Hydrologie
Hydrosphère L'ensemble de l'eau qui se trouve sur la Terre,
- L’eau recouvre 72% des 509 millions de km2 de la surface du globe. qu'elle soit sous forme liquide, solide ou gazeuse.
« Planète bleue » à un volume à environ 1400 millions de km3.
Ce volume d’eau reste stable à travers les âges !
- L'eau est essentielle à la vie. Elle constitue un habitat pour de nombreux êtres vivants en plus d'être à la base de multiples processus
biologiques qui permettent le maintien de la vie sur Terre. En effet, la présence d'eau constitue une des conditions de base à l'apparition
de la vie sur une planète.
Répartition de l’eau sur la planète Terre
- L’eau sur Terre se répartit comme suit :
✓ 97% d'eau salée; ✓ 3% d'eau douce.
- De ce pourcentage, l'eau douce se répartit comme suit :
✓ 69,6% : sous forme solide (comme dans les glaciers);
✓ 30,0% : dans les eaux souterraines;
✓ 0,4% : disponible en surface de la Terre sous forme liquide
ou gazeuse (vapeur d'eau).
Répartition de l’eau douce dans le monde
Cette eau douce et disponible à la consommation n'est pas répartie de façon
équitable sur Terre. Certains pays se retrouvent donc confrontés à des
problèmes d'approvisionnement en eau douce et potable.
➢ L’effet de l’hydrosphère sur la lithosphère
L’eau est un important agent d’érosion puisqu’elle est continuellement en
mouvement étant donné que le cycle de l’eau permet une forme de circulation
perpétuelle de l’eau. De plus, l’ensemble des courants, des marées et des vents
qui se produisent sur Terre entraînent parfois d’importantes agitations de l’eau
qui en passant régulièrement sur les surfaces rocheuses de la lithosphère, finissent par user et former le relief.
➢ L'effet de l'hydrosphère sur l'atmosphère
- Interactions entre l'hydrosphère et l'atmosphère : +++, le Soleil joue un rôle crucial (il fait passer l'eau de l'état liquide à l'état gazeux) :
✓ L'eau réchauffée par le Soleil s'évapore dans l'atmosphère et, en se refroidissant, forme les nuages.
✓ L'eau emmagasinée dans les nuages retombe sous forme de précipitations (pluie, neige, etc.).
✓ L'évaporation de l'eau des océans par le Soleil permet la régulation du niveau de l'eau à la surface de la Terre.
Pourcentage d'eau potable
- Seulement 0,025 % de la quantité totale d'eau sur terre est potable. Le manque d'eau potable dans le monde
- L'accès à l'eau potable et à l'assainissement soit un droit indispensable pour ➢ L'utilisation de l'eau a considérablement ces
garantir l'intégrité et la dignité de tous les êtres humains, MAIS : dernières décennies, ceci est principalement dû à :
❖ 3 personnes /10 n'ont pas accès à l'eau ✓ L'utilisation de pratiques agricoles non durables
❖ 6 personnes /10 n'ont pas accès à un bon assainissement de l'eau potable. (notamment l'irrigation, l'élevage et l'aquaculture),
- Pour que toutes les personnes puissent exercer ces droits, les services ✓ Une croissance démographique excessive,
doivent être disponibles et accessibles, sûrs, abordables et culturellement ✓ L'évolution des modes de consommation et la
acceptables. demande excessive dans les pays industrialisés,
✓ L'influence de facteurs externes tels que le
changement climatique.
❑ Environ 2 milliards de personnes vivent dans des ❑ Il faut absolument prendre conscience que ces
pays qui souffrent d'une pénurie d'eau généralisée, pénuries continueront d'augmenter car la demande en
4 milliards de personnes n'ont pas accès à l'eau eau va augmenter, parce que le changement climatique
pendant au moins un mois de l'année. s'intensifie et la gestion de l'eau est mauvaise.
Situation de l’eau au Maroc
➢ Contexte hydro-climatique au Maroc :
De par sa situation géographique, le Maroc est caractérisé par un climat à la fois méditerranéen au Nord et aride au
Sud et au Sud-Est de l’Atlas, avec une saison sèche et chaude et une saison froide et humide.
- Le régime pluviométrique au Maroc est caractérisé par une forte variabilité spatiale.
- Les précipitations moyennes annuelles se répartissent comme suit :
✓ > 800 mm dans la région la plus arrosée du Nord,
✓ Entre 400 à 600 mm dans la région du Centre, ➢ Potentiel des ressources en eau :
✓ Entre 200 et 400 mm dans la région de l’Oriental et du Souss, Les ressources naturelles en eau au Maroc sont parmi
✓ Entre 50 et 200 mm dans les zones sud-atlasiques, les plus faibles au monde.
✓ < 50 mm dans les bassins de Sakia El Hamra et Oued Eddahab. En effet, le potentiel des ressources en eau naturelles,
est évalué à 22 milliards de m3 par an, soit l’équivalent
- La pluviométrie en année moyenne est évaluée à 140 milliards de m3 de : 700 m3/habitant/an !!!
avec une grande variabilité interannuelle avec la succession des périodes
pluvieuses et des périodes de sécheresses.
Les ressources en eau superficielle sur l’ensemble du territoire sont évaluées en année moyenne à
Eau de surface
18 milliards de m3, variant selon les années de 5 Milliards de m3 à 50 Milliards de m3
➢ Répartition inégale dans le temps : ➢ Répartition inégale dans l’espace :
Le régime hydrologique de l’ensemble des bassins est La grande disparité régionale des précipitations induit également
caractérisé par une très grande variabilité interannuelle une grande variabilité spatiale des écoulements d’eau de surface.
marquée par l’alternance des séquences humides et sèches, Ces derniers varient de quelques millions de m3 pour les bassins
intercalées par des années de forte hydraulicité ou de les plus arides, tels que les bassins sahariens, (Souss-Massa-Tiznit-Ifni,
sécheresse sévère. Le bassin de l’Ouergha, à titre d’exemple, l’un du Ziz, Rhéris, Guir, Bouâanane et Maïder) à des milliards de m3/an
des bassins les plus productifs du pays, avec un apport moyen de pour les bassins les plus arrosés, tels les bassins du Nord (Loukkos, du
2,5 milliard de m3/ an, a enregistré des apports extrêmes variant de
Tangérois, des Côtiers Méditerranéens et du Sebou). Les bassins du
0,1 Milliard de m3 en 1994-1995 à 4,2 Milliards de m3 en 1996-
1997. La quasi-totalité des 4,2 Milliards de m3 ont été enregistrés
nord et le Sebou qui couvrent près de 7% de la superficie du
durant les mois de novembre et décembre 1996. pays disposant de plus de la moitié des ressources en eau.
➢ Ressources en eau de surface :
✓ Elles sont évaluées, en année moyenne, à près de 18 milliards de m3, variant selon les années de 3 à 48 Milliards de m3.
✓ Le régime hydrologique de l’ensemble des bassins est caractérisé par une très grande variabilité interannuelle et intra-annuelle
marquée par l’alternance des séquences humides et sèches, intercalées par des années de forte hydraulicité ou de sécheresse sévère.
Les plus importants systèmes aquifères couvrent une superficie totale de près de 80 000 km 2, soit
Eau souterraine environ 10% du territoire. En l’état actuel des connaissances, le potentiel en eau souterraine, est
de l’ordre de 4,2 Milliards de m3/ an.
➢ Ressources en eau souterraine :
✓ Au Maroc, l’eau souterraine constitue une ✓ A l’état actuel des connaissances, le potentiel exploitable des
ressource stratégique. Elle représente environ 20% ressources en eau souterraine, est d’environ 3,9 milliards m3,
du potentiel en ressources en eau du pays. Sur les avec un minimum de 22 millions m3/an enregistré au niveau du
130 nappes aquifères, 32 sont des nappes bassin Sakia El Hamra et Oued Eddahab et un maximum de
profondes et 98 superficielles. 1,11 milliards m3 /an au niveau du bassin du Sebou.
Infrastructures hydrauliques de mobilisation de l’eau
➢ Dessalement de l’eau de mer et déminéralisation des eaux saumâtres :
➢ Eau de surface :
✓ De nos jours, la capacité de production de l’eau de mer dessalée pour
Le Maroc dispose aujourd’hui d’un
l’approvisionnement en eau potable, s’élève à 55 080 m3/j après la mise en service de
patrimoine de 145 grands barrages
la station d’Al Hoceima. Cette capacité sera renforcée par les projets en cours de
totalisant une capacité de stockage
réalisation avec une capacité de production de 186 400 m 3/j notamment pour le
évaluée à 18,67 milliards de m3, et de
renforcement de l’Agence d’Eao Potable (AEP) de la ville de Laâyoune et la 1ère
15 barrages structurants en cours de
tranche du projet mutualisé de renforcement de l’AEP du Grand Agadir et l’irrigation
construction avec une capacité de
du Chtouka.
stockage totale de 3,4 milliards de m3,
ce qui va porter la capacité de ✓ Concernant la déminéralisation des eaux saumâtres, la capacité de production
stockage à 22 milliards de m3. actuelle est de l’ordre de 90400 m3/j qui sera renforcée par les projets en cours avec
une capacité de production de 5 830 m3/j.
L’eau et ses propriétés
- L’eau est le vecteur principal de la très forte et très rapide dynamique des enveloppes externes qui la recouvrent : l’océan et
l’atmosphère. C’est aussi le support du monde vivant, elle est indispensable à la vie.
- L’eau est présente dans la nature sous ses trois états : liquide, solide, gazeux.
- Son importance s’explique par quelques une de ses propriétés physico-chimiques.
- L’eau est constituée de deux petits atomes d’hydrogène couplés à un atome plus grand d’oxygène.
- il résulte de cette disposition particulière que, si la molécule est globalement électriquement neutre,
elle constitue un dipôle électrique positif d’un côté et négatif de l’autre.
- Du fait de la présence de deux doublets non liants sur l'atome d'oxygène, l'eau a une structure
tétraédrique (type AX2E2 en méthode VSEPR). La géométrie de la molécule d'eau est donc coudée.
✓ Angle H-Ô-H est de 104,5°
✓ Distance interatomique dO-H = 95,7 pm soit 9,57×10-11 m.
Ces considérations géométriques expliquent en partie la polarité de la molécule d'eau et ses propriétés de solvant.
✓ La molécule d'eau est donc polaire (on dit aussi dipolaire). Elle constitue un dipôle électrique permanent (un dipôle électrique étant
l’ensemble de deux charges égales et de signes contraires à une distance fixe l’une de l’autre) : cela explique qu'elle soit un bon solvant
pour les électrolytes solides, liquides ou gazeux (ex : pour les molécules polaires comme HCl ou pour les solides ioniques cristallins
comme le sel NaCl).
- Les températures de changement d'état de l'eau sont élevées ; à la pression atmosphérique : Tfusion = 0°C et Teb= 100°C.
Cela témoigne d'un milieu où les molécules sont très associées.
✓ En effet, il existe dans l'eau liquide et dans la glace des liaisons intermoléculaires de type électrostatique : les liaisons hydrogène (H), il
s'agit de liaisons impliquant l'atome d'hydrogène d'une molécule et le doublet non liant de l'atome d'oxygène d'une autre molécule.
(Ces liaisons sont assez difficiles à briser. Elles confèrent donc une grande stabilité physique à ces deux phases de l'eau).
