, pour le stérile (les bennes TONLY). Les engins roulent
sur des rampes qui ont une pente de 10% et une largeur de 22m permettant à deux engins de se
croiser en sens contraire sans problème.
Pour la fragmentation, les matériaux sont forés et dynamités sur des bancs de 7,5 m en
deux passes pour générer des gradins de 15 m de hauteur. Le tout-venant alimente trois usines de
capacités journalières 10000 tonnes, 11000 tonnes et 15000 tonnes. Les matériaux qui ne partent
pas directement à l’usine sont stockés au remblai.
I.3 APERCU GEOGRAPHIQUE
I.3.1 LOCALISATION DE TENKE FUNGURUME MINING
Le district de Tenke Fungurume est localisé dans la partie méridionale de la province du
Lualaba en République démocratiques du [Link] est situé à environ 185km, au Nord-ouest de
la ville de Lubumbashi, la concession de Tenke-Fungurume couvre une superficie d’environ
1600 km2 compris entre les parallèles 26° 05’et 26°20’ de longitude Est et 10°30’et 10°40’de
latitude
Sud. Voir figure (1.1 ci-dessous.)
Figure 1-1 Localisation du secteur d’étude et principales voies d’accès, Google (3)
Le gisement de Kwatebala fait partie de la concession minière de Tenke Fungurume, il est
à environ 20 Km de la cité minière de Fungurume. Il s’étend du Nord au Sud sur plus ou moins
2000 mètres. Il se présente sous forme d’un grand affleurement dont le relief culmine à la cote 1490
suivant la direction Nord-Sud.
La concession est essentiellement caractérisée par des excroissances en cuivre et cobalt,
c’est-à-dire qu’elle comprend plusieurs écailles vu son potentiel géologique estimé à 79.800.000
tonnes de minerais titrant en moyenne 1,81%Cu et 0,34%Co et qui semble être fortement
intéressant aux yeux de l’exploitant. Ce pour quoi nous allons contribuer à cette étude de la
stabilité du flanc Nord de ladite mine (4) (figure 1.2)
Figure 1-2 Concession minière des gisements Tenke Fungurume, les points en verts indiquent les écailles
minéralisées (3)
I.3.2 CLIMAT ET VEGETATION
Le district minier de Tenke Fungurume est situé dans une région à climat tropical caractérisé
par l’alternance de deux saisons :
une saison de pluies qui s’étend de novembre en avril, une saison sèche qui va d’avril en
octobre.
La moyenne annuelle des températures dans cette région avoisine 21°C et celle de précipitations
est de 1200 mm/an (5).Il convient toutefois de noter que le climat présente un caractère tempéré
et continental lié à l’altitude et à l’éloignement par rapport aux masses océaniques (6).
La végétation du Katanga méridional se compose de 4 unités principales (7):
foret claire (ou miombo) : couvrant plus de 80%du territoire et comprenant de grands arbres
et une herbacée graminéenne ;
forêt dense sèche (ou le Muhulu) : caractérisée par un peuplement des différents types de
strates de taille moins grande par rapport à la forêt dense humide. Le Muhulu peut se
retrouver dans les sites ou affleurent des curasse latéritique ;
foret galerie (ou le mushitu) : comprend d’étroites bandes couvant les rives de certaines
rivières et les alentours des zones marécageuses ;
savane et steppes : surtout herbeuse, les savanes et steppes s’associent aux cuirasses
latéritiques ou à la découverture sableuse caractéristique des hauts plateaux.
I.4 GEOMORPHOLOGIE ET HYDROGRAPHIE
Le relief du Lualaba et du Haut Katanga comporte une succession de hauts plateaux
d’altitudes comprises entre 1200 et 1400 m d’altitude. Ceux-ci sont généralement érodés avec
certains sommets qui culminent à plus 1600 m d’altitude. Trois zones distinctes sont connues, à
savoir :
la zone occidentale et orientale formée d’une série de zones de plateaux avec
localement quelques crêtes rocheuses, le long de la crête Congo-Zambèze ;
la deuxième unité faite des plaines allant de l’ouest de la zone frontière occidentale
jusqu’à la rivière Luapula ; Enfin, le massif du Sud-Est de la Muniengashi.
