0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
101 vues3 pages

Goree 2

Gorée, petite île sénégalaise inscrite au Patrimoine Mondial de l'UNESCO, est un symbole de la traite négrière Atlantique et un lieu de mémoire incontournable. Son histoire est marquée par le commerce des esclaves et l'architecture coloniale, avec des sites emblématiques comme la Maison des Esclaves et le Fort d'Estrées. Aujourd'hui, Gorée attire près de 700 000 touristes par an, tout en préservant son patrimoine historique et culturel.

Transféré par

cheikhibrahimambaye22
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
101 vues3 pages

Goree 2

Gorée, petite île sénégalaise inscrite au Patrimoine Mondial de l'UNESCO, est un symbole de la traite négrière Atlantique et un lieu de mémoire incontournable. Son histoire est marquée par le commerce des esclaves et l'architecture coloniale, avec des sites emblématiques comme la Maison des Esclaves et le Fort d'Estrées. Aujourd'hui, Gorée attire près de 700 000 touristes par an, tout en préservant son patrimoine historique et culturel.

Transféré par

cheikhibrahimambaye22
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

INTRODUCTION

Gorée est un symbole de la traite négrière Atlantique. Cette petite île de


28 ha, faisant face à Dakar, est un lieu de mémoire emblématique, inscrit
sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1978. Elle est un
des sites touristiques africains les plus célèbres et les plus fréquentés.

Gorée n’en est pas moins un lieu INCONTOURNABLE à visiter au Sénégal.


Elle rappelle à «la conscience humaine le plus grand génocide de l’histoire
que fut la traite négrière» disait Léopold Sédar Senghor, premier Président
du Sénégal indépendant. Au fil de ses ruelles étroites, Gorée vous révèle
sa tragique histoire, entre esclavage et colonialisme, mais aussi la beauté
de ses remarquables bâtisses colorées et vestiges du passé.

I. Un peu d’histoire

Gorée attisa la convoitise des Européens depuis sa découverte par les


Portugais en 1444. Un mouillage sûr, la proximité du continent et une
position stratégique furent autant de raisons pour s’en disputer la
possession. En 1588, elle passe sous la tutelle des Hollandais qui la
rebaptisent ”Goede reede” (qui signifie « bonne rade ») d’où son nom
actuel. Elle fut ensuite occupée par les Français, puis les Anglais puis à
nouveau les Français à partir de 1817.

Sa prospérité fut liée au commerce des esclaves mais aussi à celui de la


gomme, de l’arachide, des peaux, de l’or et des épices. Son histoire se
confond avec celle des Signares, ces femmes métisses, indépendantes,
souvent vivant en concubinage avec des européens influents, redoutables
commerçantes, qui eurent un rôle économique et participèrent à la traite.

Lorsque la ville de Dakar fut fondée en 1857, Gorée perdit petit à petit de
son importance et fut annexée à Dakar en 1929. Aujourd’hui, elle compte
environ 2000 habitants, 90% de musulmans et 10% de catholiques. Elle
possède une école Maternelle et une école Primaire. Les habitants y vivent
de la pêche et surtout du tourisme.

II La Maison des Esclaves

La célèbre « maison rose » constitue le passage obligé de quiconque se


rend à Gorée pour la première fois. Elle est la plus célèbre des «
esclaveries » autrement dit « entrepôts à esclaves » où ces derniers
patientaient avant de partir pour les colonies outre-Atlantique. Gorée en
aurait compté jusqu’à 28.

