Mon Mémoire Final
Mon Mémoire Final
Réalisé par
Kouèchi Virgil EDA & Damael Fréddy GNANVO
Sous la direction de :
Année Scolaire
Analyse de l’influence de l’épargne sur les impayés dans les systèmes financiers décentralisés : cas de
RENACA-ADJAGBO
AVERTISSEMENT
DEDICACE
DEDICACE
REMERCIEMENTS
RESUME
L’objectif de ce travail de recherche est d’analyser l’effet de l’épargne sur les impayés de
RENACA-ADJAGBO. Pour mener à bien ce travail, nous avons cherché à comprendre d’une
part l’effet du dépôt à vue sur les impayés au RENACA-ADJAGBO et l’importance de
l’épargne dans l’activité économique du client d’autre part. Pour y parvenir, nous avons
adopté une méthodologie mixte par approche qualitative et quantitative. Cette méthodologie
nous a conduit à réaliser une enquête auprès de 50 personnes composées essentiellement du
personnel et quelques clients de RENACA-ADJAGBO à travers le guide d’entretien et le
questionnaire. Les données ainsi obtenues ont été traitées et analysées à l’aide du logiciel
XLSTAT 2019 (sa dernière version). Les résultats qui découlent de cette enquête montrent
que le dépôt à vue influence positivement le faible taux d’impayé de RENECA- ADJAGBO
et l’activité économique est influencée positivement par l’épargne.
ABSTRACT
The objective of this research work is to analyze the effect of savings on RENACA-ADJAGBO’s
unpaid debts. To carry out this work, we sought to understand on the one hand the effect of
the demand deposit on unpaid debts at RENACA-ADJAGBO and the importance of savings in
the economic activity of the client on the other hand. To achieve this, we adopted a mixed
methodology using a qualitative and quantitative approach. This methodology led us to
carry out a survey of 50 people composed mainly of staff and some customers of RENACA-
ADJAGBO through the interview guide and the questionnaire. The data thus obtained were
processed and analyzed using XLSTAT 2019 software (its latest version). The results resulting
from this survey show that the demand deposit positively influences the low default rate of
RENECA-ADJAGBO and economic activity is positively influenced by savings.
Key words/expressions : Decentralized financial systems, savings, credit and unpaidd debt
SOMMAIRE
INTRODUCTION......................................................................................................................1
CONCLUSION.........................................................................................................................46
REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE......................................................................................49
INTRODUCTION
INTRODUCTION
Née vers la fin du XX siècle notamment dans les années 1970, le concept de Microfinance est
énoncé pour la première fois durant cette période par le professeur Muhammad Yunus
économiste Bangla-desh et noble de la paix en 2006, fondateur de la « Gramen Bank » au
Bangla-desh. Encore appelée système financier décentralisé, le but primaire de la
Microfinance est de permettre aux populations exclues du système bancaire classique,
d’accéder aux services financiers. Blackburn (1998) approuve cette réalité lorsqu’il dit que la
microfinance est l’un des outils privilégiés pour combattre la pauvreté de façon efficace,
puisqu’elle permet à la population exclue du système bancaire traditionnel de bénéficier de
petits crédits nécessaires à l’entreprise d’activités productrices. La notion de micro finance
englobe des réalités, parmi lesquelles elle se définit par rapport aux crédits octroyés à des
populations pauvres ou à faibles revenus qui ont peu ou pas accès aux services bancaires.
La microfinance également appelée finance de proximité, est un système qui aide les
personnes à faible revenu à créer des micros entreprises et à améliorer leur situation financière
en leur offrant des microcrédits. Cela leur permet de soulager les difficultés de leur vie
quotidienne et même de mettre de l’argent de côté pour leur avenir. Les intérêts générés
dépendent du temps et du montant investi. Selon Microcrédit Summit (2009), on estimait en
2007 à 10000 le nombre d’institution de Microfinance (IMF) dans le monde offrant des
crédits pour 130 à 150 millions de clients.
Ainsi de ces nombreux Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) y figure le Réseau National
des Caisses Villageoises d’Epargne et de Crédit Autogérées du Bénin (RENACA/BÉNIN) qui
a pour activité principale l’octroi de crédit et la collecte de l’épargne aux agents exclus du
système classique. Dans sa gestion quotidienne elle fait preuve d’une bonne gestion du travail
au niveau de ses différents services tout en exigeant un strict respect de son statut pour la
viabilité et la pérennité de l’institution.
Malgré cette qualité de gestion, elle est confrontée à certaines difficultés telles que :
insuffisances ou manques de suivis des clients financiers, mauvaise foi de certains clients,
insuffisances de rigueurs en ce qui concerne la procédure précédant l’octroi de crédit, faible
politique d’appel à l’épargne des clients financiers. Cela a eu pour conséquence le non
recouvrement de crédits octroyés. Pour prévenir la répétition de cette situation, il convient de
s’intéresser très tôt aux problèmes comme le dit Gentil et Fournier (1993) en affirmant que le
recouvrement constitue un outil de connaissance et de jugement qui permet de définir les
orientations des systèmes de financement et doit donc concerner l’ensemble des agents
impliqués. . C’est ce qui nous amène à orienter notre recherche sur le thème : « Analyse de
l’influence de l’épargne sur les impayés dans les systèmes financiers décentralisés: cas de
RENACA-BENIN »
A- Historique du RENACA-BENIN
Le RENACA est la structure faîtière des CAVECA dont l’Assemblée Générale Constitutive
s’est tenue le 22 Novembre 2005 à Bohicon.
Depuis la naissance des premières caisses en 1994, le Réseau a connu une évolution
croissante, avec des difficultés techniques et institutionnelles. Trois (03) principales phases
présentées comme suit caractérisent l’histoire du RENACA-Bénin :
Ces appuis successifs entre 1994 et 2002 ont permis d’amener à cinquante et un (51) l’effectif
total des caisses appuyées par le CBDIBA à la fin de l’année 2002. Si ces appuis ont permis
d’étendre le Réseau à de nouvelles zones d’intervention et de toucher une clientèle plus
importante, ils n’ont pas réussi à séparer l’activité de Microfinance des autres activités du
CBDIBA, ce qui constituait une contrainte majeure pour la pérennité des CAVECA.
Après avoir commandité un audit des CAVECA pour en identifier les meilleures, SOS FAIM
a démarré effectivement son partenariat en 2003 avec le CBDIBA pour un appui intensif aux
seize (16) Caisses performantes d’alors retenues. Précisons que la principale finalité de
l’appui de « SOS FAIM » était de séparer la Microfinance des autres volets non financiers du
CBDIBA et de la gérer de façon professionnelle. Ainsi, suite à l’évaluation du Réseau, les 16
CAVECA qui ont été admises au financement de SOS FAIM devront se rendre autonomes sur
une période de trois ans, suivant un plan d’autonomisation qui transfère progressivement à
chaque caisse ses coûts de gestion en particulier, ses charges de fonctionnement et de l’appui
qu’elle reçoit du service technique.
L’appui du PADSA jusqu’en 2005 a permis quant à lui de renforcer les capacités des élus des
caisses et du Réseau avec des séries de formations. L’appui avec PADSA II a permis par
ailleurs non seulement de doter le centre technique du Réseau dénommé CEPAM de Plan
d’Affaires jusqu’en 2008 mais aussi de contribuer au renforcement institutionnel du Réseau
par le biais d’activités d’appui institutionnel. Avec les divers appuis notamment de SOS
FAIM et de PADSA II, le Réseau des CAVECA a connu des résultats significatifs et une
orientation stratégique nouvelle avec comme conséquence, la mise en œuvre de grands
chantiers tels que l’informatisation du Réseau, la construction du siège national et les
bâtiments abritant les sièges des caisses de base.