✓ A quantités de matière égales, la glace occupe un plus grand volume que l'eau liquide. Cela est dû aux liaisons hydrogène. En
établissant ses liaisons, les molécules d'eau adoptent une disposition spatiale qui conduit à une structure peu compacte pour la glace et
à un comportement très particulier : la glace étant moins dense que l'eau liquide, la glace flotte sur l'eau.
- L’eau est un excellent solvant, impossible à l'inverse de dissoudre du sel dans de l'huile ou du pétrole !
Lorsque l'on met par exemple du sel (NaCl) dans l'eau, les molécules d'eau vont dissocier les ions chlorure et les ions sodium ; il se forme
une solution aqueuse Na++ Cl- ; De même, l'eau dissout facilement les autres molécules polaires comme les sucres ou l'éthanol.
1. Les éléments fondamentaux d’une eau
• Parmi l’ensemble des ions et molécules dissouts dans l’eau, ceux qui interviennent directement dans les divers équilibres sont
dénommés éléments fondamentaux. Ils sont au nombre de six :
Ca2+ CO32- HCO3- H2CO3 (CO2 libre) H3O+ OH-
• Les autres ions qui n’interviennent dans les équilibres que par leur poids dans la balance ionique, sont des éléments caractéristiques.
En règle générale, on considère les six ions suivants :
Mg2+ Na+ K+ SO42- Cl- NO3-
❖ Certaines eaux naturelles sont susceptibles de déposer du carbonate de calcium sur les
parois des ouvrages de distribution d’eau, ce sont des eaux calcifiantes ou eaux incrustantes.
❖ Former des dépôts volumineux dans les échangeurs thermiques ou les ballons de
- Equilibre calco-carbonique:
production d’eau chaude : ce sont des eaux entartrantes.
❖ A l’inverse, certaines eaux peuvent dissoudre le carbonate de calcium lorsqu’elles sont en
contact avec une roche ou un matériau calcaire : ce sont des eaux agressives.
2. Propriétés chimiques :
• L’eau est une substance qui a une forte propension à dissoudre d’autres éléments.
- Elle peut aussi dissoudre des gaz présents dans l’air comme le gaz carbonique ou l’oxygène (oxygène dissous).
- L’eau contenue dans le corps humain sert de support à la multitude de réactions et d’échanges qui sont nécessaires à la vie.
• L’eau vraiment pure n’existe pas. La définition de l’eau pure diffère suivant les usages que l’on veut en faire !
- Ainsi, un buveur d’eau n’aura pas les mêmes critères d’appréciation qu’un chimiste (le premier voudra une eau débarrassée des
germes mais pas des sels minéraux sans laquelle elle serait imbuvable/ le second cherchera à la débarrasser de ses cations et de ses
anions mais ne se préoccupera pas de la présence de matières organiques).
La première opération chimique réalisable avec l’eau
• L’eau joue un rôle très important dans toutes les réactions chimiques qui est sa dissociation en protons H+ et en ions hydroxyles
impliquent des matières chargées électriquement. OH-. La répartition entre les deux se mesure avec le pH
(potentiel hydrogène). L’échelle va de 0 à 14.
3. Certaines propriétés physiques :
• Une des propriétés physiques les plus particulières de l’eau est que, lorsqu’elle gèle dans les lacs, les rivières..., elle ne commence pas
à geler par le fond mais par la surface. C’est dû au fait que la glace est plus légère que l’eau.
• L’eau de volume en se solidifiant, sa densité alors .
La densité est le rapport de la masse par rapport au volume :
• Le coefficient de compressibilité isotherme est petit mais
Densité de la glace : 0,920 g/cm3 ≠ Densité de l’eau : 0, 997 g/cm3
suffisant pour abaisser le niveau des mers de 40 mètres.
La glace va flotter à la surface de l’eau.
En conséquence, lorsqu’il y a de grandes décompressions
atmosphériques, liées à des tempêtes, le niveau des mers remonte.
• La tension superficielle est aussi très élevée, ce qui permet à l’eau de s’insérer partout, dans les crevasses, les rochers... et ainsi,
lorsqu’elle gèle, de faire éclater les rochers. L’eau tient une part importante dans le modelage de nos paysages.
➢ Les variations de température de l’eau : ➢ L’eau un très bon conducteur :
- L’eau change d’état à une température qui dépend de la - L’eau est également un conducteur, propriété souvent utilisée,
pression. Se solidifie à 0°C / devient vapeur à 100°C. notamment pour le transport d’énergie.
Cependant, la pression peut modifier ce rapport. Ainsi en Par exemple, l’eau a une très bonne conductivité thermique, à peu
haut de l’Everest, l’eau bout à 72°C, la température près × 4 > à celle des autres liquides. La principale application de
d’ébullition avec la pression. cette propriété est domestique, c’est le chauffage central.
- L’eau peut rester liquide à des températures inférieures à - L’eau est un mauvais conducteur électrique lorsqu’elle est pure,
celles auxquelles elle gèle habituellement, c’est ce que l’on mais lorsqu’elle est minéralisée, qu’elle contient des sels dissous,
appelle le phénomène de « surfusion ». elle devient conductrice de l’électricité.
C’est dû au fait qu’il faut souvent un petit corps solide ou - La chaleur spécifique de l’eau est une autre de ses propriétés.
une bactérie pour commencer ce processus de solidification L’eau peut emmagasiner de grandes quantités d’énergie, et peut
(C’est ce procédé qui est appliqué pour la fabrication de la ainsi fortement influer sur les écarts de température terrestre.
neige artificielle dans les stations de sports d’hiver). (C’est pour cela que les climats dits « continentaux » connaissent des
écarts de température >>> que les climats océaniques, ces derniers
étant adoucis par l’influence des océans).
Diverses qualités d’eau Paramètre des eaux
➢ Eaux potables : - Il existe 5 paramètres qui déterminent la tendance d'une
On définit l'eau potable comme une eau ne présentant aucun risque eau:
pour la santé humaine. ✓ Le pH mesure la concentration d'acides qui se dissocient
En outre, ces eaux doivent respecter des normes de composition, lorsqu'ils sont dissous dans l'eau (de 0 à 14).
minérale surtout. 0 7 14
Par exemple, les paramètres pouvant être réglementés sont : Eau acide < Neutre < Eau alcaline
✓ La qualité organoleptique (couleur, turbidité, odeur, saveur) ; Eau corrosive ≠ Eau incrustée.
✓ Certains paramètres physico-chimiques naturels (T°, pH, chlorures,
sulfates etc.) ; ✓ La dureté est une mesure de la concentration de calcium
et de magnésium dissous dans l'eau. Ces cations ont
✓ Des substances dites indésirables (nitrates, nitrites, pesticides, etc.) ;
tendance à s'encrasser plus que tout autre, de sorte qu'avec
✓ Des substances toxiques (As, Cd, Pb, hydrocarbures, etc.) ;
une plus grande dureté, la tendance à l'encrassement .
✓ Des paramètres microbiologiques ( d'organismes pathogènes).
✓ L'alcalinité totale est une mesure de la concentration de
➢ Eaux brutes :
carbonates, bicarbonates et hydroxydes dans l'eau. Tous ces
✓ Les eaux brutes sont des eaux susceptibles de fournir de l'eau
éléments ont tendance à s'accumuler, de sorte que l'eau avec
potable. Toutes les eaux ne sont pas potabilisables. Les eaux
une alcalinité totale élevée a tendance à s'encrasser.
saumâtres, salées, les eaux polluées ou certaines eaux très
vulnérables ne sont pas utilisées dans les filières de potabilisation.
✓ Le total des solides dissous et la température la
✓ Celles dont la qualité est jugée suffisante doivent faire l'objet d'une
tendance corrosive ou incrustante qui donne la combinaison
autorisation de prélèvement et recevront un traitement approprié des paramètres précédents (pH, dureté et alcalinité).
➢ Paramètres physiques :
Les déterminations physiques qui sont le plus réalisées sont la température, le pH et la résistivité. Ces paramètres sont très sensibles aux
conditions du milieu, et peuvent évoluer très rapidement et dans des proportions importantes dans les échantillons prélevés.
❖ Conductivité électrique :
❖ Température :
La conductivité électrique est la mesure du courant conduit par
La température est l’exemple du paramètre qui évolue très vite
les ions présents dans l’eau. Elle est l’inverse de la résistivité
après le prélèvement en particulier quand l’écart avec la
et elle dépend uniquement de la nature de la solution.
température de l’air est important.
Mesure (Méthode de Wheatstone) :
Mesure : Thermomètre à mercure. Plonger le thermomètre
On déduit la conductivité électrique d’une eau à partir de la
dans l’eau jusqu’à la hauteur de lecture et attendre jusqu’à ce
conductance d’une colonne d’eau comprise entre deux
qu’il s’établisse une valeur constante (environ 1 minute).
électrodes métalliques (platinées) de 1 cm2 de surface et
Intérêt de la mesure : La température joue un rôle :
séparées l’une de l’autre de 1 cm.
- Dans la solubilité des gaz.
Avec : A = C/K
- Dans la dissociation des sels dissous donc sur la conductibilité
A : conductivité en micro siemens/cm.
électrique.
C : conductance en micro siemens.
- Dans la détermination du pH.
K : facteur géométrique (constante de cellule) en cm.
Normes et conséquences de la température :
Expression des résultats : La conductivité exprimée en
- La norme de la qualité de l’eau de consommation humaine :
micro siemens par centimètre doit être indiquée à 20°C.
indique comme niveau guide une température = 25°C.
Intérêt de la mesure :
- Dans les eaux naturelles chaudes, il y a risque de croissance
La mesure de la conductivité d’une eau permet :
accélérée de micro-organismes, d’algues, entraînant des goûts et
- de déceler immédiatement une variation de sa minéralisation.
des odeurs désagréables.
- de détecter certaines pollutions importantes par des éléments
- De plus, comme la solubilité des gaz quand la température ,
non analysés.
la teneur en oxygène dissous , ce qui est néfaste pour la faune,
- de fournir rapidement une estimation de son résidu sec.
la flore.
Normes et variations : La norme de qualité indique pour la
- Inversement, une eau très froide se prête moins bien aux divers
conductivité des eaux potables un niveau guide de
traitements en vue de la rendre potable.
2800 CS/cm à 20°C.
❖ Potentiel d’hydrogène :
Le pH est une mesure de l’activité des ions H+ contenus dans une
eau pH = - Log [H3O+]
Du fait de l’équilibre de dissociation de l’eau, le pH est relié à la
teneur en ions OH-, l’acidité et l’alcalinité de l’échantillon.
❖ Mesure de la turbidité :
Mesure: Méthode potentiométrique avec électrode de verre.
La turbidité est due à la présence dans l'eau de particules en
Le pH est fonction de la différence de potentiel existant entre une
suspension minérales ou organiques, vivantes ou détritiques.
électrode de verre et une électrode de référence plongeant dans
Ainsi, plus une eau est chargée en biomasse phytoplanctonique
une même solution.
ou en particules sédimentaires, plus elle est turbide.
Intérêt de la mesure : Le pH joue un rôle fondamental dans :
Domaine d’application : Cette méthode est utilisée pour la
- Les propriétés physicochimiques (acidité, alcalinité).
détermination de la turbidité dans les eaux souterraines, les
- L’efficacité de certains traitements (contrôle de la corrosion,
eaux usées, les eaux de surface et l'eau potable.
chloration).