Le réseau hydrographique est contrôlé par la structure géologique d’une part et par le relief
d’autre part. Cette relation se manifeste par de principaux cours d’eaux qui partent de la crête de
partage du bassin hydrographique du fleuve Congo et du fleuve Zambèze coulant du Sud vers le
Nord et de l’Est vers l’Ouest. Quant à la concession de Tenke-Fungurume elle est drainée par un
réseau hydrographique constitué de 4 rivières principales :
la rivière Dipeta qui est un affluent de la Lufira qui prend sa source près de Tenke et
s’écoule de l’ouest vers l’est ;
la rivière Tshilongo ;
la rivière Mofya ;
la rivière Kalangile qui se jette dans la Dipeta.
I.5 APERCU GEOLOGIQUE
Le gisement de Kwatebala appartient à la série des mines du Roan dans le Katanguien. Il
est constitué de deux corps minéralisés (Ore Bodies) appelés Ore Body Inférieur (OBI) et Ore
Body Supérieur (OBS). Ces corps minéralisés sont superposés et séparés par une intercalation
des roches stériles ou minéralisées le long des contacts, ce qui peut élargir les ore bodies
Trois chaînes orogéniques d’âge protérozoïque ont été reconnues dans le Sud-Est
de la RDC (8) Ces domaines plissés présentent des traits structuraux et lithologiques
distincts. Ils sont recouverts par des formations géologiques phanérozoïques restées
tabulaires. Il s’agit de :
la chaîne Ubédienne et le Bloc de Bangweulu (Paléo protérozoïque) ;
la chaine Kibarienne (Méso protérozoïque) ;
la chaine Katanguienne (Néo protérozoïque).
Dans le cadre de ce travail, nous présenterons les détails des formations du Néo protérozoïque
I.5.1 LITHOSTRATIGRAPHIE DU KATANGUIEN
Le Super-Groupe du Katanguien constitue une chaîne située entre le craton du Congo et
le craton de Kalahari. Il s’agit d’une chaine qui s’étend du Nord de la Zambie jusqu’en RD.
Congo et définissant l’arc Lufilien. Il est constitué de roches sédimentaires
La litho stratigraphie du Katanguien (9) est subdivisé de bas vers le haut par :
(Voir tableau 1.I)
le Groupe de Roan ;
le Groupe de Nguba ;
le Groupe de Kundelungu.
Tableau 1-1 Synthèse litho stratigraphique du katanguien François 1973;Cailteux et al 1994
Super Groupe Sous- Formations Lithologie
Groupe Groupe
± 500 Ma Biano Ku Arkoses, conglomérats, grès
3 argileux
Ngule Sampwe Ku Pélites dolomitiques,
2.3 argilo- microgréseux
Kundelungu Ku 2
Kiubo Ku 2.2 Grès dolomitiques, microgrès et
Ku Pélites
Mongwe Ku Pélites dolomitiques, microgrès
2.1 et grès
Lubudi K 1.4 Alternance calcaires et lits
± 620 Ma Gombela sablocarbonatés
Kanianga Ku Shales et microgrès carbonatés
Ku 1
1.3
Lusele Ku 1.2 Calcaire rose
Kyandamu Ku Petit conglomérat
1.1 (tillite/diamictite)
Bunkeya Monwezi Ng Grès dolomitiques, microgrès et
Ng 2 2.2 pélites
Katete Ng 2.1 Grès dolomitiques alternant avec
Nguba
shales
Ng Kipushi Ng 1.4 Dolomies et shales dolomitiques
Katangien Muombe Kakontwe Ng Calcaire et Dolomies
1.3
Ng 1
Kaponda Ng Shales carbonatés et microgrès
1.2
Mwale Ng 1.1 Grand conglomérat (tillite/
diamictite)
± 750 Ma Kanzadi R 4.3 Grès, alternance shales et de
Mwashya microgrès
Kafubu R 4.2 Shales carbonatés
R4
Kamoya R 4.1 Shales dolomitiques, microgrès,
grès, niveaux conglomératiques
et cherts
Kansuki R 3.4 Dolomies avec
Dipeta intercalations
volcanoclastiques
R3 Mofya R 3.3 Dolomies, microgrès
dolomitiques et arénites
Roan R 3.2 Microgrès argilo-dolomitiques
avec intercalations de grès
feldspathiques ou de dolomies
R R.G.S. R3.1 Microgrès argilo-dolomitiques
(roches gréso schisteuses).