Face aux exigences de la loi N° 2012-14 du 21 Mars 2012 portant règlementation des
Systèmes Financiers Décentralisés en République du Bénin, le RENACA-BENIN (SFD visé à
l’article 44 de la loi susmentionnée) dispose aujourd’hui suite à une reconfiguration de huit
(08) CAVECA et 26 Guichets répartis dans six (06) départements sur l’ensemble des douze
(12) que compte le Bénin.
1- Objectifs et Missions
1-1 Objectifs
1-2 Mission
Conformément à son plan d’affaire 2021-2024, le RENACA-Bénin s’est attribué pour mission
d’offrir durablement des services financiers et non financiers de qualité aux populations
vulnérables, notamment rurales, en vue de l’autosatisfaction de leurs besoins.
2-1 Activités
Actuellement, l’institution a mis sur le marché trois types de produits qui sont : l’épargne, le
crédit et la tontine.
La RENACA-BENIN sécurise ses membres à travers quatre (04) formes d’épargne à savoir :
➢ Le Dépôt A Vue (DAV) : Il s’agit d’un dépôt dont le client peut disposer à tout moment.
Cependant, le titulaire doit avoir prévenu l’agence, au moins quarante-huit (48) heures à
l’avance pour les gros retraits. Aucun intérêt n’est servi sur le DAV. Le montant minimum est
de 2.000 FCFA pour les comptes individuels et de 5.000FCFA pour les comptes de personnes
morales.
➢La tontine : C’est une épargne volontaire souscrite par tout individu (client ou non de
l’agence) qui fixe le montant et la périodicité de ses mises. Le montant minimal de la mise est
de 500 FCFA et la durée minimale est d'un mois.
➢ Le Dépôt à Terme ou compte bloqué (DAT) : Le DAT est une épargne énumérée dont le
terme minimum est de trois mois et le montant minimum est de 30.000F CFA. Le taux
d’intérêt créditeur annuel servi sur le DAT varie en fonction du montant et de la durée du
dépôt. Ce taux varie entre 4% et 6%
Le crédit
Le RENACA offre de prêt repartis en trois catégories , à savoir : les crédits aux
particuliers qui comprennent le crédit individuel au promoteur (CIP) et le crédit scolaire ;
les crédits de caution solidaire (CCS) qui comprennent le crédit d’adhésion progressive
(CAP), le crédit aux groupes solidaire (CGS) et le crédit au groupement (CG) et le
crédit aux structures spécialisées comme les églises , les écoles , le centre de santé , etc….
Crédit Individuel aux Promoteurs (CIP)
Ce crédit est octroyés individuellement aux micros entrepreneurs économiquement
actifs pour satisfaire leurs besoins d’investissements ou en fonds de roulement. Les
bénéficiaires de ce crédit doivent obligatoirement apporter une garantie réelle suffisante
pour les montants supérieurs à 500.000 CFA pour à l’institution de se prémunir contre le
risque de leurs insolvabilités . Le montant de ce type de crédit est de 30.000 CFA à
20.000.000 CFA.
Crédit Scolaire
Ce crédit est octroyés aux membres pour soutenir l’éducation des en milieu rural,
notamment en facilitant l’achat des fournitures scolaire et le paiement des frais de
scolarité. Le montant de ce crédit est
Crédit au Groupe Solidaire (CGS)
Ledit crédit est octroyés aux membres de groupe de caution solidaire constitués par
les micros entrepreneurs ( surtout les femmes). Le groupe de caution solidaire encore
appelé « groupement d’entrepreneurs » est constitué de trois (03) personnes au moins
provenant de la même couche socio-économique et du même village. Les membres du
groupe se choisissent eux-mêmes et s’entendent pour désigner leurs responsables. Chacun
des membres possède sa propre activité ou entreprise.
Cependant , chaque membre est étroitement lié au succès de l’autre car en cas de
défaillance d’un membre, les autres prennent sur eux de rembourser son crédit.
Crédit d’Adhésion Progressive (CAP)
Il est octroyés aux femmes non membres , organisées en groupe de 03, 04 ou 05
personnes pour les amener à devenir chacune membres de RENACA-BENIN et par la
même occasion à disposer d’une épargne minimale au terme des trois cycles de crédit.
Crédit au Groupement (CG)
Il est octroyés aux groupes constitués plus formalisés, qui disposent au moins de
textes de base comme les statuts et le règlement intérieur . Ce groupe de Caution encore
appelé « groupement d’entreprise » rassemble 05 à 30 personnes au plus provenant de la
même couche socio-économique ou du même village et menant nécessairement ensemble
une activité socio-économique.
Crédit aux Structures Spécialisées (CSS)
Ce crédit est octroyés aux structures spécialisées c'est-à-dire des organisations mieux
formalisées que les groupes de solidarités et les groupements. Ces organisations
interviennent dans des domaines spécifiques et sont revêtus d’un titre de personnalités
morale. On peut citer dans cette catégories des églises, les écoles, les centres de santés, les
centres d’apprentissage, l’union des transporteurs, l’union des producteurs, l’unité de gestion
du marché, etc…..
Produit mixte
Il s’agit de la Tontine Plan d’Investissement (TPI) qui est une épargne volontaire
souscrite par tout client désireux de faire un investissement qui accepte de reconstituer
au moins la moitié du montant de l’investissement avant le concours financier de
RENACA. Ledit concours sera consenti aux clients et le remboursement sera planifié de
manière à permettre aux clients garder son rythme d’épargne.
Le Transfert d’argent
Les CAVECA proposent à leurs clients au public, les services de transfert d’argent
grâce aux partenariats entre le RENACA-BENIN et les banques. Ainsi par les CAVECA
les clients et le public peuvent faire des transactions financières avec leurs parents qui
sont à l’intérieur ou à l’extérieur du BENIN.
Les services non financiers
Il s’agit de toute activité non financière destinée à créer les conditions d’une
gestion professionnelle et sécurisée des activités. Elles sont essentiellement constituées des
activités de sensibilisation des clients et de leurs avaliseurs, le suivi des clients financés
et appui conseil des gestionnaires de crédits aux clients.
Avant la mise en place de crédit, RENACA organise des séances d’information et
de formation à la bonne gestion des micros entreprises.
2-2 Ressources du RENACA-BENIN
Les ressources financières
Les Ressources du RENACA-BENIN proviennent en partie des promoteurs
de l’association et sont constitués des fonds de dotation et des réserves
antérieures. L’association bénéficie d’important appuis de la part de son
principal partenaire qu’est le Fond National de la Microfinance (FNM) à
travers le programme de micro crédit au plus pauvres et autres.
Les ressources Matérielles
S’agissant des ressources matérielles disponibles au niveau du réseau, il
faut citer : le Siège du RENACA-BENIN, dont la construction est achevée à
Bohicon. Il s’agit d’un immeuble à plusieurs pièces capable d’ abriter un
grand nombre de bureau. Les autres équipements concernent les matériels
roulants, les mobiliers et matériels de bureau puis les matériels
informatiques.
Les Ressources Humaines
Le RENACA-BENIN dispose d’un personnel de ……. employés répartis
sur tout le territoire National.
Le tableau suivant retrace les statistiques des ressources humaines dont
dispose le RENACA-BENIN.