Principe : La mesure est effectuée au moyen d’un
Normes et conséquences du pH : La norme relative à la
spectrophotomètre UV-visible à 720 nm, car à cette
qualité de l’eau de consommation humaine : indique comme
longueur d’onde l’influence de la couleur est négligeable.
niveau guide : 6,5 < pH < 9
- pH très acide :
Eau hyper-corrosive vis-à-vis du métal des canalisations.
- pH très alcalin :
Eau incrustante (entartrante), dépose du tartre au niveau des
canalisations et entraîne des problèmes de goût.
L’eau dans les établissements de santé
- L’eau à l’hôpital, est un élément essentiel de l’hygiène ; pour chaque ➢ Les établissements de santé : ce sont des lieux où :
malade, l’hôpital consomme chaque jour environ 1m3 d’eau, soit autant ✓ Se trouve des personnes fortement immunodéprimées
que quatre individus dans la vie courante. (âge, maladie...).
La distribution d’une importante quantité d’eau de bonne qualité ✓ On pratique des activités invasives (opérations, soins...).
sera donc nécessaire en permanence. ✓ Il existe une forte concentration de germes pathogènes.
✓ Les maladies nosocomiales sont très fréquentes.
➢ Les risques liés à l’utilisation de l’eau :
✓ L’eau de l’hôpital doit être conforme aux limites de qualité déterminées par la norme.
✓ Cette qualité ne doit pas subir une dégradation au sein des réseaux de distribution de l’hôpital !
➢ Les risques sont de deux ordres :
➢ La contamination de l’eau peut avoir une double origine :
✓ Risque infectieux :
✓ L’eau du réseau public peut, dans certains cas, véhiculer des ▪ Micro-organismes d’origine fécale.
microorganismes ou des substances chimiques la rendant ▪ Germes opportunistes.
dangereuse pour certains malades vulnérables. ▪ Germes de l’environnement hospitalier.
✓ A l’intérieur de l’établissement, la contamination de l’eau par des
✓ Risque toxique :
micro-organismes de l’environnement hospitalier est fréquente.
▪ L’eau est chargée en substances indésirables ou toxiques en
quantité trop importante.
▪ De la dissolution des matériaux de canalisation : Cu, Pb,...
▪ De pollutions accidentelles par des substances toxiques.
L’eau peut jouer le rôle de vecteur d’agents potentiellement
➢ Typologie des différentes catégories d’eau et leurs usages : dangereux !
❑ Eaux ne subissant aucun traitement dans l’établissement de santé :
✓ Eau à usage alimentaire (de distribution publique ou eau potable) :
▪ Provient soit du réseau de distribution publique, soit de captage spécifique à
✓ Eau pour soins standards :
l’établissement de santé.
▪ L’eau distribuée par le réseau peut être utilisée
▪ Doit répondre aux exigences de qualité organoleptiques, physico-chimiques
pour les soins standards (soins de base pour des
et microbiologiques relatifs aux eaux destinées à la consommation humaine.
patients sans risque particulier).
Usages : lavage des mains et hygiène corporelle des patients, préparation et
cuisson des denrées alimentaires...etc.
✓ Eau bactériologiquement maîtrisée :
❑ Eaux spécifiques traitées au sein de l’établissement de santé, répondant à des
Eau obtenue à partir de l’eau potable dont la qualité microbiologique a été améliorée par la diminution du nombre total de
microorganismes et par l’absence de germes pathogènes. Elle est obtenue par microfiltration au point d’usage.
Usages : - Le rinçage terminal des fibroscopes bronchiques, - Le lavage chirurgical des mains,
- Les actes thérapeutiques ou d’hygiènes dispensées à des patients à risque (brûlés, immunodéprimés, ...).
✓ Eau chaude : Obtenue à partir de l’eau potable du réseau d’adduction et fait l’objet d’un traitement thermique.
Elle est utilisée pour l’hygiène corporelle des malades, le nettoyage du matériel ...
Contrôle : Doit satisfaire aux exigences de qualité de l’eau potable + La T° < 60°C afin d’éviter les risques de brûlures.
critères définis en fonction des usages :
+ La recherche de la présence de Legionella pneumophila est obligatoire.
✓ Eau pour hémodialyse : Généralement produite à partir de l’eau du réseau de distribution et traitée de manière
complémentaire par une filière qui comporte plusieurs étapes :
o Filtration, o Filtration sur charbon actif, o Adoucissement, o Osmose inverse et/ou échange d’ions,
o Microfiltration et/ou ultrafiltration dans des installations de traitement d’eau spécifique.
✓ Eau purifiée : Appellation codifiée par la monographie de la Pharmacopée Européenne et désignant une eau destinée à la
préparation de médicaments autres que ceux qui doivent être stériles et exempts de pyrogènes.
▪ Elle est produite à partir d’eau potable par divers procédés : osmose inverse et/ou déminéralisation et/ou distillation
✓ Eaux stériles : Eau pour préparation injectable (EPPI).
▪ Préparation de médicaments, dont le véhicule est aqueux, administrés par voie parentérale.
▪ Il s’agit d’EPPI en vrac répartie en conditionnements unitaires et stérilisée par la chaleur après conditionnement.
▪ L’EPPI stérilisée doit répondre aux exigences de qualité de la Pharmacopée Européenne pour l’eau purifiée mais, en plus,
elle doit être stérile.
✓ Eau potable stérilisée :
▪ Notamment utilisée pour la boisson et pour les préparations alimentaires non cuites, destinées aux malades
immunodéprimés.
▪ Obtenue par ébullition ou par traitement dans des autoclaves de l’eau à usage alimentaire.
L’eau est stérilisée dans son conditionnement final d’utilisation.
❑ Eaux techniques :
✓ Eau déminéralisée : ✓ Eau osmosée : ✓ Eau adoucie :
✓ Eau distillée :
C’est une eau dans laquelle la Obtenue à partir de l’eau potable par Obtenue à partir de l’eau potable,
Eau exempte de
quasi-totalité des cations et osmose inverse, doit être exempte de dans laquelle les teneurs en ions
tout composé
anions a été éliminée par un substances inorganiques et calcium et magnésium ont été
inorganique
traitement de déminéralisation organiques. abaissées par passage sur des
obtenue à partir
ou dé-ionisation, par passage - Usage thérapeutique : eau pour la résines échangeuses d’ions.
de l’eau potable
sur des résines échangeuses dilution des concentrés pour Usage : elle a essentiellement un
par distillation.
d’ions. hémodialyse. usage technique et va être utilisée
- Usage identique
- Usage technique : la - Usage technique : alimentation au niveau des centrales de
à celui de l’eau
préparation de réactifs de d’appareillage de laboratoire, chaufferie, des systèmes de
déminéralisée
laboratoire, le fonctionnement d’humidificateurs... climatisations et d’humidificateurs,
des analyseurs de biologie, ... des tours de refroidissement,...
L’eau déminéralisée, l’eau distillée et l’eau osmosée sont
généralement désignées sous le terme générique d’eau purifiée !
Eau pour hémodialyse
- Le sang d’un patient dialysé est en contact avec
30 000 à 40 000 litres d’eau / an la nécessaire qualité de l’eau,
- Il est recommandé que la contamination bactérienne soit la plus
faible possible : une concentration de 0 germe /mL est Eaux et pollution
souhaitable.
- Dans les centrales de traitement d’eau fixes, les traitements Un polluant : Toute substance introduite
comportent en général plusieurs étapes telles que : directement ou indirectement par l’homme dans
Charbon actif (déchloration et absorption des toxiques), filtration, l’eau et susceptible d’avoir des effets nocifs sur la
ultrafiltration, résines échangeuses d’ions, osmose inverse. santé humaine et sur l’environnement.
➢ Principales infections nosocomiales d’origine hydrique
Type d’infection Voie d’exposition Germes responsables
B : Salmonella, Shigella, Campylobacter jejuni,
Pseudomonas aeruginosa, Yersinia enterocoliticia
➢ Aspects généraux de la pollution : Infection à tropisme digestif Ingestion
V : Calcivirus, Enterovirus, Rotavirus
P : Giardia lamblia, Cryptosporidium parvum
✓ « La dégradation d'un milieu naturel par introduction Bactéries G- : Pseudomonas aeruginosa,
Les infections respiratoires Inhalation d’aérosols contaminés
Legionella pneumophila, Acinetobacter …
d'un polluant ». Enterobacter cloacae, Klebsiella, Serratia,
Les infections
✓ Selon l’OMS : introduction dans le milieu (eau) par l’homme, cutanéomuqueuses Contact direct Pseudomonas aeruginosa, Flavobacterium,
Acinetobacter, Mycobacterium
des facteurs nocifs provenant de sa vie biologique Contact de l’os par le biais de
Les infections ostéo-
matériel de chirurgie endoscopique Mycobacterium xenopi
et de sa vie industrielle. articulaires
rincé avec de l’eau contaminée
- Le sang d’un patient dialysé est en contact avec
➢ On distingue
30 000 à 40 000 litresdeuxd’eau
grandes
/ anformes de pollution
la nécessaire : de l’eau,
qualité
- Il est recommandé
Les pollutionsque la contamination
ponctuelles : bactérienne soit la plus Les pollutions diffuses :
faibledomestiques
possible : uneouconcentration Epandages de pesticides et d’engrais sur les terres agricoles, qui concernent
Rejets industriels; de 0 germe /mL est
souhaitable. l’ensemble d’un bassin versant, mettent plus de temps à atteindre les milieux
effluents d’élevage; Ils peuvent être
aquatiques et ne peuvent être traitées qu’à la source en diminuant l’usage des
- Dans les
traitées parcentrales
des stations d’épuration.
de traitement d’eau fixes, les traitements
substances responsables.
comportent en général plusieurs étapes telles que :
Charbon actif (déchloration et absorption des toxiques), filtration,
➢ Différents types de pollution d’eau :
ultrafiltration, résines échangeuses d’ions, osmose inverse.
Pollutions chimiques : Pollutions biologiques : Pollutions physiques :
Ce sont des pollutions Il peut s'agir de pollution par On parle de pollution physique lorsque le milieu est modifié dans sa
dues au déversement de micro-organisme : les germes structure physique par divers facteurs.
substances chimiques (bactéries, virus, Il peut s'agir :
telles que les champignons, etc.) provenant ✓ D’un rejet d'eau de mer qui fera augmenter la salinité d'un lieu,
hydrocarbures, les des égouts ✓ D’un rejet d'eau réchauffée ou refroidie (par une centrale électrique
détergents, les biocides Ex : Prolifération d'algues ou une usine de regazéification de gaz liquide),
(pesticides), métaux dans des plans d'eau / ✓ D’un rejet de liquide ou solide de substance modifiant la turbidité du
lourds. Prolifération de bactéries milieu (boue, limon, ...), d'une source de radioactivités ...
dans des plans d'eau
➢ Origines de la pollution :
1/ Pollution urbaine et domestique : 2/ Pollution agricole :
Ce sont les eaux usées domestiques qui regroupent les eaux L'agriculture constitue la première cause des pollutions diffuses des
"ménagères" (eaux de cuisine et de salle de bains) et les eaux ressources en eau. Lorsque l'on considère les pollutions d'origine agricole, il
"vannes" (WC). Les eaux "ménagères" faut englober à la fois celles qui ont trait aux cultures et à l'élevage.
(=2/3 du total des eaux usées domestiques) contiennent, ▪ Les activités agricoles sont, en particulier, largement impliquées dans les
notamment, des graisses, des savons et détergents, des matières en apports d'azote et, surtout, de ses dérivés, nitrates et nitrites, que l'on trouve
suspension et des matières dissoutes organiques ou minérales. en forte concentration dans les engrais.