Mines Kambove R 2.3 Dolomies argilo-talqueuses
R2 laminaires et
stromatolitiques
S.D R 2.2 Shales dolomitiques avec 3
horizons carbonés
Kamoto R 2.1 Dolomies stromatolitiques
(RSC), dolomies silicifiées et
arénitiques (RSF/[Link].) et
Microgrès argilo-dolomitiques
grises (RAT grise)
R.A.T R Microgrès argilo-
1 dolomitiques rouges et des grès
RAT lilas.
La base de la RAT n’est pas bien connue
‹ 900 Ma Conglomérat de base
I.5.2 LA TECTONIQUE DU KATANGUIEIN
L’évolution tectonique de l’arc Lufilien a été définie en 3 phases. (10)
La phase D1 ou phase Kolwezienne correspond à la phase majeure de plissement et de
chevauchement avec une direction de transport des structures vers le Nord. Le cœur des
anticlinaux est souvent affecté par des failles et occupé par des brèches tectoniques (figure 1.3
ci-dessous.) La phase D2 ou phase Monwezienne affecte les terrains plissés et chevauchés par
des failles décrochantes senestres orientées E-W dans la partie Ouest de la ceinture (système des
failles Monweziennes). Ces failles sont souvent injectées des brèches des formations géologiques
recouvrant le Roan. L’incurvation de l’arc est interprétée par Kampunzu et Cailteux (1999)
comme consécutive à la tectonique décrochante de la D2.
La phase D3 ou phase Chilatembo est considérée comme responsable des plis droits et ouverts de
direction NE-SW orthogonaux à l’arc et des plis conjugués de direction N160-N170°E et
N7080°E dans la partie Est de la ceinture, suggérant une compression orientée NW-SE.
Les études récentes 2013 sur l’évolution tectonique de l’arc Lufilien et son avant pays mettent en
évidence 8 stades de déformation plicative et 2 phases de déformation cassante dont 5 sont
Lufiliens associés aux deux phases orogéniques D1 et D2, les 3 autres stades étant post-Lufiliens.
La phase D1 ou Kolwezienne comprend deux stades cassants. (11)Le stade1 associé à la
compression majeure Lufilienne qui est caractérisé par des chevauchements dont les failles
caractéristiques sont essentiellement non minéralisées. Le stade 2 initié par une compression
radiale résultant à la structuration des méga brèches du Roan. L’architecture arquée de la chaine
Katanguienne est rattachée (10) à la phase D2, tout comme la tectonique salifère ou d’extrusion
rattachée au stade cassant 2 de la phase D1. Ce phénomène d’incurvation ou « bending » des
auteurs anglophones a été interprété par Kipata (2013) comme résultat probable d’une
compression contrôlée par des contraintes latérales générées par l’érection de la chaîne
Kibarienne au NW et le Bloc de Bangweulu à l’Est.