A- Structure organisationnelle
Le RENACA est doté d’une structure organisationnelle hiérarchisée qui définit les
responsabilités de chacun, ce qui permet donc d’éviter les conflits d’attributions. (Voir
organigramme en annexe 1)
B- Fonctionnement
Le RENACA-BENIN est une institution mutualiste faîtière d’épargne et de crédit régie par la
loi N° 2012-14 du 21 Mars 2012 portant règlementation des Systèmes Financiers
Décentralisés en République du Bénin A ce titre, le RENACA dispose des organes ci-après :
L’Assemblée Générale
A-Travaux effectués
Les activités effectuées dans les différents services se présentent ainsi qu’il suit :
1- Au service crédit
Dans ce service, nous avons appuyé les agents de crédit dans l’étude des dossiers des clients,
l’enregistrement des demandes de crédit, les visites et contres visites des clients, le
décaissement des clients jugés éligibles pour financement, l’appui conseils des clients
décaissés. Nous avons également accompagné les agents de crédit sur le terrain pour le suivi
et le recouvrement des crédits étudiés à l’agence ; ainsi que dans les séances de sensibilisation
des nouveaux clients.
2- A l’accueil
Ici nous avons procédé à l’ouverture des comptes, l’orientation des clients, l’enregistrement
des demandes de crédit, assisté la caissière dans les activités de remboursement, la
prospection des services du RENACA.
3- Au service de l’épargne de proximité.
Dans ce service, nous avons aidé la superviseure dans les missions d’appui aux APE et des
campagnes de promotion sur le terrain. Au cours de ces descentes, nous avons appris auprès
des APE, le processus de la collecte de l’épargne chez les souscripteurs. Nous les avons
également aidés dans la tenue des différents supports de collecte (carnet, reçu, fiche de
synthèse, etc.). Nous avons aussi appris à utiliser le POS qui est un outil digital introduit par
le RENACA dans la collecte de l’épargne de proximité. Enfin, nous avons appuyé la
superviseure dans la production des rapports mensuels qui ressortent entre autres le nombre
de souscripteurs enregistrés, le montant collecté, les commissions encaissées, les difficultés et
approches de solutions.
B- Constats de stage
Observations
Au cours de notre stage, un certain nombre de points ont été relevés à travers nos
observations du fonctionnement de l’institution :
FORCES
Structure Agrée ; Siège bien construite à Bohicon ; Personnel qualifié relativement
jeune ; Système Informatique de Gestion (SIG) adéquat ; Existence de différents
services de gestions ; Existence des manuels d’activités (politique et procédures
d’épargne et de crédit, code d’éthique et de déontologie, manuels de procédure
comptable et financier, règlement et statut etc….) ; Variété des produits et
services adaptés à la clientèle ; Représentation géographique appréciable ;
Intervention dans plusieurs domaines ( mobilisation de l’épargne, la finance
Dans ce paragraphe, nous ferons ressortir toutes les compétences acquises ainsi que nos
apports à la structure au cours de notre stage.
A- Expériences acquises
Au cours de notre séjour, les différentes tâches effectuées nous ont permis de :
connaitre les réalités inhérentes à la gestion des relations avec la clientèle de
RENACA-ADJAGBO
B- Apports au RENACA-BENIN
Pendant notre stage, nous avons contribué à l’amélioration de certaines choses dans la
structure principalement dans la gestion de l’affluence.
Pendant les jours de l’animation, nous avons proposé au chef d’agence de prendre les
clients en deux vagues
Lors des remboursements nous avons proposé de prendre les clients manuellement et
après on va faire la saisie dans la base des données
Lors des ateliers de déboursement nous avons proposé au chef d’agence d’inviter les
clients en deux temps
Dans cette section, nous allons présenter la problématique, intérêt de recherche, les objectifs,
hypothèse et la revue de littérature.
A- Problématique de l’étude
Les institutions de microfinance sont spécialisées dans le financement des activités
économiques de petites envergures. Elles ont un rôle social consistant à cibler un grand
nombre d’exclus du système financier classique, notamment les ménages pauvres, les
entreprises individuelles, les PME, PMI, les TPE et les associations d’entraides en leur
proposant des services financiers adaptés (Kobou et al., 2009). Ce faisant, elles sont perçues
par la grande majorité de l’opinion publique à l’échelle internationale comme un levier
pertinent de la réduction de la pauvreté. C’est ce que James approuve en affirmant : « la micro
finance représente un des outils que nous utilisons pour essayer de réduire la pauvreté ».
Elles doivent néanmoins obtenir des résultats économiques et financiers suffisants pour
assurer leur viabilité et leur pérennité. Autrement dit, les SFD viables sont ceux qui réalisent
de très forts taux de remboursements des microcrédits octroyés et qui couvrent toutes leurs
charges d’exploitations et financières (Azokly, 2010). Cette belle envolée des SFD observée
sur le plan international commence par enregistrer des dysfonctionnements dont notamment
les taux très élevés d’impayés sur l’encours des crédits alloués et les cas de corruption. La
faillite de plusieurs institutions de microfinance en est le résultat : le cas de la Mongolie,
l’Inde, le Rwanda, le Mali et le Pakistan dans les années 2000 (CGAP, 2009). Aussi, assiste-t-
on à la prolifération des structures de microfinance en République du Bénin ayant pour
mission de rendre l’accès facile aux services financiers de proximité pour les personnes à
faibles revenus. Mais force est de constater qu’après quelques années de fonctionnement, la
plupart de ces structures sont tombées en faillite et d’autres ont déposé le bilan (Acclassato,
2009).
Cependant plusieurs sont encore fonctionnelles à cause du strict respect des tests relatifs à
chaque secteur d’activité.
Au nombre de ces institutions de microfinance fonctionnelles figure RENACA-ADJAGBO
qui a pour activité principale l’octroi de crédit et la collecte de l’épargne. RENACA-
ADJAGBO dans le soucis ardent d’atteindre son objectif qu’être un réseau de mutuelle
d’épargne et de crédit de référence, financièrement et socialement pérenne d’ici 2025.
Malgré cette qualité l’on identifie quelques insuffisances dans les services de l’épargne et de
crédit. Il s’agit de : insuffisances ou manques de suivis des clients financiers, mauvaise foi de
certains clients, insuffisances de rigueurs en ce qui concerne la procédure précédant l’octroi
de crédit, faible politique d’appel à l’épargne des clients financiers. La conséquence de ces
insuffisances est les impayés qui fait d’elle son problème majeur. C’est ainsi pour corriger ces
insuffisances que nous menons cette recherche sur « l’influence de l’épargne sur les
B- Objectifs de l’étude
1-Objectif général
L’objectif principal que l’on s’est fixé à travers notre étude est d’analyser l’effet de
l’épargne sur les impayés de RENACA-ADJAGBO
2-Objectifs spécifiques
De manière spécifique, il revient de:
- étudier l’effet du dépôt à vue sur les impayés de RENACA-ADJAGBO
- Analyser l’importance de l’épargne dans l’activité économique du client
C- Hypothèse de recherche
Nos réponses provisoires aux différentes questions que l’on s’est posées se résument comme
suit :
- Le dépôt à vue influence positivement le faible taux d’impayé dans les SFD
- L’épargne influence positivement l’activité économique du client
sélection adverse et l’aléa morale qui seront développés ensemble dans cette même théorie de
l’asymétrie d’information.
A- Clarification conceptuelle
Dans le souci ardent de faciliter la compréhension de notre sujet de recherche, nous ne
saurions continuer sans clarifier quelques mots ou expressions clés de notre travail de
recherche afin d’éviter toute confusion.