▪ Les pesticides utilisés pour le traitement des cultures sont également une
source connue de dégradation des ressources en eau.
3/ Pollution industrielle :
Les rejets industriels sont caractérisés par leur très grande diversité, suivant l'utilisation qui est faite de l'eau au cours du processus industriel. Selon
l'activité industrielle, on va donc retrouver des pollutions aussi diverses que :
- des matières organiques et des graisses (abattoirs, industries agro-alimentaires...),
- des hydrocarbures (industries pétrolières, transports)
- des métaux (traitements de surface, métallurgie),
- des acides, bases, produits chimiques divers (industries chimiques, tanneries...),
- des matières radioactives (centrales nucléaires, traitement des déchets radioactifs)...
4/ Pollution d’origine naturelle : 5/ Pollution d’origine atmosphérique :
Certains phénomènes naturels peuvent aussi contribuer à la pollution des L'atmosphère terrestre contient un certain nombre de polluants qui,
eaux. Par exemple, le contact de l'eau avec les gisements minéraux peut, par sous l'effet des pluies, peuvent contaminer le sol. Par ruissellement
érosion ou dissolution, engendrer des concentrations inhabituelles en métaux ou infiltration, ces polluants vont ensuite migrer vers les eaux
lourds, en arsenic, etc. peuvent aussi être à l'origine de pollutions. superficielles et souterraines.
➢ Evaluation analytique de la pollution :
Le rôle de l’hydrologie est de mesurer la pollution en amont d’une usine de traitement pour pouvoir mettre en œuvre un traitement
physico-chimique propre, et en aval pour vérifier si ce traitement a donné les résultats prévus.
III. Récipients utilisés :
I. Prélèvements :
II. Matériels de prélèvement : - Les prélèvements sont effectués dans des
Il est essentiel d’obtenir des prélèvements
flacons bien propres, bouchés à l’émeri et rincés
représentatifs et homogènes des eaux brutes, du - Pour le prélèvement manuel :
au moment de l’emploi à l’aide d’eau à
rejet et du milieu récepteur (rivière ou fleuve) sans On utilise des bouteilles ou bien des
examiner.
modifier les caractéristiques physico-chimiques de échantillonneurs à distance tels que les
tubes télescopiques. - Les récipients sont remplis complètement et
l’eau.
bouchés sous l’eau en ce qui concerne les
Prélèvement difficile : - Pour le prélèvement automatique :
substances organiques à l’état de traces,
- La diversité de la nature des eaux résiduaires On utilise soit un système mécanique
soit le pompage ou l’aspiration. - Les récipients utilisés devront de préférence
(eaux usées industrielles, ou domestiques) ainsi
être en verre brun borosilicaté, préalablement
que les systèmes de transfert et de dilution,
chauffés à 500°C pendant 4 heures si possible.
- Problèmes liés au choix du prélèvement, Ces matériaux sont simples et pratiques
- Problèmes de transport du prélèvement, à utiliser mais ils ont l’inconvénient de
donner des échantillons dont
De ce fait l’échantillonnage dans les eaux usées l’homogénéité et la représentativité IV. Paramètres organoleptiques :
est plus délicat que dans les eaux naturelles et doit peuvent être limitée du fait de leur ✓ Couleur : Eaux usées domestiques (Grisâtre).
être réalisé dans de bonnes conditions pour emplacement fixe. ✓ Odeur : Eaux d’égout fraiches (Odeur fade),
assurer la fiabilité des résultats analytiques. Etat de fermentation (Odeur nauséabonde).
V. Paramètres physiques :
✓ Matières en suspension totales (MST) :
Filtration : L’eau est filtrée et le poids de matières retenues par litre est déterminé Centrifugation : à 4500 tr/min pendant 15 min.
par pesée différentielle Le culot est recueilli, séché à 105°C et pesé.
MST (mg/L) = M1 - M0/ V × 1000 Ensuite calciné à 525°C et pesé de nouveau.
M1 : masse du filtre après utilisation La teneur en mg/L des matières en suspension totales
M0 : masse du filtre avant utilisation = (M1 - M0)/V × 1000
V : volume d’eau utilisé en mL. La teneur en mg/L des matières en suspension minérales
= (M2 - M0)/V × 1000
✓ Matières en solution : M0 : poids de la capsule vide
Principe : Les eaux issues des opérations de filtration et de centrifugation sont M1 : poids de la capsule après dessiccation 105°C
séchées à 100°C puis calcinées à 525°C, et le taux des matières en solution est
M2 : poids de la capsule après calcination 525°C
déterminé par pesée différentielle.
V : volume d’eau utilisé en mL.
Résultats : Soit m la masse de l’extrait sec à 100°C, et mʹ la masse du résidu après
minéralisation à 525°C (fraction dite minérale) dans la prise d’essai.
m-mʹ = la masse de la fraction dite organique dans la prise d’essai.
VI. Paramètres chimiques :
✓ Oxygène dissous (OD) :
Origine :
Réactions mises en jeu :
- La dissolution de l’O2 de l’air par diffusion à travers la surface ;
- L’apport d’un affluent plus oxygéné (cas des rivières), ✓ Oxydation de l’hydroxyde manganeux, en milieu basique, par
- La biosynthèse par les plantes vertes aquatiques. l’oxygène dissous :
Rôle : Mn2+SO42- + 2OH- →Mn(OH)2 + SO4 2- Hydroxyde manganeux
- Maintenir plusieurs qualités de l’eau (goût, degré d’asepsie) ; Mn2(OH)2 + 1⁄2 O2 →Mn4O(OH)2 Oxyde manganique
- Essentiel pour la survie de nombreux organismes aquatiques.
Dosage : Méthode de Winkler avec modification d’Asterberg ✓ Réduction de l’oxyde de Mn formé par l’iodure de potassium KI, en
IV
Principe : Réaction d’oxydo-réduction, consiste à une fixation de l’O2 milieu acide et libération d’iode :
dissous sur l’hydroxyde manganeux (II) qui est formé par addition de MnO(OH)2 + 2H2 SO4 →Mn4(SO4)2 + 2H2O
sulfate de manganèse sur la soude, puis réduction d’oxyde manganique Mn4(SO4)2 + 2K+ I- →I2 + Mn2+SO4 2- + 2K+SO4 2-
(IV) par une solution d’iodure de potassium en milieu acide et libération ✓ Dosage de l’iode libéré par le thiosulfate de sodium, de normalité
de l’iode. L’iode libéré sera dosé par une solution de thiosulfate de
connue, en présence d’amidon : I2+ 2Na2 S2O3 →Na2S4O6 + 2NaI
sodium en présence d’empois d’amidon.
✓ Demande biochimique en Oxygène (DBO) : ✓ Demande Chimique en Oxygène (DCO) :
Définition : Définition :
La DBO est la quantité d’oxygène nécessaire aux micro-organismes La DCO est la quantité d’oxygène consommée par les matières
aérobies de l’eau pour l’oxydation de la matière organique. existantes dans l’eau et oxydables dans des conditions opératoires
On mesure la DBO au bout de 5 jours = DBO5. définies.
Intérêt :
Intérêt :
▪ Indicateur de la teneur en matières organiques biodégradables.
▪ Estimation de toutes les matières oxydables (organiques/ minérales,
▪ Evaluer l’impact d’un rejet sur le milieu naturel.
▪ Evaluer l’intensité du traitement nécessaire à l’épuration d’un rejet = biodégradables ou non) présentes dans l’eau naturelle ou usée.
surveillance des stations d’épuration. ▪ Test rapide.
Principe : ▪ Utile pour la surveillance des eaux usées et des rejets industriels.
Mesure de l’oxygène consommé en cinq jours par un échantillon : Interprétation :
▪ dilué avec une eau n’exerçant aucune demande d’oxygène et saturée ▪ La DCO dépasse rarement 10 mg/L. Elle est fonction de l’origine de
en oxygène, l’eau.
▪ ensemencée avec des germes, ▪ L’OMS recommande que les niveaux d’oxygène dissous soient
▪ incubée dans une enceinte thermostatée à 20°C et à l’obscurité maintenus aussi près que possible de la saturation ≥ 5 mg/L.
pendant 5 jours. ▪ Concentration entre 3-6 mg O2/L est la limite inférieure en dessous
But : de laquelle la vie de la faune et de la flore est mise en péril.
- Quantifier la charge polluante organique biodégradable d’une eau.
Dosage : Méthode au dichromate de potassium :
- Evaluer l’impact d’un rejet sur le milieu naturel et son pouvoir auto
épurateur.
- Evaluer l’intensité du traitement nécessaire à l’épuration d’un rejet.
Normes :
- DBO5 < 1 mg d’oxygène/L : eau normale
- Entre 1 et 3 mg d’oxygène/L : eau acceptable
- > 3 mg d’oxygène/L : eau douteuse ou anormale.
- Eaux usées domestiques : près de 300 mg/L.
- Eaux usées provenant d'industries particulièrement polluantes
(laiteries, distilleries) : plusieurs dizaines de milliers de mg/L.
Rapport entre la DBO et la DCO :
✓ La DCO > DBO, surtout pour les eaux usées domestiques.
✓ Souvent, le rapport DCO/DBO est constant (de l’ordre de 1,5 à 2).
✓ Le rapport DCO/DBO5 donne une première estimation de la biodégradabilité de la matière organique d'un effluent donné :
▪ DCO/DBO5 < 2 : l’effluent est facilement biodégradable,
▪ 2 < DCO/DBO5 < 3 : l'effluent est biodégradable avec des souches sélectionnées,
▪ DCO/DBO5 > 3 : l'effluent n'est pas biodégradable.
✓ Carbone organique total (COT) :
C’est la quantité de carbone contenue dans les matières organiques dissoutes ou en suspension dans l’eau.
Dans les eaux naturelles, le carbone peut être présent sous différentes formes :
C minéral (CO2 libre/ CO32-/HCO3-) OU COT : C.O. Particulaire - C.O Dissous → C.O. Volatil / C.O. Non Volatil
Intérêt :
Son intérêt réside dans le fait qu'il peut permettre de suivre l'évolution d'une pollution organique dans le milieu aqueux et d'aider au contrôle des
différentes étapes de l’approvisionnement en eau.
Certains composés organiques résistent à l’oxydation chimique et n’interviennent donc pas dans la DCO. Il faut une méthode encore plus énergique
pour les oxyder complètement On utilise maintenant des appareils dans lesquels les échantillons subissent une combustion totale, à 950°C
environ, et sous l’action de l’oxygène gazeux. La réaction se fait en quelques minutes.
➢ Conséquences de la pollution des eaux
Sur le milieu naturel
- Les conséquences écologiques de la pollution des ressources en eau se traduisent par la dégradation des écosystèmes aquatiques.
- Comme tout milieu naturel, un écosystème aquatique dispose d'une capacité propre à éliminer la pollution qu'il subit : c'est sa
capacité "d'autoépuration". Cependant, lorsque l'apport de substances indésirables est trop important, que cette capacité épuratoire
est saturée, les conséquences écologiques peuvent être de différentes natures.
Un phénomène naturel, spontané, grâce auquel une eau élimine une certaine charge de pollution organique sous l’action des microorganismes
En effet, les composés organiques constituent des réserves d’énergie qui peuvent être libérées par oxydation. C’est là que les êtres vivants
hétérotrophes puisent leur énergie et les éléments nécessaires à leur métabolisme. Le plancton, une fois acclimaté, dégrade et assimile la plupart des
composés organiques, assurant ainsi l’autoépuration des rivières, des lacs et de la mer.