Figure 1-3 Carte de la structure de D1 et D3 dans sa partie congolaise de l'arc Lufilien (Modifié d’après (10)
La phase D2 ou Monwezienne correspond à son tour au stade cassant 3 de Kipata (2013)
qui définit le régime de la déformation comme étant décrochant, marqué par une déformation
transgressive caractérisée par des failles de décrochement d’extension régionale dont les résultats
sont enregistrés au- delà de l’Arc Lufilien. Il s’agit donc d’un tenseur de contrainte régionale. Les
stades cassants 4 et 5 (Kipata, 2013) qui suivent la phase D2 constituent l’extension
tardiorogénique qui a commencé par un développement de l’extension perpendiculaire à l’arc
(stade 4) pour s’accentuer vers le stade 5 par une extension parallèle à l’arc (effondrement
extensif ou extensionnel collapse des anglo-saxons). La phase D3 ou Chilatembo correspond au
stade 6 de Kipata (2013). Elle est post-orogénique et correspond à l’inversion permo-triassique
en décrochement transgressif qu’on retrouve également dans d’autres régions d’Afrique. Après le
stade 6, la région du SE du Katanga a subi une extension intracontinentale liée à l’ouverture du
Système de Rifts Est-Africains (stades 7 et 8). Le stade 7 correspond au système du Lac
Tanganyika tandis que le stade 8 correspond à celui du Lac Moero.
I.6 MINERALISATION DANS L’ARC LUFILIEN
Les minéralisations caractéristiques connues le long de l’arc Lufilien sont principalement
CuCo (U) dans le Roan et Cu-Pb-Zn dans le Nguba (figure 1.4)La minéralisation Cu-Co
stratiforme dans l’arc cuprifère Katanguien consiste en des sulfures hypogènes précipités au
cours des phases précoce et tardive de la diagenèse ainsi que pendant l’orogenèse. (12), (13)
suggèrent que les gisements Cu-Co se sont formés pendant plusieurs stades qui sont:
Le stade diagénétique précoce avec remplacement de l’anhydrite, par les sulfures ; Le stade
diagénétique tardif ; Le stade orogénique.
Figure 1-4 Carte de l'arc cuprifère central avec les endroits de dépôts (12)
Quant aux minéralisations du type filonien, les minéralisations Zn-Cu-Pb liées au Nguba, (14) Ce
type de minéralisation a été rattaché aux gisements filoniens polymétalliques distribués le long
des failles majeures qui se sont développées pendant l’orogénie Lufilienne
Les gîtes de fer sont principalement localisés dans le Mwashya inférieur au Katanga méridional
(10). Il s’agit de gîtes stratiformes dans lesquels le minerai s’exprime sous forme de magnétite,
d’oligiste ou de goethite et apparaît en bancs massifs ou rubanés. Ces occurrences ont pu donc être
classées dans la catégorie des formations itabiritiques.
I.7 LES FORMATIONS DE DECOUVERTURE
Les formations géologiques d’âge phanérozoïque sont caractérisées par un ensemble de formations
géologiques sédimentaires d’origine continentale.
Celles du Paléozoïque sont représentées par le Groupe de la Lukuga et sont constituées par des shales,
d’argilites, de grès, de psammites, de couches à houille.
Celles du Cénozoïque sont constituées par le Groupe de Kalahari formé d’un ensemble de sables ocres
et de grès polymorphes (grès calcaires et roches argileuses silicifiées).
Et enfin celles du Quaternaire sont représentées par des terres de recouvrement et les alluvions récents.
I.8 CONCLUSION
Ce chapitre présente le site dans lequel nous avions eu a effectué notre étude. Il passe par
une présentation de l’entreprise, un aperçu historique, géographique, climatique et enfin
géologique du site.
Dont l’exploitation s’effectue à ciel ouvert par tranches successives. Etant donné que
l’exploitation à la mine de Kwatebala est indissociable du maintien de la stabilité de talus, il est
nécessaire de connaitre les différentes formations géologiques constituant notre mine de
Kwatebala, leurs propriétés, les phases tectoniques qu’a subi la région ainsi que la minéralisation
retrouvée qui est de types cupro-cobaltfère.