1- Crédit
Etymologiquement, le mot crédit vient du latin credere qui signifie « Avoir confiance », « se
fier à ». Il désigne « Un acte de confiance se traduisant par un prêt en nature ou en espèces
consentie par une personne en contrepartie d’une promesse de remboursement dans un délai
généralement convenu à l’avance. Crédit implique donc une réputation de solvabilité »
(Martinet, al., 2008, P.176). De nos jours, le crédit porte sur les activités bien variées et revers
diverses formes. Le crédit peut être défini comme un prêt consenti entre deux parties
moyennant une rémunération prenant en compte la durée du prêt et le risque lié à la situation
de l’emprunteur. Le crédit consiste à utiliser le capital d’autrui en échange d’un engagement
de le rembourser et de payer le prix de son emploi à la fin d’une période déterminée. Selon le
manuel du droit de crédit de Ancel, le crédit est légalement tout acte par lequel une personne
promet de mettre des fonds à la disposition d’une autre personne, ou prendre un engagement
par signature (aval, cautionnement) éventuellement avec intérêts. Selon Böhm-Bawerk cité
par (Barre, 1970 P.143) ; le crédit est l’échange d’un bien présent comme un bien futur. Le
mot crédit est définit différemment selon que l’on se place du point de vue du débiteur ou du
créancier. Pour le débiteur, C’est la mise en valeur d’une épargne non utilisée à des fins
d’investissements propres et indisponibles pour une période plus ou moins longue. Pour le
créancier, c’est essentiellement un gain de temps, c’est la possibilité de jouissance immédiate
d’un bien dont le coût différé, le taux d’intérêt constituent alors le coût du temps (Yves, al.,
1975, P.503).
2- Epargne
Définition
Dans le langage traditionnel, épargner et économiser sont devenus synonymes à tel point que
les sociologues, psychologues, financiers donnent différents avis à ce propos.
Toutefois, selon différents auteurs, l’épargne est définie comme : la fraction du revenu non
affectée à la consommation immédiate (Rivoire, 1981).
La fraction du revenu qui, au lieu d’être consommée rapidement est mise en réserve en vue du
financement d’un investissement ou d’une consommation différée. L’épargne ne constitue pas
une privation dans la mesure où elle correspond à une consommation possible ; mais non
indispensable, plutôt elle résulte d’une décision volontaire (Les Echos, 1982).
Grange-Batelière (1974) soutient que l’épargne est la part des recettes n’ayant pas été
dépensée. Quiconque gagne de l’argent : un individu, une famille, une entreprise, un
organisme public peut épargner. Allant au-delà de la définition de Grange on peut ajouter
aussi que même ceux qui ne gagnent pas de l’argent (en termes de salaire) peuvent épargner.
C’est le cas par exemple des transferts reçus et les dons de toute nature qu’un ménage peut
recevoir de l’extérieur. Ainsi donc, l’épargne d’un agent économique (ménage, entreprise,
Etat, etc.) correspond, par rapport à sa consommation finale, à l’excédent qui est utilisé pour
acquérir des actifs physiques et financiers (Dictionnaire des sciences économiques, 2001).
Selon Rivoire (1981), tous les agents économiques : les ménages, les entreprises,
l’Administration sont susceptibles d’épargner, comme aussi d’investir.
Le niveau de revenu : plus l’intérêt est élevé, plus on épargnera facilement, alors que
la consommation réduit la possibilité d’épargner.
Le niveau des taux d’intérêt : joue également un rôle important parce que s’il est
élevé, on peut avoir tendance à épargner davantage puisque le rendement du
placement sera élevé.
La situation économique : elle exerce aussi une influence en ce sens que, en période de
prospérité générale, les gens sont plutôt optimistes pour l’avenir et consomment
davantage en ayant moins tendance à épargner. Mais d’autre part, comme le revenu
augmente et l’épargne s’en trouve facilitée (Antonietta, 1995).
3- Impayé
Un crédit impayé est un crédit sur lequel les remboursements sont en retard. Selon le
dictionnaire universel de la langue française, on parle d’impayé « ce qui n’est pas payé ». De
même selon l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID), les impayés
appelés aussi les arriérés ou retards de remboursement, mesurent le pourcentage du
portefeuille à risque. Selon Azokly (2010), la notion d’impayé est un terme général qui est
utilisé sous différent aspect de non remboursement de crédit. Il existe donc plusieurs types
d’impayés suivant l’âge ou le stade où l’on se trouve en matière de recouvrement. En résumé,
un crédit est considéré comme impayé en microfinance lorsque :
- le montant d’une des échéances n’est que partiellement payé à la date de l’échéance ;
- le montant d’une des échéances est payé avec retard ;
L’impayé tel que défini précédemment présente un grand risque pour les établissements
de microfinance en fonction du type de cas. Selon la COBAC (2002), trois types de créances
sont reconnues risquées pour une IMF en zone CEMAC : les créances en souffrance, les
engagements par signature douteux et les créances irrécouvrables.
Les créances en souffrance sont constituées des créances immobilisées, des créances en
retard et des créances douteuses :
- les créances immobilisées sont des crédits échus depuis 45 jours mais le recouvrement
sans être compromis, ne se faire à l’immédiat ;
- les créances en retard sont d’abord des crédits qui n’ont pas pu être payés à l’échéance
normale, mais ce sont aussi des crédits frappés de l’échéance depuis moins de 45
jours.
- les créances douteuses sont considérées comme des créances de toute nature, même
assorties des garanties qui présentent un risque de non recouvrement en tout ou partiel.
des garanties qui présentent un risque de non recouvrement en tout ou partiel.
Ces créances comprennent les concours ayant au moins une échéance impayée depuis plus de
45 jours, les comptes ordinaires débiteurs ne recevant aucun mouvement créditeur depuis plus
de 45 jours et les créances ayant un caractère contentieux qui ont nécessité le recours à une
procédure judiciaire.
Les engagements par signature douteux sont des engagements hors bilan qui présentent un
risque probable ou certain de défaillance totale ou partielle du donneur d’ordre lors de leur
réalisation.
Les créances irrécouvrables sont des créances dont le non recouvrement est estimé certain
après épuisement de toutes les voies et moyens amiables et judiciaires, ou pour toute autre
considération pertinente. Elles doivent être passées en pertes pour l’intégralité du montant.
Ces impayés sont constatés dans les Systèmes Financiers Décentralisés. Il est donc nécessaire
de savoir ce qu’on entend par un système financiers décentralisé.
4- Portefeuille de crédit
Le portefeuille de crédit d’une IMF est l’ensemble des différents types de crédit qu’elle peut
immédiatement accorder à ses clients à court ou à moyen terme ou même à long terme qui
comprend toutes les facilités de crédits de nature directe ou indirecte octroyés aux clients
(Affisou et al., 2010). Il représente parfois une part importante dans les actifs d’une IMF et
par conséquent leur principale source de revenu par le biais des intérêts générés (Nzongang et
al 2010). Il est alors crucial pour leur gestion financière qu’elles disposent des informations
précises et régulières sur la situation de leur portefeuille. Par ailleurs, la décision du comité de
crédit doit être la synthèse des gestionnaires de portefeuilles basés sur des analyse rigoureuses
qui intègre des données internes et externes de l’entreprise et permettant d’éviter autant que
possible les risques d’impayés (Pony, 2013).