L’autoépuration c’est aussi l’ensemble des processus biologiques, chimiques ou physiques permettant à un écosystème (cours d'eau, plans d'eau,
mer et océan...) de transformer lui-même les substances le plus souvent organiques qu'il produit ou qui lui sont apportées de l'extérieur. Les
organismes vivant dans les milieux aquatiques jouent dans ce processus un rôle important (bactéries, protozoaires, algues, poissons...).
L'autoépuration est limitée : Si les rejets concentrés de matières organiques dépassent un certain seuil, la capacité d'autoépuration naturelle est
dépassée et la pollution persiste. Par ailleurs, la présence de substances toxiques peut inhiber le phénomène d'autoépuration.
Sur la santé de l’homme
Les effets de la pollution de l’eau sur la santé humaine, seront souvent différents selon le mode de contamination de l'homme :
✓ Contamination par ingestion : Les maladies infectieuses sont dues à une qualité médiocre de l’eau, de l’assainissement et à des problèmes
d’hygiène. Les maladies comme le choléra, la fièvre typhoïde, l’hépatite infectieuse, la poliomyélite sont les plus graves.
▪ Les maladies telles que le goitre (manque d’iode), la carie dentaire (insuffisance de fluor), le saturnisme (excès de plomb), certains cancers, etc. sont
engendrés ou favorisés par des pollutions chimiques de l’eau.
▪ Les sources de cette dégradation de la qualité chimique de l’eau sont diverses : métaux lourds (cadmium, plomb, mercure...), produits
phytosanitaires, hydrocarbures, résidus médicamenteux, éléments radionucléaires, etc.
✓ Contamination par consommation de produits (coquillages/ poissons) contaminés par une eau de mauvaise qualité :
- La consommation de produits contaminés par des bactéries, virus et plancton toxique entraîne le plus souvent des symptômes similaires à ceux d’une
gastro- entérite. Elle peut parfois entraîner des maladies infectieuses plus graves, voire des troubles neurologiques et respiratoires, selon la quantité
ingérée, la nature de l’intoxication et l’état physiologique du consommateur.
✓ Contamination par contact direct (liés à la baignade dans une eau contaminée) :
- Les sites naturels de baignade, en eau de mer ou en eau douce, peuvent être contaminés par des eaux polluées.
- Le risque associé à ces pollutions est principalement lié à la présence dans l’eau de microorganismes (bactéries ou virus) : après ingestion ou contact
direct avec la peau et les muqueuses, ils peuvent provoquer des maladies comme la gastro- entérite, ou des affections respiratoires et cutanées.
Sur le plan socio-économique
- Réduction de ressources utilisables pour la production d’eau potable. - Augmentation des coûts des traitements.
- Limitation de possibilité de consommation pour les usages agricoles et industriels. - Dégradation du cadre de vie...
Les eaux de consommation
L'eau captée ne répond pas souvent aux normes de potabilité. En effet, elle peut contenir des produits indésirables ou en trop grande
quantité - que ce soit des particules en suspension, des sels dissous ou des germes.
➢ Eaux potables : Une eau ne présentant aucun risque pour la santé humaine.
En outre, ces eaux doivent respecter des normes de composition, minérale surtout.
Distribution des eaux potables :
❖ Système de distribution : ❖ Eau distribuée :
L’approvisionnement en eau destinée à l’alimentation ▪ Sont soumises aux contraintes des eaux destinées à la consommation
humaine est réalisé grâce à un système conçu pour humaine (« l'eau du robinet ») :
empêcher la contamination de l’eau de la source - Toutes les eaux destinées à la boisson, à la cuisson, à la préparation d'aliments ou à
jusqu’au robinet du consommateur. d'autres usages domestiques ;
Ce système comprend : - Toutes les eaux utilisées dans les entreprises alimentaires pour la fabrication, la
- le captage d’eau et sa protection transformation, la conservation ou la commercialisation de produits ou de
- le traitement de l’eau substances, destinées à la consommation humaine, y compris la glace alimentaire
- le stockage de l’eau avant sa distribution d'origine hydrique.
- le réseau public de distribution ▪ Toutes ces eaux doivent remplir trois conditions :
- le réseau privé allant du compteur jusqu’au robinet du - contenir un nombre ou une concentration de micro- organismes, de parasites ou
de toutes autres substances constituant un danger.
consommateur
- Elles doivent être conformes aux limites de qualité (valeurs obligatoires).
- Elles doivent satisfaire à des références de qualité (valeurs indicatives d'une bonne
qualité mais dont le non-respect ponctuel n'engendre pas de risque pour la santé).
➢ Eaux brutes : Les eaux brutes sont des eaux susceptibles de fournir de l'eau potable.
Toutes les eaux ne sont pas potabilisables. Les eaux salées ou saumâtres, les eaux polluées ou certaines eaux très vulnérables ne sont
pas utilisées dans les filières de potabilisation.
Celles dont la qualité est jugée suffisante doivent faire l'objet d'une autorisation de prélèvement et recevront un traitement approprié
❖ La ressource en eau :
C’est la ressource en eau avant tout traitement de potabilisation représentée
par les eaux superficielles et souterraines.
✓ Eau minérale et eau de source : eaux naturellement potables, pas de
chloration et possibilité de traitement physique.
✓ Eau de captage et eau superficielle : eaux non naturellement potables donc
doivent subir un traitement de potabilisation pour être destinées à la
consommation humaine.
❖ La protection des points d’eau et de la ressource : ❖ Les prises d’eau :
Toute ressource en eau doit être protégée, ceci se fait grâce à des On distingue selon l’origine souterraine ou de surface :
périmètres de protection qui ont pour but de protéger la ressource et - Les pompages en rivière ou en lacs.
de permettre l’exercice d’activités dans des conditions compatibles - Les captages des sources.
avec les exigences environnementales.
- Les puits pour les nappes de faible profondeur.
On définit 3 périmètres de protection :
- Les forages pour les nappes profondes.
- Le périmètre de protection immédiate,
- Lors de la prise d’eau, la qualité de la réalisation des
- Le périmètre de protection rapprochée,
ouvrages est essentielle pour éviter toute pollution
- Le périmètre de protection éloignée. secondaire du point d’eau (infiltration des eaux de
ruissellement, connexion des nappes de qualités différentes).
➢ La potabilisation ou traitement des eaux de consommation :
La potabilisation est la production d’une
▪ Pourquoi faire une potabilisation ?
eau qui satisfait aux normes de potabilité
Comme les eaux brutes disponibles se chargent rapidement de divers composants
fixées par la réglementation et qui ne porte
naturels de la croûte terrestre, des produits de la vie végétale et animale ainsi que
pas atteinte à la santé du consommateur
des constituants des rejets de l’activité humaine et vu que les teneurs de ces
paramètres dans le milieu naturel ne respectent pas les normes de potabilité, l’eau brute doit être traitée avant son utilisation de façon
à ce que sa qualité rejoigne les valeurs fixées pour une eau potable.
➢ Critères de potabilité : répartis en 7 groupes :
1- Paramètres organoleptiques (claire, inodore, incolore...) ;
2- Paramètres concernant les substances toxiques (Pb, CN, As...les teneurs tolérées sont très faibles) ;
3- Paramètres concernant les substances indésirables
(Fluor, nitrates, nitrites, zinc, fer...présence tolérée tant qu’elle reste < à un certain seuil) ;
4- Paramètres physico-chimiques faible minéralisation, pH = 6,5-8,5, l’eau doit contenir sans excès un certain nombre de sels
minéraux (calcium, sodium, magnésium, phosphore et potassium) et oligoéléments (fer, zinc, fluor, cuivre, iode et sélénium) et
ne pas présenter des teneurs > aux normes en : Chlorures, Phosphates, Composés azotés, Matières organiques, Composés soufrés ;
5- Paramètres microbiologiques des bactéries indicatrices de pollution fécale, des bactéries pathogènes ni virus ni parasite ;
6- Paramètres concernant les eaux adoucies ou déminéralisées,
Teneur minimale en Ca et Mg (dureté) et carbonates, bicarbonates (alcalinité) ;
7- Pesticides et produits apparentés
Peuvent pénétrer dans le sol pour atteindre les eaux souterraines/ se déverser directement dans les cours d’eau.
Eau du robinet : une règlementation stricte Eau de source : une pureté naturelle
- L’eau du robinet, aussi appelée « eau de table », provient - D’origine souterraine, l’eau de source a la particularité d’être
d’eaux souterraines ou de surface (lacs, rivières, fleuves) et protégée de toute pollution et est naturellement propre à la
peut donc être soumise à diverses pollutions telles que la consommation humaine. Elle doit respecter certains critères
présence de nitrates, de pesticides, de métaux lourds ou de dont celui d’être embouteillée à la source, ne subir aucun
résidus de médicaments. traitement chimique et être conforme aux normes de potabilité
- L’eau du robinet est l’un des produits alimentaires les mieux similaires à celles de l’eau du robinet.
surveillés. Avant de parvenir au robinet du consommateur, - Une eau de source peut présenter des variations au niveau de
elle subit de nombreux traitements pour être conforme aux sa composition minérale. En effet, pouvant provenir de
normes de potabilité et fait l’objet de contrôles sanitaires plusieurs sources géographiquement éloignées, sa qualité et son
réguliers. goût différeront en fonction de la nature des sols dans lesquels
elle a voyagé.
Eau minérale : une composition minérale constante
- Tout comme l’eau de source, l’eau minérale provient de
gisements souterrains et est embouteillée sans traitement ou
addition de produits chimiques.
- Elle se distingue de l’eau de source par la stabilité de sa
composition en minéraux ce qui lui confère des effets
bénéfiques pour la santé. Ceci est très officiellement encadré
par une réglementation stricte. Le statut d’eau minérale est
accordé par un arrêté préfectoral.
- Riche en sels minéraux et en oligo-éléments, elle possède des
vertus thérapeutiques dont les indications varient selon leur
composition.
➢ Comment lire les étiquettes des eaux en bouteilles ?
❑ Taux de résidus secs ou extraits secs à 180°C :
▪ Ce taux indique la teneur globale en sels minéraux en mg/L de résidus sec après chauffage à 180°C.
Plus le taux est élevé et plus l'eau est minéralisée (riche en magnésium, calcium, sodium, sulfates...).
▪ Pour tous les jours, dans le cadre d'une consommation courante, ce taux doit être inférieur à 500 mg/L.
Qui boira une eau plus fortement minéralisée (> 500 mg/L) ? :
Les personnes ayant des carences (manque de magnésium, calcium...), des troubles digestifs, les femmes enceintes, allaitantes ou les
grands sportifs. Cette consommation sera ponctuelle (cure de quelques mois ou quelques jours dans la semaine).
❑ pH de l’eau :
Le pH indique si l'eau est acide ou alcaline (basique). Choisir une eau plutôt alcaline avec un ❑ Nitrates :
pH entre 6,5 et 8. L'idéal étant 7. En effet, la tendance est plutôt d'essayer de lutter contre Ce taux ne doit pas excéder 50 mg/L.
l'acidité presque chronique due à notre mode alimentaire (trop de viande, de soda, de
produits transformés, raffinés).
➢ Que boire, de l’eau plate ou gazeuse ?