Désormais musée, cette maison fut construite vers 1780 dans la rue Saint-
Germain par Nicolas Pépin, frère de la Signare Anne Pépin, elle-même
maîtresse de l’Administrateur du Sénégal, le Chevalier de Boufflers.
Au rez-de-chaussée se trouvaient les cellules des esclaves répartis par
catégorie : hommes, femmes/mères, enfants, chambre de pesage, jeunes
filles, inaptes temporaires. Ces derniers étaient des hommes de moins de
60 kg qui étaient gavés pour se renforcer avant de partir en mer. Les cases
des hommes faisaient 2,60 m sur 2,60 m. On y entassait 15 à 20
personnes, assis le dos contre le mur, des chaînes les maintenant au cou
et aux bras. Ceux qui tentaient de se rebeller étaient enfermés dans la «
case des récalcitrants », minuscule espace de quelques mètres carrés qui
pouvait contenir jusqu’à 6 esclaves. L’effectif variait entre 150 à 200
esclaves. L’attente de départ durait parfois près de trois mois.

La porte du « voyage sans retour » est l’endroit où les esclaves


embarquaient vers les colonies. Il était impossible de s’échapper à la
nage, Dakar étant à plus de trois kilomètres et l’océan étant, à l’époque,
infesté de requins.

III Le fort d’Estrées et le musée historique

Situé sur la pointe nord de l’île, le musée historique occupe l’ancien Fort
d’Estrées. Une citadelle circulaire, construite entre 1852 et 1856, qu’on
aperçoit en premier lieu lorsqu’on approche de l’île.

Le musée est consacré à l’histoire du pays, des temps préhistoriques à


l’indépendance. Il est un peu austère, il y a beaucoup de panneaux à lire.
Mais si vous prenez le temps de vous y attarder, vous en apprendrez
beaucoup sur le Sénégal.

La salle consacrée à l’esclavage décrit minutieusement chaque étape de la


vie des esclaves, de la capture à la vie outre-mer. Elle expose également
la maquette d’un navire négrier, l’Aurore. Il avait un équipage d’une
quarantaine de marins et pouvait transporter 600 captifs.

A noter : il existe un 3ème musée sur l’île. Le Musée de la Mer, situé dans
une grande maison construite au 18è siècle et qui abritait la Compagnie
des Indes, est consacré aux pêcheurs, navires, outils de pêche et fonds
sous-marin avec une collection de 700 poissons et 700 mollusques marins.
Je ne l’ai pas visité. « Trop de musée tuant le musé » étant la devise de
mon fils aîné.

IV Les maisons coloniales et l’ancien palais du gouverneur

Gorée est en fait un musée à ciel ouvert ! L’île dispose d’un incroyable
patrimoine architectural relativement bien conservé et homogène. Un
comité de sauvegarde a été créé en 1979 juste après son inscription au
patrimoine mondial. C’est pourquoi aucune construction majeure n’est
venue défigurer le paysage de l’île depuis la construction des principaux
bâtiments coloniaux au 18ème siècle.
Les réhabilitations, quand elles sont effectuées, le sont dans le respect des
principes émis par le Comité. D’où une harmonie tant au niveau du style
que des couleurs qui frappe dès qu’on arrive sur l’île et qui participe de sa
splendeur. Certaines de ces maisons étaient d’anciennes esclaveries,
d’autres des habitations des fonctionnaires ou bâtiments administratifs.
Aujourd’hui, elles abritent les habitants de Gorée.

Toutefois, faute de moyens suffisants, de nombreuses bâtisses sont en


ruine et attendent désespérément d’être restaurées. Parmi elle, le Palais
du Gouverneur. Cette splendide demeure, achevée en 1864, est
aujourd’hui laissée à l’abandon. Elle n’est a priori pas ouverte à la visite,
ce qui se comprend vu son état. Mais si la porte est ouverte, aventurez-
vous à l’intérieur, c’est magique.

CONCLUSION

Difficile aujourd’hui quand on se promène sur l’île de Gorée entre les


petites maisons de couleurs, les baobabs, fromagers et autres sabliers,
d’imaginer que ce fut depuis cette île sénégalaise que partirent des
milliers d’Africains vendus comme esclaves à de riches planteurs
américains. Inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis
1978, Gorée est à présent un musée vivant qui accueille près de 700 000
touristes à l’année.

Vous aimerez peut-être aussi