5- Systèmes financiers décentralisés
Considérés depuis longtemps comme un outil de développement (Aghion et Morduch, 2010),
les microfinances, encore connu sous le nom de systèmes financiers décentralisés (SFD)
fournissent un ensemble de produits financiers à des populations pauvres (Christen, 1997 ;
Ledgerwood, 1999 ; Rutherford, 2002) ou à faibles revenus, destinés à des activités
génératrices de revenu (Attali, 2014 ; Tankpe, 2017). Elles proposent des services financiers
et un accompagnement professionnel à des personnes exclues du crédit classique afin de
créer, reprendre ou consolider une entreprise artisanale ou commerciale (Dardour & Stephane,
2015). Elle est définie par l’OCDE comme « un accès au financement de petits projets, portés
par des personnes marginalisées qui aspirent à créer leur propre emploi, souvent par défaut
d’autres perspectives professionnelles et parce que l’accès aux sources traditionnelles leur est
refusé » (Reifner, et al., 2002) in (Cazabat, et al., 2020). Aujourd’hui, ces organisations ont
diversifié leur offre de services allant de la finance (microcrédit, micro-épargne, micro-
assurance, transferts de fonds) au social (services de conseil, de santé, de formation, de
nutrition et de renforcement de capacités) et se constituent en institutions d’essence mutualiste
(mutuelles et coopératives), bancaire (micro banques privées et banques commerciales) et à
but non lucratif comme les organisations non gouvernementale (ONG) (Kendo, 2012 ;
Messomo). Pour Dardour et al. (2015), cette diversification est liée d’une part, à une volonté
de satisfaire les besoins spécifiques d’une clientèle cible et d’autre part améliorer le ratio de
couverture de leurs charges de fonctionnement.
Selon la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) Le système financier
décentralisé est une institution dont l’objet principale est d’offrir des services financiers à des
personnes qui n’ont généralement pas accès aux opérations des banques et établissement
financiers tels que définis par la loi portant réglementation bancaire et habilitée aux termes de
la loi portant règlementation des SFD à fournir ces prestations.
B- Revue théorique
1- Théorie de l’asymétrie d’information
La théorie de l’asymétrie d’information a été développée par Akerlof (1970) dans son célèbre
article « The market for lemons : quality uncertainty and the market mechanisms ». Elle met
en évidence les différents niveaux d’informations dont disposent les parties prenantes dans un
marché déterminé. En d’autres termes, on dit qu’il y a asymétrie d’information lorsque la
théorie de la concurrence pure et parfaite basée sur l’hypothèse de l’information parfaite entre
les différentes parties n’est plus respectée. Dans ce cas, chaque partie dispose d’une
information que l’autre n’a pas. Selon (Varian, 1992), on parle d’asymétrie d’information
lorsqu’un agent économique est mieux informé qu’un autre sur ses propres caractéristiques et
les actions qu’il va entreprendre. Le problème d’asymétrie d’information existe d’une part
entre les épargnants et les dirigeants de l’IMF et d’autre part entre les dirigeants et les
emprunteurs. Ce problème se traduit par l’incertitude qui entoure le remboursement des
créances tant du côté des dirigeants que des emprunteurs (Ndjetcheu, 2013). En se situant
dans le contexte du marché de microcrédit, on remarque que cette situation prévale car c’est
l’emprunteur qui connait exactement sur quoi les fonds qui seront mis à sa disposition seront
alloués. Il est toutefois le seul à connaitre le risque de défaillance de son projet et sa capacité
de se couvrir de ce risque. Il peut donc donner une information pertinente et significative à
l’IMF concernant un projet à haut risque dont il est le seul à détenir l’information juste, dans
le simple but d’obtenir son crédit. D’ailleurs le manque d’information fiable sur les
entrepreneurs et leurs projets est la cause essentielle du rationnement du crédit. Ce problème
universel connait une acuité dans les pays en développement où les micro-entreprises relèvent
pratiquement du secteur informel (Lanha, 2001).
Cette théorie est la mieux convoquée par les études antérieures pour expliquer le
comportement des individus face au non-respect de leurs engagements dans des situations de
remboursement de crédit. Les auteurs ont montré que la gestion de crédit au sein des
microfinances conduit le plus fréquemment à deux problèmes à savoir la sélection adverse et
l’aléa moral. La sélection adverse part du fait que dans la signature d’un contrat, il y a une
partie qui est mieux informée que l’autre, personne n’a confiance à la déclaration de l’autre.
Face à cette situation, les enchères sont levées afin que chaque partie se couvre du risque. En
ce qui concerne le contrat de crédit, ceux considérés comme très risqués pourraient amener les
IMF à augmenter le taux d’intérêt à un niveau qu’elles jugent nécessaire pour se couvrir du
risque. Dans cette logique, le taux d’intérêt élevé attirerait uniquement des projets risqués au
détriment des projets moins risqués (Honlonkou, 2001). Honlonkou (2001) affirme que la
sélection adverse ou l’anti sélection se réfère à l’accroissement du risque de sélection de
mauvais client par une institution financière en situation d’information incomplète. Elle est
donc relative à la situation où les débiteurs de risque élevé et de faible performance sont ceux
qui sont susceptibles de choisir un programme de crédit à taux d’intérêt élevé contrairement
aux emprunteurs à faible risque qui se retire du marché. Les facteurs liés à la sélection adverse
trouvent leurs origines dans la croissance rapide du portefeuille, le mauvais ciblage des
clients, le sous financement des activités et le rééchelonnement inadéquat des crédits. Par
ailleurs, les emprunteurs qui ont assez d’argent pour rembourser peuvent toutefois décider de
faire défaut sur le remboursement (Desaii & Meller, 1993) cités par (Honlonkou et al. 2001).
Mais la solution du taux d’intérêt élevé pour les projets risqués ne résout pas entièrement le
problème de l’anti sélection. C’est pourquoi dans le travail de (Lapenu et al., 2002), la
sélection et le suivi des comportements des emprunteurs par des personnes de proximité
permettent de réduire en partie le problème d’asymétrie d’information. Selon Nzongang et al.
(2010), les membres d’une mutuelle filtrent l’accès au crédit et utilisent la pression sociale
pour accroitre le taux de remboursement. Cette approche sociologique est particulièrement
adaptée en zone rurale où les pratiques communautaires restent fortes. Cependant, dans les
villes, elle doit être complétée par une bonne technicité, la mise en œuvre des nouvelles
méthodes et un suivi approprié pour assurer le taux de remboursement élevé.
Cette théorie de la relation entre épargne et taux d'intérêt est au centre de la politique
monétaire pratiqué par les banques centrales.
En effet, en période d'inflation, les banques centrales augmenteront le taux d'intérêt. De cette
manière, l'argent sera «plus cher » à obtenir ce qui aura comme conséquence de réduire
l'argent en circulation (celui-ci étant moins abordable) et la consommation (donc la demande
globale diminuera) et les individus auront tendance à privilégier l'épargne car celle-ci sera
mieux rémunérant
3 -Théorie keynésienne
Dans cette théorie, c'est le revenu qui conditionne l'épargne. Celle-ci est vue comme étant la
partie du revenu qui n'est pas consommée.
Pour un revenu élevé, on aura une épargne élevée. Pour un revenu faible, on aura une épargne
faible.
Si le taux d'intérêt diminue et que l'on avait tendance à épargner, on aura tendance à
remplacer l'épargne par la consommation. A l'inverse, si l'on a un taux d'intérêt élevé, on aura
tendance à épargner.
Le taux d'intérêt va être exploité comme étant un indicateur du choix d'épargne. L'épargne
prend différente forme (cf infra). Pour les keynésiens, le taux d'intérêt ne permet que de la
répartir suivant ces formes.
C- Revue empirique
Dans cette rubrique, il s’agit de faire la synthèse des auteurs sur le processus d’octroi de crédit
et les impayés dans un SFD.