- L'eau gazeuse ou pétillante ou gazéifiée est une eau minérale à laquelle un ou plusieurs gaz ont été ajoutés. Selon la nature de l'eau,
une adjonction plus ou moins importante de gaz est nécessaire. Le gaz le plus couramment utilisé est le dioxyde de carbone (CO2).
- Quand l'eau pétillante porte la mention « eau pétillante naturelle » cela signifie qu'il n'y a pas eu adjonction de gaz, en effet à la source
eau et gaz cohabitent dans la même nappe souterraine. Mais ils sont captés individuellement et rassemblés lors de l’embouteillage.
✓ Une eau est plate, quand elle ne contient pas de dioxyde de carbone.
✓ Elle est dite gazeuse si elle contient plus de 250 mg/L de CO2 libre.
✓ Elle est dite gazeuse forte si cette teneur dépasse 1000 mg/L.
- Ainsi, une eau riche en sodium (Na > 200 mg/L), appelée eau sodique, pourra être utilisée pour les troubles
digestifs des voies biliaires. Mais elle sera déconseillée aux personnes souffrant d'hypertension ou suivant un
régime sans sel.
- Une eau riche en sulfates (SO4 > 200 mg/L), appelée eau sulfatée, aura une action diurétique.
Mais attention le sulfate diminue l'absorption du calcium.
- Une eau riche en magnésium (Mg > 50 mg/L) aura une action positive sur le transit intestinal, sur le stress, la
nervosité ou encore la croissance en aidant le calcium à se fixer sur les os.
- Une eau riche en bicarbonates (HCO3 > 600 mg/L), appelée eau bicarbonatée, peut être recommandée pour
certains (diabétiques, obèses) et déconseillée pour d’autres (cardiaques, hypertendus).
- Une eau calcique aura une teneur en calcium (Ca > 150 mg/L).
Une teneur élevée en Ca et Mg sera responsable de la dureté de l'eau.
→L'eau trop riche en calcium pourra être déconseillée en cas de calculs rénaux.
Moyens de traitement des eaux
➢ Quel traitement pour quelle eau ?
Le traitement d’une eau brute
dépend de sa qualité, laquelle
est fonction de son origine et
peut varier dans le temps.
❖ Traitement physico-chimique des eaux de boisson :
1/ Prétraitement :
Destiné à extraire de l’eau brute la plus grande quantité possible d’éléments dont la nature ou la dimension constituerait une gêne pour
les traitements ultérieurs.
❑ Prétraitement physique :
Tamisage :
Le dégrillage :
ère - Tamis constitué de mailles fines, qui Le dessablage :
- 1 étape d'une filière de traitement.
permettent d'arrêter les petits déchets. - Pour extraire les graviers, sables et particules
- Retenir tous les gros déchets
Lorsque celui-ci est bouché, il est nettoyé à minérales ± fines pour éviter les dépôts et
(branches d'arbres, bouteilles).
l'eau sous-pression (manuellement ou protéger les appareils contre l'abrasion, à éviter
- Système de grilles, dont
automatiquement). Puis les déchets (refus) de perturber les stades de traitement suivants.
l'espacement est d'environ 50 mm.
sont envoyés en décharge.
Le débourbage :
Dégraissage et déshuilage :
- Séparation solide-liquide, dans le cas d'une eau très chargée en limon ou en sable
Ces opérations consistent en une séparation de
fin et lorsque la décantation classique en un seul étage n’est plus possible.
produits de densité légèrement < à l’eau, par
La pré-décantation sert à éliminer la majorité des matières en suspension de l’eau
effet de flottation, naturelle ou assistée, dans
brute, d’en assurer l’évacuation sous forme de boues concentrées et de fournir à
une enceinte liquide de volume suffisant.
l’étape de décantation principale une eau de qualité acceptable.
❑ Prétraitement chimique : Pré oxydation
Pré-oxydation chimique au chlore :
▪ Action sur le fer et le manganèse :
▪ Principe d'action : La pré-chloration correspond à Les eaux naturelles contiennent souvent du fer et du manganèse en
l'application d'une dose de chlore avant n'importe quel proportions variables selon leur origine. Présents à l'état dissous et
traitement. Le chlore est l'oxydant le plus sous forme réduite, ils ne présentent pas de caractère toxique
communément utilisé dans le traitement de l'eau. particulier mais sont gênants pour l'utilisateur car ils sont
Il est employé sous forme gazeuse (Cl2), liquide générateurs de nuisances (turbidité, couleur).
(hypochlorite de sodium) ou solide (hypochlorite de L'oxydation du fer et du Manganèse par le chlore (eau de Javel) ou
calcium). Lorsque du chlore pur est additionné à l'eau, eau chlorée se fait selon ces réactions :
il se décompose rapidement pour former de l'acide
2Fe2+ + Cl2 + 6H2O → 2Fe(OH)3 + 2Cl- + 6H+
hypochloreux (HClO) et de l'acide chlorhydrique (HCl) :
2Fe2+ + HClO + 5H2O → 2Fe(OH)3 + Cl- + 5H+
Cl2 + H2O ——> HClO + HCl
Mn2+ + Cl2 + 2H2O → MnO2 + 2Cl- + 4H+
Pré-oxydation chimique à l'Ozone :
▪ Le rôle de l'ozone (O3), dans le traitement des eaux potables, ▪ Action sur le fer et le manganèse :
a été longtemps limité à l'élimination des bactéries et virus, et L'action de l'ozone sur le fer et le manganèse se traduit par
de la couleur. Depuis plusieurs années, il est utilisé pour les équations suivantes :
l'élimination du Fer et du Manganèse, et il peut être employé 2Fe2+ + O3 + 5H2O →2 Fe(OH)3 + O2 + 4H+
pour l’amélioration de la clarification. Mn2+ + O3 + H2O → MnO2 + O2 + 2H+
2/ Traitement de clarification :
Clarification physique :
▪ La coagulation : déstabilisation de particules colloïdales par
addition d'un réactif chimique (coagulant). Clarification chimique : Désinfection
▪ La floculation : agglomération de particules déstabilisées en flocs. - La désinfection consiste à ajouter à l’eau des substances
▪ Décantation : technique de séparation des matières en suspension chimiques ou la mettre en contact avec une source de
et des colloïdes rassemblés en floc, après l'étape de coagulation- radiations afin d’éliminer totalement ou en partie des
floculation. Lors de la décantation, les particules à densité > à l'eau, germes pathogènes et maintenir un résiduel
s'accumulent au fond du décanteur sous l'effet de la pesanteur. bactériostatique dans les réseaux de distribution.
Les particules seront éliminées du fond du bassin périodiquement. - La désinfection est l’étape ultime du traitement de l'eau
L'eau clarifiée se situant à la surface du décanteur est ensuite de consommation avant sa distribution. Elle permet
redirigé vers un filtre. d'éliminer tous les microorganismes pathogènes de l'eau.
▪ La filtration : procédé utilisant le passage d’un mélange solide- Il peut subsister dans l'eau quelques germes banaux.
liquide à travers un milieu poreux (filtre) qui retient les solides et
laisse passer les liquides (filtrat).
Critères permettant de choisir le désinfectant :
✓ Ne pas être toxique.
✓ Etre toxique, à des faibles concentrations, pour les microorganismes.
✓ Etre soluble dans l’eau et capable de former avec l’eau une solution homogène.
✓ Etre efficace aux températures normales de l’eau de consommation (0 - 25°C),
au pH de neutralité.
✓ Etre stable afin de favoriser le maintien d’une certaine concentration résiduelle
pendant de longues périodes de temps (effet rémanent).
✓ Eliminer les odeurs et les saveurs désagréables. Exister en grande quantité et à
un prix abordable.
➢ Différents types de désinfection :
✓ Etre facile à manipuler et ne faire courir aucun danger aux opérateurs.
❖ La désinfection par le chlore et ses dérivés :
✓ Le chlore gazeux : moins coûteux que ses dérivés commercialisés sous forme liquide dans des cylindres sous pression.
✓ L’hypochlorite de sodium NaClO : c’est un liquide jaune commercialisé sous forme diluée. Il est utilisé dans les petites installations ainsi que pour la
désinfection des eaux de piscines.
✓ Le chlorure de chaux : c’est un mélange d’hypochlorite de calcium et de chlorure de calcium.
✓ L’hypochlorite de calcium Ca(ClO)2: commercialisé ss forme de poudre/ granulés/ ou pastilles. (Utilisé dans la désinfection des piscines).
✓ Le chlorite de sodium NaClO2: utilisé sur place pour la production du dioxyde de chlore. Il se présente sous forme d’un cristal blanc ou sous forme
d’une poudre cristalline blanche.
❖ La désinfection par les rayons UV :
▪ Le rayonnement ultraviolet est une forme de rayonnement électromagnétique ❖ La désinfection par le permanganate de potassium :
comme l’infrarouge, les rayons X et la lumière. ▪ Principalement utilisé dans le cas d’eaux brutes riches en Fe
Il se situe entre la lumière visible et les rayons X dans le spectre et en Mn, car le KMnO4 est plus efficace que le chlore pour
électromagnétique. l’oxydation des métaux.
▪ Il se divise en 3 bandes de longueur d’onde, selon l’effet qu’il produit sur les ▪ Il a par contre l’inconvénient d’être plus couteux en plus de
tissus vivants, soit UV A, UV B et UV C. la coloration rose qu’il confère à l’eau.
- UV C : les plus énergétiques mais arrêtés en totalité par la couche d’ozone ▪ Généralement peu utilisé pour la désinfection des eaux,
(propriétés désinfectantes). principalement en raison de sa faible vitesse de réaction vis-
- UV B : 1 à 5 % des UV seulement, arrêtés par la couche superficielle de la peau. à-vis des bactéries.
- UV A : 98 % des ultraviolets solaires, pénètrent jusqu’au derme.
❖ La désinfection par les membranes de filtration :
▪ La filtration est basée sur l’utilisation de membranes filtrantes dont la taille des ❖ La désinfection par l’ozone :
pores est prédéfinie. On distingue : L’ozone :
✓ La filtration sur structure plane • Possède un potentiel normal d’oxydo-réduction > au chlore.
✓ La filtration sur lit : • Possède un spectre d’action germicide > au chlore en ce qui
- filtration rapide - filtration lente sur sable - filtration sur charbon actif. concerne les bactéries et surtout les virus.
▪ But : Elimination des impuretés particulaires et dissoutes. Leur capacité de • Il est aussi très efficace contre les protozoaires.
rétention des microorganismes présents dans l’eau varie avec : • Est l’oxydant le plus puissant dont on dispose actuellement
- Dimension du filtre, dans le traitement de l’eau.
- Choix du type de filtration en fonction de l’objectif.
La microfiltration retient la plupart des bactéries et protozoaires ?
L’ultrafiltration et la nano-filtration retiennent une partie des virus.
3/ Traitements spécifiques de l’eau :
Sont les traitements utilisés en potabilisation des eaux concernant certains éléments particuliers, ions ou molécules dissoutes.