1- Synthèse des travaux antérieurs sur l’épargne
De nombreuses études empiriques ont été menées sur l'influence de l'impayé des clients des
SFD. Ces études ont été menées dans différents pays en développement, notamment des
pays en développement en Afrique, en Asie et en Amérique latine.
Les résultats de ces études sont généralement convergents. Ils montrent que l'épargne a un
impact positif sur la vie socio-économique des clients des SFD. Plus précisément, l'épargne
permet aux clients des SFD de :
Faire face à des dépenses imprévues, telles que des frais médicaux, des frais de
scolarité ou des réparations de logement.
Investir dans leur activité économique, par exemple en achetant des équipements
ou des matières premières.
Améliorer leur logement, en le rénovant ou en le construisant.
Envoyer leurs enfants à l'école, en payant les frais de scolarité.
Préparer leur retraite, en épargnant pour constituer un capital.
Des études ont montré que les clients des SFD ayant une épargne régulière sont moins
susceptibles de tomber dans la pauvreté que ceux qui n'ont pas d'épargne. Par exemple, une
étude menée au Bangladesh par la Grameen Bank a montré que les clients ayant une
épargne régulière étaient 25% moins susceptibles de tomber dans la pauvreté que ceux qui
n'avaient pas d'épargne.
D'autres études ont montré que les clients des SFD ayant une épargne régulière sont plus
susceptibles de démarrer ou de développer leur activité économique. Par exemple, une
étude menée au Kenya par le Centre de recherche sur le microcrédit (CGAP) a montré que
les clients des SFD ayant une épargne régulière étaient 15% plus susceptibles de démarrer
une entreprise que ceux qui n'avaient pas d'épargne.
Enfin, des études ont montré que les clients des SFD ayant une épargne régulière sont plus
susceptibles d'améliorer leur bien-être. Par exemple, une étude menée en Inde par Sarma et
Pais a montré que les clients des SFD ayant une épargne régulière étaient 10% plus
susceptibles d'être satisfaits de leur vie que ceux qui n'avaient pas d'épargne.
Les études empiriques montrent que l'épargne est un facteur important de réduction de la
pauvreté, de promotion du développement économique et d'amélioration du bien-être dans
les pays en développement. Les SFD jouent un rôle important dans la promotion de
l'épargne dans ces pays en offrant des produits d'épargne adaptés aux besoins des
populations à faible revenu.
Les problèmes d'impayés sont le plus souvent le résultat d'une mauvaise conception des
produits de prêt et des procédures d'octroi de crédit. Il existe aussi des impayés volontaires.
Ce sont des cas où l'individu disposant des sommes dû, préfère en prolonger unilatéralement
la durée de leurs usages car, conscient qu'un remboursement immédiat n'offre pas
automatiquement l'opportunité d'un renouvellement immédiat de Contrairement à ce qu'on
pourrait penser, les remboursements retardés sont d que les créances irrécouvrables. Non
seulement il est associé au retard de remboursement des couts de recouvrement mais
également, il fausse la programmation financière et peut entrainer la panique des déposants
des SFD. Or, ces derniers, contrairement aux banques classiques ne sont pas généralement
reliés à un prêteur de dernier ressort qui pourrait les refinancer.
Par ailleurs, Honlonkou et al. (2001) dans une étude réalisée sur la problématique de
remboursement de crédit dans les SFD, aboutissent à des conclusions dont les plus
illustratives révèlent que la performance des IMF en matière de remboursement est liée aussi
bien aux caractéristiques des caisses (caractéristique du gérant, supervision adéquat après
l'obtention du crédit), aux activités financières qu'aux caractéristiques des clients( sexe,
proximité géographique de la caisse, type de garanties, volumes d'activités, expertise
accumulés dans l'activité à financer, la taille de l'emprunt).
Elegbede (1999), Soglohoun et Lontchedji (2000), dans leur recherche sur les problèmes de
remboursement du réseau FACECAM, ont identifiés plusieurs causes d'impayés parmi
lesquels on peut citer la pression exercée par les membres élus sur les techniciens( le gérant et
son personnel), pour les obliger à octroyer des prêts à des clients ne remplissant pas toutes les
conditions de solvabilités, le manque de suivi des projets financés, l'insuffisances des
montants de crédits pour financer les projets, les périodes de décaissement pour la
consommation ou le remboursement des usuriers et la perception du financement publiques
dit «Agent froid ».
Selon Lanha (2002), le taux de recouvrement des créances augmente chez les clients ayant
une ancienneté de 0 à 4ans. Mais à partir de la cinquième année, on constate une baisse du
taux de remboursement. Cela est dû au manque d'exigence de la part des gérants et au
saturation du marché au niveau de l'activité du client.
Denakpo et Degbo en 2001, dans une étude sur la sélection des projets suivi et risques
d'insolvabilité au niveau des CLCAM en république du Bénin ont montrés que les taux
d'impayés sont plus élevé au niveau des prêts individuel qu'au niveau des prêts cautionnés par
les groupes de 4Honlonkou, Acclassato « Problématiques de remboursements des crédits dans
les systèmes financiers décentralisé et garantie de prêt au petits opérateurs économiques au
Bénin, cahier de recherche ELIFID 00-2, Septembre 2001 solidarité ou les prêts au niveau des
groupements coopératifs. Dans cette même étude, ils ont montré que les emprunteurs
bénéficient qu'une partie du crédit demandé. Mais ils n'ont pas abordé dans leur étude
l'approche genre et influence du délai de remboursement sur le remboursement de crédit.
Par contre, Paxton et al. (2000), dans une étude réalisée sur les « Mécanismes internes
aux groupes au Burkina >>, ont identifié une augmentation de la probabilité des
impayés avec le cycle de prêt. Ceci sous-entend que, plus le groupe développe de
l'expérience en matière de crédit, plus il a tendance à devenir défaillant à cause d'un
contrôle moins soutenu des officiers de prêt.
Quant à Basley et Coate (1995) dans leur modèle de défaillance stratégique, ils
montrent que les bons emprunteurs décident de ne pas rembourser s'ils observent que
les autres sont défaillants et qu'ils ne bénéficient plus de prêts. Dans ce cas, si les prêts
étaient individuels, ces emprunteurs auraient remboursé. Les prêts de groupe sont
beaucoup plus risqués que les prêts individuels. De plus, lorsque la gestion des
impayés n'est pas optimale, le défaut de certains emprunteurs dans le groupe entraine
une réaction des autres emprunteurs avec un effet domino (Paxton et al., 2000) ou des
risques de collusion entre emprunteurs (Armandariz de Aghion et Morduch, 2005)
Impayés et asymétries d'information
Les principaux facteurs influençant les impayés sont liés aux asymétries information
aux chocs négatifs auxquels sont confrontés les emprunteurs ou encore à la mauvaise
qualité de certaines institutions (Godwin, 2006). Varian (1990) atteste que l'asymétrie
de l’information apparait lorsqu'un agent économique est plus informe qu'un autre sur
ses propres risques et les actions qu'il va entreprendre. Ces asymétries créent des
problèmes d'anti-sélection (attribution de prêts aux emprunteurs très risques) ainsi que
des problèmes d'aléa moral (situation où l'emprunteur agit d'une manière non-
appropriée en faisant peu d'effort ou des efforts insuffisants pour faire fructifier son
prêt ou en l'utilisant de manière non-appropriée) Les problèmes d'anti-sélection et
d'aléa moral augmentent la proportion d'emprunteurs qui ne peuvent rembourser leur
prêt à la date d'échéance car le rendement de l'utilisation de leur prêt ne leur permet
pas de le faire. Pour Desaii et Meller (1993) cités par Honlonkou, Acclassato et
Quenum, les facteurs liés à la sélection adverse trouvent leurs origines dans la
croissance rapide du portefeuille, le mauvais ciblage des clients, le sous-financement
des activités et le rééchelonnement inadéquat des crédits. Par ailleurs, les emprunteurs
qui ont assez d'argent pour rembourser peuvent toutefois décider de faire défaut sur le
remboursement.