▪ Traitement de la dureté (adoucissement) : ▪ Techniques d’adoucissement : La décarbonatation
Une eau fortement calcaire est dite “dure”. L'utilisation d'eaux - Décarbonatation à la chaux :
excessivement dures provoque chez l'usager certains désagréments liés Ca(OH)2 + Ca(HCO3)2 → 2CaCO2 + 2H2O
à la précipitation de ces sels et à la formation de tartre. - Décarbonatation à la soude :
Ca(HCO3)2 + 2NaOH → CaCO2 + Na2CO3 + 2H2O
- L’adoucissement total :
▪ Traitement de déferrisation (élimination du fer) : Ca2+/ Mg2+ + [Link] → Na + R-Ca/Mg
❖ Par oxydation chimique :
Cette oxydation est possible en réalisant une simple aération, ▪ Traitement de démagnétisation :
selon la réaction : Oxydation chimique par le permanganate de potassium :
4Fe2+ + O2 + 8OH- + 2H2O → 4Fe(OH)3 3Mn2+ + 2MnO4- + 2H2O → 5MnO2 + 4H+
❖ Par oxydation biologique : ❖ Démagnétisation biologique :
Certaines bactéries spécifiques (ferro-bactéries), tirent leur La présence de manganèse dans l’eau, associée à des conditions
énergie de l’oxydation du fer pour leur développement. Pour favorables à leur développement (teneur en oxygène, pH, T° de l’eau,
cela toutes les conditions doivent être réunies : teneur en potentiel redox...), permet le développement de bactéries spécifiques
oxygène, pH, température de l’eau, potentiel redox... Ces tirant leur énergie de la réaction d’oxydation du manganèse :
bactéries sont autotrophes, c’est à dire que leur source de Mn2+ + ½ O2 + H2O → MnO2 + 2H+
carbone est minérale (HCO3-, CO2).
▪ Adsorption au charbon actif :
▪ Les dérivés de l’azote : Les charbons actifs sont des adsorbants à très large spectre :
- L’azote peut se présenter sous diverses formes et à des - La plupart des molécules organiques se fixent à leur surface,
degrés d’oxydation variables. - Les plus mal retenues étant les molécules les plus polaires et celles
✓ Dans le domaine de l’eau, les dérivés azotés minéraux les linéaires de très faible masse molaire.
plus importants sont : l’ammoniac (NH3) et les dérivés - Les molécules peu polaires génératrices de goût et d’odeurs, les
molécules à relativement haute masse moléculaire sont bien
ammoniacaux (NH4+), les nitrites (NO2-) et les nitrates (NO3-).
adsorbées sur les charbons.
✓ L’azote dit organique (N) correspond aux composées
Traitement d’affinage des eaux potables ou industrielles de haute
organiques dans lesquels l’azote est lié par covalence.
pureté : le charbon actif fixe les composés organiques dissous qui ont
échappé à la dégradation biologique naturelle tels que les
▪ Les phosphates : micropolluants, les substances déterminant le goût et la saveur de
- Le phosphore présent dans l'eau peut avoir pour origine : l’eau. Il adsorbe également certains métaux lourds à l’état de traces.
✓ Rejets industriels (industrie agroalimentaire, traitement des
eaux industrielles contre la corrosion et l'entartrage),
✓ Rejets domestiques (adjuvants actifs ajoutés aux détergents),
✓ Lessivage des terres cultivées renfermant des engrais phosphatés ou traitées par certains pesticides.
▪ Dérives phosphorés :
❖ Phosphates inorganiques :
✓ Les orthophosphates (PO43-) : c'est sous cette forme que le phosphore est assimilé par les plantes.
✓ Les poly-phosphates linéaires ou cycliques sont obtenus par condensation des orthophosphates.
❖ Phosphates organiques :
Le phosphore intervient dans la matière vivante : dans les os qui sont constitués en grande partie de l’hydroxyapatite de formule
Ca10(PO4)6 (OH)2 ainsi que dans les cellules de nombreux organes et du système nerveux. II prend une part essentielle dans la fabrication
de l'ARN et ADN. On le trouve dans l’ATP et l’ADP ainsi que les urines.
Dosage des phosphates :
✓ Dosage des orthophosphates : spectrophotométrie d'absorption moléculaire
❑ Principe : En solution acide et en présence de molybdate d'ammonium, les orthophosphates donnent un complexe phosphomolybdique qui,
réduit par l'acide ascorbique, développe une coloration bleue susceptible d'un dosage spectrophotométrique à une longueur d'onde λ = 690 nm.
✓ Détermination des phosphates hydrolysables :
❑ Principe : les poly-phosphates sont transformés par hydrolyse, en milieu acide minéral concentré, en orthophosphates et dosés sous cette forme.
✓ Détermination des phosphates totaux (phosphates organiques) :
❑ Principe : le phosphore total est dosé, après minéralisation de l'échantillon, par l'une des méthodes décrites pour le dosage des orthophosphates.
La minéralisation ou la digestion oxydative est une oxydation poussée qui transforme les poly-phosphates organiques en orthophosphates.
Contrôle qualité
Qualité : La qualité est « l’ensemble des propriétés et caractéristiques d’un produit ou d’un service qui lui confèrent l’aptitude à
satisfaire des besoins exprimés ou implicites des clients et des parties intéressées ».
✓ Dans le domaine de la santé, l’OMS décrit la qualité comme le fait de « délivrer à chaque patient l’assortiment d’actes
diagnostiques et thérapeutiques qui lui assurera le meilleur résultat en termes de santé, conformément à l’état actuel de la
science médicale, au meilleur coût pour un même résultat, au moindre risque iatrogène et pour sa plus grande satisfaction en
termes de procédures, de résultats et de contacts humains à l’intérieur du système de soins ».
Histoire de la qualité Assurance qualité
L’évolution du concept de la qualité développé au début C’est la « partie du management de la qualité visant à donner
du 19ème siècle se décline en quatre périodes : confiance en ce que les exigences pour la qualité seront satisfaites ».
= l’ensemble des actions préétablies et systématiques nécessaires pour
✓ Ère du tri, 1800-1917, ou le contrôle a posteriori : donner la confiance appropriée en ce qu’un produit ou service satisfera
Le Taylorisme américain préconise une organisation scientifique aux exigences données relatives à la qualité.
du travail pour répondre à la consommation en produisant en Méthode préventive qui intègre le concept de contrôle du service
grande quantité. Dans ce système de travail à la chaine, le
rendu et le complète par des actions de prévention des défauts.
produit arrivant en fin de fabrication subit alors une inspection
finale qui détermine si le produit est conforme ou non. - But : démontrer que cette maîtrise des processus est effective et
efficace, afin d’instaurer une relation de confiance avec le client.
(Cette relation de confiance avec le client est mise en place en
✓ Ère du contrôle, 1918-1960 :
Les crises économiques et la seconde guerre mondiale remanient démontrant la maîtrise des processus et la conformité des
la sphère industrielle. produits/services aux exigences définies).
▪ L’augmentation de la production et le besoin important en
armes de qualité ne permettent plus le contrôle en fin de chaine ❖ Principe de l’amélioration continue :
uniquement. Une démarche qualité est une démarche dynamique et évolutive
▪ Un contrôle statistique sur des échantillons de produits Une remise en question des actions déjà menées permet une constante
prélevés à différents niveaux de la fabrication est alors mis en amélioration de la qualité.
place. - 1950 : William Deming, a popularisé l’amélioration continue en représentant
Cependant, ce contrôle ne fournit qu’une indication de la qualité,
sous forme d’une roue le cycle PDCA, c’est la roue de Deming.
ce qui va rapidement montrer les limites de cette méthode.
✓ Ère de la prévention, 1960-1980 : La roue de Deming permet de
C’est la naissance du concept d’assurance qualité. L’implication repérer avec simplicité les étapes à
et la formation du personnel en matière de qualité sont jugées suivre pour l’amélioration continue
plus rentables plutôt que de corriger les défauts de fabrication. via un cycle vertueux de 4 étapes :
Le facteur humain a été introduit au Japon dans le but de rendre
le personnel efficace et responsable de leur production.
▪ Plan : planifier les actions et les résultats attendus ;
▪ Do : les mettre en œuvre ;
✓ Ère de la stratégie, 1980-... ▪ Check : vérifier les résultats ;
▪ C’est l’ère actuelle ; la notion de certification apparaît. ▪ Act (ou Adjust) : prendre des mesures correctives si besoin.
▪ La concurrence entre les entreprises est en constante
- L’objectif du PDCA est d’améliorer les résultats en mettant en œuvre une
augmentation et la demande des consommateurs vis à vis des
démarche d’optimisation des performances de l’entreprise, par l’intermédiaire
fournisseurs est de plus en plus exigeante.
des processus et des modes d’organisation.
▪ La mondialisation s’accélère dans les années 1990.
❖ De l’assurance qualité à la certification : Normes ISO :
C’est pourquoi il est nécessaire de standardiser l’assurance - L’Organisation Internationale de Normalisation (ISO) : c’est un groupement
qualité à travers les pays, notamment via les normes ISO.
d’environ 170 instituts de normalisation de diverses nations.
❑ La première version de la norme ISO 9000 est publiée en 1987.
- L’objectif affiché par le développement des normes ISO est ambitieux. Il s’agit
❑ Elle a été révisée et mise à jour en 1994, 2000, 2005 puis 2008.
à la fois d’augmenter l’efficacité et l’efficience des entreprises, de faciliter le
commerce international + protéger les clients.
- Les normes : Une norme est un document définissant des exigences, des
spécifications, des lignes directrices ou des caractéristiques à utiliser
systématiquement pour assurer l'aptitude à l'emploi des matériaux, produits,
processus et services.
Les normes internationales garantissent des produits et services sûrs, fiables
et de bonne qualité. Pour les entreprises, elles sont des outils stratégiques
permettant d'abaisser les coûts, en augmentant la productivité et en réduisant
les déchets et les erreurs.
Bonnes Pratiques de Laboratoire
Depuis 1978, les « Bonnes Pratiques de
- Émises au niveau mondial, les directives qu’elles contiennent sont aujourd’hui Laboratoire » règlementent l’assurance
reconnues à l’international. Bien que les mesures des BPL dépendent de la taille des qualité dans la recherche et le
entreprises et instituts, certaines normes doivent être respectées dans toutes les développement de produits pharmaceutiques
activités de laboratoire. et visent ainsi à éviter les scandales sanitaires
dans l’industrie pharmaceutique.
- Les BPL règlementent les exigences en matière de personnel, d’espace et d’appareils
ainsi que les responsabilités lors du contrôle. La triangulation : responsable du contrôle, personnel en charge du contrôle et personnel
d’assurance qualité permet de garantir un contrôle multiple.
- Le responsable du contrôle est à la fois en charge du budget et doit veiller à ce que les principes des BPL soient respectés.
- Le personnel en charge du contrôle procède à un premier contrôle qualité conformément au plan de contrôle.
- Le personnel d’assurance qualité constitue la deuxième instance du contrôle qualité.
➢ En termes de contenu, les consignes de travail doivent définir et décrire toutes les activités relatives Celle-ci donne également
aux BPL. Celles-ci doivent être respectées par le personnel et concernent les domaines suivants : l’autorisation finale pour la
✓ Objets d’essai et de référence, procédure opérationnelle
✓ Appareils, substances et réactifs, normalisée !
✓ Tenue de registres, rédaction de rapports, archivage et récupération,
✓ Systèmes d’essai (biologiques),
✓ Procédures d’assurance qualité,
✓ Méthodes de contrôle et d’analyse,
✓ Systèmes informatiques,
✓ Au besoin, « interfaces » vers les instituts internes et externes.
Qualification et validation
- spécifique à l’industrie pharmaceutique mais occupe une place importante et nécessaire à celle-ci.
- En plus d’être une obligation légale de par le Guide des Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF), la qualification et la validation
permettent à l’industrie une meilleure connaissance et compréhension de ses propres systèmes.