Impayés et mauvaise politique de crédit
Selon Edmond (1994), une trop grande spécialisation du crédit pour les campagnes
agricoles et la non-couverture des besoins financiers pour les acteurs socio-
économiques entrainent le détournement des crédits de la part des clients.
Impayés et pré-défaillance
La pré-défaillance est une situation à prendre en compte dans le cas d'un client d'une
IMF qui n'honore pas ses engagements à l'échéance convenue (LANHA, 2001). La
difficulté de remboursement ne se situe pas à l'échéance définitive mais à une
échéance intermédiaire. Cela suppose que le remboursement du crédit soit échelonné
dans le temps. Lorsque ce type de remboursement est utilisé avec l'intérêt calculé sur
le capital restant dû, il en résulte la réduction des charges financières supportées par
l'emprunteur. D'autres avantages consistent à limiter les risques de non remboursement
consécutif à la détention par l'emprunteur d’importantes sommes sans emploi
L’échantillonnage est une méthode permettant de réaliser une étude sur une sélection
d’individus ciblés aussi appelée échantillon. Pour ce qui concerne les clients enquêtés, nous
avons adopté une approche méthodologique dite aléatoire simple c’est-à-dire tiré les clients au
hasard de la population mère. L’échantillon ainsi obtenu est composé de trente (30) clients.
Concernant le personnel de l’agence, nous avons retenu un échantillonnage par choix raisonné
qui est composé de huit (10) agents y compris le chef d’agence et les agents de crédit pour
l’accès aux informations de l’institution. Pour mener à bien notre recherche nous avons
effectué une étude exploratoire et explicative. Ce qui nous a permis de collecter les données
1- Analyse descriptive
Elle nous a permis d’analyser la procédure d’octroi de crédit en place au sein de RENACA-
ADJAGBO. Pour faire cette analyse descriptive, nous avons utilisé au besoin les fréquences
comme outils de statistiques descriptives.
2- Analyse explicative
Il s’agit de tester la corrélation entre les variables présentes dans nos hypothèses de recherche.
Nous avons testé les liens existants entre les variables de l’étude relatives aux deux (2)
hypothèses. La variable explicative est : (1) l’épargne. Les variables expliquées sont : Le
faible taux d’impayés et les activités économiques des clients
Rappelons que nous avons effectué le test de régression simple pour vérifier la conformité de
la distribution des données avant de procéder aux tests d’hypothèses dans cette étude. A partir
des tests statistiques réalisés sous le logiciel suscité, nous avons retenu le coefficient de
corrélation et celui de la régression. Deux étapes sont primordiales à savoir :
A l’esprit de ces critères, nos hypothèses de recherches seront validées lorsque le coefficient
de corrélation présente une valeur significative au seuil de 0,01 ou 0,05 (c’est-à-dire au seuil
de 1% où 5%) et que le coefficient de régression affiche aussi une valeur positive significative
au seuil de 0,01 ou 0,05, nous dirons que l’hypothèse est validée dans le cas contraire, elle est
rejetée. Cette vérification est faite au niveau des deux hypothèses H1, H2
Dans cette partie nous avons présenté les résultats issus de nos enquêtes afin de pouvoir
vérifier les hypothèses de recherche émises suite à l’analyse de ce résultat.
Paragraphe 1 : Présentation générale des résultats
Dans ce paragraphe nous avons fait des tableaux et graphiques montrant d’une part l’avis du
personnel sur l’épargne et d’autre part sur l’impayé afin de faire les analyses du résultat.
A- Résultats descriptifs
Statistique descriptible
Il s’agit à ce niveau de présenter les statistiques descriptibles liées à chacune de nos variables
38%
d'accord
48% neutre
pas d'accord
14%
Source : Réalisé par nous-même à partir des données de nos enquêtes en Décembre 2023
Les résultats descriptibles de ce graphique montrent que 48% des questionnés sont d’accords
qu’ils paient leurs dettes envers RENACA grâce à l’épargne. Néanmoins 38% sont d’avis
contraire et pensent que les dettes ne sont pas payées par l’épargne. Seulement 14% des
questionnés sont sans avis
38%
d'accord
neutre
pas d'accord
60%
2%
Source : Réalisé par nous-même à partir des données de nos enquêtes en Décembre 2023
Ce graphique nous montre clairement que 60% des répondants sont d’accords d’avoir mis de
l’argent de côté pour pourvoir payé leurs dettes vis-à-vis de la structure contre 38% qui disent
le contraire. Par contre 2% disent qu’ils sont sans avis.
Figure 3 : une situation de non remboursement
80.000
Fréquence
16.000
4.000
d'accord neutre pas d'accord
Modalités
Source : Réalisé par nous-même à partir des données de nos enquêtes en Décembre 2023
Ce graphique montre que 80% des questionnés affirment n’avoir jamais se retrouvé dans une
situation de non remboursement grâce à leur épargne pendant que 16% déclare avoir se
retrouvé dans une situation de non remboursement. Seulement 4% sont sans avis. Le mode
n’est « pas d’accord » ce qui signifie que c’est la réponse la plus fréquente.
88.000
Fréquence
6.000 6.000
d'accord neutre pas d'accord
Modalités
Source : Réalisé par nous-même à partir des données de nos enquêtes en Décembre 2023
Les résultats descriptibles de ce graphique montre que la plupart des personnes interrogées
(88%) ne sont pas d’accord d’avoir rencontré des difficultés de non remboursement pendant
qu’ils épargnent alors que 6% sont d’accord d’avoir rencontré des difficultés de non
remboursement lorsqu’ils n’épargnent pas .Seulement 6% sont sans avis
Source : Réalisé par nous-même à partir des données de nos enquêtes en Décembre 2023
Les résultats montrent que le dépôt à vue influence positivement (β=0,282 et P < 0,05) sur le
faible taux d’impayés de RENACA. Donc plus le dépôt à vue augmente, plus le taux
d’impayé est faible.
Source : Réalisé par nous-même à partir des données de nos enquêtes en Décembre 2023
Les résultats montrent que l’épargne influence positivement (β=0,396 et P < 0,05) les
Activités économique de RENACA-ADJAGBO. Donc plus l’épargne augmente, plus
l’activité économique connait une croissance.
B- Validation de l’hypothèse 2
Les résultats des tableaux 3 et 4 montrent que l’épargne et l’activité économique sont en liés
avec un coefficient de corrélation de 0,254. De plus l’activité économique =
0,459+0,396*Dépôt à vue ce qui implique l’activité économique est positivement influencé
par l’épargne. Donc l’hypothèse H2 selon laquelle l’activité économique est influencé
positivement par le l’épargne est confirmée.
Paragraphe 2 : Suggestions
Au regard des différentes estimations, il serait pertinent de formuler des suggestions à mettre
en œuvre. Ces suggestions sont à l’endroit des autorités de la RENACA.