➢ La Qualification : Approche actuelle
- D’après les Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF) :
✓ La Validation est « l’établissement de la preuve, en conformité avec ✓ La Qualification, quant à elle, se définit comme
les principes de bonnes pratiques de fabrication, que la mise en œuvre « l’opération destinée à démontrer qu'un matériel
ou l'utilisation de tout processus, procédure, matériel, matière fonctionne correctement et donne réellement les
première, article de conditionnement ou produit, activité ou système résultats attendus. Le concept de validation est parfois
permet réellement d'atteindre les résultats escomptés ». élargi pour comprendre celui de qualification ».
- Pourquoi fait-on de la Qualification & Validation ?
Il s’agit d’apporter de la confiance :
✓ Aux utilisateurs finaux : les patients prenant un médicament, ainsi qu’à leurs familles,
✓ Au corps médical qui prescrit les traitements médicamenteux ou les administre via un dispositif médical,
✓ Aux autorités compétentes, à la Société,
✓ Aux partenaires de l’établissement en question et à l’établissement lui-même,
✓ Dans le procédé de fabrication, de conditionnement, de transport, de stockage, de distribution,
✓ Dans les équipements de production, les équipements de laboratoire servant aux analyses,
✓ Dans les résultats obtenus de ces analyses avec ces équipements,
✓ Aux opérateurs effectuant les opérations, ainsi qu’aux responsables vérifiant et approuvant les résultats,
✓ A l’environnement où se déroulent ces opérations.
- L’approche de Q/V dans l’industrie pharmaceutique est présente dans l’ensemble du cycle de vie du médicament.
- Ces principes de Q/V s’appliquent, ainsi, aussi bien aux installations, utilités (sources d’énergie ou de fluides nécessaires à l’utilisation
d’un procédé, ex : eau, gaz, électricité...), équipements, systèmes informatiques qu’aux procédés de fabrication ou de nettoyage.
La qualification se rapporte à un équipement, une utilité, un local...
La validation se rapporte à un procédé de production ou de nettoyage.
➢ La nuance réside dans le fait qu’il soit nécessaire d’avoir des équipements, utilités et/ou locaux qualifiés pour valider un procédé !
Qualification des équipements analytiques
- La qualification des équipements responsables de la fabrication et du
conditionnement du médicament est très importante. C’est pourquoi, les - Aux Etats-Unis, c’est en 1902 : 1ère loi sur le contrôle
inspecteurs des différentes autorités sont formés en continu pour contrôler des produits biologiques, elle permet au
efficacement et intelligemment les entreprises, de manière à faire face aux gouvernement fédéral d’intervenir sur les produits
éventuels fraudeurs. médicinaux et non plus uniquement sur les produits
biologiques. (Cette décision fait suite aux décès de patients
- Afin de démontrer et documenter qu’un produit peut être fabriqué de ayant reçu une injection d’un sérum antidiphtérique dont la
façon fiable, les contrôles In Process et l’analyse à libération seuls ne sont fabrication avait été réalisée à partir de matériaux issus d’un
pas suffisants pour assurer cette qualité, par conséquent tous les facteurs cheval contaminé par le tétanos) !
qui pourraient affecter la qualité du produit doivent être correctement
conçus et démontrés pour fonctionner efficacement.
- La qualification fait partie du périmètre de la validation. Cependant, la qualification fait intervenir des éléments physiques comme des
équipements tandis que la validation fait référence à des procédés, des procédures ou des méthodes.
➢ En résumé, on valide un procédé avec des équipements qualifiés !
- Dans les secteurs hautement réglementés de la fabrication de produits pharmaceutiques et d'équipements médicaux, même les plus
infimes incohérences peuvent entraîner de graves problèmes au niveau des produits.
Les applications et les instruments de pesage étant présents dans la quasi-totalité des étapes des processus de fabrication, leur
incidence sur la qualité et l'intégrité du produit final peut être importante.
- Les BPF sont des réglementations applicables à l'ensemble des processus de production pharmaceutique. Elles sont conçues pour
minimiser les risques liés aux opérations de fabrication et qui ne peuvent être éliminés en testant le produit final.
➢ Définitions :
Validation : Etablissement de la preuve, en conformité
Qualité (iso 8402) : « Ensemble de Qualification : Opération destinée
avec les principes des BPF, que la mise en œuvre ou
propriétés et de caractéristiques d’un à démontrer qu’un matériel
l’utilisation de tout processus, procédure, matériel,
produit, processus ou service qui lui fonctionne correctement et
matière première, articles de conditionnement ou
confèrent l’aptitude à satisfaire les donne réellement les résultats
produit, activité ou système permet réellement
besoins exprimés ou implicites ». attendus.
d’attendre les résultats escomptés.
➢ Qualifier : à quoi ça sert ?
➢ Pourquoi valider ? ✓ Parce que les contrôles qualités ne sont pas des garanties suffisantes pour prendre certaines
✓ Obligation légale (BPF, AMM). décisions.
✓ Démontrer la reproductibilité. ✓ Un prérequis à la validation.
✓ Prévenir les problèmes : Limites du contrôle ✓ Démontrer qu’un matériel fonctionne correctement et donne les résultats attendus.
qualité (fiabilité liée à l’échantillonnage, ✓ Moyen essentiel pour garantir le maintien de ses performances tout au long de son cycle de vie.
incertitudes sur analyse...). ✓ Installer correctement l’équipement en accord avec les plans d’installation.
✓ Diminuer les coûts liés au contrôle et aux ✓ Etablir les spécifications d’utilisation et réaliser les tests pour s’assurer que le matériel fonctionne
non conformités. correctement dans les conditions normales d’utilisation ou dans des conditions défavorables.
✓ Prouver la maitrise du procédé + démontrer ✓ Rédiger les procédures d’utilisation, nettoyage et maintenance du matériel et faire évoluer ces
la maitrise des risques. procédures vers les versions définitives.
✓ Finaliser et documenter la formation du personnel qui interviendra sur le nouveau matériel.
➢ Planification :
Toutes les activités de qualification et de validation doivent être planifiées. Les éléments clés d’un programme de validation doivent être clairement
définis et documentés dans un plan directeur de validation PDV ou documents équivalents, le PDV doit comporter au minimum les données suivantes :
✓ La politique de qualification et de validation ;
✓ La structure organisationnelle incluant les rôles et ➢ La qualification se déroulement en 4 étapes :
responsabilités pour les activités de qualification et de 1- Qualification de Conception (QC) : locaux, systèmes, équipements.
validation ; Preuve documentée que la conception projetée est adaptée à l’utilisation prévue.
✓ Le récapitulatif des installations, des équipements, des 2- Qualification d’Installation (QI) : équipements, installations, utilités, systèmes.
systèmes et des procédés du site et leur statut de qualification
Preuve documentée que l’installation est conforme à la conception approuvée
et de validation ;
et/ou aux exigences utilisateurs.
✓ La maîtrise des changements et la gestion des déviations
appliquées à la qualification et la validation ;
3- Qualification Opérationnelle (QO) : équipements et système.
Preuve documentée d’un fonctionnement comme prévu à l’intérieur des limites
✓ Les recommandations pour la détermination des critères
opératoires préétablies.
d’acceptation ;
4- Qualification de Performance (QP) : équipements et systèmes auxiliaires.
✓ Les références aux documents existants ;
✓ La stratégie de qualification et de validation, incluant la
Preuve documentée, qu’une fois raccordés ensembles, ils fonctionnent de manière
efficace et reproductible, sur la base de méthodes opératoires et des spécifications
requalification, le cas échéant.
approuvées.
➢ Validation : Preuve documentée que le procédé peut fonctionner de manière efficace et reproductible pour produire un produit fini
conforme à ses spécifications préétablies, c’est la seule garantie de la maitrise du procédé par le fabricant (maitrise de la reproductibilité
intra-lot et inter-lots), 3 approches possibles :
- Validation prospective : c’est une validation effectuée avant la production de routine de produits destinés à la vente ou sur un produit
fabriqué selon un procédé modifié comportant des modifications importantes pouvant se répercuter sur les caractéristiques du produit.
- Validation simultanée (ou concomitante) : il peut, à titre exceptionnel, s’avérer nécessaire de valider les procédés au cours de la
production de routine parce que :
✓ Un nombre limité de lots a été produit pour une étude clinique ou un médicament orphelin ou coûts très cher.
✓ Les lots sont rarement produits à cause d’une demande du marché limitée ou d’un procédé complexe multi-étapes et long.
- Validation rétrospective :
❖Réalisée pour un médicament déjà commercialisé sur la base des données relatives à la fabrication, aux essais et au contrôle du lot.
❖Elle pourrait aussi être employée pour fournir des données supplémentaires pour compléter la validation prospective et construire la
confiance en un procédé de fabrication particulier.
➢ Qualifier pourquoi ?
➢ La qualification des équipements : La qualification des appareils de contrôle est un des acteurs
Opération destinée à démontrer qu’un matériel fonctionne qui contribuent à la fiabilité du résultat analytique.
correctement et donne réellement les résultats attendus La règle des cinq M :
- La qualification est une obligation réglementaire, tous les ✓ Milieu adéquat ;
industriels sont tenus d’établir un programme de qualification de ✓ Matière conforme ;
leurs équipements aussi bien de production que de contrôle. ✓ Main d’œuvre formée et qualifiée ;
✓ Méthode validée ;
✓ Matériel qualifié et étalonné.
➢ Concept du matériel qualifié : ➢ Déroulement de la qualification de conception :
✓ Les étapes de qualification : Un programme de qualification ✓ Définir les spécifications de conception de l’équipement et
démarre depuis la décision d’acquisition d’un nouveau détailler les éléments de décision pour la sélection du fournisseur.
équipement de laboratoire jusqu’à son arrêt de service. ✓ Vérifier la cohérence des documents de conception finaux
✓ En cas de modifications, de problèmes, de remplacement utilisées pour la construction des installations et de systèmes,
du matériel ou de déplacement de celui-ci, il faut ✓ Vérifier la cohérence par rapport aux bonnes pratiques de
entreprendre une requalification. fabrication (BPF), bonnes pratiques de laboratoire (BPL) et aux
exigences réglementaires pharmaceutiques.
➢ Déroulement de la qualification d’installation :
❖ Documentation (Fournisseur) : Vérifier la présence de : ❖ Environnement client : Vérifier que :
✓ Plans, diagrammes, ✓ Les caractéristiques de l’environnement de
✓ Caractéristiques techniques, l’équipement à installer sont conformes aux
✓ Description du montage et des connexions, exigences du fabricant et à l’usage auquel il est
✓ Description de l’environnement de travail, destiné (Local/caractéristiques électriques/présence
✓ Mode opératoire normalisé d’entretien de chaque module et y compris d’un onduleur-stabilisateur),
le logiciel, ✓ L’intégrité de l’environnement et de l’équipement,
✓ Certificat de conformité pour chaque module et y compris le logiciel, ✓ L’aspect sécuritaire,
✓ Certificat de qualification de l’installateur, ✓ La suffisance de la zone de servitude.
✓ Procès-verbal du fournisseur.
➢ Etalonnage et qualification des équipements de pesage
❖ Equipement (Fournisseur / client) : Vérifier :
✓ La conformité de la réception des différents modules et logiciels (Marque, modèle, numéro de séries) au bon de commande),
✓ L’intégrité de chaque module,
✓ La présence des connexions et la liste des pièces détachées,
✓ La conformité de l’équipement et des composants avec les plans et les diagrammes du fabricant,
✓ La mise en marche des différents modules et la reconnaissance de chaque module par le logiciel de pilotage.