- Fournir des programmes d’éducation financière pour aider les clients à comprendre
l’importance de l’épargne et comment économiser de l’argent
- Mettre en place des incitations pour les clients qui épargnent régulièrement, par
exemple des réductions de taux d’intérêt sur les primes pour atteindre des objectifs
d’épargne
- Utiliser des technologies de pointe telles que les paiements mobiles pour faciliter les
dépôts d’épargne et les retraits pour les clients
- Mettre en place des systèmes de récompense pour les agents de terrains qui
encouragent l’épargne chez les clients
- Offrir des options de retraits flexibles telles que des retraits partiels ou des retraits à
tout moment pour répondre aux besoins des clients
- Augmenter le nombre d’Agents Promoteur d’Epargne (APE) pour pouvoir collecter le
maximum d’épargne sur le terrain
CONCLUSION
CONCLUSION
Au terme de notre recherche, nous sommes parvenus à la conclusion que le plus grand souci
des systèmes financiers décentralisés est de mobiliser des stratégies pour se couvrir du risque
crédit. En effet, la politique de l’épargne apparait comme une option sinequanone pour
prévenir le risque crédit c’est-à-dire réduire de manière significative les impayés de
RENACA-ADJAGBO. Pendant la période de notre stage au RENACA-ADJAGBO, plusieurs
problèmes spécifiques ont été relevés dont le plus remarquable est celui du faible politique
d’épargne. Ce problème n’est pas resté sans conséquence sur la croissance
progressive des impayés. C’est ainsi nous nous sommes fixés comme objectif d’analyser
l’effet de l’épargne sur les impayés de RENACA-BENIN. Pour atteindre notre objectif, deux
questions spécifiques nous ont aidés à savoir :
- Quel est l’effet du dépôt à vue sur les impayés au RENACA-ADJAGBO?
- Quelle est l’importance de l’épargne dans l’activité économique du client ?
Pour répondre à ces questions, nous avons fixé des objectifs spécifiques et des hypothèses en
adéquation avec lesdites questions. Cependant pour la vérification de ces hypothèses, nous
avons adopté une méthodologie qui nous a permis de collecter les informations à travers une
enquête réalisée sur la base d’un échantillon de 30 personnes composé notamment du
personnel et les clients de ladite institution, de les traiter puis d’étudier les liens entre les
variables indépendantes identifiées et les variables dépendantes à travers l’utilisation d’un
logiciel de traitement et d’analyse appelé xlstat 2019.
Après une analyse succincte des données collectées, nos trois hypothèses ont été vérifiées. Ce
qui fait ressortir les éléments de diagnostic ci-après :
- Le dépôt à vue influence positivement le faible taux d’impayé dans les SFD
- L’épargne influence positivement l’activité économique du client
Sur la base de ces éléments de diagnostic, nous avons eu à formuler des suggestions suivantes
relatives à chaque problème :
- Fournir des programmes d’éducation financière pour aider les clients à comprendre
l’importance de l’épargne et comment économiser de l’argent
- Mettre en place des incitations pour les clients qui épargnent régulièrement, par
exemple des réductions de taux d’intérêt sur les primes pour atteindre des objectifs
d’épargne
- Utiliser des technologies de pointe telles que les paiements mobiles pour faciliter les
dépôts d’épargne et les retraits pour les clients
- Mettre en place des systèmes de récompense pour les agents de terrains qui
encouragent l’épargne chez les clients
- Offrir des options de retraits flexibles telles que des retraits partiels ou des retraits à
tout moment pour répondre aux besoins des clients
- Augmenter le nombre d’Agents Promoteur d’Epargne (APE) pour pouvoir collecter le
maximum d’épargne sur le terrain
Nous estimons ne pas avoir fait un travail exhaustif car le fruit de ces recherches est une
exigence académique et ne peut totalement combler les attentes tant de l’institution que des
clients car le court séjour durant lequel nous avons effectué cette étude pourrait en biaiser
certains points, du fait que certains aspects aient pu échapper à notre connaissance.
En vertu de la grande confidentialité de l’institution et des interlocuteurs, toutes les
informations ne peuvent-être mises à notre disposition. Cet effort n’est qu’une base de
réflexion, une piste ouverte pour les recherches futures.
REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE
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TANKPE, M. (2017). Droit des suretés et garanties .2ème édition. Paris : LGDJ,2017
Assemblée générale
(AG) des élus des
CAVECA
Conseil
Conseil de Comité de crédit Comité de
d'Administration
surveilance(CS) (CC) Déontologie (CD)
(CA)
Inspection et Audit
Direction Exécutive
interne
Service de
l'information Services de crédit Service de la Service Formation Service Marketing
Service Service Ressources Service
Financière en en charge de la Coordination du Directeurs des Chargé de la et de la Promotion
Comptabilité et Humaines et Recouvrement et
charge du suivi des Promotion de Réseau en charge Caisses promotion des des ressources de
Finance Contentieux Contentieux
performances t des nouveaux produits du développement valeurs et du Genre L'Epargne
et des risques
Bonjour Madame/Monsieur
………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………
• Arrivez-vous à faire le suivi de tous les clients qui composent votre portefeuille ?
1. D’ACCORD
2. PAS D’ACCORD
3. NEUTRE
SI PAS D’ACCORD pourquoi ?
………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………
1. D’ACCORD
2. PAS D’ACCORD
3. NEUTRE
Si D’ACCORD pourquoi ?
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
Donnez-moi le montant des impayés sur trois années successives (de 2020 à
2022)
6. Montants crédits, épargnes et impayés du client pour les années 2020, 2021 et 2022
D’après vos enquêtes, quels sont les facteurs qui amènent les clients au non
remboursement de leur crédit ?
1. Absence d’épargne
3. Mauvaise foi
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
Quelles sont vos suggestions pour améliorer la politique d’épargne vis-à-vis des
clients débiteurs au sein de votre agence ?
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
2. PAS D’ACCORD
3. NEUTRE
Vous arrivez à mettre de l’argent de côté ?
1. D’ACCORD
2. PAS D’ACCORD
3. NEUTRE
Retrouvez-vous une fois dans une situation de non remboursement ?
1. D’ACCORD
2. PAS D’ACCORD
3. NEUTRE
SI D’ACCORD pourquoi ?
1. Absence de tontine
2. Détournement de l’objet de prêt
3. Autres (à préciser)
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
• Donnez-nous selon vous les causes qui vous amènent au non remboursement de crédit.
• Absence de tontine
• Situations imprévues
…………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………….
DEDICACE..............................................................................................................................iii
DEDICACE..............................................................................................................................iv
REMERCIEMENTS................................................................................................................v
RESUME..................................................................................................................................ix
ABSTRACT..............................................................................................................................ix
SOMMAIRE..........................................................................................................................viii
INTRODUCTION.....................................................................................................................2
A. Historique du RENACA-BENIN..............................................................................5
1. Objectifs et mission.................................................................................................5
B. Fonctionnement de RENACA-BENIN...................................................................12
A. Travaux effectués.....................................................................................................15
B. Constats de stage......................................................................................................15
A. Compétences acquises..............................................................................................16
B. Apports au RENACA-BENIN.................................................................................17
A. Problématique...........................................................................................................19
B. Objectifs de l’étude...................................................................................................20
1. Objectif général.....................................................................................................20
2. Objectifs spécifiques.............................................................................................20
C. Hypothèses de recherche.........................................................................................20
A. Clarification conceptuelle........................................................................................21
B. Revue théorique........................................................................................................24
C. Revue empirique.......................................................................................................27
A-Vérification de l'hypothèse 1
B- Vérification de l'hypothèse 2
Paragraphe 2 :Suggestions.....................................................................................................39
CONCLUSION.......................................................................................................................43
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES..............................................................................45
Annexe 2 : Questionnaire.........................................................................................................c